Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

Sous le joug de la junte fiscale

Ce billet est dédié à tous ceux qui pensent, en toute bonne foi, vivre en France sous un régime démocratique, ou qui, plus globalement, imaginent que l’Occident vit sous un régime démocratique.

Rappelons que la démocratie suppose des êtres libres de penser et d’agir, dont la seule limite serait de ne pas empiéter sur la liberté des autres.

Ce n’est que dans ces conditions – et exclusivement pour des motifs limités exigeant la force du groupe – que les individus composant un groupe peuvent être amenés à décider par un vote majoritaire de la conduite qui s’imposera à tous.

On comprend que la démocratie est une contrainte dont l’usage impose organisation et éthique morales irréprochables.

Mais, l’exercice de la démocratie parait limitatif aux passionnés de pouvoir. Nul ne sait vraiment, pas même l’histoire, si les dictateurs, éclairés ou pas, sont sincères ou cyniques. S’ils se sont affranchis de la démocratie par souci d’efficacité ou par gout de la violence. Difficile de prétendre que Napoléon, Franco, Pinochet, Staline, Mao ou même Pol pot et Hitler ne souhaitaient pas la réussite ou le bonheur de leur pays, quand bien même pour certains leur échec put être cuisant.

En résumé, la démocratie est un acte difficile, qui ne coule pas de source.

C’est pourquoi les dérapages sont si nombreux.

Au rang de ceux-ci sont les “juntes”, dictatures qualifiant initialement les coups d’état militaires, puis plus généralement l’exercice d’un pouvoir violent par une minorité spécifique.

Les caractéristiques des juntes

Il s’agit d’une minorité qui capte le pouvoir en se proclamant nécessaire au pays, voire indispensable. Cette minorité cherche à éradiquer ceux qu’elle déclare ennemis du pays, à cet effet elle se dote d’une police et d’une justice aux pleins pouvoirs. Toute opposition est dénoncée, stigmatisée, interdite ou ostracisée.

Commence alors une période d’oppression basée sur une excuse morale qui devra être simple, voire simpliste, et vaste au point d’être susceptible d’englober tout un chacun.

Au final, le régime mis en place s’impose à tous, qui le supportent plus ou moins bien sans pouvoir pour autant s’en débarrasser. Il ne tombe que par sa propre incurie ou par une intervention extérieure, chacun tout au long de sa durée espérant l’intégrer et profiter des avantages qu’il procure à ses acteurs et à leurs serviteurs.

Les spécificités de la Junte fiscale au pouvoir en France

Seuls les aveugles ou les naïfs ne perçoivent pas que nos hommes politiques ne sont que des hommes de paille, que notre démocratie n’est que de façade.

Lorsque l’on a compris que nous sommes sous le joug d’une junte, que cette junte c’est Bercy, tout s’éclaire.

Les gesticulations impuissantes de Sarkozy, les déclarations désespérées de Hollande, ne sont pas le fait d’une sombre bêtise mais d’une totale impuissance : ils n’ont aucune parcelle de pouvoir. Ils sont au service de la junte fiscale.

La junte fiscale avance masquée

Le génie de cette junte est de ne pas réclamer les ors du pouvoir, de se contenter de sa réalité pratique, d’échanger les honneurs contre la force, une force d’autant plus terrible qu’elle est occulte.

La junte fiscale dispose d’une excuse morale à toute épreuve

Elle s’affirme capable de réguler la richesse, alors que son but unique est le pillage des plus riches à son seul profit. Cette excuse morale stupide convainc le plus grand nombre. Ceux-là même qui ne pourraient pas l’être par l’idée, pourtant identique, que l’inoculation d’une maladie aux bien-portants apporterait justice et égalité aux malades.

Cette prétention à la capacité d’organiser l’égalité matérielle permet à la junte fiscale de revendiquer la maitrise de l’économie et de son outil indispensable la monnaie.

La junte fiscale a les pleins pouvoirs

La loi est faite par et pour la junte fiscale. Les élus ne sont que poupées de chiffon grassement rémunérées pour servir la junte fiscale. Ils le font, sans qu’aucun ne se révolte.

La justice et la police sont entièrement au service de la junte fiscale. Nul ne peut espérer d’eux quelque justice ou mansuétude que ce soit. Quant au personnel qui sert directement la junte fiscale, il suffit de se référer, sur ce même blog, aux écrits de Francis Le Poizat.

La junte fiscale est délirante et mortifère

Pierre Boncenne nous rappelle, dans “Le paraplue de Simon Leys”, que d’abord Staline de façon brouillonne, puis Mao de façon plus calculée planifiaient leurs exactions. “Mao avait prévu avant les grands mouvements de purge des années 1950 des quotas d’exécutions : il faudra 0,6 % d’exécutions dans les campagnes et 0,8 % dans les villes” (6 millions et 8 millions !!!).

La junte fiscale planifie les siennes. Chaque année, le perroquet politique en poste à Bercy est chargé de nous annoncer la hauteur des redressements fiscaux qui sèmeront mort et désolation économique dans le pays, mais qui assoiront le pouvoir de la junte fiscale.

La encore, Francis Le Poizat décrit très bien comment le petit personnel d’exécution est motivé pour remplir cette ignoble tâche.

La junte fiscale a éradiqué la démocratie, en France et, plus globalement, dans tout l’occident.

Peut-on encore inverser cette usurpation qui nous entraine vers les abimes de l’esclavage ? Retrouver notre liberté et la démocratie ?

Ma réponse est oui. Si nous le voulons c’est possible.

Nous devons nous regrouper, être présents aux prochaines élections présidentielles avec un programme simple : la disparition de Bercy.

Le programme

Pas d’impôt sur le revenu. Pas d’impôt sur le capital, pas de droit de succession. Pas d’impôt sur la propriété privée.

L’impôt exclusivement basé sur la consommation, d’abord parce qu’elle ne doit pas être favorisée par rapport à la constitution du capital, c’est un non sens économique, ensuite parce que la suppression des impôts sur le capital et sur les revenus entrainera une baisse des coûts telle que, in fine, l’impôt sur la consommation sera absorbé sans hausse des prix.

Cette fiscalité sera suffisante pour les frais inhérents aux besoins d’une démocratie régalienne  et elle sera particulièrement économe en moyen et en coût de collecte fiscale. Bercy, devenu inutile, pourra être rasé.

La France doit reconstituer ses capitaux privés actuellement anéantis et réduire ses dépenses publiques, deux objectifs contraires aux intérêts de la junte fiscale.

Si vous regardez l’actualité en ayant en tête notre soumission à la junte fiscale, tout devient clair. L’idée de partage ayant du plomb dans l’aile auprès des jeunes générations, c’est l’écologie le nouvel outil de la junte fiscale pour terrasser le capital. Son but unique est l’anéantissement de tout capital privé pour aboutir à notre totale dépendance à son profit.

La junte fiscale doit être combattue et anéantie, c’est une question de vie ou de mort pour notre pays.

Bien cordialement. H. Dumas

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Les spécialistes du futur

Voilà une catégorie pseudo-scientifique louche, extrêmement louche.

Et pourtant, chaque jour déverse son lot de prédictions. Littérature, émissions de radio et de télévision, presse, résonnent de la cacophonie prédictive.

Peu différents des sorciers ou de la pythie, nos prévisionnistes politiques et sociologiques entrent régulièrement en transe cathodique pour pondre des futurs qui ne se produisent que rarement. Ils ont perdu en intensité populaire en abandonnant la lecture de l’avenir dans les viscères de poulet. Les algorithmes et les statistiques d’où ils puisent leurs prédictions sont moins spectaculaires.

Cette débauche prédictive tient au fait que les hommes, qui en réalité connaissent parfaitement leur futur directement lié aux actions qu’ils engagent dans le présent, veulent croire que celui-ci pourrait se dérouler autrement. Ils tentent ainsi d’évacuer leurs responsabilités face à leurs décisions, dont ils ne veulent pas assumer les conséquences.

L’utilité du prévisionniste est donc de rattacher les conséquences d’actions du présent — dont les auteurs sont parfaitement connus — au hasard, à une explication vaseuse ou à un bouc-émissaire. En clair, d’alimenter la lâcheté des acteurs du présent, de les dédouaner, par le mensonge, de l’avenir corrélatif à leurs actes.

Evidemment, tout cela finit régulièrement en jus de boudin.

Il est aisé d’imaginer une situation mettant en scène ces oracles modernes.

Par exemple, glissons nous dans une réunion au sommet de la Présidence de La République avant l’engagement en Lybie.

Le décideur, Le Président de La République, qui a déjà décidé, pour des raisons qui sont les siennes, d’aller foutre la pâtée à Kadhafi, convoque évidemment les spécialistes des conséquences fututres.

Croyez-vous que l’un de ces oracles, de ces prévisionnistes patentés, lui aura annoncé que sa démarche occasionnerait un chaos ingérable ? Que la disparition de Kadhafi s’accompagnerait d’une explosion de cet Etat qui n’en n’était un que par la terreur, qu’il s’en suivrait des guerres tribales ingérables parce qu’armées de l’arsenal vendu par nous à ce fou de Kadhafi ? Que tout cela laisserait la place à un vide sidéral qui aspirerait des extrémistes délirants et permettrait la mise en place d’un trafic cupide de miséreux souhaitant atteindre l’Europe ? En fait, ce que tout observateur honnête savait pertinemment.

Non bien sûr, ils lui ont vendu après la victoire une démocratie séduisante, une population capable de se prendre en main, des foules se projetant soudain au plus haut de l’organisation sociale dans une démocratie avancée, modèle pour le reste des tyrannies séculaires du moyen orient. Du pipeau quoi. Des mensonges pour effacer la connerie de sa décision qui consistait à se mêler des affaires des autres pour servir son intérêt personnel, sans aucun souci pour les conséquences.

A la réflexion, pourquoi nos prévisionnistes se gêneraient ? Qui leur demande des comptes à la sortie ? Personne. Au contraire, plus leurs prévisions s’avèrent fausses, donc mensongères au départ, plus ils sont consultés. C’est pas beau ça ?

Parlons maintenant de l’ineffable, des prévisionnistes de Bercy.

Parce que, quand même, dans le sordide, le crapuleux, ce sont les plus forts.

Il n’est pas de jour sans qu’ils nous annoncent l’avènement d’un avenir complètement contraire à celui qu’ils provoquent par leurs décisions stupides. Il n’est pas de jour non plus sans que nous puissions constater le mensonge de leurs projections.

Ont-ils pour autant perdu tout leur crédit ? Ont-ils honte de ce fiasco perpétuel ? NON

Voilà bien la preuve que ce qui compte n’est pas la véracité de ce qu’ils prévoient, mais bien l’écran qu’ils créaient pour dissimuler les instigateurs et les profiteurs des décisions stupides qui nous ruinent.

Pourtant, y-a-t-il plus simple que les raisons de notre misère ?

Trop de dépenses publiques, trop de crédits, trop de fonctionnaires, pas assez de respect du capital, de la propriété privée, du travail.

Trop de mensonges, de démagogie, d’irresponsabilité, pas assez de vérité, de pragmatisme, de simplicité.

Trop de corruption, de fainéantise, de malhonnêteté, pas assez de principes, d’intégrité, de sincérité.

Il n’est pas besoin d’être devin pour savoir que de telles conditions ne peuvent qu’aboutir à un échec, une faillite, le chaos et toute la panoplie de ses conséquences, jusqu’à la guerre.

Demande-t-on aux prévisionnistes de la météo de nous affirmer que cet hiver il fera trente degrés tous les jours ? Accepteraient-ils de le faire ?

Alors, comment expliquer qu’à Bercy il est des technocrates de haut niveau qui font semblant de prédire un avenir possible, qu’ils savent totalement irréel, alors qu’ils sont largement plus instruits que nos météorologues ?

Voilà la réponse

Ils s’en foutent. Leurs prévisions n’ont qu’un but, un seul, nous tondre et dissimuler notre tonte en laissant croire qu’elle serait la faute à pas de chance.

Les prévisions économiques de Bercy sont volontairement fausses, leur seul objectif est de dissimuler notre pillage au profit de leurs commanditaires.  Je leur propose de cesser de nous gonfler avec leurs faux chiffres, de s’assumer en tant qu’escrocs sociaux.

Ils pourraient, par exemple, se rendre utiles en prévoyant l’avenir dans les viscères de cochon. Ce serait plus spectaculaire et aussi efficace que leurs chiffres falsifiés et cela sauverait peut-être la filière porcine.

Bien cordialement. H. Dumas

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Comprendre l’électricité – 3ème partie

désolé ! un peu de physique nécessaire … rassurez vous les 2 dernières parties seront plus simples

Comprendre l’électricité et sa production

3ème partie – un peu de physique

Un peu de physique que l’on peut « court-circuiter » mais… indispensable si on veut comprendre les bases du courant alternatif, ce que représentent la « puissance active », les « puissances réactives », le « cos(phi) », etc.

Un peu de courage et ça ira tout seul !

1 – Les lois de l’électricité en courant continu

En courant continu, tout est simple. Un seul type de charge, la résistance (R, exprimée en ohms W) et les relations entre la tension U (en volts V), l’intensité électrique I (en ampère A), la résistance R ainsi que la définition de la puissance P (en watts W) sont bien connues :

U=R.I (loi d’Ohm)

P=U.I = R.I2

 figb3_01 Le courant circule toujours dans le même sens, du pôle + (cathode) vers le pôle – (anode) selon le sens conventionnel, adopté arbitrairement et qui correspond au sens inverse du déplacement des électrons.Si un courant électrique continu peut engendrer un champ magnétique, celui-ci est constant et donc incapable de générer par induction un courant électrique.Le courant continu peut être produit par les batteries au plomb, les piles électriques, la dynamo, les panneaux photovoltaïques etc.

 

 figb3_02 Figure 2 – Lignes ferroviaires :–          Rouge : ligne TGV C. Alternatif 25 kV –          Orange : lignes C. Alternatif 25kV–          Vert : lignes C. Continu 1500V–          Jaune : autres alimentations

Si les premiers réseaux électriques fonctionnaient en courant continu, ils ont été rapidement remplacés par le courant alternatif. A Paris, un réseau en courant continu a subsisté jusqu’en 1965 (et à New York jusqu’en 2007 !)

Cependant, une partie du réseau ferroviaire est encore alimentée en courant continu. Sur les 15687 km de lignes électrifiées, 9968 km sont alimentées en 25 kV alternatif mais 5863 km en courant continu 1500 V. Quelques lignes sont également alimentées en courant continu 800 et 850 volts.

2 – l’induction magnétique

 figb3_03 Un courant électrique (c’est-à-dire une charge électrique mobile) engendre un champ magnétique (ou plutôt une induction magnétique).

Figure 1 – Champ magnétique engendré par un courant électrique circulant dans un circuit en forme de spires

De même un flux magnétique variable engendre un courant électrique dans un circuit traversé par ce flux.Ce champ magnétique peut être dû à un aimant permanent (comme dans les dynamos qui équipent les vélos) ou un électroaimant.

 

  Figure 2 – Schéma d’un alternateur 

Le rotor est constitué d’un aimant permanent et le stator de 3 circuits électriques. La rotation de l’aimant crée au niveau des circuits un champ magnétique variable (variation sinusoïdale) qui induit pour chaque bobine un courant électrique alternatif de même forme !

 

 figb3_04
 figb3_05 Figure 3 – Le transformateur

Il est constitué par deux circuits reliés par une armature ferromagnétique (qui concentre et transporte le champ magnétique engendré par le circuit primaire). Si on applique aux bornes du circuit primaire (constitué par n1 spires) une tension U1, il apparaît aux bornes du circuit secondaire (constitué par n2 spires) une tension U2 telle que :

Si U2 est inférieur à U1, le transformateur est « dévolteur », sinon il est « survolteur ».

Autre application : la plaque de chauffage par induction

Elle est constituée une bobine qui engendre un champ magnétique haute fréquence qui génère dans la casserole des courants induits (dits « courants de Foucault ») qui chauffent par effet joule.

 

Complément : comment fonctionne l’alternateur ?

Pour comprendre le fonctionnement d’un alternateur il faut se souvenir des notions de base de la trigonométrie.

 figb3_06 Considérons le cercle dit « trigonométrique » et un point H qui se déplace sur ce cercle dans le sens « trigonométrique », c’est-à-dire dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, à la vitesse angulaire w (« pulsation »)(teta=wt).La projection de H sur l’axe x (OB) est appelé «cosinus q” et la projection sur l’axe y (OC) « sinus teta”. La tangente est définie par OC/OB.

Lorsque le point H se déplace sur le cercle, la projection C sur l’axe y se déplace d’un mouvement de va-et-vient oscillant qui est représenté graphiquement par une courbe sinusoïdale.

Considérons un aimant (soit permanent soit un électroaimant) en rotation autour un axe et 3 circuits électrique fixes à 120° les uns des autres.

 figb3_07 Pour le circuit A, le champ magnétique qu’il subit est égal à la composante sur l’axe y du champ magnétique (constant) généré par le pôle + de l’aimant.En effet selon les lois de Laplace seule la composante du champ perpendiculaire au circuit peut agir.

Cette composante du champ a pour intensité Hy=H.sin(teta) dont la variation suit une loi sinusoïdale et va donc générer dans le circuit A une tension de même forme mais uniquement sur une demi-période. Pour la 2ème demi-période ça sera l’autre pôle (-) qui va induire la tension mais dans le sens opposé (la direction du champ magnétique étant inversée). La tension ainsi générée par la rotation de l’aimant au niveau de la bobine A est donc une sinusoïde complète. Il en sera de même pour les deux autres circuits, générant ainsi 3 tensions alternatives sinusoïdales.

On peut augmenter le nombre d’aimants au niveau du rotor, ce qui permet de réduire la vitesse de rotation du rotor sans changer la fréquence du courant.

 figb3_08  vitesse01

Certaines éoliennes utilisent un alternateur (générateur synchrone) dont le rotor est constitué par des aimants permanents de forte aimantation utilisant des terres rares en particulier le néodyme (de l’ordre de 600 kg par éolienne).

3 – Les lois de l’électricité en courant alternatif.

 

 figb3_09 Dans un courant alternatif, la variation de la différence de potentielle est de forme sinusoïdale  u=Um.sin(wt)où Um est l’amplitude maximale de la tension, w est la pulsation, w=2(pi)f, f la fréquence et T=1/f la période.En Europe la fréquence est de 50Hz (T=0,2 seconde) et aux USA 60 Hz.

On peut définir une tension et une intensité effectives équivalentes à celles d’un courant continu qui aurait les mêmes propriétés :

figb3_f2

  1. La résistance purement ohmique

Avec les courants continus, il n’existe qu’une seule charge possible, la résistance R. En courants alternatifs, la résistance se comporte de la même manière et donne les mêmes lois mais avec les valeurs efficaces de la tension et de l’intensité.

 figb3_10 Pour une résistance pure, les variations entre la tension et le courant sont en phase·u=Um.sin(wt)·        i=Im.sin(wt)

·        U=RI

 

En courant alternatif, en plus de la résistance apparaissent deux autres types de charges, la bobine de self-induction et le condensateur.

b)     La bobine de self-inductionUne bobine de self-induction est constituée par un solénoïde (circuit constitué de spires multiples). En courant continu elle se comporte comme une simple résistance mais en courant alternatif le champ magnétique qu’elle engendre va par auto-induction engendrer un courant induit qui s’oppose au courant primaire.  figb3_11

La loi reliant les valeurs efficaces de la tension U et de l’intensité I fait intervenir un terme équivalent à la résistance (bien qu’il n’y ait pas d’effet Joule) mais dépendant de la fréquence, la réactance d’induction, exprimée en ohm :

Zind = Lw

Plus la fréquence sera élevée et plus la résistance sera grande. La bobine de self induction représente un filtre pour les hautes fréquences.

.figb3_12 Dans le cas d’une bobine de self-induction pure, les variations du courant sont en retard par rapport aux variations de la tension, le déphasage est de -pi/2·     u=Um.sin(wt)·     i=Im.sin(wt-pi/2)·     U=Lw.I
  1. Le condensateur

En courant continu le condensateur apparaît comme un obstacle, par contre en courant alternatif il se charge et se décharge en permanence. La loi reliant les valeurs efficaces de la tension U et de l’intensité I fait intervenir la réactance de capacité, exprimée en ohm :

Zcapa = 1/Cw

 figb3_13 Avec un condensateur les variations du courant sont en avance par rapport aux variations de la tension, le déphasage est de +pi/2·u=Um.sin(wt)·     i=Im.sin(wt+pi/2)

·     I=Cw.U

.

Pour le condensateur, contrairement à la self, plus la fréquence est petite et plus la résistance est grande (infinie pour le courant continu).

 

  1. L’impédance

Pour un circuit comportant des résistances, des bobines de self-induction et des condensateurs, on peut définir la notion d’impédance (qui joue le même rôle que la résistance en courant continue) :

U=Z.I

Avec :figb3_f1

L’expression de Z n’est que le résultat de l’application de la relation de Pythagore dans la représentation vectorielle des différentes réactances (un déphasage de ±pi/2 se traduisant par une rotation de ±90°)

 Représentation vectorielle de l’impédance, somme vectorielle de la résistance et des réactances.  figb3_15

La présence dans le circuit de bobines de self-induction et de condensateurs entraîne un déphasage j entre la tension et le courant :

  • u=Um.sin(wt)
  • i=Im.sin(wt-phi)

 

  1. Puissance active, réactive et apparente

En courant continu, la puissance est donnée par la relation P=U.I (=R.I2)

En courant alternatif, cette relation donne la puissance apparente (exprimée en VA, volt-ampère) mais qui n’est pas une puissance réelle.

En fait il faut distinguer la vraie puissance, dite « active » (exprimée en watt), c’est-à-dire celle que l’on peut utiliser directement (sous forme d’énergie mécanique, radiative, thermique…) de la puissance réactive (exprimée en var, volt-ampère-réactif). Cette dernière peut être séparée en deux composantes, la puissance réactive inductive, qui est produite lorsqu’il y a création d’énergie électromagnétique et la puissance réactive capacitive, liée à l’énergie électrostatique.

Le rapport entre la puissance active et la puissance réactive est liée à l’angle de déphasage phi par les relations :

figb3_f7

Cos phi est appelé le « facteur de puissance ».

La bobine de self-induction crée de la puissance réactive alors que la capacité en absorbe.

On a donc les définitions des différentes puissances :

  • Puissance apparente : S=UI=ZI2
  • Puissance active P=UI cos(phi)=RI2
  • Puissance réactive : Q=UI sin(phi)

Les relations entre ces différentes puissances peuvent être également représentées comme l’impédance par des vecteurs.

 figb3_17 Figure 4 – Représentation vectorielle des différentes puissances. L’introduction d’une puissance réactive capacitive diminue la puissance réactive totale :L’angle phi passe de phi1 à phi2 et le cosinus augmente.

S2=P2+Q2

Seule la puissance active est capable de créer du travail, les autres puissances ne peuvent pas, elles ne sont pas réellement des puissances au sens strict.

Mais avoir de la puissance réactive diminue la puissance active disponible, c’est un handicap à la fois pour le consommateur mais aussi pour le producteur. Pour avoir la même puissance active il faudra augmenter l’intensité du réseau pour compenser la puissance réactive (d’où plus de pertes en ligne pour le producteur et une facture plus importante pour le consommateur).

Dès qu’il est nécessaire de créer un champ magnétique (moteur, lampes fluorescentes, four ou plaque à induction etc.) de la puissance réactive apparaît et le cosj diminue et donc le rendement.

Une manière d’augmenter le cos(phi) est d’ajouter des capacités dans le circuit afin de créer de la puissance réactive capacitive qui compense en partie la puissance réactive inductive.

Si on considère un moteur triphasé développant une puissance active de 500 kW et caractérisé par un cos(phi) égal à 0,7.

En l’absence de compensation, le bilan de puissance est le suivant :

  • Puissance active P : 500 kW (utile)
  • Puissance réactive Q : 510 kvar (inductif) pour un cos(phi) de 0,7
  • Puissance apparente S : 714 kVA (délivrée)
Pour une puissance mécanique du moteur égale à 500 kW, le réseau électrique doit assurer la disponibilité d’une puissance apparente de 714 kVA, soit 143% de la puissance active utile.  figb3_18
En introduisant dans le circuit une batterie de condensateurs pouvant fournir une puissance réactive capacitive de 345 kvar, le bilan de puissance devient :·         Puissance active P : 500 kW (utile)·Puissance réactive Q du moteur: 510 kvar (inductif)

·Puissance réactive capacitive Qc : 345 kvar (capacitif).

 figb3_19

 

Après compensation le cos(phi) est passé à 0,95, la puissance réactive résultante n’est plus que de 165 kvar, et la puissance apparente S’ (délivrée) est réduite à 526 kVA

Le réseau d’alimentation ne doit plus fournir qu’une puissance apparente égale à 526 kVA, soit 105% de la puissance active utile. La compensation d’énergie réactive a permis de réduire de 26% la puissance à transmettre (et réduire également d’autant la facture pour l’utilisateur !)

En France tant que Q est inférieur à 40% de P, la puissance réactive n’est pas facturée.


Exemples de cos(phi) pour différents appareils

site d’Electrotech-City – Walter DI PILLA

figb3_20 

Complément sur le courant triphasé

 

 figb3_21 Les tensions sinusoïdales sont déphasées de pi/3 et 2pi/3 (120 et 240°).figb3_f3·

·

·

 

 

Dans un système équilibré les amplitudes sont égales !  Um1=Um2=Um3=U

  • La tension efficace entre phases est égale à figb3_f4
  • La tension entre phase et neutre est égale à figb3_f5

En Europe la tension entre phases est de 380/400 volts d’où une tension entre la phase et le neutre de 220/230 volts.

A partir des 3 conducteurs et éventuellement du conducteur « neutre », deux montages sont possibles, le montage en étoile et le montage en triangle :

 figb3_22   Montage en étoile
 figb3_23   Montage en triangle

 

La puissance disponible en courant triphasé est égale à

figb3_f6

figb3_24

Alimentation d’un récepteur en courant triphasé (montage en étoile)

 

Dans un transformateur triphasé, le circuit magnétique est commun aux trois phases. Pour le primaire, deux montages sont possibles, en étoile ou en triangle : pour le secondaire un troisième montage est possible, en « zig-zag ».

 

 figb3_25    Transformateur triphasé

Le courant alternatif présente un certain nombre d’avantage que l’on peut résumer ainsi :

  • Le transport d’une même puissance électrique en triphasé (sans neutre) nécessite une section de câbles conducteurs deux fois plus faible qu’en monophasé.

L’économie qui en découle sur le coût de réalisation des lignes est notable.

  • Les courants triphasés peuvent produire des champs magnétiques tournants en répartissant d’une manière spécifique les bobinages sur un rotor. Or les machines électriques qui produisent et utilisent ces courants fonctionnent de manière optimale en régime triphasé.
  • Une distribution de l’électricité en courant triphasé avec fil de neutre permet de proposer pour un même réseau deux tensions d’utilisation différentes :
  • soit entre une phase et le neutre : par exemple 230 V en Europe
  • soit entre deux phases : par exemple 400 V en Europe

 

 

 

 

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La femme au tableau (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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De l’utilité du fonctionnaire, ou le calcul de l’empreinte bureaucratique

Dans le cadre d’un élevage de cochon, de sa transformation en saucisse, de sa mise sur le marché et enfin de sa découpe en fines tranches à partager entre amis au tour d’un verre de rouge local, sur ma terrasse d’été ou au “Bistrot du marin” à Saint Martin de Ré, a-t-on besoin d’un seul fonctionnaire ?

Objectivement non.

Et pourtant, cette opération simple, que le marché peut parfaitement mettre en œuvre librement pour le plus grand profit de chaque intervenant, se trouve engluée par le coût prohibitif de frais bureaucratiques annexes, pour la plus grande part générés par une armée de fonctionnaires.

Par ailleurs aujourd’hui, pour chaque chose il est possible de calculer l’empreinte carbone, dont Wikipédia nous dit : “L’empreinte carbone est un indicateur et un mode d’évaluation environnementale qui comptabilise la pression exercée par les hommes envers les ressources naturelles et les « services écologiques » fournis par la nature.”

Je propose, pour chaque acte économique, de calculer son empreinte bureaucratique. Ce serait : ” un indicateur et un mode d’évaluation bureaucratique qui comptabiliserait la pression exercée par les fonctionnaires envers l’activité économique que les hommes ont naturellement entre eux.”

Ne me faites pas dire que tous les fonctionnaires sont inutiles et nuisibles.

Pas plus qu’il n’est raisonnable d’imaginer une empreinte carbone nulle hors l’acceptation de la suppression de l’humanité, il n’est envisageable d’imaginer une société à empreinte bureaucratique nulle hors l’acceptation d’une totale désorganisation sociale.

Mais, de la même façon qu’il est vital pour la planète de maîtriser notre empreinte carbone, il est vital pour l’économie de maîtriser notre empreinte bureaucratique.

L’empreinte bureaucratique est liée aux fonctionnaires dont je propose la définition suivante : “opérateur organisationnel nécessaire, non créateur de richesse, générateur d’un surcoût direct ou indirect “.

Les économistes mathématiciens sont parfaitement capables de nous fournir les paramètres et les algorithmes qui nous permettrons, pour chaque action, de calculer son empreinte bureaucratique. Le calcul de l’empreinte bureaucratique prendra inévitablement en compte le coût des fonctionnaires intervenant et la durée de leurs interventions. Une fois cette empreinte calculée pour chaque chose, viendra le temps de sa maîtrise.

Il est aisé de comprendre que lorsque cette empreinte sera quantifiée, les décideurs politiques pourront, en toute connaissance de cause, intervenir pour la maîtriser comme ils le font pour l’empreinte carbone, et cela à l’échelle mondiale. Imaginez le soulagement général que cela sera…..

Prenons un exemple tout bête

A la sortie de la dernière guerre, la France se reconstruisait avec énergie. C’était l’époque du plein emploi, nul n’était laissé sur le bord de la route, les emplois privés étaient payés le double, voire le triple, des mêmes emplois publics.

Pour être tout à fait clair, un ingénieur dans une entreprise de BTP gagnait alors deux fois le salaire d’un directeur des services techniques d’une collectivité locale. Cependant, le poste du directeur des services techniques devait être pourvu. Pour compenser cette différence de salaire, la collectivité publique offrait ce qu’elle avait, c’est-à-dire sa stabilité temporelle se concrétisant par un emploi et un salaire à vie, une retraite garantie. Ceci compensant cela, le compte était bon.

Puis, pour des raisons globalement énigmatiques, pour lesquelles chacun croit avoir une explication, la situation s’est inversée. Le salaire du directeur des services techniques est devenu le double de celui d’un ingénieur de base d’une entreprise de BTP. Or, l’avantage offert à l’époque au fonctionnaire, pour compenser le différentiel qui était alors à son désavantage, lui est resté acquis.

Globalement, dans toutes les branches, le statut particulier du fonctionnaire tirait sa légitimité de salaires inférieurs à ceux du secteur privé. Cette situation s’est partout inversée. Malgré cela, tous les fonctionnaires ont conservé leur statut, qui ne se justifie plus économiquement, dont le poids pèse anormalement sur l’économie du pays.

Nul doute que si l’empreinte bureaucratique avait été calculée, son suivi aurait permis de prendre rapidement conscience de cette anomalie et donc d’y remédier ou, du moins, de mettre le sujet sur la table sans attendre cinquante ans.

Conclusion

Je crois que la prise de conscience par l’homme de son impact sur l’environnement aboutirait à un obscurantisme collectif sans les calculs de l’empreinte carbone qui permettent de définir et de quantifier les sources du mal. La protection de l’environnement devient une science, un consensus mondial peut être envisagé à son sujet, nous le devons au calcul de l’empreinte carbone.

Ne doutons pas que le calcul de l’empreinte bureaucratique aura les mêmes effets. La prise de conscience de l’impact destructeur d’une bureaucratie excessive est acquise. Ne souhaitons pas qu’elle reste une simple polémique que chacune des parties se jette à la figure plus ou moins violemment.

Transformons, par le calcul de l’empreinte bureaucratique, la régulation de la bureaucratie, de la fonction publique, en une science qui s’imposera à tous, mondialement.

Qui ne le souhaiterait pas ? Personne et surtout pas les fonctionnaires qui ont tout à gagner de voir leur réalité acquise et chiffrée.

Bien cordialement. H. Dumas

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Propriété privée, progrès et urbanisme

Philippe Nemo et Pascal Salin sont deux intelligences cristallines.

Le premier a commis, entre autre, un livre-essai : “Qu’est-ce que l’Occident ?”, stupéfiant de clarté, de simplicité et de savoir. Accessible pour moi, donc pour tous.

Edité une première fois en Octobre 2004, l’ouvrage a été réédité en Juillet 2013, il a fait l’objet d’un nouveau tirage en Mars 2015. Toutes affaires cessantes, allez le commander sur Amazon, ou chez votre libraire préféré qui, probablement, ne l’aura pas en stock. Non seulement ce livre n’a pas pris une ride, mais il a rajeuni avec le temps.

Philippe Nemo prend pour hypothèse que le droit romain, qui a inventé et codifié la propriété privée, a de facto créé la notion d’individu car, pour lui, l’avoir crée l’être. J’adhère à cette hypothèse.

L’individu, ainsi contenu en son avoir, serait une spécificité du monde occidental et expliquerait la formidable machine à progrès que celui-ci a été ces derniers siècles. Machine unique sur la planète. J’adhère aussi à cette deuxième hypothèse.

Je suis effectivement conquis par l’idée, ici historiquement démontrée, que le respect de l’individu et donc de sa propriété sont les clefs du progrès et de la richesse d’une société.

Sous réserve, évidemment, que la liberté accompagne cette posture et fasse en sorte qu’à aucun moment la possession puisse être le résultat de la force et non de la capacité. L’avoir pour définir l’être ne doit pas être issu d’un pillage mais de la compétence.

Soyons honnête, le livre est plus complexe que mon résumé, des considérations sociaux-religieuses sont développées, celles-ci ne me convainquent pas, ou pas totalement, mais peu importe elles ne changent pas, pour moi, la brillance de l’hypothèse de base.

L’urbanisme actuel en France est une application parfaite de cette pensée.

Au sortir de la dernière guerre, l’urbanisme était pratiquement libre. Celui qui possédait un terrain et les fonds nécessaires construisait ce qu’il voulait.

La liberté et la propriété privée étaient en ce domaine respectées. Ce fut les années fastes de l’urbanisme, de la construction.

La contrepartie gênante était une utilisation un peu désordonnée de l’espace qui compliquait les dessertes en tout genre, que les politiques commençaient à promettre, alors que précédemment chacun en faisait son affaire.

Vint un moment, vers les années 1970, où de lumineuses intelligences imaginèrent de contraindre l’acte constructif, donc de limiter le droit de propriété, pour éviter une explosion spatiale qu’ils pensaient ne pas savoir gérer.

Initialement, cette contrainte était disons raisonnable, supportable.

C’était l’époque des plans d’urbanisme portés par les énarques giscardiens.

Laissées encore relativement libres, la propriété privée et les individualités qui la composaient ont porté gaillardement l’économie du bâtiment, au point de voir nos entrepreneurs parmi les numéros mondiaux majeurs de cette activité.

A partir des années 1980, les choses ont commencé à se gâter.

Une inversion s’est opérée. La propriété des sols est devenue un bien pratiquement collectif. Les opérateurs, des sociétés d’économie mixte, étaient entièrement entre les mains de la collectivité. L’individu a été exclu, d’abord du foncier, puis, plus tard, carrément de l’acte constructif. Jusque, aujourd’hui, au choix même du lieu et de la forme de son habitat privé ou professionnel.

En 2016, les PLU (Plan locaux d’Urbanisme) sont une usine à gaz où chaque mètre carré a une fonction définie qui ne correspond à rien dans le présent et à moins que rien pour l’avenir des cités qu’ils écrasent de leur bêtise.

Les architectes conseils sont autant de freins à l’énergie et à l’enthousiasme qui sont les fondements de l’acte constructif.

L’activité de la construction est anéantie, ruinée, sans qu’il puisse paraître un avantage déterminant à ces mortelles contraintes.

Cela engendre une surévaluation de l’existant qui pénalise gravement les jeunes français qui ne peuvent plus, raisonnablement, accéder à la propriété personnelle ou professionnelle, alors même que les progrès techniques permettraient de leur bâtir des choses formidables pour des coûts probablement dérisoires.

L’urbanisme est une victime de la collectivisation.

Il serait aisé de décrire toutes les tares liées à ce constat, connivence, réseaux, passe-droits, corruption, surcoût, erreurs constantes d’objectifs et de résultats, etc…

Conclusion

S’il est un domaine ou l’association de l’être et de l’avoir est la seule solution possible pour engendrer richesses et progrès, sans lesquels il ne peut y avoir d’épanouissement, c’est bien l’urbanisme, tant les sommes en jeu et les responsabilités à assumer ne peuvent être diluées dans un magma collectif sans aboutir à l’échec absolu.

Or nous y sommes. L’urbanisme et la construction se meurent du non respect en ces matières de la propriété privée et de la liberté des individus.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’avenir ne laisse pas prévoir une amélioration à ce sujet. SCOT et PLU font vivre une armée d’andouilles qui ne sont pas prêts de lâcher l’os et une autre armée de politiques qui ne sont pas prêts, eux non plus, à abandonner le pouvoir qu’ils croient posséder à travers ces outils de casse des libertés individuelles.

Et pourtant, les PLU et autres finesses urbanistiques contraignant la propriété privée et les libertés individuelles sont totalement contraires à notre constitution, à la déclaration des droits de l’homme. Mais qui s’en soucie ? Pas les Tribunaux Administratifs en tout cas, qui gèrent, comme pour le reste, mal, la justice en ce domaine.

Bien cordialement. H. Dumas

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Petite histoire de RSI et Kapos associés

Cette modeste contribution est dédiée à Claude Reichman, à son travail et à son engagement pour la liberté de choix de notre couverture de santé, de l’organisation de notre retraite, aussi pour l’éradication qu’il souhaite des voyous qui font semblant de gérer ce secteur alors qu’ils le pillent.

L’histoire est la suivante.

En 2005, mon épouse a été nommée gérante d’une société nous appartenant. Après réflexion de quelques jours, considérant que son travail de mère – nous avions encore une fille à la maison – ne lui laissait pas la liberté nécessaire à cette mission, elle la refusa.

De ce fait, elle ne fit aucun acte de gestion au titre de gérante de cette société. Elle ne prit jamais cette fonction.

Il se trouve que, débordés par le flot des paperasses liées à la gestion d’une entreprise française et dans le même temps tabassés à mort par le fisc, nous avions la tête ailleurs. C’est pourquoi, nous n’avons informé le RSI du refus de la gérance par mon épouse et de sa non-activité à ce sujet que quelques mois plus tard.

Voilà t’y pas que le fumeux RSI se met alors en tête d’imposer une cotisation patronale à cette gérante que ne fut pas mon épouse. Cotisation couvrant la période  partant de sa nomination refusée jusqu’à notre courrier informant le RSI de son refus. Rouge de confusion, ému jusqu’aux larmes, sitôt informé de la méprise j’écrivis au RSI pour expliquer la situation, dont la complexité me paraissait objectivement basique.

J’avais cru comprendre que, pour le RSI, peu importe les déclarations seule compte la situation factuelle.

Par exemple, vous créez une entreprise, vous ne la déclarez pas, peu importe, vous devez les cotisations, c’est la réalité qui compte, pas la déclaration.

Fort de cette religion, enseignée et pratiquée par le RSI lui-même, j’imaginais qu’inversement, si vous aviez malencontreusement déclaré une activité qui n’existait pas dans la réalité, la dite réalité s’imposait et vous ne deviez aucune cotisation.

Vous me suivez.

Je crois que l’on peut se mettre d’accord sur au moins une chose, un principe est fait pour s’appliquer et non pour s’interpréter à la demande.

Et bien non.

Le RSI peut prendre en compte la réalité et non la déclaration dans un cas et, au contraire, la déclaration et pas la réalité dans un autre, sous réserve que dans les deux cas il en résulte pour lui une cotisation.

Vous saisissez la finesse de cet organisme.

Comme vous je me suis dit, ce que le RSI tarde à comprendre de cette situation, le TASS (Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale) va le lui expliquer rapidement.

Et bien encore non.

Le TASS trouve tout à fait normal que l’on puisse, selon les besoins de la cause, asseoir une cotisation tantôt sur la réalité, tantôt sur la déclaration. Sous réserve évidement que l’on s’appelle le RSI et que l’on soit un escroc agissant pour le bien public.

Voilà comment le mouvement perpétuel de la fausse dette pour fausse cotisation se met en route, comment il est impossible de l’arrêter.

Ouvert comme une huitre à marais basse, le fringant RSI se met dans l’idée d’extorquer à mon épouse cette cotisation indue, ne correspondant à aucune activité.

Tel l’âne têtu, de notre côté nous ne voyons pas pourquoi mon épouse aurait à payer une cotisation pour une activité qu’elle n’a pas pratiquée.

Déçu, encore une fois, par le TASS, cette justice d’exception, nous imaginons en appeler à l’intelligence pour résoudre ce dilemme, oui mais de qui ? Laquelle ?

Finalement, nous ne faisons rien, nous laissons courir.

De 2005, nous arrivons à 2015, puis à ce matin.

Au courrier cet amour de message.

RSI huissier 04-08-2015

Vous avez lu ?

Tout en finesse. Pas vulgaire. Genre bisounours.

Nous avons répondu ceci :

“Bonjour Maître,

Vous ne pouvez pas ignorer que du fait d’un harcèlement des services fiscaux nous sommes dans le plus parfait dénuement.

Vous épargneriez votre peine et la plainte que nous déposerions si vous renoncez à défoncer la porte de la maison que nous occupons qui ne nous appartient pas, pas plus que les meubles qui sont à l’intérieur.

Sans compter que la somme que vous chercher à recouvrir est, bien que validée par le TASS, complètement illégitime.

Dans tous les cas les moyens que vous évoquez dans votre courrier du 4/8 sont totalement disproportionnés.

Mes seuls revenus sont une retraite de  250€ mensuels, il va falloir vous contenter de la quotité disponible sur cette somme.

Enfin sachez que dans le cadre de mes droits à la preuve toute intervention à mon domicile sera filmée.

Respectueusement. Michele Dumas”

La suite au prochain numéro.

Bien cordialement. H. Dumas

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A PRÉSENT, TU LE SENS COMMENT, TON CONSENTEMENT A L’IMPÔT? par H16

(TOUJOURS D’ACTUALITÉ…)

Vraiment, il n’y a pas à tortiller : il y a vraiment des cadors en charge de la communication dans ce gouvernement ! Alors que la colère fiscale continue de monter inexorablement et que (il faut bien le dire), aucune espèce de bidouille hollandiste ne pourra facilement en venir à bout, les annonces et autres fanfaronnades de Bercy redoublent dans la presse.

minion loves bananaJ’avais d’ailleurs noté dans un précédent billet les déclarations effarantes de Cazeneuve, dit Bernie Les Bons Budgets, qui admonestait les gentils moutontribuables en dénonçant leur trop grande propension à râler devant la ponction juste, redistributive et très très citoyenne qu’il leur impose actuellement pour tenter d’équilibrer les finances d’un pays dont tout indique qu’il trottine à sa catastrophe. Dans une tempête de poncifs déchirants de bêtise, le ministre un peu désemparé s’en est pris aux méchants qui détruisent Les Radars Qui Sauvent Des Vies, aux vilains racistes et autres bananophiles déjantés qui, dans une méchanceté vraiment poujadiste, se liguent tous contre l’impôt, le tout en rappelant que ronchonner ainsi est fondamentalement anti-démocratique, anti-républicain, anti-vivrensemble, anti-état, donc, super-mal :

« Le légitime débat sur le niveau des prélèvements obligatoires ne doit pas effacer un principe fondamental : celui du consentement à l’impôt, qui est consubstantiel à la République. »

Devant ce genre de saillies, on se demande un peu quel lumineux cabinétard a bien pu pousser Bernie à prendre la parole pour sortir ce chapelets d’âneries bien-pensantes ; remuer le couteau taxatoire dans la plaie fiscale française en serinant à qui veut l’entendre que le tabassage auquel on assiste est « consubstantiel à la République », c’est assurément un fin calcul de communicant qui ne va pas du tout exciter les contribuables à l’approche de Noël.

cazeneuve consentement a l impotEt le plus fort, c’est que la contre-performance communicationnelle de Bernie entre admirablement bien en collision avec les petits couinements d’aise de la porte-parlote du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem qui, pendant que le soutier du budget tance vertement le Français ronchon, se permet d’étaler une joie franchement déplacée de l’état fiscal catastrophique du pays : s’appuyant sur un rapport de l’INSEE qui semblerait découvrir une baisse des inégalités en France, l’aimable prétexte-parité nous sort ainsi :

« Le consentement à l’impôt (…) se renforce chaque fois que l’impôt est juste. »

Mais bien sûr. Du reste, si on remplace « impôt » par « euthanasie », ça marche admirablement bien et ce n’est pas un hasard, ça procède du même type de raisonnement. Le plus intéressant, dans les roucoulades mièvres de la ministre, n’est d’ailleurs pas son plaidoyer ridicule pour un impôt juste (s’il l’était, je crois que Cazeneuve n’aurait pas à rouspéter dans les colonnes du Monde) mais dans la façon dont elle interprète l’étude de l’INSEE. Ainsi, elle constate qu’avant la redistribution fiscale et citoyenne en 2012, le niveau de vie moyen des 20% les plus riches était 7.6 fois supérieur à celui des 20% les plus pauvres, alors qu’après, joie et sourire lumineux sur le visage de la porte-parole, youpi, le rapport n’est plus que de 4 ! Magie du socialisme qui transforme les riches en pauvres et les pauvres en pas riches.

Ce que la brave Najat s’empresse de ne surtout pas évoquer, c’est que les chiffres de 2011 montraient que le rapport passait de 7.4 à 3.9. Autrement dit, en 2011, les écarts entre riches et pauvres étaient plus faibles. Pauvre, pauvre Najat qui ne sait pas lire les études de l’INSEE et qui en déduit niaisement au « retour de la solidarité fiscale en France » alors que, bien tristement, cette étude montre exactement le contraire. En réalité, ce genre d’études, bricolage statistique assez peu significatif, forme comme souvent le lit des joueurs de pipeau que Najat n’est certainement pas la dernière à occuper.

najat consentement a l impotSi l’on s’en tenait aux seuls borborygmes ministériels, on pourrait se dire que tout ceci s’apparente simplement aux habituels mouvements de manche des clowns qui nous gouvernent. Enlevez-les, le spectacle s’arrête et plus personne ne veauterait pour eux. Cependant, il faut comprendre un peu la dynamique dans laquelle s’inscrivent ces déclarations.

En effet, si seul le Camp du Bien actuellement au pouvoir rouspétait sur l’antipatriotisme primaire des mécontents de l’impôt, il n’y aurait guère matière à réflexion. Cependant, il ne faut pas longtemps pour découvrir que dans l’autre camp, on tient exactement le même discours ! Oui, vous avez bien lu : un type comme Luc Chatel, que certains présentaient comme libéral — rires appuyés dans toute la salle — n’a ainsi rien trouvé de mieux à déclarer que, je cite :

«  Il faut arrêter de taper de manière sournoise, j’allais dire bête et méchante, sur le principe même de l’impôt.  »

Et pourquoi donc ? Parce que l’impôt, subitement, serait devenu désirable ? Parce que le consentement à l’impôt, pour ces gens qui, justement, n’en payent pas, veut dire « Absence de couinement sous la pression », le peuple devrait « arrêter de taper sur le principe même » ? Décidément, comme on le voit, ce fameux consentement est, bien plus que l’antiracisme de synthèse au goût banane, un thème fédérateur chez tous les élus.
chatel consent a l impotMieux encore : il suffit d’écumer la presse pour découvrir que depuis quelques semaines, un petit crin-crin lancinant s’est installé à différents postes des institutions de l’État, dans les administrations, les cabinets, les ministères et l’Assemblée. Ainsi, voilà Bercy qui fanfaronne sur le nombre soit-disant conséquent de régularisations de dossiers : oyez, oyez, les brebis fiscalement égarées reviennent chez le bon pasteur qui saura s’occuper d’elles !

L’idée consiste à faire croire qu’un nombre énorme de contribuables, pris de remords ou trop anxieux de se faire attraper par des services fiscaux d’une redoutable efficacité, se rendrait pieds et poings liés devant le centre des impôts le plus proche pour y chercher rédemption et arrangement fiscal amiable avant les terribles foudres prévues dans quelques semaines. Le but est double : cela permet d’une part de montrer à tous les autres fraudeurs pas encore convaincus qu’ils ne perdent rien pour attendre, et d’autre part – et c’est encore plus important – de convaincre les créditeurs de l’État français (fort nombreux) que la capacité de Bercy à lever des impôts et les ramener dans les caisses n’est en rien amoindrie.

Et cette démarche est absolument indispensable, parce qu’en face, le peuple, lui, se laisse de moins en moins faire et ça se voit. Ça se voit dans les sondages qui découvrent que 44% des Français ont déjà payé des services au noir, ça se voit dans les sondages qui se rendent compte qu’un quart des Français serait tenté de frauder le fisc, et surtout, que la moitié serait prêt … à fuir la France pour échapper au chômage et aux impôts.

Et lever des impôts, dans ces conditions, devient plus difficile, plus délicat. Or, si jamais le Consentement à l’impôt des Français venait à s’émousser de façon trop visible et trop durable, la crédibilité même de Bercy, et par voie de conséquence, de tous ces fiers larrons s’effondrerait avec la disparition du crédit qui va avec.

Ce à quoi l’on assiste ici, c’est le début d’affolement d’une classe politique.

La gauche, ainsi, n’a absolument aucune idée d’où elle va et n’a qu’un seul outil dans la boîte de François, une pelle qui a déjà bien trop creusé. Et la droite, qui n’a aucun projet depuis des lustres, en est réduite à tenir le même discours.

Mais ces gens qui s’étonnent de la grogne ont oublié quelque chose d’essentiel : quoi qu’il arrive, d’où qu’ils puissent parler, c’est le peuple, et certainement pas eux, qui décide quand trop c’est trop. C’est ce peuple, et pas eux, qui définit, par son usage, sa tempérance, son calme et sa docilité, les termes précis de son consentement. C’est ce peuple, et pas eux, qui décide si sont une bonne chose ou pas les radars, l’écotaxe ou les privilèges que certains s’étaient octroyés et croyaient gravés dans le marbre.

Et lorsque la démocratie est en panne, lorsque le gouvernement refuse d’entendre le désaccord qui monte, lorsqu’il n’y a plus, justement, de consentement à l’impôt, les actions violentes, au contraire des pétitions, méprisées, ou des manifestations, dispersées dans le gaz, sont finalement tout ce qui reste.

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L’obscurantisme

Evidemment exclusivement en usage chez les autres, l’obscurantisme est défini par le Larousse de la façon suivante : “Opposition à la diffusion de l’instruction, de la culture, au progrès des sciences, à la raison, en particulier dans le peuple”.

On comprend de cette définition qu’il y aurait d’un côté les gouvernants, initiés à la vérité, la détenant, et de l’autre nous, les pauvres mecs, à qui l’on cacherait tout. Si nous étions une société obscurantiste… Mais évidemment ce n’est pas le cas…  Pas nous… L’obscurantisme ne touche que les autres, les sous-hommes.

Est-ce si sûr ?

Car, en réalité, il ne s’agit pas d’une philosophie ou d’un processus de raisonnement, mais du résultat, de la conséquence, d’une façon de penser et d’organiser la société.

Tout commence par une exclusion, et un interdit, qui vont partager l’espace social en au moins deux parties, l’une acceptée, l’autre refusée, voire détestée.

Dans la première partie, la culture, les sciences et l’instruction officielles seront largement répandues, obligatoires et inculquées de force au “peuple”. C’est-à-dire aux non initiés, aux esclaves dépendants du pouvoir.

Tout ce qui pourrait venir de la deuxième partie sera au moins soupçonné de faux, ou plus habituellement tout simplement stigmatisé, ridiculisé, banni, in fine interdit et détruit.

Vu sous cet angle, l’obscurantisme n’est pas une fantaisie décalée, privilège de sociétés arriérées, mais un travers de plus ou moins grande intensité qui touche irrévocablement toute organisation ayant établi un espace refusé, non intégré.

On y voit plus clair.

Le seul fait de refuser la présence de l’autre et de sa pensée, pour quelque cause que ce soit, va générer à terme une attitude d’obscurantisme par rapport à lui, à sa réalité, à sa culture, à son savoir. A contrario, le seul fait d’accepter l’autre inclut l’acceptation de ses particularités  et crée ainsi une ouverture intellectuelle qui fait échec naturellement à l’obscurantisme.

Venons-en aux faits.

Toute structure politique qui prétend détenir la vérité et qui exclut ceux qui n’adhère pas à cette vérité finit à un moment ou à un autre dans la nasse de l’obscurantisme. C’est-à-dire dans la négation du savoir, du progrès, de la raison, de l’autre. 1xbet India is offering a great offer for its new Indian players. All 1xbet promotional code offers come together with very important terms and conditions that are crucial for redeeming them. We have listed some of the most important ones for taking advantage of the 1xbet promo code India welcome offer below. However, make sure to visit the brand’s website and find all the T&Cs there.1xbet India is offering a great offer for its new Indian players. On using the 1xbet welcome bonus promo code 2023, the players will get an additional 30% bonus on top of the standard offer.

Reste un détail : l’autre n’existe pas. Il n’y a aucune différence entre lui et nous, sauf ce mur de l’exclusion établit par certains. L’autre et nous sommes le même homme, pris sous des angles de vie et de temps différents, propres à chacun de nous.

Les socialistes

Ils croient dur comme fer à leurs fumeuses théories, alors que — comme toute théorie — celles-ci ne peuvent être que relatives. Du même coup ils excluent de leur champ de réflexion ceux qui n’adhèrent pas à leurs hypothèses de société, ils cherchent à les chasser de leur pensée et de leur vison.

En eux vit le poison de l’obscurantisme, qui se déchaîne si par malheur ils captent l’intégrité du pouvoir, ce qu’ils n’ont de cesse d’exiger.

Les libéraux

Ils acceptent le monde et les hommes tels qu’ils sont. C’est là que, d’une part ils détiennent un avantage existentiel déterminant, d’autre part ils sont la hantise des socialistes, qui s’acharnent sur eux sans ménagement et sans cesse.

L’économie

Ce secteur de la vie n’est pas toute la vie, sous réserve de ne pas l’affaiblir au point qu’il vienne à manquer si cruellement que le déséquilibre créé entraine la mort. Cette situation extrême est rare.

Il se trouve que l’économie ne va pas avec l’obscurantisme, c’est un espace où la lucidité et l’ouverture d’esprit sont essentielles. Même si l’économie échoue à être ce que parfois elle prétend, c’est-à-dire le seul vecteur organisationnel de la société, elle suscite l’attention de toute organisation sociale.

Les libéraux, inaccessibles à l’obscurantisme par définition, sont donc naturellement plus aptes à s’épanouir en cette activité. Tant est si bien que les socialistes, dans leur rage obsessionnelle à imposer leur pensée totalitaire et à en exclure tout ce qui ne pense pas comme eux, décrivent les libéraux comme des maniaques de l’économie et les assimilent au capitalisme qu’ils vilipendent.

Il faut reconnaître que ce procès d’intention de la part des socialistes n’est pas agréable à porter à longueur de commentaires, d’articles ou de livres, leur obscurantisme à ce sujet est parfaitement désagréable.

Les libéraux ne sont pas tous capitalistes, mais tous respectent les autres qu’ils soient capitaliste ou rêveurs, en eux ils prennent en compte la dimension de l’homme, que personne ne peut enfermer dans une vérité imposée, révélée, inévitablement erronée et obscurantiste.

Et, même si l’inverse n’est pas possible, les libéraux peuvent comprendre et laisser vivre les socialistes, tout en regrettant le mal qu’ils se font à eux-mêmes, et aux autres peut-être sans le vouloir.

Bien cordialement. H. Dumas

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PRÉSIDENTIELLES 2017 (Vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement.  H. Dumas et E. Bolling

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L’A.J.F.

Un nouveau sigle ? Un de plus ? Oui et Non.

Oui, il n’est pas douteux qu’il s’agit d’un nouveau sigle.

Non ce n’est pas un de plus, c’est le premier.

C’est la première étape d’une longue marche que nous allons entamer ensemble.

C’est la première fois qu’une telle volonté s’exprime et a la prétention, avec vous, de faire bouger démocratiquement les choses.

Ce sigle est celui du parti politique que nous allons créer, vous et nous, les bannis de la société, les boucs-émissaires, en gros tous les français. Il signifie :

Le parti pour l’Amnistie et la Justice Fiscales

Les problèmes économiques de notre pays, qui risquent de l’emporter comme ils emportent actuellement la Grèce, sont structurels.

Ils ne sont pas humains comme voudraient nous le faire croire nos énarques, qui vivent de nos divisions et ne pensent qu’à nous dresser les uns contre les autres.

En clair, les français ne sont pas des abrutis incapables, justes bons à téter aux pis de l’Etat, à être les esclaves de leurs administratifs et de leurs élus, des hommes de l’Etat et de leurs petits chefs.

Non, ils sont des hommes qui ne souhaitent que liberté et responsabilité, ils l’ont prouvé dans le passé et sont prêts à le prouver encore, mais il faut pour cela qu’ils puissent se libérer des jougs qui les lient et les écrasent.

Il n’est pas douteux, chacun en a conscience, que le bras armé qui les oppresse est Bercy, qu’ils sont maintenus dans la dépendance par la fiscalité.

Nous aurons largement le temps d’en faire la démonstration, à tous les niveaux, qu’ils soient pratiques, théoriques ou philosophiques.

Aujourd’hui synthétisons le problème.

L’Amnistie fiscale

Nous savons, de façon formelle, que 70% des redressements fiscaux sont abusifs, ne correspondent à aucune fraude avérée, touchent donc des innocents.

Nous savons que si une partie non négligeable de ces innocents finit par obtenir gain de cause, c’est au prix de luttes épiques, ruineuses, prenant plusieurs années de leur vie et de leur énergie, aux conséquences la plupart du temps destructrices pour eux et leurs biens.

Que dirait-on d’une justice qui embastillerait et condamnerait plus de deux innocents pour un coupable ?

Alors que le principe de toute justice qui se respecte est de dire : “mieux vaut un coupable en liberté qu’un innocent en prison”. C’est sur ce principe fondamental que la peine de mort a été abolie.

Il est donc clair que, même si quelques fraudeurs sont à l’occasion élargis, l’amnistie fiscale s’impose comme préalable à la rupture structurelle dont le pays a besoin.

C’est notre première exigence, notre premier engagement.

Cela concerne des millions de français, prend en compte les petites sommes réclamées indûment par le fisc qui gâchent la vie des gens modestes et les grosses sommes qui tuent les entrepreneurs et la vie économique du pays.

La Justice fiscale

Elle consiste à prélever exclusivement un impôt consenti, pour des prestations nécessaires, à l’exclusion de toute autre interférence de l’Etat dans l’économie des individus et des entreprises.

Mécaniquement, cela débouche sur un impôt auquel tous participent, au même pourcentage, prévisible et négocié en amont, et non instable et susceptible de requalifications ultérieures comme c’est le cas aujourd’hui.

Cet impôt doit évidemment favoriser l’entreprenariat, qui, en tout premier lieu doit être débarrassé de la mainmise de l’Etat sur toutes les formes d’assurances personnelles de maladie ou de retraite.

Il faut que le rêve d’un jeune français ne soit plus de devenir un fonctionnaire protégé, mais un entrepreneur ambitieux et heureux. Il faut que ce rêve soit objectivement accessible et devienne la norme et non l’exception comme aujourd’hui.

Nous reviendrons sur les aspects pratiques de la juste imposition et de sa traduction en méthodes et en chiffres.

Notre but aujourd’hui, dans ce billet, pour les animateurs de ce blog, est de jeter les bases d’un combat concret, possible, susceptible de débarrasser La France de sa maladie structurelle mortelle et de lui donner les moyens de ses potentialités pour retrouver son rôle dans le monde. Cela à partir d’un parti politique que nous allons, ici, créer ensemble.

Ce parti politique l’A.J.F. doit être capable, sur la base de ce programme qui sera évidemment précisé, construit démocratiquement entre nous, de présenter aux français sa vision de la France aux élections Présidentielles et législatives de 2017.

Il ne tient qu’à vous d’aboutir, rejoignez-nous, par mail, par téléphone, par courrier, de toutes les façons, laissez vos coordonnées, alertez vos amis, regroupez-les, rien n’est impossible, au contraire, tout est possible, c’est un problème de volonté.

Bien cordialement. H. Dumas

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BERCY OU LA FIN DU MYTHE DE L’HONNETETE.

 

Depuis plusieurs années, Henri Dumas et moi avions l’impression de crier un peu dans le désert.
Peu de gens, alors, nous croyait lorsque nous déclarions avoir été « frauduleusement » redressé par le fisc suite à nos contrôles fiscaux.
Nous avions beau montrer les preuves de ces abus, nos interlocuteurs, amis ou relations avaient le même sourire légèrement condescendant que l’on affiche devant des doux dingues.
J’ai vite compris, en fonction de leur position sociale, que soit, ils pensaient :
1) Ah, quel con, il s’est fait pincer et le voilà qui pleure sa mère. Moi, cela ne m’arrivera pas, sous-entendu, moi je suis intelligent…
2) Ah, c’est bien fait pour sa gueule. Il se la pétait avec sa Porsche (ou Mercédès). Il devait tricher un max, ce salaud…

Toutes les dictatures ont essayé, souvent avec succès, de lobotomiser, leurs citoyens.
Staline, dans son coin, entre la poire et le fromage et une bonne bouteille de vodka, faisait établir par le NKVD des listes de gens à faire disparaitre. Souvent, il annotait dans la marge : trouvez en 3000 de plus ! Les soviétiques, lorsqu’ils assistaient en direct à une arrestation applaudissaient, pensant de ces gens qui disparaissaient, n’étaient que des fumiers de mauvais communistes et qu’ils n’avaient que ce qu’ils méritaient !
Staline, Mao, Hitler, la liste des dictateurs assassins est trop longue pour tous les citer et cette race reste vivace de par le monde d’aujourd’hui.
La durée des dictatures est variable mais elles finissent toujours par s’écrouler.
Toujours !

Nos régimes démocratiques ne permettent plus ce genre de meurtriers.

En France nous subissons une dictature d’un autre genre, plus discrète, plus insidieuse, celle de Bercy.
Bercy réduit chaque année, bon an mal an, dans le silence le plus total,des milliers d’hommes à la misère. Avec leur famille.
Sa propagande d’honnêteté était sans faille. Les français la subissent depuis des décennies et comme pour les gens arrêtés par les polices politiques, ils applaudissaient.
Seuls les « initiés », c’est-à-dire ceux qui avaient subis des abus fiscaux, seuls ceux-là savaient.
Mais ceux-là, ruinés ou détruits moralement, se taisaient, sachant par expérience personnelle, le peu d’audience que pouvait avoir, en matière fiscale, la vérité.
Ils avaient lutté jusqu’à leur ruine et le pot de fer avait toujours gagné haut la main.

Tout cela est maintenant du passé.
Le 6 mai 2015 Francis Le Poizat, ancien inspecteur principal des impôts, dévoile dans une vidéo sur ce blog
https://www.temoignagefiscal.com/contribuables-sensibles-sabstenir-video/
(et dans ses billets, ils valent le coup d’œil, sur ce même blog), l’imposture  fiscale.

Il dénonce l’escroquerie fiscale à grande échelle opérée par Bercy et ses agents «  assermentés ». En 37 ans de carrière, il sait tout, il a tout vu…
L’Omerta fiscale a enfin vécu.
Il nous raconte que, pour remplir les objectifs définis par les Enarques de Bercy, personne n’est à l’abri des redressements abusifs et que ceux-ci représentent environ 50% de l’ensemble !
Vous êtes tous concernés à plus ou moins long terme.
Ce n’est qu’une question de temps.

L’Ancien Régime est de retour.
En pire !

E.Bolling

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Explication de la crise financière

Explication de la crise financière =
Si après la lecture de la petite histoire que l’on m’a racontée vous ne comprenez pas la crise, je ne pourrai pas vous aider :

Marcel est propriétaire d’un bistrot.
Il réalise soudain que tous ses clients sont des alcoolos qui n’ont pas de boulot et ne peuvent donc plus fréquenter son comptoir, car ils ont vite dilapidé leur RSA. Il imagine alors un plan marketing génial : “Picole aujourd’hui, paie plus tard”.

Il tient rigoureusement à jour son ardoise de crédits, ce qui équivaut donc à consentir un prêt à ses clients. Chiffre d’affaires et bénéfices explosent et son bistrot devient vite, sur le papier, le plus rentable de la capitale. Les brasseurs et grossistes se frottent les mains, et allongent bien volontiers les délais de paiement. Les clients de Marcel s’endettant chaque jour davantage acceptent sans rechigner des augmentations régulières du prix du godet, gonflant ainsi (toujours sur papier) les marges du bistrot.
Le jeune et dynamique représentant de la banque de Marcel, se rendant compte que ce tas de créances constitue en fait des contrats à terme (Futures) et donc un actif, propose des crédits à Marcel avec les créances-clients en garantie.
Sa trouvaille géniale vaut au banquier visionnaire un plantureux bonus.
Au siège de la banque, un trader imagine alors un moyen pour se faire de belles commissions: il convertit les dettes en PICOLOBLIGATIONS.
Les Picolobligations sont alors “titrisées” (converties en paquets de titres négociables) afin d’être vendues sur le marché à terme. Confiants à l’égard de leur banquier et avides de hauts rendements, les clients ne captent pas que ces titres qui leur sont fourgués comme “obligations AAA”, ne sont en fait que les créances bidons d’alcoolos feignasses.
Les Picolobligations deviennent la star des marchés, on se les arrache et leur valeur crève tous les plafonds.
Un beau matin, un “risk manager” oublié dans les caves de la banque se réveille et signale qu’il est temps de demander à Marcel que ses clients règlent leur ardoise. Marcel essaie, mais ses clients ne bossant pas, .. bernique !
La banque exige alors le remboursement du crédit et le bistrot fait logiquement faillite, vire ses employés entrainant la faillite de ses fournisseurs en bibine qui, à leur tour, virent également leurs employés. Le cours des « Picolobligations » chute brutalement de 90%.
La dépréciation de cet actif vaporise les actifs et donc les liquidités de la banque.

Problemos : sa banqueroute ruinerait trop d’électeurs (“too big to fail” qu’on dit). La banque est donc renflouée par l’État ! Ce renflouement est financé par de nouvelles taxes prélevées chez des employés, les classes moyennes et un tas de gens qui bossent, ne picolent pas, qui n’ont jamais mis les pieds dans le bistrot du Marcel…
C’était pourtant pas difficile à comprendre, non ?

Il suffit d’avoir le bon prof d’économie…

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Electricité et fiscalité

avant de passer à la partie technique et à la gestion de la production et de la distribution, un peu de fiscalité !

Comprendre l’électricité et sa production

2ème partie – électricité et fiscalité

« La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires, il y pousse des impôts.”

(G. Clemenceau)

Quels les différents postes qui figurent sur votre facture d’électricité ? Quelles sont les taxes et leurs montants ?

Il a d’abord l’abonnement au réseau électrique dont le montant varie avec la puissance maximale (apparente, voir chapitres 1 et 3) dont on dispose, exprimée en kVA et dont le montant (annuel) va de 114,63€ (HT) pour 6 kVA à 708,79€ pour 36 kVA (données 2015).

Puis la consommation électrique (en kWh) en 2015, le tarif conventionné est de 0,1433 € le kWh (143,3€/MWh)(il existe un autre tarif faisant intervenir les « heures pleines » et les « heures creuses » et dont les tarifs sont respectivement 0,1565 €/kWh et 0,1090 €/kWh). Ce prix tient compte du coût de production, du transport, de la distribution et des charges diverses. Une partie de cette somme (5%) est prélevée pour le financement ultérieur du démantèlement des réacteurs nucléaires et le stockage des déchets.

Et puis il y a les taxes ! Nombreuses et variées…

  • La TCFE (taxe sur la consommation finale d’électricité), dont le montant calculé sur la consommation d’électricité est reversé aux collectivités territoriales. Son montant maximum est depuis le 1er janvier 2015 de 0,00975€/kWh (9,75€/MWh)
  • La CTA (contribution tarifaire d’acheminement) destiné à financer la caisse de retraite des agents électriciens-gaziers et dont le montant est de 27,04% du montant de l’abonnement (HT)
  • La CSPE (contribution aux charges du service public d’électricité). Le montant de cette taxe (qui croît régulièrement) est en 2015 de 19,5€ par MWh. Elle sera de 22,5 €/MWh au 1er janvier 2016.

De 3€ en 2002, elle est restée relativement stable jusqu’en 2010 pour augmenter ensuite très régulièrement. Elle reste cependant encore inférieure à ce qu’elle devrait être pour équilibrer les charges d’EDF (en 2015 elle aurait dû être de 25,9€ au lieu de 19,5).

Capture09

Et naturellement la TVA qui s’applique aussi bien à la consommation qu’aux autres taxes ! Pour l’abonnement et la CTA elle est de 5,5% et pour le reste de 20%.

A quoi correspond la CSPE dont le coût total est en 2015 de 6,3 milliards d’euros (et qui devrait atteindre en 2020 11 milliards d’euros) ?

Il s’agit de financer :

  1. Une aide sociale pour les foyers aux revenus modestes (en 2014 les foyers dont le revenu fiscal était inférieur à 2175€ soit environ 4 millions de foyers, l’aide étant de 200€ par an pour le gaz et 90€ pour l’électricité). Ce poste représente 5,5% du total soit 346 millions d’euros.
  2. La péréquation tarifaire dans les ZNI (zones non interconnectées, c’est-à-dire la Corse et les DOM-TOM). Le coût est de 1474 millions d’euros (23,4% de la CSPE)
  3. Un soutien à la cogénération pour un coût de 460 millions d’euros (7,3%)
  4. Un soutien aux énergies dites renouvelables, principalement éolien et solaire…

Pour le solaire photovoltaïque (en 2014, 4,6 TWh soit 0,8% de la production totale) le coût est de 2223,9 millions d’euros (35,3%) et pour l’éolien (en 2014, 16 TWh soit 2,9% de la production totale) de 958 millions d’euros (15,2%). Le reste, soit 832 millions d’euros (13,2%) est destiné au financement des autres énergies renouvelables en métropole et en ZNI.

 vitesse11

Les énergies renouvelables représentent un total de plus de 4 milliards d’euros soit 64% de la CSPE. Cette répartition explique l’accroissement régulier de la CSPE en fonction du développement des énergies renouvelables.

Il est à noter que le gouvernement envisage d’étendre la CSPE aux autres sources d’énergie, gaz, essence etc. de façon à réduire la CSPE sur l’électricité…

vitesse12

Mais quelle est la raison du coût de la CSPE ?

Depuis plusieurs années, suite aux pressions des écologistes, de l’Europe et des Allemands (qui construisent la plupart des éoliennes) la France s’est lancée dans une politique de développement des énergies intermittentes (appelées généralement « renouvelables ») (Grenelle de l’environnement, loi sur la transition énergétique) dont le principal argument (ou alibi !) est de réduire le dérèglement climatique lié aux activités humaines et en particulier aux émissions de CO2.

Pour favoriser ces énergies des tarifs privilégiés de rachat par EDF ont été mis en place, actuellement de 92€/MWh pour l’éolien terrestre, 220€/MWh pour le solaire PV et probablement plus de 200€/MWh pour les futures productions de l’éolien en mer. Pour mémoire, le coût de production est en France de l’ordre de 35€/MWh, le prix de revente de l’électricité nucléaire par EDF aux autres fournisseurs est de 54€/MWh et le prix de vente moyen sur le marché spot est d’environ 60€/MWh.

Nous aurons l’occasion de revenir ultérieurement sur ces énergies intermittentes, leur efficacité et leur utilité, mais on peut dès maintenant s’interroger sur l’intérêt de les développer en France compte tenu du coût qu’elles représentent.

1 – La France est le 1er exportateur mondial d’énergie électrique et n’a donc nul besoin de cet apport supplémentaire (en fait faible par rapport aux investissements),

2 – L’électricité française est l’une des moins productrices de CO2 au monde (90% de notre production est obtenue par les énergies nucléaire et hydraulique, « non carbonées », notre kWh est 10 fois moins « polluant » que le kWh allemand). Avec nos 12% d’énergie électrique hydraulique, nous avons l’une des plus fortes productions réellement renouvelables et propres en Europe. En fait, les émissions anthropiques mondiales de CO2 ne représentent qu’à peine 5% du total des émissions naturelles, et la France seulement 1,5% de ces 5%, soit 0,075%… (L’équivalent d’à peine quelques heures des émissions chinoises et américaines !)

3 – Ceci est d’autant plus stupide que compte tenu de leur production à la fois intermittente et surtout imprévisible, ces énergies doivent être couplées à des sources de production complémentaires, soit des centrales au gaz soit plus généralement pour des questions de coût des centrales au charbon (et qui pour des raisons techniques ne peuvent jamais être totalement arrêtées) et qui sont des sources importantes de pollution ! (la pollution aux particules dans nos villes est en réalité essentiellement due aux centrales thermiques allemandes belges et luxembourgeoises !).

4 – Par vent fort, l’arrivée brutale d’une grande quantité d’énergie électrique hors pic de consommation, pose de gros problèmes au gestionnaire du réseau. Il doit s’en débarrasser par tous les moyens, soit par délestage (l’énergie est perdue mais le producteur éolien sera payé quand même), soit par des ventes à perte, soit même éventuellement par des ventes à des prix négatifs (on paye le « client » pour qu’il accepte de récupérer cette énergie ! et cela peut aller jusqu’à – 200€/MWh pour EDF, -500€ pour des producteurs allemands). De toute façon même dans des conditions favorables vendre une électricité à 60€ que l’on a achetée 92€, ce n’est pas bien rentable !

Comme on le verra, les principaux arguments des promoteurs et politiques concernant ces énergies (énergies gratuites, énergies propres ou vertes, création d’emplois etc.) sont totalement faux.

De plus rien ne prouve (bien au contraire !) que les émissions anthropiques de CO2 aient la moindre action sur le climat !

Si actuellement le prix de l’électricité en France est l’un des plus bas d’Europe, cela ne va pas durer en raison d’une part du développement des énergies renouvelables et donc de la croissance continuelle de la CSPE, et d’autre part par une volonté de réduire les écarts entre le coût de l’électricité en France et dans d’autres pays européens (comme l’Allemagne où elle est deux fois plus chère…). La réduction (si elle est appliquée ce qui est peu probable ou souhaitable) à 50% de la part du nucléaire posera de très gros problèmes et en plus des risques de pénurie et de coupure augmentera sérieusement le prix du kWh… (qui deviendra un produit de luxe « à consommer avec modération » !)

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Je pense aux grecs

Je pense aux grecs qui possédaient quelque chose, pas à ceux qui n’ont rien. J’en ai marre de ceux qui n’ont rien.

Objectivement, je crois être plutôt charitable, je n’ai jamais plaint mon bénévolat tout au long de ma vie. Cela ne m’empêche pas de constater qu’un très grand nombre de ceux qui n’ont rien ne font pas grand-chose pour remédier à cette situation. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’ils le méritent, mais ma compassion est largement entamée.

Cela, en fait, depuis qu’un florissant commerce politique fructifie sur l’assistance à ceux qui n’ont rien, et que ce commerce se finance exclusivement sur le pillage de mes économies — gagnées avec beaucoup de peine et de risque — générant ma ruine, proportionnelle aux avantages qu’elle procure aux assistants et aux assistés.

Je pense aux grecs, à ceux qui possèdent, parce que leur surprise et leur peine doivent être immenses.

Moi, plutôt nous, les dépouillés fiscaux français, sommes victimes d’un “pillage-palliatif-intensif”.

C’est-à-dire que, pendant des années, on nous fait croire qu’il serait possible que l’on nous rende justice, que notre pillage n’aurait peut-être pas lieu. Après nous avoir surpris par un contrôle et un redressement assassin, invraisemblable, une fois sur deux totalement injustifié, on nous beure le nez avec une série de recours, tous bidons, mais à l’air sérieux.

Hiérarchie fiscale, magistrats et avocats prennent des airs doctes, du type de ceux des médecins de l’époque de Molière ordonnant une saignée, pour nous persuader qu’eux-mêmes sont très attentifs à notre détresse et mettent un point d’honneur à établir des comptes justes.

Rassurés, nous allons lentement entrer dans la phase irréversible de notre disparition économique. Ils nous tiendront en vie apparente jusqu’à que notre faiblesse mette un point final à notre agonie, cela va durer entre 10 et 15 ans selon la résistance de chacun.

Puis, d’un coup, alors que nos forces nous ont complètement abandonné, ils vont se servir jusqu’au dernier centime, jusqu’au dernier objet. De nous, contrairement aux apparences, ils se foutent complètement.

Tant et si bien que nous n’avons pas l’occasion de voir pillages et pilleurs en face, droit dans les yeux. Au moment de notre liquidation, notre regard ne dépasse pas le sol qui est devant nous, le bout de nos pieds est devenu l’horizon de notre univers.

La ruine nous parait douce, nous n’avons plus aucun souvenir de certains mots tels que : économie, investissement, avenir, projet, plaisir, cadeau, achat, détente, volupté, fraternité, plaisir, rire, insouciance, récompense, honneur, notoriété, estime, amour, tendresse, travail, vacances, etc…

Nous sommes, in fine, des pillés comateux. Une armée de zombies qui ne fait même pas pitié, incapable évidemment de se révolter, de réclamer quoique ce soit.

Ce n’est pas le cas des grecs qui m’intéressent : les possédants.

Voilà des gens en pleine forme, pour certains probablement en expansion économique, qui croient en leur avenir, qui ont mis de côté de l’argent à la banque et qui apprennent soudain que cet argent n’y est pas, n’y a jamais été.

Peut-être ont-ils démarré de zéro, en prenant tous les risques, en suant sang et eau, ou peut-être avaient-ils hérité et tentaient de gérer au mieux leur capital, dans tous les cas ils faisaient confiance à leur banquier. Celui-là ferme boutique, “elle est vide” dit-il. Le choc.

Là, pas d’embrouille, c’est un casse, pur et dur. Haut les mains, vos élus vous braquent. C’est quand même un sacré évènement dans la vie d’un homme et d’une société.

Le pire est à venir.

Parce que le pillage des possédants au motif du secours aux démunis n’est pas une exclusivité grecque.

Oublions les démunis qui ne sont ni les initiateurs ni les responsables du carnage. Concentrons-nous sur ces escrocs d’hommes de l’Etat qui ont pour mission de défendre la monnaie pour que l’économie puisse prospérer et qui n’ont de cesse de fabriquer de la fausse monnaie jusqu’à se trouver dans cette situation mortifère d’avoir vidé les caisses des banques. D’avoir volé la trésorerie des actifs. D’être obligé de piller le peu qu’il leur reste. De n’avoir aucune valeur à mettre en face des milliards de fausse monnaie qu’ils ont édités.

Ces escrocs d’hommes de l’état ne sont pas que grecs, ils sont aussi français.

Demain, puisque le pillage fiscal arrive à son terme, la population de ce joyeux pays, la France, va se trouver inéluctablement devant des guichets fermés, car les banques sont aussi vides que celles de la Grèce.

Vais-je vous surprendre en vous disant que je trouve la chose succulente ? Qu’après ce que j’ai enduré, et que j’endure encore, l’idée de voir, ceux qui se croyaient en sécurité et me regardaient de haut, face à des banques fermées, vides, me parait cocasse. Tout particulièrement les intouchables, les assurés à vie, les profiteurs de la fausse monnaie, d’un argent qu’ils n’ont pas produit, qui leur a été distribué comme au Monopoly. C’est vrai, il me tarde de voir leur tête.

Ce jour là, il faudra ressortir les guillotines, sans la lame évidemment, je suis fondamentalement contre la peine de mort.

Mais je suis pour le théâtre, un jugement public de nos hommes de l’Etat escrocs, se terminant en place de Grève, la tête passée dans le trou de la guillotine et un lacet en vison les immobilisant pour une photo d’infamie, sans les blesser, serait pour moi le summum.

Bien cordialement. H. Dumas

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Comprendre l’électricité

En ce qui concerne l’énergie, sa nécessité, son utilisation, sa production, il se dit beaucoup de choses. Je propose, dans un premier temps, en quelques billets de faire le tour technique du problème. Nous verrons ensuite ce que commanderait la sagesse sur le sujet et sur ses implications sociales et politiques.” 

Comprendre l’électricité et sa production

1ère partie – qu’est-ce que l’électricité ?

 

Nous utilisons tous les jours l’énergie électrique et nous ne pourrions plus nous en passer. Et pourtant pour la plupart des gens l’électricité reste un mystère, à la fois merveilleux mais aussi inquiétant…

 

Pour beaucoup l’électricité est une sorte de fluide produit dans les centrales et qui circule dans les câbles comme le gaz circule dans les canalisations. Ce qui permet à des fournisseurs peu scrupuleux de « vendre » des certificats « verts » et d’assurer ainsi leurs clients crédules qu’ils ne leur fournissent que de « l’électricité verte », issue des énergies renouvelables et non de ces horribles centrales nucléaires ! Outre le fait que ces énergies qualifiées à tort de « vertes » ne représentent que 12 à 15% maximum de la production française (en incluant les 10 à 12% d’électricité d’origine hydraulique, l’éolien ne produisant qu’à peine 2% et le solaire moins de 1% !) et donc ne sauraient satisfaire tous les besoins, il est totalement impossible de différencier les différents moyens de production, et nous verrons pourquoi par la suite.

 

L’énergie électrique n’est pas réellement une énergie comme les autres, c’est un « vecteur énergétique » c’est-à-dire un mode de transport et de conversion des énergies primaires (vent, soleil, charbon…) gratuites mais inutilisables directement en des énergies finales (mécanique, calorifique, radiative…) que nous pouvons utiliser.

Figure 1 – Schéma général des flux énergétiques.

Les services énergétiques conduisent aux énergies finales utilisables directement.

vecteurs01

Il est impossible de la stocker directement, mais uniquement par une série de conversion soit en énergie chimique (pile, batterie…), soit en énergie mécanique, soit le plus souvent sous forme « gravitationnelle » dans des centrales hydrauliques à 2 niveaux (les STEP ou station de transfert d’énergie par pompage)(Cf. chapitre 3).

Hormis les panneaux photovoltaïques, l’énergie électrique est produite par un alternateur (complément n°1) couplé généralement à un ensemble de turbines elles-mêmes alimentées par de la vapeur produite soit par la combustion de charbon, gaz ou pétrole, soit par la fission nucléaire. Dans le cas des centrales hydrauliques les turbines sont alimentées par un débit d’eau. Enfin dans un aérogénérateur l’alternateur est couplé directement aux pales, mises en rotation par le vent.

 ch1_fig2
Figure 2Schéma d’une centrale thermique au charbon.L’air chaud produit par la combution du charbon va chauffer des tuyauteries (« échangeurs de chaleur ») dans lesquelles circule de l’eau qui se transforme en vapeur sous pression et qui va alimenter une série de turbines (haute, moyenne et basse pression) qui feront tourner l’alternateur

 

L’alternateur ne produit pas de courant électrique, il génère une tension alternative de forme sinusoïdale V=Vmsin(2pft) où f est la fréquence, c’est-à-dire l’inverse de la période. En Europe la fréquence est de 50Hz (période de 0,02 seconde), aux USA elle est de 60 Hz. Pour fournir 50Hz, l’alternateur tourne à une vitesse angulaire constante de 1500 tours par minute.

 Ch1_fig3-01 Figure 3 – variation sinusoïdale de la tension pour un courant alternatif de fréquence 50 Hz.La tension varie entre +Vm et –VmGlobalement cette tension alternative se comporte comme un courant continu de tension U=0,707.Vm (soit en Europe 240 volts pour Vm égal à 340 volts)(trait en pointillé).

Nos prises électriques comportent 2 ou 3 fils : un fil pour conduire la phase (tension alternative) et un fil au potentiel 0, le neutre. Un 3ème fil peut être relié à la terre pour évacuer des charges électriques en cas de disfonctionnement ou de court-circuit.

 

En réalité pour des raisons d’efficacité l’alternateur produit une tension triphasée constituée de 3 tensions alternatives déphasées dans le temps de T/3 (ou 120°).

Cette tension alternative va créer dans les circuits électriques un courant alternatif par le déplacement oscillant des électrons présents dans le conducteur métallique (gaz d’électrons libres). Et c’est ce déplacement oscillant qui va conduire à la production d’énergie mécanique, calorifique, radiative etc.

Les électrons qui en se déplaçant créent ce courant électrique sont déjà dans les câbles ! Ils ne sont pas produits par la centrale électrique !!!

Une analogie permet de mieux comprendre.

 

 ch1_fig4 Le courant continu est comparable au débit d’eau qui s’écoule d’un réservoir supérieur vers un réservoir inférieur, reliés par un tuyau, la hauteur de la chute (différence de potentiel gravitationnel) étant assimilable à la différence de potentiel électrique, le débit d’eau étant assimilable à l’intensité. La puissance fournie est proportionnelle au produit Dh.Il est clair que lorsque le réservoir supérieur est vide, il n’y aura plus de débit d’eau, de même pour la batterie ou la pile électrique lorsqu’elle a épuisé sa réserve d’énergie.
 ch1_fig5 Dans le cas du courant alternatif, l’analogie est représentée par deux réservoirs reliés entre eux mais oscillant en permanence, le débit d’eau dans le tuyau change de sens de déplacement périodiquement…Dans les deux cas il n’y a pas de « création d’eau », mais seulement une mise en mouvement des molécules d’eau présentes dans le tuyau.

 

 

Compléments n°1 – L’alternateur

Un alternateur est constitué de 2 parties : une partie fixe, le stator, comportant 3 bobines de cuivre décalées à 120° et une partie mobile, le rotor constitué par un électroaimant alimenté par un courant d’excitation continu et qui par induction électrique va générer dans les 3 bobines un courant alternatif triphasé.

 ch1_fig6  ch1_fig7

Figure Ia – Schéma de principe d’un alternateur

 

Les alternateurs des réacteurs nucléaires de 1300 MW peuvent fournir une puissance de 1650 MVA (1345 MW) sous une tension de 20 kV (soit une intensité d’environ 27.000 ampères par phase). Cette puissance est ensuite transportée sous une tension de 400 kV (ce qui permet de réduire l’intensité électrique d’un facteur 20).

Une explication plus détaillée du fonctionnement de l’alternateur sera donnée dans le chapitre 2.

 ch1_fig8   Figure Ib – Changement du rotor de l’alternateur de la centrale nucléaire de Civeaux (1500 MW).On peut observer à droite l’ensemble des turbines à vapeur (turbine Arabelle d’Alsthom)

 

Compléments n°2 – pourquoi un courant alternatif ?

Il y a deux types de courants électriques, le courant continu comme celui produit par une pile ou une batterie (ou un panneau photovoltaïque) et le courant alternatif. Après d’âpres combats, ce dernier a fini par l’emporter.

A l’origine on ne connaissait que le courant continu (Alexandro Volta invente la pile électrique en 1799, Zénobe Gramme la dynamo en 1868 et Thomas Edison l’ampoule électrique en 1879). La première centrale électrique hydraulique de 7 kW est mise en service à Saint Moritz en 1869. En 1882 les premiers réseaux électriques locaux en courant continu sont installés à New York et à Bellegarde. Mais dès le début des années 80 le courant alternatif fait son apparition (1882 Lucien Gaulard et John Gibbs inventent le transformateur triphasé, 1888 Nikola Tesla développe une génératrice synchrone, 1891 1ère ligne électrique de 75 km 25.000 volts sous 40Hz en Allemagne). Le conflit entre Tesla, ancien employé d’Edison et ce dernier a été particulièrement épique ! Il conduira à la fabrication de la 1ere chaise électrique par Edison désireux ainsi de démontrer la dangerosité du courant alternatif par rapport au courant continu. Combat acharné entre Th. Edison associé au banquier J.P. Morgan et N. Tesla associé à l’industriel Westinghouse, lutte dont sortira vainqueur finalement J.P. Morgan dont la société General Electric imposera le courant alternatif. Malgré son danger potentiel, le courant alternatif possède un avantage incontournable. On sait en effet que le passage du courant dans les câbles provoque par effet Joule une perte d’énergie d’autant plus forte que l’intensité électrique sera élevée (W=RI2). Or le courant continu doit être produit et transporté à la tension de l’utilisateur. Il faut plusieurs réseaux selon que l’utilisateur final sera un industriel ou un particulier. La tension doit être donc faible et par conséquence les pertes importantes (de plus, la centrale électrique doit être située à quelques kilomètres seulement des consommateurs…).

Avec le courant alternatif on peut utiliser un transformateur capable de modifier la tension à différents endroits du réseau. On peut donc transporter du courant électrique à de grandes distances à très haute tension (et donc avec peu de perte) puis réduire progressivement cette tension jusqu’à celle nécessaire au consommateur.

Cependant on voit se développer de nouvelles lignes à très haute tension (800 kV) en courant continu ! (Cf. chapitre 4)

 

Complément n°3 – les unités employées

Une grande confusion existe dans le public (et pas seulement là !) entre la notion de puissance et celle d’énergie.

La puissance (exprimée en watt et ses multiples kW, MW, GW…) exprime la capacité d’une installation à produire de l’énergie (ou du travail au sens thermodynamique). En courant alternatif, on trouve aussi le V.A (volt ampère) pour la puissance apparente et le var (volt ampère réactif) pour la puissance réactive (voir chapitre 2).

Exemples :

  • éolienne terrestre 2 à 5 MW
  • Barrage (Génissiat) 420 MW
  • Réacteur nucléaire 900 à 1500 MW (EPR 1650 MW)

 

L’énergie correspond donc à ce que produira une puissance pendant un temps donné (W=P.t). L’unité légale est le Joule, énergie que produit une puissance d’un watt pendant une seconde. L’énergie électrique s’exprime en kWh, c’est-à-dire l’énergie produite par une puissance de 1000 W (1 kW) pendant une heure, soit 3.600.000 joules. Notons que le symbole est un « k » minuscule (qui veut dire 1.000) et non un « K » majuscule qui signifie 1024. On trouve aussi fréquemment la notation erronée de « kW/h » (confusion avec km/h).

On utilise également les multiples :

MWh (méga) =1000 kWh – GWh (giga 109) =106 kWh – TWh (tera 1012 ou mille milliards) =109 kWh

A titre d’exemple

  • une ampoule de 100 W consomme 2,4 kWh par jour
  • un fer à repasser de 1.000W consomme 1 kWh pendant une heure
  • la consommation annuelle d’un ménage : 5 à 25 MWh
  • la production annuelle d’une éolienne terrestre : 5,8 GWh
  • l’ensemble des futurs parcs éoliens en mer (3000 MW) : 8 TWh (8.000 GWh) par an
  • la production de la centrale de Paluel (4 réacteurs de 1300 MW) : 36 TWh (36.000 GWh) par an
  • la production annuelle électrique française (2014) : 540 TWh

La production annuelle de la centrale nucléaire de Paluel est équivalente à celle produite par plus de 6.000 éoliennes ou par 4,5 fois l’ensemble des futurs parcs offshores.

Coût de l’électricité :

Tarif d’achat des EnREolien terrestre : 92€/MWhEolien en mer : > 200 €/MWhSolaire PV : 220 €/MWh Coût production EDF :     35 €/MWhTarif de rachat nucléaire : 54 €/MWhPrix moyen du marché :    56 €/MWh Prix de vente public(*)France :       125,6 €/MWhBelgique :    203 €/MWhAllemagne : 237,5 €/MWh

(*) Tarifs non actualisé… Avec le développement des énergies renouvelables, les tarifs aussi bien en France qu’en Allemagne ont fortement augmenté… En France la CSPE destinée à financer en partie les EnR représente désormais une part importante de la facture.

Une autre confusion existe entre la puissance théorique installée, la puissance disponible et la puissance réellement produite.

La puissance disponible d’une installation représente la puissance potentiellement utilisable (inférieure à la puissance théorique) caractérisée par le facteur de charge (ou coefficient de disponibilité kd) et qui tient compte de la période où l’installation sera incapable de produire ; quant à la puissance produite elle représente la puissance réellement productrice (coefficient d’utilisation ku). Le coefficient de production kp est égal au produit des deux : kp= kd.ku.

Un réacteur nucléaire de dernière génération (palier N4 de Civeaux et Chooz) à une puissance théorique de 1500 MW, mais en raison des arrêts de tranche pour révision, changement de combustible… son facteur de charge est d’environ 85%. Pour tenir compte des fluctuations de consommation, on régule sa production et sa puissance réelle pourra n’être que 75% de sa puissance théorique.

Une centrale thermique classique pourra avoir un facteur de charge de 80 à 90% mais n’être utilisée que 10 à 50% du temps, selon les besoins.

 

 Ch1_fig9-02 Variation des coefficients de disponibilité (ou facteur de charge), d’utilisation et de production du parc nucléaire français entre 1998 et 2010, ainsi que la production totale en TWh.Le facteur de charge oscille entre 80 et 85%, le coefficient d’utilisation entre 90 et 95%, et par conséquence le coefficient de production entre 70 et 78% (375 et 430 TWh)

 

Pour une éolienne, son facteur de charge dépend essentiellement de la vitesse du vent. Il va fluctuer en permanence entre 0 et 100% (et pour l’ensemble du parc entre 5 et 70%). En moyenne sur une année, on a un facteur de charge en France de 22% (18% en Allemagne) pour les éoliennes terrestres et 30 à 35% pour les éoliennes en mer. A ceci il faut ajouter les temps d’arrêt pour l’entretien.

 Ch1_fig10-03   Production éolienne en juin 2015 pour l’ensemble du parc français (9598 MW) :Le facteur de charge a varié de 0 à 60% avec une moyenne légèrement inférieure à 20%.

 

 

Pour les panneaux photovoltaïques la puissance est exprimée en « Wcrête », puissance hypothétique atteinte quelques heures par an et dans des conditions optimales ! En fait le facteur de charge est voisin de 13%.

Pour ces énergies le facteur de charge et le coefficient de disponibilité sont équivalents, tout au moins tant qu’il n’y a pas de délestage !

 Ch1_fig11-04   Exemples des coefficients de productivité Kp relatifs à la production électrique française de 2014 : 

Puissance électrique : 128,9 GW

Production totale : 540,7 TWh

Cette confusion est entretenue par les promoteurs (et les politiques) pour exagérer l’importance des installations d’énergies renouvelables.

Ainsi la centrale solaire de Toul-Rozière (54) a une puissance crête de 143 MW pour une surface occupée de 367 ha (et un coût d’investissement de 450 M€). Sa production annuelle est de 188 GWh ce qui donne une puissance réelle de 21,5 MW (facteur de charge de 15%).

L’ensemble des parcs d’éoliennes en mer, du Tréport à Saint Nazaire, soit 600 éoliennes de 5 MW représentera une puissance théorique de 3000 MW, soit selon la presse l’équivalent de 2 réacteurs EPR !

En réalité la puissance moyenne qui sera disponible ne sera que de 900 MW environ soit à peine celle d’un réacteur de 1ère génération !

 

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Quand l’actualité dépasse le pire bureaucratique de tous les jours

Il est des jours où la vérité crue, celle de l’horreur bureaucratique déguisée en nécessité de bon aloi, pointe le bout de son nez de façon imprévue et naïve.

Nous ne sommes pas journellement en manque d’informations triées avant diffusion, avec les bons d’un côté et les mauvais de l’autre. Ce classement fait pour nous par nos médias a pour unique but de nous éviter de réfléchir à la vraie nature des choses et de nous faire accepter les facettes inacceptables de notre propre condition. En réalité de nous cacher à nous-mêmes ce que nous sommes, ou ce que l’on fait de nous.

Vendredi nous avons eu, sans doute accidentellement, deux “révélations” non classées :

– 1- Boulanger établit des fichiers sur ses clients incluant des appréciations personnelles abusives.

On s’en doutait, mais y croyait-on vraiment ? Franchement, objectivement, à quoi peut servir un tel fichier. A rien. Uniquement  à donner à Boulanger et à ses employés une impression de pouvoir sur leurs clients, pouvoir qu’en réalité ils n’ont pas, évidemment.

Fiché ou non pour sa personnalité, le client reste libre d’aller ou de ne pas aller chez Boulanger.

Alors, inclure dans un tel fichier sur ses clients des choses comme “n’a pas de cerveau”, “folle”, “client très agressif”, “alcoolique”, “juif” etc… est complètement stérile.

C’est typiquement la démarche bureaucratique imbécile, uniquement liée aux délires incontournables de toute bureaucratie lâchée en liberté.

Ce n’est pas ce type d’information fichier qui fera revenir les clients si Boulanger sort du marché. Et pourtant, malgré les cris d’orfraies de la direction de Boulanger, il est évident que ce fichier avait l’aval de la direction.

5828 fiches insultantes, ce n’est pas un incident, c’est une latitude laissée volontairement aux responsables du fichier.

Mon petit doigt me dit que s’il en est ainsi chez Boulanger, il en est de même ailleurs. De doctes analystes doivent se faire payer très cher l’analyse de ces stupidités. Ça, c’est de la bonne et copieuse bureaucratie.

Moralité, le capitalisme de connivence, spécialité des propriétaires de boulanger, mène aux mêmes errements bureaucratiques que l’administration publique pure et dure, notamment, on le voit, au fichage de personnalité, le comble liberticide.

Comment ne pas faire un parallèle avec les fichiers que le fisc tient sur nous ?

Ayant appris à l’occasion de cette affaire Boulanger, de la bouche de M. Moulin, le patron de la CNIL, que : “les clients ont un droit de regard systématique sur les commentaires de leur fiche client”, il m’est apparu qu’il n’y a aucune raison qu’il n’en soit pas de même pour notre fichier fiscal.

J’ai donc adressé à la CNIL le mail ci-dessous, dont j’attends – et vous aussi bien sûr –  beaucoup.

Quelque chose me dit qu’on va se marrer.

Demande CNIL 26-7-2015

-2- Alexandra VISINESCU, était le responsable d’une prison d’opposants politiques en Roumanie, sous Ceausescu. En quelque sorte le terminal politique du fichier de personnalité. Actuellement, chez nous, c’est Bercy l’exutoire des fichiers de personnalité, politiques ou autres.

La philosophie politique de la Roumanie ayant profondément changé, les opprimés d’hier demandent des comptes aux bureaucrates de l’époque. Un tribunal roumain vient de condamner cet ordinaire bureaucrate à 20 ans de réclusion. Il ne faut jamais désespérer.

Le triste sire était à la tête d’une prison terrible où les détenus étaient à l’isolement complet, mal nourris et brimés inutilement — sauf du point de vue du pouvoir de l’époque.

Figurez-vous que cet ancien bureaucrate de haut niveau ne s’est pas déplacé pour son procès, prétendant “qu’il n’avait fait que son boulot en appliquant les lois, en obéissant aux ordres et en respectant les lois en vigueur”. C’est ce que disait Eichmann, c’est ce que disent tous les bureaucrates qui nous torturent, quand leur règne est terminé.

Son avocate, plus juriste, déclare : “il n’y a pas de preuve quant à l’intention d’infliger des souffrances supplémentaires par rapport à ce que prévoyait la législation de l’époque”, trop fort. Le devoir de désobéissance, l’appréciation de l’acte, la responsabilité morale, elle ne connait pas. Elle demandait en première instance l’acquittement de son client, elle va de nouveau le réclamer en appel.

J’ai l’impression d’entendre les avocats de mes tortionnaires fiscaux, un cauchemar.

Voilà deux nouvelles fondamentales, qui vont disparaître aussi soudainement qu’elles sont apparues, alors qu’elles mériteraient développement et réflexion tant elles sont semblables dans leur réalité et dans leurs conséquences, comparables aux aberrations liberticides que nous subissons tous. Tant elles sont la base structurelle de notre oppression, des pertes de nos libertés.

Mais la liberté, qui doit-elle concerner pour nos élus ?

Pas nous, pas les gens ordinaires, les esclaves sages et besogneux. Personne d’ailleurs, en dehors d’eux.

Sauf, par exception,  les chômeurs, les homosexuels, les pauvres, les malades, les invalides, les fumeurs ou autres catégories pour qui, malheureusement pour elles, la liberté n’est pas ou peu accessible, ce qui fait bien l’affaire de nos politiques qui les chouchoutent, surs de ne pas avoir de compte final à leur rendre.

Bien cordialement. H. Dumas

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Le pouvoir peut-il se passer des esclaves ?

Le monde occidental a fait semblant de croire que cette fable serait possible : “être un monde puissant sans esclave”.

A ce sujet, les américains et leur guerre de sécession ont abusé la planète. Il est probable qu’ils n’en ont pas eu complètement conscience, qu’une part de sincérité leur a dissimulé la lutte pour le pouvoir de cette guerre, dans laquelle l’esclavagisme n’était pas attaqué sur le fond mais exclusivement sur la forme.

En réalité, toute puissance s’établit au détriment d’esclaves. La supercherie occidentale fut, après avoir atteint les limites de l’importation de ceux-ci, de carrément exporter l’esclavagisme par le biais du colonialisme, d’abord physique ensuite — et toujours – économique. Cela a permis à l’homme occidental, après avoir ainsi caché l’esclavagisme sous le tapis, de se voir en bienfaiteur de lui-même et de l’humanité.

C’était oublier un peu vite que la puissance tirée du pouvoir, ou inversement, est le mal absolu. Sa compensation serait la compassion, mais elle coûte bien peu au puissant pour aucun résultat concernant l’esclave.

L’homme est face à ce dilemme qui lui fait rechercher le pouvoir pour lui-même ou pour y trouver protection et qui le met, in fine, inéluctablement face à l’esclavage.

Le pouvoir repose sur deux socles :

Les tenants du pouvoir, à la méchanceté visible ou dissimulée, globale ou ponctuelle, mais dans tous les cas incontournable. Pour eux, l’esclave — qu’ils peuvent appeler leurs brebis, leurs sujets, leur peuple, quand leur délire les entraine à se croire bons et indispensables, voire désignés par les dieux — est un objet, une chose dénuée de pensée propre. Ils n’ont qu’un but : éliminer leurs concurrents, à l’exclusion de toute autre activité. Cela leur prend la totalité de leur temps et de leur énergie. L’esclave, pour eux, n’est qu’un outil attaché à ce but.

Les zélotes du pouvoir, la plupart du temps lâches et hypocrites, ils dissimulent leur lâcheté sous une apparence révérencieuse envers leurs maîtres. Leur but est de profiter du pouvoir sans avoir à en connaître la conquête et ses risques liés. Pour faire la démonstration aux puissants de leur soumission et de leur utilité ils sont amenés à pourrir la vie des esclaves qui sont à leur portée.

Les esclaves, eux aussi, sont de deux sortes :

Les consentants, de loin les plus nombreux. Bien qu’insatisfaits de leur statut, ils sont incapables d’en déterminer l’origine. Le plus souvent, ils compensent leur soumission en soumettant à leur tour plus faible qu’eux. Le pouvoir est pour eux un espace abscons qu’ils ont la sottise d’imaginer à leur service, tant est si bien que plus ils sont placés en situation d’esclavage, plus ils réclament le renforcement du pouvoir qui les opprime. Ce paradoxe me stupéfait un peu plus chaque jour qui passe. Les esclaves consentants représentent la majorité de la population, c’est-à-dire 80 ou 90%.

Les révoltés, ils sont une minorité. Principalement parce qu’il s’agit d’une attitude porteuse de dangers extrêmes, qui les expose à la violence des hommes de pouvoir et au vice de leurs zélotes.

Les révoltés, dont la lucidité est désespérante pour eux, se recrutent la plupart du temps chez des hommes de pouvoir dont l’hypersensibilité a souffert de ce statut qu’ils ont volontairement abandonné, dont ils comprennent la cruauté.

Quelques très rares fois chez des penseurs purs, qui tiennent leur révolte uniquement de leur analyse, ceux-là sont des perles humaines, malheureusement pour eux et pour nous, totalement inaudibles. Quand je parle de minorité de révoltés, en chiffre cela se traduirait par des scores de 2 ou 3%, maximum.

Les révolutions

Voilà des périodes qui pourraient déclencher de franches rigolades si leurs conséquences n’étaient pas si douloureuses.

On y voit des esclaves consentants, associés à des zélotes et à des hommes de pouvoir frustrés, chasser par la violence les puissants en place en prétendant être les annonciateurs de jours meilleurs où tout le monde serait bon et gentil dans un proche avenir.

La suite, l’histoire la rabâche. Une fois changé de mains le pouvoir est exactement identique au précédent sur le fond, avec quelques variantes possibles sur la forme.

Alors qu’importe d’être à la veille ou au lendemain d’une révolution, pour qui est lucide sur l’inanité du pouvoir.

Seule une limitation drastique du pouvoir, voire sa suppression, serait en mesure de limiter l’esclavagisme et ses abominations, mais qui en veut ?

Le pouvoir d’aujourd’hui : la dette.

Nos élus ont établi par la dette un pouvoir démoniaque, qui s’accroit à notre détriment chaque jour un peu plus. Nous sommes de pauvres esclaves de la dette, réduits à une liberté minimum, pour ne pas dire complètement inexistante. D’ores et déjà nos enfants sont sous ce même statut.

Bercy est l’armée de ce pouvoir, son expression. Les zélotes de ce pouvoir sont les agents de Bercy et tous les participants au rituel qui les entoure et les protège, propagandistes et magistrats compris.

Personnellement, je peux mettre des noms sur certains de ces zélotes : Martino, Giugleur, Garcia, Blazy, mon statut moral d’esclave révolté me l’autorise, même si aujourd’hui leurs complices m’ont interdit de fournir les preuves que j’avais de leurs forfaitures.

La méthode est toujours la même : la fausse dette puis, intimidation, torture (ici fiscale), ruine et destruction pour l’exemple. Massacres inutiles, mensonges et meurtres économiques gratuits.

Peut-on sortir de cet esclavagisme ? La réponse est : pour quoi faire ? Pour entrer dans un autre ? Aussi sinistre ?

Sortir de cet esclavagisme ne pourrait se comprendre que pour accéder à la liberté, la vraie, celle qui s’accompagne de la responsabilité, de la sélection, de la récompense et de la sanction. Qui la désire ?

Bien cordialement. H. Dumas

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CONTRÔLE FISCAL : ENFIN ON SAIT!

 

Francis Le Poizat dans la vidéo « contribuables sensibles : s’abstenir »
(https://www.temoignagefiscal.com/contribuables-sensibles-sabstenir-video/)
nous dévoile les dessous des contrôles fiscaux.
Ce dont nous étions intimement persuadés sans, bien sûr, pouvoir le prouver, Le Poizat, 37 ans au service de Bercy, le révèle sans faux semblants.

Le but réel des agents du fisc n’est pas, comme la propagande Bercynienne veut nous le faire avaler depuis des lustres, de contrôler et de vérifier« honnêtement » nos comptabilités mais bien, comme le déclare Le Poizat, de réaliser à tout prix les objectifs, irréalistes, chiffrés décidés par notre « élite ».
Peu importe la casse, comme le dit encore Le Poizat, que ces faux contrôles vont engendrer et  peu importe la faillite de milliers de personnes qui vont en découler.
Les agents du fisc sont absolument conscients de la possible ruine qu’ils vont provoquer par leurs redressements abusifs, mais il faut le dire, ils s’en foutent complètement.

Ils ont la bénédiction et le soutient inconditionnelle de leur hiérarchie.
Il faut à tout prix remplir les caisses de l’Etat, c’est donc pour le bien de tous !
Donc le vôtre…

E.Bolling

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Il n’y a pas de marche arrière, ni pour nous ni pour les éleveurs.

Depuis plus de quarante ans je constate l’extension de la planification collectiviste de notre économie, comme tout un chacun peut le faire sous réserve d’avoir le poids des ans qui correspond.

Aujourd’hui, 57% de notre PIB dépend de l’Etat.

Le coût induit de cet effrayant pourcentage se retrouve en taxes et charges qui s’accroissent année après année, avec une accélération exponentielle. Evidemment, une cohorte de textes liberticides encadrent et tentent de justifier ces contraintes.

Qu’ils soient ou non sincères, un certain nombre de responsables politiques participent à la dénonciation de cet état de fait, puis, parvenant au pouvoir, ils continuent, voire augmentent cette folie.

Inutile de revenir sur l’explication connue de tous. Nul n’ignore que l’économie ainsi entravée, contrainte, perd de vue sa propre réalité et tombe de Charybde en Scylla.

Croyant maîtriser la concurrence, organiser le marché, gérer l’égalité et humaniser la compétition, la planification collectiviste de l’économie enchaine dysfonction, ruine et pauvreté.

Le vrai problème tient au fait que cette planification agit comme une drogue, qu’elle dissimule ses carences sous l’apparence de la justice, de la sagesse, de la protection du plus grand nombre.

Ceci au point que, lorsque les symptômes catastrophiques des conséquences de ses erreurs apparaissent, le désir de tous n’est pas de retrouver la liberté qui seule permettrait à l’économie de reprendre ses droits, mais au contraire d’amplifier la planification collectiviste.

Ce paradoxe est lié au fait que la planification n’est pas une réalité mais une projection imaginaire, et que le rêve est toujours plus séduisant que la réalité.

Occultant la réalité, l’utilisant même pour effrayer ses contradicteurs, la planification collectiviste prétend déjouer les crises, les faillites, les aléas de l’économie alors même qu’elle les amplifie à travers ses dénis.

Le placebo miracle qui occulte les travers de la planification collectiviste s’appelle le crédit ou la subvention.

C’est-à-dire le moyen d’obtenir de la trésorerie sans rapport direct avec la réalité économique de son activité. Comme tout placebo, il ne soulage que celui qui y croit et laisse la maladie se développer en silence.

Au terme des crédits et subventions diverses vient toujours la facture finale liée à une économie hors de ses réalités. Un temps celle-ci est payée par les autres à travers la fiscalité. Puis, l’effondrement du système ne connaissant pas de limite, il arrive un moment où tout s’écroule.

Mais, avant cet instant de vérité, qui signe la mort et la disparition d’une société planificatrice inutilement dévoreuse de liberté au profit d’un fantasme d’égalité qui cache en réalité la captation du pouvoir économique par le pouvoir politique, le chemin de la souffrance est long, c’est un enfer pavé de décisions toutes aussi stupides les unes que les autres, mais si prévisibles.

Eleveurs, industriels de la viande et grande distribution sont aujourd’hui dans l’œil du cyclone.

Ils paient toute une série de pseudo-avantages qui les avaient précédemment ravis. Ils applaudirent, en son temps, les “Safer” pour maîtriser la terre, les réglementations pour limiter la concurrence, les subventions pour arrondir les fins de mois, les crédits pour croître plus vite que la réalité.

Aujourd’hui ils sont face au mur. Ailleurs, la liberté fait mieux, ils sont hors marché.

Doivent-ils disparaître, puis revenir plus tard, à la force du poignet, plus solides, ancrés dans le réel, ou doit-on les prendre encore plus en charge ?

Il n’y a pas l’ombre d’une hésitation, c’est la deuxième solution qui va s’imposer.

Donc, leur faillite doit être payée par d’autres. Ce ne seront pas les industriels de la viande qui paieront, ils sont logés à la même enseigne que les producteurs, que tout “mono-acteur”.

Ce sera donc la distribution. Pas n’importe laquelle, celle qui pourra faire un transfert de perte sur un autre produit. Ce sera donc la “grande distribution”.

Ainsi sollicitée, la grande distribution va monnayer son intervention, peut-être des ouvertures le dimanche, ou encore plus d’entraves à la concurrence, à l’implantation de nouvelles enseignes, peu importe.

Cela ne lui coutera rien, elle négociera des remises sur ses fournisseurs moins spectaculaires, moins politiques, qui les absorberont et en mourront probablement, mais dans l’indifférence générale.

Cependant, ce cycle apparemment vertueux aura à se reproduire, pour le lait, le vin, le fromage et je ne sais quoi encore, jusqu’au jour, pas si lointain, où pour le pouvoir politique la tentation sera grande de nationaliser la dite “grande distribution”.

“C’est pour mieux te planifier mon enfant” dira le loup.

J’en ai déjà parlé et j’y reviens, tant la chose me parait inévitable.

Est-il un seul employé de ces monstres qui ne se verrait pas, avec ravissement, dans la peau d’un fonctionnaire ? Les familles possédant ces commerces sont si riches, pourquoi s’accrocheraient-elles à un truc devenu si complexe qu’il leur crée plus de soucis que de satisfactions ?

L’Etat planificateur en rêve évidement, faisant abstraction de toute réalité économique il ne voit que le pouvoir immédiat qu’il s’octroierait.

C’est donc vers cet avenir que la planification collectiviste nous entraine inexorablement, avec la complicité aveugle des producteurs et industriels de tout poil qui espèrent ainsi échapper à la concurrence et se gaver en profitant de l’irresponsabilité et de l’incompétence des fonctionnaires qui gèreront ces monstres, comme c’est le cas lors de toute nationalisation.

Pour nous ce sera, à terme, quand nos impôts, subis ou extorqués, ne seront plus en mesure de payer la catastrophe, la danse devant les rayons vides, remake moderne de la danse de nos ancêtres devant les buffets vides.

Bien cordialement. H. Dumas

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Escrocs et fous se partagent le pouvoir

Il faut appeler un chat un chat, car la situation devient intenable.

Nous sommes décimés par la folie et la malhonnêteté de nos dirigeants, ceux-ci englobant évidemment les élus, mais aussi tous leurs complices qu’ils leur soient directement attachés – technocrates et fonctionnaires – ou, plus perversement, associés — économie de connivence et corporatisme protégé.

A partir d’un axiome stupide mais imparable : “la redistribution et l’égalité à tous les étages”, ces malades prétendent nous engager de façon illimitée dans des dépenses inconsidérées qui tireraient leur légitimité de cet axiome.

Tout cela est connu, archi-connu, décime nos voisins et amis, empoisonne le lien social, mais rien n’y fait tant la propagande assujettit nos esprits, tant le sophisme basé sur la compassion est puissant.

Alors, tout simplement, regardons le résultat sur nous même, en tant qu’individus.

Celui-ci ne peut pas être plus ordinaire, plus facile à comprendre : c’est une dette qui nous est imposée, certes au nom de la redistribution et de l’égalité, mais cela n’y change rien c’est une dette.

Le bilan est clair : chacun de nous a une dette à payer, contractée par un tiers sans notre consentement, ce qui n’est pas courant et tout simplement parfaitement illégal.

Dans la pratique la charge de cette dette prend deux aspects :

– 1°-  Le plus grand nombre, non imposé sur le revenu, peut croire échapper au remboursement. Il n’en n’est rien, puisqu’il y participe à travers les impôts indirects et les taxes aussi diverses et variées qu’infinies. Qui plus est, leurs enfants seront à leur tour meurtris par la dette, pour plusieurs générations. Ils restent cependant sans réaction tant ils croient dur comme fer que ce sont d’autres qui paient ou paieront à leur place. Ils succombent au charme de escrocs, ils ne sont pas les premiers et ne seront pas les derniers.

– 2°- Un nombre restreint, les apporteurs de richesse, sont allègrement ponctionnés, directement privés du capital dont ils ont besoin pour justement créer de la richesse, pour eux d’abord, puis pour tous ensuite. Leur affaiblissement peut à la rigueur satisfaire quelques jaloux chroniques, mais, au final, il nuit gravement à l’enrichissement collectif sans lequel la misère ne manque pas de s’inviter à la table sociale.

Le pire est à venir

La propagande et l’exemplarité — qui est son satellite indissociable, voir Daech, les nazis, la Corée du Nord, l’URSS, etc.. – se doivent de frapper les esprits, d’une part pour que les croyants croient, d’autre part pour que les non-croyants filent doux.

C’est ici que Bercy et ses brigades fiscales, prédateurs sans âme, violents, vicieux, pervers, sots, indélicats, aveugles, indifférents, sadiques – cette liste de qualificatifs n’est pas exhaustive – interviennent.

Ils débarquent chez un individu, dont la trésorerie va plus ou moins bien mais peu importe, quoiqu’il arrive ils vont fabriquer une dette.

La trésorerie d’une personne, ou d’une entreprise, ne provisionne jamais un redressement fiscal. Sauf, peut-être, quelques grands tricheurs machiavéliques, sans doute jamais contrôlés, oublions-les s’ils existent puisque, par essence, ils sont indétectables.

Donc Bercy, chaque année, créé une dette personnelle, à 80% irréaliste, chez des centaines de milliers de français ordinaires malchanceux.

Il est probable que ces personnes tenaient leur trésorerie à jour, s’organisaient pour dépenser moins que ce qu’elles gagnaient, vivaient pour la plus grande part en “bon père de famille”, expression consacrée pour définir une gestion raisonnée et prudente de ses revenus.

Majoritairement, ces personnes sont des entrepreneurs, beaucoup sont des entrepreneurs qui sortent juste de la zone d’intense turbulence qui accompagne pendant des années celui qui créé une entreprise.

Et soudain, par le miracle de ces raclures de Bercy, voilà notre “contribuable”, j’ai envie de dire notre “corvéable”, ce serf, cet esclave, face à une dette imprévue, décidée par un tiers : un “redressement fiscal”.

Cette dette, qui plus est, devra être payée sans pour autant pouvoir être déduite des revenus à venir. Elle sera incontestable. Hiérarchie et tribunaux la crédibiliseront par des décisions ou des jugements staliniens sans aucune valeur, sans même que soit pris la peine de l’expertiser, de la valider.

Conclusion

Nous sommes tous endettés collectivement pour des dizaines d’années. Certains croient bêtement y échapper, ils en mourront demain, comme tout le monde.

Pour d’autres, donnée par les brigades de Bercy la mort est immédiate.

Une dette artificielle personnelle leur tombe sur le nez à l’occasion d’un soi-disant “contrôle fiscal” qui n’est en réalité qu’un “racket mafieux”.

Cette dette ne peut jamais être payée sans entrainer la ruine de celui qui est touché, puisqu’elle demande un bénéfice du double de son montant pour son seul service.

Bercy détruit tous les ans des milliers de français par ce biais, pour l’exemple, pour la propagande et…. personne ne se révolte !!!!!

C’est troublant.

Bien cordialement. H. Dumas

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Assez de “république”, vive la France!

Une république n’est qu’un régime politique au même titre qu’une royauté ou un empire. Les républiques populaires ou islamiques ne sont pas des modèles en ce qui concerne le respect du droit des gens. « République » n’est pas synonyme de liberté, ni de démocratie. Aussi étonnant que cela puisse paraître à nos contemporains, l’existence d’une république, d’une constitution ou d’un droit de vote n’est, pour les habitants, ni indispensable à leur liberté, ni une garantie pour leur liberté. Ce qui compte ce n’est pas le régime, c’est que les droits individuels soient respectés. Un royaume ou un empire peuvent y parvenir aussi bien qu’une république.

À la fin de son excellente conférence donnée au Cercle Frédéric Bastiat sur le thème Rome du libéralisme au socialisme, http://www.bastiat.net/fr/bulletin-de-liaison/article/bulletin-de-liaison-95-2eme, Philippe Fabry fait un parallèle avec l’évolution des Etats-Unis. Mais cette leçon antique pour notre temps s’applique aussi à la France. Il est légitime de se poser la question suivante : la « République » vaut-elle la peine que l’on se batte pour elle ? A leur époque les Romains et leurs alliés ont répondu « oui » et ils l’ont fait.

Comment les Français répondraient-ils aujourd’hui ? On peut déceler des signaux inquiétants qui tendent à prouver que d’ores et déjà beaucoup de personnes répondent « non ». Certaines votent avec leurs pieds et, comme les boat people en leur temps, elles fuient le régime communiste et partent à l’étranger. D’autres, qui pour différentes raisons ne peuvent quitter le pays, se comportent comme des boat people de l’intérieur. Elles fuient en renonçant à travailler et à produire des richesses. Ou elles fuient certains métiers ou territoires. Ou elles fuient en ne votant plus. Ou elles fuient en votant pour des partis qu’elles pensent, à tort, hors système… pour les débarrasser du « système ».

Les politiciens devraient se pencher sur les causes de cette désaffection pour leur pays. Or, perdus dans leur monde, coupés des réalités, imbus d’eux-mêmes, ils ne s’y intéressent pas. Ils ne peuvent donc y apporter les bonnes solutions. C’est pourquoi ils s’enferment dans leurs erreurs. Ils multiplient, par des règlements intrusifs et étouffants, les interventions dans la vie privée des gens. Ils les écrasent par des prélèvements obligatoires de plus en plus lourds, en échange de services de plus en plus limités. Par là même, ils réduisent chaque jour un peu plus les libertés individuelles et l’attrait pour la « république »

Donc dans le domaine des libertés individuelles, la « République » française n’est pas à la hauteur de la « République » romaine. La République romaine était « séduisante », la République française l’est de moins en moins. Les politiciens face à la montée des dangers ne pourront même plus appeler à l’amour de la patrie. Le mot « France » a disparu de leur vocabulaire, remplacé par le mot « république ». La France n’existerait-elle déjà plus ? Devant l’évolution totalitaire de l’Empire, les Romains et les autres peuples ont fini par renoncer à le défendre et ils ont laissé les « barbares » détruire leur oppresseur. Prenons garde à ce que la dérive totalitaire de la « république » n’entraîne les mêmes conséquences en cas de menace grave.

« Mais si le gouvernement se charge d’élever et de régler les salaires et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assister toutes les infortunes et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assurer des retraites à tous les travailleurs et qu’il ne le puisse; s’il se charge de fournir à tous les ouvriers des instruments de travail et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’ouvrir à tous les affamés d’emprunts un crédit gratuit et qu’il ne le puisse; si, selon les paroles que nous avons vues avec regret échapper à la plume de M. de Lamartine, « l’État se donne la mission d’éclairer, de développer, d’agrandir, de fortifier, de spiritualiser, et de sanctifier l’âme des peuples »,et qu’il échoue; ne voit-on pas qu’au bout de chaque déception, hélas! plus que probable, il y a une non moins inévitable révolution? » Frédéric Bastiat La loi. A ce jour, malgré la dégradation de la situation économique et sociale, il n’y a pas de révolution. Pas non plus de guerre civile, au sens classique et c’est heureux. On peut quand même remarquer que les politiciens divisent les gens en catégories hostiles qui se font la guerre par vote interposé. Vote par lequel une « majorité sortie des urnes » impose à une minorité ses vues et volontés. C’est aussi une violence. Quant à la guerre étrangère elle est de moins en moins larvée mais reste de « basse intensité »…comme on dit.

La solution de bons sens serait de rendre la France attractive et apaisée en y respectant les droits individuels et la liberté économique Ce n’est pas la voie choisie. Les politiciens restent tous adeptes de la « spoliation légale » et se déchirent sur des politicailleries. Quos vult perdere Jupiter dementat.

Comme diraient les Romains !

Patrick de Casanove
Président du cercle Frédéric Bastiat

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Je ne me connais qu’un ennemi : malheureusement, c’est mon pays.

Modeste architecte et promoteur aux dimensions tout aussi discrètes, je dois avouer que je n’ai pas eu l’occasion professionnelle de me trouver face à des situations d’asservissement qui auraient pu mettre en jeu ma vie ou mon intégrité.

Ne me faites pas dire que ma vie à été “un long fleuve tranquille”, ce ne fut pas le cas et je n’aurais pas souhaité que ce le soit.

Mais disons que les conflits “toniques” que j’ai rencontrés n’ont jamais pris l’allure d’une guerre aveugle et injuste, ils sont restés dans le cadre “sportif” de la compétition économique acceptable, je dirais même nécessaire.

S’il m’a été donné de me voir attaqué, la plupart du temps par surprise, de la façon la plus abjecte et la plus injuste qui soit, ce fut toujours par mon pays. Ou du moins, par des gens prétendant le représenter, agir en son nom.

Avec le recul, je me dis que ce constat est effrayant. Cette situation est-elle de mon fait, comme cherche à me le faire croire la justice qui a à connaître de ces violences ? Ou, au contraire, est-ce lui, mon pays, qui est un oppresseur indélicat ?

Suis-je un asocial ou est-il liberticide?

De quel côté sont objectivement les indélicatesses, voire les forfaitures ?

Je suppose que tous ceux qui se trouvent dans une situation d’agression unilatérale, qu’ils n’ont ni souhaitée ni provoquée, qu’ils ne peuvent que subir sans possibilité d’y échapper ou de s’en défendre, doivent se poser les mêmes questions.

Récemment, je comparaissais devant La Cour d’Appel de Montpellier.

Il était question de l’agression dont j’ai été la victime, sans aucun motif préalable, de la part de trois gendarmes rentrant vers leur caserne dans un véhicule banalisé. Il était 23H00 environ, je sortais d’un restaurant avec mon épouse. Nous avions partagé un repas léger et une demi-bouteille de rouge. Les trois pandores ont fait mine de nous doubler dans leur voiture banalisée et, arrivés à notre hauteur, ont braqué une puissante torche en plein dans notre figure.

Pas aimable dans ces conditions, ne sachant pas à qui j’avais affaire, j’ai entravé leur manœuvre de dépassement. Ils ont alors sorti leur gyrophare et se sont fait connaître. J’ai immédiatement obtempéré et les ai suivis, sachant parfaitement que les emmerdements commençaient.

Ils m’ont fait arrêter dans une bretelle de sortie de l’autoroute, sur des “zébras”.

Là, les trois sires, roulant les mécaniques, sont passés à la cérémonie des papiers, l’œil suspicieux et la mine silencieuse de ceux à qui “on ne la fait pas”.

Tout étant en ordre, nous sommes logiquement passés à la “soufflette” dans l’alcootest. Surprise, à la quatrième “soufflette”, ils en redemandent encore prétextant que je souffle mal, probablement parce que le résultat ne leur convient pas.

Un peu ulcéré par la tournure des évènements, je décide de prendre une photo, je me recule légèrement pour prendre toute la scène, y compris son environnement. Alors là, c’est le déchainement. Les trois jeunes pandores me sautent sur le poil, clef dans le dos, menottes aux poignets et projection violente dans leur voiture.

Le souffle coupé par cette agression gratuite, je m’évanouis.

Panique sur place, ils laissent mon épouse sur le zébra avec une voiture que nous venions d’acheter, qu’elle n’avait encore jamais conduite, après lui avoir fait souffler à son tour dans l’alcootest sans problème, alors que nous avions exactement partagé la demi-bouteille de vin.

Je me réveille dans la salle des urgences d’une clinique, je n’ai plus les menottes, à mon chevet…. l’un des pandores.

Là, je pète un câble et je lui dis d’aller se faire foutre, qu’il n’a rien à faire dans cette salle qui est un lieu privé. Effectivement, il s’en va.

Le toubib me trouve un peu énervé, un pouls et une tension trop hauts, déconseillés pour mes artères devenues fragiles au fil des ans. Il veut me garder pour la nuit, je refuse supposant que personne ne voudra payer la facture, surtout pas moi.

Quelques jours plus tard, deux des trois pandores sonnent à mon domicile, mon épouse les envoie à mon bureau, là, averti, j’enregistre notre conversation.

Vous n’aurez pas le plaisir de la visionner, je suis un peu las de me faire allumer par la justice chaque fois que je mets sur ce blog des preuves de ce que j’avance, mais qui sont considérées comme des atteintes à la vie privée dès lors qu’il s’agit de fonctionnaires dans l’exercice de leurs basses fonctions. Même, comme ici, quand ils mentent effrontément.

Cette aventure, traduite en langage flics intouchables, représentant la France, mon pays, donne ceci :

“Le sieur Dumas circulait sur l’autoroute quand nous l’avons soupçonné d’avoir gêné un automobiliste qui avait klaxonné. Lorsque, vêtus de nos chasubles réfléchissantes (faux personne ne réfléchissait dans leur voiture, pas même les chasubles), nous nous sommes portés à sa hauteur il a accéléré pour nous semer et nous doubler par la droite !!!! Nous l’avons héroïquement rattrapé, il nous a suivi, nous nous sommes arrêtés sur des Zébras pas dangereux. Quand il a ouvert la fenêtre de sa voiture, une odeur caractéristique d’alcool nous a sauté au visage, si, si, (sauf qu’à la clinique, une demi-heure plus tard, le toubib a déclaré un œil vif, une langue normale, pas d’odeur d’alcool). Puis, le sieur Dumas a tenté de fuir (à 70 ans, en pleine nuit, sur l’autoroute, en abandonnant voiture et épouse; arrêtez de rigoler vous allez faire un infarctus). Nous avons dû le rattraper, il a alors eu un acte de rébellion caractéristique, consistant à appuyer, menaçant, ses mains sur la poitrine d’un gendarme (arrêtez de rire je vous dis, ce n’est pas charitable pour leur histoire).

Puis, il a feint un malaise, nous l’avons alors amené à la clinique de Castelnau (sauf que le toubib a constaté un malaise réel et que les pandores, affolés, n’ont pas hésité à faire vingt minutes de route pour amener leur proie dans la clinique où ils ont leurs habitudes, alors que, vu l’urgence, ils auraient dû m’amener à la clinique du millénaire qui était à 3 ou 4 minutes de trajet).

A la clinique, mon agacement légitime se transforme en outrage, on appelle à l’aide Hitler et les camps de concentration auxquels j’aurais comparé leurs méthodes (Allons bon. Tout ceci est faux. Evidemment, les noms d’oiseaux oui, Hitler et les camps non, où alors si peu. On notera que l’outrage demande que la personne outragée soit présente, ce serait donc l’aveu par les pandores de leur présence dans la salle des soins, formellement interdite ???).”

Et la justice dans tout ça ?

Saisie dans le même temps par la hiérarchie de nos pandores en folie pour outrage et rébellion, et par moi pour abus d’usage de la force publique et non assistance en personne en danger, le procureur n’instruit que la plainte des gendarmes et exclusivement à charge. Il confie un semblant d’enquête à… la gendarmerie.

Malgré cela, l’audition des gendarmes est catastrophique, ils se contredisent, racontent des incohérences qu’un enfant de dix ans percevrait. Mes conclusions devant la justice : le lien.

Que croyez vous qu’il advint ?

J’ai été lourdement condamné en première instance à participer à l’argent de poche des trois pandores.

En appel, un Avocat Général, pourtant particulièrement intelligent, a emboité le pas à la version ridicule des gendarmes, et la juge, ébranlée par la réalité des faits, m’a déclaré que tout cela n’était qu’une question d’appréciation de ces faits !!!

Pas de doute, je vais être une nouvelle fois condamné, mais je saurai que ce n’est pas pour les faits, dont finalement tout le monde peut constater qu’ils sont faux, mais pour…. “une appréciation des faits”.

Chapeau les artistes.

Sur la route où à son bureau, chacun est exposé aux abus de pouvoir quotidiens des gendarmes ou des inspecteurs du fisc, qu’il sache que la justice n’est là que pour entériner ces abus de pouvoir, que la population est majoritairement favorable à ces simulacres de justice et à cette oppression liberticide.

Bien cordialement. H. Dumas

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Pourquoi le système de santé français ne marche pas : la destruction du libre choix individuel au profit de l’arbitraire du politique.

Un peu d’histoire

Le politique a toujours plus ou moins mis son nez dans les relations entre les médecins et les patients. Jusqu’à la 2ème guerre mondiale il le faisait par petites touches et par à-coups.

Le changement de modèle économique a eu lieu en 1945.avec la prise de contrôle par l’État de l’assistance à autrui (1). De là date le début de la nationalisation du système de santé français.

« La fraternité est spontanée, ou n’est pas. La décréter, c’est l’anéantir. La loi peut bien forcer l’homme à rester juste; vainement elle essaierait de le forcer à être dévoué. » Frédéric Bastiat Justice et fraternité. C’est à ce moment-là qu’a été détruite la « médecine de l’individu. » Toutes les lois, décrets et conventions qui ont suivi n’ont eu pour but que d’étendre et parachever cette nationalisation. Ce n’est donc pas avec la première convention médicale de 1971, ni avec les ordonnances de 1996 du plan Juppé, ni avec la loi santé de Marisol Touraine que s’est joué l’avenir de la médecine en France ou qu’a eu lieu le changement de paradigme. La faute initiale et l’erreur conceptuelle de base datent des ordonnances de 1945.

Pour construire la Sécurité Sociale l’État a détruit tout ce qui existait : assurances, solidarités familiales, sociétés de secours mutuels, associations de bienfaisance, paternalisme, « contrat »(2) avec le médecin etc. « En premier lieu, nous constatons que toujours ou presque toujours le service public éteint, en droit ou en fait, le service privé de même nature. Quand l’État se charge d’un service, généralement il a soin de décréter que nul autre que lui ne le pourra rendre” Frédéric Bastiat Services privés, service public. Pour leur faire avaler la pilule et confisquer leurs économies les hommes de l’État ont fait miroiter aux Français un avenir radieux et solidaire où ils n’auraient plus besoin d’épargner, donc de se priver, pour leur retraite ou leur santé.

Hier comme aujourd’hui il existe une majorité de personnes qui croient les promesses des politiciens.

Aux sources du désastre :

La destruction de la Responsabilité individuelle au profit de l’arbitraire du politique

La création de la Sécu a eu lieu il y a bientôt quatre générations. Personne ne se souvient de ce qui existait avant. Il y a pire : bien des Français sont persuadés qu’avant la Sécu il n’existait rien ou seulement l’exploitation de la misère des Français par les « capitalistes ».

Ainsi il paraît que « le Conseil National de la Résistance a créé un système de protection sociale solidaire, et nationalisé les grandes sociétés d’assurances privées, au motif que la souffrance ne devait pas être source de profit pour « les grandes féodalités » (3).  Est une « grande féodalité » ce qui échappe à l’État. Une grande féodalité d’État s’appelle un « service public » et bénéficie d’une rente à vie appelée « monopole du service public » Mettre fin aux « grandes féodalités » est prétexte à la confiscation par l’État du système d’assistance et de solidarité. L’alibi de la confiscation est que seul l’État pourrait assurer la protection sociale et la justice sociale. Le collectivisme donne tout pouvoir aux politiciens dans le but d’asseoir leur domination sur les populations. Cet objectif de domination est parfaitement cohérent avec la logique étatique des communistes et des gaullistes qui ont mené à bien cette spoliation.

En créant la Sécurité sociale l’État a détruit la responsabilité personnelle. Or « Ce n’est jamais sans créer pour l’avenir de grands dangers et de grandes difficultés qu’on soustrait l’individu aux conséquences de ses propres actes ». Frédéric Bastiat, Des Salaires. La responsabilité personnelle détruite a été remplacée par l’arbitraire du décideur politique. L’État devient juge et parti. Il décide seul et selon son bon plaisir de l’ensemble de la politique de santé. Chaque parti a son bon plaisir. Cette intervention de l’État introduit un tiers dans le « colloque singulier ». Le colloque singulier qui est cette relation particulière, unique, intime et de confiance qui unit le médecin et son patient, est détruit.
Le politicien ne peut tolérer le colloque singulier parce que son humanité désintéressée lui échappe. Or il a besoin de tout contrôler. Il pense que les normes et les réglementations remplacent en efficacité don de soi, dévouement et abnégation.

C’est de cet instant destructeur que date la naissance de l’assistanat et de la dépendance des Français vis-à-vis de l‘État. Les politiciens en général et les thuriféraires de la Sécu en particulier, dénoncent la « société d’assistance » pour mieux l’aggraver parce qu’ils y voient la preuve de l’incapacité des Français à se prendre en charge. Ils affirment que les Français, peuple d’assistés, ne pourraient rien faire de bon par eux même, surtout pas prendre soin de leur santé. Ils décrètent que nulle réforme n’est possible avec des gens pareils. Bien entendu c’est faux mais soixante-dix ans de conditionnement des populations ont été efficaces. Les Français finissent par le croire. Enfin cataloguer les Français comme irréformables évite aux politiciens de leur proposer de véritables réformes.

Les intérêts des politiciens obéissent à des objectifs qui leur sont propres. Dans une démocratie il s’agit d’être élu . Ils ont besoin de clientèles qu’ils achètent. La Sécu et ses remboursements discrétionnaires leur sont utiles. L’intérêt général n’a rien à voir là-dedans. D’ailleurs les politiciens prétendent être seuls à le connaître et il varie en fonction de la faction qui s’empare du pouvoir. C’est autour du phantasme de « l’intérêt général »que s’est bâtie la Sécu. Le prétexte est d’établir la « justice sociale » qui n’a rien à voir avec la justice puisqu’il s’agit de voler les uns au profit des autres et vice versa.

Aucune justice ne peut reposer par le vol. Une spoliation légale reste une spoliation et engendre toujours l’injustice.

Patrick de Casanove

auteur de Sécu comment faire mieux

[1] http://www.bastiat.net/fr/blog/article/frederic-bastiat-et-la-protection

[2] J’entends par contrat le petit carnet sur lequel le médecin inscrivait les soins à apporter à tel ou tel et la rémunération convenue en nature (canards, légumes, confiture etc.) ou en espèces. J’ai eu entre les mains le petit carnet du médecin d’Ondres au début du XXème siècle.

[3] Christian Lehmann http://enattendanth5n1.20minutes-blogs.fr/archive/2015/04/02/marisol-touraine-derniere-en-date-d-une-longue-lignee-de-fos-916040.html

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Crise grecque l’occasion manquée

La crise grecque a éclaté le 21 octobre 2009 quand le ministre grec des finances a annoncé un déficit public de 12,5 % du PIB au lieu des 3,7% attendus.

Deux plans de sauvetage qui furent des échecs se sont succédé. « La dette grecque s’élève à plus de 315 milliards d’euros soit 175% du PIB grec. Un PIB qui est passé de 237 milliards en 2009 à 179 milliards en 2014 (…) les gouvernements successifs ont dû diminuer les salaires d’un tiers dans la fonction publique et le secteur privé. Le revenu des ménages a chuté de 35%. Le nombre de fonctionnaires a été réduit d’un tiers de 2009 à 2014. Un quart des entreprises grecques a dû fermer». (1) La Grèce est en défaut de paiement depuis le 3 juillet. Le chômage atteint 25,7% celui des jeunes 50%. Le FMI estimait le 3 juillet à 55,42 milliards d’euros les besoins d’aides de la Grèce dans les 3 ans à venir. L’Eurogroupe estime les besoins entre 82 et 86 milliards pour la même période. Les gens souffrent et pleurent devant les distributeurs de billets fermés.

C’est l’échec des constructivistes européens et grecs. Ce sont les politiciens Grecs qui par des politiques étatiste et clientélistes ont conduit le pays au bord de l’effondrement. Ce sont les politiciens européens qui ont mis en place une Europe dont les objectifs sont inconnus. Une Europe qui se fissure sous les coups de l’immigration. Une Europe qui se fissure sous l’effet de la crise économique, la crise grecque étant la plus patente. Obnubilés par leur obsession de bâtir une Europe de la réglementation, des subventions, du super État et de l’uniformité ils ont accepté pour des raisons idéologiques, n’importe qui, n’importe quoi, n’importe comment. Quand la crise a éclaté ce sont ces constructivistes qui ont d’un côté proposé et de l’autre accepté de prétendues réformes qui n’étaient que des mesures paramétriques. Comme d’habitude elles ont, d’une manière ou d‘une autre, consisté à ponctionner davantage les individus pour sauver l’État.

Les Grecs sont épuisés. Le 5 juillet une majorité d’entre eux a dit « non » aux mesures exigées par l’Europe. Les contribuables européens sont, pour beaucoup, dans une situation à peine moins mauvaise que les Grecs et ils sont à peine moins épuisés. Mais personne ne leur a demandé leur avis.

Les Grecs pensaient qu’un étatiste pouvait les sauver. C’est la douche froide. Malgré un rejet massif du plan européen par sa population Alexis Tsipras a décidé et fait accepter par le parlement Grec ces mêmes mesures d’austérité exigées par les Européens avant le référendum. C’est de la spoliation légale dans toute sa splendeur. On trouve pêle-mêle augmentation de la TVA, fin des avantages fiscaux pour les îles, recul progressif de l’âge de la retraite, suppression progressive du complément retraite, cotisations santé des retraités portées de 4 % à 6 %., hausses de taxes et d’impôts sur les sociétés, sur les compagnies maritimes ou le luxe, réforme du marché du travail. Cela en échange, espère–t’il, de liquidités et d’une restructuration de la dette. Grâce à quoi Alexis Tsipras veut pouvoir augmenter la dépense publique pour une relance par la consommation. Parmi les dizaines de milliards dont la Grèce a besoin, Alexis Tsipras en demande 35 « pour la croissance ».

Après de telles concessions qui s’assoient sur le référendum, les Grecs pensaient que l’accord Européen serait relativement aisé à obtenir. Or, l’autre douche froide pour les Grecs a été que les européens ont renâclé et exigé encore plus de garanties et de sacrifices. La confiance n’y était plus.

Le gouvernement grec aux abois a dû passer sous les fourches caudines des européens et accepter des conditions draconiennes qui montrent que la Grèce est véritablement sous tutelle. Les individus sont méprisés et écrasés par les politiciens. C’est à ce prix que Tsipras a obtenu le troisième plan de sauvetage. Malheureusement ce plan ne sauvera rien. Tout au plus retardera-t-il, peut-être, l’échéance. Nous assistons à une fuite en avant dont l’issue la plus probable n’est pas la prospérité de la Grèce. Si une politique de ce genre est mise en place la catastrophe sera immanquablement t au rendez-vous et tout cela n’aura servi à rien. La relance par la dépense publique n’a jamais fonctionné. La fuite dans la dette, restructurée ou pas, non plus.

Christian Noyer, Gouverneur de la banque de France et membre de la BCE affirmait sur Europe1 le 8 juillet qu’il fallait une réforme économique qui remette la Grèce sur la voie de la croissance et une aide financière. Christine Lagarde, Directrice générale du FMI, dit la même chose différemment, le même jour lors d’une conférence de presse à Washington.

La bonne question est : qu’entend-on par réforme structurelle profonde ?

Si l’on regarde l’Index of Economic Freedom 2015 la Grèce figure au 130ème rang mondial en termes de liberté économique, entre le Surinam et le Bagladesh. Avec 54 points elle perd 1,7 point par rapport à l’an dernier et 6,3 points depuis 2011. Or les faits montrent que plus le pays est économiquement libre plus il est prospère. Perdre 6,3 points de liberté économique ne peut que conduire à un drame. La Grèce est considérée aujourd’hui comme « plutôt non libre ». Elle s’enfonce dans le socialisme. Elle suit « La route de la servitude »

Il y avait pourtant une opportunité extraordinaire à saisir avec le résultat de ce référendum. Cette chance consistait à prendre acte que les Grecs ne voulaient plus de se faire spolier, piller, pour sauver l’État grec en se couchant devant le super État européen, alors qu’eux même auraient sombré dans la misère. Elle consistait à prendre acte que puisque les Grecs ne veulent pas se laisser imposer quoi que ce soit, surtout pas des mesures spoliatrices, il fallait qu’ils décident à titre personnel. Elle consistait à leur proposer de prendre directement leur destin en main, d’assumer la responsabilité de leur vie et des leurs choix. Cela serait revenu à organiser le repli de l’État et le retour des libertés individuelles. C’est-à-dire remette réellement l’Homme au cœur du système puisque chaque individu redeviendrait propriétaire et décideur de sa vie.

Tsipras et les Européens ont choisi une autre voie.

Ces politiciens sont perdus dans les constructions artificielles. Ils sont dans le « ce qu’on voit.» Ils croient qu’en augmentant les impôts et taxes, en particulier en « taxant les riches » on remplit les caisses. Ils sont adeptes de la « spoliation légale », de l’État providence tout puissant et des systèmes par répartition. Ils ne connaissent pas la courbe de Laffer « trop d’impôt tue l’impôt ». Ils parlent du « peuple » mais oublient les gens qu’ils n’aiment pas. Ils détruisent les incitations et font fi de « l’action humaine ».

La Grèce est au bord du chaos. Elle n’a rien à perdre et tout à gagner à entreprendre des réformes audacieuses. Pour s’en sortir les Grecs doivent reprendre directement en main leur vie et recouvrer leur liberté confisquée.

Au-delà des chiffres qui ne sont pas toujours fiables, voir ceux grâce auxquels la Grèce est rentrée dans la zone euro et ceux des estimations des besoins grecs pour les trois prochaines années, au-delà des prévisions qui ne sont souvent que des plans bâtis sur la comète ou des vœux pieux, au-delà des intentions véritables de chacun, la seule réforme structurelle véritable est de mettre fin à l’État providence. De toute façon il est en faillite.

La seule véritable réforme structurelle est de rendre aux individus leur liberté de choix, la libre disposition de leur vie. C’est le retour de l’action humaine et des incitations. Toutes les personnes sensées savent ce qu’il faut faire. « Se conserver, se développer, c’est l’aspiration commune à tous les hommes, de telle sorte que si chacun jouissait du libre exercice de ses facultés et de la libre disposition de leurs produits, le progrès social serait incessant, ininterrompu, infaillible. » Frédéric Bastiat « La Loi » C’est la réduction de l’État aux fonctions régaliennes et au filet de sécurité pour les plus démunis. Tout le reste est du domaine de la liberté individuelle.

Ce n’est pas ce que fera Tsipras ni ce que préconisent les européens.

Pour appliquer Bastiat la politique attend toujours son Dick Fosbury : celui qui sort des cadres de référence, qui agit différemment et qui gagne.

Cela vaut aussi pour la France.

[1] http://www.cfdt-interco21.fr/actualites/475-crise-grecque-et-enjeux-europeens.html

Patrick de Casanove
Président du Cercle Frédéric Bastiat
14 juillet 2015

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