Tous les articles par Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

J’étais là…

C’était un de ces mot d’ordre actuel. Plus ou moins présent sur le net. Lancé par on ne sait qui. Il m’intéressait évidemment.

 

Le principe étant de se trouver au même endroit, au même moment, sans autre lien que celui d’obtenir une masse d’énergie et de pensée tendue vers un refus, un souhait, une revendication.

Pas de contact entre présents, pas de signe particulier ni de volonté de manifestation, une simple présence.

C’est ainsi que, lorsque j’ai eu connaissance du fait que tous avaient prévu d’être là, sur le parvis du Ministère des Finances, à Bercy, d’y venir tous les deuxième Jeudis du mois, de 18H à 19H, la première fois étant le Jeudi 12 Septembre 2013, j’ai eu envie d’y être.

Qui a lancé cette idée, je l’ignore, et je dirais peut importe.

Je ne peux pas dire si j’étais seul, simplement il ne paraissait pas y avoir grand monde. Je pense m’être trompé dans l’exactitude du lieu. Bercy s’étend sur deux trottoirs, le bâtiment enjambe la rue de Bercy, j’étais côté Ouest, il aurait peut-être fallu que je sois côté Est. Quoiqu’il en soit, si d’autres personnes étaient là, tout contact étant interdit, cela n’aurait pas changé grand-chose à ma situation et à mes pensées.

Donc j’arrive sur le parvis à 18H pétante. Dans cet espace très minéral, relativement vaste, il y a un banc, un seul. Je m’y assois. Hélas, un léger crachin rapidement m’importune et m’amène à me réfugier sous l’arche du bâtiment du Ministère enjambant la rue.

Sous cette arche l’impression est étrange. J’avais jadis ressenti fortement à Rome, devant la basilique Saint Pierre, l’impression de domination, de puissance, de richesse et d’arrogance qui émane de cet édifice. Il en dit plus long sur la papauté que tous les livres édités à ce sujet.

Sous l’arche de Bercy, rien de tout cela, c’est bien pire. Les deux parois, de part et d’autre de la rue, sont terriblement verticales et sombres, le sous-plancher du bâtiment qui les relie est noir. Tout cela donne l’impression d’être au fond d’un gouffre, lorsque l’on regarde en l’air. Finalement, pour le contribuable qui est là, l’impression se confond avec sa réalité…. Le gouffre est prégnant.

Il se trouve que, curieux de découvrir ce que sont les contrôles fiscaux, un journaliste m’avait proposé une rencontre sur place.

Bien nous en a pris. D’abord cet homme sympathique m’a aidé à occuper l’heure que nous devions passer sur les lieux.

Puis, et c’est beaucoup plus amusant, il m’a sans doute évité une épreuve d’intimidation de la part de notre police nationale.

Parce que, figurez-vous qu’il y avait sur place une camionnette de policiers, dédiée à cette opération, qui a quitté les lieux en même temps que nous.

De cette camionnette, fonçant droit sur nous, jaillirent deux policiers en civil, la PJ sans doute. Ils se présentèrent et nous demandèrent ce que nous faisions là. Personnellement, j’aurais répondu “en quoi cela vous regarde” et paf, je tombais dans le piège. J’aurais immédiatement été amené à la camionnette (panier à salade), subi l’épreuve du contrôle d’identité, et probablement sermonné.

Au lieu de cela, le journaliste a pris la parole et a simplement dit que nous avions rendez-vous sur place pour converser en privé, ce qui avait l’avantage d’être la stricte vérité, et a mis nos pandores dans un tel embarras qu’ils firent immédiatement demi-tour.  Merci donc à ce journaliste. Que l’épisode serve de leçon.

Pendant ce temps, un autre éminent policier en civil, pas du même service, des Renseignements Généraux sans doute, interrogeait une personne présente.

La morale de cette histoire est que si les français viennent en masse à cette “trottoir-partie” mensuelle, la police “bunkerisera” Bercy.  

L’histoire est pleine de dictateurs périssant dans leur bunker, en gros c’est l’usage quasi exclusif de ce type de configuration.

On peut rêver, nous pauvres esclaves pillés depuis ce site stratégique, et imaginer qu’il devienne la prison de nos bourreaux une fois par mois.

Peut-on être condamné pour “rêve interdit” ? Je l’ignore.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Le pillage d’Etat est-il légitime ?

C’est la question à laquelle, aujourd’hui, doivent répondre ceux qui ont le pouvoir ou qui souhaitent le prendre.

Avant de réfléchir à cette problématique, je vous propose de rapporter la preuve que ce pillage existe pour ceux qui en douteraient ou pour les tribunaux qui auraient à se pencher sur ce point à la suite de poursuites en diffamation que pourraient engager Bercy contre ce billet, directement ou à travers l’un de ses représentants, comme il le fait habituellement.

Je vous propose de vous rapporter aux deux billets suivants :

un contentieux fiscal en toutes transparence

ces magistrats complices

https://www.temoignagefiscal.com/article-ces-magistrats-complices-118915295.html

Si vous avez relu ces billets, vous avez pris acte qu’il n’est pas contestable que les Services Fiscaux poursuivent une société m’appartenant, pour fraude fiscale, à hauteur de 1.238.096 €. Les arguments avancés sont irréels puisqu’il s’agit d’une part d’un refus de remboursement de TVA à cette société qui par ailleurs et de façon indiscutable est soumise à la TVA, et, d’autre part d’un redressement basé sur une opposition à contrôle fiscal totalement imaginaire suivie d’un redressement non moins irréaliste. A cette somme il y a lieu d’ajouter, pour le même dossier, 500.000 € au titre du même redressement mais en ce qui concerne l’associé propriétaire que je suis, soit donc un total de 1.738.096 €.

Le pillage suppose deux conditions, une dépossession indue, mais aussi totale, irréversible.

La dépossession totale et irréversible

Voici le mail en réponse que j’ai reçu, hier Mercredi 11 Septembre 2013, des Services Fiscaux, à qui je demandais de me laisser la possibilité de vendre deux lots de cette société, pour manger, tout simplement.

” Pôle de Recouvrement Spécialisé 17

26 avenue de Fétilly

17020 La Rochelle

tel: 05.46.27.57.85

fax: 05.46.51.46.96

Bonjour M. Dumas,

J’ai pris note de votre requête ci-dessous, à laquelle je ne peux pas accéder.

En effet, vous avez été débouté sur l’ensemble de vos demandes par jugement rendu le 30 mai 2013 (audience du 16/05/2013) par le Tribunal Administratif  de Poitiers.

Le recours en appel devant la cour administrative de Bordeaux n’est pas suspensif de paiement.

La Sarl “Les Hauts de Cocraud” reste devoir au Pôle de Recouvrement Spécialisé de La Rochelle, à ce jour, la somme précise de 1.238.096,59 euros. Les 15 lots et parkings qui représentent le patrimoine de cette société valent environ 3 millions d’euros selon la dernière estimation des domaines.

Une vente immobilière va être prochainement initiée par ma direction pour obtenir le règlement de cette somme.

A mon sens, il vous reste une alternative :

– soit la vente amiable de plusieurs lots pour en tirer le meilleur prix, ce qui permettra de solder l’intégralité des dettes de la Sarl “Les Hauts de Cocraud” en attendant le résultat de votre appel. Si vous avez gain de cause au final, vous pourriez alors obtenir des intérêts moratoires.

– soit la mise en redressement judiciaire de la société, ce qui la protégera des poursuites exercées par ses divers créanciers.

Je vous prie d’accepter, M. Dumas, l’expression de mes sentiments les meilleurs.”

La dépossession est bien totale et irréversible, la vente pour 3 millions d’€ est loin d’être assurée, tant à cause du contexte général que des contraintes particulières de l’ensemble visé, contraintes que le fisc n’ignore pas. Mais, faisons comme si…

Les comptes sont simples :

3.000.000 € – 1.238.096 € – 500.000 € = 1.261.904 €

L’impôt généré par la vente de l’ensemble au prix de 3.000.000 €, est d’environ 1.500.000 €.

Donc, la vente réalisée, je resterai devoir 240.000 €, plus tous les frais, donc probablement 350 à 400.000 €.

Dans cette société, au terme d’un travail et d’une prise de risque de vingt ans, le bilan pour moi sera une perte de 400.000 €, sans aucun bénéfice perçu à ce jour, c’est bien d’un pillage dont nous parlons.

Les responsables de ce pillage

Toujours hier, Mercredi 11 Septembre 2013, les Ministres Moscovici et Cazeneuve présentaient le budget de la France lourdement déficitaire. L’agence Reuter rapportant ce fait déclarait :

“Il se traduirait par 15 milliards d’euros d’économies par rapport à la croissance tendancielle des dépenses, dont neuf milliards pour l’Etat et six milliards sur les dépenses sociales, etpar trois milliards de hausses des prélèvements provenant pour l’essentiel de la lutte contre la fraude fiscale.”

Cette déclaration est fondamentale, elle appelle au crime. Il doit y avoir 3 milliards de plus prélevés sur le compte de la fraude fiscale en 2014, qu’il faut rajouter aux sommes déjà prévues à ce sujet les années précédentes (4 milliards) et évidement reportées en 2014.

Il s’agit d’un ordre à fabriquer, quoiqu’il arrive, sept milliards de fraude fiscale. C’est ainsi que la machine va se mettre en route, qu’au nom de la fraude fiscale le pillage peut commencer.

Contrôleurs indélicats, tribunaux complices et recouvrements aveugles, vont pouvoir continuer et amplifier leur sale besogne.

Les bénéficiaires de ce pillage

Ce sont évidemment tous ceux qui bénéficient des largesses d’un Etat obèse, incontrôlé, se mêlant de tout et de rien, difforme. En tout premier rang évidemment les fonctionnaires, puis les assistés à divers titres, les intrigants, les opportunistes, tous font mine de ne pas voir ce pillage, la propagande officielle leur donne bonne conscience en parlant de fraude fiscale. Quoi de plus logique que de punir le fraudeur ?

Et pourtant

Chaque homme né libre. Ce qu’il fait lui appartient personnellement, en bien ou en mal. La société n’a aucune responsabilité, aucun droit, sur le résultat de ses actions. Pas plus qu’elle ne doit assumer les crimes d’un individu elle n’en peut revendiquer les réussites, les deux participent de la vie privée et inaliénable de l’homme. Il s’agit de sa “vie privée”. La société peut juger les hommes, mais elle ne peut pas se substituer à eux, devenir criminel ou riche à leur place.

Le sacrifice

De quel droit un groupe d’hommes peut-il exiger, comme ici, le sacrifice d’un autre groupe de ces mêmes hommes ? Depuis longtemps cette coutume est abolie, les luttes contre l’esclavage, la discrimination, les classes prétendent avoir éradiqué l’exploitation de l’homme par l’homme.

Et pourtant, aujourd’hui, une propagande effrénée désigne comme bouc émissaire une fraude fiscale quasi inexistante, pour sacrifier une partie des français au bénéfice d’autres français.

Ce pillage est ignoble, mais il n’est qu’un début. Il se terminera de la pire manière. Balzac disait : “Après le vol vient le meurtre”.

Bien cordialement. H. Dumas

 

PS : J’ai eu confirmation que ce soir à 18H, les “veilleurs du fisc” seront silencieusement présents devant Bercy, j’irai.

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La ruse ou la force

A ce jour j’ai écrit 317 billets. Je prends conscience que ces billets ne sont ni des essais, ni des articles, ni des paroles de chanson, pas plus des poèmes, encore moins des livres, ils sont des billets, un point c’est tout.

Nous sommes très, très, nombreux à écrire tous les jours ou plusieurs fois par semaine des billets, chacun sur des sujets qui le passionnent.

Je me dis qu’il s’agit probablement d’une nouvelle forme littéraire, née avec internet. Inconsciemment une sorte de règle de la forme et du fond pour ces billets est en train de se construire. Je suis persuadé que l’aventure a de l’avenir, reste à savoir ce qu’il en sera de la conservation de ces nouvelles formes d’expression littéraire et de leur sélection.

Ceci dit, c’est du pouvoir dont je voulais vous parler… c’est sans aucun rapport.

En ce qui me concerne, vous vous en doutiez, je pense que le pouvoir n’a aucune raison d’exister, sauf pour chacun sur soi-même, dans la limite du respect de celui des autres.

Toutes les propagandes, qui tentent de persuader les crédules qu’ils ont besoin qu’un pouvoir agisse ou réfléchisse pour eux, sont des escroqueries.

Il n’empêche que le pouvoir existe et s’épanouit ici et ailleurs, en réalité partout. Ce qui, pour ceux qui le convoite, serait la preuve que l’on ne peut pas s’en passer.

Personnellement je m’en passe et m’en trouve très bien, je n’imagine ni le subir ni le prendre. Nous pourrions tous nous en passer.

Il n’est nullement besoin du pouvoir pour assumer les prestations utiles au groupe, que celui-ci se doit de prendre en charge, qui ne réclament que de la compétence et non du pouvoir.

D’ailleurs, la plupart des hommes ne recherchent pas le pouvoir, en tout cas pas le pouvoir global, peut-être un petit pouvoir, par-ci par-là….

Pour les compulsifs du pouvoir global, il y a deux façons de le prendre, la force ou la ruse.

La ruse

Employée seule, elle est principalement l’arme de ceux qui visent le pouvoir à travers la domination économique. En gros, utilisée de façon plus ou moins honnête selon les intervenants, la ruse est l’arme des acteurs de l’économie. Elle n’exclut pas une part possible de sincérité, mais, in fine, elle visera incontestablement à apporter, à travers le pouvoir, un avantage économique à celui qui l’emploie.

La ruse a pour avantage principal sa non-violence. Aussi, son éventuelle réversibilité. Le rusé négocie, il est capable de perdre un peu pour ne pas perdre tout ou pour gagner plus.

Par ailleurs, il ne touche pas à l’intégrité physique de son partenaire. A tout prendre, le rusé serait le moins néfaste des hommes assoiffés de pouvoir.

 

Autres spécificités de la ruse : elle demande peu de moyens pour être utilisée et elle est limitée dans ses dégâts potentiels.

Ne déduisez pas de ce catalogue, finalement presque acceptable, que je suis un adepte de la ruse, ce n’est pas le cas. Je pense que l’on peut être un acteur économique sans rechercher le pouvoir, donc pour moi la ruse est inutile, totalement inutile. Mais, ce billet tente d’évoquer le pouvoir…

La force

Là est le vrai pouvoir, celui qui tient entre ses mains la vie des autres, sur laquelle il s’exerce.Le pouvoir par la force, “librement” consenti par les “sujets”, est en principe l’apanage de l’Etat.

La force n’incline pas à la discussion, elle impose, évidemment.

Pas besoin de convaincre pour prendre le pouvoir par la force, mais attention, il faut impérativement rester le plus fort, sans quoi les risques sont grands de voir la force se retourner contre soi.

La force comme outil d’accès au pouvoir parait la voie la plus simple, cependant rien n’est moins sûr.

La force et la ruse

Il arrive que les deux s’allient pour prendre ou garder le pouvoir. C’est moins courant que ce que l’on pourrait croire, pour la bonne raison que les hommes de pouvoir ont horreur de partager. Cependant, lorsque c’est le cas, l’espoir de retrouver la liberté et la pleine et entière jouissance de sa propre vie s’évanouit, au loin… C’est un peu, beaucoup, le cas de la France. N’est-il pas ??

Brièvement résumé

L’économie cherche à prendre le pouvoir par la ruse, le dogme par la force.

C’est ce qui explique qu’Hollande, formé au dogme socialiste soit un va-t’en guerre concernant la Syrie, tout comme son ami Obama lui aussi dogmatique, pendant que les autres dirigeants occidentaux plus sensibles au pouvoir économique, privilégient la ruse.

N’est-ce pas malheureux que les hommes, nés libres sur la terre, acceptent de se laisser convaincre qu’ils ont besoin d’un pouvoir qui leur soit supérieur, qui leur vole leur vie par la ruse ou par la force. Quel gâchis….

 

Bien cordialement. H. Dumas

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DEBOUT

Etre debout est le souci de l’homme. Tout commence par un coup de pied au cul pour le plus grand nombre, qui se présente tête première, les autres écopent d’une magistrale gifle. Propulsé en force sur la terre par une dernière contraction de sa mère, le petit homme est écrasé par la pesanteur. Il va rester couché pendant plusieurs mois.

A force de volonté, le voilà qui s’assoit. Longtemps il ne dépassera pas cette position.

Puis, astucieusement, il va glisser une jambe sous son corps, se laisser tomber en avant et découvrir les plaisirs de la circulation à quatre pattes.

Enfin, il se redresse. Sa joie est alors intense, largement supérieure aux résultats, car la moindre perte de concentration va le ramener assis sur ses fesses.

Au final, au prix d’une énergie farouche, le voilà qui franchit son premier pas. A cette occasion, la souffrance d’abord, la délivrance ensuite, se lisent directement sur son visage, il exulte. Il reste cependant lié à son équilibre, ses pas ne le dirigent que vers son inclinaison, dans le seul but de lui éviter de retomber.

Plusieurs années de bosses et de petites plaies lui seront nécessaires pour maîtriser, dans le même temps, son élévation et son déplacement.

Disons que, vers quinze ans, il sera un homme debout, capable de marcher et de courir librement.

Ici commence la deuxième conquête de l’élévation.

Il va falloir qu’il se dresse intellectuellement, qu’il mette son esprit debout.

Ce n’est pas une mince affaire, c’est “son affaire”, l’unique objectif qui vaille la peine pendant les soixante dix ans qui l’attendent.

Il aura trois adversaires : lui, les autres et le temps.

Lui

Si souvent, sa conscience lui conseillera de ne pas se battre pour si peu. En quoi serait-il mieux debout que couché ? C’est ce qu’elle lui susurrera dans le creux de l’oreille.

Voit-il une différence entre la facilité de rester couché et l’immense difficulté d’être debout ? Non, pas vraiment.

Et puis, comment sait-on que son esprit est couché ou debout ? N’est ce pas de l’orgueil cette idée de verticalité de l’esprit ?

Ce sentiment d’élévation est si fugace, si fragile, qu’il n’est même pas certain de pouvoir en prendre conscience. D’autant plus qu’en cette matière il y a un grand danger de se mentir, de prendre pour une élévation de l’esprit une simple bouffée de prétention.

Chutes et rechutes seront nombreuses, pour aboutir, peut-être, à l’indifférence apaisée qui règne dans les hauteurs de l’esprit en compagnie de la curiosité.

Saura-t-il reconnaître cet espace ou se racontera-t-il des histoires ? Il n’aura jamais la réponse, il doit savoir cela avant même de commencer à tenter d’élever son esprit, à tenter de le mettre debout : pas de preuve possible du résultat, la quête sera perpétuelle.

Les autres

Qu’il n’aille pas croire que les autres pourront lui être d’une aide quelconque. Tous tendront à le convaincre de rester couché avec eux. Car, la plus grande partie des autres restera couchée pour toujours.

Epuisés ou au contraire ravis d’être simplement debout physiquement, ils n’imaginent pas accomplir les mêmes efforts pour élever leur esprit.

Par contre, ils sont très nombreux à croire y être arrivé et à penser pouvoir contraindre ceux qui restent naïvement couchés, en imaginant la facilité de les exploiter. Ceux-là, non seulement se trompent, mais ils s’enfoncent au lieu de s’élever.

Donc, autour du petit homme, les esprits sont soit définitivement couchés, soit convaincus de s’élever en profitant de lui. Deux gouffres qu’il devra éviter.

En fait, très vite, il comprendra que pareillement à l’effort qu’il a fait pour marcher, c’est seul qu’il devra mettre son esprit debout.

Les plaies et les bosses qu’il se fera seront comparables à celles qu’il a connues en se mettant debout, mais plus violentes, plus profondes et incessantes. Evidemment, au bout, la joie sera immense, l’apaisement sera “divin”, probablement….

Le temps

Rien ne sert de lutter avec lui, il s’impose. Il est inconcevable de marcher à deux mois, pareillement il est inconcevable d’élever son esprit en moins d’une vie.

Tout le problème est là, il faut une vie pour mettre son esprit debout, quelque soit la durée de cette vie inutile d’imaginer y arriver avant son terme.

C’est là tout le mystère de l’élévation de l’esprit, sa noblesse, son inaccessibilité, un graal incomparable qui se mérite….

Trois adversaires, un objectif uniquement final, si final qu’il n’est atteint qu’à l’ultime minute, quel pied. Allons-y…debout.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Un contentieux fiscal en toute transparence

Voilà un billet particulier.

Il met à votre disposition un conflit fiscal en cours, en toute transparence.

Personnellement, sur le blog d’un autre, je ne suis pas sûr que je le lirais….

C’est lourd et long à lire, les documents mettent “une plombe” à se charger, mais, pour ceux qui vivent des contrôles fiscaux, pour ceux qui veulent vraiment savoir comment ça fonctionne, c’est indispensable.

Donc, une pensée pour ceux qui ne se sentent pas concernés, avec ce petit mot d’excuse, pour les autres sautez les pièces jointes ce sera moins lourd, et constatez que c’est bien pire que tout ce que l’on peut imaginer.

– Premières pièces, la requête introductive devant la CCA de Bordeaux (en deux liens) : link et link

-Deuxième pièce, le mémoire en réponse des services Fiscaux : link

– Troisième pièce, le mémoire en réponse au mémoire fiscal : link

A venir, plus tard, l’arrêt de La Cour Administrative d’Appel de Bordeaux.

Bien cordialement. H. Dumas

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La police des polices, ça alors….elle est bien bonne.

De plus en plus souvent la police voit ses interventions filmées, puis immédiatement diffusées sur le net. Il faut reconnaître qu’elle y est rarement à son avantage.

Une interpellation peut-elle être précédée d’échanges urbains de politesse ? Probablement que non. Donc, acceptons l’idée qu’une interpellation puisse être violente.

Ce qui par contre est inacceptable c’est que cette violence puisse toucher une personne qui n’a aucune raison d’être interpellée.

C’est ici que se situe le problème. Chacun comprend que subir la violence d’une interpellation, alors que l’on a rien fait, est traumatisant et n’arrange pas le regard des français sur leur police.

Il a deux causes à ce type de dérapage.

– Le système accusatoire de l’aveu

– L’emploi habituel de la force pour obtenir l’aveu.

Deux défauts qui datent de l’époque mérovingienne, au moins. On est tous d’accord sur le fait que la violence s’installe où l’intelligence a échoué.

Aujourd’hui l’emploi de la force pour le maintien de l’ordre, même si elle  est demandée par un grand nombre, est évidemment une preuve d’échec, mais aussi une preuve absolue d’absence de résultat.

Or, au XXIème siècle, la police a des moyens de surveillance et d’enquête qui ont atteint un niveau jamais connu. Le problème est que tout cela se perd dans une gabegie invraisemblable, et, qu’in fine, on oublie ces progrès et l’on se vautre dans l’usage de la force. C’est pathétique.

C’est ainsi que Valls, débordé par internet, infoutu de faire marcher de façon moderne son bazar, court derrière “Youtube” en imaginant une police des polices complètement bidon, qui aura pour rôle de dire, à chaque saisine, qu’il n’y a rien à voir. Il tente de désamorcer l’intelligence collective d’internet, celle qui se moque de sa police par la diffusion.

Pendant ce temps, perceurs au couteau, mitrailleurs de rue et autres saucissonneurs à domicile ont de beaux jours devant eux. Alors que les pauvres types au look qui déplait, trop banlieue ou trop chic, continueront à se faire agresser violemment par les cowboys du dimanche que sont la plus grande partie de nos policiers.

Est-ce leur faute à ces policiers ? En partie probablement, mais ont-ils vraiment à leur disposition les outils qu’ils devraient avoir, qui rendraient leur métier à la fois efficace et intéressant ? Sont-ils formés pour les utiliser ? Ce n’est pas sûr.

Il est inconvenant d’assister à cette mascarade de police des polices. Contrairement aux apparences, il ne s’agit pas d’un progrès vers plus de justice, il ne s’agit que d’un rideau de fumée pour pouvoir encore utiliser la force et l’aveu, en lieu et place de la preuve et de l’intelligence.

Evidemment, tout cela nous mène droit vers le totalitarisme. L’échec de ce camouflage va fortifier ceux qui veulent toujours plus de force, toujours plus d’accusation, toujours moins d’intelligence, moins de travail et moins de preuve pour condamner.

Il faut reconnaître que condamner sans preuve, d’une part c’est plus facile, d’autre part cela permet de condamner uniquement les autres, pas besoin de se remettre en question.

Bercy est un grand spécialiste de la question.

Chez les flics du fisc, il y a longtemps qu’il y a des commissions bidon pour donner raison aux contrôleurs, que les preuves n’ont aucun intérêt, même l’aveu est inutile.

Chez les flics du fisc on invente la loi au jour le jour, selon ses besoins. On prend d’abord et on discute après, à l’aide d’une justice d’exception au service de l’Etat.

Sacré Luther King, je pense à toi : moi aussi je rêve.

Je rêve d’un pays où nous serions libres, où la justice serait un arbitre impartial aidé par une police scientifique, où seule la preuve serait accusatoire, où l’aveu serait interdit, où le mensonge serait éradiqué.

Dans ce pays les contrôleurs fiscaux n’existeraient pas, tout simplement parce que l’impôt serait si juste qu’il ne viendrait à personne l’idée de ne pas le payer. Parce que les prestations apportées par l’Etat seraient essentielles et d’un coût largement inférieur à leur utilité.

C’est pratique le rêve. Mais hélas nos journaux ne sont porteurs que d’une réalité si ordinaire qu’elle en est pathétique.

La police des polices : y a déjà longtemps que je n’avais pas autant rigolé.

Bien cordialement. H. Dumas

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L’amour et la haine

La particularité de l’homme, c’est l’amour. Il n’en n’est pas avare, c’est le moteur de l’humanité. La preuve en est rapportée par la multiplication des humains. Nul ne peut contester que les 7,2 milliards que nous sommes sur cette planète sont les fruits de l’amour.

Mais alors la haine ? Car il est aussi incontestable que la haine s’insinue dans tous les groupes, du plus petit au plus grand.

C’est d’elle dont je veux vous parler, de la haine. Pourquoi et comment la haine ?

Ma pensée est la suivante : l’amour est la règle, la haine est la conséquence visible d’une erreur invisible.

Je vous propose, pour éclairer ma pensée, un petit retour en arrière.

Jusqu’au 19ème siècle les hommes, majoritairement, disons à 98%, croyaient que leur vie était intégralement entre les mains d’un ou de plusieurs Dieux.

Cette croyance étant incontestablement établie, les profiteurs y allèrent chacun de sa petite histoire aboutissant à des contraintes lourdes pour les hommes. Ces contraintes devaient être supportées au risque sinon d’irriter ce ou ces Dieux auxquels les hommes croyaient. C’est au nom de l’amour pour Dieu que les hommes acceptaient l’asservissement. Là était l’erreur invisible, celle qu’ils ne voyaient pas, car cachée par leur croyance dont les activistes profitaient.

Puis, la science au 19ème siècle fit de tels progrès que l’erreur devint visible, les histoires liées aux Dieux difficiles à croire sans douter. Alors les hommes prirent conscience que les donneurs de leçon, les activistes des Dieux, étaient des escrocs, que les leçons d’amour qu’ils distillaient étaient falsifiées.

Ils les détestèrent autant qu’ils les avaient vénérés. La science eut raison de cette erreur invisible. Aujourd’hui, si l’idée de Dieu reste une hypothèse philosophique, elle n’est plus un moyen d’asservissement volontaire, les intégristes de tout poil ne sont nulle part majoritaires. Si par cas ils dominent, c’est par la force brute.

Revenons à aujourd’hui.

L’erreur invisible consiste à prétendre que le plus fort aurait une dette envers le plus faible. A 98% les hommes croient qu’il y aurait une légitimité à déposséder le plus fort au profit du plus faible, que ce serait un acte d’amour, de justice, qui doit être imposé par la force. Je vais vous démontrer qu’il ne s’agit pas d’un acte d’amour mais d’un acte d’indifférence cupide, voire de haine malsaine.

Pour cela nous allons nous projeter dans le monde du cheval, vieux compagnon de l’homme s’il en est.

Les chevaux qui participent aux courses font l’objet d’un handicap après chaque victoire. On charge leur selle d’un poids qui augmente à chaque victoire, cela évidemment jusqu’à les priver de victoire. Est-ce l’amour du cheval gagnant, ou le respect pour les perdants qui justifient cette sanction ?

Non, c’est la nécessité du pari, du PMU, qui sans ce handicap n’aurait plus de sens. Les parieurs aiment-ils les chevaux ? Non ils n’aiment que leurs mises.

Dans le saut d’obstacle, où il n’y a pas de pari, le cheval peut s’exprimer complètement, aussi longtemps qu’il est le meilleur. C’est ainsi que “Jappeloup” eut une vie libre et fut aimé de tous ceux qui aiment vraiment les chevaux.

J’entends bien que l’on ne manquera pas de me dire : mais que vient faire cette histoire de chevaux dans l’amour et la haine qui régissent le monde des hommes ?

Et bien je pense que brider le plus fort, l’obliger par la force à perdre sa supériorité au motif qu’il aurait une dette envers le plus faible, n’est pas un acte d’amour mais un acte de haine, l’erreur invisible qui répand la haine. Le fait que 98% de la masse des gens pense le contraire ne change rien à la chose.

Viendrait-il à l’idée de quelqu’un d’obliger le vainqueur du Tour de France à s’engager, l’année suivant sa victoire, avec un vélo pesant 2 Kg de plus que celui des autres ? Non, évidemment.

Les amateurs de vélo aiment leurs champions, les amateurs du PMU n’aiment pas les chevaux, ils ne sont guidés que par leur cupidité.

Ceux qui veulent déposséder leurs champions de l’économie par la force, qui se cachent derrière l’amour et l’égalité pour cela, mentent. Ils ne sont guidés que par la cupidité. L’amour chez eux est absent.

Les collectivistes n’aiment pas les hommes, seuls le goût du pouvoir et la cupidité les animent. Ils sont les vecteurs de l’erreur invisible qui propage la haine.

Mais ils vont être démasqués. La science a démasqué les charlatans de Dieu, l’économie va démasquer les charlatans de l’égalité, c’est inévitable.

Je ne voudrais pas être un de ces zélateurs du collectivisme, quand la masse qu’ils trompent, qu’ils ne respectent pas, va se réveiller. Ils vont payer cash.

Car, je le répète : l’amour est la règle, la haine est la conséquence visible d’une erreur invisible.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Notre Etat de droit marcherait-il de travers ?

Au courrier de ce matin : link

Quand même… encore…

Restons calme, pas d’énervement. Mais bon.

Ces mecs, ces contrôleurs des impôts, ils sont venus chez moi, planqués derrière leur administration, dissimulant leurs intentions, refusant la transparence, pourquoi ?

Pour éditer des factures totalement illégitimes en abusant de leur pouvoir.

Et il faudrait que je ferme ma gueule, que devant tant d’injustice je paie et je me tienne coi.

Ce n’est pas le cas, j’expose sur mon blog, les faits bruts et ce que j’en pense.

Quand je compare mon blog à ce qui se dit anonymement sur le net, dans les commentaires édités par de très respectables journaux, je me dis que moi qui parle sans me cacher, sans grossièreté, de faits réels, c’est étrange que je me retrouve poursuivi par la justice de mon pays.

Qu’en pensez-vous ????

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Harcèlement

L’inspecteur Martino ne se contente pas de détruire totalement une entreprise par l’intermédiaire d’un redressement indu, il veut aussi la peau du dirigeant.

Ils sont comme ça ces gens, ils personnalisent leurs tortures.

Il refuse de voir sa destruction massive exposée, il exige le droit d’agir secrètement, sans compte à rendre à l’opinion publique, il veut que ses patrons le couvrent, intégralement. Il exige aussi que la justice approuve ses agissements.

Exposer les faits réels, prouvés, sur la place publique est pour lui diffamatoire. Le droit à l’information, la liberté de s’exprimer, de dire son opinion, il appelle ça de la diffamation.

Il serait sans doute mal venu de comparer mes propos sur ce sujet sensible des contrôle fiscaux avec la liberté de parole qui est laissée à d’autres groupes sociaux, dont il n’est pas certain qu’ils apportent à notre société ce que je lui ai apporté comme entrepreneur en 50 ans de bons et loyaux services.

Peu importe, j’assume le risque en publiant la citation de M. Martino.

Accédez à la vraie pensée d’un contrôleur fiscal en lisant sa énième  citation directe : link

C’est pas mal non ?

 

Bien cordialement. H. Dumas

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La TVA sur les véhicules d’occasion intra-européens

Monsieur Gille Bataille me fait parvenir le commentaire ci-dessous, que j’ai publié au droit de l’article qui l’a généré. Il sort du cadre de mes compétences, mais je crois utile, pour ceux que cela pourrait intéresser, de le publier en billet, accompagné de ma réponse :

“Bonjour,

Je voudrais vous soumettre un cas d’école qui est je crois, malheureusement, en train de mobiliser des brigades entières. Je vais vous parler de la TVA intra-communautaire sur les biens d’occasion, en particulier, les véhicules d’occasion. Les directives européennes prévoient que les biens d’occasion peuvent circuler d’un pays à l’autre de la communauté en étant soumis au régime de la TVA sur marge. Pour les véhicules, la limite a été fixée à 6 mois , 6000km pour être considéré neuf. C’est le vendeur du véhicule qui stipule sur sa facture le régime qui est applicable.

Bien entendu cette disposition a été parfois détournée de manière frauduleuse, des sociétés étrangères complices de certaines sociétés françaises ont établi des “carrousels de tva” c’est à dire récupérant la tva par l’intermédiaire de la société étrangère et revendant ensuite au régime de la marge donc en appliquant des prix plus bas.

Il existe également des sociétés françaises qui , en toute bonne foi, ont pris livraison de véhicules facturés par de grosses sociétés étrangères (ayant parfaitement pignon sur rue) suivant le régime de la marge(donc sans tva); ont systématiquement obtenu un quitus fiscal (donc l’approbation par le service local des impôts sur le statut de leur véhicule au regard des taxes: document indispensable à l’immatriculation)

Certaines de ces sociétés sont contrôlées actuellement, elles font l’objet de tentatives de redressement de la part du fisc qui leur réclame sur 3 ans la totalité de la tva sur les prix d’importation (pourtant approuvés préalablement ) en arguant du fait qu’on ne pouvait pas ignorer que certains de ces véhicules relevaient en réalité du régime général de la tva car issus de sociétés de location, leasing etc…En effet, la loi de finances rectificative de fin 2012 comportait un texte prévoyant que le fisc peut demander le paiement de la tva à celui qui a procédé à l’importation du dit véhicule, facile à attraper car Français et “redressable”, à posteriori, sur 3 ans.

Vous imaginez le montant des redressements envisages (pour un véhicule de 20.000 euros c’est de l’ordre de 3000 euros).

S’il ne me vient pas à l’idée de contester le principe de l’impôt et de la tva je suis révulsé par:

La méthode employée pour le recouvrer. Il me revient une vieille maxime de droit “nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude”; en l’espèce, les services fiscaux ont encouragé pendant des années une situation qu’ils punissent maintenant.

la complexité des textes régissant cette question qui font que des simples contribuables se basent sur les indications de leurs fournisseurs en l’absence de soupçon relevé par les services fiscaux et après examen de la concurrence qui s’inscrit très largement dans la même gamme de prix(autrement dit applique les mêmes règles de tva sur marge)

L’absence totale de compréhension du fisc qui plutôt que d’appliquer des mesures préventives et pédagogiques se comporte en tueur d’entreprises et considère le contribuable comme fraudeur à priori, condamnant au passage la compétence des experts comptables.

Je reste à votre disposition

Voici ma réponse à M. Bataille, dont au passage je salue le courage :

“Bonjour,

La TVA sur véhicule n’est pas ma spécialité.

Je crois comprendre que vous êtes choqué par le fait que le fisc sanctionne l’acquéreur final d’un véhicule d’occasion, quand bien même il ne serait pas responsable d’une arnaque à la TVA, ou même encore plus fort quand bien même il n’y aurait pas d’arnaque.

Cela me parait parfaitement compatible avec le peu de scrupule du fisc français. Le principe du redressement est de sanctionner la fraude connue, y compris lorsqu’elle n’a pas eu lieu.

Cela tient au fait que le contribuable français est présumé coupable aux yeux du fisc, contrairement à toute idée de justice. 

Par exemple, en cas de cession immobilière, si le prix de cession paraît au fisc insuffisant, il le redresse sans jamais avoir à apporter la preuve qu’il y aurait eu dissimulation.

Cela permet ensuite au fisc d’assoir les droits immobiliers non pas sur un vrai prix moyen des transactions, mais sur la seule valeur moyenne décidée par lui, en ce compris ses propres redressements. Les droits sur l’immobilier sont donc, par ce tour de prestidigitation, toujours perçus sur une valeur haute maximum, au mépris du véritable marché.

Ce sont des centaines de millions d’Euros qui sont ainsi annuellement volés aux français.”

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Le piège ultime des “ENArcotrafiquants”

Le temps n’est plus loin où les conséquences sociologiques de la folie fiscale vont toucher le plus grand nombre. Je veux parler de la folie démagogique visant à établir l’impôt en fonction des revenus du contribuable et non en fonction de l’usage proposé par l’impôt et de l’égale utilisation de cet usage.

L’absurdité de cette option ne nous a pas choqués plus tôt car le contribuable trouve mille solutions pour survivre. En cela il est semblable au rat de laboratoire qui est prêt à tout pour sauver sa peau face au savant fou qui le torture.

Mais aujourd’hui Bercy sort l’arme fatale : le fichier national d’estimation des immeubles.

Les ressources de l’impôt sur le revenu sont gravement atteintes. Certains pour y échapper fuient, d’autres limitent volontairement leur temps de travail. Ceux qui sont touchés de plein fouet donnent de tels signes de lassitude qu’ils finissent par inquiéter le groupe.

Dans le même temps, les collectivités locales, qui traditionnellement sont les bénéficiaires de l’impôt sur la propriété immobilière, voient leur avenir économique très obscurci. L’Etat ne peut plus les aider, leur politique d’achat de voix par l’esbroufe ou l’emploi inutile, est incompressible. Leur besoin d’argent est illimité et illimitable.

L’évaluation immobilière est la mamelle inépuisable de la fiscalité. Tous s’accordent à penser que le propriétaire est une grosse vache qui ne mérite aucun respect.

Donc, pensent nos “ENArcotrafiquants”, une petite couche supplémentaire d’impôts sur la propriété ne peut pas faire de mal.

Mais, ce faisant, ils franchissent, peut-être inconsciemment, deux barrières, deux tabous qui risquent d’ouvrir les yeux du troupeau de topes que sont devenus les français.

L’imposition en fonction du revenu

Jusqu’à présent l’impôt était calculé sur les revenus passés. Il n’était pas envisagé, par exemple, d’imposer un étudiant sortant de l’ENA sur ses revenus à venir. Ou sur ses revenus supposés accessibles (par exemple 15.000€ mensuels), si lui, au sortir de l’école, préférait se tourner vers une vie d’artiste ascétique (bon, d’accord, c’est invraisemblable un énarque devenant artiste ou créateur).

Bref, toute imposition sur la valeur supposée d’un immeuble non vendu est une imposition sur un futur revenu qui n’aura peut-être jamais lieu. Autant l’imposition d’une plus-value peut à la limite se comprendre, autant l’imposition sur une future plus-value est, elle, inacceptable.

Mais, l’Etat cupide en est à faire les poches des français avant même que ces derniers aient eu le temps de les remplir.

Dans ces conditions, le seul fait d’être propriétaire vous rend redevable, la valeur de votre bien devenant indiscutable du fait de cette liste stupide, alors que la valeur d’un bien, dans le cadre naturel de l’offre et de la demande, ne peut être connue qu’au moment de la transaction, tout le monde sait cela.

Jusqu’à présent, les impositions locales étaient basées sur la valeur locative, enfin théoriquement. Nous nous acheminons vers un changement de braquet. La valeur vénale va probablement s’imposer à la suite de cette liste nationale indigne.

Nous nous acheminons vers une imposition de revenus fictifs présupposés sur la propriété immobilière.

L’impôt sur des revenus fictifs va gravement nuire à l’autorité de l’Etat.

Le déplacement des populations

Cette idée lumineuse va générer un déplacement forcé de population. Cela est considéré comme un crime, mais cela sera.

En effet, de nombreux impôts sont basés sur la valeur des immeubles, ISF, succession, foncier, taxe d’habitation, évaluation d’entreprise etc…

Il est facile de comprendre que la pression fiscale amènera de nombreux français à devoir déménager dans des zones à valeur moindre.

Il en sera ainsi par exemple de l’enfant d’un propriétaire du 16ème qui, peu doué pour l’économie, ne sera plus en mesure de payer les impositions liées à la valeur vénale de son bien familial. Ou encore d’un propriétaire connaissant un revers de fortune.

Des hommes et des femmes seront ainsi déplacés de force, éloignés de leur lieu de vie, pour cause d’impositions dépassant leurs possibilités économiques.

Nos “écolo-socialo-pol potiens” ne seront pas déroutés par ces déplacements de population, mais, sauf à employer systématiquement la force brute, ils se préparent des lendemains difficiles.

Quant à la crédibilité de la fameuse liste

Les Services Fiscaux, qui se drapent dans leur dignité, n’aiment pas qu’on les traite d’escrocs ou de voyous, et pourtant, voyez ce document : link

Il émane des Services qui vont avoir à établir la fameuse liste.

Ici, ils évaluent un morceau de terrain à 50€ le M², qu’ils vont devoir acheter au titre de l’alignement, pendant que sur la même parcelle ils estiment le même terrain qu’ils souhaitent taxer dans le cadre d’une succession à 300€ le M². Leur estimation se fait à la tête du client, en fonction de l’objectif.

Oui, j’ai bien dit “escroc” et je le maintiens, d’autant plus que la parcelle de la succession est enclavée et non constructible.

Alors, cette liste d’estimation nationale des immeubles, c’est la goutte d’eau qui, dans les quelques années qui viennent, va faire péter le vase.

 

Cordialement. H. Dumas

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Le charisme : vous en reprendrez bien une louche …

Certains ont du charisme. Cela veut dire que lorsqu’ils parlent, on les croit, ils entrainent les autres. Une petite précision, on les croit parce qu’ils ont du charisme, pas parce qu’ils disent des choses intéressantes. La nuance est de taille.

En gros, ce sont ceux qui parlent fort, qui se mettent en avant, qui vous tapent sympathiquement dans le dos en vous prenant le bras, qui articulent bien, qui sont chics, qui sont soit grands et calmes soit petits mais hyperactifs, qui sont cultivés, qui sont de bons orateurs, qui ont une mémoire puissante, qui ne doutent pas, dont on dit qu’ils ont du charisme.

La liste me terrorise, elle n’est pas exhaustive, mais déjà elle inclut bien des signes d’une suffisance pour le moins gênante, d’un risque réel de bêtise.

Ma passion est le doute, ma quête la vérité, ma fierté l’intégrité, ma coquetterie l’imagination. Que des défauts qui interdisent l’accès au charisme. Vous l’avez compris, je n’ai aucun charisme.

En conséquence, ai-je le droit d’en parler ? Ne vais-je pas passer pour un vilain jaloux qui critique ce qui ne lui est pas accessible ? Tant pis, je m’en fou.

Le charisme m’emmerde, et je le trouve dangereux. Je suis très inquiet quand la foule, face à des problèmes qu’elle a la plupart du temps engendrés elle-même, cherche à en sortir en se dotant d’un chef qui aurait du charisme. Là, je crains le pire.

Le charisme exclut le doute, or sans lui impossible de gérer l’imagination. Conclusion, la plus part des hommes charismatiques n’ont aucune imagination. Cela en fait des voleurs d’idées. Comment, en effet, entrainer les autres sans un projet passionnant, et comment imaginer un projet passionnant sans imagination ? Mon métier m’a souvent mis au contact d’hommes charismatiques, et effectivement ce sont des pilleurs.

Ceci entrainant cela, ils sont méfiants et agressifs. Les voleurs craignent particulièrement leurs confrères, beaucoup plus que ne s’en méfient les gens ordinaires. Le leader charismatique est agressif et sans pitié, il s’arc-boute sur ce qu’il s’est approprié.

Son charisme est sa raison d’être, il est prêt à tout pour ne pas être pris en défaut, il doit toujours avoir raison, ne pas se tromper.

Or que vaut l’homme qui ne peut pas faire face à ses erreurs, qu’elle est sa marge de progrès, son humanité ?

Tout cela pourrait être pardonné si le charisme permettait de réaliser de grandes choses qui sans lui ne verraient pas le jour. Or, c’est tout le contraire qui se passe. Le leader charismatique va évidemment pousser un ou plusieurs projets qu’il se sera approprié, mais il sera sans pitié pour les autres qu’il tuera dans l’œuf pour qu’aucune ombre ne vienne obscurcir son charisme, son image.

Je vous laisse le soin de plonger dans vos livres d’histoire ancienne ou récente pour vérifier mes affirmations.

Qu’a-t-on à faire d’un leader charismatique fatalement voleur, cynique, totalitaire : rien ? Mais là n’est pas la question, nous le suivons quoiqu’il arrive. Ou, du moins, la majorité le suit. Et, que faire contre la majorité ?

Avouons-le, nous sommes tous attirés par les hommes charismatiques, c’est ici que se situe le problème. Plus particulièrement lorsque, en plus, ils ont pris le pouvoir.

Sachez-le, le charisme est une force si totale, si imparable, implacable, liée à notre fonctionnement grégaire, que la seule parade est l’exclusion volontaire.

Celui qui ne veut pas subir l’incontournable bêtise du charisme est obligé de se retirer du groupe. Il n’existe pas d’autre solution, depuis la nuit des temps.

Les louables efforts que les philosophes ont produits à travers les siècles, qui se sont répandus pour finir en lois d’organisation avec pour objectif de placer l’intelligence et l’imagination au pouvoir, sont constamment mis en échec par le charisme de ceux que, finalement, nous portons au pouvoir.

Il faut admettre que la démocratie est une formidable machine à projeter le charisme sur le devant de la scène. Tout particulièrement aujourd’hui où l’électeur n’a plus de contact direct avec celui pour qui il vote. C’est en effet au charisme qu’il donnera sa voix à l’issue d’une campagne de communication, voire de propagande, où cette seule dimension est apparente.

Nous devons sortir de cette spirale.

Mais comment faire pour que la majorité ne soit pas sottement séduite par des prétendants charismatiques, dont la seule raison d’être est la prise du pouvoir ?

Le charisme a deux ennemis : le temps et la proximité.

Il faut donc remodeler le fonctionnement de notre démocratie pour que ces deux antidotes puissent avoir raison des dérives générées par le charisme.

La réponse est une démocratie directe pour des élus assignés sur place et une démocratie indirecte pour les élus éloignés de la base. L’ensemble accompagné d’une démocratie participative intense et constante.

Si nous ne voulons pas aller de désillusions en désillusions, otages de ces élus charismatiques qui nous divisent, nous déçoivent et finalement nous gâchent le plaisir de vivre ensemble, nous devons appeler de tous nos vœux une modification de notre système de représentativité.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Etre libéral, est-ce un péché ?

Cette époque est formidable. La majorité des contacts relationnels ou professionnels est suivie, ou précédée, d’un petit tour sur le net.

Facebook ou tout simplement Google renseignent votre interlocuteur sur vos engagements philosophiques et humains.

Si, comme moi, vous avez exposé sincèrement votre appartenance à la pensée libérale et par conséquence votre opposition à la planification et à son cortège d’impôts concoctés par Bercy, attendez-vous à de drôles de réactions de la part des tenants de l’orthodoxie socialiste, c’est à dire de la croyance populaire majoritaire à gauche comme à droite.

Passons sur les contacts avec les forces de l’ordre, la justice ou l’administration en règle générale. Ceux-là mettront immédiatement en avant vos engagements comme étant un signe évident pour eux d’un dérangement psychotique particulièrement dangereux pour la bonne marche du pays. Ils réclameront votre mise au pas et en profiteront pour laver leurs turpitudes sur votre dos.

Mais, le plus troublant ce sont tous les autres.

Récemment j’ai été amené a contracté avec un individu lambda. Le contact initial fut sympathique, sans problème particulier. Puis l’exécution du contrat fut un déchaînement de haine et de mauvaise foi inexplicables.

J’en étais tout retourné, quand me vint l’idée, qui ne m’est pas habituelle, de taper sur Google le nom de cette personne. Je suis tombé sur un professionnel de la mouvance “administrato-socialo-sanitaire”.

Une de ces personnes qui s’épanouissent dans le top niveau du dogme collectiviste. Je veux parler de cet espace hautement attaché à la compassion qui prétend justifier de ce fait d’une absolue nécessité à puiser sans fin dans nos caisses personnelles pour se multiplier et s’épanouir au plus grand profit de ses acteurs.

Je représentais sans doute pour cet homme le diable. Le mal absolu susceptible de perturber la marche en avant paradisiaque de sa ferveur, de sa suffisance, de sa mission “divino- socialiste”.

L’homme était en charge de l’intégration dans le monde du travail des accidentés cérébraux, physiques ou psychologiques. Vous imaginez le sacerdoce, par rapport à l’odieux homme d’affaires que je suis.

Mais alors, à partir d’un tel différentiel moral, pourquoi aller jusqu’à exprimer tant de haine, pourquoi ne pas rester au stade du mépris ?

Parce que, comme le disait Bastiat : “Il y a ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas.”

La compassion, réelle ou simulée, dont notre homme fait métier, est à la fois spectaculaire et limitée. Spectaculaire parce qu’abondamment relayée par la presse. Limitée parce qu’évidemment très loin de pouvoir prendre en charge la foultitude des accidentés cérébraux.

La conséquence, “ce que l’on ne voit pas”, est la suivante : puisqu’à grands renforts de publicité la collectivité à la prétention de remplir cette mission, chacun pour sa part en est libéré.

C’est ainsi qu’égoïsme et cynisme peuvent croitre et prospérer en toute tranquillité. Que ceux qui “pètent le feu” n’ont pas à s’inquiéter pour ceux qui ont un passage cérébral difficile (genre déprime) puisque notre homme et son organisation sont là.

C’est la négation de nos responsabilités personnelles envers les autres, la négation de la grandeur de l’homme :

 -“Va égoïstement homme socialiste, l’Etat fait payer les riches et les forts pour s’occuper des faibles”.

Sauf que…. c’est un peu le bordel. Cette merveilleuse organisation part en vrille.

D’où la haine de cette personne à mon encontre, en lieu et place d’une suffisance de bon aloi qui aurait dû suffire.

Cette haine finalement, bien que dirigée contre moi, est en réalité adressée indirectement à l’échec humain et matériel, de moins en moins caché, que l’on voit de plus en plus, de cette société collectiviste, planifiée, anti-libérale dans laquelle les tenants du dogme socialiste nous ont enfermé.

C’est le couvercle en train de leur exploser à la figure qui les rend si nerveux.

Ils se font beaucoup de soucis. Entre nous, pas assez, ça risque d’être pire que le pire qu’ils sont capables d’imaginer, hélas.

 

Bien cordialement.  H. Dumas

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Bercy crache son venin

A la suite d’un contrôle fiscal au cours duquel j’ai exigé de filmer le débat oral et contradictoire, j’ai essuyé un refus et écopé d’une opposition à contrôle fiscal accompagnée d’un monumental redressement.

Je rassure les âmes sensibles, les sommes mises en recouvrement sont totalement irréalistes. La plus grande partie a d’ores et déjà fait l’objet d’un dégrèvement. Le reste est une vue de l’esprit irrationnelle qui repose sur le droit arbitraire des Services Fiscaux d’estimer un stock à leur guise.

Donc, je ne suis pas un “fraudeur fiscal”, je ne dois rien à l’Etat français. C’est d’ailleurs ce qui me permet de trouver les ressources morales pour résister à la bête immonde.

J’ai engagé une procédure devant le Tribunal Administratif  de Montpellier, c’est le mémoire en réponse du fisc que je soumets à votre curiosité. link

Vous pourrez y lire cette chose incroyable :

“…ni la loi ni la jurisprudence ne prévoit un droit à la preuve du débat oral et contradictoire.

Quant au recours à un film pour administrer cette preuve, l’exigence d’un débat oral et contradictoire implique la possibilité d’établir dans l’entreprise, à tous les stades d’une vérification de comptabilité, un dialogue évolutif et constructif entre le vérificateur et le contribuable. Si la loi n’impose aucun formalisme particulier de nature à matérialisé l’existence de ce débat, l’enregistrement sur bandes magnétiques, à l’initiative du contribuable ou du vérificateur, nuirait au déroulement serein de la vérification. Une telle pratique susciterait inévitablement de fortes tensions et irait ainsi à l’encontre des efforts réalisés pour améliorer les relations entre le contribuable et l’administration fiscale. Enfin, elle ne constitue pas une garantie juridique pour le contribuable dès lors que seules les notifications écrites de l’administration lui sont, sous certaines conditions, opposables…”

Tout est dit.

La preuve du débat oral et contradictoire ? Seul le fisc est habilité à la rapporter !!!

Si vous filmez le contrôle, dans le but d’avoir une retranscription fidèle de ce qui s’est passé, vous allez nuire à la sérénité du contrôle, largement assurée par le contrôleur, n’est-ce pas ???

Vous n’allez tout de même pas souhaiter apporter des tensions dans un contrôle fiscal dont la sérénité n’a pas pu vous échapper.

Enfin, Bercy se découvre.

Il prend les contribuables, et du même coup les magistrats, pour des cons. Cette fois c’est clair et net. Je suis fier de faire cet apport aux habitants de mon pays, surtout à ceux qui ont eu déjà à connaître de la sérénité et de l’impartialité des contrôles fiscaux.

Pour information, voici mon mémoire en réponse : link

La balle est dans le camp du Tribunal Administratif de Montpellier, plus tard s’il le faut de La Cour Administrative d’Appel de Marseille, du Conseil d’Etat, voire de La Cour Européenne de Justice.

Si vous souhaitez un peu plus de justice fiscale, un équilibre dans les procédures fiscales, le droit quoi, venez assister aux audiences à venir, je vous indiquerai les dates.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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J’ai marché sur la queue du dragon

Accidentellement, sans en prendre conscience, il y a bientôt vingt ans, j’ai marché sur la queue du dragon. Bien que quantité négligeable, j’ai ainsi malheureusement attiré son attention, depuis il crache régulièrement du feu dans ma direction, c’est très inconfortable, ce fut presque mortel au début.

Je ne veux pas me trouver d’excuses, mais sachez que j’ignorais totalement qu’il y avait un dragon.

J’ai été élevé dans le culte de l’effort personnel, de la responsabilité, de la liberté individuelle, de la conséquence de ses actes, personne ne m’avait parlé du dragon. L’intelligence et le travail, accompagnés de l’intégrité, m’avait-on expliqué, suffisent à l’homme pour lui assurer une vie ouverte, la réussite et la joie de vivre.

Pour le bonheur on avait eu la sagesse de m’expliquer que, comme le malheur, il ne dépend pas de nous mais du hasard.

Concernant la liberté individuelle, essentielle à l’épanouissement de ces “qualités”, l’Etat était, soi-disant, chargé de me la garantir.

C’est vous dire si la découverte soudaine du dragon, qui plus est dirigeant ses feux sur moi, m’a laissé pantois.

C’est au niveau de l’appréciation de l’intelligence que j’ai été abusé. On m’avait laissé croire qu’elle était la clef universelle, l’atout maître. Il n’en n’est rien. L’atout maître est le pouvoir, rien d’autre.

Et c’est ainsi que naquit le dragon.

Comprenez bien ceci : l’intelligence et le pouvoir sont inconciliables. En effet, le pouvoir demande inévitablement des compromissions (raisons d’Etat) que l’intelligence réprouve, ne peut tolérer.

Les plus intelligents, sauf à être vicieux, se détournent donc du pouvoir, ils n’éprouvent pas le besoin de l’exercer, d’affronter son cortège d’injustice, de bêtise et de mensonge, ils savent construire leur vie d’homme sans passer par la case pouvoir.

Il n’en est pas de même des cons. Les voici bien dépourvus lorsqu’ils prennent conscience de leur sottise, car ils en prennent irrémédiablement conscience, dès l’école ou un plus tard dans la vie. Pour le con, la moindre décision entraine des catastrophes en série. Il faut bien alors qu’il trouve une solution pour remplir quand même, au mieux, le petit instant que nous passons tous sur cette terre. Il comprend vite que la solution pour lui est de s’emparer du pouvoir.

Voilà donc ceux qui nourrissent le dragon du pouvoir : les cons.

La bête immonde peut se cacher partout, tous les systèmes sociaux sont susceptibles de la nourrir. Evidemment, la logique administrative est le terreau d’excellence pour l’épanouissement du dragon. Cette logique administrative touche les Etats, mais aussi les grosses entreprises.

Le fonctionnement est simple :

– L’obtention du pouvoir à l’intérieur du dragon est erratique, lié à des règles sans aucun rapport avec les compétences recherchées.

– Une fois obtenu, le pouvoir est totalement irresponsable, pour celui qui à la prudence de ne jamais s’exposer.

La conséquence de ce fonctionnement fait que le dragon est irresponsable, sans possibilité de décider. Il agit sur sa lancée, sans que personne ne puisse savoir ni par qui ni pourquoi il a été lancé.

Le dragon est indépendant des hommes qui le composent, il agit sagement ou follement sans aucune raison, il est un dragon, point. Une force tonitruante et aveugle.

Il abrite et nourrit largement ceux qui sont en son sein, les cons qui s’y trouvent bien.

C’est le dragon fiscal que j’ai accidentellement dérangé en lui marchant sur la queue, le dragon judiciaire l’a suivi, ça était chaud, ça l’est encore pas mal.

Comment tout cela est-il arrivé ?

Il me semble qu’en fait quelque ennemi, dont je ne donnerai pas le nom, a mis la queue du dragon sous ma semelle, l’accident n’est pas totalement dû au hasard.

Quoiqu’il en soit, aujourd’hui je me suis plus ou moins habitué aux hurlements de ces dragons, j’ai compris qu’ils ne peuvent rien sur ma vraie vie, juste écorner un peu les apparences, mais qu’importe.

Je ne serai pas le chevalier qui terrasse le dragon, l’aventure ne me tente pas, et de toute façon celui-ci terrassé un autre prendra immédiatement sa place, la foultitude de ceux qui les composent est illimitée.

Que dragons et pouvoir aillent au diable, je m’en tape.

 

Bien cordialement et bon mois d’Août. H. Dumas

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48H d’été d’un pékin ordinaire : moi

Dimanche j’étais à Saint-Tropez, du côté des spectateurs.

Formidable Saint-Tropez, les riches, ou ceux qui font semblant, animent le spectacle. Les andouilles qui n’aiment pas les riches devraient aller une fois par an à St-Trop.

Déjeuner au Club 55, fatal, direct sur la plage, sous les tamaris, l’horizon disparaît masqué par une rangée de 40 ou 50 yachts, tous plus longs et plus gros les uns que les autres. Nos riches en arrivent, en annexe. Et là, tout le monde se mélange, pas de table spécifique pour riche, une carte possible à 35€, et en plus c’est bon.

Pas de français, des anglais, des allemands, des italiens, des russes (évidemment vaccinés du socialo-communisme) que des gens qui se marrent. Pas moyen de se la péter en tongs, maillot et chemisette, parce que pour la “muscu” le riche arrive la plupart du temps trop tard. Une exception, Dimanche il y avait Stallone.

Puis, matelas sur la plage et bains. Mais, la brise de mer, qui comme son nom l’indique vient du large, ramène au bord de légères particules en suspension dans l’eau, que le pessimiste pourrait prendre pour du PQ de milliardaire passé au broyeur. C’est évidemment un privilège extrême que de patauger dans cette mixture, évitez cependant de boire la tasse, vous pouvez garder vos lunettes de soleil, le crawl est déconseillé.

19H30, Sénéquier, mojito et nougat. Arrive l’amuseur de rue qui, tous les soirs, déguisé en gendarme de Saint-Tropez, se moque gentiment des passants. Il les suit à leur insu, les imitant. Il siffle abondamment, gesticulant pour régler une circulation imaginaire. Pas aussi bon que De Funès, mais sympa quand même.

Quand, soudain, apparaît sur le quai une Rolls décapotable occupée par trois hommes, le dernier modèle, suivie de quatre Range Rover noires, vitres teintées, dont le plus petit occupant pesait 150 Kgs de muscles. Tout cela immatriculé à Monaco.

Pur bonheur pour notre amuseur des rues. Le voilà qui siffle de plus belle, arrête le convoi, ouvre ensuite la marche, d’abord en imitant une majorette, puis au pas de l’oie.

Toute la terrasse de Sénéquier, tout le quai, éclate de rire et applaudit.

Pauvre riche oligarque russe, dont la rumeur sur le quai dit qu’il est un proche de Poutine, tout cet investissement pour s’assurer une arrivée tonitruante sur le quai de Saint-Tropez, qui finit dans une rigolade générale. Pas de chance, ce n’était pas son jour.

Comment ne pas aimer les riches, ils sont si prévisibles, si fragiles. Il faut rajouter que ce sont eux qui laissent à la postérité ces folies qui deviennent les repères culturels de ceux qui, justement, n’aiment pas les riches citons : Versailles, Saint Pierre de Romme, Le Louvre etc….

Mais les jours se suivent et ne se ressemblent pas.

Le lendemain Lundi, je vais au Tribunal prendre connaissance d’un de mes dossiers. En effet, trois flics m’ont agressé sur l’autoroute, il y a deux ans, je ne me suis pas laissé faire, le procureur me poursuit pour “outrage”.

À l’accueil, au TGI de Montpellier, une respectable fonctionnaire me dit qu’elle n’est pas sûre que j’aie le droit de consulter mon dossier, je lui dis que si.

Alors là, elle essaie vainement de contacter quelqu’un à l’aide de son standard téléphonique, il est 15H45, elle n’y arrive pas.

Alors elle me dit que c’est trop tard, qu’il faut que je repasse demain. Je lui explique que je viens de me taper 1H de bouchon par 35° et qu’il n’est pas question que je revienne demain.

Je lui laisse comprendre que son attitude ressemble beaucoup à une entrave à la justice.

Elle s’en va, pendant dix bonnes minutes, me laissant seul au comptoir d’accueil.  Quand elle revient, elle m’informe que l’on va me recevoir.

En effet, 20 minutes plus tard, une secrétaire me reçoit très gentiment et accède sans difficulté à ma demande.

Moralité, les emmerdements ne viennent pas toujours de l’endroit où l’on prétend qu’ils sont. Les riches m’ont distrait, une fonctionnaire très ordinaire a profité de son pouvoir pour m’emmerder.

Décidément, ce sont les riches que je préfère. En cela je suis proche de la plus grande partie de la population. La haine du riche étant une invention de petits bourgeois mal baisés et jaloux, et bien sûr socialistes pour la plupart.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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L’abus de droit

C’est la plus grosse ficelle du pouvoir, l’escroquerie autorisée pour la justice et les Services Fiscaux. L’abus de droit consiste à vous poursuivre et à vous condamner alors que vous n’avez fait qu’appliquer la loi. Vous êtes en règle mais considéré comme un délinquant, justement parce que vous êtes en règle.

Car, soit que vous êtes joueur, soit que vous êtes malin ou moqueur, intrépide, courageux, vous avez réussi en appliquant la loi à vous procurer un avantage certain. Paf, on va vous le piquer en vous accusant d’abus de droit.

C’est-à-dire que la loi que l’on vous impose, alors que vous n’avez rien demandé à personne, que vous faites en sorte de ne pas emmerder vos voisins de voler personne, cette loi qui est faite pour vous entraver, vous lier, peut aussi bien vous avantager si vous savez en tirer l’admirable quintessence, celle à laquelle les parlementaires ou technocrates qui l’ont pondue n’ont pas pensé.

Alors là, il n’est pas question qu’ils vous laissent faire : abus de droit.

Le moins que l’on puisse dire c’est que tout cela est relatif. En clair, il y a bien une loi, voir des tas de lois, mais elles ne sont faites que pour vous emmerder, si par hasard vous y trouviez votre compte, elles ne comptent plus, c’est pour du beurre, pour vos pieds. C’est vous, celui qui applique la loi, qui devient le coupable.

Sachez que cette magie législative ne marche que dans un sens. C’est toujours vous qui êtes accusé d’abus de droit, jamais le fisc ou l’Etat.

Et pourtant les abus de droit les plus fréquents émanent des Services Fiscaux.

Prenons un exemple, modeste, il s’agit d’un mot qui m’a été adressé par un lecteur :

“Bonjour Henri,

Je vous lis régulièrement sur ObjEco. Et là j’en ai une bien bonne. La somme n’est pas faramineuse (1200€), mais c’est savoureux sur l’éthique professionnelle des “gens du fisc” : copropriétaire d’une maison, ma copropriétaire est décédée en 2011, je précise qu’il n’y avait aucun lien juridique (pax, mariage) et pourtant…Il y a un mois lettre de “la ripoublique française” à l’intention de la disparue. Je l’ouvre, c’est pas bien je sais, en prends connaissance et la referme, boite aux lettres, retour à l’envoyeur. Ce matin, surprise, surprise la “ripoublique” me met “en demeure de payer”…la même somme que réclamée à la défunte dans la lettre retournée. C’est illégal, bon ça vous connaissez, c’est affligeant de bêtise, mais ça vous savez, mais surtout cela démontre ce que vous dénoncez à longueur de blog : le mépris avec lequel ils nous considèrent…”

Voilà donc un copropriétaire, pourquoi pas sincère, qui, si je comprends bien, se voit accuser de concubinage avec sa copropriétaire décédée devenant ainsi responsable de sa dette, sans doute une taxe touchant l’immeuble des deux copropriétaires.

La situation de ces deux copropriétaires allait très bien au fisc précédemment, sans doute payaient-ils plus d’impôts ainsi que s’ils avaient été concubins, mais soudain l’intérêt du fisc change, alors le fisc les accuse d’abus de droit. C’est pas beau ça ?

Ici, comme le dit lui-même mon lecteur, la somme est minime, où les choses se corsent c’est lorsque l’on parle en milliers, en millions, voir en milliards d’€.

Elles se corsent, mais elles restent égales à elles-mêmes.

Vous croyez être chef d’entreprise, vous pensez, en échange des risques que vous prenez, avoir le droit de décider la stratégie de votre entreprise. Vous anticipez les difficultés à venir, vous organisez vos sociétés pour qu’elles soient les plus solides possibles, à l’international vous chercher à assoir votre capital pour lutter avec la concurrence, vous avez tout faux.

L’Etat français n’en n’a rien à foutre de votre stratégie, de vos ambitions d’entrepreneur. L’Etat français considère que votre stratégie doit être celle qui lui rapporte le plus, point barre. Le reste, pour lui, c’est : de l’abus de droit.

Vous pigez ? N’allez pas imaginer que les Services Fiscaux vont se contenter de vous interdire de mettre en œuvre des situations légales qui vous arrangent.

Non, vous avez encore tout faux, ils vont, eux, interpréter votre situation de la façon qui les arrange le mieux. Ils vont réécrire l’histoire de votre entreprise, ils vont se gaver d’abus de droit, tout en vous accusant de l’avoir fait, affirmant ainsi que c’est vous qui les contraignez à cette interprétation… abusive.

C’est très fort, trop fort.

C’est d’ailleurs ce que l’on appelle la loi du plus fort.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Plus de gouvernail et pas de moteur

Un bateau en avarie de gouvernail et de moteur flotte. Son commandant peut parfaitement se pavaner sur la passerelle. La situation peut durer des heures, des jours ou des semaines, au gré des vents et des courants, de sa situation par rapport à la côte, du stock de ses provisions.

Mais, inéluctablement, un jour il s’échoue.

Notre pays n’a plus de gouvernail, plus de moteur, des provisions, les récifs sont encore assez loin, peu importe que le commandant gesticule, l’échouage aura lieu, mais pas tout de suite.

D’où viennent ces avaries qui frappent le bateau France ?

Elles ne sont pas la résultante du hasard. Elles sont la conséquence d’une attitude délibérée.

Un ami, récemment, m’a conseillé de lire le livre de Patricia Pitcher “Artistes, artisans et technocrates”. Une partie de la réponse se trouve dans ce livre.

Madame Pitcher, de façon très convaincante, divise les intervenants économiques en trois catégories :

– La première, qu’elle compare aux artistes, sont les créateurs qui, au-delà des normes, dans un espace en apparence à la limite de la folie parce qu’à l’opposé des convenances, de façon erratique, inventent l’avenir. Ils sont les initiateurs, les créateurs de la future richesse.

– La deuxième, qu’elle  compare aux artisans, sont les exécutants des projets des créateurs. Ils sont travailleurs, sérieux, honnêtes, acceptent l’ordre établi contrairement aux premiers. Ils sont la plus grande masse, disons la classe moyenne et ouvrière.

– La troisième, les technocrates, sont les administratifs qui contrôlent et rationalisent à l’extrême. Cette classe technocratique exerce son pouvoir sur la masse principale des artisans. Naturellement les créateurs initiaux, impétueux et borderline, sont leurs opposants naturels.

Pour que tout marche bien il faut que chacune de ces catégories reste à sa place où elle est indispensable, il faut aussi qu’elles se respectent entre elles.

C’est ici que se situe le problème.

La troisième catégorie, les technocrates, à l’aide d’une rhétorique dite “planificatrice ou socialiste”, a convaincu la deuxième catégorie, celle des artisans, la plus grande masse, de se soumettre totalement à son organisation.

A l’aide de différents arguments mensongers, notamment en instillant la défiance par rapport à la première catégorie des créateurs, les technocrates se sont assurés l’adhésion majoritaire des artisans à leur organisation.

Nous appelons communément cette organisation : “l’administration socialiste”.

En réalité, il s’agit d’un processus d’organisation pensé exclusivement en terme de rationalisation, dont sont absents l’énergie créatrice des artistes et l’humanité des artisans.

Le résultat est un monde inhumain,  incapable de se renouveler, d’imaginer, qui perd donc son moteur et son gouvernail, par l’affaiblissement anormal des deux premières catégories au profit de la troisième, mais qui flotte. Qui, de loin, donne l’impression d’un bateau en marche, alors qu’il n’est plus que le jouet des vents et des courants.

La France est devenue cela, un bateau errant.

Son gouvernail : les artistes-créateurs, son moteur : les artisans-exécutants, sont bloqués par la rouille que dégage une technocratie rigide et envahissante.

L’avarie est là et bien là.

Inutile d’espérer une solution venant du capitaine qui s’agite sur la passerelle, encore moins évidemment de ceux qui génèrent l’avarie : les technocrates.

Ce n’est que la réconciliation des première et deuxième catégories, les artistes et les artisans, qui pourrait remettre la France en état de marche. Cela, bien sûr, avant que l’échouage ait disloqué le navire.

Disons-le clairement, cette hypothèse est peu probable, elle supposerait que ceux qui ont pris le pouvoir, dont la rationalisation extrême crée le blocage de notre société, prennent conscience de leur nocivité.

Personnellement, je n’y crois pas, mais alors pas du tout. Hélas.

La France flotte, mais elle va s’échouer, les dégâts vont dépendre de la côte qu’elle va rencontrer.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Le Ministère de la Répartition. La Résistance

Je suis intimement convaincu que l’économie planifiée ne peut que déboucher sur la pauvreté, tel que cela fut le cas en URSS.

Si dans le monde occidental la faillite parait moins évidente, c’est que l’économie privée, le droit de propriété, ont pallié aux déficiences de l’économie planifiée. Mais ce boulet attaché au pied de l’économie privée est aujourd’hui si lourd qu’il l’entraine, inexorablement, vers la même pauvreté que les anciens pays aux économies planifiées.

Ce constat, largement commenté par les économistes, connu des politiques, vécu par les entrepreneurs, n’est pas ignoré de la population. Elle le pressent majoritairement, mais elle ne réagit pas.

En clair elle n’arrive pas à formuler le problème, ce qui consisterait à dire : plus de socialisme = plus de planification = plus de pauvreté.

La majorité des français est bloquée par l’idée que le socialisme, l’économie d’Etat planifiée, permet une plus juste répartition des revenus. Elle est terrorisée et pense que l’économe privée serait synonyme d’injustice dans cette répartition. Rien, aucun des exemples d’économie libre enrichissant sa population, pourtant sous ses yeux, ne peut effacer cette terreur injustifiée.

Conclusion, il est inutile d’essayer de combattre cette chimère. Voyons comment la contourner.

En premier lieu ramenons l’Etat à ses activités régaliennes, ce pourquoi il est fait, à savoir la défense nationale, la police, la justice et évidemment le recouvrement de l’impôt. Tout le reste peut être privatisé. A la louche, disons que le tiers des prélèvements fiscaux actuels suffirait largement à couvrir les dépenses de l’Etat vues sous cet angle.

Concernant la gestion du reste par le secteur privé, il suffit que la concurrence joue à plein, que le monopole soit interdit, pour qu’alors la régulation naturelle gère cette économie globale de façon juste et équilibrée.

Reste le problème des laissés pour compte, de ceux qui, pour telle ou telle raison, sont exclus du système social. Ceux qui très anciennement vivaient de la charité. On ne peut plus accepter qu’il en soit ainsi.

Aussi doit-on créer “Le Ministère de la Répartition”.

Car, il faut quand même finir par l’avouer, une meilleure répartition des revenus grâce au fonctionnement actuel de l’impôt, c’est du pipeau. L’impôt aujourd’hui lien social est une farce cruelle, pour ceux qui paient et pour ceux qui ne reçoivent pas.

Un ministère, qui n’aurait pour activité que d’encaisser un impôt qui serait intégralement reversé aux nécessiteux, dans la plus totale transparence, nous éviterait la mascarade actuelle, qui ne fait que dissimuler sous une apparente redistribution une dépense publique scandaleusement non maîtrisée.

Je suis convaincu que 20% des prélèvements que nous subissons suffiraient largement à ce ministère.

Ainsi il apparait qu’avec la moitié des impositions actuelles nous pourrions vivre ensemble et assumer nos exclus. Pensons-y.

Pour l’instant le contribuable souffre, terriblement. Pour certains entrepreneurs, comme moi, leur vie est en jeu.

Le savez-vous ?

J’étais cette semaine à Paris où l’on m’a informé de la chose suivante, sans pouvoir me dire où trouver l’information.

Il semblerait que, des contribuables désespérés, prenant modèle sur les “veilleurs debout”aient prévu, tous les deuxième Jeudis de chaque mois, de 17H à 18H30, de se tenir en silence, debout, dans toute la France, devant leur Hôtel des Impôts. A Paris ce serait à Bercy.

La première fois serait le Jeudi 12 Septembre.

Ils se nommeraient les “Ruinés du fisc”. J’aurais préféré les “Témoins fiscaux”, mais bon.

Si par vos relations ou sur les réseaux sociaux, vous trouvez des informations complémentaires sur ce mouvement, qui me parait pacifique et symbolique, merci de m’en informer.

Bien cordialement. H. Dumas

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La folie collective

Alors que l’on se demande encore comment la folie a pu s’emparer de l’Europe jusqu’à produire la troisième guerre mondiale, sous nos yeux le même syndrome recommence.

Le processus est d’une grande simplicité. Conduite par la seule soif du pouvoir, une minorité transforme la vérité en un mensonge démagogique et obtient sur ce mensonge l’adhésion de la majorité.

Lorsque les effets dévastateurs de ce mensonge collectif (religion ou dogme quelconque) se font sentir, la majorité n’a pas la faculté de se remettre en question, elle nie son erreur, désigne un bouc émissaire et tue en boucle.

La simplicité

Elle est à la base de tout, limpide comme la vie. Celui qui ne respire plus meurt. Toute action entraine des conséquences, leur survenance implique la responsabilité de celui qui a engagé l’action. Il est impossible de sortir de ce cadre, pour les individus, mais aussi pour le groupe.

La difficulté

Elle réside dans le fait que cette simplicité ne vaut que pour les actes qui dépendent exclusivement de la volonté de l’homme. Or la condition humaine a des contours extrêmement flous. L’homme a du mal à définir ce qui dépend de lui et ce qui dépend de son environnement, de l’univers. Ce mélange des origines de sa condition ponctuelle est justement le gisement du mensonge.

Les faits inquiétants

L’environnement économique est un élément essentiel pour l’homme, il dépend exclusivement de sa volonté propre. Il n’est d’économie qu’à la suite de l’intervention de l’homme, la matière inerte n’ayant aucune valeur économique (voir Bastiat pour les sceptiques).

Une bonne gestion de l’économie suppose que ses deux expressions, celle des individus et celle du groupe, soient saines.

Deux leviers essentiels sont entre les mains des élus qui prennent en charge notre société : le budget de l’Etat et le budget des particuliers. Ces deux budgets ne peuvent être justes que s’ils sont efficaces.

Or, et c’est là que se situe le mensonge mortel, la notion de la justice économique par l’égalité a pris la place de celle de la justice économique par l’efficacité.

La conséquence directe est un budget de l’Etat délirant et des budgets de particuliers anormalement affaiblis.

Le budget de l’Etat délirant

Sa démesure tient exclusivement au mensonge égalitaire qui fait croire au plus grand nombre que l’Etat serait capable de régenter l’ensemble des paramètres d’une vie individuelle pour que tous accèdent au bonheur grâce à lui. Ce mensonge mélange allègrement un grand nombre d’émotions profondes qui le rendent désirable.

Le but poursuivi étant en réalité une chimère inaccessible, les moyens sollicités n’ont de ce fait aucune de limite.

Il n’y aurait qu’une parade : ramener l’Etat à ses fonctions dites régaliennes, le rendre strictement efficace. Mais ce serait aussi sortir du mensonge et ramener du même coup les individus face à leur responsabilité économique, ce qu’ils ne peuvent plus accepter. Donc, il n’y a pas de marche arrière.

Le budget des particuliers affaibli

Dans l’absolu, l’économie des particuliers n’a pas de limite. Celui qui proposerait un service auquel désireraient adhérer les 7 milliards d’humains, pourrait en retirer des bénéfices illimités. Il n’y a à cela rien de choquant.

Chaque intervenant économique rêve de pouvoir proposer ce service, il engage son intelligence, son énergie, sa vie vers ce but. Ce sont ces sacrifices intéressés qui font avancer l’économie humaine et son cortège de conséquences : le progrès pour les favorables, les contraintes environnementales pour les défavorables.

Une société forte possède de nombreux acteurs économiques riches, créateurs de services qui ont su séduire le plus grand nombre.

Ici intervient une nouvelle fois le mensonge égalitaire. Celui-ci proposant de limiter la richesse de ces acteurs économiques, applique l’impôt en fonction du revenu.

Est-il quelque chose de plus injuste ? En quoi le riche devrait-il payer plus cher les prestations communes, police, voirie, armée, justice, santé, etc…? Aurait-on démontré qu’il est plus souvent malade, que son passage sur une route coute plus, que l’armée le défend davantage, que la justice a plus souvent à se pencher sur lui ? Non évidemment.

Il est clair que l’efficacité, donc la justice, de l’impôt serait : un montant de l’impôt le plus bas possible, payé par le plus grand nombre possible.

L’impôt en fonction du revenu a fini par paraitre juste, alors que l’appauvrissement qu’il engendre pour les acteurs économiques est redoutable, entame leur efficacité et de ce fait est injuste pour le groupe.

L’arrivée prévue de la folie

Elle est visible en ce moment à Berlin. Un groupuscule, soutenu par un groupe identifié comme les briseurs de luxe, a cassé un immeuble de luxe, une Porsche, un café en revendiquant l’éradication du luxe.

Tout comme en 1930 les allemands cassaient du juif, qui pour eux représentaient la richesse, aujourd’hui ils cassent du luxe représentant cette même richesse.

Même lieu, même syndrome, mêmes causes, mêmes effets, la folie s’empare de nouveau de l’Europe. Ils vont bientôt poursuivre et assassiner les détenteurs de gros revenus dont les noms leur sont donnés en pâture par les Etats… au nom de la justice !!! Ils vont éradiquer la source même de leur richesse.

L’homme souhaite si peu avoir à se juger personnellement, à assumer ses responsabilités, qu’il est prêt à tuer les autres pour échapper à sa propre analyse.

Bien cordialement. H. Dumas

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Face aux meutes

Une personne proche dépose son dossier de retraite. Méticuleuse, elle s’emploie consciencieusement à remplir toutes les cases des imprimés, à fournir tous les justificatifs. Une fois son dossier complet elle l’adresse en RAR au RSI.

Puis, elle attend la fameuse retraite, dont elle estime le montant à un peu plus de 200€ par mois.

Au lieu de cela, deux mois plus tard, elle reçoit une lettre l’informant que son dossier est incomplet, qu’il ne peut pas être traité en l’état. Suivent des formulaires à remplir et une liste de documents à fournir, le tout parfaitement identique à ce qu’elle a déjà déposé.

C’est là que les choses deviennent passionnantes, restez concentrés.

Il se trouve que cette personne n’est absolument pas belliqueuse. Au lieu de piquer une grosse colère, elle s’acharne au téléphone pour obtenir un interlocuteur au RSI. Au bout de deux jours et quelques heures de patience, elle finit par avoir une interlocutrice qui, après vérification de son dossier, lui dit ceci :

“- Ah oui, mais non, pas de problème. Ne vous inquiétez pas, déchirez cette lettre, n’en tenez pas compte. Votre dossier est complet, il suit son cours, il n’y  pas de problème. C’est la stagiaire de la responsable qui a dû encore se tromper” !!!

Etonnant non ?

Si le réceptionnaire du courrier avait été Henri Dumas, je me serais foutu dans une colère noire. J’aurais immédiatement adressé à l’expéditeur (donc à la stagiaire) un courrier en retour en lui demandant si elle ne se moquait pas de moi, le tout sèchement ou ironiquement selon mon humeur du moment.

La stagiaire se serait plainte de mon agressivité, scandalisée que l’on puisse attendre d’elle un peu de concentration et, si possible, pas d’erreur.

La responsable aurait pris immédiatement la défense de sa stagiaire. Mon dossier complet serait passé à la trappe. On m’aurait fait savoir qu’effectivement mon premier dossier était incomplet et que si je voulais, peut-être, un jour, toucher ma retraite, j’avais intérêt à refaire mon dossier plutôt que passer mon temps à emmerder les honnêtes et épuisés travailleurs du RSI, qui ont autre chose à faire que de s’occuper d’emmerdeurs de mon acabit.

C’est le syndrome de la meute.

La meute se crée autour d’un intérêt commun à défendre. Ici les fonctionnaires du RSI, ailleurs ceux des impôts, de la SNCF, d’une collectivité locale, ou encore d’une profession, les pharmaciens, les notaires, etc…

Notre société est une invraisemblable accumulation de meutes.

La meute, et c’est son activité essentielle, protège ses membres les plus faibles ou les plus nuls contre tout élément extérieur, exclusivement, parce qu’à l’intérieur ce serait plutôt au contraire l’exploitation du plus faible.

Ce faisant, la meute pervertit le système social  global de plusieurs façons :

– En protégeant le fautif ou l’incompétent, elle désorganise le système de la vie en groupe qui ne peut être hiérarchisé que par la compétence.

– Plus la cible de la meute, le plaignant, est de qualité, plus la meute doit obtenir son anéantissement total. Cet engrenage inévitable est globalement et gravement improductif pour le reste de la société.

– La meute ne supporte pas les individualités en son sein par définition, mais aussi elle tend à les agresser dès qu’ils passent à proximité de son périmètre d’intérêt.

Ainsi la meute est un obstacle réel aux épanouissements individuels qui sont indispensables à la créativité, sans laquelle l’homme n’aurait fait aucun progrès.

Mais il y a pire. La meute n’a pour finalité que le pouvoir, même si les membres qui la composent n’en ont pas tous conscience. Le pouvoir est la raison d’être de la meute.

Ainsi, lorsqu’une société, comme la nôtre aujourd’hui, n’est plus qu’une accumulation de meutes, sans place aucune pour les individus isolés, libéraux, les conflits de pouvoir entre meutes sont latents. Leur émergence n’est qu’une question de temps.

Les meutes un jour se font la guerre, c’est écrit, c’est incontournable.

Ceux qui croient profiter des avantages de leur meute ont-ils compris qu’à terme celle-ci les engagera dans une guerre totale ? Je n’en suis pas sûr.

Ils devraient y réfléchir.

Mieux vaut assumer individuellement ses erreurs, voir sa médiocrité, que trouver refuge dans une meute qui tôt ou tard entrainera ses membres dans des conflits ou des guerres dévastateurs.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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La sécurité

En son nom, nous perdons jour après jour nos libertés.

Comment l’être humain, poussière de l’univers, mortel parmi les mortels, peut-il une seconde se laisser prendre à cette escroquerie ?

Qu’on se le dise, la sécurité de chacun dépend de chacun, la seule solution étant de se préserver de soi-même et des autres.

Rien de cela n’est transférable à un protecteur ou à une entité évanescente que l’on appellerait l’Etat.

Dieu sait que la ficelle est grosse et usée jusqu’à la corde, pourtant depuis des siècles les hommes perdent leur liberté en échange de cette fameuse sécurité, qu’ils n’obtiennent pas.

Ce marché de dupe atteint de nos jours son paroxysme. Une foultitude de gangsters déguisés prétend éradiquer l’insécurité, il nous suffirait de leur obéir sans discuter, ils se font fort de nous garantir la sécurité.

Comment peut-on perdre sa liberté pour un plat de lentilles sécuritaires ?

La réponse est simple, pour garantir la sécurité de ceux qui leur font confiance, les protecteurs, tous véreux, proposent de limiter uniquement la liberté des autres, laissant croire ainsi à leurs protégés que la leur n’est pas en jeu.

Ils mentent évidemment, puisque par ce mensonge ils ne souhaitent qu’obtenir le pouvoir.

La seule peur qui vaut est celle de mourir. Alors là, encore plus fort, ils promettent la vie éternelle, sorte de sécurité à venir.

On n’en sort pas, l’homme ordinaire est prêt à tout pour se croire en sécurité.

Le paradoxe teint au fait que plus il accepte de perdre sa liberté pour une sécurité hypothétique, plus il s’expose et se met en insécurité.

Ne l’oublions pas, c’est la maîtrise de sa liberté qui permet à l’homme de se préserver le plus possible de l’insécurité dans laquelle sa venue au monde le propulse inexorablement.

La maîtrise de la liberté est un long chemin qui ne peut être parcouru que librement, c’est une évidence. Lorsqu’il aliène sa liberté l’homme diminue les possibilités de la maîtriser, il diminue alors sa sécurité.

Ainsi plus ils se croient en sécurité, plus les hommes ouvrent la porte à l’insécurité.

L’absurde ici est sans limite.

Prenons cet horrible accident ferroviaire, dont les causes réelles nous seront à jamais inconnues et, dans le fond, peu importe.

Cet accident fut un déballage sécuritaire à tous les niveaux, jusqu’à un sommet inimaginable, trop tard hélas.

Certains prétendirent voir des pillards, les autres affirmèrent que non. Peu importe les pillards, mais par contre : comment deux observations aussi divergentes peuvent-elles exister sur un site où des centaines de gens sont présents?

Ceux qui ont vu des pillards sur les lieux de la catastrophe prétendent que si l’on écoutait leurs conseils sécuritaires, ceux-ci seraient éradiqués. Ceux qui n’ont pas vu de pillard prétendent que leur gestion de la sécurité est telle, qu’il ne peut exister de pillards que dans l’imaginaire de leurs contradicteurs. Les deux se foutent complètement de la réalité. Ils s’écharpent au nom de la sécurité… des autres.

Il en est aussi ainsi en économie : l’insécurité est la règle.

La poursuite de la sécurité économique ne peut déboucher que sur la faillite par paralysie.

C’est toujours la sécurité que mettent en avant les deux complices qui se partagent le pouvoir, les politiques corrompus et les affairistes aux ambitions illimitées, pour s’assurer la docilité des masses qu’ils tondent.

Que peut-on faire ou dire si le rêve des hommes se résume à mourir en toute sécurité ? Quelle étrangeté.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Ce que l’on a le droit de dire, ce que l’on n’a pas le droit de dire.

On ne peut pas tout dire;

On n’a pas le droit de dire :

– Que c’est le bordel dans les hôpitaux, que ça marche mieux dans les cliniques.

– Que ceux qui ont encaissé les cotisations des retraites, qui ne peuvent plus verser les dites retraites, sont des escrocs.

– Que pour travailler à la SNCF il faut d’abord s’inscrire à un parti de gauche, ou encore plus à gauche, que c’est pareil dans d’autres entreprises d’Etat.

– Que la presse est partisane, qu’elle est un relais constant de la pensée unique, un outil de propagande.

– Que la laïcité est devenue une religion.

– Que la propriété privée a totalement disparu.

– Que notre environnement immédiat (maison) ou plus large (urbanisme) nous est imposé, qu’il est uniforme et décidé par des élus qui n’y comprennent rien, assistés de professionnels corrompus et soumis.

– Que les guichetiers qui centralisent nos sous ont remplacé nos anciens banquiers privés, qu’ils envoient nos sous à une bande réduite de copains qui jouent avec au casino mondial, où ils perdent.

– Que nous votons pour des produits publicitaires qui nous sont concoctés par des agences de publicité. Que ces produits, qui ont l’apparence d’êtres humains n’en sont pas. Qu’aussitôt élues, ces “réclames” à apparence humaine, signent tout ce que “Bercystasi” leur demande de signer.

– Qu’y en a marre de cette culture merdique produite, en quantité industrielle et à nos frais, par une bande de faux artistes qu’on appelle les “intermittents du spectacle”. Incluse en cela la débauche de festivals d’été tous plus nuls les uns que les autres.

– Que la route est un piège où les cons ont cru prendre le pouvoir, alors qu’ils ne font que passer à la caisse pour se déplacer dans des conditions proches de la paralysie.

– Que le dernier espace de liberté, la mer, rattrape les interdits de la route à l’aide d’une règlementation florissante et liberticide.

– Qu’internet, qui a su s’affranchir de l’espace pour naviguer sur la “toile”, a de grandes chances de se voir interdire à terme par nos fous du pouvoir et réservé exclusivement à leurs fantassins.

– Que les protecteurs qui nous vendent de la sécurité illusoire (nous mourrons tous) sont des escrocs, pas plus brillants que les protecteurs des filles de joie.

– Que la justice est devenue une formidable machine à fabriquer de l’injustice. Qu’elle est partisane et noyautée par la pensée unique, qu’elle ne respecte que les diversités qui sont autorisées et massacre allègrement les autres.

– Que l’association de quelques grands groupes et du pouvoir politique nous tient en laisse, ne nous accorde aucun espace de liberté. Que l’économie est entre leurs mains, que nous sommes devenus des esclaves privés du droit élémentaire de créer, de travailler librement, d’exister en dehors d’eux.

– Que la cupidité des profiteurs, la lâcheté de nos élus et le cynisme de notre administration nous entrainent inexorablement vers une guerre civile, dont l’explosion sera dramatique, bien au-delà de ce qui peut être imaginé.

– Qu’en tout cela le mensonge et la corruption règnent en maîtres.

On doit dire:

– Nous avons un système de santé que le monde entier nous envie.

– Notre système de retraite est équitable, le plus juste du monde.

– Heureusement qu’il y a de grandes entreprises nationalisées qui nous mettent à l’abri de la concurrence, où d’admirables fonctionnaires se sacrifient pour le service public.

– Notre presse, dont la diversité est exceptionnelle, nous garantit une information objective et intelligente. Il est dommage que l’achat du journal quotidien ne soit pas obligatoire.

– Le gros avantage de la laïcité, c’est qu’elle remplace toutes les religions. La religion est un espace de liberté personnel, que chacun doit évidemment soigneusement dissimuler, tellement il est personnel.

– La propriété privée est une notion dépassée. Son usage doit être limité à l’opinion des voisins. L’occupant doit avoir autant (sinon plus) de droits que le propriétaire. Le propriétaire doit faire don de sa propriété, quand ceux qui représentent la collectivité la désire.

– Comment peut-on imaginer une croissance infinie dans un monde fini ? Disent les écolos pas finis.

– Même plus besoin de guichetiers. Quelle facilité de se mettre face à un mur, comme pour pisser, et de pouvoir extirper d’une machine juste ce que la banque vous autorise comme argent de poche. C’est bien suffisant. Si tous confiaient la gestion totale de leur compte à la banque, il y aurait moins de faillites personnelles. C’est la beauté de la banque de réguler les finances de tous les individus et d’en informer le fisc.

– Nous devons protéger notre culture, dont la qualité extrême n’est pas comprise du reste de la planète, mais ce sont des brutes, il faut leur pardonner.

– Nous avons les élus les plus zélés du monde. D’ailleurs, nous allons en avoir davantage. Certains qui cumulaient plusieurs postes ne le pourront plus, donc il y aura encore plus d’élus. Le prix ? Ce n’est pas le problème, pas d’histoire d’argent entre gens de qualité.

– La liberté sur internet ? Pour ce que ces “pécos” y disent, franchement on se demande à quoi elle sert.

– La route et la mer sont deux espaces où les fous doivent être encadrés. D’ailleurs, l’automobile doit être remplacée par les transports en commun, dont les utilisateurs n’ignorent pas les nombreux avantages.

– La sécurité est la clef de tout. Elle permet de vivre mieux et plus longtemps. N’est-ce pas cela le bonheur ? Il doit être imposé à tous. La prise de risque est signe d’ambition, de cupidité, d’égoïsme.

– Nos magistrats sont des saints, qui travaillent dans la plus grande abnégation, au service de justiciables qui ne savent même pas les remercier.

– Tout ce que dit le journal est vrai. Nos élus sont admirables, leur compassion inégalable.

– L’économie? Laissons cela aux groupes spécialisés, ainsi la corruption qui va avec épargnera le reste de la population.

Et la démocratie dans tout ça ?

N’était-ce pas le droit de penser et d’agir librement. L’opposée de la pensée unique, l’enrichissement par la diversité. Mais que s’est-il passé, que s’est-il passé ? Comme dit le toubib dans les bijoux de La Castafiore

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Bonjour Charles

Je fais suite à votre billet : http://www.objectifeco.com/economie/politiques-economiques/capitalisme/la-justice-avec-les-politiques-et-fonctionnaires-en-france.html

L’affaire Tapie possède deux caractéristiques remarquables. Sans faire état de l’amour ou de la détestation que peut générer le personnage, force est de constater deux choses :

– Il a de l’énergie

– Le Crédit Lyonnais a trahi le mandat qu’il lui avait donné. Ce fait ne peut faire l’objet d’aucune relativité, un mandat c’est sacré.

La valse mortelle qu’il danse avec la justice révèle deux points essentiels du dysfonctionnement de notre pays.

La justice :

Elle a une particularité en France, elle accepte le mensonge comme moyen de défense. Tout avocat vous dira que la barre est un lieu où le mensonge est non seulement toléré, mais conseillé. C’est la grande stupidité de notre justice, en même temps que la grande prétention de nos magistrats.

En effet la justice consiste d’abord à pourchasser le mensonge. Dans n’importe quelle affaire, elle ne peut être rendue qu’après que le mensonge ait été éradiqué.

L’avocat surpris en flagrant délit de mensonge devrait être sévèrement sanctionné. La défense, même d’un coupable ne doit rien devoir au mensonge.Or c’est l’inverse qui se passe, l’avocat menteur est encensé par ses pairs.

Contrairement à ce qu’ils essaient de faire croire, les magistrats n’arrivent pas à découvrir la vérité ainsi noyée sous des tombereaux de mensonges. Ils en sont réduits à une justice de détails, de forme, une justice totalement ridicule, de pharisiens.

 

Ce ridicule dont ils souffrent, certains sans même s’en rendre compte, les paralyse dans la sanction, ils doutent terriblement.

De ce fait, ils sont incapables de sanctionner lourdement les fautifs. Or sans sanction, pas de justice.

Dans l’affaire Tapie, il n’est pas douteux qu’ils vont reconnaître les torts du Crédit Lyonnais, mais ils vont décider que, bien que ce dernier ce soit fait illégalement plusieurs milliards sur le dos de Tapie, ce n’est pas une raison pour que celui-ci obtienne une compensation.

Cela n’aura rien à voir avec le fait qu’il s’agirait d’argent public, c’est beaucoup plus profond.

Pour illustrer mon propos je joins un arrêt récent où les magistrats reconnaissent que mon patrimoine a été occupé illégitimement, géré sans mon accord, pendant dix ans, mais que cela ne m’a pas porté préjudice !!!! link

L’Etat :

L’Etat se mêle d’économie à travers des sociétés qui lui appartiennent. Dans l’affaire Tapie c’est le Crédit Lyonnais. Pourquoi, lancé dans l’action économique, l’Etat pourrait ne pas en appliquer les règles ? En quoi aurait-il une légitimité à tricher avec les règles établies de l’économie ? Il pourrait donc engranger des bénéfices illicites, mais n’aurait pas à payer ses fautes au motif que dans ce cas il s’agirait d’argent public. C’est complètement stupide et honteusement malhonnête.

Cette perversion est particulièrement présente en effet dans l’immobilier où l’Etat ne cesse d’édicter des lois pour les autres, qu’il s’empresse de ne pas respecter quand il s’agit de lui.

En conclusion

Tapie est au cœur d’une affaire qui révèle ces disfonctionnements. Dreyfus fut avant lui la victime expiatoire de la folie bureaucratique, de la bêtise sauvage de l’Etat.

Cependant, je pense qu’il a raison de résister, peut-être pas pour lui, mais pour tous les autres.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Les magistrats…. toujours.

Un des problèmes essentiels des contrôles fiscaux est la falsification de la vérité économique et stratégique de l’entreprise par les contrôleurs du fisc.

Le fisc arrive, lors d’un contrôle, avec une seule idée en tête : facturer un sur-impôt.

Pour atteindre cet objectif, exactement comparable à celui d’un associé rapace, peu scrupuleux, plus intéressé par la rentabilité de ses actions que par la vie de l’entreprise, le fisc va refaire l’histoire.

Entendons-nous bien, la fraude fiscale par dissimulation de recette n’existe que dans l’imagination des politiques et la propagande de Bercy. Il y a bien longtemps que la suppression presque totale de l’argent liquide au profit des cartes de paiement a marginalisé la dissimulation des recettes.

Donc, le contrôleur va s’acharner sur les valorisations de stock, sur les provisions, sur les frais généraux, sur les comptes courants, sur les emprunts, sur les amortissements, autant de leviers qui sont liés à la stratégie de l’entrepreneur.

Ainsi le fisc qualifiera “d’acte anormal de gestion” telle ou telle décision que le chef d’entreprise aura prise en son âme et conscience, qui était nécessaire à la croissance ou à la vie de l’entreprise. Mais, le fisc veut tout, tout de suite, tel le fond de pension capitaliste et hideux décrit par la propagande socialiste, qui pourtant est la bonté incarnée sur terre pour l’entrepreneur comparativement à l’avidité du fisc.

Quand cette situation psychologique est intégrée, il est aisé de comprendre combien est important, lors d’un contrôle fiscal, ce que l’on appelle “le débat oral et contradictoire”.

Votre contrôleur s’est vautré sur vos livres pendant quelques mois, sans rien vous dire, puis il vous convoque un jour pour le fameux débat oral et contradictoire.

Ce jour-là vous allez apprendre de sa bouche sa vision entrepreneuriale de votre entreprise. Il est peu probable que vous reconnaissiez votre bébé et vos problèmes.

Donc une discussion s’engage où vous allez argumenter avec sincérité.

Le contrôleur s’en fout de votre sincérité, de vos problèmes aussi bien sûr et de l’avenir de votre entreprise encore plus.

Une fois le débat oral et contradictoire terminé, il n’en restera aucune trace.

Le contrôleur, assermenté, cela veut dire que ses additions et ses multiplications même fausses s’imposent, va établir la notification de votre redressement. Dans cette notification, nulle trace de vos arguments lors du débat oral (je viens de corriger un lapsus révélateur, j’avais écrit anal…)  et contradictoire. Alors que sur la Charte du Contribuable Vérifié, on vous a vendu ce débat comme essentiel.

Pour pallier à cet inconvénient majeur, il m’est venu à l’idée d’enregistrer un contrôle fiscal et notamment le fameux débat oral et contradictoire.

Le fisc a trouvé ma méthode inacceptable.

A une époque où nous sommes tous et partout filmés, où la justice examine toute pièce audio ou vidéo, même prise en fraude, où les guerres elles-mêmes sont filmées,  où les flics et les arbitres de football ont fini par accepter l’idée que leurs sports doivent être filmés pour éviter bavures et erreurs d’arbitrage, le fisc refuse tout enregistrement de l’occulte contrôle fiscal.

La fiscalité française affirme son ésotérisme.

Dans le cadre de l’information largement diffusée par ce blog, j’ai publié les enregistrements réalisés. Ce fut Gravelotte, Homs, la mitraille fiscale, l’aviation fiscale, les canons fiscaux se sont déchainés. J’ai été cloué sur place, mes entreprises paralysées, mon avenir totalement obscurci.

D’abord, le fisc a tenté de faire fermer mon blog. N’y parvenant pas, le fisc a instrumentalisé ses agents à l’aide d’un couteux et prestigieux cabinet d’avocats parisien, le cabinet Normand, trente avocats et collaborateurs http://www.normand-associes.fr/cabinet.html.

Les agents ont engagé contre moi, aux frais de Bercy (donc de vous), une procédure en protection de leur vie privée, qui est évidemment bien plus délicate que la mienne qu’ils sont venus fouiller sans ménagement.

Je passe sur les péripéties judiciaires pour en arriver aux deux arrêts qui font rêver, ou plutôt cauchemarder : link

Dans ces arrêts, La Cour d’Appel de Paris, dit ceci : “l’opposition de l’appelant au contrôle fiscal couramment pratiqué, dont il faisait l’objet, et à ses suites ne constitue pas un évènement d’actualité et n’entre pas dans la définition d’un débat d’intérêt général pouvant justifier qu’il soit illustré par la diffusion de l’image des fonctionnaires agissant dans le cadre de leurs fonctions pour effectuer ce contrôle…”

Sacrés magistrats. Ils n’ont ni télé, ni radio, ni journaux, ils ignorent donc que la pression fiscale, les contrôles fiscaux, la fraude fiscale, sont le débat du moment, que des lois liberticides se mettent actuellement en place, que dans ce cadre il est essentiel que les français aient une idée de ce qu’est un contrôle fiscal.

Ou alors…..

Je vous laisse le choix de la conclusion qui s’imposerait.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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