Tous les articles par Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

Rififi à La Cour Européenne (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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Quand la haine sert de méthode de gouvernement

L’ineffable Montebourg n’a pas de franchouillard que sa marinière bretonne, il a aussi ses sabots. Des vrais, des lourds, en bois.

Astucieux comme pas deux, il n’a pas manqué de prendre connaissance des sondages qui rapportent l’image désastreuse véhiculée par certaines professions. Ainsi en est-il par exemple des huissiers, des pharmaciens et des notaires.

Le voilà donc qui se paie une tentative de montée dans les sondages à l’aide d’une dénonciation de ces professions, dénonciation dont il connait la résonnance assurée pour lui chez le “bon peuple”.

Il n’est pas le premier à se rendre intéressant en excitant les bas instincts populaires. C’est un plan “boomerang” qui marche à tous les coups, avec retour assuré en pleine poire. Alors, voyons voir.

Les pharmaciens

Certains sont riches, sans doute. Le plus grand nombre apporte, pour pas grand-chose, une prestation de proximité, que les hommes de l’Etat auraient pu supprimer depuis fort longtemps s’ils l’avaient jugé utile. Il y a belle lurette que la grande distribution propose de prendre en charge la vente des médicaments, leur prix baisserait alors de 30 à 40%. Mais, finie la proximité pour l’usager et la multiplicité des impôts sur les officines pour le trésor public. Sans compter le risque d’augmentation de la consommation liée à l’agressivité commerciale de la grande distribution.

Il faut savoir ce que l’on veut, avant de jeter toute une profession au pilori par intérêt personnel, il serait bon, au minimum, de faire preuve d’un peu de cohérence.

Les huissiers

Il y a bien longtemps qu’ils ne font plus le travail pour lequel ils sont payés : la délivrance des actes. Le tarif auquel ils sont tenus les amène à vous envoyer une simple lettre vous invitant à aller chercher chez eux ce qu’ils devraient apporter chez vous. La part de richesse de certaines études, là encore ce n’est pas la majorité, est liée aux constats, dont, objectivement, les prix se font à la tête du client, ou à des actes non obligatoires où ils négocient leur assermentation.

L’objectif de Montebourg est-il de ruiner les petits huissiers et de remplacer les gros par des fonctionnaires ? Double gain : perte de fiscalité pour lui, dérive assurée d’un service pour nous. Il ferait mieux d’augmenter les huissiers, tout en leur imposant d’accomplir leur tâche réellement.

Zut, j’oubliais son but. En réalité, il n’en a rien à foutre des huissiers, pour lui c’est son coup de pub sur leur dos qui compte.

Les notaires

Comme pour les deux autres professions, il y a davantage de toutes petites études vivant difficilement que de caïds de l’acte notarial. Mais, oublions les petits pour nous pencher sur les gros, ceux qui font fantasmer les jaloux.

D’abord, il y a lieu de remarquer que la plus grande partie (80 à 90%) des émoluments des notaires n’en est pas. Il s’agit de taxes levées pour l’Etat, dont les notaires sont les zélés percepteurs. Imaginons que les notaires soient démotivés ou carrément éradiqués par Montebourg, remplacés par des fonctionnaires, l’effet serait double : lui n’aurait plus à sa disposition ces brigades serviles et gratuites de collecteurs d’impôts, nous, nous devrions faire établir nos actes par une cohorte de “fonctionnaires-notaires” qui ne manqueraient pas de nous faire remarquer à la fois leur épuisement professionnel et notre humiliante place d’usager dont la moindre révolte serait sanctionnée par davantage d’inertie de la part de ces “fonctionnaires-notaires”. Pour passer un acte, il ne faudrait pas être pressé.

Je vous laisse imaginer le bazar.

Ajoutons à cela que les notaires s’auto-surveillent, qu’ils absorbent, sur leurs fonds propres, toutes les escroqueries de certains de leurs petits camarades, ce que l’Etat ne saurait faire lorsque, de la même façon, certains de ses “fonctionnaires-notaires” pèteraient un câble.

Conclusion

Les collectivistes ne sont pas possibles. Ce sont bien eux qui initient l’envie, qui font, de la jalousie et de la haine qu’elle inclut, les moteurs de leur gloire. Ce sont eux, il n’y a pas à en douter, qui favorisent les extrêmes qui prônent la violence.

Nous sommes bien loin du libéralisme, de l’individualisme, bien loin de la main invisible que la liberté favorise, qui régule naturellement l’équilibre social. Pas plus que le chien ne mord s’il n’y est pas contraint ou entrainé, l’homme ne hait s’il n’y est pas contraint ou entrainé.

Les collectivistes sont les spécialistes de l’entrainement à la haine, à laquelle sont finalement acculés ceux qui adhèrent à leur système. Ils sont les spécialistes du “poing invisible”, ce choc qui surprend et détruit, dont la survenance est symptomatique de leur dogme.

Le collectivisme tue, saborde, dresse les hommes les uns contre les autres, alors que, paradoxalement, il a la prétention d’être la panacée de la vie en commun.

Mais, à y bien réfléchir, comment la perte de liberté individuelle, la contrainte du groupe, pourraient-elles se transformer en plaisir de vivre ?

M. Montebourg le sait bien, lui qui se garde de vivre comme il prétend nous faire vivre.

Bien cordialement. H. Dumas

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Egalité et équité

Je tiens à revenir sur ce sujet : égalité et équité. Il est la clef de tout, l’explication à l’ambiance actuelle, ici et en bien d’autres endroits du monde.

Commençons par l’économie.

Les auteurs libéraux, tels que Frédéric Bastiat et Von Mises, ont consacré leur vie à démontrer, avec succès, que l’économie est un espace d’interrelations si complexes, si interdépendantes, que nul ne peut les prévoir ou les organiser.

Ils affirment et prouvent que la propriété privée, le capital et la libre concurrence, sont les socles de l’activité économique, que par ailleurs une partie importante de l’économie peut être invisible momentanément, voire contraire en apparence à sa réalité finale.

Nicholas Taleb a été plus loin, faisant de l’imprévisible, de son désordre et de la résistance à l’imprévisible, le socle réel de l’économie.

Evidemment, les économistes planificateurs sont vent debout contre ces théories. Ils prétendent que l’économie ne peut pas se passer d’un contexte social (il doit leur être effectivement accordé que l’économie ne peut pas se passer de règles, d’un code de l’économie que tous respecteront).

Partant de cet absolu, Jacques Sapir met en exergue les “inconnus” des réflexions libérales. Il en déduit que la pensée libérale est dogmatique et non scientifique face à ces “inconnus”, alors que cette dernière assoit justement son raisonnement sur la relativité liée à ces “inconnus”.

Le fossé est profond, mais, in fine, Sapir aboutit à un dogme beaucoup plus dangereux qui est celui de l’infaillibilité du groupe, de l’Etat démocratique qui le représente.

Ce qui l’amène à cette phrase redoutable : ” L’objectif d’égalité reste un principe fondateur alors que l’objectif d’équité est irréductiblement limité par notre impossibilité de lire au présent les effets futurs de nos stratégies et de celles des autres.”

Si l’égalité est un principe fondateur, elle doit être recherchée en tout. Voyons quelques conséquences de cette folie, rattachée en réalité à l’envie et à la jalousie, tout le monde en a conscience.

La beauté.

Personne ne peut contester que la beauté soit inégalement répartie. Ceux qui sont beaux sont les mieux placés pour comprendre à quel point cette répartition inégale est lourde à porter.

Notre société accepte, pour l’instant, la beauté, ses inégalités, elle en fait même un objectif assumé. Ce n’est pas le cas de toutes les sociétés.

Il n’est pas sacrilège de dire que le voile musulman n’a pas d’autre objectif que de dissimiler la beauté et d’instaurer à ce sujet l’égalité des femmes, au prix effectivement de l’iniquité la plus totale. La religion n’est qu’une excuse pour imposer cette égalité, nul n’est dupe.

On peut aussi penser à ces déguisements vestimentaires prisés des “authentiques” qui, se voulant naturels, sont en réalité des handicaps artificiels à la beauté.

On touche du doigt le conflit évoqué par Sapir entre l’égalité et l’équité. L’iniquité de l’égalité saute aux yeux.

Le sport.

La compétition sportive, qui déplace les foules, n’est pas assise sur l’égalité. Je pense à Rolland Garros où, au fil des années, j’ai pu assister à l’incroyable montée en puissance des compétiteurs. Cette montée en puissance est assise sur la division du travail, il faut une multitude d’arbitres et de ramasseurs de balles pour que les champions s’expriment librement et totalement.

Par souci d’égalité, doit-on envisager que le prochain Rolland Garros, en 2015, doive voir s’opposer arbitres et ramasseurs de balles en lieu et place des élitistes champions habituels ?

La santé

Est-il pire espace d’inégalité que la santé ? Doit-on convenir que celui qui est en bonne santé doive se voir inoculer une maladie qui le ramènerait à un rang d’égalité avec celui qui, frappé par le sort ou par sa trop grande consommation de cigarettes, est malade ? La encore il n’est pas besoin d’être un grand philosophe pour comprendre qu’effectivement égalité et équité ne font pas bon ménage.

L’instruction

C’est vainement que l’Education Nationale, à grand renfort de bac donné à tous, essaie de faire croire que l’instruction, ce cheminement éminemment personnel, pourrait être fournie également à tous.

Cette marche forcée vers une égalité impossible a des conséquences que notre société fait mine de ne pas voir. Pourtant elles sont terribles, mais elles sont à la mesure du problème, strictement personnelles.

Les souffrances engendrées par les iniquités liées à ce fantasme égalitaire de l’Education Nationale sont verrouillées, cadenassées, à l’intérieur de la personnalité des victimes. La société peut faire semblant de ne pas les voir.

Alors l’économie ?

Une incroyable propagande a inculqué au plus grand nombre l’idée que non seulement l’égalité en ce domaine pourrait être facilement atteinte, mais que ce devrait être la norme.

La richesse est éradiquée sans vergogne. Bercy et les tribunaux chargés de cette éradication n’ont pas à se soucier de l’équité, leur moteur est l’égalité.

Comme pour la beauté, le sport, la santé, l’instruction, l’idée d’égalité en économie est particulièrement stupide, complètement antiéconomique.

Mais, la jalousie et l’envie sont, ici aussi, des moteurs si puissants que rien ne leur résiste.

Réflexion

L’égalité est un poison distillé par l’envie. Il faut être pervers pour haïr celui à qui le courage, le travail, voire le hasard, ont donné un avantage. Il faut être con pour ne pas percevoir que cet avantage inclut des contraintes lourdes, souvent difficiles à assumer. Il faut être encore plus con pour finir par souhaiter la disparition de l’excellence, de la réussite méritée ou imméritée, disparition qui prive autant le groupe que la personne directement visée.

On ne dira jamais assez combien les zélotes de Bercy et les magistrats qui leur sont inféodés sont des cons, qui, contrairement à leur prétention, n’apportent rien à notre société en y répandant, en toute iniquité, le malheur au nom de l’égalité, alors que leurs moteurs ne sont que l’envie et la jalousie.

Bien cordialement. H. Dumas

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Suite de la vidéo : la mort lente

Dès publication cette vidéo a motivé des réactions.

La première :

Bonsoir,

Bien qu’étant de nationalité belge et résident en Belgique, je lis très régulièrement vos différents billets via la plateforme « Objectifeco ».

Aujourd’hui, j’ai trouvé un article dont le titre est « Le cauchemar du contrôle fiscal en France, ou pourquoi certains chefs d’entreprises françaises décident de s’expatrier ».J’ai pensé qu’il pourrait vous intéresser et se trouve à l’adresse URL suivante :

http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=le-cauchemar-du-controle-fiscal-en-france-ou-pourquoi-certains-chefs-dentreprises-franaises-decident-de-sexpatrier&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Bonne lecture et bon courage.

Bien à vous,

La deuxième est la suivante :

Bonjour M Dumas,
 Un témoignage qui devrait vous intéresser, sans pour cela vous étonner, vous qui connaissez par cœur les nuisances de l’administration fiscale.
 Cordialement !
Cela m’a amené à intervenir auprès du rapporteur de la commission : “Exil des forces vives de France”
Bonjour Monsieur Le Rapporteur,
A la suite de la vidéo parue sur mon blog
Un commentaire m’a dirigé vers la commission dont vous êtes le rapporteur à l’Assemblée Nationale, dont le titre est “Exil des forces vives de France”.
Plus précisément, vers l’intervention du PDG de la société GSX et ses malheurs fiscaux.
Je crois qu’il serait bon que vous sachiez que ces malheurs sont une infime partie de ce qui peut arriver à un entrepreneur qui s’imagine que le contentieux, donc la justice, pourra l’aider dans l’enfer où le plonge un contrôle fiscal.
Le contrôle fiscal est une zone de non droit total.
Bien sûr vous ne l’ignorez pas, mais il y a sans doute urgence à l’accepter publiquement, tant aujourd’hui cette situation est mortelle pour notre pays.
Cette acceptation est de votre ressort.
Respectueusement. H. Dumas
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La mort lente (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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Suppression de la prescription sur le web : la liberté d’expression assassinée.

Jusqu’au 26 Mai 2014, date du rapport Talabardon, dont vous pouvez prendre connaissance avec le lien suivant  LINK, les choses étaient claires.

L’article 65 de la loi du 29 Juillet 1881, dite loi sur la liberté de la presse s’appliquait aux publications sur le web : “L’action publique et l’action civile résultant des crimes, délits et contraventions prévus par la présente loi se prescriront après trois mois révolus, à compter du jour où ils auront été commis ou du jour du dernier acte d’instruction ou de poursuite s’il en a été fait.”

Sur le web, le premier jour de référence pour établir la prescription de trois mois était celui de la première publication.

La prescription en la matière est d’ordre public, c’est-à-dire que le Tribunal à l’obligation de la rechercher de lui-même, pour le cas où elle ne serait pas évoquée par les parties.

La doctrine était bien établie, que ce soit au niveau de La Cour de Cassation ou de la Cour Européenne, c’était bien le premier jour de diffusion sur le net qui était le point départ du calcul de la prescription.

Tant est si bien que le parlement s’est vu désavoué par le Conseil Constitutionnel qui, le 10 Juin 2004, a censuré un texte de loi qui proposait de supprimer la prescription sur le web en la calculant à partir du retrait d’un article supposé délictueux.

Ainsi donc, jusqu’à ce jour funeste du 26 Mai 2014, date du rapport Talabardon, le web était un espace de liberté d’expression, largement ouvert, où cependant, comme il se doit, les personnes s’estimant lésées ou diffamées par un internaute pouvaient engager une action judiciaire, mais à l’intérieur du délai de trois mois prévu par la loi de 1881 sur la presse.

Le web était stable.

Il est devenu complètement instable, puisque les magistrats sont encouragés par le rapporteur Talabardon à s’affranchir de la doctrine et à traiter les délais de prescription à la tête du client.

Qui est le rapporteur Talabardon ?

Comme tous les rapporteurs de notre inénarrable justice administrative nul ne le sait vraiment. Il ne représente pas l’Etat, il ne fait pas partie de la formation de jugement, il ne représente que lui-même.

A quoi peut bien servir son analyse du dossier ? Les magistrats n’auraient-ils pas, seuls, les compétences voulues ? Est-il une sorte de force intellectuelle supérieure qui serait en mesure de dire le droit et la justice mieux que tout autre ?

Le mystère reste entier. Ce dont on est sûr, c’est qu’il n’est aucunement responsable de ce qu’il raconte, que ses exposés ne peuvent pas faire l’objet de réponse, que personne n’est en mesure de contrer “sa” vision des choses.

Les étrangetés de son rapport :

Pour sourire, parce qu’il le faut bien pour continuer à vivre, avez-vous découvert qui est Monsieur Henri X…, le gérant de la SARL Les Hauts de Cocraud ? Moi, j’ai mon idée, mais je vous laisse chercher.

En premier, vous remarquerez combien le rapporteur se répand sur les “particularités” du dossier, jusqu’à reproduire intégralement les passages considérés comme diffamants par Louis Martino et par le Procureur de La république qui me poursuivent. Il est parfaitement clair que cet exposé n’a aucun rapport avec la question qui est soumise à l’appréciation de la Cour de Cassation. Cette abondance de détail a pour seul but de faire passer le message subliminal suivant “Attention, c’est Bercy qui est en cause”.

Un peu plus loin, page 5, le rapporteur reproduit les définitions des liens hypertextes du Forum des droits de l’internet.

Dans le premier alinéa une nette différence est faite entre un “lien activable” et un “lien automatique”.  Le premier ne s’ouvre que si le lecteur clique dessus, le second s’ouvre automatiquement sans intervention du lecteur.

Le rapporteur ne reprendra pas cette nuance dans son analyse.

On le comprend. Le lien qui demande un clic, met l’acte de publication à la charge de celui qui clique sur ce lien.

Le rapporteur en est parfaitement conscient puisque le dernier paragraphe de son rapport dit ceci : “..si l’on considère que l’hyperlien n’a la valeur que d’une telle note; il faudrait en déduire que le document PDF renfermant les imputations prétendues diffamatoires n’a pas plus été publié le 26 Mai 2010 que le 29 Juin 2011…”

Il est clair que c’est celui qui active le “lien activable” qui publie, et non celui qui se contente de fournir le lien.

C’est donc volontairement que le rapporteur “oublie” dans son analyse le fait que le lien aboutissant aux écrits attaqués était “activable”.

Voilà qui est bien embêtant pour une tête pensante et conseillère d’un tel niveau.

Globalement, le rapporteur fait état de 29 situations ou arrêts qui s’inspirent de la doctrine d’une prescription de trois mois à partir de la première publication.

En contrepartie, il ne fait état que de 4 situations ou arrêts contraires.

Et pourtant, il cite en dernier l’avocat du fisc, faisant bien comprendre une nouvelle fois qu’il ne faudrait pas oublier que l’on est face à des revendications de Bercy.

La Cour de Cassation a tout entendu, elle a compris les dits et les non-dits de ce génie des estrades judiciaires qu’est le rapporteur de la justice administrative et elle a rendu cet avis, dont on n’a pas fini d’entendre parler : “La Cour de Cassation : DIT N’Y AVOIR LIEU A AVIS”

Pour ma part, je salue respectueusement la 17° Chambre, spécialisée dans la diffamation, pour avoir eu le courage et la rigueur professionnelle de demander un avis à la plus haute juridiction concernant le problème de la prescription sur le web, qui impacte directement la liberté d’expression sur ce support.

J’ai été agréablement surpris de constater, en lisant le rapport Talabardon, que même le Procureur de La République s’était associé à ce souci de clarification.

Hélas, la 17° Chambre est abandonnée en rase campagne, désarmée et exposée, par ses chefs de La Cour de Cassation.

Henri X…, n’est donc pas le seul écrabouillé par Bercy….

Bien cordialement. H. Dumas

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Jacques Sapir…. toujours.

Voilà un homme avec qui je ne souhaite pas me fâcher. Le voudrais-je, ce ne serait pas possible. Pour se fâcher il faut être deux. Comment imaginer qu’un économiste de ce niveau accepte de discuter avec le rien du tout que je suis ?

Il faut savoir où l’on se place. Je ne suis qu’un tout petit entrepreneur, violenté par le fisc, ruiné par les collectivistes et autres planificateurs, qui essaie de comprendre, à travers la littérature économique, le pourquoi de ses misères.

J’ai commencé par lire ceux qui me donnaient raison,  j’entreprends de lire ceux qui justifient l’action de mes bourreaux. Jacques Sapir en est, je le lis.

Il dit ceci :

“Il est matériellement impossible de calculer ce que l’élévation du niveau de l’éducation fait gagner à une collectivité, même si ce gain ne fait aucun doute. De même, il est très difficile de prévoir ce que les dépenses de santé, dans le domaine de la prévention, peuvent faire gagner à une collectivité. On retrouve ici la question de la commensurabilité à laquelle s’ajoute un problème évident d’externalité. Les gains en richesse induits par la mise à disposition de certains services ne sont pas individualisables. Par contre, les dépenses, elles, sont parfaitement mesurables. Cette asymétrie de mesurabilité conduit à rationner l’offre de ces services alors que l’on est peut-être dans une situation de rendements croissants. Une logique purement monétaire peut donc réduire les gains en richesse en limitant l’offre de services collectifs”.

Alors ça, c’est bien envoyé. En langage ordinaire, ça veut dire que l’Education Nationale et la Sécu : faut pas limiter leurs budgets, vu que leurs rendements sont peut-être croissants et qu’on ne s’en apercevrait pas.

Au préalable, Jacques Sapir a dit, en plus de 200 pages truffées de citations et de références dont la science ne peut donc pas être mise en doute sauf à effectuer un travail de recherche de “romain”, que la concurrence c’est nul et que l’équilibre général économique c’est bidon.

Tout ça pour ça ? Pour caresser dans le sens du poil les fonctionnaires des écoles et des hôpitaux et féliciter ceux qui leur refilent l’oseille sans compter : les politiciens planificateurs. Pour légitimer le pillage de pauvres types comme moi, dont la tonte est nécessaire pour abreuver ces “services logistiques”.

Du bas de ma médiocrité, du fond du trou où lui et les siens m’ont précipité, je me permets de lui faire remarquer que ce qu’il appelle la logistique, c’est-à-dire l’acte non marchand mais indispensable à l’équilibre économique n’est pas une spécificité de l’Etat.

N’importe quelle entreprise, de la plus petite à la plus grosse, à une part de ses ressources captée par la logistique. Si elle gère mal l’équilibre entre le financement de cette logistique et celui de son activité marchande, elle a un cout de revient trop lourd, ses concurrents en profitent, elle perd des marchés, elle fait faillite. C’est aussi simple que ça.

Pour affirmer qu’il est difficile de savoir ce que certains services apportent à un Etat, il a fallu qu’au préalable il réfute l’idée de la concurrence. Or, la concurrence existe bel et bien entre les Etats. Il est tout à fait possible de comparer les résultats de tel Etat par rapport à tel autre.

Alors franchement, écrire plus de 200 pages d’une telle densité en références et arguments, pour en arriver à une si ordinaire conclusion, rabâchée depuis des lustres : “la planification doit être planétaire, sans quoi la cupidité des affairistes vient la contrer scandaleusement. Le libéralisme est une maladie grave qui nuit à la planification bienveillante pour tous”.

Le collectivisme doit être total. Qu’importe s’il est stupide et s’il porte en lui les germes de sa propre destruction, il n’accepte aucune réalité. S’il en acceptait, elle le fracasserait.

Mais voilà, le collectivise à la française n’est ni planétaire ni total. La France est un pays en concurrence avec le reste du monde.

Il ne reste que deux solutions :

– Sortir de ce type de raisonnement stupide et admettre que les fondements de l’économie sont le capital, la propriété privée et la concurrence fille de la liberté.

– Ou s’enfermer dans le concept collectiviste et se replier sur soi, nier l’économie, refuser la concurrence, fermer les frontières, et serrer les fesses pour ceux qui prendront ces décisions en perspective du jour où il leur sera demandé des comptes.

Je soupire en lisant Sapir..

Bien cordialement. H. Dumas

 

 

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L’expert en tableau a-t-il vocation à devenir peintre ?

Les critiques ou les historiens de l’art n’ont pas vocation à devenir artistes. En règle générale, ils ne le revendiquent pas. Ils connaissent la différence entre la création et la consommation d’art, entre l’acteur et le spectateur.

Ils ont évidemment une action sur l’art, mais à la marge. Leurs erreurs sont légendaires, nul n’y prête une grande attention, pas plus les artistes que les amateurs d’art.

Il n’en est pas de même pour les économistes, dont la prétention et l’omniprésence dans l’économie fait des ravages. Si l’on exclut ceux de l’école autrichienne, qui se contentent d’un rôle d’observation et revendiquent une non intervention qui est le fond même de leur pensée, les autres sont terriblement envahissants.

Ils ne doutent de rien. Par exemple, Jacques SAPIR n’hésite pas à écrire ceci : “On a déjà vu des agrégés de lettres devenir banquiers, on n’a jamais vu l’inverse”. Pas mal, non ? Il se lâche ainsi dans un ouvrage où par ailleurs chaque mot est maitrisé, où il étale ses connaissances livresques qui sont faramineuses, accompagnées d’un vocabulaire accessible mais au prix d’un effort pas “facile-facile”.

Il ne lui vient pas un instant à l’esprit que la banque puisse être humainement plus passionnante, plus concrète, qu’ainsi elle puisse envahir toute une vie, pendant que les lettres peuvent rester au niveau du simple plaisir annexe, sauf pour certains à qui l’action fait peur, ce que l’on peut comprendre sans pour autant les mésestimer.

En ce qui concerne ce qu’il appelle la “microéconomie”, c’est-à-dire vous et moi, il fait preuve non seulement d’incompétence totale, mais aussi de la plus grande mauvaise foi.

Par exemple, il met en avant la théorie, parfaitement acceptable, du “joueur en premier” et du “joueur en second”. De façon très convaincante, il démontre que celui qui prend la décision en second est avantagé par rapport à celui qui prend sa décision en premier. Par exemple, l’acheteur qui paie un produit joue en premier sans connaître parfaitement le produit qu’il achète, pendant que le vendeur, qui joue en second, reçoit le prix, donc un billet parfaitement connu de lui, pour une marchandise dont il connaît éventuellement les défauts. Il en conclut qu’il ne peut y avoir transaction sans protection par contrat du joueur en premier, ici l’acheteur. Que donc l’équilibre naturel des transactions n’existe pas sans une organisation sociale protectrice, il pense ainsi légitimer l’intervention de l’Etat législatif dans l’acte économique.

Le décalage de temps d’accès aux informations lui parait un obstacle sérieux à l’équilibre naturel de l’économie, auquel il ne croit pas, c’est le moins que l’on puisse dire.

Puis, soudain, il triche comme un malade. Il décide arbitrairement de la tranche de temps qui l’arrange.

Il prend l’exemple des salariés dans une usine en difficulté à qui l’on demande un effort pécuniaire. Il considère qu’ils sont les joueurs en premier, que le patron qui leur promet un avenir meilleur en échange de cet effort est le joueur en second qui n’est pas engagé, pendant qu’eux en acceptant la diminution de leurs salaires le sont. C’est ainsi qu’il conclut que l’Etat doit intervenir dans le débat et contraindre le patron.

Là est la tricherie, car ce n’est pas à ce moment que le temps s’est engagé entre le patron est les salariés, c’est le jour de la signature du contrat de travail.

Si l’on suit la théorie stupide de M. SAPIR, lorsque le patron a engagé les salariés on peut supposer que l’entreprise se portait bien. Que cela a duré un certain temps. Qu’alors les salariés ont demandé des augmentations. Ce jour là, le patron était le joueur en premier, en acceptant ces augmentations il ignorait si son entreprise continuerait à aller bien, le profit était pour les salariés joueurs en second. Si l’on suit la théorie de M. SAPIR, jamais le patron, joueur en premier ne devrait accepter une augmentation qui risque de le mettre un jour en difficulté.

Donc, c’est nul, ça ne marche pas.

Toujours dans ce même ouvrage, M. SAPIR attaque la théorie de l’équilibre naturel et la compare à une croyance, pendant qu’il prétend que l’économie vue par lui serait une science.

Il confond les mathématiques et la science. Oui, l’économie a besoin des mathématiques pour faire les comptes, pour quantifier ses résultats, mais certainement pas pour exister.

L’économie est avant tout une activité intellectuelle, largement aussi cérébrale que ce qu’il appelle les “lettres”. Pas plus que pour elles il n’est raisonnable de lui imposer la force, la censure, quelque soit l’excuse mise en œuvre dans ce but.

L’économie nait du hasard et du besoin.

Voici un exemple simple. Du niveau de la “microéconomie”.

Les locations meublées d’été se pratiquaient artisanalement par des particuliers, ou industriellement par des professionnels locaux ou nationaux. Tout cela encadré de façon très rigide. Puis est arrivé internet.

Chacun a pu mettre à la location ou prendre en location son ou ses meublés d’été sur des sites spécialisés. Le succès remporté a deux effets, imprévus de M. SAPIR :

– Une nouvelle profession s’est créée en interface entre le loueur et le locataire. Cette profession s’appelle “conciergerie”. Elle fait les états des lieux, le ménage de sortie, et l’accompagnement du locataire en cas de problème dû au logement pendant la durée du séjour. Pendant que loueurs et locataires contractent directement, évitant ainsi des frais intermédiaires.

– Les professionnels locaux ou nationaux de l’ancien système ont du souci à se faire. Leur activité doit-elle être artificiellement soutenue par l’Etat ?

Voilà un coup que les économistes mathématiciens n’ont pas vu venir. Il y en a ainsi des milliers.

En désespoir de cause, conscient que tout cela ne peut pas être appréhendé logiquement, mais planificateur et désireux de voir l’Etat intervenir pour pallier à l’irréalité prétendue par lui de l’équilibre économique naturel, il qualifie cet équilibre naturel de “croyance”.

Ici, il se rapproche de la réalité. Il est vrai que la croyance impacte directement la vie. Croire en l’au-delà détermine une vie différente de la certitude d’une irrémédiable disparition le jour de sa mort.

Effectivement, selon que l’on croit à la nécessité de l’économie ou qu’on la marginalise, la vie est différente. En cela la responsabilité de l’Etat, dans la formation et les informations qu’il donne sur ce sujet à ses ressortissants et tout particulièrement à ses jeunes, est essentielle. Mais c’est là que son rôle s’arrête.

Nous en reparlerons évidemment.

Bien cordialement. Henri Dumas

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La personnalisation du capital

Les grandes questions, qui animent le monde politique français, sont les suivantes : Qui sont ces capitalistes qui détiennent le capital ? Le méritent-ils ? Pourquoi eux ? Pourquoi pas nous ?

L’adage qui dit : “A question con, réponse con” a tout lieu de s’appliquer ici.

En réalité, qu’importe le fait que le capital soit entre les mains de machin ou de truc, qu’importe qu’ils le préservent, le dépensent, le perdre ou le fassent fructifier.

Le capital est impersonnel, il est la transposition matérielle, la concrétisation, d’une activité économique globale qui, par essence, est initialement une pure projection intellectuelle.

Le lion n’a que faire de l’économie. Il dort, il se reproduit. Quand il a faim, il se lève et dévore la gazelle qu’il peut attraper. Si ses forces déclinent, il échoue et ne tarde pas à mourir de faim. Il n’y a pas de projection intellectuelle dans la vie du lion.

Ramené à son minimum, l’homme pourrait être comparable au lion. Mais alors, sa faible constitution ne lui laisserait pas beaucoup de chance de survie.

C’est pourquoi, les hommes se sont réunis en société, plus ou moins évoluées mais toutes intellectualisées. Cette intellectualisation a donné jour à l’échange, puis, assez rapidement, à la division du travail, qui a elle-même engendré le progrès, jusqu’au point actuel qui déborde les hommes les plus simples. L’ensemble du fonctionnement de ce type d’organisation s’appelle l’économie.

Donc, l’homme est un acteur économique. Cette activité, qui tend à se multiplier à l’infini, a besoin d’un marqueur, c’est le capital.

Plus l’économie est conséquente, efficace, plus le capital est important. En clair, plus l’organisation sociale est efficiente, plus elle génère un capital conséquent.

Ce capital est-il réparti équitablement ? En réalité, en feignant d’analyser les détenteurs du capital, c’est la question que posent, et surtout se posent, nos analystes, champions des questions connes.

Ce n’est pas la première ni la dernière fois que cette question est posée. Indépendamment de son apparente légitimité économique, elle découle simplement de l’envie qui taraude certains et des monstruosités que cette envie peut déclencher.

En fait, cette question présuppose que, si la réponse est non et elle l’est, on soit capable de répartir le capital autrement. Or ce n’est pas le cas.

Ce n’est pas le cas parce que le capital n’est ni le but ni le moyen qui sous-tend l’économie. Il n’en n’est que la conséquence, le marqueur et l’outil.

L’économie vise à satisfaire, par le biais de montages intellectuels plus ou moins équitables aboutissant à des échanges, les besoins vitaux ou superficiels des hommes qui composent une société, voire plus largement des sociétés amies.

Le capital est indissociable de l’acte économique social lui-même indissociable de la division du travail, peut importe qui le possède, puisque celui-là ne le possède pas.

Le capital n’appartient pas à ceux qui croient le posséder.

C’est ce que, en règle générale, ne comprennent ni ceux qui en sont éphémèrement les dépositaires ni ceux qui souffrent de ne pas l’être.

Que ce soit tel homme ou telle famille qui possède un capital conséquent, tel dictateur ou telle structure d’Etat, le capital n’est qu’illusion.

La réalité c’est l’échange pour lequel il a servi de marqueur. L’échange est le fruit d’un montage purement intellectuel aboutissant à diviser les contraintes de la vie. Le capital est l’enfant de l’échange, et non son géniteur comme il peut le laisser croire, et comme certains veulent le croire à tout prix.

Nombreux sont ceux qui souhaiteraient pouvoir posséder le capital sans avoir accompli au préalable le ou les actes réels et concrets qui justifient sa possession.

Ils prennent pour prétexte le fait que certains possèderaient une trop grande part du capital, voire même possèderaient cette part sans aucune raison valable.

Ils ne prennent pas la peine de démontrer la raison qui justifierait qu’eux-mêmes auraient plus de légitimé à posséder le capital.

Tout cela n’est qu’une vision éphémère des situations, sans égard pour le passé, sans imagination pour l’avenir, en gros sans respect du temps qu’ils ramènent à leurs simples et uniques pulsions.

Or, l’économie étant globale, tout particulièrement aujourd’hui où elle est même mondiale, le temps n’est pas le même pour elle et pour un simple individu.

Le capital est en expansion automatique du fait de l’augmentation massive des échanges, sa répartition est liée aux interventions des différents acteurs, mais l’inertie de cette répartition peut donner l’illusion d’inégalité.

Ramené au temps de l’histoire, de la vie des sociétés, le capital est justement réparti entre les sociétés, entre les familles, entre les hommes efficaces ou les Etats performants.

C’est une folie de prétendre répartir arbitrairement, ou par la force, le marqueur de l’économie qu’est le capital. Sans lui l’économie n’a plus de boussole, plus de direction, le crash n’est pas loin. Il serait tout aussi suicidaire de décerner le titre de champion mondial de football indépendamment des résultats sur le terrain.

Quel qu’en soit le détenteur, le capital ne lui appartient pas définitivement, il n’est que le marqueur instantané et éphémère de l’économie. Ce n’est pas parce qu’un mur fait dix mètres, que le décamètre appartient au mur.

Bien cordialement. H. Dumas

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Economie planifiée et corruption (vidéo)

Bonjour,

Cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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L’économie et le simple bon sens

Ma fille, qui va être psychiatre, me dit que ce qui manque le plus aux situations complexes qu’elle rencontre c’est : le simple bon sens.

Je crois que c’est ce qui manque aussi chez nos économistes et politiciens de choc.

Aux questions simples qui se posent, ils ne savent pas quoi répondre.

Par exemple : tout est-il économie ?

Voilà une question qui les embarrasse énormément. Elle leur parait d’une complexité extrême.

En effet, si l’on part du principe qu’aucune activité humaine n’échappe à l’économie, il faut répartir le capital également pour tous. Très grande complication. Car alors, la mission de ceux qui s’intéressent à l’économie est grandement affectée par les sommes que l’on prélève sur eux pour les donner à tous. Le bilan final, bien connu, est la faillite pour tous, l’exact inverse de l’économie en tout.

D’un autre côté, si on limite l’économie à ceux qui s’y intéressent, ils prospèrent, mais les autres, ceux qui sont en dehors du système économique, doivent accepter leur pauvreté. Ce n’est pas si simple d’imaginer des hommes non économiques, penseurs, poètes, artistes, philosophes, fonctionnaires, actifs mais pauvres comme Job.

Ne parlons pas de la question qui tue : l’économie doit-elle être libre ou organisée ?

Là, les réponses sont illimitées, chacun y va de son couplet. Il y a les libéraux, les interventionnistes, les carrément étatistes, etc…

Mais, tous perdent de vue un fait essentiel : la naissance de l’économie. Or, tout commence par la naissance.

De la même façon qu’il n’est pas utile d’imaginer étudier la nature humaine si l’on omet de faire en sorte que la naissance de l’homme soit possible, il est inutile de disserter sur l’économie si l’on ne perçoit pas comment et où elle nait.

Pour imager mon propos, prenons pour hypothèse que des chercheurs trouvent une solution pour que l’homme atteigne, sans difficulté et sans diminution de ses facultés, l’âge de 200 ans. Mais qu’alors, le traitement nécessaire doit être commencé dès l’âge de dix ans et rend les hommes inaptes à la reproduction. Quel gain au terme des deux cents ans ? L’humanité disparaitrait globalement.

La vie humaine sur terre n’est possible qu’à quatre conditions :

– Un spermatozoïde

– Une ovule

– Une matrice pour les neuf mois de création

– Une protection jusqu’à l’âge de la reproduction, environ 15 ans.

Si ces conditions ne sont pas réunies, il n’y a pas de vie humaine. Le simple bon sens, c’est de faire en sorte que ces conditions essentielles, nécessaires à la vie, existent. Toute hypothèse qui marginalise ou oublie ces quatre conditions est stupide.

Pour que l’économie naisse il faut aussi quatre conditions :

– La liberté qui permet la concurrence des idées (le spermatozoïde)

– Le capital qui accueille le fruit de la concurrence (l’ovule)

– La propriété, matrice de la gestation.

– La stabilité pour dépasser l’âge de la fragilité et se placer dans la continuité.

Sans ces conditions, il n’y a pas de naissance économique.

L’économie, comme l’homme, ne peut pas s’affranchir de la mort, elle est donc dépendante de ses naissances régénératrices.

Il est sot et vain de pérorer sur l’économie si le résultat des réflexions amène à une organisation qui néglige les conditions nécessaires à la naissance économique.

L’essentiel n’est donc pas comment gérer l’économie présente, mais comment faire en sorte que des économies naissent.

En ce qui me concerne, ma vie économique a tourné exclusivement autour de la naissance économique. Je n’ai participé qu’à des aventures vierges, engagées seul ou avec des partenaires. La gestion qui suit la naissance d’une action économique ne m’a jamais attiré.

Mes activités économiques m’auraient parfaitement convenu. Mais cela n’était pas convenable pour les autres.

L’administration qui les représente, Bercy, qui pense et régule notre économie, n’est pas à l’aise avec les créateurs. Ne les comprenant pas, elle a peur de ne pas pouvoir les ponctionner à la hauteur de ses ambitions sur ce sujet.

Bercy aime ce qui roule, qu’elle maitrise, dont elle connait sur le bout du doigt les marges, les contraintes, les frais, qu’elle peut calibrer et surveiller de près.

Bercy est une tueuse de bébés économiques, elle les hait.

Or, les économistes patentés sont au service de Bercy ou de son équivalant, puisque, penseurs, ils vivent de la répartition des richesses et non de leur création dont ils sont incapables.

Tout donc concourt à contraindre lourdement la création économique, le bon sens n’a pas sa place dans l’étude de l’économie, ce bon sens qui dirait, si on le lui permettait, que rien ne peut se faire sans faciliter constamment la naissance de l’économie. Que toutes les contraintes, dont il est discuté dans les cénacles politiques et économiques, visant à répartir plus ou moins largement le gâteau, sont stériles et mortifères pour les bébés de l’économie.

L’économie existante peut supporter bien des agressions, y compris celle de la cupidité des envieux ou des fainéants, mais l’économie naissante est fragile, elle ne le peut pas. C’est de cela que va mourir notre société.

C’est de la saignée dont sont victimes les entreprises naissantes que va venir le déclin de notre société. Le constater est du simple bon sens.

Malheur à l’entrepreneur innovant, Bercy ne peut pas l’accepter, Bercy déteste l’imprévu, qui est le moteur de l’économie naissante.

Bien cordialement. H. Dumas

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Jusqu’au bout

Autant les nouvelles sur les médias “autorisés” sont lénifiantes, autant celles que l’on peut lire sur les médias parallèles, notamment sur internet, interrogent gravement.

D’un côté, la situation est certes tendue, mais en voie de solution, de l’autre c’est la désespérance, l’approche de l’apocalypse. Je n’ai pas d’apriori, je m’interroge.

Personnellement, je suis plus proche du cataclysme que de l’amélioration. Cette situation personnelle est indépendante de ma volonté. Elle est liée aux disfonctionnements de notre société, elle ne m’est objectivement pas imputable. Je suis une victime directe de la folie fiscale, du principe du bouc émissaire, des abus de droit des politiques en urbanisme, plus globalement de la déraison administrative, de l’interventionnisme radical et inefficace d’un Etat tentaculaire.

Fatalement, j’ai tendance à imaginer que les autres font face aux mêmes problèmes que moi, je penche donc pour la vision catastrophique qui circule sur le net plutôt que pour celle optimiste des médias officiels.

A partir de cet angle de vision

Je constate qu’en vue du mur que j’aperçois, du gouffre que je devine, Hollande et son équipe accélèrent.  Une pluie de complexité nous tombe sur le coin du nez, les lois et décrets s’annoncent en rafale, la liberté, que je chéris, s’éloigne de jour en jour, au point que le mot “libéral” est quasiment devenu une insulte.

Cependant

De légers détails continuent à me faire penser que j’ai raison. Par exemple, les revenus de la drogue, de la prostitution, plus généralement tous les revenus illicites seront, déjà en Italie et bientôt chez nous, compris dans le PIB. Ou encore, toutes les mesures visant à remettre l’entreprise France en marche, quel qu’en soit le cout, ne seront plus prises en compte dans la dette globale, dans le passif.

Inutile de vous dire que j’attends avec impatience la transposition de ces nouvelles règles comptables dans la mise en œuvre des bilans de nos sociétés privées, de nos entreprises. Puis, quand je les imagine, aussitôt je prends conscience que mon banquier sera probablement réticent, avec un bilan monté de la sorte, à financer mon petit business.

J’en conclus que les banquiers de la France vont trainer des pieds, que la vision “faillite” des médias officieux est probablement la bonne, que ce n’est donc pas le bon moment pour accélérer. Les faux bilans qui précèdent la “cavalerie” sont en principe annonciateurs de graves catastrophes.

Peut-on faire différemment ?

Là est toute la question que souhaite poser ce billet.

Chacun est convaincu, qu’il soit de bonne foi ou de mauvaise foi, que sa façon d’agir est la bonne. Lorsque surviennent des difficultés, le réflexe de l’effort que chacun entreprend va dans le sens de la marche qu’il suit.

L’équilibre universel veut que les forces s’opposent, qu’à chaque résistance rencontrée la pression de la force qui est entravée s’accroit.

Ainsi donc, dans un monde où les différences s’expriment naturellement, si l’harmonie, pour une raison ou pour une autre, dysfonctionne et génère des points durs, ceux-ci cristallisent le renforcement des différences. Pour faire simple, disons que lorsque la vie collective devient plus tendue, contrairement à ce qu’il faudrait, ce ne sont pas la remise en question et la discussion qui s’imposent, c’est, au contraire, la radicalité qui guette.

On ne peut pas faire différemment, ce schéma est incontournable.

Conclusion

La multiplication des points durs, que tout le monde constate, nous oblige à imaginer que le siècle qui s’ouvre à nous sera celui de la radicalité. Siècle du mondialisme, il sera celui de la radicalité mondialisée.

Il n’est pas besoin d’être un grand devin pour voir arriver le “conflit des conflits”, la guerre mondiale des radicalités, la vraie.

Les précédentes n’avaient de mondiales que le nom, puisqu’elles ne concernaient globalement que le monde occidental. Là, tous vont s’y mettre.

Evidemment, une telle répartition devrait, en contrepartie, influer sur l’intensité. Les lignes de front étant totales, elles seront plus diluées.

De mon point de vue, nulle contrée ne va échapper aux guerres qui se déclarent, aujourd’hui guerres de pensées, d’attitudes, voire d’habitudes, de privilèges, demain de bombes pour tous.

Des bombes aux coins des rues, ici ou ailleurs. Voilà notre avenir, du moins tel que je le vois se dessiner sous nos yeux.

Le drame est que nous sommes tous impuissants à éviter cet avenir, tous pris dans nos certitudes. Il ne nous reste que le choix de notre certitude, car, évidemment, une pensée s’imposera in fine.

Vous avez le temps pour choisir votre certitude, les plus beaux résistants sont les derniers, ils sont fatalement en meilleur état que les premiers quand il en reste.

Pour moi, le choix est fait, trop tôt sans doute, c’est celui de la liberté individuelle, du libéralisme.

Bien cordialement. H. Dumas

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Transfert de misère (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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Les escrocs de la souffrance

Complètement dépourvu face à une souffrance chronique qui assaillait l’homme d’avant le 19ième siècle, depuis ses dents jusqu’à toutes les formes de maladies microbiennes, celui-ci a trouvé un palliatif psychologique en s’inventant un monde paisible, sans souffrance, après la mort, dont la définition et l’accès a peu différé pour toutes les sociétés : le paradis.

La religion

La puissance du désir d’éviter la souffrance est telle que ceux qui s’emparent de ce thème en prétendant y être autorisés, d’une façon ou d’une autre, ont un pouvoir certain sur les autres.

En ce qui nous concerne, c’est l’église catholique qui s’y est collée. Probablement de la façon la plus sincère qui soit.

Les choses ont commencé à se gâter lorsque ce pouvoir moral, compassionnel, c’est associé au pouvoir mercantile des hommes de l’Etat.

C’est ainsi que de compromis en compromis, de corruptions en corruptions, cette alliance a abouti à une paralysie structurelle de la société où les tenants du pouvoir avaient organisé la pérennité de ce pouvoir à l’aide de réseaux faits de corporatisme et de charges d’Etat qui les obligeaient tous entre eux, tout en tenant le reste de la population à l’extérieur du système.

A son apogée, ce système a fonctionné. Avec le recul, ses excès tels que l’inquisition nous paraissent inacceptables et à mettre sur le compte de fous sadiques. Il n’en n’est rien, les inquisiteurs n’étaient que les serviteurs zélés d’une philosophie à laquelle ils croyaient dur comme fer, persuadés d’être utiles aux hommes de ce temps là et responsables de leur salut. N’oublions pas que, dans le même registre, Hitler était persuadé que le monde le remercierait un jour de ses assassinats.

Le virage

Ce qui a eu raison, dès le début du 19ième siècle, de cette organisation entièrement tournée vers l’idée de la suppression de la souffrance uniquement après la mort, ce sont, d’une part la division du travail, d’autre part les découvertes sanitaires.

Le 19ième siècle a démontré que la confiance en chaque homme et la liberté entre tous les hommes étaient les seuls vecteurs d’organisation économique assurant richesse et progrès.

Pendant qu’à travers Marx une empoignade avait lieu sur la répartition des richesses créées et sur la propriété des outils de production, la société occidentale avançait. Par ailleurs, les essais grandeur nature des hypothèses de Marx firent long feu. Au milieu du 20ième siècle nul ne doutait que le libéralisme était la bonne solution.

Puis, en Occident, après la deuxième guerre mondiale, les progrès de la médecine ont été tels, que la souffrance physique a été éradiquée pour le plus grand nombre, n’intervenant plus qu’en phase finale de la vie, ou à l’occasion d’accidents minoritaires.

Nous sommes alors passés de la souffrance physique constante éradiquée, à la souffrance morale, souvent sous forme d’envie insatiable, qui s’est invitée dans toutes les vies en remplacement de la souffrance physique.

La souffrance morale et ses haruspices

La souffrance morale, et les vestiges de souffrance physique accablant quelques minorités, ne pouvaient qu’éveiller des vocations.

Pendant que les tenants de l’hypothèse paradisiaque ramaient désespérément pour se maintenir à flot, ils furent débordés par les philosophes de la lutte contre la souffrance morale qui prônait comme remède l’égalité pour tous : les socialistes.

Dans le même temps que le libéralisme enrichissait mécaniquement le monde occidental, il perdait tout crédit sur le front de la souffrance morale, tout particulièrement du fait que les efforts qu’il demandait paraissaient être les vecteurs de cette nouvelle souffrance.

Ainsi, une nouvelle fois, les hommes de l’Etat s’associèrent aux marchands du temple, aux prêtres de la nouvelle religion annoncée par les haruspices : les socialistes.

La situation engendrée

Les socialistes ont la prétention d’abolir les souffrances, tout comme leurs prédécesseurs. Mais, pas au paradis, ici et maintenant, sur terre.

Il y a deux problèmes :

– Ils le croient vraiment, la plupart d’entre eux sincèrement.

– Ils sont très actifs à ce sujet, cette activité leur parait si essentielle qu’elle occulte à leurs yeux tout le reste.

Les conséquences

Il n’est pas d’hommes de l’Etat qui ne soient pas socialistes, qu’ils se qualifient de droite ou de gauche, les plus ultras étant les Lepénistes.

Seule l’action d’abolition des souffrances morales les occupe, au point qu’ils n’en pèsent ni n’en calculent le coût, pas plus qu’ils n’en mettent en question la réalité.

La conséquence à cela est qu’ils s’agitent tant et si bien qu’ils n’aboutissent qu’à un déplacement des souffrances et non à leur éradication.

C’est-à-dire que, prenant à un tel, qu’ils considèrent comme privilégié, pour donner à tel autre qu’ils considèrent comme souffrant, il n’est pas acquis qu’ils suppriment la souffrance de celui qui reçoit, mais il est certain qu’ils la créent chez celui qu’ils dépossèdent.

Cependant, pour eux, la souffrance de celui qu’ils dépossèdent n’existe pas. A tout le moins, elle leur parait quantitativement et qualitativement marginale. Ils n’en font pas cas.

Exemple

Ma profession m’a amené à fréquenter, plus sans doute que je ne l’aurais souhaité, les hommes de l’Etat, du pouvoir, je puis affirmer qu’ils sont majoritairement sincères. Ils croient faire le bien, c’est la gratification de leur engagement colossal en temps et en énergie, ils ne peuvent pas remettre cette idée en question.

Aussi ne se posent-ils jamais la question de savoir combien ce qu’ils entreprennent pour lutter contre la souffrance qu’ils voient, ou qu’ils croient voir, coute en termes de prix ou de souffrances nouvelles ouvertes par leurs actions.

Constater cela, le voir de près, est effrayant.

Conclusion

La souffrance, pas plus que l’économie, ne peut s’accommoder de l’interventionnisme de l’Etat.

Le libéralisme doit prendre en compte cette nouvelle situation et s’attacher à démontrer que lui seul, à travers la prise en charge de chacun par lui-même, peut atténuer, voire éradiquer, ce nouveau type de souffrance : la souffrance morale.

Cela passe par la démonstration pour la souffrance de la théorie de Frédéric Bastiat pour l’économie : “Il y a ce que l’on voit, et il y a ce que l’on ne voit pas“.

Un énorme travail reste à faire pour démontrer ce que chacun de nous pense et constate : l’action des socialistes, par sa sincérité et son aveuglement, est le plus grand danger rencontré par la France du fait des transferts illégitimes de souffrance qu’elle organise.

Elle tue, aussi surement que la guerre, mais de façon invisible telle le pire des virus. Le drame est que, comme l’inquisiteur, le socialiste agit de bonne foi, convaincu de faire le bien.

Aujourd’hui, tous les combats qui tournent autour de qui doit posséder quoi sont stériles. La menace est bien plus profonde, elle est une croyance erronée, mais répandue à tout les niveaux, donc totalement invisible parce qu’occupant la totalité du champ de vision.

Bien cordialement. H. Dumas

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La force

La force n’a pas sa place dans une société évoluée.

Je dirais même que l’évolution d’une société se mesure à sa dose d’utilisation, ou plutôt de “non-utilisation”, de la force. Cette évolution, à laquelle tous aspirent, pour laquelle certains prétendent détenir les clefs, a toujours pour point de mire la paix, l’entente entre tous. L’inverse étant la barbarie, que personne bien sûr ne souhaite.

Le problème est qu’en vue de ce but respectable, les opérateurs, souvent autoproclamés, acceptent l’idée de passer par la case force. Ils appliquent à la société ce que plus personne n’a le droit d’appliquer aux petits hommes : “une bonne fessée vaut mieux qu’un long discours”.

En général, ils n’imaginent la paix qu’à partir d’une pensée unique, la leur. Dans leur esprit, toute critique de la solution qu’ils prétendent idéale pour arriver à la paix  est un acte inconsidéré, qu’ils s’autorisent à contrer ou à interdire par la force. Evidement, pour eux, il s’agit là d’utiliser la force pour le bien commun. Dans la réalité, celui qui pense différemment et prend les coups a bien du mal à percevoir l’utilité de l’emploi de la force contre lui, pour son bien.

Cette force, sans laquelle certains pensent qu’il n’y a pas de société possible, n’est pas laissée à la discrétion de chacun, elle est déléguée à l’Etat. Celui-ci en est donc le détenteur, il est censé ne l’utiliser qu’à bon escient.

Cela nous amène à trois schémas possibles.

L’Etat régalien :

Conscient de sa responsabilité, l’Etat engage son intervention à minima. Désireux de limiter l’usage de la force qui lui a été confiée, il définit pour lui un périmètre d’intervention le plus restreint possible.

En un mot, tout ce qui peut être mis en œuvre par des individus privés l’est. Ceux-ci, n’ayant pas la force à leur disposition, se voient donc obligés de négocier et de séduire pour mettre en œuvre les projets qu’ils souhaitent.

Dans cette solution, la force n’est utilisée par l’Etat que pour protéger chaque homme et ses biens, la collectivité et ses biens.

C’est la démocratie libérale. Chacun est responsable de lui-même, de ses échecs et de ses réussites, de son évolution positive ou négative, et les accepte.

Il respecte les autres, leurs biens et la libre disposition de ces biens.

L’Etat et les privilégiés :

Ceux qui, d’une façon ou d’une autre, ont la chance ou l’intelligence d’accéder à une situation privilégiée ont très peur de la perdre, évidemment. Or, les lois naturelles de la concurrence, de la séduction, font que d’autres s’efforcent de leur ravir cette situation enviée de tous.

Ces privilégiés ont une tendance inévitable à vouloir protéger leurs avantages, ils pensent alors que la force est le moyen approprié, le plus sûr et le moins compliqué à mettre en œuvre.

Ne disposant pas eux-mêmes de la force, ils sont obligés de circonvenir les hommes de l’Etat qui eux la possèdent.

Ce sera la dictature. Exemple chinois à gauche, égyptien à droite. Dans les deux cas, la force va être employée à réduire au silence les masses non privilégiées et à faire en sorte que ceux qui ont des privilèges les gardent et les augmentent.

L’Etat et les nécessiteux :

Ceux qui, au contraire, n’ont pas pleinement bénéficié de ce qu’ils espéraient de la vie, qui sont nécessiteux ou tout simplement déçus, qui ne se sentent pas la capacité de conquérir une place meilleure par le libre jeu de la concurrence et de la séduction, ceux-là pensent pouvoir y arriver plus facilement et plus rapidement avec l’aide de la force.

Pas d’autre solution pour eux que de se tourner aussi vers l’Etat, détenteur de la force. Ils sont évidemment plus nombreux que les privilégiés, cela coule de source, c’est le principe même du privilège d’être restreint.

Ce sera la démocratie interventionniste, le socialisme. Les nécessiteux, ou considérés comme tel, vont, profitant de leur nombre, prendre possession de l’Etat. La force de l’Etat va ainsi être employée à réduire le champ d’action des individus privés au profit d’une hypothétique égalité, dont le but ultime est évidement de faire en sorte qu’il n’y ait plus de nécessiteux. Ce type d’organisation, dont l’objectif avoué est d’entraver la liberté et les biens des individus privés au motif qu’ils sont un avantage indu, a pour conséquence inévitable de paralyser petit à petit tout le système collectif qui n’existe que par les efforts et les qualités individuelles cumulés. Les privilégiés sont mis au pas, mais aussitôt remplacés par des apparatchiks qui sont tout autant privilégiés, mais qui n’apportent rien à la société.

Conclusion:

Le débat de société tourne exclusivement autour de la force et de son usage. Tous ceux qui en appellent à l’utilisation de la force, ou de la contrainte, comme moyen de gouvernement, tous seront responsables des dérives inévitables que ce type d’organisation engendre.

La force est le mal absolu de la vie en société.

Bercy est le siège de la force dans notre social-démocratie. Bercy est le siège du mal. Cela ne doit ni nous échapper, ni nous faire peur, tant que Bercy n’a pas mis tous les français en fiches, totalement phagocyté la justice, mis sous ses ordres directs l’armée et la police. Osons affirmer nos opinons, nos idées, tant que cela est encore possible, même si cela parait parfaitement inutile. Le temps viendra où la parole nous sera confisquée, où le débat sera clos, où la force aura triomphé.

A demain à Bercy pour prier, chacun à sa façon, comme le conçoit le pape.

Bien cordialement. H. Dumas

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Prime à la médiocrité, handicap à l’ambition.

La France marche sur ces deux jambes : la prime à la médiocrité et l’handicap à l’ambition, comment pourrait-elle ne pas boiter violemment ? Car, la France boite.

Comment ce pays, ses habitants, ses élus, ses responsables, et évidemment tout particulièrement ses irresponsables, peuvent-ils s’enorgueillir d’un tel fonctionnement et prétendre que le monde entier le leur envie ?

Il ne viendrait à l’idée de personne d’employer de telles méthodes ailleurs.

Comment imaginer que l’enfant fugueur et dernier de la classe puisse être gâté et choyé pendant que son frère, toujours premier, sans histoire, serait privé de dessert ?

Il ne viendrait à l’idée d’aucun entraineur d’une équipe de sport d’employer lui aussi un système aussi stupide. Comment imaginer Didier Deschamps sélectionnant les rêveurs, les fatigués de naissance, et repoussant les conquérants, les courageux, les talentueux ?

Dans tous les cas, il s’agirait, peut-être, de “solidarité, d’égalité, de fraternité”, prétendument équitables, mais au prix d’un échec final qui ferait scandale.

Car, nul ne doute qu’au bout d’une organisation de ce type, il ne peut y avoir qu’un échec. Echec d’éducation, échec de coupe du monde de football.

Comment pourrait-il en être autrement pour notre pays dans la compétition qui existe inévitablement entre les nations ?

Les français imaginent-ils sérieusement que l’humanité pourrait n’être que détente, rêverie et plaisir ? Est-ce le luxe de leur ancienne fortune, bâtie pour partie sur le dos du reste du monde, qui leur fait oublier qu’aujourd’hui d’autres sont motivés pour construire la leur sur leur dos ? Sont-ils prêts à être pillés demain, de la même façon qu’ils ont pillé les autres, par la force ?

Je suis parfaitement bien placé pour évoquer cette folie. Je suis en première ligne, dans la tranchée où ils projettent et dépouillent leurs “ambitieux” prétendant faire œuvre de justice, alors qu’ils ne sont que stupides et suicidaires et ne font qu’écrire leur déclin programmé.

L’envie les taraude. Tout à la soif de jouir et, dans le même temps, de piller ceux qui pensent en terme d’avenir, de richesse pour tous, d’ambition, ils maquillent ce pillage, ils le font passer pour un juste châtiment qui toucherait ceux qui ne leur donnent pas bénévolement leur travail pour qu’eux puissent continuer à travailler de façon “intermittente”.  Ils les appellent les “fraudeurs fiscaux” pour les voler sans vergogne, en se donnant, en plus, le beau rôle.

Tout cela est tellement énorme, que ce n’est plus visible. Cette énormité couvre la totalité du champ de vision, à tel point qu’elle en devient naturelle, elle est l’environnement total, unique, donc vrai. Il n’y a pas de place pour une autre vision.

Nous irons au bout du bout

Il n’y a pas de frein. La démocratie, la loi du plus grand nombre, est terrible lorsqu’elle sert la folie, la déraison. C’est un engrenage dont nul ne peut s’extraire. Au contraire, il s’autoalimente.

J’ai le souvenir, dans les années 1960, de tous ces châtelains, encore nombreux dans nos campagnes, qui, avides de raisonnements et avares d’efforts, se trouvèrent dans l’obligation de financer leurs errements. Tous, sans exception, vendirent alors leurs terres, souvent des centaines d’hectares, à leurs métayers, peut-être culs-terreux mais travailleurs et obstinés, pour conserver leur apparat : le château, image de leur statut et écrin de leur désinvolture. Très vite, pendant que le paysan par son travail et son pragmatisme s’enrichissait sur leurs anciennes terres, eux sombraient corps et biens et vendaient à l’encan le château. Aujourd’hui, peut-être font-ils parti de ces envieux qui veulent la peau des fermiers enrichis. Sont-ils devenus des “bobos”, socialisants, ignorants des choses de l’économie qu’ils laissent toujours aux bons soins des paysans, à charge par eux de payer la dîme ?

Que faire :

La violence ? Pourquoi et contre qui ?

Le raisonnement ? Comment et avec qui ?

Il ne parait pas qu’il y ait de solution, le clivage est définitif. Ceux qui ont reçu plus que ce qu’ils auraient dû recevoir ne sont pas prêts à le rendre. Alors que c’est ce qu’ils ont reçu qui manque à tous.

Ceux qui savent gagner ne peuvent plus et ne veulent plus donner.

Aujourd’hui, on tourne en rond, demain en bourriques. Les bourriques chefs sont déjà à l’œuvre prétendant que l’on pourrait sortir de l’Euro, dévaluer, rétablir les droits de douane et éviter l’évasion du capital par la force, autant de solutions dont on sait, depuis plusieurs siècles, qu’elles sont porteuses de drames économiques terribles, d’échec absolu.

Mais c’est cela que les français, tous châtelains du monde dans leurs rêves, souhaitent entendre. Ils vendent, en catastrophe, les usines et les champs, ils vendront demain le château France, à moins que d’autres, tout simplement, les foutent dehors.

Ces pensées s’ajouteront à mes prières devant  Bercy, Jeudi prochain à 18H. Seul, ma salade à la main, je témoignerai pour mes petits enfants. Ce ne sera pas Omaha Beach, ici c’est le début, là bas c’était la fin. Vous pouvez me rejoindre, vous serez aussi seul que moi, puisque que nous n’avons pas le droit de nous regrouper.

Bien cordialement. H. Dumas

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Jésus et les pharisiens

Les rapports entre Jésus et les pharisiens, prétentieux représentants autoproclamés de la loi, étaient exécrables. C’est du moins ce qui ressort de ce qui nous reste de ce personnage à la fois légende et réalité, que certains assimilent à Dieu.

Ce billet n’a pas la prétention de prendre parti en ce qui concerne Jésus. Nous pouvons simplement remarquer que des personnages de cette trempe, nous n’en n’avons plus en magasin. Par contre, en ce qui concerne les pharisiens, nous sommes suréquipés. On ne peut pas dire qu’il y ait pénurie d’interprètes de la loi, que ce soit de façon spontanée ou, au contraire, officielle.

Nos actuels détenteurs de la loi ne sont pas très différents de ceux qui opéraient à l’époque de Jésus. Sans être Dieu, je crois qu’une saine colère peut éclater légitimement contre eux, tant leurs jugements sont déroutants et objectivement soupçonnables.

Je soumets à votre sagacité le résultat de la réflexion intense de dix des meilleurs magistrats de France. Dix de La Cour de Cassation. Dix de l’élite intellectuelle du pays, dont chaque décision s’impose à tous.

La situation

Un contrôleur du fisc, Monsieur Martino, me poursuit de sa vindicte après m’avoir ruiné, ce qui ne lui a pas paru suffisant. A ce sujet, il me traine devant le Tribunal Correctionnel pour avoir écrit ce que je pense de lui.

Malheureusement, les faits qu’il me reproche, consistant en une parution sur mon blog qui le chagrine, sont prescrits. Alors, il prétend qu’un lien vers les écrits qui lui déplaisent, paru ultérieurement, serait à considérer comme une nouvelle publication de la parution prescrite.

Comme si le fait d’aller chercher un livre dans une bibliothèque ou de le citer dans un ouvrage, serait une nouvelle publication.

La Présidente de la célèbre 17ème Chambre, celle des diffamations, a été suffisamment interpellée par la démarche de Martino pour juger utile de demander l’arbitrage de La Cour de Cassation, des sages de notre pays, du diamant d’intelligence pure qu’ils représentent.

La question

Sa question était d’une grande clarté : ” L’insertion, dans un article mis en ligne sur un site internet, d’un lien hypertexte permettant d’accéder directement à un contenu déjà diffusé, constitue-t-elle un nouvel acte de publication du texte initial faisant à nouveau courir le délai de la prescription trimestrielle prévu par l’article 65 de la loi du 29 Juillet 1881 ?”

On comprend aisément le souci du magistrat qui se dit que, si chaque lien est une novelle publication, la vie va être infernale pour les tribunaux, la prescription en fait n’existera plus et les recours seront sans fin. Alors que, justement pour éviter un tel bazar, la loi a enfermé les recours en matière de publication journalistique, tels que les publications sur les blogs, dans un délai de prescription très court, protégeant ainsi la liberté d’expression de procédures de circonstance, ce qui est la moindre des choses.

La réponse

Après avoir murement réfléchi, les dix intelligences supérieures ont dit ceci : ” La demande, qui concerne les conditions dans lesquelles l’insertion dans un article mis en ligne sur le réseau Internet d’un lien hypertexte renvoyant à un texte déjà publié, serait susceptible d’être regardée comme une nouvelle publication de celui-ci, de nature à faire courir à nouveau le délai de prescription de l’article 65 de la loi du 29 Juillet 1881 sur la liberté de la presse, suppose un examen des circonstances de l’espèce, notamment de la nature du lien posé et de l’identité de l’auteur de l’article, comme de son intention de mettre à nouveau le document incriminé à la disposition des utilisateurs ; qu’à ce titre, elle échappe à la procédure d’avis prévue par les textes susvisés ;

En conséquence, DIRE N’Y AVOIR LIEU A AVIS

Elle est pas bonne celle là ?

Incroyable :

-1°- D’abord, remarquons que nos sages laissent tomber la Présidente de la 17ème Chambre, comme une vieille chaussette. C’est franchement pas sympa de leur part. Bon, d’accord, un contrôleur des Services Fiscaux faut pas le contrarier, c’est tout Bercy à lui tout seul, mais quand même, quel manque d’élégance.

-2°- Je cite : “La nature du lien posé”, ah bon. C’est quoi la nature d’un lien hypertexte ? Sa typographie ? La langue employée ? Bêtement je pensais qu’un lien, c’est un lien, point. Je n’en ai jamais rencontré qui ait une nature particulière. Mais bon… Peut-être serait-ce un lien qui ne renverrait à rien…Ou encore qui renverrait à autre chose que la chose à laquelle il doit renvoyer… Là je rame.

-3°- Je cite encore : “L’intention de mettre à nouveau le document incriminé à la disposition des utilisateurs”.  La perplexité me gagne. Il nous faut donc finalement admettre que quelqu’un pourrait mettre un lien hypertexte vers un texte, sans avoir l’intention que ce lien mette à la disposition des utilisateurs le dit texte !!! Ne suffirait-il pas qu’alors l’auteur évite de mettre ce lien ? Où, dans l’esprit des sages, doit-il accompagner ce lien de la mention : “interdiction d’ouvrir ce lien” ? Quand on met un lien, c’est bien pour mettre à la disposition des lecteurs l’article qui va avec, pas pour repeindre la cuisine…non ?

-4°- Je cite enfin : “Un examen des circonstances de l’espèce, notamment ……l’identité de l’auteur de l’article”, nous y voilà donc. Pour ceux qui n’ont pas fait l’ENA, ou des études supérieures comparables, en français simple, ça veut dire: ” à la tête du client”.

Résumé

Un magistrat scrupuleux, bien que sous la pression de Bercy, demande de l’aide aux têtes les plus pleines de notre pays, qui plus est totalement indépendantes, libres, qui font et disent la loi, et là….rien. Ils ne lui répondent pas.

Notons quand même, au passage, qu’il s’agit d’un sujet de société complètement actuel, dont les chances qu’il se reproduise de façon récurrente sont réelles.

Puis, La Cour de Cassation, à partir de considérations qui prêteraient à rire si elles étaient énoncées par Jean Marie Bigard, décide qu’il en sera fait à la tête du client.

Conclusion

L’Etat, la loi, ses représentants ont une peur panique d’internet et de Bercy, au point d’en voir leurs cellules grises paralysées.

C’est très impressionnant.

Je vous laisse avec les cauchemars qu’une telle situation ne va pas manquer de vous occasionner.

Bien cordialement. H. Dumas

Lien vers l’avis pas rendu (lien dont je vous laisse apprécier la nature et mon intention en vous le fournissant)

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Socialisme, communisme, national-socialisme version Le Pen, libéralisme et démocratie : ces valses angoissantes.

Ce qu’il y a de reposant, lorsque l’on ouvre son ordinateur pour écrire un billet, c’est la certitude que l’on va écrire, probablement plus mal qu’eux, ce que d’autres ont déjà écrit, ou qu’ils sont en train, ou sur le point, d’écrire. Comme chantait Bécaud “La solitude, ça n’existe pas”

Le communisme c’était quoi papa ? Monsieur Marx, c’était qui ? C’est sans doute le genre de question que poseront les enfants à leurs parents dans quelques années, tant les pays communistes deviennent les champions du capitalisme. Tant le décalage est important, et s’accentue chaque jour un peu plus, entre les auteurs mythiques du rêve communiste et la réalité des sociétés qui se réclament de cette philosophie économique.

Les industriels du 19ème siècle en rêvaient, les esclavagistes l’avaient mis au point mais ne surent pas en assurer la pérennité, les communistes l’on fait : l’homme transformé en esclave pour le plus grand profit de quelques privilégiés corrompus qui s’octroient les outils de production et les matières premières et qui, sous la protection d’une dictature politique, font turbiner à mort la population pour des clopinettes.

Ceux qui se doutaient que Sartre était un con, ou au minimum un mec sans imagination, avaient bien raison. Nos philosophes à quatre sous, pourfendeurs de notre économie libérale, inventeurs ou colporteurs de l’avenir radieux du communisme, de l’égalité sur terre, n’étaient en fait que de gros envieux qui n’avaient pour but que de mettre à bas l’édifice économique libéral pour lequel ils se sentaient personnellement inadaptés.

Nous avons inventé le libéralisme, ils ont tenté de nous inoculer le communisme. Deux visions diamétralement opposées de l’économie.

Dieu soit loué, le libéralisme :

Qui, je le rappelle, est basé sur le respect de la propriété privée, y compris celui des pensées de chacun qui font partie de sa propriété privée.

Qui respecte la liberté d’échanger des objets mais aussi des idées.

Qui respecte le capital, fruit naturel des échanges et outil nécessaire à la mise en place de la division du travail pratiquée par les sociétés avancées.

Le libéralisme ne peut pas enfanter l’économie communiste, l’esclavagisme.

Le libéralisme est à l’opposé de l’esclavagisme.

L’occident a inventé le libéralisme, les envieux qui, en son sein, ont donné le jour au communisme ont dû l’exporter vers des systèmes politiques qui n’avaient jamais connu le libéralisme.

Le communisme ne peut pas exister sans la force, la contrainte. Alors que le libéralisme ne peut pas accepter la force, il ne connait que l’échange libre.

Les économies libérales, sauf à être préalablement anéanties, ne peuvent pas aboutir au communisme, elles ne peuvent pas accepter que la force soudoie l’harmonie de leur économique.

Et la démocratie dans tout ça ?

La démocratie est l’organisation politique qui paraît s’allier le mieux avec le libéralisme économique.

Si tant est que le libéralisme ait besoin d’une organisation politique au dessus de lui. Certains pensent que non, que la nécessité d’un Etat n’est pas une évidence, que le marché privé seul et l’échange libre en tout peuvent suffire à organiser la société. Vaste sujet, pour lequel je n’ai pas d’a priori, juste une affinité pour le moins d’Etat possible.

Il reste un fait absolu, le libéralisme n’admet pas la force, ses seules contraintes sont celles du libre échange. La démocratie tolère la force, au point de courir le risque de ne pas pouvoir la maîtriser.

C’est sur ce point que la démocratie et le libéralisme peuvent être en conflit. La moindre intervention de la force dans le libéralisme a des conséquences immédiates même si elles ne sont perceptibles que plus tard, alors que la démocratie peut absorber et résorber une certaine quantité de force ou de violence.

Ne perdons pas de vue que le libéralisme est un type de fonctionnement économique, et que la démocratie est une organisation politique.

Où les choses se corsent:

Le libéralisme économique pourrait peut être ne pas avoir besoin d’une organisation politique, mais la démocratie organisation politique a, elle, besoin impérativement d’une organisation économique.

La question qui inquiète les libéraux est la suivante : la démocratie peut-elle préférer démocratiquement une organisation économique communiste à une organisation économique libérale, ou éventuellement aboutir accidentellement au communisme comme méthode de gestion de son économie ?

La réponse est assurément non. Car, en fait, la gestion économique communiste est incompatible avec la démocratie, tant l’usage de la force lui est indispensable, est son carburant.

L’homme n’accepte pas naturellement l’esclavage. Dans une démocratie, il a la possibilité de le refuser, nul ne peut le lui imposer, or pour le système communiste l’esclavage est essentiel.

C’est très clair : l’esclavage ne peut pas être voté démocratiquement.

J’entends déjà les objections : ” Non mais, c’est quoi ce délire, ne sommes nous pas actuellement mis en esclavage ? N’est ce pas ce que rabâche votre blog à longueur d’articles?” C’est vrai. Objections acceptées.

Ce que je veux dire dans ce billet, c’est que la dose de violence actuelle de notre démocratie, ce qu’elle subit de la part des envieux, qui la rapproche du communisme ou du national socialisme façon Le Pen, est à son paroxysme.

La mise en esclavage ne touche qu’une partie de notre société, les contribuables. Demain, lorsqu’il s’agira de l’étendre à tous, par épuisement des esclaves actuels, les voix manqueront à ceux qui voudront s’y hasarder.

Il est probable, sauf intervention soudaine et imprévisible d’une violence aveugle et illégale, que les urnes vont corriger assez rapidement ces excès d’intervention de la force et revenir à un libéralisme ouvert, gage de liberté, de travail et de richesses.

Enfin, c’est ce que je crois…c’est pour cela que je continue à me battre. Dans le cas contraire, je serais parti.

Bien cordialement. H. Dumas

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Fiers de dépenser l’argent des autres

Nos élus, dont il faut reconnaître l’opiniâtreté et la persévérance qu’ils ont dû mettre en œuvre pour être élus, sont fiers de dépenser notre argent.

Ils sont comme le chat qui vous rapporte triomphant, ronronnant à fond, le cadavre de la perruche rarissime qui vous a couté la peau du cul et que lui-même a eu beaucoup de mal à attraper au vol.

Ils ne doutent pas de bien dépenser notre argent, entourés qu’ils sont d’une armada de fonctionnaires et de bureaucrates qui les confortent à longueur de temps sur ce point. Cette certitude qui les habite n’est pas étrangère à l’absence de limite qu’ils se donnent sur le sujet.

Ils attendent même des remerciements, sous la forme de bulletins de votes, ils multiplient les dépenses de façon inversement proportionnelle aux bulletins qu’ils comptabilisent. C’est ainsi que, plus leur côte électorale baisse, plus ils dépensent, pensant nous séduire. En fait, ils nous ruinent en pensant nous épater et générer notre admiration. Ils sont indécrottables. .

Ils ont pour groupies et fervents soutiens cette moitié de français qui ne paient pas l’impôt, qui croient bénéficier gratuitement de toutes ces magnificences.

Ils ont tout faux, eux et leurs zélotes.

L’économie étant ce qu’elle est, les taxés qui portent la charge de ces dépenses somptuaires reportent évidemment cette charge, qu’ils n’assument que provisoirement, sur le plus grand nombre. Evidemment, ce report se fait sur toute la société, élus et fonctionnaires compris, en incluant au passage les plus pauvres.

Car, dans une société de division du travail, quelle que soit la façon dont l’impôt est prélevé, il est, in fine, payé par chacun en fonction de ses dépenses, puisqu’il est reporté inévitablement sur la partie de l’économie à laquelle chacun participe au double titre de fournisseur et de consommateur.

C’est le problème

Il y a certes du coulage, de la corruption, mais ce n’est pas la cause profonde de la faillite qui nous guette. Si ce n’était que cela, il suffirait d’une répression compétente et bien organisée pour régler le problème. Non, le drame, sans solution, est que les élus et les pauvres dépensent sans compter, croyant ne pas avoir à payer la facture.

C’est ce que l’on appelle aller dans le mur en klaxonnant.

Comme l’a si bien dit Frédéric Bastiat : “Il y a ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas”.

Comment leur expliquer,

Qu’en réalité, nous sommes beaucoup mieux placés qu’eux pour dépenser notre argent. D’abord nous l’avons gagné, nous avons donc la légitimité de le dépenser librement. Ensuite, nous connaissons nos limites, qu’ils ne connaissent pas.

Comment leur faire comprendre que l’économie n’est pas une abstraction au même titre que leurs rêves politiques, qu’elle répond à des règles mathématiques simples qui consistent à vendre ce que l’on fait plus cher que cela nous est revenu, toutes charges comprises incluant l’impôt.

Que toutes les dépenses que nous sommes amenés à payer pour d’autres sont donc incluses dans la facturation de nos prestations, qu’ainsi finalement tout le monde paie tout.

Tout ça est d’une simplicité biblique, si évident, si discret, si peu brillant, peu scintillant, et pourtant, aveuglés par l’irrésistible envie de nous épater, de paraître généreux, nos élus tapent dans notre caisse, sans se douter un instant que ce sont eux, et ceux qu’ils avantagent, qui vont être amenés à payer la facture.

Ils rejouent sans cesse, avec une grande naïveté, la scène de l’arroseur arrosé.

Le plus drôle

C’est qu’à aucun moment ils ne prennent conscience de cette situation, l’empirant de jour en jour sans la percevoir.

Le moins drôle

C’est que ce désordre psychologique dépasse tout ce que l’on peut prévoir, cette inconscience a le temps de faire des ravages avant que les factures ne leur soient présentées.

C’est ainsi que L’ex-député européen Henri Weber, directeur des études au PS, “ne voit pas non plus de réelle inflexion possible, en dehors d’une redistribution des recettes plus élevées que prévu de la lutte contre la fraude fiscale aux ménages les plus modestes.”

Ah, la fraude fiscale…

Bientôt il faudra payer des figurants pour frauder et justifier l’hyperactivité des contrôleurs. Car enfin, le pillage a des limites, ceux qui sont pillées “les fraudeurs fiscaux” sont éliminés, la production de fraudeurs n’est pas à la hauteur des besoins de pillage de nos élus, il faut l’admettre.

In fine, tout comme l’impôt, le pillage par le contrôle fiscal sera reporté sur tous, ils paieront en plus cette facture.

Jusqu’au jour où la misère sera telle qu’arriveront les démolisseurs, ceux qui vénèrent Monsieur Kalachnikov et sont capables de raser une ville en quelques mois, ces hyènes qui vivent sur la déchéance des sociétés.

Sacrés nos élus, ils se la pètent avec notre argent, ils croient nous épater et nous séduire, faire le bien à l’œil, ils sont dans l’erreur, mais ils ne le savent pas ou ne veulent pas le savoir.

Pourtant, la plupart d’entre eux ont été bien élevés, dans le respect de la propriété privée, du capital et de la liberté, les trois valeurs de l’économie si utile pour tous, qu’ils sont en train de détruire consciencieusement.

Bien cordialement. H. Dumas

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Hollande : est-il un envieux ?

Le très important ouvrage d’Helmut Schoeck, “L’envie, une histoire du mal”, fait une analyse complète de l’envie.

Il décrit l’envieux comme un individu dont le but ultime n’est pas de posséder ce qu’il envie chez les autres, mais de faire en sorte, et de se réjouir, que ces derniers soient dépossédés des choses qu’il leur envie. Cette attitude n’ayant aucune limite, cela induit chez celui qui se sent envié un réflexe de survie qui consiste à dissimuler ce qu’il possède, voire à se priver de ce qu’il pourrait posséder.

Cette attitude serait le principal frein à une vie épanouie en collectivité.

Il étaye son propos de nombreux exemples, qui commencent dès les premiers signes de sociétés humaines. Par exemple, il démontre que dans les tribus primitives d’Afrique ou d’Amérique Centrale, celui qui possède plus que les autres est réputé n’avoir pu l’obtenir qu’au détriment de ceux-ci, notamment en leur lançant le mauvais œil, donc en étant un sorcier, ce qui va justifier sa mise à l’écart, voire sa mise à mort. C’est ainsi que ces sociétés se coupent de tout progrès. Il donne des exemples de progrès agraires apportés par les occidentaux et refusés par les locaux ne souhaitant pas se retrouver avec un champ plus productif que celui du voisin de peur d’y laisser la vie.

Je suis sûr que tout cela vous trouble, comme ce fut le cas pour moi.

Mais Schoeck va plus loin. Il pense que le souhait d’égalité qui s’empare de certains ne correspond à aucune réalité de la vie et cache, le plus souvent, l’expression d’une envie qui ne dit pas son nom.

Il analyse cette rengaine qui nous est si familière : “l’égalité des chances”. A juste titre, il en fait remarquer l’incohérence. Par essence la chance est imprévisible, sans quoi ce ne serait plus la chance. Ce seul fait suffit à n’avoir sur elle aucune maitrise, donc à rendre invraisemblable l’idée d’une égalité volontaire de la chance. Plus globalement, l’idée même d’égalité lui paraît suspecte.

Ensuite, il apporte la preuve que depuis tout temps l’envie est reconnue comme le virus mortel des sociétés. Dans toutes les religions, les philosophies, elle est mise au banc des accusés, elle est considérée comme la plaie la plus grave.

Enfin, il démontre qu’elle capte la totalité de l’énergie de l’envieux, au point de lui occulter complètement la réalité et de le transformer en un imprécateur stérile, incapable de projeter autre chose que la ruine des avantages qu’il suppose chez celui qu’il envie.

Schoeck pense que l’envie pour naître n’a même pas besoin de vérité. Elle peut apparaître uniquement dans l’esprit de l’envieux, sans que ce qu’il envie chez l’autre corresponde à une réalité. Ce peut être un simple fantasme de sa part lié à ce que lui-même souhaitait avoir ou être et n’a pas eu ou n’est pas. Le déclanchement est alors strictement intérieur à l’envieux et correspond au moment où il prend conscience de l’inaccessibilité de ce qu’il projetait pour lui-même.

Les dégâts potentiels de l’envieux sont illimités, ils dépendent du pouvoir qu’il atteint. C’est pourquoi l’envie est considérée par toutes les sociétés avancées comme un défaut majeur : “la plupart des groupes humains qui ont marqué l’Histoire ont introduit dans leur culture des obstacles à l’extension de ce sentiment, car envier et être envié sont des états d’âme négatifs, improductifs et qui ne s’apaisent jamais spontanément”.

Prenant un exemple de catastrophe récente, Schoeck nous dit : “Le national-socialisme a conquis le pouvoir en Allemagne grâce à des promesses destinées à rallier les envieux; qu’on se rappelle la limite supérieure des revenus fixée à 1.000 marks, …”

Alors, Hollande est-il tout simplement un envieux ?

Sans nul doute la réponse est oui. Cela explique, enfin, son attitude que personne ne comprend. Son absence de programme en dehors de la suppression de tout ce qui a été fait avant lui, et de son attaque en règle de ce qu’il appelle la finance et les hauts revenus. Autant de choses incohérentes et parfaitement improductives.

Il apparaît qu’en effet il a fédéré les envieux, il a ouvert la boite de Pandore. C’est une troupe qui est aujourd’hui en marche et qui lui échappe.

Il est clair, vu sous cet angle, que c’est bien lui qui a alimenté le Front National, qui est lui-même une concentration absolue d’envieux, sans autre programme que la destruction de l’autre, de celui qui est envié.

Hollande porte une lourde responsabilité. L’envie, qu’il a cristallisée sur son nom à partir de promesses porteuses de destruction et de mort, il n’est pas capable de la refréner. En a-t-il le souhait ?

Il a lâché la meute des envieux, si difficile à contenir. Il lui a procuré la légitimité et la force publique, la loi. Rien ne l’arrêtera maintenant. Elle a pris conscience de la pusillanimité d’Hollande, elle lui échappe, mais elle court libre et grandissante.

Elle va ramener la France vers ces périodes obscures ou chacun devra dissimuler sa réussite, jusqu’à ce que le pays côtoie la misère pour rendormir la bête immonde de l’envie.

Bien cordialement. H. Dumas

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La propagande s’intensifie, la chasse est lancée (Vidéos)

Sur l’A2, la vidéo ci-dessous a été diffusée il y a peu.Si vous n’avez pas eu l’occasion de la voir, visionnez là avant notre vidéo, puisque c’est de cette vidéo dont nous allons parler

Nous en pensons le plus grand mal. A vrai dire nous sommes effondrés, tétanisés, le pire est devant nous.
Bien cordialement. Henri Dumas et Emmanuel Bolling
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Les fausses factures de Sapin (Merci de faire tourner ce billet)

Le ministre des finances, un dénommé Sapin qui n’a rien d’un cadeau de Noël, déclare : “Il faut que chacun paye ce qu’il doit payer” c’est, dit-il, la base de la “cohésion sociale”.

Je ne sais pas où ce ministre a appris les bases de l’économie, je me demande si c’est à l’ENA que l’on apprend de  telles foutaises.

Car enfin, Monsieur Sapin, soyons sérieux cinq minutes, la règle économique absolue, sans laquelle on quitte le monde de l’économie pour celui de l’escroquerie est : “Chacun ne peut facturer que ce qui lui est dû”.

Dans le cas contraire il s’agit de fausses factures.

Alors oui, je le dis à Monsieur Sapin : son gouvernement, suivant en cela ceux qui l’ont précédé, édite journellement de fausses factures, qui ne correspondent à aucune prestation ou sont objectivement abusives.

Dans ces conditions, utiliser la force que le peuple lui a confiée pour recouvrir ces fausses factures revient à commettre un vol en bande organisée.

Monsieur Sapin, vous êtes un voleur en bande organisée, un chef de gang qui terrorise et arnaque les français.

C’est un fait parfaitement démontrable, qui me permet de dire ici à M. Sapin :

            1° Depuis plus de quarante ans vous dépensez plus que ce que vous gagnez.

Cela est, vous me l’accorderez, incontestable. Une fois ou deux en quarante ans, cela aurait pu être considéré comme un accident pardonnable. Mais, systématiquement, pendant quarante ans, c’est de la cavalerie. Donc, déjà, les intérêts échus et à venir de cette dette sont une faute lourde et représente des sommes dont vous seul avait la responsabilité, que vous n’avez aucune légitimité à nous facturer. Première fausse facture. Rien ne vous empêchait d’appeler, en son temps, vous les hommes de l’Etat, les sommes correspondantes à vos besoins.

2° Vous avez pris la responsabilité de dépasser le cadre strict des missions spécifiques de l’Etat.

Cela aussi est incontestable. Vous prétendez, comme tout opérateur économique, que vos prestations, dans ce cadre, sont les meilleures, les plus performantes. Cependant, vous nous refusez d’en avoir la preuve, de vous soumettre à la concurrence. Vous revendiquez une situation de monopole dans ces activités. Les surcouts que cela entraine ne nous sont pas facturables.

3° Vous êtes laxiste dans la gestion de vos missions de base.

Le plus incroyable est que l’organisme que vous avez chargé de vérifier vos comptes, La Cour des Comptes, rapporte la preuve, lors de son rapport annuel, des dérives flagrantes dans la gestion de vos missions de base. S’agissant de simples sondages de la part de cet organisme, ils ne recouvrent pas toutes vos dérives de gestion, mais ils apportent la preuve qu’elles existent, et à grande échelle. Ces dérives ne nous sont pas facturables.

Ce n’est pas être un voyou, un mauvais français, de refuser de payer de fausses factures.

Dans la vraie vie, si je facture à mon voisin une Mercédès d’occasion que je ne lui ai pas vendue, si je fais saisir son compte en banque à cet effet, il me poursuit au tribunal et je suis lourdement condamné pour escroquerie.

Comment un ministre éditant de fausses factures peut-il avoir le culot de poursuivre ceux qui refusent de les payer ?

Et bien c’est très simple.

Le discours du ministre Sapin, n’a pas pour objet ce qu’il appelle avec emphase et trémolos dans la voix : la “fraude fiscale”.

Il s’agit d’une opération de propagande visant à terroriser la totalité des français afin qu’ils paient, sans se révolter, l’avalanche des impôts actuels et à venir.

Tout comme Staline dénonçait de mauvais russes imaginaires et en condamnait quelques-uns à mort, au hasard, pour l’exemple, à seule fin de dissimuler la misère et la famine provoquées par sa gestion collectiviste calamiteuse, Sapin dénonce la fraude fiscale. Il va lâcher sa police fiscale et torturer injustement ceux qui vont se trouver par hasard au mauvais endroit, au mauvais moment.

Mais, ce n’est pas son but ultime.

Son but ultime c’est de faire payer la facture de ses incuries, qui font suite à celles de ceux qui l’ont précédé, à tous les français en les terrorisant et en les dressant les uns contre les autres pour qu’ils acceptent de payer sans se révolter.

M. Sapin prend ainsi une très lourde responsabilité, dont le risque qu’elle mette le feu aux poudres, qu’elle fasse exploser le pays, est réel.

M. Sapin et ses amis politiques passés, ces hommes de l’Etat inconséquents, auront à en répondre devant l’histoire, quand le carnage à venir qu’ils sont en train de provoquer sera passé.

J’ai ici une pensée pour ceux qui vont payer de leur vie l’exemplarité que les bourreaux de Sapin vont mette en œuvre, à partir de leur citadelle Bercy.

Bien cordialement. H. Dumas

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Le socialisme est thermonucléaire.

Très rapidement, rappelons le fonctionnement économique partagé, tel que nous le vivons : chacun de nous apporte à l’économie générale ce qu’il sait faire moyennant une rétribution qui lui permet d’acheter à d’autres ce qu’ils savent faire et dont il a besoin. Le contraire de ce fonctionnement est l’autosuffisance totale, qui n’existe plus, ni pour les individus, ni pour les groupes restreints d’individus que sont les Etats.

L’économie partagée génère un marché qui s’équilibre naturellement autour des milliards de transactions qui se réalisent chaque jour dans le monde.

Tout cela à l’occasion de contrats qui, chacun, mettent face à face, librement, un acquéreur et un vendeur, un consommateur et un fournisseur.

Ce système est en lui-même parfait.

Evidemment, il ne protège pas de l’échec. Pas plus que vivre ne protège de la maladie, être un acteur économique ne protège pas de la ruine.

En conséquence, l’activité économique peut, tour à tour, privilégier ses acteurs ou au contraire les ruiner, en fonction de données suffisamment imprévisibles pour que même les plus doués soient exposés.

C’est la vie

Le propre de la vie est qu’elle a un terme : la mort, et que ce terme n’est agréable pour personne. Tout le monde cherche à l’éviter, cependant tout le monde succombe, chacun espérant une “belle mort”.

La mort économique n’est pas plus gaie que les autres et aussi fatale. Ses causes sont connues ou inconnues, visibles ou invisibles, selon le cas. Mais elles sont toujours liées à une intervention des hommes ou du hasard qui contrarie la liberté des échanges.

La mort économique entraine une rupture du marché, un arrêt ou une diminution irréversible des échanges, la survenance de la misère.

Dans un système libre elle touche les acteurs de façon hétérogène, en fonction de leurs situations spécifiques. Ce qui ne rend pas la mort économique douce à ceux qui sont touchés, entrepreneurs, commerçants et leurs salariés, mais qui la limite territorialement et l’étale temporellement, évitant qu’elle soit globale.

L’Etat

Soit parce qu’il est envahissant, soit parce qu’il est compatissant (en clair lorsqu’il est socialiste), l’Etat peut provoquer ou accompagner la mort économique.

Comme acteur, s’il dispose d’entreprises d’Etat, par son inadaptation à la concurrence et à la gestion économique. Plus généralement, comme soutien quand il cherche à la retarder par compassion, pour, pense-t-il, adoucir les troubles qu’elle provoque.

Dans les deux cas, il transforme des problèmes ponctuels en un problème global.

En retardant le plus possible les petites morts économiques naturelles et en provoquant celles dont il est directement responsable, l’Etat crée une situation potentielle de mort économique généralisée et regroupée en un même temps et en un même espace.

La réaction

Lorsqu’un entrepreneur, ou ses salariés, pressentent la ruine, la mort économique, ils se démènent comme de beaux diables pour essayer d’y échapper. Bien peu la regarde en face en acceptant le verdict de leur imprévision, voire de la fatalité.

Evidemment, lorsque c’est un Etat complet qui plonge vers la ruine, la plus grande partie des citoyens de cet Etat voit arriver cette mort économique globale. Ils s’agitent alors comme des fous pour y échapper.

En règle générale, c’est d’abord un déni collectif qui s’impose, puis la recherche d’un bouc émissaire. Là encore, il est rare de rencontrer un Etat et ses citoyens qui assument leurs responsabilités.

La France

Personne ne doute que la France est en état de mort clinique économique. Personne n’est prêt à accepter que cette situation est la conséquence d’un Etat obèse, intervenant, incompétent, à la compassion hypocrite, socialiste depuis plus de quarante ans.

Tous cherchent un bouc émissaire, tous désignent, sans très bien savoir qui il est, ni à quoi il sert : “le riche”.

Outre qu’il s’agit ainsi de scier la branche sur laquelle l’économie est assise, il faut reconnaître que les socialistes ont bien des défauts, mais ce ne sont pas des meurtriers, des aventuriers, ce ne sont que des intellectuels utopiques, des marchands de salades, de rêves.

La populace comprend cette faiblesse chez eux à accomplir les basses besognes auxquelles les amènent leur incapacité économique, leur démagogie. Elle les sent tout particulièrement incapables de l’éradication physique des riches pour les déposséder, les piller.

La peur de la ruine et la cupidité alliée à l’envie (dans le sens de la jalousie) excitent les foules qui cherchent un homme de main pour faire avec elles la sale besogne, qu’elle répugne à confier aux socialistes : tuer le riche pour le déposséder.

Le Pen

Il y a deux candidats à ce poste, Mélenchon et Le Pen. Deux candidats pour appuyer sur le bouton de la déflagration thermonucléaire inhérente au socialisme en phase terminale.

Mélenchon n’a pas la main, la populace le sent fragile, hâbleur mais pas assez fou pour passer du côté sombre de l’histoire des hommes.

Le Pen est le personnage tout trouvé. Pas vraiment conscient de ce qu’il annonce, fier de se sentir capable d’aller au bout du pire.

La foule le sait, il éradiquera les riches, il tuera pour elle. Plus tard elle le reniera et l’histoire le jugera.

Le pire ne fait que commencer. Ce sont les socialistes qui, comme d’habitude, l’auront mis en orbite. Le socialisme est thermonucléaire, c’est, par essence, une gigantesque bombe à retardement dont le pouvoir de destruction est illimité.

Je pense aux victimes à venir, je leur dis courage et compréhension.

Bien cordialement. H. Dumas

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Et si l’Allemagne….

En 1946, l’Allemagne s’est retrouvée dévastée. Conséquence des folies du socialisme, puis du national-socialisme, auxquels elle s’était abandonnée. Mirage de l’accès aux richesses pour tous, haine de la réussite des autres savamment déguisée en racisme, avaient vaincu ce peuple courageux.

Le pays est alors coupé en deux. L’Ouest engage sa reconstruction en économie libérale, l’Est en économie socialiste. D’un côté le consommateur commande,  de l’autre c’est le producteur. Le producteur de l’Ouest s’efforce de séduire le consommateur, celui de l’Est utilise la force dont il dispose, puisqu’il est aussi l’Etat, pour contraindre le consommateur à acheter sa production.

Un demi-siècle plus tard, l’Allemagne aspire à une réunification légitime. Celle-ci ne pourra pas se faire par la diplomatie, les vainqueurs d’hier s’y opposent. Elle se réalisera, de façon totalement imprévisible, à la suite de la faillite soudaine de l’économie socialiste de l’Allemagne de l’Est. La réunification s’est donc réalisée sans que les allemands de l’Est, faillis, aient droit à la parole. La réunification fut libérale, avec le succès que l’on peut constater aujourd’hui.

Politique fiction

Rien ne nous empêche, intellectuellement, d’imaginer une réunification diplomatique entre les deux parties de ce pays où chacun aurait pu dicter ses conditions. Le moteur de cette réunification négociée aurait été le patriotisme, cette force qui lie, comme le disait Georges Brassens, “les imbéciles heureux qui sont nés quelque part”.

A la table des négociations nul doute que les Allemands de l’Est auraient mis la sauvegarde de leur industrie comme préalable à la réunification. Comment, lors d’une négociation, sacrifier par exemple un million de salariés de l’automobile et de la machine outil, quand bien même leurs entreprises fabriqueraient des produits dont personne ne veut ?

Désireux par patriotisme de réunifier le pays, il est probable que les allemands de l’Ouest auraient accepté de payer un impôt pour subventionner l’industrie de l’Est. Ainsi, aujourd’hui, à chaque achat d’une Mercédès ou d’une Volkswagen, l’acquéreur financerait une Trabant. De leur côté, les allemands de l’Est seraient toujours contraints d’acheter des Trabant. Il est aisé d’imaginer le bordel que cela serait. C’est ça l’impôt illégitime, un vol organisé par l’Etat, entrepreneur failli, sous la contrainte, à l’aide de la force dont il est le seul à disposer, pour remplir les caisses qu’il a vidé par incompétence et inadaptation entrepreneuriale. La résistance à ce type d’impôt est une cause noble, vitale pour l’avenir d’un pays.

Plus près de nous

La chute du mur de Berlin, en 1989, peut se regarder comme la rupture d’un barrage qui a mêlé les eaux de deux fleuves différents, le fleuve libéral et le fleuve socialiste.

Jusque là, chez nous, en France, ces deux types d’organisation cohabitaient à distance. La chute du mur a rompu la distance, la cohabitation est devenue amalgame. Là est tout le problème que nous vivons actuellement.

L’Etat français est, pour sa plus grande partie, un entrepreneur socialiste. Il répugne à se séparer de ses activités d’entrepreneur, tant ses salariés, par ailleurs électeurs de poids,  trouvent avantage et confort à leur situation de monopole socialiste.

L’Etat Français, entrepreneur socialiste, est en faillite, comme tout entrepreneur socialiste qui néglige ses consommateurs préférant les contraindre par la force qu’il représente. La possibilité lui est offerte, par l’amalgame issu de la chute du mur de Berlin, de lever l’impôt sur la fraction libérale de la société pour financer ses pertes, pourquoi ne le ferait-il pas ? Il le fait donc.

A charge par ses communicants de dissimuler les vraies raisons de ces levées d’impôts massives, de les attribuer à la bonne marche d’un Etat protecteur pour tous, notamment pour les plus faibles. Ces communicants sont les élus, qui défendent d’autant plus la thèse officielle qu’ils sont grassement rémunérés pour le faire.

La solution

Pas de problème, il n’y en a pas. La seule compréhension de la situation demande un effort de réflexion accompagné de connaissances qui ne sont pas à la portée de chacun. Le tout pour conclure, inévitablement, à la nécessaire ruine de ceux qui sont enrichis indument par le système, les jetant ainsi dans la misère qu’ils ont cru pouvoir quitter sans effort et sans risque. Peu de chance de succès avec un tel programme. Seule la ruine effective pourra les contraindre, mais avant ils seront prêts à tuer pour continuer à rêver.

Les escroqueries

Il y a deux grandes escroqueries qui déciment régulièrement l’humanité, qui arrivent même quelquefois à s’associer dans ce but, elles sont bâties sur l’idée de Dieu et sur l’idée d’égalité.

Ces deux idées sont en nous, ancrées au plus profond de nous, nécessaires à l’homme autant que l’air et l’eau, si nécessaires que les aigrefins qui les utilisent jouent sur le velours.

En ce qui concerne Dieu, nous aurons tous la solution après notre mort, je nous souhaite qu’il existe, mais bon…. En ce qui concerne l’égalité, son irréalité ne nous est accessible qu’après la paix, quand la guerre s’empare de la société. Je pense que ceux qui sont revenus récemment à Homs doivent largement douter à son sujet.

Bien cordialement. H. Dumas

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Revenons à l’essentiel

Chaque jour, chacun de nous, indépendamment de ses idées philosophiques, tente d’obtenir les biens ou les prestations qu’il juge nécessaires à ses besoins. D’autres, au même moment, mettent ces biens ou ces prestations à sa disposition.

Ainsi va la vie, accompagnée de ses milliards de connexions à chaque instant.

Pour que ces cycles se réalisent, il y a deux solutions :

– Ceux qui fournissent sont à la disposition de ceux qui demandent, c’est le système libéral.

– Ceux qui demandent sont à la disposition de ceux qui fournissent, c’est le système centralisé, planifié.

D’un côté l’économie libérale, de l’autre l’économie centralisée. Dans le premier cas le consommateur a le pouvoir, dans le deuxième cas c’est le fournisseur qui a le pouvoir.

Evidemment, les consommateurs souhaitent le plus de pouvoir possible, pendant que les fournisseurs préconisent l’inverse. Où les choses se compliquent, c’est que chacun de nous est, tour à tour, à la fois consommateur et fournisseur.

Ces connections constantes sont si évidentes que l’on finit par ne plus leur prêter d’attention, tant et si bien qu’il est possible de les imaginer naturelles, liées à la vie, à la nature, alors qu’elles sont la résultante exclusive d’un acte social, d’une volonté collective d’organisation.

Elles sont si peu naturelles que, si l’on n’y prend pas garde, elles peuvent soudain disparaître. Lorsque une désorganisation sociale, telle que la guerre, les fait disparaitre, la prise de conscience de leur existence, bien qu’alors tardive, s’impose.

Où en sommes-nous ?

Nous sommes, et c’est là l’exception actuelle, dans une société pour partie libérale et pour partie centralisée. Or, pour un acte donné, il ne peut pas y avoir une réponse pour partie libérale et pour partie centralisée. C’est exclusivement l’une ou l’autre.

Le point d’achoppement :

Pour qu’un système productif de biens ou de services fonctionne, il est indispensable qu’il soit informé en temps réel sur ses objectifs, qu’il soit sensible à l’erreur. Un homme insensible à la chaleur finirait brulé dans une fournaise.

C’est le point d’achoppement du système centralisé. Lorsque le fournisseur à le pouvoir, il occulte, volontairement ou involontairement, les besoins réels du consommateur au profit de sa facilité à produire. Les essais réalisés en grandeur nature sont explicites, le fournisseur finit toujours par produire des biens ou des services inutiles ou dépassés. Le consommateur est obligé de se tourner vers le marché noir, donc vers l’économie libérale, qui s’installe systématiquement en parallèle des systèmes centralisés.

Les forces en jeu :

Le conflit d’intérêt entre le fournisseur et le consommateur est patent. Ce qui l’est moins, c’est la place de chacun de nous dans ce conflit. Au point que, face à une offre politique qui se définit en fonction de ces deux fonctionnalités, la majorité n’a plus de repère. C’est ainsi que l’on peut observer des électeurs votant pour un système centralisé complètement contraire à leurs intérêts et d’autres votant pour un système libéral dont ils ne font pas partie.

Tout cela tient au fait que la réalité est perdue de vue.

La réalité :

C’est que l’Etat, dont le fonctionnement est naturellement centralisé, est sorti de ses prérogatives et prétend, accompagné de son système, intervenir dans les échanges nécessaires à une vie socialisée.

Nul doute n’est permis sur le fait qu’à partir du moment où l’Etat rentre dans ce jeu, il ne peut le faire qu’en prenant pour base son système, le système centralisé.

Nous avons précédemment vu que le système centralisé aboutit inévitablement à  la production de biens et de services déconnectés des besoins du consommateur, donc inutiles mais produits confortablement et sans risque par le producteur.

Fournir des services et des biens inutiles amène inexorablement à s’exposer à la faillite, sauf à contraindre le consommateur final.

La solution actuelle :

Pour ne pas contraindre le consommateur final, la partie libérale de notre société finance, par l’impôt, la faillite annoncée de l’économie centralisée que l’Etat s’est octroyé. C’est là que se situe le problème.

Il est grave, pour deux raisons :

– La première est que l’impôt utilisé dans ce cadre n’a plus aucune légitimité. On peut affirmer que l’impôt est alors un pillage, par la force, au profit du système de production centralisé, qui n’a objectivement aucune raison de pouvoir s’autolimiter.

– La deuxième est que nous sommes arrivés à un point où ce prélèvement fiscal met en danger de disparition la partie libérale de notre société. Cela entraînera un dysfonctionnement complet du fait de l’hégémonie alors inévitable du système centralisé et les tares liées parfaitement connues, mais aussi, dans le même temps, l’arrivée du marché noir.

Comment en sortir :

Cela pourrait se faire simplement, naturellement, si l’Education Nationale, cette boutique perverse et malsaine, aveugle et indigne, enseignait aux enfants la réalité au lieu de les intoxiquer à l’aide de dogmes et “d’envies mortifères”.

Les petits français ne sont pas plus couillons que les autres, si la vérité ne leur était pas cachée, pour des raisons qu’objectivement j’ai beaucoup de mal à comprendre, ils pourraient assumer les réalités de la vie, comprendre l’économie libérale et éviter d’adhérer bêtement, sans savoir pourquoi, aux systèmes centralisés, si ordinaires et si imbéciles, que l’Education Nationale leur invente.

En clair, pour cette génération c’est foutu.

Après la bonne guerre civile qui nous pend au nez, on verra.

Bien cordialement. H. Dumas

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