Tous les articles par Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

Les chèvres (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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La politique se fera dans la rue

Ce qui se passe à Hong-Kong est révélateur, du moins ce qui nous en est rapporté dans nos journaux. Si l’on accepte que ce qui nous en est dit est vrai, une partie significative de la jeunesse espère en une démocratie réelle qui lui serait refusée par les privilégiés du système, la classe dirigeante imposée et ses affidés les acteurs économiques corrompus.

En réalité, on peut supposer que cette jeunesse de Hong-Kong espère – nous nous savons que rien n’est moins sûr – que des élections libres seraient de taille à désintégrer les alliances en place qui lui barrent le chemin vers sa soif de se réaliser.

Le phénomène se répète en de nombreux points sur la planète.

A ce jour, je n’ai pas repéré de solutions politiques proposées face à cette situation d’une génération de dirigeants politiques peu scrupuleux alliés à des responsables économiques indélicats pour conserver à tout prix le pouvoir, notamment face aux générations montantes.

Faute de solution politique le conflit se déplace dans la rue où, à terme, tous se retrouveront pour défendre l’une ou l’autre partie, en perdant de vue le plus souvent, au passage, le motif réel de leur engagement.

Ainsi l’affrontement physique et toute sa stupidité s’installent, rancœurs et vengeances deviennent les maîtres mots. Le début est connu. La fin est totalement inconnue dans ses résultats, ses effets, et sa date de conclusion.

Une chose est acquise par l’expérience, un tel dérèglement de la vie en société, communément appelé “guerre civile”,  dure toujours beaucoup plus longtemps que ne l’imaginent ceux qui l’initient ou favorisent son développement et fait énormément plus de dégâts qu’ils ne l’avaient supposé.

La France est-elle sur le point de s’engager dans ce type d’aventure sinistre ? Il me semble que oui.

Sur la classe dirigeante imposée

Personne ne doute que les dés sont pipés par l’organisation actuelle de notre démocratie. L’élection d’une potiche présidentielle au suffrage universel cache à la population le hold-up commis sur notre démocratie par l’administration centrale qui sert le monarque. Tous les autres élus ne sont que de la piétaille aux ordres…. de cette administration, dont Bercy est le rouage clef.

Le pouvoir politique est bien entre les mains d’une caste, quand bien même celle-ci le tiendrait d’un cheminement scolaire ou d’une cooptation malsaine plutôt que d’un attachement idéologique. Il ne change rien que ce soit le dogme ou l’appartenance qui amènent au pouvoir, les deux sont une entrave à la diversité, à la concurrence politique, qui sont les raisons d’être de la démocratie.

Car, contrairement à l’habitude installée, la concurrence est aussi vitale à la démocratie qu’elle l’est à l’économie. Cet élément fondamental de la démocratie, la concurrence, est constamment battu en brèche par les acteurs politiques, oublié et ignoré par les électeurs. La stupide multiplication des élus ne changera rien à la chose, ce n’est pas leur nombre qui compte mais leur liberté, leur indépendance, leur compétence et son expression et, là, c’est le désert.

Sur la jeunesse qui aspire à exister

Je ne parle pas évidemment des “pré-retraités” âgés de vingt ans qui ne souhaitent que passer leur vie dans la cour de l’école, voire, pour les plus téméraires, dans une administration ou une entreprise nationalisée, avec pour objectifs ultimes l’irresponsabilité, l’emploi à vie et la retraite assurée. Ces rêves de folie vont quand même les emmener sur les barricades pour les défendre, face à ceux qui réclament l’espace accaparé par les vieux politicards et leurs complices affairistes véreux et qui refusent le statu quo que ceux-ci leur promettent.

Ceux qui veulent vivre, qui rêvent d’infini, qui veulent façonner l’avenir conformément à leurs rêves de conquêtes, de réalisations, de compétitions, ceux-là n’ont pas d’autre solution que de descendre dans la rue, de faire connaître l’enfermement qu’ils subissent, la castration de leur imagination, de leurs espoirs d’homme, leur refus du statut de légume ou de volaille de batterie.

Sur la rue

Une fois les rêveurs dans la rue, ceux qui sont missionnés pour les casser arrivent inexorablement. Un peu les forces de l’ordre évidemment, mais cela peut poser un problème politique. Alors les affairistes corrompus vont faire alliance avec les “pré-retraités juvéniles inquiets” et vont ensemble s’associer aux forces de l’Etat afin de les légitimer.

Ici, deux solutions sont possibles : Budapest en 1956 ou Paris en 1968.

C’est-à-dire que les forces de l’ordre tirent ou ne tirent pas.

Dans les deux cas, la période qui suit est bordélique, une ou deux générations sont sacrifiées. La marche arrière est enclenchée pour un certain temps.

Quand la politique se fait dans la rue il n’en sort rien de bon, la responsabilité en incombe à ceux qui, alors au pouvoir, n’ont pas su le partager avec ceux qui arrivaient pour la plupart pleins d’idées et d’espoirs.

Bien cordialement. H. Dumas

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Peut-on échapper à la corruption?

La corruption est la survenance d’un avantage pour une partie – d’une contrainte pour l’autre – imposé à l’occasion d’une transaction, inutile à cette transaction, venant en augmenter artificiellement le coût.

La corruption s’entend de toute contrainte rajoutée, quels qu’en soient la teneur ou les motifs – fussent-ils apparemment légitimes -, si elle n’est pas indispensable.

On comprend aisément la différence entre une rémunération visant une prestation effectuée et une rémunération qui ne correspond à rien. Tout cela tombe sous le sens pour ceux qui sont habitués au monde économique, qui en connaissent parfaitement les règles, dites et non dites.

Pour les autres, tous ceux que l’économie n’inspire pas, il faut bien reconnaître que les choses ne sont pas aussi évidentes. Einstein et sa relativité auraient pu se pencher indéfiniment sur les commissions parasites à l’occasion d’une transaction tant leur appréciation est soumise à caution.

Pour certains c’est le montant d’une rémunération qui bien qu’indispensable à la transaction leur paraîtra excessive, pour les autres c’est la définition même d’indispensable qui sera suspecte. A vrai dire, seuls les intervenants à une transaction savent réellement les éléments qui ont été indispensables à sa réalisation, sans lesquels elle n’aurait pas pu économiquement exister.

Jusqu’ici nous nous situons exclusivement dans le monde économique où chacun comprend facilement la nécessité de combattre la corruption, tout simplement parce qu’elle crée un surcoût indu, que quelqu’un – en principe celui qui est en bout de course – aura à payer sans en tirer aucun avantage.

La corruption est un vol à venir dont la victime, à terme, ignorera probablement sa situation de victime et le dol qui la frappe. C’est le pire qui soit en économie. C’est la déstabilisation totale, l’impunité pour les acteurs si la dénonciation n’a pas lieu à la base, car ensuite les traces se perdent.

Où les choses se corsent c’est lorsqu’interviennent des parties non économiques, extérieures à la transaction.

Ces parties extérieures s’immiscent dans la transaction par la force, par la ruse ou par la cooptation volontaire d’une ou des parties. Evidemment elles vont, à l’aide d’artifices plus ou moins astucieux, prétendre être indispensables à la transaction pour justifier leurs prélèvements.

Par exemple, par la force la mafia New-yorkaise imposait une ristourne sur tout le béton livré sur tous les chantiers de la région de New-York. Il s’agissait là d’une corruption qui, en son temps, a surenchéri le prix du béton pour tous les intervenants économiques du bâtiment et in fine pour leurs clients, que la mafia justifiait par une protection contre les désordres qu’elle-même pouvait créer.

Autre exemple, à la foi par la force et la cooptation le parti socialiste a obligé de nombreuses années les grandes surfaces, en échange d’autorisations administratives maitrisées par ce parti, à confier leurs constructions à des entreprises amies de ce parti ou à financer des publicités dans des journaux inexistants. Le surcoût généré a été financé par les clients de ces grandes surfaces, des années plus tard – en fait, il l’est encore – . La justification était un développement harmonieux du grand commerce et la protection du petit commerce. On croit rêver, mais tout le monde l’a cru et le croit encore.

La tentative de corruption est constante, elle fait partie du monde économique. C’est l’honneur des intervenants économiques d’y résister. En temps normal, ceux qui y succombent perdent l’estime de leurs pairs, se trouvent rapidement écartés des transactions économiques.

Mais, quand la corruption devient la norme, que plus personne ne la voit tant elle est habituelle, elle finit par paraître légitime, elle est alors mortelle pour l’économie, mais aussi pour le lien social.

Or, c’est ce qui nous arrive. La France ne voit plus la corruption qui l’a envahie, tant elle est sans limite, en tout lieu et en tout temps.

Cette situation est-elle endémique à notre pays, peut-on au contraire la dater ? Vaste sujet qui pose immédiatement le problème de l’arbitrage, dont on a vu qu’il est inaccessible aux non initiés.

Alors, que faire ?

Je dirais que la mesure la plus séduisante, la plus facile, la plus immédiate, pour tenter de juguler la corruption est d’écarter de l’économie tous ceux qui n’en font pas profession, qui donc n’ont ni la formation ni la sensibilité nécessaires pour percevoir l’acte corruptif – dont nous avons vu à quel point il est difficile de le détecter – et le combattre.

Evidemment, en premier lieu, il est impératif de déconnecter totalement l’économie de la politique. Il n’est pas besoin d’être grand clair pour percevoir les multitudes d’occasions de corruption offertes par une imbrication entre politique et économie.

Le politique peut installer, à tout moment, la fumée nécessaire à la dissimulation de la corruption, en légitimant un prélèvement indu sur des transactions par une nécessité abstraite de telle ou telle participation sans lien avec les transactions considérées.

Or, non seulement c’est l’inverse qui se produit dans ce pays, politique et économie sont étroitement liées, mais la population, les élites et les intellectuels n’envisagent que de resserrer ce lien. Le libéralisme qui prône, entre autre, la suppression de ce lien est considéré comme insultant.

Alors oui, deux questions peuvent être légitimement posées :

– La haine de nos élites pour le libéralisme n’est-elle pas due simplement au fait qu’il entraverait leur endémique corruption ?

– Ne serait-ce pas, là, la preuve de leur corruption ?

En réalité, ne nous cachons pas la vérité, notre fiscalité délirante n’est, ni plus ni moins, que la facture payée par nous tous de la corruption généralisée qui règne dans notre pays. Il faut le dire, même si cela ne sert à rien tant les corrompus sont une multitude et la corruption une habitude devenue naturelle.

Bien cordialement. H. Dumas

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Magistrats intimés, levez-vous.

Diable, voilà un titre polémique – intimé = défendeur en appel – ce qui laisse supposer qu’un jugement de première instance aurait condamné ces magistrats. Que ceux-ci auraient fait appel, que leur serait ouverte en appel la possibilité de défendre leur cause, de démontrer leur innocence.

Vous n’y croyez pas ? Vous avez à la fois tort et raison.

Raison parce que, dans la réalité, les magistrats n’ont pas de compte à rendre, vous savez : “l’indépendance de la magistrature“.

Tort parce que, dans nos rêves, nous avons tous en nous un petit tribunal constamment en action. Certes, ses jugements ne s’imposent pas aux autres, mais pour chacun nous ils sont importants, cela s’appelle : “la liberté de penser”.

Alors oui, dans mon petit tribunal personnel, installé dans ma tête et dans mon cœur, où je cherche constamment la vérité, où je juge les choses de la vie qui me touchent – dont je suis le Président, le juge d’instruction, le procureur, les avocats – les magistrats ont été condamnés en première instance. Je leur ai reconnu évidemment le droit de faire appel.

Nous voilà en audience d’appel de mon tribunal personnel, ils comparaissent libres et j’attends avec une certaine curiosité leurs plaidoiries.

Le dossier est le suivant :

Ils sont accusés de complicité de violence économique entrainant la plupart du temps la mort économique.

Mon Tribunal en première instance a été convaincu par des preuves irréfutables.

La démonstration a été faite, sur une période de plus de dix ans, que si une fiscalité lourde pouvait être un handicap pour l’économie, elle n’est que rarement mortelle. Des experts, tel que Pascal Salin, appelés à la barre, ont démontré qu’en réalité une lourde fiscalité était, par le biais naturel des échanges, portée finalement par les plus faibles et n’avait pour résultat que de diminuer encore leur niveau de vie, sans que pour autant les opérateurs économiques disparaissent.

Par contre, les contrôles fiscaux sont une machine meurtrière qui assassine froidement des intervenants économiques en pleine santé. Choisis le plus souvent au hasard, quelque fois pour des motifs inavouables, les victimes décèdent économiquement à 90 %.

Dès sa désignation, le contrôlé fiscal, communément appelé “fraudeur fiscal”, est un mort économique en sursis, dont l’agonie s’achève devant les magistrats qui, in fine, exécutent la sentence déjà prononcée par les contrôleurs fiscaux.

Les motifs de la condamnation des magistrats en première instance de mon tribunal sont les suivants :

Il leur est reproché de participer à la violence en toute connaissance de cause. Les magistrats savent d’expérience que la violence entraine la violence et rompt le lien social.

Ils s’opposent, avec sagesse et raison, à la violence policière dans les quartiers difficiles. Ils savent que donner l’impunité à la police en ces quartiers est synonyme de bavures immédiates. Ils savent que la violence est mère de l’injustice et que l’injustice aboutit à des troubles sociétaux graves.

Or, en contradiction totale avec leur éthique, ils couvrent systématiquement les exactions des contrôleurs fiscaux, leur assurant une impunité totale, laissant libre cours à la violence fiscale. Les bavures fiscales sont devenues la norme au point que le pouvoir politique en fait une propagande.

Ainsi un régime de terreur fiscale s’est installé en France, il annihile l’énergie économique du pays, il en détruit les forces économiques, il en chasse les plus courageux, les plus compétents.

En appel de mon petit tribunal les magistrats prétendent qu’ils font confiance aux services fiscaux, qu’ils n’ont pas le choix. Que la loi est ainsi faite que, même s’ils le souhaitaient, ils ne pourraient pas contrer les arguments des contrôleurs fiscaux. Que leur seule marge de manœuvre consiste à débusquer les erreurs de forme, ce qu’ils ne manquent pas de faire quand il y en a.

Ils affirment, qu’ils n’ont pas les compétences pour juger des intérêts de l’Etat et des opérateurs économiques, qu’ils n’ont pas compétence pour nommer des experts à ce sujet.

En réalité, ils réfutent l’idée qu’ils répandraient la mort économique volontairement à travers les condamnations injustes résultant des contrôles fiscaux, ils plaident non coupables par manque de moyens ou de compétences.

L’accusation en appel est la même qu’en première instance. Des dossiers simples et parfaitement compréhensibles ont été présentés à mon tribunal, dans chacun de ces dossiers c’est en toute connaissance de cause que les magistrats ont prononcé des condamnations mortelles, alors que le “fraudeur fiscal” avait fait la preuve absolue de la régularité de ses déclarations et de la fausseté des accusations dont il était l’objet de la part du fisc.

Il est apparu qu’en réalité une liaison malsaine existe bel et bien entre les magistrats et le fisc, les preuves rapportées ne permettent pas d’en douter. Les magistrats sont donc accusés de complicité de crimes fiscaux.

Cette procédure en appel de mon petit tribunal personnel est passionnante, elle va se dérouler sur plusieurs audiences prévues pour cette fin d’année et le début de l’autre.

Je vous donnerai les dates, vous pourrez venir, c’est public.

Ne vous y trompez pas, l’enjeu est important, c’est de la justice fiscale ou de la terreur fiscale et des conséquences sur l’économie de notre pays dont il est question à travers les contrôles fiscaux. C’est-à-dire de sa ruine ou de sa prospérité. Le marqueur de l’économie est la qualité et l’équité des contrôles fiscaux, comme le marqueur de la liberté sociale est la qualité et l’équité de la police.

L’impôt n’est qu’un handicap s’il est trop lourd, alors que le contrôle fiscal est la mort de l’économie s’il n’est pas maîtrisé.

Bien cordialement. H. Dumas

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Le rire des parias

Ce n’est pas parce qu’on se fend la gueule qu’on ne compatit pas aux problèmes de Médiapart.

Mais, reconnaissez qu’il y a de quoi sourire à voir ces gens si sérieux, qui ne rigolent jamais, qui sont plus Stasi-Bercy que la Stasi-Bercy, être tout surpris d’être envoyés vers le goulag de la misère par Stasi-Bercy.

Ils vont aller au Tribunal Administratif, ils connaîtront la justice stalinienne. Peuchère, comme on dit dans le midi.

Nous avons bien compris le poids qu’ils représentent pour avoir pu faire plier l’Assemblée Nationale et imposer leur taux de TVA, chapeau bas.

Mais de là à imaginer qu’ils pourraient appliquer la loi fiscale, dans leur coin, avant les autres, en éclaireurs éclairés…ça, ça le fait pas.

Si seulement ils étaient compréhensifs et tolérants avec les autres, s’ils prenaient la mesure de cette folie fiscale que sont les contrôles fiscaux, de cet espace de non droit dont meurent tant d’entreprises tous les ans chacun pourtant ayant comme eux de bonnes raisons à faire valoir en toute bonne foi, car je ne doute pas (enfin pas trop) de leur bonne foi, nous pourrions alors pleurer avec eux de chaudes larmes.

Là, ce ne sera qu’une petite larme de politesse. De celle que versent les bannis quand un privilégié accidentellement les rejoint. Promis, nous ne les lyncherons pas dans la cour des parias que nous partageons maintenant avec eux.

Je ne peux pas résister à reproduire ce que l’on peut lire dans la presse à ce sujet:

“ET revoilà MEDIAPART dans le collimateur…

Nous n’avons jamais été des fraudeurs. Nous avons défendu l’égalité entre la presse numérique et la presse papier depuis le départ et le Parlement nous a donné raison dans un vote unanime” se défend Edwy Plenel

afp.com/Francois Guillot

Le fisc réclame 4,2 millions d’euros à Mediapart pour s’être auto-appliqué entre 2008 et 2013 un taux de 2,1% sur ses abonnements en ligne, une procédure qualifiée lundi par son patron Edwy Plenelde “vengeance de l’affaire Cahuzac de la part d’une partie de l’administration fiscale”.

Un million d’euros pour “mauvaise foi”

Mediapart avait indiqué jeudi lors d’une soirée-débat avoir reçu en juillet une notification de redressement fiscal de 4,2 millions d’euros pour ses exercices de 2008 à 2013.

Le site, qui faisait déjà l’objet d’un redressement fiscal – à hauteur d’un million d’euros – depuis décembre 2013 pour ses exercices 2008-2009-2010, a depuis déposé un recours.

L’administration fiscale réclame à Mediapart 3 millions d’euros correspondant à la différence entre le taux de TVA de 19,6%, qui s’appliquait alors à la presse en ligne, et le taux réduit de 2,1% qui était jusqu’en février 2014 réservé à la seule presse papier, a expliqué Marie-Hélène Smiejan, directrice générale du site.

S’y ajoutent 200 000 de pénalités de retard et 1 million d’euros pour “mauvaise foi”.

“Nous n’avons jamais été des fraudeurs”

“Ce conflit fiscal est une vengeance de l’affaire Cahuzac de la part d’une partie de l’administration fiscale. Nous irons jusqu’au tribunal administratif s’il le faut”, a indiqué Edwy Plenel à l’AFP.

L’ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac avait quitté le gouvernement le 19 mars 2013, en plein scandale après les révélations par Mediapart de l’existence d’un compte bancaire en Suisse lui appartenant. Il avait longtemps nié avant de reconnaître son mensonge

“Nous n’avons jamais été des fraudeurs. Nous avons défendu l’égalité entre la presse numérique et la presse papier depuis le départ et le Parlement nous a donné raison dans un vote unanime”, a ajouté Edwy Plenel.

Une application du taux réduit avant l’heure

Soucieuse de mettre fin à “une inégalité de traitement” entre presse en ligne et presse sur papier, l’Assemblée nationale a en février adopté à l’unanimité la baisse de la TVA de la presse en ligne au taux super-réduit de 2,1%, au lieu de 20% jusqu’alors.

Mediapart avait auparavant fait campagne pour obtenir du gouvernement la reconnaissance de ce taux réduit pour la presse en ligne, recevant le soutien de la plupart des organisations de presse. En attendant cette mesure, il s’était auto-appliqué le taux réduit, tout comme des sites comme Arrêt sur Images.

Créé en 2008, Mediapart appartient principalement à ses quatre fondateurs — Laurent Mauduit, Edwy Plenel, Gérard Desportes, François Bonnet — et Marie-Hélène Smiéjan.

Le site, qui vient de franchir la barre des 100 000 abonnés, a réalisé en 2013 un chiffre d’affaires d’environ 7 millions d’euros pour un bénéfice de près de 1 million.”

Courage Edwy Plenel, il se trouve que nous avions un ami commun malheureusement décédé, ne vous fâchez pas, je me moque de vous avec tendresse, mais je compatis réellement, vous allez en baver, trop en vue pour pouvoir bénéficier d’un passe-droit.

Mais entre nous, objectivement, votre dossier est indéfendable. La TVA est due au taux en vigueur par tout le monde. Même si le syndicat unifié des impôts vous défend parce que c’est vous, le Ministre ne peut pas vous faire un tel cadeau, ça coincerait.

Bonne chance quand même.

Et puis, si un peu d’humanité vous aborde du fait de cette petite ponction “trésoriale”, n’hésitez pas à parler de nous : “Temoignagefiscal”.

Nous sommes si seuls. Nous les anonymes qui sommes poursuivis dans des conditions bien pires que les vôtres. Vous, vous saviez que vous ne payiez pas le bon taux de TVA. D’autres sont condamnés sans aucune raison objective. Jusqu’à ce jour vous ne leur avez jamais donné la parole sur votre beau média.

Bien cordialement. H. Dumas

P.S: lire aussi l’article “prémonitoire” d’Emmanuel Bolling  du 10 janvier 2014: “MEDIAPART, OUT OF ORDER?”.

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Connivences (vidéo)

Bonjour,

Attention : Erratum, il faut entendre 4 millions de blessés en 14-18 et non 400.000

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

 

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Ainsi donc, c’est la guerre

Cet homme monstrueusement assassiné, c’est la guerre.

Il semblerait que d’un côté il y ait nous les gentils, les humains, le cœur sur la main, la civilisation quoi, de l’autre les barbares, les assassins, les monstres assoiffés de sang qu’il nous faut, à coup de bombes, tuer jusqu’au dernier.

C’est possible que ce soit comme ça. C’est possible aussi que ce soit autrement.

Tous les jours je constate que la vérité n’est pas fatalement du côté des apparences, que le gentil inspecteur des impôts œuvrant pour le bien public et son bras séculier le juge plein d’humanité sont en réalité de sombres crapules organisées en bande pour mentir et piller les gens ordinaires qu’ils font au préalable passer pour des tricheurs, alors qu’il ne s’agit la plupart du temps que d’entrepreneurs qui se défoncent jour après jour pour survivre et qui ne correspondent en aucune manière au tableau que brossent d’eux ces gentils pillards au dessus de tout soupçon.

En 1973, je me suis fâché avec un ami que mes propos avaient choqué.

Je prétendais alors que nous allions avoir, dans les années qui suivaient, une guerre qui nous opposerait aux arabes. Je lui expliquais que la cause en serait le pétrole. Je trouvais que le pétrole aurait dû être déclaré patrimoine mondial et, après paiement des frais d’extraction, être distribué dans tous les pays en fonction du nombre d’habitants, à charge pour eux d’en faire éventuellement commerce ensuite.

J’affirmais qu’il était illégitime de le payer à quelques uns qui par chance étaient assis dessus.

Ma conviction tenait au fait que la manne de cette matière première, contrairement à ce qu’avait été pour nous le charbon, n’était pas bénéfique à tous les peuples concernés par sa présence mais captée par une minorité qui nous singeait tout en laissant leurs populations dans l’ignorance et la misère.

Je ne nous trouvais pas très honnêtes dans cette affaire, largement voleurs déguisés, je trouvais probable que cela se voit rapidement.

En 1973, une chose est sûre, je me trompais de 40 ans. En 2013 la même théorie aurait-elle été plus pertinente ?

Est-ce à dire que ces barbares sanguinaires pourraient être  autre chose que des monstres psychotiques qui ne pensent qu’à tuer et à mourir ? Qu’ils tenteraient de régler des comptes que nul n’envisage de régler pacifiquement ? Je ne sais pas.

Je suis pris au dépourvu par la violence physique, je suis un non violent. Je reproche à la violence d’être une fausse solution, d’entraîner la violence comme chacun le sait, d’être un cercle vicieux infini.

Pour tout vous dire, je la trouve inopérante parce que limitée, limitée par sa consommation d’énergie qui ne manque pas de fragiliser le violent quand il est dans sa phase inévitable de récupération.

Nous savons tous que la violence est stupide. Cependant, notre histoire fait de nous des sortes de champions du monde d’assassinats guerriers mal venus de critiquer les autres, mais bon.

Par contre, pour moi, la force intellectuelle est illimitée. L’esprit qui tente de convaincre a le temps pour lui, il opère dans le calme. S’il a raison, tôt ou tard, il en fera la démonstration et tous l’accepteront.

Alors, mon réflexe par rapport à cette guerre est la suspicion.

Je cherche à ne pas me faire balader par des clichés ou des émotions dont la violence ne m’épargne pas.

Je ne dis pas qu’il ne faut pas faire cette guerre, je dis qu’avant il est urgent de connaître les vrais motifs de l’ennemi potentiel, que ce n’est qu’à cette condition que, si on doit la faire, nous pourrons peut-être la gagner.

Si les motifs de l’ennemi sont moins stupides que ce que l’on nous laisse supposer, alors il n’est pas impossible que la discussion doive s’engager en lieu et place du bain de sang à venir.

Dans tous les cas – est-ce le hasard, une malédiction, ou une logique politique ? – c’est encore un socialiste qui déclare pour notre compte un conflit dont le terme paraît lointain, difficile et pas piqué des vers.

Je pense aussi à cet homme mort inutilement, vraie victime de tout et de rien, je pense à ses parents qui perdent ce fils, à ses proches, à ses amis, il va leur falloir beaucoup de courage pour ne pas crier vengeance.

Quant à ses ravisseurs, stupides parmi les stupides, avaient-ils une autre solution, poursuivis par des milliers de militaires, que de se débarrasser de lui et de se fondre dans la population ?

Personne ne m’empêchera de penser que la réaction à ce rapt ignoble aurait pu être plus intelligente.

Bien cordialement. H. Dumas.

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Mords les

Et bien voilà, nous y sommes. Cette nuit à Morlaix les agriculteurs ont incendié le centre des impôts.

Il y a déjà longtemps que je me posais la question : jusqu’où Bercy peut aller dans le vol, le pillage injuste de ceux qui travaillent ou possèdent au motif éculé de leur rendre un service inexistant, avant que tout pète ?

C’est fait.

Je vous avoue que je ne pensais pas que cela soit possible tant les moyens de rétorsion de Bercy sont puissants, tant sont nombreux ceux qui profitent du système.

Je comptais sur les générations à venir. Mais, le temps passe si vite, elles sont peut-être déjà là.

Tout le monde savait qu’il ne pouvait pas y avoir d’autre issue.

Le syndicat unifié des impôts va immédiatement monter au charbon et faire valoir son droit de retrait – de retrait sur nos comptes en banque bien sûr – .

J’espère que ces bretons ont des familles solides, pleine d’amour, car le sort de leurs responsables est scellé, chacun sait que : “Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté” (Guy Béart).

“Morfler à Morlaix” sera le titre de la grande vengeance fiscale à venir.

Ils ont craché sur le symbole, ils vont être crucifiés et au-delà, au moins dans la tête des technocrates de Bercy, de nos bureaucrates anonymes au pouvoir dans ce pays. Sauf si… d’autres se lèvent ailleurs la boite d’allumette à la main.

C’est grave et probablement irréversible.

Il faut que la démocratie soit bien malade, que le système représentatif soit complètement embourbé, que les privilèges indus soient honteusement apparents pour qu’un pays sombre dans la violence au point où y sombre la France, pour que ses enfants reniés partent guerroyer follement, que ses agriculteurs désespérés mettent le feu au symbole de l’oppression : Bercy.

Naguère certains avaient peur de la chienlit, nous y sommes.

La presse va se poser la question imbécile : mais que se passe-t-il à Morlaix ? La réponse est simple, rien de plus qu’ailleurs. Tout un programme à venir.

Si ce pays fonctionnait correctement les responsables de ce gâchis seraient amenés à rendre des comptes.

Je veux dire que les élus auraient à s’expliquer face à leur folie financière, à leur démagogie suicidaire, à leurs pillages journaliers, mais il n’en sera rien.

Car, une armée d’irresponsables – associés à leur insu au pillage à l’aide de deux outils pervers : l’exemption d’impôts, la distribution d’avantages indus –  est là pour masquer la réalité, au point que cette dernière est obligée de s’emparer de la violence pour être perçue.

Il sera évidemment inutile d’expliquer cela aux flics et aux magistrats qui vont s’emparer, avec délectation, effets d’uniformes et de robes, de cette affaire pour réduire au silence ces cris de désespoir. Ils vont frapper fort, très fort, c’est ça ou la mort du système qui les fait vivre, eux et les leurs.

Lundi sera difficile pour beaucoup, triste pour les rêveurs. C’était trop tôt dira-t-on plus tard aux émeutiers, quand le temps sera venu.

Ceux qui souffrent comme eux sont avec eux, pensent à eux, mais ils connaissent le prix à payer et la solitude qui va être la leur dans les jours, les mois et même les années à venir.

Bien cordialement. H. Dumas

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Ce n’est pas la forme

Aujourd’hui, c’est le déluge chez moi dans l’Hérault et le Gard. Il se trouve que je suis 600 Kms plus à l’Ouest où il fait un temps de rêve, température de 30°, ciel bleu, pas un nuage, brise modérée, mer lisse – un miroir – tout est calme, beauté et volupté. Quelle injustice !!!

J’ai eu beaucoup de chance de pouvoir prendre la route la semaine dernière, avant que la police météorologique m’assigne à résidence, m’obligeant à partager le sort humide de mes voisins habituels.

Ah bon, j’exagère ? La police météorologique n’a pas encore été mise en place par nos députés liberticides, ouf…

Bon, voyons un peu les zones où il fait bon vivre dans cet extraordinaire espace que d’aucuns appellent la France, qui bientôt sera une prison à ciel ouvert dont ni nous, ni nos biens évidemment, ne pourront entrer ou sortir.

La banlieue

Mauvaise pioche. A déconseiller formellement. Non seulement elle est inaccessible, mais rien n’y marche. Ne vous laissez pas abuser, même si effectivement les mariages sont encore très festifs. L’argent y coule à flot, mais c’est de l’argent sale, sans doute des billets tout froissés voire même déchirés. Les riches n’y paient pas d’impôts. Les alcotests sont rares. L’école n’est pas obligatoire. L’Education Nationale a abandonné le terrain. Tout les gens se tapent dans la main quand ils se rencontrent, mais ils parlent bizarre. Ils sont mal habillés par Décathlon. Il n’y a pas de contrôleurs du fisc. Mais surtout, ils se tirent dessus les uns les autres à coup de kalachnikov. Là, danger de mort. Ailleurs on meurt aussi, mais ce n’est pas pareil. Ce n’est pas là qu’il faut aller. Et puis, leurs curés sont fous, alors que les nôtres…. Leurs extrémistes sont fous aussi, alors que les nôtres… Et puis, impossible de les reconnaitre, ils sont tous pareils.

Paris, le 16ème

Pire que tout. Il n’y a que des riches ou des déguisés en riches. Impossible de faire la différence entre les deux. Chaque réverbère cache un agent du fisc qui note les plaques minéralogiques des “Porche” et des “Ferrari”, des “Twingo finition luxe”. Les gens ne se parlent pas, ils se la pètent à la place. Le café est hors de prix, on ne peut pas rentrer dans les boites. Les immeubles sont hauts, les rues sont étroites, les habitants sont tous pales, y a pas de soleil. L’été c’est vide, y a personne. C’est rempli de nanas au volant, la galère. Quand y en a, les boutiques sont sinistres, les boutiquiers aussi. Ce n’est pas bon comme endroit. En règle générale, ce n’est pas bon que les autres vous croient riche, surtout si c’est vrai, c’est ça qui les travaille dans ce quartier. Faut pas y aller.

Paris, le reste

C’est la campagne, le bruit et le trafic en plus. Que des paysans abrutis par la densité. Ou alors partout des bus remplis d’étrangers. Impossible de circuler, de se garer. Que des gens prêts à mordre. Ce n’est pas rigolo “Paris, le reste”. Impossible de s’arrêter, il faut marcher ou rouler. Ceux qui s’arrêtent sont par terre, ça n’a pas l’air de leur réussir. Il parait que l’air est empoisonné. Globalement c’est dur, pas marrant. Quoiqu’on fasse on est d’abord entassés. Faut pas y aller.

La province à la ville et à la campagne

Faut être du coin. Sinon ils vous regardent en coin. Faut bien parler l’accent. Faut connaître par cœur la vie de ses ancêtres, y a pas intérêt à compter trop d’alcooliques ou de ratés parmi eux. Attention, si vous ne connaissez pas par cœur l’histoire de votre famille ou la votre, les autres, eux, ils la connaissent. Le soir y a rien à faire, la journée pas grand-chose. Le but c’est de monter à Paris. Vous voyez la liaison… En province tout est moyen, les cadors sont à Paris. Tout le monde se connait, s’épie, se dénigre, lourd comme ambiance. Faut pas y aller.

La montagne.

Faut être guide de haute montagne ou prof de ski. Les autres sont à peine supportés. Faut dire que le montagnard qui n’escalade pas est probablement un péteux, et les péteux on n’aime pas ça à la montagne. Le vertige, quel vertige ? Il faut trois plombes pour aller d’un endroit à l’autre, les routes sont toutes tordues et pleines de fous du volant. Et puis, y a rien à foutre, pas de boulot. Rajoutez à ça qu’il fait froid, qu’il pleut ou qu’il neige tout le temps. C’est pas pour les gens normaux la montagne. Faut pas y aller.

La mer.

Là, c’est uniquement pour les pêcheurs. La mer, les vagues de 10 mètres, si vous n’aimez pas, c’est pas bon pour vous. Le mal de mer, quel mal de mer ? Vous ne seriez pas un peu péteux ? La mer c’est pour les hommes, les vrais. Si vous voulez parler du bord de mer, passez votre chemin. Quand on vit à la mer, on a les cheveux salés, la peau toute marron et ridée, les yeux bleus qui fixent l’horizon, un point c’est tout. C’est comme la montagne la mer, c’est pas pour les minables. Faut pas y aller.

Pas facile tout ça, hein ?

Le mieux est de rester chez soi, entre soi. C’est ce que nous proposent les hommes politiques en pointe, ceux qui comprennent ce pays, ceux pour qui nous allons voter demain.

Une fois au pouvoir ils vont virer les étrangers, fermer les frontières, cultiver la médiocrité en famille. Vous pourrez rester chez vous, ce sera même obligatoire.

Un programme gérontologique.

Je vois bien le slogan gagnant de la prochaine campagne électorale : “Vieillards et vieillardes de France votez gérontologique, votez sécurité, votez “machine”, votez pour la France de votre paisible euthanasie.”

Oui, excusez-moi,  je suis légèrement en colère. J’ai des enfants jeunes, des petits enfants encore plus jeunes, j’aimerais qu’ils soient libres comme je l’ai été.

J’en ai marre de voir l’éducation nationale les castrer, la bureaucratie les étouffer, les minables les dépouiller.

La France est une nation majoritairement âgée, ses dirigeants ne savent-ils pas que pour les personnes âgées le pire qui puisse arriver est de se replier sur soi, que c’est le début de la fin ?

Il en est de même pour un pays âgé, l’isoler c’est le tuer.

Alors, merde à tous ces médiocres qui se sont mis en bande organisée pour piller ceux qui travaillent, ceux qui ont de la valeur par eux-mêmes, par ce qu’ils représentent ou possèdent. Merde à tout ces médiocres qui, face à la faillite qu’ils ont provoqué, ont maintenant la prétention d’isoler ce pays dans le seul but de continuer leurs exactions hors de la vue du reste du monde.  

Bien cordialement. H. Dumas

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Le régime présidentiel : l’escroquerie du siècle

Le Général De Gaulle a mal vécu son andropause. Il a été assailli par des bouffées d’orgueil. Un grand garçon comme ça, qui s’est dépensé sans compter pour faire croire que la France n’avait pas perdu la guerre, allant même jusqu’à prétendre qu’elle l’avait gagnée, quel malheur ce caprice de fin de vie qui nous a entrainé dans un régime présidentiel.

Qui peut raisonnablement croire qu’un homme ait la compétence et la disponibilité nécessaire pour s’occuper seul de tout un pays de 60 millions d’habitants ?

Voyons, à 70 ans, âge auquel De Gaulle  a accédé à cette fonction, je peux en parler en connaissance de cause, le temps de travail effectif est de 4 à 6 heures par jour. Pendant pratiquement vingt heures le vieillard s’économise, impossible de faire autrement.

Le souvenir que j’ai De Gaulle ce sont ses voyages en province où il renouvelait, 20 ans plus tard, ses marches triomphales de 1944. Il levait les bras au ciel, la population se pâmait, j’en faisais partie. Aujourd’hui la chose me parait guignolesque.

Tout cela ne serait qu’anecdotique s’il n’avait pas mystifié le pays au point de lui faire croire que lui et lui seul menait les affaires.

Ce mensonge fut mortel. C’est à partir de lui que, par un référendum en plein brouillard, les français se sont équipés d’un Président de la République élu au suffrage universel, dépositaire de tous leurs espoirs, monarque absolu ayant la prétention d’avoir seul en charge la vie de chacun de nous.

Comment peut-on croire à de pareilles balivernes depuis plus de 50 ans ?

Ce quiproquo empoisonne la vie de notre pays, le rend “ingouverné”, en fait une dictature administrative invivable, incapable de solutionner les problèmes de sa population, de répondre à ses aspirations.

A froid, je crois que tout le monde peut comprendre que le Président de la République est un homme ordinaire, normal – on nous a même fait récemment des cours du soir à ce sujet – que, largement pris par ses obligations de représentation, il ne lui reste que très peu de temps pour manger, boire et dormir – baiser c’est même pas sûr – alors nos problèmes : vous imaginez….

Qu’il s’appelle de Gaulle ou Hollande, il ne peut que faire semblant.

C’est là que les choses se corsent. Faire semblant de gouverner pour un Président de la République qui a tout les pouvoirs c’est confier ses pouvoirs à des décideurs occultes, invisibles. Car, s’ils étaient visibles, toute la mascarade serait démasquée.

Conclusion : la réalité du pouvoir est confiée à l’administration, organisation invisible, anonyme, incolore et inodore. 

C’est de cette organisation structurelle que l’ENA tient son pouvoir et non de je ne sais qu’elle fraternité ou camaraderie qui ne sont pas plus présentes ici qu’ailleurs. C’est le régime présidentiel qui fait le lit des énarques, il faut en être conscient.

Résumons-nous :

La potiche Président de la République apparait dans son théâtre de marionnettes comme le sage, l’ultime et total décideur. Les spectateurs, les français, croient évidemment au spectacle qui leur est fourni. II faut dire que les artistes et tout le théâtre lui-même, du directeur aux machinistes et au dernier figurant, foutent le paquet dans les décors.

Le bon peuple applaudit à tout rompre ou siffle un bon coup, selon l’humeur. Mais il ne doute pas de la véracité de la scène. Alors que tout est faux, c’est du toc.

La réalité est que l’administration possède la totalité du pouvoir. Qu’ainsi la démocratie, soi-disant idéalisée par l’élection du Président de la République au suffrage universel, est en fait annihilée par cette élection.

Donc, l’administration décide, la potiche présidentielle incline légèrement la tête, les décisions sont expédiées dans les tuyaux, à charge par la bureaucratie de nous les imposer, par la force s’il le faut.

L’organisation part de la tête vers la base, il s’agit d’une dictature.

Certains sont assez naïfs pour imaginer qu’une dictature pourrait être “éclairée”. Qu’elle erreur !!! Erreur qu’ils font régulièrement et dont ils paient toujours cash et cher les conséquences, au point que l’on peut se demander à quoi sert l’expérience.

La dictature rénovée qui est en train de leur arriver sur le coin du nez ne va pas être piquée des vers.

La démocratie, ce seraient les électeurs, c’est-à-dire nous, qui choisirions nos représentants, puis ce seraient eux qui mettraient en œuvre la politique que nous aurions choisie.

Nous avons déjà vu, lors d’un précédent billet, qu’il va de soi que les candidats devraient s’engager sur un budget, être responsables de leurs engagements et sanctionnés en cas de non respect de ces engagements.

Ainsi, l’organisation politique de la France serait une démocratie partant de la base vers la tête.

Le Parlement serait le lieu de décision. Le Président de la République resterait la potiche qu’il est, mais au moins les choses seraient claires, le pouvoir ne serait pas entre des mains occultes, et personne ne pourrait rêver tout éveillé à un dictateur idéal.

Mais bon, nous ne prenons pas ce chemin. C’est pourquoi demain sera plus torride qu’aujourd’hui, de ce point de vue les prévisions météorologiques pourraient voir leurs simulations s’épanouir en politique, à la surprise des météorologues.

Chacun comprend la trahison ultime des socialistes qui ont gardé ce régime présidentiel, une petite minorité d’entre nous regrette les libéraux qui l’ont toujours combattu.

Bien cordialement. H. Dumas

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Je rends un tortionnaire heureux

L’affaire est simple.

Blazy, cadre supérieur de la Stasi fiscale de l’Hérault, dont les revenus sont confortables, qui connait parfaitement la situation impécunieuse dans laquelle ses services m’ont entrainé illégitimement, en m’escroquant – il n’y a pas d’autre mot pour exprimer leur action –, éprouve une joie sadique et malsaine à saisir mes biens personnels pour recouvrir la prime que La Cour d’Appel de Paris lui a confraternellement octroyée à titre personnel.

Voici le commandement délivré par l’huissier qu’il a choisi pour ses basses œuvres. Ce n’est pas un inconnu cet huissier, c’est lui qui a déjà fait vendre un de mes appartements pour une dette de TVA imaginaire, dont je n’ai jamais été débiteur. J’en ai apporté la preuve – que je peux toujours fournir – sans que jamais les différents tribunaux saisis n’aient éprouvé le besoin de vérifier les comptes. Dans cette vente j’ai perdu 150.000 €, une paille pour ceux qui se réjouissent de profiter indûment de l’argent et du travail des autres.

Le lien vers le Commandement au fin de saisie vente

Cette démarche est intéressante de la part de Blazy. Elle permet d’y voir un peu plus clair dans la personnalité de ces gens.

Il vous arrive, j’en suis sûr, ici ou là à l’occasion de discussions enflammées, d’évoquer la perversion de ceux qui traquent l’innocent, qui le transforment en coupable, pour ensuite l’immoler sur l’hôtel de l’idéal collectif. Vous vous dites : mais qui sont-ils pour agir ainsi ?

Vous prenez pour exemple les curés à l’occasion de leur crise inquisitoriale, ou encore les généraux et leurs adjudants à l’occasion de toutes ces belles guerres qui se finissaient au corps à corps, au couteau, plus prés de nous les polices politiques ici ou ailleurs, encore plus prés les nouveaux fanatiques religieux.

Mais, chaque fois, la main sur le cœur, ceux qui vous gouvernent vous affirment que tout cela est du passé, qu’aujourd’hui il n’y a plus d’homme de cette trempe en France, plus de tortionnaire mon brave monsieur dans notre société fraternelle et égale. Et pan, voilà Blazy, le petit Blazy, menteur, falot, prétentieux mais néanmoins tortionnaire.

Aie, gaffe à la diffamation. Pas de problème je vais prouver la véracité des adjectifs qualificatifs que j’emploie. Qui ne sont pas diffamatoires. Ils ne sont que la façon d’exprimer en français des choses réelles.

Pour ceux qui sont soucieux du détail, deux liens : jugement 31-10-2012 pour consulter le jugement de première instance qui me vit gagner contre l’attaque de Blazy. Arrêt du 28 Mai 2014 (signification) pour consulter l’arrêt de La Cour d’Appel qui remit Blazy dans ses pouvoirs qui ne peuvent souffrir aucune réserve – il s’agit de Bercy, tout de même – convenons-en.

Pour les autres un condensé des évènements. Blazy est le chef hiérarchique des inspecteurs Garcia et Giugleur, double pâte et patachon de la fiscalité, qui n’ont pas hésité à me coller une opposition à contrôle fiscal aussi incroyable que comique, dont malheureusement vous ne pouvez plus profiter. La “Justice” de notre pays considère que les agents fiscaux en service restent dans le cadre de leur vie privée (!!!), j’ai donc dû supprimer de mon blog la vidéo des exploits de ces deux comiques.

Bref, après le passage de ces deux zouaves, la hiérarchie “stasiale” m’a reçu en la personne de Blazy. J’ai enregistré notre entretien.

Dans cet entretien, que vous ne pouvez plus entendre mais que j’ai toujours – que je tiens à la disposition de la justice – Blazy ment.

Il présente au début de l’entretien un de ses collaborateurs comme chargé de réaliser un compte-rendu de notre réunion. Cet homme prend effectivement en note toute la rencontre.

Lorsque plus tard je demande à Blazy ce compte rendu, il m’affirme qu’il n’existe pas. Ce qui est évidemment faux. Ce qui est vrai c’est que Blazy ne souhaite pas que soit divulguée la teneur de nos échanges. Je publie alors l’enregistrement sur ce blog.

Dans cet enregistrement, Blazy apparait effectivement falot et prétentieux, pas à la hauteur du sujet. Sa hiérarchie est sans doute catastrophée, son syndicat outré, alors Blazy m’attaque pour : atteinte à sa vie privée !!!

Là, une minute d’attention, nous discutons dans ses bureaux – pas chez lui dans son petit intérieur cosy et privé – de ma vie privée à moi, de mes sous qu’il me pique par semi-remorques complets, me ruinant. Et, c’est lui, le pauvre chou, qui se plaint d’une atteinte à sa vie privée !!!

En première instance, il perd, sec.

Mais, en appel, ils sont chez eux. Entre Bercy et La Cour d’Appel de Paris il n’y a pas l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette de séparation. Ils sont tous les deux en haut sur le siège de la tondeuse, pas en bas avec nous les vers de terre et les fourmis. Non seulement je perds, mais une petite prime est accordée à Blazy pour la peine. Pensez cher monsieur, il a tant souffert….

Jusque là rien que de très classique, tout le monde connait. Enfin tous les torturés, les gueux, les assujettis, les “fraudeurs fiscaux”, nous quoi….

Blazy aurait pu se contenter de voir ses lacunes d’homme ne plus être exposées sur mon blog, à la vue de tous. Mais non, l’idée de me torturer en réclamant sa petite prime, alors qu’il sait parfaitement que je ne peux pas la payer, le met dans une joie folle.

N’est-ce pas pour jouir de ce type de situation qu’il fait ce métier, qu’il a “embrassé” cette carrière de délateur et de tortionnaire ?

Il me rappelle cette histoire du scorpion qui veut traverser la rivière et demande à la grenouille de le porter sur son dos.

– Non dit-elle, je n’ai pas confiance tu risques de me piquer.

– Je te promets que non, dit-il.

Elle le prend sur son dos. Au milieu de la rivière il la pique.

– Tu m’avais promis, dit-elle avant de mourir.

– Je sais, mais je n’ai pas pu m’empêcher.

Moralité : Un tortionnaire est un tortionnaire, c’est à ses tortures, petites ou grandes, qu’on le reconnait. Pas vrai Blazy ?

Bien cordialement. H. Dumas

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La compagnie de CRS

Cet après-midi à Bercy, à 18H, nous avons été accueillis par une compagnie de CRS.
Je vais, tous les deuxièmes Jeudi du mois depuis un an, me recueillir à Bercy, face au tombeau de mes économies disparues. Je vous propose régulièrement d’en faire autant, l’exercice est salvateur. En principe mon épouse et moi-même sommes seuls. Une amie participe à notre peine, Sylvia, elle la partage. Quelques fois aussi un parent proche, rarement un inconnu. Il ne s’agit en aucun cas d’une manifestation. Chacun se recueille en silence. Seul dans son recueillement, comme il se doit.

Or, aujourd’hui, à 18H, une compagnie de CRS, plus une chef des renseignements généraux, nous attendent. Les deux sont en contact constant et direct par talkie-walkie avec la hiérarchie centrale dont ils reçoivent les ordres sans interruption. Je suppose qu’ils étaient en ligne avec Cazeneuve lui-même,.

Je me dis, stupéfait, que nous allons être des milliers à nous recueillir, que les renseignements généraux qui savent tout en sont informés, alors que moi évidemment je l’ignore.

Imaginez mon émotion à l’idée d’un tel mouvement de piété, la force romantique et désespérée d’une foule venant en silence honorer la disparition de ses économies, là à Bercy où elles ont disparu.

Formidable non ?

Revenons sur terre. Les forces du désordre nous apostrophent en ces termes :

– Vous êtes la manifestation qui nous a été signalée ?

Nous répondons :

– Pas du tout, nous ne sommes là que dans le cadre d’un recueillement personnel.

– Ce n’est pas possible, nous disent-ils, vous devez aller manifester en face, c’est là que nous sommes chargés de vous conduire.

Nous expliquons alors que nous ne souhaitons nullement manifester, que notre présence est personnelle, affective, sentimentale.

Rien y fait, nous sommes sommés d’aller manifester en face.

Quelques minutes d’explication plus tard nous comprenons que nos amis “Contribuables Associés“, qui sont pointilleux sur la réglementation et fâchés après le député Thévenoud, ont demandé et obtenu le droit de manifester, justement aujourd’hui Jeudi de 18H à 19H, devant Bercy.

Enfin, pas exactement devant Bercy, mais sur la place entre entre Bercy et le troquet d’en face, où nous allons boire un “Viandox” l’hiver après nous être pelés à l’occasion de nos prières mensuelles.

Voilà nos musclés CRS qui, face à notre incrédulité, commencent la manœuvre de la tortue romaine chère à Uderzo et Goscinny. Ils se rapprochent de nous, nous sommes quatre malingres, ils sont une dizaine de colosses, et nous canalisent tels les bisons des grands espaces, pour nous emmener au marquage.

Mais nous nous insurgeons. Nous respectons évidemment nos amis “Contribuables Associés”, mais nous ne voulons pas manifester pour Bercy, contre un député tombé dans une misère si grande qu’il n’arrive pas à payer ses impôts.

Nous sommes alors avertis par les CRS que nous allons être embarqués au poste.

En résumé la situation est la suivante :

Nous sommes sur la place publique de Bercy, où nous ne manifestons rien d’autre qu’une pensée, un souvenir à nos économies disparues, ceci en silence, sans signe extérieur, au point de passer inaperçus depuis un an. Quand “Contribuables associés” dépose une demande d’autorisation pour une manifestation, que nous respectons mais qui nous est complètement étrangère, à laquelle les CRS accompagnés des renseignements généraux nous somment de participer, nous précisant qu’en cas de refus nous serons emmenés de force au poste de police. Tout va bien.

Après une négociation serrée nous avons obtenu, de haute lutte, le droit d’aller boire notre coup traditionnel au troquet d’en face. Quel beau pays, de liberté, la France.

Pour en revenir au député Thévenoud, est-ce un bon procès ? Car enfin, n’est-il pas dans la ligne ? Ne devons nous pas avoir les députés les plus pauvres du monde ? L’honneur d’un député n’est-il pas d’avoir été incapable de gagner le moindre sou, d’avoir fait la moindre économie ? Ne sont-ils pas surveillés très strictement à ce sujet ? N’ont-ils pas tous fait des déclarations sur l’honneur de ne rien posséder après des années d’études et de travail acharné ?

Alors, dans cette optique, Thévenoud n’est-il pas le meilleur d’entre eux, bien au dessus de l’autre ? Lui qui n’arrive à payer ni ses impôts, ni son coiffeur, ni son boulanger, tant sa misère est profonde.

Tout va bien, je m’entraine pour arriver le plus tôt possible à marcher sur la tête, comme tout le monde. Bien cordialement. H. Dumas

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Mobilisons nous pour la révolution

En 1789, malmenée par une élite frivole, cynique et dispendieuse, incompétente et totalitaire, sans égard pour la population, au service d’une noblesse internationale, nourrie à la brioche, la France se révolte.

Cette révolte enfante un texte fondateur, dont la qualité et la concision forcent le respect, qui aura une audience mondiale, qui est l’égal des plus grands textes civilisationnels, dont aujourd’hui notre république se recommande sans ambiguïté, c’est “LA DÉCLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN DE 1789”

En effet, notre constitution en vigueur commence ainsi : Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’Homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu’aux droits et devoirs définis dans la Charte de l’environnement de 2004.”

Ce billet se propose de s’attarder sur cinq articles de cette déclaration et de faire la démonstration de la trahison par nos dirigeants de ces articles, contrairement à l’affirmation du préambule de notre constitution.

L’Article XIII

Il dit ceci : “Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable. Elle doit être également répartie entre tous les Citoyens, en raison de leurs facultés.

Ainsi :

-1°- Toute dépense qui n’est pas attachée à l’entretien de la force publique ou aux dépenses d’administration est anticonstitutionnelle. Je vous laisse le soin de calculer la part du budget de l’Etat qui ne correspond pas à cette définition, par exemple l’éducation, la santé, la SNCF, etc… A la louche, je dirais au moins 80%.

-2°- La contribution doit être “également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés”.

Seule la taxe unique ou “flat taxe” correspond à cette définition, c’est à dire un pourcentage égal pour tous, appliqué à tous les revenus sans exception, elle est inconnue en France.

Notre impôt progressif est anticonstitutionnel, ainsi que la TVA et les taxes fixes du type impôt foncier, taxes sur l’essence, le tabac, les charges sociales, etc… Autant d’impôts qui ne sont pas répartis également entre les citoyens en raison de leurs facultés.

L’Article XIV

Il dit ceci : “Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs Représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.”

Nous avons déjà eu l’occasion de nous expliquer sur les conséquences pratiques que cet article devrait impliquer du fait de l’éloignement de l’élu par rapport aux citoyens dans une démocratie devenue aussi vaste que la notre. A savoir, l’obligation pour les candidats à des postes électifs de fournir un projet de bilan économique certifié et d’être responsables de son application en cas d’élection.

Mais attardons nous un instant sur l’Article 40 de notre constitution qui dit ceci : “Les propositions et amendements formulés par les membres du Parlement ne sont pas recevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence soit une diminution des ressources publiques, soit la création ou l’aggravation d’une charge publique.”

L’Article 40 de notre constitution annihile totalement nos droits ou ceux de nos représentants à déterminer “la quotité, l’assiette de la contribution publique” tel que cela est défini dans la déclaration de 1789.

Il est tout à fait possible d’affirmer que la constitution de 1958 est totalement incohérente par rapport à la déclaration de 1789, puisque nos représentants ne disposent pas du droit de proposer une diminution de l’impôt ou une augmentation les charges de l’Etat, seul le gouvernement dispose de cette faculté.

Là est la clef de la dictature qui nous dirige et de ses dérives.

Le gouvernement se résume à une poignée de “serre-pinces” qui n’a pas le temps de faire autre chose que de la représentation. Les cabinets, qui sont les gouvernants réels, sont composés d’une élite interchangeable – et “interchangée” régulièrement –  avec celle qui dirige les grandes entreprises.

Or, ce sont eux et eux seuls qui ont le pouvoir de décider de notre contribution fiscale. Je suppose que vous voyez l’inconstitutionnalité de la chose et les conflits d’intérêts qui arrivent au galop.

Notre dérive fiscale et donc structurelle, liée à la non-conformité de notre constitution à la Déclaration de 1789 dont pourtant elle se recommande. C’est la totalité de notre fiscalité qui est anticonstitutionnelle.

C’est grave, très grave.

L’Article XVII

Dans un tout autre ordre d’idée, il dit ceci : “La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité”.

Ainsi :

Tous les documents d’urbanisme de France et de Navarre qui déclassent artificiellement des terrains factuellement constructibles en les classant en zones réservées ou agricoles portent atteinte évidemment à la propriété privée. Ces déclassements n’étant accompagnés d’aucune indemnité juste et préalable, ils sont anticonstitutionnels.

Conclusion

De grands penseurs, sous le joug de la dictature politique d’une classe de privilégiés pendant des siècles, ont produit, poussés par l’énergie du désespoir, un texte magique, d’une clarté et d’une simplicité unique : “la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789”.

Tout comme les poilus de 1914 ils pensaient sans doute : “plus jamais ça”. Malheureusement notre réalité c’est : “toujours et encore plus ça”.

La révolution est plus que jamais d’actualité, faisons là.

Car nous n’avons que deux solutions possibles :

– renier définitivement la révolution de 1789 et ses symboles, ne plus fêter le 14 Juillet, débaptiser la place de la Bastille, faire disparaître de notre constitution la déclaration de 1789, etc…

– ou laisser à l’esprit de la révolution toute sa place et toutes ses vérités, celles qui ont séduit le monde. Mais, cette mise à jour implique une nouvelle révolution tant les intérêts catégoriels ont dévoré les valeurs de notre collectivité.

Bien cordialement et à Jeudi. H. Dumas

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Le crédit : une drogue dure

En règle générale, une drogue est un produit dont l’absorption procure un plaisir immédiat suivi, à plus ou moins long terme, de conséquences dévastatrices.

Face à toutes les drogues les sociétés sont systématiquement divisées tant ces produits sont séduisants et difficiles à gérer. Les drogues entraînent les hommes dans la fameuse posture de “je t’aime moi non plus”.

Prenons l’exemple du vin. Il ne se passe pas une année sans qu’une équipe de scientifiques au dessus de tout soupçon, après une enquête décisive, nous déclare qu’un verre de vin par jour est bon pour la santé.

Évidemment ces gens ne s’adressent qu’à des surhommes.

En effet, les difficultés de ne boire qu’un verre de vin par jour sont insurmontables pour le commun des mortels. Car, n’ayant alors que le goût sans l’ivresse, le consommateur est cantonné exclusivement aux grands vins, mais ceux ci sont hors de prix et ne se conservent pas une fois la bouteille ouverte. Pendant que les vins ordinaires sont si pénibles à boire que se priver de l’ivresse compensatoire qu’ils procurent revient à boire journellement un verre de mauvais médicament, dans ce cas un simple cachet est préférable.

Il n’y a donc que deux postures raisonnablement accessibles avec le vin pour les hommes ordinaires que nous sommes : ne boire que de l’eau ou se péter la gueule avec insouciance.

Le crédit a sur l’économie les mêmes effets, il apporte une satisfaction immédiate suivie la plupart du temps de conséquences terriblement néfastes. Conséquence, on n’y touche pas ou on en devient addict.

Malheureusement, non seulement tous en abusent, tous sont dépendants, mais l’organisation sociale, à tous les niveaux, est complice de cette dépendance.

La crise

Les plus grands économistes s’interrogent sur la crise, sur ses causes, sur les responsables. Tous passent par la case “crédit impliqué”, mais uniquement parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement.

Très rapidement, selon leurs sensibilités, ils accusent les banques privées ou les Etats d’avoir édité de la fausse monnaie pour s’enrichir sur notre dos, de trop intervenir ou de ne pas assez intervenir.

Ils passent à côté du vrai problème qui est bien plus simple, bien plus prosaïque.

Enivrés par l’essor fabuleux de l’économie libérale, les occidentaux, consommateurs et producteurs réunis qu’ils sont à tour de rôle, ont refusé le rythme lent de l’économie. Ils ont souhaité la doper à l’aide de la drogue dure du crédit.

Cette volonté a été portée par tous, industriels, hommes de l’Etat, consommateurs, il n’est pas utile de stigmatiser ceux qui se sont enrichis en jouant la partition, ils n’ont abusé personne, tous étaient consentants.

C’est alors que la société s’est formatée pour répondre à ce souhait universel.

Bercy et ses tueurs portent la principale responsabilité. Que dire d’une fiscalité qui favorise à outrance l’emprunt, en refusant la déduction globale immédiate des investissements pendant qu’elle accepte la déduction des intérêts accompagnant les crédits consacrés aux dits investissements ? Que c’est de la folie bien sûr.

Que dire d’une administration de l’Etat, responsable de sa comptabilité, qui laisse ce dernier emprunter dans des proportions qui le mettent en cessation de paiement, sauf à devoir fabriquer de la fausse monnaie ou des impôts insoutenables ? Que cela est une honte, une immense responsabilité que la chasse aux sorcières, aux boucs émissaires, aux soi-disant “fraudeurs fiscaux” ne pourra pas longtemps dissimuler.

Les banquiers, accusés indéfendables. Ils ont bafoué, dans cette folle course aux crédits, toutes les règles universelles de l’économie. Ils ont prétendu que la “main invisible” autorisait toutes les dérives mafieuses, ils se sont affranchis des règles universelles. Force est de constater que la “main invisible” existe bel et bien, car elle leur est revenue en pleine poire.

Les hommes de l’Etat. Leur incompétence économique ne peut pas être une surprise. Par contre leur cupidité en est une. Ne prétendent-ils pas être au service des plus humbles, ce que d’ailleurs personne ne leur demande, n’avons nous pas déjà pour cela les Évêques et le Pape ? Au nom de cet apostolat, ils lèvent des impôts disproportionnés, dont paradoxalement, in fine, les plus humbles ont la charge.

En réalité.

La moindre des objectivités serait d’abord d’accepter, tel l’alcoolique qui veut s’en sortir, de regarder en face son vice, sa drogue : “le crédit”, d’en parler. Mais non, cela ne parait pas possible.

Tous cherchent un responsable alors que ce sont eux qui sont tous responsables pour s’être aveuglément adonnés à la drogue dure du crédit.

Le crédit emportera tout puisqu’il est arrivé au niveau ou nul ne peut plus le rembourser.

Parlons d’après.

Après le fond du trou dont je vous laisse le choix prévisionnel : ruine totale de la monnaie, du pays, mort programmée des plus faibles, guerre civile, guerre extérieure, vous avez le choix….

Donc, après le trou, mettons dans dix ans, je propose ces choses simples.

-1°- Le crédit est autorisé sans limite aux individus. Après tout, nous sommes des hommes libres et responsables, celui qui s’endette trop et ne peut pas payer peut toujours assumer par sa ruine totale, sans que les autres n’en pâtissent plus que ça.

-2°- Les entreprises, à partir d’un certain chiffre d’affaires ou un certain nombre de salariés qui les rend collectivement responsables n’auront plus le droit d’emprunter au delà du montant global du patrimoine de leurs actionnaires.

-3°- L’Etat, les collectivités ou les entreprises dans lesquelles l’Etat est actionnaire n’auront pas le droit d’emprunter. La trésorerie de ces organismes sera limitée aux impôts qu’ils seront en mesure de lever avant tout investissement.

Evidemment, finis les enrichissements sans cause des banquiers ou des hommes de l’Etat, ils seront face à la réalité de la vie et non face au mirage de l’argent facile dont les traites sont à payer par leurs enfants.

Sûr que le rythme va changer, il va falloir s’armer de patience, mais c’est à ce prix que la vie peut redevenir possible.

Recueillement :

Je vous propose d’y réfléchir en silence, Jeudi prochain 11 Septembre de 18H à 19H, tout en nous recueillant, comme tous les deuxièmes jeudi du mois, devant la “Bercyenne” tombe gigantesque de nos économies disparues. 

Bien cordialement. H. Dumas

 

Une lueur d’espoir avec le lien suivant qui nous vient d’Eric David d’ObjectifEco.

http://www.objectifeco.com/riche-rentier/fiscalite/impots/usa-comment-tout-un-peuple-s-est-fait-escroquer-par-son-gouvernement.html

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Tout à l’envers (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. E. Bolling et H. Dumas

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Le pouvoir est aux insolvables

La démocratie est formidable, nul n’imagine, en tout cas pas moi, dire le contraire. Ceci posé, force est de constater un léger défaut : la misère y fait plus recette que la prospérité. C’est un peu gênant et pas très encourageant pour l’économie.

Toutes catégories confondues, nos hommes politiques tentent de séduire les miséreux, les calamiteux, en leur proposant l’accès – le plus souvent symboliquement, conceptuellement, pas vraiment dans les faits – à la richesse, au confort, tout cela avec l’argent des autres, donc des non miséreux, de ceux qui possèdent.

Ce schéma est prégnant, il conditionne complètement la vie politique. Tant est si bien que cet ordre des choses : “chacun doit donner ce qu’il a gagné à ceux qui n’ont rien gagné”,parait parfaitement naturel au plus grand nombre.

Sauf que cela est complètement irréalisable pour de vrai. C’est tout con, peut-être injuste, mais c’est ainsi. C’est une abstraction, spécialité récurrente de nos hommes de l’Etat.

Doit-on condamner la démocratie ?

Evidemment que non. Il faut simplement comprendre que courir le cent mètres avec des palmes et un tuba n’est pas la meilleure solution pour passer au dessous de la mythique barre des dix secondes. C’est là que réside le problème.

La démocratie n’est pas faite pour gérer l’économie. Elle est faite pour gérer les libertés politiques et morales.

Quelle idée bizarre de l’avoir entrainée dans la régulation de l’économie !!!

Pourquoi les hommes politiques s’évertuent-ils à se prétendre compétents dans un domaine où il est clair qu’ils ne le sont pas ? Réponse : parce qu’ils sont faibles.

Ils sont comme ces parents dont les enfants attendent évidemment des exploits, qui se ridiculisent à leur faire croire qu’ils en sont capables. Ils perdent leur prestige, l’estime et l’avenir de leurs enfants. Combien sont-ils à être humbles devant l’admiration naturelle des enfants, à leur expliquer qu’eux-mêmes ne sont que des enfants vieux avec toujours les mêmes limites, les même craintes, les mêmes incompréhensions face à la vie et à la mort ? Pas beaucoup et pourtant tous devraient être ainsi.

La situation est identique pour les hommes politiques qui nous prennent pour leurs enfants et que la plupart d’entre nous prennent pour leurs parents.

Nos braves élus roulent donc les mécaniques et affirment : “nous allons vous rendre tous égaux”. Cela est peut-être possible politiquement, humainement, moralement, parce que les règles sociales sont des règles créées par l’homme, dans un périmètre déterminé et sans interférence sur les autres périmètres, sur lesquelles l’homme a donc une influence majeure. Il peut sur ces sujets envisager une planification,  encore que … Est-ce bien là l’idée de liberté qui porte la démocratie ?

Par contre, les règles de l’économie sont universelles, n’ont aucun périmètre. Ce sont elles qui s’imposent à l’homme, pas l’inverse. Aucune planification ne peut les contraindre, les faire prospérer artificiellement.

Les politiques n’ont aucune légitimité à organiser l’économie. Elle n’est tout simplement pas organisable.

La lecture des économistes actuels vous en convaincra si vous en doutiez. Ils ont des compétences certaines à analyser le passé à l’aide de courbes et de tableaux très sophistiqués, mais dès qu’ils prétendent parler de l’avenir : c’est le drame.

Sauf pour ceux qui se limitent, telle l’école autrichienne, à expliquer que nul ne peut maitriser les intérêts individuels sans lesquels il n’y a pas d’économie, dont le foisonnement, qui doit être favorisé, crée seul l’économie mais est imprévisible.

Nous en revenons aux fondamentaux : Liberté, propriété privée et capital, concurrence.

La bouchée du bon Dieu : l’immobilier.

Tout est dit et écrit à son sujet. Or tout est simple. Il n’y a plus de marché immobilier parce que d’un côté n’y a plus de client solvable pour les projets proposés et de l’autre plus de projet en adéquation avec les clients solvables.

C’est le miracle de la planification et de l’intervention de l’Etat.

Nos politiques ont deux objectifs : loger les impécunieux et épater la galerie avec leurs réalisations urbanistiques. Les insolvables applaudissent des deux mains.

Les solvables se foutent de l’exploit architectural, ils veulent être bien chez eux et si possible ne pas partager leur palier avec un insolvable dont le coût est reporté sur leur propre achat, on peut les comprendre.

Moralité : Les projets en cours, multiples et identiques, ne trouvent plus preneurs, mais les banques les ont financés, d’où la panique actuelle des gouvernants.

Qui le premier des hommes de l’Etat ou des opérateurs prendra les décisions nécessaires pour que le marché de l’immobilier renaisse, le temps presse.

Sans quoi nos banques ont de grande chance de se bomber une bonne crise de l’immobilier, comme aux USA ou en Espagne… avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer.

Hélas, je crois que ça va être très dur d’y échapper.

Cordialement. H. Dumas

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L’unique monnaie

Le combat fait rage. Doit-on ou ne doit- on pas fabriquer des billets, laisser filer les crédits, augmenter la masse monétaire ?

Voilà un sujet qu’il est bien présomptueux d’évoquer si l’on n’est pas, au moins, professeur honoraire d’une université incontestée.

Alors vous et moi : “de quoi j’nous mêle ?”

Cependant, si l’on n’a pas la légitimité pour donner des réponses, il nous reste celle de poser des questions.

Première question : la monnaie, voyons voir, c’est bien ce truc qu’on nous donne en échange du paiement de ce que nous vendons (biens ou travail) et qui nous permet ensuite d’acheter ce dont nous avons besoin ?

Sans aucun doute la réponse est oui. Alors là, attention, la monnaie est donc essentielle. Pas question d’être payé en yaourts périmés. Il faut que la monnaie soit sûre, enfin disons plutôt qu’il faut que nous soyons persuadés qu’elle est sûre.

Deuxième question : comment pouvons nous être surs qu’elle est sûre, la monnaie ?

Il y a bien longtemps la monnaie c’était l’or. Puis l’économie, enfin disons la division du travail, s’est tellement développée que troc et or n’ont pas suffi à concrétiser les échanges. Sont alors apparus le billet de banque, puis le dépôt bancaire, simple écriture.

Troisième question : dans ces conditions quel billet et quel dépôt bancaire sont sûrs ? La bonne réponse est : aucun, puisqu’aucun ne correspond à une réalité concrète.

Nous sommes donc définitivement condamnés à échanger nos biens ou notre travail contre du vent, au moins pendant le temps nécessaire à échanger plus tard ce vent contre une chose concrète.

Quatrième question : qui décide du vent (de la monnaie) que nous allons accepter entre deux achats concrets?

La réponse est : nous et nous seuls. Nul ne peut nous imposer par la force le choix de la monnaie. Ou alors, il s’expose à ce qu’apparaisse aussitôt une monnaie parallèle, au marché noir. C’est trop important la monnaie pour qu’on laisse son voisin la choisir pour soi.

Donc, chacun choisit sa monnaie. Ainsi, entre tous ceux qui commercent,  une majorité va se retrouver inévitablement sur une monnaie, laquelle va devenir naturellement l’unique monnaie, reconnue comme référence. La valeur des autres sera callée sur cette monnaie de référence.

Moralité : nul ne peut décréter la monnaie unique, l’imposer. Certains en rêvent, en effet elle serait la pierre philosophale, le papier qui transformerait le vent en or.

C’est ici qu’abondent les escrocs, chez certains hommes de l’Etat peu scrupuleux.

Il est aisé de comprendre que celui dont la monnaie à été choisie pour unique ou ultime monnaie est avantagé. Sa masse monétaire va correspondre à sa propre richesse plus celle de tous ceux qui font confiance à sa monnaie. S’il édite de la fausse monnaie, cela ne sera pas visible.

Tous ceux qui prétendent battre monnaie voudraient se trouver dans cette situation.

Ce souhait est complètement stupide. Cette situation n’a rien de confortable. Il suffit que, pour des raisons aussi irrationnelles que celles qui on fait choisir au plus grand nombre cette monnaie (ce vent), ils s’en détournent pour qu’elle redevienne ce qu’elle est vraiment, c’est à dire rien. Bien qu’éphémère cette situation confortable fait rêver tous les États faux monnayeurs.

Quoi de plus pratique que de piquer dans la caisse d’une monnaie qui ne correspond à rien mais dont tout le monde fait mine de croire qu’elle a de la valeur ?

N’ayant pas cette facilité à leur disposition, nos hommes de l’Etat rêvent alors d’une autre méthode, il s’agirait pour eux d’emprunter en donnant en garantie nos dépôts.

Faisons simple

Imaginez une entreprise de sécurité qui va chez son banquier pour contracter un prêt d’un million d’Euros. Le banquier étonné lui demande des garanties, les bilans de cette entreprise étant catastrophiques. Alors, l’entrepreneur répond qu’effectivement ses comptes sont négatifs depuis quarante ans, mais il dit au banquier de ne pas s’inquiéter…il possède les clefs de toutes les maisons dont il a la surveillance et a donc accès à toutes les richesses qu’elles contiennent…..!!!! Convenez qu’il n’aurait pas intérêt à ce que ses clients soient au courant….il se doit de les embrouiller.

C’est ainsi que nos dirigeants faux monnayeurs se proposent d’agir pour boucler leurs fins de mois, à l’aide de prêts dont nous sommes les garants avec nos richesses personnelles.

Dans le même temps ils essaient de nous faire croire que notre “monnaie unique” pourrait servir d’unique monnaie. En réalité, Ils rêvent de taper dans la caisse, sans que cela se voit.

Manque de pot, ils ne remplissent pas les conditions pour devenir l’unique monnaie.

Ont-ils compris que les conditions ne sont que très peu comptables ? Qu’elles sont avant tout morales, conjoncturelles. Que de la façon dont ils s’y prennent, qui ne trompe personne, ils n’ont aucune chance de devenir les tenants de l’unique monnaie et toutes les chances de simplement nous ruiner.

Conclusion : ce rêve qu’ils poursuivent de battre une monnaie unique, de référence, au delà de nos richesses réelles disponibles, est totalement irréaliste au vu de leur indélicatesse générale et ne peut que finir en catastrophe. Quant aux prêts qu’ils contractent, les plus pauvres de nous seront amenés à les payer un jour par la dépréciation de la monnaie, son retour au vent.

Bien cordialement. H. Dumas

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Baiser de la vie ou baiser de la mort ?

C’est la question qui vient à l’esprit lorsque planification et économie s’embrassent sur la bouche, ce qui fut le cas à l’occasion de la venue du Premier Ministre planificateur à l’université d’été du syndicat des patrons de l’économie.

Était-ce le baiser de la vie ou le baiser de la mort ?

Monsieur Valls déclare à Monsieur Gattaz : nous avons besoin de vous. La salle applaudit debout !!!

Allons bon ! Qu’en est-il ?

Récapitulons les éléments de la problématique.

L’Etat planificateur est en faillite personnelle, il ne maîtrise pas ses dépenses. Tel le joueur de casino aux abois il se “met tapis” dans l’espoir de se refaire la cerise. Pour cela, il multiplie ses espaces d’intervention et augmente la pression fiscale.

Et… le cœur sur la main… il vient déclarer à ceux qu’il dépouille : j’ai besoin de vous, travaillons ensemble. Ils l’applaudissent debout.

Avec à peine d’imagination vous pouvez la refaire en plus intime.

Pour des raisons liées à une mauvaise appréciation de vos dépenses et de vos ressources, votre ménage est en faillite personnelle : maison trop grande, voiture trop grosse, vacances trop loin et trop répétées, enfants dépensiers, trop de restaurants coûteux, trop de réceptions ruineuses, salaire insuffisant, autant d’éléments que vous n’arrivez pas à maîtriser, qui plombent votre découvert de façon irréversible.

Vous vous précipitez, le cœur sur la main, chez votre banquier en lui disant, des trémolos dans la voix : j’ai besoin de vous, travaillons ensemble. Aussitôt, il se lève, vous prend dans ses bras, et, ne pouvant dissimuler son bonheur, il esquisse un pas de danse avec vous.

Alors là, soyez gentil, téléphonez- moi. Ça m’intéresse. Car, c’est de cela qu’il s’agit à l’université d’été du MEDEF. Seule la France est capable d’abriter une telle pantalonnade.

Nous sommes au point ultime de l’inversion des réalités.

Il n’est pas douteux que dans l’état de délabrement financier de notre gent politique elle ait un urgent besoin de “pognon”. Effectivement, elle ne peut le trouver qu’en plumant encore et encore les forces économiques, puisqu’elle est incapable de diminuer son train de vie. Jusque là rien d’anormal. Mais, que les pintades à plumer s’esbaudissent à cette perspective pose problème.

Explication.

Le patronat français est si corrompu qu’il n’a même pas conscience de sa condition. Il attend sa béquée de l’argent public, du corporatisme, des privilèges, en un mot de la planification, de la maladie dont il meurt.

Alors que, comme un seul homme, immédiatement après les déclarations du Premier Ministre la salle aurait dû se lever en sifflant, pour signifier à cet homme que, si effectivement on peut comprendre qu’il ait besoin des entrepreneurs ou du moins de leur argent, ces derniers ont avant tout besoin qu’il leur “lâche la grappe”, qu’il leur rende la liberté d’entreprendre, l’honneur de faire face à leur passion, à leur destin.

Et bien non, les entrepreneurs sont si contaminés par la planification qu’ils en redemandent.

Ils sont prêts à voter sous peu pour le pire, pour la planification populiste, pour la violence qu’elle engendrera, tant ils ont perdu de vue les racines de l’économie pour se vautrer dans la corruption étroitement liée à la planification.

Ils ne sont pas pour la concurrence, pour la liberté d’entreprendre, pour le service des consommateurs, ils sont pour le monopole, pour le privilège, pour la règlementation qui transforme le client en usager.

Il n’y a donc aucun espoir pour que ce pays se redresse, pour qu’il sorte de la spirale “planification-corruption-faillite” autrement que par la violence de l’échec programmé, objectivement incontournable.

C’était donc le baiser de la mort.

Bien cordialement. H. Dumas.

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Cette jeunesse nostalgique de son futur.

Difficile de penser objectivement à sa propre jeunesse.

La mémoire est sélective, trompeuse, soit qu’elle nous impute des mérites que nous n’avons pas vraiment eus, soit qu’elle mette sur le dos des autres des responsabilités que nous ne désirons pas assumer. Elle peut aussi être abusée par la façon dont les autres nous racontent notre propre jeunesse.

Au diable donc l’objectivité, reste l’émotion.

La jeunesse est plus marquée par ses ambitions que par sa réalité. Ce sont elles, les ambitions, qui, bien plus tard, en se mêlant au vécu vrai vont probablement le distordre.

En ce qui me concerne, dans ma jeunesse seule comptait pour moi la route vers la quête de l’absolu et de l’infini. J’imaginais, sans en avoir la certitude, qu’elle était la voie royale vers le doute, donc vers l’humanité.

Je croyais pouvoir emprunter cette route seul, sans l’aide de personne.

Je n’ai pas connu le résultat car j’ai été distrait sur le chemin par ma passion du rire et mon amour pour les jouets. J’ai donc échoué.

Je n’ai pas perçu que les autres pouvaient être une entrave et, franchement, ils ne l’ont pas été jusqu’à ce jour funeste où les services fiscaux se sont acharnés à détruire le peu que j’avais construit. Nous y reviendrons.

A cette époque, il me semblait que la majorité de mes contemporains partageaient mes ambitions, que tous voguaient vers les mêmes buts : la libre entreprise, le progrès, l’ouverture vers les autres, l’égalité et la diversité des hommes, le profit, le respect du consommateur.

Il y avait bien les adorateurs du communisme, mais ils paraissaient marginaux. L’épouvantail russe les décrédibilisait totalement, sauf à être un croyant dogmatique.

Bref, le socialisme paraissait ne pas exister, il ne s’était pas relevé de la guerre qu’il avait si piteusement perdue, pas plus que la droite dure qui n’est que sa mouture extrême.

La pensée politique se résumait à la tolérance, la politique elle-même n’impressionnait personne, nul n’en attendait une ligne de conduite pour sa propre vie.

Voilà donc ce qui reste de mes émotions de jeunesse : L’absolu et l’infini paraissaient accessibles en tout. Ce sont eux que j’ai cru voir déclencher les évènements de 1968.

Tant est si bien qu’à cette époque, lorsqu’alors Mitterrand déclama à la télévision qu’il était prêt à prendre le pouvoir, ce fût un éclat de rire général, dont il mit plus de dix ans à se remettre.

Il est probable, qu’envahi par mes rêves, je faisais une très mauvaise analyse de la réalité de la situation. Ou qu’alors, par une de ces cabrioles incroyables de l’histoire, l’émotion collective a accouché d’une situation parfaitement contraire à ses pulsions.

Toujours est-il que les idées de liberté, d’infini, de tolérance de 1968 ont été, par ceux-là mêmes qui les prônaient, transformées en carcan socialiste, en culpabilisation atroce de ceux qui “font” au profit de ceux qui ne “font pas” et se plaignent de pas “avoir”.

Au temps dont je vous parle les idées de retraite, de sécurité de l’emploi, d’irresponsabilité, n’avaient pas cours, ou très peu.

Puis, soudain, elles sont devenues le moteur exclusif de la société au point de faire paraître ceux qui n’y adhéraient pas comme de dangereux utopistes, fauteurs d’injustices, à éliminer.

Comment peut-on arriver, majoritairement, à une telle stupidité ? Quels sont les moteurs d’une telle dépravation de la perception de la vie, du rôle de l’homme dans cette vie ? Je ne comprends pas.

Peut-on comprendre ?

L’enchainement mécanique de cet état de la société n’est pas un secret, il est décrit par de nombreux auteurs, il est aussi perceptibles par les différents acteurs. Mais les raisons profondes de sa mise en place échappent à tous, sans quoi cette situation ne verrait pas le jour.

Ici aussi, il ne reste que l’émotion

Cette jeunesse qui se révolte aujourd’hui, quelle soit bourgeoise ou populaire, studieuse ou cancre, locale ou importée, répond à une émotion d’avenir éradiquée.

Elle est nostalgique de son futur qu’elle sent lui échapper.

Tout comme l’animal comestible sent le jour où ses maîtres le conduisent à l’abattoir après lui avoir fait croire qu’ils prenaient en charge la matérialité de sa vie, les jeunes d’aujourd’hui sentent bien que l’avenir pour eux, pour leur personne, leur libre arbitre, n’existe pas.

Ils comprennent que ceux qui leur ont fait croire qu’ils les prenaient en charge leur mentaient. Pendant qu’ils se gavaient au nom de l’équité pour tous, en réalité ils leur volaient leur avenir, leur absolu, leur infini, leurs différences.

Les jeunes gens des dernières décennies ont cédé leur humanité, ses risques, ses passions, contre un plat de nouilles non assaisonné, insipide.

Ainsi, une nostalgie indéfinie les envahit, un mal être pour eux sans explication visible qui leur est vendu comme un manque “d’uniformité” (traitreusement appelé “égalité”).

Personne ne les éclaire sur le sujet, ceux qui savent ont trop de profit à la situation actuelle pour les initier. Ils sont seuls face à cette gigantesque escroquerie qui les éloigne de leur vie d’homme, des joies et des malheurs qu’elle doit comporter sous peine de ne pas avoir été.

Je pense à eux, souvent. Comment ne pas les aimer, surtout ceux qui sont les plus trompés, les plus engloutis par la propagande, par le mensonge.

Peut-être auraient-ils pu vivre pour de vrai, au lieu de subir une pale copie de cette vie dont l’univers nous fait un bref cadeau, aussi éphémère que mystérieux.

Bien cordialement. H. Dumas

 

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La réponse

Dans mon billet du 17 Août, je soumettais à votre sagacité cet extrait d’un ouvrage : “Or, le citoyen n’est pas seulement un plaideur qui défend son droit contre l’empiétement des autres citoyens; il n’est pas seulement un justiciable qui, coupable d’une infraction, en répond devant la société. Il est aussi un individu qui se débat au centre d’un implacable réseau d’interdits et de commandements que dicte au nom de la loi – parfois en la trahissant – l’administration. Il est enfin une personne physique qu’empoigne tout le long de sa vie cette personne morale colossale, écrasante qui s’appelle l’Etat.”

Je vous proposais de me donner le nom de l’auteur et de l’ouvrage, je vous promettais de vous donner la réponse à l’occasion du billet suivant. Je ne l’ai pas fait, jugeant que finalement la réponse méritait un billet complet.

Deux lecteurs ont répondu. Les deux ont proposé Friedrich Hayek, “La route de la servitude“, réponse parfaitement cohérente.

Je suppose que bien d’autres ont eu le même réflexe. Ceux qui, comme eux, ne savaient pas ont dû globalement penser de la même façon. Ceux qui savaient se sont bien gardés de répondre.

Ce texte est tiré de l’ouvrage de François Mitterrand “Le coup d’Etat permanent”, paru en 1964. Et oui….

Vous voyez bien que cela vaut un billet.

D’abord je vous conseille la lecture de ce livre. Mitterrand fait preuve d’une lucidité et d’une intelligence hors du commun. Le livre se lit d’un trait, comme un thrilleur.

Charles De Gaulle, sa stratégie, sa personnalité sont passés au scanner. Mitterrand se dresse face à la dictature et aux mensonges de De Gaulle, avec lucidité et brio. Il fait preuve d’une pensée libérale certaine et probablement sincère.

Ensuite, vous vous projetez 17 ans plus tard, en 1981, Mitterrand prend le pouvoir, et là…plus rien ne colle.

Le libéral que vous venez de découvrir va nationaliser à outrance, réinstaller le contrôle des changes, amplifier jusqu’à son paroxysme la planification inventée par De Gaulle…. Que s’est-il passé ?

Deux hypothèses sont possibles.

Première hypothèse, ce type était un escroc, un gros démagogue pour qui tout mensonge était justifié s’il permettait l’accès au pouvoir. Un menteur plus menteur que celui qu’il dénonçait dans son ouvrage. Un politicard de la pire espèce, uniquement guidé par sa quête de pouvoir. Effectivement cette hypothèse pourrait être une explication.

J’ai vécu cette période, la réalité ne colle pas à ce raisonnement. La pensée libérale de Mitterrand s’est effectivement exprimée, par la suppression de la peine de mort, la libéralisation de la presse, de la radio, par la décentralisation, etc… Pour ma part, je pense qu’il était vraiment libéral et sincère.

Alors, les nationalisations ? La planification ? La ruine par l’économie collectiviste ?

Deuxième hypothèse, une incroyable inversion des priorités sociales, du lien social. Mitterrand pensait que la politique pouvait primer sur l’économie, que d’une politique libérale découle automatiquement une économie juste. Il croyait que le souci d’égalité et de justice politique était en mesure de contraindre l’économie. Quelle erreur !!! Nous en payons aujourd’hui les conséquences, plein fer.

Explication

Pour éclairer le débat prenons comme exemple la décentralisation. Mitterrand avait analysé le rôle de la bureaucratie, dans sa dimension de vecteur de force pour imposer la volonté des gouvernants dans le système Gaullien qu’il qualifiait, à juste titre, de dictature.

Il était tout particulièrement remonté contre les préfets qui maillaient le territoire à cet effet. Aussitôt élu, il a anéanti les préfets. En parfait libéral il a réellement donné le pouvoir aux élus locaux, maires, présidents de départements etc…

Mais, il a fait une erreur majeure, il a négligé la composante économique de son projet politique, il a donné aux élus les cordons de la bourse, sans leur en donner la responsabilité. Il a créé les conditions d’une dépense publique incontrôlée qui nous a amené à la faillite d’aujourd’hui, le mal ayant métastasé à tous les niveaux.

Règle immuable

Il a négligé ce fait incontournable : “ce n’est pas la politique qui crée le lien social, l’équité, c’est l’économie”. Pas de politique équitable possible sans économie saine.

Tout bon libéral sait cela, ses clients le lui rappellent à chaque instant à travers la concurrence, qui n’est qu’un aspect de la démocratie. Tout socialiste-planificateur l’ignore, les usagers qu’il prétend servir n’ont pas le droit à la parole dans ses monopoles, c’est d’ailleurs pourquoi on le baptise socialo-communiste et qu’il génère des dictatures.

L’économie prime, Mitterrand n’avait pas la formation qui convenait pour comprendre cette règle toute simple, alors qu’il était équipé d’une intelligence et d’une lucidité hors du commun. Cela fait réfléchir, quand on pense à nos abrutis de technocrates qui reçoivent la même éducation, et qui détiennent le pouvoir politique sans même avoir l’intelligence de Mitterrand.

L’Europe

Je pense à tous les détracteurs de l’Europe, à ceux qui voient en elle une machine économique qu’il faut politiser. Je leur propose de réfléchir à la question.

Iront-ils jusqu’à comprendre que la chance de l’Europe, jusqu’à ce jour, est justement de n’avoir pour ciment que l’économie, c’est ce qui fait qu’elle est encore debout.

L’Europe restera-t-elle une machine économique qui s’auto équilibre tant bien que mal, où, sous les coups de boutoir de ses fonctionnaires, de ses détracteurs politiques, deviendra-t-elle une machine guidée par la seule politique, situation qui la tuera inévitablement, qui plus est dans d’atroces souffrances.

Conclusion

Pour bien comprendre que le résultat d’une société n’est pas lié à l’idéal politique de tel ou tel homme, mais à l’organisation structurelle de cette société. Pour percevoir que cette organisation structurelle passe par la liberté économique qui génère la prospérité. Pour accepter l’idée que le romantisme politique, fut-il sincère et idéaliste, se fracasse s’il n’est pas précédé d’une économie libérale forte, ou s’il affaiblit une économie forte. Lisez Mitterrand, personne d’aussi brillant ne s’est autant trompé.

Bien cordialement. H. Dumas

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Alerte, alerte… aux socialo-planifiés

Bon, disons que vous voulez aller de Trifouilli-les-Oies à Pétaouchnoc, soit 127 Kms, ou encore de Tulle à Clermont-Ferrand. Si vous êtes un bon français, collectiviste, planifié, vous allez au guichet de votre gare la plus proche, vous parlez dans l’hygiaphone en espérant que le guichetier entend mieux de son côté que vous du votre, sans quoi son métier doit être un véritable calvaire auditif, et vous lui quémandez un billet. Rien n’est facile, les multitudes de possibilités qu’il vous offre vous mettent dans une crise existentialiste que ceux qui font la queue derrière vous n’apprécient pas.

Sous la pression, vous finissez par vous décider pour une place en première. Je ne discute pas votre choix, mais sachez que vous allez souffrir de voyager en étant pratiquement la seule personne qui aura payé son billet, c’est ça la première.

L’avantage, en agissant ainsi, c’est que vous n’êtes pas concerné par l’article paru dans le Midi Libre d’aujourd’hui, qui s’intitule “Partager, c’est gagné”, article qui inclut l’interview de Madame Diouldé Chartier-Beffa (accidentellement appelée Biouldé Chartier-Beffa), laquelle, fondatrice du cabinet de prospectives sociétales D’cap-Research,  déclare, parlant entre autres des usagers de BlaBlaCar (mais si, vous savez, ces gens qui se contactent sur le net et partagent leurs voitures) : “on a affaire à un libéralisme sauvage, non structuré qui s’exprime”.

Vous l’avez échappé belle. Vous qui votez socialo-planifié depuis des lustres. Vous qui détestez le capitalisme et encore plus le libéralisme. Vous qui donnez, à intervalle régulier, votre confiance totale à des inconnus qui se présentent à votre suffrage en vous assurant qu’avec eux tout sera organisé, codifié, égalisé, juste.

Vous qui, entouré des mêmes que vous, commencez à surfer sur le net pour acheter moins cher, comparer les prix, vendre vos bricoles inutiles, trouver une location etc…, découvrant ainsi la concurrence, quel choc “sociétal” d’apprendre, tout de go, que vous êtes un ou une “libéral(e) sauvage”.

Vous vous rendez-compte ? Vous voilà des milliers, voire des millions, qui avaient, depuis des années, lutté avec ardeur, opiniâtreté et conviction contre le libéralisme et sa conséquence inévitable l’odieux capitalisme, qui, soudain, prenez conscience que la bête n’est pas morte, qu’à travers vous elle revit. Quel choc, je suppose.

Evidemment, vous êtes pris de court.

Détendez-vous, tout n’est pas complètement de votre faute. Il faut bien avouer que la planification, l’organisation de la collectivisation, ça coute la peau du cul.

Et encore, le train vous savez bien que vous ne payez qu’une infime partie du prix de revient réel du billet. Il en est de même pour beaucoup de choses qui sont mises à votre disposition grâce aux impôts payés par ces ignobles richards (toujours à se plaindre ceux-là). Malgré ça, il faut bien le reconnaître, tout est horriblement cher, de plus en plus cher, et la ruine des richards n’y change rien.

Alors, quand vous allez sur internet où tout est bien plus simple et bien moins cher, quand vos copains syndiqués vous refilent des combines de sites sur des sujets de tous les jours, quand tout cela vous facilite la vie, vous aide à boucler les fins de mois, comment imaginer que vous êtes un horrible “libéral sauvage”.

Pas de panique, c’est une histoire de quelques mois. Madame Diouldé Chartier-Beffa le dit avec beaucoup de lucidité “ces start-up (c’est vous ça) n’ont pas les mêmes charges que leurs homologues traditionnels ni les mêmes salariés, ni les mêmes taxes”.

Là, elle vous explique que les impôts qui grèvent vos prestataires habituels, c’est vous qui les payez finalement. C’est-à-dire que chaque fois que vous votez avec joie pour que le socialo-planificateur du coin, de droite ou de gauche, augmente les impôts, c’est vous qui morflez à la sortie.

Alors, quand vous faites directement vos petits trocs sur le net, que vous économisez tous ces impôts que vous avez votés, tout d’un coup la vie vous parait plus facile, vos interlocuteurs plus heureux. Oui mais…. vous êtes un “libéral sauvage“, et ça, je le reconnais, ce doit être dur pour vous.

Heureusement, Madame Diouldé Chartier-Beffa, qui vend très cher ses réflexions payées avec votre fric par ces faux-culs que vous avez élus et que vous financez, a réfléchi.

Voici sa conclusion : “Cette nouvelle forme d’économie appelle à une régulation au plus vite”. Ben voilà, ça va pas durer.

Pas de panique vous dis-je. Vous allez pouvoir rapidement retourner à la case planification, collectivisme, égalité, irresponsabilité, “fric-pas-pour-vous-pour-eux”.

Socialistes vous êtes, planifiés vous resterez, que ce soit Juppé, Le Pen, Mélenchon, Sarkozy, etc… pour qui vous voterez bientôt (j’en passe et des moins bons).

Bien cordialement. H. Dumas

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La VIème République (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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Peut-on être socialiste ?

Il m’arrive de me poser cette question.  Chaque fois il me parait que ce n’est pas la bonne question.

En fait, nous sommes tous socialistes.

Si l’on entend par cela notre souhait d’une société plus juste, où le faible n’est pas condamné, où la justice est rendue  équitablement, où le droit du plus fort n’est pas la règle, où le malade n’est pas abandonné, où notre humanité et nos libertés individuelles sont respectées, etc…

En réalité, il ne s’agit alors que de la continuité de nos valeurs occidentales, empaquetées sous une nouvelle appellation qui fait suite à la chrétienté, qui elle-même faisait suite au judaïsme, lui-même issu de ce qui le précédait, etc…

Vu sous cet angle, nous sommes donc tous philosophiquement et personnellement socialistes.
La bonne question serait : cette morale personnelle peut-elle s’organiser collectivement, être imposée par la loi, s’appeler le socialisme ?

Et, là, la réponse est non.

L’église s’y est essayée pendant des siècles avec les malheurs que cela a engendrés. Plus récemment des sociétés ont essayé la théorie de Marx qui n’était que l’idée de mettre cette morale en pratique dans la modernité, de l’imposer par la loi, par l’organisation sociale, ce fut là aussi un échec terrible.

La morale est un problème de responsabilité individuelle.

Toute organisation sociale qui prétend la représenter en dédouane de fait les individus qui la composent.

Le fardeau de la morale est personnel, c’est la grande leçon du christianisme dont l’église catholique a fini par s’affranchir par prétention et gout du pouvoir. Tous ceux qui l’imitent, et le socialisme est de ceux-là, ne peuvent qu’échouer lamentablement.

La morale est comme l’économie, sa complexité est telle qu’aucun plan, aucune loi, ne peuvent en régler par avance l’usage.

Chaque jour des milliards de situations, nouvelles ou répétées, engagent la morale. Il n’est pas raisonnable d’imaginer qu’une intelligence supérieure serait capable de prévoir ces situations et de donner par avance les solutions.

Il est vrai que chercher la morale, jour après jour, en chacune de nos actions est fastidieux et désespérant. Fastidieux parce que la tâche est pour chacun de nous éternelle, sans répit jusqu’à notre mort. Désespérant parce que la solution que nous trouvons à chaque situation morale est si personnelle qu’elle n’est pas fatalement conforme à ce que les autres ont ou auraient fait, générant ainsi des discussions ou des conflits perpétuels.

Alors la tentation est grande de s’en remettre à “qui de droit”. Et, pour “qui de droit”, la tentation est grande de prétendre qu’il sait.

Détenir le pouvoir de la morale permet de dominer les autres qui y seront contraints. Ce n’est pas rien. Mais qu’elle folie.

La planification de la morale pose les mêmes problèmes que la planification de l’économie.

C’est-à-dire que partant de situation multiples et personnelles, la planification devra simplifier, synthétiser jusqu’au point de paralyser la diversité, donc la vie.

Mais la vie ne se laisse pas paralyser sans résister, la planification devra donc casser la résistance.

C’est ici que tout s’effondre. Alors que la morale ou l’économie posent des questions qui doivent remonter de la base vers le sommet, si l’on souhaite une organisation collective juste et harmonieuse, la planification va devoir imposer du sommet ses solutions toutes prêtes vers la base.

C’est tout ce qui fait la différence entre la démocratie et la dictature.

Soyons simples.

Il n’est pas inutile de répéter cette chose effectivement simple : la différence entre la démocratie et la dictature tient uniquement au sens dans lequel circulent les besoins et les solutions. Lorsqu’ils sont imposés du haut vers le bas nous sommes en dictature, lorsqu’au contraire ils vont du bas vers le haut nous sommes en démocratie.

Ce constat peut se faire pour toutes les activités qui réunissent les hommes, la morale en fait partie, l’économie en est aussi. La planification, qu’elle soit morale ou économique, est toujours une dictature du fait de son sens de fonctionnement.

Conclusion :

La morale véhiculée par les socialistes ne me gêne pas, j’y adhère dans sa plus grande part, mais le socialisme est une forme de dictature inacceptable que j’abhorre.

Cordialement. H. Dumas

 

Question estivale facile : Quels sont le nom de l’auteur et de l’ouvrage d’où est tirée l’analyse suivante ?

“Or, le citoyen n’est pas seulement un plaideur qui défend son droit contre l’empiètement des autres citoyens; il n’est pas seulement un justiciable qui, coupable d’une infraction, en répond devant la société. Il est aussi un individu qui se débat au centre d’un implacable réseau d’interdits et de commandements que dicte au nom de la loi – parfois en la trahissant – l’administration. Il est enfin une personne physique qu’empoigne tout le long de sa vie cette personne morale colossale, écrasante qui s’appelle l’Etat.”

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Immobilier et planification (le vrai socialisme, celui qui tue)

Avant d’évoquer l’immobilier, il faut faire un point sur les fantasmes véhiculés par cette activité. Il se trouve que le temps de l’homme et celui de l’immobilier ne sont pas concordants, de peu certes mais cela suffit pour ouvrir la boite à émotions.

Disons que l’homme vit un peu moins d’un siècle et que l’immobilier vit, au mieux, quelques siècles. Bien peu de chose face aux milliards d’années qui sont la mesure du temps de l’univers s’il en est un, ce qui n’est pas sûr du tout.

Hanté par le néant qu’il devine être la fin de sa vie, l’homme pense laisser une trace dans le temps à travers l’immobilier. Cette trace pour son futur il la cajole par un respect démesuré pour l’immobilier du passé, espérant inconsciemment au fond de lui que ses successeurs en feront de même avec celui qu’il crée.

La réalité est que l’immobilier, une fois débarrassé de ces fantasmes, est une activité économique humaine exactement semblable aux autres, qui vit la division du travail, qui peut être libre ou planifiée comme n’importe quelle activité économique.

Sans remonter historiquement dans un lointain passé, il suffit de savoir qu’au sortir de la guerre, à laquelle l’immobilier a payé un lourd tribut, l’activité immobilière était libre, libérale si l’on préfère. J’ai connu ce temps où chacun pouvait librement construire ce qu’il voulait, où il voulait.

Dans mon souvenir ce n’était que du bonheur. Tout homme engagé dans une activité professionnelle sérieuse pouvait raisonnablement envisager d’accéder à la propriété dès sa première décennie d’activité. Ce qui était bon pour l’individu l’était aussi évidemment pour les industriels, les commerçants, les bureaucrates, tous pouvaient construire très librement les locaux dont ils avaient besoin.

C’est alors que la planification est arrivée. Un socialisme total, accompagné de la négation de la propriété, s’est progressivement installé, accepté et même voulu par la majorité des français, toutes tendances confondues.

1° étape

Deux acteurs puissants ont réagi les premiers.

D’abord les agriculteurs qui jalousaient ceux des leurs que la chance avait mis en mitoyenneté de zones urbaines et qui coulaient une douce retraite après avoir bien vendu leurs terres agricoles à des bâtisseurs. Ils hurlèrent à la pénurie de terres agricoles, à la nécessité d’interdire ces transferts de destination.

Ensuite les élus qui voyaient les prétentions de services collectifs qu’ils offraient pour être élus devenir de plus en plus difficiles à assumer du fait de cette extension urbaine libre.

L’alliance de ces deux puissances nous apporta la première planification : les plans d’urbanisme.

2° étape

La conséquence immédiate fut la raréfaction des espaces constructibles, donc une hausse générale du coût constructif. Immédiatement, le planificateur dut intervenir. Il le fit de façon très classique, en intervenant sur les prix, selon les règles connues et largement expliquées par les économistes libéraux.

Ainsi naquirent les terrains parfaitement aptes à la construction, mais sans valeur parce que classés en zone non constructible. Le dessinateur du plan d’urbanisme devenait la boule du loto.

Légèrement réticente au début, la justice admit rapidement qu’un terrain classé en zone non constructible dans un plan d’urbanisme n’avait plus aucune valeur, quelle que soit sa réalité factuelle à ce sujet. Les propriétaires de fonciers furent donc les premiers sacrifiés sur l’hôtel de la planification, leur droit de propriété fut démembré artificiellement, par le fait du prince, en dehors de toute réalité économique.

3° étape

Devenu maître du foncier le planificateur a commencé par en ramasser les fruits. La France vit donc fleurir des “sociétés d’économie mixtes”, interfaces entre le vol des terres aux propriétaires et leur revente aux opérateurs immobiliers par le planificateur.

Une alliance, largement teintée de corruption, vit ainsi le jour entre les opérateurs immobiliers et les élus planificateurs maîtres du jeu.

La contrainte a été que le planificateur se retrouvant acteur de première ligne fut tenu pour responsable des résultats. Une situation difficile en immobilier où les fantasmes tiennent hélas souvent lieu de raisonnement pour juger des résultats.

Ecrasés sous les critiques, pour la plus grande part issues de la jalousie des observateurs, les planificateurs n’eurent d’autre solution que de se défausser.

4° étape

Le planificateur cherchant une caution morale à son intervention la trouva chez les architectes. Personne ne dira assez de mal du Conseil de l’Ordre de cette profession qui troqua la liberté de la création constructive, l’honneur des architectes, contre le monopole d’intervention.

Un jour les architectes paieront ce sacrilège d’avoir ligoté la création architecturale, de l’avoir capté à leur seul usage, d’en avoir exclu tous les hommes et les femmes créatifs ne faisant pas partie de leur corporation. L’excuse académique ne peut pas être mise en avant s’agissant d’un acte créatif  et artistique donc par essence ouvert à tous.

5° étape

Ayant soumis les opérateurs, puis les architectes, le planificateur, à l’aide de la propagande, soumit le grand public. Personne ne se dressant face à cette planification (sauf moi, mais qui suis-je ?), elle se développa sans limite.

Dans la foulée des architectes, les bureaux d’études, les assureurs et autres parasites se trouvèrent des missions à foison et des honoraires à l’avenant.

Le planificateur, maître du jeu, fixa des programmes mus par des motifs politiques, sans avoir besoin de s’occuper du prix du marché, des besoins de la clientèle, en clair sans compter. La notion même de clientèle disparut au profit des idées abstraites d’urbanisme et de concept architectural.

Ce fût la mort du marché de l’immobilier, englouti par la planification.

La raison et l’économie ont quitté l’activité immobilière. Seuls ont subsisté les programmes basés sur la défiscalisation, qui n’ont de rapport qu’avec la comptabilité et rien à voir avec le marché de l’immobilier avec lequel ils sont d’ailleurs en total décalage.

6° et dernière étape, l’agonie

Le cycle infernal et invisible de la planification a été parfaitement décrit par Hayeck, par Von Mises. Ici, dans l’immobilier, il a atteint la perfection. L’écologie a badigeonné la dernière couche.

Pas un français ne met en doute l’absolue nécessité de la planification immobilière.

Alors que, grâce à elle :

– La propriété foncière n’existe plus.

– La corruption, dans l’immobilier se trouve à tous les étages.

– Les prix n’ont plus aucun rapport avec le marché, pas plus que les programmes. Il n’y a plus de marché immobilier.

– La pénurie est totale. Pas un seul jeune français ne peut raisonnablement espérer acquérir par le fruit de son travail un bien immobilier, malgré les taux d’intérêts proches de zéro.

– L’uniformité architecturale s’est installée dans tous le pays.

Le fiasco est total. Face à lui, que demande le peuple ? Davantage de planification !!!

Dans les semaines qui viennent je vous ferai la démonstration de cette situation à l’aide d’une opération réelle à La Rochelle, que je vis et porte depuis dix ans.

Vous pourrez, étape par étape, comprendre comment la planification tue l’immobilier et peut tuer une ville entière en la paralysant.

Vous verrez que le problème est bien, comme le dit Von Mises, structurel, indépendant des hommes. Puisque, vous pourrez constater la même logique planificatrice mise en œuvre initialement par un élu ancien fonctionnaire fiscal, et intégralement poursuivie aujourd’hui par un nouvel élu chef d’entreprise.

Je vous dévoilerai les alliances conjoncturelles au détriment de la population, la corruption intellectuelle, toutes les beautés de la planification.

Bien cordialement. H. Dumas

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Le socialisme n’a que deux issues possibles

La situation actuelle est simple, mais, hélas “pour nous”, la résolution de cette situation sera particulièrement douloureuse.

Je dis “pour nous” car il faut bien comprendre que la France n’est pas tombée dans la planification, dans le socialisme, par hasard.

C’est de façon délibérée et démocratique que les français ont, dans leur plus grande majorité, adhéré à la planification, au socialisme.

La pensée politique est séduite par la planification depuis des décennies, en réalité depuis le début du XXème siècle. Pour retrouver une organisation libérale, il faut remonter au milieu du XIXème, au moment de l’épanouissement de l’industrie, plus précisément de la division du travail (Bastiat).

L’enrichissement issu de l’industrie, de la division du travail, a pu paraître, à certains, porteur d’injustice alors qu’il était en réalité un formidable vecteur de richesse et de progrès pour tous.

Cependant, les choses étant ce qu’elles sont et les hommes limités dans leur clairvoyance et leur compréhension, cette richesse fit l’objet d’un souhait de régulation autoritaire, de répartition volontaire, politique.

La mutation industrielle fut si puissante que les boulets de la planification qui lui furent attachés aux pieds ne l’ont pas empêché d’avancer.

La situation est donc la suivante

L’Economie, dopée par l’accès aux libertés fondamentales et la division du travail, a engendré le capital monétaire qui s’est avéré être un formidable outil de développement. Le progrès fut tel que rien ne semblait pouvoir l’arrêter.

Cependant, l’économie, activité universelle, ne peut pas s’affranchir des tares de l’univers, échecs, morts, malheurs, qui accompagnent l’homme, indissociables de ses moments de joie et de bonheur. Donc, ruines, faillites et autres difficultés diverses sont l’accompagnement inévitable de l’économie.

C’est dans ces conditions que, malgré les avertissements de certains économistes clairvoyants, la planification séduisit le plus grand nombre. Elle avait la prétention, elle, d’éradiquer les tares universelles dont nous venons de parler.

Son secret était de s’affranchir de la vérité, laquelle en économie est dite par le consommateur, seul apte à connaître du prix des choses qu’il impose en acceptant ou non d’acheter ce qui lui est librement proposé.

Sans le juste prix des choses l’économie et la division du travail se désolidarisent au point de déstructurer la société de façon significative et durable, amenant à la faillite et à la régression les sociétés basées initialement sur ces deux composantes.

Ainsi fut fait

Très rapidement, pour les sociétés qui s’engagèrent à 100% dans la seule planification. Pour les autres, l’incroyable dynamique de l’économie libre put atténuer les désordres génétiques de la planification.

Ainsi naquit, tel un parasite discret, le “socialisme à visage humain”, c’est-à-dire une planification suffisamment discrète pour ne pas ruiner instantanément l’économie libérale, appelée aussi capitalisme. Mais cette planification discrète, ce socialisme à visage humain porte en lui le germe de la mort économique.

En effet, il nait de l’arbitraire. Quelque soit l’idée qui sous-tend une décision de planification, elle est arbitraire par le fait qu’elle n’a pas à emporter l’adhésion de clients. Elle est imposée, un point c’est tout. Son vrai prix n’est jamais connu.

Là est la source de toutes les dérives.

Nous en arrivons aux deux seules solutions qui s’offrent à nos amis planificateurs ou socialistes, qui se trouvent aujourd’hui en France dans l’obligation de maîtriser le coût de leur planification, alors que cela ne leur est pas possible puisque la base même de cette planification est le refus de l’acceptation des coûts, décrétés injustes.

1° Solution:

Ils peuvent réduire le champ d’action de la planification pour la rendre supportable et permettre à l’économie libérale de continuer à en payer la facture.

Mais, du fait que la mise en place de cette planification fut arbitraire, aucun motif logique ne peut présider à la suppression d’une partie de cette planification.

Toute modification de la planification devra donc, elle aussi, être arbitraire.

De ce fait moralement à l’inverse des prétentions initiales développées par la propagande planificatrice, socialiste. Enorme difficulté de choix que seul un homme politique totalement dénué de scrupule, accompagné d’une opinion publique décérébrée pourrait résoudre. Il y a des exemples dans l’histoire : Hitler, Mussolini etc…

Sans compter la violence de la réaction de ceux qui seront touchés par cette réduction arbitraire de la planification et qui se retrouveront directement face à la vraie vie économique, pour laquelle ils ne sont pas préparés.

Que du bonheur pour les socialistes, et évidemment pour nous tous. On comprend les hésitations de ce pauvre Hollande, sans doute espère-t-il en Le Pen pour s’y coller.

2° Solution :

La plus simple en pratique. La plus difficile en réalité pour les socialistes.

Nos socialistes planificateurs prennent acte de leur échec, de ses motifs, ils redonnent à l’économie la liberté, la propriété privée, le capital. Il faudrait fort peu de temps pour que ce pays retrouve son rang parmi les grandes nations.

Mais, que deviendraient les mous du cerveau, les gras du canapé, les touristes de la vie qui profitent de la planification, du socialisme. Là, je suis sec, je n’ai aucune idée, pour en avoir il faudrait être méchant, je ne le suis pas, je ne suis qu’un homme d’affaires.

Bien cordialement. H. Dumas

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