La France montre facilement du doigt les pays à la justice totalitaire, stalinienne. Elle est scandalisée quand ses ressortissants, traités de trafiquants de drogue, d’espions, d’agitateurs, sont embastillés sans autre forme de procès, ailleurs dans le monde.
Bien plus, elle vitupère et dénonce les procès arrangés chez les autres, quand bien même aucun français ne serait impliqué.
La France se prend pour un pays de droit, qui aurait une justice sinon parfaite du moins sincère et respectable parce qu’elle-même respectueuse des justiciables.
Tout faux
Un simple petit test vous donnera une idée de ce que la justice pense des justiciables. Vous téléphonez au standard de votre TGI, et vous demandez, par exemple, ce qui est parfaitement votre droit, une date d’audience pour délivrer une citation directe. Puis, téléphonez-moi pour me dire le résultat.
Pour pimenter la chose, si vous êtes joueur, dites que c’est pour citer à comparaître le Préfet, ou le Trésorier Payeur Général. Puis, refaites la même expérience en disant qu’il s’agit de votre patron ou d’un promoteur. Déjà vous aurez une petite idée de l’ambiance.
Le pire est à venir.
Il parait que Poutine, et je veux bien le croire, utiliserait la justice pour faire disparaître à coup d’années d’emprisonnement ceux qui le gênent.
Effectivement, c’est très mal, mais, quelque part, on sent un motif, une raison à ces abus judiciaires. C’est presque une consolation.
En France, rien de tout cela, la justice vous ruine sans aucun motif, uniquement parce qu’elle l’a décidé, elle considère que c’est normal, que ça vous fera les pieds.
La justice chez nous est à la tête du client, même pas aux ordres du politique.
C’est tout à fait librement qu’elle s’empare de la première pensée commune venue et vous défonce la gueule grave.
La justice en France n’a nullement besoin d’ordres pour être parfaitement arbitraire, disons qu’elle est “auto-arbitraire”.
Par exemple
Un inspecteur des impôts dopé aux résultats, motivé par ses perspectives personnelles de carrière qui sont inversement proportionnelles à votre tranquillité, se pointe chez vous.
Je passe sur son contrôle, vous connaissez. Le résultat vous ruine, alors que les motifs sont complètement fantaisistes, faux à ne pas abuser un élève de troisième en stage lycéen chez un expert-comptable.
Cependant, confiant, intoxiqué par le discours dithyrambique de nos élus sur la justice, vous ne vous inquiétez pas pensant qu’elle va passer, que cet inspecteur inconséquent, prêt à ruiner 40 ans de votre travail, va être remis à sa place. Vous rêvez, vous allez bientôt cauchemarder.
Vous voilà face à ce qui se fait de mieux en termes de “justice-canada-dry”, qui a l’air d’être de la justice, qui parle comme la justice, qui siège comme la justice, qui prétend être la justice, mais qui n’en est pas.
A l’intérieur de cette organisation tueuse d’entrepreneurs, aveugle au malheur qu’elle distille à longueur de faux jugements, à la mort économique qu’elle distribue à tour de bras, il y a le must : le rapporteur public.
Celui-là, c’est le pompon sur la pouponnette.
Chaque fois que je suis obligé de le subir je me dis que je viens d’assister au pire, et bien non, le pire est toujours à venir, la fois suivante c’est “plus pire” comme disent les enfants.
Cet homme ou cette femme — appelons les ainsi, même si les êtres humains sans aucune compassion, sans respect pour ceux qu’ils abattent froidement, mériteraient d’être appelés autrement – sont un monde à part.
Ils siègent aux Tribunaux et Cour Administratifs, alors que l’Europe a clairement exprimé son désaccord à leur sujet. Elle considère, à juste titre, qu’ils sont juges et parties.
Cette désapprobation ne les gêne absolument pas. A chaque audience ils pérorent, récitant monotonement des conclusions dont vous n’avez pas eu connaissance, qui parlent de vous, de votre affaire.
En les écoutant, si vous avez l’ouïe fine, vous tombez du cinquantième étage. Vous ne reconnaissez pas votre dossier, tant ils vont avoir transformé la réalité de votre vie, de votre entreprise, de vos comptes, pour les faire coïncider avec les délires pilleurs de l’inspecteur des impôts qui vous a redressé.
Qui leur donne l’ordre de ces bassesses, de la sacralisation juridique de pillages minables ? Personne, c’est ça le drame.
Ils sont simplement animés par l’esprit de corps, la haine du capital, la doctrine collectiviste, la folie égalitaire, pour aboutir à votre destruction, symbole pour eux de leur utilité.
Le dernier que j’ai rencontré m’a scotché, du coup je le poursuis pour faux devant le Tribunal Correctionnel, je m’attends au pire en termes de représailles.
L’avantage c’est qu’au point où j’en suis, je m’en fous. Ils m’ont tant pris, si mal traité, de façon si injuste, que je m’en fous vraiment.
En cliquant sur ce lien vous pourrez lire ma plainte en cours de formalisme : LIEN
Cordialement. H. Dumas
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Une précision importante de notre ami Francis Le Poizat concernant le papier ” Au championnat du monde des prélèvements…” :
Bonjour Emmanuel ,
Bravo c'est un copié collé de la liste des impôts et taxes figurant en annexe au Précis LEFEBVRE . Mais .............omissions nombreuses .
En effet les charges sociales sont omises et représentent près de 35 % du PIB en plus .Leur taux ne cesse d'être révisé à la hausse , résultat la France est effectivement championne du monde de l'OCDE pour le total des prélèvements en tout genre. Les socialos ne sont hélas pas les seuls responsables bien qu'ils aient amplifié grandement la question en augmentant les charges de plus de 10 % soit CSG 15,5 au lieu de 11 à partir de 2012 , IR + 5 % + 5 à 6 % pour les revenus dits "hauts" ( mort aux riches !!! restons entre nous ......... que des pauvres en France non de Dieu !!!A
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Gardons le sourire. J’ai reçu aujourd’hui ce mail.
Il m’a sidéré !
Il est en train de faire le tour de France via le web… Pourtant concernant Bercy, comme on dit, j’avais vu tomber la neige. Plus rien ne pouvait m’étonner. Et pourtant…
Je n’ai pas pu m’empêcher de vous en faire profiter.
Allez savoir pourquoi, il m’a fait rire. Très très bon week-end.
Sans dopage, incontestablement , nous sommes les meilleurs au monde
La France : le seul pays ou vous plantez un mélange de politiques avec des fonctionnaires sortis des mêmes pépinières’’ et vous récoltez des impôts!
Je suis persuadé que vous n’en imaginiez pas autant … Incroyable quand même. Non ?
Bon courage pour la vérification ! La folie fiscale française est dangereuse : c’est une machine à délocaliser les talents,les cerveaux, les entreprises et les capitaux, donc l’emploi
> > > 1 Impôt sur le revenu (IR)
> > > 2 Impôt de solidarité sur la fortune (ISF)
> > > 3 Impôt sur les sociétés (IS)
> > > 4 Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB)
> > > 5 Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB)
> > > 6 Taxe d’habitation (TH)
> > > 7 Cotisation foncière des entreprises (CFE)
> > > 8 Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE)
> > > 9 Contribution sur les revenus locatifs (CRL)
> > > 10 Taxe sur les surfaces commerciales (TASCOM)
> > > 11 Taxe spéciale d’équipement (désormais remplacée par la taxe d’aménagement)
> > > 12 Taxe additionnelle à la TFPNB
> > > 13 Taxe sur l’enlèvement des ordures ménagères (TEOM)
> > > 14 Taxe destinée au financement des conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE)
> > > 15 Redevance départementale sur l’aménagement des espaces naturels et sensibles (TDENS)
> > > 16 Taxe de balayage
> > > 17 Taxe locale sur la publicité extérieure (TLPE)
> > > 18 Impositions perçues au profit des communautés urbaines
> > > 19 Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie
> > > 20 Prélèvement sur les bénéfices tirés de la construction immobilière
> > > 21 Taxe hydraulique au profit des voies navigables de France
> > > 22 Taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP)
> > > 23 Contribution additionnelle à l’impôt sur les sociétés
> > > 24 Taxe sur la consommation de charbon
> > > 25 Taxes générales sur les activités polluantes (TGAP)
> > > 26 CRDS (Contribution pour le remboursement de la dette sociale)
> > > 27 CSG (Contribution sociale généralisée)
> > > 28 Taxe forfaitaire sur les métaux précieux
> > > 29 Contribution à l’AGS (Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés)
> > > 30 Redevances pour droit de construire EPAD (Établissement public d’aménagement et de développement)
> > > 31 Droit sur les cessions de fonds de commerce et opérations assimilées
> > > 32 Droits sur les ventes d’immeubles
> > > 33 Droit sur les cessions de droits sociaux
> > > 34 Droits de succession et de donation
> > > 35 Prélèvement non libératoire forfaitaire sur les dividendes et distributions assimilées
> > > 36 Droit du permis de chasse
> > > 37 Droit de validation du permis de chasse
> > > 38 Taxe sur la musique (SACEM – SPRE)
> > > 39 Taxe sur les plus-values immobilières autres que terrains à bâtir
> > > 40 Impôt sur les plus-values immobilières
> > > 41 Cotisation additionnelle versée par les organismes HLM et les SEM
> > > 42 Cotisation versée par les organismes HLM et les SEM
> > > 43 Redevances perçues à l’occasion de l’introduction des familles étrangères en France
> > > 44 Taxe sur les spectacles perçue au profit de l’Association pour le soutien des théâtres privés
> > > 45 Taxe sur les transactions financières
> > > 46 Taxe annuelle sur les produits cosmétiques
> > > 47 Taxe additionnelle à la taxe sur les installations nucléaires de base dite « de stockage »
> > > 48 Surtaxe sur les eaux minérales
> > > 49 Taxe communale additionnelle à certains droits d’enregistrement
> > > 50 Redevances proportionnelles sur l’énergie hydraulique
51 Taxe communale sur les remontées mécaniques
> > > 52 Taxe communale sur la consommation finale d’électricité
> > > 53 Redevance d’enlèvement d’ordures ménagères (REOM)
> > > 54 Taxe sur les cartes grises
> > > 55 Redevances communale et départementale des mines
> > > 56 Imposition forfaitaire annuelle sur les pylônes
> > > 57 Taxes de trottoir et de pavage
> > > 58 Prélèvement progressif sur le produit des jeux dans les casinos au profit des communes
> > > 59 Taxe sur les activités commerciales non salariées à durée saisonnière
> > > 60 Taxe forfaitaire sur la cession à titre onéreux des terrains nus qui ont été rendus constructibles du fait de leur classement
> > > 61 Taxes sur les friches commerciales
> > > 62 Taxe sur le ski de fond
> > > 63 Taxe sur les éoliennes maritimes
> > > 64 Taxe sur les déchets réceptionnés dans une installation de stockages ou un incinérateur de déchets ménagers
> > > 65 Taxe pour non-raccordement à l’égout
> > > 66 Taxes dans le domaine funéraire
> > > 67 Taxe pour obstacle sur les cours d’eau, taxe pour stockage d’eau en période d’étiage et taxe pour la protection des milieux aquatiques, redevances pour pollution diffuses
> > > 68 Redevances pour pollution de l’eau et pour modernisation des réseaux de collecte
> > > 69 Taxe départementale des espaces naturels sensibles
> > > 70 Taxe sur les nuisances sonores aériennes
> > > 71 Taxe spéciale sur la publicité télévisée
> > > 72 Octroi de mer
> > > 73 TGAP (taxe générale sur les activités polluantes) lubrifiants, huiles et préparations lubrifiantes
> > > 74 TGAP lessives
> > > 75 TGAP matériaux d’extraction
> > > 76 TGAP imprimés
> > > 77 TGAP installations classées
> > > 78 TGAP déchets
> > > 79 TGAP émissions polluantes
> > > 80 Redevances spéciales d’enlèvement des déchets non ménagers
> > > 81 Taxe sur les produits, déchets et résidus d’hydrocarbures
> > > 82 Taxe sur la publicité foncière
> > > 83 Taxe sur la valeur vénale des biens immobiliers des entités juridiques
> > > 84 Cotisation spéciale sur les boissons alcoolisées
> > > 85 Droit de circulation sur les vins, cidres, poirés et hydromels
> > > 86 Droit de consommation sur les produits intermédiaires
> > > 87 Droits de consommation sur les alcools
> > > 88 Droit sur les bières et les boissons non alcoolisées
> > > 89 Taxe sur les prémix
> > > 90 Prélèvement de 2 % sur les revenus du patrimoine et les produits de placement et contribution additionnelle
> > > 91 Contribution sociale de solidarité des sociétés
> > > 92 Contribution due par les laboratoires et les grossistes répartiteurs sur les ventes en gros aux officines pharmaceutiques
> > > 93 Contribution à la charge des laboratoires pharmaceutiques non conventionnés avec le comité économique des produits de santé
> > > 94 Contribution due par les laboratoires sur leurs dépenses de publicité
> > > 95 Prélèvement sur les ressources de différents régimes de prestations familiales
> > > 96 Redevance due par les titulaires de titres d’exploitation de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux
> > > 97 Droits de plaidoirie
> > > 98 Contribution due par les entreprises exploitant des médicaments bénéficiant d’une AMM (autorisation de mise sur le marché)
> > > 99 Contribution due par les entreprises fabriquant ou exploitant des dispositifs médicaux sur leurs dépenses de publicité
> > > 100 Participation professionnelle continue
101 Participation des employeurs occupant moins de 10 salariés au développement de la formation professionnelle continue
> > > 102 Participation des employeurs occupant 10 salariés ou plus au financement du congé individuel de formation des salariés (0,2 % des rémunérations)
> > > 103 Taxe de séjour
> > > 104 Financement des congés individuels de formation des salariés sous contrats à durée déterminée CIF-CDD (1 % des salaires versés, ou moins en cas d’accord de branche)
> > > 105 Participation au financement de la formation des professions non salariées (à l’exception des artisans et des exploitants agricoles) correspondant à 0,15 % du montant annuel du plafond de la Sécurité sociale
> > > 106 Taxe d’apprentissage – versements aux centres de formation d’apprentis et aux établissements publics ou privés d’enseignement technologique et professionnel
> > > 107 Taxe départementale sur les remontées mécaniques
> > > 108 Taxe d’apprentissage – versements au titre de la péréquation
> > > 109 Contribution au développement de l’apprentissage
> > > 110 Taxe d’apprentissage
> > > 111 Contribution pour le financement des contrats et périodes de professionnalisation et du droit individuel à la formation à 0,15 % et 0,5 %
> > > 112 Taxe destinée à financer le développement des actions de formation professionnelle dans les transports routiers
> > > 113 Taxe pour le développement de la formation professionnelle dans les métiers de la réparation de l’automobile, du cycle et du motocycle
> > > 114 Taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties, pour frais de chambres d’agriculture
> > > 115 Taxe spécifique pour la Chambre nationale de la batellerie artisanale
> > > 116 Taxe pour frais de chambres des métiers et de l’artisanat
> > > 117 Taxe pour frais de chambres de commerce et d’industrie
> > > 118 Taxe spéciale d’équipement
> > > 119 Participation des employeurs à l’effort de construction (1 % logement)
> > > 120 Cotisation des employeurs (FNAL, Fonds national d’aide au logement)
> > > 121 Taxe annuelle sur les logements vacants
> > > 122 Versement de transport dû par les entreprises de plus de 9 salariés implantées en province
> > > 123 Taxe sur les titulaires d’ouvrages de prise d’eau, rejet d’eau ou autres ouvrages hydrauliques destinés à prélever ou à évacuer des volumes d’eau
> > > 124 Taxe d’aéroport
> > >
> > > 125 Contributions additionnelles aux primes ou cotisations afférentes à certaines conventions d’assurance
> > > 126 Taxes de protection des obtentions végétales
> > > 127 Taxe d’abattage (remplacée par une majoration de la CVO des éleveurs)
> > > 128 Taxe sur les céréales
> > > 129 Taxe au profit de France Agri Mer (anciennement affectée à l’Ofimer)
> > > 130 Redevances perçues à l’occasion des procédures et formalités en matière de propriété industrielle ainsi que de registre du commerce et des sociétés, établies par divers textes
> > > 131 Majoration de 10 % du montant maximum du droit fixe de la taxe pour frais de chambres de métiers
> > > 132 Contribution annuelle des distributeurs d’énergie électrique en basse tension
> > > 133 Taxe pour le développement des industries de l’ameublement ainsi que des industries du bois
> > > 134 Taxe pour le développement des industries du cuir, de la maroquinerie, de la ganterie et de la chaussure
> > > 135 Taxe pour le développement des industries de l’horlogerie, bijouterie, joaillerie, orfèvrerie et arts de la table
> > > 136 Taxe pour le développement des industries de la mécanique et de la construction métallique, des matériels et consommables de soudage et produits du décolletage, de construction métallique et des matériels aérauliques et thermiques
> > > 137 Taxe pour le développement des industries des matériaux de construction regroupant les industries du béton, de la terre cuite et des roches ornementales et de construction
> > > 138 Taxe pour le développement de l’industrie de la conservation des produits agricoles
> > > 139 Taxe pour le comité professionnel des stocks stratégiques pétroliers
> > > 140 Droit annuel de francisation et de navigation en Corse ; droit de passeport en Corse
> > > 141 Redevance due par les employeurs de main-d’œuvre étrangère permanente et saisonnière
> > > 142 Taxe applicable lors du Renouvellement des autorisations de travail aux travailleurs étrangers
> > > 143 Droits gradués des greffiers des tribunaux de commerce (inscription des privilèges et sûretés)
> > > 144 Contribution spéciale versée par les employeurs des étrangers sans autorisation de travail
> > > 145 Taxe perçue à l’occasion de la délivrance du premier titre de séjour
> > > 146 Taxes sur les primes d’assurance
> > > 147 Contribution au fonds national de gestion des risques en agriculture
> > > 148 TVA brute sur les produits pharmaceutiques (commerce de gros)
> > > 149 TVA brute sur les tabacs
> > > 150 Contribution additionnelle à la contribution sociale de solidarité des sociétés
151 Droits de consommation sur les tabacs (cigares)
> > > 152 Taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement annexées à ces catégories de locaux perçue dans la région Île-de-France
> > > 153 Taxe sur les salaires
> > > 154 Taxes sur les nuisances sonores aéroportuaires
> > > 155 Taxes sur les primes d’assurance automobile
> > > 156 Contribution de solidarité sur les billets d’avion
> > > 157 Taxe affectée au Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes
> > > 158 Taxe perçue lors de la mise sur le marché de médicaments vétérinaires, ainsi qu’une taxe annuelle pour certaines autorisations ou enregistrements
> > > 159 Taxe pour l’évaluation et le contrôle de la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et à leurs adjuvants mentionnés à l’article L. 253-1 du code rural et de la pêche maritime et aux matières fertilisantes et supports de culture
> > > 160 Taxe applicable aux demandes de validation d’une attestation d’accueil
> > > 161 Versement de transport dû par les entreprises de plus de 9 salariés implantées en Île-de-France
> > > 162 Contribution sociale sur les bénéfices
> > > 163 Contribution pour frais de contrôle
> > > 164 Droits de timbre sur les passeports sécurisés
> > > 165 Taxe spéciale sur les huiles végétales, fluides ou concrètes, destinées à l’alimentation humaine
> > > 166 Cotisations (normale et supplémentaire) des entreprises cinématographiques
> > > 167 Taxe sur les spectacles
> > > 168 Taxe sur les spectacles de variétés
> > > 169 Taxe sur l’édition des ouvrages de librairie
> > > 170 Taxe sur les appareils de reproduction ou d’impression
> > > 171 Redevance d’archéologie préventive
> > > 172 Taxe additionnelle aux droits d’enregistrement et à la taxe de publicité foncière perçus au profit des départements
> > > 173 Redevances pour pollution de l’eau, modernisation des réseaux de collecte, pollutions diffuses, prélèvement sur la ressource en eau, stockage d’eau en période d’étiage, obstacle sur les cours d’eau et protection du milieu aquatique
> > > 174 Taxe sur les passagers maritimes embarqués à destination d’espaces naturels protégés
> > > 175 Droit de francisation et de navigation
> > > 176 Taxe sur les boues d’épuration urbaines ou industrielles
> > > 177 Redevances biocides
> > > 178 Taxe sur les voitures particulières les plus polluantes
> > > 179 Taxe intérieure sur les consommations de gaz naturel
> > > 180 Taxe intérieure de consommation sur les houilles, lignites et cokes
> > > 181 Octroi de mer
> > > 182 Contribution sur la cession à un service de télévision des droits de diffusion
> > > de manifestations ou de compétitions sportives
> > > 183 Taxe due par les concessionnaires d’autoroutes
> > > 184 Droit de sécurité
> > > 185 Cotisation pêche et milieux aquatiques
> > > 186 Redevances cynégétiques
> > > 187 Prélèvement sur le produit des primes ou cotisations additionnelles relatives à la garantie contre le risque de catastrophes naturelles
> > > 188 Taxe sur les installations nucléaires de base
> > > 189 Contribution perçue au profit de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES)
> > > 190 Taxe sur les résidences secondaires
> > > 191 Taxe spéciale d’équipement pour la région Île-de-France
> > > 192 Taxe additionnelle à la taxe sur les installations nucléaires de base – Recherche
> > > 193 Taxe additionnelle à la taxe sur les installations nucléaires de base – Accompagnement
> > > 194 Taxe additionnelle à la taxe sur les installations nucléaires de base – Diffusion technologique
> > > 195 Produits des jeux exploités par la Française des Jeux
> > > 196 Taxe annuelle d’habitation sur les résidences mobiles terrestres
> > > 197 Droit de licence sur la rémunération des débitants de tabacs
> > > 198 Contribution sociale sur les bénéfices
> > > 199 TVA brute collectée sur les producteurs de boissons alcoolisées
> > > 200 Taxe sur les appareils automatiques
201 Droit sur les produits bénéficiant d’une appellation d’origine ou d’une indication géographique protégée
> > > 202 Taxe annuelle sur les médicaments et les produits bénéficiaires d’une autorisation de mise sur le marché
> > > 203 Taxe annuelle relative aux dispositifs médicaux mis sur le marché français
> > > 204 Droit progressif sur les demandes d’autorisation de mise sur le marché de médicaments
> > > 205 Taxe annuelle due par tout laboratoire public ou privé d’analyses de biologie médicale (CNQ)
> > > 206 Taxe sur les demandes d’autorisation de recherche biomédicale (taxe essais cliniques)
> > > 207 Taxe additionnelle à la taxe sur les demandes d’autorisation de recherche biomédicale
> > > 208 Taxe sur les demandes de visa ou de renouvèlement de visa de publicité et sur les dépôts de publicité pharmaceutique
> > > 209 Droit sur les inspections menées en vue de la délivrance du certificat de conformité mentionné à
> > > l’article L. 5138-4 du code de la santé publique
> > > 210 Contribution forfaitaire due par les employeurs de main-d’œuvre permanente
> > > 211 Droits fixes des greffiers des tribunaux de commerce
> > > 212 Contribution de solidarité en faveur des travailleurs privés d’emploi
> > > 213 Taxe de Renouvellement (et fourniture de duplicatas) du titre de séjour
> > > 214 Taxe applicable aux documents de circulation pour étrangers mineurs
> > > 215 Taxe due par les employeurs de main-d’œuvre étrangère permanente
> > > 216 Taxe due par les employeurs de main-d’œuvre étrangère temporaire
> > > 217 Taxe due par les employeurs de main-d’œuvre étrangère saisonnière
> > > 218 Taxe sur le prix des entrées aux séances organisées dans les établissements de spectacles cinématographiques
> > > 219 Taxe sur les services de télévision
> > > 220 Taxe sur les ventes et les locations de vidéogrammes destinés à l’usage privé du public (taxe vidéo et VOD)
> > > 221 Taxe et prélèvements spéciaux au titre des films pornographiques ou d’incitation à la violence
> > > 222 Taxe sur les contributions patronales au financement de la prévoyance complémentaire
> > > 223 Contribution des organismes de protection sociale complémentaire à la couverture universelle complémentaire du risque maladie
> > > 224 Contribution solidarité autonomie
> > > 225 Contribution sur les avantages de préretraite d’entreprise
> > > 226 Contribution sur les indemnités de mise à la retraite
> > > 227 Contributions patronales et salariales sur les attributions d’options (stock-options) de souscription ou d’achat des actions et sur les attributions gratuites
> > > 228 Taxe portant sur les quantités de farines, semoules et gruaux de blé tendre livrées ou mises en œuvre en vue de la consommation humaine
> > > 229 Contribution annuelle au Fonds de développement pour l’insertion professionnelle des handicapés (FIPH)
> > > 230 Contribution des employeurs publics au Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP)
> > > 231 Contributions additionnelles de 1,1 % au prélèvement de 2 % sur les revenus du patrimoine et les produits de placements
> > > 232 Contribution sur les régimes de retraite conditionnant la constitution de droits à prestations à l’achèvement de la carrière du bénéficiaire dans l’entreprise
> > > 233 Taxe d’équipement
> > > 234 Droits de consommation sur les tabacs (autre tabacs à fumer)
> > > 235 Taxe sur les véhicules de société
> > > 236 Taxe pour frais de chambre de métiers et de l’artisanat – chambre de métiers de la Moselle
> > > 237 Taxe pour frais de chambre de métiers et de l’artisanat – chambre de métiers d’Alsace
> > > 238 Taxe pour la gestion des certificats d’immatriculation des véhicules
> > > 239 Droits de consommation sur les tabacs (cigarettes)
> > > 240 Taxe additionnelle à la taxe annuelle sur les médicaments et les produits bénéficiaires d’une autorisation de mise sur le marché (AMM)
> > > 241 Droit progressif sur l’enregistrement des produits homéopathiques
> > > 242 Taxe annuelle relative aux dispositifs médicaux et sur les dispositifs médicaux de diagnostic « in vitro » mis sur le marché français
> > > 243 Enregistrement des médicaments traditionnels à base de plantes
> > > 244 Contribution visée au II de l’article 8 de l’ordonnance no 2003-1213 du 18 décembre 2003
> > > 245 Majoration de la taxe de séjour pour les logements haut de gamme
> > > 246 Taxe de voirie
> > > 247 Taxe sur les ventes et locations de vidéogrammes destinés à l’usage privé du public (TCA)
> > > 248 Péréquation entre organismes de logement social
> > > 249 Contribution sur les mises jouées sur les paris sportifs en ligne de la Française des jeux et des nouveaux opérateurs agréés
> > > 250 Redevance destinée à financer les missions de service public confiées aux sociétés de courses
> > > 251 Prélèvement affecté au Centre des monuments nationaux
> > > 252 Taxe sur les jeux en ligne
> > > 253 Contribution tarifaire d’acheminement
> > > 254 Droit dû par les entreprises ferroviaires pour l’autorité de régulation des activités ferroviaires
> > > 255 Imposition forfaitaire sur le matériel roulant circulant sur le réseau de transport ferroviaire et guidé géré par la RATP
> > > 256 Taxe forfaitaire sur le produit de la valorisation des terrains nus et immeubles bâtis résultant de la réalisation d’infrastructures de transport collectif en site propre ou d’infrastructures ferroviaires en Île-de-France
> > > 257 Taxe forfaitaire sur le produit de la valorisation des terrains nus et immeubles bâtis résultant de la réalisation d’infrastructures de transport collectif en site propre ou d’infrastructures ferroviaires hors Île-de-France
> > > 258 Contribution additionnelle aux prélèvements sociaux mentionnés aux articles L. 245-14 et L. 245-15 du code de la sécurité sociale
> > > 259 Contribution de 0,1 % assise sur les rémunérations retenues pour l’assiette de la taxe d’apprentissage
> > > 260 Redevance sanitaire d’abattage
> > > 261 Taxe sur les voitures particulières les plus polluantes
> > > 262 Redevances (pollution et prélèvements) au profit des agences de l’eau
> > > 263 Prélèvements sur les jeux d’argent inscrits aux art. L. 137-19 à L. 37-22 du code de la sécurité sociale
> > > 264 Versement de transport dû par les entreprises de plus de 9 salariés implantées en province
> > > 265 Redevance sanitaire de mise sur le marché de produits de pêche et de l’aquaculture implantées en Île-de-France
> > > 266 Redevance sanitaire de transformation de produits de pêche et de l’aquaculture
> > > . Ceci nous aide à comprendre pourquoi il faut travailler plus de la moitié de l’année pour l’État !!!
Seulement, pour beaucoup d’entre nous, où est le ‘’retour sur investissement’’. Faible voire très faible ou inexistant !!!
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Bon le plus dur est passé… abordons les aspects pratiques, d’abord comment on programme la production en fonction de la consommation…
Comprendre l’électricité et sa production
4ème partie – production électrique et consommation
L’énergie électrique ne peut se stocker sauf de manière très limitée et donc la règle de base dans ce domaine c’est d’ajuster le mieux possible la production à la consommation (à quelques % près).
Or la consommation est très variable et l’on peut distinguer des cycles de consommation journaliers, hebdomadaires et annuels assez bien reproductibles.
Cycle journalier
Cycle hebdomadaire
Cycle annuel
Figure 1 – Exemples de cycles de consommation d’énergie électrique en France
Ainsi au cours de la journée on observe un creux important durant la nuit et un pic de consommation vers 19h ; au cours de la semaine le weekend présente une baisse sensible par rapport aux autres jours ; durant l’année la consommation est beaucoup plus élevée en hiver (en raison en particulier du chauffage électrique) et plus faible en été (période de vacances et une climatisation encore peu répandue) avec un minimum très marqué le 15 août. Il est donc nécessaire de prévoir précisément la courbe de consommation afin de mettre en service les moyens de production adéquats.
La France dispose d’un parc de production d’environ 128 GW qui se répartit entre divers moyens de production, constitué à 50% de centrales nucléaires, de20% de centrales thermique à flamme (charbon, fioul et gaz) et de 30% d’énergies renouvelables, principalement d’énergie hydraulique (20%).
Figure 2 – Parc de production électrique français en 2013– Nucléaire : 63,130 GW
– Thermique : 25,576 GW
charbon 6,341 GW
fioul 8,779 GW
gaz 10,456 GW
– Hydraulique : 25,404 GW
– Eolien : 8,143 GW
– Solaire PV: 4,298 GW
– Autres EnR : 1,478 GW
(EnR : 39,323 GW)
Pour prévoir la consommation, RTE doit déterminer chaque jour la courbe de consommation du lendemain. Cette courbe est obtenue à partir des prévisions météorologiques et doit tenir compte du calendrier. Pour cela la France est divisée en 7 régions et la journée en 48 périodes de 30 minutes.
Figure 3 – Carte des régions françaises pour le calcul de la consommation électrique.
Il faut d’abord tenir compte de la température : une variation de ± 1°C par rapport à la normale et c’est 2.100 MW en hiver et 500 MW en été qu’il faut en plus ou en moins.
La luminosité du ciel joue un rôle important. La nébulosité est divisée en octa : de 0 pour un ciel dégagé à 8 pour un ciel couvert. Son influence est de 650 MW par octa.
Le jour de la semaine, de l’année, les jours fériés, la tarification etc. jouent un rôle important également.
A partir de toutes ces données RTE calcule la courbe théorique de consommation du lendemain, demi-heure par demi-heure et détermine les moyens de production à mettre en œuvre pour y faire face. Le lendemain, à 14h30 les prévisions sont actualisées en fonction de la courbe réelle de consommation observée jusque-là.
Figure 4 – Courbes prévisionnelle et réelle relatives au 16 novembre 2010.
La courbe en bleu représente la consommation calculée le 15 novembre pour le 16, la courbe en orange la consommation réelle et la courbe en vert la nouvelle courbe prévisionnelle corrigée à 14h30.
A 21h45 la puissance demandée était de 65.321 MW, la prévision initiale de 66.750 MW et la prévision corrigée de 65.250 MW.
La figure suivante montre à deux moments d’une journée hivernale les moyens de production qui ont été mis en œuvre :
Au milieu de la nuit (faible consommation) la puissance consommée n’était que de 72,75 GW, essentiellement fournie par les centrales nucléaires ; à 19h au moment du pic de consommation la puissance nécessaire avait atteint 94,2 GW (+30%) ; si la part du nucléaire a légèrement augmenté il a fallu faire appel aux autres moyens de production, en particulier à l’hydraulique, aux moyens de pointe et au fioul. L’éolien n’a joué qu’un rôle secondaire et on a dû importer.
De fait, les moyens de production sont classés entre les moyens de production de base, utilisés en permanence et qui en France sont fournis par les centrales nucléaires, les moyens de semi-base qui assument les fluctuations normales et les moyens de pointe pour faire face aux pics de consommation. Eventuellement dans les cas de pics très importants on peut importer.
Production nucléaire
Production thermique « charbon »
Production hydraulique
Productions « gaz »(en haut) et fioul (en bas)
Figure 6 – Octobre 2012 – Evolution des moyens de production mis en service au cours du mois
La figure 6 montre les variations de la production électrique durant le mois d’octobre 2012 selon les différents moyens de production (compte tenu d’un fort refroidissement vers la fin du mois qui a entrainé une augmentation sensible de la consommation).
On constate que la production nucléaire est stable avec cependant vers la fin du mois un léger accroissement de sa production (passant de 40 à 48GW). Pour les centrales thermiques fonctionnant au charbon on constate une utilisation continue mais avec des variations importantes en fonction de la journée et de la semaine. Les centrales thermiques au gaz et au fioul ne sont utilisées que très rarement et ponctuellement. Enfin l’énergie hydraulique constitue le moyen d’ajustement le plus efficace et le plus utilisé.
Il faut en effet tenir compte des spécificités particulières des différents moyens de production. Un réacteur nucléaire peut voir sa puissance modulée jusqu’à 25 à 30% mais s’il peut être arrêté rapidement sa remise en fonctionnement est longue et délicate, et demande plusieurs semaines… Une centrale thermique au charbon est plus souple mais on évite de l’arrêter complétement, sa remise en service prendra également un certain temps. Les centrales thermiques au gaz et au fioul sont beaucoup plus souples et seront utilisées aux périodes de pointe de consommation. Quant à l’énergie hydraulique elle est de loin la plus souple et peut être mise en service ou arrêtée instantanément.
La place de ces différentes sources dans la production est montrée par la figure 7.
Figure 7 – Production électrique française (2014)
La production de base est assurée par les centrales nucléaires (73,3%) ; l’hydraulique assure avec 13,7% la 2ème part de la production ; le thermique à flamme vient en 3ème position avec 8,1% et enfin les énergies renouvelables avec moins de 5%.
L’arrivée des énergies renouvelables éoliennes, par nature imprévisibles et avec des productions extrêmement variables (à l’échelle de l’heure ou moins) pose un sérieux problème aux gestionnaires. Quant au solaire photovoltaïque sa production (très variable d’un jour à l’autre d’un facteur 10) est concentrée principalement entre 11 et 13h. Les surproductions intempestives (mais qui ponctuellement peuvent être importantes) doivent être évacuées quoi qu’il arrive… Elles sont alors soit bradées sur le marché libre, soit « vendus » à des prix négatifs (jusqu’à – 500€/MWh) à des utilisateurs pouvant les absorber. Pour la France et l’Allemagne il s’agit de la Suisse et de l’Autriche qui possèdent de fortes capacités de production hydraulique très souples ; pour le Danemark qui a développé une forte production éolienne, la moitié de cette production est cédée à la Norvège. Dans les cas extrêmes, la solution est de tout simplement effectuer un délestage (en 2013 en Allemagne 550 GWh d’électricité renouvelable ont été ainsi perdus).
Exemple de l’évolution de la production électrique en Allemagne en septembre- octobre 2009 selon le mode de production et évolution du prix de l’électricité sur le marché (EPEX Spot).
30 septembre, 6 octobre : peu de vent et le prix de vente a dépassé les 100 €/MWh mais le 4 octobre en raison d’une forte production éolienne le prix a atteint un prix négatif de -500€/MWh !
La solution envisagée pour répondre à une production importante d’énergie renouvelable dans les années futures est de développer un nouveau compteur électrique pour les particuliers (Linky) qui permettra au distributeur de délester l’usager en fonction des variations de la production… (Et avec un coût de plusieurs milliards d‘euros à la charge du consommateur). Plutôt que d’adapter la production à la consommation c’est la consommation qui devra s’adapter à la production ! Faudra penser pour les hivers futurs à acheter des pulls bien chauds !
Complément : Stockage de l’énergie électrique
On ne peut pas stocker directement l’énergie électrique mais seulement par des moyens détournés :
En 2010, alors que la puissance mondiale totale de production électrique était de 4.400 GW, les capacités de stockage n’étaient que de 141 GW, (dont 4,2 GW pour la France) soit 3% de la puissance de production.
Ces moyens sont essentiellement associés aux STEP. Les autres procédés sont anecdotiques !
Figure Ia – Principe de fonctionnement d’une STEPLa centrale est constituée de 2 lacs reliés par des turbines réversibles. En période de surproduction, de l’eau est pompée du lac inférieur vers le lac supérieur et turbiné en cas de forte consommation.
Il est clair que les capacités de stockage et donc de production sont limitées au volume du lac supérieur.
Un autre problème rarement évoqué est le coût final de l’électricité ainsi produite ! Dans le cas assez favorable des STEP le rendement global (pompage + turbinage) est de l’ordre de 50% d’où une électricité 2 fois plus chère que celle stockée. S’il s’agit d’une énergie produite la nuit par des centrales nucléaires et restituée le jour en période de pointe, c’est rentable ; s’il s’agit d’une énergie renouvelable déjà au minimum 2 fois plus chère (voire 4 à 5 fois pour le solaire photovoltaïque ou l’éolien en mer ) le coût final devient absolument prohibitif !
Quant à la solution « hydrogène » (production d’hydrogène par électrolyse de l’eau, puis stockage de l’hydrogène puis enfin production électrique à l’aide de piles à combustible…) compte tenu du médiocre rendement de l’ensemble (moins de 30% et en supposant que l’on puisse produire des piles à combustible à faible coût) le bilan final sera d’un coût pharaonique. C’est ce qu’illustre le projet Myrte (CEA-Helion-Université) installé en Corse et destiné à tester le stockage de l’énergie solaire sous forme d’hydrogène avec production d’électricité par des piles à combustible. Constituée de 3700m2 de panneaux PV (560 kWc) pour une production de 700 MWh/an (pour un investissement de 24 millions d’euros) conduit à un coût final de l’électricité ainsi stockée à… 2200 €/MWh soit 50 fois le prix moyen de production !
Il semblerait d’ailleurs que ce coût soit même sous-estimé, car selon France-Stratégie, compte tenu de son rendement global de 35%, cette centrale ne produirait que 250 MWh/an ce qui conduirait à un coût final de… 8000€/MWh(1).
Ce papier est un peu long, mais quand vous l’aurez lu (si vous en avez le courage) vous ne m’en voudrez pas.
Il y a deux ans, en même temps que je faisais la connaissance d’Henri Dumas, je découvrais le livre de Bernard Zimmern « Contrôle fiscal : le piège » Bernard Zimmern est le fondateur de l’IFRAP, c’est dire le sérieux de l’ouvrage et son objectivité.
Ce livre écrit en 2001 fut pour moi une révélation.
Il décrivait, comme son nom l’indique le piège du contrôle fiscal.
Il expliquait, en long et en large, le pourquoi des redressements fiscaux abusifs.
Il démontrait comment le « redressé », à moins d’un miracle, était conduit inexorablement en dépit des fameux recours, soit à payer, soit à la faillite. Ce livre n’a pas fait l’objet de plainte en diffamation de la part de Bercy pourtant toujours prompte à dégainer. Il faut dire aussi qu’il ne fut pas relayé par les médias pourtant friant du moindre petit scandale. Son tirage fut, je pense, relativement confidentiel.
Ceci explique peut-être cela…
Donc, ce que j’avais subi, était en fait un grand classique des services fiscaux.
Pour moi, comme pour des milliers d’autres dans le même cas le miracle n’avait pas eu lieu. La vérité fiscale révélée par Bernard Zimmern n’avait rien changé.
Le fisc s’en foutait comme de l’an quarante et la machine fonctionnait à plein régime.
En juin/juillet 2013, Bernard Zimmern dans une interview démontre à nouveau le système mis en place par Bercy. La voici :
BERNARD ZIMMERN : « UNE PART TRÈS FAIBLE DES REDRESSEMENTS EST RÉELLEMENT JUSTIFIÉE PAR DE LA FRAUDE FISCALE »
Pour Bernard Zimmern, président d’honneur de la Fondation iFRAP, et l’un des fondateurs de Contribuables Associés, le système actuel pousse les contrôleurs des impôts à faire n’importe quoi, ce qui condamne à mort des milliers d’entreprises chaque année. Interview.
Interview extraite de «La France de la fraude», Les Dossiers du Contribuable de juin/juillet 2013.
Vous ne croyez pas aux chiffres sur le recouvrement fiscal avancé chaque année par Bercy. Pourquoi ?
Parce que, vers 1998, j’ai fait faire une enquête par un jeune collaborateur. Elle a duré un an. Au cours de cette enquête nous avons interviewé Michel Taly, ancien directeur général des impôts et je ne sais combien d’anciens inspecteurs devenus conseillers fiscaux.
Tous nous ont dit que depuis la mise en place, par Valéry Giscard d’Estaing en 1963, d’un nouveau système de dynamisation des services fiscaux, la carrière des agents et la rémunération des étages supérieurs des directions départementales sont liées au montant des redressements effectués (le traitement d’un directeur départemental serait doublé par les primes liées aux redressements).
Quelle sont les conséquences de cette situation ?
Comme il y a séparation entre l’établissement du redressement par la direction des impôts et la perception du redressement par la direction de la comptabilité publique (il y a deux ans, cela n’avait pas changé au niveau des agents malgré la fusion des deux directions), les contrôleurs et inspecteurs sont poussés à faire n’importe quoi. Ainsi depuis que nous suivons cela, les montants perçus in fine et tels que publiés par le gouvernement atteignent à peine 40 % des redressements effectués. Le reste est annulé par l’administration.
Cela ne serait pas grave si cela ne se faisait en grande partie à travers environ 50000 contrôles sur place de petits commerces, artisans, petits industriels que ces redressements font disparaître.
Les entreprises victimes de redressements abusifs parviennent-elles à faire valoir leurs droits ?
Les motifs de ces redressements sont souvent bidons. Ceux qui ont les moyens de résister, finissent par les faire annuler après des années de bataille. Nous avons suivi, épaulé, beaucoup d’entreprises dans cette situation mais avons été incapables de modifier cette machine à détruire des entreprises, des emplois et des vies…
Que se passe-t-il en cas de rejet de la comptabilité d’une entreprise subissant un contrôle?
Dans le principe d’un contrôle, il appartient à l’administration de faire la preuve de l’erreur ou de la faute fiscale, mais l’une des dispositions les plus ahurissantes dans un régime démocratique est que la responsabilité de la preuve est inversée si la comptabilité a été rejetée. L’administration peut alors calculer un chiffre d’affaires, un bénéfice… et redresser sur cette base. Et c’est à l’administré de prouver que c’est faux ! Et qui a le pouvoir de rejeter la comptabilité ? L’inspecteur chargé du contrôle. Nous n’avons jamais pu obtenir que cette décision soit confiée à un juge.
Peut-on estimer la charge financière globale du contrôle fiscal pour la nation ?
Nous avions fait une évaluation, il y a donc quinze ans, et trouvé que le vrai coût des contrôleurs, si l’on intègre tous les coûts indirects comme les bureaux, le téléphone, les voitures… était du même ordre de grandeur que les sommes réellement encaissées. Mais le plus grave n’est pas là. On cite souvent le chiffre du coût de collecte de l’impôt qui a été mesuré par une commission officielle (la commission Lépine) et qui serait de l’ordre de 1,6 % des montants collectés et plus élevé que pour la plupart des autres pays ( 0,49 % aux USA). Mais c’est l’arbre qui cache la forêt.
Le coût de la collecte de l’impôt, qui est supporté par le secteur privé, et en premier lieu par les entreprises, est entre 20 et 30 % des montants collectés si l’on suit les conclusions d’une commission établie aux USA par l’IRS [Internal Revenue Service, l’agence gouvernementale qui collecte l’impôt aux Etats-Unis, NDLR] et dont les recherches ont été sous-traitées à quatre grands groupes d’auditeurs comme Deloitte.
Le coût de la collecte que vous avancez est énorme…
Ce pourcentage peut paraître délirant mais il l’est moins si l’on réalise que l’entreprise, entre la TVA, l’impôt sur les sociétés, les produits pétroliers, sans même parler des charges sociales, ramasse près de 80 % des recettes de l’Etat.
Le pourcentage en question est calculé sur le temps passé par le personnel des entreprises à saisir et entrer en comptabilité les éléments fiscaux comme les taxes (TVA, charges locales en France), établir le compte de résultat et le bilan fiscaux à partir des comptes de résultat et bilans commerciaux, les frais des services juridiques nécessaires pour interpréter la législation fiscale et contrôler en interne son application.
Ce chiffre de 20 % n’est pas très éloigné du montant de l’impôt papier évalué par l’OCDE à 4-5 % du chiffre d’affaires.
Le taux de recouvrement actuel vous paraît-il satisfaisant ?
Compte tenu de l’aberration des redressements, probablement. Dans une autre étude regardant les redressements des départements par rapport à leur PIB, nous avions pu voir que la distribution des taux de redressement suivait la loi du hasard…
Le montant des redressements demandés influe-t-il sur la rémunération des contrôleurs ?
Non, mais sur leur avancement et sur la rémunération (prime) des directeurs départementaux et adjoints.
Le montant de leur rémunération est-il pondéré selon le montant des sommes effectivement recouvrées ?
Non, à moins que cela ait changé très récemment.
Les discours alarmistes sur le montant de la fraude fiscale sont-ils un prétexte pour rendre les contrôles touchant « Monsieur Tout-le-Monde » plus tatillons ?
Il faudrait faire prendre conscience qu’une part très faible des redressements est réellement justifiée par de la fraude fiscale. Les Américains ont longtemps procédé à une évaluation de la fraude réelle en soumettant tous les ans une cinquantaine de milliers de déclarations fiscales à des contrôles approfondis et ont trouvé que les erreurs de déclaration provenaient pour moins de 20% de la fraude, et pour plus de 80% des incertitudes du code ou de sa mauvaise compréhension.
Ils avaient d’ailleurs donné une déclaration fiscale banale (un ménage avec deux enfants, une maison et un petit portefeuille) à remplir par dix experts fiscaux : aucune des dix réponses n’était identique et toutes se sont avérées fausses…
Que pensez-vous des dernières mesures fiscales annoncées par le président de la République ?
Des mesures décidées pour des raisons politiques et complètement irréalistes sur le plan économique car elles aggravent le chômage et les inégalités. L’un des problèmes français est qu’on a laissé le discours public aux égalitaristes, ceux qui vivent de la lutte contre les inégalités en étant eux-mêmes payés par l’Etat (chercheurs, professeurs…) et qu’ils donnent leur justification morale (lutter contre les inégalités) aux étatistes alors que c’est l’étatisme qui enrichit ces égalitaristes.
La France est-elle devenue un enfer fiscal ?
Tout dépend de ce que l’on appelle l’enfer. S’il est équipé de l’air conditionné, on y est peut-être mieux l’hiver quand il fait très froid. Mais avec 55 % du PIB dépensé par la puissance publique, nous sommes partis pour une chute en spirale vers l’enfer de Dante. Cela détruit nos entreprises, réduit la masse taxable, ce qui augmente la charge de ceux qui restent, et ainsi de suite. Les Français oublient que notre pays affiche l’un des taux d’emplois les plus faibles d’Europe.
Nous avons 19 millions d’emplois marchands contre 24 au Royaume-Uni et 26 en Allemagne si on ramène la population allemande aux proportions de la nôtre. A charges publiques égales, la part à supporter par chaque salarié privé français est donc 30 % plus élevée que celle de son homologue en Allemagne.
Bernard Zimmern anime le blog Emploi 2017 ,« Emploi et Croissance : sortir de 30 ans d’échec ».
Donc, 12 ans plus tard Bernard Zimmern faisait le même constat qu’en 2001 !
Les informations qui nous parviennent de cet événement démentiel sont sujettes à caution.
Si j’ai bien compris, le bonhomme prend le train armé jusqu’aux dents, pas loin de quinze kilos de matériel. Cela parait incontestable mais objectivement surprenant.
Son matos est complètement périmé : un pistolet Luger centenaire, une kalachnikov sans doute accompagnée de munitions incompatibles qui s’enraye au premier tir – la police scientifique n’a retrouvé qu’une douille — et un cutter.
Les hommes de l’Etat prétendent qu’il est un intégriste dirigé par une organisation mondiale, lui affirme qu’il n’est qu’un délinquant ordinaire.
A leur version s’oppose le médiocre armement et l’impréparation d’El-Khazzani, à la sienne l’invraisemblance de la découverte de cet arsenal d’opérette dans une valise abandonnée comme il le prétend. Match nul pour les deux, énigme pour nous.
Saurons-nous un jour la vérité ? Rien n’est moins sûr.
Par contre nous pouvons analyser les impacts politiques et sociologiques de cette folie ou, plus modestement, donner notre ressenti.
El-Kazzani est un choriste
Aux ordres d’un Islam intégriste, il apporterait la preuve que nous n’avons pas les moyens humains et matériels pour endiguer ce genre d’attaque, que notre avenir sera donc ponctué de ces tentatives de carnage.
Evidemment, cela légitimerait les lois liberticides déjà en place et celles à venir, pour le plus grand bénéfice de, suivez mon regard : la junte de Bercy.
A contrario l’Islam intégriste, sur ce coup, se décrédibiliserait tant l’incompétence militaire d’El-Khazzani est flagrante. Qu’est-il allé apprendre en Syrie ?
Comment ce fait-il que le monde n’arrive pas à se débarrasser d’une bande de terroristes aussi minables ?
Il est clair que notre Président adhère à l’hypothèse “choriste”. Le voilà obligé de donner à cet évènement une ampleur mondiale.
Pas si facile. Deux points gênants : les fiches dénonçant El-Kazzani comme un dangereux terroriste n’étaient pas suffisamment explicites pour l’empêcher de circuler, ses voyages aux sources syriennes restent une interrogation, cela fait deux grands vides informatifs.
Est-il possible que la police européenne, d’une part établisse des fiches inutiles parce que peu ou mal renseignées, d’autre part — aujourd’hui en possession de ses téléphones et du bonhomme — ne puisse pas résoudre ces interrogations ? Ou, sont-elles sans fondement ?
La précipitation du président Hollande à se mettre sur le devant de la scène pour récompenser ceux qui ont neutralisé El-Khazzani — dont le courage n’est pas à mettre en doute quand bien même ce fou était désarmé du fait de la vétusté ou de l’inadéquation de son matériel de mort – fait peine à voir et l’oblige à nous vendre son hypothèse de terrorisme.
Soit, puisqu’il le dit, donc terrorisme, mais cette affirmation envenime lourdement l’ambiance entre français, marginalise un peu plus les musulmans, fait le bonheur des racistes. Est-ce bien raisonnable ?
El-Khazzani est un soliste
Il s’est procuré son matériel avarié chez des petites crapules belges, marginaux trafiquants de drogue comme lui. Il s’est persuadé qu’il pouvait vraiment cambrioler un train. C’est un peu étonnant, mais les motivations des malfrats ne sont-elles pas toujours étonnantes ?
Cette hypothèse n’est pas imaginable pour notre Président. En effet, elle induit que notre société, pourtant parfaite puisque socialiste, laisserait sur le bord du chemin des hommes dans une telle désespérance qu’ils en arriveraient à imaginer ce type de plan incroyable pour exister.
Déresponsabilisée, désocialisée, désespérée, ostracisée, dévalorisée, ignorée, déconsidérée, la masse des jeunes magrébins chouchoutée par le socialisme serait donc à la dérive, impliquant inévitablement ses protecteurs socialistes.
Peut-on imaginer que face à leurs responsabilités d’hommes, face au respect qu’ils doivent comme chacun de nous aux règles de notre république, traités d’égal à égal et non maternés par les biens pensants socialistes, ils seraient de bons français et non des “à tendance terroriste”… “à se méfier”… à ficher”…. ? Que, traités sans concession, comme devrait l’être chacun de nous, nous pourrions cohabiter normalement ?
Que libres et responsables, dans une société libérale, ils s’accepteraient tels qu’ils seraient, compétents ou incompétents, travailleurs ou fainéants, sans reporter sur les autres leur destin au point d’imaginer possible de cambrioler un train ?
Autant d’hypothèses qui resteront sans réponse.
Choriste ou soliste, je ne sais pas, mais, objectivement, on peut affirmer qu’El Khazzani n’a pas compris la chanson.
Il nous restera de cette affaire la morale suivante.
Trois hommes élevés dans une société libérale dont l’individualisme forcené est journellement dénoncé par notre presse bien pensante : l’Amérique, n’ont pas hésité à sauter à la gorge d’un assassin qu’ils croyaient lourdement armé.
Pendant que, dans le même temps, immergés dans une société socialo-communiste entièrement vouée à la solidarité, vantée journellement par notre presse bien pensante, les employés, probablement cégétistes, de la SNCF s’enfermaient à double tour dans un bureau qu’ils pensaient protecteur pour eux, sans s’occuper des passagers dont ils avaient la responsabilité. CQFD.
Bien cordialement. H. Dumas
Partager la publication "El-Khazzani, soliste ou choriste"
Lire les papiers de Francis Le Poizat sur notre blog me conforte, à chaque article un peu plus dans ma détermination d’obtenir justice de Bercy pour ma spoliation.
Dans le très beau film, la Femme au Tableau, cette femme est pillée par les nazis car juive et riche.
Elle va mettre de longues années à récupérer ses biens.
Le gouvernement autrichien, bénéficiaire au final du vol des nazis, ne veut, contre toute justice, ne rien rendre à notre spoliée.
Ne rien lâcher. Ne jamais baisser les bras. Se battre jusqu’au bout contre Bercy .
Faire comme la Femme au Tableau !
Peu importe que l’on vous dise que vous avez perdu d’avance, qu’on ne peut gagner contre la junte de Bercy.
Peu importe, que ceux qui courbe l’échine vous dise qu’il est plus sage (et plus économique) de vous courber comme eux et d’accepter l’inacceptable.
Que si vous aviez transigé, vous n’auriez pas tout perdu.
C’est vrai, mais je n’ai pas fait ce choix-là.
Voilà, plus ou moins 20 ans, qu’Henri et moi nous combattons l’Hydre fiscale et ses pillages. Cette nouvelle Gorgone se nourrit de ses enfants qu’Elle tue sans aucun état d’âme.
Et elle nous a tués, comme Bercy tue des milliers de français chaque année. Sans bruit, et grâce à sa propagande, dans l’indifférence générale.
Pour rester dans la mythologie grecque,”sans bruit”, c’était avant l’arrivée de Persée. De nos jours ces nouveaux Persée on les appelle « lanceur d’alerte ».
Wikipédia : Le lanceur d’alerte désigne une personne ou un groupe qui estime avoir découvert des éléments qu’il considère comme menaçants pour l’homme, la société, l’économie ou l’environnement et qui de manière désintéressée décide de les porter à la connaissance d’instances officielles, d’associations ou de médias, parfois contre l’avis de sa hiérarchie.
Francis Le Poizat est le type même, selon cette définition, du lanceur d’alerte.
Il ne cherche aucune reconnaissance personnelle et son action est totalement désintéressée.
Il a en plus une particularité sur les autres lanceurs d’alerte, tout au moins en France. Il n’intéresse, pour le moment, aucun média (à part internet).
Comme dirait Malabar : incroyable mais vrai.
Il nous explique, d’une façon objective, et nous dévoile, enfin, la vérité (il l’a vécu pendant plus de 35 ans) sur les contrôles fiscaux et surtout sur leurs fameux redressements et la façon des plus « honnête » dont ils sont « calculés » ?
Il révèle un Scandale d’Etat, l’expression est encore trop faible, car celui-ci touche des centaines de milliers de français depuis des décennies, et aucun média « officiel » (Télés, journaux, radios) ne s’en fait l’écho.
Albert Londres est mort, sans descendance !
Cela n’a plus vraiment d’importance, car nous savons que cela n’est qu’une question de temps, grâce au web, pour que la vérité éclate.
Car elle finit toujours par éclater.
Il faut donc, comme la Femme au Tableau, se battre jusqu’au bout et ne jamais, malgré les défaites, désespérer de la justice.
De la vraie, de la justice civile!
Emmanuel Bolling
Partager la publication "NE RIEN LÂCHER, NE JAMAIS BAISSER LES BRAS!"
Ce billet est dédié à tous ceux qui pensent, en toute bonne foi, vivre en France sous un régime démocratique, ou qui, plus globalement, imaginent que l’Occident vit sous un régime démocratique.
Rappelons que la démocratie suppose des êtres libres de penser et d’agir, dont la seule limite serait de ne pas empiéter sur la liberté des autres.
Ce n’est que dans ces conditions – et exclusivement pour des motifs limités exigeant la force du groupe – que les individus composant un groupe peuvent être amenés à décider par un vote majoritaire de la conduite qui s’imposera à tous.
On comprend que la démocratie est une contrainte dont l’usage impose organisation et éthique morales irréprochables.
Mais, l’exercice de la démocratie parait limitatif aux passionnés de pouvoir. Nul ne sait vraiment, pas même l’histoire, si les dictateurs, éclairés ou pas, sont sincères ou cyniques. S’ils se sont affranchis de la démocratie par souci d’efficacité ou par gout de la violence. Difficile de prétendre que Napoléon, Franco, Pinochet, Staline, Mao ou même Pol pot et Hitler ne souhaitaient pas la réussite ou le bonheur de leur pays, quand bien même pour certains leur échec put être cuisant.
En résumé, la démocratie est un acte difficile, qui ne coule pas de source.
C’est pourquoi les dérapages sont si nombreux.
Au rang de ceux-ci sont les “juntes”, dictatures qualifiant initialement les coups d’état militaires, puis plus généralement l’exercice d’un pouvoir violent par une minorité spécifique.
Les caractéristiques des juntes
Il s’agit d’une minorité qui capte le pouvoir en se proclamant nécessaire au pays, voire indispensable. Cette minorité cherche à éradiquer ceux qu’elle déclare ennemis du pays, à cet effet elle se dote d’une police et d’une justice aux pleins pouvoirs. Toute opposition est dénoncée, stigmatisée, interdite ou ostracisée.
Commence alors une période d’oppression basée sur une excuse morale qui devra être simple, voire simpliste, et vaste au point d’être susceptible d’englober tout un chacun.
Au final, le régime mis en place s’impose à tous, qui le supportent plus ou moins bien sans pouvoir pour autant s’en débarrasser. Il ne tombe que par sa propre incurie ou par une intervention extérieure, chacun tout au long de sa durée espérant l’intégrer et profiter des avantages qu’il procure à ses acteurs et à leurs serviteurs.
Les spécificités de la Junte fiscale au pouvoir en France
Seuls les aveugles ou les naïfs ne perçoivent pas que nos hommes politiques ne sont que des hommes de paille, que notre démocratie n’est que de façade.
Lorsque l’on a compris que nous sommes sous le joug d’une junte, que cette junte c’est Bercy, tout s’éclaire.
Les gesticulations impuissantes de Sarkozy, les déclarations désespérées de Hollande, ne sont pas le fait d’une sombre bêtise mais d’une totale impuissance : ils n’ont aucune parcelle de pouvoir. Ils sont au service de la junte fiscale.
La junte fiscale avance masquée
Le génie de cette junte est de ne pas réclamer les ors du pouvoir, de se contenter de sa réalité pratique, d’échanger les honneurs contre la force, une force d’autant plus terrible qu’elle est occulte.
La junte fiscale dispose d’une excuse morale à toute épreuve
Elle s’affirme capable de réguler la richesse, alors que son but unique est le pillage des plus riches à son seul profit. Cette excuse morale stupide convainc le plus grand nombre. Ceux-là même qui ne pourraient pas l’être par l’idée, pourtant identique, que l’inoculation d’une maladie aux bien-portants apporterait justice et égalité aux malades.
Cette prétention à la capacité d’organiser l’égalité matérielle permet à la junte fiscale de revendiquer la maitrise de l’économie et de son outil indispensable la monnaie.
La junte fiscale a les pleins pouvoirs
La loi est faite par et pour la junte fiscale. Les élus ne sont que poupées de chiffon grassement rémunérées pour servir la junte fiscale. Ils le font, sans qu’aucun ne se révolte.
La justice et la police sont entièrement au service de la junte fiscale. Nul ne peut espérer d’eux quelque justice ou mansuétude que ce soit. Quant au personnel qui sert directement la junte fiscale, il suffit de se référer, sur ce même blog, aux écrits de Francis Le Poizat.
La junte fiscale est délirante et mortifère
Pierre Boncenne nous rappelle, dans “Le paraplue de Simon Leys”, que d’abord Staline de façon brouillonne, puis Mao de façon plus calculée planifiaient leurs exactions. “Mao avait prévu avant les grands mouvements de purge des années 1950 des quotas d’exécutions : il faudra 0,6 % d’exécutions dans les campagnes et 0,8 % dans les villes” (6 millions et 8 millions !!!).
La junte fiscale planifie les siennes. Chaque année, le perroquet politique en poste à Bercy est chargé de nous annoncer la hauteur des redressements fiscaux qui sèmeront mort et désolation économique dans le pays, mais qui assoiront le pouvoir de la junte fiscale.
La encore, Francis Le Poizat décrit très bien comment le petit personnel d’exécution est motivé pour remplir cette ignoble tâche.
La junte fiscale a éradiqué la démocratie, en France et, plus globalement, dans tout l’occident.
Peut-on encore inverser cette usurpation qui nous entraine vers les abimes de l’esclavage ? Retrouver notre liberté et la démocratie ?
Ma réponse est oui. Si nous le voulons c’est possible.
Nous devons nous regrouper, être présents aux prochaines élections présidentielles avec un programme simple : la disparition de Bercy.
Le programme
Pas d’impôt sur le revenu. Pas d’impôt sur le capital, pas de droit de succession. Pas d’impôt sur la propriété privée.
L’impôt exclusivement basé sur la consommation, d’abord parce qu’elle ne doit pas être favorisée par rapport à la constitution du capital, c’est un non sens économique, ensuite parce que la suppression des impôts sur le capital et sur les revenus entrainera une baisse des coûts telle que, in fine, l’impôt sur la consommation sera absorbé sans hausse des prix.
Cette fiscalité sera suffisante pour les frais inhérents aux besoins d’une démocratie régalienne et elle sera particulièrement économe en moyen et en coût de collecte fiscale. Bercy, devenu inutile, pourra être rasé.
La France doit reconstituer ses capitaux privés actuellement anéantis et réduire ses dépenses publiques, deux objectifs contraires aux intérêts de la junte fiscale.
Si vous regardez l’actualité en ayant en tête notre soumission à la junte fiscale, tout devient clair. L’idée de partage ayant du plomb dans l’aile auprès des jeunes générations, c’est l’écologie le nouvel outil de la junte fiscale pour terrasser le capital. Son but unique est l’anéantissement de tout capital privé pour aboutir à notre totale dépendance à son profit.
La junte fiscale doit être combattue et anéantie, c’est une question de vie ou de mort pour notre pays.
Bien cordialement. H. Dumas
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Voilà une catégorie pseudo-scientifique louche, extrêmement louche.
Et pourtant, chaque jour déverse son lot de prédictions. Littérature, émissions de radio et de télévision, presse, résonnent de la cacophonie prédictive.
Peu différents des sorciers ou de la pythie, nos prévisionnistes politiques et sociologiques entrent régulièrement en transe cathodique pour pondre des futurs qui ne se produisent que rarement. Ils ont perdu en intensité populaire en abandonnant la lecture de l’avenir dans les viscères de poulet. Les algorithmes et les statistiques d’où ils puisent leurs prédictions sont moins spectaculaires.
Cette débauche prédictive tient au fait que les hommes, qui en réalité connaissent parfaitement leur futur directement lié aux actions qu’ils engagent dans le présent, veulent croire que celui-ci pourrait se dérouler autrement. Ils tentent ainsi d’évacuer leurs responsabilités face à leurs décisions, dont ils ne veulent pas assumer les conséquences.
L’utilité du prévisionniste est donc de rattacher les conséquences d’actions du présent — dont les auteurs sont parfaitement connus — au hasard, à une explication vaseuse ou à un bouc-émissaire. En clair, d’alimenter la lâcheté des acteurs du présent, de les dédouaner, par le mensonge, de l’avenir corrélatif à leurs actes.
Evidemment, tout cela finit régulièrement en jus de boudin.
Il est aisé d’imaginer une situation mettant en scène ces oracles modernes.
Par exemple, glissons nous dans une réunion au sommet de la Présidence de La République avant l’engagement en Lybie.
Le décideur, Le Président de La République, qui a déjà décidé, pour des raisons qui sont les siennes, d’aller foutre la pâtée à Kadhafi, convoque évidemment les spécialistes des conséquences fututres.
Croyez-vous que l’un de ces oracles, de ces prévisionnistes patentés, lui aura annoncé que sa démarche occasionnerait un chaos ingérable ? Que la disparition de Kadhafi s’accompagnerait d’une explosion de cet Etat qui n’en n’était un que par la terreur, qu’il s’en suivrait des guerres tribales ingérables parce qu’armées de l’arsenal vendu par nous à ce fou de Kadhafi ? Que tout cela laisserait la place à un vide sidéral qui aspirerait des extrémistes délirants et permettrait la mise en place d’un trafic cupide de miséreux souhaitant atteindre l’Europe ? En fait, ce que tout observateur honnête savait pertinemment.
Non bien sûr, ils lui ont vendu après la victoire une démocratie séduisante, une population capable de se prendre en main, des foules se projetant soudain au plus haut de l’organisation sociale dans une démocratie avancée, modèle pour le reste des tyrannies séculaires du moyen orient. Du pipeau quoi. Des mensonges pour effacer la connerie de sa décision qui consistait à se mêler des affaires des autres pour servir son intérêt personnel, sans aucun souci pour les conséquences.
A la réflexion, pourquoi nos prévisionnistes se gêneraient ? Qui leur demande des comptes à la sortie ? Personne. Au contraire, plus leurs prévisions s’avèrent fausses, donc mensongères au départ, plus ils sont consultés. C’est pas beau ça ?
Parlons maintenant de l’ineffable, des prévisionnistes de Bercy.
Parce que, quand même, dans le sordide, le crapuleux, ce sont les plus forts.
Il n’est pas de jour sans qu’ils nous annoncent l’avènement d’un avenir complètement contraire à celui qu’ils provoquent par leurs décisions stupides. Il n’est pas de jour non plus sans que nous puissions constater le mensonge de leurs projections.
Ont-ils pour autant perdu tout leur crédit ? Ont-ils honte de ce fiasco perpétuel ? NON
Voilà bien la preuve que ce qui compte n’est pas la véracité de ce qu’ils prévoient, mais bien l’écran qu’ils créaient pour dissimuler les instigateurs et les profiteurs des décisions stupides qui nous ruinent.
Pourtant, y-a-t-il plus simple que les raisons de notre misère ?
Trop de dépenses publiques, trop de crédits, trop de fonctionnaires, pas assez de respect du capital, de la propriété privée, du travail.
Trop de mensonges, de démagogie, d’irresponsabilité, pas assez de vérité, de pragmatisme, de simplicité.
Trop de corruption, de fainéantise, de malhonnêteté, pas assez de principes, d’intégrité, de sincérité.
Il n’est pas besoin d’être devin pour savoir que de telles conditions ne peuvent qu’aboutir à un échec, une faillite, le chaos et toute la panoplie de ses conséquences, jusqu’à la guerre.
Demande-t-on aux prévisionnistes de la météo de nous affirmer que cet hiver il fera trente degrés tous les jours ? Accepteraient-ils de le faire ?
Alors, comment expliquer qu’à Bercy il est des technocrates de haut niveau qui font semblant de prédire un avenir possible, qu’ils savent totalement irréel, alors qu’ils sont largement plus instruits que nos météorologues ?
Voilà la réponse
Ils s’en foutent. Leurs prévisions n’ont qu’un but, un seul, nous tondre et dissimuler notre tonte en laissant croire qu’elle serait la faute à pas de chance.
Les prévisions économiques de Bercy sont volontairement fausses, leur seul objectif est de dissimuler notre pillage au profit de leurs commanditaires. Je leur propose de cesser de nous gonfler avec leurs faux chiffres, de s’assumer en tant qu’escrocs sociaux.
Ils pourraient, par exemple, se rendre utiles en prévoyant l’avenir dans les viscères de cochon. Ce serait plus spectaculaire et aussi efficace que leurs chiffres falsifiés et cela sauverait peut-être la filière porcine.
Bien cordialement. H. Dumas
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désolé ! un peu de physique nécessaire … rassurez vous les 2 dernières parties seront plus simples
Comprendre l’électricité et sa production
3ème partie – un peu de physique
Un peu de physique que l’on peut « court-circuiter » mais… indispensable si on veut comprendre les bases du courant alternatif, ce que représentent la « puissance active », les « puissances réactives », le « cos(phi) », etc.
Un peu de courage et ça ira tout seul !
1 – Les lois de l’électricité en courant continu
En courant continu, tout est simple. Un seul type de charge, la résistance (R, exprimée en ohms W) et les relations entre la tension U (en volts V), l’intensité électrique I (en ampère A), la résistance R ainsi que la définition de la puissance P (en watts W) sont bien connues :
U=R.I (loi d’Ohm)
P=U.I = R.I2
Le courant circule toujours dans le même sens, du pôle + (cathode) vers le pôle – (anode) selon le sens conventionnel, adopté arbitrairement et qui correspond au sens inverse du déplacement des électrons.Si un courant électrique continu peut engendrer un champ magnétique, celui-ci est constant et donc incapable de générer par induction un courant électrique.Le courant continu peut être produit par les batteries au plomb, les piles électriques, la dynamo, les panneaux photovoltaïques etc.
Figure 2 – Lignes ferroviaires :– Rouge : ligne TGV C. Alternatif 25 kV – Orange : lignes C. Alternatif 25kV– Vert : lignes C. Continu 1500V– Jaune : autres alimentations
Si les premiers réseaux électriques fonctionnaient en courant continu, ils ont été rapidement remplacés par le courant alternatif. A Paris, un réseau en courant continu a subsisté jusqu’en 1965 (et à New York jusqu’en 2007 !)
Cependant, une partie du réseau ferroviaire est encore alimentée en courant continu. Sur les 15687 km de lignes électrifiées, 9968 km sont alimentées en 25 kV alternatif mais 5863 km en courant continu 1500 V. Quelques lignes sont également alimentées en courant continu 800 et 850 volts.
2 – l’induction magnétique
Un courant électrique (c’est-à-dire une charge électrique mobile) engendre un champ magnétique (ou plutôt une induction magnétique).
Figure 1 – Champ magnétique engendré par un courant électrique circulant dans un circuit en forme de spires
De même un flux magnétique variable engendre un courant électrique dans un circuit traversé par ce flux.Ce champ magnétique peut être dû à un aimant permanent (comme dans les dynamos qui équipent les vélos) ou un électroaimant.
Figure 2 – Schéma d’un alternateur
Le rotor est constitué d’un aimant permanent et le stator de 3 circuits électriques. La rotation de l’aimant crée au niveau des circuits un champ magnétique variable (variation sinusoïdale) qui induit pour chaque bobine un courant électrique alternatif de même forme !
Figure 3 – Le transformateur
Il est constitué par deux circuits reliés par une armature ferromagnétique (qui concentre et transporte le champ magnétique engendré par le circuit primaire). Si on applique aux bornes du circuit primaire (constitué par n1 spires) une tension U1, il apparaît aux bornes du circuit secondaire (constitué par n2 spires) une tension U2 telle que :
Si U2 est inférieur à U1, le transformateur est « dévolteur », sinon il est « survolteur ».
Autre application : la plaque de chauffage par induction
Elle est constituée une bobine qui engendre un champ magnétique haute fréquence qui génère dans la casserole des courants induits (dits « courants de Foucault ») qui chauffent par effet joule.
Complément : comment fonctionne l’alternateur ?
Pour comprendre le fonctionnement d’un alternateur il faut se souvenir des notions de base de la trigonométrie.
Considérons le cercle dit « trigonométrique » et un point H qui se déplace sur ce cercle dans le sens « trigonométrique », c’est-à-dire dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, à la vitesse angulaire w (« pulsation »)(teta=wt).La projection de H sur l’axe x (OB) est appelé «cosinus q” et la projection sur l’axe y (OC) « sinus teta”. La tangente est définie par OC/OB.
Lorsque le point H se déplace sur le cercle, la projection C sur l’axe y se déplace d’un mouvement de va-et-vient oscillant qui est représenté graphiquement par une courbe sinusoïdale.
Considérons un aimant (soit permanent soit un électroaimant) en rotation autour un axe et 3 circuits électrique fixes à 120° les uns des autres.
Pour le circuit A, le champ magnétique qu’il subit est égal à la composante sur l’axe y du champ magnétique (constant) généré par le pôle + de l’aimant.En effet selon les lois de Laplace seule la composante du champ perpendiculaire au circuit peut agir.
Cette composante du champ a pour intensité Hy=H.sin(teta) dont la variation suit une loi sinusoïdale et va donc générer dans le circuit A une tension de même forme mais uniquement sur une demi-période. Pour la 2ème demi-période ça sera l’autre pôle (-) qui va induire la tension mais dans le sens opposé (la direction du champ magnétique étant inversée). La tension ainsi générée par la rotation de l’aimant au niveau de la bobine A est donc une sinusoïde complète. Il en sera de même pour les deux autres circuits, générant ainsi 3 tensions alternatives sinusoïdales.
On peut augmenter le nombre d’aimants au niveau du rotor, ce qui permet de réduire la vitesse de rotation du rotor sans changer la fréquence du courant.
Certaines éoliennes utilisent un alternateur (générateur synchrone) dont le rotor est constitué par des aimants permanents de forte aimantation utilisant des terres rares en particulier le néodyme (de l’ordre de 600 kg par éolienne).
3 – Les lois de l’électricité en courant alternatif.
Dans un courant alternatif, la variation de la différence de potentielle est de forme sinusoïdale u=Um.sin(wt)où Um est l’amplitude maximale de la tension, w est la pulsation, w=2(pi)f, f la fréquence et T=1/f la période.En Europe la fréquence est de 50Hz (T=0,2 seconde) et aux USA 60 Hz.
On peut définir une tension et une intensité effectives équivalentes à celles d’un courant continu qui aurait les mêmes propriétés :
La résistance purement ohmique
Avec les courants continus, il n’existe qu’une seule charge possible, la résistance R. En courants alternatifs, la résistance se comporte de la même manière et donne les mêmes lois mais avec les valeurs efficaces de la tension et de l’intensité.
Pour une résistance pure, les variations entre la tension et le courant sont en phase·u=Um.sin(wt)· i=Im.sin(wt)
· U=RI
En courant alternatif, en plus de la résistance apparaissent deux autres types de charges, la bobine de self-induction et le condensateur.
b) La bobine de self-inductionUne bobine de self-induction est constituée par un solénoïde (circuit constitué de spires multiples). En courant continu elle se comporte comme une simple résistance mais en courant alternatif le champ magnétique qu’elle engendre va par auto-induction engendrer un courant induit qui s’oppose au courant primaire.
La loi reliant les valeurs efficaces de la tension U et de l’intensité I fait intervenir un terme équivalent à la résistance (bien qu’il n’y ait pas d’effet Joule) mais dépendant de la fréquence, la réactance d’induction, exprimée en ohm :
Zind = Lw
Plus la fréquence sera élevée et plus la résistance sera grande. La bobine de self induction représente un filtre pour les hautes fréquences.
.
Dans le cas d’une bobine de self-induction pure, les variations du courant sont en retard par rapport aux variations de la tension, le déphasage est de -pi/2· u=Um.sin(wt)· i=Im.sin(wt-pi/2)· U=Lw.I
Le condensateur
En courant continu le condensateur apparaît comme un obstacle, par contre en courant alternatif il se charge et se décharge en permanence. La loi reliant les valeurs efficaces de la tension U et de l’intensité I fait intervenir la réactance de capacité, exprimée en ohm :
Zcapa = 1/Cw
Avec un condensateur les variations du courant sont en avance par rapport aux variations de la tension, le déphasage est de +pi/2·u=Um.sin(wt)· i=Im.sin(wt+pi/2)
· I=Cw.U
.
Pour le condensateur, contrairement à la self, plus la fréquence est petite et plus la résistance est grande (infinie pour le courant continu).
L’impédance
Pour un circuit comportant des résistances, des bobines de self-induction et des condensateurs, on peut définir la notion d’impédance (qui joue le même rôle que la résistance en courant continue) :
U=Z.I
Avec :
L’expression de Z n’est que le résultat de l’application de la relation de Pythagore dans la représentation vectorielle des différentes réactances (un déphasage de ±pi/2 se traduisant par une rotation de ±90°)
Représentation vectorielle de l’impédance, somme vectorielle de la résistance et des réactances.
La présence dans le circuit de bobines de self-induction et de condensateurs entraîne un déphasage j entre la tension et le courant :
u=Um.sin(wt)
i=Im.sin(wt-phi)
Puissance active, réactive et apparente
En courant continu, la puissance est donnée par la relation P=U.I (=R.I2)
En courant alternatif, cette relation donne la puissance apparente (exprimée en VA, volt-ampère) mais qui n’est pas une puissance réelle.
En fait il faut distinguer la vraie puissance, dite « active » (exprimée en watt), c’est-à-dire celle que l’on peut utiliser directement (sous forme d’énergie mécanique, radiative, thermique…) de la puissance réactive (exprimée en var, volt-ampère-réactif). Cette dernière peut être séparée en deux composantes, la puissance réactive inductive, qui est produite lorsqu’il y a création d’énergie électromagnétique et la puissance réactive capacitive, liée à l’énergie électrostatique.
Le rapport entre la puissance active et la puissance réactive est liée à l’angle de déphasage phi par les relations :
Cos phi est appelé le « facteur de puissance ».
La bobine de self-induction crée de la puissance réactive alors que la capacité en absorbe.
On a donc les définitions des différentes puissances :
Puissance apparente : S=UI=ZI2
Puissance active P=UI cos(phi)=RI2
Puissance réactive : Q=UI sin(phi)
Les relations entre ces différentes puissances peuvent être également représentées comme l’impédance par des vecteurs.
Figure 4 – Représentation vectorielle des différentes puissances. L’introduction d’une puissance réactive capacitive diminue la puissance réactive totale :L’angle phi passe de phi1 à phi2 et le cosinus augmente.
S2=P2+Q2
Seule la puissance active est capable de créer du travail, les autres puissances ne peuvent pas, elles ne sont pas réellement des puissances au sens strict.
Mais avoir de la puissance réactive diminue la puissance active disponible, c’est un handicap à la fois pour le consommateur mais aussi pour le producteur. Pour avoir la même puissance active il faudra augmenter l’intensité du réseau pour compenser la puissance réactive (d’où plus de pertes en ligne pour le producteur et une facture plus importante pour le consommateur).
Dès qu’il est nécessaire de créer un champ magnétique (moteur, lampes fluorescentes, four ou plaque à induction etc.) de la puissance réactive apparaît et le cosj diminue et donc le rendement.
Une manière d’augmenter le cos(phi) est d’ajouter des capacités dans le circuit afin de créer de la puissance réactive capacitive qui compense en partie la puissance réactive inductive.
Si on considère un moteur triphasé développant une puissance active de 500 kW et caractérisé par un cos(phi) égal à 0,7.
En l’absence de compensation, le bilan de puissance est le suivant :
Puissance active P : 500 kW (utile)
Puissance réactive Q : 510 kvar (inductif) pour un cos(phi) de 0,7
Puissance apparente S : 714 kVA (délivrée)
Pour une puissance mécanique du moteur égale à 500 kW, le réseau électrique doit assurer la disponibilité d’une puissance apparente de 714 kVA, soit 143% de la puissance active utile.
En introduisant dans le circuit une batterie de condensateurs pouvant fournir une puissance réactive capacitive de 345 kvar, le bilan de puissance devient :· Puissance active P : 500 kW (utile)·Puissance réactive Q du moteur: 510 kvar (inductif)
·Puissance réactive capacitive Qc : 345 kvar (capacitif).
Après compensation le cos(phi) est passé à 0,95, la puissance réactive résultante n’est plus que de 165 kvar, et la puissance apparente S’ (délivrée) est réduite à 526 kVA
Le réseau d’alimentation ne doit plus fournir qu’une puissance apparente égale à 526 kVA, soit 105% de la puissance active utile. La compensation d’énergie réactive a permis de réduire de 26% la puissance à transmettre (et réduire également d’autant la facture pour l’utilisateur !)
En France tant que Q est inférieur à 40% de P, la puissance réactive n’est pas facturée.
Exemples de cos(phi) pour différents appareils
site d’Electrotech-City – Walter DI PILLA
Complément sur le courant triphasé
Les tensions sinusoïdales sont déphasées de pi/3 et 2pi/3 (120 et 240°).·
·
·
Dans un système équilibré les amplitudes sont égales ! Um1=Um2=Um3=U
La tension efficace entre phases est égale à
La tension entre phase et neutre est égale à
En Europe la tension entre phases est de 380/400 volts d’où une tension entre la phase et le neutre de 220/230 volts.
A partir des 3 conducteurs et éventuellement du conducteur « neutre », deux montages sont possibles, le montage en étoile et le montage en triangle :
Montage en étoile
Montage en triangle
La puissance disponible en courant triphasé est égale à
Alimentation d’un récepteur en courant triphasé (montage en étoile)
Dans un transformateur triphasé, le circuit magnétique est commun aux trois phases. Pour le primaire, deux montages sont possibles, en étoile ou en triangle : pour le secondaire un troisième montage est possible, en « zig-zag ».
Transformateur triphasé
Le courant alternatif présente un certain nombre d’avantage que l’on peut résumer ainsi :
Le transport d’une même puissance électrique en triphasé (sans neutre) nécessite une section de câbles conducteurs deux fois plus faible qu’en monophasé.
L’économie qui en découle sur le coût de réalisation des lignes est notable.
Les courants triphasés peuvent produire des champs magnétiques tournants en répartissant d’une manière spécifique les bobinages sur un rotor. Or les machines électriques qui produisent et utilisent ces courants fonctionnent de manière optimale en régime triphasé.
Une distribution de l’électricité en courant triphasé avec fil de neutre permet de proposer pour un même réseau deux tensions d’utilisation différentes :
soit entre une phase et le neutre : par exemple 230 V en Europe
soit entre deux phases : par exemple 400 V en Europe
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Quelles mesures pour débloquer la situation ? Le point de vue d’un pro.
Par Daniel Sauvaitre.
Cet été, sécheresse, canicule, cours bas à la production pour la viande et le lait ont mis l’agriculture à la une et les agriculteurs dans la rue.
Les éleveurs ont ainsi dit leur exaspération envers les normes, les contrôles et les prix bas qu’ils subissent. Ils ont fait savoir au gouvernement, à la grande distribution et à la population toute entière qu’une partie grandissante d’entre eux n’arrive plus à joindre les deux bouts et court tout droit à la faillite.
Blocages de routes et blocus contre certains commerces ont permis un très large écho à leur action revendicatrice dans tous les médias.
Après un peu de retard à l’allumage, le gouvernement a annoncé à coups de millions illusoires un plan de soutien à leur filière en crise avant d’enjoindre les clients des éleveurs à payer plus cher lait et viande.
Les turbulences très vives un peu partout en France ont aussi été l’occasion d’un grand débat sur les causes et les responsables de cette situation.
La question est maintenant de savoir si les diagnostics opérés, les arguments développés dans les journaux et à la télévision par toutes les parties prenantes éclairent utilement la voie à suivre pour installer de meilleurs équilibres économiques et un revenu satisfaisant pour les éleveurs.
Pour vivre au quotidien une situation très similaire en tant qu’arboriculteur et viticulteur, mais aussi comme représentant des organisations de producteurs de pommes, de poires et d’autres fruits et légumes, je n’en suis pas vraiment sûr.
Les messages perçus lors des manifestations ou issus de nombre de déclarations dans les médias font état de prix d’achat en dessous du prix de revient que subissent les éleveurs de la part de leurs coopératives, de négociants, d’abattoirs et de la grande distribution. Ces derniers bien entendu sont dénoncés pour tirer exagérément les prix vers le bas et faire de bonnes marges sur le dos des producteurs. La concurrence déloyale au sein de l’Europe est aussi très vivement dénoncée, tout comme l’empilement de normes franco-françaises. Et pour finir, c’est la politique agricole commune trop libérale qui est désignée comme le modèle à remettre en cause au plus vite.
L’argumentation semble assez largement convenir aux médias et à certains politiques raccords avec l’opinion publique qui en profitent eux aussi pour dénoncer un modèle productiviste à bout de souffle et montrer que le salut passe par le bio et les circuits courts.
François Guillaume, ancien président de la FNSEA devenu ministre de l’Agriculture en 1986 et aujourd’hui membre de Debout la République a même repris la plume dans Le Figaro pour proposer le retour des prix garantis et des quotas. Si la description qu’il fait du quotidien kafkaïen d’un agriculteur est poignante de vérité, c’est bien à un grand bond en arrière kolkhozien qu’il nous invite pour nous affranchir de ce qu’il considère être les horreurs du libre échange. Chacun y va gaiement de son simplisme pavé de bonnes intentions qui nous conduirait pourtant tout droit vers l’enfer.
Au risque de l’impopularité et de choquer les âmes sensibles, je crois utile de rappeler brutalement quelques fondamentaux qui ne transparaissent pas vraiment dans cette information délivrée en boucle au public ces jours-ci.
Le paysan est un entrepreneur libre
Un paysan est en entrepreneur libre et responsable, informé de l’environnement légal et réglementaire qui encadre son activité. Il est conscient de la concurrence et des conditions de l’accès au marché pour ce qu’il se propose de produire. Il est seul avec ses assurances et son patrimoine face à ses créanciers en cas de difficulté. Rien ne lui est garanti, ni les récoltes, ni les primes, ni les clients pas plus que les prix de vente ou la stabilité des règles et des termes de la concurrence. Et pour le consommateur final auquel il destine ce qu’il produit, à tout instant il doit avoir en tête le célèbre constat implacable de Coluche formulé ainsi : « quand on pense qu’il suffirait que les gens arrêtent d’en acheter pour que ça ne se vende plus ».
Le fameux prix de revient dont on parle beaucoup ces jours ci est évidemment une donnée extrêmement importante qui permet de savoir pour l’entrepreneur à partir de quand il gagne ou perd de l’argent. Chaque paysan a le sien, toujours différent de celui d’un autre. Le marché s’en soucie comme d’une guigne pour la fixation du prix de l’échange qui découle de la confrontation de l’offre et la demande et de l’accord entre les parties.
Qu’il résulte du règlement qui lui est fait par sa coopérative ou par un négociant privé, le producteur est responsable de son prix de vente. Accepter de confier sa production à un opérateur sans savoir à quel prix elle lui sera payée est évidemment aussi de sa seule responsabilité.
Bien heureusement, personne n’est obligé de faire ce métier très risqué qui relève, comme beaucoup d’autres, à la fois du casino et de la roulette russe tant les paramètres influant sur le résultat sont nombreux et difficiles à maîtriser. Je pense même qu’il faudrait faire signer une décharge à ceux qui s’aventurent au-delà de la limite de sécurité communément admissible par le commun des mortels pour s’assurer qu’ils sont en pleine possession de leurs facultés intellectuelles et lucides sur les dangers qu’ils encourent.
Aussi lourd que cela soit à porter, revendiquer et être conscient de sa responsabilité et de sa liberté sont les premières des conditions à remplir pour chercher à mieux maîtriser son destin économique et influer positivement sur le cours des choses. S’afficher comme victime relève alors de la tactique et de la ruse pour obtenir de l’aide. Rien de plus.
À mon sens, dans la crise que subissent les éleveurs, il faut distinguer ce qui est structurel et largement indépendant de leur volonté de ce qui est nettement plus conjoncturel et où ils sont clairement à la manœuvre et partie prenante.
L’activité de l’éleveur s’exerce en France, dans un pays qui, au-delà des règles européennes communes, se donne les siennes propres. Salaire minimum, droit du travail, droits sociaux, normes sanitaires et environnementales, obligations administratives, encadrement du partage des terres et de la taille des exploitations, impôts et taxations divers, autant de paramètres qui sont déterminants pour la compétitivité de l’éleveur vis-à-vis de ses concurrents européens et mondiaux. Quelle que soit la performance technique et organisationnelle de l’éleveur, l’impact de ces critères externes est décisif dans le jeu concurrentiel auquel il participe.
Il se trouve malheureusement pour l’éleveur comme pour de nombreux entrepreneurs d’autres secteurs de l’activité économique que la France a fait ses choix politiques sans tenir compte des impacts négatifs sur sa compétitivité comparativement à celle de ses concurrents. Pourtant les marchés sont de plus en plus ouverts en Europe, mais aussi dans le monde.
L’inadaptation française
Parfaitement démocratique, la France, comme la Grèce, est seule responsable de ses choix inadaptés et de leurs implications. L’intérêt des manifestations bruyantes de ces dernières semaines par les éleveurs est bien entendu de relier quelques effets douloureux et méconnus des causes du peuple validées par les urnes.
« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » disait Bossuet. À cette aune, même la fille aînée de l’église n’a pas fini de se faire moquer d’elle. Attachée à ses dogmes sociétaux et à ses tabous normatifs, la France n’en finit pas degeindre et d’accuser les autres nations de ne pas avoir fait les mêmes choix qu’elle. Pays des droits de l’homme, elle se croit toujours le phare du monde. Mais d’ici peu il y aura beaucoup de place de la cave au grenier devenus vides des productions qui jadis les encombraient.
Il est saisissant de voir la réaction du ministre de l’Agriculture face à la crise. Là où on aimerait qu’il ait un plan pour redonner aux producteurs une compétitivité comparable à celle dont bénéficient ceux d’outre Rhin, il esquive ses responsabilités sur ce terrain politique miné par la sacralisation corporatiste de tous les immobilismes.
Non sans talent de diversion politique, comme les éleveurs en détresse il pointe assez cyniquement du doigt les acheteurs. Il les invite à faire un effort pour payer plus cher. Et c’est ainsi que l’on assiste médusé au soutien par un ministre de la République d’une entente sur un prix du cochon à 1,40 euro. Je suppose que Bruno Lasserre, le président sourcilleux de l’Autorité de la concurrence, est en vacances loin de l’hexagone. En tout cas, il est étonnamment muet. Dans le même temps où les procès pour entente pleuvent dans le monde agricole avec de très lourdes amendes à la clef, Stéphane Le Foll conspue le refus du respect de l’entente. De la pure gesticulation qui perpétue le mensonge criminel de lapossibilité légale d’un prix minimum garanti. Et c’est le même ministre qui par la main de fer d’un préfet interdit aussi à la ferme des mille vaches d’en avoir plus de cinq cents quand elles se multiplient à plus de mille hors de nos frontières.
Voilà comment le gouvernement œuvre au quotidien à la perte de compétitivité de la France et à la réduction de la production qui en découle tout en faisant croire le contraire en simulant un soutien aux éleveurs par le verbe. L’agriculture n’a pas l’apanage de cetteduplicité. Il n’y a pas que dans le cochon que l’art consommé de la communication s’est substitué à l’action pour le gouvernement. Bien d’autres domaines en pâtissent.
Je note quand même qu’au fil des jours, c’est bien cette revendication pertinente d’une plus grande compétitivité de la France qui est ciblée par la profession. Et c’est bien là l’action structurelle déterminante qui doit être conduite politiquement pour inverser la tendance, si tant est que cela soit vraiment souhaité. À défaut, l’élevage aussi diminuera en France.
Le cadre structurel actuel n’étant malheureusement pas promis à bouger rapidement, que peut-il être amélioré du côté du conjoncturel ?
Comment se démarquer
Baisse de la consommation de viande, hausse de la production en Allemagne et en Espagne, embargo russe ont conduit à une surproduction poussant à proposer des prix de plus en plus bas pour vendre. Puisqu’il est impossible de stocker et de garder les bêtes au-delà de la qualité et du poids requis une fois ceux-ci obtenus.
La baisse des cours en dessous du seuil de rentabilité fait disparaître les exploitations les plus fragiles. L’offre finit par diminuer et les prix remontent, jusqu’à la prochaine surproduction suscitée par la rentabilité retrouvée de ceux qui ont pu résister. En dehors d’événements exceptionnels comme un embargo ou une épidémie, la régulation de l’offre et de la demande se fait sans grands à-coups. Mais il y a toujours des événements exceptionnels et des concurrents incités à produire par des prix qui pour d’autres ne sont déjà plus suffisants.
Dès lors qu’un producteur entre sur un marché de matière première banalisée, d’une qualité standardisée et où les origines comptent peu, la compétition se fait sur le prix. Seuls les plus performants s’en tirent. Et nous avons vu qu’une excellente technicité et productivité peuvent ne pas suffire face à des conditions structurelles de coût plus performantes. Les éleveurs français sont donc à la peine.
Dès lors, tout producteur doit chercher à se différencier pour entraîner une préférence positive pour son produit. Cela commence par l’identification de l’origine France qui, associée à une bonne qualité, permet de susciter un réflexe patriotique qui se valorise d’une partie de la différence de compétitivité manquante. Cela se poursuit par les labels, les marques, les qualités spécifiques et originales, la contractualisation avec des distributeurs qui eux aussi sont à la recherche de différentiation pour leur commerce. Tout ce qui permet de débanaliser et de créer de la valeur reconnue par le client est à rechercher. Dans un monde ouvert et dans un pays qui a fait le choix de normes plus exigeantes que dans d’autres pays producteurs, seule une originalité et un lien particulier tissé avec les distributeurs et les consommateurs peuvent compenser le handicap du coût de production.
Toutes les niches sont à explorer. Et elles le sont déjà amplement. Vente directe au consommateur à la ferme, magasins de producteurs, label bio, label rouge, marketing de marques fleurissent dans la campagne et sur les étals. Nombre de producteurs se prennent en main. Et il reste encore beaucoup à faire et à innover dans ces domaines.
Pour autant les standards européens et mondiaux progressent sans cesse et la part en volume des quantités produites soumises à ces concurrences reste de loin la plus importante. Il parait alors complètement inconcevable que la France renonce à se rendre compétitive et abandonne progressivement à d’autres une part de plus en plus élevée de sa production.
Je le répète, la légitimité du combat professionnel porte essentiellement sur ces questions organisationnelles nationales. Je suis beaucoup moins convaincu dès lors que la colère s’adresse aux concurrents ou aux clients. S’ils enfreignent la loi, c’est aux pouvoirs publics d’agir. Mais si ce n’est pas le cas, c’est un très mauvais signal qui est adressé à ceux dont on revendique par ailleurs la coopération ou dont le pays est notre client pour d’autres productions. Le résultat à moyen terme risque de s’avérer contre-productif par rapport à ce qui était escompté. Les industriels, les distributeurs, pas plus que les producteurs n’aiment agir durablement sous la menace ou la contrainte de leurs fournisseurs.
Finalement c’est la Cooperl, la coopérative qui appartient à ses 2500 producteurs et qui commercialise 70% de la production de porcs en France qui a sifflé la fin de la mascarade du prix de 1,40 euros fixé dans le bureau du ministre et devenu le prix plancher du marché au cadran de Plérin. En demandant le retour du marché libre et en pointant vers le ministre de l’Agriculture la responsabilité de l’absence de compétitivité de la France, la vérité de la situation apparaît enfin au grand jour.
Demander à la Cooperl de payer les cochons de ses coopérateurs 1,40 euros le kilo alors que la coopérative est incapable de répercuter son coût d’achat auprès de ses clients conduit nécessairement à lui faire assumer des pertes. Pertes qui retomberont au final sur les coopérateurs puisque ce sont eux qui ont la responsabilité financière de la coopérative. Difficile de faire plus illusoire comme promesse à un producteur.
Chercher à s’élever dans les airs en se tirant par les cheveux ne fonctionne que dans la tête du ministre malheureusement. Inviter la Cooperl à revenir enchérir au marché au cadran au prix fixé à l’avance de 1,40 euros a quelque chose de surréaliste et d’imbécile qui ne rassure pas sur la rationalité en haut lieu.
On peut au passage se demander si la défense d’un prix franco-français par la coopération des producteurs et des distributeurs en adéquation avec l’origine France est compatible avec un marché au cadran dont les transactions représentent moins de 20% du marché. La contractualisation de gré à gré en dehors de la « transparence » du cadran permettrait de mieux segmenter les prix en fonction des débouchés en France et à l’exportation.
La question s’est posée pour la tomate. Mais l’esprit d’Alexis Gourvennec planait encore trop fort pour que le débat technique puisse avoir lieu sereinement. Rien n’a bougé depuis. Pourtant cette « transparence » dès lors qu’elle ne concerne qu’une petite partie des transactions peut donner lieu à des manipulations à l’opposé de l’effet recherché. Peut-être la déflagration de ces derniers jours permettra-t-elle de retravailler cette question essentielle pour des cotations différenciées selon les marchés. Avec pour objectif de valoriser collectivement l’origine France auprès des clients français pour compenser en partie les surcoûts qui doivent y être assumés.
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Dans le cadre d’un élevage de cochon, de sa transformation en saucisse, de sa mise sur le marché et enfin de sa découpe en fines tranches à partager entre amis au tour d’un verre de rouge local, sur ma terrasse d’été ou au “Bistrot du marin” à Saint Martin de Ré, a-t-on besoin d’un seul fonctionnaire ?
Objectivement non.
Et pourtant, cette opération simple, que le marché peut parfaitement mettre en œuvre librement pour le plus grand profit de chaque intervenant, se trouve engluée par le coût prohibitif de frais bureaucratiques annexes, pour la plus grande part générés par une armée de fonctionnaires.
Par ailleurs aujourd’hui, pour chaque chose il est possible de calculer l’empreinte carbone, dont Wikipédia nous dit : “L’empreinte carbone est un indicateur et un mode d’évaluation environnementale qui comptabilise la pression exercée par les hommes envers les ressources naturelles et les « services écologiques » fournis par la nature.”
Je propose, pour chaque acte économique, de calculer son empreinte bureaucratique. Ce serait : ” un indicateur et un mode d’évaluation bureaucratique qui comptabiliserait la pression exercée par les fonctionnaires envers l’activité économique que les hommes ont naturellement entre eux.”
Ne me faites pas dire que tous les fonctionnaires sont inutiles et nuisibles.
Pas plus qu’il n’est raisonnable d’imaginer une empreinte carbone nulle hors l’acceptation de la suppression de l’humanité, il n’est envisageable d’imaginer une société à empreinte bureaucratique nulle hors l’acceptation d’une totale désorganisation sociale.
Mais, de la même façon qu’il est vital pour la planète de maîtriser notre empreinte carbone, il est vital pour l’économie de maîtriser notre empreinte bureaucratique.
L’empreinte bureaucratique est liée aux fonctionnaires dont je propose la définition suivante : “opérateur organisationnel nécessaire, non créateur de richesse, générateur d’un surcoût direct ou indirect “.
Les économistes mathématiciens sont parfaitement capables de nous fournir les paramètres et les algorithmes qui nous permettrons, pour chaque action, de calculer son empreinte bureaucratique. Le calcul de l’empreinte bureaucratique prendra inévitablement en compte le coût des fonctionnaires intervenant et la durée de leurs interventions. Une fois cette empreinte calculée pour chaque chose, viendra le temps de sa maîtrise.
Il est aisé de comprendre que lorsque cette empreinte sera quantifiée, les décideurs politiques pourront, en toute connaissance de cause, intervenir pour la maîtriser comme ils le font pour l’empreinte carbone, et cela à l’échelle mondiale. Imaginez le soulagement général que cela sera…..
Prenons un exemple tout bête
A la sortie de la dernière guerre, la France se reconstruisait avec énergie. C’était l’époque du plein emploi, nul n’était laissé sur le bord de la route, les emplois privés étaient payés le double, voire le triple, des mêmes emplois publics.
Pour être tout à fait clair, un ingénieur dans une entreprise de BTP gagnait alors deux fois le salaire d’un directeur des services techniques d’une collectivité locale. Cependant, le poste du directeur des services techniques devait être pourvu. Pour compenser cette différence de salaire, la collectivité publique offrait ce qu’elle avait, c’est-à-dire sa stabilité temporelle se concrétisant par un emploi et un salaire à vie, une retraite garantie. Ceci compensant cela, le compte était bon.
Puis, pour des raisons globalement énigmatiques, pour lesquelles chacun croit avoir une explication, la situation s’est inversée. Le salaire du directeur des services techniques est devenu le double de celui d’un ingénieur de base d’une entreprise de BTP. Or, l’avantage offert à l’époque au fonctionnaire, pour compenser le différentiel qui était alors à son désavantage, lui est resté acquis.
Globalement, dans toutes les branches, le statut particulier du fonctionnaire tirait sa légitimité de salaires inférieurs à ceux du secteur privé. Cette situation s’est partout inversée. Malgré cela, tous les fonctionnaires ont conservé leur statut, qui ne se justifie plus économiquement, dont le poids pèse anormalement sur l’économie du pays.
Nul doute que si l’empreinte bureaucratique avait été calculée, son suivi aurait permis de prendre rapidement conscience de cette anomalie et donc d’y remédier ou, du moins, de mettre le sujet sur la table sans attendre cinquante ans.
Conclusion
Je crois que la prise de conscience par l’homme de son impact sur l’environnement aboutirait à un obscurantisme collectif sans les calculs de l’empreinte carbone qui permettent de définir et de quantifier les sources du mal. La protection de l’environnement devient une science, un consensus mondial peut être envisagé à son sujet, nous le devons au calcul de l’empreinte carbone.
Ne doutons pas que le calcul de l’empreinte bureaucratique aura les mêmes effets. La prise de conscience de l’impact destructeur d’une bureaucratie excessive est acquise. Ne souhaitons pas qu’elle reste une simple polémique que chacune des parties se jette à la figure plus ou moins violemment.
Transformons, par le calcul de l’empreinte bureaucratique, la régulation de la bureaucratie, de la fonction publique, en une science qui s’imposera à tous, mondialement.
Qui ne le souhaiterait pas ? Personne et surtout pas les fonctionnaires qui ont tout à gagner de voir leur réalité acquise et chiffrée.
Bien cordialement. H. Dumas
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Il y a de plus en plus d’exilés fiscaux, et c’est une bonne nouvelle !
Certes, l’expression « exil fiscal » ne décrit pas exactement la réalité, puisque parmi les gens qui partent, tous ne sont pas riches. Mais ces forces vives ou retraitées qui ont choisi d’habiter Genève, Bruxelles, Luxembourg ou Londres sont autant de votes avec leurs pieds de Français qui n’en peuvent plus de la façon dont notre pays fonctionne, et qui refusent de couler avec lui, parce qu’ils en ont les moyens financiers, intellectuels ou psychologiques.
Un enseignement pour la « droite » française : la social-démocratie de droite n’a pas marché. Les départs ont commencé à s’accélérer sous Fillon, vous savez, celui qui a tenté d’élever le mur de Berlin fiscal qui cerne la France, en créant l’exit tax. Quand on crée une taxe sur le patrimoine de ceux qui partent, les départs ne ralentissent pas, au contraire. Autre fait à noter : les migrants et autres réfugiés, quand ils le peuvent, s’installent en Allemagne ou surtout en Angleterre. Il faut croire que eux aussi ne croient pas plus que cela aux vertus de la sociale-démocratie à la française.
Que peut-faire le gouvernement ? D’ailleurs, devrait-il faire quelque chose ? S’il considère qu’à long terme, les départs de jeunes, d’étudiants, d’entrepreneurs ou de grosses fortunes fait peser sur le pays le même risque que le départ des Huguenots, alors le pouvoir devrait agir. De plus, on peut aussi ajouter qu’on ne peut pas faire vivre un pays uniquement avec des professions réglementées, des fonctionnaires, des chômeurs, des capitalistes de connivence ou des retraités. Il faut aussi tous ceux qui, par leur énergie, créent de la richesse.
Mais le plan du gouvernement est à la fois simple et compliqué : il s’agit de démentir l’idée que les impôts ne peuvent qu’augmenter puisque la France, en déficit chronique, ne prélève pas assez de richesse pour faire fonctionner ses services publics et financer le social, ou alors dépense trop, et mettre fin à l’idée ancrée que l’instabilité juridique et fiscale ne cessera jamais. Autrement dit, il faudrait qu’Emmanuel Macron parvienne à convaincre ses collègues Valls, Eckert et Sapin que la France aurait à gagner en préférant le programme du Parti Libéral Démocrate à celui du Parti Socialiste. Bon courage à lui !
En attendant, dans un pays qui refuse de voir la réalité, le vote avec les pieds des exilés fiscaux est la meilleure réponse possible face à un État hors de contrôle.
Alors il y aurait de plus en plus de Français qui s’exileraient à l’étranger ? De plus en plus de jeunes. De l’exil fiscal. Olivier Faure, un député PS qui ne manque pas d’imagination,1, souhaite appliquer à ces expatriés le régime qu’Obama applique aux siens, soit un rattrapage de la différence entre les impôts réellement payés et ceux qu’on « aurait dû » payer dans son pays.
Ce député jette l’opprobre sur ces Français, les suspectant immédiatement d’exil fiscal, les accusant de se soustraire à l’« effort commun ». L’effort commun, c’est bien sûr, quand un député ne paye pas d’impôt sur son « indemnité de fonction » (qui représente plus de 1400 euros) ; l’effort commun, c’est encore quand un député ne paie pas les mêmes cotisations sociales que les autres Français : là où l’artisan paie 15% de ses revenus, le salarié en paie 21% et le député … 0,5%. Dans le même esprit de solidarité, Michèle Delaunay, disait récemment qu’il est populiste de contester l’impôt. Unesolidarité tellement évidente quand on parle de léguer à l’État ses 5,2 millions d’euros de patrimoine(sans doute gagnés à la sueur de son front). Ces socialistes sont impayables.
Rattraper la différence d’impôts est totalement illogique, mais c’est ce que fait l’administration américaine : considérant que l’argent est « dû », le fisc demande aux contribuables de payer la différence, eux qui n’ont dans leur pays d’origine, ni emprunté les routes, ni utilisé l’école pour leurs enfants, ni demandé le ramassage de leurs poubelles. Pourquoi diable aller leur demander de contribuer à « l’effort commun » ?
Ce genre de décision est d’un autre âge : ces politiques ne réalisent pas que les enfants d’aujourd’hui ne seront pas « d’un pays » mais « du monde » : que l’étudiant d’aujourd’hui va partir rapidement à l’étranger pour ses études, et ne reviendra peut-être pas de si tôt. On n’est plus citoyen d’un pays mais citoyen du monde, pour reprendre l’image d’épinal chère aux écologistes de tout poil. Mais c’est une idée intolérable à des politiques comme Barack Obama ou François Hollande, qui veulent coûte que coûte rattraper les citoyens qui veulent voir du pays.
Manuel Valls a d’ailleurs commandé récemment un rapport intitulé Retour en France des Français de l’étranger, qui lui a été remis mi-juillet. Le Premier ministre voulait savoir ce qui pourrait faire obstacle au retour de ces « chers » Français, et tout faire pour les ramener dans le giron de leur mère patrie ; et du fisc, mais ce n’est évidemment pas dans le rapport. Et puis ce n’est pas non plus présenté ainsi. Il est plutôt écrit que « le retour en France ne doit pas être un frein à la mobilité internationale ». On aura tout vu ! Faire comme si on se préoccupait de laisser partir les Français confortablement en pensant à leurs bonnes conditions de retour, au moment où l’obsession générale est de faire revenir ces méchants exilés fiscaux.
Le rapport est intéressant à plus d’un titre : il liste tous les obstacles rencontrés par les expatriés qui souhaiteraient rentrer au bercail. Scolarité des enfants, assurance maladie, retraite, impôts … Finalement, tous les problèmes qu’ils rencontrent ont un rapport direct avec l’État, qui va tout mettre en œuvre pour faire revenir des personnes parties réussir ailleurs. Et attention : en «recommandant fortement » aux Français qui veulent partir, de s’affilier avant leur départ à des organismes d’État qui pourront assurer la continuité des prélèvements fiscaux jusque dans les coins les plus reculés du monde.
Dans le domaine de l’assurance maladie, par exemple, la situation des expatriés de retour est un peu comparable à celle d’un étranger en France et on découvre des informations bien curieuses. On apprend ainsi, que lorsque l’expatrié était dans un pays sans convention avec la France, il a été radié de la Sécurité sociale et a dû prendre une assurance maladie privée. Et de retour en France, il a toutes les peines du monde à se faire reconnaître comme assuré, l’administration ayant besoin d’un peu de temps pour rassembler toutes les pièces nécessaires aux vérifications d’identité. Curieuse inertie quand on connaît la célérité de cette même administration quand il s’agit de rattraper ceux qui veulent la quitter pour s’assurer… dans le privé !
De plus, il faut justifier de 3 mois de séjour en France pour avoir droit à la moindre prestation sociale. Mais ces Français de retour n’ont pas de justificatif de domicile puisqu’ils viennent d’arriver. Ils ne peuvent donc même pas prétendre à la CMU ! Mais le rapport leur propose une solution, l’aide humanitaire :
« Afin de répondre au cas par cas à ces situations, la CNAMTS accorde à titre dérogatoire le bénéfice de la CMU aux assurés revenant sur le territoire français dès le premier jour de leur résidence en France, moyennant un engagement de résidence de plus de trois mois sur le territoire (…) En outre, les assurés français qui ne bénéficieraient à leur retour en France de couverture maladie à aucun autre titre pourraient également être pris en charge dans le cadre du dispositif de l’aide médicale d’État (AME) dite «humanitaire», sur décision individuelle et ministérielle.
Ces réponses ad hoc mises en place pour répondre aux situations particulièrement difficiles que connaissent certains assurés de retour en France paraissent satisfaisantes ».
N’est-ce pas ?
Mais il faut aussi inscrire les enfants à l’école. Ce qui est soumis à la présentation d’un justificatif de domicile. Or dans la plupart des cas, les expatriés ont vendu leur logement avant leur départ et de retour, sont hébergés chez des proches. Le domicile n’est donc pas définitif. Cela pose des problèmes lorsqu’il faut inscrire les enfants à l’école … proche du domicile ! Et de plus, les enfants devenus totalement bilingues seraient sans doute plus à leur place dans des classes bilingues. Las ! On sait ce qu’il est advenu de ces classes d’élèves trop favorisés ! Mais pas de panique :
« Un système de labellisation des établissements capables d’offrir des enseignements avancés en langues sur le territoire national pourrait être envisagé ».
Schizophrénie française ! On veut que les expatriés reviennent en assurant qu’on fera tout pour améliorer leur retour … tout en ayant déjà tout arrangé pour le leur compliquer ! Détricotage perpétuel de ce gouvernement qui nous a habitués à faire un pas dans un sens et trois pas dans l’autre. Tout cela ne donne en effet guère envie de revenir.
Mais l’erreur la plus flagrante est d’avoir imaginé un seul instant que ces Français sont partis par facilité et qu’ils rentreront parce que ce sera plus simple de revenir. Ce n’est pas du tout cela : on part pour diverses raisons, la facilité n’en est jamais une, car il est extrêmement complexe de quitter son pays, sa famille, ses amis, éventuellement son travail, et de se fabriquer une nouvelle vie sociale ailleurs. Et si on ne revient pas plus vite, ce n’est pas non plus parce que c’est compliqué : on revient parce qu’on n’a pas le choix, parce que le contrat professionnel est terminé, parce que ça ne s’est pas bien passé, pour un tas de raisons qui n’ont rien à voir avec la facilité.
Encore une fois, l’analyse de la situation n’apportera aucune solution car, encore une fois, les causes ont été mal identifiées, et les solutions apportées, avec leur lot de nouveaux fonctionnaires encore une fois ne résoudront rien2
Ce qu’il faut comprendre c’est qu’aujourd’hui et plus encore demain, on ne dépendra plus de son pays d’origine puisqu’on sera amené à se déplacer. Dépendre de la Sécurité sociale quand on habite à l’étranger n’a pas plus de sens que payer des impôts dans un pays où on ne vit pas ! Ce protectionnisme fiscal et assurantiel ne répond plus aux exigences du XXIème siècle. Chaque être humain doit pouvoir voyager et vivre où bon lui semble, avec dans son bagage sa propre assuranceet de quoi payer des impôts là où il travaille et où il utilise les services de l’État.
De même, comment envisager de calculer la retraite de chaque Français parti à l’étranger, parfois dans plusieurs pays, alors qu’on en est encore à mutualiser les cotisations : la capitalisation est l’unique solution à envisager pour que chaque personne mette de côté un pécule pour elle-même, quel que soit l’endroit du monde où elle ira. Mais non : en France, on préfère se lancer dans de savants calculs pour répartir « équitablement » toutes ces économies.
« Faire en sorte que le retour en France ne soit pas un frein à la mobilité internationale » : que Manuel Valls ne s’inquiète pas, son administration bien lourde, bien chère, bien nourrie est certes une catastrophe, mais n’est pas le frein principal au retour en France. S’il souhaite vraiment favoriser la mobilité internationale, qu’il laisse les Français s’assurer individuellement, qu’il relâche l’emprise de l’État sur eux.
En revanche, avec des « je n’aime pas les riches », des « voyous » lancés aux expatriés par Olivier Faure et même des « nantis » ou « fraudeurs » lancés par les employés de l’Assurance maladie aux Français de retour3, on a bien compris qu’en France, il ne fait pas bon essayer de réussir.
« j’ai beaucoup de mal à comprendre que l’on se dise à la fois fier d’être Français et qu’en même temps on ne soit pas fier de participer à l’effort commun »↩
Voir page 77 du rapport quelques-unes des propositions de solutions laissant penser qu’il va falloir recruter du personnel : « renforcer l’offre de Pôle emploi sur l’accompagnement au retour d’expatriation, en formant quelques conseillers Pôle emploi par agence aux problématiques de réinsertion professionnelle après une expatriation, développer et diffuser, en lien avec les acteurs de la mobilité internationale en France et à l’étranger, une boîte à outils de l’insertion professionnelle, identifier l’ensemble des facteurs susceptibles de complexifier le traitement des dossiers des assurés de retour de l’étranger au sein des CPAM, confier à la CNAF le versement des prestations familiales des fonctionnaires détachés, améliorer la transmission des dossiers des contribuables entre le service des non-résidents et le service des impôts du lieu du nouveau domicile, permettre que les périodes d’interruption de travail postérieures au 1er janvier 2014 indemnisées par la CFE au titre des risques maladie maternité invalidité et accidents du travail maladie professionnelle soient reportées au compte CNAV des assurés…» ↩
« Les retours d’expérience des Français de l’étranger rentrés en France insistent sur le mauvais accueil réservé par les personnels des services administratifs, qui peuvent (…) porter un regard sans nuance sur la situation des expatriés, considérés à tort comme des nantis ou des fraudeurs.» ↩
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Philippe Nemo et Pascal Salin sont deux intelligences cristallines.
Le premier a commis, entre autre, un livre-essai : “Qu’est-ce que l’Occident ?”, stupéfiant de clarté, de simplicité et de savoir. Accessible pour moi, donc pour tous.
Edité une première fois en Octobre 2004, l’ouvrage a été réédité en Juillet 2013, il a fait l’objet d’un nouveau tirage en Mars 2015. Toutes affaires cessantes, allez le commander sur Amazon, ou chez votre libraire préféré qui, probablement, ne l’aura pas en stock. Non seulement ce livre n’a pas pris une ride, mais il a rajeuni avec le temps.
Philippe Nemo prend pour hypothèse que le droit romain, qui a inventé et codifié la propriété privée, a de facto créé la notion d’individu car, pour lui, l’avoir crée l’être. J’adhère à cette hypothèse.
L’individu, ainsi contenu en son avoir, serait une spécificité du monde occidental et expliquerait la formidable machine à progrès que celui-ci a été ces derniers siècles. Machine unique sur la planète. J’adhère aussi à cette deuxième hypothèse.
Je suis effectivement conquis par l’idée, ici historiquement démontrée, que le respect de l’individu et donc de sa propriété sont les clefs du progrès et de la richesse d’une société.
Sous réserve, évidemment, que la liberté accompagne cette posture et fasse en sorte qu’à aucun moment la possession puisse être le résultat de la force et non de la capacité. L’avoir pour définir l’être ne doit pas être issu d’un pillage mais de la compétence.
Soyons honnête, le livre est plus complexe que mon résumé, des considérations sociaux-religieuses sont développées, celles-ci ne me convainquent pas, ou pas totalement, mais peu importe elles ne changent pas, pour moi, la brillance de l’hypothèse de base.
L’urbanisme actuel en France est une application parfaite de cette pensée.
Au sortir de la dernière guerre, l’urbanisme était pratiquement libre. Celui qui possédait un terrain et les fonds nécessaires construisait ce qu’il voulait.
La liberté et la propriété privée étaient en ce domaine respectées. Ce fut les années fastes de l’urbanisme, de la construction.
La contrepartie gênante était une utilisation un peu désordonnée de l’espace qui compliquait les dessertes en tout genre, que les politiques commençaient à promettre, alors que précédemment chacun en faisait son affaire.
Vint un moment, vers les années 1970, où de lumineuses intelligences imaginèrent de contraindre l’acte constructif, donc de limiter le droit de propriété, pour éviter une explosion spatiale qu’ils pensaient ne pas savoir gérer.
Initialement, cette contrainte était disons raisonnable, supportable.
C’était l’époque des plans d’urbanisme portés par les énarques giscardiens.
Laissées encore relativement libres, la propriété privée et les individualités qui la composaient ont porté gaillardement l’économie du bâtiment, au point de voir nos entrepreneurs parmi les numéros mondiaux majeurs de cette activité.
A partir des années 1980, les choses ont commencé à se gâter.
Une inversion s’est opérée. La propriété des sols est devenue un bien pratiquement collectif. Les opérateurs, des sociétés d’économie mixte, étaient entièrement entre les mains de la collectivité. L’individu a été exclu, d’abord du foncier, puis, plus tard, carrément de l’acte constructif. Jusque, aujourd’hui, au choix même du lieu et de la forme de son habitat privé ou professionnel.
En 2016, les PLU (Plan locaux d’Urbanisme) sont une usine à gaz où chaque mètre carré a une fonction définie qui ne correspond à rien dans le présent et à moins que rien pour l’avenir des cités qu’ils écrasent de leur bêtise.
Les architectes conseils sont autant de freins à l’énergie et à l’enthousiasme qui sont les fondements de l’acte constructif.
L’activité de la construction est anéantie, ruinée, sans qu’il puisse paraître un avantage déterminant à ces mortelles contraintes.
Cela engendre une surévaluation de l’existant qui pénalise gravement les jeunes français qui ne peuvent plus, raisonnablement, accéder à la propriété personnelle ou professionnelle, alors même que les progrès techniques permettraient de leur bâtir des choses formidables pour des coûts probablement dérisoires.
L’urbanisme est une victime de la collectivisation.
Il serait aisé de décrire toutes les tares liées à ce constat, connivence, réseaux, passe-droits, corruption, surcoût, erreurs constantes d’objectifs et de résultats, etc…
Conclusion
S’il est un domaine ou l’association de l’être et de l’avoir est la seule solution possible pour engendrer richesses et progrès, sans lesquels il ne peut y avoir d’épanouissement, c’est bien l’urbanisme, tant les sommes en jeu et les responsabilités à assumer ne peuvent être diluées dans un magma collectif sans aboutir à l’échec absolu.
Or nous y sommes. L’urbanisme et la construction se meurent du non respect en ces matières de la propriété privée et de la liberté des individus.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’avenir ne laisse pas prévoir une amélioration à ce sujet. SCOT et PLU font vivre une armée d’andouilles qui ne sont pas prêts de lâcher l’os et une autre armée de politiques qui ne sont pas prêts, eux non plus, à abandonner le pouvoir qu’ils croient posséder à travers ces outils de casse des libertés individuelles.
Et pourtant, les PLU et autres finesses urbanistiques contraignant la propriété privée et les libertés individuelles sont totalement contraires à notre constitution, à la déclaration des droits de l’homme. Mais qui s’en soucie ? Pas les Tribunaux Administratifs en tout cas, qui gèrent, comme pour le reste, mal, la justice en ce domaine.
Bien cordialement. H. Dumas
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Manitas de Plata, chantre de la musique gitane et du flamenco, s’est éteint à 93 ans dans une maison de retraite du Midi, où après avoir avoir vendu des millions de disques, ce flambeur et artiste de génie a fini ses jours ruiné.
Le virtuose qui avait perdu toute autonomie avait été placé par sa famille en maison de retraite en août dernier. “Mon père est mort de vieillesse entouré de sa famille“, a dit à l’AFP sa fille Françoise, qui était aussi sa tutrice.
Le guitariste gitan, de son vrai nom Ricardo Baliardo, était né le 7 août 1921 à Sète dans la roulotte familiale. Son père était marchand de chevaux. Mais c’est son oncle qui le poussa vers la musique et lui trouva son pseudonyme: Manitas de Plata, littéralement “petites mains d’argent” en espagnol, mais plutôt “doigts de fée”.
Successeur de Django Reinhardt, Manitas de Plata, qui signait avec des lettres bâtons, y ajoutant les dernières années une espièglerie, un S transformé en dollar, s’est produit sur les scènes mondiales les plus prestigieuses. Il a triomphé (14 fois) au Carnegie Hall de New York, en décembre 1965. “Mon meilleur souvenir”, a-t-il toujours affirmé. Il a aussi illuminé le Royal Albert Hall de Londres. “Il y avait eu quatre fois sept mille personnes”, s’amusait-il.
Tout est parti des pèlerinages aux Sainte-Maries de la mer, le rassemblement des gitans en Camargue au début des années 1960. Longtemps il ne voulut rien, mais le photographe Lucien Clergue finit par le convaincre d’aller jouer à New York alors que les Américains avaient traversé l’Atlantique pour l’enregistrer.
Instants magiques
Son dernier concert remontait à 2010, à l’ouverture de la Feria des vendanges à Nîmes. Il était alors accompagné d’une trentaine de guitaristes.
Depuis, assis dans son fauteuil, pantalon noir et chemise rouge, il ne jouait plus. “Je suis malade“, lançait-il d’emblée à tous ses visiteurs, le regard triste dans ses yeux céruléens. Mais parfois l’envie était trop forte. Aussi il prenait sa guitare et devant quelques privilégiés, il laissait courir ses doigts engourdis par les rhumatismes sur les cordes.
Manitas de Plata, volontiers flambeur, qui draguait au volant de sa Rolls, a reconnu 13 enfants et faisait vivre toute sa tribu (femmes, enfants, oncles, neveux) soit quelque 80 personnes. Il a laissé 80 disques enregistrés et 93 millions d’albums vendus à travers le monde.
Mais il ne lui restait rien. Lui qui fut l’ami de Pablo Picasso, qu’il appelait “papa”, de Salvador Dali ou encore de Jean Cocteau, a fini sa vie dans le capharnaüm d’un minuscule studio à La Grande Motte(Hérault) face à la mer, entouré d’une foultitude d’objets, dont sept guitares ou un disque d’or cassé. Il n’était toutefois jamais seul car une… jeune femme s’occupait de lui. La dernière, Nathalie.
“Il vivait à La Grande Motte depuis plusieurs années. il avait ses habitudes sur les terrasses du Front de Mer mais on le voyait s’affaiblir”, a commenté le maire UMP de la ville, Stephan Rossignol, affirmant que “les Grand-Mottois” étaient “tristes aujourd’hui” de la disparition d’une “légende”, “du plus grand guitariste gitan de tous les temps, l’un des plus grands artistes du XXe siècle”.
“J’ai joué avec le coeur et j’ai toujours vécu au jour le jour“, avait confié à l’AFP Manitas lors de son 90e anniversaire, en tirant sur sa cigarette. Et de réitérer sa définition de la passion, cette fois limitée, dans l’ordre, “à la musique et aux femmes”.
il avouait alors n’avoir jamais économisé et quelques soucis avec le fisc. A 90 ans, ilcontinuait à payer son redressement fiscal.
Il assurait pourtant n’avoir pas de regret. Ou juste un seul: “Après moi, il n’y a personne en France. Je suis inquiet pour la musique gitane”.
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L’acteur, décédé le 10 juillet, a mené pendant une décennie une bataille juridique contre le Trésor public. En cause, des revenus évalués à un demi-million d’euros en 2002 et 2003 et non déclarés à l’administration.
Il avait réussi à garder ce combat secret jusqu’au bout. Omar Sharif, décédé le 10 juillet à l’âge de 83 ans, se battait contre le fisc français depuis une dizaine d’années, révèle ce lundiBFM Business. Le Trésor public accusait l’acteur de ne pas avoir déclaré ses sources de revenus français en 2002 et en 2003.
À cette époque, Omar Sharif exerce son activité professionnelle en France et séjourne à Paris au Royal Monceau, dans le VIIIe arrondissement. Ses revenus pour cette période sont alors évalués aux alentours d’un demi-million d’euros. L’acteur a en effet touché 273.600 euros pourMonsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran de François Dupeyron, 35.819 euros pour la série Les Mythes urbains, et enfin 137.204 euros pour une collaboration à Tiercé magazine.
Un redressement fiscal en 2005
Puisqu’il tire alors l’essentiel de ses revenus de ses activités françaises, Omar Sharif est considéré, pour cette période, comme un résident fiscal français. L’affaire se complique lorsque l’administration découvre que l’acteur possède un compte en Suisse auprès de la banque UBS. Il lui aurait servi à entretenir un second compte français déclaré, ouvert au CIC. L’acteur aurait alors viré de Suisse en France près de 521.289 euros. Le Trésor public décide donc de l’imposer sur cette somme et lui notifie, en 2005, un redressement fiscal.
Omar Sharif se défend. Il affirme être résident fiscal égyptien et vivre dans l’appartement cairote de son fils. Une explication jugée insuffisante par le fisc français, qui estime d’ailleurs que l’acteur a eu une «intention délibérée d’éluder l’impôt». Le Trésor public lui impose donc une pénalité de 40% pour mauvaise foi. En première instance, les juges l’exemptent de cette pénalité, avant de la rétablir en appel. Le dernier épisode de cette affaire s’est déroulé au printemps dernier. Le Conseil d’État avait alors rejeté le pourvoi de l’acteur.
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Cette modeste contribution est dédiée à Claude Reichman, à son travail et à son engagement pour la liberté de choix de notre couverture de santé, de l’organisation de notre retraite, aussi pour l’éradication qu’il souhaite des voyous qui font semblant de gérer ce secteur alors qu’ils le pillent.
L’histoire est la suivante.
En 2005, mon épouse a été nommée gérante d’une société nous appartenant. Après réflexion de quelques jours, considérant que son travail de mère – nous avions encore une fille à la maison – ne lui laissait pas la liberté nécessaire à cette mission, elle la refusa.
De ce fait, elle ne fit aucun acte de gestion au titre de gérante de cette société. Elle ne prit jamais cette fonction.
Il se trouve que, débordés par le flot des paperasses liées à la gestion d’une entreprise française et dans le même temps tabassés à mort par le fisc, nous avions la tête ailleurs. C’est pourquoi, nous n’avons informé le RSI du refus de la gérance par mon épouse et de sa non-activité à ce sujet que quelques mois plus tard.
Voilà t’y pas que le fumeux RSI se met alors en tête d’imposer une cotisation patronale à cette gérante que ne fut pas mon épouse. Cotisation couvrant la période partant de sa nomination refusée jusqu’à notre courrier informant le RSI de son refus. Rouge de confusion, ému jusqu’aux larmes, sitôt informé de la méprise j’écrivis au RSI pour expliquer la situation, dont la complexité me paraissait objectivement basique.
J’avais cru comprendre que, pour le RSI, peu importe les déclarations seule compte la situation factuelle.
Par exemple, vous créez une entreprise, vous ne la déclarez pas, peu importe, vous devez les cotisations, c’est la réalité qui compte, pas la déclaration.
Fort de cette religion, enseignée et pratiquée par le RSI lui-même, j’imaginais qu’inversement, si vous aviez malencontreusement déclaré une activité qui n’existait pas dans la réalité, la dite réalité s’imposait et vous ne deviez aucune cotisation.
Vous me suivez.
Je crois que l’on peut se mettre d’accord sur au moins une chose, un principe est fait pour s’appliquer et non pour s’interpréter à la demande.
Et bien non.
Le RSI peut prendre en compte la réalité et non la déclaration dans un cas et, au contraire, la déclaration et pas la réalité dans un autre, sous réserve que dans les deux cas il en résulte pour lui une cotisation.
Vous saisissez la finesse de cet organisme.
Comme vous je me suis dit, ce que le RSI tarde à comprendre de cette situation, le TASS (Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale) va le lui expliquer rapidement.
Et bien encore non.
Le TASS trouve tout à fait normal que l’on puisse, selon les besoins de la cause, asseoir une cotisation tantôt sur la réalité, tantôt sur la déclaration. Sous réserve évidement que l’on s’appelle le RSI et que l’on soit un escroc agissant pour le bien public.
Voilà comment le mouvement perpétuel de la fausse dette pour fausse cotisation se met en route, comment il est impossible de l’arrêter.
Ouvert comme une huitre à marais basse, le fringant RSI se met dans l’idée d’extorquer à mon épouse cette cotisation indue, ne correspondant à aucune activité.
Tel l’âne têtu, de notre côté nous ne voyons pas pourquoi mon épouse aurait à payer une cotisation pour une activité qu’elle n’a pas pratiquée.
Déçu, encore une fois, par le TASS, cette justice d’exception, nous imaginons en appeler à l’intelligence pour résoudre ce dilemme, oui mais de qui ? Laquelle ?
Finalement, nous ne faisons rien, nous laissons courir.
De 2005, nous arrivons à 2015, puis à ce matin.
Au courrier cet amour de message.
Vous avez lu ?
Tout en finesse. Pas vulgaire. Genre bisounours.
Nous avons répondu ceci :
“Bonjour Maître,
Vous ne pouvez pas ignorer que du fait d’un harcèlement des services fiscaux nous sommes dans le plus parfait dénuement.
Vous épargneriez votre peine et la plainte que nous déposerions si vous renoncez à défoncer la porte de la maison que nous occupons qui ne nous appartient pas, pas plus que les meubles qui sont à l’intérieur.
Sans compter que la somme que vous chercher à recouvrir est, bien que validée par le TASS, complètement illégitime.
Dans tous les cas les moyens que vous évoquez dans votre courrier du 4/8 sont totalement disproportionnés.
Mes seuls revenus sont une retraite de 250€ mensuels, il va falloir vous contenter de la quotité disponible sur cette somme.
Enfin sachez que dans le cadre de mes droits à la preuve toute intervention à mon domicile sera filmée.
Respectueusement. Michele Dumas”
La suite au prochain numéro.
Bien cordialement. H. Dumas
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D’après les Échos, l’exil fiscal s’accélère chez les hauts revenus. Mais pour Jean-Yves Archer, le plus préoccupant est l’exil des jeunes diplômés. 28% d’entre eux envisagent leur avenir professionnel à l’étranger.
Jean-Yves Archer est économiste. Il dirige le cabinet Archer et anime le think tank de recherche économique Archer 58 research. Il est diplômé de l’ENA (promotion de 1985) et titulaire d’un doctorat en économie à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. En savoir plus sur son site.
Le pic de l’exil n’est pas encore atteint
Depuis des années des parlementaires, tels que Charles de Courson, Philippe Marini ou Alain Lambert et Jean Arthuis tout autant que Jérôme Cahuzac (lorsqu’il était dans l’opposition, en charge de la présidence de la commission des Finances de l’Assemblée Nationale) ont tenté d’obtenir des chiffres exacts quant à l’impact de l’exil fiscal sur nos finances publiques.
Bien souvent, les réponses ont été parcellaires voire lacunaires au grand dam des élus communistes que sont le sénateur Pierre Laurent et le vif député André Chassaigne toujours préoccupés par l’ISF et les «riches».
Des derniers chiffres connus, il ressort que l’année 2011 a été charnière ce qui montre que la pression fiscale accrue de la dernière année du mandat de Nicolas Sarkozy a eu un effet immédiat: tant sur le nombre d’expatriations que sur le plan électoral. Certains regretteront donc que la Ministre du Budget d’alors n’ait pas versé un avis politique argumenté au cœur du dossier technique qu’elle devait traiter. Vaste sujet.
Un point de repère est acquis: l’année 2013 a vu 3744 expatriations en provenance de contribuables dotés d’un revenu fiscal de référence excédant 100.000 Euros. Soit une augmentation de 40% par rapport à l’année 2012. Les Français ont donc l’épiderme sensible en matière fiscale comme l’a appris à ses dépens le toujours surprenant Pierre Moscovici dont le socle de certitudes a clairement du mal à être validé par les lois de l’économie. Mais, hic et nunc, doit-on encore parler de certitudes? Triste sujet.
Si la moyenne des revenus des expatriés fiscaux s’élève à 265.832 Euros par an, les assujettis à l’Impôt de Solidarité sur la Fortune qui quittent notre pays ( environ 750 par an ) détiennent un patrimoine moyen de plus de 6 millions d’Euros.
En matière d’ISF, les chiffres avancés sur le rendement de cet impôt sont à prendre avec précaution. Depuis la crise de 2008 il y a eu une accélération comparative des prix de l’immobilier ( valeur refuge ) dans les grandes villes et surtout à Paris. A partir du moment où le prix moyen du mètre carré est au-delà de 7000 Euros, bien des ménages se sont trouvés redevables de l’ISF du fait de la valeur de leur seule résidence principale, par-delà l’abattement lié à celle-ci.
Dès lors, au plan d’ensemble, le départ de grandes fortunes est difficile à retracer sauf à prendre ses sources dans le registre de la vie des affaires. Qui ne se souvient de la tentation belge du Président Bernard Arnault? Qui ne voit où résident les familles Darty, Zacharias ( ex-Vinci ), Defforey ( Carrefour ) Wertheimer ( Chanel ), etc ou nos grands sportifs avec une mention particulière aux joueurs de tennis?
Tout ceci relève de calculs individuels qui ont leur degré de légitimité et de légalité – parfois ondulante – qui sont éloignés de la logique de personnalités comme Pierre-Emmanuel Taittinger qui s’estiment redevables face à la nation qui les ont vues s’épanouir pendant tant d’années. La France me coûte mais je dois à la France aurait pu être une maxime, déjà du temps de La Rochefoucauld.
Le Président Kennedy avait déclaré pour sa part qu’il fallait cesser de se demander ce que son pays pouvait faire pour soi et au contraire se demander ce que l’on pouvait faire pour lui. Sur un plan fiscal, voilà une interrogation digne de réflexions posées. Grand et beau sujet.
Sur le plan humain, on ne peut que constater que le pic de l’exil des jeunes n’est pas atteint.
Patrick a réussi une école de commerce, il a 26 ans: voici près de deux ans qu’il travaille dans la finance à New-York.
Clara a terminé un master de sociologie, elle a 24 ans: voici près d’un an qu’elle travaille pour une association humanitaire au Chili.
Hadj a lutté pour parvenir au statut d’ingénieur: venu d’un quartier sensible du nord de Montreuil, il est désormais installé en Australie dans le secteur de la construction.
Jean-Michel a décroché au plan scolaire: plutôt que de continuer la «galère «en France, il a rejoint Shanghai et trouvé une place dans une entreprise de commerce textile.
Quatre exemples pris parmi des milliers qui dessinent les quatre côtés de ce carré complexe que l’on nomme expatriation et parfois, de manière plus connoté, exil.
Une phrase court dans le pays comme une rumeur: «Si vous avez de l’argent et de l’âge, partez pour Bruxelles. Si vous êtes entreprenant et jeune, partez pour Londres». De fait, la rumeur a bien un fondement statistique. Laissons ceux qui pensent que l’herbe est nécessairement plus verte dans le pré d’à-côté alors que la réalité est – heureusement – dotée d’une capillarité plus fine comme vont le démontrer les futurs succès de l’Ecole 42 de Xavier Niel et l’incubateur de start-up de la halle Freycinet. Notre France est loin d’être inerte. Même si le propos du tonique Philippe Bourguignon ( Ex-Pdt du Club Med et d’Accor ) demeure terriblement fondé: «les entrepreneurs français doivent être encore plus forts que les autres tellement il y a de contraintes «. ( BFMtv 11 mai 2013 ).
Notre Nation est confrontée à une sortie du territoire d’un potentiel Antoine Riboud ou Claude Bébéar des années 2030. Ce sont autant d’emplois nationaux évaporés pour demain.
La première des grilles d’analyses relève de la sphère économique. Notre pays a incontestablement une difficulté avec sa jeunesse. Même celle qui est bien formée et adaptée à tel ou tel profil de poste doit accepter de passer par la case des stages puis la case répétitive des CDD avant de pouvoir se poser sur l’échiquier de la vie professionnelle dans l’espoir d’enfin démarrer une carrière. Ce temps de latence entre la sortie du système éducatif et le moment où l’emploi semble stable est une période vécue comme longue et difficile pour les jeunes. Comment reprocher l’expatriation face à une société dont les entreprises ne vous accueillent parfois que du bout des lèvres?
Parallèlement, certains pays proposent des situations pécuniairement plus intéressantes. Cela étant, il faut regarder les cas à la loupe. En effet, déjà Keynes écrivait sur «l’illusion du salaire nominal», et bien des financiers français de Londres conviennent que si les rémunérations sont supérieures, la vie quotidienne est plus coûteuse, à commencer par l’incontournable prix du logement. Le vrai raisonnement consiste à établir l’indice de parité du pouvoir d’achat.
Toujours au plan économique, la spécialisation internationale entraîne désormais un brassage des cerveaux. De la même manière que les Etats-Unis savent attirer des informaticiens indiens de haute volée, ils savent proposer à nos jeunes entrepreneurs en biotechnologies des conditions remarquables. La France propose parfois un emploi, là où d’autres pays façonnent une carrière. Tel est le défi.
Envie de travailler tout de suite et d’être reconnu ( tentation de l’hubris ), perspectives d’évolution professionnelle, optimisation fiscale comparée sont les trois grandes clefs explicatives de l’exil des jeunes.
Exil qui peut par conséquent s’expliquer mais ne justifiera jamais d’oser gommer le «poids des morts et des savants qui ont fait la France» pour reprendre les termes de l’historien Pierre Chaunu.
Selon le Ministère des Affaires étrangères, près de 285.000 français âgés de 25 à 35 ans seraient résidents étrangers. Par ailleurs, il faut noter la tendance: selon le baromètre Ifop-Deloitte, 28% des jeunes diplômés envisagent leur avenir professionnel à l’étranger contre 13% en 2012.
Cette grille d’analyse économique est pertinente mais trop réductrice car il faut la croiser avec trois autres éléments: liberté et envie de découverte, esprit pionnier, fierté d’appartenance.
Quand on vient de passer la borne de ses vingt ans, on ne peut concevoir la vie comme un parcours balisé voire fléché à l’excès. Fort heureusement, on détient une part de rêve et une envie de découverte. A l’heure de l’avion, le Brésil est à la France ce que Morlaix était à Paris il y a cent ans. Qu’il s’agisse d’un brillant diplômé ou d’un jeune issu de la diversité scarifié par les discriminations, comment ne pas comprendre que la soif de découverte est un ressort du jeune adulte?
En addition de ce ressort de l’esprit de découverte, il y a aussi l’esprit pionnier. Certains se voient en Sylvain Tesson, d’autres en golden boy de Wall Street. Peu importe. Ils ne se voient pas au 37ème étage d’une tour à La Défense à émettre des rapports et à lire les aléas budgétaires auxquels sont confrontés notre pays.
Dernier point qui doit être évoqué, c’est précisément la notion de fierté d’appartenance. De nombreuses entreprises semblent attractives pour les jeunes: des classements sont régulièrement établis et sacrent ainsi L’Oréal, AXA, Danone, Nestlé, etc. Les pays n’échappent pas à cet énoncé de préférences. Or, pour des raisons multiples, la France a souvent décroché dans le cœur de bien des jeunes. Si un pays vous fait positivement vibrer, on ne le quitte pas pour un taux marginal d’imposition légèrement plus élevé. En revanche, un pays atteint de sinistrose et atteint d’un rapport difficile à l’Autre ( le vivre ensemble ) ne saurait être attractif. Oui, notre Nation a devant elle le défi de redevenir séduisante pour sa jeunesse: tout n’est pas question d’économie mais de rupture avec une identité froissée.
«La vie n’est pas ce que tu crois. C’est une eau que les jeunes gens laissent couler sans le savoir, entre leurs doigts ouverts. Ferme des mains, ferme des mains, vite. Retiens-là. Tu verras, cela deviendra une petite chose dure et simple qu’on grignote, assis au soleil». Jean Anouilh, Antigone.
La jeunesse actuelle est mûre plus tôt qu’autrefois et sait promptement apprendre à fermer les mains. L’eau de la vie est une notion qu’elle visualise mieux que ces aînés mais il est clair qu’elle veut vivre bien souvent sous d’autres rayons du soleil que ceux que la France propose. France de l’Hexagone comme France ultramarine où les taux de chômage sont alarmants.
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Vraiment, il n’y a pas à tortiller : il y a vraiment des cadors en charge de la communication dans ce gouvernement ! Alors que la colère fiscale continue de monter inexorablement et que (il faut bien le dire), aucune espèce de bidouille hollandiste ne pourra facilement en venir à bout, les annonces et autres fanfaronnades de Bercy redoublent dans la presse.
J’avais d’ailleurs noté dans un précédent billet les déclarations effarantes de Cazeneuve, dit Bernie Les Bons Budgets, qui admonestait les gentils moutontribuables en dénonçant leur trop grande propension à râler devant la ponction juste, redistributive et très très citoyenne qu’il leur impose actuellement pour tenter d’équilibrer les finances d’un pays dont tout indique qu’il trottine à sa catastrophe. Dans une tempête de poncifs déchirants de bêtise, le ministre un peu désemparé s’en est pris aux méchants qui détruisent Les Radars Qui Sauvent Des Vies, aux vilains racistes et autres bananophiles déjantés qui, dans une méchanceté vraiment poujadiste, se liguent tous contre l’impôt, le tout en rappelant que ronchonner ainsi est fondamentalement anti-démocratique, anti-républicain, anti-vivrensemble, anti-état, donc, super-mal :
« Le légitime débat sur le niveau des prélèvements obligatoires ne doit pas effacer un principe fondamental : celui du consentement à l’impôt, qui est consubstantiel à la République. »
Devant ce genre de saillies, on se demande un peu quel lumineux cabinétard a bien pu pousser Bernie à prendre la parole pour sortir ce chapelets d’âneries bien-pensantes ; remuer le couteau taxatoire dans la plaie fiscale française en serinant à qui veut l’entendre que le tabassage auquel on assiste est « consubstantiel à la République », c’est assurément un fin calcul de communicant qui ne va pas du tout exciter les contribuables à l’approche de Noël.
Et le plus fort, c’est que la contre-performance communicationnelle de Bernie entre admirablement bien en collision avec les petits couinements d’aise de la porte-parlote du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem qui, pendant que le soutier du budget tance vertement le Français ronchon, se permet d’étaler une joie franchement déplacée de l’état fiscal catastrophique du pays : s’appuyant sur un rapport de l’INSEE qui semblerait découvrir une baisse des inégalités en France, l’aimable prétexte-parité nous sort ainsi :
« Le consentement à l’impôt (…) se renforce chaque fois que l’impôt est juste. »
Mais bien sûr. Du reste, si on remplace « impôt » par « euthanasie », ça marche admirablement bien et ce n’est pas un hasard, ça procède du même type de raisonnement. Le plus intéressant, dans les roucoulades mièvres de la ministre, n’est d’ailleurs pas son plaidoyer ridicule pour un impôt juste (s’il l’était, je crois que Cazeneuve n’aurait pas à rouspéter dans les colonnes du Monde) mais dans la façon dont elle interprète l’étude de l’INSEE. Ainsi, elle constate qu’avant la redistribution fiscale et citoyenne en 2012, le niveau de vie moyen des 20% les plus riches était 7.6 fois supérieur à celui des 20% les plus pauvres, alors qu’après, joie et sourire lumineux sur le visage de la porte-parole, youpi, le rapport n’est plus que de 4 ! Magie du socialisme qui transforme les riches en pauvres et les pauvres en pas riches.
Ce que la brave Najat s’empresse de ne surtout pas évoquer, c’est que les chiffres de 2011 montraient que le rapport passait de 7.4 à 3.9. Autrement dit, en 2011, les écarts entre riches et pauvres étaient plus faibles. Pauvre, pauvre Najat qui ne sait pas lire les études de l’INSEE et qui en déduit niaisement au « retour de la solidarité fiscale en France » alors que, bien tristement, cette étude montre exactement le contraire. En réalité, ce genre d’études, bricolage statistique assez peu significatif, forme comme souvent le lit des joueurs de pipeau que Najat n’est certainement pas la dernière à occuper.
Si l’on s’en tenait aux seuls borborygmes ministériels, on pourrait se dire que tout ceci s’apparente simplement aux habituels mouvements de manche des clowns qui nous gouvernent. Enlevez-les, le spectacle s’arrête et plus personne ne veauterait pour eux. Cependant, il faut comprendre un peu la dynamique dans laquelle s’inscrivent ces déclarations.
En effet, si seul le Camp du Bien actuellement au pouvoir rouspétait sur l’antipatriotisme primaire des mécontents de l’impôt, il n’y aurait guère matière à réflexion. Cependant, il ne faut pas longtemps pour découvrir que dans l’autre camp, on tient exactement le même discours ! Oui, vous avez bien lu : un type comme Luc Chatel, que certains présentaient comme libéral — rires appuyés dans toute la salle — n’a ainsi rien trouvé de mieux à déclarer que, je cite :
« Il faut arrêter de taper de manière sournoise, j’allais dire bête et méchante, sur le principe même de l’impôt. »
Et pourquoi donc ? Parce que l’impôt, subitement, serait devenu désirable ? Parce que le consentement à l’impôt, pour ces gens qui, justement, n’en payent pas, veut dire « Absence de couinement sous la pression », le peuple devrait « arrêter de taper sur le principe même » ? Décidément, comme on le voit, ce fameux consentement est, bien plus que l’antiracisme de synthèse au goût banane, un thème fédérateur chez tous les élus. Mieux encore : il suffit d’écumer la presse pour découvrir que depuis quelques semaines, un petit crin-crin lancinant s’est installé à différents postes des institutions de l’État, dans les administrations, les cabinets, les ministères et l’Assemblée. Ainsi, voilà Bercy qui fanfaronne sur le nombre soit-disant conséquent de régularisations de dossiers : oyez, oyez, les brebis fiscalement égarées reviennent chez le bon pasteur qui saura s’occuper d’elles !
L’idée consiste à faire croire qu’un nombre énorme de contribuables, pris de remords ou trop anxieux de se faire attraper par des services fiscaux d’une redoutable efficacité, se rendrait pieds et poings liés devant le centre des impôts le plus proche pour y chercher rédemption et arrangement fiscal amiable avant les terribles foudres prévues dans quelques semaines. Le but est double : cela permet d’une part de montrer à tous les autres fraudeurs pas encore convaincus qu’ils ne perdent rien pour attendre, et d’autre part – et c’est encore plus important – de convaincre les créditeurs de l’État français (fort nombreux) que la capacité de Bercy à lever des impôts et les ramener dans les caisses n’est en rien amoindrie.
Et lever des impôts, dans ces conditions, devient plus difficile, plus délicat. Or, si jamais le Consentement à l’impôt des Français venait à s’émousser de façon trop visible et trop durable, la crédibilité même de Bercy, et par voie de conséquence, de tous ces fiers larrons s’effondrerait avec la disparition du crédit qui va avec.
Ce à quoi l’on assiste ici, c’est le début d’affolement d’une classe politique.
La gauche, ainsi, n’a absolument aucune idée d’où elle va et n’a qu’un seul outil dans la boîte de François, une pelle qui a déjà bien trop creusé. Et la droite, qui n’a aucun projet depuis des lustres, en est réduite à tenir le même discours.
Mais ces gens qui s’étonnent de la grogne ont oublié quelque chose d’essentiel : quoi qu’il arrive, d’où qu’ils puissent parler, c’est le peuple, et certainement pas eux, qui décide quand trop c’est trop. C’est ce peuple, et pas eux, qui définit, par son usage, sa tempérance, son calme et sa docilité, les termes précis de son consentement. C’est ce peuple, et pas eux, qui décide si sont une bonne chose ou pas les radars, l’écotaxe ou les privilèges que certains s’étaient octroyés et croyaient gravés dans le marbre.
Et lorsque la démocratie est en panne, lorsque le gouvernement refuse d’entendre le désaccord qui monte, lorsqu’il n’y a plus, justement, de consentement à l’impôt, les actions violentes, au contraire des pétitions, méprisées, ou des manifestations, dispersées dans le gaz, sont finalement tout ce qui reste.
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Les expatriations de contribuables français à hauts revenus ont augmenté de 40 % en 2013, avec 3 744 départs pour l’étranger, rapportent jeudi Les Échos sur leur site internet. Les contribuables aux revenus annuels supérieurs à 100 000 euros ont été 3 744 à s’expatrier durant l’année 2013, contre 2 674 en 2012, selon les chiffres que le journal s’est procurés. Les expatriations de ces contribuables à hauts revenus ont augmenté de 40 % entre 2012 et 2013, contre 6 % par an en moyenne pour l’ensemble des Français, note le quotidien économique.
Les expatriations des contribuables aux revenus annuels supérieurs à 300 000 euros se sont, elles, établies à 659 contre 451 en 2012, soit une hausse de 46 %. Quant aux contribuables redevables de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), 714 d’entre eux ont quitté la France en 2013 contre 620 en 2012, une augmentation de 15 % d’une année sur l’autre.
Un rapport annuel
Contacté par l’AFP, Bercy n’était pas en mesure de commenter ces chiffres. Le secrétaire d’État au Budget, Christian Eckert, avait annoncé en novembre 2013 qu’un rapport annuel serait inclus à partir de 2015 en annexe de la loi de finances, et détaillerait le « nombre de contribuables [en distinguant ceux soumis à l’ISF] soumis à l’impôt sur le revenu qui quittent le territoire national, ainsi que le nombre de ceux qui reviennent en France ». Ce rapport doit préciser « le nombre de domiciliations fiscales fictives ou artificielles à l’étranger décelées, le montant des droits et pénalités appliqués ».
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Evidemment exclusivement en usage chez les autres, l’obscurantisme est défini par le Larousse de la façon suivante : “Opposition à la diffusion de l’instruction, de la culture, au progrès des sciences, à la raison, en particulier dans le peuple”.
On comprend de cette définition qu’il y aurait d’un côté les gouvernants, initiés à la vérité, la détenant, et de l’autre nous, les pauvres mecs, à qui l’on cacherait tout. Si nous étions une société obscurantiste… Mais évidemment ce n’est pas le cas… Pas nous… L’obscurantisme ne touche que les autres, les sous-hommes.
Est-ce si sûr ?
Car, en réalité, il ne s’agit pas d’une philosophie ou d’un processus de raisonnement, mais du résultat, de la conséquence, d’une façon de penser et d’organiser la société.
Tout commence par une exclusion, et un interdit, qui vont partager l’espace social en au moins deux parties, l’une acceptée, l’autre refusée, voire détestée.
Dans la première partie, la culture, les sciences et l’instruction officielles seront largement répandues, obligatoires et inculquées de force au “peuple”. C’est-à-dire aux non initiés, aux esclaves dépendants du pouvoir.
Tout ce qui pourrait venir de la deuxième partie sera au moins soupçonné de faux, ou plus habituellement tout simplement stigmatisé, ridiculisé, banni, in fine interdit et détruit.
Vu sous cet angle, l’obscurantisme n’est pas une fantaisie décalée, privilège de sociétés arriérées, mais un travers de plus ou moins grande intensité qui touche irrévocablement toute organisation ayant établi un espace refusé, non intégré.
On y voit plus clair.
Le seul fait de refuser la présence de l’autre et de sa pensée, pour quelque cause que ce soit, va générer à terme une attitude d’obscurantisme par rapport à lui, à sa réalité, à sa culture, à son savoir. A contrario, le seul fait d’accepter l’autre inclut l’acceptation de ses particularités et crée ainsi une ouverture intellectuelle qui fait échec naturellement à l’obscurantisme.
Venons-en aux faits.
Toute structure politique qui prétend détenir la vérité et qui exclut ceux qui n’adhère pas à cette vérité finit à un moment ou à un autre dans la nasse de l’obscurantisme. C’est-à-dire dans la négation du savoir, du progrès, de la raison, de l’autre. 1xbet India is offering a great offer for its new Indian players. All 1xbet promotional code offers come together with very important terms and conditions that are crucial for redeeming them. We have listed some of the most important ones for taking advantage of the 1xbet promo code India welcome offer below. However, make sure to visit the brand’s website and find all the T&Cs there.1xbet India is offering a great offer for its new Indian players. On using the 1xbet welcome bonus promo code 2023, the players will get an additional 30% bonus on top of the standard offer.
Reste un détail : l’autre n’existe pas. Il n’y a aucune différence entre lui et nous, sauf ce mur de l’exclusion établit par certains. L’autre et nous sommes le même homme, pris sous des angles de vie et de temps différents, propres à chacun de nous.
Les socialistes
Ils croient dur comme fer à leurs fumeuses théories, alors que — comme toute théorie — celles-ci ne peuvent être que relatives. Du même coup ils excluent de leur champ de réflexion ceux qui n’adhèrent pas à leurs hypothèses de société, ils cherchent à les chasser de leur pensée et de leur vison.
En eux vit le poison de l’obscurantisme, qui se déchaîne si par malheur ils captent l’intégrité du pouvoir, ce qu’ils n’ont de cesse d’exiger.
Les libéraux
Ils acceptent le monde et les hommes tels qu’ils sont. C’est là que, d’une part ils détiennent un avantage existentiel déterminant, d’autre part ils sont la hantise des socialistes, qui s’acharnent sur eux sans ménagement et sans cesse.
L’économie
Ce secteur de la vie n’est pas toute la vie, sous réserve de ne pas l’affaiblir au point qu’il vienne à manquer si cruellement que le déséquilibre créé entraine la mort. Cette situation extrême est rare.
Il se trouve que l’économie ne va pas avec l’obscurantisme, c’est un espace où la lucidité et l’ouverture d’esprit sont essentielles. Même si l’économie échoue à être ce que parfois elle prétend, c’est-à-dire le seul vecteur organisationnel de la société, elle suscite l’attention de toute organisation sociale.
Les libéraux, inaccessibles à l’obscurantisme par définition, sont donc naturellement plus aptes à s’épanouir en cette activité. Tant est si bien que les socialistes, dans leur rage obsessionnelle à imposer leur pensée totalitaire et à en exclure tout ce qui ne pense pas comme eux, décrivent les libéraux comme des maniaques de l’économie et les assimilent au capitalisme qu’ils vilipendent.
Il faut reconnaître que ce procès d’intention de la part des socialistes n’est pas agréable à porter à longueur de commentaires, d’articles ou de livres, leur obscurantisme à ce sujet est parfaitement désagréable.
Les libéraux ne sont pas tous capitalistes, mais tous respectent les autres qu’ils soient capitaliste ou rêveurs, en eux ils prennent en compte la dimension de l’homme, que personne ne peut enfermer dans une vérité imposée, révélée, inévitablement erronée et obscurantiste.
Et, même si l’inverse n’est pas possible, les libéraux peuvent comprendre et laisser vivre les socialistes, tout en regrettant le mal qu’ils se font à eux-mêmes, et aux autres peut-être sans le vouloir.
INFOGRAPHIE – En un an, ils ont dû travailler deux jours de plus pour financer les dépenses publiques du pays.
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Les Français seront probablement soulagés – ou furieux selon leur humeur – d’apprendre que depuis le début de cette semaine ils ne travaillent plus pour l’État. Ce lundi, en effet, marque le premier jour de l’année où leur production ne part pas en impôts et charges. L’an dernier, le salarié moyen a travaillé jusqu’au vendredi 26 juillet pour financer les dépenses publiques ; cette année, il lui a fallu «donner» deux jours de plus, jusqu’au 28 juillet, selon l’Institut Molinari (un think-tank libéral basé à Bruxelles), qui vient de publier son étude annuelle sur le «jour de libération fiscale».
Certes, comme le rappelle cette étude, «un grand nombre de pays de l’Union européenne ont tenté de rééquilibrer leurs comptes publics en augmentant la fiscalité pesant sur les employeurs et les ménages». Mais, alors que le taux d’imposition réel du salarié moyen atteint 45,27 % en moyenne dans l’Union européenne, il bondit à 57,17 % en France. Seule la Belgique fait pire, à 59,6 %. Suivent ensuite l’Autriche, la Hongrie, la Grèce, l’Allemagne.
Le classement 2014 montre que le salarié français est en théorie parmi les mieux payés de l’UE. Son employeur débourse en effet 55.314 euros. Mais il est particulièrement fiscalisé, avec 31.622 euros de charges, impôt sur le revenu et TVA. Il ne reste in fine au salarié moyen que 23.692 euros, «ce qui le met au 10e rang de pouvoir d’achat réel».
La pression fiscale et sociale française ayant continué d’augmenter en 2014, «en dépit des appels répétés à la pause fiscale», l’employeur français doit désormais débourser 233 euros pour que son salarié moyen dispose de 100 euros de pouvoir d’achat. C’est 3 euros de plus qu’en 2013. Ces chiffres apportent «un éclairage sur les crispations françaises avec, d’une part, des employeurs inquiets de l’envolée du coût du travail et, d’autre part, des salariés ayant parfois l’impression d’être des laissés pour compte», notent les auteurs de l’étude.
Dérapage des comptes publics
L’importance des prélèvements obligatoires pesant sur le salarié français pourrait s’expliquer par une gestion plus rigoureuse des finances publiques… Or, comme le souligne l’étude, «ce n’est malheureusement pas le cas»: la France continue de présenter le «double inconvénient» de figurer à la fois «dans la catégorie des pays les plus fiscalisés, mais aussi dans la catégorie des pays enregistrant les plus forts dérapages des comptes publics l’an passé». Et d’enfoncer le clou: «Aucun autre pays ne pratique une fiscalité plus importante et n’a des finances publiques aussi déséquilibrées.»
Le concept de «jour de libération fiscale» tient ses détracteurs. Ceux-ci ne manquent pas d’arguments. Ils mettent en avant un système socio-fiscal qui ponctionne, certes, mais aussi redistribue. Sous forme soit d’allocations (familiales…), soit de remboursement comme pour les soins, ou encore par la mise à disposition de services et de biens (éducation, infrastructures…). L’Institut Molinari voit ce jour davantage comme le «moment à partir duquel le salarié recouvre la liberté d’utiliser, comme il veut, son pouvoir d’achat, en consommant ou en épargnant». Si l’on en croit les promesses de François Hollande, il devrait l’an prochain arriver un peu plus tôt…
Jour de libération fiscale
Le jour de libération fiscale s’obtient en rapportant le salaire brut moyen des salariés grevé de l’ensemble de charges et impôts qu’ils acquittent directement ou indirectement (charges sociales patronales et salariales, impôt sur le revenu, TVA) au nombre de jours de l’année. «Cela permet de mesurer le coût réel des services publics et de la Sécurité sociale pour le salarié moyen», fait valoir l’institut économique Molinari – qui se base sur les données du cabinet EY.
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