Les trois pénuries que nous n’aurons pas.

Il n’y a pas un millimètre de nos feuilles de chou qui ne soit rempli d’annonces de pénuries présentes ou à venir, toutes stressantes.

Plus de moutarde, de farine, d’huile, de pétrole, de gaz, d’électricité, de PQ, de lait, de fric, de retraite, d’hôpitaux, de professeurs de lycée, de chauffeurs de bus, de médecins, d’air pur, d’air frais, de pluie, d’eau potable, etc…

C’est terrible. Mais va pour le manque, on essaiera de s’y faire.

En réalité, je pense que la vraie catastrophe ce sont les pénuries que nous sommes surs de ne pas avoir à affronter, voire les surplus qui nous débordent, sans jauge…

Je vous propose d’en répertorier trois.

Les fonctionnaires

Sur ce sujet, il me parait raisonnable de redéfinir le fonctionnaire.

Jusqu’à ce jour ce terme désignait toute personne travaillant pour l’Etat et bénéficiant à ce titre de conditions aux avantages exorbitants payés par les autres.

L’Etat n’existant pas, n’étant que le terme générique désignant une abstraction qui dissimule le pouvoir absolu des hommes de l’Etat, le salarié qui fait réellement son job au service du bien commun ne peut pas être qualifié de fonctionnaire, terme péjoratif s’il en est. Je propose de l’appeler un « opérateur d’intérêt public protégé ». Celui-là, on le garde.

Reste donc tous ceux qui reçoivent des avantages injustifiés de la part des hommes de l’Etat, soit qu’ils sont payés à rien foutre, soit qu’ils perçoivent des avantages indus au titre d’électeurs à séduire. Ce sont eux que nous appellerons « fonctionnaires », car ils ne fonctionnent qu’au crochet des hommes de l’Etat, qui nous ponctionnent pour les payer, les acheter.

Pas de risque de pénurie de ces fonctionnaires. C’est clair. A terme il est même possible qu’il n’y ait plus que ces fonctionnaires… que tout le reste de la population de ce pays disparaisse, si j’en juge par ce qui m’arrive en tant que rare non-fonctionnaire.

Les élus

Là aussi nous allons devoir redéfinir le terme.

L’élu n’est pas, comme certains le croient, un mandataire qui serait chargé de gérer au mieux nos intérêts collectifs dans le cadre du mandat que nous lui aurions confié.

Non, c’est un menteur professionnel qui invente des mots et des situations irréelles, qui considère qu’après avoir extorqué une place élective — à l’aide de combinaisons malsaines et d’une fausse majorité – il dispose du pouvoir absolu pour favoriser ses amis, exclusivement ses amis réunis par un intérêt ou une croyance communs. Evidemment tout cela au détriment des autres.

Non seulement une pénurie n’est pas à craindre dans cette catégorie, mais c’est l’abondance. Une abondance probablement mortifère, nous verrons…

La connerie

Alors là, tout le monde sait ce que c’est. Pourtant c’est la surenchère à ce sujet. C’est à celui qui en dira ou fera le plus.

Le nombre de spécialistes qui s’expriment sur des sujets qu’ils ne maitrisent pas, de couillons qui croient devoir se battre avec virulence pour des projets auxquels ils ne comprennent rien, de satisfaits pour pas grand-chose, de jaloux compulsifs, de pervers que seule la démolition motive, est infini.

La connerie étouffe toute discussion, toute raison, favorise les propositions les plus incroyables qui soient en les acceptant comme vraies.

La connerie tue, et pas à petit feu. C’est direct, cash.

C’est elle qui permet le mensonge, les privilèges, l’injustice, le vol, tout ce qui demande un tout petit peu de jugeotte pour y échapper

Son abondance n’a comme concurrente quantitative que sa suffisance.

La pénurie à ce sujet n’est pas à l’ordre du jour.

Conclusion

Ce ne sont pas les pénuries qui vont nous décimer, ce sont les abondances.

Bien à vous. H. Dumas

PS: sans engagement politique de ma part, sur un site que je connais pas, j’ai regardé et je vous propose Un lien pour juste approcher la souffrance des gens honnêtes.

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

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3 thoughts on “Les trois pénuries que nous n’aurons pas.

  1. Quand il s’agit d’accueillir des Ukrainiens ou des Syriens, les maires ne trouvent rien à redire si ça peut faire avancer leur carrière.

    Mais quand il s’agit de donner un poste à la mairie, les maires deviennent subitement xénophobes : un Niçois ne pourra jamais travailler à Antibes et réciproquement.

  2. Et oui, et le jour où l’on verra nos très chers députés faire des économies de chauffage en hiver en portant un pullover à l’assemblée nationale n’est pas encore venu.

  3. En Conclusion le déclin de ce pays est total, il suffit de parler autour de soi pour constater le déclin intellectuel.
    – La culture en France c’est ce qui manque le plus et qui explique le déclin et Jean Rostand se posait la question – Qu’est-ce que la culture ?=
    La culture ce n’est pas avoir le cerveau farci de dates, de noms ou de chiffres, c’est la qualité du jugement, l’exigence logique, l’appétit de la preuve, la notion de la complexité des choses et de l’arduité des problèmes. C’est l’habitude du doute, le discernement dans la méfiance, la modestie d’opinion, la patience d’ignorer, la certitude qu’on n’a jamais tout le vrai en partage; c’est avoir l’esprit ferme sans l’avoir rigide, c’est être armé contre le flou et aussi contre la fausse précision, c’est refuser tous les fanatismes et jusqu’à ceux qui s’autorisent de la raison ; c’est suspecter les dogmatismes officiels mais sans profit pour les charlatans, c’est révérer le génie mais sans en faire une idole, c’est toujours préférer ce qui est à ce qu’on préférerait qui fût.( J.Rostand 1968)

    La France n’existe plus, c’est une simple zone commerciale touristique de l’Europe et des USA et soumise avec le OK d’une majorité de français.

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