Deux tares ou deux gloires ? Deux moteurs ou deux freins ? La question est tout sauf facile, car il n’est là, objectivement, que problèmes et difficultés.
La plupart choisissent de ne pas en parler, ceux qui en parlent choisissent de mentir à leur sujet.
Ce sont les sièges de la violence, tant leur envie ou leurs besoins sont impérieux. Sont-ils les clefs du pouvoir ou au contraire ses moyens ou encore ses preuves ?
Peut-on, comme il est coutume de le prétendre, s’en passer, ne pas en faire l’essentiel de ses préoccupations ?
Peut-on en avoir une vision objective, dépassionnée, réaliste, simple ? Non, tant ils sont mêlés. Font-ils partie de la vie privée ou, au contraire, font-ils partie de la vie collective ? Chacun peut-il les gérer à sa guise, ou l’Etat doit-il les réguler ?
Une chose est sure, tout le monde les affronte, personne n’y échappe, et tout le monde les cache.
Il y a deux manières de cacher la sexualité et la richesse. Il y a ceux qui disparaissent et ceux qui au contraire s’exposent. Dans les deux cas on ne peut pas échapper aux curieux, à l’impérieux besoin des autres de savoir, de se comparer ou de jalouser.
Toutes les sociétés sont basées sur la prétention de les gérer, soit en leur accordant une fausse place c’est alors une société libérale, soit en prétendant les réguler pour le bien de tous c’est alors une société liberticide.
Dans tous les cas sexe et fric sont enfouis dans les méandres des têtes et des émotions.
Sont-ils masculins ou féminins, voire indéterminés ? C’est, parait-il, la question du jour à cent balles.
Fausse question qui ne concerne que les apparences et les moyens, pas les forces incontrôlables qui agissent en préalable.
L’accès au sexe et au fric s’appelle tout simplement la vie, son absence définitive s’appelle la mort. Entre ces deux extrêmes chacun se débrouille comme il peut.
Les modestes sont convaincus, comme toujours, d’être les plus sages ; les ambitieux arrivent à se convaincre de leur nécessité impérative. Et, tous vont gaiement dans le mur puisqu’il n’existerait qu’une attitude, qui n’existe pas, c’est l’acceptation.
L’acceptation de ces deux forces est inacceptable, car elle suppose que nul n’existe, que nul n’est indépendant ? Et pourtant c’est bien le cas.
L’accès au sexe et au fric sous-entend une lutte constante, sans fin et sans acquis, la distance par rapport à eux demande la même lutte, inversement exprimée et vécue.
Quand les deux se rencontrent, il n’est alors que violence et mauvaise foi.
Sexe et richesse, pour tous c’est le b.a.-ba de toute escroquerie, sans limite d’extension, pour les meilleurs c’est la prétention de ceux qui se croient les plus forts, qui sont les premiers à exiger le partage à la moindre faiblesse.
Nous parlons ici de la condition humaine, à son niveau réel, tout le reste n’est qu’habillage et illusion. Mais chut, n’en parlons pas, parce que tout simplement on ne peut pas en parler, on ne peut que participer, avec sa casaque, à la course universelle pour le sexe et le fric.
Sachez simplement que ce sont aussi les moteurs basiques des violeurs fiscaux.
Bien à vous.
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