Joie et liberté de la foule, de tous et de chacun.

Cet étrange mélange ne s’était plus vu à Paris, probablement depuis le 26 août 1944. Bien que né le 2 aout de cette année-là, je n’étais pas plus présent à Paris le 26 août 1944 que je ne l’étais ce 26 septembre 2026.

Mais les ouï-dire de ceux qui étaient là samedi dernier font état d’une masse d’humains joyeuse, confiante, aimante de la vie et de sa condition humaine. N’est-ce pas étrange ?

Quand, depuis des décennies, manifestation rime avec colère, violence, affrontements et dégradations. Quand même pour fêter un évènement heureux, tel qu’une victoire sportive majeure, les regroupements finissent en pillages et bagarres. Comment expliquer ce samedi aux 800 000 heureux ?

La dette de la France aurait-elle disparu, l’avenir météorologique se rafraichirait-il, les loups deviendraient-ils moutons, l’environnement pur et la nourriture saine, l’énergie abondante et propre, les usines poussant comme des champignons pour fabriquer des produits parfaits, pendant que les récoltes nous donneraient des fruits abondants naturellement sans engrais ni pesticide, et que bien sûr nous aurions tous un même niveau de culture et de richesse, toutes nationalités confondues et égales ? Peut-être pas.

Alors doit-on imaginer qu’un groupe ou une personne, particulièrement douée en communication, vierge de tout reproche ou scandale, d’une pureté reconnue à travers les siècles, ait convaincu une foule triée sur le volet d’une image d’Epinal anesthésiante au point de lui avoir ôté toute raison, en réalité que 800 000 personnes se seraient fait berner ce samedi 26 ? Probablement pas.

Mais que s’est-il passé, que s’est-il passé, comme disait le docteur du château de Moulinsart.

Cette foule était naturelle. Elle a choisi le Pape pour exprimer sa réalité. Choix non évident, mais que celui-ci a su accueillir et bénir sans prétention, ce qui n’est pas si évident que cela. Pour cet homme, c’est un concours de circonstances exceptionnel qui va peut-être le propulser dans l’histoire du monde.

En effet le désordre et la désespérance mondiaux sont tels qu’il n’est pas impossible que le réel de joie et de simplicité qui s’est exprimé à Paris samedi fasse école et se répande comme une traînée de poudre.

Car ce sont ces ressorts qui ont permis à l’humanité d’avancer, pas la haine, ni la jalousie, ni le meurtre ou la guerre, ni le pillage ou la cupidité. Oui, c’est la bonté qui permet la vie, pas autre chose.

Attendons et espérons, nous allons vite voir si la graine va pousser ou si la friche va reprendre le dessus.

Bien à vous. H. D.

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À propos de Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

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