Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

Le programme des Gilets jaunes n’est pas libéral

Le mouvement de Gilets jaunes rassemble une immense quantité de Français, de toutes conditions, autour d’un espoir de changement et d’une amélioration de la qualité de vie, essentiellement grâce à un l’obtention d’un meilleur pouvoir d’achat.

Ce que l’on présente comme le « programme » ou les « revendications » des Gilets Jaunes  est extrêmement protéiforme. Ce qui s’en dégage quand même est le dirigisme économique. Malheureusement le « dirigisme économique » n’est porteur d’aucun espoir, d’aucune amélioration de la qualité de vie ou épanouissement personnel, ni d’aucun accroissement du pouvoir d’achat. Au contraire, si nous en sommes là aujourd’hui c’est à cause de plusieurs décennies de dirigisme économique.

Il est judicieux de le faire remonter aux ordonnances du CNR de 1945/46 qui mirent la France sur la voie du collectivisme. Sur la Route de la servitude pour reprendre Hayek. Il y eu des coups d’accélérateur. Mai 68 et les Accords de Grenelle payés en monnaie de singe parce qu’ils firent entrer la France dans l’inflation et le chômage. Le choc pétrolier qui suivit la guerre du Kippour qui vit l’État se lancer dans une fuite éperdue dans le dirigisme, le déficit budgétaire et la dette. (Le dernier budget équilibré date de 1974). La crise dite des « subprime » qui servit de prétexte pour accroître l’interventionnisme, les prélèvements obligatoires, la dette, et fustiger la « finance » et la « mondialisation » boucs émissaires idéaux. Pour boucler la boucle nous n’oublierons pas le Grenelle de l’environnement qui, grâce à la mise en place de l’écologie punitive, aggravât en vert le totalitarisme rouge clair du pays.

Si l’effet du dirigisme, qui est la misère universelle, est bien identifié, c’est ce « ce qu’on voit », la cause qui est la « spoliation légale » ne l’est pas, «c’est « ce qu’on ne voit pas ». Les dites « revendications », comme les « experts » consultés depuis le 17 novembre, ne proposent comme solution de sortie de crise que de déplacer la « spoliation légale » sur d’autres épaules. (Les « riches », Total, les GAFA, taxer les transactions financières, taxer la livraison à domicile de colis d’Amazon, rétablir l’ISF, verser aux uns des primes piquées à d’autres etc…) Bastiat avait bien deviné cela : « Aussitôt que les classes déshéritées ont recouvré leurs droits politiques, la première pensée qui les saisit n’est pas de se délivrer de la spoliation (…) mais d’organiser, contre les autres classes et à leur propre détriment, un système de représailles, — comme s’il fallait, avant que le règne de la justice arrive, qu’une cruelle rétribution vînt les frapper toutes, les unes à cause de leur iniquité, les autres à cause de leur ignorance. » La Loi (1850). Peu de gens réalisent que, à ce petit jeu où chacun se débarrasse sur autrui de la patate chaude de la spoliation légale, tout le monde finit par perdre. Au départ les uns gagnent les autres perdent … et vice versa. À la fin du jeu tout le monde a perdu. Quand les gens s’en rendent compte cela donne la révolte des Gilets jaunes avec 80% de soutien populaire.

Attardons nous sur cet élément capital qu’est « la spoliation légale » :
« C’est ce qui est arrivé. La chimère du jour est d’enrichir toutes les classes aux dépens les unes des autres; c’est de généraliser la Spoliation sous prétexte de l’organiser. Or, la spoliation légale peut s’exercer d’une multitude infinie de manières; de là une multitude infinie de plans d’organisation: tarifs, protection, primes, subventions, encouragements, impôt progressif, instruction gratuite, Droit au travail, Droit au profit, Droit au salaire, Droit à l’assistance, Droit aux instruments de travail, gratuité du crédit, etc. Et c’est l’ensemble de tous ces plans, en ce qu’ils ont de commun, la spoliation légale, qui prend le nom de Socialisme.  » La Loi (1850). La spoliation légale entraîne une perversion de la loi. Nous ne sommes plus dans un État de Droit parce que la loi organise ce qu’elle devrait combattre : les atteintes aux droits naturels des personnes qui sont la Propriété, la Liberté, la Personnalité. « elle a converti la Spoliation en Droit, pour la protéger, et la légitime défense en crime, pour la punir. » La Loi (1850). Même légal un vol reste un vol et le pillage légal des ressources des gens un pillage. Les conséquences sont pires que s’ils étaient illégaux.

Ces conséquences sont la pénurie et la misère : pas de travail pour 6 millions de personnes, des centaines de milliers de SDF et de mal logés, la pénurie dans le domaine de la Santé, des retraites de misère conséquence inéluctable de la répartition, des pauvres, des nouveaux pauvres et des travailleurs pauvres, des salaires de pitié, presque un quart de Français en découvert bancaire en fin de mois, etc…Mais ce n’est pas tout « Est-il besoin de prouver que cette odieuse perversion de la Loi est une cause perpétuelle de haine, de discorde, pouvant aller jusqu’à la désorganisation sociale? » La loi (1850)
Haine, discorde, désorganisation sociale, nous sommes aujourd’hui, en France en plein dedans.

Il n’y a qu’un responsable c’est l’étatisme

Répondre à la souffrance des Français, à leur désespoir, à leur détresse matérielle et morale, que la politique qui les a plongés dans la misère, décidée par de soi-disant élites, est la bonne relève de l’égarement. La justifier en disant que, grâce à cette politique, qui les fait crever aujourd’hui, dans 30 ou 50 ans la planète sera sauvée, la fin du monde évitée et que leurs enfants et petits enfants respireront un air pur, alors qu’ils ont dès aujourd’hui sur leur tête une dette de 35000 euros est un délire total. L’oligarchie n’a plus aucun sens des réalités. Finir par annuler des hausses de taxes ne résout rien.

La Libération fut une occasion manquée de mettre la France sur le chemin de la liberté économique. Le premier choc pétrolier et la crise des « subprime » en furent deux autres. Il est à craindre que la colère des Gilets jaunes n’en soit une quatrième. Pour s’en sortir il faut avoir les pieds sur terre et revenir aux fondamentaux de justice et prospérité, très bien définis par Bastiat : il est impossible d’organiser une société juste et harmonieuse sur le vol.

Revenons à la requête principale qui est l’amélioration du pouvoir d’achat. Dans pouvoir d’achat il y a deux éléments : les sous, tout le monde connaît et la liberté d’acheter légalement un « service », au sens Bastiat ( objet, service au sens classique, plaisir culturel etc…)

« Les sous » c’est facile à comprendre. Il y en a, il est possible d’acheter. Il n’y en a pas, il est impossible d’acheter. Le problème est que l’État confisque les sous des Français à qui il ne reste que les miettes de ce qu’ils gagnent. 48% des richesses crées sont volées par l’État. (Il est en plus dispendieux : il dépense l’équivalent de 57% du PIB). Pour trouver des sous il ne sert à rien de déplacer le curseur de la spoliation légale, ni de répartir différemment son poids. Il faut que l’État rende l’argent aux personnes. Cela s’appelle le salaire complet pour les salariés, le chiffre d’affaire diminué des frais nécessaires à l’exercice de la profession pour les non salariés et la totalité de leur pension pour les pensionnés. Cela double presque le salaire net avec lequel les gens ont l’habitude de raisonner. Gageons que chacun en fera meilleur usage qu’un ministre.
Une fois l’argent rendu d’une main il ne faut pas que l’État le reprenne de l’autre. Il est indispensable de remette à plat la fiscalité. Bastiat plaide pour un seul impôt faible et strictement proportionnel. ( Un petit rappel utile : Agnès Verdier Molinié recensait dans son livre « On va dans le mur » 360 impôts en 2015. Macron en a créé 11 depuis juin 2017. Pour mémoire Hollande en avait créé 28 entres 2012 et 2013 et Sarkozy 31 durant son mandat.)

Le pouvoir d’acheter un service impose de définir ce qui est du domaine de l’État et de ce qui est du domaine des gens. Aucun politicien n’a été capable de réaliser cette partition et par conséquent de baisser les dépenses publiques. C’est donc aux gens de le faire. Cela s’appelle le libre choix. Pour qu’il puisse s’exercer, (maintenant que les Français ont tous leurs sous), il doit être mis fin aux monopoles publics. C’est à dire que les gens doivent pouvoir choisir entre le « Service public et les services privés » dans les domaines de la santé, des retraites, de l’éducation, etc… Cela implique de revenir sur les ordonnances de 45/46. Revenir sur les ordonnances rendrait l’échange du service « travail » libre alors qu’aujourd’hui le travail libre est illégal et interdit. Cela s’appelle le « travail au noir ». Il ne faut pas s’étonner que les entraves au travail induisent un chômage de masse structurel.

Toutes les prétendues réformes reposent sur le triptyque : je perds, tu gagne ; je gagne, tu perds ; tout le monde perd. Autrement dit toute prétendue réforme se fait aux dépens de quelqu’un d’autre d’où l’existence d’une opposition systématique. « D’un côté, les Droits acquis se soulèvent et se coalisent; on répugne à froisser une foule d’existences auxquelles on a donné une vie artificielle. D’un autre côté, le public a désappris à agir par lui-même. Au moment de reconquérir cette liberté qu’il a si ardemment poursuivie, il en a peur, il la repousse. Allez donc lui offrir la liberté d’enseignement? Il croira que toute science va s’éteindre. Allez donc lui offrir la liberté religieuse? Il croira que l’athéisme va tout envahir. On lui a tant dit et répété que toute religion, toute sagesse, toute science, toute lumière, toute morale réside dans l’État ou en découle! » Frédéric Bastiat Services privés, service public (1850)

Il manque les réformes vraies, gagnant-gagnant. En voici trois à mettre en œuvre en premier : intégralité des revenus, un seul impôt faible et proportionnel, fin des monopoles publics. « Il faut décharger la charrette avant de fouetter les chevaux » et il faut vaincre la peur.

N’importe qui de sensé peut appliquer ces mesures. On lit parfois que le quinquennat de Macron est fini. Quitte à manger son chapeau autant qu’il prenne enfin les bonnes décisions. Il y gagnera en sauvant ce qui peut l’être de son mandat et les Français gagneront en retrouvant le chemin de la prospérité.

08/12/2018
Patrick de Casanove
Président du Cercle Frédéric Bastiat.

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Pourquoi, à 20h15, je ne suis pas surpris par Macron ?

Parce qu’il n’a pas bougé d’un iota.

Il a jeté trois francs six sous à la populace, c’est à dire à nous, feint la contrition, puis il est sans doute parti se marrer et se congratuler en coulisse en buvant avec ses amis un ou deux, ou plusieurs — il a un chauffeur –, verres de champagne

Il va s’appuyer sur les maires, sa clique, les principaux responsables de l’engloutissement de nos économies, les principaux responsables de nos privations de liberté, les principaux responsables de la prévarication, de la combine, de la connivence, des vols par PLU interposés, des commissions aux constructeurs d’éolienne, du délire des impôts fonciers, de la prime aux fainéants embauchés par milliers, de la démagogie de proximité, etc…

La seule chose dont il n’a pas parlé c’est de sa faillite, de la faillite de l’Etat, que nous constatons tous, qui nous ruine, que nous ne pourrons jamais payer.

Il n’a rien arrêté et il n’arrêtera rien de la gabegie de l’Etat.

Pas de réponse politique à la crise, pas de retour aux urnes. Pas de réponse économique à la crise, pas de remise en question de l’Etat providence que nous ne pouvons plus nous payer, au contraire un renforcement de l’ogre fiscal. Pas de critique de Bercy notre tueur. Pas un mot sur la zone de non-droit fiscal. Pas un mot pour les classes moyennes qui portent le pays à bout de bras. Pas un mot sur le risque, sur le mérite, en revanche toujours plus pour les assistés, pour l’égalitarisme.

Donc pas de surprise.

C’est bien une attitude mafieuse : Je n’avoue rien mais je menace.

Parce que les otages qu’il s’est fait préventivement, il l’a dit, ils vont morfler, que les autres se calment sinon ce sera pareil pour eux. Compris ?

Minable, pas à la hauteur du problème.

Il est conscient que la faillite est en route depuis quarante ans, que donc le système est défaillant, il propose juste de le renforcer, alors qu’il faut le changer, c’est évident.

Il faut une nouvelle constitution, il faut réconcilier l’économie et la politique, pour cela il faut changer la république, aller vers la sixième république.

Ce n’est pas à nous de faire le taf, c’est à lui de nous faire des propositions.

Il nous prend pour des billes, s’il ne le fait pas exprès c’est grave, s’il le fait exprès c’est encore plus grave.

Je crains la facture. Je vais me coucher, face à tant de nullité mon désespoir est grand.

Bien à vous. H. Dumas

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Comment E. Macron a-t-il pu se tromper à ce point ?

Le président va parler aux français et tenter de rattraper une situation qui lui a complètement échappé.

Au début de la contestation, E. Macron avait bien proposé que l’on ouvre des discussions avec la ferme intention d’enterrer le problème dans des considérations fumeuses et au besoin en récupérant le mouvement. Seulement, l’ampleur et la profondeur du mouvement ont été complètement sous-estimées et cette manoeuvre n’a pas marché car les gilets jaunes n’ont pas été dupes !

La question qu’on peut donc légitimement se poser est celle-ci : comment E. Macron et son gouvernement ont-ils pu se tromper au point d’amener toute une partie de la population à descendre dans la rue ?

La raison principale tient essentiellement au constat suivant : La compétitivité économique de la France est en perte constante de vitesse et nous ne cessons de dégringoler dans les classements mondiaux. Cela tient au fait que les prix de revient des entreprises françaises (en ce compris les salaires) sont trop élevés pour la gamme de produits fabriqués (moyenne gamme) ; ce qui fait qu’elles ont beaucoup de mal à être compétitives et que le tissus industriel ne cesse de se déliter depuis 30 ans et qu’il est aujourd’hui l’un des plus faibles de l’UE (avec la Grèce).

E Macron, qui n’ignore bien évidemment rien de la situation réelle du pays, a donc décidé d’engager des réformes pour redonner de la compétitivité aux entreprises françaises et, ce faisant, a reconnu leur rôle fondamental dans l’économie.

Il a donc décidé, dans le cadre d’une logique complètement technocratique non dénuée de cynisme, sans toutefois l’annoncer clairement, de procéder à un ajustement structurel, ayant pour but transférer un certain nombre de charges des entreprises vers les ménages.

Pourquoi un ajustement structurel ?

Quand la France avait sa propre monnaie, elle pouvait se permettre d’adopter une « politique monétaire » laxiste ; expression destinée en fait à masquer la réalité de ce qu’on est obligé d’appeler des manipulations monétaires et spécialement des dévaluations qui permettaient de récupérer, par le biais de la diminution de la valeur de la monnaie et d’un appauvrissement sournois des français, les marges de compétitivité perdues du fait de la dérive des dépenses publiques et des coûts. Le gouvernement pouvait décider d’augmenter le SMIC de 5% et ensuite de dévaluer de 10% le mois suivant !

Avec l’€, toute dévaluation est devenue impossible et il ne reste donc que la seule issue de la réduction des coûts ; ce que l’on appelle restaurer la compétitivité/coût.

Autrement dit, il a décidé d’engager des réformes pour alléger la fiscalité des entreprises … en alourdissant la fiscalité des ménages.

– du coté des entreprises :

Il a décidé de pérenniser le CICE sous forme de réduction de charges (Le montant n’est d’ailleurs pas innocent puisqu’il s’élève à 20 milliards €) et d’organiser un transfert de certaines charges sociales vers la CSG qui n’est rien d’autre qu’un impôt sur le revenu bis.

Il a fait voter aussi une loi modifiant, à la marge, le droit du travail … sans que ces modifications aient une incidence sérieuse sur le fonctionnement des entreprises.

– du côté des ménages :

On sait qu’il a supprimé l’ISF (transformé en un impôt sur la propriété immobilière) afin de rassurer les classes les plus aisées qui se sont souvent expatriées pour échapper à une fiscalité excessive. Il espère donc clairement leur retour en France dans le but du rapatriement de plusieurs milliards € qui seraient réinvestis dans l’économie française.

Mais cet allègement ne concerne en fin de compte qu’un nombre limité de personnes et leur retour apparaît par ailleurs plus qu’hypothétique eu égard à l’instabilité fiscale chronique et au fait que la fiscalité sur le capital demeure encore extrêmement lourde (l’une des plus élevées d’Europe).

La principale mesure à destination des ménages a donc été, après la réduction des APL, d’alourdir la CSG, avec au passage la décision de sacrifier les retraités. Mais on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs ; n’est-ce pas ?

L’autre mesure a été d’alourdir fortement la fiscalité écologique en utilisant de manière plus qu’insistante l’argument d’une « urgence climatique » qui justifierait de lever de nouveaux impôts ; pour la bonne cause, puisqu’il s’agit ni plus ni moins que de sauver la planète !

On peut se poser légitimement la question de savoir pourquoi le levier fiscal a été actionné dans le sens de l’écologie.

Nul doute que cette idée est partie d’un double constat qui ouvrait deux options :

Encore alourdir la fiscalité alors que l’impôt direct est très mal accepté par la population (53% des français ne paient pas d’impôt sur le revenu). L’idéal était de mettre en place une taxe sur la consommation et surtout sur la consommation de produits dont on ne peut pas se passer. La facilité étant le propre de l’homme (y compris politique), il est devenu évident que l’énergie (carburant, fuel de chauffage, gaz, électricité) était l’archétype du produit indispensable facile à taxer puisqu’utilisé par tous et qu’on ne peut absolument pas s’en passer ; il n’y avait qu’à utiliser le subterfuge écologique avec lequel on a conditionné la population depuis 30 ans et dont on pensait, en haut lieu, qu’il était bien accepté par la population. Le rendement fiscal est colossal puisque évalué à 65 milliards € par an et, vu sous cet angle, le sacrifice de la partie de la population la plus pauvre n’a pas pesé lourd dans la balance !

Réduire la pression fiscale et les dépenses publiques d’un même montant. Cette option a été délibérément écartée d’abord parce que ce n’est pas dans les habitudes d’une haute fonction publique qui a toujours été habituée à résoudre tout nouveau problème par la création d’un nouvel impôt mais aussi parce qu’elle aurait été très mal acceptée par les fonctionnaires eux-mêmes (on risquait de se heurter à des mouvements sociaux organisés par les syndicats institutionnels) alors que l’Etat est devenu l’otage de ses fonctionnaires mais aussi par l’ensemble de la population dans l’hypothèse d’une réduction des aides sociales qui sont souvent financées par l’impôt.

Cette orientation de la politique fiscale présentait évidemment des incohérences qui n’ont toutefois pas arrêté le gouvernement.

L’argument écologique est un non sens absolu puisqu’on demande notamment à la population la plus pauvre d’adopter un comportement vertueux dont elle n’a pas les moyens ; alors que ceux qui ont les revenus les plus élevés ont les moyens de ne pas avoir ce comportement vertueux !?! (Quand on gagne 15.000 € par mois ce n’est pas un problème d’avoir une voiture qui consomme 9 litres d’un carburant à 1.60€/litre alors que cela devient insupportable pour un employé payé au SMIC et qui doit utiliser sa voiture tous les jours pour aller travailler).

La possibilité d’acheter une voiture électrique fiscalement subventionnée n’est ouverte qu’à des populations aisées eux égard à leur prix d’achat (Tesla model S à 53.000 € ou Audi e-tron à 83.000 €). Les français les plus pauvres n’ont donc pas de solution de rechange !

La future interdiction du diesel (futur contrôle technique des fumées d’échappement à compter du 1er janvier 2019) va entraîner une augmentation de la consommation de produits pétroliers puisque les voitures à moteur essence consomment structurellement plus que les voitures à moteur diesel (jusqu’à 50%) ; ce qui est anti écologique. Toutefois, cela permettait de « relancer » la collecte des taxes sur le carburant puisque plus les voitures brûlent d’essence plus l’Etat collecte d’impôts.

Accessoirement, cette mesure avantageait outrageusement les urbains, qui sont par ailleurs la fraction de la population la plus aisée, alors qu’ils bénéficient aussi de transports en communs dont l’usage est par ailleurs subventionné à hauteur de 50 à 75%.

Le gros défaut de cette « politique » est que le secteur public est resté totalement en dehors du champ de toute réforme car, sur ce point, il faut bien reconnaître que l’action d’E. Macron se résume à … rien. David Cameron, lorsqu’il était premier ministre du RU, a supprimé 900.000 postes de fonctionnaires en 3 ans. En Grèce, les salaires des fonctionnaires ont été divisés par 2 et un grand nombre d’entre-eux a été purement et simplement licencié !

Le fond du problème est, qu’en France, la haute fonction publique, principale bénéficiaire de cette situation n’a jamais voulu qu’on s’attaque au montant des dépenses publiques et au coût de fonctionnement dispendieux de l’Etat, en dérive constante.

Vous l’avez compris : Cette solution a été retenue parce qu’elle permettait de faire payer le plus grand nombre, sans issue de secours, en comptant sur la soumission de la population et sans que la fonction publique se trouve au milieu de réformes douloureuses qui auraient probablement provoqué le blocage de l’Etat par ses fonctionnaires. Autrement dit, c’est par pure lâcheté que les vraies réformes ont été repoussées.

Alors, certes, on ne connaît pas encore la nature des déclarations qu’E. Macron va faire ce soir alors qu’aucune de ses promesses électorales n’a été remplie et que la situation du français moyen, celui qui représente la majorité de la population et qui vote, s’est dégradée ; mais les pistes sont les suivantes :

Au niveau politique :

– sa démission est une hypothèse extrêmement peu probable, ce serait un aveu d’échec,

– la dissolution de l’assemblée est tout aussi improbable car il est pratiquement certain que ses députés LREM ne seraient pas réélus et qu’il se trouverait en situation de cohabitation impuissante jusqu’à la fin de son mandat ; ce qui ne serait qu’une variante de la première hypothèse,

– Il est par contre probable qu’il annonce un changement de politique et de premier ministre. C’est un grand classique sous la Vème république pour faire croire qu’on va faire autre chose … en continuant à faire la même chose ; le changement d’homme étant juste un marqueur pour frapper l’opinion. Cette hypothèse est sans risque pour lui surtout qu’il va essayer de faire porter le chapeau des échecs à son premier ministre (il est fait pour ça) ; la difficulté étant toutefois de trouver l’homme adéquat, c’est à dire susceptible de tenir ses troupes mais sans trop de personnalité pour ne pas s’opposer au président,

Au niveau économique et fiscal :

Il est très peu probable qu’il se lance dans de vraies réformes en ce qui concerne les coûts de fonctionnement de l’Etat par peur de mouvements sociaux ; d’autant plus que ce n’est pas ce que demandent les gilets jaunes.

Il va falloir qu’E. Macron se lance dans une partie de bonneteau fiscal de haute voltige pour faire avaler la pilule surtout que les revendications des gilets jaunes sont financières (le fric, il y en a, il n’y a qu’à le prendre là où il est) (sic) alors que les français attendent beaucoup (trop) de l’Etat et, forcément, sont déçus. Car l’Etat, malgré les promesses, ne peut pas tout, mais il est vrai que, comme l’Etat se mêle de tout, il est considéré comme responsable de tout !

Il se contentera donc de promettre de distribuer de l’argent qu’on n’a pas et de creuser un peu plus le déficit ; au risque d’entrer en conflit avec Bruxelles tout en fragilisant encore plus la situation du pays.

On a d’ailleurs une petite idée des mesures qu’il va proposer/décider :

L’augmentation du SMIC semble pour l’instant exclue, eu égard à ses effets collatéraux sur l’emploi, mais cette question pourrait être contournée par le biais de la distribution d’aides diverses à hauteur de 15 milliards €.

Il aurait aussi l’intention de demander aux entreprises de financer une prime mobilité afin d’atténuer l’augmentation du prix de l’énergie car, bien qu’annulée pour l’instant, il est évident que cette taxe carbone fera sa réapparition ultérieurement. Cette prime serait donc payée par les entreprises et ne coûterait rien à l’Etat ; mais c’est une habitude de celui-ci que de faire payer par les autres sa démagogie clientéliste. On en a un bon exemple avec le prélèvement de l’impôt sur le revenu à la source.

On pense enfin qu’il va récupérer des marges de manœuvre budgétaires en rognant très sérieusement sur le CICE ; c’est à dire qu’il va supprimer une bonne partie des réductions de charges des entreprises.

Il va aussi reporter la réduction de l’impôt sur les sociétés (actuellement le plus élevé d’Europe).

C’est-à-dire qu’en fin de compte, il va faire exactement … l’inverse de ce qu’il faudrait faire ; mais la politique a ses raisons que la bonne gestion d’un pays ignore …

Reste, pour E Macron,  à “espérer” que cela calmera la contestation; mais cela on ne peut pas en être sûr !

E Macron devait faire de la politique autrement ; à aucun moment, cela n’est arrivé. On continue donc à faire de la politique « comme toujours » !

La réalité est malheureusement que nous avons su pousser si loin le bouchon de la dette et de la spoliation fiscale qu’un retour en arrière apparaît désormais pratiquement impossible alors que nous avons atteint pratiquement le maximum de la dette acceptable et que les français ont atteint le maximum de la spoliation fiscale acceptable.

Tous les pays de l’UE, à l’exception de la France et de l’Italie, ont engagé des réformes structurelles afin d’alléger le poids de l’Etat et nous allons en payer le prix. Car, un ajustement structurel est obligatoire et inévitable, tout comme une réforme de l’Etat et de ses coûts mais E. Macron n’aura évidemment pas le courage de le dire et encore moins de le faire.

Ne restera à la fin que la solution de faire défaut sur la dette et de quitter l’UE et la zone € afin de retrouver des marges de compétitivité par le biais d’une dévaluation de la monnaie … au prix d’une diminution du niveau de vie des français de 50% !

Car, toute chose à un prix !

Bien cordialement à tous !

 

 

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Annonce du Président de la République à 20H ce Lundi 10/12/2018

Le Président de La République, s’il a une carrure d’homme d’Etat, ne peut annoncer qu’une seule chose :

LA DISSOLUTION DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE

Toute autre annonce ne peut que déclencher une guerre civile larvée, qui se transformera en un temps indéterminé, peut-être bref, en une vraie guerre civile.

L’heure est donc très grave.

Il est face à un problème politique qui demande une réponse politique, et non une combinaison passéiste mise en œuvre avec des interlocuteurs qui ne représentent rien ou pas grand-chose.

Par la dissolution il perd le pouvoir, mais il reste le garant de la République, ce n’est pas rien.

Quelle que soient l’issue du scrutin, un an plus tard il peut de nouveau dissoudre l’assemblée, si des extrêmes y ont pris le pouvoir.

Si par malheur il annonce autre chose, il fera la démonstration qu’il est pire que toutes les critiques ou caricatures disent de lui.

Attendons ce soir. Bien à vous. H. Dumas

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Voler pour donner n’est pas voler

“Voler pour donner n’est pas voler” est, en quelque sorte, le 11ème commandement sur lequel repose l’égalitarisme, c’est-à-dire la société française.

La mise en œuvre de ce commandement en a généré récemment un nouveau, le 12ème : “Dans la semaine tu travailleras comme un âne, pour des clopinettes qu’on te volera, le Samedi tu casseras tout”.

Ainsi vont les croyances et leurs commandements, de mal en pis.

Tout cela débouche sur des perspectives confondantes, que personne ne peut croire, que tout le monde colporte.

Par exemple : “L’Etat, qui je le rappelle n’existe pas, devrait augmenter tous les revenus, alors qu’il n’a que la maîtrise de ceux des fonctionnaires, toutes les retraites, alors que les caisses de retraite monopolistiques sont autonomes, mais il devrait aussi baisser les taxes sur le fuel et, plus globalement, tous les impôts.”

N’est-ce pas un peu incohérent ?

Mais non, cela ne concerne que les gens normaux que nous sommes censés être, donc c’est normal. Il reste les riches qui vont payer l’addition, donc pas de problème.

Vu sous cet angle, effectivement, c’est différent.

Notre commandement devient : “voler les riches pour donner aux pauvres n’est pas voler”. Ça a plus de gueule. C’est Robin des Bois.

Plus sérieusement, à terme, c’est l’éradication des riches. Un pays sans riche est un pays pauvre. La plupart du temps ce type de pays a concomitamment une diaspora riche ailleurs. C’est-à-dire que les individus capables d’être riches partent s’enrichir ailleurs.

Est-ce bien le but poursuivit par les Gilets Jaunes ? Que leurs enfants entreprenants partent entreprendre ailleurs, les laissant dans leur misère égalitariste ?

Je n’en suis pas si sûr. Je pense plutôt qu’il s’agit d’un foutage de gueule, colporté par une minorité simplette, mais pas que… aussi par une caste au pouvoir championne de la désinformation visant à protéger ses privilèges, son pouvoir.

L’objectif étant de discréditer les Gilets Jaunes en flattant le plus grand nombre de français possible qui remarque évidemment l’incohérence de ces contradictions, se croit soudain très intelligent de cette découverte, au-dessus du panier, ramenant du même coup dans leur esprit les pauvres Gilets Jaunes au rang de la débilité politique.

Pour le reste, n’entrons pas une nouvelle fois dans la nécessité de capitaliser, personne n’y adhère, alors que c’est le moteur de tous les progrès. Y compris naturellement celui de l’économie qui, rappelons-le, est globalement utile à tous, surtout aux pauvres qui vivent mieux dans une nation riche que dans une nation misérable. Mais bon… passons.

Revenons à l’essentiel.

Comment les Gilets Jaunes du départ, qui se sont révoltés pour secouer le joug de leur esclavage fiscal, vont-ils pouvoir reprendre le pouvoir de leur propre révolte ?

Rappelons que la taxation du mazout pour les voitures Diésel est la goutte d’eau qui a fait déborder le ras-le-bol fiscal, dont le maximum était depuis longtemps dépassé.

La furie fiscale de Bercy — dont Macron est un éminent initié — a non seulement ruiné les forces économiques de ce pays, mais a généré la connivence et son cortège de malversations, de faveurs et, cerise sur le gâteau, in fine une zone de non droit fiscal dans laquelle chacun peut se perdre et être détruit à tout instant.

Souhaitons que les Gilets Jaunes reprennent leurs esprits, cessent de batifoler en compagnie de revendicateurs déviants, faisant illusion par le nombre mais dangereux par leur manque de fiabilité et par leur discours inaudible.

Espérons que les Gilets Jaunes se concentrent sur la ruine et la destruction définitive de Bercy et de sa pensée malsaine.

Que la jalousie, moteur de Bercy, soit abolie, que nous payions tous l’impôt par rapport à nos moyens et uniquement pour les besoins régaliens de l’Etat.

Que nous vivions tous en bonne intelligence, occupés à faire bien ce que nous aimons, y compris les hommes d’affaires et leur capital qu’ils investissent naturellement pour le bonheur de tous, si on ne leur pique pas avant.

Bien à vous. H. Dumas

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Guido Hülsmann – 9ème weekend de de la liberté à Dax

Guido Hülsmann, conférencier au 9ème weekend de la liberté à Dax,organisé par le Cercle Frédéric Bastiat, explique de façon très accessible l’impact de notre culture sur notre réflexion politique.

cet entretient tombe fort à propos pour mieux comprendre la cacophonie des événements actuels.

Bien à vous. H. Dumas

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1723 ARRESTATIONS EN UNE JOURNÉE, CELA A UNE SACRE ODEUR DE DICTATURE…

1723 arrestations qui donne 1220 gardes à vue et je ne sais combien d’arrestations  “préventives”, cela sent de plus en plus la dictature qui joue la survie de son régime en s’appuyant uniquement sur ses forces répressives: CRS et Gardes Mobiles.
Le peuple Français est devenu pour notre oligarchie énarquienne un empêcheur de piller à son aise les finances publiques et qu’il faut à tout prix et peu importe la casse humaine ou économique (eux de toutes façons ne seront pas touchés) remettre à sa place d’esclave.

Depuis toujours, depuis la nuit des temps, le rôle de l’esclave est défini ainsi par Wikipédia:
“Un esclave est un individu privé de sa liberté ou d’une partie de celle-ci par les règles en vigueur dans le pays et l’époque considérés. Il est un instrument économique sous la dépendance d’un maître, pouvant être vendu ou acheté. L’esclavage se différencie du servage par son statut de « propriété », et en conséquence par la privation de ses libertés fondamentales.”

Où a-t-on vu qu’un esclave avait le droit de se rebeller de sa condition.
Même Spartacus, le symbole de l’esclave rebelle a mal fini. Sur une croix!
Malgré de sanglantes victoires qui ont fait craindre le pire à Rome.
Je vois dans le parcours des gilets jaunes un certain parallèle avec Spartacus et son armée d’esclaves.

1723 arrestations, c’est de l’arrestation de masse style Pinochet ou Erdogan.
Dans ces dictatures les oligarques se félicitent des scores énormes des arrestations en clamant qu’ils ont sauvé “leur peuple » et “leur pays” du chaos.
Dans leur langage médiatique, c’est un habillage qui signifie uniquement qu’ils ont sauvé leurs avantages pour eux et leurs copains.
La royauté envoyait les dragons pour de sympathiques dragonnades afin de réduire dans le sang ces gueux.
La « République » envoie ses CRS et Gardes Mobiles pour matraquer ces croquants de Gilets Jaunes.
Les caciques de notre cher République visitent et félicitent à tout va ses forces répressives en les flattant et en les cajolant d’avoir bien matraqué ces empêcheurs de piller coolos leurs impôts.
Un grand merci à ces forces de l’ordre d’avoir rétabli l’ordre dans l’échelle sociale.

Et les Gilets Jaunes dans toutes ces congratulations ?
Quels Gilets Jaunes ?
Médiatiquement et donc officiellement ils sont déjà morts.
Ils n’ont été qu’un rêve.
Ils survivront comme une légende urbaine uniquement sur les réseaux sociaux.
Et les français qui les ont abandonnés en cours de route garderont dans la bouche comme un goût amer de liberté, rappel de leur lâcheté.

Vive notre belle France modèle pour notre bonheur par nos énarques.
Longue vie à Elle !

 

E.Bolling

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Quand la justice est une arme par destination

1723 arrestations, dont 1220 gardes à vue. En réalité il faut lire 1220 otages réels et 503 intimidations en cours. L’ensemble maintenant sous la pression de la justice.

Les hommes de l’Etat se déclarent satisfaits et affirment qu’il est temps de reconstruire le lien social. Il faut lire qu’ils sont heureux d’avoir en mains une monnaie humaine d’échange à la merci de leur justice pour pouvoir contraindre les Gilets Jaunes à rentrer dans l’ordre qu’ils imposent par la force.

Ils se déclarent satisfaits de leurs forces de l’ordre, police et justice réunies.

Il y a juste un problème, c’est qu’il semble bien que, même si elle n’est pas d’accord sur les solutions, une majorité de français parait ne plus vouloir de l’ordre que les hommes de l’Etat tentent de maintenir par la force.

Dans ces conditions il ne faut pas se tromper.

Les forces de l’ordre sont les vraies forces du désordre. Ce ne sont pas les manifestants les initiateurs du désordre malgré les apparences puisque, dans une société qui se dit démocratique, les forces de l’ordre imposent un ordre dont une majorité ne veut plus.

Il y a là une inversion des valeurs républicaines, que nous vendent les hommes de l’Etat, habituelle mais toujours intellectuellement choquante.

Personnellement, si j’avais été un responsable des Gilets Jaunes, je n’aurais pas maintenu le mot d’ordre de manifester ce Samedi 8 Décembre.

Les atouts des Gilets Jaunes sont une adhésion majoritaire des français à leur contestation et une réactivité extrême dans l’action, pendant que les hommes de l’Etat sont minoritaires et doivent compter avec une énorme inertie dans leurs actes et leurs réflexions.

La mobilisation totale des forces de l’Etat ce Samedi était une victoire suffisante pour les Gilets Jaunes en coût et en énergie à la charge des hommes de l’Etat. En refusant le combat et en le reportant d’une semaine les Gilets Jaunes affaiblissaient terriblement le dispositif répressif qui aurait eu du mal à se reconstruire la semaine suivante, ils évitaient l’érosion de la majorité populaire due à une violence inévitable, ils ne perdaient pas leurs combattants pris aujourd’hui en otage.

Je l’ai dit sur un de leurs sites, mais j’ai été censuré par les modérateurs. Qu’importe.

La radicalisation ne peut que s’installer à la suite de cette bataille perdue comme cela était prévisible. C’est dommage.

La justice, cette arme par destination entre les mains des hommes de l’Etat, va une nouvelle fois faire la preuve qu’elle est tout sauf la justice.

Ce n’est pas une surprise pour nous, les contrôlés fiscaux. Dommage pour les Gilets Jaunes.

J’avais beaucoup de sympathie pour ces insoumis.

Malheureusement, leur inexpérience et leur manque de penseurs vont leur être fatals. Ils sont déjà en voie de disparition par lassitude des français et par récupération venant des hommes de l’Etat, de la majorité ou de l’opposition.

Il faut dire qu’ils ont mené leur combat instinctivement, sans en comprendre vraiment la portée. Ils n’ont pas pris conscience qu’ils se battaient tout simplement contre l’oppression, pour la liberté individuelle. Ils ont cru qu’ils agissaient contre une mauvaise organisation accidentelle, ponctuelle, réformable en l’état.

Ils vont droit vers leur Saint Barthelemy, car ils se battent pour la liberté, pour la responsabilité, contre le dogme collectif, comme les protestants en leur temps, qui ont fini par conquérir le monde.

Les Gilets Jaunes se battent contre deux mille ans de soumission culturelle. Le catholicisme hier, la religion musulmane aujourd’hui sont les outils de la soumission utilisés par les hommes de l’Etat. Ce sont ces religions qui prêchent la soumission à une élite qui représenterait Dieu sur terre et à laquelle il faudrait obéir aveuglement, soumettre sa liberté et sa personnalité.

Déjà les révolutionnaires de 1789 se sont fracassés sur cette soumission culturelle. Ils ont guillotiné Louis XVI, mais c’est l’église qui a eu raison d’eux.

Nous partons droit vers l’erreur de scénario. Peut-il en être autrement ?

Sans doute que non tant la pression culturelle est forte. Finalement la Justice, arme par destination, va encore broyer du français. N’est-ce pas son pain quotidien ?

Bien à vous. H. Dumas

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Quelques données sur la transition écologique

Quelques données sur la transition écologique = Les 67 millions de Français représentent également 0,9 % par rapport à la population mondiale ..
Que pèse la France dans le cadre des émissions mondiales de CO 2, censées être à l’origine du dérèglement climatique ?
D’après l’Agence internationale de l’énergie, site en anglais (Key World Energy Statistics), voici la liste des émissions de CO 2 par pays, pour l’année 2016 :
Les données sont en milliards de tonnes. Arrondi des pourcentages à la première décimale.
Monde entier 32,32  100 %
Chine 9,06  28,0 %
États-Unis 4,83  14,9 %
Inde 2,08      6,0 %
Russie 1,44  4,4 %
Japon 1,15  3,6 %
Allemagne 0,73   2,3 %
Corée du Sud 0,59   1,8 %
Iran 0,56   1,7 %
Canada 0,54   1,7 %
Arabie saoudite 0,53   1,6 %
Brésil 0,52   1,6 %
Indonésie 0,45   1,4 %
Mexique 0,45   1,4 %
Afrique du Sud 0,41   1,3 %
Australie 0,39   1,2 %
Royaume-Uni 0,37 1,1 %
Turquie 0,34   1,0 %
Italie 0,33   1,0 %
France 0,29    0,9 %

Les 177 autres pays qui sont au-dessous de 1 %. Ne sont pas listés . Même en admettant que la France divise par deux ses émissions de CO 2 grâce à la disparition des voitures à essence  (quid des transports routiers ?), l’impact sur le dérèglement climatique mondial serait quasiment négligeable. Ainsi, augmenter le prix des carburants en France en invoquant la lutte contre le dérèglement climatique est une véritable supercherie.  PS : Bien évidemment, dans notre quotidien nous devons tout faire pour éviter de polluer … sans qu’il soit besoin de pénaliser les tous petits travailleurs en leur imposant des taxes horribles sur les carburants

Je vous remercie de l’attention bienveillante que vous porterez à ces informations

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Macron est un con

Certes Macron est un con, mais pas plus que vous et moi, nous sommes tous le con d’un autre. C’est toute la difficulté de vivre en société.

Tout particulièrement dans cette société où notre dépendance aux autres est extrême. Nous vivons par rapport aux autres et non pour nous-même. Nous cherchons le jugement des autres dans le même temps que nous nous permettons de les juger, alors que nous pensons équitable de tout nous pardonner personnellement, jusqu’à nos pires tendances, nos pires erreurs et leurs conséquences. Nous callons notre vie sur l’apparence.

Il faudrait ne jamais avoir eu seize ans pour ne pas comprendre combien Macron a dû être fier par rapport aux autres collégiens de séduire sa prof de français mignonne. Pour finir, en quelque sorte, par partager sa vie avec sa mère, situation probablement très inconfortable pour lui, dans son for intérieur, qu’il est obligé d’assumer face au monde entier. Quelle connerie.

Cette dépendance aux autres paralyse nos personnalité, nous rend esclave de notre image, a tel point que tout n’est plus qu’image, le pouvoir l’amplifiant, s’adaptant du fait démocratique aux défauts ambiants, cherchant même à les stimuler pour en profiter comme levier électif.

Les Gilets Jaunes ont raison à un point qu’ils ne peuvent même pas imaginer.

Aucun d’eux n’est allé voir en haut du système, ils ne savent pas qu’il n’y a rien. Que simplement un peu de vernis fait toute la différence. Qu’en haut ce sont les mêmes hommes, la même médiocrité qu’en bas, mais aussi les mêmes génies, la même toute simple humanité dont nous sommes tous.

Et, le pire, contrairement à ce qu’ils croient, les mêmes souffrances.

Ils ont donc raison, ils le sentent. Ils ont raison de vouloir tout casser, mais ils ont peu de chance d’y arriver car iIs doutent.

Chacun d’eux a sa façon d’exprimer sa souffrance et d’imaginer une solution superficielle en fonction de son vécu, cela crée une cacophonie d’expression et de projets qui renvoie une image trouble, une impression réelle de désordre intellectuel, d’absence de but.

Alors qu’ils ont un but, le seul but essentiel qui est de casser le joug qui les fait souffrir, de casser cette société d’image où le pire se fait passer pour le meilleur.

Mais ils ne savent pas l’exprimer. Il leur suffirait de dire qu’ils souhaitent que chacun puisse être ce qu’il est, que les abus de droit dont ils sont victimes, leur mise en esclavage au profit d’une poignée de despotes, sont inacceptables.

Ils pourraient reprendre les mots de Mirabeau du fond de sa prison :

“Que nous soyons dépouillés par un brigand ou par un publicain (*Bercy), garrottés par un ennemi ou par un ministre, nous n’en serons pas plus libres ; et, dans ce dernier cas, l’offense est plus grave, l’infortune est plus complète, puisque notre confiance est trahie, puisque nous payons notre oppresseur, puisque c’est de nous qu’il tient ses forces, puisque tout acte de défense naturelle nous est alors interdit comme un crime.”

Les Gilets Jaunes pourraient rejoindre les lumières, il leur suffirait de puiser en eux la force, de comprendre que leur simplicité est la vraie vie, qu’ils ne se trompent pas, que la violence est inéluctable pour secouer la prison qui les tue à petit feu.

Mais pour cela il faudrait qu’ils soient indifférents à l’image, qu’ils en comprennent les falsifications, est-ce possible ? Peut-être pas.

Déjà ils tentent de se dédouaner d’être des casseurs, que pourraient-ils être d’autre ? Comment vivre demain sans d’abord tout casser aujourd’hui ?

S’ils veulent un témoin du fait que la raison et la discussion ne mènent à rien dans notre société percluse de privilégiés autistes, je peux témoigner qu’après avoir vainement démontrer, pendant vingt ans, que je ne suis pas un fraudeur fiscal j’en reste imperturbablement accusé. Je suis des centaines de milliers. Nous ne sommes pas la bonne image, mais nous sommes une des vraies souffrances.

Les Gilets Jaunes ont raison.

Tous ceux qui font le coup de poing et ceux qui ne le font pas, tous ceux qui veulent mettre à la poubelle cette société de mensonge, y compris les futurs menteurs, ont raison.

Puissent-ils renverser le couvercle Samedi. Quelle que soit la soupe qu’ils feront ensuite dans la marmite, elle ne peut pas être pire que celle d’aujourd’hui.

Courage à eux.

Bien à vous. H. Dumas

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Gilets jaunes : la victoire ?

On peut marquer la journée du 05 décembre 2018 d’une pierre blanche car c’est une des rares fois où le pouvoir technocratique recule devant la revendication et la contestation populaires !

On peut imaginer aisément que les gilets jaunes prennent cette reculade pour une grande victoire !

L’Élysée a décidé : la taxe carbone sur le carburant, le redoutable contrôle technique du mois prochain et l’augmentation du prix de l’électricité sont soit annulés soit gelés !

Autrement dit, l’urgence climatique tant annoncée par le pouvoir et les médias à sa disposition (radios et télés publiques) apparaît n’être plus aussi urgente (ici) !

Ce revirement pose néanmoins plusieurs questions :

– l’attitude du président :

On sait que c’est le refus obstiné du président de revenir sur une fiscalité à la fois abusive et confiscatoire qui a entraîné une radicalisation du mouvement ; lequel devient désormais incontrôlable. On a fait sortir le mauvais génie de la bouteille alors que la révolte est comme la pâte dentifrice : Il est plus facile de la faire sortir du tube que de l’y faire retourner !

L’explication ne peut venir que d’une sous estimation, de la part de E. Macron et de son gouvernement, de la réaction populaire. L’élite, dans un processus d’auto confirmation de ses propres certitudes, s’est imaginée que les « gens de rien » allaient rentrer chez eux et retourner travailler car ils n’ont pas le choix (tout comme les grévistes mineurs de charbon décrits par E. Zola dans le trop fameux Germinal).

Seulement, ce n’est pas ce qui s’est passé !

Par ailleurs, E. Macron, avec ses remarques, trop souvent méprisantes et blessantes, a agacé fortement la population qui s’est sentie inutilement humiliée. L’empathie et la compréhension ne coûtent rien mais cela, E. Macron ne semble pas l’avoir compris !

– un problème démocratique :

Cela fait longtemps que je fustige la parodie de démocratie de la Vème république et une nouvelle preuve vient d’en être donnée. Le premier ministre a passé sa journée du 05 décembre devant l’Assemblée Nationale en vue d’obtenir un vote (certes assuré) quant à un moratoire de la taxation du carburant.

Or, en fin de journée, après l’acquisition du vote des représentants de la nation, l’Élysée, par un simple communiqué, a annoncé que l’augmentation prévue était purement et simplement annulée et non pas reportée comme venait de le voter l’assemblée nationale et que la suppression de l’ISF était maintenue.

Il apparaît donc clairement que l’Assemblée Nationale ne sert à rien, pas plus que le premier ministre puisque tout ce qu’ils ont dit et fait, ce 05 décembre, a été barré d’un trait de plume par les services du président.

Autrement dit, le monarque capricieux, enfermé dans son palais, protégé par des milliers de policiers et vexé de la résistance populaire à ses décisions, a décidé, tout seul dans son coin ; sans en référer ni informer personne !

Le procédé apparaît tout à fait inadmissible mais, pour ceux qui trouveraient cela normal, il serait temps d’en finir avec ces hypocrisies constitutionnelles visant à faire croire que la France est une démocratie. voir (ici)

– Une autre forme de l’effet Laffer.

 L’effet Laffer (ici) est cette théorie empirique qui explique qu’au-delà d’un certain seuil d’imposition, le rendement de l’impôt stagne et tend même à diminuer. Il ne s’agit rien moins que d’une allergie à la pression fiscale qui se traduit soit par un découragement (l’agent économique ne cherche pas à gagner plus pour voir le surplus de revenu complètement confisqué par les impôts) soit par une stratégie d’évitement de l’impôt (fraudes en tous genres) soit enfin par l’expatriation pure et simple des victimes de l’oppression fiscale avec évidemment, pour corollaire, une diminution des recettes fiscales !

Les évènements récents sont manifestement une forme de l’effet Laffer en ce sens que le pouvoir, du fait de l’augmentation permanente de la pression fiscale, a fini par excéder la population la plus modeste et que cette dernière a fini par se révolter.

– quelles solutions ?

L’utilisation abusive du levier fiscal pour résoudre tous les problèmes est une arme à double tranchant qui peut s’avérer risquée. La preuve vient d’en être donnée !

Le gouvernement, bien mal conseillé par les technocrates de Bercy, a pris le problème à l’envers ; mais c’est une habitude de notre haute administration. Au lieu de diminuer les dépenses, ils ont délibérément choisi d’augmenter les impôts ; au besoin en utilisant des subterfuges climatiques … (ici) !

Reste à savoir comment le gouvernement va résoudre le problème du budget 2019 car aucun des problèmes atteignant la France n’est pour l’heure résolu ; bien au contraire, puisque la loi de finances pour 2019 est à refaire et que le trou budgétaire se chiffre pour l’instant au minimum à 4 milliards €.

Et il ne faut pas exclure une augmentation des revendications ; les gilets jaunes pouvant escompter tirer parti de la situation pour obtenir d’autres avantages qui ne sont absolument pas financés !

Le pouvoir a été surpris par la violence de la réaction populaire et il va avoir beaucoup de mal à reprendre la main et engager des réformes vers ce qu’il a obstinément refusé de faire : La réforme du secteur public et ses dépenses insensées !

Le problème est que le pouvoir va se heurter à une résistance différente mais qui ne sera pas moins efficace ; à preuve les premières déclarations des élus du sénat, par la voix de G. Larcher, son président.

Celui-ci, pour ne pas avoir à réformer l’institution qu’il préside et subir de coupe budgétaire, vient d’ores et déjà d’affirmer que la facture du sénat ne représente presque rien : Pas plus de 5€ par français (bébés compris).

Vu sous cet angle, on doit évidemment comprendre que le sénat ne coûte vraiment pas cher et que, s’il y a des économies à faire, ce n’est vraiment pas de ce côté-là qu’il faut chercher !

La même question se pose évidemment à propos de l’Assemblée Nationale et des salaires mirobolants qui sont pratiqués au sein de ces institutions (ici) et (là) et encore (là) qui ne sont pas vraiment habituées à se serrer la ceinture !

On voit déjà l’orientation des futures réactions des personnes concernées. Ce sont toujours les mêmes : Le petit peuple des classes « inférieures » estime qu’il faut taxer les autres et les nantis de la caste « supérieure » estiment que, s’il faut faire des économies, c’est exclusivement en s’en prenant aux autres car, eux, ne coûtent vraiment pas cher !

Tout le monde se renvoyant la balle, il est évident que l’on n’aboutira à aucune économie. Cela est franchement honteux ; surtout qu’en ce qui concerne les députés et sénateurs, il s’agit « d’argent gratuit des autres » c’est à dire d’impôts collectés ; souvent durement !

Restera à leur faire accepter de gérer la pénurie ; ce qui risque d’être nouveau mais ce n’est pas gagné !

– quid de l’avenir ?

Le sentiment général est qu’il règne au plus haut niveau de l’Etat un niveau de confusion qui laisse une mauvaise impression ; laquelle sera très difficile à dissiper.

Le mouvement de contestation semble par ailleurs ne pas vouloir s’arrêter ; ce qui signifie que le pouvoir se trouve en position défensive et qu’il risque de devoir reculer sans cesse alors qu’entrent dans la danse les lycéens, les agriculteurs, les chauffeurs de poids lourds et même les syndicats institutionnels ; compte non tenu du fait que certains politiciens opportunistes (Mélenchon en particulier) sont prêts à promettre, à tous la lune, d’un monde tellement meilleur en s’imaginant tirer les marrons du feu de la situation.

Il est urgent que tout cela s’arrête car c’est en fait très mauvais pour l’image et l’économie du pays. Ce qu’il y a au bout de cette révolte c’est ni plus ni moins que la survie de l’Europe et de l’€ !

Il ne faut pas se leurrer ; la situation est extrêmement grave car elle établit une novation dans la situation financière de la France.

En effet, pour l’instant, les dépenses prévues de l’année 2019 ne sont pas financées ; ce qui signifie un accroissement significatif du déficit au-delà des 3% du PIB.

Sans solution, et pour l’instant on ne voit pas comment le pouvoir compte s’y prendre, cela entraînera au minimum des sanctions de la part de Bruxelles et au pire de graves problèmes de cohésion notamment parce que l’Italie se trouve, ainsi que j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, (ici) et (là) dans la même situation et que la France et l’Italie sont les deuxième et troisième économies de l’UE et qu’il n’y a aucune raison pour qu’on applique à l’Italie des sanctions qu’on n’appliquerait pas à la France !

Mais là n’est pas le plus grave …

On sait que la crédibilité de la France tient à sa capacité à lever et percevoir l’impôt ; c’est à dire à obtenir les moyens de rembourser les dettes contractées !

Jusque là les français râlaient mais ils acceptaient de payer !

Or, les évènements récents viennent d’établir, sans aucune ambiguïté, que ce schéma n’a plus cours et que la limite de la confiscation fiscale vient d’être atteinte.

Nul doute que l’on assistera dans les prochaines semaines à une remontée sensible des taux d’intérêts demandés pour placer de la dette française ; ce qui ne fera que renchérir celle-ci et aggraver la situation du pays !

Il est donc urgent que le président vienne à la télévision faire amende honorable, et abandonne son attitude à la fois hautaine et méprisante, afin d’expliquer la réalité de la situation et ce qu’il compte faire.

Bien cordialement à tous !

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Bientôt le père Noël

Lorsque, vers six ou sept ans, j’ai compris que le père Noël n’existait pas : j’ai pleuré, j’étais inconsolable. Je n’ai pas le souvenir que ce fût la crainte de ne plus avoir de cadeau qui me mit dans cet état. Ni une vexation d’avoir été trompé.

Je crois que c’est l’injustice de l’information qui m’abattit. Le Père Noël me paraissait juste. La venue de ce vieillard chez tous les enfants avec sa hotte de cadeau me rassurait. Je trouvais la chose convenable, donc fatalement vraie.

Je ne dis pas qu’il s’agissait là d’une conscience politique prodige, non tout simplement un ordonnancement plus facile à croire que la vérité, plus séduisant, plus vrai.

Puis, j’ai oublié ce choc et, comble du mauvais gout ou de l’inconséquence, j’ai fait croire au père Noël mes enfants, puis eux mes petits-enfants.

Ont-ils eu la même souffrance en apprenant qu’il n’est pas ? Je ne sais pas, je ne leur ai jamais demandé.

Mais je me rappelle la surprise et l’immense joie dans leurs yeux, le frisson de bonheur leur traversant le corps, le matin quand ils découvraient les cadeaux apportés par le dit père Noël. Où peut-on trouver une aussi grande trace de bonheur visible ?

Les cadeaux, sans le père Noël, s’est fade, il faut bien l’avouer. Il manque le mystère.

Et bien sachez que c’est le même besoin de croyance qui anime la politique.

Les élus, à l’occasion de leurs promesses délirantes, quelle que soient leurs irréalités, voient passer dans les yeux de leurs électeurs la même joie, la même brillance que dans ceux des enfants le matin de Noël.

Ils ont le même bonheur que tous les parents de France avec le père Noël à ravir de mensonges leurs militants.

C’est magique de folie. A la fois si simple et si compliqué.

Les Gilets Jaunes n’échappent pas au phénomène et déjà racontent n’importe quoi.

Un exemple intéressant.

Ils parlent évidemment, comme tout le monde avant eux, de distribuer l’argent qui ne leur appartient pas. Ils visent tout particulièrement ce que l’on appelle les GAFA.

Les Gilets Jaunes ont-ils conscience que sans au moins trois de ces GAFA ils n’existeraient pas ?

Ils sont le fruit de Facebook, Google et Apple. Lesquels, s’ils n’avaient pu garder leur bénéfice en capital pour leur croissance, s’il avait été distribué, n’auraient pas pu atteindre le niveau de performances qui permet aux Gilets Jaunes de s’exprimer librement et immédiatement, en temps réel. Nous serions restés au Minitel.

Evidemment, l’Etat français se précipite pour taxer les GAFA qui, sachant ce que représente la France mondialement, ne seront sans doute pas plus fâchés que ça de la quitter en cas de taxation lourde.

Mais alors, plus de GAFA, plus de communication instantanée, plus de Gilets Jaunes, c’est pourtant simple.

Même le plus simple des Gilets Jaunes comprend cela.

Et cependant, il propose de taxer les GAFA. Uniquement pour voir passer la joie du père Noël dans les yeux de ceux qui écoutent.

Et oui, le père Noël est une ordure.

Bien à vous. H. Dumas

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Souffrance et empathie

Il y a deux sortes de souffrance : la souffrance naturelle et la souffrance artificielle.

La souffrance naturelle nous touche tous un jour ou l’autre, ne serait-ce que lors de la vieillesse ou de la mort. Elle est particulièrement insoutenable lorsqu’elle tombe par hasard sur des proies sans défense telle que l’enfant atteint de leucémie ou l’adulte accidenté brusquement.

La souffrance naturelle génère, naturellement, l’empathie. Qui peut rester insensible à l’enfant en détresse, à l’homme fauché en pleine force ou au vieillard grabataire ? Même dans le cas où celui qui est touché à une part de responsabilité, comme le fumeur et son cancer, l’empathie bien que diminuée existe toujours.

La souffrance artificielle, par exemple la torture, la déportation, le vol notamment fiscal, n’est pas une composante naturelle de la vie. Elle découle d’un choix fait par certains qui, à l’aide de la force, imposent cette souffrance aux autres, accompagnée de raisons vraies ou fausses qui la justifieraient.

La particularité de cette souffrance est qu’elle ne génère pas d’empathie. Celui qui la provoque se prétend dans son droit, il peut même y trouver du plaisir. Celui qui la subit ne trouve aucun secours chez les autres dont la seule réaction est de tenter de la fuir.

La misère

C’est une souffrance, elle peut être naturelle ou artificielle.

Naturelle, elle n’est jamais méritée, même si elle découle d’erreurs ou d’attitudes l’ayant provoquée. Elle a naturellement un point d’équilibre autour de l’empathie. Elle ne peut pas être éradiquée, elle s’impose, c’est pourquoi l’empathie l’accompagne naturellement.

Artificielle, elle est créée de toute pièce, celui qui la subit est déclaré coupable par celui qui l’impose, dans cet esprit il la mérite. Donc, effectivement, pas d’empathie.

On voit bien la différence entre ces deux misères. Ce n’est pas l’injustice, les deux sont injustes. C’est uniquement l’empathie qui les différencie, et c’est énorme.

L’origine de la misère

La misère est une souffrance liée à l’absence des biens minimums nécessaires à une vie décente.

Y sont projetés ceux qui ne sont pas capables, pour diverses raisons, d’acquérir ces biens minimums, que ce soit de leur fait ou à causes de circonstances extérieures indépendantes de leur volonté.

Y sont aussi projetés ceux à qui ont été retirés, par la force ou la ruse, leurs biens matériels, au point de les priver du minimum vital.

De l’intervention autour de la misère

La misère naturelle crée, nous l’avons vu, une forte empathie. En son nom, des mesures de compensation vers les miséreux vont paraître naturelles. L’Etat, cet hologramme, va se parer, à travers les hommes de l’Etat, de la vertu empathique, sans limite. Il va même faire de l’empathie une machine à déposséder ceux qui ne sont pas dans la misère, au point, à travers le fisc, de les y projeter. Il ira jusqu’à vivre au crochet de l’empathie.

Les victimes dépossédées vont se trouver dans une misère artificielle dont toute empathie sera absente. Ils ne pourront compter sur personne pour les comprendre ou les aider. Au contraire ils seront confrontés à la division binaire de ceux qui vont jouir de les voir ruinés et de ceux qui vont fuir pour ne pas se faire tondre à leur tour.

Le piège de la misère artificielle refermé ils étouffent. Ils agonisent, ils meurent.

Les survivants n’ont plus rien à perdre, ils se révoltent, sans limite.

Ce sont les Gilets Jaunes.

Bien à vous. H. Dumas

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Que doit faire le président ?

En cette période de contestation sociale, il est intéressant de recadrer le débat dans un contexte plus général.

Deux positions s’opposent :

– ceux qui disent que E. Macron ne doit pas céder, comme Margaret Thatcher qui n’a pas cédé devant les mineurs … Sauf que le RU, en 1979, était en faillite et que le 1er ministre britannique a véritablement réformé le pays et libéralisé une économie complètement soviétisée et à deux doigts de passer sous la tutelle du FMI ; ce que n’a pas du tout l’intention de faire E. Macron qui est un ultra-étatiste, un haut fonctionnaire, un contrôleur, un adepte de l’économie dirigée et planifiée. Meilleure preuve ? L’économie britannique est repassée devant l’économie française et sans allègement de la charge étatique ni réforme de l’Etat, il n’y aura pas de modernisation du pays, aucun rebond économique, pas de croissance autre que celle des impôts et un lent mouvement de paupérisation de la population !

– ceux qui disent que les gilets jaunes ont raison et que Macron doit dégager (le fameux dégagisme) ; sauf que, si l’on écoute les revendications des gilets jaunes, on s’aperçoit qu’ils ne veulent pas moins d’Etat et plus de libéralisation. Ils veulent juste plus de dépenses et moins d’impôts pour eux-mêmes mais … plus d’impôts pour les voisins ou les entreprises ou les riches (rétablissement de l’ISF) ou les fraudeurs fiscaux (le fameux mythe à 50, 60 ou 80 milliards d’€ qui résoudrait tous nos problèmes d’un coup) ou encore les GAFA, ou encore les américains en général. Autrement dit, les gilets jaunes veulent juste que le système actuel continue comme avant mais, et vous apprécierez la nuance, que leurs impôts soient payés par les autres !

En attendant, si E. Macron recule …il est mort politiquement, il ne pourra plus rien imposer puisqu’à la moindre velléité de changement (je n’ose pas parler de réforme eu égard à son passif), la foule va se mobiliser et s’il ne recule pas, la contestation et la casse vont continuer et … il est mort politiquement.

En plus, des informations douteuses indiquant qu’il aurait donné l’ordre de tirer dans la foule (si nécessaire) commencent à circuler !

Autrement dit, dans tous les cas de figure, c’est foutu pour lui !

Reste à savoir s’il saura tirer les conclusions qui s’imposent et si … ce n’est pas déjà foutu pour nous ?

On nage en pleine confusion et, au train où vont les choses, nous allons nous payer une magnifique récession et continuer à dégringoler …

Je connais quand même deux petits malins qui doivent être bien contents d’avoir quitté le navire Macron : N. Hulot et G. Collomb … Ont-ils senti, de l’intérieur, que le macronisme était à bout de souffle et qu’il allait s’écrouler ?

Bien cordialement à tous

 

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La faillite de l’Etat-patron

Nous assistons en direct à la faillite de l’Etat-patron.

Cet Etat- patron sans vergogne dont les salariés et les affidés ne respectent pas leurs clients, qu’ils emprisonnent à coup de monopole, qu’ils narguent du haut de leur pouvoir en leur faisant croire que c’est pour leur bien.

La faillite de l’Etat-patron français est mondiale. Elle l’entraîne évidemment, mais elle entraîne aussi celles et ceux qui sont avec lui de connivence pensant faire leur beurre sous couvert des pouvoirs exorbitants de cet Etat-patron.

L’affaire Ghosn est symbolique à ce sujet. Renault, filiale assumée de l’Etat patron français, prend en otage à son profit ses partenaires japonais.

Quoi de plus normal pour l’Etat-patron de prendre en otage partenaires et clients par la force ? Oui, mais voilà, ce ne sont pas les règles naturelles de l’économie. Les japonais se rebiffent, ils collent le représentant de l’Etat-patron, grassement rémunéré pour ses excès de pouvoir, en tôle. Ils ne vont pas le lâcher.

Tous ces petits bonhommes fonctionnaires qui se vautrent cyniquement dans le confort de l’Etat-patron, à tous les niveaux, ne peuvent que faire faillite, car l’économie ce n’est pas l’emploi de la force, c’est celui de la séduction, de la compétence et de la concurrence.

Nos fonctionnaires, habitués à nous considérer comme des chiens, à se la péter dans un confort et des garanties que nous sommes obligés de leur payer contraints par l’impôt levé par la force, sont tout étonnés que, malgré la casse qui touche directement les classes laborieuses, la révolution en action continue à séduire la majorité.

Ils vont probablement devoir s’y faire.

Car, quand bien même la population harassée se laisserait acheter par une poignée de cacahuètes et libérerait la rue, ce qui est loin d’être évident, les choses ne seront plus jamais comme avant et ne permettront plus de dissimuler la faillite de l’Etat-patron.

Tous les petits chefs étatistes sont discrédités pour longtemps.

Les révolutionnaires sont-ils en mesure de faire cette analyse ? Vers où penche leur souhait d’avenir ?

Veulent-ils juste profiter à leur tour des avantages de ceux qu’ils dénoncent ?

C’est ce que croit Mélenchon, Le Pen et bien d’autres. On vire les hommes de l’Etat actuels et leurs serviteurs et on recommence en pire avec de nouvelles têtes. En clair, on s’enfonce dans le collectivisme, le règne de l’arbitraire, le dos tourné aux règles de l’économie et de la liberté à la poursuite d’une utopique égalité. On renonce à l’effort, à la responsabilité, à l’humanisme, on se jette tête première dans le dogme, la croyance.

Veulent-ils au contraire être libres ?

C’est ce que je crois. Prendraient-ils de tels risques si ce n’est pour être libres ?

Mai 1968 n’a pu être que parce que le motif en était la quête de la liberté intellectuelle, sa tentative de récupération par les syndicats a lamentablement échoué à l’époque.

Novembre 2018 n’a de raison d’être que pour la quête de la liberté économique, il est peu probable que ceux qui sont opposés à cette liberté puissent récupérer le mouvement.

Si, au bout du bordel ambiant, se trouve la liberté économique, cela vaut la peine.

La problématique est que, pour l’instant, personne ne se lève pour symboliser cette liberté. Mais, d’un autre côté, peut-on se lever politiquement et donc contraindre au nom de la liberté ?

C’est tout le problème de la liberté.

Bien à vous. H. DUMAS

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Une prime aux CRS !!!

N’est-ce pas une drôle d’idée cette prime aux CRS?

D’un coté une population qui n’en peut plus et qui se soulève pour quelques Euros d’augmentation du mazout, qui croule sous la fiscalité qu’elle juge inique, qui en a marre des normes et aspire à la liberté

De l’autre les CRS qui touchent une prime pour la faire taire.

Il le voit comment le face à face de Samedi prochain Macron ?

Je me demande qui le conseille ainsi. Je serais lui je virerais ce conseiller. Évidemment si c’est une idée de lui … nous sommes mal partis.

Il ne manquerait plus que les Gilets Jaunes proposent des primes aux casseurs. Où allons nous !!!

L’argent, toujours l’argent, moi qui croyais que le CRS était un patriote gardien de l’ordre, je tombe de haut.

La prime sera-t-elle calculée à la grenade lacrymogène ? Au coup de matraque ? Où à la capture de l’animal manifestant ?

Tout cela ne me parait ni sérieux ni susceptible d’améliorer la situation.

Bien à vous

 

 

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De la transition écologique à la transition fiscale

En dépit des calculs du pouvoir, le mouvement des gilets jaunes continue et le gouvernement ne sait plus comment faire pour juguler ce qui devient une véritable révolte.

La situation est évidemment complètement déséquilibrée puisque les gilets jaunes ne sont pas organisés, n’ont pas de représentants, n’ont pas de médias à leur disposition autre que les images diffusées par le biais des réseaux sociaux et font face à un Etat qui utilise tous les moyens pour les contenir (police, gendarmerie, gardes mobiles) et les discréditer (médias) …

Le paradoxe est que le mouvement reste extrêmement populaire (82% d’opinions favorables) tandis que le pouvoir, malgré tous ses moyens, reste complètement isolé et est de plus en plus impopulaire.

On sait qu’on ne peut sortir de l’ambiguïté qu’à son détriment et les évènements récents dissipent effectivement l’ambiguïté ayant entouré l’élection d’E. Macron ; élection à l’occasion de laquelle il a fait croire aux électeurs de droite qu’il était de droite et aux électeurs de gauche qu’il était de gauche. Il est peu probable qu’il puisse renouveler en 2022 sa supercherie de 2017.

Sa grande erreur a été de ne pas, dès le départ, baisser les dépenses publiques et de ne pas réduire le périmètre de l’Etat ainsi que les prélèvements obligatoires. Il a préféré s’enfermer dans un discours incohérent visant à faire croire qu’il allait satisfaire tout le monde par le biais d’une politique de réformes effrénées alors qu’il ne s’est agi au mieux que de rabotages tous azimuts et du maintien du statu quo !

Il était pourtant bien placé, en tant qu’ancien ministre des finances, pour connaître précisément la situation de la France …

Le véritable vice de la politique d’E. Macron est donc qu’il a beaucoup promis alors que la réalité se résume exclusivement au fait qu’il ne peut pas baisser les impôts s’il ne diminue pas les dépenses publiques ; lesquelles, malgré des affirmations rassurantes, continuent à augmenter !

Les gouvernants ont pris l’habitude de ces tours de passe-passe budgétaires (la Cour des comptes avait fustigé le dernier budget de l’équipe Hollande qualifié d’insincère) destinés à camoufler une réalité qui pourrait nuire à leurs prébendes ! Le gouvernement vise seulement à ne pas dépasser les 3% de déficit pour être « dans les clous » vis-à-vis de Bruxelles !

E. Macron prétendait engager une politique économique permettant de replacer la France dans la compétitivité économique mondiale. On a donc bien vu comment :

– il n’a absolument pas réformé la SNCF, ce monstre administratif ingérable et inefficace,

– il n’a pas réformé le marché du travail ; toujours aussi rigide !

– il n’a absolument pas réduit le nombre des fonctionnaires dont on sait pourtant qu’ils représentent une charge excessive pour le reste de la population ….il s’y était pourtant engagé à hauteur de 120.000 ! (On en est péniblement à 6.000 sur deux ans).

– il n’a absolument rien fait pour permettre aux entreprises d’exercer librement leur activité ; bien au contraire la fameuse loi PACTE, qui doit « révolutionner » le monde de l’entreprise, n’est qu’un ramassis de dispositions coercitives, incohérentes et anti économiques !

– il n’a rien fait concernant l’éducation nationale alors que le niveau d’instruction des enfants ne cesse de reculer ….

Seulement, brandir le spectre de la fin du monde n’a pas l’air suffisant, désormais, pour obtenir la soumission des français à la spoliation fiscale !

Il faut dire que le moral des français est en chute libre, ce qui peut justifier un certain énervement, et le début de l’année 2019 risque d’être particulièrement difficile avec des nouveautés extrêmement désagréables, à savoir :

– le prélèvement à la source, (ici)

– la forte augmentation du prix du carburant, (ici)

– le durcissement du contrôle technique. (ici)

– et ce, sans compter l’évolution des prix de l’électricité et du gaz (+ 16,4 % sur l’année 2018).

Par ailleurs, on nous explique qu’il faut sortir de l’économie carbonée mais … juste pour les voitures alors qu’on sait que l’essentiel de la pollution provient du chauffage.

La stigmatisation du diesel, et de la voiture en général, apparaît donc tout à fait excessive et il n’y a aucune raison, autre qu’idéologique, pour provoquer l’obsolescence forcée de voitures en parfait état de fonctionnement ; et c’est la même chose lorsqu’il s’agit de stopper des centrales nucléaires en parfait état fournissant un courant stable et bon marché pour les remplacer par des ENR aléatoires dont il faudra payer le prix (investissement) et l’électricité (3 fois plus chère).

Il faut aussi rappeler qu’à l’échelle de la planète, eu égard à une population de 65 millions sur 7 milliards de personnes, l’influence française sur le climat s’élève à moins de 1% ; c’est à dire à … rien ou presque.

Tout cela est tout simplement écologiquement incohérent et ne justifie en aucun cas de jeter par les fenêtres des dizaines de milliards € pour, prétendument, sauver la planète ; tout comme il est ridicule de culpabiliser la population et de lui demander de respecter des règles inutilement contraignantes alors que la France, du fait de ses centrales nucléaires, est l’un des pays les vertueux écologiquement. (ici)

C’est juste la destruction inutile d’un capital accumulé ; autrement dit un gaspillage. Mais il ne faut pas oublier non plus que l’Etat touche sa dîme sur chaque voiture neuve vendue …

Le pot au roses quant à cette « politique écologique » a été dévoilé dans l’émission de la chaîne Public Sénat « on va plus loin » diffusée jeudi 29 novembre à 18 h 30. (ici) Lorsque vous la visionner, vous verrez qu’à 22 ‘ 50 il est dit que « Ces baisses de prélèvements seront partiellement contrebalancées par la poursuite de la montée en puissance de la fiscalité sur le tabac et de la fiscalité écologique. »

Il apparaît donc évident que les buts de la fiscalité énergétique ne sont pas ceux affirmés par le gouvernement et qu’elle a bien pour objectif de récupérer la réduction de la taxe d’habitation promise un peu légèrement aux élections pour appâter l’électeur, la bascule des cotisations sociales/CSG et la transformation du CICE en allègement de charges ; et que les sommes seront affectées au budget général ! Comme le rappelle le rapporteur de la commission des Finances du Sénat : «cette fiscalité dite écologique a essentiellement un objectif de rendement ».

Il faut tout de même savoir que ces taxes, actuellement de 5 milliards par an, vont passer à 7 puis à 8 milliards par an et que, d’ici 2022, c’est 17Md€ de fiscalité en plus que les ménages vont devoir supporter ; ce que l’on peut à juste titre appeler un Everest fiscal !

Evidemment, on ne peut voir aucun bénéfice à propos d’une réforme visant à assassiner fiscalement le français moyen avec des taxes appliquées sur des dépenses contraintes ; même si on promet ensuite un « chèque énergie » pour faire passer la pilule (dont on sait qu’il s’agit seulement de rendre aux Français une fraction infime de ce qu’on vient de leur voler).

E. Macron ne veut pas avoir l’air de reculer ou de se renier ; il s’entête alors que gouverner c’est non seulement prévoir mais aussi comprendre, réfléchir et s’adapter !

Visiblement, il ne comprend pas et, sous l’influence de ses mauvais conseillers, sa seule réponse a été de créer un haut comité pour l’écologie ; autrement dit un nouveau machin inutile, inefficace et coûteux ! Par ailleurs, le coté arrogant, méprisant, manichéen et narcissique du discours d’E Macron n’a échappé à personne : « moi ou le chaos, moi ou l’extrême droite et les populistes, moi ou la fin du monde » !

Pour le reste, j’ai vu un président de la République claquemuré dans son palais protégé par des forces de l’ordre en grand nombre et j’ai entendu les hésitations verbales d’un premier ministre visiblement pas convaincu alors qu’il devait, sur ordre, rencontrer les gilets jaunes auxquels il n’avait manifestement absolument rien à dire !

E. Macron donne le spectacle typique du haut fonctionnaire qui, du haut de sa tour d’ivoire, regarde d’un air à la fois distant et méprisant ce petit peuple, qui n’est rien, et qui est censé lui obéir !

Seulement, la seule vérité est que la situation de la France est de plus en plus fragile et que le pouvoir a de plus en plus de mal à dissimuler la situation ; ce qui le conduit à appliquer une fiscalité de moins en moins indolore !

Le pouvoir est en fait pris au piège de 40 ans de dépenses inconsidérées et de gonflement de l’Etat administratif. On semble désormais être arrivé au bout de ce chemin et on sait, qu’un jour, il faudra crever la baudruche administrative !

Les français ont enfin compris l’hypocrisie du système et que la transition écologique était essentiellement une supercherie et, avant tout, une transition fiscale de leurs revenus et de leur patrimoine de leurs poches vers les poches de l’Etat sous couvert d’arguments écologiques plus ou moins faux à propos d’un futur plus ou moins hypothétique !

Il était temps qu’ils se rendent compte de la tromperie des élites ; même s’il apparaît peu probable que les insurgés fiscaux, qui se sont appelés eux-mêmes gilets jaunes, puissent obtenir quelque gain que ce soit.

E. Macron semble pour l’instant refuser de reculer et certains lui « proposent » de dissoudre l’Assemblée Nationale ; ce qu’il ne fera évidemment pas pour la très simple raison qu’il serait désavoué par les électeurs et que ses députés « en marche » perdraient leurs sièges pour la grande partie d’entre eux !

On touche d’ailleurs là au vice fondamental de la Vème république : Un président inamovible et irresponsable qui peut se maintenir dans sa fonction malgré le désaveu populaire (ici).

Reste à savoir si le pouvoir arrivera à prendre la mesure de l’exaspération des français et, s’il recule, quelles solutions il va trouver ; c’est-à-dire, en fin de compte, sur qui il va tenter de transférer le montant des impôts qu’une partie des français refuse désormais de payer ?

Bien cordialement à tous !

 

 

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Qui sont les casseurs ?

Il faut objectivement l’admettre notre pays est largement cassé.

A tel point que la vie y est devenue difficile, un peu comme sous l’occupation. Ceux qui ne sont pas des “collabos” en bavent. Je ne parle même pas des résistants, juste des gens ordinaires non “collabos”, qui ne sont pas dans la connivence,

Je peux vous en parler savamment car ce qui me distingue, depuis mon plus jeune âge, c’est d’être ordinaire, mais à un point que vous ne pouvez pas imaginer.

Si ordinaire que j’accumule toutes les souffrances disponibles pour les gens ordinaires, plein fer.

Il n’est pas une nouvelle contrainte dont je ne subisse pas immédiatement la pression, que ce soit professionnellement ou dans ma vie de tous les jours.

Je suis un délinquant de la norme, un éternel châtié pour son bien.

D’une nature joyeuse étant enfant, je suis arrivé à l’école au moment de la crise de prétention de l’éducation nationale s’érigeant à mon époque potache en futur ordonnateur exclusif de l’ordre social. J’allais au lycée pour rire, ils m’y recevaient pour me contraindre. Premier accroc.

Pareillement avec la route. J’avais le déplacement routier heureux, juste au moment où tout ne fut que drame. J’ai dû me ficeler dans ma voiture, me botter et me casquer sur ma moto. Après avoir appris à déjouer les pièges routiers naturels, j’ai dû composer avec les pièges artificiels bien plus terribles, dos d’âne, rétrécissements volontaires, priorités inversées, îlots surprise non éclairés, vitesses limitées, radars, jeune au volant, etc… pas facile.

Idem pour ma vie professionnelle. J’avais aussi le travail heureux. Amoureux de l’intégrité, de la parole donnée, du service rendu, du gain pris sur le gain apporté, de la joie d’entreprendre, de la satisfaction d’être jugé sur les résultats, mais aussi de jouir librement du fruit de mon travail.

Tout cela n’a pas duré. Très vite il fallut prendre une mine sinistre au travail, la joie ne devant s’exprimer que pendant les loisirs, à la durée forcement beaucoup moins longue. L’intégrité a laissé sa place au réalisme, quant à la parole donnée elle s’est transformée en contrats dont la valeur s’estime au kilomètre dactylographié et à la possibilité de les contourner. Le gain n’ayant plus de rapport avec la prestation mais avec l’accointance. Quant au résultat, la bonne combine est devenue d’être loin quand il se fera jour.

Pour changer les mentalités, la loi s’est centuplée, multipliée à l’infini, les contrôles aussi.

Mon naturel a été pris de court. Je suis devenu la bête noire des gardiens de la nouvelle loi, de la sinistrose.

Les agents gardiens de la route, les inspecteurs de l’URSSAF, du Fisc, les agents des services municipaux, pour tous ces zélés serviteurs de la nouvelle norme de vie, je suis devenu une cible. Ils avaient décidé de faire de moi, à leur service, le robot du 21ème siècle.

Alors, ils ont employé toute la panoplie des outils à leur disposition pour me casser.

Ils n’ont pas encore tout à fait réussi, mais ils sont près de leur but, quelques mois peut-être …

Sauf que… ils ont oublié à quel point je suis ordinaire, donc reproductible à millions.

Mon problème, si multiple pour cause de clonage, les a amenés à casser en rafale.

Ils m’ont cassé, mais avec moi ils ont cassé tout ceux à qui je ressemble tant. Ils ont finalement tout cassé.

Ce sont eux les casseurs, les vrais casseurs. Pas les Gilets Jaunes. Ils ont des chefs casseurs ces casseurs, ce sont les hommes de l’Etat.

Ils essaient de nous faire porter le chapeau, mais nous sommes trop nombreux et ils n’ont pas assez de chapeaux.

Ça craint pour eux, notamment pour le chef casseur.

Bien à vous. H. Dumas

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Mon cadeau aux Gilets Jaunes

J’ai beaucoup de mal à comprendre l’air hébété de Macron, Castaner et Cie, des hommes politiques et de la presse en général, des flics en particulier.

Les souhaits disparates des GJ et leur violence ne sont pourtant pas difficiles à analyser.

La population en a marre du fossé aujourd’hui infranchissable qui s’est creusé entre les promesses politiques et la réalité économique, des conséquences que cela a directement sur la vie de tous les jours.

Tout le reste n’est que spéculation ou arrières pensées malsaines de politicards en mal d’élections.

La solution passe donc par une mise à plat des rapports entre ces deux activités sociétales : la politique et l’économie.

Il suffit de prendre deux décisions extrêmement simples pour que tout cela soit définitivement solutionné.

          -1- Pas d’élection sans bilan chiffré.

Tout candidat à une élection devra présenter un bilan comptable de son projet. Son coût et les moyens imaginés pour le payer.

En cas d’élection puis de manquement comptable à son projet, surveillé par un organisme neutre, l’élu sera destitué.

Ainsi nul besoin d’une démocratie directe totalement impossible à mettre en œuvre et générant inévitablement une escalade dans la démagogie, mais une assise solide incluse dans le rythme actuel des élections parfaitement convenable.

Plus de dérapage économique, avec nos sous, de la part des hommes de l’Etat

          -2- Plus de terreur fiscale

La terreur fiscale a remplacé les lettres de cachet de l’ancien régime, c’est inadmissible.

Cette terreur est rendue nécessaire par la folie dépensière des hommes de l’Etat. La condition précédente devrait la limiter.

Mais, pour plus de sureté, il suffit de mettre en œuvre la même solution que celle adoptée par les révolutionnaires de 1789.

Pas de poursuite fiscale sans au préalable un jugement en audience publique par des juges libres et impartiaux. Tout contribuable sera considéré comme innocent tant qu’il n’aura pas été condamné par un tribunal.

CONCLUSION

Juste deux décisions qui donneraient satisfaction à toutes les revendications dans le temps, puisque celles-ci ont toutes un tronc commun : la dérive économique de ceux qui se font indûment appeler l’Etat.

Evidemment ces deux solutions ont plusieurs inconvénients :

  • Elles ne satisfont pas les rancœurs de caste
  • Elles limitent les verbiages porteurs de récompenses électives
  • Elles interdisent les promesses de lendemain qui chantent
  • Elles mettent chacun face à ses responsabilités
  • Elles paraissent trop simples

Elles n’ont aucune chance d’être entendues.

Bien à vous. H. Dumas

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La taxe, la taxe, la taxe….

Edouard “le mal rasé” l’a dit sans ambages. Oui, au premier Janvier 2019, la taxe sur le mazout sera maintenue.

Parfait. Quel courage dirons certains, quelle folie dirons les autres.

Rien de tout cela.

Edouard fait face à une spectaculaire prise de conscience de “sa population”, qui soudain perçoit que lui et les siens ne sont rien d’autre que des usurpateurs, qu’ils ne sont pas la France.

Que la France ce sont eux, les individus qui se gèlent sur des barrages où Edouard et les siens les ont poussés parce qu’ils ont fait faillite avec l’argent qu’ils leur ont pris en leur faisant croire que c’était pour leur bien alors que, pour compenser, ils les rançonnent.

Edouard est comme ceux qui en 1914 ont déclaré la guerre. Ils n’étaient pas la France, ce n’est pas la France qui a fait cette guerre, ce sont ceux qui sont partis crever dans des tranchées à rats, des hommes, des individus.

Nous ne sommes plus en 1914. Les français ont pris conscience de leur individualité, de leurs droits d’hommes libres, ils sont sur les barricades, ils ne veulent plus de l’esclavage.

Problème pour Edouard et les siens. Ces révoltés sont des non-violents, à l’humour dévastateur. Ils ruinent les autoroutes, détruisent les radars, s’efforcent d’emmerder Edouard sans emmerder leur prochain.

Alors Edouard les provoque. En “sautant comme un cabri sur sa chaise et en criant” la taxe, la taxe, Edouard agite la muleta.

A l’heure où les premiers ministres se prennent tous pour Churchill, Edouard “le mal rasé” ceint son habit de lumière et provoque la bête : les Gilets Jaunes.

Il espère qu’ils vont réagir suffisamment violemment pour lui donner l’excuse nécessaire à leur mise à mort.

Un petit tour dans l’arène politique pour les Gilets Jaunes et puis salut et bonsoir, la place doit rester aux professionnels de l’illusion, tout le monde trouvera cela normal.

Un exemple de l’illusion

Une ville du Nord, dont je n’ai pas noté le nom, vient de décider que le transport urbain sera gratuit. Oui, gratuit, vous avez bien lu.

Je vous explique ce qu’est la gratuité pour ces gens-là. Un réseau de transport urbain pour une population de 150.000 habitants coûte environ 40 millions d’Euros. Il se vend pour mettons 6 millions d’Euros de tickets, soit 6 millions de voyages annuels à 1€ le ticket. Donc 16.000 voyages par jour à deux voyages par personne c’est donc 8.000 clients par jour. Mettons entre 5 et 10 % de la population. La gratuité se résume en un chèque de 5.000 Euros par an à ces 8.000 personnes, payé par les 150.000 personnes qui se démerdent pour se transporter elles-mêmes. Et ne me dites pas que tout le monde pourrait profiter des transports en commun, ils sont déjà largement saturés aux heures de pointe, pendant qu’aux autres heures personne n’a besoin de se transporter.

Ne parlons pas des voitures électriques. Si tout le monde en avait les bouchons seraient terribles, puisque Edouard et les siens n’investissent plus dans les infrastructures parce qu’ils utilisent le pognon commun à l’achat de voix à travers le soi-disant social, l’égalitarisme, maintenant l’écologie.

C’est tout cela l’illusion.

Les Gilets Jaunes vont-ils tomber dans le piège de la provocation ? Vont-ils foncer sur la muleta d’Edouard ?

Pas si sûr. Nous verrons. Et si, enhardis, sûrs de leur bon droit, ils se mettaient à ne plus payer l’impôt auquel ils ne consentent pas.  Sans mot d’ordre, librement, chacun dans leur coin.

Attention Edouard aux pièges à tiroir, tu risques de finir par te les coincer.

Bien à vous.

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Leçons de Politique et d’Economie grandeur nature

Les Gilets Jaunes pourront, dans tous les cas, revendiquer une victoire : avoir fait découvrir à de nombreux français la politique et l’économie, dont jusqu’à présent ils se foutaient comme d’une guigne.

J’ai traversé aujourd’hui la France de la Méditerranée à l’Atlantique. Je n’ai rencontré que des Gilets Jaunes détendus, confiants, non politisés au sens étriqué, encarté, du mot. Un bonheur, que l’on aimerait voir durer, mais c’est peu probable tant leurs ennemis sont vicieux et malsains.

Les plus curieux de ces Gilets Jaunes, notamment leurs “responsables désignés”, ont probablement vu la vérité derrière les apparences.

Ils auront découvert :

          – 1- l’Etat n’existe pas

Personne pour répondre à leur souci. Ils ont été reçus par le ministre de référence, j’imagine leur surprise d’avoir vu évidemment un être ordinaire, n’ayant rien à dire, rien à proposer.

Eux-mêmes étant devenus, accidentellement, des candidats potentiels pouvant prétendre à prendre en main l’Etat. J’imagine leur vertige s’ils sont sincères.

Ils ont touché du doigt l’incohérence de ces lois dont ont leur dit qu’elles émanent de l’Etat. Alors qu’il n’y a pas d’Etat, simplement des intrigants qui se disent représentants de l’Etat, mais qui ne représentent qu’eux-mêmes.

Sur la route un journaliste, d’une radio indéterminée mais pro-Etat évidemment, indiquait dans le poste que le Procureur de la République de Grenoble a fait savoir qu’il donnait mandat à sa flicaille d’arrêter les Gilets Jaunes dont les barrages entraveraient la circulation, au motif que la loi interdit toute entrave à la circulation. Ce petit bonhomme manque totalement de cohérence.

Cependant il a raison, toute entrave à la circulation est interdite, est un délit.

Mais que ne va-t-il arrêter les hommes de l’Etat qui ont levé sur le mazout un impôt si énorme qu’il entrave la circulation de ceux qui ne peuvent pas le payer. Ils sont des centaines de milliers entravés. Un beau délit.

Mais pas que…. L’impôt doit être consenti, c’est la constitution qui le dit. Habituellement, le consentement découle du fait que l’impôt est voté par des parlementaires supposés représenter les français, et personne ne dit rien.

Mais aujourd’hui, les choses sont claires, une majorité n’est pas consentante à cet impôt sur le mazout. Alors…. N’est-ce pas un autre délit d’imposer par la force un impôt non consenti ? Mais si, mais si…

Voilà de l’ouvrage pour le zélé Procureur de la République de Grenoble, a moins qu’il n’ait une lecture à plusieurs vitesses de la loi.

          -2- L’économie s’impose à tous

Nos hommes de l’Etat, consanguins, tous nés de la même école, sont si surs d’eux qu’ils se croient capables de maîtriser l’économie à eux tout seuls.

Mais l’économie est un enchevêtrement d’intérêts personnels si dense que seule la liberté permet l’équilibre des multitudes d’intervenants, et encore pas toujours.

Un peu par démagogie, un peu par intérêt électoraliste, beaucoup par vanité, nos hommes de l’Etat prétendent, depuis 70 ans, non seulement planifier l’économie mais en gérer directement des pans entiers.

Hélas, ils sont de piètres décideurs et leur laxisme, qui s’exprime à fond que ce soit dans la gestion des comptes ou dans la gestion des hommes, fait qu’ils perdent de l’argent partout où ils interviennent.

L’impôt paie la casse.

Mais voilà, la casse a depuis longtemps dépassé la capacité d’un impôt raisonnable. C’est la faillite. Ce n’est pas l’Etat, qui n’existe pas, qui est en faillite ce sont eux.

Mais, comme ils prétendent nous représenter, ce sont nous qui sommes en faillite pour les créanciers.

La prise de conscience de cette situation nous la devons aux Gilets Jaunes pour ceux qui ne s’en doutaient pas, qui croyaient que c’était l’Etat qui assumerait la faillite, qui croyaient que l’Etat existait.

Alors, félicitations aux Gilets Jaunes d’avoir déniaisé une large proportion de français.

Mais attention, qu’ils sachent que ceux qui, comme eux, disent la vérité ont une facture à payer. Les autres, ceux qui ne veulent pas la voir, présentent toujours la facture, une facture malhonnête, d’escrocs.

Ils ne vont pas tarder à subir la suite. La vie va devenir dure pour les Gilets Jaunes qui ont compris, qui ont vu les combines du spectacle, les tours des magiciens de la politique, de la communication tueuse.

Souhaitons-leur du courage, ils vont en avoir besoin dans la solitude qui les attend.

Bien à vous. H. Dumas

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Gilets jaunes, le pire est encore à venir !

Macron et son gouvernement ont été les premiers surpris de la réaction d’une partie de la population face à la taxation dite écologique qui l’accable pour sauver une planète qui n’a rien demandé …

Nos hauts fonctionnaires pensaient pourtant bien qu’après 30 ans de matraquage idéologique, les français avaient assimilé les menaces pour le climat dont on nous abreuve à longueur de journée … sans aucune preuve scientifique !

En fait, la fiscalité sur le carburant ressemble étrangement à la gabelle, cet impôt sur le sel qui existait au moyen âge (ici) alors qu’à l’époque, le sel était le seul moyen de conserver les aliments !

Son utilisation obligatoire rendait sa taxation à la fois facile et fructueuse.

Le carbone est nouveau sel de l’Etat et l’utilisation obligatoire de la voiture rend sa taxation facile et fructueuse alors qu’il ne s’agit à proprement parler que d’un impôt sur du vent basé sur des règles arbitraires qui ont été fixées par des « normateurs » coupés des réalités économiques et sociales …et évidemment dont l’usage d’une voiture n’est pas la priorité !

Dans son allocution du 27 novembre, E. Macron a déclaré avoir “entendu les français”, qu’il va organiser une concertation mais … qu’il ne changera pas de cap. Il faut donc comprendre que les français pourront toujours causer et revendiquer, cela ne changera rien !

Pire, E. Macron a déclaré qu’il allait faire fermer au moins 6 centrales nucléaires qui fonctionnent parfaitement pour les remplacer par des ENR intermittentes qui ne fonctionnent pas !

Clairement, on est dans l’obstination idéologique du petit fonctionnaire, du petit chef, qui a décidé et qui ne veut pas avoir l’air de se déjuger ni reconnaître ses tords !

C’est évidemment une erreur grave qui ne va faire qu’exacerber la colère des gilets jaunes et il est craindre que l’épreuve de force ne se poursuive.

Malheureusement, les gilets jaunes ne sont pas conscients du fait que le pire est encore à venir et que cela ne porte pas sur le prix du carburant.

Certes, il va y avoir une nouvelle augmentation idéologique et exclusivement fiscale du prix du gazole de 7 cts/litre mais de nouvelles règles normatives vont entrer en application au 1er janvier 2019 !

A compter du 1er janvier prochain, le contrôle technique auto va mesurer l’opacité des fumées émises et les surprises risquent d’être à la fois nombreuses et extrêmement désagréables.

Il faut savoir que, si le nouveau contrôle technique entré en vigueur le 20 mai dernier résulte de dispositions émanant de Bruxelles, il n’en n’est pas de même en ce qui concerne ces nouvelles règles applicables en janvier prochain. Elles résultent de l’article 65 de la loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte (sic), et bien faire chauffer son diesel avant l’examen du contrôle technique ne suffira plus.

Clairement, il a été décidé de faire la chasse au diesel et de le liquider coûte que coûte !

De quoi s’agit-il ?

Il a été décidé que les véhicules, essence et diesel, ne devaient pas émettre plus d’une certaine quantité de fumées et de particules fixée arbitrairement.

Les conséquences sont simples :

– si le véhicule est relativement récent (postérieur à 2005) il sera soumis à une contre-visite qui pourra s’avérer extrêmement coûteuse du fait de l’obligation de remplacer les 4 injecteurs (800 €), la vanne EGR (système de recirculation des gaz d’échappement à froid – 600 €), voire le turbocompresseur (900 €) ! Et encore ces prix concernent une voiture française. Pour les marques allemandes …ce sera plus cher !

– si le véhicule est plus ancien (antérieur à 2004), il ne pourra pas satisfaire aux normes et devra donc être obligatoirement retiré de la circulation et on prévoit déjà que 15% des véhicules contrôlés seront recalés !

Sont évidemment visés les véhicules les plus anciens et notamment ceux qui ne sont pas équipés d’une injection électronique, d’un turbo, ni d’une prise ODB (dite diagnostic).

Et ces règles sont prévues pour être encore durcies en 2022 !

Quand je dis qu’il a été décidé de liquider coûte que coûte le véhicule à moteur diesel, il est évident que le coût résultant de ces nouvelles dispositions sera entièrement supporté par le propriétaire qui va devoir purement et simplement jeter sa voiture et en racheter une autre.

Il faut donc comprendre que, dans un pays comptant 62% de véhicules à moteur diesel en raison des incitations étatiques antérieures basées à la fois sur le prix du carburant mais aussi sur un malus plus favorable, ce sont plusieurs centaines de milliers de voitures en parfait état de fonctionnement qui vont être détruites du fait d’une obsolescence idéologiquement décidée en haut lieu et que le pouvoir compte fermement sur la soumission de la population concernée pour accepter ces règles discriminatoires !

Cela posera nécessairement le problème du financement de l’acquisition d’un nouveau véhicule ; surtout quand la personne concernée gagne le SMIC et que sa marge de manœuvre financière est égale à zéro ; aide étatique comprise !

Je n’ose imaginer la tête de la personne qui possède un véhicule diesel de 2001, comptabilisant 200.000 km, fonctionnant parfaitement et avec lequel il va tous les jours au travail et à qui on va expliquer que demain il ne pourra plus l’utiliser et qu’il va devoir consacrer immédiatement au minimum 10.000 € en vue d’acheter une nouvelle voiture (d’occasion) … juste pour pouvoir continuer à aller travailler !

Je pense que le sentiment qui va s’exprimer ne sera rien d’autre que de la fureur !

En dehors de l’assujettissement du carburant à des taxes prohibitives, il est clair que la possession d’un véhicule, essence ou diesel, va nous entraîner dans des dépenses complètement insensées !

Définitivement, cette loi sur la transition énergétique est une véritable folie décidée par des inconscients !

Bien cordialement à tous.

 

 

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62 ans plus tard

Il existe des similitudes entre l’insurrection de Budapest le 23 Octobre 1956 et la révolte des Gilets Jaunes.

La Hongrie, était alors confrontée à la faillite d’une politique entièrement étatisée, planifiée, appelée le communisme et imposée au pays par l’URSS. L’implantation du communisme n’était pas un souhait de la population hongroise, mais la simple raison que l’armée russe était arrivée la première et occupait ce pays ayant fait partie de l’axe pendant la guerre.

L’insurrection dura 17 jours, après avoir largement gagné les révoltés furent décimés par l’armée soviétique qui reprit en main le pays le 10 Novembre 1956.

La cause de la révolte était la ruine économique de la Hongrie par le communisme, la misère subie de ce fait par la population. Mais aussi la perte des libertés, la destruction des classes moyennes éduquées et libérales. Le communisme en Hongrie avait éradiqué les classes moyennes ne laissant que les apparatchiks et la population esclave. Cela dans ce pays anciennement démocratique, où les classes moyennes avaient existé.

Lancée par les étudiants, faisant suite à une légère libération politique du bloc de l’Est timidement mise en place après la mort de Staline, l’insurrection hongroise a cru avoir l’aval de sa population et du monde.

Les insurgés initiaux étaient des étudiants et des intellectuels, rapidement suivis par une partie de la population qui aspirait à la liberté. Ils chantaient alors un hymne populaire : “Nous jurons, nous jurons que nous ne serons plus esclaves plus longtemps”.

Aucune organisation, intérieure ou extérieure, n’appuyait les insurgés.

Rapidement ils occupèrent le pays, retournant armée et police, mais ils ne purent déboucher sur un gouvernement crédible, peut-être par manque de temps.

Probablement aussi à cause de la croyance communiste ancrée de force dans la tête des gens depuis dix ans en Hongrie, depuis un siècle dans le monde occidental, accompagnée de la culpabilisation pour les hongrois d’avoir été du côté sombre de la guerre perdue.

La victoire de l’insurrection n’a débouché sur rien, l’indignation n’est pas suffisante face aux croyances.

Certes la similitude avec notre situation actuelle n’est pas totale, ce n’est pas la règle de l’histoire en général.

Mais, il faut souligner deux choses essentielles.

La riposte de l’URSS fut suivie du plus vil de tous les mensonges, de la plus basse de toute les propagandes, ignorant superbement plusieurs centaines de milliers de morts et de déplacés.

Le résumé par l’URSS de cette reprise en main, se passe de commentaire :

-1- Le 23 octobre, les « honnêtes » socialistes hongrois manifestèrent contre les erreurs commises par les administrations Rákosi et Gerő .

-2- Des hooligans fascistes, hitlériens, réactionnaires et contre-révolutionnaires financés par les impérialistes de l’ouest profitèrent du mécontentement pour organiser une contre-révolution.

-3- L’honnête peuple hongrois mené par Nagy appela les forces soviétiques (pacte de Varsovie) stationnées en Hongrie à aider au retour de l’ordre.

-4- Le gouvernement Nagy fut inefficace et fut infiltré par les éléments contre-révolutionnaires comme le prouve la dénonciation par Nagy du pacte de Varsovie.

-5- Les patriotes hongrois menés par János Kádár quittèrent le gouvernement Nagy et formèrent un gouvernement d’honnêtes Hongrois révolutionnaires paysans et ouvriers ; ce véritable gouvernement populaire demanda l’aide du commandement soviétique pour réprimer la contre-révolution.

-6- Les patriotes hongrois, soutenus par les Soviétiques, écrasèrent la contre-révolution.”

On retrouve les accents d’appel à “La honte” de Macron…. Non ?

Plus terrible encore, en Hongrie l’épuration qui suivit fût totale, emprisonnements, condamnations, exécutions, déportation, etc… fuite pour les plus chanceux.

Je crains pour nos gilets jaunes, qui déjà se rendent en entrant en discussion avec leurs ennemis aguerris, une fin du même tonneau.

Un renforcement du fisc et de l’URSSAF en guise de liberté, des contrôles encore plus ravageurs et iniques faisant mine de satisfaire la partie des Gilets Jaunes qui ne réclame pas la liberté mais simplement un Etat à leur service au lieu de celui des autres…

Une dérive économique résiliente liée à l’étatisme et aux pertes de liberté. Un grand gâchis quoi.

C’est cela que je crains, qui m’inquiète et me désole intensément.

J’ai peur d’avoir à vivre un grand regret et de ne pas connaître la liberté que fatalement la population française retrouvera un jour.

La Hongrie a recouvré la liberté démocratique en 1989, 33 ans plus tard, et sans le faire vraiment exprès. Sans noble révolte ou insurrection….

Aujourd’hui ses dirigeants sont parait-il des fascistes élus, où ça va se nicher…

Bien à vous. H. Dumas

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Demain : inquisition et épuration

Les gilets jaunes ont perdu. Bien que minoritaires ils portaient la souffrance et l’espoir de tout un pays. Ce n’était pas suffisant.

La souffrance et l’espoir sont le lot de toutes les populations sous le joug d’un despote, elles n’ont jamais permis seules de s’en affranchir.

L’échec tient à l’inculture politique et économique des gilets jaunes qui les a amenés inexorablement, d’abord à tirer dans tous les sens ne touchant le but qu’une fois sur mille, puis à des alliances circonstancielles inconvenantes faites d’ambitions encore plus despotiques que celles contre lesquelles ils luttaient sincèrement.

Le despote qui les tue, qui nous tue tous.

Disons pour simplifier qu’il s’agit de Bercy. De l’impôt, que ce soit sous la forme de sa nomination ou sous sa forme dissimulée que l’on appelle charges sociales.

L’impôt est un despote pour deux raisons, deux déviances entraînant des échecs économiques largement repérés, connus de nous tous, du monde entier.

Premièrement, l’impôt en France a une fonction de moteur électoral se traduisant par une redistribution sous forme d’avantages personnels ou collectifs prétendument indispensables et justes, en réalité simple achat de voix. Délit pénal accepté par la majorité qui est persuadée d’en profiter.

Deuxièmement l’impôt a aussi une fonction entrepreneuriale qu’il ne devrait pas avoir.

Basiquement l’économie répond à un processus très simple. D’abord un besoin générant une clientèle, puis des opérateurs sachant satisfaire ce besoin parmi lesquels la clientèle sera amenée à choisir les meilleurs. Ceux-ci devront gérer leur activité de telle sorte qu’elle leur apporte un gain tout en ayant un prix compatible avec les possibilités de la clientèle.

Les bases sont claires, liberté et responsabilité des choix pour les clients et les opérateurs. Alternance naturelle de réussites et d’échecs.

L’impôt entrepreneur sous couvert de l’Etat ne peut que paralyser l’économie puisqu’il va introduire par la force de la loi le monopole, qui va générer la dérive des prix, prendre le client en otage et éradiquer les responsabilités. Cela crée de fausses entreprises, immédiatement en faillite, ne devant leur survie qu’à l’impôt sollicité sans limite.

Échec et mat

L’impôt ainsi détourné de son but original devient un poids insupportable, il n’a plus de limite connue et maîtrisable. Il génère une souffrance économique et sociale qui l’entraîne à se maintenir exclusivement par la force, à l’exclusion de tout consentement.

C’est ici que le collecteur devient despote.

Les conditions de l’installation du despotisme sont connues. Il faut et il suffit de réunir en une même main les trois pouvoirs suivants : le législatif, l’exécutif et judiciaire.

Bercy a entre ses mains ces trois pouvoirs. Aucune loi au parlement ne peut se faire sans Bercy. L’exécutif est à ses ordres, Macron est un pur produit de Bercy. Le judiciaire est inexistant, juste capable d’un mur des cons tant sa liberté de jugement n’est plus qu’un lointain souvenir. Bercy est un despote.

Bercy répand la terreur. Notamment à travers le contrôle fiscal qui n’a rien à envier aux exactions du KGB à sa meilleure époque.

C’est cela que les gilets jaunes auraient dû cibler. C’est cette culture politique et économique qui leur a manqué.

La suite à venir

Les gilets jaunes ont tellement raison que les hommes de l’Etat ont eu très peur que le pays s’embrase. Ce n’est pas le cas.

Dans un premier temps, passé la peur, les hommes de l’Etat vont se draper dans leur dignité et punir lourdement quelques gilets jaunes pris au hasard pour l’exemple.

Puis immédiatement après ils vont assurer pour demain, mettre des garde-fous pour conforter leur pouvoir.

Toute révolte avortée conforte le pouvoir du despote, c’est aussi une règle connue et immuable.

Le despote assoit toujours son pouvoir sur une croyance, les croyants sont son armée.

Nous percevons aujourd’hui que la croyance moteur de Bercy est l’écologie climatique. Mais elle peine à convaincre. Elle est excessive et cela se voit.

Il suffit de regarder autour de soi pour apercevoir une éolienne dont plus personne n’ignore qu’elle ne fait pas d’électricité, qu’elle détruit et pollue durablement le paysage, qu’elle augmente exponentiellement la facture d’électricité de tout un chacun, qu’elle génère pots de vin et indélicatesses légales et financières. Que dire des voitures électriques, de l’agriculture biologique, machines à surenchérir les déplacements et la nourriture jusqu’à les rendre inaccessibles aux plus humbles.

Partout l’écologie climatique politique échoue.

Bercy qui s’appuie sur cette croyance pour taxer encore et encore, se trouve en situation de devoir l’imposer de force, donc de créer un tribunal d’inquisition pour condamner les hérétiques.

Macron annonce un “Haut conseil pour le climat”.

Traduisez une usine à gaz qui déterminera ce qu’il faut penser. Tous ceux qui ne penseront pas comme ce haut conseil l’aura décrété, seront des hérétiques.

Pas question alors de manifester ses idées, de saper les bases de l’excuse écologique climatique avancée pour lever des impôts encore plus destructeurs, encore plus mortels.

Que du bonheur pour le despote Bercy. En matière de climat celui qui possède la force impose ses vues. Que dire face au climat qui depuis des millénaires surprend toujours un peu plus. Même à quinze jours les climatologues sont incapables de prévoir quoique ce soit.

Le climat est la bonne croyance, aussi évanescente que Dieu, aussi présente dans les esprits et absente dans les faits. Le despote Bercy a encore de beaux jours devant lui.

Dommage pour les gilets jaunes, je les aimais bien. Ils n’étaient pas ce que les hommes de l’Etat et leurs communicants en ont fait en une semaine.

Bien à vous.

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Macron n’aboie plus, il dresse l’oreille et remue la queue mais il garde l’os.

Fait-il semblant ou y croit-il ?

Nous évoquons régulièrement ensemble ce qui aujourd’hui parait une certitude scientifique démontrée, que ce soit dans le passé par Mirabeau ou de nos jours par Yuval Noah Harary, et sans doute bien d’autres que je ne connais pas : “La croyance est le premier et essentiel acte de soumission, qui va permettre au despote de concrétiser son pouvoir à travers ses prédicateurs et ses soldats”.

Seul l’homme qui ne croit pas est libre.

Jusqu’à présent la croyance idéale, qui a traversé les siècles, est assez simple : dans l’au-delà un personnage nous surveille, ses représentants sur terre guident nos pas et, si nous obéissons, nous serons particulièrement heureux de mourir, sachant qu’après cette étape ingrate le bonheur nous attend.  Comme il faut bien passer le temps sur terre, la femme sera soumise. Globalement cela les arrange majoritairement, la soumission évitant de se coltiner la responsabilité de la vie. Les mecs sont ravis, c’est un problème en moins. Cette croyance est totalement dépassée, sauf chez nombre de musulmans chez qui elle a cours… et pas que, peut-être…

Les autres croyances, celles qui nous intéressent directement, sont plus difficiles à manier. Elles se veulent scientifiques, cartésiennes, mais aussi compassionnelles, une contradiction difficile à gérer.

Leur problème principal est que, contrairement à la première, elles peuvent être quantifiées. Enfin, elles prétendent pouvoir être quantifiées. Parce que, quand on rentre dans les calculs…. bonsoir. Les croyants et les non croyants de ces balivernes se jettent des chiffres à la figure, sans succès.

Mais, avec le temps plus besoin de chiffres, les résultats sont visibles sans calculette. Ainsi le communisme a-t-il fait la démonstration de son échec. Voilà une croyance qui n’a plus beaucoup d’adeptes. Reste cependant la concupiscence qui était son moteur, donc des résurgences pointent le nez ici ou là.

Nous arrivons à la nouvelle lubie : l’écologie. Dans la tête tout le monde y croit. Il faut dire que la combine est cimentée, qui voudrait mourir étouffé de chaleur ? C’est une rumeur torride.

Dans les faits c’est un peu moins le cas. La presse a beau s’ébaudir sur les épiceries collectives, la majorité fait ses courses au supermarché, un peu culpabilisée, mais sans plus.

Macron, despote plutôt sympathique, pas plus despote que les autres mais autant, a pris le pari de s’appuyer sur l’écologie pour établir son pouvoir, en réalité son pillage. Entendons-nous bien, le pouvoir n’a qu’une seule finalité : le pillage. Et cela depuis la nuit des temps. Tout le reste n’est que pipo.

Bercy, sa machine à piller, tourne à plein régime.

Soudain, ne pouvant plus payer la France se révolte, enfile les gilets jaunes, fort à propos obligatoires dans toutes les voitures donc sous la main.

Que fait Macron ? Il fait ce qu’il sait faire, il attise la croyance sur laquelle il s’appuie.

En aparté. Avez-vous remarqué la grandiloquence avec laquelle il a fêté la 14-18. C’est un signe. En effet si une épopée a été ridicule et dramatique c’est bien celle-là. N’oublions pas qu’à la suite d’une crise d’ego quelques personnages, se prenant au sérieux et se croyant au pouvoir grâce Dieu, ont décidé de se foutre sur la gueule par peuples interposés. Les quelques clairvoyants qui ont tout compris et pas voulu y aller ont été fusillés. OUI, FUSILLES.

Du bout des lèvres, un siècle plus tard, les descendants de ces despotes, conviennent que ce n’était peut-être pas très courtois…. Mais surtout, ils habillent l’escroquerie mortelle du vernis du courage, de la gloire, de la patrie, etc….

Où est la vraie vie, la liberté, l’amour du prochain, la famille, les amis, la curiosité des âmes et des cœurs, dans tout ce merdier.

Revenons à Macron.

Il va tenter Mardi de dresser les français contre les français. Débusqué dans son pillage, il ne peut plus aussi facilement qu’avant fusiller ceux qui ne veulent pas se soumettre au pillage de Bercy ou de l’URSSAF, bonnet blanc et blanc bonnet.

Il va sonner le rappel de ses troupes écologistes : “Regardez ces salauds de gilets jaunes qui ne veulent pas me donner tous leurs sous, à cause d’eux nous allons mourir étouffés”.

Il n’aura sans doute pas de succès, juste peut-être quelques gilets jaunes de plus écrasés par ses troupes de croyants. C’est dangereux le croyant, ça flingue facilement.

La ficelle est grosse.

Dans un premier temps il investit le terrain en plaidant pour des ateliers de réflexion dans lesquels il introduira ses affidés. Il espère noyauter la révolte.

Il remue la queue mais garde l’os.

Ne voit-il pas que plus personne ne peut payer ses impôts et ses charges. Que ce n’est pas d’éoliennes dont nous avons besoin, mais de liberté, de droit de propriété. Nous ne voulons plus de propagande, plus de leçon de morale au service de ses pickpockets.

Il n’est qu’une question : est-il lucide ou y croit-il lui-même ?

S’il est lucide tout n’est pas perdu. S’il est croyant, malheur à nous. Gilets jaunes protégez-vous, ne vous jetez pas dans les bras de pire. Gardez la tête haute, oui le pillage par Bercy est inacceptable, ne finissez pas en l’empirant.

Bien à vous. H. Dumas

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