Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

La lutte contre la pauvreté

Voici donc le nouveau slogan de nos politiques.

Je ne m’adresse pas, dans ce billet, à ceux qui croient encore à notre démocratie, à ceux qui pensent que leur vote aurait une utilité, à ceux qui n’ont pas compris que le patron : c’est Bercy, un point c’est tout.

Donc, avec les autres, prenons acte que Bercy, à travers ses obligés les élus, prétend : “lutter conte la pauvreté”.

Je vous propose de repartir à la base de la réflexion.

Toute la communication de Bercy repose sur ces trois axiomes :

– La richesse se construit sur la misère des autres

– Il suffit de supprimer la richesse pour éradiquer la pauvreté.

– Celui qui refuse de partager sa richesse est un “minable”.

Ces trois sophismes ne sont possibles qu’à l’aide d’une interprétation crapuleuse du mot richesse.

Il y a deux “richesses” :

– Celle qui rémunère ce qu’il y a de meilleur en vous, ce que vous créez, les services que vous apportez, librement, par le biais de la propriété privée de vos qualités ou de vos biens, dans un échange consenti (voir Bastiat).

– Celle qui est issue du pillage, du captage des biens d’autrui.

Chacun comprend que la première, non seulement ne nuit à personne, mais au contraire participe au progrès de l’humanité. Elle ne peut pas être partagée, elle est strictement personnelle, mais, même sans partage, ses retombées bénéficient à tous.

C’est donc à partir de la seconde, du pillage, que Bercy bâtit sa communication. Evidemment, la deuxième, la seule que connait Bercy, ne peut s’épanouir qu’au détriment de ceux qui sont pillés. Puis, une fois le pillage consommé, elle se tarit inévitablement. Elle est donc un accélérateur de pauvreté illimité.

Si mes explications vous paraissent sujettes à caution, je vous conseille de lire “La source vive” de Ayn Rand. Vous y trouverez toutes les explications voulues sur le sujet.

En réalité, la “lutte contre la pauvreté” est un slogan de communication pour Bercy dont le but est tout simplement de culpabiliser les classes moyennes pour les tondre sans qu’elles puissent se révolter.

Ce qui est extraordinaire, c’est que la méthode employée est vieille comme le monde, qu’elle échoue lamentablement chaque fois qu’elle est mise en place, et, malgré cela, on y revient constamment.

On y revient même majoritairement, c’est-à-dire, qu’aujourd’hui, il y a un large consensus pour considérer que les trois axiomes pervers et mortels de Bercy sont la vérité.

A partir de ces axiomes toutes les analyses de la crise sont biaisées.

Par exemple, ce n’est pas le crédit, dont l’usage massif et inconsidéré a complètement pourri notre économie, mais les banquiers qui sont mis en cause.

Alors que les banquiers ne sont que les exécutants d’une dérive, dont ils ont effectivement profité, mais qui n’est pas de leur fait.  C’était de la responsabilité des élus de limiter le crédit. Or, Bercy (et eux), en ont fait la base de l’économie de notre pays, comme s’étonner qu’il vacille avec une base aussi vermoulue.

Toujours à l’aide de ces trois axiomes, certains, au lieu de chercher à éradiquer le crédit, cherche tout simplement à ne pas le rembourser.

Quelle folie. Ces hypothèses de non remboursement sont des martingales de casino, elles finiront mal, très mal.

Par ailleurs, il faut avoir perdu une partie de sa raison pour supposer que donner aux banques centrales, donc à l’Etat, le monopole du crédit et la planche à billet pourrait permettre autre chose comme horizon que Cuba ou la Corée du Nord.

Des jours très sombres s’annoncent. Tant de connerie me donne envie de pleurer.

Cordialement. H. Dumas

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Le mariage pour tous

Je suis toujours subjugué par ces grands mouvements des apparences dont il ne reste plus tard que des photos, souvent ridicules.

Je vous propose un peu de relativité dans ce psychodrame national du mariage pour tous et peut-être même un sourire, si vous êtes de bonne humeur.

J’ai connu les “pantis” et les pantalons pattes d’éléphant, puis, aujourd’hui, les culottes “petit bateau” et les jeans serrés.

J’ai connu L’union libre, puis, aujourd’hui, le mariage pour tous.

Je me dis que notre “Troubadour-philosophe”, s’il était là, serait obligé de modifier sa chanson, j’imagine :

“Quand je pense à Hollande

Je bande, je bande

Quand j’pense a Sarkozy

Je bande aussi

Quand j’pense à Poiv’d’arvor

Mon dieu je bande encore

Mais quand j’pense à Lebranchu

Là je ne bande plus

La bandaison papa

Ca n’se commande pas”

Je vous souhaite un bon weekend.

Bien cordialement. H. Dumas

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Il suffit d’y croire

Notre imagination est-elle la source de notre liberté ou, au contraire, le siège de notre servitude ?

C’est une question essentielle, c’est l’énigme que chacun de nous porte en lui avec laquelle il est obligé de vivre.

Je vous propose un exercice de niveau 1, simple, sans prétention.

Le 21 Décembre 2012 était la fin du monde. Bugarach, village de l’Aude, devait être un élement actif de cette fin du monde.

J’habite Sète, où j’étais le 21 Décembre 2012, Bugarach est à portée de fusil (mettons de missile) voir carte ci-dessous.

Bugarach

Le soir du 21 Décembre 2012, je prenais les trois photos ci-dessous, dans l’ordre de leur présentation, en direction de Bugarach.

1-copie-1

Photo N°1

2-copie-2

Photo N°2

3-copie-1

Photo N°3

Voilà donc ce que j’ai vu le 21 Décembre 2012, en regardant depuis Sète vers Bugarach.

Je ne vous parle pas de ce que j’ai entendu.

Je laisse libre cours à votre imagination.

Bien cordialement. H. Dumas

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Le néant existe-t-il ?

Hier à la 17ème Chambre, il ne s’est rien passé. En effet, il ne s’agissait que d’une audience de consignation (alors que Martino avait déjà consigné !!), les débats ont été repportés au…. 27 Novembre 2013.

Cette affaire ridicule ne m’inquiète pas, la nullité est acquise. Mais, en ce qui concerne la vérité, j’ai grand peur qu’elle arrive à se cacher derrière cette nullité.

Cette situation, cet élongation du temps, cette dilution, m’ont amené à réfléchir à la disparition de cette affaire, puis à l’idée du néant.

Je me suis demandé ceci : Ce néant vertigineux, qui nous soumet aux croyances, existe-t-il ?

L’inquiétude constante de l’existence du néant est l’axe de nos vies.

C’est le néant qui remplit les colonnes de nos journaux de sa survenance fulgurante et soudaine, ou de son existence latente et inexorable.

Or, le néant n’est que l’idée que nous nous faisons d’une interruption du temps. Et le temps, lui, ne s’interrompt jamais. Le temps tricote une chaussette dont la longueur est infinie et se compte en milliards d’années.

La fin d’un homme, voir de tous les hommes, n’amènerait pas la survenance du néant. Où nous croyons voir du vide, du néant, n’est que la limite de notre regard ou de notre pensée.

Ma conclusion est que le néant n’existe pas, qu’il est même la preuve de l’existence. Le néant c’est l’horizon qui s’éloigne au fur et à mesure de notre marche vers lui.

De l’usage qui en est fait

La grande trouvaille des cons est le néant, dont ils nous menacent constamment pour nous persuader de leur supériorité.

Les champions toutes catégories sont les écologistes qui nous pompent l’air avec leur néant. Il y a aussi les religieux qui nous prédisent une suite au néant, la plupart du temps pittoresque, mais si peu crédible. Puis, il y a le con qui partage notre palier, qui n’attend que notre disparition pour se sentir vivant et penser ainsi repousser le néant.

Finalement l’homme, pris dans son égo imbécile et illimité, finit par croire au néant jusqu’à tenter de le provoquer artificiellement.

Mais que provoque-t-il quand il tue ? Rien.

Le temps se moque de la mort d’un tel ou d’un autre, de la disparition de telle espèce ou de telle planète. Le temps s’écoule, il sait que le néant n’existe pas.

C’est ce à quoi je pense quand je vois Bercy déployer tous ces trésors d’ingéniosité, d’arbitraire, d’abus de pouvoir, de liaisons complices pour me tuer, croyant me repousser vers le néant.

Erreur Messieurs les cons : le néant n’existe pas, vous avez donc irrémédiablement perdu.

Bien cordialement. H. Dumas

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AUDIENCE DU 11-01-2013

C’est aujourd’hui, 11 Janvier 2013, que je suis convoqué devant la 17ème Chambre du TGI de Paris, au Palais de Justice, sur l’île de la Cité.

Cette audience est importante à deux titres.

Techniquement,

Ceux que les agissements du fisc intéressent pourront, avec le lien suivant link, prendre connaissance des conclusions d’audience que je vais présenter au Tribunal.

Sociologiquement,

La 17ème Chambre est la chambre de la régulation de l’information. C’est la Chambre qui est le point d’ancrage de notre démocratie. C’est ici que sont jugées toutes les procédures en diffamation.

Il est aisé de comprendre que ce que les responsables administratifs ou politiques veulent nous cacher commence par une procédure qu’ils engagent devant cette Chambre, pour faire taire l’information.

Dans cette affaire particulièrement, Bercy utilise la “protection de la vie privée” de ses contrôleurs, alors que les faits se déroulent dans un cadre professionnel, pour essayer de faire taire, voir fermer, mon blog, qui les gêne terriblement.

Il s’agit d’une procédure concertée, liée à celle engagée par trois autres contrôleurs, que, au mépris de toute règle, Bercy tente ensuite d’utiliser, par un détournement de procédure, dans les conflits devant le Tribunal Administratif.

La manipulation de la Justice par Bercy est toujours basée sur le même principe : la multiplication des procédures qui paraissent relativement cohérentes prises individuellement, mais qui globalement sont destructrices, perverses et fausses.

Bien cordialement. H. Dumas

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La France en apesanteur

Pendant les fêtes de fin d’année nous avons tous rencontré ces familles ou ces amis que nous ne croisons qu’à cette occasion. Ils sont, dans le même temps, proches mais si loin. Les discussions peuvent alors être étonnantes.

C’est ainsi que, lors d’une conversation au pied du sapin, une personne, pour laquelle j’ai par ailleurs de l’estime, m’a posé la question suivante : “Comment savez-vous qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses de l’Etat ?”

Dans le fond, c’est vrai, je ne suis pas caissier du trésor public, comment le sais-je ? Ou encore, comment ne le sait-elle pas ?

Lisant chaque jour la presse ou des blogs économiques, j’ai l’impression que cette information est naturelle. Mais, à la réflexion, elle ne l’est pas.

Des millions de personnes ignorent de combien la France est en déficit depuis quarante ans. Il suffit pour cela qu’ils ne se donnent pas la peine de se renseigner à ce sujet.

C’est donc là qu’est le problème. Car, sous-jacente à cette question une angoisse était perceptible. Si l’information s’avérait exacte pour elle, cette personne se ferait certainement beaucoup de souci. Tellement de souci, qu’elle serait sans doute prête à se jeter dans les bras d’un sauveur.

Nous y sommes.

La France est en apesanteur. Pour ceux qui ont piloté un avion, la France est au terme d’une ressource, son moteur ne peut pas l’amener plus haut, elle est sur le point de décrocher, les vibrations précédant le décrochage par perte de portance sont perceptibles. Le moteur économique est à bout de ressource.

Telle la pièce d’un Euro lancée pour un pari, la France a trois possibilités pour retomber, pile, face ou la tranche.

Pile c’est la révolution Léniniste. La base prend le pouvoir. Tout le monde “il est égaux”, sauf, évidemment, ceux qui ont le pouvoir. Plus de fric, plus d’entrepreneur, plus grand-chose, on a déjà vu ailleurs.

Face c’est la révolution Napoléonienne, on amuse le pays avec des campagnes extérieures, on partage le fric en famille. C’est le despotisme, éclairé ou pas.

La tranche c’est l’étape que nous avons ratée, la révolution Tatchérienne, Réganiste. On baisse les dépenses, on bosse, on fait des économies. Oui, mais c’est la tranche, autant dire peu de chance que cela arrive, c’est trop tard.

Je pense qu’aucune de ces trois hypothèses ne verra le jour. La pièce ne retombera pas sur terre. Elle va être engloutie dans l’océan de notre administration et se dissoudre par 5.000 mètres de fond.

Mais attention à l’ogre.

Vous savez, ce voisin qui a déjà absorbé et digéré ses cousins, dans ce qu’il est convenu d’appeler la réunification. Je crois que nous allons être réunifiés.

Cette guerre économique nous allons la perdre, plus fort qu’en 40. Parce que, comme en 40, la majorité des gens ne peuvent pas se préparer, se battre… ils ne sont pas au courant de ce qui se passe. Ils ne savent pas qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses de l’Etat. Personne ne le leur a dit !!!

C’est ce qu’ils disent, chacun en pense ce qu’il veut.

Bien cordialement. H. Dumas

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François Hollande, le chômage, le Nutella…

Notre Président par en guerre contre le chômage.

N’a-t-il pas perçu que le chômage est une conséquence et non une cause ? Que l’on ne part pas en guerre contre une conséquence, mais contre sa cause ?

Explication basique

Notre Président a tendance à être, disons-le, enrobé. Imaginons que cela lui vienne d’un goût immodéré pour le Nutella lors de son quatre heures. Mettons qu’il se fasse quatre grosses tartines tous les jours et qu’il les déguste avec gourmandise.

Or, il lui est apparu que, pour se présenter à nous, chercher nos suffrages, il devait avoir l’air d’un sportif, sans un gramme de trop.

Pour atteindre cette ligne de jeune premier qu’il nous a concocté, pensez-vous qu’il se soit contenté de psalmodier : “je veux perdre du poids, je veux perdre du poids…” tout en continuant à déguster quatre tartines de Nutella à tout ses quatre heures, voir huit pour calmer son angoisse de poids ?

Non, il a tout simplement arrêté le Nutella et obtenu la silhouette dont nous profitons aujourd’hui. Il a traité la cause et non vitupéré contre la conséquence.

Conclusion

Comment peut-il espérer vaincre le chômage, directement issu de quarante ans de socialisme, d’économie planifiée, en nous en collant une couche supplémentaire ?

Ne nous devait-il pas une analyse sur les causes du chômage, puis l’exposé de ses intentions pour modifier ces causes et ainsi nous permettre d’envisager effectivement une solution à ce chômage ?

Evidemment qu’il nous devait cela. Quand vont-ils cesser de nous prendre pour des abrutis, tous ces élus que nous engraissons à prix d’or ?

 

Ce qu’ils nous cachent, l’histoire le dévoilera à nos enfants.

Bonne année quand même. Henri Dumas

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La révélation globale

Ce soir, 2012 est finie. J’ai l’impression d’être moins con qu’avant.

Il est possible que je me fasse des illusions, comme le chantait Jean Gabin en 1974 dans“Maintenant je sais”.

Lorsque, il y a un peu plus de dix ans, les services fiscaux se sont acharnés sur moi, paralysant mes activités, puis me ruinant, j’ai cru être visé personnellement, j’ai cherché désespérément en moi la cause. Je pense que c’est la réaction classique des milliers de personnes à qui la même chose est arrivée.

Or, je me trompais lourdement et tous ceux qui pensent ainsi se trompent, comme moi. L’attaque fiscale est si violente qu’elle culpabilise, on en cherche la cause en soi.

Cependant, l’histoire nous apprend que les plus grandes boucheries sont engagées par la seule stupidité. La première guerre mondiale est due à la sénilité d’un vieil archiduc, quant à la seconde, il suffit d’avoir lu “Mein Kampf” d’Hitler, dont la débilité est d’une profondeur hors normes, pour être atterré par les conséquences d’une telle sottise.

Quand la folie collective engendrée par ces niaiseries retombe, soudain tous découvrent, atterrés, l’ampleur du désastre. Ce sont l’horreur des tranchées et l’assassinat des pacifistes (qualifiés de déserteurs) en 14-18; ce sont les camps de concentration en 1945. Tout le monde savait, mais personne ne se doutait…

La surprise est totale, l’imagination ne pouvant embrasser l’immensité de la méchanceté collective lorsque l’individu ne compte plus en tant que tel.

Je ne dirai jamais assez combien mon blog, et tous les inconnus qui ont eu la patience de le lire, m’ont permis de tenir d’abord, de comprendre ensuite.

Explication

Il y a quarante ans que la France vit au dessus de ses moyens. Toutes les explications possibles ont été avancées. En fait, cela est dû à la simple bêtise. Pour être élus, pour posséder le pouvoir, nos politiques ont été amenés, par une déviance de la démocratie, à promettre ce que nous n’avions pas les moyens de nous offrir. Tout bêtement.

Lorsqu’ils prirent conscience de la situation, ils cherchèrent à dissimuler la vérité.

Le premier réflexe (dit du bouc émissaire) fut d’accuser quelqu’un d’autre. C’est ainsi que naquit le “fraudeur fiscal”, dans une période où la fraude fiscale, qui se nourrit exclusivement d’argent liquide, était en voie de régression du fait de la quasi disparition de l’argent liquide au profit des cartes de paiement.

Les agents de Bercy, associés aux tribunaux administratifs, ont inventé un nouveau modèle de “fraudeur fiscal”, ne fraudant pas. Ils viennent chez vous (le choix de votre entreprise peut être arbitraire), ils réinventent la réalité de vos activités, les requalifient et éditent un impôt indu, un sur-impôt. Vous êtes perdu, le tribunal administratif, vaste escroquerie judiciaire, vers qui vous vous retournez naïf, invente au jour le jour une jurisprudence qui est capable d’affirmer tout et son contraire pour donner raison au fisc.

Vous, vous êtes cuit, mais pendant ce temps les politiques continuent leur laxisme démagogique. Le pays s’enfonce dans le crédit, la ruine.

La révélation

Par d’étranges cheminements démocratiques, les français ont récemment remplacé le tueur psychopathe qui les gouvernait, par un vieil adolescent, à peine sorti de son complexe d’œdipe, sous influence, un maillon faible si semblable a Daladier, qui nous dévoile la vérité, peut-être sans le faire exprès : “ce sera dur” a-t-il dit.

Et oui… ce sera dur.

La folie collective dépensière arrive à son terme, et que découvrent-ils tous, (soudainement comme d’habitude) : le charnier des entrepreneurs.

Des entrepreneurs assassinés par les services fiscaux, qui ont servi de boucs émissaires, qui sont squelettiques et ne peuvent rendre le service que l’on attend enfin d’eux : permettre à l’économie de redémarrer.

Les plus fringants d’entre eux ne pensent qu’à partir, les autres sont vieux ou ruinés.

C’est çà la révélation de 2012, c’est ce que j’ai fini par comprendre, en même temps que tout le monde, grâce à mon blog qui m’a permis de garder intacte ma lucidité, alors que le fisc et les tribunaux voulaient me faire passer pour fou, tentant ainsi d’effacer leur forfaiture.

Nous sommes des milliers à avoir été liquidés sur l’hôtel de la bêtise et du mensonge. Alors qu’ils nous ont regardés disparaître avec satisfaction (disons-le), maintenant ils cherchent ces entrepreneurs qui enrichissent l’Allemagne, ils vilipendent ceux qui fuient pour sauver leur peau. Qu’ils crèvent, c’est tout le bien que je leur souhaite.

Ils pensent ne pas avoir besoin d’entrepreneurs, ils ne sont pas les premiers à le croire, quelle folie. Penseraient-ils avoir une aviation sans pilote, un football sans joueur ? Bien sûr que non. Mais ils croient à une économie sans entrepreneur !!!!

Conclusion

Je ne m’avancerai pas en ce qui concerne le choix de mes entreprises lors des contrôles (que je crois toujours, pour partie, dirigé et arbitraire), mais pour les conséquences, je suis obligé d’admettre que ma souffrance n’est pas originale, elle est on ne peut plus ordinaire, répandue, commune à tous les contrôlés fiscaux.

Je me trompais lourdement en pensant être une victime particulière, alors que j’étais tout simplement pris dans un vaste ensemble, stupide, destructeur, éradiquant les entrepreneurs pris comme boucs émissaires.

Les responsables fiscaux et judiciaires auront-ils à répondre de ce carnage ? Ce serait bien possible, vu la tournure que prennent les évènements et la soudaine visibilité de leurs conséquences.

Rendez-vous le 11 janvier 2013, à 13H30, devant la 17° Chambre du TGI de Paris, 4 Bd du Palais (l’audience est publique).

Je vous souhaite à tous une bonne année 2013, agents du fisc compris. (Car, ce sera dur, mais il faudra bien pardonner à ces fous à l’esprit simple et si ordinaire).

Bien cordialement. H. Dumas

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LE MENSONGE FONDATEUR

Avant toute crise, tout affrontement, toute violence, il y a un mensonge. C’est l’acte fondateur. Voulu ou accidentel, il va provoquer une distorsion de la réalité, souvent infime au départ, qui prend de l’ampleur avec le temps, qui va provoquer la bascule et l’incompréhension entre : d’un côté ceux qui ont cru au mensonge y engageant leur vie, et, de l’autre la réalité qui, elle, ne pouvant l’intégrer va l’évacuer violemment.

Ce cycle est immuable, il touche aussi bien les individus que les groupes ou les sociétés. Le mensonge est constant, il fait partie de l’humanité, il est lié tout particulièrement au langage. Il nous entoure, à tous les niveaux.

Apprendre à le percevoir est l’enseignement que les hommes doivent à leurs enfants.

Le mensonge peut être volontaire, mais le plus souvent il est le fait d’une mauvaise appréciation de la réalité.

Celui qui nous occupe aujourd’hui est le suivant ” Tous peuvent avoir tout”.

La particularité de ce mensonge est qu’il touche exclusivement les groupes. En effet, chacun sait au fond de lui que cette affirmation est mensongère en ce qui le concerne. Mais, tous regroupés, ils affirment que c’est la vérité, qu’elle est accessible. Le groupe va même jusqu’à accuser de traitrise ceux qui refusent de participer à ce mensonge, ceux qui affirment que tout se mérite, que tout à un prix.

Ce classique du mensonge suppose plusieurs étapes, répertoriées, archi-connues, constantes.

D’abord un relâchement, un renversement, ou une facilité momentanée, qui laissent supposer que, justement, tous pourraient avoir tout. C’est la félicité, ce moment si séduisant du mensonge.

Puis, les choses se compliquent, la réalité tend à s’imposer.

Ceux qui ont cru au mensonge sont dépourvus, les autres sont prêts à affronter la réalité, les deux masses vont, inévitablement, entrer en conflit.

Conflit qui va amplifier l’effet inéluctable de la réalité, qui, ne pouvant se nourrir que de vérité, va éradiquer par la violence le mensonge initial. Tous seront perdants.

Où en sommes-nous ?

En France une prospérité inespérée, découlant de la dernière guerre et de la liquidation de nos colonies, a donné du crédit au mensonge qui nous intéresse ici : “tous peuvent avoir tout”.Ce fut l’époque de la félicité de ce mensonge.

Depuis déjà pas mal de temps la réalité tend à s’imposer. Pour l’instant les menteurs ne lâchent rien. Mais, leurs réserves s’effritent.

Les contrôlés fiscaux, dont je fais partie, ont été les premiers à payer le retour de la réalité. Les tenants du mensonge, après les avoir montrés du doigt ont pu impunément les piller, prélever sur eux un sur-impôt, avec la complicité des agents de Bercy et des Tribunaux Administratifs. Mais cela n’a pas suffi à assurer le “tout pour tous”.

Aujourd’hui ces mêmes tenants du mensonge sont obligés de piller plus et à plus grande échelle. Car, ils sont toujours possédés par ce mensonge, la réalité ne les a pas encore rattrapés, mais elle les cerne.

Je ne vous cache pas le soulagement que m’apporte la pression fiscale généralisée. Je pense aussi à tous ceux qui, comme moi, furent des victimes isolées des conséquences du mensonge, du poids de la réalité sur ce mensonge générant notre ruine. Nous sommes soulagés de ne plus être seuls, même si ce soulagement est…relatif. Le nombre nous permettra peut-être de résister.

Nous n’allons pas tarder en rentrer tous dans le dur. Le mensonge sera éradiqué dans la plus grande douleur, tant il est profond.

La déclaration de Michel Edouard Leclerc est intéressante. Les “Leclerc” sont une illustration exemplaire du problème. Travailleurs indépendants, ils se sont considérablement enrichis. Ils font partie, chacun dans sa région, des plus grosses fortunes. Il est aisé de voir leurs voitures, leurs châteaux, leur luxe, leurs héritiers, à commencer par Michel Edouard.

Cela peut faire oublier ce qu’ils ont apporté à la société en cinquante ans, des emplois dans des entreprises solides, modernes, des investissements colossaux, une baisse du coût de la vie de 30% permettant aux plus humbles de consommer, une maîtrise des coûts de production par une étroite surveillance de ceux-ci, des devises à l’exportation. Tout cela en partant de rien, pour la plupart d’entre eux. Ce sont des entrepreneurs, des créateurs de richesse.

Ils sont touchés de plein fouet par les nouvelles mesures fiscales. Michel Edouard Leclerc est donc obligé de monter au créneau.

Mais, le pire pourrait leur arriver. Ils pourraient être nationalisés par Montebourg, qui doit en mourir d’envie. En effet, quoi de plus simple, tout le travail est fait, il n’y a plus qu’à gérer. Les menteurs pourraient s’en croire capables.

Allez, disons dix ans avant que, nationalisés, les “Leclerc” soient décrépis et leurs rayons vides. Chiche.

Dix ans, un an, vingt ans, nul ne sait le temps qu’il faut à la réalité pour terrasser le mensonge. C’est la grande inconnue, jamais égale à elle-même, toujours surprenante, alors attendons.

Bien cordialement. H. Dumas

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“Qui paie perd” ou “qui prend gagne” deux jeux qui tuent.

Bastiat nous explique, très clairement, la réalité de l’échange économique.

Il fait la démonstration que le prix de l’échange (la valeur des choses) est exclusivement porté par le service. Par exemple, ce n’est pas le diamant qui a de la valeur, mais le prix du service pour le trouver, l’extraire, le formater, le monter. Celui qui réalise lui-même ces opérations aura un diamant gratuit. Mais, il devra y passer un temps si long, si complexe, qu’il est préférable qu’il paie, même cher, le service de celui qui le fait pour lui.

C’est donc, pour Bastiat, le service qui valorise la matière et justifie l’économie, lui seul. En fait dit-il, l’économie est exclusivement liée à l’homme, à la valeur des services qu’il rend, non à la matière première. Ces bases affirmées, il croit à la régulation naturelle du prix des services, ce qui l’amène à croire à la liberté et à la propriété comme fondamentaux de l’économie. Sa réflexion est convaincante, franchement imparable.

Le socialisme le gêne. Il l’imagine comme une entrave à l’économie, mais sur ce sujet il est beaucoup moins convaincant. Comment un esprit aussi clair, aussi incisif peut-il être approximatif sur le socialisme ?

J’y vois deux raisons.

La première tient au fait qu’à son époque (1850), le socialisme contemporain cherche encore sa voie, il n’est pas passé globalement à l’acte. Il manque donc à Bastiat l’expérience du socialisme pour assoir son raisonnement pragmatique, comme il peut le faire avec l’économie déjà réelle.

La deuxième, c’est qu’il est lui-même profondément croyant et pratiquant, que donc la notion de solidarité paralyse sa réflexion. La pensée chrétienne s’estime solidaire, en fait socialiste. Cela le met probablement mal à l’aise, en concurrence avec le socialisme moderne. Son observation, outil de ses réflexions, en pâtit.

La solidarité

Cette notion est inhérente à l’homme. Son organisation biologique grégaire induit la solidarité, sans laquelle il ne peut y avoir de groupe. Nul n’échappe à cette émotion, à cette nécessité. Mais, comme pour tout ce qui nous oblige, chacun s’arrange avec à sa façon. Un fait est sûr, nul n’est propriétaire de la solidarité.

Proposition de réflexion

Je crois pouvoir apporter un éclairage sur le socialisme, sur la déviance de la solidarité, telle que Bastiat l’entrevoyait sans l’expérience pour l’analyser. Nous avons l’avantage sur lui de cette expérience, à haute dose.

Nous allons prendre l’exemple suivant : 10 personnes décident de réveillonner ensemble. Mais, l’une d’elles fait part de son impossibilité à payer, les neuf autres la réconfortent et lui proposent de partager entre elles sa dépense. C’est la solidarité.

Maintenant prenons ces dix personnes, toutes peuvent payer.

Le pot commun

Elles décident que la facture globale sera partagée par leur nombre, qu’elle ne sera pas recalculée en fonction des consommations de chacun.  Neuf personnes prennent le menu à 50€. La dixième mange à la carte pour 100€.

Tout le monde payant la même somme, la dixième personne aura été soit un goujat, soit un malin, c’est une appréciation morale.

Tout est là, c’est ici que la solidarité capote, sur le partage et non sur la charité.

Notre société pratique à outrance le “pot commun”. De droite ou de gauche, la règle du “pot commun” est vénérée, aujourd’hui européanisée.

Et, c’est inévitable, les goujats et les tricheurs, qui se prennent pour des malins, viennent prélever dans le “pot commun” sans discernement.

Ainsi, les fonds de la solidarité sont détournés de leur objectif, lequel n’étant évidemment pas atteint suppose d’augmenter le “pot commun”.  Le cercle est vicieux, les conséquences redoutables.

Mais, avec le temps cela va beaucoup plus loin.

Le “pot commun” va augmenter dans des proportions considérables et de véritables professionnels vont être formés pour prélever plus que leur part sur ce “pot commun”.

Chacun de nous a pu voir et entendre son député, son maire, son ministre se vanter de ses capacités à obtenir plus de subventions que son voisin. Il en est de même sur tous les budgets, des hôpitaux, des entreprises, des écoles, etc… c’est à celui qui prélèvera pour lui et ses amis plus que les autres.

Où la chose se rapproche de la folie, c’est que les forces vives du pays, ne sont plus formées à créer le service qui va lui-même créer l’économie et la richesse, mais tout simplement à se faufiler dans les arcanes de la redistribution pour y capter plus que les autres.

Nous sommes aujourd’hui au sommet d’une montagne de goujaterie, nos élites ne cherchent pas à rendre un service, mais à prélever le plus possible dans le “pot commun” (lire Promotion Ubu roi). Tout est inversé, le “pot commun” devient dans l’esprit des populations le départ de l’économie, le service qui l’a créé est perdu de vue, c’est insensé. Le “pot commun” est un monstre assoiffé, aux besoins illimités.

C’est ça le socialisme. Au bout c’est le vide.

Pour l’heure, il faut affronter ses servants, les services fiscaux et les magistrats.

Bien cordialement. H. Dumas

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Essence, mazout et diplodocus

J’ai à peine le souvenir d’une époque lointaine ou seuls les “blaireaux” roulaient au mazout. J’ai toujours été d’une banalité affligeante. Donc je roulais “essence”.

Je me rappelle mon premier six cylindres, puis mon premier huit cylindres.

Mes premiers 200 CV, puis 270 CV, pour finir avec 420 CV et plus de permis de conduire…

Je suis rentré dans le rang (le fisc m’a bien aidé). Je ne suis pas le seul. Dans les stations services les pompes “diesel” sont majoritaires. Je m’y suis mis. Je roule diesel, moins de 200 CV. Sur autoroute j’ai beaucoup de mal à dépasser la limitation de vitesse.

Je suis toujours à la peine pour mes points, mais c’est plus de la distraction, voir du vice de la “gendarmesque”, que de la vitesse pure.

Bref, je suis dans le moule. Presque parfait. Le bruit envoutant des belles mécaniques six cylindres, le vrombissement des huit cylindres, le hurlement des quatre cylindres rageurs sont aussi loin pour moi que les diplodocus, des fossiles.

Soudain patatras.

J’apprends par la presse autorisée (link), que le diesel serait responsable de 40.000 morts par an, en France.

Au plus fort de l’hécatombe routière on ne dépassait pas 15 à 18.000 morts.

Avant je roulais vite, j’étais un assassin en puissance, maintenant je roule doucement, je suis un assassin tout court.

D’ailleurs, je vais être condamné à payer plus cher pour liquider mes compatriotes, le diesel augmente, il va rejoindre les taxes de l’essence, malin.

Quand même, quelque chose me turlupine, suis-je vraiment responsable de cette hécatombe ?

Voyons, j’ai connu le diesel sponsorisé par l’Etat sous forme de taxes minorées, où l’on me traitait de flambeur avec mes moulins à essence. Ainsi donc, tous ces gens, l’Etat, mais aussi tous les délateurs qui me regardaient de travers quand je faisais le plein en super 98, étaient donc tous des empoisonneurs !!!

Pourtant, ils portaient beau, ils avaient la morale avec eux, la modestie, ils représentaient l’avenir raisonnable.

De mon côté, je trouvais que le diesel : ça faisait une fumée noire de mauvaise augure. On m’a bien expliqué que j’étais un ignare, on a réussi à rendre la fumée incolore (quand ça marche), mais les petites particules, même sans couleur, elles tuent les gens.

Et, c’est maintenant que tout le monde roule en diesel qu’on nous le dit….

Ils n’en ont pas marre, les mecs qui font les règlements, de ces règlements intelligents qui heurtent le bon sens et finissent par être encore plus catastrophiques que ce que l’on pouvait imaginer au départ, avec notre petite intelligence modeste.

C’est complètement débilitant de voir ainsi, à grand renfort de règlements et de subventions, se créer des situations pour lesquelles il faut ensuite une nouvelle fois payer pour les modifier tant elles deviennent rapidement infernales.

Ce qui me trouble c’est que chaque échec n’apporte aucune modification, aucune remise en question, au contraire, chaque échec parait conforter leurs auteurs à renchérir sur leur interventionnisme suicidaire.

Il ne leur vient jamais à l’idée de nous laisser libre, de nous faire confiance.

Ils étalonnent leurs convictions sur les abrutis qui ratent tout et nous imposent des solutions qui nous rendent tous abrutis, mais en règle.

La consolation serait qu’avant l’abruti était responsable de son état, plus maintenant.

C’est une maigre consolation qui porte en elle la destruction du lien social. Comment vivre en société si le marqueur hiérarchique est détraqué ? Si l’abruti obtient le même statut que l’intelligent ? Le fainéant que le travailleur ? Le véreux que l’honnête homme ? Le menteur que celui qui dit la vérité ? Le cancre que le bon élève ?

Je m’énerve, je m’énerve, je m’éloigne du mazout. Quelle fierté pour lui d’être valorisé à hauteur de l’essence. Comme quoi, il suffit d’attendre, tout peut arriver.

Le mazout coincé au fond de la colonne de raffinage, finit par rejoindre, dans nos cœurs et dans nos bourses, l’essence sortie en tête de colonne, puisque Bercy, lui pardonnant son côté “serial killer”, nous l’a imposé.

Bien cordialement. H. Dumas

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DEPARDIEU – AYRAULT

Deux hommes du même âge, à deux ans près. Même départ dans la vie, ils sont tous deux issus d’une famille modeste. C’est leur seul point commun, au reste tout les oppose.

Le premier est un cancre, primo-délinquant, intelligent, qui s’imposera par sa seule intelligence.

Le second est un bon élève, obéissant, discipliné, qui parvient au sommet par cooptation, on ignore la portée de son intelligence.

Ils sont les symboles de notre société, ils sont emblématiques, voir caricaturaux, de la situation actuelle.

Ayrault n’a pour ainsi dire jamais travaillé. Bon élève, il s’est glissé facilement dans le moule de l’éducation nationale. Il est probable qu’il ne doute pas, qu’il a depuis toujours, et encore aujourd’hui, des certitudes (c’est ce qui peut arriver de pire). Un peu de professorat à mi-temps en début de carrière, puis l’autoroute de la politique. Un contact qui doit plaire le fait très rapidement élire. Voilà un homme qui depuis fort longtemps roule en voiture de fonction avec chauffeur, est entouré d’une multitude de collaborateurs serviles, dépense l’argent public à haute dose, comme les autres. Il est succulent de le voir donner des leçons de civisme pour contrer une crise de la dépense publique qui lui doit certainement beaucoup. Chaque document signé par Ayrault doit, depuis fort longtemps, nous coûter de l’argent public en grande quantité, c’est ce qui le fait élire. Bref, il est l’archétype de la réussite par la fonction publique.

Depardieu a toujours travaillé. De petits boulots à la limite de la légalité, en petits rôles, il a su s’engager suffisamment pour devenir ce qu’il est. J’ai eu l’occasion de déjeuner face à lui dans les années 1980, je peux témoigner de son intelligence, de ses doutes, de sa quête d’homme. Aujourd’hui, chaque fois qu’il pose sa signature au bas d’un document, il s’en suit une opération économique, peut-être plus ou moins fructueuse pour lui, mais dans tous les cas génératrice d’emplois, de taxes et de revenus pour la société. Nous ne sommes pas dans le même monde qu’Ayrault.

Nous avons donc d’un côté la dépense illimitée, inconsidérée et de l’autre la richesse acquise par le travail, le service, l’intelligence, qui participe à l’épanouissement économique du pays.

Ce sont les “Depardieu” qui ont enrichi la France, ce sont les “Ayrault” qui l’ont amenée au bord du gouffre et, sous peu, dans le gouffre.

Le conflit devait arriver, il arrive par ces deux champions, il gagnera toute la société.

Ce qui me fascine, c’est l’impossibilité de regarder objectivement la situation, c’est le fossé qui s’est créé, infranchissable.

Filippetti s’en mêle. Elle rameute tous ceux qui pensent du mal de la fortune, tous les jaloux, tous les profiteurs, elle met en avant le fait que la fortune de Depardieu devrait beaucoup aux subventions qu’elle et ses copains politiques donnent abondamment au Cinéma et à la culture en général. Elle est indécente.

D’abord, elle n’a pas à se gargariser de ces subventions, ce n’est pas son argent qu’elle distribue, mais le nôtre et sans notre accord. Et puis a-t-elle assisté à ces films ou pièces subventionnées, soi-disant destinées à l’élite, que personne ne peut voir sans s’emmerder prodigieusement ? Connait-elle les dégâts faits aux théâtres privés par ceux qui sont subventionnés ? A l’économie du cinéma par ces mêmes subventions ? Connait-elle ce milieu, connait-elle la mentalité de cette bande d’assistés, incompétents et prétentieux comme des poux ? Il faudrait que Filippetti sorte autrement qu’entourée de sa cour et voit la vraie vie du monde du spectacle.

Le drame dans l’aventure France, c’est l’adaptabilité extraordinaire de l’homme qui lui permet de vivre en URSS, à Cuba ou en Corée du Nord sans prendre conscience de ce dont il est victime.

On lui a tellement dit, depuis des millénaires, qu’il n’a le droit à rien et certainement pas à jouir de la vie. Qu’il bosse, qu’il mange, qu’il baise pour procréer et qu’il se taise, rien de plus.

Alors quand, parmi eux, il en est un qui comprend que tout est possible, qu’il suffit d’y croire et de s’en donner la peine, il devient un danger public. Si en plus il se sent libre, il doit être exécuté.

Depardieu sera exécuté. C’est triste.

Bien cordialement. H. Dumas

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Comment ça marche (3)

Pour les puristes, ceux que les crapuleries du fisc intéressent, voici un jugement encore perdu  link    et le mémoire en appel link

La suite au prochain numéro.

Pour les autres, je vais vous faire un aveu.

Hier, je suis rentré de Paris vers ma Méditerranée. En passant à Lyon, la pancarte “Genève”m’a ému. C’est la première fois de ma vie, et je ne suis plus tout jeune, que je regarde cette pancarte avec un petit pincement au cœur. D’habitude je suis mon chemin, indifférent.

Entendons nous bien, il ne m’est pas désagréable d’aller à Genève, bien au contraire, mais jamais je n’ai imaginé cette destination avec une pointe d’envie.

Alors que là, soudain, j’ai eu un éclair de compassion pour ces habitants des pays difficiles qui rêvent de pouvoir aller vivre et travailler en France. Ceux qui viennent savent bien que la simple volonté d’émigrer ne suffit pas, que le parcours est  difficile et le résultat rarement à la hauteur des espérances.

Je n’ai pas de peine à imaginer les problèmes que je rencontrerais si je devais m’expatrier, mais pour la première fois la pression que mon pays met sur ma vie m’a fait regarder ailleurs avec envie. C’est terrible.

D’autant plus terrible que la France ne va pas tarder à se transformer en prison. Ce n’est plus qu’une question de mois, la faillite impliquera une fermeture des frontières, c’est incontournable.

Quelle misère. Bien cordialement. H. Dumas

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Céline est irrécupérable

Hier soir, j’ai été voir Céline, au Théâtre de l’œuvre, par Jean François Balmer. C’est fort. Il faut y aller.

Je n’aime pas Céline, ses livres me tombent des mains. Trop de méchanceté, trop de haine. Oui mais, il a révolutionné la littérature, ses descriptions sont au scalpel, sa lucidité décapante. C’est vrai, mais je ne l’aime pas. Oui mais, sa vie a été saccagée par la boucherie de 14-18, il a vingt ans en 1914, les traces de cette guerre stupide, qui signe les derniers soubresauts d’une aristocratie  européenne décadente, l’ont marqué au fer rouge. On dit pareil d’Hitler et c’est vrai aussi, ça ne me le rend pas sympathique.

N’oublions pas que Céline lui-même dit qu’il est parti à cette guerre avec plaisir, tout à la joie d’en découdre, il voudrait nous faire croire qu’en la vivant il aurait soudain compris quelque chose. En gros que l’expérience régule la connerie. Ce n’est jamais le cas, ça se saurait. La preuve en est rapportée par le fait que même “bousillé” de celle-là, il sera sur le front intellectuel de l’autre (celle de 40, qui n’est pas mieux que la première), prêt à en découdre.

En sortant, nous sommes montés place de Clichy, manger quelques huîtres chez Wepler.  Sur la place des jeunes de banlieue, en voiture aux vitres teintées, s’en prenaient à un chauffeur de taxi, lui défonçant férocement les portes de son véhicule à coup de pied et son moral à coup d’insultes. Le taxi s’étant échappé, ils l’ont rattrapé pour poursuivre leur œuvre.

De l’autre côté de la place, devant chez Wepler, un groupe de jeunes complètement défoncés. Nous rentrons dans le restaurant, quand, soudain, deux de ces jeunes rentrent aussi dans le restaurant, descendent aux toilettes et en ressortent pour retourner dans la rue, plus défoncés qu’en rentrant.

Une ambiance globale, très “Céline”.

Au théâtre comme dans la rue la haine était là hier soir. Je n’aime pas la haine, je ne lui trouve aucune excuse. C’est l’expression ultime de l’échec.

La société est régulièrement prise de crises de haine. Le paradoxe est que cette haine s’empare en priorité des cons, de ceux-là même qui, s’imposant lourdement à la société, la perturbent suffisamment pour qu’elle s’engage dans le cycle de la haine.

Une fois lancée, la haine est comme un ouragan, elle détruit tout sur son passage, et les cons qui l’ont provoquée sont tout surpris… Aujourd’hui, ils expriment leur haine contre l’économie, depuis déjà quelques dizaines d’années. Ce n’est qu’un exutoire parmi d’autres possibles.

Ce faisant, ils décapitent l’économie, ils se donnent une excuse de violence, ils leur tardent d’en découdre, ils sont dans les starting-blocks, ils vont tout casser par plaisir. Puis ils regretteront… encore.

Ceux qui les poussent à ça, politiques, journaleux, propagandistes, sont gravement responsables.

Ceux qui assument les basses œuvres, contrôleurs fiscaux, magistrats, flics, fonctionnaires de tout poil, sont encore plus responsables.

Après le carnage, non seulement ils diront qu’ils ne savaient pas, mais ils accuseront quelque absent ou disparu d’avoir été la cause du carnage. Alors que l’œuvre ne sera due qu’à leur profonde connerie. Il en va ainsi de la société comme des individus, elle se trompe, se butte, se met en colère et tue. Hélas, trois fois hélas, pour ceux qui ne demandaient rien.

Personne ne peut reprendre la maîtrise de la société lors de ses crises de haine.

Aujourd’hui, j’en suis personnellement victime, comme des milliers de français que Bercy, foyer propagandiste de la haine, va réduire en bouillie.

J’espère sincèrement, pour moi et pour ma famille, que je saurai subir sans violence, en me contentant de dénoncer.

Bien cordialement. H. Dumas

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APPRENDRE A TOMBER

C’est la phrase fétiche du roman, récent et largement primé, de Joël Dicker “La vérité sur l’affaire Harry Quebert”.

Effectivement, tous les personnages de ce roman glissent, à un moment de l’histoire, vers le pire. Il ne s’agit pas, comme pour Job, d’une influence extérieure ou de circonstances indépendantes de leurs volontés. Non, c’est leurs propres décisions qui les projettent vers le fond moral ou matériel. L’auteur a  27 ans, c’est bien jeune pour tant de lucidité.

Apprendre suppose une action volontaire, je me pose la question : Peut-on volontairement décider de tomber pour apprendre ? Je suis de ceux qui pensent que les échecs sont plus formateurs que les succès, mais bon… avec quelques réserves.

Caramba (marquant la surprise de la liaison intellectuelle, rien de plus).

Soudain, je me dis : Montebourg, le fait-il exprès ? Aurait-il dévoré avec passion le livre de Dicker, en serait-il déjà aux travaux pratiques. Est-il en pleine phase de construction, apprendrait-il à tomber ? On est en droit de se poser la question.

Quant on observe le personnage et sa beauté fatale, on se dit : Où ça va se nicher…. la culture. C’est terrible l’ambition, mais poussée à ce paroxysme c’est impressionnant.

Mais au fait, apprend-il ? Pour tomber, il tombe, pas de problème. Cependant, rien ne prouve qu’il apprenne. Peut-être n’en prend-il pas le temps ? On a l’impression que, tout à la joie d’apprendre, il rêve de tomber encore. On a presque envie de l’aider. Regardons, observons cette chute vertigineuse, véritable expérimentation de la théorie de Dicker. Attendons le résultat constructif….

Hypothèse

Toute chute finit à terre. C’est toujours le sol qui réceptionne le “chu”.

Or, au sol, que trouve-t-on ? Du chewing gum, que du chewing gum. Il suffit de se promener sur les Champs Elysées pour s’en convaincre.

S’il doit rebondir à ce niveau, Montebourg devra activer à fond ses capacités de réflexion autour du chewing gum.

Une étude récente, lancée conjointement par la Duflot et Samère pour les fêtes de Noël, prétend qu’au rythme accéléré actuel de la consommation de chewing gum, la planète court le risque mortel de se voir entièrement recouverte de cette matière en 2025. C’est l’asphyxie par le chewing gum.

Cela tiendrait, en partie, au fait que l’augmentation du cout du tabac dirige les fumeurs vers cette matière de substitution. D’autres avancent que le chewin gum, en ces périodes de vaches maigres, permet de se donner l’illusion de nourriture avec une dépense maitrisée.

Quoiqu’il en soit, la Duflot et Samère réfléchissent intensément à la récupération et au recyclage du chewing gum. La matière ne perdrait que très peu de ses capacités après mastication. La question posée est : comment récupérer le chewing gum ?

C’est là que Montebourg pourrait rebondir.

Il paraitrait que ses conseillers, que l’on ne peut sous-estimer tant ils font montre de compétence dans l’accélération de sa chute salvatrice, ont déjà une idée.

Ils seraient en cheville avec Decaux pour la création “d’oreilles urbaines” derrière lesquelles chacun pourrait venir coller son chewing gum.  Une “oreille urbaine” serait fixée sur chaque poteau, borne, où mur urbain libres. L’appareil, automatique, vous rendrait un chewing gum recyclé pour chaque chewing gum usagé collé derrière ces oreilles. Le coût du recyclage serait pris en charge par la collectivité.

On est stupéfait devant tant de créativité. Montebourg aurait rajouté, toujours garant du bien collectif, ardent défenseur d’un interventionnisme à la fois juste et autoritaire : “si les français ne se plient pas à cette cause mondiale, je leur tirerai moi-même les oreilles…”

Cordialement. H. Dumas

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Le hasard, maître de la vie

Je m’adresse à ceux qui sont, comme moi, convaincus que tout n’est que hasard. Dès sa naissance, l’homme est pris dans le tourbillon du hasard. S’il en prend conscience, il perçoit son insignifiance et accède ainsi à la liberté. Les grands choix de sa vie, de sa morale, sont libres du fait de cette insignifiance, c’est elle qui fait sa grandeur et sa responsabilité. Ceux qui prétendent le contraire sont soit des naïfs, soit des charlatans se proposant d’exploiter les naïfs. Une fois ce concept assimilé, tout devient possible. La répartition des richesses liée à la géographie, au climat, à la santé, à l’énergie, à toutes ces choses que le hasard distribue à sa guise, ne peut pas être modifiée autrement qu’à l’aide du hasard. Je parle là de la distribution initiale, je ne parle pas du plaisir de travailler, de se cultiver, de chercher à comprendre l’instant, d’aimer, de donner, de recevoir, l’ensemble pour progresser (peut-être) ou tout simplement pour exister. Je parle de la grande redistribution sociale. Celle dont on nous rabat les oreilles à longueur de journée. Celle pour qui (soi disant) nous devons redonner la plus grande part de nos revenus. Celle au nom de qui nos dirigeants s’octroient des avantages considérables, alors que les résultats qu’ils obtiennent sont inversement proportionnels à ces avantages indus. Le loto coopératif. Je propose que la redistribution soit, comme la distribution initiale, placée sous le signe du hasard. Actuellement le loto réalise 1,5 M€ de CA. Il redistribue, pas toujours, un gros lot, plus des broutilles. L’Etat se sert copieusement au passage. Alors imaginons, l’Etat ne prélève plus rien sur le loto, que nous appellerons “coopératif”. Nous avons donc 1,5 M€ de CA annuel, soit pour environ 150 tirages : 10 m€ par tirage à répartir. Si nous limitons la grille à 4 numéros, il y a actuellement environ 600 gagnants par tirage pour ces 4 numéros. Si à ces 600 gagnants nous répartissons 60% de la mise, soit 6 m€, chacun touchera 10.000 €. Les 40% restants seront répartis aux gagnants de rang inférieur. Maintenant, prenons pour hypothèse que ce loto, devenu transparent et débarrassé des prélèvements de la pieuvre étatique, rencontre un franc succès. Imaginons qu’il soit multiplié par 10. C’est donc, trois fois par semaine, 6.000 gagnants qui toucheront 100.000 €. Sur l’année, c’est 90.000 personnes qui percevront chacune 100.000 €. Sous réserve que mes calculs soient justes, ce que mes compétences de mathématicien ne me permettent pas d’affirmer, il y a là une vraie redistribution, du même type que la distribution initiale, c’est-à-dire liée au hasard, mais dont la performance laisse rêveur, par rapport à tous les échecs en cours des redistributions planifiées ou volontaristes. La somme de 100.000€ permet un vrai départ dans la vie économique pour ceux que cela passionne et qui en ont les compétences. C’est un capital crédible, prêt à fructifier. Evidemment ce hasard, comme celui de la naissance, ne va pas toujours tomber sur des individus qui sauront en profiter et le faire profiter, mais qu’importe. Ceux qui “crameront” leur gain ne feront que le remettre dans le circuit, sans avantage pour eux, c’est leur problème. Pour éviter les tricheries, ou les fantasmes de gain déstabilisateurs du système, chacun ne pourra disposer que d’une mise par tirage. Moralité : Un Dimanche, d’hiver même pas commencé, froid et pluvieux n’empêche pas d’imaginer la chaleur dont le hasard peut assurer le retour, si on le respecte et si on lui fait confiance. Pourquoi ne laisser au hasard que sa part d’ombre et de malheur ? De quel droit nous nous accaparerions ses effets positifs et nous ne lui laisserions que la maîtrise du malheur ? L’acceptation du hasard, dans toutes ses composantes, est le début de la sagesse, la limitation de la frustration et des haines qu’elle véhicule. Bien cordialement. H. Dumas

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“STASI-BERCY” fait appel

Dans un billet récent, intitulé “Une lueur d’espoir”, je vous faisais part d’une procédure gagnée devant la 17ème Chambre du TGI de Paris :

 

A ce billet j’avais joint le jugement : link

Ce jugement est objectivement d’excellente qualité, il est argumenté, il prend en compte les lois françaises et européennes. Il est parfait, il est juste.

Et bien, figurez-vous que M. Blazy, le condamné, fait appel : link

C’est intéressant, deux conclusions doivent être tirées de cet appel.

-1°- C’est bien la STASI-BERCY qui est à la manœuvre.

Je vous rappelle les faits. J’enregistre un entretien entre ce contrôleur des impôts, M. Blazy, et moi-même. Un autre employé des Services Fiscaux assiste à cet entretien, il prend en note la totalité de nos échanges. Lorsque je sollicite une copie des notes prises par cette personne, j’essuie une fin de non recevoir. Je juge utile alors de faire connaître ces méthodes de dissimulation de la preuve par les Services Fiscaux des échanges oraux et contradictoires. Je publie l’entretien que, de mon côté, j’ai enregistré, ne faisant en cela qu’équilibrer les droits des parties puisque les Services Fiscaux, eux de leur côté, ont noté l’intégralité de l’entretien.

On voit bien que la mise en avant de la “vie privée” de M. Blazy (qui n’est pas en cause s’agissant d’un entretien professionnel) pour engager une procédure contre moi était un élément factice. Aujourd’hui, Il n’y a pas lieu personnellement, pour lui, d’engager les frais importants d’un appel. C’est donc STASI-BERCY qui lui fait engager l’appel, qui refuse catégoriquement que le contribuable ait un droit à la preuve des échanges oraux qu’il a avec les contrôleurs du fisc.

-2°- STAZI-BERCY est anormalement sure d’elle.

En effet, un jugement de première instance n’est pas une jurisprudence formelle. Il n’en est pas de même avec un arrêt de Cour d’Appel. Or, l’appel engagé va aboutir à un arrêt, il fera forcément jurisprudence. STAZI-BERCY court un risque lourd en déclenchant l’appel de l’inspecteur Blazy….

A moins que STAZI-BERCY ait des garanties….

J’ai déjà vécu cela. Un jugement du Tribunal Administratif de Poitiers avait annulé un contrôle réalisé en dehors du siège social d’une de mes sociétés. Le code fiscal est formel, un contrôle fiscal n’est possible qu’au siège social d’une entreprise, ce qu’avait jugé le TA de Poitiers. En appel, déclanché par STASI-BERCY, La Cour d’Appel Administrative de Bordeaux n’a pas hésité, sur ordre, à émettre un arrêt disant le contraire. Je suppose que cet arrêt bordelais est depuis utilisé, quand elle en a besoin, par STASI-BERCY….

Qu’en est-il exactement ici ? STAZI-BERCY court-elle un risque important du fait de la qualité du jugement initial, ou est-elle sereine, a-t-elle des garanties ???

Nous ne tarderons pas à le savoir.

Bien cordialement. H. Dumas

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La ruche, le miel, les socialistes, la mafia.

L’été les abeilles s’activent. Pas de plage, pas de bronzage, pas de farniente, les abeilles butinent. Elles ne virevoltent pas le nez au vent tels les papillons multicolores, elles tracent, filent droit en allers et retours incessants, elles butinent on vous dit (enfin… je vous parle là des abeilles organisées en colonies, il en est d’autres solitaires qui vivent leur vie, point barre).

D’innombrables études rapportent que nos abeilles auraient atteint le summum de la vie en collectivité. Elles seraient si collectives que le système de pensée de la ruche serait dépendant de l’ensemble et uniquement à son service. Pas de pensée individuelle. La reine pond, les abeilles, toutes femelles, travaillent sans interruption, elles fabriquent du miel pour la collectivité, en vue de l’hiver. Les mâles procréent et meurent (destin significatif).

En résumé, les abeilles sont la quintessence du socialisme disent ces études et, franchement, c’est vrai.

Cette organisation “socialo-abeillesque” de rêve se heurte à un problème de taille : l’ENA (Entreprise Nationale d’Apiculture).

Comme vous pouvez le constater en regardant la vidéo jointe:

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=aEuPPyEyqsA

L’ENA a une façon particulière de s’occuper de nos amies les abeilles.

Tout d’abord l’ENA enfume les abeilles, à l’aide d’un appareil extrêmement simple, un soufflet manuel à la beauté classique qu’apporte le pragmatisme.

Une fois enfumées, les abeilles seraient, parait-il, joviales et détendues, insouciantes.

C’est alors que l’ENA va leur soutirer toutes leurs économies.  

Cruel destin. Ainsi donc, l’abeille qui croyait avoir économisé pour l’hiver en travaillant tout l’été, se voit dépossédée par l’ENA de son stock de miel. Adieu les soirées “cocoons” entre copines, prés du feu, à siroter le miel de l’été. Pour l’hiver à venir, ce sera ceinture et austérité.

Ainsi vont la vie des abeilles et la notre. A chacun son ENA.

Mais, me direz-vous, que vient faire la mafia dans ce billet plein de poésie.

Les abeilles piquent lorsqu’on les attaque, les hommes aussi. Un voile de tulle suffit pour se protéger des abeilles, mais c’est un peu léger pour se protéger lorsque l’on a retiré tout leur miel aux hommes et qu’ils sont sur le point de piquer… une grosse colère, voir plus si affinité.

C’est ici qu’intervient la méthode mafieuse. Lorsqu’un impétrant est déclaré bon pour le service mafieux, un crime lui est assigné. Ainsi, la ligne franchie, il est ferré, il ne partira pas, il ne trahira pas.

Alors nos énarques, pressentant la révolte qui gronde, tentent de “mouiller” le plus grand nombre. C’est ainsi qu’ils ont inventé la “consultation” (dans quelques années se sera probablement un gros mot).

Cela consiste à réunir les actifs d’une ville ou d’une région, responsables économiques, animateurs d’associations, relais d’opinion etc… Puis, une agence de communication leur expose les projets des dépenses à venir, demande leurs avis (dont tout le monde se fout), et remet (sans doute) un dossier de consultation que personne ne verra jamais.

Mais, et c’est là le prodige, tous ces “consultés” ont à la sortie de ces réunions de concertation les doigts et les joues pleins du miel “subventionnel”. Ils sont ferrés, ils ne partiront pas, ils ne trahiront pas, enfin….

Récemment, j’étais à une réunion de la DATAR, organisée par Ernst et Young (excusez du peu) en profonde province,  sur 47 invités pour décider des subventions à l’économie de la région, nous étions 3 entrepreneurs, tous les autres étaient des fonctionnaires !!!!

Ecoutez ce fort bourdonnement, la ruche est en colère, l’ENA et les “enfumeurs” feraient bien de se méfier. Je crains que la “STASI-BERCY” s’effondre d’un seul coup.

Bien cordialement. H. Dumas

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Bon sang, mais c’est… bien sûr.

Il y aura trois ans début Janvier que je tente, à travers ce blog, de témoigner et de comprendre l’enfer fiscal que je vis depuis vingt ans. L’expression est l’outil dont l’homme dispose pour, à l’aide du retour qu’elle implique, faire avancer sa propre pensée.

Et, soudain, la vérité m’apparait dans toute sa simplicité. Le chainon manquant m’est livré hier par la lecture d’un billet paru dans Atlantico, signé de M. Matthieu Le Blan :

http://www.atlantico.fr/decryptage/credibilite-marches-ces-taux-bas-qui-enchantent-najat-vallaud-belkacem-mais-qui-expliquent-surtout-violence-fiscale-que-france-i-551627.html

Le lien est fait. Tout est là. Toutes les questions que je me pose, que se posent les contributeurs et les lecteurs d’ObjectifEco et ceux de mon propre blog : Pourquoi le AAA ? Pourquoi un bilan aussi catastrophique de l’Etat français est-il sans conséquence apparente ? Pourquoi rien ne change ? Pourquoi les Tribunaux Administratifs n’ont-ils que faire de la justice ? Pourquoi le fisc évolue-t-il dans une zone de non droit ?

Toutes ces questions trouvent dans le billet de M. Le Blan les réponses : Parce que l’épargne des français correspond à la dette. Parce que la puissance du fisc, l’organisation bancaire, la terreur entretenue par la Stasi-Bercy,  permettent à l’Etat de saisir à tout moment cette épargne au profit de ses créanciers.

Nous sommes tous, à l’aide de nos maigres économies, les garants de la dette de l’Etat, qui, sans nous, serait en faillite depuis longtemps. C’est le motif de notre enfermement, des menaces qui pèsent sur ceux qui ouvrent un compte à l’étranger, même s’ils sont en règle avec le fisc français.

C’est donc Cantona qui avait raison.

Qui pourrait se révolter si toutes les épargnes individuelles étaient sacrifiées, au service de la soi disant “guerre économique”, pour rembourser la dette. Après tout, a-t-on besoin d’épargne personnelle quand on a la chance d’avoir un Etat aussi bienveillant que le notre, qui s’occupe de tout pour nous ?

Ainsi tout s’explique.

Hélas, vous ne pouvez même pas laisser vos économies à la maison ? Comme tout le monde, vous avez déjà été cambriolé. Vous savez que la police ne fait pas d’enquête, ne résout pratiquement aucun cambriolage, bien heureux si elle finit par accepter votre déposition de vol. Elle pense, fortement, que le vol n’est jamais qu’une redistribution.

Je vais vous faire un aveu, voir enfin la vérité m’apaise.

Pourtant il n’y a pas de quoi. Car enfin, tout comme en URSS avant la chute du mur, une poigné de profiteurs tient en coupe réglée la masse des français, ceux-là économisent, les autres font la fête et dépensent en donnant comme garanties les économies des premiers.

Objectivement, un jour ou l’autre….ça va chier.

Un point positif : ayant atteint ce que je crois être la vérité, je vais enfin pouvoir organiser mon avenir, et… vous lâcher un peu la grappe avec mes billets à répétition.

Bien cordialement. H. Dumas

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Ces ciseaux qui nous tuent

Hier, j’ai vu la crise en face. J’ai assisté au discours passionné d’un président de région qui coupait le ruban inaugural d’un ouvrage économique financé par lui.

Animé d’une satisfaction de lui-même évidente et probablement sincère, il nous a expliqué que, malgré la crise, il continue à investir car l’investissement génère l’économie. Sarkozy nous l’avait déjà fait avec le grand emprunt, mais, prudent, il annonçait qu’il y avait deux sortes d’investissements, les bons et les mauvais (à l’usage, il est probable qu’il se soit trompé de case, qu’il ait malencontreusement choisi la mauvaise). Paix à ses erreurs, nous avons à affronter aujourd’hui celles de ses successeurs.

Mais quand même, il faut être totalement ignare pour penser que l’investissement génère l’économie, alors que c’est exactement l’inverse qui se produit, c’est l’économie qui génère l’investissement.

La première façon de faire s’appelle l’économie planifiée, elle a échoué partout dans le monde où elle a été pratiquée. Aujourd’hui le phénomène a été suffisamment étudié pour que l’on sache précisément que l’économie découle de l’échange, de la valorisation de cet échange, qui ne peut s’épanouir qu’avec la liberté individuelle et la propriété privée.

Le plus terrible

C’est que nos dirigeants sont non seulement persuadés qu’ils favorisent une économie libérale, mais qu’ils en sont des membres actifs.

La réalité est qu’ils prélèvent un impôt très lourd au motif de la redistribution et de la solidarité, puis qu’ils réinvestissent une partie importante de cet impôt dans l’économie. Ce faisant, neuf fois sur dix, ils viennent perturber la marche naturelle de l’économie l’appauvrissant par deux fois. La première fois par la lourdeur de l’impôt, la deuxième fois par l’incohérence économique de leurs investissements.

Pour les amateurs de calculs, un tableau de la consommation du ruban d’inauguration et de l’affutage des ciseaux pourrait être un indice à prendre en compte par les agences de notation.

Pourquoi le cercle est-il vicieux  ?

Parce que l’apparence d’intérêts opposés va dans le sens du cercle.

Il est incontestable que la richesse, moteur essentiel de l’économie, peut paraître agressive ou injuste pour ceux qui n’ont pas la chance ou la volonté de l’approcher. Ils applaudissent donc à deux mains lorsqu’elle est prétendument ponctionnée pour la redistribuer.

Mais, ceux qui pratiquent la ponction, dès que la richesse est dans leur poche, ne peuvent pas résister à l’idée de la jouer sur le tapis vert du risque économique. Ils y sont encouragés par un grand nombre d’opérateurs économiques qui trouvent là un moyen de financer des projets fumeux pour les autres mais rentables pour eux, des projets qui n’auraient pas trouvé preneur dans l’économie naturelle.

Ces deux leviers puissants, impôts et planification, sont les moteurs de la crise. Ils ne pourront pas disparaître par une prise de conscience de cet enchainement, la société n’est pas capable de cette prise de conscience.

Je pense souvent à l’inquisition, je suis convaincu qu’elle n’était pas le fait des seuls sadiques ou bourreaux, que les inquisiteurs croyaient sincèrement sauver l’âme des gens. Et pourtant, elle ne laisse que le souvenir des sadiques et des bourreaux, de la souffrance et de l’injustice dont elle a été le puissant vecteur. A moindre échelle, j’ai vécu l’obscurantisme, pas si éloigné, de la censure, c’était le même enchainement d’intérêts divergents qui se retrouvaient accidentellement liés.

Lorsqu’un enchainement de pensées normalement inconciliables se crée, il s’alimente seul et devient très vite nocif.

Il aboutit à une situation qui ne peut pas être comparée, puisqu’elle investit la totalité du spectre social, les autres solutions possibles ne devenant que des hypothèses. Hypothèse contre réalité, le match est perdu d’avance pour l’hypothèse. La réalité, quelle qu’elle soit, ayant évidemment ses serveurs, ses intérêts en jeu, qui résistent au changement jusqu’au dernier souffle.

La crise n’est donc pas accessible à la raison, les ciseaux inauguraux ne cesseront que sous la contrainte de la misère généralisée.

Cordialement. H. Dumas

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J’ai vu “CAPITAL”, avec “Machin-Gravats”

Formidable. C’est un peu comme si le réalisateur, ayant décidé de vulgariser les activités et les personnages de l’hôtellerie internationale, avait cadré son récit sur la vie de Paris Hilton. Le décalage est du même niveau, le résultat est évidemment nul.

On y voit des banquiers gras et dodus, aux dialogues débiles, se livrer à des activités de type Monopoly simplifié pour 6 à 10 ans.

Aucune réflexion sur la banque et les banquiers, rien. Le désert intellectuel.

Quant aux acteurs, on ne peut pas dire que la mise en scène les met en valeur. Ce pauvre Gad Elmaleh risque d’y perdre ses amitiés monégasques, qu’est-il allé faire dans cette galère ?

Tant de bêtise fait réfléchir. Comment raconter la banque et les banquiers actuels, modestement et simplement ?

Proposition :

Un grand nombre de français ne voit jamais un banquier pour autre chose que de déposer chez lui leurs salaires, avoir un chéquier et une carte bancaire, avec le sentiment que leur argent à la banque est en sécurité et leur comptabilité bien gérée.

Ils sont à mille lieux d’imaginer la réalité primaire de la banque.

Il est bon de leur rappeler que le banquier vit des crédits qu’il consent, que si aujourd’hui le banquier vit au dessus de ses moyens, matériels et intellectuels, c’est parce que son activité de prêteur l’a enrichi anormalement.

D’où le côté gras et dodu que le réalisateur croit devoir nous montrer. Mais il ne montre que l’effet, il oublie l’essentiel la cause.

Penchons nous sur la cause, les trois sources de crédits :

– Le crédit à la consommation. Il consiste, dans une économie en croissance, à persuader les gens qu’ils peuvent posséder avant et payer après, au lieu de gagner avant et d’acheter après. Grave danger en cas de récession, accompagné du risque plus classique de dépenser sans avoir la capacité de payer après, en gros de dépenser plus que ce que l’on sera capable de gagner. Disons que c’est en partie le problème classique du banquier et de son client. Problème qui n’a jamais grassement enrichi les banquiers, ni ruiné complètement des sociétés.

– Le crédit aux entreprises. Ici nous rentrons dans le délicat, le pervers. En effet la fiscalité, l’Etat donc, qui prélève sa dîme le plus en amont possible, ne permet pas à l’entrepreneur d’accumuler la trésorerie nécessaire à son extension, ou plus simplement à la marche normale de ses affaires. Toute une bande de premiers de la classe lui font croire, depuis des décennies, que l’emprunt lui permettra de payer ses impôts et sa croissance. Hélas, l’entrepreneur n’obtient par l’emprunt que fragilité et insécurité. Seul l’Etat, Bercy, y trouve son compte en taxant très en amont, totalement indifférent à la fragilité générée pour l’entreprise. Cette attitude est scélérate de la part de l’Etat, mais aussi du banquier qui touche des intérêts injustes en sachant parfaitement qu’ils sont assis sur des prêts inutiles qui tuent son client. Mais ce gisement artificiel est là et enrichit indument le banquier.

– Le crédit aux collectivités. Ici nous abordons l’inacceptable, le sordide. Avec pour seul objectif leur élection, les politiques empruntent plus que de raison pour épater leurs électeurs. Disons-le clairement, pour les éblouir et les acheter hypnotisés qu’ils sont par ces débauches d’argent, par toute cette magnificence. Alors là, les banquiers se gavent sans aucun risque. Le risque est mutualisé par l’impôt. C’est ce que les politiques appellent la solidarité.

Nous voyons donc que ces trois gisements réunis, dont deux, les plus forts, les moins risqués, sont issus des têtes d’œufs de Bercy, enrichissent de façon considérable les banquiers.

L’ensemble pratiquement sans risque, sans effort, Bercy s’occupe de tout.

Les conséquences sont les suivantes :

– N’importe quel con peut être banquier, c’est enfantin, Bercy fait le boulot, il suffit d’être nommé. En plus, la plupart du temps, c’est Bercy qui nomme.

– Etre riche est compliqué, le riche est imprévisible, mais si en plus il est con, le pire est à craindre.

Alors, en effet, gras et dodus, très peu malins, nos banquiers ont été capables d’inventions toutes plus perverses et ridicules les unes que les autres, jusqu’à se rendre si obscènes qu’un pauvre réalisateur démagogue puisse les représenter comme dans “CAPITAL”. C’est bien fait pour eux, même si c’est dommage pour la population qui passe à côté de la vérité, à la fois beaucoup plus simple et beaucoup plus grave.

Bien cordialement. H. Dumas

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Le 11 Janvier 2013, à 13h30, une date à retenir

Ce jour là, à cette heure là, je suis convoqué devant le Tribunal Correctionnel de Paris, 17° Chambre, celle des affaires de presse. Quand “Voici” ou “Gala” parlent d’eux, c’est là que vont se plaindre Rachida Dati, Trierweiler, Yannick Noah, etc…

Si ce jour là vous êtes libres, si vous êtes à Paris, venez, c’est public et ce devrait être drôle.

Vous rencontrerez le contrôleur fiscal Louis Martino, s’il vient… Moi, j’y serai, je suis “cité à comparaître” et obligé d’y aller.

Si vos zygomatiques sont un peu coincés ces temps-ci pour cause de crise, n’hésitez pas à lire la convocation que j’ai reçue, ça devrait les décoincer. Voici les liens : link et link

Reprenez votre sérieux et maintenant parcourez la mise en demeure de payer sous huit jours 494 037 €, que j’ai reçue ce Mercredi, tout ça est lié.

Mise-en-demeure-14-11-2012-001

Explication :

Louis Martino, super-contrôleur, attaché à la section nationale de l’élite du contrôle fiscal basée rue de Saussure à Paris, se pointe chez moi à Sète, fin 2007, avec un copain à lui, les deux en avion !!!

Tout deux viennent vérifier une société, quasiment en sommeil, dont la comptabilité annuelle tient sur une feuille A4, la SARL Les Hauts de Cocraud….

PASSAGE CENSURÉ PAR LA COUR D’APPEL DE PARIS

Arrêt n° 13/02826 du 11 Décembre 2014 (voir billet du 30/01/2015)

 

….J’ai même mieux en magasin. Le Tribunal Administratif de Montpellier, saisi de la nullité de la procédure de Martino, ne va pas hésiter à écrire dans un jugement le 18 Octobre 2012, ceci :

“Considérant que les moyens relatifs à la régularité de la procédure de contrôle suivie à l’encontre d’une société soumise au régime d’imposition des sociétés de capitaux sont inopérants au regard des impositions personnelles mises à la charge de l’un de ses associés; que, dès lors, M. et Mme Dumas ne peuvent utilement invoquer l’irrégularité de la procédure concernant la SARL “Les Hauts de Cocraud, société de capitaux…”

Tout faux. Le Tribunal, qui n’a sans doute pas lu le dossier, va lui aussi faire comme s’il s’agissait d’une société soumise à l’IS, alors que la SCI, par la transparence fiscale, est soumise à l’IRPP. Le Tribunal, sans sourciller, juge donc d’imposer deux fois les mêmes sommes !!!… Mais si, c’est possible.

PASSAGE CENSURÉ PAR LA COUR D’APPEL DE PARIS

Arrêt n° 13/02826 du 11 Décembre 2014 (voir billet du 30/01/2015)

Comme pour la maffia, tout le système se met en route, la justice, le petit doigt sur la couture du pantalon, suit aveuglément les ordres que lui donne Bercy. C’est totalement mortifère pour notre société.

Cahuzac ne peut pas menacer les français de contrôles fiscaux, tant que cette activité sera un espace de non-droit. J’en apporte et continuerai à en apporter la preuve dans mon blog.

PASSAGE CENSURÉ PAR LA COUR D’APPEL DE PARIS

Arrêt n° 13/02826 du 11 Décembre 2014 (voir billet du 30/01/2015)

Accepter de détruire le plus grand nombre pour, soi-disant, éradiquer une minorité de tricheurs plus fantasmés que réels, est stalinien.

Je vous rappelle ce qui ne va pas, pourquoi il est clair que le contrôle fiscal est une zone de non droit : https://www.temoignagefiscal.com/article-au-nom-des-parias-102668660.html

Le combat que je mène est juste. Si vous venez au TGI, à la 17° chambre, à Paris, le 11 janvier 2013, vous me ferrez plaisir et vous participerez à ce juste combat. Merci et à bientôt.

Bien cordialement. H. Dumas

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Passé son “Œdipe”, le fils à papa va-t-il fermer les frontières ?

Nous avons élu un fils à papa à la tête du pays.

Il fait partie de ces gens qui, toute leur vie, n’ont connu que “l’argent de poche”. Ces gens qui n’ont jamais créé de richesse, qui ne savent pas ce qu’est prendre des risques, qui se contentent de percevoir un peu d’argent parce qu’ils ont été sages et ont fait ce qu’on leur a demandé.

Enfin, lui il a quand même un peu triché en faisant semblant d’être un décideur par l’onction de l’élection. Nous, nous savons bien qu’il n’en est rien.

Mais, comment expliquer, à tous ceux qui vivent une vie passive, souvent honnête, récompensée par un salaire, la difficulté de créer une entreprise, puis avec cette entreprise d’atteindre un marché, d’y faire ses preuves, de s’y maintenir, de croitre, de lutter contre la concurrence, contre les fonctionnaires, contre les prédateurs, de ne pas dormir la nuit, de se faire tondre par le fisc, par les banques, même par ses propres salariés. Oui, comment expliquer tout cela à des gens qui ne l’ont pas vécu, et surtout qui ne veulent absolument pas le vivre. C’est impossible.

Alors, notre fils à papa, comment le comprendrait-il ? Sil le comprenait, il ne serait pas en train de tuer la médecine libérale pour tout simplement régler son “Œdipe” avec son père médecin spécialiste. Nous ne savons pas pourquoi il n’est pas à la tête de la clinique familiale, lui seul le sait, il ne nous le dira pas. Un fait est sûr, c’est dommage pour les médecins de France, ils auraient échappé à la ruine que leur cause ce problème familial.

Mais, ce n’est pas tout. Notre petit bourgeois veut se rendre intéressant auprès des pauvres. N’en n’ayant pas les moyens personnellement, il trouve judicieux de le faire avec l’argent des autres. Hélas, les pauvres savent bien que l’argent qu’il pique en leur nom n’est pas pour eux. Il ne faut pas prendre les pauvres pour des cons.

Pas plus que la richesse ne rend intelligent, la pauvreté ne rend con.

La pauvreté est un mal qui peut toucher n’importe qui, un humain ou un groupe d’humains. Il suffit d’un manque de chance, de la prise de mauvaises décisions, de la maladie, d’un manque d’aptitude, d’une fragilité, souvent de peu de choses, et l’on glisse vers le gouffre de la pauvreté.

C’est vers ce gouffre que le fils à papa nous entraine collectivement. Alors les plus résistants refusent, ils tempêtent, se cabrent, se révoltent, in fine, ils partiront. C’est inévitable.

Lui, le fils à papa, que peut-il faire contre ça ? Fermer les frontières.

Mitterrand l’a fait, je me rappelle parfaitement lorsque nous n’avions plus le droit de quitter la France avec plus de 3.000 Frs (moins de 500 €!!!).

Le socialisme, lorsqu’il se radicalise dans son échec programmé, est obligé de fermer les frontières pour continuer à rançonner sa population.

Le cycle est classique : chimère, utopie, échec, boucs émissaires, délation, contrainte, pillage, fermeture des frontières.

Le socialisme ne peut finir qu’en prison collective, dont seuls les apparatchiks sont dispensés, mais pas éternellement.

Nous n’avons jamais été jusque là en France, du moins récemment. Nous y entrainera-t-il, le fils à papa ? A suivre.

Bien cordialement. H. Dumas

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Crise conjoncturelle ou crise structurelle ? Là est la question.

Dans l’hypothèse d’une crise conjoncturelle, Hollande a raison, il suffit d’attendre que les choses rentrent dans l’ordre. Point n’est besoin d’imagination, de décisions difficiles, de rupture, nous pouvons dormir en paix, le temps joue pour nous.

Dans l’hypothèse d’une crise structurelle, la situation est différente. Les mutations à venir sont inconnues, les avis sont si divergents qu’il n’est pas exclu que ces mutations ne puissent pas se mettre en place sans violence.

Peut-on être objectif, d’abord dans l’analyse de la situation, puis dans la proposition de solutions simples ? Rien n’est moins sûr, mais on peut toujours essayer.

Analyse de la situation

Pour le monde occidental, la chute du mur de Berlin n’a pas été la victoire du libéralisme économique, mais au contraire la diffusion du collectivisme, de la planification.

Jusqu’alors enfermée entre les serres du monde communiste, la planification socialiste s’est trouvée d’un seul coup libre de se répandre dans notre monde occidental. C’est ainsi qu’en un peu plus de 20 ans elle a conquis notre société, du fait de la disparition du contre modèle qu’était l’URSS.

Le socialisme a dans ses gènes, avant toute chose, la planification. Son souhait de lisser les injustices apparentes de la vie, implique la planification. Depuis déjà plusieurs siècles, nul n’ignore que cette ambition excusable conduit à l’échec, indubitablement.

Le socialisme, sous différentes appellations, s’est emparé de la société occidentale à plusieurs reprises depuis la chute de l’empire Romain, dont il est en partie responsable.

Plus prés de nous et en ce qui concerne la France, il s’impose à partir de 1968. Son apparence politique, ses différentes dénominations, “droite” ou “gauche”, ne changent rien à la réalité de son omniprésence depuis plus de 40 ans dans l’organisation de notre société.

Dans ces conditions, le point le plus troublant est l’alliance objective, mais incestueuse, du socialisme et du capital. La planification demande des moyens lourds, ce que n’a pas compris l’URSS, ce qu’a compris la Chine.

Planification socialiste et capital s’entendent comme larrons en foire. L’une tente de gérer une égalité théorique, pendant que l’autre lui apporte les finances mais exige en échange des monopoles qui neutralisent la concurrence.

Cette alliance est visible et tout serait simple si le socialisme se résumait à un échec économique. Mais ce n’est pas le cas. Le socialisme a aussi des réussites qu’il serait tout à fait erroné de refuser de voir.

Alors que l’économie s’occupe de l’autre par intérêt, le socialisme s’en occupe par compassion. Au départ, la différence est énorme. A l’arrivée, l’échec économique incontournable de la planification socialiste renverse la situation (L’individu est plus facilement abandonné dans une société basée sur le socialisme, où il devient un poids, que dans une société soucieuse d’économie, où il est l’indispensable client).

Mais, à l’arrivée, c’est trop tard, le mal est fait. Conclusion, avant le gouffre, le socialisme est séduisant.

La solution simple

C’est d’arrêter le socialisme avant le gouffre. Prendre le bon et éviter le pire.

Oui, mais comment faire ? Je ne sais pas, mais je suis sûr qu’il est indispensable que les socialistes inversent l’ordre de leurs priorités.

Je veux dire par là qu’il faut que les socialistes mettent en première ligne l’économie et ce qui va avec : la propriété privée, la liberté, la concurrence.

Pourront-ils alors rester socialistes ? Figurez-vous que je crois cela possible.

L’acte économique n’est pas porteur d’injustice, pas plus que l’accumulation de capital, l’ensemble se régule seul. Ce qui peut poser problème c’est la morale d’une société, ou son absence de morale.

Les socialistes, la plupart du temps laïques, me paraissent capables de préserver la morale, d’être un repère. Ils ont su exploser la censure, libérer les esprits. Ils croient à l’idée d’égalité des chances. Ils sont les amis des arts et de la création. Ils aiment la justice.

Alors ma solution simple est la suivante : il faut décréter la séparation de l’économie et du socialisme, plus largement, la séparation de l’économie et de la politique, rendre sa liberté pleine et entière à l’économie. Mais il faut parallèlement donner une âme, une morale à la société, cela pourrait revenir au socialisme, pourquoi pas ?

Il est des évidences qu’il est bon de répéter inlassablement.

Bien cordialement. H. Dumas

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C’est ainsi que cela se passait

Ce billet n’a pas la prétention d’être historique, ni scientifique, il s’agit d’une simple plongée dans les souvenirs de l’homme très ordinaire que je suis.

Je me suis installé à mon compte en avril 1965, il y aura donc 48 ans en Avril 2013. Je travaille toujours, cela me convient parfaitement.

En Avril 1965 :

– C’était le plein emploi. Non seulement tout le monde travaillait, mais la plupart étaient sollicités à leur travail pour des emplois mieux payés ou plus intéressants. La main d’œuvre était importée en très grande quantité.

– Les milieux modestes poussaient leurs enfants à faire des études. Aussitôt diplômés, les avocats, assureurs, dentistes, médecins, ou autres posaient leur plaque, les clients affluaient. Deux ou trois ans plus tard ils construisaient déjà leur maison, possédaient les plus belles voitures. L’ascenseur social marchait à fond.

– La propriété privée était sacralisée. Lorsque l’Etat expropriait, il surpayait pour compenser la privation de propriété.

– Les salariés du secteur privé étaient payés 20 ou 30% de plus que les fonctionnaires. Ces derniers, moins rémunérés, mettaient en avant leur statut de serviteur de l’Etat et l’idée du sacrifice pour justifier leur situation. Tout le monde s’accordait à penser que la sécurité de l’emploi et l’irresponsabilité dont ils jouissaient étaient naturelles, compensant leurs petits salaires.

– L’Etat était centralisé, les préfets possédaient un pouvoir absolu. Dans chaque département ils représentaient l’Etat central.

– L’économie, elle, était décentralisée. Chaque ville moyenne possédait sa banque, ses entreprises, ses commerçants, ses cliniques. La compétition était tonique.

– Pas ou peu de permis de construire, l’acte constructif était partout libre. Pas de permis de conduire à point, pas de limitation de vitesse, pas de casque en moto. La liberté de mouvement était la règle.

– La réussite au Bac était de l’ordre de 40% (c’est une impression, je ne suis pas sûr du chiffre), mais plus de la moitié des élèves avaient quitté l’école bien avant.

– Les métiers étaient globalement libres, il ne fallait pas de diplôme pour être  agent immobilier, notaire, huissier, architecte (maître d’œuvre), etc… donc le bac ne manquait pas à ceux qui n’avaient pas jugé utile de le passer.

– Les plus values n’étaient pas imposées, la fiscalité était légère. Les prestations de l’Etat étaient limitées. Les impôts locaux insignifiants.

– La guerre d’Algérie venait de se terminer, les pieds noirs furent absorbés sans trop de problème.

– Il y avait une inflation constante, la construction d’une maison coutait à la sortie 10 à 20% de plus que les devis initiaux. Il n’était pas rare d’attendre son branchement téléphonique un ou plusieurs mois. Les salaires suivaient l’inflation, ils étaient augmentés tous les deux ou trois mois.

– L’impression d’enrichissement était constante pour ceux qui travaillaient. Il y avait quelques SDF, que l’on appelait “clodos”, ils étaient 5 ou 6 pour une ville de 30.000 habitants, connus de tous. Les bidonvilles étaient en voie de  disparition.

– Par contre, les libertés personnelles étaient limitées, censure au cinéma, en littérature, radio et télévision d’Etat, l’originalité n’était pas de mise.

– L’offre politique était indigente. Les élus étant quasiment bénévoles, ils étaient majoritairement issus des classes dirigeantes.

Ces années furent un enrichissement constant, pour tous et à tous les niveaux, économique, scientifique et culturel.

Tant et si bien que l’idée de profiter de cette richesse se fit pressente.

C’est dans ces conditions qu’advint Mai 68

Une révolution de fils à papa qui voulaient plus de liberté, un monôme. Un monde ouvrier, piégé par l’image de cette révolution, qui alors, un peu partout, se saisissait de l’outil de production. Moyennant quoi, le retour de bâton fut terrible. La gauche fut écrabouillée aux élections qui suivirent le monôme. Un peu plus de dix ans plus tard, cette liberté pour enfants gâtés arrivera avec la prise du pouvoir par Mitterrand.

Le monôme devint alors le socialisme.

Aujourd’hui, 44 ans de socialisme plus tard :

– La règle pour les jeunes, diplômés ou pas, est le chômage.

– La majorité fait de longues études, tout le monde a le bac, mais l’ascenseur social est en panne.

– La propriété privée est largement contestée, elle n’existe plus pour le foncier et les droits à construire.

– Les fonctionnaires sont payés 20 à 30% de plus que le secteur privé. Ils sont toujours irresponsables et conservent la garantie de l’emploi.

– l’Etat est décentralisé.

– L’économie est hyper-centralisée.

– La majeure partie des métiers est inaccessible sans un parchemin délivré par l’omniprésente Education Nationale.

– Les impôts sont écrasants.

– L’inflation est quasiment nulle. Les salaires statiques.

– Nous ne sommes pas en guerre apparente à l’extérieur, mais à l’intérieur les SDF se sont multipliés.

– Les libertés personnelles de circulation, d’action professionnelle, de construction, etc… se sont réduites comme peau de chagrin.

–  Celles touchant à la culture, à condition d’aller dans le sens de la pensée majoritaire, sont totales, la censure a disparu. C’est un point largement positif, qui ne procure malheureusement ni le gîte ni le couvert.

– Il y a pléthore d’offres politiques, la politique a perdu son aspect bénévole en devenant un métier à part entière et, pratiquement, le seul ascenseur social disponible.

Conclusion :

Ces souvenirs me tétanisent. S’il y a un rapport entre l’appauvrissement de notre société et son organisation, un retour en arrière n’étant pas imaginable, ce ne sont ni la planche à billet ni les “mesurettes” actuelles qui peuvent nous ramener à la richesse, tant les modifications ayant entrainé cet appauvrissement sont profondes.

J’ai aussi le souvenir qu’en 1965, il y avait encore de vieilles familles possédant un château et les 300 ou 400 hectares qui allaient avec. Ruinées, ces dernières ont toutes vendu les terres pour garder le château. C’est ça une fin de race : prendre la frime pour la réalité.

La conclusion raisonnable de tout cela est que notre richesse, nos biens, nos ressources seront, sous peu, rachetés par d’autres puissances. Nous allons être économiquement colonisés.

Il s’en suivra pour nos enfants ou nos petits-enfants une guerre de libéralisation à venir.

Bien cordialement. H. Dumas

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