Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

MEDIAPART, OUT OF ORDER ?

Bonjour Monsieur Plenel.

Bienvenu au club.
Non, non, ne protestez pas.
Je sais, vous allez me dire que vous n’êtes pas un fraudeur, que c’est une monstrueuse erreur, que l’on va reconnaître votre bon droit, que que que…
Ecoutez-moi- cinq minutes.
Aucun avocat fiscaliste ne vous le dira (ce n’est pas leur intérêt) mais, si vous contestez le redressement qui se profile, vous allez connaître l’Enfer Fiscal.
L’Enfer Fiscal !
Vous avez lu Dante…
Bien sûr, vous n’avez pas envie de vous y retrouver avec tous ces  « fraudeurs » que, comme tout bon français, avant, vous vilipendiez.
Mais ça, c’était avant…
Non, il n’y a pas de hasard, vous l’avez déjà compris ou vous n’allez pas tarder à le comprendre.
Le  vrai hasard, celui qui n’est pas téléguidé comme un missile, cela représente un petit pourcentage des contrôles fiscaux.
Le but d’un missile, c’est de détruire son objectif. Et aujourd’hui, l’objectif, c’est vous !
Hier encore vous étiez un homme heureux, respecté, voire important dans votre sphère.
Profitez-en, cela ne va pas durer, vous pouvez me croire.
Comment en êtes-vous arrivé là ?
Vous étiez dans le cercle du pouvoir, à « tu et à toi » avec des membres du gouvernement, avec des hauts fonctionnaires, bref vous étiez à l’abri bien au chaud.
Et puis, qu’est-ce qui vous a pris ? Voilà que vous mettez vos chers amis en difficulté avec votre sacrée affaire Cahuzac.
Là-haut, sur l’Olympe, ça n’a pas dû plaire.
Seriez- vous un nouveau Prométhée ou auriez-vous été touché, sur le tard, du syndrome Robespierre ?
Avez-vous une liste ? Y-a-t-il un suivant sur votre liste ?
Bref, dans le doute, ON va s’occuper de vous. ON va vous envoyer un beau petit contrôle fiscal.
C’est anonyme et ça met tout le monde d’accord sur votre dos. Vous connaissez le fameux « y a pas de fumée sans feu »…
De plus, une fraude à la TVA, (l’argent de tous les français !) c’est ronflant, ça sonne super bien, c’est imparable et indéfendable pour les quelques amis qu’il vous restera.
A ce stade deux options s’offrent à ON :
Firstly,
ON vous a envoyé un missile sans détonateur. C’est un avertissement en AR. Vous montrez que vous avez saisi le message en agitant un drapeau blanc et en leur disant que vous serez sage à l’avenir.
Dans ce cas-là  tout s’arrangera dans les cuisines de Bercy. Les cuisiniers de la Citadelle sont habitués à transformer les odeurs d’égout en fumet et vice versa. Les états d’âme ne font pas partis de leur équipement.
Secondly
Vos anciens amis ont donné leur feu vert.
Le missile est chargé, il est fait pour tuer.
Pour vous les carottes sont cuites, vous êtes dans la nasse comme une mouche dans une toile d’araignée. Vous aurez beau vous débattre, crier, hurler vous serez mangé à la fin.
Si votre ruine a été décidé, rien n’y fera.
Le temps joue pour eux. Dans un mois, on vous aura déjà oublié.

Je vais tenter de vous expliquer ce qui vous attend en résumant et en essayant de faire simple.
Après votre contrôle arrivera votre « notification de redressement ».
Le montant du redressement, la mauvaise foi (elle sera là), les pénalités plus quelques petites douceurs (spécialités de Bercy), vous aurez l’impression d’être dans un mauvais rêve. Que vous allez vous réveiller. Erreur c’est la vraie vie selon Bercy.
Vous avez ouvert la mauvaise porte, et vous n’êtes qu’au tout début de la descente.
Dès réception de cette charmante missive, et avant de la contester (ce que vous ne manquerez pas de faire), sauvez tout ce que vous pouvez sauver.
Et en quatrième vitesse, car le Fisc, cet ami qui nous veut que du bien, va tout vous saisir sans attendre votre contestation.
Les comptes bancaires de votre société, les vôtres perso, ceux de votre épouse…
Attention, il ratisse large, même très large !
Dans un deuxième temps, c’est la valse des huissiers (ceux du Trésor, les meilleurs).
Saisies conservatoires qu’ils appellent çà.
Sociétés, résidence principale et secondaire, voitures etc…
Ils entrent partout.
Si vous êtes absent, ils cassent vos portes (sans vous le dire, c’est plus drôle : surprise surprise !). Ils font l’inventaire de tous vos biens (meubles et autres) Si vous êtes ailleurs, ils embarquent ce qu’ils trouvent (argent, petits bijoux des enfants, tout leur est bon !).
Bercy veut saisir le montant de son redressement.
Bon courage pour la suite.
Cette suite pourra durer des années.
Le fisc n’est pas pressé, le garrot est en place. Il va vous étrangler, vous (votre famille) et votre entreprise à petit feu.
Bien sûr, vous allez hurler à l’injustice.
Tout le monde s’en fout. Votre histoire n’intéresse personne. Vous êtes passé à la trappe.
Vous serez seul avec vos avocats fiscalistes qui vous berceront de potentielles victoires futures sur le Fisc. Tant que vous aurez de quoi les payer.
Vous finirez devant le tribunal administratif.
Ne vous faîtes pas d’illusion, ce tribunal est taillé sur mesure pour Bercy.
C’est un tribunal d’exception, une survivance de l’Ancien Régime, époque où l’Etat avait toujours raison. Donc vous perdrez (à 95%).
De toutes les façons à ce moment-là vous serez déjà ruiné, moralement et financièrement.
Cerise sur le gâteau, Bercy a le pouvoir souverain de vous envoyer, si cela lui chante, grâce à la CIF en correctionnelle, sans passer par le Parquet.

Bienvenu au club Edwy…

RAPPEL :  MOBILISONS NOUS.  SIGNEZ LA PETITION.  (colonne à droite)

 

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Il faut aller voir Philomena

Le film est sorti en salle Mercredi. Le réalisateur Stephen Frears signe une œuvre exceptionnelle, fondamentale pour comprendre ce qui nous arrive.

Les faits sont réels. L’action démarre en 1952, en Irlande. Les bonnes sœurs du couvent de Roscrea, animées par le dogme et la frustration, ont ravagé la vie de Philomena. Non seulement elles l’ont dépossédé de ce qu’elle avait de plus cher, mais elles l’ont persuadé qu’elle est comptable d’une immense dette par rapport à Dieu et à la société. Dette qu’elles, les bonnes sœurs, ont la mission de lui faire payer. Au passage elles vont profiter de la situation pour l’exploiter économiquement.

En 2010, 58 ans plus tard, un journaliste, Martin Sixmith, au cynisme façonné par l’environnement des tenants actuels du pouvoir, se retrouve contre son gré impliqué dans la vie de Philomena.

Ensemble ils vont parcourir ce qui a été son calvaire, sa vie détruite par la pensée unique de l’Irlande de 1952, dont les bonnes sœurs ont été les exécutantes. Au terme de ce voyage dans le temps, la vérité apparaît dans l’esprit de Philomena et face à cette vérité le cynisme quitte celui de Martin.

Ce pose alors le problème du pardon ou de la vengeance.

Philomena choisit le pardon, comment se venger d’une pensée unique ? Ce que la société, avec un assentiment majoritaire, détruit chez l’individu peut-il faire l’objet d’une vengeance ?

Finalement Philomena se contentera de témoigner, ce sera sa contribution à l’espoir que de telles choses ne puissent plus se reproduire.

Vous ne sortirez pas intact de ce film.

Surtout si, comme beaucoup d’entre nous, le parallèle entre la vie cassée de Philomena et la notre vous saute aux yeux.

En ce qui me concerne, à vingt ans, tout comme Philomena, je suis rentré dans la vie par la porte de la joie. Imprévoyant, j’avais oublié de faire polytechnique ou l’ENA, l’aurais-je pu ? Mais j’avais un don certain pour l’économie, une attirance pour l’intégrité, peu de passion pour l’accumulation, par contre une passion totale pour la liberté et un respect réel, bien qu’un peu trop ciblé, pour les autres.

Je ne me doutais pas de la puissance des frustrations dont nous sommes entourées.

Payant impôts et charges je pensais avoir le droit de mener ma vie à ma guise. J’étais à mille lieux d’imaginer, tout comme Philomena, que les autres érigeraient une pensée unique qui me rendrait débiteur de leurs frustrations.

Lorsqu’ils sont venus frapper à ma porte pour me faire payer ma joie de vivre, j’ai cru un temps qu’ils avaient raison. Que peut-être j’étais trop heureux, privilégié, que les autres n’avaient pas ce qu’ils méritaient, qu’ils étaient en droit de me demander un effort.

Puis j’ai constaté la déraison de leurs prétentions.  Ma ruine totale consécutive à la venue de ceux qui venaient me piller en leur nom. La ruine de toute ma famille, la destruction de tout mon travail. J’ai pu prendre conscience de leur totale absence de respect pour ma personne, pour le résultat de mes engagements, de mes prises de risques, de mes compétences, de ma vie.

J’ai pu constater aussi leur absence totale de scrupule, leur usage constant du mensonge, leur impunité à ce sujet.

Je connais maintenant la vérité. Je sais que je ne dois rien, que la dette collective est fictive, que derrière cette comédie se cachent des profiteurs aigris et frustrés.

Que ces gens, non content de me déposséder, vont déposséder plusieurs générations d’hommes honnêtes et joyeux qu’ils vont jeter dans le gouffre de la culpabilité pour les exploiter sans vergogne.

Alors, comme Philomena, je témoigne.

Y a-t-il une autre solution ? La vengeance ? Ce serait la guerre civile, ce n’est donc pas possible.

La fuite ? Oui bien sûr, mais il faudrait abandonner tout ce que j’aime, je n’en ai pas le courage. Et puis, ailleurs les hommes ne sont-ils pas tous les mêmes ?

Bien cordialement. H. Dumas

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L’esclavage fiscal

David Graeber, anthropologue américain, a écrit un livre qui fait parait-il fureur aux Etats-Unis “Dette, 5000 ans d’histoire”.

Ayant probablement des comptes à régler avec les économistes, il prétend tailler en pièce l’idée commune que la monnaie serait issue du troc, lui-même l’ancêtre de l’économie. Pour cela il avance le fait que la monnaie serait apparue plus de 3.000 ans av JC, en compensation d’échanges humains, bien avant les échanges de biens.

Cet argument n’est pas convaincant. En effet, les sociétés utilisant la monnaie à usage exclusif d’échanges humains étaient autosuffisantes, localisées, et n’avaient donc pas d’autre troc à engager que celui de leur personne. Laquelle représentait la totalité des valeurs connues de force et sans doute de beauté. Il s’agit donc dès le départ d’un troc, même si aujourd’hui cette idée de la valeur humaine ramenée au stade de marchandise peut nous heurter. Par ailleurs, parler de la réalité des sociétés humaines de cette époque, dont nous n’avons pratiquement aucun reste, relève plus de la lecture dans le marc de café que de la science.

Ceci dit, le livre de Graeber est passionnant.

On y découvre une chose essentielle, c’est la constance de l’esclavage à travers les millénaires, qu’il définit de la façon suivante (telle que je l’ai comprise) : une perte d’existence sociale due à une dette transformée par le créancier ou son représentant proclamé, à l’aide de la violence et du déracinement, en soumission totale allant jusqu’à la perte de la personnalité, créant ainsi un esclave. La dette initiale pouvant être ponctuelle due à un individu ou à une défaite, ou générale due à Dieu.

La dette de l’homme devient l’homme lui-même dont la propriété est transférée au créancier ou à son représentant.

Que l’homme ait besoin d’une excuse pour pouvoir dominer d’autres hommes par la violence au point d’en faire des esclaves, ce qu’au fil des pages et des millénaires visités Graeber démontre, n’est pas une surprise. Ce qui est plus surprenant c’est l’idée que l’homme puisse être un esclave, notamment un esclave consentant qui accepte sa condition, par la force de la dette.

Cela est-il transposable à notre société ?

Graeber dit ceci : ” Aux yeux d’un Grec antique, la distinction entre un esclave et un travailleur salarié endetté aurait surement fait figure, au mieux, de subtilité juridique”.

Je trouve la formule exagérée, pour deux raisons :

– Une grande partie des esclaves grecs étaient les vaincus des guerres entre cités.

– Le salarié occidental n’est pas obligé d’emprunter, alors que le grec en difficulté économique n’avait pas d’autre solution.

Cependant, la comparaison n’est pas aussi extravagante qu’il y parait. Effectivement l’endetté se trouve en situation de ne pouvoir échapper aux contraintes du créancier qui peuvent aller jusqu’à le ruiner totalement, le déraciner, le désocialiser, en faire un SDF, soit un statut aussi misérable que l’esclavage.

Il n’en reste pas moins que nul n’est obligé de s’endetter. C’est pourquoi la situation de la dette individuelle ne me parait pas vraiment comparable à celle des esclaves du passé.

Il n’en n’est pas de même pour la dette collective

Graeber attire notre attention sur le fait que la dette peut être collective. Par exemple en Inde, les brahmanes : “ressuscitent de vielles idées comme la conception védique d’une dette à l’égard des dieux, des sages et des ancêtres, mais en l’appliquant désormais uniquement et spécifiquement aux brahmanes, qui ont le privilège et le devoir de représenter toute l’humanité devant les forces qui contrôlent l’univers.”  Voilà nos brahmanes autoproclamés créanciers au nom des dieux, la populace doit payer la dette divine.

Cela ne vous rappelle rien ? Moi, si : Nos socialistes

A longueur de déclarations, nos socialistes ne cessent d’affirmer que celui qui possède a une dette envers celui qui ne possède pas. Au nom de cette dette, le socialiste (de droite ou de gauche) qui se prétend le représentant éclairé de la justice en ce monde, de l’égalité, de la fraternité, nous impose son remboursement.

C’est-à-dire qu’au-delà des frais imputables aux activités que seule la collectivité peut prendre en charge, l’armée, la police et la justice, au nom d’une dette envers les faibles nous sommes dépouillés par ceux qui se prétendent leurs représentants.

Nous sommes devenus les esclaves d’une dette inexistante, irréelle, au nom de laquelle nous sommes dépossédés de nos biens, sans limite. 

Ceux qui ont eu à affronter un contrôle fiscal savent, qu’au nom de cette dette, tout ce qu’ils possèdent peut leur être pris. J’ai bien dit tout.

Voilà qui donne un sens à la lutte venir.

Nous devons obtenir l’abolition de notre esclavage, refuser cette dette inexistante. Ceux qui travaillent et économisent ne doivent rien à ceux qui n’en branlent pas une.

Il faut que cela soit clair.

Mais l’abolition de notre esclavage ne suffit pas, il faut aussi que le mal qui nous a été fait soit réparé, au moins en partie. Il faut que tous les contrôles fiscaux passés soient déclarés nuls, et actes illégaux aboutissant à un inacceptable esclavage de fait.

Ce Jeudi 9 Janvier, deuxième jeudi du mois, de 18H à 19H devant Bercy, nous serons déterminés, nous serons la conscience qui doit obtenir l’abolition de l’esclavage fiscal. 

Merci à Graeber, dont je ne suis pas sûr que son idée était d’aboutir à nos conclusions,mais merci quand même à lui de nous avoir ouvert les yeux sur notre vraie condition, notre condition d’esclave fiscal. Je vous conseille bien évidemment la lecture de son ouvrage.

Bien cordialement. H. Dumas

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Un point sur la richesse

Je défends les riches. N’en n’étant pas moi-même un, cela ne me pose pas de problème moral.

Suis-je un naïf ? Je ne le pense pas.

La problématique est simple : le riche possède une tournure d’esprit particulière, un système de pensée qui lui permet de générer un bénéfice où d’autres ne l’auraient pas trouvé. Cela est vrai au moins au départ de sa richesse. L’imagination du riche est un acte créatif nécessaire et indispensable à l’économie. Son énergie, son goût du risque, son courage aussi.

La question qui est habituellement posée est la suivante :

La fortune acquise par le riche sera-t-elle justement répartie si on le laisse libre de la dépenser ou doit-on la lui confisquer pour la répartir équitablement ?

Par exemple : vaut-il mieux que le riche fasse construire un yacht ou que la même somme lui soit confisquée et distribuée par l’ANPE ?

Je suppose que de savants calculs permettraient de comparer les deux solutions. Je n’ai ni les compétences, ni l’envie, de faire ces calculs, il se trouvera bien quelqu’un qui les fera pour me contredire si je me trompe.

Je prends pour hypothèse que la construction d’un yacht, outre la performance technique, génèrera plus de profits pour la collectivité que la simple distribution de l’ANPE et donc, in fine, plus d’avantages pour les plus faibles.

Cependant, tout n’est pas parfait dans le meilleur des mondes. En effet, cette logique est parasitée par des incidents de parcours regrettables.

Lorsque le riche triche

Il peut le faire de deux manières.

La première, qui est éphémère, consiste à tricher au moment des premiers gains. En fait, de les voler à des naïfs au lieu de les gagner en apportant un réel service à la collectivité. Cela s’appelle une escroquerie et, en principe, finit en prison.

Il n’est pas rare qu’un amalgame soit fait entre les escrocs et les entrepreneurs sincères. Ainsi Scorsese dans son film “Le loup de Wall Street” n’hésite pas à faire l’amalgame entre un escroc (éventuellement amusant) et l’ensemble de la place boursière dont l’apport à l’économie est indéniable.

Ce type d’amalgame est ravageur pour le lien social. Il n’est pas l’apanage des gens ordinaires. Je connais des membres de l’élite qui pensent que les gens ordinaires sont tous sots. Je hais ce type d’amalgame qui s’apparente au racisme en cela qu’il juge par rapport à une appartenance et non par rapport à la réalité. Il est des gens biens partout et des sots aussi partout.

La deuxième est plus pernicieuse et plus durable. Il s’agit de la recherche d’une association avec le pouvoir politique (donc la force) par le riche qui souhaite neutraliser la part de hasard qui a provoqué sa richesse en se procurant un monopole. C’est la tricherie la plus grave, la plus destructrice. C’est elle qui crée les situations explosives issues de l’injustice universelle qu’elle engendre.

Lorsque le riche profite de sa richesse alors qu’elle ne découle plus de ses compétences, de ses qualités,  mais d’une situation imposée politiquement par la force, il enfreint les lois universelles de l’économie. Les conséquences que cela peut déchainer sont illimitées.

Lorsque le riche ne triche pas

Malheureusement la situation n’est pas très différente.

Sa richesse est alors tout bêtement convoitée. Ceux qui la convoitent abusent le plus grand nombre, qui est consentant à la moindre difficulté. Or les difficultés sont monnaie courante.

C’est donc très régulièrement que des manipulateurs pervers, utilisant l’amalgame, vont stigmatiser globalement les riches, en les traitant d’escrocs, de profiteurs, de bouches inutiles.

Il est aisé de dénoncer ce que l’on ne connait pas comme la cause de ses malheurs. Il ne faut donc pas s’étonner si le monde exclusif de l’économie et de la richesse sert de bouc émissaire au mal-être de notre société, qui oublie dans l’instant qu’elle lui doit tout.

Lorsque des irresponsables entretiennent la confusion

La confusion, c’est l’espace recherché par le prestidigitateur. C’est après avoir créé la confusion dans l’esprit de son public qu’il peut réaliser son tour de magie.

Les politiciens et leurs thuriféraires de tout poil utilisent la même méthode pour ravir le pouvoir. Ils montrent du doigt une prétendue escroquerie globale du monde économique en espérant obtenir la confusion qui leur permettrait de capter le pouvoir.

Ils accusent globalement l’économie de liaisons incestueuses, qui existent effectivement, entre le pouvoir politique et certains capitalistes. Ils leur prêtent une dimension générale et intentionnelle (complot), alors qu’elles ne sont que ponctuelles et circonstancielles.

Ce faisant ils passent à côté des vrais problèmes qui se résument à une hyper-bureaucratie que peu de chose pourrait juguler, et une démocratie vacillante que peu de chose aussi pourrait raviver. Ils nous engagent dans une haine de l’autre dont ils ne mesurent pas les conséquences.

Cela peut-il changer ?

Objectivement je ne le crois pas. J’expliquerai, dans les billets à venir, pourquoi une majorité a basculé dans la haine du riche qui commence aujourd’hui dès le seuil de la “non-pauvreté”.

La pensée globale, asphyxiée par une propagande, peut-être en partie involontaire, liée à une déviance de l’idée de charité, a revisité des règles fondamentales. Nous en reparlerons lors du prochain billet.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Dieudonné

Par la volonté de Manuel Valls, Dieudonné va occuper le devant de la scène en ce début d’année 2014. Qu’en est-il ?

Ce comique, modérément drôle, vit de la provocation. Si ce n’était lui, ce serait évidemment un autre. Il y a donc lieu de réfléchir au contexte général qui voit l’éclosion de son discours objectivement dérangeant et plutôt haineux, quelquefois drôle.

Les chambres à gaz

Pour les jeunes générations l’horreur absolue des chambres à gaz tend à se dissoudre dans l’horreur plus générale du genre humain. Elle est ramenée par le temps qui passe au niveau de tous les génocides qui émaillent l’histoire des hommes hier et aujourd’hui, qui ne sont prégnants que lorsqu’ils sont proches, que la seule distance physique ou temporelle dilue.

L’émotion donc ne suffit pas à maintenir la réprobation de ces horreurs, tant elles font partie du genre humain, tant la morale est d’un piètre secours lorsqu’elles se déchainent.

Seul le raisonnement objectif peut, peut-être, servir de rempart. Je vous propose une tentative à ce sujet.

Le pillage

Les chambres à gaz sont l’étape ultime d’un vaste pillage qui visait les juifs à cette époque, dans la droite ligne de l’observation de Balzac “Après le vol vient le meurtre”.

Le pillage est une composante incontournable de la vie sociale, un excès, une déviance du désir de possession inhérent à l’humanité. L’indignation générée par la découverte des chambres à gaz, de ces outils inhumains, ne doit pas occulter l’origine de leur mise en œuvre : le pillage, le banaliser au profit exclusif de l’émotion.

Lorsque le temps du pillage arrive des signes avant-coureurs sont observables. Les pilleurs deviennent plus visibles, les futurs pillés plus inquiets. L’atmosphère se dégrade, puis la panique s’empare de la société. Et enfin, la violence, indissociable du pillage, se déchaine.

En France, nous sommes au stade de la dégradation de l’atmosphère.

L’Etat

Le désir de pillage qui s’empare de ceux qui convoitent les biens des possédants est irrationnel. Il n’est pas fatalement issu des plus nécessiteux.

Normalement, l’Etat est la structure que se donnent les hommes pour réguler cette émotion. La police et la justice sont les outils confiés à l’Etat pour juger des possessions légitimes et juguler le pillage. A travers ces moyens, l’Etat est le seul arbitre reconnu des droits de posséder. Il est le seul à pouvoir désigner les pilleurs et les pillés, à les trier. Car, sur ce sujet, il faut reconnaître qu’il n’y a pas d’évidence.

Mais, l’Etat n’est pas une structure de droit divin, ce n’est qu’une fiction, une émanation de la pensée majoritaire dans une démocratie. Ainsi, lorsque l’Etat désigne arbitrairement une catégorie de possédants comme illégitime, lorsqu’il s’octroie le droit de piller cette catégorie, quels que soient les motifs qu’il avance, il prend une énorme responsabilité.

L’Etat alors met le doigt dans un engrenage qui va déstabiliser la société.

M Valls

Il est le représentant d’un Etat qui désigne “les riches”à la convoitise des pilleurs, en commençant par les piller lui-même.

Il est ainsi acté que les possédants ne sont pas totalement légitimes, qu’ils doivent donner à l’Etat une partie de leurs biens. Ce simple fait les désigne à la concupiscence des pilleurs.

Désignés comme illégitimes par l’Etat, les “riches”deviennent la cible des pilleurs. Nous entrons dans la dégradation de l’atmosphère, du lien social. Cela d’autant plus que le terme “riche”, large et indéfini, peut englober une grande partie de la population. M. Valls est un acteur de ce schéma.

Nous sommes au point, probablement irréversible, où ceux qui sont, qui se croient ou que l’on croit “riches”se sentent menacés. Ce sont les futurs pillés.

Pour les pilleurs, la danse du scalp est commencée, la provocation, la menace, les souvenirs odieux, sont utilisés pour effrayer leurs proies à venir.

Dieudonné

Il fait évidemment partie des pilleurs, il n’y a pas de doute à ce sujet. Ou, du moins, ceux-ci sont la cible qu’il vise et qu’il touche pour séduire ses clients.

Conclusion

La dimension originale du conflit Valls-Dieudonné tient au fait qu’ils sont concurrents de pillage, ils ne se heurtent pas sur le but, mais uniquement sur les moyens.

Cela pourrait être cocasse, si le sujet était moins grave et l’avenir qui se dessine moins dévastateur.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Vol, voleurs, volés : un conte de fin d’année

Evidemment les prénoms de ce conte ont été changés.

François est un petit voleur, depuis peu il s’est essayé au braquage avec une certaine réussite. Il voudrait bien étendre sa petite entreprise au trafic de drogue, mais il n’a pas vraiment les contacts.

Sa bonne fortune lui a permis d’acquérir un coupé Mercédès noir, dont il est très fier. Il promène à longueur de journées amis et relations professionnelles, dont Mohamed,  il attend de lui une ouverture vers le trafic de drogue.

Mohamed est un trafiquant de drogue prospère, pas un géant, mais un demi-grossiste. Il a ses contacts au Maroc. Il aime beaucoup la Mercédès de François.

Tant et si bien qu’il la vole à François, la maquille, la peint en blanc et, tout fier, se promène avec. Il ne manque pas d’amener François, que les promenades dans la voiture de Mohamed rendent nostalgique.

Tracfin, par hasard, en vérifiant la comptabilité d’une épicerie de quartier, est tombé sur le trafic de Mohamed. Ils ne l’ont pas pris en flagrance, mais ils lui ont foutu un contrôle fiscal et ils lui ont pris la Mercédès.

Ils ont vendu tous les biens de Mohamed, dont la Mercédès. Ils ont gardé l’argent de la vente de la voiture, évidemment.

A cette occasion, François a appris, d’un flic infiltré, que la Mercédès blanche de Mohamed était la sienne. Il a fait descendre Mohamed d’un coup de Kalachnikov. Il n’y aura pas d’enquête, c’est une affaire entre voyous. Mais la famille de Mohamed l’a mal pris. On ne tue pas quelqu’un pour une Mercédès, tout le monde sait ça. Ils ont fait égorger François. Conclusion : Tracfin, c’est efficace.

Mais, au fait, l’argent récupéré lors de la vente de la Mercédès, à qui est-il ?

Pas aux héritiers de Mohamed, puisqu’il a volé la voiture à François. Pas à ceux de François puisqu’il l’a acquise avec le produit de vols. Evidemment pas non plus à l’Etat qui n’est que le troisième recéleur. Cet argent est aux personnes volées par François, sous réserve qu’elles mêmes n’aient pas volé ce dont François les a dépossédé.

La fin du conte :

Personne ne rendra quoique ce soit à ces pauvres gens. A partir des vols initiaux, l’argent est devenu sale. Le seul à pouvoir le blanchir : c’est l’Etat. L’Etat, à travers sa laverie géante Bercy, est la plus sure et la plus grande laverie d’argent sale qui soit.

La morale :

Ne comptez pas sur l’Etat pour ça. La morale est que la chaine infinie des transactions économiques, appelé globalement “l’économie”, doit tout à l’honnêteté de chaque transaction.  L’introduction à un point quelconque de la chaine d’un délit, d’une malversation, d’une indélicatesse, déstabilise toute la chaine.

L’Etat devrait être l’arbitre impartial, incorruptible et omniprésent qui surveille toutes les transactions pour en chasser l’inacceptable.

Les magistrats devraient être des spécialistes économiques pouvant être saisis rapidement, et dire immédiatement, en temps réel, le droit économique pour éviter toute rupture de la chaine de l’intégrité économique.

Les jeunes gens de ce pays devraient être informés de ces règles lors de leur éducation, de telle sorte que tous en soient conscients et ne puissent les enfreindre accidentellement.

Ce n’est qu’ainsi que ce pays pourrait sortir de la corruption où il est englué, prospérer et améliorer régulièrement le niveau de vie de ses ressortissants.

Rien de tout cela n’existe, au contraire.

La réalité :

L’Etat manque à ses obligations délibérément, par intérêt personnel.

D’une part il préfère se vautrer dans l’à-peu-près cela lui évite la nécessité d’être lui-même exemplaire, d’autre part la corruption économique favorise ses propres larcins.

C’est ainsi que l’Etat français est, petit à petit, devenu le plus gros blanchisseur d’argent sale du pays. L’argent n’est sale qu’entre français, le même argent devient parfaitement propre dès que l’Etat le met dans sa bourse.

Plus la délinquance croît, plus l’Etat s’enrichit, plus il peut faire croire que c’est sa lutte contre la délinquance qui justifie ses actions. Alors que c’est exactement l’inverse, c’est la nécessité de justifier ses actions qui l’amène à favoriser la délinquance.

Bercy est un accélérateur de délinquance, qui vit moralement et matériellement sur la boue de cette délinquance dont il se sert pour justifier ses propres turpitudes.

Tout cela est bien triste, il est peu probable que 2014 amène un changement à cette situation. Bien cordialement. H. Dumas

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Il faut sauver le soldat Ayrault

Aujourd’hui complètement englouti, le soldat Ayrault n’est plus un danger. Le sauver nous évitera d’en hériter d’un autre habité des mêmes illusions mais vivaces.

 

Alors au boulot, chacun de nous doit s’adresser au camarade socialiste Ayrault pour le motiver, je m’y colle donc.

 “Camarade socialiste Ayrault, tu pardonneras mes éventuelles maladresses de langage socialiste, je ne parle pas couramment le socialiste, mais je sais, qu’entre vous, vous vous tutoyez, je m’y mets donc.

Tu as déclaré, d’abord timidement, puis de façon affirmée, que tu vas mettre à plat la fiscalité. T’étonnes pas que nous dressions l’oreille, nous les galériens de l’impôt.

Tu nous as informé être en train de consulter tout ce qui ressemble aux officielles et habituelles sommités susceptibles de discourir sur le sujet. Déjà t’es mal. Comment peux-tu imaginer que ceux-là mêmes qui ont inventé le bordel actuel pourraient le simplifier et le rendre efficace ?

Je comprends que tu puisses douter de mes compétences, un inconnu qui la ramène : c’est louche. Pour te rassurer, je vais te faire un cadeau. Je vais faire semblant de croire ce que tu as dit. De croire que c’est toi, tout seul, qui as eu l’idée de cette mise à plat de la fiscalité. Comme si Merkel n’avait pas dit à Hollande que, sans ce passage obligé, il n’aurait pas un rond pour ses dettes passées et à venir. Comme si Hollande ne t’avait pas imposé de faire croire, pour n’affoler personne et ne pas exciter la famille Le Pen, que c’est ton idée née dans ta petite tête que les gens ne croient pas très pleine, pas celle de Merkel, des germains et des anglo-saxons.  Tu vois, je te fais confiance, tu peux me faire confiance à ton tour. Je suis de ceux qui paient et qui en bavent, j’en connais un rayon.

Alors voilà, t’as deux possibilités, seulement deux possibilités.

La première,

Tu ramènes l’Etat à son rôle minimum, juste l’armée, la police et la justice. Tout le reste, tu le laisses au privé. Tu libéralises la société. Je t’assure, ça marche. Tu le sens pas ? Tu perdrais tous tes clients ? C’est pas sûr, mais je te comprends. Bon, alors oublions, d’autant que ce ne sont pas tes concurrents qui vont le faire. T’as raison, pourquoi être plus royaliste que le roi ?

La deuxième

Tout reste pareil, l’Etat se mêle de tout, régente tout. Alors là, j’attire ton attention sur un fait dont on ne parle jamais, qui pourtant est très important, qui explique la situation dans laquelle tu te trouves avec plus un kopeck.

C’est que : si l’Etat prend en charge toutes les dépenses, les répartitions comme tu dis, il doit prendre en charge les rentrées.

Je veux dire que si l’Etat, toi donc, se considère comme responsable de la distribution de l’argent gagné, il doit se considérer comme responsable de la façon dont il est gagné. Est-ce que tu me suis ?

Parce que personne, nulle part, ne peut dépenser de l’argent sans l’avoir préalablement gagné. Tu vois ? C’est un problème tout bête, une logique universelle  qui fait que chacun est seul responsable de ce qu’il décide.

Dans les faits, ça veut dire quoi ?

Tout simplement que les proxénètes que tu entretiens à Bercy : ça peut pas durer comme ça. Y peuvent pas continuer à nous demander de tapiner pour eux à longueur de journées et nous prendre toute la recette tous les soirs. Tu comprends ? On n’est pas grand-chose, mais quand même.

Je vais te donner deux solutions simples, dont ne te parleront pas toutes les sommités qui t’entourent, parce que, disent-ils, si c’était si simple y a longtemps qu’on y aurait pensé.

Première solution :

Tu arrêtes cette escroquerie de la déclaration fiscale à la charge du contribuable.

Tu vois, c’est là que ça merde. Mettons, t’es chef d’entreprise, tu dois gérer ton truc le mieux possible, t’es responsable de tes ouvriers, de tes sous, de tes crédits.

Par exemple une année difficile, les emmerdements tombent comme à Gravelotte, la conjoncture est très dure, tu vas être amené à dévaloriser ton stock, à emprunter, à limiter les ventes, peut-être à travailler à perte, en attendant que les choses s’arrangent. Tout ça va apparaître sur ta déclaration fiscale.

Alors, trois ans plus tard, quand le connard de service de Bercy va se pointer, la gueule enfarinée, il va critiquer toutes tes décisions et il va prétendre que tu es un fraudeur fiscal. Tout ça parce que t’as fait tout seul ta déclaration, que toi tu en es responsable et lui non. Tu vois le truc ?

Alors la première chose à faire, c’est que les déclarations annuelles des entreprises soient faites conjointement avec Bercy, que les discussions à ce sujet, sur l’équilibre entre les intérêts de l’Etat et ceux de l’entreprise, soient formulées sincèrement et honnêtement, en temps réel, au moment où les problèmes se posent.

Aujourd’hui, tu vois, l’entrepreneur qui prend les décisions qui lui paraissent justes est seul, toi et tes sbires venez contester, plusieurs années plus tard, ses décisions en le traitant de fraudeur. C’est trop facile mec.

J’imagine que tu as peur que tes agents, s’ils signent les déclarations avec l’entrepreneur de telle sorte qu’elles soient irréversibles, te fassent cocu, se laissent acheter. Et ben dis-donc, c’est quoi ton personnel ? Si c’est à ça que tu penses, faut les virer mon vieux. Moi, j’ai confiance dans mon comptable. Quoi ? J’ai tort, c’est lui qui te refile des tuyaux ? Je m’en fous, j’ai confiance quand même, même pas peur.

Alors la déclaration personnelle, critiquable trois ans plus tard, terminée, arrête ça. La bonne santé des entreprises, leur nécessaire confiance en l’avenir, notamment fiscal, c’est de ta responsabilité.

Deuxième solution :

L’autre tare, c’est l’impôt progressif. Faut supprimer ce truc. La règle juste c’est : Tout le monde profite, tout le monde paie. Vois mon billet du 12 Novembre 2013.

Déjà, tu vois camarde, ces deux solutions permettraient à tout le monde d’y voir un peu plus clair. C’est pourtant simple. Allez salut. “

J’espère ne pas avoir été trop camarade dans le style, trop socialiste par contre ça ne m’inquiète pas vraiment. Lancez-vous, n’hésitez pas à donner votre opinion.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Emprunts et dettes

L’emprunt est une créance sur l’avenir. Qu’il soit contracté pour pallier à un passé difficile ou en vue d’un avenir prometteur, il négocie du temps, seulement du temps.

Premier problème :

Le temps humain n’existe pas. Il n’est qu’une convention, un espace virtuel bâti par l’homme sur les récurrences que sont le jour et la nuit. Seule l’horloge biologique s’impose, mais elle est relative et différente pour tous les êtres vivants.

La fabrication d’un temps “Procuste” est un artifice de notre cerveau, dans lequel nous nous persuadons de pouvoir faire rentrer l’universel, ce qui est évidemment impossible. Il n’y a ni passé ni avenir, il y a un instant présent qui contient tout en lui. C’est ainsi que fonctionne le monde de mes deux chiens, ils s’en portent très bien.

Emprunts et dettes ne sont donc qu’une projection cérébrale, la plupart du temps construite sur la cupidité. L’emprunteur espère soit se rétablir d’une situation passée périlleuse, soit engager un avenir qu’il imagine radieux. Le créancier espère des intérêts rémunérateurs. Tous deux sont dans l’imaginaire, le rêve.

Deuxième problème :

L’économie, elle, est une dimension de la vraie vie, de la réalité. Elle inclut toutes les dimensions de la vie, des meilleures aux pires. Sa confrontation avec les fantasmes liés aux emprunts est explosive. L’économie vit le temps biologique, elle n’a que faire du temps humain. De ce fait, l’emprunt est régulièrement un échec dont les conséquences doivent être portées par l’emprunteur ou par le créancier.

Il y a trois sorties possibles :

– tout se passe comme prévu, pas de problème

– L’emprunteur fait défaut, le créancier se paie et le ruine.

– L’emprunteur fait défaut, il nie la créance, voir tue le créancier. Lequel alors perd au moins sa créance, peut-être la vie.

Les dettes d’aujourd’hui :

Elles sont majoritairement en défaut. Rien d’anormal, elles étaient portées par des rêves irréalistes. La réalité se présente ou va se présenter sous peu. Quelle sera la sortie ? Difficile à dire, mais une chose au moins est certaine, ce ne sera pas la version sans problème. Nous sommes donc dans les deux autres cas.

L’emprunteur fait défaut, le créancier le contraint

La difficulté de la contrainte va être de taille. Internet a brisé les frontières, notamment celles de l’économie. Or, pour attraper une poule il faut être dans le poulailler, il faut des grillages, attraper une poule en plein champ, c’est … sportif. Idem pour le débiteur, sans grillage, sans frontière pour le bloquer, il court, il court. A l’échelle des créances existantes, il est peu probable que les créanciers puissent objectivement espérer rentrer dans leurs fonds.

L’emprunteur nie la créance, voir tue le créancier

C’est une méthode vieille comme le monde. Les créanciers sont régulièrement sacrifiés lorsque leurs débiteurs sont puissants. Ainsi, tout rentre dans l’ordre jusqu’à la prochaine fois.

La grande novation, que personnellement je trouve d’une saveur irrésistible, c’est qu’aujourd’hui le débiteur et le créancier sont le même. C’est fort et inédit.

Banquiers et prêteurs de tout poil, ne font plus commerce avec leur argent mais bien avec celui que leur confient, de gré ou de force, leurs clients. Leurs clients se retrouvent donc à la fois préteurs et emprunteurs. C’est pas beau ça ?

On peut comprendre les hésitations du débiteur à éliminer son créancier lorsqu’il s’agit de lui-même. En cette époque où le suicide assisté est sur le point de se voir légalisé, il faudra en étendre le bénéfice à l’économie.

Alors, la dette : richesse ou faiblesse ? Due ou pas due ? Fadaises. La dette est une utopie. Elle fait partie d’un monde virtuel, elle est une vue de l’esprit, un leurre de notre facétieux cerveau. La dette fait partie d’un temps artificiel, elle ne peut qu’exploser sur le temps biologique, universel, en réalité sur l’absence du temps auquel elle se réfère.

Je vous souhaite une bonne fin d’année et je vous dis à 2014 sur “Témoignagefiscal”, qui va se transformer avec pour objectif d’augmenter le nombre de ceux qui partagent nos idées.

Bien cordialement. H. Dumas

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Les dépenses d’un riche

Dans le Figaro Magazine de la semaine dernière, il était possible de lire l’interview de M. Brémond.

A la question : “Votre fondation c’est pour quoi faire ?”

M. Brémond répond : “Un château, un yacht, ce n’est pas pour moi. Ces signes d’autosatisfaction ne m’intéressent pas. Je mets des ressources au service de l’environnement sur des projets de long terme comme l’assainissement et l’eau dans les pays émergents”.

Pour ceux qui ne seraient pas au courant, Monsieur Brémond c’est “Pierre et Vacances”. Ce truc entièrement porté par des lois sur mesure, pondues par les amis de M. Brémond, qui lui ont permis de faire croire à de naïfs gogos qu’ils plaçaient leur argent alors qu’ils en faisaient cadeau à M. Brémond. Nos naïfs donnent de l’argent à M. Brémond, qui commence par les enfler sur le coût de l’appartement qu’il leur vend, puis qui se maintient dans les lieux au prétexte de baux commerciaux et gère ainsi, pour son plus grand bénéfice, les appartements qu’il détient en otage.

Bon, peu importe. Monsieur Brémond, qui n’est pas “auto-satisfait” dit-il, ne cache pas le fait qu’il est riche au point de financer une fondation.

Et là, d’un seul coup, il nous assène que ses dépenses de riche sont bien plus humanistes que celles de ses copains.

M. Brémond nous prend pour des cons. Ou, peut-être, s’abuse-t-il lui-même.

Précisions

Nous ne sommes absolument pas anti-riches, au contraire. Personnellement la richesse non seulement ne me choque pas, mais je la crois indispensable à la bonne marche de l’économie dont, in fine, tout le monde profite.

A partir du moment où la richesse ne me gêne pas, la façon dont l’argent des riches est dépensé m’importe peu. Je dirais que l’essentiel est qu’ils le dépensent pour faire marcher la machine. Evidemment, je préfère quand ils l’investissent dans une nouvelle forme de production. Mais, acceptons l’idée qu’ils ne puissent pas systématiquement reproduire des circonstances du type de leur richesse initiale, dont l’origine est la plupart du temps liée au hasard. C’est d’ailleurs un fait qu’ils oublient généralement assez vite. Mais bon, là encore, peu importe.

Ce qui est sûr, c’est que lorsque M. Brémond dépense ses sous dans l’assainissement et l’eau, il procure du travail aux gens qui sont actifs dans ces métiers, tant mieux pour eux. Mais, tant pis pour ceux qui fabriquent des Yachts et qui les entretiennent. Je veux dire que nous faire croire qu’une dépense, notamment la sienne, serait de bien meilleure qualité humaine que celle de ses copains, ce n’est pas sérieux.

Vous noterez au passage que sa modestie en prend un sacré coup. Le voilà soudain, sur une pleine page du figaro Magazine, largement aussi“auto-satisfait” que ses copains.

L’investissement de Monsieur Brémond, à travers sa fondation, n’est pas un don, un acte de charité, sans quoi évidemment il n’en parlerait pas. Donner suppose la discrétion, pour ne pas humilier celui qui reçoit, le rendre débiteur.

Il s’agit donc d’un signe extérieur de richesse dont il est fier, dont il attend un retour. Tout cela peut parfaitement se comprendre. Mais, il n’est pas excessif de lui demander de maîtriser son attitude “m’as-tu vu” quant à la dépense“morale”, alors qu’il n’y a ici aucune morale.

Oui, nous sommes d’accord

Lorsque le riche dépense son argent, s’il l’a gagné honnêtement, la boucle économique est assurée de bien meilleur façon que lorsque l’Etat le lui ponctionne pour le dépenser en toute perte, dans des guerres ou des démagogies toutes plus nocives les unes que les autres.

Non, nous ne sommes pas d’accord

Quand M. Brémond met son argent au service de l’eau et de l’assainissement, je suppose qu’il réfléchit avant d’agir, qu’il le fait de façon rentable pour lui et pour ceux qu’il finance. Il en attend un retour de notoriété, sa réponse ne laisse aucun doute à ce sujet.

Quand son copain machin achète un château ou un yacht, il le fait aussi de façon réfléchie, il donne du travail à des spécialistes qui n’ont pas à rougir de leur spécialité, il attend un retour de notoriété lui aussi.

Il n’y a pas de différence entre les deux dépenses.

C’est en cela que l’attitude de M. Brémond est critiquable. De quel droit jette-t-il l’opprobre sur ses compagnons de richesse ? Ne voit-il pas qu’en agissant ainsi il ne fait que creuser la tombe de sa future exécution ?  Croit-il vraiment, face à la haine des riches, pouvoir s’en tirer en dénonçant ses pairs ? Ne serait-il pas plus raisonnable de défendre tout simplement la richesse ?

Car enfin, le problème se situe bien à ce niveau : la richesse sert-elle finalement tout le monde, même si elle n’est détenue que par quelques-uns ? Ou, au contraire, doit-elle être éradiquée, sa présence étant le seul obstacle à une plus grande richesse pour tous ?

On ne peut pas dire que la réponse hypocrite et perverse de M. Brémond éclaire le sujet. Si les riches eux-mêmes ont honte de leur richesse et de leurs dépenses de riches, le doute a le droit de s’installer. C’est dommage. En ce qui me concerne, je crois à l’efficacité moteur des riches, pour, au final, le bénéfice de tous.

Bien cordialement. H. Dumas

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Une certaine jubilation

Mediapart, Edwy Plenel, des noms qui sonnent comme un coup de trique aux oreilles des pauvres contribuables jamais assez sollicités pour abonder la lutte pour l’égalitarisme.

“Zorro-fashion” de la pensée unique, la bande à Edwy était jusqu’à ce jour au dessus de tout soupçon.

La traque des paradis fiscaux, des fraudeurs fiscaux… c’était elle la championne. Elle fustigeait les footeux et autres “riches” à plus d’un million d’€ par an.

La haine en bandoulière, elle nous ventait un avenir fait d’égalité, de bonté, de générosité, où l’argent est vil, le bénéfice équitable, le transport en commun, l’éducation nationale, la famille décomposée recomposée asexuée, l’épuisé fiscal rêvant de moins d’Etat et de moins d’impôt un criminel.

Puis, soudain, le fisc qu’elle encourageait, qu’elle justifiait, qu’elle trouvait un peu tendre pour ces salauds de riches, le fisc, puissance imbécile et aveugle, outil de terreur et d’asservissement, lui rentre dedans.

Plus drôle que ça… tu meurs.

Edwy en s’agitant inconsidérément a dû se faire un ou deux ennemis bien placés, qui pour le calmer lui ont envoyé la Stasi-Bercy.

J’imagine le choc pour lui d’être traité d’une façon si ordinaire.

Car en fait, ce qui lui arrive n’est que ce qui arrive tous les jours à des milliers de français. Je comprends à quel point être traité de si ordinaire façon peut lui paraître insupportable, je compatis.

Allez, soyons chrétiens, arrêtons de jubiler et pensons à aider ce pauvre homme, sa bande faite d’hommes quand même.

Premier conseil, lorsque le contrôleur arrivera, ne pas espérer le convaincre de quoique ce soit. Il n’a pas ou peu de cortex disponible pour sa tâche, qui n’en demande pas. S’il en est équipé, ce qui est probable, il le conserve à usage personnel, pour ses RTT.

Donc, l’affaire va finir devant le Tribunal Administratif. Je conseille à Edwy de filmer son débat oral et contradictoire. Ce fameux débat qu’il doit avoir avec le contrôleur, pièce maitresse du contrôle fiscal d’après la charte du contribuable, mais qui n’a en réalité aucune existence puisqu’il ne reste de ce débat que ce qu’en dit le contrôleur.

Donc, filmer ce débat est essentiel.

Attention, Edwy, surtout arrange-toi pour que la caméra ne filme jamais le visage du ou des contrôleurs. Ils en profiteraient pour demander l’annulation de ton film pour atteinte à leur vie privée. Pendant que la tienne, ta vie privée, ils vont en faire peu de cas à l’occasion de leur visite. Gaffe hein, car plus de film, plus de preuve de ta bonne foi, de ce que tu as dit lors du débat oral et contradictoire. Fais attention.

Note que, d’après ce que l’on peut lire, ils ne viennent que pour la TVA. Mais fais quand même attention, la TVA ça veut dire toutes les factures, c’est quand même assez global.

Il est possible qu’ils fassent un peu attention. T’es quand même  Edwy Plenel,  ce n’est pas sûr qu’ils veulent te tuer, ils veulent peut-être juste te faire un peu peur. Dans ces conditions, tu ne risques pas grand-chose, à moins que tu sois très courageux et que tu résistes parce que tu trouverais tout cela injuste.

Alors là, fais gaffe, tu vas t’isoler grave. Et, le pire, dans ce genre de situation, c’est justement ça : l’isolement.

Si ça se produit, tu n’hésites pas, tu m’en parles. Vas pas te suicider. Parce que je rigole, je me moque un peu, mais, en réalité, je compatis vraiment.

Ils risquent de te tuer, comprends les, ils ne le font pas exprès, ils exécutent des ordres, ils ne se sentent pas concernés par les conséquences de ces ordres.

Tu vois ce que je veux dire, crime de bureau et tout le tintouin, n’y penses même pas. Tout le monde croit que sans eux la vie s’arrêterait. Ta réussite, comme toutes les autres, fait peur. T’aurais pas dû, ce n’est pas bien de réussir.

Surtout toi, t’as presque pas de personnel. Si t’avais 2.500 employés, pas de problème, tu pourrais faire tout ce que tu voudrais, mais là, vous êtes trois péquins et vous foutez un bordel d’enfer. Tu t’attendais à quoi ?

Allez, courage.

Tiens, j’y pense, viens donc devant Bercy prier avec nous le deuxième jeudi de chaque mois, la prochaine fois c’est le 9 Janvier à 18H.

Salut et bonne année. H. Dumas

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Le fond du gouffre

Le jeune et pétillant député socialiste Olivier VERAN, un des initiateurs des salles de shoot, a remis, entre deux shoots, un rapport sur les médecins mercenaires.

Capture

 Nous n’avons pas encore atteint le fond du gouffre, mais les contours s’en précisent.

Résumons la situation.

– Les hôpitaux paient leurs praticiens avec un lance-pierre, et, pour faire bonne mesure, ils sont totalement exclus de la gestion qui est confiée à une nomenclature administrative collectiviste associée à une économie perverse mutualiste leur imposant leurs vues.

– Cette nomenclature exploite de façon totalement indécente une armée d’internes, qui sont payés pratiquement au SMIG pour des horaires de folie, sur lesquels elle fait reposer le fonctionnement des services.

– Cette armée d’internes est chapotée par les chefs de clinique (étudiants en fin de cursus) qui ne sont guère mieux lotis et beaucoup plus responsables.

Il n’est pas étonnant qu’au terme de 10 à 15 ans de cette potion selon la spécialité, les médecins : soit se barrent dans le privé espérant vivre de leurs longues études (ils ont alors entre 30 et 40 ans) grâce aux dépassements d’honoraires, soit restent à l’hôpital mais alors pour profiter du fromage.

En clair, la santé publique, fer de lance du socialisme, a complètement démotivé ses principaux acteurs les médecins.

C’est un peu comme si, sur un porte-avion, la marine dévalorisait les pilotes au profit de la troupe. A quoi pourrait servir un porte-avion de 2.000 servants, sans sa centaine de pilotes ?

La démagogie collectiviste a eu raison de la réalité médicale, dont seuls les médecins sont les dépositaires.

En situation d’échec

Voilà donc notre nomenclature “administrato-mutualiste” contrainte à trouver des mercenaires pour assurer le service dont elle a dégouté ses propres troupes.

Ce n’est pas faute d’avoir essayé de contraindre préalablement les médecins en tentant de bloquer leurs honoraires, de ruiner les cliniques privées, en clair de les soumettre.

Mais voilà, pour faire un bon et vrai médecin, il faut une intelligence hors du commun et dix à quinze ans d’études. A la sortie de cet effort, on a créé une force qui ne peut pas être soumise facilement.

Alors, la recette collectiviste se met en route, comme pour le monde économique.

Nos médecins ne veulent pas servir gratuitement nos adorables “bidochons”,tout comme ces horribles hommes d’affaires, ces footballeurs indécents ? Ils veulent gagner plus que le bon communiste de base, le camarade syndiqué de la SNCF, c’est quoi ce bordel ?

Donc, haro sur le toubib, traité dans un premier temps de mercenaire, plus tard sans doute de traitre à la nation, comme l’homme d’affaires.

Le fond du gouffre se dessine.

Le jeune médecin normal, après avoir été arnaqué pendant ses longues études par nos collectivistes, puis attaqué par eux dans son honneur, enfin touché à son porte-monnaie, va devoir, après les jeunes entrepreneurs, quitter ce pays s’il veut vivre décemment du métier qu’il a si longuement et si durement appris.

Toutes les victimes de la délation collectiviste, tous les boucs émissaires de l’échec socialo-communiste, vont devoir partir, sans quoi ils seront aveuglément soumis aux travaux forcés et sans doute à bien plus, tant cette folie collectiviste, sous couvert d’égalité, est sans limite.

Pourquoi se mettraient-ils à genoux devant ces adipeux administrateurs ou élus qui s’octroient sans vergogne la récompense de la sueur des autres ?

Le final est inévitable, ce sera l’interdiction de quitter le pays, l’internement de tous derrière les frontières. C’est le final de toute expérience collectiviste, avec, en prime, la banalité de la violence et son usage immodéré par le pouvoir politique.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Les signes extérieurs

Nous avons tous besoin de signes extérieurs. Ce sont eux qui permettent le contact social. Ils sont un moyen de connaître l’autre, peut-être plus sûr que le langage.

Chaque catégorie sociale a ses codes, ses signes extérieurs qui la différencient. Les intellectuels, les politiques, les hommes d’affaires, les artistes, tous ont leur accoutrement.

C’est si vrai que nombreux sont ceux pour qui le signe extérieur est le premier mensonge. Qui n’a pas rencontré tel artiste, tel intellectuel, tel politicien, tel écolo, qui n’est qu’apparence, qui cache, comme “Tartarin”, sa vacuité sous les signes extérieurs de ses phantasmes.

Les signes extérieurs de pouvoir.

Hollande fut bien sot de penser, et de le dire publiquement, qu’il serait un président sans signe extérieur, normal. L’exercice s’est avéré impossible. Bien plus, il cache aujourd’hui sa médiocrité justement derrière les signes extérieurs du pouvoir.

Ces signes sont conséquents, à la hauteur de la France cinquième économie mondiale. Ce que l’on appelle les “ors de la république” est fastueux mais pas critiquable. Peut-on imaginer un président de la république recevant son homologue anglais, allemand, américain, chinois, russe, en bras de chemise dans un bistrot ?

Ce besoin de signes extérieurs de pouvoir s’étend au fur et à mesure que le pouvoir se décentralise. Ainsi, présidents de région, de département, maires, ressentent le besoin de posséder ces signes extérieurs. C’est en cela que l’interdiction des cumuls sera une sottise qui coutera très cher, chaque nouvel élu sera en recherche inévitable de signes extérieurs de pouvoir, que l’on finira par payer d’une façon ou d’une autre. Ainsi s’explique les flopées de voitures de fonction, de conseillers et de cabinets, de frais de communication, incompressibles. La seule façon de diminuer les signes extérieurs de pouvoir est de diminuer le nombre de postes de pouvoir.

Tout cela est entendu, et, finalement, assez peu critiqué sur le fond. Les critiques portent plutôt sur la forme et sur la multiplication inopportune de ces signes extérieurs de pouvoir. La grande majorité peut en comprendre la nécessité, elle en demande seulement la maîtrise. Cela est juste.

Les signes extérieurs de richesse.

Nous rentrons dans le vif du sujet. Les agents économiques ont une absolue nécessité de signes extérieurs de richesse. Comme pour toutes les autres catégories sociales, lorsqu’ils s’observent avant de s’entendre ou de se concurrencer ils le font à partir leurs signes extérieurs, qui, pour eux, sont les signes extérieurs de richesse.

C’est ici que s’installe la plus grande confusion.

Ces signes extérieurs de richesse, bureaux somptueux, voitures, bateaux, ambiance idyllique, etc… passent aux yeux du plus grand nombre pour des plaisirs de consommation. Sauf à être soi-même un agent économique, un homme d’affaires, nul ne peut comprendre à quel point ceux-ci ne tirent aucun profit consumériste de ces signes extérieurs de richesse, qui sont si obligatoires qu’ils en deviennent lourdement pesants.

La confusion est telle qu’il est aisé de stigmatiser le monde économique en dénonçant tout simplement ses signes extérieurs. Il en est donc ainsi. Mission est donnée, par tous sans exception, à la force aveugle, en l’occurrence Bercy, de supprimer tous les signes extérieurs de richesse des entrepreneurs. Ainsi est fait, jour après jour.

Les conséquences

Seules les entreprises capables de protéger leurs signes extérieurs à l’échelle mondiale, où ils sont évidemment reconnus, peuvent encore les mettre en avant.

Pour les autres, c’est la traque. La fiscalisation de ces signes extérieurs de richesse, c’est la castration de l’entrepreneur.

L’entrepreneur moyen avance nu, son apparence, donc une partie de ses atouts, lui est subtilisée. Dans ces conditions il ne faut pas s’étonner qu’il soit en difficulté, qu’il ne puisse plus assumer son rôle de créateur de richesse. C’est très étrange que pour toutes les catégories sociales les signes extérieurs soient parfaitement admis, sauf pour les agents économiques.

C’est dès le départ que l’entrepreneur est dépouillé de son apparence, de son image, de ses outils de communication. Pas plutôt né, il est castré, décapité. Je ne vois pas de signe que cette folie génocidaire pourrait être enrayée, au contraire. L’ensemble du corps social, politiques de tout bord compris, dénonce tous les signes extérieurs de richesse de l’entrepreneur, en demande la taxation, la suppression.

Nous voici donc priés de conquérir le monde économique avec des entrepreneurs qui sont tenus de se présenter avec des signes de misère, de pauvreté. Que peut-on espérer de cette situation ?

Devra-t-on un jour avoir honte de nos porteurs de signes extérieurs de beauté, d’intelligence, de savoir, de pouvoir, comme il nous est sommé d’avoir honte de nos porteurs de signes extérieurs de richesse ?

Ce doit être ça l’effondrement d’une société.

Bien cordialement. H. Dumas

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Bus, démagogie, mégalomanie et grosses pépètes.

La semaine dernière j’étais à La Rochelle.

Une ville étonnante, courageuse, industrieuse, moderne, sérieuse, protestante, qui allait jadis de l’avant avec un élu, Michel Crépeau, véritable entrepreneur, qui avait fait croire, pour prendre le pouvoir avec la complicité des Rochelais, qu’il était socialiste alors qu’il était en réalité humaniste. Malheureusement, cet homme est décédé à l’assemblée nationale d’une crise cardiaque. Ce fut un grand choc pour la cité et une opportunité d’invasion pour les socialistes purs et durs, staliniens, qui prirent sa suite et depuis ravagent la cité. Elle n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Mais bon, nous ne sommes pas là pour faire de la cuisine politique de proximité. Les Rochelais vont, comme tout le monde, avoir sous peu l’occasion de rétablir la situation et de se doter de dirigeants entreprenants et compétents. C’est tout ce que nous leur souhaitons.

Ainsi donc j’étais à La Rochelle pour assister à une de ces concertations bidons dont raffolent nos élus et que leur vendent à prix d’or des officines de communication politico-publicitaires. Ici, il s’agissait de s’esbaudir sur les résultats du SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale), mis en place il y a deux ans, qui pose de terribles problèmes à tout le monde, jusqu’aux“décideurs-concepteurs” eux-mêmes.

Ces concertations se déroulent de la façon suivante. Dans une salle remplie (30 présents environ) de quelques vieilles personnes qui s’ennuient, d’encartés du pouvoir en place et de cadres de l’administration locale, un ou plusieurs consultants extérieurs richement payés présentent un diaporama fait de textes et de croquis plutôt hermétiques. Ensuite ils interrogent le “public”, enfin les deux ou trois vieillards présents qui se limitent dans leurs interventions à un ou deux problèmes personnels. Le consultant répond en souriant. Et voilà, la démocratie est passée. Les 150.000 habitants de l’agglomération sont restés chez eux. Les opposants, s’il y en a sur place, ne sont évidement pas écoutés, leurs remarques directement dirigées vers la poubelle, la démocratie new- look est à ce prix.

Ce soir là, le sujet était : les transports dans l’agglomération. Alors là, tenez-vous bien. La Rochelle est sillonnée de bus, tous plus beaux les uns que les autres, certains à rallonge avec des soufflets, carburant à je ne sais quel produit miraculeux qui dégage les bronches et facilite la respiration (enfin ça, ce n’est pas sûr, c’est moi qui improvise). Pour l’observateur extérieur, un étonnement, ces bus, la plupart du temps, n’ont pas ou peu de passagers. Nous apprendrons, au surplus, qu’un trajet en bus prend, à La Rochelle, en moyenne deux fois plus de temps qu’en voiture.

Pas de surprise, premier chiffre révélé, seuls 5% des transports sont le fait de ces bus rutilants. A la question de savoir si, face à ce fiasco, l’agglo envisage de se remettre en question ou au contraire de contraindre les habitants à utiliser ces bus de force, il n’y a pas de réponse franche. Mais, on sent bien que c’est la deuxième solution qui est souhaitée. La niaise réunion continue, et là, on apprend que la farce coûte la bagatelle de 25 millions de perte par an. Entendez 31 millions de frais pour 6 millions de rentrée billetterie. Evidemment, dans le public, l’encartée de service demande la gratuité des bus.

Que sont 6 millions de recettes par rapport à 25 millions de perte ? Très doctement le consultant aux manettes, aidé de l’élue responsable qui vient de rentrer dans la salle pour se montrer et va repartir aussitôt, déclare que la question mérite d’être étudiée…. Une vieille rengaine de bastringue disait “à chaque bouchon qui pète, y’a cent sous pour Ginette”, à la Rochelle on peut chanter “à chaque bus qui passe, y’a 3,5 € pour tous les passagers”.

Plus sérieusement, il y a environ 200 agglomérations comme La Rochelle en France. Il n’est pas stupide d’imaginer que la facture bus y est identique. Soit à l’échelle du pays 5 milliards d’€, pour 5% de personnes transportées. Si vous faites part de votre étonnement, vous vous faites remonter les bretelles, grave. Premièrement, la voiture, ce n’est pas bien, un point c’est tout. Vous imaginez les élus améliorant les routes et les parkings pour que vous puissiez agréablement circuler, non mais ça va pas la tête. Et l’effet carbone, hein…??? Ah oui, l’effet carbone, parlons-en. Donc, à La Rochelle, les entreprises financent, par l’impôt, 25 millions de pertes bus. A un taux de prélèvement de 30%, cela représente un bénéfice préalable à réaliser de 83 millions d’€. Soit, pour tirer cette marge, un chiffre d’affaires de, mettons en étant large, 830 millions d’€. Les élus socialistes de La Rochelle ont-ils une idée du coût carbone d’un chiffre d’affaires de 830 millions d’€ ? C’est une incitation directe au consumérisme tant décrié et un aller simple vers l’étouffement général que de circuler en bus. Mais alors, pourquoi tous ces bus qui ne servent à presque personne, qui coutent la peau du cul, qui encombrent les voies de circulation et dont les chauffeurs sont mal embouchés ?

Pour une seule et unique raison, pour que les élus les voient passer et qu’ils constatent ainsi de visu leur pouvoir. C’est malheureusement aussi simple que cela.

Bien cordialement. H. Dumas

PS : Si regarder passer les bus n’est pas votre activité préférée, venez Jeudi 12 Décembre, de 18H à 19H, devant Bercy, vous recueillir et prier pour vos économies qui y sont sacrifiées.

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Le Figaro magazine

Si ce n’est déjà fait, procurez-vous le Figaro Magazine de ce weekend. Vincent Nouzille signe un article à double lecture particulièrement bien documenté, intitulé : “Comment le fisc nous surveille“.

La première lecture est pour tous ceux qui, adeptes de la pensée commune et pendus aux mamelles de l’Etat, se réjouissent de la traque des riches, de leur éradication prochaine. Ils constateront :

– Que l’élite de ce pays est effectivement engagée dans cette traque.

– Que le riche laisse évidement de nombreuses traces, que le débusquer n’est pas si compliqué.

– Que, à partir du moment où il est stigmatisé et espionné, son compte est bon, il est mort.

La deuxième lecture est pour vous. Vous qui connaissez les règles de l’économie, la nécessité de la capitalisation, la folie du crédit, l’irresponsabilité de l’Etat, les mensonges de nos élus.

Le fait que le journaliste m’ait fait l’honneur de me citer, alors que Bercy presse la justice de condamner mes écrits et de déclarer ma ruine définitive, doit vous alerter.

Nous sommes définitivement entrés dans une société d’oppression aveugle, de pillage massif. J’ai évoqué cela récemment dans “Une histoire de bisons”.

Il n’y a aucune chance que ces fous, assoiffés de l’argent des autres, mortellement excités par le génocide des riches, comprennent l’indispensable rôle de ces derniers.

Pas plus qu’ils ne sont capables de créer eux-mêmes cette richesse qu’ils ne savent que piller, ils ne sont capables d’en comprendre, les apparences, les contraintes économiques et les indispensables besoins d’accumulations ou de réserves qu’ils traquent et convoitent.

À ceux qui se croient à l’abri, qui pensent être en dessous du niveau de la richesse convoitée, qui finalement n’ont qu’un regard indifférent pour le martyr des riches, je dis votre heure arrivera beaucoup plus vite que vous ne le croyez.

Nous serons tous pris par ce poison de la haine et de la dénonciation.

Les inquisiteurs fiscaux ont tous les pouvoirs, il n’y a nulle protection entre ces pillards et vous, ils finiront fatalement chez vous un jour ou l’autre.

Il n’y a pas de résistance possible. La richesse incomprise, éradiquée, la misère sera la norme. Mais, puisque tous le souhaitent…

Le témoignage voulu de ce blog prend en ce moment tout son sens.  

Bien cordialement. H. Dumas

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Les courbes d’efficience

Evidemment, je ne me fais aucune illusion, il est peu probable que ce que je vais vous exposer déclenche un Nobel en ma faveur, nous allons donc rester entre nous. Ce n’est pas plus mal.

Ci-dessous, les courbes d’efficience que je soumets à votre sagacité

Courbes-d-efficience-d-un-groupe 

Voilà le principe :

– Initialement, lors de la constitution d’un groupe, entreprise, Etat, ou autres, il y a un point de départ zéro.

– De ce point de départ démarrent des personnes compétentes, d’autres incompétentes, sans que chacun puisse définir à quelle catégorie il appartient.

– Le groupe ne peut exister que si, lors de cette phase 1, les compétents prennent le dessus.

– Ainsi, jusqu’au point 2, les compétents vont garder la main, progressant même légèrement. Tout va bien.

– A partir du point 2, les incompétents, qui se multiplient au service des compétents qui les utilisent, acceptent mal la domination des compétents, redressent la tête, deviennent plus actifs.

– Du point 2 au point 3, l’activité des incompétents oblige les compétents à un effort constant et soutenu pour les contenir et garder la maîtrise du groupe.

– Puis, entre le point 3 et le point 4, soudain, les incompétents dominent en nombre et en activité, en masse globale, les compétents. C’est le croisement des deux courbes. C’est le début de l’effondrement du groupe de référence.

A partir de ce croisement des courbes :

– Les incompétents vont prendre le pouvoir. Cette prise de pouvoir sera définitive. Elle est “infini positif”.  Rien ne peut l’enrayer, sauf une fin brutale due à des conséquences extérieures au groupe qui n’est plus intégrable aux règles universelles.

– Les compétents perdent le pouvoir. Certains allant même jusqu’à devoir se mettre au service de l’incompétence, ce qui amplifiera l’incompétence. En effet, assez rapidement, les compétents vont perdre leur compétence qui ne peut pas survive à l’inaction, espace sans retour d’expérience, donc sans arbitrage de compétence. La compétence disparait, elle devient  “infini négatif”.

La France est en phase 3 dépassée, elle s’achemine rapidement vers le croisement fatal des courbes. Elle est un groupe proche de la rupture et du déclin. Pisa 2012 ne fait que refléter cette situation.

Peut-on échapper à la catastrophe ? Probablement, non.

En effet, pour cela, il faudrait que les incompétents prennent conscience de leur incompétence (Il n’y a pas d’exemple historique à ce sujet) et rendent le pouvoir aux compétents. Or, le problème de la compétence et de l’incompétence est que la qualification suit les actions. Le discernement ne peut pas s’anticiper. La compétence ne peut pas se définir avec certitude avant réalisation. Mais il y a plus grave, la compétence en un domaine n’implique pas sa constance dans un autre domaine. De ce fait, c’est uniquement après chaque action que l’on peut mesurer la compétence. C’est le premier problème.

Le second est pire. Une décision, à possibilité de choix multiple, implique que ce qui n’a pas été décidé ne verra pas le jour, ne sera donc pas comparable à ce que la décision aura créé. Ainsi, non seulement il n’est pas possible de déterminer qui, à priori, est compétent, mais le jugement ultérieur est impossible du fait que ce qui est réalisé ne peut pas objectivement être comparé à ce qui ne l’a pas été.

Il n’y a donc pas d’intervention interne possible sur l’inexorable vie de nos courbes d’efficience. Le jugement est extérieur.

Préparez-vous à la disparition du groupe France dans sa composition actuelle.

Espérons qu’un nouveau départ pourra avoir lieu, le plus rapidement possible, dans des conditions acceptables, en un groupe sincère où les compétences pourront assurer un avenir réaliste prolongé, et non sur des bases erronées qui précipiteraient le croisement des deux courbes. Car, attention, un nouveau démarrage peut parfaitement avoir lieu, dès le départ, au croisement fatal. Un groupe qui prend naissance peut voir les incompétents prendre directement le pouvoir et être ainsi immédiatement projeté dans la phase finale de la courbe.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Cette corruption qui nous envahit

Hollande est un gentil en apparence, mais un dur en cachette, dixit son pote Michel sapin. Le type même de faux-cul extrêmement dangereux.

Mélenchon prétend à la justice fiscale : ils étaient 100.000 dit-il, les flics annoncent 7.000, comment de tels mensonges peuvent-ils être colportés ?

Où que l’on se tourne, ce ne sont que mensonges. Mais, des mensonges intéressés, voulus, calculés, donc, au final, une corruption intellectuelle et morale, qui, comme le lierre, envahit l’arbre social, l’étouffe et le tue.

J’ai aimé passionnément rire. La dimension ludique de la vie a été mon moteur, mais soudain je n’ai plus envie de rire, l’angoisse m’étreint. Ne voient-ils pas qu’ils dressent les hommes les uns contre les autres ? Que la violence se rapproche, que leurs mensonges génèrent une situation qu’ils seront incapables de maîtriser ? Que la guerre civile est pour demain ? Non, ils ne le voient pas.

Ils ne le voient pas, parce que ce ne sont pas eux les responsables, ils ne sont que la résultante d’un système pervers, d’un sophisme pour lequel ils sont prêts à en découdre, à se battre, connement comme d’habitude.

Ce sophisme : c’est l’impôt progressif.

Cette idée, qui consiste à dire que l’impôt doit être progressif, en fonction des revenus de chacun, a la couleur de la justice fiscale, le goût de la justice fiscale, mais ce n’est pas la justice fiscale.

Ce sophisme : c’est le socle de la corruption.

Car c’est ainsi que les hommes politiques achètent les voix majoritaires, en les dispensant de payer l’impôt.Cette corruption initiale sert de point d’appui à la pyramide de corruption qui s’épanouit à partir de cette faute originelle.

Soyons pratiques

L’impôt a pour but de financer un besoin commun, nécessaire et utile à tous, qui ne peut pas être assuré individuellement. Il est donc légitime que tous paient leur participation à cette dépense d’un égal pourcentage, puisqu’ils en profitent également. Si tous paient 20% de leurs gains, ceux qui gagnent beaucoup paieront 20% de ce beaucoup. Rien que de très normal.

La limite de l’intervention de l’Etat sera déterminée par tous, puisque tous paieront et se sentiront donc concernés. Pas de problème pour la police, l’armée, la justice dont nous avons tous également besoin.

Où les choses se compliquent, c’est lorsque l’Etat s’engage dans des services à la personne, qui, de ce fait, ne sont plus utiles à tous mais uniquement destinés aux plus faibles. La chose est louable, il n’y a pas de raison, dans une société organisée et abondante, de laisser le faible sur le chemin.

Malheureusement, l’impôt progressif ne permet pas d’atteindre ce but, cela est journellement démontré. En taxant plus fortement les riches, on ne taxe pas uniquement “l’argent consommation”, mais aussi aveuglément “l’argent investissement” dont ils sont naturellement les détenteurs, ce qui appauvrit dramatiquement la communauté. En réalité, l’impôt progressif ne sert qu’à acheter des voix et à exacerber les jalousies morbides qui existent dans toute société. Or, l’impôt progressif est une croyance absolue, pour laquelle certains sont prêts à en découdre grave.

La solution

Elle se situe dans l’exact inverse de l’impôt progressif. S’agissant de services à la personne, par exemple : soins, école, retraite, chômage, aides diverses, il suffit qu’ils soient gratuits jusqu’à un certain seuil de revenus, puis payants ensuite.

Ainsi le riche paiera l’école de ses enfants, sa retraite, ses soins, il le fera dans le cadre de la libre concurrence que lui offriront des prestataires publics ou privés. Le riche est habitué à s’assumer, il le fera naturellement.

Le faible sera pris en charge, sans servir d’otage pour des prélèvements abusifs sur le riche dont il ne voit jamais la couleur.

Cette solution, toute simple, change complètement la donne.

La population sera attentive à la dépense publique puisque concernée. L’Etat, lorsqu’il s’engagera dans des prestations à la personne aura tout intérêt à aller au delà de sa clientèle captive des faibles, à récupérer celle des riches qui paieront la qualité de ses prestations.

Réfléchir à cette solution, en pensant par exemple à l’école, permet de se rendre compte qu’elle serait de nature à éradiquer la corruption originelle, ce mensonge politique qui nous fait tant de mal. Qui est devenu si commun qu’il parait naturel et entraine avec lui une corruption généralisée, inodore, incolore et sans saveur, au point que nous ne pouvons même plus la détecter. Tel le dioxyde de carbone, elle nous détruit, sans même que nous la ressentions.

Bien cordialement. H. Dumas

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Une histoire de bisons

Si vous ne l’avez pas encore lu, lisez le livre de Dan O’Brien “Les bisons de Broken Heart”.

En 1860, les grandes plaines américaines abritaient 60 millions de bisons. Cette richesse naturelle faisait vivre, au Nord, les Sioux et les Comanches.

Une bande de paysans européens, plus tard nouveaux riches, aujourd’hui maîtres du monde, s’est appropriée cette richesse. Ils poursuivaient deux objectifs : se gaver immédiatement et facilement, mais aussi soumettre les amérindiens en les privant de cette fortune naturelle qu’ils géraient depuis des siècles.

En 1884, plus de bisons. Alors, nos paysans se partagèrent administrativement l’espace et amenèrent leurs vaches et leurs tracteurs. Fin du premier épisode.

La suite eut été dramatique si le monde avait continué à dépendre de l’agriculture, car l’économie des grandes plaines ne survécut pas au pillage. Le climat continental particulièrement dur eut raison des pillards. Les vaches ne surent pas s’adapter aux contraintes naturelles, alors que le bison y était dans son élément. Il en fut de même pour les grandes cultures qui appauvrirent un sol fragile, que le bison savait, lui, entretenir.

Ce fut un fiasco et la misère pour les pillards. Heureusement pour eux, le reste du pays possédait des atouts forts pour l’industrie naissante. Malheureusement pour les amérindiens leur ruine fut définitive, irréversible. Comme toujours, les pillards ne profitèrent pas longtemps de leur larcin, pendant que les pillés en moururent.

Ainsi la richesse, fragile équilibre construit sur une réflexion et un travail de longue haleine, peut être ravie en peu de temps. Mais, sa captation indue génère ensuite une période de misère, jusqu’à ce que d’autres hommes reconstruisent, à force de labeur et de réflexion, une nouvelle richesse.

Aujourd’hui, dans les grandes plaines d’Amérique, des hommes courageux tels que Dan O’Brian réintroduisent les bisons et refont vivre la richesse passée, même si elle n’est pas à l’échelle des richesses qui peuvent exister aujourd’hui dans d’autres domaines.

En réalité, le pillage, quel que soit les motifs avancés, est toujours un drame, évidemment immédiat pour les pillés mais aussi très vite pour les pilleurs. En résumé : le pillard est un connard qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez.

Les hommes de Bercy, pilleurs des temps modernes, devraient lire “Les bisons de Broken Heart”. Poussés par une bande de pignoufs aveuglés par la richesse et la souhaitant immédiatement, les hommes de Bercy pillent ceux qui l’ont construite depuis des décennies à force de labeur et d’ingéniosité.

Rien ne les arrêtera. Pas plus que la défaite de Custer n’a arrêté les pillards européens dans leur conquête de l’Ouest à bisons, les combats désespérés de groupes épars contre les pillards de Bercy ne les arrêteront pas.

La société n’est pas divisée, comme on veut nous le faire croire, entre droite et gauche, entre musulmans et chrétiens, entre fonctionnaires et indépendants, entre jeunes et vieux, entre pauvres et riches… Elle est divisée, exclusivement, entre pilleurs et pillés, au delà de tout autre clivage. Cela depuis toujours, depuis que l’homme est homme, et probablement avant lorsqu’il était un animal. Pas de progrès sur ce sujet.

La modernité du problème

Par le passé, les choses étaient simples. Le riche, c’était le juif. Donc, régulièrement, les pillards organisaient un pogrom où les juifs étaient dépouillés, puis éliminés. A la décharge des pillards, les richesses étaient cachées, ils devaient se fier aux rumeurs. Celle des juifs riches était tenace. Elle a dû tuer bien des modestes pour rien.

Ces erreurs récurrentes avaient un avantage, évidemment pas pour ceux qui en mouraient, mais pour les survivants qui pouvaient mettre en avant l’injustice indéniable, même pour les pilleurs, du pillage et de la mise à mort de gens modestes dans le feu de l’action.

Il en va différemment aujourd’hui. La fortune est transparente. Les hommes de Bercy, les pilleurs, connaissent au centime près la possession de tous les “riches”. Ils pillent donc de façon ciblée. Cette façon de faire élimine l’erreur de pillage qui permettait de crier au scandale et de finir par attendrir les pillards eux-mêmes.

Car n’allez pas imaginer que le pillard puisse envisager autrement la vie qu’en pillant. Cependant, il lui faut se déculpabiliser, il est indispensable pour cela que le pillé soit riche, le pillage ainsi est légitime. Le pilleur a son honneur : il ne pille pas les pauvres, il fait même semblant d’agir pour eux.

Là est donc la force des nouveaux pillards, de Bercy, ils ne pillent que de vrais riches. Mais cette force fait aussi leur faiblesse, car il n’y a plus de limite.

Le pillage sera total. Il ne restera, sous peu, plus un seul riche, plus de bison en quelque sorte.

La France sera une plaine aride dont les hordes de pillards vont se partager la richesse qu’ils croient bêtement liée aux lieux, alors qu’elle est liée aux hommes que justement ils sont en train de détruire. Sans ces hommes, les pillards finiront dans la misère, c’est leur destin.

Bien cordialement. H. Dumas

PS. : On me signale une manifestation contre la hausse illimitée des impôts ce 30 Novembre au Chatelet. Allez-y. Puis retrouvons-nous à Bercy, pas pour manifester, pour nous recueillir et témoigner, le Jeudi 12 Décembre de 18H à 19H.

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On est bien en France

J’en ai connu de ces petits malins, toujours plus forts que les autres, pour qui les radars routiers n’étaient pas une difficulté. Jusqu’au jour où “flash” ils ont perdu un ou deux points. Rajoutés aux un ou deux points déjà perdus à cause du téléphone ou de la ceinture, plus un mariage un peu arrosé, et les voilà au stage de récupération de points.

Les voilà qui comptent leurs points, et leurs sous. Les voilà qui se demandent si tout cela n’est pas un peu excessif. Ils comptent et recomptent les morts en moins, c’est imparable, les radars sont nécessaires. Il n’en reste pas moins que cette circulation sous liberté surveillée n’est vraiment pas sympathique. Tout ça les dégoute. Au final, la voiture disent-ils, c’est bon pour les goujats. Parfait, on prend acte chez Peugeot.

Ce sont les mêmes qui ne se sentent pas concernés par les contrôles fiscaux. Puis, ils héritent de leur tante, et là, payer plus de 60% d’une estimation qui leur parait faramineuse, c’est un peu dur. Là encore, passons. Mais bientôt, la retenue à la source, toute leur intimité financière dévoilée, zut. Pour les autres, les fraudeurs fiscaux, oui, mais eux, pourquoi ?

La CSG va augmenter, pas grave puisqu’elle va être progressive. La TVA, ils appellent ça : un impôt sur tous les revenus. Alors qu’il s’agit d’un impôt sur toutes les dépenses. Ils confondent dépenses et revenus. Si elle augmente celle-là, ce n’est pas juste. Quand on dépense, on est utile à la collectivité. Ceux qui ne dépensent pas sont des goujats.

Bref, la répression fiscale, comme la répression routière, c’est un mal nécessaire. Au final, le fric, moins ils en gagnent, mieux ils se portent. Le fric, c’est bon pour les goujats. Personne ne devrait en avoir…beaucoup.

De maux en maux nécessaires on grappille leur liberté, ils se sentent un peu à l’étroit, mais si c’est le prix à payer pour être défendus des méchants, pour être soigné, pour avoir une retraite, pour aller à l’école, alors…

Mais voilà, à l’école leurs petits chéris, qui se font tabasser par on ne sait trop qui, mais qui se font tabasser, n’apprennent même pas à lire, problème.

La grand’mère est partie un peu précipitamment à l’hôpital, emmenée par des pompiers syndiqués et toniques, elle y est restée deux jours, on vient de leur rendre le corps. Personne n’aurait pensé qu’elle était en si mauvais état. Mais bon, c’est la vieillesse, ça ou l’euthanasie.

Pour la retraite, ils commencent à s’inquiéter, faudrait quand même pas qu’à cause de tous ces fraudeurs fiscaux, partout dans le monde entier, on ne leur verse pas leur retraite, c’est le seul but de leur vie, le reste c’est bon pour les goujats.

C’est un peu dérangeant d’avoir l’impression de vivre à l’intérieur d’un octroi généralisé. Chaque geste, chaque décision, chaque idée génère un impôt à payer. C’est dur de vivre dans ces conditions, mais n’a-t-on pas le pays le plus avancé du monde, les autres n’étant que des goujats.

Ah! Qu’on serait bien en France, si ce n’étaient les fraudeurs fiscaux.

Et puis, quelle armée. Bon, presque plus d’avions ni de bateaux. Du matériel vieillissant, mais qui reste performant. N’a-t-on pas foutu la pâtée aux SDF du mali et à leurs bagnoles d’occasion, achetées en Belgique en quatrième main ?

Bon d’accord, ces maliens là n’envisageaient pas de nous envahir, quoique….on ne sait jamais, restons vigilants.

On est bien, on ne bouge pas, enfin…on ne peut plus bouger, mais ça ne nous empêche pas de surveiller…les fraudeurs fiscaux.

Justement, mon voisin, je me demande…

Car enfin, il vient de changer sa voiture, il va à la neige alors qu’il a déjà été en vacances cet été et qu’il y a tant et tant de malheureux. Je suis sûr qu’il fraude le fisc.

C’est évident, s’il payait ce qu’il doit, il ne pourrait pas faire tout ce qu’il fait…. Une petite lettre anonyme et y va voir ce con, il arrêtera de la ramener.

Ah, on est bien en France.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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L’amnistie générale pour les tortionnaires

Jean Marc Ayrault ouvre “la boite de Pandore de la fiscalité”. Cela fait la une des journaux. On nous prend vraiment pour des cons.

La fiscalité, donc les comptes de la France, comme tous les comptes se compose de deux paramètres : les recettes et les dépenses. Comment peut-on envisager de réfléchir aux recettes sans avoir pris position sur les dépenses ?

A-t-on entendu parler des dépenses à venir ? De la façon de les aborder ? Les partenaires sociaux ont-ils été convoqués pour les définir, les contenir, les diminuer ? Pas que je sache.

Alors de quoi vont-ils parler lors de ce “chantier” de la fiscalité : des recettes, exclusivement des recettes. Or, peu importe la répartition du poids de l’impôt, il finit toujours par être, d’une façon ou d’une autre, supporté par tous.

Si un grand chantier devait être mis en œuvre sur la fiscalité, c’est par les dépenses qu’il faudrait commencer. Si l’on commence à l’envers, c’est qu’il ne s’agit ici que d’un écran de fumée.

Ceci établi, quel est le but de cet écran de fumée.

Le gouvernement est face à un désastre fiscal. Le pays est surendetté. Les entrepreneurs sont objectivement ruinés, en partie du fait de l’impôt, plus surement du fait de contrôles fiscaux délirants qui ne sont que des actes de pirateries, des vols même pas déguisés ruinant ou faisant fuir les entrepreneurs.

Dans un premier temps, c’est par la propagande que les élus ont tenté de camoufler ce pillage. Ainsi furent jetés en pâture, en tant que boucs émissaires, les “fraudeurs fiscaux”. En dehors de deux ou trois trafiquants de drogue invétérés, personne ne s’est reconnu dans cette description apocalyptique des “fraudeurs fiscaux”.

Bien plus, les contribuables se sont révoltés à la vue de cette caricature qui n’avait pour but que de justifier des prélèvements exorbitants, la plupart du temps indus, et surtout des contrôles fiscaux iniques, injustement confiscatoires.

Cette révolte est toujours bouillonnante, malgré le redoublement de la propagande. Il faut dire que l’épisode Cahuzac n’était pas piqué des hannetons. Une huile de cette importance jetée directement sur le feu fiscal ne pouvait qu’embraser la situation.

C’est ainsi que le gouvernement et Bercy, qui ne font qu’un, se trouvent en position plus que délicate. Le feu couve.

Amnistie avant explosion

Les chances d’arrêter l’explosion sont nulles. Pour cela il faudrait diminuer drastiquement les dépenses, mais, hélas, ceux qui en profitent sont majoritaires. Or, en démocratie, la majorité est reine, même si elle n’est pas fatalement la mère de la sagesse. Donc, impossible de diminuer les dépenses sans mettre la moitié du pays dans la rue. D’un autre côté, augmenter les recettes va jeter dans la rue l’autre moitié.

Alors, sauve qui peut avant la guerre civile.

En bidouillant l’organisation des recettes fiscales, les responsables du carnage fiscal actuel pensent faire table rase du passé, se refaire une virginité avant la grande explication. Ils croient qu’à recettes égales, il suffit de présenter différemment la facture pour que tout le monde soit content.

En réalité, ils cherchent l’amnistie. Pas l’amnistie judiciaire, ça ils l’ont depuis toujours, les magistrats n’ont jamais cessé de couvrir toutes leurs exactions. Ce qu’ils veulent c’est l’amnistie populaire.

Ils nous prennent pour des benêts.

C’en est même gênant. Ils pensent que, tout retournés par la réorganisation des recettes, nous oublierons ceux qui nous ont amené où nous sommes. Vous imaginez ça ?

Ils se prennent pour des prestidigitateurs. Ils nous font regarder ailleurs pendant qu’ils nous font les poches. Plus tard, ils prétendront que les problèmes viennent d’avant, avant la modification des prélèvements, qu’ils ne sont donc pas responsables.

C’est ça l’amnistie populaire qu’espèrent trouver nos tortionnaires. Mais ce n’est pas possible. Ils peuvent se le tortiller comme ils veulent, c’est trop tard. Ils ont tué les entrepreneurs, pillé les fortunes indispensables à l’économie, pour se vautrer dans l’irresponsabilité et la partouze consumériste. Ils n’arriveront pas à nous faire prendre leurs vessies pour des lanternes. Il faudra qu’ils rendent gorge, c’est la morale qui le veut.

Bien cordialement. H. Dumas

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Et si l’on mettait la politique à plat…

Mettre à plat, voilà le nouveau graal. Pas de prétention à l’originalité, c’est mal vu, fondons nous dans le commun, mettons à plat (sacré Jean Marc, quel boute-en-train).

Parallèlement à la dynamique de mise à plat fiscale, qui fait rêver, chacun perçoit que la politique, en général, coince sérieux. Une espèce d’impression de butée, de circumnavigation qui nous ramène toujours au point de départ sans qu’aucun progrès ne soit perceptible. Bref, il parait nécessaire de mettre les pieds dans le plat, pour pouvoir mettre à plat les règles politiques qui nous gouvernent.

En ce qui me concerne, c’est la langue de bois, expression consacrée pour évoquer le mensonge politique, qui me parait être la responsable de tous nos maux. Le mensonge est un tueur.

Objectivement, le bipartisme me parait une bonne solution pour la démocratie, accompagné de primaires triant les courants dans chaque parti.

Ce qui ne va pas, c’est la définition des partis : la droite et la gauche, ou la gauche et la droite selon votre sensibilité. La droite et la gauche c’est quoi ? La droite c’est Hitler, la gauche c’est Staline ? Je ne suis pas convaincu. Je ne me reconnais pas et je ne reconnais personne de mon entourage dans ces deux prototypes.

J’ai même carrément perdu de vue les pensées philosophiques auxquelles pourraient se rattacher ces deux qualifiants politiques.

J’ai l’impression qu’à l’intérieur de chacun de ces qualificatifs de droite et de gauche, se déclinent dans les partis politiques plus ou moins tous les grands courants de pensées et de sentiments, les meilleurs et les pires. La compassion me parait égale à droite et à gauche, ainsi que l’énergie, l’amour, l’honnêteté ou son inverse, le respect des autres, etc…

Je veux dire que le clivage n’est pas là. Or, la démocratie a pour mission essentielle de faire le tri des clivages pour dégager la règle qui deviendra commune.

Si nous voulons discuter utilement entre nous, il faut mettre en avant le clivage qui nous oppose, en parler, puis trouver des solutions susceptibles de dégager des majorités. C’est pourquoi, je propose, tout simplement, d’abolir le règne des faux-culs, de déclarer illégaux tous les partis fantoches existants et de créer deux nouveaux partis, seulement deux : le PFV et le PPA.

Le PVF serait le Parti des Forces Vives. On comprend qu’il s’agit de ceux qui veulent aller de l’avant, s’engager, faire des efforts, pour le fric ou pour le fun, peu importe. Ils veulent agir, décider, foncer. Certains trouvent ça sympathique, d’autres fatiguant sans pour autant que cela leur paraisse vraiment utile.

Le PPA serait le Parti des Pique-Assiettes. De ceux qui ne voient pas l’utilité de se défoncer la lune pour un objectif qui ne les convainc pas.

Je vous arrête tout de suite.

Il ne s’agit pas d’une caricature. Je ne pense pas que les premiers sont parfaits et les seconds parasites. J’ai pour ma part été, tour à tour, FV et PA.

Dans toutes les familles il est des FV, fiers de l’être, actifs et généreux. Ce serait leur porter un coup au moral d’éradiquer les PA familiaux. Que feraient-ils de leurs réussites, à qui feraient-ils état de leurs succès si l’on supprimait les PA ?

Non, je cois que FV et PA sont comme les doigts de la main, unis inexorablement. Par contre, il faut éviter qu’ils se gênent. Chacun devant avoir sa place, il faut que celle-ci soit définie et que cessent ces confusions qui, à partir des étiquettes bidons de droite et de gauche, mélangent allègrement les Forces Vives et les Pique-Assiettes.

Sans un tri sérieux, comment mettre en place une organisation favorable à l’épanouissement des FV et des PA ? Chacun comprend que le mélange n’est pas possible, ils ne vivent ni le même temps ni le même espace. S’ils sont indispensables l’un à l’autre, encore faut-il qu’ils puissent se respecter et se connaître.

Il faut éviter les quiproquos actuels où des PA se prennent pour des FV, où certains FV passent pour des PA, où ils sont mélangés dans tous les partis sans distinction.

En fait, deux ministères suffiraient, celui des FV et celui des PA.  Je suis sûr que vous percevez les grandes opportunités qu’apporterait cette simplification, cette clarification de notre vie politique, à un moment où le principal, et presque unique, problème à affronter est celui de la fabrication du gâteau et de son partage.

Il faut urgemment mettre la politique à plat. “L’ai-je bien mis à plat”? Comme disait, à peu prés, Cécile Sorel.

Bien cordialement. H. Dumas

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Jean Marc “Héraut”, une annonce importante, tambours et trompettes.

Il va foutre notre fiscalité à plat. Pour moi c’est déjà fait, moi-même et ma fiscalité sommes à plat. Je peux largement lui donner des conseils sur le sujet.

Mais, trêve de plaisanterie, je peux aussi expliquer à ce piètre gestionnaire pourquoi et comment son système merde complet.

Je vais prendre un exemple simple.

Un exemple, normalement, ça aide à comprendre. On va bien voir.

Prenons une ville moyenne ordinaire : Sète, modeste port méditerranéen.

Avant la guerre d’Algérie, enfin je veux dire avant la débâcle algérienne, Sète était, après Marseille, le port de transit du trafic entre la France et l’Algérie. Cette richesse faisant suite à la richesse précédente issue de l’alcoolisme de nos ancêtres et des champs de plantes à pinard du Languedoc et du Roussillon, la ville se portait plutôt bien.

L’Algérie s’en va, le trafic aussi. Sur ce, les alcooliques deviennent anonymes et moins nombreux, la viticulture s’effondre. Il reste la pêche. Alors les pêcheurs, seule richesse, se déchainent, labourent le golfe du Lion, éradiquent le poisson. Fin de l’épisode richesse.

Tout cela n’est pas très grave, le port appartient à l’Etat qui paie.

Le petit bouchon (Sarkozy), qui, sans bruit, s’efforçait de transférer le plus de charges possibles aux autres, cède aux régions les ports en faillite du type de celui de Sète.

La région hérite du port de Sète. Nous y voici.

La situation exigeait de recomposer la distribution du port. En diminuant la place du port de commerce, dont l’avenir aujourd’hui est improbable, car il est hors des voies maritimes. En déplaçant le port de pêche pour adapter ses infrastructures à la crise liée à la diminution de la ressource halieutique, qui sera sans doute longue. Enfin en donnant au port de plaisance un rôle moteur, lui permettant d’engager la ville dans l’industrie touristique, importante en cette région, sauf pour Sète dont l’économie portuaire industrieuse était jusqu’alors incompatible.

Que croyez vous que fit la région ?

Exactement l’inverse. Incroyable non ? La région a investi lourdement dans le port de commerce, laissé les pêcheurs au centre du dispositif touristique, parqué les plaisanciers en des lieux anciennement chasse gardée des romanichels.

Explication

La région est composée de politiques dont le métier est la démagogie. Elle est servie par des cadres supérieurs, très intelligents, très instruits, qui n’ont jamais vu de près ou de loin une entreprise, qui n’ont jamais rendu un bilan à des actionnaires. Tous les salariés du port, par le miracle du transfert à la région, sont devenus des fonctionnaires territoriaux.

Pas de problème d’argent pour tous ces braves gens, pas de problème de résultats, on vogue sur l’idéal, sur le rêve, un peu aussi sur le mensonge électoral. Si ça merde, un peu plus d’impôts, et voilà.

Résultat

La ville est plantée pour des années. De façon actuellement irréversible les plaisanciers sont parqués dans des lieux inappropriés, dans un inconfort notoire qui fait de Sète le plus grand port de plaisance poubelle du Languedoc-Roussillon. Les pêcheurs restent dans leur misère organisationnelle. Le port de commerce perdure dans son déclin. La boucle est bouclée, tout le monde s’en fout, personne ne s’en rend compte.

Conclusion : Il ne peut pas y avoir d’économie sans responsabilité et engagement d’argent personnels.

Message à Ayrault, avant mise à plat.

C’est ça que tu ne comprends pas, pépère Ayrault. Tu ne peux pas le comprendre. Tu n’as jamais eu à gagner de l’argent, à investir ton propre argent, l’économie telle que tu l’imagines ça n’existe pas, mets toi ça dans la tête, couillon (pour être poli).

Tu vois, à Sète, ce petit port, dont le chiffre d’affaires est celui d’un hypermarché moyen, pas grand-chose, s’il y avait un propriétaire qui investisse son argent, il serait obligé de faire les bons choix et pas ceux d’une bande de couillons dont le but ultime est de plaire au président de la région pour lui ponctionner le blé dont il dispose, qui n’est pas à lui mais à nous.

Tu comprends à quoi ça sert l’argent de ceux qui le gagnent et l’économisent, que tu appelles les riches, dans ton argot de fonctionnaire qui ne sait rien ?

Comment veux-tu sortir le pays de sa situation ? Tu fais l’inverse de ce que tu devrais faire. Tu prends l’argent à ceux qui seraient capables de faire tourner la boutique, pour le donner à ceux qui en sont incapables.

Toi comprendre ?

Allez, salut, bien cordialement quand même. H. Dumas

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Merde alors !!!

5,5 milliards d’Euros de recettes fiscales en moins. Alors là pardon, c’est quoi ce bordel. On a jamais autant payé, autant été contrôlés, pillés, humiliés, fait prisonniers, traités de fraudeurs et… il en manque. Je rêve.

Heureusement, dit le ministre, il y a 6.500 abrutis qui avaient un compte en Suisse et qui viennent de décider de revenir vite se faire plumer en France.

Et puis ne désespérons pas, il reste les contrôles fiscaux dont on sait qu’ils vont rapporter davantage, puisqu’il suffit d’annoncer une somme pour que les contrôleurs la prélèvent. C’est pas compliqué, ils notifient n’importe quoi les contrôleurs, ils s’en foutent.

Mais quand même, surprise, la vache n’a plus de lait !!! Et ce n’est qu’un début.

Pas de panique

Heureusement, la différence entre les revenus est en train de se resserrer. Toujours plus de pauvres d’accord, mais moins de riches. C’est bon, tous égaux dans la pauvreté, c’est pour bientôt. Bien joué les “droito-gaucho-socialo-collectivos” qui nous gouvernent depuis 40 ans. Nous approchons du PU (paradis unifié).

Plus de billets de 500€, ça c’est fait. Toutes nos transactions bancaires envoyées par nos banques à “traque fin”, c’est fait aussi. Plus de retrait bancaire sans motif, ni sans avoir confirmé son âge, celui de sa mère, de son père, de sa logeuse, c’est fait. Plus de retrait avant quinze jours après la demande, le temps que la banque informe le fisc, pour le cas où il voudrait saisir la somme avant retrait, c’est fait aussi.

Tout va bien. Vol stabilisé, vitesse de croisière normale, altitude légèrement en dessous de la crête du mur, on y sera sous peu…dans le mur.

Au fait les riches

Comme chacun sait, le socialiste de base a la haine de son riche, mais il adore les riches des autres. Notre pimpant Montebourg en a plein dans ses poches, qu’il sort à chaque catastrophe économique. Il sait que le riche est indispensable.

Bon, un riche c’est quoi ?

C’est quelqu’un qui a beaucoup d’argent. Soit qu’il est doué pour le gagner, soit qu’un de ses ancêtres était doué. Cet argent, il le dépense. Qu’il investisse ou qu’il flambe, cet argent retourne dans le circuit. C’est un peu comme la pluie : l’eau s’évapore, fait un nuage, d’où retombe l’eau. Un riche c’est un nuage.

C’est mieux les nuages que l’arrosage artificiel, les écolos comprennent ça. Pourquoi pensent-ils que la redistribution faite par l’Etat est meilleure que celle faite naturellement par les riches ?

Quelques intellectuels, surfant sur les impatiences de l’envie, ont fait croire que la richesse pouvait être prise par la force et redistribuée plus justement par l’Etat que par son cycle naturel. Ils ont imposé leur théorie à coups de fusils. Un carnage.

Le tort des riches

C’est de faire croire qu’ils sont heureux. La réalité c’est qu’ils sont riches par hasard. Que ce soit du fait de leurs qualités reçues à la naissance ou du fait de leur richesse reçue directement ce jour là. Ce sera pour eux soit un travail de forçat, soit un poids difficile à gérer.

Leur unique satisfaction vient du quiproquo entretenu par la jalousie des moins riches qui fantasment bêtement sur le sujet. On a beau leur dire de vivre cachés, une angoisse existentialiste les pousse à se montrer.

Patatras, les voyant la foule souhaite les piller sans prendre conscience qu’ainsi faisant elle se pille elle-même. Elle détruit par cela le régulateur qui crée la richesse dont, au final, elle récolterait inéluctablement les fruits.

Le tort des politiques

C’est de traquer les riches pour les abattre et non pour les décorer. Mais peut-on attendre quoique ce soit d’intelligent de ces gens qui n’ont pour objectif que les mains qu’ils serrent à longueur de journées dans l’espoir de conserver leurs privilèges un Dimanche de printemps.

Ainsi va la vie, il nous manque 5,5 milliards, mais nous continuons à éradiquer nos riches, et, demain, il manquera bien plus. Vérifiez les crans de votre ceinture, éventuellement allez chez votre cordonnier en faire faire des supplémentaires, il va falloir la serrer comme jamais.

En ce qui concerne les riches, nous pourrions nous cotiser pour en faire empailler un ou deux avant disparition totale, j’ai mon idée…

 

Bien cordialement. H. Dumas

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On n’arrête pas le progrès

Pas la peine de revenir sur l’incantation qui vise à convaincre les masses qu’elles peuvent continuer à vivre sans souci, les élus de tout poil se chargeant de prélever sur ceux qui en disposent les fonds nécessaires à cette douce vie.

Au programme en ce moment la lutte contre l’optimisation fiscale. Comme son nom ne l’indique pas, l’optimisation fiscale consiste à payer légalement le moins d’impôt possible.

Chacun comprend que la loi ne peut avoir qu’une seule utilité : faire payer le plus d’impôt possible. Une loi qui permet d’en payer moins est une mauvaise loi, qu’il convient, toutes affaires cessantes, de modifier illico presto.

Voilà donc les gouvernants, tous pays et toutes croyances confondus, aspirés par une valse sans fin qui consiste à faire payer à leurs entrepreneurs le plus d’impôt possibles, tout en essayant de rameuter et de séduire les entrepreneurs des autres en leur faisant payer le moins d’impôt possible, voire en les subventionnant.

En psychiatrie, ce type d’attitude s’appelle de la schizophrénie.

Il résulte de tout cela que l’entrepreneur est à la fois le centre de l’amour fou, du désir absolu, et de la haine la plus viscérale, allant jusqu’à la jouissance causée par l’idée de sa disparition.

Il n’en résulte pas moins que c’est lui qui fait marcher “tout l’bordel”.

Mais qui est donc cet entrepreneur ? Là est la question. Comment pourrait-on fabriquer des entrepreneurs efficaces, mais dociles, qui gagneraient des sous exclusivement dans le but de les donner à ceux qui ne savent pas les gagner mais qui savent si bien les dépenser ? Là est l’autre question.

Ces questions n’ayant pas, jusqu’à ce jour, trouvé de réponse, c’est de façon très empirique qu’il est procédé un peu partout, depuis toujours.

La méthode est la suivante : par une publicité mensongère, on persuade le prédisposé à l’entreprenariat que sa vie va être à la fois passionnante, créative, enrichissante, romantique, compétitive, éternelle, remplie, de telle sorte qu’il utilise sans réfléchir ses facultés particulières à créer de la richesse.

Dès qu’il aura, à force de travail et d’abnégation, en affrontant des situations d’une violence qu’il n’avait pas mesurée, atteint le dixième de ses espoirs, on va tout lui prendre et l’éliminer. Ou, plus subrepticement, on va le ficeler afin qu’effectivement il ne lui reste qu’une infime partie des richesses qu’il crée.

Le plus incroyable est que cela marche.

Il y a bien, ici ou là, quelques gaulois irréductibles qui vitupèrent au moment de se voir confisquer la récompense, mais la masse les digère relativement facilement, leur agonie est brève, leur sursaut parfois violent mais toujours limité.

Les pillards qui sont accrochés aux basques des entrepreneurs sont d’une efficacité redoutable, regardez ceci.

Bercy, haut lieu de la piraterie fiscale, fait semblant de faire confiance aux entrepreneurs et les charge de déclarer leurs bénéfices. En réalité, cela permet à ces escrocs de venir de temps en temps dire à l’entrepreneur, à l’aide d’arguties toujours indignes d’une intelligence même médiocre, qu’il a triché dans la déclaration des dits bénéfices. On comprend que si Bercy calculait ces bénéfices ou participait à ce calcul, ce qui serait logique et plus simple pour tout le monde, ces escrocs ne pourraient pas venir prétendre ensuite que les calculs sont faux et prélever un sur-impôt.

Mais ils viennent, dans cette logique du coup de couteau dans le dos, de faire plus fort encore, très fort.

A l’occasion de la modification de la taxe professionnelle, transformée en cotisation foncière de l’entreprise, l’entrepreneur doit régler la taxe par internet, à l’exclusion de tout autre moyen de paiement.

Pour cela, il faut aller sur le site du gouvernement, là vous remplissez un imprimé qui autorise Bercy à demander à votre banquier le règlement par virement de la somme due. Bercy tente de crédibiliser cet imprimé en vous retournant un numéro officiel d’acceptation, qui ne présente aucun intérêt. C’est le détournement d’attention du tour de magie.

Attention, suivez bien la suite, je ferai réciter.

Muni de ce document, Bercy n’obtiendra le paiement de la part de votre banquier que si vous avez donné l’ordre à ce dernier de réaliser ce paiement.

C’est là que je peux affirmer, sans crainte, que ces gens sont des escrocs.

En effet, ils vous adressent alors un document pré-rempli d’ordre de paiement, en vous incitant à le poster le jour même à votre banquier.

Dans ce document, il est écrit ceci : “J’autorise l’établissement teneur de mon compte à exécuter sur ce dernier, si sa situation le permet, tous les ordres de débit donnés par le Trésor public. En cas de litige sur un débit, je réglerai le différend directement avec le Trésor public.”

Vous saisissez l’escroquerie.

Profitant de l’autorisation que vous donnez à votre banquier de payer, par virement, la somme modique de cette taxe, ils se font délivrer une autorisation globale de présenter à votre banquier toute somme à payer qu’ils jugeraient utile.

Tout entrepreneur qui utiliserait une telle méthode serait immédiatement confondu et condamné pour, au moins, tentative d’escroquerie. Pas eux….

Je vous laisse imaginer les suites de la prochaine notification liée à votre contrôle fiscal, après que vous ayez bêtement; vous ou votre comptable, signé cette autorisation.

Ils sont pires que tout ce que l’on peut dire ou penser d’eux, n’est-ce pas ?

 

Bien cordialement. H. Dumas

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L’impôt progressif sur le revenu : un serial killer

Il y a 66 millions de français pour 36 millions de foyers fiscaux, soit un ratio de 54%. Sur ces 36 millions de foyers fiscaux 20 millions paient l’impôt sur le revenu, soit un ratio de 55%. Il y a 8 millions de pauvres, soit 4,3 millions de foyers fiscaux pauvres.

Si sur les 16 millions de foyers fiscaux qui ne paient pas l’impôt sur le revenu nous retirons les 4,3 millions de foyers fiscaux pauvres, il reste 11,7 millions de foyers fiscaux, qui ne sont pas pauvres, qui ne paient pas l’impôt sur le revenu.

L’impôt progressif sur le revenu tire sa légitimité de sa prétention à la redistribution, il prendrait aux riches pour donner aux pauvres.

Qui sont ces 11,7 millions de foyers fiscaux non imposés sans être pauvres (environ 21 millions de français) qui ne participent pas à l’aide aux plus défavorisés ? Qui ne donnent rien aux pauvres, qui sont dispensés de redistribution.

Il est probable que certains d’entre eux aimeraient gagner plus, mais une grande partie se trouve très bien ainsi. Ils bénéficient de toutes les aides accordées aux non imposables, ils bricolent probablement un peu de-ci de-là, mais ils refusent de gagner officiellement plus. La plupart du temps, le gain qu’ils obtiendraient serait annihilé par l’impôt qu’il génèrerait.

Ils sont quand même 21 millions, soit un tiers des français.

Voilà ce qu’en dit Robert Nozick, assimilant à des travaux forcés la contribution forcée à la redistribution:

” Pourquoi l’homme qui préfère voir un film (et qui doit gagner l’argent pour se payer le billet d’entrée) devrait-il être ouvert à l’appel requis pour aider les nécessiteux, alors que la personne qui préfère regarder le coucher du soleil (et donc n’a aucun besoin de gagner de l’argent supplémentaire) ne l’est pas ? En vérité, n’est-il pas surprenant que les gens qui font la redistribution choisissent de laisser de côté l’homme dont les loisirs peuvent être atteints avec tant de facilité, sans faire d’heures supplémentaires, alors qu’ils ajoutent encore un poids supplémentaire au malheureux qui doit travailler pour ses plaisirs? Si l’on devait s’attendre à quelque chose, on se serait plutôt attendu à l’inverse.”

Ce questionnement s’applique évidemment au différentiel entre celui qui investit pour entreprendre, qui doit gagner de l’argent à cet effet, et celui qui ne souhaite pas entreprendre et n’a de ce fait nul besoin d’argent pour investir. L’un est taxé, l’autre non.

On touche du doigt la stupidité, l’injustice et le frein violent pour l’économie de l’impôt progressif sur le revenu.

Mais il y a pire. Lorsqu’un tiers d’une collectivité (ici, 21 millions de français) bénéficie d’un avantage indu, d’un privilège lui permettant d’échapper à ce que cette collectivité considère comme une obligation morale : la redistribution, cela ne peut qu’engendrer un sentiment de culpabilité pour le tiers ainsi avantagé.

Nous voilà donc, grâce à la progressivité de l’impôt sur le revenu, avec 21 millions de français culpabilisés, consciemment ou inconsciemment.

Cela va entrainer deux conséquences majeures :

– Ceux-ci vont tenter de s’assimiler aux pauvres pour justifier leur exclusion de la redistribution, générant ainsi une ambiance de paupérisation artificielle, indécente à l’échelle mondiale.

– Puis, ils vont dévaloriser, critiquer, vilipender ceux qui sont taxés au titre la redistribution, allant jusqu’à les accuser de malhonnêteté généralisée par le seul fait qu’ils gagnent de l’argent. Ainsi justifient-ils le fait qu’eux, les non imposables, ne touchant pas à cet argent moralement sale, ne participent pas à la redistribution. Pour faire simple, l’idée répandue par ces 21 millions de français est que l’argent redistribué à été préalablement gagné malhonnêtement, que le prélever puis le répartir n’est donc pas une charge injuste (du type travaux forcés) mis arbitrairement sur le dos des plus actifs, mais un acte de justice et de récupération d’argent dépravé au service du bien commun.

On comprend aisément les ravages qu’une telle pensée  sur l’économie, dont le moteur essentiel est le respect dû aux gains et à la propriété de ces gains.

La catastrophe qui attend notre pays a donc pour origine principale l’impôt progressif sur le revenu, un dogme socialiste s’il en est. La solidarité nationale n’a pas à être remise en question, par contre son financement doit être repensé.

L’impôt direct sur le revenu, non progressif, faible (10 à 15%) mais applicable à tous, devrait s’imposer. Ce n’est qu’ainsi que la solidarité pourra s’exprimer, que les dépenses seront contenues parce que payées par tous, que les sommes nécessaires aux investissements travail ou plaisir qui font tourner l’économie pourront revivre.

Nous en sommes probablement loin.

Rappel:

Jeudi 14 Novembre à 18H, n’hésitez pas à venir témoigner devant Bercy. Je rappelle qu’il ne s’agit pas d’une manifestation, mais d’une simple présence, l’expression d’une conscience, sous le signe de la marguerite blanche.

J’en profite vous faire part du fait que Mélanchon ne manque pas d’air, un opportunisme de ce niveau là, malheur à celui qui se laisse prendre.

Son appel à manifester vers Bercy est indécent, pour deux raisons :

– La violence à Bercy doit être laissée aux seuls décideurs et exécutants de Bercy, il n’y a pas lieu à en rajouter. Seule la non-violence a un sens en ce lieu.

– Mélanchon vient réclamer plus d’impôts, plus de contrôles, plus de victimes. Sait-il seulement ce qu’est être une victime du fisc ? Il vient demander au bourreau plus de tortures, c’est à vomir.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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L’ELUTAXE

Ils ne sont pas raisonnables. Franchement, “l’écotaxe” est parfaitement normale, justifiée. Qui peut en douter ? Car enfin, qui peut s’insurger contre une taxe qui touche les pollueurs, les destructeurs de routes, les camions.

Bon d’accord, au départ c’est surtout pour eux qu’ont été faites les routes, pour transporter d’un point à un autre les marchandises, pas pour que les “bidochons” puissent aller à la mer ou à la montagne à la queue leu-leu.

Mais les temps ont bien changé : “marchandises et transporteurs nous emmerdent, nous les “bidochons” sommes les plus nombreux, c’est nous qui votons, qui avons le pouvoir, alors taisez-vous et casquez” en gros c’est le discours écologiste.

Entrepreneurs et camionneurs se révoltent, ils crament les bornes écotaxes, ce sont des terroristes. Ils abusent de la crédulité des indépendantistes bretons, des “mélenchonistes-léninistes”, des suceurs de subventions “capitalos et salarios-socialistes”, ce n’est pas bien.

Valls les a en ligne de mire, il a bien compris qu’il est face à des “poujadistes” probablement“fraudeurs fiscaux”. Il a donné l’ordre aux préfets d’être fermes, donc de les arrêter, de les incarcérer : “sabre au clair, chargez”.

De tout ce fatras, de cette diarrhée journalistique, il restera que, les quelques agitateurs sincères, étouffés par les taxes, écrasés par un labeur sans retour, par des prises de risques inutiles, ont été abusés. La notoriété qu’ils ont cru pouvoir maitriser, utiliser, pour faire entendre leur désespoir, s’est déjà retournée contre eux. Ils sont fautifs de ne pas accepter de crever sans bruit. Ils ont été récupérés par ceux qui font métier de vivre à l’ombre de la subvention, eux qui croyaient se battre pour diminuer le poids de la taxe qui les tue.

Je leur propose de changer leur fusil d’épaule, de manifester à leur tour pour la mise en place d’une nouvelle taxe. Toujours à partir de cette règle magique : pollueur – payeur (on notera au passage que celui qui ne fait rien ne pollue pas, il ne doit donc rien…).

Je m’explique : chacun s’accorde à penser que nos élus sont dépensiers, très dépensiers, une véritable pollution pour notre économie. Pour enrayer cette pollution, il serait souhaitable de créer une taxe liée à leurs dépenses.

Nous pourrions mettre en place des portails “élutaxe” à l’entrée de tous les grands restaurants à Paris et en province. Ces portails auraient en mémoire le trombinoscope de nos 601.132 élus, chaque mois la taxe prélevée serait débitée de leurs indemnités diverses et variées.

Ces portails devraient aussi être mis à l’entrée de tout ce dont ils profitent gratuitement, train, avion, théâtre etc… Aussi de leurs voyages d’études, de leurs luxueuses publications “auto-déifiantes”, etc…

En plus des élus, ces portails auraient aussi en mémoire tous ceux qui fricotent avec eux sur notre dos avec l’argent public.

L’ordre et la justice par la taxe, le crédo de nos élus. Qui pourrait s’insurger contre la taxation des déplacements inutiles de nos élus, contre ces portails “élutaxe” ? Mélenchon bien sûr, pour une fois il aurait tous ses copains qui défileraient avec lui.

Comme quoi, tout n’est qu’une question d’angle de vue.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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