L’idée de taxer, solution unique aux problèmes de trésorerie des bidules étatiques (dont tout le monde se fout), n’est pas une idée curieuse ou inhabituelle. Ainsi, à voirles questions lancées à l’Assemblée nationale, la taxe semble l’alpha et l’oméga des idées qui passent par la tête de nos députés, et dont la source inépuisable semble être l’un de ces nombreux lobbies qui ont toute l’oreille de nos élus.
Au lobby du livre, dont on a vu dans un précédent billet qu’il a gentiment propulsé une taxe sur les toners dans la tête de Fleur Pellerin, correspond maintenant celui des agents immobiliers qui s’est empressé d’aller rappeler au député Bulteau qu’elle devrait envisager rapidement de taxer les sites d’annonces immobilières de particulier à particulier avec exactement la même décontraction (relax, c’est la France) que le ministre, et un raisonnement consternant à l’appui de l’un des trop nombreux siphons de l’État.
En effet, pour la brave Sylviane, jamais en retard d’une mathématique boiteuse pour racler les fonds de poches des autres, les ventes immobilières de particuliers à particuliers ne passent pas par des agences et ne permettent donc pas la récupération de la TVA sur les honoraires que ces agences auraient générés en s’occupant de ces transactions. C’est un scandale. S’insère alors l’idée de « manque à gagner pour l’État » que permet ces nouvelles technologies en abolissant les intermédiaires.
Le fait que la transaction soit plus rapide, que le marché en soit rendu plus fluide, et que l’État se sucre tout de même au passage avec les frais notariés n’effleure même pas Bulteau. Et que le marché immobilier français soit, au regard des autres pays européens, le marché le plus lourdement taxé, que cette fiscalité débordante soit directement responsable des prix stratosphériques de l’immobilier en France, tout ça, c’est parfaitement périphérique aux préoccupations du député Bulteau : le pouvoir d’achat des personnes impliquées dans ces transactions, elle n’en a absolument rien à carrer puisqu’avant tout, des taxes qui ne rentrent pas mettent en péril, à terme, ses propres indemnités de parlementaire.
En tout cas, si on peut reprocher ses raisonnements ridicules à Bulteau, on ne peut pas remettre en cause sa volonté acharnée d’en finir une fois pour toute avec le marché immobilier en France, comme, du reste, l’ensemble du gouvernement qui, lui aussi, s’échine à le bloquer définitivement.
Prenez par exemple l’ »APL accession » (c’est une aide publique personnalisée pour le logement) : l’élite du pays, découvrant avec stupeur — après tout le monde — que cette aide aurait une furieuse tendance à favoriser des loyers élevés, se serait décidée à plus ou moins programmer sa disparition dans le prochain projet de loi budgétaire pour 2015.
Si, en tant que libéral, on peut se réjouir de la disparition d’une distribution d’argent public, on ne peut s’empêcher de noter qu’elle s’éteint au profit du financement des prêts à taux zéro, qui ne sont qu’une autre forme de subvention déguisée, et qui garantit en tout cas que la ponction correspondante à cette subvention ou cette distribution ne s’éteindra pas, elle. Et, quoi qu’il en soit, cette nouvelle modification substantielle des règles du marché immobilier va encore une fois impacter ses acteurs.
Ces nouveaux bricolages fiscaux interviennent alors que les deux années passées ont été pourtant riches en bidouillages effrénés, sans même parler de l’épique parcours de la loi Duflot, dépecée lentement au fur et à mesure qu’on découvrait l’inanité des propositions de la pauvre ministre. Bref, on va encore tripoter les codes entourant l’immobilier en France alors qu’une bonne dose de stabilité et de calme dans ce secteur semble urgent à l’observateur un peu lucide.
Et puis tant qu’on y est, prenez aussi les dernières idées lumineuses du Comité de Bâle, institution internationale certes non contraignante mais dont les pruritsrecommandations sont généralement suivies dans les directives européennes qui, elles, le sont. Ce comité propose tranquillement d’en finir une bonne fois avec les prêts à taux fixe dont sont friands ces coquins de Français, pas trop confiants dans l’avenir et qui ont une tendance à considérer qu’un taux variable comporte, intrinsèquement, un risque qu’ils ont du mal à arbitrer. Peu importe ici que ces derniers aient raison ou tort, l’idée de base (la disparition du taux fixe) représente une nouvelle perte de liberté pour ces derniers qui n’auront plus la possibilité de choisir entre différents types de prêts bancaires.
Et accessoirement, cette nouvelle modification majeure de la finance immobilière va inévitablement entraîner un ajustement des acteurs du secteur, un de plus, au moment où, précisément, l’accession à la propriété en France n’est pas spécialement au beau fixe. Question timing, c’est vraiment judicieux : à force d’efforts idiots du gouvernement, des députés et des institutions bancaires, le marché immobilier français est maintenant bloqué. Lentement mais sûrement, les prix baissent.
Et s’il est tout à fait souhaitable que ceux-ci dégonflent, les raisons pour lesquelles ils le font ne laissent pas présager d’un avenir serein : fiscalité punitive, contraintes écologiques délirantes, paperasserie administrative toujours plus abondante, le tout ajouté à une conjoncture morose et une déflation nette de ces actifs risque bel et bien d’entraîner une glissade qui n’aura plus rien de contrôlé.
Mais voilà : le marché immobilier, en France, n’est pas bombardé de taxes et de contraintes fiscales par hasard. C’est, en réalité, l’une des plus grosses mamelles à laquelle tète goulûment l’État redistributeur, et, par conséquent, le robinet grand ouvert à émoluments juteux pour nos élus, tant au niveau local qu’au niveau national. Les volumes financiers que ce marché représente sont si énormes qu’ils ne peuvent que motiver ardemment les ponctionnaires de toutes sortes. Partant de cette constatation, il n’y a donc absolument aucune chance que la réalité, celle d’un marché suffocant sous une fiscalité délirante, atteigne un jour tous ces élus. Dans cette République où le respect de la propriété privée est (paradoxalement) inscrite dans les droits fondamentaux, tout sera donc entrepris pour la grignoter encore un peu plus sous les impôts divers. Sylviane Bulteau n’est, finalement, que la partie visible d’un iceberg de folles habitudes taxatoires.
Et plus cette propriété sera grignotée, plus les taxes pleuvront, moins elles rapporteront. Les élus, paniqués, continueront donc leur combat, voué à l’échec, et pleurnicheront bien sûr que rien ne se passe comme prévu. Rassurez-vous, le coupable ultra-néo-libéral est déjà trouvé.
Le Socialisme, vraiment, c’est Magique.![]()
Archives de catégorie : Société
J’AI HONTE D’ÊTRE FRANÇAIS!
Nous sommes devenus sourds et aveugles.
Les français sont devenus des moutons croisés d’autruches.
Ce croisement, pour les gouvernements successifs permet toutes les audaces.
On peut leur faire avaler sans crainte toutes les mesures arbitraires, ils bêleront et se cacheront la tête dans le sable. Chaque mouton espérera que la tonte, par l’opération du Saint Esprit, l’évitera et que seul son voisin sera touché.
Parce que lui, il le mérite !
Innocent mouton, qui ne veut pas comprendre que son berger finira, car c’est son intérêt, à lui, par lui passer la tondeuse.
S’il se rebelle, c’est rare, je le sais (a-t-on vu des moutons se rebeller ?) son gentil berger l’enverra, sans état d’âme, à l’abattoir.
L’abattoir fiscal, en France, se nomme le tribunal administratif.
Le Président et le Rapporteur Public, sont, vous le savez bien, des énarques.
Des énarques au service d’énarques. La boucle est bouclée.
Vous aurez donc droit à une justice de caste.
La semaine dernière le tribunal correctionnel, qui n’a même pas l’excuse de faire partie de l’énarchie, condamnait Mamie Loto, 76 ans, à 6 mois de prison avec sursis et à environ 135 000€ de redressement fiscal.
La presse, avide de voir la mamie pleurer, s’était dépassée en masse.
Juste pour la voir pleurer !
Aucun des journalistes présents n’a trouvé ce jugement complétement aberrant.
Voilà une brave femme qui organise des petits lotos de campagne pendant plusieurs années, sans que personne ne lui dise rien. Et pourtant, tout se sait dans les bleds.
Un petit malin du fisc, en mal de prime, sent la bonne affaire. Et facile en plus.
Une vieille de 76 ans, c’est du nanan.
Un petit redressement vite fait bien fait, de derrière les fagots, ça peut pas faire de mal à la carrière, surtout quand on n’a pas atteint ses quotas.
Ne touchant que 600€ et des brouettes de retraite, bien sûr que ça lui met du beurre dans les épinards à la petite dame ses mini lotos. Elle n’est pas la française des jeux…
Et alors ?
Vous pouvez vivre, vous, avec 600€ de retraite ?
Vous auriez préféré qu’elle aille braquer la poste du coin ?
Etant primo délinquant, la justice, pour un braquage, lui aurait trouvé des circonstances atténuantes et elle aurait pris maxi 3 mois avec sursis.
Elle ne le sait pas, mais en organisant ses petits lotos de famille campagnards, elle met l’Etat Français en danger. Elle tape dans le monopole d’Etat du jeu ( exception encore bien française) et garde le bénef pour elle. Qu’elle en distribue une partie, Bercy n’en n’a rien à battre.
Où va-t-on, si on laisse les petits faire un peu de sous sans reverser la gabelle au fisc.
Il faut la passer à la moulinette fiscale et en faire du hachis. Pour l’exemple !
Peu importe, si elle se suicide après.
Vous connaissez le dicton : on ne fait pas d’omelette etc..
On doit appliquer la loi, avec fermeté. L’avenir de la France en dépend !
Toujours la semaine dernière, Manitas de Plata est mort.
C’était un des plus grands guitaristes de son siècle.
Et, il était, pour son malheur, français.
Toujours en lisant les journaux, j’apprends qu’il avait 93 ans et qu’il avait vendu 93 millions de disques.
Rigolo comme coïncidence, non ?
Toujours, en lisant les journaux, en fin d’article, il est écrit qu’il est mort dans le dénuement le plus complet. En une ligne, en fin d’article.
93 millions de disques et mourir pauvre, cela m’interpelle.
Je creuse l’affaire et j’apprends qu’il avait eu un contrôle fiscal, il y a des lustres et qu’il « continuait à payer » son redressement.
A 93 ans !
Et ils l’on laisser vivre et mourir en quasi SDF.
Même, s’il avait confondu recettes et bénéfices (c’était un gitan), on ne peut pas contraindre un nonagénaire (jusque dans la tombe) à payer le fisc, sans que celui-ci prenne en considération l’état de pauvreté dans lequel il l’envoie.
Et c’était un des plus grands guitaristes de notre temps !
Dans ces moments-là, j’ai honte d’être français.
Emmanuel Bolling
PS : Le journaliste, des fameuses photos à scooter de Hollande ; vient de prendre un contrôle fiscal.
Coïncidence ?
Une agonie bientôt finie
La France, maillon faible de l’Europe, va faire les frais de la guerre mondiale des monnaies.
Nous savons tous que la monnaie n’est rien d’autre qu’une convention tacite.
Aujourd’hui, la référence monétaire mondiale est le dollar, avec les avantages que cette situation apporte aux américains. Il est aisé de comprendre qu’ils cherchent par tous les moyens à pérenniser ces avantages. Pour cela ils utilisent, sans trop de délicatesse, les pouvoirs classiques de domination : la force et la créance.
L’Europe, plus puissante et plus riche collectivement que les États-Unis d’Amérique, a mis en œuvre l’Euro qui avait vocation à concurrencer la domination du dollar en tant que monnaie de référence mondiale.
Malheureusement, les pays européens n’ont pas l’homogénéité des USA, loin s’en faut. On peut même dire qu’ils sont un ramassis de nations qui se détestent depuis des millénaires et dont la joie suprême est de se foutre régulièrement sur la gueule. Rien ne laisse supposer qu’un changement pourrait intervenir à se sujet.
La faiblesse de la France
Au début des années 1980, le Président Mitterrand a mis en œuvre la décentralisation, dont le but était de donner le pouvoir décisionnel aux élus en lieu et place de l’administration.
L’intention était louable. Malheureusement, Mitterrand était un politique philosophe, hermétique à l’économie. Alors que le corps administratif qui gérait précédemment la France était étroitement encadré par des textes visant à garantir la maîtrise des dépenses publiques, rien de tel ne fut prévu par Mitterrand pour limiter celles des élus devenus décideurs en ce domaine.
Très rapidement, ces derniers découvrirent la joie et la facilité d’acheter les électeurs â l’aide de l’argent public dont ils disposaient sans contrainte.
C’est ainsi que l’ensemble du pays bascula dans la corruption politique, l’achat des voix avec l’argent public devint un sport national, la corruption politique atteignit rapidement la totalité du personnel politique, toutes tendances et tous niveaux confondus. Ainsi est aujourd’hui la France.
Cette situation ne pouvait pas échapper à l’analyse de nos amis américains.
Une stratégie enfantine.
Face à une France devenue structurellement dépensière, les américains n’ont eu qu’à favoriser l’accès au crédit illimité et pratiquement gratuit.
Nos élus, trop heureux de l’aubaine, ont adhéré sans retenue à ces facilités, ils ont avalé l’appât jusqu’au fond de l’estomac.
Il ne reste plus aux américains qu’à tirer sur la ligne pour remonter la pêche miraculeuse. C’est probablement en 2015 qu’ils vont remonter les taux d’intérêts et exiger les créances. Peu probable que les fourmis allemandes paient à notre place.
L’Euro ne survivra pas à notre défaut, bien joué de la part des américains. Il n’y a rien à leur reprocher, nous sommes intégralement responsables de ce qui arrive.
Une parade facile
Il suffirait de supprimer l’impôt progressif sur le revenu castrateur et son imbécile complice l’impôt sur la fortune, de les remplacer par une taxe fixe, proportionnelle aux revenus, payable par tous dès le premier sou.
Puis, de privatiser tout ce qui n’a pas lieu de dépendre de l’Etat, tels que assurances maladie et retraite, enseignement, SNCF, etc… De supprimer le statut des fonctionnaires et d’instituer un contrat de travail universel.
De diminuer de moitié le nombre d’élus, qui devraient ne pouvoir se présenter au suffrage universel qu’avec des propositions dont le coût, qui engagerait leur responsabilité, serait chiffré.
D’augmenter, momentanément, de quelques points la TVA.
Peu de chose en quelque sorte. Très rapidement, notre beau pays sortirait de l’ornière et reprendrait sa place en tète de la compétition.
Hélas, nul parti, nul homme politique n’envisage de si simples propositions. Tous continuent à nous mentir gaillardement au risque de nous dresser les uns contre les autres jusqu’au point où ils déchaîneront la violence, que nous mettrons ensuite des années à éliminer.
Pourquoi tant de sottise ? Pourquoi tant de lâcheté, tant de mensonges ?
C’est un mystère qui me dépasse. J’ai beau en prendre acte jour après jour, je n’arrive pas à me résoudre à l’inertie, je me dresse bêtement face à ces moulins à vent de la bêtise politique au lieu de prendre logiquement la fuite.
Bien cordialement. H. Dumas
2 666 vuesPatients et médecins même combat
Beaucoup de médecins sont vent debout contre la Loi Santé 2014. Plusieurs syndicats appellent à la fermeture des cabinets en fin d’année. Quitte à demander l’abrogation de la loi santé autant en profiter pour réclamer de véritables réformes structurelles. Ces réformes de fond consisteraient à rendre la liberté aux patients et aux médecins avec le retour au colloque singulier sans intervention d’un tiers.
Connaître les faits :
Nous assistons à la fin de la médecine libérale en France. Cette mort était inéluctable, programmée par les politiciens à partir du moment où ils ont créé la Sécu en 1945. Ils ont soustrait le domaine de la santé et de la retraite à la responsabilité individuelle pour les livrer à l’irresponsabilité collective. La signature d’une convention par les médecins avec cet organisme monopole d’État, totalitaire par essence, (il se mêle de tout), les a livrés pieds et poings liés au bon vouloir des hommes politiques. Depuis plus de trois générations les politiciens ont, sous des prétextes divers, serré régulièrement et tout doucement les liens pour parvenir à la fin de la médecine libérale dans notre pays. Dans ce système le seul devoir des médecins est d’obéir à des directives imposées : contraintes multiples, tracasseries administratives, honoraires bloqués, humiliations, passage devant des juridictions exorbitantes au droit commun. Les patients ne sont pas mieux lotis. Ils cotisent de plus en plus sont remboursés de moins en moins et ont eux aussi à subir les tracasseries de la Sécu.
Changer de paradigme.
Il faut rompre avec ce système pour régler ce problème définitivement et ne plus vivre à intervalle régulier le psychodrame des négociations conventionnelles qui voient les libertés individuelles rognées un peu plus, chaque fois pour un bien piètre résultat.(plus de contraintes, plus de déficit, plus de dette, plus de cotisations, moins de remboursements, moins bonne conditions de travail).
Les médecins ne doivent plus se demander ce qu’ils sont prêts à sacrifier à la Sécu (prendre sur les médicaments, l’hôpital, pour rémunérer la médecine de ville et vice versa. Soit déshabiller Pierre pour habiller Paul) en échange de quelques miettes. Ils doivent se demander quels services ils pourraient apporter aux Français si leurs conditions de travail étaient meilleures et si le colloque singulier était respecté.
Il serait utile que les médecins sortent des cadres habituels des revendications médicales : honoraires, conditions de travail, rejet du tiers-payant généralisé etc. Ces revendications conjoncturelles sont certes justifiées mais condamnent les professionnels de santé à mendier régulièrement leurs conditions de vie et de travail aux politiciens. Les politiciens enferment les médecins dans ces revendications et les piègent. Ils jouent l’opinion.
Mobiliser les Français
Gagner le soutien des Français est un enjeu. La situation des Français est mauvaise, voire très mauvaise. Ils paient de plus en plus pour leur Sécu et sont de moins en moins remboursés, leurs retraites sont incertaines et minables, plus de 5 millions sont au chômage, leur pouvoir d’achat s’effondre. Ils n’entendront pas les revendications de « nantis payés par la Sécu » qui « n’ont plus la vocation », qui « ne veulent plus assurer les gardes », qui pratiquent « une médecine tiroir-caisse » etc. Il faut intégrer ce contexte. La situation économique de notre pays est à prendre en compte. « Le niveau de rémunération des médecins dépend pour partie du niveau général de développement économique d’un pays. » Panorama de la santé OCDE 2013. Le revenu du médecin peut donc être un marqueur du développement économique d’un pays. Une amélioration pérenne des revenus médicaux ne peut être dissociée de réformes structurelles du pays. Les professionnels de santé doivent donc mettre en avant des propositions qui intéressent tous les Français.
Il est nécessaire de leur apporter plus qu’une médecine de qualité, l’absence de files d’attente, une permanence des soins etc. Ҫa ne fait pas bouillir la marmite et à tort ou à raison l’immense majorité des Français croit avoir déjà tout cela. Après tout on leur a lavé le cerveau avec « le meilleur système de santé du monde que tout le monde nous envie et qu’il faut à tout prix préserver ».
Disposer de la totalité des revenus :
Les Français doivent y gagner. Si les médecins gagnent plus de sous il faut que pour les Français la conséquence soit la même : plus de sous. Gagnant-gagnant Des sous pour tous. L’État confisque aux gens 57% de la richesse qu’ils produisent pour le résultat lamentable évoqué plus haut. C’est une immense marge de manœuvre. Il faut donc rendre leur argent aux Français c’est-à-dire l’intégralité de la rémunération. Soit le salaire complet pour les salariés et le chiffre d’affaire déduction faite des frais nécessaires à l’exercice de leur profession pour les autres. Les conséquences sont énormes dans le domaine de la santé et ailleurs. En effet quand on déroule logiquement le fil de la libre disposition des revenus on obtient : un seul et unique impôt proportionnel sans niches ni privilèges pour que l’État ne reprenne pas d’une main ce qu’il donne de l’autre, l’ autonomie des établissements scolaires et universitaires, le libre choix des parents, le libre choix pour sa retraite par capitalisation, la liberté de construction sous réserve de ne pas nuire aux voisins et de payer tous les frais, la relation contractuelle libre entre propriétaires et locataires, la liberté économique avec la non intervention de l’État dans la vie des entreprise et la relation contractuelle libre employeur employé.
Pouvoir choisir :
Le pouvoir d’achat c’est aussi pouvoir choisir le service que l’on achète. C’est pouvoir disposer d’un compte épargne santé. C’est choisir librement son prestataire santé. Un seul assureur (et non pas deux comme aujourd’hui, Sécu et mutuelles) dont on peut changer si les conditions ne sont pas satisfaisantes et obtenir de meilleures prises en charge des frais de santé. Le corollaire est l’obligation d’assurance et l’interdiction de refuser quelqu’un pour raisons de santé. Bien entendu il existe une couverture sociale par la collectivité pour ceux qui n’ont pas les moyens de s’assurer.
Revenir au colloque singulier
Par définition la juste rémunération résulte d’un échange libre de services (rendu reçu) qui peut être formalisé par un contrat. Seuls le médecin et le patient peuvent la déterminer. Si ce n’est pas le cas c’est un tiers qui décide. Aujourd’hui c’est le politicien. Le service au patient peut comprendre la mise en œuvre de moyens matériels et humains performants dès le cabinet du médecin généraliste comme c’est le cas dans la plupart des pays développés. Il peut comprendre le paiement au temps passé, des forfaits, des abonnements, des dispenses d’avance de frais etc. le tout librement discuté et accepté. Cela s’adapte aussi parfaitement aux « déserts médicaux ».
Les professionnels de santé et les patients sont sur le même bateau. Ils ont les mêmes intérêts. Ils devraient unir leurs forces pour revendiquer une seule chose : que chacun puisse disposer librement de la totalité des richesses qu’il crée par son travail. Tout le reste en découle.
Patrick de Casanove
Auteur de Sécu comment faire mieux, éditions Tatamis
On les comprend
Une dépêche de Reuters nous informe que, 25 ans plus tard, les dégâts de la Stasi empoisonnent encore la vie de ses victimes en Allemagne de l’Est.
De gros dégueulasses de la Stasi jouissent de confortables situations en tant que fonctionnaires reclassés. La plus grande partie des gens ne se rappelle plus très bien comment fonctionnait leur pays sous le régime de la Stasi, certains même idéalisent l’ancien régime et voudraient le réinstaller.
Les victimes, qui portent dans leur cœur et dans leur tête les stigmates de l’oppression, de la terreur et des injustices aveugles de la Stasi, ne parviennent pas à les oublier. Elles s’étonnent que la Stasi paraisse n’être qu’un horrible cauchemar, dont elles seules auraient fait les frais.
La vie a recommencé, comme avant, la Stasi en moins, les hiérarchies quasiment à l’identique, sans que personne ne paraisse aujourd’hui songer à dédommager les victimes de leur calvaire passé.
Rappelons ce qu’était la Stasi
C’était le bras armé chargé de faire appliquer une idéologie collectiviste qui avait la prétention de régenter politiquement tous les aspects de la vie des individus. Le bonheur était imposé, il passait par la suppression de la propriété privée, de l’économie de marché. Une propagande de tous les instants avait érigé ce système en vérité incontestable, nul n’était habilité à penser autrement.
La Stasi était chargée de contraindre ceux qui donnaient l’impression qu’ils doutaient de cette organisation politique et sociale. Une telle mission, si contraire aux libertés élémentaires de l’homme, ne pouvait s’exercer qu’avec des pouvoirs exorbitants et des moyens de coercition équivalents, le tout accompagné d’une justice complice donnant un semblant de réalité à cette folie.
Evidemment, un tel système ne peut qu’enfanter des abus de droit en série, des crimes intellectuels, des spoliations qui finissent par des crimes crapuleux illimités. Dans ce cas, l’irréel, qui dépasse l’imagination, est que les victimes paraissent subir un châtiment mérité, ce que tout le monde, y compris elles-mêmes, finit par croire ou faire semblant de croire, rendant ainsi leur calvaire particulièrement inhumain et dévastateur.
Inutile de se demander comment une chose pareille peut exister.
Elle existe aussi bien dans notre passé que dans notre présent d’homme, ici ou ailleurs.
Les ingrédients sont toujours les mêmes.
D’un côté, une bonne dose d’envie de la part de ceux qui trouvent que la vie ne leur apporte pas ce qu’ils sont en droit d’exiger.
De l’autre côté, des ambitieux-prétentieux qui se persuadent, et persuadent les autres, qu’ils sont capables de leur apporter richesse, bonheur et justice pour peu que leur soient donnés, ou qu’ils prennent par la force, les pleins pouvoirs.
A partir de là, le coup est parti. L’individu ne compte plus, il doit allégeance à la pensée que l’on affirme commune et indispensable, ensuite l’ambition personnelle de ceux que l’on a mis au pouvoir ou qui l’ont pris à cet effet va faire le reste.
L’enchainement n’a aucune exception. Chaque fois que la liberté individuelle est bafouée, quelque soit le motif, la Stasi ou son équivalant arrive et avec elle la cohorte des abus de droit, des pertes de liberté, de la souffrance des hommes, des individus, sans que jamais ne soit à cette occasion constatée une amélioration générale pour ceux qui pensaient profiter du système. Au contraire, tous finissent par en pâtir gravement.
Impossible de ne pas penser à Bercy.
Effectivement, pour Bercy, les ingrédients sont les mêmes.
En France aujourd’hui, ceux qui quémandent le pouvoir et l’obtiennent ont la prétention d’installer l’égalité, donc le bonheur qu’elle engendrerait. Mais, ils exigent pour cela des moyens matériels illimités et une place la plus réduite possible pour la liberté individuelle au profit d’une pensée collective que la propagande se charge, à travers les moyens audiovisuels, de répandre largement.
Où la chose diffère, c’est qu’elle a la prétention de ne pas être imposée par la force, de découler d’un souhait collectif qui se serait exprimé par la démocratie.
Ici, le vice est total. Est-il plus intelligent que celui qui a installé abruptement le communisme en Allemagne de l’Est ?
De mon point de vue non. Il n’y a de différence que dans le type de propagande. Celle que nous recevons est adaptée à notre société, à ses paradigmes.
Dans les faits, la situation est exactement la même et surtout les dégâts sont parfaitement identiques.
Les tenants du pouvoir nous mentent. Ils cherchent à nous faire croire que notre société serait exceptionnelle, que les autres seraient dans l’erreur, que nous sommes en avance sur notre temps.
Tout en sanctifiant la liberté individuelle, ils la cantonnent artificiellement dans les activités marginales (culture, religions etc…), sur les problèmes essentiels (politique et économie) ils ne supportent aucune contestation.
Leur bras armé, leur Stasi, c’est Bercy. Bercy est au dessus des lois.
Bercy peut, à tout moment, inventer une histoire vous concernant qui provoquera votre ruine, vous rendant ainsi inoffensif, vous excluant de la société.
La justice dont dépend Bercy n’existe pas. Il s’agit de tribunaux staliniens, qui n’ont de justice que le nom, mais qui n’en ont ni le fonctionnement ni les résultats.
L’ensemble, tout comme la Stasi, parait à ceux qui regardent conforme aux nécessités de la vie en collectivité et indispensable à la bonne marche de la société. Les cris de souffrance des victimes sont inaudibles, chacun pensant que la victime sera toujours l’autre.
Si, par cas, cette oppression disparaissait fortuitement, rien ne changerait. Les acteurs actuels de ces forfaitures “bercyennes”, hormis peut-être un ou deux pour l’exemple, ne seraient pas inquiétés et resteraient à leur place.
La liberté retrouvée pour tous effacerait immédiatement le souvenir des exactions actuelles de Bercy, certains même les regretteraient.
Seuls ceux qui sont actuellement détruits par Bercy se souviendraient, ce souvenir serait pour eux une nouvelle souffrance face à l’indifférence des autres et à la force de l’oubli social.
Bien cordialement. H. Dumas
2 595 vuesQuand les bonnes intentions légitiment la terreur, notamment à Bercy.
Dans son émouvant ouvrage “Des gens très bien” Alexandre Jardin essaie de répondre à la question qui le taraude : “Comment mon grand-père, Jean Jardin, homme brillant, humain, attaché aux siens, a-t-il pu participer à la terreur de la rafle du veld ‘hiv en tant que chef de cabinet de Laval ?”
Je peux rassurer Alexandre Jardin à ce sujet, cela est parfaitement normal, inéluctable.
Le cheminement est le suivant :
-1°- Au départ une bonne intention, ou du moins une intention majoritaire.
-2°- Le pouvoir adhère à cette intention qui n’emporte pas l’adhésion de tous, certains la réfutent.
-3°- Leurs arguments sont suffisamment étayés pour déstabiliser l’intention initiale, donc le pouvoir qui y a adhéré.
-4°- Les initiateurs ou les contempteurs de l’intention initiale, les hommes du pouvoir, sont amenés à l’imposer par la force.
-5°- De ce fait, irrémédiablement ils vont basculer, tôt ou tard, dans l’installation de la terreur face à la résistance de ceux qui contestent ou doutent de cette bonne intention.
Prenons un exemple simple, favorable à la terreur : la route.
Nombreux sont ceux qui sont séduits par la vitesse. Mais, la vitesse tue en cas d’accident. Des hommes bien intentionnés décident de limiter la vitesse, cette limitation est inévitablement imparfaite, souvent déroutante dans des sites qui permettraient des vitesses supérieures. Se pose alors le problème de détecter ceux qui n’adhèrent pas à cette contrainte. Très rapidement la tâche s’avère impossible. Les cas particuliers se multiplient. In fine, pragmatique, la répression sera donc aveugle. Sans pouvoir tenir compte des cas particuliers, elle va s’abattre sur tous. Il n’est pas un automobiliste qui va trouver grâce auprès des tribunaux. Tous acceptent la terreur, la perte du permis de conduire n’est pas mortelle. Mais, il n’y a plus de justice sur la route, la terreur est définitivement installé avec, évidemment, la bénédiction de ceux qui n’aiment pas la vitesse. Les magistrats sont de simples machines à distribuer les condamnations. La notion de justice a disparu, la terreur fait son office, sa justification est la baisse du nombre des morts sur la route.
Bercy, c’est plus grave, c’est même très grave.
L’intention initiale est que seul l’Etat est à même de gérer la solidarité, considérée comme indispensable au lien social donc à l’existence même d’une société.
Il se trouve que la liberté économique, par ailleurs facteur reconnu de progrès, tend à créer des écarts de fortune importants.
L’Etat se donne donc pour mission de réduire ces écarts par l’impôt et se charge d’une redistribution plus équitable;
Malheureusement, à l’épreuve des faits, son intervention ne convainc que ceux qui reçoivent et guère ceux qui sont obligés de donner. Comme, par ailleurs, les résultats ne sont pas probants, que les prélèvements sont de plus en plus lourds et la redistribution de moins en moins équitable, beaucoup sont dubitatifs, certains n’hésitant pas à contester les prélèvements.
Cette contestation met en péril la globalité du système.
Elle conduit l’Etat à installer la terreur fiscale.
Car, le système répressif ne peut pas être pris en défaut, il en sortirait affaibli, ce n’est pas imaginable.
La terreur s’impose, la justice s’y plie. Il n’est plus de contribuables innocents, tous sont coupables. Il n’est pas de contrôles fiscaux abusifs, tous sont légitimes. Les magistrats sont de simples machines à spolier. Le pillage est généralisé, la terreur paralyse les contribuables, la ruine éradique ceux qui, bêtement ou ne pouvant pas faire autrement, résistent.
La preuve par les faits
L’affaire est d’une grande simplicité. La SARL Les Hauts de Cocraud, dont je suis l’actionnaire majoritaire, a édifié et reste impliquée dans un hôtel, devenu résidence en copropriété, à La Flotte en Ré.
Un contrôle fiscal, dont la preuve est rapportée qu’il a été ordonné de façon abusive par la DNVSF, aboutit à deux invraisemblances:
– Ma société va être la seule non soumise à la TVA, contrairement à la trentaine de propriétaires de l’ensemble qui y sont soumis.
– Le redressement va aboutir à une double imposition de sommes ayant déjà payé l’impôt.
La société redressée n’a pas encore fait de bénéfice. Alors qu’elle existe depuis 20 ans, son bénéfice, c’est-à-dire son stock, va donc lui être volé par le fisc avant même d’avoir pu être réalisé.
La justice signe ce pillage, le dogme de la terreur le lui impose.
L’audience a lieu après-demain, Jeudi 6 Novembre à 10H30 à la CAA de Bordeaux.
Je vous laisse le soin de prendre connaissance des conclusions du rapporteur public, qui seront suivies par La Cour. Vous en apprécierez la synthèse, que l’on peut qualifier de minimale. Vous apprécierez l’élégance de la publication, qui n’est survenue que hier.
1° affaire : la TVA
2° affaire : le redressement
Me voilà donc définitivement ruiné. Ce billet sera remis à La Cour au titre de mon droit à une note en délibéré.
Alexandre Jardin, n’ayez pas honte de votre Grand-père, il a suivi une route inéluctable, si ordinaire, qui ne demande ni vice ni perversion, juste des certitudes, une perte de vue des individus, une acceptation de la terreur en lieu et place de la justice pour imposer une règle suspecte mais que certains peuvent croire juste…..
Ceux qui vont être ruinés vous saluent bien.
H. Dumas
2 463 vuesLe couloir de la mort économique (vidéo)
Pouvoirs occultes et pouvoirs légitimes
Il n’est pas de lecture ou de conversation sans que revienne systématiquement l’idée de pouvoirs occultes, de complots, locaux ou planétaires. La plupart du temps, ces pouvoirs occultes supposés sont supérieurs pour celui qui les évoque, ce sont des banquiers, des politiciens et des hommes d’affaires qui sont accusés de tirer les ficelles. Plus rarement, ils sont inférieurs, c’est alors la révolte souterraine imaginée des gueux, des immigrés, des Roms ou autres catégories en dérive de société, voire même des syndicats ouvriers.
Ouvrir une réflexion sur le sujet s’impose.
Pour moi, il n’est que deux pouvoirs, celui de la force et celui de la dette.
Le pouvoir par la force
Tout le monde le connait. Il découle des muscles ou des armes, en un mot de la contrainte physique. Il y a déjà fort longtemps qu’il est prohibé pour l’individu. La norme veut qu’il soit volontairement confié à un gouvernement et équilibré par le droit, lui-même mis en œuvre par la justice. Ce type de pouvoir n’est jamais occulte, son exercice est évidemment visible de tous. Par contre, il peut être illégitime ou excessif. Celui qui l’exerce peut l’avoir pris, justement déjà par la force, sans l’accord du groupe à qui il l’impose.
Personne ne peut échapper au pouvoir de la force, tel qu’il s’exerce dans la société dont il fait partie.
Le pouvoir par la dette
Celui-ci est le plus vicieux. Il s’agit de soumettre l’individu par le biais du pouvoir donné au créancier en vue d’obtenir que son débiteur rembourse ce qu’il lui doit. Ce pouvoir est beaucoup moins visible et totalement relatif. Peu nombreux sont ceux qui exposent leurs dettes. Les dettes ont de multiples facettes. La plus simple est la dette financière.
Les plus compliquées sont les dettes morales ou de société. Que doit-on à nos parents, à nos enfants, à l’Etat, à son pays, à la planète ? Tout et rien, c’est selon ce que l’on croit ou ce que l’on nous impose.
Le créancier moral n’est souvent qu’une abstraction, la dette qui lui est due est encaissée par ses représentants auto-déclarés. Il en est ainsi pour Dieu et pour une grande partie de la solidarité.
Ce pouvoir est en général librement accepté, ce qui ne manque pas de surprendre l’observateur objectif que je suis.
L’un de ces pouvoirs peut-il être occulte ?
C’est peu probable. Pour s’exercer ces pouvoirs demandent un préalable : ils doivent avoir été soit captés soit confiés. Aucune de ces deux conditions ne peut passer inaperçue.
Si le pouvoir par la force est usurpé, tout le monde s’en aperçoit et chacun est libre de résister ou de s’incliner, même dans le cas ultime où la résistance serait synonyme de mort assurée. Si le pouvoir par la force a été confié avec l’accord de la majorité la situation n’est pas différente, son exercice normal n’a pas de raison d’être contesté, mais ses excès éventuels peuvent et doivent être critiqués, faire l’objet d’une légitime résistance, quelles qu’en soient les conséquences.
Quant au pouvoir par la dette, nul n’est obligé d’emprunter ou de se laisser persuader qu’il est débiteur d’une dette morale inexistante. Le préalable universel de la dette est son acceptation par le débiteur. Ou, pour le moins, la conscience de cette dette par lui, même s’il la trouve mensongère et inacceptable.
De tout cela il résulte que le pouvoir ne peut pas objectivement être occulte.
Le pouvoir peut-il être illégitime ?
Là, c’est une évidence, le pouvoir tend inévitablement vers l’excès, et, dès qu’il est excessif, il devient illégitime.
Cela est tout particulièrement vrai lorsque les deux pouvoirs s’associent et c’est malheureusement le cas la plupart du temps. En effet, le pouvoir par la dette cherche le concours du pouvoir par la force et réciproquement.
Mais, tout cela n’est pas occulte et chacun de nous a accepté, en préalable, ce que personnellement je considère comme inacceptable, à savoir de renoncer à son propre pouvoir et de le confier à d’autres. Que ce soit la force en espérant qu’elle s’exercera à son profit, que ce soit la dette en espérant qu’il en tirera profit.
La dérive vers les pouvoirs totalitaires
Donc, l’idée de pouvoir occulte n’est pas acceptable, elle ne sert qu’à nous disculper d’avoir confié le pouvoir à d’autres ou d’avoir eu la lâcheté de les laisser le conquérir sans notre consentement.
Par contre, la survenance de pouvoirs totalitaires est plus insidieuse.
Pour moi, le pouvoir totalitaire découle de l’association des deux pouvoirs de la force et de la dette.
Ainsi, par exemple, les écologistes sont totalitaires. Ils s’efforcent de nous persuader d’une dette par rapport à l’univers et tentent de conquérir le pouvoir de la force pour nous imposer cette dette, qui nous engagerait pour toujours.
De la même façon, lorsque les banquiers nous imposent une dette que nous n’avons pas décidée, contractée à notre insu par nos représentants légaux et qu’ils emploient la force qui est entre les mains de ces derniers pour nous imposer son remboursement, ils sont totalitaires.
Bercy est le type même du pouvoir totalitaire. Bercy se proclame, à grand renfort de propagande, le garant de la solidarité et à ce titre nous impose une dette fictive qu’il recouvre à l’aide de la force que nous avons confiée à l’Etat pour tout autre chose, il le fait au mépris de tous nos droits. Bercy est un tyran qui s’est imposé sans aucun égard pour la population. Lutter contre Bercy est lutter contre le totalitarisme, c’est un devoir pour chacun de nous
Conclusion
Il n’est pas de pouvoir occulte pour un observateur un minimum attentif.
Par contre, la survenance de pouvoirs totalitaires est constante et doit faire l’objet d’une lutte de tous les instants pour les contrer.
Pour cela, il suffit de refuser toute dette qui ne soit pas indispensable ou réelle, qu’elle soit économique ou morale. Puis de ne pas imaginer que la force pourrait s’exercer librement et violemment, sous la seule réserve qu’elle serait utilisée exclusivement à notre avantage personnel, cela est illusoire et malsain.
Dans la plupart des cas nous sommes les responsables directs des excès des pouvoirs collectifs, soit que nous les ayons confiés à tort à des personnes incompétentes ou mal intentionnées, soit que nous ayons négligé de les exercer nous-mêmes.
La grande force du libéralisme est justement de confier la plus petite part possible du pouvoir aux autres, d’en garder pour soi la plus grande partie. Sa faiblesse est que cette façon de faire implique d’assumer la responsabilité de nos actes, ce que très peu d’hommes sont prêts à accepter.
Bien cordialement. H. Dumas
2 769 vuesPrélèvements obligatoires, ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas.
Les prélèvements obligatoires par le pouvoir en place sont aussi vieux que le pouvoir d’un homme sur un autre. L’humanité est passée d’un système très archaïque, appliqué si nécessaire avec une violence brutale et patente, à un système extrêmement perfectionné, efficace mais dont la violence est soigneusement camouflée sous de grands principes.
Dans la fiscalité il y a ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas.
« Vous voyez que la main douce de l’État, cette bonne main qui donne et qui répand, sera fort occupée sous le gouvernement des Montagnards. Vous croyez peut-être qu’il en sera de même de la main rude, de cette main qui pénètre et puise dans nos poches? » Frédéric Bastiat L’État.
Ce qu’on voit : notre merveilleux modèle social tout de solidarité, de justice sociale et de redistribution. Il garantit à tout Français des retraites substantielles, des soins de qualité entièrement pris en charge, du travail pour tous et à vie, un pouvoir d’achat en expansion constante, un enseignement solide et adapté, la disparition de la pauvreté, un logement pour tous, une nation unie, une sécurité intérieure sans faille et extérieure redoutable. Grâce à ces résultats évidents les Français voient à quoi servent leurs impôts…
Ce qu’on ne voit pas : les Français ne connaissent pas le poids réel de la fiscalité. Les politiciens, pour parvenir à leur fin de domination des populations, ont besoin de maintenir les Français dans l’ignorance, tant de l’usage des sommes prélevées, que des moyens utilisés pour prélever ces sommes. Moyens multiples, opaques et occultes. Dans l’inventaire des outils de la spoliation, il ne faut pas oublier le racket induit par des réglementations multiples qui crée des infractions artificielles, sanctionnées au minimum par des amendes. Par exemple les radars sur les routes sont devenus un véritable outil de prélèvement avec recettes attendues comme n’importe quel impôt. Ainsi les forces de sécurité du pays sont détournées de leur vocation qui est de défendre la sécurité des personnes et des biens. Ils deviennent des agents de prélèvements avec objectifs de rendement à la clé.
Ce qu’on ne voit pas : l’achat des voix des électeurs avec l’argent des contribuables pour la satisfaction de tel ou tel lobby. « L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. » Frédéric Bastiat L’État.
Ce qu’on ne voit pas : cet immense fatras au service de la spoliation légale porte atteinte à la Liberté individuelle, à la Propriété privée, à la Personnalité même des Français qui, parce qu’ils subissent plus qu’ils ne choisissent, se voient confisquer leur vie. La conséquence est la destruction de la Responsabilité et de l’initiative individuelles. Avec la masse énorme des moyens financiers confisqués au gens, l’État fait, à la place des Français, ce qu’ils pourraient très bien faire eux- mêmes. Tout cela a un coût direct et indirect exorbitant. Tout cela est nocif au développement économique et conduit le pays à la ruine.
Ce qu’on ne voit pas : la toute-puissance de la fiscalité a un autre intérêt pour les hommes de l’État. C’est de briser et mettre au pas les opposants ou les récalcitrants. Les fins peuvent être politiques ou privées. Rien de tel qu’un ou plusieurs contrôles fiscaux pour refroidir les ardeurs et amener l’adversaire à résipiscence. Même sans aucune faute de sa part ! Il y a tellement de règlements qu’il est impossible de vivre sans en enfreindre un et ainsi permettre à la « puissance publique » d’intervenir et de briser qui elle veut.
Nous sommes loin de « Laissez faire, laissez passer ! »
Frédéric Bastiat a puissamment dénoncé la perversion de la Loi que constitue la spoliation légale. Pourtant « Si l’impôt n’est pas nécessairement une perte, encore moins est-il nécessairement une spoliation. Sans doute, dans les sociétés modernes, la spoliation par l’impôt s’exerce sur une immense échelle. » Frédéric Bastiat Services privés, service public
Que l’impôt ne soit pas une spoliation est l’objectif que l’on peut donner à la fiscalité d’un pays. En France il y a beaucoup de pain sur la planche, d’où la nécessité de l’indispensable réforme fiscale que nous présentera Pascal Salin.
Patrick de Casanove
25 oct. 2014
http://www.bastiat.net/fr/evenements/par-le-cercle/diners-debats/article/l-indispensable-reforme-fiscale
3 214 vuesUn jugement qui impacte tous les blogueurs français – entre 15 et 20 millions –
Ce billet est à faire tourner, tous les blogueurs doivent en prendre connaissance
Les blogs sont soumis, pour leur contenu, à la loi sur la presse du 29 Juillet 1881. C’est-à-dire que la prescription pour contester un contenu est de trois mois.
Pour la presse écrite les trois mois commencent le jour de la première publication, ensuite toute référence à l’article publié n’est pas considérée comme une nouvelle publication, la prescription reste acquise.
Sur le net, depuis toujours, c’est la date de première publication qui faisait démarrer les trois mois au bout desquels la prescription était acquise.
Après ce délai, les liens d’accès à l’article initial, comme pour une citation en presse écrite, n’étaient pas considérés comme une nouvelle publication, la prescription restait acquise.
Et bien, il n’en n’est plus ainsi.
Un jugement de la 17° Chambre en date du 25 Septembre 2014 décide qu’un lien vers un article ancien vaut nouvelle publication. Il faut dire, pour être précis, que l’action concerne un contrôleur des impôts de Bercy.
En clair, un article qui a plus de trois mois, dont le contenu est prescrit, est sur votre blog : tout le monde peut le voir, pas de problème.
Mais, si vous incluez, sur votre blog, un lien vers cet article cela est considéré comme une nouvelle publication.
En serait-il de même si, sans mettre un lien, vous donniez à vos lecteurs les références pour qu’ils aillent eux-mêmes vers l’article litigieux ?
Ou encore si c’est un autre blogueur qui, sur son blog, mettait un lien vers l’article litigieux ?
Plus fort, ce jugement touche-t-il la presse en ligne ?
On voit bien que les questions que pose ce jugement sont de nature à gravement perturber la sérénité et la liberté d’expression telle que nous la vivons aujourd’hui sur le net, mais aussi l’égalité des blogueurs.
Pour les puristes, les pièces du dossier :
– L’ordonnance de renvoi devant le Tribunal : LIEN
– Les conclusions lors de l’audience publique de l’Inspecteur Martino : LIEN
– Mes conclusions lors de l’audience publique : LIEN
– Le rapport de La Cour de Cassation saisie du sujet par la 17° Chambre : LIEN
– L’avis de La Cour de Cassation : LIEN
– Le jugement du 25 Septembre 2014 : LIEN
Ce jugement est susceptible d’appel après sa signification, j’en ferai évidemment appel. En attendant la discussion est ouverte.
N’oubliez pas que, majoritairement, les Français se prononcent pour la limitation et la censure sur le net à travers un code, probablement du même tonneau que le code de la sécu, du travail, des impôts etc… un vrai plaisir en somme.
Quel beau pays à qui la liberté fait tellement peur qu’une large majorité souhaite l’esclavage pour tous.
Voir ci-dessous le sondage réalisé par le Point.
Bien cordialement. H. Dumas
2 336 vues
“ET C’EST PAS FINI!”
Bercy, copie le slogan publicitaire télé de SFR.
Celui-ci, nous promet de nous en donner plus.
Bercy, lui, promet de nous ratiser encore plus. (est-ce encore possible ?)
Dans la lettre qu’il envoie à la Commission Européenne, notre flamboyant ministre des finances, s’engage, devant celle-ci, à trouver dans les meilleurs délais 3,5 milliards d’euros supplémentaire de recettes.
Puisque l’Etat Providence, ne peut réduire son train de vie, ni engager de vraies réformes qui mécontenteraient ses derniers partisans, il va faire ce que nos énarques savent faire le mieux et qui plait toujours au bon peuple de France : Tondre, encore une fois, les riches.
N’oubliez pas que nous sommes tous le riche de quelqu’un, il suffit de descendre le curseur!
Nous allons trouver les 3,5 Mds dans la « fraude » fiscale. Déclare-t-il sans rire.
Il programme donc à l’avance la hauteur du montant de la fraude à faire rentrer dans les caisses de l’Etat…
Fort, non ?
Imaginez une PME qui décrète que demain elle va augmenter son C.A de 10%, comme ça, sans rien changer.
Tout le monde serait plié de rire.
A cette annonce complètement aberrante, notre classe politique et nos médias, eux, applaudissent comme un seul homme.
Bravo ! Super idée ! Clap, clap, clap.
Le ministre précédent des finances, en début d’année, faisant des cadeaux fiscaux et autres mignarderies à la classe « défavorisée », avait déjà déclaré qu’il compenserait ces dépenses par des recettes issues de la « fraude » fiscale.
On se croirait revenu à l’époque de Mazarin !
Donc, en deux mots, notre ministre va lancer ses commerciaux avec pour objectif de faire 3,5 Mds de chiffre d’affaire en plus des 7 et des brouettes du début de l’année. En plus bien entendu d’un CA qui était prévu à l’origine en augmentation de 20% (au moins) du CA de l’année précédente.
Ses commerciaux ne vont pas chômer pour remplir ces objectifs chiffrés.
Les abus fiscaux, déjà en courbe exponentielle, vont pleuvoir comme à Gravelotte.
Les inspecteurs « assermentés » commerciaux vont tondre à la chaîne.
Ils ne vont pas faire dans la dentelle.
Ils n’ont plus le temps.
Les tribunaux administratifs vont ressembler aux tribunaux révolutionnaires sous Robespierre. Ils vont devoir condamner les « fraudeurs »par charrette entière.
Leur « justice » sera encore plus expéditive qu’avant. Leurs Fouquier-Tinville, les soi-disant Rapporteur Public, vont ruiner à tout va.
Souhaitons-leur de ne pas finir comme lui, quoique, en y réfléchissant bien…
(Après avoir liquidé les quelques entrepreneurs qui restaient, ils vont s’attaquer à qui?
Ils finiront par les chômeurs, car plus d’entreprises/plus de boulot.)
Nos gouvernants sont au bout du rouleau.
Notre régime démocratique s’est transformé insidieusement, petit à petit, discrètement, en régime communiste avec une nomenklatura intouchable qui bouffe comme quatre sur le dos de ceux qui créent l’économie.
Aux ordres de Bercy, une stasi fiscale sans état d’âme (comme l’original) faisant disparaitre « démocratiquement » les mauvais français après des parodies de procès. Administratifs.
Cela ne vous rappelle rien ?
Hier, c’était moi.
Vous vous en foutiez!
Vous aviez tort. D’une façon ou d’une autre, demain ou après-demain cela va être votre tour.
Vous vous en foutez toujours ?
Emmanuel Bolling
Bercy :
Définition du fraudeur : Personne qui conteste un redressement abusif.
Il est le nouveau bouc émissaire, celui que l’on doit faire disparaître.
Cela ne vous rappelle rien non plus?
Quel avenir ? (vidéo)
Vrai argent et fausse monnaie
Les banquiers sont au moins vilipendés, plus souvent copieusement insultés. Qu’ont-ils fait pour mériter un tel déluge de mauvais sentiments à leur égard ?
Ils prêtent de l’argent contre rémunération.
Certains pensent sans doute qu’ils devraient le prêter gratuitement, voire le donner. D’autres qu’ils devraient certes le prêter, mais pour rien ou peu de chose et exclusivement à eux qui sont raisonnables, surtout pas à n’importe qui, c’est-à-dire pas aux autres. Car, ce sont bien sûr les autres qui empruntent inconsidérément, foutant ainsi le bordel.
Bien peu ont conscience que ce sont eux l’emprunteur principal, ou du moins la collectivité dont ils dépendent, laquelle emprunte, en leur nom, pour les inonder de cadeaux démagogiques.
Et pourtant, ne donnent-ils pas systématiquement leurs voix à celui qui leur promet le plus de cadeaux ? A celui qui empruntera encore et encore pour leur faire les cadeaux promis ?
On ne voit pas très bien où est la responsabilité du banquier dans tout ça.
Il n’empêche, le banquier est haï.
En réalité, à travers cette haine, c’est la douleur du remboursement qui s’exprime. Je confirme que rembourser un crédit est très douloureux, particulièrement lorsque l’usage qui a été fait du capital n’a pas apporté les résultats escomptés et, il faut bien le dire, c’est le plus souvent le cas.
C’est pour cela que le préteur est toujours haï, au point que de nombreuses religions ont carrément interdit l’usage du crédit. Banquiers et emprunteurs sont exquis au moment de conclure l’accord de prêt, tout en salamalecs, puis ils s’ignorent au moment du remboursement et deviennent carrément des hyènes se déchirant mutuellement en cas de défaut.
Mais au fait,
Ce banquier, qu’a-t-il à réclamer son argent ? Faisons bref, qu’il nous lâche, la monnaie nous allons la fabriquer nous-même.
Oui mais… la monnaie et l’argent ne sont pas la même chose, contrairement à l’idée répandue volontairement ou involontairement. Enfin, du moins dans le vocabulaire ordinaire, dans l’esprit des gens ordinaires, comme moi.
Pour eux et pour moi, l’argent c’est ce que nous touchons en échange de notre travail, la monnaie c’est la valeur garantie de cet argent. A partir de ces définitions voici les questions que je me pose, que peut-être vous vous posez aussi.
L’argent
Qui peut savoir s’il y en a trop ou pas assez ? On comprend bien sa nécessité, mais qui établit exactement le volume de transactions en cours et, de fait, le montant total d’argent qui est nécessaire pour les couvrir ?
La chose était aisée lorsque l’argent était lui-même un bien tel que l’or, son volume était connu, il fallait faire avec. Ce n’est plus le cas.
Je suppose que quelqu’un fait des calculs ésotériques et sait, ou croit savoir, le volume d’argent dont le monde a besoin à l’instant T, qu’immédiatement des petites mains fabriquent ce qu’il faut ou détruisent ce qu’il ne faut pas. A moins que, plus prosaïquement, tout le monde s’en foute….
La monnaie
Ce serait le truc qui ferait que l’argent a une vraie valeur, qu’une fois qu’on l’a gagné, il est là, solide, indestructible, garant de nos efforts, récompense de notre travail ou de nos prises de risque.
C’est là que tout se complique, puisque la valeur dépend directement du volume.
Les banquiers disent : les garants de la monnaie, donc de la valeur de votre argent, c’est nous. Oui mais, ils font de la fausse monnaie tous les jours en prêtant de l’argent qu’ils n’ont pas, qui n’existe pas, grâce au système qui leur permet de n’avoir en dépôt que 10% des sommes qu’ils prêtent. Et je ne parle pas des titrisations que, par dessus le marché, ils revendent. Leur cupidité est insatiable.
Les Etats disent : les garants de la monnaie ce ne peut-être que nous, pour la bonne et unique raison que nous sommes au dessus de tout soupçon, puisque nous sommes l’Etat. Et puis, nous c’est vous. Oui mais, ils n’arrêtent pas d’imprimer, ici ou ailleurs, de faux billets pour rembourser les crédits qu’ils ne peuvent pas assumer.
En réalité, notre argent n’est pas garanti, son volume n’est pas maîtrisé, la monnaie c’est du pipeau. Voilà un constat bien inquiétant.
Qu’importe qu’un Etat plante ses banquiers ou fasse de la fausse monnaie, le résultat est le même, notre argent n’est plus garanti.
Qu’importe qu’un banquier soit aimé ou haï, si ses clients, vous ou d’autres, ne remboursent pas leurs crédits, il fait faillite et notre argent n’est plus garanti.
Finalement, la seule solution pour garantir la valeur de l’argent serait primaire, ce serait l’interdiction du crédit. Pas besoin d’être grand clerc pour voir tout de suite le sacré bond en arrière que cela produirait. Donc, ce n’est pas possible.
Il est préférable d’admettre que l’argent, qui nous sert de mesure économique, est instable et ne peut pas servir de garantie sur le long terme.
Quant à savoir si ce sont les banquiers ou les Etats qui sont les mieux placés pour essayer de fixer la valeur de l’argent, d’avoir une monnaie stable, un volume maîtrisé, je penche quand même pour les banquiers.
Qu’au moins leur cupidité serve à quelque chose en les amenant à prendre les mesures nécessaires pour que leur argent, donc aussi le nôtre, ne se volatilise pas en fausse monnaie. Evidemment, pour cela, il ne faut pas que les Etats les entrainent à la faillite en ne leur remboursant pas, avec notre accord, les emprunts qu’ils ont faits en notre nom sans nous le dire vraiment.
Je n’irai pas jusqu’à vous conseiller d’aimer vos banquiers, mais prenez garde à ce qu’une haine irraisonnée ne vous entraine dans une situation pire que celle que nous vivons.
Bien cordialement. H. Dumas
2 296 vuesHollande : lâche ou complice
Imaginez que votre voisin possède une très jolie maison, un genre de château, mais qu’hélas il soit un client invétéré des casinos, un joueur. Un de ces personnages qui croient la fortune accessible sur un simple jet de dés, au point d’y sacrifier tout leur temps et tout leur argent.
Vous verrez ce voisin dans un premier temps engloutir dans son fantasme tout ses gains, puis ceux de sa famille et ceux de ses amis les plus confiants.
Or, il se trouve qu’un autre de vos voisins est riche, très riche.
L’apprenant, votre voisin joueur le sollicite. Et là, surprise, alors que tout le monde sait ce dernier déjà ruiné, connaît son vice, que donc le voisin riche ne peut pas l’ignorer, celui-ci lui prête tout ce qu’il lui demande, largement, sans poser de question et sans intérêt.
Ainsi, pris dans sa folie, votre voisin joueur peut jouer tout son soûl grâce aux largesses du voisin riche. Il s’en félicite et en profite au maximum.
Évidement le voisin riche attend son heure.
Un jour, brusquement, non seulement il ne prête plus au voisin joueur, mais il exige le remboursement immédiat de ses prêts.
Nous sommes à la fin de l’histoire.
Ne pouvant le rembourser, le voisin joueur va perdre sa splendide maison qui va tomber dans l’escarcelle du voisin riche. Tout le monde convient que le voisin joueur est le seul responsable de sa situation, de son malheur. Le voisin riche n’a fait que profiter de sa bêtise.
Ceci est l’histoire de la France que tout français, même le plus borné, peut parfaitement comprendre.
Ceux des français qui pensent que l’argent tombe du ciel ou sur un jet de dés ont pris le pouvoir, ont joué et jouent encore, mais les signes de la fin de la partie s’accumulent.
À ce jour, pour pouvoir jouer, ils ont tondu depuis longtemps, à l’aide de la tondeuse Bercy, leur famille et leurs amis. Puis ils ont volé des passants innocents à l’aide des contrôles fiscaux.
Ayant tout englouti dans leur folie dépensière, dans leur addiction aux jeux qu’ils appellent : solidarité, écologie, égalité positive, etc… Ils puisent depuis longtemps déjà dans les largesses des voisins riches.
Comme il se doit, ceux-ci s’en réjouissent, facilitent la chose, ils se verraient bien investir la maison France, ce qui, effectivement, ne saurait tarder.
Vous ne pourrez pas me faire croire qu’un seul français n’aurait pas compris la situation, elle est bien trop simple pour ça.
Alors, comment est-il possible, qu’en toute lucidité, ils aient englouti dans leur folie leur propre argent, celui de leurs proches, puis celui de tous leurs malheureux congénères ? Comment est-il possible qu’ils n’hésitent pas à puiser aujourd’hui, sans discernement, sans limite, dans les facilités que leur accordent ceux qui s’apprêtent à les tondre ?
Il n’y a que deux explications possibles, soit ils pensent ne jamais rembourser les dettes qu’ils accumulent, soit ils croient aux jeux qui les dévorent.
Or, ni l’un ni l’autre ne sont possibles.
Ne pas rembourser la dette est une illusion. Que ce soit par paiement direct ou par l’astuce de la fausse monnaie (dévaluation), il faudra rembourser la dette.
Quant à l’idée de gagner aux jeux abstraits engagés (solidarité, écologie, égalité positive etc…), elle est aussi improbable que de penser gagner au casino, donc totalement irréaliste.
Les français, dépendant de leur propre folie, sont collectivement entièrement responsables de leur situation, c’est un fait.
Nous sommes à la veille de l’effondrement, de la dévalorisation totale de ce pays qui va tomber entre les mains de ses créanciers ou faire défaut et se replier sur sa misère.
Hollande est-il un lâche motivé exclusivement par son statut et qui ne poursuit qu’un but : être réélu pour le garder quelques soient les mensonges à proférer ? Ou, est-il parfaitement lucide et complice des prêteurs qui attendent sur le pas de la porte pour récolter les fruits de leurs manœuvres ?
Nul ne le sait, sauf lui.
Bien cordialement. H. Dumas
2 737 vuesL’ENA OU L’INCOMPÉTENCE SUBLIMEE
L’ENA, ce monstre créé par De Gaulle, forme depuis des dizaines d’années des générations d’incompétents irresponsables qui dépensent des dizaines de milliards d’euros, les nôtres, en essayant de jouer les capitaines d’industrie avec les entreprises publiques.
Ils peuvent tout se permettre, et le font sans aucun scrupules car aucune sanction ne ponctue leur action.
En cas de perte abyssale, le pouvoir politique issue lui aussi de l’ENA, leur trouve un nouveau fromage.
Toute perte abyssale est systématiquement comblée, discrétement, par le contribuable. Nous.
Dans le secteur dit « publique ».
Bernard Attali (ENA promotion Turgot) Air France 1988/1993 : perte 1,2 milliard d’euros.
Michel Bon (ENA promotion Thomas More) France Télécom 1995/2002 perte 68 milliards d’euros.
Jean-François Cirelli (ENA promotion Léonard de Vinci) GDF 2004 dette 12 milliards d’euros.
Alain Minc 600 millions d’euros, François Roussely EDF 25,8 milliards d’euros de dettes etc, etc…
Tous ces grands PDG ont été recasé (et bien) avec prime de départ se chiffrant en millions d’euros et retraite chapeau, voir décoré.
Entre énarques, c’est la moindre des choses, non ?
Sans oublier leurs salaires et avantages faramineux durant la période de leurs méfaits !
Dans le secteur « politique ».
Les tops du top :Giscard, Chirac, Hollande.
Les tops : Aubry, Fabius, Sapin, Ségolène, Moscovici etc… et maintenant Emmanuel Macron !
Les cabinets présidentiels et ministériels sont, of course, composés en grandes parties de nos chers énarques.
Nous retrouvons évidemment ceux-ci à tous les étages de la haute administration : préfectures, Cour des Comptes (ben voyons !), Conseil d’Etat (les fameux Sages !) etc…
Partout.
Ils sont partout.
Tous se goinfrent à la gamelle France.
Ils nous dévorent vivants.
Ils sont devenus l’Etat Français. Rien ne peut leur résister.
Personne ne les contrôle.
Sauf eux, entre eux…
Elle n’est pas belle la vie ?
Nos politiques énarques creusent à qui mieux mieux le déficit à coup de mesures démagogiques et complètement à côté de la plaque.
Ils font écrouler l’économie, qu’à cela ne tienne, Bercy citadelle de l’énarchie, inventera un nouvel impôt ou taxe pour masquer leur gabegie.
Les médias ne se préoccupent que de leurs petites phrases sans vouloir regarder plus loin.
La politique est devenue un spectacle (pitoyable) pour adultes arriérés.
Nos députés, voulant aussi garder leur gâteau le plus longtemps possible, ferment les yeux.
Tout ce beau monde vit en circuit fermé, entre les apparts et voitures de fonction, surfant sur une France qu’ils vampirisent.
Plus d’économie, donc plus de boulot. N’importe quel patron de PME sait cela.
Nos énarques, non !
Bercy, pour faire fonctionner l’état énarchique le plus longtemps possible, lance à tout va sa Stasi « vérificatrice » pour tondre tout ce qui bouge.
Les abus fiscaux redoublent d’intensité.
Bercy ne craint rien, il contrôle la chaîne de répression de A à Z.
Suivons, de loin, un abus fiscal.
Le mouton hurle. On le saisit à vif.
Il crie qu’il veut qu’on lui rende justice. OK, direction tribunal Administratif.
Mauvaise pioche : Président et Rapporteur Public sont des énarques.
Il veut aller devant le Conseil d’Etat (les Sages !), rebelote, il retombe devant des énarques.
Tout est sous contrôle.
La faille, la seule, internet et ses blogs.
Internet a déjà créé des révolutions ailleurs.
Là se trouvent les vraies informations. On s’aperçoit que les français commencent vraiment à piger l’escroquerie.
Si vous faites le tour des blogs, vous vous apercevrez qu’être traité d’énarque devient une insulte.
De là à passer dans le langage courant, il n’y a qu’un pas.
Que faire de nos énarques ?
Bercy, symbole de l’oppression fiscale, tombera comme est tombé la Bastille.
Sans prévenir
Emmanuel Bolling
Les noms et les chiffres sont tirés du hors-série de l’Ifrap : « LE DOSSIER NOIR DE L’ENA ».
Si vous le lisez, vous allez tomber en dépression…
Ces privilégiés d’un dimanche qui nous gouvernent
Tous les cinq ans, un dimanche de printemps comme les autres, 577 hommes ou femmes sont élus députés. Dès lors, ils vont nous gouverner, avoir le pouvoir de nous imposer leurs idées, leurs vérités.
Dès le jour de leur première élection, ils acquièrent personnellement un statut incomparable avec ce qu’ils étaient la veille.
Pour la plupart, avant cette première élection, ils étaient fonctionnaires de grade moyen, voire modeste, ou professions libérales sans grande réussite. Je ne connais pas les statistiques exactes de leurs revenus avant leur élection, mais au vu de leurs patrimoines déclarés on peut supposer qu’ils bénéficiaient de salaires ou de revenus de l’ordre de 2.000 à 2.500 € mensuels. Globalement ils étaient inconnus et n’avaient aucun pouvoir.
Or, en ce dimanche béni pour eux, ils vont accéder, à la fois, à la fortune, à la notoriété et au pouvoir.
La fortune
Ils vont disposer de 22.400 € mensuels (assistant parlementaire inclus), d’un bureau et d’un couchage à Paris, de frais de déplacement, d’un secrétariat collectif et d’une cantine trois étoiles sur place, bref de tout ce qu’aucun français ne peut espérer acquérir sans avoir au préalable pris des risques et fait des efforts hors du commun. Ils font partie de l’élite des revenus de notre pays.
La notoriété
Qu’elle soit pour certains limitée à leur circonscription ou pour d’autres nationale, elle sera réelle. Ce sont eux qui auront le micro, eux qui pourront à tout moment donner leur avis sur tout, qui seront invités et fêtés à longueur de journée.
Le pouvoir
C’est le principe même de leur existence. Non seulement ils auront le pouvoir, mais tout le système tendra à le leur rappeler pour le cas où certains, exceptionnels de modestie ou anormalement timides, pourraient l’oublier. Par ailleurs, ils tiendront les cordons de la bourse publique, ce n’est pas rien.
La particularité de cette ascension vertigineuse
Elle tient au fait qu’il n’y a aucune justification objective à une telle fulgurance. La légende, véhiculée par les documents officiels, voudrait que cet accès soudain à la fortune soit la garantie de leur liberté. Personnellement, je pense que c’est l’exact contraire qui se produit, en effet : n’est libre que celui qui n’a rien à perdre. On ne peut pas dire que ce soit leur cas.
Certains hommes riches sont capables, parait-il, de perdre leur fortune pour garder leur liberté. Ils passent alors directement dans l’histoire tant leur nombre est restreint. Il est improbable que la France entière puisse en compter 577. Pour en avoir le cœur net, il faudrait décider que nos élus soient bénévoles et aient en charge personnellement tous les frais de leur mandat et voir combien il resterait de candidats.
Si encore,
Ils arrivaient à ce dimanche d’élection après un parcours d’une grande rigueur, que ce soit intellectuelle (cursus scolaire hors du commun), pragmatique (entrepreneurs autodidactes ayant magistralement réussi), humanitaire (sacrifices reconnus) ou scientifique (inventeurs respectés), le mal serait moindre.
Mais ce n’est pas du tout le cas. Il faut et il suffit, pour qu’ils soient sur les affiches et sur les bulletins de vote de ce dimanche Disneyland, qu’ils soient investis par leurs partis respectifs. Et, pour être investis, il faut qu’ils aient fait la preuve de leur soumission aux caciques du dit parti et de leur capacité à mentir aux sympathisants, à les flatter. En clair, il faut qu’ils soient lâches et menteurs, l’inverse de ce que l’on attend en général de celui à qui l’on confie la gestion de ses affaires.
Une bande de minables
C’est bien ce qui nous arrive sur le paletot ce fameux dimanche de printemps, pour eux synonyme de jour du numéro de loto gagnant, pour nous premier jour des nouvelles angoisses et humiliations à venir.
Voilà donc nos touristes qui débarquent à l’assemblée nationale. Le premier jour ils en prennent plein les yeux, ils sourient et saluent respectueusement tous les huissiers. Très rapidement ils n’en salueront plus qu’un ou deux qu’ils connaissent personnellement et toiseront les autres de toute leur hauteur acquise par hasard. Notre avenir par rapport à eux, que nous avons élus, sera le même que celui des huissiers.
Le nœud gordien
Peut-on imaginer qu’un seul de ces privilégiés d’opérette soit susceptible de suivre sa conscience, en admettant qu’il en ait une, au risque de perdre les privilèges acquis ce fameux dimanche de printemps, dès qu’il aura apprécié la puissance de ces privilèges ? La réponse est évidemment non.
Il est donc possible d’affirmer : l’assemblée nationale faite d’êtres sans conscience n’a elle-même aucune conscience.
Il est donc vain d’espérer qu’une solution à nos problèmes pourrait passer par cette organisation folle et dépravée.
C’est donc l’épée qui, comme il se doit, tranchera le nœud gordien.
Nos élus sont prêts à tout pour rester élus et conserver les privilèges et rentes de leur fonction. Et, n’allez pas imaginer que d’autres qui promettent de tout changer changeront quoique ce soit quand ils seront dans le fromage.
C’est l’intégralité du fromage qu’il faut jeter. Mais, j’en conviens, ce n’est pas facile. Et puis, quoi mettre à la place ?
Réfléchissez bien, le mieux serait rien ou alors, au pire, peu de chose. En fait, le libéralisme politique avec une organisation politique réduite au strict minimum. C’est ce que je nous souhaite.
Bien cordialement. H. Dumas
2 719 vuesIl y a des choses que personne n’a le droit de dire
Tout Président de La République qu’il est, Hollande n’a pas le droit de dire ce qu’il vient de dire : “Les pauvres dans notre pays sont des citoyens non pas comme les autres mais à l’égal des autres. La pauvreté est une blessure pour celles ou ceux qui sont concernés mais c’est une humiliation pour la République.”
Les pauvres sont l’égal des autres
Où a-t-il vu jouer ce film, Hollande ? La pauvreté est-elle la règle qui doit s’imposer à tous ? L’égalité par la pauvreté est-elle son but ultime ?
Loin de moi l’idée de mésestimer les pauvres, leur souffrance doit être respectée, l’adoucir est un devoir, mais de là à penser qu’une notion d’égalité dans la pauvreté puisse trouver sa place, pas d’accord.
Je n’imagine pas une seconde qu’Hollande serait suffisamment machiavélique pour faire croire aux pauvres qu’il va les rendre tous riches. Alors de qui se moque-t-il avec de telles déclarations ?
Ou est-il si inconséquent, si obtus, si irrespectueux de la réalité de la vie, si endoctriné qu’il pourrait croire ce qu’il dit ? Mais alors, sa stupidité serait sans borne et nous exposerait à des dégâts irréversibles.
Comment peut-il prôner d’un côté le droit à la différence culturelle et de l’autre l’égalité absolue en termes de richesse, la pauvreté étale ?
Perd-il de vue que, si certains pauvres ne sont pas responsables de leur état, pour une autre partie, non négligeable, il s’agit du résultat de choix personnels. Il est possible qu’au moment où ils ont fait ces choix ils n’en n’aient pas mesuré avec lucidité les conséquences, mais cela nous rend-il responsables pour eux de leurs choix ?
Ce serait stupide pour notre société de condamner ceux qui veulent devenir riches en leur faisant porter le poids d’une culpabilité injuste des choix malheureux de ceux qui ont échoué.
La richesse est indispensable à la société, elle implique évidemment une inégalité. C’est l’honneur de ceux qui gouvernent de l’assumer, de faire qu’elle cohabite de la meilleure et de la plus juste façon possible avec la pauvreté.
Certes il est des pauvretés injustes, mais il est aussi des pauvretés logiques qui découlent de choix erronés, nul ne doit avoir à en supporter les conséquences au-delà de ceux qui se sont trompés.
Hollande oublie-t-il totalement la notion de responsabilité ? Ne sait-il pas qu’aucune société ne peut avoir pour base l’irresponsabilité ? Que, la plupart du temps, richesse et pauvreté sont filles de la responsabilité, que les exceptions à ce sujet sont plus marginales qu’il n’y parait ?
L’empathie d’un responsable politique pour les pauvres est naturelle. Elle doit se traduire par des aides circonstanciées, par des mesures ciblées cherchant à éviter la reproduction de schémas menant à la pauvreté, mais en aucun cas par une glorification de cette pauvreté, par sa banalisation.
La pauvreté ne peut pas être déconnexée des raisons de sa survenance, notamment personnelles, et mise sur le même plan que la richesse et les efforts qu’elle requiert.
Une telle posture est indécente pour les deux parties, pour les riches, mais aussi pour les pauvres eux-mêmes.
“C’est une blessure…mais c’est une humiliation pour la république”
Comment accepter que la pauvreté soit une humiliation ? La pauvreté est une contrainte, une difficulté, peut-être une blessure, que bien des hommes affrontent, ici ou ailleurs, avec dignité. Comment le Président de la République peut-il les humilier en traitant ainsi leur condition, en les déclarant unilatéralement humiliés ?
Il faut que cet homme soit assoiffé de richesse pour qu’il considère que le fait d’être pauvre soit humiliant.
Mais, allons plus loin.
Chaque année ses propres services fiscaux, encouragés par lui, font basculer dans la pauvreté des hommes et des femmes sans aucune raison, hormis la nécessité, croit-il, d’instaurer une terreur fiscale dont il imagine qu’elle motivera les contribuables et satisfera les jaloux qui votent pour lui.
Il est donc lui-même le vecteur de l’humiliation qu’il dénonce. N’est-ce pas surréaliste une telle incohérence intellectuelle ?
Il ne s’agit pas d’un détail, ce sont 50.000 français qui chaque année sont appauvris ou totalement ruinés par les services fiscaux de celui qui prétend que la pauvreté est une humiliation.
Il faut en convenir, il y a, pour Hollande, des pauvres qui méritent leur sort. Il le dit clairement à longueur de propagande fiscale. La pauvreté, provoquée par l’Etat “Hollandien”, de celui qui est appelé pour la circonstance le “fraudeur fiscal”, moi en l’occurrence, est une pauvreté méritée, donc elle n’humilie pas la France, au contraire elle la glorifie.
Parfait, parfait.
Voici donc Hollande, un sniper de la pauvreté qui pleure des larmes de crocodile sur les pauvres, pendant qu’il en crée à longueur de journée auxquels non seulement il n’accorde aucune empathie mais dont il se glorifie.
Je pense qu’être une crapule, un homme de rien, une raclure, c’est ça, tout simplement ça. J’ai honte pour lui. La condition de pauvre que je lui dois n’a rien à faire de sa compassion.
Bien cordialement. H. Dumas
2 443 vuesLes ajouteurs de mensonge
En 1882, Nietzsche publie “le Gai savoir”, dans lequel on peut lire :
“Lorsque l’on commença, en France, à combattre, et par conséquent aussi à défendre les unités* d’Aristote (*unités théâtrales : temps, lieu et action), on put voir une fois de plus ce que l’on peut voir si souvent, mais que l’on n’apprécie pas de voir : – on inventa des raisons mensongères pour justifier l’existence de ces lois, simplement pour ne pas s’avouer que l’on s’était habitué à la domination de ces lois et que l’on ne voulait pas voir cette situation changer. Et c’est là ce qui se produit au sein de toute morale et de toute religion dominante et ce qui s’est toujours produit : les raisons et les intentions qui soutiennent l’habitude lui sont ajoutées par mensonge lorsque certains commencent à contester l’habitude et à demander des raisons et des intentions. C’est en cela que réside la grande malhonnêteté des conservateurs de toutes les époques : – ils sont des ajouteurs de mensonge.”
142 ans plus tard, ce texte n’a pas une ride.
La religion dominante en France, en 2014, est “l’Etat Providence”.
Cette domination est le fruit de l’habitude, elle ne correspond plus à la société d’aujourd’hui où les contacts directs entre les individus que permet internet ont complètement changé la donne du lien social. Celui-ci ne passe plus forcément par la structure rigide de l’Etat, par son omniprésence, bien au contraire.
Par ailleurs, le coût non maîtrisé de l’Etat providence reporté exclusivement sur les apporteurs de richesses les détruit ou les fait fuir, appauvrissant ainsi l’ensemble social.
Or, nos hommes politiques, tous formés à l’Etat providence, en tirant revenus, pouvoir et notoriété, sont les conservateurs de ce système, pendant qu’un nombre de plus en plus important de français “contestent l’habitude et demande les raisons et les intentions”.
Tous nos politiques sont conservateurs, que ce soit les centristes, les socialistes, les extrémises de gauche ou de droite, les écologistes, ils n’ont à nous offrir que la continuité de l’habitude. Chacun a la prétention de nous présenter sa version de cet “Etat Providence“. En réalité elles sont toutes identiques.
A ceux qui leur demandent pourquoi ils ne proposent pas autre chose, ils mentent, ils ajoutent mensonges sur mensonges à longueur de communication, prétendent qu’il ne peut pas y avoir autre chose.
Il n’est pas improbable que leurs mensonges puissent aller jusqu’à affirmer que l’objet même de leur déstabilisation : internet, doive être mis sous leur surveillance, voire entravé ou même interdit à terme.
La question qui se pose est donc : la population acceptera-t-elle les mensonges des politiciens conservateurs ou prendra-t-elle conscience de sa nouvelle situation et ira-t-elle seule vers une organisation libérale à partir du lien social que représente internet, des possibilités d’organisation politique qu’il permettrait ?
C’est le défi des années à venir.
Le conservatisme de toute la classe politique, de ses inféodés, presse, communicants, affairistes corrompus établis en monopoles, etc… imposera-t-il ses mensonges ? Pour le moment c’est cette version qui prime.
Cependant, beaucoup de français pressentent que l’ambiance dans laquelle on les fait vivre est mensongère. Ils perçoivent que les choses pourraient être autrement, mais personne ne leur propose une alternative, parce que personne n’en a pensé une.
L’alternative passe par le libéralisme, pas celui avec lequel on les effraie qui serait fait de requins affairistes et assoiffés d’argent, celui de la liberté de penser et de s’organiser autour de cet extraordinaire lien social que peut et devrait être internet.
Or, c’est tout l’inverse qui nous est seriné jour après jour. Il ne se passe pas une journée sans que soient signalés à grands cris d’orfraie tels ou tels excès d’internet, pendant que ses avantages journaliers stupéfiants sont passés volontairement sous silence. Malgré cela, les français se rencontrent, se parlent et apprennent à se connaître sur le net.
Une course de vitesse est engagée entre les mensonges de tous les politiques conservateurs qui refusent le changement et mentent à la population pour conserver les choses en l’état et la vérité vers un changement possible et nécessaire qu’entrevoient certains d’entre nous, qui passe par le net.
Il manque, pour l’instant, un début de construction rationnel, visible et compréhensible pour le plus grand nombre, de ce que pourrait être une organisation politique et sociale structurée à partir de la modernité, à partir d’internet.
Cette nouvelle organisation politique et sociale serait fatalement beaucoup plus légère qu’aujourd’hui, inévitablement moins couteuse et laisserait à chacun beaucoup plus de temps et de liberté.
Pour qu’elle naisse, il suffirait que les mensonges des conservateurs cessent, mais ils ne cesseront pas tant qu’il y aura une majorité pour les croire. C’est pourquoi, encore une fois, la transition risque de se faire dans la violence, la ruine et la mort, mais elle se fera, c’est inexorable.
Rien ne change dans ce beau pays, ce sont toujours les plus cons et les plus pourris qui ont le pouvoir : les conservateurs de droite et de gauche, confis dans l’habitude, réunis dans un même mensonge destructeur de progrès. Espérons en demain et souhaitons l’arrivée de progressistes libéraux, s’il en existe en gestation.
En attendant, pourquoi ne pas créer un “Think tank” qui réfléchirait, sans tabou, à cette inexorable mutation politique ? Je suis candidat à l’intégrer, appelons-le : “Sans Eux et Entre Nous”. Le SEEN.
Bien cordialement. H. Dumas
2 371 vuesMacron nous prend pour des cons.
Au congrès des experts-comptables à Lyon, le Ministre Macron vient de déclarer : “La France a une préférence continue pour une augmentation des salaires et des dividendes là ou les allemands ont une préférence continue pour l’emploi et l’investissement”.
Les bras m’en tombent.
N’étant pas moi-même salarié j’ignore si les salariés français ont la joie et le plaisir de vivre une hausse continue de leurs salaires. Ce n’est pas les retours que j’ai de ceux que je connais. Ils me parlent le plus souvent au minimum de stagnation depuis des années, ou encore de diminution du fait de la fiscalité, plutôt que de hausse continue. Mais bon, ce n’est pas mon biotope.
Au titre d’entrepreneur, je suis par contre tout disposé à donner un cours magistral à M. Macron.
Il faut qu’il sache qu’en France, la préférence continue concernant l’usage des gains de l’entreprise n’est pas déterminée par les entrepreneurs eux-mêmes mais par l’Etat.
L’augmentation continue ne concerne ni les bénéfices des entreprises, ni les dividendes des actionnaires, elle concerne exclusivement la fiscalité.
La fiscalité qui prend les formes les plus déguisées, s’appelant parfois “impôt”, parfois “taxe”, parfois “tarif public”, ou encore “charge sociale”, voire hypocritement “effort de solidarité”, est le seul paramètre en constante augmentation, quelle que soit la situation économique.
Effectivement, l’entreprise en France est en grande difficulté, beaucoup plus qu’en Allemagne, beaucoup plus que dans la plupart des pays développés, nous le savons tous. Mais, que Macron, qui fait partie de ceux qui sont les responsables de cette situation, nous fasse porter le chapeau, c’est fort de café.
M. Macron, vous devez prendre conscience :
– Que les entrepreneurs et les actionnaires ne peuvent s’épanouir que dans une société libre et concurrentielle, où l’Etat n’est pas un acteur intervenant qui favorise les monopoles à son profit et à celui de ses amis.
– Qu’ils sont comme les doigts de la main, que l’un ne va pas sans l’autre, que l’actionnaire qui s’enrichit ne tarde pas à remettre son gain dans le mouvement de l’économie, que ce sont les risques qu’il prend qui permettent aux entrepreneurs d’entreprendre.
– Que lorsque vous prélevez par l’impôt la marge des entrepreneurs ou les dividendes des actionnaires, le plus souvent avant même qu’ils se soient concrétisés, vous assassinez l’économie.
Enfin, Monsieur Macron, avant de porter un jugement sur ce que visiblement vous ne connaissez pas, vous devriez mettre de l’ordre dans votre boutique. Vous devriez notamment :
– Vous pencher avec sérieux sur la corruption galopante qui étouffe notre économie.
– Ouvrir les yeux sur ce que vous avez fait de la démocratie. A cause de vos interventions incessantes dans l’économie, vous avez fini par faire croire aux français que l’Etat est le principal – voire le seul – vecteur de l’économie, ce que personnellement vous savez faux, évidemment.
Cette tromperie amène les français à penser que leur bulletin de vote est un outil économique. Ils en sont arrivés à ne plus voter pour une organisation politique mais pour un gain matériel. Le bulletin de vote est devenu un vecteur de négociation, les électeurs pensent le vendre, alors que vous-mêmes espérez l’acheter.
Ce faisant, vous avez introduit la corruption dans l’acte démocratique. De là, tel un cancer, elle a envahi notre société. Vous êtes responsable de cet état des choses. La noblesse de la politique a été foulée aux pieds. A tout mélanger, vous et les vôtres en portez la responsabilité.
Alors, de grâce M. Macron cessez d’accuser les autres de vos propres carences.
Ce n’est pas la faute des entrepreneurs et de leurs actionnaires si les chiffres de la vente dans les commerces de détail, c’est-à-dire la consommation, ce sont effondrés.
Cela est lié au marasme dans lequel vous avez mis l’économie par une fiscalité outrageusement élevée et trompeuse qui affaiblit notre économie et ne tient pas les promesses avec lesquelles vous avez acheté les bulletins de vote des français.
Tout particulièrement
Cette baisse de la consommation est liée, pour une partie non négligeable, aux dégâts générés par les contrôleurs fiscaux que vous avez lâchés et excités à la recherche d’une fraude fiscale massive qui n’existe que dans vos phantasmes et votre propagande.
Ceux-ci, sans vergogne, en toute impunité, sous vos ordres et votre protection, soutenus par l’armée de vos juges inféodés, ont ces dernières années ruiné, paralysé, éradiqué des entrepreneurs innocents dont aujourd’hui l’énergie, la créativité et la force de consommation vous font cruellement défaut.
M. Macron, les experts-comptables savent tout ça. Il faut qu’ils soient particulièrement bien élevés – ou alors “achetés” ? – pour ne pas vous avoir sifflé et renvoyé à vos chères études, avec pertes et fracas.
Bien cordialement. H. Dumas
3 423 vuesLes prieurs de Bercy
Ce jeudi 9 Octobre 2014, j’entame ma deuxième année de présence tous les deuxième jeudi du mois sur le parvis de Bercy de 18H à 19H. Ce sera, jeudi, la treizième fois que, pendant une heure, je réfléchirai à la situation “in situ”.
Au début, mon but était d’assurer une présence vigilante, du type de celle des “veilleurs” place Vendôme, face au Ministère de La Justice.
Je pensais qu’avec le temps je serais rejoint par tous ceux que Bercy assassine. Ce ne fut pas le cas, je suis resté désespérément seul ou modestement entouré de quelques proches, parents ou amis.
Puis, le temps passant, ne pouvant ni parler ni nous regrouper au risque d’être accusés de manifestation non déclarée, j’ai pendant cette heure, de plus en plus, pensé à ma vie, à celle des autres, à l’assassinat économique perpétré à longueur de journée par les contrôleurs fiscaux, la plupart du temps chez des travailleurs indépendants croulant déjà sous les charge fiscales et incapables de payer le sur-impôt indu issu des contrôles.
Finalement, je me suis retrouvé dans une posture d’introspection solitaire dont la concentration m’a paru proche de la prière.
Je suis allez voir sur Wikipédia, à “prière”, il est dit ceci : “La prière est un acte codifié ou non, collectif ou individuel, par lequel une requête est adressée à Dieu ou à une divinité ou à un être désigné comme médiateur de Dieu ou de la divinité.”
C’est parfait, d’autant plus que plus loin on peut lire : “Le professeur William A. Tiller de l’université Stanford en Californie a longtemps travaillé sur les champs énergétiques non physiques du corps humain. Il a souhaité prouver que des personnes rassemblées pour penser avec la même intention étaient capables d’avoir une influence physique sur la matière.”
Voilà qui nous ouvre des horizons, même si la position du professeur William A. Tiller ne fait pas l’unanimité.
Posons le problème
Une propagande effrénée, accompagnée d’une démagogie hors du commun, permet à quelques-uns de piller ceux qui travaillent au profit de ceux qui se la coulent douce; au point que ce système parait aujourd’hui normal alors qu’il est tout sauf normal et qu’il va inexorablement vers une catastrophe que nous subirons tous.
La raison ayant abandonné la collectivité, une prise de conscience ne peut passer, en l’état actuel des choses, que par la ruine ou la violence. Je suis viscéralement opposé aux deux.
Par ailleurs, en ce qui me concerne, je ne suis fâché avec aucun Dieu. J’ai depuis longtemps abandonné les Dieux industriels vendus en grande surface religieuse, ce qui ne m’empêche pas d’interroger de temps en temps, comme tout un chacun, le Dieu que j’imagine, sans réponse bien sûr, mais en toute confiance et sympathie. Il ne me viendrait pas à l’idée de critiquer ceux qui s’adressent aussi à leur propre Dieu ou à un de ceux qui ont pignon sur rue.
La prière, une solution
Comprenez-moi, je ne souhaite pas que les choses restent en l’état, le désespoir m’envahît à cette idée, mais je ne crois pas à la solution démocratique et je n’accepte ni la guerre ni la faillite.
Il ne reste donc que la persuasion subliminale : la prière.
Il y a des milliers d’années que les hommes prient. On peut se dire que si cela ne servait à rien ils auraient arrêté depuis longtemps. S’ils l’ont fait et s’ils continuent à le faire il y a sans doute une raison, probablement ont-ils constaté des résultats.
Il n’est pas inconcevable que toutes les pensées réunies dans une prière collective, toutes les volontés assemblées au même moment vers le même but, aient une influence sur notre pensée collective, influence qui ne peut que se traduire par des inflexions de cette pensée collective.
Donc nous y voilà : prions
Je vous propose de prier, en même temps que moi, le Jeudi 9 Octobre 2014, de 18H à 19H. Je serai, sur place, le réceptacle de l’intensité de votre volonté, vous pouvez prier depuis chez vous, ou de votre travail, de votre voiture et que sais-je encore. L’essentiel est que votre volonté s’exprime en s’adressant à votre Dieu personnel ou directement à moi, votre représentant sur place, si vous n’avez pas de Dieu attitré.
Pour le premier essai restons simples.
Nous affinerons nos prétentions si nous constatons un impact. Pas question de demander directement que soit anéantie la diabolique Bercy, il faut procéder par étape.
Dans un premier temps, si notre énergie mentale commune pouvait permettre une prise de conscience par tous de l’inversion actuelle des réalités, si la pensée collective pouvait cesser de maudire et de mettre au pilori ceux qui gagnent de l’argent, les acteurs économiques, ce ne serait déjà pas si mal.
Souhaitons fortement que les français prennent la mesure de la folie meurtrière de Bercy, qu’ils perçoivent que les transferts de gains qui leur sont promis à ce titre sont illusoires.
Plus tard, si les entrepreneurs étaient respectés et non pillés au profit des profiteurs de tout poil, si Bercy nous lâchait un peu la grappe, si ouvriers et patrons s’unissaient pour relever les défis de notre époque, tout en portant assistance aux vrais laissés pour compte, ce serait bien.
Personnellement, je m’engage à prier pour tout cela à Bercy ce Jeudi, joignez vos prières à la mienne. Si vous êtes nombreux il se passera peut-être quelque chose. L’essentiel, c’est d’y croire. Croire en soi, en son avenir, en ses rêves, c’est fondamental. Prier à ce sujet, c’est raisonnable. Devenons, tous ensemble, les “Prieurs de Bercy”.
Bien cordialement. H. Dumas
2 595 vuesLes chèvres (vidéo)
La politique se fera dans la rue
Ce qui se passe à Hong-Kong est révélateur, du moins ce qui nous en est rapporté dans nos journaux. Si l’on accepte que ce qui nous en est dit est vrai, une partie significative de la jeunesse espère en une démocratie réelle qui lui serait refusée par les privilégiés du système, la classe dirigeante imposée et ses affidés les acteurs économiques corrompus.
En réalité, on peut supposer que cette jeunesse de Hong-Kong espère – nous nous savons que rien n’est moins sûr – que des élections libres seraient de taille à désintégrer les alliances en place qui lui barrent le chemin vers sa soif de se réaliser.
Le phénomène se répète en de nombreux points sur la planète.
A ce jour, je n’ai pas repéré de solutions politiques proposées face à cette situation d’une génération de dirigeants politiques peu scrupuleux alliés à des responsables économiques indélicats pour conserver à tout prix le pouvoir, notamment face aux générations montantes.
Faute de solution politique le conflit se déplace dans la rue où, à terme, tous se retrouveront pour défendre l’une ou l’autre partie, en perdant de vue le plus souvent, au passage, le motif réel de leur engagement.
Ainsi l’affrontement physique et toute sa stupidité s’installent, rancœurs et vengeances deviennent les maîtres mots. Le début est connu. La fin est totalement inconnue dans ses résultats, ses effets, et sa date de conclusion.
Une chose est acquise par l’expérience, un tel dérèglement de la vie en société, communément appelé “guerre civile”, dure toujours beaucoup plus longtemps que ne l’imaginent ceux qui l’initient ou favorisent son développement et fait énormément plus de dégâts qu’ils ne l’avaient supposé.
La France est-elle sur le point de s’engager dans ce type d’aventure sinistre ? Il me semble que oui.
Sur la classe dirigeante imposée
Personne ne doute que les dés sont pipés par l’organisation actuelle de notre démocratie. L’élection d’une potiche présidentielle au suffrage universel cache à la population le hold-up commis sur notre démocratie par l’administration centrale qui sert le monarque. Tous les autres élus ne sont que de la piétaille aux ordres…. de cette administration, dont Bercy est le rouage clef.
Le pouvoir politique est bien entre les mains d’une caste, quand bien même celle-ci le tiendrait d’un cheminement scolaire ou d’une cooptation malsaine plutôt que d’un attachement idéologique. Il ne change rien que ce soit le dogme ou l’appartenance qui amènent au pouvoir, les deux sont une entrave à la diversité, à la concurrence politique, qui sont les raisons d’être de la démocratie.
Car, contrairement à l’habitude installée, la concurrence est aussi vitale à la démocratie qu’elle l’est à l’économie. Cet élément fondamental de la démocratie, la concurrence, est constamment battu en brèche par les acteurs politiques, oublié et ignoré par les électeurs. La stupide multiplication des élus ne changera rien à la chose, ce n’est pas leur nombre qui compte mais leur liberté, leur indépendance, leur compétence et son expression et, là, c’est le désert.
Sur la jeunesse qui aspire à exister
Je ne parle pas évidemment des “pré-retraités” âgés de vingt ans qui ne souhaitent que passer leur vie dans la cour de l’école, voire, pour les plus téméraires, dans une administration ou une entreprise nationalisée, avec pour objectifs ultimes l’irresponsabilité, l’emploi à vie et la retraite assurée. Ces rêves de folie vont quand même les emmener sur les barricades pour les défendre, face à ceux qui réclament l’espace accaparé par les vieux politicards et leurs complices affairistes véreux et qui refusent le statu quo que ceux-ci leur promettent.
Ceux qui veulent vivre, qui rêvent d’infini, qui veulent façonner l’avenir conformément à leurs rêves de conquêtes, de réalisations, de compétitions, ceux-là n’ont pas d’autre solution que de descendre dans la rue, de faire connaître l’enfermement qu’ils subissent, la castration de leur imagination, de leurs espoirs d’homme, leur refus du statut de légume ou de volaille de batterie.
Sur la rue
Une fois les rêveurs dans la rue, ceux qui sont missionnés pour les casser arrivent inexorablement. Un peu les forces de l’ordre évidemment, mais cela peut poser un problème politique. Alors les affairistes corrompus vont faire alliance avec les “pré-retraités juvéniles inquiets” et vont ensemble s’associer aux forces de l’Etat afin de les légitimer.
Ici, deux solutions sont possibles : Budapest en 1956 ou Paris en 1968.
C’est-à-dire que les forces de l’ordre tirent ou ne tirent pas.
Dans les deux cas, la période qui suit est bordélique, une ou deux générations sont sacrifiées. La marche arrière est enclenchée pour un certain temps.
Quand la politique se fait dans la rue il n’en sort rien de bon, la responsabilité en incombe à ceux qui, alors au pouvoir, n’ont pas su le partager avec ceux qui arrivaient pour la plupart pleins d’idées et d’espoirs.
Bien cordialement. H. Dumas
2 120 vuesPeut-on échapper à la corruption?
La corruption est la survenance d’un avantage pour une partie – d’une contrainte pour l’autre – imposé à l’occasion d’une transaction, inutile à cette transaction, venant en augmenter artificiellement le coût.
La corruption s’entend de toute contrainte rajoutée, quels qu’en soient la teneur ou les motifs – fussent-ils apparemment légitimes -, si elle n’est pas indispensable.
On comprend aisément la différence entre une rémunération visant une prestation effectuée et une rémunération qui ne correspond à rien. Tout cela tombe sous le sens pour ceux qui sont habitués au monde économique, qui en connaissent parfaitement les règles, dites et non dites.
Pour les autres, tous ceux que l’économie n’inspire pas, il faut bien reconnaître que les choses ne sont pas aussi évidentes. Einstein et sa relativité auraient pu se pencher indéfiniment sur les commissions parasites à l’occasion d’une transaction tant leur appréciation est soumise à caution.
Pour certains c’est le montant d’une rémunération qui bien qu’indispensable à la transaction leur paraîtra excessive, pour les autres c’est la définition même d’indispensable qui sera suspecte. A vrai dire, seuls les intervenants à une transaction savent réellement les éléments qui ont été indispensables à sa réalisation, sans lesquels elle n’aurait pas pu économiquement exister.
Jusqu’ici nous nous situons exclusivement dans le monde économique où chacun comprend facilement la nécessité de combattre la corruption, tout simplement parce qu’elle crée un surcoût indu, que quelqu’un – en principe celui qui est en bout de course – aura à payer sans en tirer aucun avantage.
La corruption est un vol à venir dont la victime, à terme, ignorera probablement sa situation de victime et le dol qui la frappe. C’est le pire qui soit en économie. C’est la déstabilisation totale, l’impunité pour les acteurs si la dénonciation n’a pas lieu à la base, car ensuite les traces se perdent.
Où les choses se corsent c’est lorsqu’interviennent des parties non économiques, extérieures à la transaction.
Ces parties extérieures s’immiscent dans la transaction par la force, par la ruse ou par la cooptation volontaire d’une ou des parties. Evidemment elles vont, à l’aide d’artifices plus ou moins astucieux, prétendre être indispensables à la transaction pour justifier leurs prélèvements.
Par exemple, par la force la mafia New-yorkaise imposait une ristourne sur tout le béton livré sur tous les chantiers de la région de New-York. Il s’agissait là d’une corruption qui, en son temps, a surenchéri le prix du béton pour tous les intervenants économiques du bâtiment et in fine pour leurs clients, que la mafia justifiait par une protection contre les désordres qu’elle-même pouvait créer.
Autre exemple, à la foi par la force et la cooptation le parti socialiste a obligé de nombreuses années les grandes surfaces, en échange d’autorisations administratives maitrisées par ce parti, à confier leurs constructions à des entreprises amies de ce parti ou à financer des publicités dans des journaux inexistants. Le surcoût généré a été financé par les clients de ces grandes surfaces, des années plus tard – en fait, il l’est encore – . La justification était un développement harmonieux du grand commerce et la protection du petit commerce. On croit rêver, mais tout le monde l’a cru et le croit encore.
La tentative de corruption est constante, elle fait partie du monde économique. C’est l’honneur des intervenants économiques d’y résister. En temps normal, ceux qui y succombent perdent l’estime de leurs pairs, se trouvent rapidement écartés des transactions économiques.
Mais, quand la corruption devient la norme, que plus personne ne la voit tant elle est habituelle, elle finit par paraître légitime, elle est alors mortelle pour l’économie, mais aussi pour le lien social.
Or, c’est ce qui nous arrive. La France ne voit plus la corruption qui l’a envahie, tant elle est sans limite, en tout lieu et en tout temps.
Cette situation est-elle endémique à notre pays, peut-on au contraire la dater ? Vaste sujet qui pose immédiatement le problème de l’arbitrage, dont on a vu qu’il est inaccessible aux non initiés.
Alors, que faire ?
Je dirais que la mesure la plus séduisante, la plus facile, la plus immédiate, pour tenter de juguler la corruption est d’écarter de l’économie tous ceux qui n’en font pas profession, qui donc n’ont ni la formation ni la sensibilité nécessaires pour percevoir l’acte corruptif – dont nous avons vu à quel point il est difficile de le détecter – et le combattre.
Evidemment, en premier lieu, il est impératif de déconnecter totalement l’économie de la politique. Il n’est pas besoin d’être grand clair pour percevoir les multitudes d’occasions de corruption offertes par une imbrication entre politique et économie.
Le politique peut installer, à tout moment, la fumée nécessaire à la dissimulation de la corruption, en légitimant un prélèvement indu sur des transactions par une nécessité abstraite de telle ou telle participation sans lien avec les transactions considérées.
Or, non seulement c’est l’inverse qui se produit dans ce pays, politique et économie sont étroitement liées, mais la population, les élites et les intellectuels n’envisagent que de resserrer ce lien. Le libéralisme qui prône, entre autre, la suppression de ce lien est considéré comme insultant.
Alors oui, deux questions peuvent être légitimement posées :
– La haine de nos élites pour le libéralisme n’est-elle pas due simplement au fait qu’il entraverait leur endémique corruption ?
– Ne serait-ce pas, là, la preuve de leur corruption ?
En réalité, ne nous cachons pas la vérité, notre fiscalité délirante n’est, ni plus ni moins, que la facture payée par nous tous de la corruption généralisée qui règne dans notre pays. Il faut le dire, même si cela ne sert à rien tant les corrompus sont une multitude et la corruption une habitude devenue naturelle.
Bien cordialement. H. Dumas
2 413 vuesMagistrats intimés, levez-vous.
Diable, voilà un titre polémique – intimé = défendeur en appel – ce qui laisse supposer qu’un jugement de première instance aurait condamné ces magistrats. Que ceux-ci auraient fait appel, que leur serait ouverte en appel la possibilité de défendre leur cause, de démontrer leur innocence.
Vous n’y croyez pas ? Vous avez à la fois tort et raison.
Raison parce que, dans la réalité, les magistrats n’ont pas de compte à rendre, vous savez : “l’indépendance de la magistrature“.
Tort parce que, dans nos rêves, nous avons tous en nous un petit tribunal constamment en action. Certes, ses jugements ne s’imposent pas aux autres, mais pour chacun nous ils sont importants, cela s’appelle : “la liberté de penser”.
Alors oui, dans mon petit tribunal personnel, installé dans ma tête et dans mon cœur, où je cherche constamment la vérité, où je juge les choses de la vie qui me touchent – dont je suis le Président, le juge d’instruction, le procureur, les avocats – les magistrats ont été condamnés en première instance. Je leur ai reconnu évidemment le droit de faire appel.
Nous voilà en audience d’appel de mon tribunal personnel, ils comparaissent libres et j’attends avec une certaine curiosité leurs plaidoiries.
Le dossier est le suivant :
Ils sont accusés de complicité de violence économique entrainant la plupart du temps la mort économique.
Mon Tribunal en première instance a été convaincu par des preuves irréfutables.
La démonstration a été faite, sur une période de plus de dix ans, que si une fiscalité lourde pouvait être un handicap pour l’économie, elle n’est que rarement mortelle. Des experts, tel que Pascal Salin, appelés à la barre, ont démontré qu’en réalité une lourde fiscalité était, par le biais naturel des échanges, portée finalement par les plus faibles et n’avait pour résultat que de diminuer encore leur niveau de vie, sans que pour autant les opérateurs économiques disparaissent.
Par contre, les contrôles fiscaux sont une machine meurtrière qui assassine froidement des intervenants économiques en pleine santé. Choisis le plus souvent au hasard, quelque fois pour des motifs inavouables, les victimes décèdent économiquement à 90 %.
Dès sa désignation, le contrôlé fiscal, communément appelé “fraudeur fiscal”, est un mort économique en sursis, dont l’agonie s’achève devant les magistrats qui, in fine, exécutent la sentence déjà prononcée par les contrôleurs fiscaux.
Les motifs de la condamnation des magistrats en première instance de mon tribunal sont les suivants :
Il leur est reproché de participer à la violence en toute connaissance de cause. Les magistrats savent d’expérience que la violence entraine la violence et rompt le lien social.
Ils s’opposent, avec sagesse et raison, à la violence policière dans les quartiers difficiles. Ils savent que donner l’impunité à la police en ces quartiers est synonyme de bavures immédiates. Ils savent que la violence est mère de l’injustice et que l’injustice aboutit à des troubles sociétaux graves.
Or, en contradiction totale avec leur éthique, ils couvrent systématiquement les exactions des contrôleurs fiscaux, leur assurant une impunité totale, laissant libre cours à la violence fiscale. Les bavures fiscales sont devenues la norme au point que le pouvoir politique en fait une propagande.
Ainsi un régime de terreur fiscale s’est installé en France, il annihile l’énergie économique du pays, il en détruit les forces économiques, il en chasse les plus courageux, les plus compétents.
En appel de mon petit tribunal les magistrats prétendent qu’ils font confiance aux services fiscaux, qu’ils n’ont pas le choix. Que la loi est ainsi faite que, même s’ils le souhaitaient, ils ne pourraient pas contrer les arguments des contrôleurs fiscaux. Que leur seule marge de manœuvre consiste à débusquer les erreurs de forme, ce qu’ils ne manquent pas de faire quand il y en a.
Ils affirment, qu’ils n’ont pas les compétences pour juger des intérêts de l’Etat et des opérateurs économiques, qu’ils n’ont pas compétence pour nommer des experts à ce sujet.
En réalité, ils réfutent l’idée qu’ils répandraient la mort économique volontairement à travers les condamnations injustes résultant des contrôles fiscaux, ils plaident non coupables par manque de moyens ou de compétences.
L’accusation en appel est la même qu’en première instance. Des dossiers simples et parfaitement compréhensibles ont été présentés à mon tribunal, dans chacun de ces dossiers c’est en toute connaissance de cause que les magistrats ont prononcé des condamnations mortelles, alors que le “fraudeur fiscal” avait fait la preuve absolue de la régularité de ses déclarations et de la fausseté des accusations dont il était l’objet de la part du fisc.
Il est apparu qu’en réalité une liaison malsaine existe bel et bien entre les magistrats et le fisc, les preuves rapportées ne permettent pas d’en douter. Les magistrats sont donc accusés de complicité de crimes fiscaux.
Cette procédure en appel de mon petit tribunal personnel est passionnante, elle va se dérouler sur plusieurs audiences prévues pour cette fin d’année et le début de l’autre.
Je vous donnerai les dates, vous pourrez venir, c’est public.
Ne vous y trompez pas, l’enjeu est important, c’est de la justice fiscale ou de la terreur fiscale et des conséquences sur l’économie de notre pays dont il est question à travers les contrôles fiscaux. C’est-à-dire de sa ruine ou de sa prospérité. Le marqueur de l’économie est la qualité et l’équité des contrôles fiscaux, comme le marqueur de la liberté sociale est la qualité et l’équité de la police.
L’impôt n’est qu’un handicap s’il est trop lourd, alors que le contrôle fiscal est la mort de l’économie s’il n’est pas maîtrisé.
Bien cordialement. H. Dumas
2 635 vuesL’EPOQUE OU JE CROYAIS QUE JUSTICE ET RAISON ÉTAIENT LES BASES DE NOTRE SOCIÉTÉ : J’ÉTAIS VRAIMENT CON !
En fouillant dans mes archives poussiéreuses, j’ai exhumé cette belle lettre que j’avais pondue, en 1998, à l’attention des impôts.
C’est un collector.
Comment pouvais-je encore croire que j’avais en face de moi des gens intelligents et honnêtes.
La Stasi était-elle une succursale de la justice ?
Et bien Bercy non plus !
Quel con j’étais ….
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Emmanuel Bolling
Commentaire d’Henri Dumas
Cette lettre d’Emmanuel est très émouvante. Nous l’avons tous faite, ou nous nous apprêtons à la faire.
Je pense à cet homme égorgé récemment. Je suis sûr que jusqu’au bout il n’a pas cru que l’issue était inexorable. Il a dû se dire : “ils bluffent”.
Même face à la caméra, lors de la scène ultime, il a dû penser que ce n’était que du cinéma, que les choses allaient s’arrêter. Quelle logique y avait-il qu’elles aillent jusqu’au bout ? Aucune.
L’absurdité de la situation devait être pour lui si forte qu’elle lui a paru incroyable, irréalisable. Il en était de même pour ceux qui partaient dans les camps, avec des pullovers pour ne pas avoir froid.
Face aux liquidateurs de Bercy, le contribuable, jusqu’au denier jour, jusqu’à la vente de ses biens à la bougie, jusqu’à la liquidation totale de son travail, de son entreprise, est incrédule. Il se dit : “ce n’est pas possible, quelqu’un va bien arrêter cette folie”.
Non seulement personne ne l’arrête, mais tous participent, ils sont même une large foule à applaudir.
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