Bonjour,
Cordialement. H. Dumas et E. Bolling
2 540 vuesL’incroyable force du petit de l’homme malgré son extrême fragilité physique tient au fait qu’il espère, à juste raison, qu’un jour il sera grand, adulte.
Plus tard, adulte, ce seront toujours ses convictions, les espoirs qu’il mettra en elles, qui lui donneront la force.
Mais, autant l’espoir initial de grandir s’impose pour le petit homme, est statistiquement gagnant, autant arrivé à l’âge adulte ses espoirs possibles sont multiformes et facilement trompeurs.
A tel point qu’une grande partie de l’humanité éprouve le besoin de confier à d’autres le soin d’orienter ses espoirs.
Pour se cacher à eux-mêmes l’extrême lâcheté personnelle que représente le fait de ne pas choisir et assumer leurs propres espoirs, ceux qui en confient la responsabilité à d’autres croient pouvoir compenser ce choix en se vautrant dans le présent éphémère ou le passé anesthésiant.
Pour ces raisons essentielles ceux qui prennent ou acceptent le pouvoir de donner vie aux espoirs des autres portent une énorme responsabilité face à l’humanité.
Tout particulièrement dans le cas où ils favorisent de faux espoirs qui n’ont aucune chance d’aboutir, ou au contraire ils cassent de vrais espoirs qui seraient devenus réalité.
Sans compter cette folie, cette escroquerie suicidaire pratiquée par la plupart des religions qui consiste à déplacer l’espoir dans l’au-delà, les conséquences des faux espoirs séduisants qui servent de leurres aux hommes de pouvoir indélicats font régulièrement des millions de victimes, de morts.
Pour faire simple, disons que celui qui cherche à obtenir le pouvoir en promettant la réalisation de faux espoirs est une ordure, mais aussi que celui qui confie son libre choix d’espoir à un tel homme est un con. Suivez mon regard.
L’immense difficulté tient au fait que l’abandon de la gestion de ses propres espoirs pour l’homme est quasiment irréversible.
Gérer ses espoirs suppose de faire le tri par l’expérience entre ceux qui réussissent et ceux qui échouent, cela ne peut qu’être empirique et si souvent désespérant.
Est-ce à dire que nous devrions être toujours et définitivement seuls face aux choix qu’imposent les espoirs que nous caressons ? Bien sûr que non.
Il est possible, et même souhaitable, de demander conseil, de tester le réalisme de nos espoirs.
Mais, il n’est pas possible de les confier aveuglément à un autre. Nous ne pouvons qu’assumer personnellement les conséquences des résultats de la mise en œuvre de nos espoirs, c’est le prix à payer pour apprendre à les gérer.
Nous sommes arrivés aujourd’hui dans la pire configuration des possibilités pour chacun de nous de gérer ses espoirs. Personnellement je considère que ce n’est pratiquement plus possible.
Dans le même temps, les usurpateurs qui ont fait mine de les prendre en charge sont à la ramasse, ils en ont abandonné la gestion à une organisation bureaucratique impersonnelle et irresponsable complètement incapable de remplir cette mission à la fois si vitale et si personnelle.
L’espoir, cette force essentielle à la vie, est en jachère en France, en lieu et place s’installe le désespoir.
Il n’y a pas lieu de s’en étonner, l’espoir est une donnée intime, personnelle, que nul collectivisme, quelque soit son degré de sophistication, n’est en mesure de cultiver.
Sans un virage immédiat vers le libéralisme, dont la vertu essentielle, quasiment unique, est justement de mettre chacun dans les conditions de faire vivre et d’assumer les conséquences de ses espoirs, la France va intégralement sombrer dans le désespoir.
Au bout du désespoir, pour un homme ou pour un groupe d’homme, une société, un pays, il y a un danger suicidaire.
A ce titre, je considère personnellement déjà les écologistes et leur pendant de droite les frontistes comme une tentative de suicide collectif.
Bien cordialement. H. Dumas
3 153 vuesSuis-je un procédurier ? C’est une remarque que l’on me fait souvent. Jusqu’à hier je n’y attachais aucune importance.
Mais, hier j’étais assis face à la greffière qui enregistrait l’appel que je faisais à la suite d’une audience pénale où le tribunal m’a — comme de coutume – condamné à 800€ pour avoir fait citer un personnage intouchable, je la regardais faire son travail.
Concentrée sur son ordinateur, elle a entré mon nom. Pendant que la liste de mes procédures apparaissait, locales ou nationales je ne sais pas, s’est posée la question de la forme qu’elle devait donner à ma déclaration d’appel, notamment parce qu’il s’agissait d’un appel visant un jugement qui a considéré comme nulle une citation pour non consignation pendant que la consignation faisait l’objet d’un appel. Une situation un peu compliquée.
Alors que j’essayais de lui faire part de cette complication, elle ne quittait pas l’écran des yeux, l’air surprise. Elle a fini par dire, un peu ailleurs, alors que l’on ne percevait aucune malice dans sa réflexion, un simple étonnement : “vous êtes procédurier”. Ce constat n’était pas un reproche, pas une critique, même pas un avis m’étant destiné, juste une pensée personnelle exprimée à haute voix. Enfin, c’est ainsi que je l’ai ressenti.
Alors là, ça m’en a bouché un coin.
C’est quoi être procédurier ? Juste avoir beaucoup de procès en cours, ou engager des procès inutiles ? Là est la question.
Avoir beaucoup de procès en cours
Sauf à ne pas exister, à n’avoir aucune activité, à vivre loin de tout, seul, il est impossible d’éviter les situations conflictuelles. Lorsque les conflits arrivent, chacun essaie de trouver une solution, malheureusement il est courant que cela s’avère impossible. Dans ce cas, la norme est que le plus fort s’impose.
Le plus faible n’a que deux solutions, s’écraser et ravaler son bon droit, ou résister et tenter d’obtenir ses droits.
Il y a de nombreuses solutions pour recouvrir ses droits, personnellement j’en suis parfaitement capable seul.
Mais, pour éviter que tout cela finisse mal, aussi parce que le plus fort n’est pas toujours le plus intelligent ou le plus efficace, la collectivité a décidé que nul ne peut se faire justice soi-même. Dommage, peut-être, mais c’est ainsi.
D’un autre côté, intelligence contre force ce serait presque le mouvement perpétuel des conflits. C’est pourquoi, lorsque l’on est légaliste, on ne se fait pas justice soi-même, on va expliquer son cas devant les tribunaux, dont c’est la mission.
Poursuivi devant un tribunal, il est de bonne guerre que celui avec qui vous êtes en conflit n’apprécie pas et vous traite de procédurier.
Mais le Tribunal, lui, il devrait être fier de la confiance que vous lui accordez, rassuré de vous voir sortir la procédure plutôt que la kalachnikov. Non ?
Et bien, figurez-vous que non. Si les magistrats constatent que vous avez de nombreux procès en cours, non seulement ils ne vous remercient pas en vous félicitant d’être civilisé, de vous en remettre à la justice plutôt qu’à la guerre, mais ils vous font remarquer que vous encombrez le rôle. Qu’en quelque sorte vous leur cassez les bonbons, qu’ils n’ont pas que ça à faire. C’est le monde à l’envers.
Engager des procès inutiles
Pour moi c’est utiliser la justice en l’instrumentalisant, sans avoir été agressé ou subi un préjudice. Par exemple, comme le fait l’Etat pour réduire nos libertés alors que personne ne lui a rien demandé. Ou encore pour nous piller l’argent que nous avons eu le plus grand mal à gagner. Pour nous empêcher d’avoir de l’argent liquide, de fumer, de nous assurer pour la maladie à la compagnie de notre choix. Pour restreindre nos droits de circuler, de travailler librement. Etc…
Paradoxalement, toutes ces lois liberticides qui se cumulent et s’empilent ne sont pas déclarées procédurières et les magistrats les regardent avec ravissement. L’Etat et ses agents, qui en abusent, ne sont pas “procéduriers”.
Oui, c’est le monde à l’envers
Il se passe de drôles de choses dans ces tribunaux à la vision sélective.
Lorsque l’on y passe un peu de temps, on perçoit nettement que la misère entraine la violence, et la violence la disparition du contrat social. Que les magistrats en sont parfaitement conscients. Que les délinquants sont issus majoritairement de la misère, que pour la plupart ils ne font pas grand chose pour en sortir et que la violence de ce fait leur colle aux basques, qu’ils s’écartent de la société, complètement, de façon irrécupérable.
Malgré cela, lorsque le fisc, sans raison, avec la plus grande mauvaise foi, projette volontairement un contribuable ordinaire vers la misère, donc vers la violence, ces mêmes magistrats restent complètement indifférents à cette situation.
Cela veut dire qu’alors qu’ils connaissent parfaitement les conséquences de la misère et son cortège de violence ils regardent avec tolérance ceux qui y restent volontairement, pendant qu’ils n’ont aucune compassion pour ceux que le fisc y projette sciemment alors que ceux-ci avaient lutté pour ne pas y tomber ou pour en sortir.
Le courage
Evidemment, il faudrait un grand courage à un magistrat qui voudrait faire connaître ce qu’il voit : le carnage fiscal, la détresse de ces hommes et de ces femmes que l’Etat sacrifie pour l’exemple, jette vers la misère et la violence, l’exclusion sociale, pour pouvoir continuer à piller les français sans que la masse se révolte.
Les magistrats préfèrent détourner les yeux et condamner ceux qui se battent et les traiter en plus de procéduriers, insulte suprême aux yeux des magistrats.
Ainsi l’avocat peut dire à la barre sans vergogne : “vous condamnerez lourdement M. Dumas, ce procédurier, qui attente gravement à l’honneur de ma cliente, cette admirable fonctionnaire au service du fisc”. Et ça marche…. Il obtient toujours ma condamnation. Mais il n’obtiendra jamais ma reddition.
Bien cordialement. H. Dumas
9 638 vuesUn lecteur très sympathique nous souhaite une bonne année, qu’il en soit remercié. Il nous adresse le lien suivant : http://www.journaldunet.com/?id=1105597 , je l’ai cliqué.
J’ignore si les informations contenues dans l’article ouvert par ce lien sont vraies et j’ai même du mal à saisir à quoi et à qui sont attribuées ces sommes, tout à fait modiques par rapport à la gabegie générale du budget de la France.
Je comprends la réaction épidermique de ce lecteur : “Ils se servent encore sur notre dos”. Non seulement je la comprends, mais je confirme que, pour ceux qui sont pillés par le fisc à l’occasion de pseudo-contrôles fiscaux, ce genre d’information se digère particulièrement mal.
Cependant, ne perdons pas de vue que les problèmes de ce pays, ses déficits abyssaux, sont le résultat et non la cause. La cause ce sont les ordonnateurs de ces sommes, ce sont les élus, les hommes de pouvoir.
Qui sont-ils ?
Tout un tas de penseurs de haut niveau, avec lesquels il n’est pas question d’entrer en concurrence, se sont penchés et se penchent encore journellement, que ce soit à travers les médias ou la littérature, sur la personnalité et le fonctionnement de nos élus.
Vous voudrez bien excuser l’ordinaire de ma contribution, que voici. Elle est le fruit de mes rencontres journalières avec les élus, pendant soixante ans.
Et oui, les premières rencontres c’est vers 12 à 15 ans, dans la cour de l’école.
Dès cet âge, certains jeunes humains, garçons ou filles, découvrent et se passionnent pour le pouvoir. Ils y pensent et l’investissent, chacun de façon différente, mais avec un seul et même but : être reconnus comme chef.
Très vite ils comprennent les trois méthodes d’accès au pouvoir : la rhétorique, la force, la richesse. L’idée de son usage est souvent beaucoup plus floue pour eux, et dans tous les cas secondaire. Cependant, la grande majorité ne souhaite pas le pouvoir pour faire le mal, mais plutôt pour répandre le bien, enfin vu par eux.
Dès cette époque ils évoluent pour et en fonction du pouvoir. Ils comprennent les alliances indispensables, les mensonges nécessaires, les stratégies de conquête, la force de l’image, de l’apparence, les secrets qui s’imposent, que l’on partage entre initiés, et surtout le désintérêt de la majorité des autres pour le pouvoir qu’ils convoitent.
Tout cela reste pendant cette période, sauf pour les génies, strictement intuitif.
Un peu plus tard, au sortir de l’adolescence, les mauvais vont ronger leur frein toute leur vie, s’agrippant de ci de là à de mini-pouvoirs qu’ils tenteront de faire vivre soit en hurlant plus que les autres soit en se contentant d’agir dans l’ombre.
Les meilleurs vont investir les partis politiques. Directement par la base ou, un peu plus tard, en tant qu’étudiants. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que chaque instant et chaque geste de leur vie seront dictés par ce désir de posséder le pouvoir.
C’est ainsi que leur regard sur la vie, quelque soit le sujet, l’économie, le sexe opposé, l’amour, la mort, la maladie, la terre, l’univers, passera toujours par le filtre des conséquences sur leur pouvoir ou leur souhait de pouvoir. Ils ne pourront rien regarder sans ce filtre.
La vérité est que, marqués par cette pulsion dès leur plus jeune âge, la réalité de la vie ne leur apparaîtra plus jamais, ils n’en verront que les trames croisées du ou des pouvoirs. Ils ne pourront avoir aucune autre activité, aucune autre sensibilité, que la conquête du pouvoir.
Est-ce une maladie ? C’est possible, je n’en sais rien. Bien que, pour ceux que j’ai connus en particulier, oui, je peux dire que c’est une maladie, grave, rechutes comprises.
Cette observation intégrée, vous ne regarderez plus jamais les hommes politiques autrement que comme ils sont, c’est-à-dire tous pareils.
Vous comprendrez qu’il ne leur est pas possible de prendre en compte les conséquences de leurs actions pour la conquête du pouvoir, puisqu’ils ne peuvent voir rien d’autre que ce dernier.
Vous comprendrez que la seule solution est de limiter leur pouvoir au strict nécessaire dont vous avez besoin, dont nous avons besoin, le reste n’est que folie, qu’espoirs irréalistes.
Surtout, ne vous méprenez pas, comme vous comme moi l’homme politique cherche la facilité. La facilité pour lui, comme pour nous tous, est de faire en sorte que la concurrence soit la moins forte possible. C’est ce principe qui explique leur acharnement à détruire ceux qui réussissent et à flatter les imbéciles.
César l’a dit, mieux vaut être premier en province que deuxième à Rome. Mieux vaut être l’élu d’une bande d’andouilles qu’à la remorque derrière de fortes personnalités.
Chapeau bas aux socialistes, sur ce concept ils sont les meilleurs.
En résumé
Il n’y a aucune compatibilité entre les hommes de pouvoir et les autres hommes aux activités potentiellement prestigieuses : industriels, hommes d’affaires, artistes , intellectuels de haut niveaux, scientifiques aussi de haut niveau – sauf pour les nuls évidemment –, tous sont pour les hommes de pouvoir, dans leur schéma obsessionnel, des concurrents à éradiquer, ou pour le moins à surveiller étroitement.
Evidemment, ceci est strictement dans leurs têtes, dans leur délire, car dans les faits ces “concurrents” se foutent complètement de la politique, mais rien n’y fait.
Y voyez-vous un peu plus clair ? Comprenez-vous pourquoi les libéraux vous serinent que seul un Etat régalien est au pire acceptable ?
Que si nous n’étions pas tous aussi cons, pas d’Etat du tout serait même l’idéal.
Mais bon, nous sommes comme nous sommes. Au moins, pour 2016, souhaitons que nous puissions voir les hommes de pouvoir comme ils sont, n’attendons rien d’eux, réduisons leur pouvoir autant qu’on le peut, avant que leur folie monomaniaque nous détruise tous.
Bien cordialement. H. Dumas
4 018 vuesDans le titre de ce billet “Tout pour l’Etat, rien hors de l’Etat, rien contre l’Etat” vous aurez reconnu la devise fasciste que Mussolini lui-même ânonnait à longueur de journée. C’était son excuse, son graal, la justification à toute sa prétention, le ressort de sa folie.
Traduit en clair cela veut dire que, pour un fasciste, l’individu ne compte pas. L’Etat est au dessus de tout, ceux qui le représentent ont tous les droits en son nom.
Franchement, qu’elle différence voyez-vous entre la pensée, lumineuse mais humainement limitée, de Mussolini et celle, non moins lumineuse et largement aussi humainement limitée, de nos élus ?
Personnellement, je n’en vois aucune. De ce fait, j’affirme que nous vivons dans un régime fasciste et que les grandes déclarations de nos élus qui tendent à les faire passer pour des remparts à ce fascisme — dans lequel ils nous font vivre — sont d’un humour noir qui me fait marrer. Mais hélas, comme vous, j’en meurs.
Cependant il y a une différence que l’histoire expliquera peut-être un jour.
Jusqu’à présent le fascisme récent, tel que nous l’avons connu sous ses formes les plus diverses, était issu de la prise de pouvoir par un homme, un dictateur. En Italie Mussolini, ailleurs Hitler, Lénine, Mao, Pol pot, Castro etc…
Aujourd’hui, chez nous en France, mais aussi en d’autres démocraties occidentales, le fascisme s’installe par la voie institutionnelle, démocratique.
C’est l’administration, cette abstraction, qui prétend au nom du peuple, cette autre abstraction, que nous devons être soumis à l’Etat dans les mêmes proportions que celles de la devise mussolinienne. Nous parlerons à l’occasion d’un autre billet de l’outil utilisé : l’égalité.
Tous les jours nous sommes confrontés aux preuves de ce fascisme qui nous étouffe.
Pour mémoire, et entre autres, je vous propose de réfléchir aux décisions prises par nos gouvernants pour éradiquer la médecine libérale, pour gérer votre environnement écologique, pour contraindre votre propriété privée, votre droit de circuler, de travailler. En tous ces points, qui ne sont pas exhaustifs, c’est “tout pour l’Etat, rien hors de l’Etat, rien contre l’Etat”, il n’y a aucun doute.
J’ai gardé le meilleur pour la fin
Juste avant votre sang et votre vie — que vous n’allez pas tarder à devoir donner pour cet Etat fasciste — il y a vos biens personnels.
Ça commence par votre compte en banque. Si petit qu’il soit, où qu’il soit, l’Etat fasciste doit tout savoir de lui. N’est-il pas votre espace de liberté ? Et de quel droit réclameriez-vous un espace de liberté ? Vous vous croyez où ? En démocratie ? Vous rêvez.
Je vois bien que vous commencez à trouver que j’exagère, que je m’emporte à cause de mes conflits fiscaux, que je perds un peu mon sang froid. Vous avez tout faux, c’est juste l’inverse qui se produit. Plus j’avance, plus tombent mes naïves croyances en la démocratie de ce pays que détruisent les preuves accablantes auxquelles je suis confronté.
En voici une de plus, au détour d’un article du journal Midi Libre, hier 8 Janvier.
Donc, votre fortune intéresse, au plus haut point, l’Etat fasciste. Il en a besoin, tout simplement. S’il veut vous la prendre, il faut qu’il sache où elle est.
A cet effet, il a organisé une usine à gaz qu’il a appelé Bercy.
Cette usine à gaz, par un maillage étroit de renseignements, sait pratiquement tout de vous, mais elle trouve que ce n’est pas suffisant.
De jour en jour elle appelle à la délation, jusqu’à proposer de récompenser ceux qui dénoncent leurs voisins quand ils imaginent que ceux-ci possèdent un sous non déclaré, ou simplement un sous de trop par rapport à eux.
On ne peut pas dire que l’ambiance ainsi créée participe activement à la paix sociale et au vivre ensemble. Mais bon.
Et, soudain le jackpot. Bercy va plus loin, il ne s’agit plus de récompenser le délateur, mais de punir celui qui ne dénonce pas.
Alors là chapeau, c’est Mao et sa révolution culturelle, rien de moins.
La Caisse d’épargne condamnée parce qu’elle n’a pas assez dénoncé ses clients. Et quels clients, les comptes livrets des enfants.
Evidemment, juré-craché, ce n’est pas du fascisme, ce n’est pas l’Etat qui se mêle de notre vie privée. C’est tout simplement pour notre bien, pour nous protéger du blanchiment de l’argent de la drogue et des attentats des fous de Dieu.
Señor El Trucos, le roi de la blanche, pourrait, tout le monde le comprend, ouvrir un compte de 15.000€ à chacun de ses enfants et ainsi, au nez et à la barbe de nos gabelous, trafiquer des tonnes de cocaïne entre son pays et le paradis de la liberté et de la démocratie qu’est la France. Pas de ça chez nous. C’est pas beau ça ?
De cette histoire il faut tirer une morale de survie :
Vous ne devez avoir aucune confiance en votre banquier, il se doit de vous dénoncer sous peine de sanction.
En ce qui concerne votre voisin, il ne vous dénonce encore que pour le plaisir ou la prime. Mais, patience, sous peu il sera obligé de la faire sous peine d’être lui-même condamné. Aussitôt après, il sera torturé s’il ne vous dénonce pas. On avance, on avance, bientôt plus de chômage, etc… etc….
Bien cordialement. H. Dumas
9 550 vues
Suite à votre contrôle fiscal effectué par un agent vérificateur « assermenté » vous recevez une notification de redressement totalement irréaliste avec comme preuves, uniquement, les affirmations grotesques de votre contrôleur.
Vous pensez qu’il s’agit d’une erreur, que vous allez pouvoir aisément démontrer.
Vous avez tout faux.
Dans 99,99% des cas votre vérificateur sait pertinemment que son redressement ne repose sur rien de réel.
Le réel est une notion qui n’a pas court, depuis des décennies, au sein du Trésor Public.
Tous ceux qui y travaillent, du haut en bas de la hiérarchie, le savent bien.
Leur seule politique est la politique du chiffre.
La promotion de chacun, toujours du haut en bas, au niveau national, en dépend.
Donc, comme tout un chacun, vous êtes persuadés que votre bonne foi, appuyée par vos preuves (réelles), vont convaincre vos interlocuteurs.
Encore une fois vous avez tout faux.
Bienvenue en enfer : l’enfer fiscal !
Visite de l’Enfer Fiscal :
Progressivement, au fur et à mesure de vos « entretiens » avec les représentants du fisc, vous allez entrer dans une phase dépressive avec perte de sommeil, crises perpétuelles d’angoisse, perte de vos biens et de vos revenus (saisies « conservatoires » puis définitives), indifférence de vos entourages (que vous lasserez, car au fond, vous le pensiez vous-même avant, « il n’y a pas de fumée sans feux »).
En deux mots, vous allez vous retrouver à la rue, dans l’indifférence générale.
Dans les ¾ des cas votre interlocuteur ne sera plus votre vérificateur initial. Il aura disparu en passant le bébé à un « collègue » qui croira (fera semblant. Voir les articles de Francis Le Poizat, ancien inspecteur principal) dur comme fer aux affirmations de son prédécesseur et vous enverra balader.
Il est là pour récupérer l’argent que vous « devez ».
Uniquement pour cela.
Vos courriers ne serviront à rien.
Aux députés, au Président de la République, au ministre untel, tout le monde s’en fout. Pareil pour le suicide dans votre coin!
Vos lettres de supplications idem.
Ne croyez pas les attendrir, des courriers identiques aux vôtres, ils en reçoivent tous les jours des dizaines…
La réponse aux abus fiscaux ne peut être que collective.
Votre réponse individuelle, car vous pensez être un cas unique, alors que nous sommes des milliers de « cas unique », est voué, d’entrée de jeu, à l’échec.
Si vous entrez dans une procédure administrative, seule issue possible, sachez qu’elle sera longue et coûteuse (en avocats).
Et incertaine.
N’oubliez jamais que ceux qui vous « jugeront » sont, aussi, issus de l’ENA.
Et qui dirige Bercy ?
Vous entendrez souvent la phrase de votre avocat :
Ah, Monsieur Machin, je ne comprends pas, nous aurions dû gagner…
Voilà des années, qu’Henri Dumas et moi-même nous nous battons.
D’abord individuellement, comme tout un chacun au début.
J’ai vécu, personnellement, toutes les étapes que je vous ai décrites.
J’étais au fond du trou, lorsque j’ai rencontré Henri.
Au fond du trou, et seul.
J’ai compris, grâce à lui, que nous devions livrer un combat global, d’où le site qu’il a créé.
Rien n’est jamais perdu d’avance si l’on s’unit pour se battre.
Unis, nous pourrons faire entendre notre voix.
Sachez que maintenant, si vous ne l’êtes pas déjà, vous êtes une victime potentielle de Bercy et que votre tour viendra.
Emmanuel Bolling
Si vous voulez nous rejoindre dans notre combat, adhérez à notre association, c’est gratuit.
Le Président des Etats-Unis pleure en direct. Il s’entoure de parents de victimes et réclame l’interdiction des ventes d’armes. Parfait.
Soyons précis, il pense que les armes ne doivent pas être mises entre les mains de tout le monde. Notamment doivent être exclus les psychopathes. Il aurait pu rajouter les connards.
Juste un oubli.
Il est lui-même le plus grand marchand d’armes du monde !!!!
Sa clientèle est globalement constituée de psychopathes et de connards qui se servent sans discernement des armes qu’il leur vend.
Cherchez l’erreur.
Avec un tel discours en début d’année, OBAMA ouvre brillamment l’année du règne du mensonge.
Chacun ne peut être au mieux que le roi de ses capacités personnelles. Il ne s’est pas mis au niveau de l’interdiction de toutes les armes, pour tout le monde, tout particulièrement pour toutes les armées du monde, dommage.
2016 commence mal.
Cordialement. H. Dumas
2 068 vuesBonjour,
Meilleurs vœux pour 2016
En appui de cette vidéo, ce qu’en pense Dalloz.
Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling
2 204 vuesCe soir, à minuit, l’année 2015 disparaîtra définitivement. Le plus grand nombre se réjouira, par anticipation, de la venue de 2016, chacun espérant que cette nouvelle année lui sera favorable ou, plus probablement, qu’elle sera “moins pire” pour lui que 2015.
Pour ceux vers lesquels va ma pensée, les victimes du fisc, les contrôlés fiscaux, je crains, malheureusement, que 2016 soit pire que 2015.
Deux choses me terrorisent particulièrement : la délation et la banalisation.
La délation.
Voici une partie de ce qu’en dit Wikipédia : “La délation désigne une dénonciation méprisable et honteuse. Elle consiste à fournir des informations concernant un individu, en général à l’insu de ce dernier, souvent inspiré par un motif contraire à la morale ou à l’éthique et donc honteux. Tournée contre un individu ou un groupe d’individus, la délation est faite par un délateur, individu ou groupe de personnes, pour son propre gain (s’enrichir et accaparer les biens d’autrui) ou pour lui nuire de manière malveillante (jalousie, envie, haine). La fonction de délateur peut être créée et rémunérée par un pouvoir qui cherche à obtenir des renseignements contre ses adversaires ou ses ennemis… Le langage populaire a produit un lexique fourni pour désigner le délateur : « mouchard », « balance », « donneur », « indic », « sycophante », « cafard » et de manière plus étendue « collabo », « traître » ou « Judas ».
Encouragée par des régimes autoritaires ou dictatoriaux ou par des forces d’occupation, généralement occultée et anonyme, elle est facilitée par un pouvoir qui diffuse et défend des théories racistes et discriminatoires…”
Il n’est pas diffamatoire d’affirmer que Bercy et ses fonctionnaires favorisent la délation telle qu’elle est décrite par Wikipédia, que donc Bercy, qui est le vrai patron de la France, installe en ce pays une forme mortelle de dictature : la dictature fiscale.
Sapin, l’éphémère patron de Bercy, couvrant benoitement cette dictature, prétend que pour Bercy il s’agirait non pas de favoriser la délation fille de la dictature, mais de permettre la dénonciation vertueuse sans laquelle il ne peut y avoir de justice.
Il est aisé de faire la démonstration qu’il ment, qu’il s’agit bien de délation et de l’installation d’une dictature qui tue et ruine aveuglément, et non de dénonciation citoyenne au service de la justice.
En effet, la dénonciation qui pourrait, à la marge, être acceptable inclut un risque de dérapage tel que le législateur, de tout temps en démocratie, a jugé utile de l’entourer des plus grandes précautions.
C’est ainsi que l’article 226-10 du Code Pénal prévoit : “La dénonciation, effectuée par tout moyen et dirigée contre une personne déterminée, d’un fait qui est de nature à entraîner des sanctions judiciaires, administratives ou disciplinaires et que l’on sait totalement ou partiellement inexact, lorsqu’elle est adressée soit à un officier de justice ou de police administrative ou judiciaire, soit à une autorité ayant le pouvoir d’y donner suite ou de saisir l’autorité compétente, soit aux supérieurs hiérarchiques ou à l’employeur de la personne dénoncée, est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende….”
Il n’est pas douteux que sur la masse des “informations” recueillies sur nous par Bercy, que ce soit du fait de ses agents ou du fait de zélés dénonciateurs, une partie est inévitablement inexacte et que celui qui transmet cette information inexacte est parfaitement conscient de son inexactitude. C’est tout particulièrement le cas lors de redressement fiscal abusif.
Or, jamais, au grand jamais, quelque dénonciateur que ce soit, contrôleur du fisc ou simple quidam, n’est poursuivi pour dénonciation calomnieuse en vertu de l’article 226-10 du code Pénal.
Nous avons là la preuve absolue que ce que réclame Sapin, à grand renfort de médias officiels, n’est pas de la dénonciation citoyenne mais de la vulgaire délation. Cette délation qui marque au fer rouge tous les systèmes totalitaires, tous les fascismes. Dans le cas contraire, régulièrement, des dénonciateurs calomnieux inévitables seraient poursuivis et condamnés.
Alors, oui, je l’affirme, Sapin et compagnie, de la même façon que Pétain et ses sbires en d’autres temps, mettent ce pays en coupe réglée, éradiquent la démocratie, tuent la liberté, et 2016 sera pire que 2015 à ce sujet.
La banalisation
La pensé commune est si imprégnée de cette délation fiscale qu’elle finit par ne plus la voir et par imaginer que celui qu’elle voit souffrir et mourir du fait de cette délation, d’abord serait sans doute coupable, ensuite se serait évidemment mal défendu.
En réalité, le contrôlé fiscal serait le principal responsable de son malheur puisque, vivant dans une démocratie juste et honnête : la France, il ne peut que mériter son sort.
Cette banalisation de l’horreur fiscale me fait penser au Rwanda.
Viendrait-il à l’idée d’un honnête homme de penser que si les Tutsis massacrés dans les bois par les Hutus à coup de machettes avaient couru plus vite ils auraient échappé au massacre, qu’ainsi ils ont été en quelque sorte les principaux responsables de leur funeste destin ?
Une telle pensée est inimaginable, c’est pourtant exactement ce que les français, dans leur grande majorité, pensent des victimes des meurtres fiscaux de Bercy.
Pour 2016
Je souhaite que les français, tous les français — même ceux qui croient naïvement que la dictature fiscale leur est bénéfique, qui pensent qu’elle participe à leur situation personnelle parce que leurs revenus viennent de l’Etat – prennent conscience de l’immoralité de Bercy et se lèvent contre cette citadelle pour la vaincre et la raser.
Je souhaite que les français ne se trompent pas d’ennemi, qu’ils ne se fassent pas duper par ceux que l’on agite devant leur nez pour les détourner du vrai, de Bercy.
Hollande n’est pas un capitaine de pédalo, c’est un matador dont la muleta rouge détourne les français de l’épée qu’il cache dans son dos, qui s’appelle Bercy, qui les met à mort.
Bonne année 2016 à tous.
Bien cordialement. H. Dumas
2 649 vues
Celle ou celui qui a le courage, dans le contexte actuel, de créer une entreprise va s’exposer, à plus ou moins long terme, aux contrôles multiples et divers ( à répétition) de fonctionnaires prédateurs.
Cela deviendra au fil des années, s’il survit, sa principale préoccupation.
Ces fonctionnaires ne sont pas là pour vous aider, ce qui devrait être leur rôle premier, mais pour opérer, sous couvert de la loi, un transfert d’argent de la poche de l’entrepreneur à leurs « caisses » respectives.
C’est pour le Bien Commun parait-il.
« Leur » Bien Commun serait une appellation plus juste.
En France les finances de l’Etat sont la réincarnation moderne du tonneau des Danaïdes.
Plus on le remplit, plus il lui en faut encore.
Les entrepreneurs, commerçants, artisans, professions libérales, bref tous ceux qui travaillent réellement et qui créent de la richesse sont donc principalement chargés de combler le déficit abyssal des finances publiques françaises qui s’accroit chaque jour un peu plus.
Pour soutirer, à ces salauds d’entrepreneurs et autres, cet argent qu’ils ne veulent pas lâcher, du moins « suffisamment », on va lancer sur eux des meutes de fonctionnaires vérificateurs.
Officiellement, ces Eliot Ness assermentés, vont faire rendre gorge aux fraudeurs anti-citoyens qui s’imaginent pouvoir, par leur mauvais comportement, spolier les bons français.
Officieusement, ils doivent remplir des objectifs chiffrés par leur hiérarchie (leur promotion en dépend) par tous les moyens.
Seul compte le résultat.
Ils ne s’embarrasseront pas, pour la plupart, d’une quelconque morale qui distingue le « juste de l’injuste » ou le « vrai du faux ».
Cela n’a, au final, strictement aucune importance.
Comme disent les dictatures depuis des siècles pour justifier l’injustifiable : Qui veut la fin…
Ils ont à leur disposition, pondue par le législateur depuis 50 ans, des codes énormes, d’une complexité sans égale dans le monde (la fameuse exception français que tous nous envient), contenant des milliers d’articles qui disent tout et son contraire.
C’est la beauté de la chose.
De plus, paquet cadeau, ils n’ont pas besoin de preuve.
La présomption de culpabilité servant de preuves, ils n’ont plus qu’à vous présenter l’addition, et le tour est joué.
Le transfert peut et va s’effectuer dans les meilleurs délais.
Deux administrations possèdent (en sous-main) ses propres tribunaux :
Bercy a à sa disposition, et le mot est juste, le Tribunal Administratif.
Celui-ci rend la justice selon ses désirs, et ses jugements sont donc la loi.
URSSAF et RSI ont à leur disposition, et le mot est toujours juste, le TAS. Celui-ci rend la justice selon l’URSSAF et le RSI, et ses jugements sont donc aussi la loi.
Les autres, douanes, hygiène, concurrence, préfecture et des dizaines d’autres services vérificateurs de taxes ou de normes ( voir https://www.temoignagefiscal.com/au-championnat-du-monde-des-prelevements-la-france-a-enfin-la-medaille-dor/ ) sont hébergés (avec bienveillance) par le T.A.
En France, il vaut mieux être un fonctionnaire (le best), un salarié, un assisté, qu’un entrepreneur/artisan/commerçant…
Comparez :
De plus en plus de fonctionnaires.
De moins en moins d’entrepreneurs (en France).
Et qui fait vivre l’autre?
L’entrepreneur, ce salopard de riche, va connaître des nuits sans sommeil, va souvent cautionner sur ses biens propres, va travailler plus de 60 heures par semaine, ne prendra que très peu de vacances et au final fera peut-être faillite, souvent grâce à l’aide du fisc ou de l’URSSAF/RSI.
Bien sûr dans ce cas-là, il n’aura pas droit à la « clémence de César » : Pas de parachute/chômage, et lui, qui a créé de la richesse et des emplois sera poursuivi comme un malfaisant, jusqu’à finir dans la rue, pour les « dettes » qu’il aura « contracté » à ces administrations (et qu’il sera dans l’incapacité de régler puisqu’en faillite. CQFD).
Il aura toujours la solution de se suicider dans son coin…
Mais discrètement S.V.P !
(environ une moyenne de 500/an qui n’intéresse toujours personne)
Les fonctionnaires vérificateurs, malgré leur cœur à l’ouvrage, leur zèle sans faille à suivre les instructions venues d’en haut, n’arrivent pas à colmater les fuites toujours plus nombreuses du tonneau, fuites sans fin, provoquées pour arroser les « clientèles » de nos énarques et leurs propres besoins.
Ils vont recevoir l’aide des délateurs/aviseurs.
Ouf, une armée innombrable de citoyens honnêtes.
Chaque français sera un délateur/aviseur en puissance…
Reviens Luke Skywalker !
Emmanuel Bolling
2 513 vuesL’évidence, c’est le truc tellement naturel ou habituel que — bien que l’ayant journellement sous le nez — on ne le voit plus.
Messieurs Mohammad Ali Amir-Moezzi et Christian Jambet, professeurs réputés en sciences religieuses à la Sorbonne, ont coécrit : “Qu’est-ce que le Shî’isme ?”.
Ce livre, un peu ardu pour le néophyte que je suis, peut être lu comme un guide vers une tradition religieuse folklorique ou, ainsi que je l’ai lu, comme un fil d’Ariane à tirer pour comprendre les ressorts de cette organisation religieuse et politique particulière qui, comme toutes les autres, vise à la maitrise des masses au bénéfice d’une minorité.
Ici, les imâms font très fort, et page 348 les auteurs nous donnent la clef : “La liberté se trouve dans la soumission”!!!
Cette conclusion m’a dans un premier temps fait sourire, sans doute suis-je un peu naïf. En effet, à la réflexion, il n’y a pas de quoi sourire.
Car, finalement, il n’y a pas une grande différence entre cette religion, que chacun s’accorde à trouver moyenâgeuse, et notre propre organisation sociale.
La liberté se trouve dans la soumission : “Bonsanmécébiensur” comme dirait le commissaire Bourrel. Voyons voir ça.
La liberté c’est Janus, elle a deux visages selon qu’on la vit ou qu’on la regarde.
Vue de l’extérieur, la liberté consisterait à faire ce que l’on veut.
Dans l’absolu, l’homme libre ne redoute nulle situation. Son intelligence et son courage sont censés lui permettre d’affronter et de régler tout problème. Ne dit-on pas que la volonté permet de déplacer les montagnes. Rien donc, pour la légende, ne peut entraver la liberté, pour peu que ceux qui luttent pour en jouir s’engagent totalement.
Eventuellement, on peut accepter qu’ils y laissent la peau, mais alors c’est tout bénéfice pour leurs successeurs qui ne manqueront pas de récolter les fruits de leur sacrifice, jouissant ainsi intégralement de la liberté posthume des héros.
Ça c’est l’image d’Epinal de la liberté en France.
Dans la pratique, la liberté ne peut se développer que dans un espace qui lui est dédié, où sont aussi présents la tolérance, le respect de cette liberté, de ses fruits, et des difficultés qu’elle génère, l’acceptation que tous n’y accéderont pas : beaucoup d’appelés, mais peu d’élus. Certains prétendent que la France a été cet espace, je n’en sais rien, je n’y étais pas et je me méfie de l’histoire.
Vue de l’intérieur, la liberté se complique, elle se heurte à l’environnement matériel rarement coopératif, mais surtout aux autres hommes. Par ailleurs, un frein très efficace entrave la liberté, c’est la responsabilité qu’elle implique.
Pris entre les complications pratiques et les comptes à rendre, les candidats à la liberté doivent faire face à bien des difficultés pour en jouir. Seuls les téméraires vont au bout, prennent le vrai risque libertaire. Pour les autres, il faudra se contenter de la liberté inversée.
La liberté inversée
La plus grande masse est irrémédiablement attirée par l’idée de la liberté inversée, c’est-à-dire par l’absence de responsabilité qui à elle seule fournit une impression de liberté.
Evidemment, cette absence de responsabilité n’est pas réelle, il s’agit d’un simple transfert. Entendons nous bien, il n’est pas d’action qui n’enchaine pas de conséquence, donc de responsabilité.
La liberté inversée, dans notre démocratie laïque, consiste à déplacer les conséquences — et donc la responsabilité — des actions vers une structure globale, l’Etat, à laquelle les acteurs ont été au préalable irrémédiablement soumis.
Pourtant cette structure est une vue de l’esprit — un mirage de magicien – installée, à leur seul bénéfice, par des escrocs qui se font appeler “les hommes de l’Etat”. En effet, certes la responsabilité devient inaccessible, ne peux qu’être très difficilement engagée, mais elle reste présente, elle empoisonne durablement l’atmosphère et en devenant factuelle elle déstabilise l’édifice social.
Deux exemples pratiques
Les fonctionnaires :
Une immense majorité de français rêvent pour eux-mêmes ou pour leurs enfants du statut de fonctionnaire. Qu’est le statut de fonctionnaire si ce n’est la soumission à une structure globale l’Etat, en vue d’échapper à la responsabilité personnelle de ses actes ? Tout le monde, y compris eux-mêmes, s’accorde à reconnaître la “liberté” qu’offre aux fonctionnaires leur soumission à l’Etat.
Les professions libérales :
Ceux qui les pratiquent prennent très vite conscience du prix à payer et comprennent très rapidement que la liberté qu’ils pensaient trouver n’existe pas. Ils ne sont pas libres, ils sont seulement indépendants, ce n’est pas pareil. Ils paient cette indépendance du prix de leur liberté, réduite à néant par leur responsabilité — sans cesse mise abusivement en avant au point de les paralyser totalement — et par l’irrespect total des fruits éventuels de cette liberté.
La réflexion, même comme ici superficielle, sur les liaisons entre la liberté et la soumission laisse un goût amer pour celui qui, comme moi, n’y avait pas réfléchi plus que ça.
Allons plus loin
La liberté inversée, cet ersatz de liberté, nous soumet insidieusement et nous prépare à des soumissions plus graves à venir.
C’est ainsi que la soumission peut devenir naturelle au point de n’avoir pour objectif dans la vie d’un homme ou d’un peuple que de choisir son maître, celui à qui l’on va aveuglement se soumettre.
Nos démocraties n’en sont-elles pas là ? Bien sûr que si, pas besoin d’un dessin.
Bien plus grave
Cette adhésion de nos démocraties à la liberté inversée, fille de la soumission, est enseignée à longueur de journée à nos jeunes, y compris à ceux qui en banlieue savent qu’ici la soumission qu’on leur enseigne ne débouchera même pas pour eux sur la liberté inversée.
Comment s’étonner que, formés ainsi, ils aillent ensuite se soumettre ailleurs, en espérant jouir de la liberté inversée, la seule qui leur a été apprise, qui corrobore celle que prêchent les imâms.
Au terme de ma réflexion je comprends que notre pays, nos socialistes champions de la liberté inversée, ont éradiqué l’idée de la vraie liberté individuelle et de ses corollaires la responsabilité individuelle et la prise de risque, que ce sont eux qui ont ainsi fait le lit du terrorisme local qui les scandalise, qui n’est que l’absolu de la soumission en échange de l’absolu la liberté inversée.
Bien cordialement. H. Dumas
2 088 vues
Dans la tornade FIFA, qui laisse, depuis quelques temps, entre-apparaître officiellement, ce que tout un chacun savait depuis des lustres : une organisation dont la cuisine interne sent franchement mauvais.
A savoir, un monde de pouvoir fait de magouilles, de grenouillages et de corruptions, où des millions d’euros changent discrètement de poches pour obtenir de ses dirigeants des votes favorables. Ou autres…
La corruption politique ou affairiste est aussi vieille que notre planète, et elle a encore de (très) beaux jours devant elle.
Elle doit même être plus ancienne que le soi-disant « plus vieux métier du monde ».
Revenons à notre ami Michel Platini.
Qu’il ait « touché » environ 2 millions d’euros pour des conseils, cela ne me choque pas.
Que ces conseils les valaient ou pas, cela n’a au fond aucune importance.
Tout le monde s’en contre-fout.
Je pourrais vous citer des dizaines d’affaires politiques ou financières où des millions d’euros se baladent avant de s’évaporer dans la nature.
N’oublions pas que dans le dernier classement sur la corruption de l’ONG Transparency international, la France figure au 26e rang mondial, à égalité avec l’Estonie et le Qatar, et derrière les Bahamas et les Émirats Arabes Unis. En outre, elle perd encore des places par rapport aux années précédentes.
Donc rien de bien nouveau sous le soleil.
La seule question qui se pose en réalité, et dont je n’ai pu avoir la réponse, malgré mes recherches (peut-être ai-je mal cherché), cette question, qui apparemment n’intéresse pas les médias est de savoir si oui ou non, il a payé les impôts correspondant à cette belle somme.
Sur ce sujet, silence radio…
Pour le reste qu’il en profite.
Emmanuel Bolling
2 425 vuesSortis des dernières élections, nous avons la tête encore pleine de tous ces gens qui demandaient nos suffrages au motif de leur originalité, de leur prétention à nous gouverner autrement, de leur compétence prétendument avérée sur ce sujet.
Qu’en est-il vraiment ? Est-il une différence entre Mélanchon et son ramassis de soi-disant gauchistes, Le Pen et le sien de supposés extrémistes de droite, pseudo-fascistes, ou encore les bien-pensants d’Hollande ou de Sarkozy, ceux des Bové et consorts plus écolos que la planète elle-même ? Non, définitivement non.
La problématique pour tous est la même : ils prétendent être les seuls capables de faire en sorte que des êtres humains regroupés, volontairement ou contre leur gré, puissent vivre ensemble sans s’égorger les uns les autres.
Notons qu’ils se réclament tous de la laïcité, de la république, qu’ils jouent petit bras, que ceux qui, en plus, prennent pour référence Dieu ou les Dieux les écrasent de toute leur superbe.
Je ne me sens pas très impliqué dans tout ce bazar, mais comme aucun de ces énergumènes ne nous lâche la grappe, nous sommes bien obliger de réfléchir au problème.
Voici mon opinion, avec toute la relativité qu’elle implique, évidemment.
La situation se présente de la façon suivante :
Plusieurs milliers ou millions d’individus, ici ou ailleurs, se retrouvent en situation de devoir vivre en communauté, soit qu’ils ont échoué par hasard sur le même territoire ou dans le même groupe, soit qu’ils partagent les mêmes objectifs, les mêmes passions, ou encore des méthodes de vie similaires.
Le fait d’être ainsi regroupé implique un minimum d’organisation afin que la promiscuité qui en découle soit supportable. Immédiatement, un ou des usurpateurs réclament que leur soit confié le pouvoir d’organisation.
Dans ce but, ils prétendent être les seuls à connaître les règles infaillibles qui vont harmoniser les désordres liés naturellement au fait pour chacun de trouver sa place personnelle dans le groupe.
La méthode la plus ancienne consiste à prétendre qu’une intelligence invisible, inaccessible, appelée Dieu ou les Dieux, dicterait à des “élus” les règles bonnes pour chacun de nous. A charge par eux, ces “élus”, de nous inculquer ces règles par tout moyen, la force comprise.
Sous tous les cieux, cette méthode a fait la démonstration de sa stupidité. Mais aussi, tout particulièrement, de sa malhonnête perversion.
In fine, les “élus” s’avèrent de vulgaires escrocs, dont certains finissent par croire à leurs fadaises, qui au motif des règles révélées abusent de la crédulité de ceux qui sont sous leur domination et en font des esclaves, voire les tuent.
L’exemple typique actuel est évidement le monde musulman. Nous nous croyons à l’abri d’une telle simplicité, mais prenons garde le nouveau pape donne des signes d’interventionnisme évidents, qui nous ramèneraient facilement à la case départ de ce genre de sport.
La méthode en cours chez nous actuellement consiste à prétendre qu’une abstraction appelée “peuple” serait elle-même l’intelligence supérieure capable de dicter les bonnes règles pour tous.
Cette abstraction, telle le père Noël, ne prend vie que dans la croyance que l’on a en elle, laquelle est directement liée aux rituels et affirmations péremptoires qui la portent. Du vent tout cela, du vent.
La réalité est bien plus prosaïque, pas d’intelligence supérieure du “peuple”, mais, cachée derrière le vocable, une simple bande d’usurpateurs identiques aux précédents qui fabriquent et imposent des règles qui leur permettent de profiter du pouvoir.
Le fait qu’ils attribuent la genèse de celles-ci au “peuple” est simplement leur marque de fabrique, pendant que le fonctionnement de leur système est absolument identique aux précédents. L’originalité pourrait être dans le fait que ce n’est pas par la crainte du pêché que la population est tenue, mais par le tour de magie du bulletin de vote, escroquerie suprême.
De tout cela il découle
Qu’il n’y a aucune différence entre le front de gauche, Le Pen, Sarkozy, Hollande et les autres. Pas non plus de différence entre eux et Daech, Poutine, ou n’importe quel tricheur se prétendant investi par un ordre supérieur pour emmerder ses semblables.
Alors que
Il est quand même clair que la place de chacun dans le groupe est de la responsabilité de chacun, qu’il s’agit d’un ordre naturel.
Il est bien quelques tricheurs qui tentent de prendre une place qu’ils ne méritent pas, mais, sauf s’ils s’appuient par la force sur des règles iniques, très rapidement ils sont en échec.
Nul ne peut abuser les autres régulièrement sans être l’objet de représailles en retour. En clair, l’humanité a les ressources naturelles nécessaires pour pouvoir vivre – sans mandataire — collectivement en cas de besoin. S’il fallait une preuve de cette faculté, le développement naturel mondial d’internet en serait une.
La raison de chacun est le seul rempart à la folie de tous.
C’est le grand apport philosophique des lumières, l’étape ultime de l’introduction, par Descartes, de la raison dans l’organisation sociale.
Cette façon de penser, la seule respectueuse de l’homme, est l’apanage du libéralisme, un courant dont personne ne veut, mais aussi, et c’est bien le pire, qui ne peut pas dominer par le seul fait que son but ultime est la suppression de la domination pour laisser sa place à l’individu, à son épanouissement et à sa liberté.
Nous aurons donc — sauf quelques fenêtres de temps improbables qui suivent des tempêtes sociales mortelles – toujours et en tout lieux des escrocs qui tenteront de nous emprisonner dans leur filets moraux, au nom du bonheur pour tous qui justifierait la destruction du bonheur de chacun.
Bien cordialement. H. Dumas
2 300 vues
En France, notre Big Brother n’est pas comme aux USA la NSA ou la CIA, chez nous c’est le Fisc.
Bercy veut tout savoir, tout contrôler et tout ponctionner.
Grâce au terrorisme, il va régler le « problème » du cash qui lui échappait encore.
En ramenant le montant maximum que l’on pouvait régler en espèces à 1000€, il espère éradiquer le « black » dont se servent les terroristes.
Je ne savais pas que le mec de Daech allait acheter ses Kalachnikovs et ses explosifs chez l’armurier du coin et réglait ses achats en liquide.
Peut-être même demandait-il une facture pour récupérer la TVA…
3000€ ou 1000€, qu’est-ce que cela va changer pour lui ?
Dans le marché de la vente d’armes, les règlements se feront toujours en espèces sans limitation de montant.
Comme chez votre commerçant du coin, les trafiquants n’acceptent pas les chèques.
Donc cette limitation à 1000€ vise uniquement tous les Français, vous ou moi, qui vendent des trucs ou font des petits boulots sans rien déclarer à leurs amis contrôleurs.
Salauds de fraudeurs !
D’ailleurs on va compléter cette mesure par l’obligation des sites style « Le Bon Coin » ou « AirbnB » à déclarer à Big Brother ce que vous avez vendu, loué ou autres. Pour l’instant Bercy vous fera grâce des 5000 premiers euros, dit-il.
Tout le monde sait ce que vaut la parole de nos énarques bercyniens.
Pour l’instant, c’est aujourd’hui.
Demain n’est pas dans l’instant.
Bien sûr tout cet argent était dépensé chez les commerçants.
Cela faisait fonctionner l’économie.
Salauds de fraudeurs !
Big Brother n’a pas vocation à faire fonctionner l’économie mais uniquement à vous piquer toujours plus d’argent.
Les dépenses de la France augmentant toujours, il faut toujours en trouver plus. Les contrôleurs de Bercy contrôlent à tout va et ne font pas dans la dentelle. Ils ont des chiffres toujours plus importants à faire rentrer dans le tonneau (des Danaïdes) de la France.
Malgré tous les abus fiscaux, malgré tous les redressements injustifiés mais parfaitement justifiés par leur politique du chiffre à réaliser, cela ne suffit toujours pas.
Nos élites ont besoin de plus de monnaie.
Mais où la trouver ?
Notre Etoile Noire (voir Star War) a longtemps cogité. Nos stratèges se sont décarcassés les méninges à les faire fumer. Et l’idée géniale leur est apparue.
Elle n’était pas nouvelle, c’est vrai, mais elle a tellement bien fonctionné par le passé chez Mao, Staline, Pinochet et j’en passe. Il suffit de l’habiller, de la revaloriser, de lui coller un nom high-tech, et le tour est joué.
Les français n’y verront que du feu, on leur fera même croire qu’ils rempliront un devoir « citoyen ». Ça, ça marche à tous les coups et les jaloux (et ils sont nombreux) auront bonne conscience.
La délation. Putain, ça c’est fort d’y avoir repensé.
On les appellera des « Aviseurs », ça c’est noble.
Ça donne envie d’en être un. De faire partie de cette nouvelle élite qui va redresser la France.
On avait pensé aussi à les appeler des « Lanceurs d’Alerte », mais c’était un peu too much. Fallait quand même rester raisonnable !
On leur donnera, comme dans le privé à tout apporteur d’affaire, 10% du redressement qui ne manquera pas d’en découler. Cool, non ?
Et exonéré d’impôts, pourquoi pas.
A Bercy, on ne se déplace (très) rarement pour rien.
La délation, ça c’est un fameux joker.
Tout le monde peut balancer tout le monde.
Ça va se bousculer au portillon.
Il va falloir recruter des nouveaux contrôleurs en masse pour faire face à la demande. Tant pis s’ils n’ont aucune formation comptable ni juridique, il y a bien longtemps que cela ne sert plus à rien. Il s’agit simplement d’aligner, pas de trouver des preuves ! On ne s’embarrasse plus de ces bêtises.
On fera ça style tribunal révolutionnaire, juste avec des affirmations…
Le mec qui paye son artisan au black, hop il envoie une lettre de dénonciation.
Et il passe à la caisse.
La secrétaire qui sait que son patron vend un peu de came au black, hop elle envoie une lettre de dénonciation.
Et elle passe à la caisse.
Tous les employés, les comptables, les avocats, les fiscalistes, etc…
Et tout ce beau petit monde passe à la caisse.
Même moi, je vais y songer.
Et sérieusement.
Je pense déjà à mon boulanger et au restaurant que je fréquente.
Le patron est un ami, mais bon, il n’en saura rien et j’ai besoin d’argent.
J’ai été ruiné par le fisc et tout le monde s’en foutait.
C’est bien mon tour de passer à la caisse, non ?
E.Bolling
PS : J’ai oublié mon cordonnier qui « oublie » souvent de me donner un ticket…
2 263 vuesJuste pour le fun, cliquez ici : TASS, etc…
Cordialement. H. Dumas
2 253 vuesJusqu’à présent seuls les travailleurs indépendants et les entreprises étaient vraiment dans le collimateur du fisc.
En conséquence, ils étaient soupçonnés ouvertement de fraude fiscale par la population intoxiquée par la propagande fiscale.
La plupart des salariés et les fonctionnaires échappaient au carnage. Cela ne les empêchait pas de rencontrer le fisc à l’occasion de succession, d’accession à la propriété ou autre situation patrimoniale, mais ils évitaient le pire, la vie misérable de bouc émissaire, de présumé coupable qui vous exclut du groupe et fait que l’on vous montre du doigt, lorsque vous subissez un contrôle fiscal.
Isolés, marginalisés, les contrôlés fiscaux avaient beau clamer leur innocence, dénoncer les méthodes totalitaires du fisc, des tribunaux fiscaux, ils étaient inaudibles, transparents, inexistants, ignorés.
Mais voilà, internet est passé par là et tout un chacun se met à vendre ses vieilles fringues sur “Le bon coin”, à louer sa maison inutilisée sur “Airbnb”, sa voiture ailleurs, à échanger son appartement à l’occasion de congés, à vivre librement quoi.
Au début, cette liberté économique ne touchait que les initiés à l’informatique, mais aujourd’hui elle touche tous les français, qui se jettent avec délice dans la vente, la location et le troc.
Tiens donc, le commerce serait une activité créatrice de services, de satisfactions pour celui qui en profite et pour celui qui les donne, sans trop de complication, de réglementation. Ainsi donc les français pourraient commercer sans se voler les uns les autres, en toute bonhomie. Quelle découverte, tout particulièrement pour ceux qui hier disaient pis que pendre du commerce et de ces commerçants tricheurs, voleurs et, évidemment, fraudeurs fiscaux.
Je parie même que des socialistes bien-pensants s’adonnent sur le net, discrètement, aux hontes du commerce, du bénéfice personnel en échange d’une prestation tout aussi personnelle.
Tout cela est si frais, si naturel que les proportions du phénomène se développent spontanément et dépassent soudain la tolérance, restreinte il faut le dire, de la pompe fiscale qu’est Bercy.
Bercy, la suceuse à pognon de nos élus, même si ces nouvelles activités commerciales sur le net touchent tout particulièrement sa clientèle politique, ne peut pas imaginer que la France pourrait abriter des hommes et des femmes qui seraient libres de commercer directement, sans rien déclarer, sans tomber de facto dans l’esclavage fiscal, sans connaître la terreur fiscale qui n’a de force que si personne n’y échappe.
Par ailleurs, les géants du net, bien qu’encore fœtus socio-politiques, rêvent de reconnaissance, de respectabilité. La boucle est bouclée.
L’assemblée nationale s’est saisie et a voté.
Indifférente aux souffrances des français qui s’expriment scrutin après scrutin, elle organise un piège fiscal géant à destination des commerçants en herbe du net.
A partir de demain, les plateformes du net qui favorisaient la liberté du commerce, deviennent les agents de Bercy. Elles vont devoir dénoncer toutes les transactions qui passent par elles.
Il aurait été possible qu’elles prélèvent au passage la dîme de l’Etat et paient celui-ci directement. Mais, cette simplicité avait pour Bercy deux inconvénients majeurs :
– Le poids de ces plateformes en aurait fait des interlocuteurs susceptibles de contester la part que Bercy désire s’octroyer sur ce nouveau commerce.
– L’effet terrorisant de la menace constante du contrôle fiscal est pour Bercy le B.a.-ba de sa puissance, l’orgueil de ses troupes. La torture fiscale est dans les gênes de Bercy, la voir ainsi applicable à des secteurs sociaux jusque là épargnés, pris tout à coup dans les filets du contrôle fiscal possible, quoi de plus valorisant pour la Stasi fiscale ?
Vous dire que cette situation me chagrine serait vous mentir.
Au contraire, je vois avec délice augmenter exponentiellement la masse de ceux qui vont souffrir, car ce seront eux demain qui comprendront physiquement combien il est vital d’en finir avec Bercy et sa folie fiscale meurtrière.
Bravo donc à l’imposition injuste de tous ces gens qui ne font que rejoindre la cohorte de ceux qui paient des impôts injustes, excessifs, privatifs de liberté, spoliateurs, confiscatoires.
Les troupes de demain augmentent, je ne peux que m’en réjouir.
Il suffit maintenant d’attendre les coups fourrés, les notifications tordues, les redressements iniques et injustifiés de Bercy qui ne vont plus tarder, patience.
Demain, quand chaque français touchera du doigt la terreur fiscale, l’iniquité de Bercy, peut-être pouvons-nous espérer un grand changement avec au bout la liberté.
Après tout, nous n’en demandons pas plus, c’est notre liberté que nous voulons retrouver, rien de plus. Cela passe par l’éradication de l’esclavage fiscal. L’impôt c’est notre temps, notre énergie, notre vie qui nous sont volés.
Bien cordialement. H. Dumas
2 267 vuesL’âge, si l’on n’a pas perdu ses facultés, permet de faire appel à la mémoire. Autant en profiter et en faire profiter les autres.
En 1968, j’avais 24 ans, j’étais déjà dans la vie active depuis trois ans, en tant qu’entrepreneur installé à mon compte.
La guerre mondiale n’était pas si loin, elle avait donné le pouvoir d’abord aux survivants, ensuite aux vainqueurs ou à ceux qui avaient rejoint leur camp à temps.
Les tenants du pouvoir de 1945 à 1968, soit pendant 23 ans, avaient eu le temps de s’installer confortablement aux commandes du pays. Ils étaient devenus des notables. Le plus souvent issus du monde économique, ils n’étaient pas partageurs de ce pouvoir. Qui l’est ?
C’était installé le copinage entre notables, le partage sans vergogne des fruits de la nation à leur profit, la corruption économique et politique, le barrage à l’innovation, la captation exclusive du pouvoir politique incluant la censure et différentes privations de liberté.
La démocratie n’a pas été alors en mesure de détecter et de soigner ces excès. Les jeunes générations ont été obligées de s’exprimer à travers ce qui a été appelé les évènements de 1968. Une espèce de révolution pacifique, qui n’a pas mal tourné un peu par hasard, beaucoup parce que l’époque n’était pas à la violence.
Treize ans plus tard, en 1981, les notables perdaient dans les urnes ce pouvoir dont ils avaient abusé.
Changement de programme
Vaincus, bannis, les anciens notables furent remplacés par des nouveaux. Le pouvoir produit toujours des notables, c’est incontournable.
Au bout de 30 ans, ces nouveaux notables véhiculent exactement les mêmes tares que les anciens, cela aussi est incontournable.
Ceux d’aujourd’hui sont issus de la fonction publique, ils sont majoritairement des fonctionnaires ou des capitalistes de connivence apparentés à l’administration publique.
A part cela, ils ne diffèrent en rien des anciens, copinage entre eux, captation des fruits de la nation, corruption économique et politique sont aussi leurs sports préférés. Ils captent le pouvoir et la censure est toujours là, bien que s’exprimant, parait-il, librement, sans contrainte.
Depuis Dimanche, nous constatons à longueurs de commentaires autorisés que la démocratie n’est toujours pas en mesure de détecter et de soigner ses propres excès. Rien de nouveau sous le soleil.
Je n’ai entendu aucun homme politique déclarer simplement,
Que les fonctionnaires avides de pouvoir — pas les autres — y en a marre.
Que le pillage fiscal destiné à assurer les rentes économiques d’une administration pléthorique, y en a marre.
Que la censure et la langue de bois, y en a marre.
Qu’entraver les initiatives privées et vouloir embrigader les individus jusqu’à la superstition écologique chargée de les menacer de ne plus pouvoir respirer s’ils continuent à souhaiter la vie et le progrès en lieu et place de la mortification et de la soumission que les “notables- fonctionnaires” leur imposent, y en a marre.
Qu’espionner chacun tous les jours, dans tous les espaces de sa vie, pendant que les fonctionnaires au pouvoir, au dessus de tout soupçon, ont droit à l’anonymat et à la protection absolue de leur vie privée, divisant ainsi le pays en deux castes, les esclaves transparents et les fonctionnaires opaques, y en a marre.
Que réduire les libertés chaque jour un peu plus — qu’elles soient financières, intellectuelles, physiques, morales ou politiques, toutes sont touchées — y en a marre.
Que faire semblant de chercher des solutions et compatir artificiellement à la misère des autres, alors que ceux-ci ne souhaitent que la liberté qu’on leur refuse soi-disant pour leur bien, y en a marre.
Que dresser les français les uns contre les autres, en criant au risque de la guerre civile alors qu’on l’attise, y en a marre.
Que la bouillie verbale des politiques qui n’a en écho que l’absence de projet du FN dissimulé derrière une posture réformatrice qui n’existe pas, qui s’est déjà donnée à la fonction publique au plus haut niveau, y en a marre.
Quel avenir dans ces conditions
Il n’y en a pas. Comment un courant politique libéral, transparent, pourrait-il voir le jour d’ici 2017 ?
D’ailleurs les français le souhaitent-ils? Ont-ils envie de se voir tels qu’ils sont, déresponsabilisés, ignorants de la faillite matérielle et morale qui les attend ? Probablement pas.
Mais attention, la situation n’est pas celle de 1968. L’idéal de paix de cette époque est loin derrière nous. Les bruits des bombes et des bottes sont notre musique sociétale.
Dans ces conditions, la maîtrise d’un éventuel sursaut populaire de la jeunesse, type Mai 1968, risque d’être délicat. Nous courrons le risque fatal du dérapage et de l’engrenage libanais.
Ce billet est-il lucide où représente-t-il la pensée peureuse du petit vieux que je suis en train de devenir ? Objectivement, je n’en sais rien.
Bien cordialement. H. Dumas
1 958 vuesL’administration est à la fois l’arbre de vie et le poison mortel des sociétés.
C’est elle qui a hébété Hannah Arendt lorsqu’elle l’a découverte sous la forme d’Eichmann et comprit que décapiter celui-ci ne résoudrait aucunement les dérives de folie dont elle est capable, qui ont affreusement meurtri le peuple juif.
Cette révélation a isolé durablement Hannah Arendt tant l’administration est indissociable de l’organisation sociale, au point que le déni qui l’entoure touche chez les laïques au sacré, pendant qu’il fait semblant de l’être chez les religieux.
Essayons d’y voir clair.
L’administration est un outil intellectuel organisationnel, qui agit dans un groupe donné, dont la particularité tient au fait que son expression matérielle est une contrainte imposée.
Cet outil, bien que fait de personnes, est totalement impersonnel, sans quoi il ne peut exister. C’est le nœud du problème.
L’administration n’a pas de direction par elle même, elle n’obéit qu’à un maître fort, en l’absence de ce maître elle fonctionne en vase clos, à son seul bénéfice.
L’administration est si importante pour une société que bien souvent sa seule conquête justifie les combats politiques, notamment dans nos démocraties.
Malheureusement, la plupart du temps, l’heureux élu n’a ni la personnalité ni la raison nécessaire à la maîtrise de cet organe vivant, improbable, qu’est l’administration.
C’est là que tout bascule.
Conscient que la maîtrise de l’administration demande de la force, la population finit par croire, si son administration se dérègle anormalement par autoallumage, que la force seule suffira à la remettre à son service.
D’où la fumeuse notion de l’homme providentiel.
C’est une erreur constante et destructrice. Car, si la force qui s’empare de l’administration n’est pas mesurée et intelligente les résultats sont alors catastrophiques. Rappelons que l’administration n’a pas d’autorégulation.
Loin d’être une garantie de la maîtrise de l’administration, l’homme fort ou “providentiel” qui en prend le commandement peut au contraire amplifier la folie administrative.
La solution est pourtant simple
L’administration est réversible. C’est-à-dire qu’elle peut être chargée d’organiser une société à partir des décideurs vers les usagers. C’est le cas de l’administration d’Etat, telle que nous la connaissons. Dans cette configuration, elle tend régulièrement à outrepasser ses prérogatives, celui qui reçoit ses directives n’ayant pas de possibilité d’exprimer son mécontentement autrement que par des appréciations, qui restent sans effet.
Mais, comme l’a fait remarquer avec justesse Von Mises, l’administration peut aussi fonctionner dans l’autre sens. Par exemple, en étant au service des consommateurs.
Ceux-ci ont le pouvoir de juger alors de son efficacité, il leur suffit, en cas de mécontentement, de ne pas consommer. L’administration sera alors obligée d’expliquer aux décideurs les raisons de cette désaffection.
Conclusion
Le mal qui touche notre pays est directement lié à la folie qui s’est emparée de son administration.
Les français croient régler le problème en cherchant aveuglément un homme fort, à poigne, pensant que cette poigne contraindra cette administration qui les étouffe bien plus surement que le réchauffement climatique.
Malheureusement, les candidats forts qui s’offrent à eux ne pourront que les trahir, puisqu’ils imaginent, c’est dans leurs programmes, renforcer les pouvoirs de l’administration au motif que leurs objectifs seraient de bien meilleure qualité que les objectifs de ceux qui sont en place.
C’est une escroquerie, doublée d’une prétention que seule une bêtise insondable peut entretenir. Le résultat sera catastrophique.
La seule solution passe par l’inversion du système actuel.
C’est à dire la mise sous la dépendance des usagers de l’administration du pays. Cela ne peut se faire que par une privatisation totale de tout ce qui peut être privatisé, soit pratiquement tout.
Reconnaissons qu’aucun candidat, de quelque bord que ce soit, ne propose un tel schéma. Et s’il en était un, aurait-il des électeurs ? Non.
Alors, que faire ? Hélas, rien.
Bien cordialement. H. Dumas
2 022 vuesCe matin je me rends au service de l’enregistrement, j’ai deux documents à faire enregistrer.
L’enregistrement est un service dépendant des Services Fiscaux, qui facture 125€ le coup de tampon qui justifie que le document qui vous est rendu tamponné est bien le même que celui qui va rester aux archives de l’enregistrement. Mettons le temps de la prestation à une moyenne de dix minutes, en étant large, alors que 125 € est pour nous plutôt le gain d’une pleine journée de travail. Passons.
Ce service n’est pas débordé. Peu utilisé par le grand public, il est pratiquement réservé aux professionnels. Il se trouve cependant qu’à La Rochelle il partage le même hall-salle-d’attente que les autres services grand public, qui eux sont objectivement débordés.
Pour gérer l’afflux des pauvres gens, qui viennent négocier des délais ou tout simplement essayer comprendre le bien-fondé de leurs impositions, les Services Fiscaux ont dû mettre en place les fameux distributeurs à tickets qui normalisent les files nombreuses de nos services publics, que le monde entier nous envie.
Ainsi donc, pour accéder à l’enregistrement, où il n’y a personne, vous devez faire la queue une heure pour obtenir un ticket inutile puisque vous êtes seul à viser le bureau de l’enregistrement.
Un peu pressé ce matin, je monte directement dans le hall-salle-d’attente et me retrouve seul devant le bureau de l’enregistrement. Je frappe poliment.
Là, la cerbère administrato-socialiste de garde dans le bureau m’interpelle :
– Vous avez le ticket ?
– Euh, non. Mais je suis seul à venir vous voir et à l’accueil, pour obtenir un ticket, il y a une queue d’une demi-heure. Alors…
– Vous pourriez ne pas être seul.
– Oui, mais je suis seul.
– Oui, mais peu importe, si vous n’étiez pas seul, vous imaginez la situation. –
– Bon d’accord, mais je suis seul.
Une fois ces amabilités échangées elle me laisse rentrer, tout en continuant à “melouner” comme on dit en Charente-Maritime.
C’est alors que je lui dis ceci :
– Franchement je ne vous comprends pas, pourquoi un tel formalisme ? Vous savez, c’est ça qui a provoqué le vote d’hier.
– Je ne vois pas le rapport, dit-elle.
Elle ne voit pas le rapport.
Payée par nous, normalement à notre service, elle a transformé sa situation en un pouvoir aveugle qu’elle nous impose sans raison objective, et ils sont des millions comme cela, et ils ne voient pas le rapport avec le vote d’hier.
Ils sont graves.
Hier il n’y avait donc pas d’autre solution, c’était mourir à petit feu de la maladie socialo-administrative, dénoncée de façon pathétique par Sakharov, ou se révolter.
Personnellement je n’ai pas été voté, je n’irai pas non plus Dimanche prochain.
Aucun candidat ne parle de liberté individuelle, de responsabilité, de respect des biens de chacun, aucun candidat ne se réfère à ce en quoi je crois. Donc je ne vote pas.
Que vivrai-je demain ?
Est-ce que je serai reconnaissant à ceux qui ont franchi le pas, qui ont donné leur vote au Front National ?
Ou, au contraire, est-ce que, bien que les comprenant, je regretterai amèrement ce coup de folie, qui m’impliquera, même si je n’ai pas voté ?
Entendons nous bien, je souhaite sincèrement que Madame Le Pen soit notre Thatcher, mais je n’en suis pas convaincu, loin de là.
Le programme du Front National n’a rien à voir avec les principes qui agitaient Thatcher, que je respecte.
Pourquoi ce parti agirait-il différemment de son programme ? Pourquoi ceux qui votent pour lui souhaiteraient-ils un autre programme que celui qui leur est présenté, et pour lequel ils ont voté ?
Tant de questions qui troublent vraiment mon raisonnement.
Comme beaucoup, du fait de l’incroyable mainmise sur notre société par l’administration, ses fonctionnaires, sa pensée unique et sa corruption, je suis réduis au rôle de spectateur de ma propre vie sociale.
Je n’ai pour seul espoir que ces fous du Front National et leur programme de folie ne soient qu’apparence et que, in fine, ils s’avèrent raisonnables et constructifs. Je prie pour cela.
Mince espoir, j’en conviens.
Evidemment, si une fois au pouvoir ils sont ainsi et que j’ai retenu ma confiance en eux par erreur, je m’excuserai.
Dans le cas contraire, je ferai comme tout le monde. D’abord je pleurerai. Ensuite je n’oublierai pas et je ne pardonnerai jamais à l’administration socialiste d’avoir capté le pouvoir au non d’une morale qu’elle n’applique qu’aux autres, au lieu de servir les individus, le pays et les français.
Bien cordialement. H. Dumas
2 360 vuesLe fonctionnement de notre État providence repose sur la spoliation légale. Elle détruit les Droits naturels qui sont la Propriété, la Liberté, la Personnalité. Cette destruction des Droits naturels est justifiée par l’élaboration de droits sociaux qui sont de faux droits. Ce ne sont que des droits de tirage sur la collectivité en vue de l’achat de voix.
« La spoliation légale peut s’exercer d’une multitude infinie de manières; de là une multitude infinie de plans d’organisation: tarifs, protection, primes, subventions, encouragements, impôt progressif, instruction gratuite, Droit au travail, Droit au profit, Droit au salaire, Droit à l’assistance, Droit aux instruments de travail, gratuité du crédit, etc. » Frédéric Bastiat La Loi.
Les Droits naturels préexistent à l’humanité, il n’est pas possible d’en créer. Par contre, il est aisé pour un politicien de créer des faux droits à chaque sollicitation d’un groupe de pression. Chacun de ces groupes espère ainsi bénéficier des largesses distribuées par la main douce de l’État
« Vous voyez que la main douce de l’État, cette bonne main qui donne et qui répand, sera fort occupée sous le gouvernement des Montagnards. Vous croyez peut-être qu’il en sera de même de la main rude, de cette main qui pénètre et puise dans nos poches? » Frédéric Bastiat L’État
Nos contemporains sont habitués à vivre depuis plusieurs générations avec un État pesant, tout puissant, en extension constante. Ils voient la main douce. Aucun ne voit la main rude. Mais tous en subissent les effets néfastes. Ils croient sincèrement que cet État leur veut du bien. Malheureusement, quand l’État s’étend, il ne peut le faire qu’aux dépens des individus. La France est une démocratie représentative. C’est pourquoi les Français ont du mal à identifier le danger parce que pour eux démocratie et élection induisent automatiquement liberté et justice. C’est loin d’être aussi simple !
Le Cercle Frédéric Bastiat est une association culturelle dont le but est « de perpétuer la mémoire de Frédéric Bastiat et de propager sa philosophie de liberté, d’initiative et de responsabilité individuelles, face à l’Etat, “cette grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre au dépens de tout le monde. »
Nous ne sommes liés à aucun parti et nous n’en sommes pas un. C’est un avantage parce que nous pouvons nous adresser aux uns et aux autres avec la même liberté de ton. Il faut préciser que notre interlocuteur ne peut être un parti. En bons libéraux, nous croyons à l’Action humaine et nous nous adressons aux individus quels que soient leurs partis et opinions.
Les partis sont des structures collectives rigides dont les membres doivent respecter la ligne. Il nous est d’autant plus facile de rester en dehors des partis qu’en France tous les partis dits « de gouvernement » sont adeptes de la spoliation légale.
« Oui, tant qu’il sera admis en principe que la Loi peut être détournée de sa vraie mission, qu’elle peut violer les propriétés au lieu de les garantir, chaque classe voudra faire la Loi, soit pour se défendre contre la spoliation, soit pour l’organiser aussi à son profit ». Frédéric Bastiat La Loi.
Légiférer sur la manière d’appliquer la spoliation légale et à qui, voilà à quoi se limite l’action des partis politiques aujourd’hui. En fonction de son intérêt propre, le législateur épargnera ou écrasera un groupe de pression ou une autre. Il maquillera son forfait de l’appellation « intérêt général »
En tant qu’association culturelle nous avons un rôle important à jouer dans notre pays. La culture constitue un moyen d’épanouissement des qualités propres de chaque personne. La culture d’un pays assure la cohésion de sa société. Une des raisons aux difficultés que rencontre la France aujourd’hui est précisément la déliquescence de cette culture française autour de laquelle s’est bâtie notre nation.
Le libéralisme croit en la rationalité des individus. La culture permet le développement de cette rationalité. Elle fournit les outils pour un jugement libre et éclairé hors du politiquement correct. C’est là que les idées de Bastiat, sa culture de respect des Droits Naturels et de responsabilité individuelle, interviennent. C’est pourquoi elles méritent d’être diffusées. Une association culturelle n’est pas une association passive. Le Cercle a un rôle actif à jouer dans la défense des libertés individuelles quand celles-ci sont attaquées. C’est pourquoi chaque personne membre ou sympathisant du Cercle est naturellement investie de la mission de libération de ses concitoyens. La liberté se mérite chaque jour. Les forces de la spoliation légale s’étendent sans cesse. Notre mission est de les combattre et de les vaincre.
Nous pouvons prendre exemple sur Frédéric Bastiat :
« L’Absence de Spoliation, — c’est le principe de justice, de paix, d’ordre, de stabilité, de conciliation, de bon sens que je proclamerai de toute la force, hélas! bien insuffisante, de mes poumons, jusqu’à mon dernier souffle. »
A chacun d’en faire autant !
Patrick de Casanove
Président du Cercle Frédéric Bastiat
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L’Assemblée nationale a adopté le 1er décembre, en deuxième lecture, le projet de loi santé portée par Marisol Touraine. Ce qui arrive aujourd’hui était écrit et inéluctable dès la création de la Sécu. C’est l’achèvement de l’étatisation du système commencée en 1945. Brigitte Dormont n’a fait que le confirmer[1] : la médecine libérale est incompatible avec le système de santé français. Ludwig von Mises ne dit pas autre chose « L’économie de marché doit être strictement différenciée du deuxième système pensable – bien que non réalisable- de coopération sociale dans la division du travail : le système de propriété gouvernementale ou sociale des moyens de production. Ce deuxième système est communément appelé socialisme, communisme, économie planifiée ou capitalisme d’État. L’économie de marché ou capitalisme, comme on l’appelle habituellement, et l’économie socialiste s’excluent mutuellement. Aucun mélange des deux systèmes n’est possible ou pensable ; il n’existe rien qui soit une économie mixte, un système qui serait en partie capitaliste et en partie socialiste. La production est dirigée soit par le marché, soit par un tsar de la production ou un comité de tsars de la production. » Ludwig von Mises L’action humaine, traité d’économie.
Le tiers payant généralisé est la clé de voûte de cette loi. Avec lui la Sécu pourra imposer sa vision comptable aux acteurs et bénéficiaires de soins. La statistique quantitative influencera la relation médecin-malade.
La récompense du médecin ne sera pas liée à son expertise médicale, à son diagnostic, à ses capacités d’écoute mais à sa plus ou moins grande soumission aux ordres du financeur. Cela a déjà commencé avec les ROSP[2]. A partir du moment où le médecin ne dépendra plus, pour son niveau de vie et sa rémunération, de la qualité du service qu’il rend à son patient, à partir du moment où la Sécu aura les moyens de faire pression sur le médecin, (le médecin n’aura aucune certitude sur ses revenus, il sera payé selon le bon vouloir du financeur, il n’aura pas de contrat de travail.) Il est probable que, dans un réflexe de survie, il choisisse le financeur au lieu du patient[3].
Le « droit aux soins gratuits » passe par la Mutuelle d’entreprise obligatoire Ce n’est en rien une privatisation. C’est du capitalisme d’État ou capitalisme de connivence. L’État livre une clientèle captive aux Mutuelles. C’est un partage différent du produit de la spoliation légale.
Pourtant, beaucoup craignent une privatisation rampante. Aujourd’hui, l’opacité voulue du système empêche les Français de connaître le coût réel de leur protection sociale et le bénéfice qu’ils en tirent. Le financement de la Sécu repose essentiellement par les charges sociales (58,4% en 2012[4]) et divers impôts sociaux dont la CSG (20,4% des recettes en 2012). Sans oublier la CRDS qui est un impôt « provisoire » crée en 1996 pour rembourser la dette sociale. C’est de la spoliation légale. L’État en a besoin pour acheter des voix[5]. Pour l’État, spolier mais ne redistribuer en remboursements que peu de choses, voire plus rien est sans intérêt. Donc, plutôt qu’à une privatisation occulte au profit des Mutuelles, le plus probable est que la Sécu accentue ce qu’elle fait déjà : se concentrer sur le gros risque en leur laissant le « petit risque »[6], ne rembourser plus du tout certaines prestations en les laissant à la charge des Français.
Aujourd’hui les Français sont prisonniers du monopole de la Sécu[7]. Ils ne peuvent la quitter s’ils n’en sont pas satisfaits. Par exemple quand la Sécu augmente leurs cotisations et baisse leurs remboursements.
Au 1er janvier 2016 le salarié sera prisonnier de sa Mutuelle d’entreprise. Quand il rentrera dans une entreprise il devra abandonner son ancienne mutuelle pour adhérer à celle de la nouvelle entreprise. Cette Mutuelle obligatoire est choisie par son employeur. Si l’assuré n’est pas satisfait des prestations il devra souscrire une surcomplémentaire. S’il est mécontent du service il ne pourra pas changer de Mutuelle. Il lui faudra attendre que son entreprise le fasse, en espérant que la nouvelle soit meilleure. Ou alors il devra changer d’entreprise en souhaitant que la nouvelle entreprise ait une mutuelle différente. Quand on connaît l’état du marché de l’emploi en France il faut lui souhaiter bonne chance.
Demain, quand, dans un tel contexte, les réseaux de soins seront mis en place, (parce qu’ils le seront et la contractualisation des médecins le sera aussi), la situation sera encore plus compliquée.
Au final la Sécu et les Mutuelles seront les seuls financeurs, pour ce qui le concerne le patient ne choisira pas la Sécu qui reste un monopole, ne choisira pas sa Mutuelle, ne choisira bientôt plus vraiment son médecin, ne sera plus protégé par le secret médical et devra avaler ou subir, gratuitement, les seuls traitements avalisés par le financeur.
La loi santé ne résoudra aucun des problèmes du système français. Elle en créera d’autres. La solution s’appelle la liberté. C’est rendre la protection sociale à ses propriétaires légitimes : les Français. C’est mettre la Sécu en concurrence, c’est donner aux Français les moyens de choisir librement leur protection sociale et leur retraite[8]. C’est un changement de paradigme que les Français, contrairement à leurs politiciens, sont de plus en plus prêts à accepter.
Ils ont déjà compris qu’à cause d’un système étatisé ils n’auront pas, ou pas grand-chose comme retraite. Ils ont compris qu’ils doivent la préparer eux même sans écouter les politiciens sirènes. Ils savent qu’il en sera de même pour leur protection santé étatisée. Ils savent que la gratuité n’existe pas en ce bas monde et qu’il faut toujours que quelqu’un paie. Dans le prix à payer est comprise la pénurie…gratuite !
Patrick de Casanove
Auteur de Sécu, comment faire mieux
[1] http://www.dailymotion.com/video/x2na8js les thuriféraires de la Sécu et tous les Français devraient l’écouter en boucle.
[2] Rémunération sur Objectifs de Santé Publique
[3] Adieu Hippocrate.
[4] http://www.securite-sociale.fr/Les-sources-de-financement-de-la-Securite-sociale
[5] 60% des Français seraient favorables au Tiers Payant Généralisé. http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/03/13/20002-20150313ARTFIG00323-les-francais-soutiennent-massivement-la-fronde-des-medecins.php
[6] De moins en moins petit !
[7]Il y a des brèches http://mouvement-des-liberes.com/
[8] Pour plus d’infos lire Sécu, comment faire mieux, par Patrick de Casnove, éditions Tatamis
9 121 vuesNaguère il fut un temps, pas si lointain, où Bercy affirmait, juré craché, que les contrôles fiscaux n’étaient jamais initiés suite à une lettre de dénonciation, que, parole de contrôleur fiscal, les missives de ce type allaient directement à la poubelle.
Ceux qui en ce temps là, comme moi, dénonçaient les délations de toutes sortes précédant les meurtres fiscaux étaient traités de dérangés à tendance paranoïaque lourde.
Tout ça pour ça… Et ben mon vieux !!!
Récapitulons.
Bercy dispose déjà d’indicateurs patentés en la personne des banquiers, des experts-comptables, des associations de gestion agréées, des notaires, des entreprises de téléphonie, des loueurs, liste non exhaustive.
L’ambiance est déjà lourde de se savoir ainsi à poil chez tous ces gens.
Ce n’est pas suffisant.
Aujourd’hui, à coup de pots de vin généralisés, Bercy lève les “milices fiscales”, la vache….
Vous vous dites: “alors là, ça va chier”.
Mais non, mais non, dit Bercy, vous broyez du noir. N’allez pas imaginer le pire.
Prenez en compte notre légendaire délicatesse, notre souhait de justice que tout le monde connaît.
Pensez-donc, nous vérifierons la qualité des informations. Pas la probité des informateurs, faut pas pousser non plus.
Rendre publique la liste des miliciens délateurs ? Heu, non, ce n’est pas prévu.
Dommage, le jour férié, à venir, de la Sainte Délation, la population aurait pu les fêter, rendre hommage à leur civisme, à leur sacrifice, au temps consacré par eux à cette courageuse tâche de dénonciation.
Prévoir une décoration type “légion d’horreur” pour les miliciens les plus méritants ? Ce n’est pas encore prévu, mais pourquoi pas ? Il parait que Sapin y pense.
Évidemment, une amicale des miliciens délateurs, et des anciens miliciens délateurs, sera mise en place. Elle sera subventionnée et bénéficiera d’avantages fiscaux, de voyages organisés et d’accès illimités aux magasins en duty free.
Il faut bien comprendre que les miliciens délateurs vont être la force vive de notre pays et seront traités comme telle. C’est sur eux que le pays se reposera.
Ils seront partout, nul n’échappera à leur vigilance.
Les vrais français ce seront eux, nous leur devrons les privilèges qu’accordent habituellement les sociétés à ces rouages essentiels : logements protégés, écoles spécifiques pour leurs enfants, priorité dans les spectacles et les magasins, emplois réservés etc…
Certains, pour de très grosses dénonciations, pourront recevoir des rentes à vie.
Vous voyez, rien d’extraordinaire, tout va bien se passer. Nous n’avons aucune inquiétude.
Sauf, peut-être, un manque de personnel pour la masse colossale d’informations que nous allons recueillir à l’occasion de ce formidable mouvement de civisme.
Alors là, pas de problème, nous embaucherons, et, préférentiellement, des miliciens délateurs.
L’avantage sera double, pour nous la certitude de leur mentalité propice à notre activité, pour eux le confort du statut de fonctionnaire de Bercy — avec tous ses passe-droits — que chacun connaît.
Bercy et la France, en créant la milice fiscale, prennent un avantage déterminant sur les autres pays du monde.
Encore une fois, après la Sécurité Sociale que tout le monde nous envie, nous allons nous retrouver en modèle social pour le monde entier.
Messieurs Cazeneuve et Sapin, qui ont eu conjointement cette idée de milice fiscale, n’en souhaitent aucune gloire. Bien au contraire, ils la dédient à la promotion Voltaire, très modestement.
Gageons que les français sauront quand même se souvenir d’eux et, qu’en son temps, ils feront en sorte de leur renvoyer l’ascenseur que cela mérite.
Bien cordialement. H. Dumas
2 664 vuesNul ne peut prendre à l’homme plus que sa vie, hélas nombreuses sont les théories fumeuses ou les croyances vermoulues qui le tentent, voire l’exigent.
Pour moi cela reste le plus grand de tout les mystères. Quelle pensée peut justifier une telle finalité ? Comment ceux qui l’envisagent peuvent-ils imaginer y échapper eux-mêmes ?
Et pourtant, autour de nous, ce ne sont que sentences de mort pour un oui ou pour un non, décrétées à l’emporte-pièce, comme si la mort des autres était quantité négligeable.
Enfermer, ruiner et in fine tuer, ils n’ont que ça à la bouche. Tous les motifs sont bons.
Touche pas à mon fric, mon pétrole, mes femmes, mon air, mon eau, sinon t’es mort. Pense comme moi, crois comme moi, donne ton fric, ta bagnole, ta maison, sinon t’es mort. Trie tes déchets, mange et pète bio, te chauffe plus, t’éclaire plus, régresse, n’aie plus ou pas d’ambition, retourne à la campagne, mange pas de viande, sinon t’es mort. Casse ta bagnole, marche à pied, prends le bus, sinon t’es mort. Sors ton drapeau, défile, pleure, rie, chante quand on te le dit, sinon t’es mort. M’emmerde pas et donne moi tes affaires, sinon t’es mort. Ferme la, sinon t’es mort. Et surtout, te casse pas, sinon t’es mort.
Où est le trou de souris où sont massés ceux qui envisagent de résister ? Donnez-moi l’adresse, ça urge.
Ce matin le ciel était bleu, la mer plate comme ma main, pas de vent, pas froid, un miracle quoi. Sur mon vélo je pensais au Maréchal.
Je me disais, voilà un mec qui a expédié des milliers d’autres mecs se faire trouer la peau à Verdun, peut-être ça l’a marqué. Alors, en 1940, il signe la paix. Mais en réalité, la vie des autres, il continue à s’en foutre. C’est les juifs qu’il expédie maintenant ad patres, il a juste changé de cible. Mais attention, c’était un démocrate, il a agi avec l’accord de la majorité du pays. Trop fort. Y en a qui l’aiment encore. Les revoilà.
Ce goût pour le sang des autres me débecte.
Aussitôt une question s’impose : peut-on résister sans tuer à son tour ? C’est difficile à affirmer et sans doute encore plus difficile à mettre en œuvre.
Clausewitz pensait que la guerre ne peut avoir pour finalité que l’élimination totale de l’adversaire. Je suppose qu’il parlait de toutes les guerres, militaires évidemment, mais aussi économiques, philosophiques, religieuses, politiques. Sacré programme.
En fait l’idée de guerre, le mot même guerre, devraient être bannis de l’humanité. Pas facile.
Une chose importante.
Pour qu’il y ait une guerre, il faut être au moins deux. En dehors des schizophrènes, qui ont justement à affronter une guerre interne entre leurs multi-personnalités, les hommes se font rarement la guerre à eux-mêmes.
Nous avons là un début de piste.
Si l’un des combattants refuse le combat, plus de guerre possible. Oui mais, celui-là ne gagnera que sa disparition sans combattre, car que peut-il face à celui qui l’agresse ?
Y a un mec, isolé au départ, qui a dit : “tends l’autre joue”.
C’était pas con, mais il y a laissé la peau. Pour lui, pas grave il est ressuscité, mais pour nous rien n’est moins sûr.
Le problème reste donc entier.
Quand le ton monte, quand les clairons s’entrainent, quand les tribuns se la pètent, quand les drapeaux sortent, la guerre n’est pas loin.
Quand la guerre éclate, il s’agit avant tout d’une énorme coupure collective d’imagination.
Car, entendons-nous bien, il n’y a que la mort des autres qui indiffère, chacun par ailleurs est très attentif à la sienne, prêt à tout pour épargner sa propre vie.
Donc, il faut à un moment que l’imagination collective arrive à se convaincre qu’elle pourra tuer les autres sans qu’elle-même soit susceptible de passer de vie à trépas, alors que l’histoire prouve que cette hallucination est irréaliste, que la guerre tue aveuglément des deux côtés. Nous avons bien là une imagination en panne totale.
Il y a donc une piste
Il s’agit d’éviter la panne collective d’imagination. Il faut donc éradiquer les drogues qui portent atteinte à l’intégrité de l’imagination, ou qui ralentissent son fonctionnement.
La principale, évidemment, est la propagande et le déficit d’immunité — qui lui permet de se répandre telle une épidémie mortelle — que provoquent la naïveté et la confiance.
L’urgence est donc de promulguer une loi anti-propagande.
Mais oui, mais oui, c’est possible. Je ne sais pas trop comment, mais en y réfléchissant on trouvera la solution.
Il n’y a pas de guerre sans que préalablement la propagande ait motivé les belligérants. Je ne crois pas à la violence naturelle des hommes, mais je crois à la possibilité d’attiser cette violence par le mensonge et la propagande, jusqu’à son stade ultime qui est la guerre.
Une société de paix serait une société qui interdirait et sanctionnerait la propagande fauteuse de guerre.
Par exemple :
Affirmer à un auditoire ignare de la question que des sauvages tuent et assassinent sans raison, mais que ce n’est pas grave, que l’on va s’en débarrasser juste en les bombardant, qu’ils seront morts et nous RAS : c’est de la propagande.
C’est l’engrenage de la guerre.
Dans ma société, où la propagande serait interdite, ceux qui rependraient cette propagande seraient gravement punis.
Vous dites ? Ce n’est pas demain la veille. Ouais, peut-être.
Bien cordialement. H. Dumas
2 564 vuesSi votre concurrent vous gêne, plutôt que de faire preuve d’innovations, balancez le à Bercy.
Si votre patron vous refuse une augmentation, balancez le à Bercy.
C’est plus rapide, ça peut rapporter gros et les français, en plus, applaudiront.
Mieux que le Loto.
Bercy voudrait même leur donner le titre de lanceur d’alerte.
Super, la vilenie deviendra une vertu!
Mon Dieu, jusqu’où ira Bercy?
La délation , cela ne vous rappelle pas certains régimes passés (ou actuels)?
Vous trouverez ci-dessous un petit article, paru ce matin, sur le net, de Damien Durand dans le Figaro Economie:
Publié le 04/12/2015 à 06:00
Le Trésor public pourrait officialiser le paiement de ses indics
Bercy plancherait sur un texte encadrant une pratique critiquée et pour l’instant assez confidentielle.
Ils avaient été retirés de l’arsenal fiscal, ils pourraient bien faire leur retour. Ils? Les aviseurs fiscaux rémunérés, que l’on compare fréquemment à des «indics». Autrement dit, des particuliers qui, moyennant finances, informent l’administration fiscale sur les agissements de certains contribuables indisciplinés.
Pratique occulte
Selon une information du magazine Challenges, le ministère de l’Économie et des Finances prépare «un texte visant à réintroduire la possibilité de payer ces informateurs. Une pratique tombée officiellement en désuétude depuis une décennie, même si elle existe toujours explicitement dans le domaine des douanes, et officieusement dans le domaine de la fiscalité générale. «Ce type de délation persiste, et concerne d’ailleurs plus les entreprises que les particuliers. Typiquement, c’est le cas du comptable en désaccord avec son patron, voire en cours de licenciement, qui va dénoncer son entreprise. Officiellement, les autorités affirment qu’elles ne prêtent aucune attention aux dénonciations anonymes. Mais un arrêt de la Cour de cassation en octobre 2007 reconnaît la recevabilité d’un témoignage anonyme. Il y a donc une grande différence entre ce qui est affirmé aujourd’hui, et la réalité», confirme au Figaro Jean-Philippe Delsol, avocat fiscaliste et président de l’Institut de recherches économiques et sociales (IREF).
«La motivation la plus fréquente, c’est la vengeance»
Quant à la question sensible de la rémunération d’une dénonciation (que l’administration fiscale appelle pudiquement un «signalement») donnant suite à un redressement, une source proche de l’administration fiscale nous confie que «cela tourne autour de 10% du redressement total. Mais l’estimation reste difficile, tout est décidé de façon discrétionnaire, et l’administration ne communique jamais dessus. Mais, par expérience, très peu de dénonciations s’expliquent par l’appât du gain. La motivation la plus fréquente, c’est la vengeance».
«Lanceur d’alerte» ou délateur?
La démarche de Bercy pourrait-elle apporter un peu plus de transparence dans cette pratique? Si l’officialisation sera en théorie efficace en limitant les demandes de paiement «au noir» par les commerçants ou artisans à un cercle restreint de clients «sûrs», elle est loin d’être une solution optimale. Outre l’initiative du ministère, le député socialiste du Cher Yann Galut, pourfendeur de la fraude fiscale, souhaite, parallèlement déposer une proposition de loi, qu’il a présenté publiquement le 3 décembre, qui rémunérerait les informations d’un «lanceur d’alerte». Statut que revendique par exemple Hervé Falciani, l’informaticien à l’origine du Swissleaks. L’élu souhaiterait la mise en place d’un fonds qui remplacerait le système actuel des primes.
«La limite est floue entre le “lanceur d’alerte” et la délation, qui peut parfois être infondée. Cela peut être la source de dénonciations entreprises uniquement pour porter préjudice à quelqu’un en lui imposant un contrôle fiscal chronophage, qui peut même lui coûter de l’argent en recours à des conseils financiers» s’inquiète Jean-Philippe Delsol qui craint «qu’au nom de l’efficacité fiscale, on créé une société de défiance généralisée». D’autant que si le système actuel est occulte, il a au moins le «mérite» d’être méconnu, voire réservé à des initiés ayant des contacts auprès du Trésor public. Le nouveau système qui se dessine, lui, sera sans aucun doute encouragé par les autorités fiscales et certains représentants politiques. Avec à la clé, le risque de voir exploser le nombre de signalements.
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