Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

LE BIG BROTHER FRANÇAIS : BERCY

 

En France, notre Big Brother n’est pas comme aux USA la NSA ou la CIA, chez nous c’est le Fisc.
Bercy veut tout savoir, tout contrôler et tout ponctionner.
Grâce au  terrorisme,  il va régler le « problème » du cash qui lui échappait encore.
En ramenant le montant maximum que l’on pouvait régler en espèces à 1000€, il espère éradiquer le « black » dont se servent les terroristes.
Je ne savais pas que le mec de Daech allait acheter ses Kalachnikovs et ses explosifs chez l’armurier du coin et réglait ses achats en liquide.
Peut-être même demandait-il une facture pour récupérer la TVA…
3000€ ou 1000€, qu’est-ce que cela va changer pour lui ?
Dans le marché de la vente d’armes, les règlements se feront toujours en espèces sans limitation de montant.
Comme chez votre commerçant du coin, les trafiquants n’acceptent pas les chèques.
Donc cette limitation à 1000€ vise uniquement tous les Français, vous ou moi,  qui vendent des trucs ou font des petits boulots sans rien déclarer à leurs amis contrôleurs.
Salauds de fraudeurs !
D’ailleurs on va compléter cette mesure par l’obligation des sites style « Le Bon Coin » ou « AirbnB » à déclarer à Big Brother ce que vous avez vendu, loué ou autres. Pour l’instant Bercy vous fera grâce des 5000 premiers euros, dit-il.
Tout le monde sait ce que vaut la parole de nos énarques bercyniens.
Pour l’instant, c’est aujourd’hui.
Demain n’est pas dans l’instant.
Bien sûr tout cet argent était dépensé chez les commerçants.
Cela faisait fonctionner l’économie.
Salauds de fraudeurs !
Big Brother n’a pas vocation à faire fonctionner l’économie mais uniquement à vous piquer toujours plus d’argent.
Les dépenses de la France  augmentant toujours, il faut toujours en trouver plus. Les contrôleurs de Bercy contrôlent à tout va et ne font pas dans la dentelle. Ils ont des chiffres toujours plus importants à faire rentrer dans le tonneau (des Danaïdes) de la France.
Malgré tous les abus fiscaux, malgré tous les redressements injustifiés mais parfaitement justifiés par leur politique du chiffre à réaliser, cela ne suffit toujours pas.
Nos élites ont besoin de plus de monnaie.
Mais où la trouver ?
Notre Etoile Noire (voir Star War) a longtemps cogité. Nos stratèges se sont décarcassés les méninges à les faire fumer. Et l’idée géniale leur est apparue.
Elle n’était pas nouvelle, c’est vrai, mais elle a tellement bien fonctionné par le passé chez Mao, Staline, Pinochet et j’en passe. Il suffit de l’habiller, de la revaloriser, de lui coller un nom high-tech, et le tour est joué.
Les français n’y verront que du feu, on leur fera même croire qu’ils rempliront un devoir « citoyen ». Ça, ça marche à tous les coups et les jaloux (et ils sont nombreux) auront bonne conscience.

La délation. Putain, ça c’est fort d’y avoir repensé.
On les appellera des « Aviseurs », ça c’est noble.
Ça donne envie d’en être un. De faire partie de cette nouvelle élite qui va redresser la France.
On avait pensé aussi à les appeler des « Lanceurs d’Alerte », mais c’était un peu too much. Fallait quand même rester raisonnable !
On leur donnera, comme dans le privé à tout apporteur d’affaire, 10% du redressement qui ne manquera pas d’en découler. Cool, non ?
Et exonéré d’impôts, pourquoi pas.
A Bercy, on ne se déplace (très) rarement pour rien.
La délation, ça c’est un fameux joker.
Tout le monde peut balancer tout le monde.
Ça va se bousculer au portillon.
Il va falloir recruter des nouveaux contrôleurs en masse pour faire face à la demande. Tant pis s’ils n’ont aucune formation comptable ni juridique, il y a bien longtemps que cela ne sert plus à rien. Il s’agit simplement d’aligner, pas de trouver des preuves ! On ne s’embarrasse plus de ces bêtises.
On fera ça style tribunal révolutionnaire, juste avec des affirmations…
Le mec qui paye son artisan au black, hop il envoie une lettre de dénonciation.
Et il passe à la caisse.
La secrétaire qui sait que son patron vend un peu de came au black, hop elle envoie une lettre de dénonciation.
Et elle passe à la caisse.
Tous les employés, les comptables, les avocats, les fiscalistes, etc…
Et tout ce beau petit monde passe à la caisse.

Même moi, je vais y songer.
Et sérieusement.
Je pense déjà à mon boulanger et au restaurant que je fréquente.
Le patron est un ami, mais bon, il n’en saura rien et j’ai besoin d’argent.
J’ai été ruiné par le fisc et tout le monde s’en foutait.

C’est bien mon tour de passer à la caisse, non ?

E.Bolling

 

PS : J’ai oublié mon cordonnier qui « oublie » souvent de me donner un ticket…

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Que penser de cela ?

Juste pour le fun, cliquez ici :  TASS, etc…

Cordialement. H. Dumas

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La suspicion fiscale se généralise, tant mieux

Jusqu’à présent seuls les travailleurs indépendants et les entreprises étaient vraiment dans le collimateur du fisc.

En conséquence, ils étaient soupçonnés ouvertement de fraude fiscale par la population intoxiquée par la propagande fiscale.

La plupart des salariés et les fonctionnaires échappaient au carnage. Cela ne les empêchait pas de rencontrer le fisc à l’occasion de succession, d’accession à la propriété ou autre situation patrimoniale, mais ils évitaient le pire, la vie misérable de bouc émissaire, de présumé coupable qui vous exclut du groupe et fait que l’on vous montre du doigt, lorsque vous subissez un contrôle fiscal.

Isolés, marginalisés, les contrôlés fiscaux avaient beau clamer leur innocence, dénoncer les méthodes totalitaires du fisc, des tribunaux fiscaux, ils étaient inaudibles, transparents, inexistants, ignorés.

Mais voilà, internet est passé par là et tout un chacun se met à vendre ses vieilles fringues sur “Le bon coin”, à louer sa maison inutilisée sur “Airbnb”, sa voiture ailleurs, à échanger son appartement à l’occasion de congés, à vivre librement quoi.

Au début, cette liberté économique ne touchait que les initiés à l’informatique, mais aujourd’hui elle touche tous les français, qui se jettent avec délice dans la vente, la location et le troc.

Tiens donc, le commerce serait une activité créatrice de services, de satisfactions pour celui qui en profite et pour celui qui les donne, sans trop de complication, de réglementation. Ainsi donc les français pourraient commercer sans se voler les uns les autres, en toute bonhomie. Quelle découverte, tout particulièrement pour ceux qui hier disaient pis que pendre du commerce et de ces commerçants tricheurs, voleurs et, évidemment, fraudeurs fiscaux.

Je parie même que des socialistes bien-pensants s’adonnent sur le net, discrètement, aux hontes du commerce, du bénéfice personnel en échange d’une prestation tout aussi personnelle.

Tout cela est si frais, si naturel que les proportions du phénomène se développent spontanément et dépassent soudain la tolérance, restreinte il faut le dire, de la pompe fiscale qu’est Bercy.

Bercy, la suceuse à pognon de nos élus, même si ces nouvelles activités commerciales sur le net touchent tout particulièrement sa clientèle politique, ne peut pas imaginer que la France pourrait abriter des hommes et des femmes qui seraient libres de commercer directement, sans rien déclarer, sans tomber de facto dans l’esclavage fiscal, sans connaître la terreur fiscale qui n’a de force que si personne n’y échappe.

Par ailleurs, les géants du net, bien qu’encore fœtus socio-politiques, rêvent de reconnaissance, de respectabilité. La boucle est bouclée.

L’assemblée nationale s’est saisie et a voté.

Indifférente aux souffrances des français qui s’expriment scrutin après scrutin, elle organise un piège fiscal géant à destination des commerçants en herbe du net.

A partir de demain, les plateformes du net qui favorisaient la liberté du commerce, deviennent les agents de Bercy. Elles vont devoir dénoncer toutes les transactions qui passent par elles.

Il aurait été possible qu’elles prélèvent au passage la dîme de l’Etat et paient celui-ci directement. Mais, cette simplicité avait pour Bercy deux inconvénients majeurs :

– Le poids de ces plateformes en aurait fait des interlocuteurs susceptibles de contester la part que Bercy désire s’octroyer sur ce nouveau commerce.

– L’effet terrorisant de la menace constante du contrôle fiscal est pour Bercy le B.a.-ba de sa puissance, l’orgueil de ses troupes. La torture fiscale est dans les gênes de Bercy, la voir ainsi applicable à des secteurs sociaux jusque là épargnés, pris tout à coup dans les filets du contrôle fiscal possible, quoi de plus valorisant pour la Stasi fiscale ?

Vous dire que cette situation me chagrine serait vous mentir.

Au contraire, je vois avec délice augmenter exponentiellement la masse de ceux qui vont souffrir, car ce seront eux demain qui comprendront physiquement combien il est vital d’en finir avec Bercy et sa folie fiscale meurtrière.

Bravo donc à l’imposition injuste de tous ces gens qui ne font que rejoindre la cohorte de ceux qui paient des impôts injustes, excessifs, privatifs de liberté, spoliateurs, confiscatoires.

Les troupes de demain augmentent, je ne peux que m’en réjouir.

Il suffit maintenant d’attendre les coups fourrés, les notifications tordues, les redressements iniques et injustifiés de Bercy qui ne vont plus tarder, patience.

Demain, quand chaque français touchera du doigt la terreur fiscale, l’iniquité de Bercy, peut-être pouvons-nous espérer un grand changement avec au bout la liberté.

Après tout, nous n’en demandons pas plus, c’est notre liberté que nous voulons retrouver, rien de plus. Cela passe par l’éradication de l’esclavage fiscal. L’impôt c’est notre temps, notre énergie, notre vie qui nous sont volés.

Bien cordialement. H. Dumas

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L’épouvantable quiproquo ou l’accélération vers le néant

L’âge, si l’on n’a pas perdu ses facultés, permet de faire appel à la mémoire. Autant en profiter et en faire profiter les autres.

En 1968, j’avais 24 ans, j’étais déjà dans la vie active depuis trois ans, en tant qu’entrepreneur installé à mon compte.

La guerre mondiale n’était pas si loin, elle avait donné le pouvoir d’abord aux survivants, ensuite aux vainqueurs ou à ceux qui avaient rejoint leur camp à temps.

Les tenants du pouvoir de 1945 à 1968, soit pendant 23 ans, avaient eu le temps de s’installer confortablement aux commandes du pays. Ils étaient devenus des notables. Le plus souvent issus du monde économique, ils n’étaient pas partageurs de ce pouvoir. Qui l’est ?

C’était installé le copinage entre notables, le partage sans vergogne des fruits de la nation à leur profit, la corruption économique et politique, le barrage à l’innovation, la captation exclusive du pouvoir politique incluant la censure et différentes privations de liberté.

La démocratie n’a pas été alors en mesure de détecter et de soigner ces excès. Les jeunes générations ont été obligées de s’exprimer à travers ce qui a été appelé les évènements de 1968. Une espèce de révolution pacifique, qui n’a pas mal tourné un peu par hasard, beaucoup parce que l’époque n’était pas à la violence.

Treize ans plus tard, en 1981, les notables perdaient dans les urnes ce pouvoir dont ils avaient abusé.

Changement de programme

Vaincus, bannis, les anciens notables furent remplacés par des nouveaux. Le pouvoir produit toujours des notables, c’est incontournable.

Au bout de 30 ans, ces nouveaux notables véhiculent exactement les mêmes tares que les anciens, cela aussi est incontournable.

Ceux d’aujourd’hui sont issus de la fonction publique, ils sont majoritairement des fonctionnaires ou des capitalistes de connivence apparentés à l’administration publique.

A part cela, ils ne diffèrent en rien des anciens, copinage entre eux, captation des fruits de la nation, corruption économique et politique sont aussi leurs sports préférés. Ils captent le pouvoir et la censure est toujours là, bien que s’exprimant, parait-il, librement, sans contrainte.

Depuis Dimanche, nous constatons à longueurs de commentaires autorisés que la démocratie n’est toujours pas en mesure de détecter et de soigner ses propres excès. Rien de nouveau sous le soleil.

Je n’ai entendu aucun homme politique déclarer simplement,

Que les fonctionnaires avides de pouvoir — pas les autres — y en a marre.

Que le pillage fiscal destiné à assurer les rentes économiques d’une administration  pléthorique, y en a marre.

Que la censure et la langue de bois, y en a marre.

Qu’entraver les initiatives privées et vouloir embrigader les individus jusqu’à la superstition écologique chargée de les menacer de ne plus pouvoir respirer s’ils continuent à souhaiter la vie et le progrès en lieu et place de la mortification et de la soumission que les “notables- fonctionnaires” leur imposent, y en a marre.

Qu’espionner chacun tous les jours, dans tous les espaces de sa vie, pendant que les fonctionnaires au pouvoir, au dessus de tout soupçon, ont droit à l’anonymat et à la protection absolue de leur vie privée, divisant ainsi le pays en deux castes, les esclaves transparents et les fonctionnaires opaques, y en a marre.

Que réduire les libertés chaque jour un peu plus — qu’elles soient financières, intellectuelles, physiques, morales ou politiques,  toutes sont touchées — y en a marre.

Que faire semblant de chercher des solutions et compatir artificiellement à la misère des autres, alors que ceux-ci ne souhaitent que la liberté qu’on leur refuse soi-disant pour leur bien, y en a marre.

Que dresser les français les uns contre les autres, en criant au risque de la guerre civile alors qu’on l’attise, y en a marre.

Que la bouillie verbale des politiques qui n’a en écho que l’absence de projet du FN dissimulé derrière une posture réformatrice qui n’existe pas, qui s’est déjà donnée à la fonction publique au plus haut niveau, y en a marre.

Quel avenir dans ces conditions

Il n’y en a pas. Comment un courant politique libéral, transparent, pourrait-il voir le jour d’ici 2017 ?

D’ailleurs les français le souhaitent-ils? Ont-ils envie de se voir tels qu’ils sont, déresponsabilisés, ignorants de la faillite matérielle et morale qui les attend ? Probablement pas.

Mais attention, la situation n’est pas celle de 1968. L’idéal de paix de cette époque est loin derrière nous. Les bruits des bombes et des bottes sont notre musique sociétale.

Dans ces conditions, la maîtrise d’un éventuel sursaut populaire de la jeunesse, type Mai 1968, risque d’être délicat. Nous courrons le risque fatal du dérapage et de l’engrenage libanais.

Ce billet est-il lucide où représente-t-il la pensée peureuse du petit vieux que je suis en train de devenir ? Objectivement, je n’en sais rien.

Bien cordialement. H. Dumas

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Dimanche, la confusion

L’administration est à la fois l’arbre de vie et le poison mortel des sociétés.

C’est elle qui a hébété Hannah Arendt lorsqu’elle l’a découverte sous la forme d’Eichmann et comprit que décapiter celui-ci ne résoudrait aucunement les dérives de folie dont elle est capable, qui ont affreusement meurtri le peuple juif.

Cette révélation a isolé durablement Hannah Arendt tant l’administration est indissociable de l’organisation sociale, au point que le déni qui l’entoure touche chez les laïques au sacré, pendant qu’il fait semblant de l’être chez les religieux.

Essayons d’y voir clair.

L’administration est un outil intellectuel organisationnel, qui agit dans un groupe donné, dont la particularité tient au fait que son expression matérielle est une contrainte imposée.

Cet outil, bien que fait de personnes, est totalement impersonnel, sans quoi il ne peut exister. C’est le nœud du problème.

L’administration n’a pas de direction par elle même, elle n’obéit qu’à un maître fort, en l’absence de ce maître elle fonctionne en vase clos, à son seul bénéfice.

L’administration est si importante pour une société que bien souvent sa seule conquête justifie les combats politiques, notamment dans nos démocraties.

Malheureusement, la plupart du temps, l’heureux élu n’a ni la personnalité ni la raison nécessaire à la maîtrise de cet organe vivant, improbable, qu’est l’administration.

C’est là que tout bascule.

Conscient que la maîtrise de l’administration demande de la force, la population finit par croire, si son administration se dérègle anormalement par autoallumage, que la force seule suffira à la remettre à son service.

D’où la fumeuse notion de l’homme providentiel.

C’est une erreur constante et destructrice. Car, si la force qui s’empare de l’administration n’est pas mesurée et intelligente les résultats sont alors catastrophiques. Rappelons que l’administration n’a pas d’autorégulation.

Loin d’être une garantie de la maîtrise de l’administration, l’homme fort ou “providentiel” qui en prend le commandement peut au contraire amplifier la folie administrative.

La solution est pourtant simple

L’administration est réversible. C’est-à-dire qu’elle peut être chargée d’organiser une société à partir des décideurs vers les usagers. C’est le cas de l’administration d’Etat, telle que nous la connaissons. Dans cette configuration, elle tend régulièrement à outrepasser ses prérogatives, celui qui reçoit ses directives n’ayant pas de possibilité d’exprimer son mécontentement autrement que par des appréciations, qui restent sans effet.

Mais, comme l’a fait remarquer avec justesse Von Mises, l’administration peut aussi fonctionner dans l’autre sens. Par exemple, en étant au service des consommateurs.

Ceux-ci ont le pouvoir de juger alors de son efficacité, il leur suffit, en cas de mécontentement, de ne pas consommer. L’administration sera alors obligée d’expliquer aux décideurs les raisons de cette désaffection.

Conclusion

Le mal qui touche notre pays est directement lié à la folie qui s’est emparée de son administration.

Les français croient régler le problème en cherchant aveuglément un homme fort, à poigne, pensant que cette poigne contraindra cette administration qui les étouffe  bien plus surement que le réchauffement climatique.

Malheureusement, les candidats forts qui s’offrent à eux ne pourront que les trahir, puisqu’ils imaginent, c’est dans leurs programmes, renforcer les pouvoirs de l’administration au motif que leurs objectifs seraient de bien meilleure qualité que les objectifs de ceux qui sont en place.

C’est une escroquerie, doublée d’une prétention que seule une bêtise insondable peut entretenir. Le résultat sera catastrophique.

La seule solution passe par l’inversion du système actuel.

C’est à dire la mise sous la dépendance des usagers de l’administration du pays. Cela ne peut se faire que par une privatisation totale de tout ce qui peut être privatisé, soit pratiquement tout.

Reconnaissons qu’aucun candidat, de quelque bord que ce soit, ne propose un tel schéma. Et s’il en était un, aurait-il des électeurs ? Non.

Alors, que faire ? Hélas, rien.

Bien cordialement. H. Dumas

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Faut-il en passer par là ?

Ce matin je me rends au service de l’enregistrement, j’ai deux documents à faire enregistrer.

L’enregistrement est un service dépendant des Services Fiscaux, qui facture 125€ le coup de tampon qui justifie que le document qui vous est rendu tamponné est bien le même que celui qui va rester aux archives de l’enregistrement. Mettons le temps de la prestation à une moyenne de dix minutes, en étant large, alors que 125 € est pour nous plutôt le gain d’une pleine journée de travail. Passons.

Ce service n’est pas débordé. Peu utilisé par le grand public, il est pratiquement réservé aux professionnels. Il se trouve cependant qu’à La Rochelle il partage le même hall-salle-d’attente que les autres services grand public, qui eux sont objectivement débordés.

Pour gérer l’afflux des pauvres gens, qui viennent négocier des délais ou tout simplement essayer comprendre le bien-fondé de leurs impositions, les Services Fiscaux ont dû mettre en place les fameux distributeurs à tickets qui normalisent les files nombreuses de nos services publics, que le monde entier nous envie.

Ainsi donc, pour accéder à l’enregistrement, où il n’y a personne, vous devez faire la queue une heure pour obtenir un ticket inutile puisque vous êtes seul à viser le bureau de l’enregistrement.

Un peu pressé ce matin, je monte directement dans le hall-salle-d’attente et me retrouve seul devant le bureau de l’enregistrement. Je frappe poliment.

Là, la cerbère administrato-socialiste de garde dans le bureau m’interpelle :

– Vous avez le ticket ?

– Euh, non. Mais je suis seul à venir vous voir et à l’accueil, pour obtenir un ticket, il y a une queue d’une demi-heure. Alors…

– Vous pourriez ne pas être seul.

– Oui, mais je suis seul.

– Oui, mais peu importe, si vous n’étiez pas seul, vous imaginez la situation.            –

– Bon d’accord, mais je suis seul.

Une fois ces amabilités échangées elle me laisse rentrer, tout en continuant à “melouner” comme on dit en Charente-Maritime.

C’est alors que je lui dis ceci :

– Franchement je ne vous comprends pas, pourquoi un tel formalisme ? Vous savez, c’est ça qui a provoqué le vote d’hier.

– Je ne vois pas le rapport, dit-elle.

Elle ne voit pas le rapport.

Payée par nous, normalement à notre service, elle a transformé sa situation en un pouvoir aveugle qu’elle nous impose sans raison objective, et ils sont des millions comme cela, et ils ne voient pas le rapport avec le vote d’hier.

Ils sont graves.

Hier il n’y avait donc pas d’autre solution, c’était mourir à petit feu de la maladie socialo-administrative, dénoncée de façon pathétique par Sakharov, ou se révolter.

Personnellement je n’ai pas été voté, je n’irai pas non plus Dimanche prochain.

Aucun candidat ne parle de liberté individuelle, de responsabilité, de respect des biens de chacun, aucun candidat ne se réfère à ce en quoi je crois. Donc je ne vote pas.

Que vivrai-je demain ?

Est-ce que je serai reconnaissant à ceux qui ont franchi le pas, qui ont donné leur vote au Front National ?

Ou, au contraire, est-ce que, bien que les comprenant, je regretterai amèrement ce coup de folie, qui m’impliquera, même si je n’ai pas voté ?

Entendons nous bien, je souhaite sincèrement que Madame Le Pen soit notre Thatcher, mais je n’en suis pas convaincu, loin de là.

Le programme du Front National n’a rien à voir avec les principes qui agitaient Thatcher, que je respecte.

Pourquoi ce parti agirait-il différemment de son programme ? Pourquoi ceux qui votent pour lui souhaiteraient-ils un autre programme que celui qui leur est présenté, et pour lequel ils ont voté ?

Tant de questions qui troublent vraiment mon raisonnement.

Comme beaucoup, du fait de l’incroyable mainmise sur notre société par l’administration, ses fonctionnaires, sa pensée unique et sa corruption, je suis réduis au rôle de spectateur de ma propre vie sociale.

Je n’ai pour seul espoir que ces fous du Front National et leur programme de folie ne soient qu’apparence et que, in fine, ils s’avèrent raisonnables et constructifs. Je prie pour cela.

Mince espoir, j’en conviens.

Evidemment, si une fois au pouvoir ils sont ainsi et que j’ai retenu ma confiance en eux par erreur, je m’excuserai.

Dans le cas contraire, je ferai comme tout le monde. D’abord je pleurerai. Ensuite je n’oublierai pas et je ne pardonnerai jamais à l’administration socialiste d’avoir capté le pouvoir au non d’une morale qu’elle n’applique qu’aux autres, au lieu de servir les individus, le pays et les français.

Bien cordialement. H. Dumas

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L’État providence repose sur la spoliation légale

Le fonctionnement de notre État providence repose sur la spoliation légale. Elle détruit les Droits naturels qui sont la Propriété, la Liberté, la Personnalité. Cette destruction des Droits naturels est justifiée par l’élaboration de droits sociaux qui sont de faux droits. Ce ne sont que des droits de tirage sur la collectivité en vue de l’achat de voix.

« La spoliation légale peut s’exercer d’une multitude infinie de manières; de là une multitude infinie de plans d’organisation: tarifs, protection, primes, subventions, encouragements, impôt progressif, instruction gratuite, Droit au travail, Droit au profit, Droit au salaire, Droit à l’assistance, Droit aux instruments de travail, gratuité du crédit, etc. »  Frédéric Bastiat La Loi.

Les Droits naturels préexistent à l’humanité, il n’est pas possible d’en créer. Par contre, il est aisé pour un politicien de créer des faux droits à chaque sollicitation d’un groupe de pression. Chacun de ces groupes espère ainsi bénéficier des largesses distribuées par la main douce de l’État

« Vous voyez que la main douce de l’État, cette bonne main qui donne et qui répand, sera fort occupée sous le gouvernement des Montagnards. Vous croyez peut-être qu’il en sera de même de la main rude, de cette main qui pénètre et puise dans nos poches? » Frédéric Bastiat L’État

Nos contemporains sont habitués à vivre depuis plusieurs générations avec un État pesant, tout puissant, en extension constante. Ils voient la main douce. Aucun ne voit la main rude.  Mais tous en subissent les effets néfastes. Ils croient sincèrement que cet État leur veut du bien. Malheureusement, quand l’État s’étend, il ne peut le faire qu’aux dépens des individus. La France est une démocratie représentative. C’est pourquoi les Français ont du mal à identifier le danger parce que pour eux démocratie et élection induisent automatiquement liberté et justice. C’est loin d’être aussi simple !

Le Cercle Frédéric Bastiat est une association culturelle dont le but est « de perpétuer la mémoire de Frédéric Bastiat et de propager sa philosophie de liberté, d’initiative et de responsabilité individuelles, face à l’Etat, “cette grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre au dépens de tout le monde. »

Nous ne sommes liés à aucun parti et nous n’en sommes pas un. C’est un avantage parce que nous pouvons nous adresser aux uns et aux autres avec la même liberté de ton. Il faut préciser que notre interlocuteur ne peut être un parti. En bons libéraux, nous croyons à l’Action humaine et nous nous adressons aux individus quels que soient leurs partis et opinions.

Les partis sont des structures collectives rigides dont les membres doivent respecter la ligne. Il nous est d’autant plus facile de rester en dehors des partis qu’en France tous les partis dits « de gouvernement » sont adeptes de la spoliation légale.

« Oui, tant qu’il sera admis en principe que la Loi peut être détournée de sa vraie mission, qu’elle peut violer les propriétés au lieu de les garantir, chaque classe voudra faire la Loi, soit pour se défendre contre la spoliation, soit pour l’organiser aussi à son profit ». Frédéric Bastiat La Loi.

Légiférer sur la manière d’appliquer la spoliation légale et à qui, voilà à quoi se limite l’action des partis politiques aujourd’hui. En fonction de son intérêt propre, le législateur épargnera ou écrasera un groupe de pression ou une autre. Il maquillera son forfait de l’appellation « intérêt général »

En tant qu’association culturelle nous avons un rôle important à jouer dans notre pays. La culture constitue un moyen d’épanouissement des qualités propres de chaque personne. La culture d’un pays assure la cohésion de sa société. Une des raisons aux difficultés que rencontre la France aujourd’hui est précisément la déliquescence de cette culture française autour de laquelle s’est bâtie notre nation.

Le libéralisme croit en la rationalité des individus. La culture permet le développement de cette rationalité. Elle fournit les outils pour un jugement libre et éclairé hors du politiquement correct. C’est là que les idées de Bastiat, sa culture de respect des Droits Naturels et de responsabilité individuelle, interviennent. C’est pourquoi elles méritent d’être diffusées. Une association culturelle n’est pas une association passive. Le Cercle a un rôle actif à jouer dans la défense des libertés individuelles quand celles-ci sont attaquées. C’est pourquoi chaque personne membre ou sympathisant du Cercle est naturellement investie de la mission de libération de ses concitoyens. La liberté se mérite chaque jour. Les forces de la spoliation légale s’étendent sans cesse. Notre mission  est de les combattre et de les vaincre.

Nous pouvons prendre exemple sur Frédéric Bastiat :

« L’Absence de Spoliation, — c’est le principe de justice, de paix, d’ordre, de stabilité, de conciliation, de bon sens que je proclamerai de toute la force, hélas! bien insuffisante, de mes poumons, jusqu’à mon dernier souffle. »

A chacun d’en faire autant !

Patrick de Casanove

Président du Cercle Frédéric Bastiat

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Loi santé, ce que les Français vont subir

 

L’Assemblée nationale a adopté le 1er décembre, en deuxième lecture, le projet de loi santé portée par Marisol Touraine. Ce qui arrive aujourd’hui était écrit et inéluctable dès la création de la Sécu. C’est l’achèvement de l’étatisation du système commencée en 1945. Brigitte Dormont n’a fait que le confirmer[1] : la médecine libérale est incompatible avec le système de santé français. Ludwig von Mises ne dit pas autre chose « L’économie de marché doit être strictement différenciée du deuxième système pensable – bien que non réalisable- de coopération sociale dans la division du travail : le système de propriété gouvernementale ou sociale des moyens de production. Ce deuxième système est communément appelé socialisme, communisme, économie planifiée ou capitalisme d’État. L’économie de marché ou capitalisme, comme on l’appelle habituellement, et l’économie socialiste s’excluent mutuellement. Aucun mélange des deux systèmes n’est possible ou pensable ; il n’existe rien qui soit une économie mixte, un système qui serait en partie capitaliste et en partie socialiste. La production est dirigée soit par le marché, soit par un tsar de la production ou un comité de tsars de la production. » Ludwig von Mises L’action humaine, traité d’économie.

 

Le tiers payant généralisé est la clé de voûte de cette loi. Avec lui la Sécu pourra imposer sa vision comptable aux acteurs et bénéficiaires de soins. La statistique quantitative influencera la relation médecin-malade.

La récompense du médecin ne sera pas liée à son expertise médicale, à son diagnostic, à ses capacités d’écoute mais à sa plus ou moins grande soumission aux ordres du financeur. Cela a déjà commencé avec les ROSP[2]. A partir du moment où le médecin ne dépendra  plus, pour son niveau de vie et sa rémunération, de la qualité du service qu’il rend à son patient, à partir du moment où la Sécu aura les moyens de faire pression sur le médecin, (le médecin n’aura aucune certitude sur ses revenus, il sera payé selon le bon vouloir du financeur, il n’aura pas de contrat de travail.) Il est probable que, dans un réflexe de survie, il choisisse le financeur au lieu du patient[3].

Le « droit aux soins gratuits » passe par la Mutuelle d’entreprise obligatoire Ce n’est en rien une privatisation. C’est du capitalisme d’État ou capitalisme de connivence. L’État livre une clientèle captive aux Mutuelles. C’est un partage différent du produit de la spoliation légale.

Pourtant, beaucoup craignent une privatisation rampante. Aujourd’hui, l’opacité voulue du système empêche les Français de connaître le coût réel de leur protection sociale et le bénéfice qu’ils en tirent. Le financement de la Sécu repose essentiellement par les charges sociales (58,4% en 2012[4]) et divers impôts sociaux dont la CSG (20,4% des recettes en 2012). Sans oublier la CRDS qui est un impôt « provisoire » crée en 1996 pour rembourser la dette sociale. C’est de la spoliation légale. L’État en a besoin pour acheter des voix[5]. Pour l’État, spolier mais ne redistribuer en remboursements que peu de choses, voire plus rien est sans intérêt. Donc, plutôt qu’à une privatisation occulte au profit des Mutuelles, le plus probable est que la Sécu accentue ce qu’elle fait déjà : se concentrer sur le gros risque en leur laissant le « petit risque »[6], ne rembourser plus du tout certaines prestations en les laissant à la charge des Français.

 

Aujourd’hui les Français sont prisonniers du monopole de la Sécu[7]. Ils ne peuvent la quitter s’ils n’en sont pas satisfaits. Par exemple quand la Sécu augmente leurs cotisations et baisse leurs remboursements.

Au 1er janvier 2016 le salarié sera prisonnier de sa Mutuelle d’entreprise. Quand il rentrera dans une entreprise il devra abandonner son ancienne mutuelle pour adhérer à celle de la nouvelle entreprise. Cette Mutuelle obligatoire est choisie par son employeur. Si l’assuré n’est pas satisfait des prestations il devra souscrire une surcomplémentaire. S’il est mécontent du service il ne pourra pas changer de Mutuelle. Il lui faudra attendre que son entreprise le fasse, en espérant que la nouvelle soit meilleure. Ou alors il devra changer d’entreprise en souhaitant que la nouvelle entreprise ait une mutuelle différente. Quand on connaît l’état du marché de l’emploi en France il faut lui souhaiter bonne chance.

Demain, quand, dans un tel contexte, les réseaux de soins seront mis en place, (parce qu’ils le seront et la contractualisation des médecins le sera aussi), la situation sera encore plus compliquée.

Au final la Sécu et les Mutuelles seront les seuls financeurs, pour ce qui le concerne le patient ne choisira pas la Sécu qui reste un monopole, ne choisira pas sa Mutuelle, ne choisira bientôt plus vraiment son médecin, ne sera plus protégé par le secret médical et devra avaler ou subir, gratuitement, les seuls traitements avalisés par le financeur.

 

La loi santé ne résoudra aucun des problèmes du système français. Elle en créera d’autres. La solution s’appelle la liberté. C’est rendre la protection sociale à ses propriétaires légitimes : les Français. C’est mettre la Sécu en concurrence, c’est donner aux Français les moyens de choisir librement leur protection sociale et leur retraite[8]. C’est un changement de paradigme que les Français, contrairement à leurs politiciens, sont de plus en plus prêts à accepter.

 

Ils ont déjà compris qu’à cause d’un système étatisé ils n’auront pas, ou pas grand-chose comme retraite. Ils ont compris qu’ils doivent la préparer eux même sans écouter les politiciens sirènes. Ils savent qu’il en sera de même pour leur protection santé étatisée. Ils savent que la gratuité n’existe pas en ce bas monde et qu’il faut toujours que quelqu’un paie. Dans le prix à payer est comprise la pénurie…gratuite !

 

Patrick de Casanove

Auteur de Sécu, comment faire mieux

[1] http://www.dailymotion.com/video/x2na8js les thuriféraires de la Sécu et tous les Français devraient l’écouter en boucle.

[2] Rémunération sur Objectifs de Santé Publique

[3] Adieu Hippocrate.

[4] http://www.securite-sociale.fr/Les-sources-de-financement-de-la-Securite-sociale

[5] 60% des Français seraient favorables au Tiers Payant Généralisé. http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/03/13/20002-20150313ARTFIG00323-les-francais-soutiennent-massivement-la-fronde-des-medecins.php

[6] De moins en moins petit !

[7]Il y a des brèches http://mouvement-des-liberes.com/

[8] Pour plus d’infos lire Sécu, comment faire mieux, par Patrick de Casnove, éditions Tatamis

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Bercy invente la milice fiscale

Naguère il fut un temps, pas si lointain, où Bercy affirmait, juré craché, que les contrôles fiscaux n’étaient jamais initiés suite à une lettre de dénonciation, que, parole de contrôleur fiscal, les missives de ce type allaient directement à la poubelle.

Ceux qui en ce temps là, comme moi, dénonçaient les délations de toutes sortes précédant les meurtres fiscaux étaient traités de dérangés à tendance paranoïaque lourde.

Tout ça pour ça… Et ben mon vieux !!!

Récapitulons.

Bercy dispose déjà d’indicateurs patentés en la personne des banquiers, des experts-comptables, des associations de gestion agréées, des notaires, des entreprises de téléphonie, des loueurs, liste non exhaustive.

L’ambiance est déjà lourde de se savoir ainsi à poil chez tous ces gens.

Ce n’est pas suffisant.

Aujourd’hui, à coup de pots de vin généralisés, Bercy lève les “milices fiscales”, la vache….

Vous vous dites: “alors là, ça va chier”.

Mais non, mais non, dit Bercy, vous broyez du noir. N’allez pas imaginer le pire.

Prenez en compte notre légendaire délicatesse, notre souhait de justice que tout le monde connaît.

Pensez-donc, nous vérifierons la qualité des informations. Pas la probité des informateurs, faut pas pousser non plus.

Rendre publique la liste des miliciens délateurs ? Heu, non, ce n’est pas prévu.

Dommage, le jour férié, à venir, de la Sainte Délation, la population aurait pu les fêter, rendre hommage à leur civisme, à leur sacrifice, au temps consacré par eux à cette courageuse tâche de dénonciation.

Prévoir une décoration type “légion d’horreur” pour les miliciens les plus méritants ? Ce n’est pas encore prévu, mais pourquoi pas ? Il parait que Sapin y pense.

Évidemment, une amicale des miliciens délateurs, et des anciens miliciens délateurs, sera mise en place. Elle sera subventionnée et bénéficiera d’avantages fiscaux, de voyages organisés et d’accès illimités aux magasins en duty free.

Il faut bien comprendre que les miliciens délateurs vont être la force vive de notre pays et seront traités comme telle. C’est sur eux que le pays se reposera.

Ils seront partout, nul n’échappera à leur vigilance.

Les vrais français ce seront eux, nous leur devrons les privilèges qu’accordent habituellement les sociétés à ces rouages essentiels : logements protégés, écoles spécifiques pour leurs enfants, priorité dans les spectacles et les magasins, emplois réservés etc…

Certains, pour de très grosses dénonciations, pourront recevoir des rentes à vie.

Vous voyez, rien d’extraordinaire, tout va bien se passer. Nous n’avons aucune inquiétude.

Sauf, peut-être, un manque de personnel pour la masse colossale d’informations que nous allons recueillir à l’occasion de ce formidable mouvement de civisme.

Alors là, pas de problème, nous embaucherons, et, préférentiellement, des miliciens délateurs.

L’avantage sera double, pour nous la certitude de leur mentalité propice à notre activité, pour eux le confort du statut de fonctionnaire de Bercy — avec tous ses passe-droits — que chacun connaît.

Bercy et la France, en créant la milice fiscale, prennent un avantage déterminant sur les autres pays du monde.

Encore une fois, après la Sécurité Sociale que tout le monde nous envie, nous allons nous retrouver en modèle social pour le monde entier.

Messieurs Cazeneuve et Sapin, qui ont eu conjointement cette idée de milice fiscale, n’en souhaitent aucune gloire. Bien au contraire, ils la dédient à la promotion Voltaire, très modestement.

Gageons que les français sauront quand même se souvenir d’eux et, qu’en son temps, ils feront en sorte de leur renvoyer l’ascenseur que cela mérite.

Bien cordialement. H. Dumas

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Maréchal, les revoilà.

Nul ne peut prendre à l’homme plus que sa vie, hélas nombreuses sont les théories fumeuses ou les croyances vermoulues qui le tentent, voire l’exigent.

Pour moi cela reste le plus grand de tout les mystères. Quelle pensée peut justifier une telle finalité ? Comment ceux qui l’envisagent peuvent-ils imaginer y échapper eux-mêmes ?

Et pourtant, autour de nous, ce ne sont que sentences de mort pour un oui ou pour un non, décrétées à l’emporte-pièce, comme si la mort des autres était quantité négligeable.

Enfermer, ruiner et in fine tuer, ils n’ont que ça à la bouche. Tous les motifs sont bons.

Touche pas à mon fric, mon pétrole, mes femmes, mon air, mon eau, sinon t’es mort. Pense comme moi, crois comme moi, donne ton fric, ta bagnole, ta maison, sinon t’es mort. Trie tes déchets, mange et pète bio, te chauffe plus, t’éclaire plus, régresse, n’aie plus ou pas d’ambition, retourne à la campagne, mange pas de viande, sinon t’es mort. Casse ta bagnole, marche à pied, prends le bus, sinon t’es mort. Sors ton drapeau, défile, pleure, rie, chante quand on te le dit, sinon t’es mort. M’emmerde pas et donne moi tes affaires, sinon t’es mort. Ferme la, sinon t’es mort. Et surtout, te casse pas, sinon t’es mort.

Où est le trou de souris où sont massés ceux qui envisagent de résister ? Donnez-moi l’adresse, ça urge.

Ce matin le ciel était bleu, la mer plate comme ma main, pas de vent, pas froid, un miracle quoi. Sur mon vélo je pensais au Maréchal.

Je me disais, voilà un mec qui a expédié des milliers d’autres mecs se faire trouer la peau à Verdun, peut-être ça l’a marqué. Alors, en 1940, il signe la paix. Mais en réalité, la vie des autres, il continue à s’en foutre. C’est les juifs qu’il expédie maintenant ad patres, il a juste changé de cible. Mais attention, c’était un démocrate, il a agi avec l’accord de la majorité du pays. Trop fort. Y en a qui l’aiment encore. Les revoilà.

Ce goût pour le sang des autres me débecte.

Aussitôt une question s’impose : peut-on résister sans tuer à son tour ? C’est difficile à affirmer et sans doute encore plus difficile à mettre en œuvre.

Clausewitz pensait que la guerre ne peut avoir pour finalité que l’élimination totale de l’adversaire. Je suppose qu’il parlait de toutes les guerres, militaires évidemment, mais aussi économiques, philosophiques, religieuses, politiques. Sacré programme.

En fait l’idée de guerre, le mot même guerre, devraient être bannis de l’humanité. Pas facile.

Une chose importante.

Pour qu’il y ait une guerre, il faut être au moins deux. En dehors des schizophrènes, qui ont justement à affronter une guerre interne entre leurs multi-personnalités, les hommes se font rarement la guerre à eux-mêmes.

Nous avons là un début de piste.

Si l’un des combattants refuse le combat, plus de guerre possible. Oui mais, celui-là ne gagnera que sa disparition sans combattre, car que peut-il face à celui qui l’agresse ?

Y a un mec, isolé au départ, qui a dit : “tends l’autre joue”.

C’était pas con, mais il y a laissé la peau. Pour lui, pas grave il est ressuscité, mais pour nous rien n’est moins sûr.

Le problème reste donc entier.

Quand le ton monte, quand les clairons s’entrainent, quand les tribuns se la pètent, quand les drapeaux sortent, la guerre n’est pas loin.

Quand la guerre éclate, il s’agit avant tout d’une énorme coupure collective d’imagination.

Car, entendons-nous bien, il n’y a que la mort des autres qui indiffère, chacun par ailleurs est très attentif à la sienne, prêt à tout pour épargner sa propre vie.

Donc, il faut à un moment que l’imagination collective arrive à se convaincre qu’elle pourra tuer les autres sans qu’elle-même soit susceptible de passer de vie à trépas, alors que l’histoire prouve que cette hallucination est irréaliste, que la guerre tue aveuglément des deux côtés. Nous avons bien là une imagination en panne totale.

Il y a donc une piste

Il s’agit d’éviter la panne collective d’imagination. Il faut donc éradiquer les drogues qui portent atteinte à l’intégrité de l’imagination, ou qui ralentissent son fonctionnement.

La principale, évidemment, est la propagande et le déficit d’immunité — qui lui permet de se répandre telle une épidémie mortelle — que provoquent la naïveté et la confiance.

L’urgence est donc de promulguer une loi anti-propagande.

Mais oui, mais oui, c’est possible. Je ne sais pas trop comment, mais en y réfléchissant on trouvera la solution.

Il n’y a pas de guerre sans que préalablement la propagande ait motivé les belligérants. Je ne crois pas à la violence naturelle des hommes, mais je crois à la possibilité d’attiser cette violence par le mensonge et la propagande, jusqu’à son stade ultime qui est la guerre.

Une société de paix serait une société qui interdirait et sanctionnerait la propagande fauteuse de guerre.

Par exemple :

Affirmer à un auditoire ignare de la question que des sauvages tuent et assassinent sans raison, mais que ce n’est pas grave, que l’on va s’en débarrasser juste en les bombardant, qu’ils seront morts et nous RAS : c’est de la propagande.

C’est l’engrenage de la guerre.

Dans ma société, où la propagande serait interdite, ceux qui rependraient cette propagande seraient gravement punis.

Vous dites ? Ce n’est pas demain la veille. Ouais, peut-être.

Bien cordialement. H. Dumas

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ENFIN LES DÉLATIONS FISCALES OFFICIALISÉES !

Si votre concurrent vous gêne, plutôt que de faire preuve d’innovations, balancez le à Bercy.
Si votre patron vous refuse une augmentation, balancez le à Bercy.
C’est plus rapide,  ça peut rapporter gros et les français, en plus, applaudiront.
Mieux que le Loto.
Bercy voudrait même leur donner le titre de lanceur d’alerte.
Super, la vilenie deviendra une vertu!

Mon Dieu, jusqu’où ira Bercy?
La délation , cela ne vous rappelle pas certains régimes passés (ou actuels)?

Vous trouverez ci-dessous un petit article, paru ce matin, sur le net,  de Damien Durand dans le  Figaro Economie:

Publié le 04/12/2015 à 06:00

Le Trésor public pourrait officialiser le paiement de ses indics

Bercy plancherait sur un texte encadrant une pratique critiquée et pour l’instant assez confidentielle.

Ils avaient été retirés de l’arsenal fiscal, ils pourraient bien faire leur retour. Ils? Les aviseurs fiscaux rémunérés, que l’on compare fréquemment à des «indics». Autrement dit, des particuliers qui, moyennant finances, informent l’administration fiscale sur les agissements de certains contribuables indisciplinés.

Pratique occulte

Selon une information du magazine Challengesle ministère de l’Économie et des Finances prépare «un texte visant à réintroduire la possibilité de payer ces informateurs. Une pratique tombée officiellement en désuétude depuis une décennie, même si elle existe toujours explicitement dans le domaine des douanes, et officieusement dans le domaine de la fiscalité générale. «Ce type de délation persiste, et concerne d’ailleurs plus les entreprises que les particuliers. Typiquement, c’est le cas du comptable en désaccord avec son patron, voire en cours de licenciement, qui va dénoncer son entreprise. Officiellement, les autorités affirment qu’elles ne prêtent aucune attention aux dénonciations anonymes. Mais un arrêt de la Cour de cassation en octobre 2007 reconnaît la recevabilité d’un témoignage anonyme. Il y a donc une grande différence entre ce qui est affirmé aujourd’hui, et la réalité», confirme au Figaro Jean-Philippe Delsol, avocat fiscaliste et président de l’Institut de recherches économiques et sociales (IREF).

«La motivation la plus fréquente, c’est la vengeance»

Quant à la question sensible de la rémunération d’une dénonciation (que l’administration fiscale appelle pudiquement un «signalement») donnant suite à un redressement, une source proche de l’administration fiscale nous confie que «cela tourne autour de 10% du redressement total. Mais l’estimation reste difficile, tout est décidé de façon discrétionnaire, et l’administration ne communique jamais dessus. Mais, par expérience, très peu de dénonciations s’expliquent par l’appât du gain. La motivation la plus fréquente, c’est la vengeance».

«Lanceur d’alerte» ou délateur?

La démarche de Bercy pourrait-elle apporter un peu plus de transparence dans cette pratique? Si l’officialisation sera en théorie efficace en limitant les demandes de paiement «au noir» par les commerçants ou artisans à un cercle restreint de clients «sûrs», elle est loin d’être une solution optimale. Outre l’initiative du ministère, le député socialiste du Cher Yann Galut, pourfendeur de la fraude fiscale, souhaite, parallèlement déposer une proposition de loi, qu’il a présenté publiquement le 3 décembre, qui rémunérerait les informations d’un «lanceur d’alerte». Statut que revendique par exemple Hervé Falciani, l’informaticien à l’origine du Swissleaks. L’élu souhaiterait la mise en place d’un fonds qui remplacerait le système actuel des primes.

«La limite est floue entre le “lanceur d’alerte” et la délation, qui peut parfois être infondée. Cela peut être la source de dénonciations entreprises uniquement pour porter préjudice à quelqu’un en lui imposant un contrôle fiscal chronophage, qui peut même lui coûter de l’argent en recours à des conseils financiers» s’inquiète Jean-Philippe Delsol qui craint «qu’au nom de l’efficacité fiscale, on créé une société de défiance généralisée». D’autant que si le système actuel est occulte, il a au moins le «mérite» d’être méconnu, voire réservé à des initiés ayant des contacts auprès du Trésor public. Le nouveau système qui se dessine, lui, sera sans aucun doute encouragé par les autorités fiscales et certains représentants politiques. Avec à la clé, le risque de voir exploser le nombre de signalements.

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Affaire Tapie, la mort l’emporte sur la vie : requiem

Oui, Tapie a probablement dopé ses coureurs cyclistes, acheté des matchs à l’OM, et fait encore bien pire dans ses affaires.

Tapie est un gros mal élevé, mais Tapie est la vie, la vraie vie avec sa dose incontournable de vulgarité.

Nul ne doute de son énergie, de sa capacité à entraîner des hommes de qualité dans son sillage, de son imagination à la fois fertile et pragmatique dont l’affaire Adidas fut le point culminant.

Tapie s’affiche en requin, mais il n’aurait pas pu réaliser tout ce qu’il a réalisé sans d’abord donner, donc Tapie est généreux.

Tapie a perdu, lourdement, définitivement, l’époque n’est pas à la vie.

Le Crédit Lyonnais c’est la mort. C’est l’oligarchie dans toute sa splendeur. Pas de place pour l’imagination, pour la passion, pour l’idéal. Tout au Crédit Lyonnais n’était que combinaisons froides, apparence, obéissance aveugle aux ordres politiques, les faveurs en guise de mérite.

Le Crédit Lyonnais a coûté des milliards aux français, ils le préfèrent à Tapie qui ne leur a rien coûté et les a régalés gratuitement.

Oui mais Tapie est mal élevé, le Crédit Lyonnais si bien élevé.

Les français sont sûrs que Tapie est malhonnête, alors que pour eux le Crédit Lyonnais ne peut qu’être vertueux, ils lui confiaient leurs sous qu’ils n’auraient jamais confiés à Tapie.

La messe est dite.

Le choix de la France est celui de la mort, de l’apparence de la sérénité, du repos éternel, du silence définitif.

Tapie disparaît, avec lui la vie et son cortège d’excès, de vulgarité, qui accompagne l’exubérance de la jungle.

La France ne se veut pas l’Amazonie qu’elle prétend protéger, elle se veut le cimetière d’Omaha Beach que pourtant elle visite rarement.

Ainsi va la France, morbide, perverse, le dos à l’avenir, honteuse de son ancien amour pour la liberté, de sa tolérance pour ses faux pirates ses vrais explorateurs. Aujourd’hui, elle se veut froide, distante, bourgeoise, cultivée, hautaine, alors qu’elle n’est qu’injuste et en faillite, comme le Crédit Lyonnais.

Bien amicalement. H. Dumas

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Ah bon, on est à l’os ? Ah bon, on fait ce qu’il faut ? par H16

 On l’a dit, on le répète : la situation est grave parce que l’austérité frappe la France de plein fouet, pif, paf. Partout, les élus, âpres à la dépense et conscients de leur énorme responsabilité si un déficit trop gros venait à obérer les finances publiques, font assaut d’inventivité pour tailler dans les services obèses, couper les charges indues et affûter les budgets au plus près.

Bien sûr, cela provoque de la grogne, des cris et des grincements de dents chez ceux qui sont les premiers touchés par ces mesures courageuses. Ainsi, le ministère de la Culture a-t-il pu mesurer les difficultés à assécher les robinets d’argent public et l’impitoyable dureté des éléments se déchaînant sur le monde des Arts a même fait l’objet d’une carte dédiée. Dans les collectivités territoriales, la main ferme de l’État refuse d’ouvrir un peu la bourse publique, et les élus locaux sont donc confrontés à de douloureuses décisions et doivent faire preuve de créativité pour dégager des marges de manœuvre et faire des économies. Il faut dire que d’après la Cour des comptes, ces collectivités n’ont encore fait que peu d’efforts pour réduire leurs dépenses de fonctionnement (notamment en personnel). Serrer la vis s’impose donc avec urgence pour redresser les finances du pays.

Et les résultats sont là ! Grâce à ces mesures inédites dans un pays jadis habitué à la dépense, Christian Eckert, le secrétaire d’État au Budget, a eu le plaisir d’annoncer que la masse salariale des collectivités locales avait bondi de 4% l’an dernier après une progression de 3.1% en 2013 ce qui est très … heu… Bondi ? Quoi ? Hein ?

Vous voulez dire qu’en cette période de disette budgétaire et alors que le déficit de l’État pour cette année ne devrait pas être inférieur à 70 milliards d’euros, nos élus sont infoutus non seulement d’arrêter les embauches, non seulement n’arrivent pas à se contenter d’embaucher autant que l’année précédente, mais qu’ils sont infoutus de s’empêcher d’augmenter encore le nombre d’embauches d’une année à l’autre ?

tout ceci est parfaitement normalNon ! Ce n’est pas possible. Si cela se savait, cela déclencherait, à n’en pas douter, un mouvement de grogne sans précédent chez ces Français qui payent, chèrement, ce genre de gabegies.

Et alors qu’on entend partout l’orchestre philharmonique d’instruments à vent, pipeaux et flûtes de l’Élysée, jouer sa célèbre rhapsodie « On fait 50 miyards d’économies », il est impensable de lire en parallèle que les dépenses publiques ont encore augmenté, pour atteindre 57.7% des richesses produites, un chiffre jamais atteint auparavant.

Pourtant, pourtant, rappelez-vous, on a bien dit partout que l’austérité frappe les Français ! On a même entendu, partout, sur les plateaux télé, à la radio, on a lu dans moult éditoriaux d’une presse massivement subventionnée que la crise obligeait des économies dans les services publics (que le monde nous envie) à tel point que ces services sont menacés au moment même où les Français en ont le plus besoin (bien sûr) !

Nous aurait-on menti ? Nos élus nous bobarderaient-ils le visage sans vergogne ? Ne se foutrait-on pas un petit peu de notre gueule ?

Oh, ce serait du populisme que dire ça. Il semble évident que, derrière les masses ventripotentes qui siègent à l’Assemblée et au Sénat se cachent des hommes et des femmes respectueux des Français et de leurs finances, qui n’ont à cœur que le bien-être du contribuable si souvent mis à mal. D’ailleurs, c’est précisément pour cela que jamais, ô grand jamais, ces élus ne voteraient, en pleine crise, une loi pour augmenter encore (encore !) les indemnités de certaines catégories de hauts fonctionnaires.

Jamais.

Ah tiens, si.

bonification indiciaire

Apparemment, même en période de crise, on peut être élu de gauche, qui pense au peuple qui trime, ou de droite, qui fait attention aux deniers publics, et voter dans une belle décontraction une augmentation pour des hauts fonctionnaires alors qu’il est plus que temps que toute augmentation, toute nouvelle embauche soit parfaitement et totalement proscrite.

Mais à bien y réfléchir, peut-être que ces votes d’augmentations, peut-être que ce dénides uns et des autres (Delaunay, qui estime sans rire que « L’État et les collectivités sont générateurs d’emplois » ou Philippe Laurent, président de la Commission des finances de l’AMF, Association des maires de France, qui rétorque simplement qu’« Il ne peut pas en 2014 y avoir 4% de progression de la masse salariale »), peut-être que cette parfaite déconnexion avec la réalité explique assez bien le constat sans échappatoire possible que, non, non, l’austérité n’a toujours pas commencé en France ?

dépenses administrations publiques - 2013

Peut-être cette préoccupation à continuer le train-train quotidien des dépenses fumistoïdes, des gabegies décontractées et le déni douillet qui les accompagne expliquent-ils que non, loin s’en faut, le gouvernement, les politiciens et les administrations sous leur responsabilité ne font absolument pas ce qu’il faut, et ont même la furieuse tendance à accroître le problème ? Par exemple, alors que tous ceux qui ont encore un contact avec le réel ont bien compris que l’un des gros problèmes qui plombent le pays est le poids des charges, comment interpréter un petit amendement ajouté lors du vote de la loi de finance de Sécurité sociale pour 2015, petit amendement qui ouvre grand la porte à l’obligation de payer des cotisations pour les gérants minoritaires non salariés ? Tout comme les centaines de bonnes idées précédentes (depuis la loi Macron jusqu’à la loi Consommation en passant par d’autres), toujours motivées par les meilleures intentions, et déclenchant toujours les pires catastrophes, comment ne pas voir ici à l’œuvre une bonne dose de crétinerie ou un désir pervers d’emmerder encore un peu plus certaines personnes ?

Comment ne pas voir, devant l’accumulation de ces débilités néfastes, que nos élus sont maintenant prêts à raconter n’importe quelle bêtise pour faire perdurer la situation tant qu’elle leur est profitable ? Comment ne pas voir leur déni, et comment ne pas voir qu’au final, … ce pays est foutu ?

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La parole est aux victimes 1 (vidéo)

Bonjour,

Cette vidéo inaugure un cycle de vidéos qui donneront la parole aux victimes. Nous mettrons en place l’année prochaine un numéro vert qui vous permettra de nous signaler votre situation. Nous viendrons chez vous faire une vidéo si votre cas s’inscrit dans la vague de terreur que Bercy fait volontairement déferler sur notre pays.

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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Le socialisme c’est tout con, pas compliqué.

Inutile de se prendre la tête, rien n’est plus simple, plus naturel, plus ordinaire que le socialisme.

Tout tourne autour de l’idée de responsabilité.

Chacune des situations dans laquelle l’homme se trouve est la suite implacable d’évènements dont quelque chose ou quelqu’un est responsable.

La difficulté tient au fait que cette responsabilité, bien que toujours existante, ne peut pas, la plupart du temps, être attribuée.  Ici certains placent le hasard, Dieu ou les Dieux, ou toute autre solution visant à donner une explication à une responsabilité indéfinissable, inconnue, et à la maîtriser.

Il n’en reste pas moins qu’une part de cette responsabilité, même si elle est infime — disons 20% pour donner un chiffre, mais sans doute moins — peut être parfaitement attribuée, dépend directement d’une décision humaine.

C’est cette part de responsabilité définissable qui fait la grandeur de l’homme, qui induit la morale, qui inspire l’idée du bien et du mal, en un mot qui structure la vie de l’homme sur terre, sa liberté de choix, donc sa liberté tout court.

Parallèlement, l’énorme part de la responsabilité non attribuable a, du fait de son volume, des incidences beaucoup plus conséquentes sur les hommes que celle qui découle de leurs actions volontaires, de leur responsabilité attribuable.

Ces conséquences sont évidemment acceptées quand elles sont favorables, inversement elles ne sont pas souhaitées quand elles sont défavorables.

Or, elles sont souvent défavorables.

Aussi, depuis la nuit des temps, il se lève des escrocs qui prétendent pouvoir gérer, par la soumission de l’esprit ou par l’organisation matérielle, le rythme et le résultat des évènements à responsabilité inconnue.

Le préalable qu’ils exigent systématiquement à leur prétention de gérer l’impondérable et ses responsabilités est que nous leur confions la gestion de l’intégralité de nos actions, y compris celles qui seraient normalement de notre propre ressort.

En réalité le marchandage est le suivant : “Le groupe auquel nous vous conseillons – ou nous vous imposons — d’adhérer sera en mesure de faire en sorte que les évènements dont vous n’avez pas la maîtrise, dont vous ne connaissez même pas l’origine, soient maîtrisés par nous et de ce fait vous épargnent, ne vous soient pas hostiles. En échange de quoi, vous nous confiez la maîtrise de votre libre arbitre, de votre parcelle de pouvoir personnel. Alors, pour vous, la vie ne sera que plaisir et absence totale de responsabilité.”

Le socialisme n’est que le énième avatar de ce marché de dupe, où l’individu est dépossédé de son libre choix au motif fumeux avancé de la maîtrise de la part de notre humanité qu’en réalité personne ne peut maîtriser.  Rien de bien nouveau.

Les conséquences du socialisme

Une fois que l’homme a perdu son libre arbitre pour ne pas avoir à assumer les responsabilités qu’il ne saurait gérer, il s’aperçoit de deux choses :

– L’ingérable reste ingérable, sa vie a toujours sa part de mystère, ses hasards catastrophiques ou heureux.

– La perte de son libre arbitre — même s’il était infime — enlève tout sens à sa vie.

C’est ce deuxième point qui ronge toute société socialiste, qui ronge notre société au socialisme bivalent. Socialisme de droite et de gauche puisque les deux vendent la même chose : “donnez-nous votre liberté, nous vous garantissons le bonheur”.

Tout le monde le comprend, l’objectif unique de ces escrocs de l’émotion est le pouvoir qui leur est confié à l’occasion de ce marché de dupe.

Il y a ceux qui sont conscients de cette situation, qui n’avaient pas naturellement envie de gérer leur part de libre arbitre, qui pensent faire une bonne affaire en l’abandonnant contre la sécurité collective qui leur est promise. Siècle après siècle ils courent de déception en déception. Mais, comme il s’agit de générations différentes l’oubli fait son œuvre, et ils sont toujours gaillards pour se ramasser une nouvelle fois.

Il y a ceux qui n’ont pas compris la combine et qui croient posséder encore leur liberté. Ce sont ceux-là qui souffrent le plus. Ils s’imaginent libres de leur petit espace de choix personnel, ils pètent un câble lorsqu’ils comprennent le piège.

La plupart du temps, ensuite, la résignation prend le dessus jusqu’à ce que l’ambiance globale se déstabilise. Alors là, ils deviennent dangereux.

Ils composent une foule qui, finalement, n’a jamais eu l’occasion de tester les conséquences d’agir au titre de son libre choix, qui est incapable de concevoir ce qu’est une responsabilité, qui ne différencie plus le bien du mal.

Le socialisme, qui a pris le pouvoir total, leur a fabriqué une liste de “libres choix imposés” qui leur sert d’ersatz de personnalité. Cela va de la préservation du climat à celle des patois ou des faux défavorisés – parce que s’occuper des vrais c’est évidemment plus compliqué et plus contraignant – jusqu’au prosélytisme le plus primaire qui fait d’eux de bons petits soldats uni-penseurs.

Pendant ce temps, les réfractaires sont à l’état sauvage.

Les sauvageons que nous abritons en banlieue ou ailleurs ne sont pas le fruit unique d’une religion, ni plus ni moins con qu’une autre, ils sont d’abord passés par le néant, l’éradication, de leur libre choix en 18 ans d’Education Nationale Socialiste.

N’ayant pas adhéré, pour diverse raisons, aux “libres choix imposés”, leur propre libre choix est en friche. Rien ni personne de responsable autour d’eux pour étalonner leur propre sens des responsabilités.

Le drame

Malheureusement, le socialisme ne génère pas que ces sauvageons, somme toute marginaux, il génère plus globalement l’idée que son échec pourrait n’être qu’un simple problème de personne ou d’obédience, mais que le principe d’abandonner la maîtrise difficile de son libre arbitre reste possible, qu’obtenir en échange un bonheur tranquille est réalisable. Qu’il suffit, tout en gardant le même principe, de changer les hommes ou les incantations.

C’est ainsi que le socialisme est le seul initiateur,  en plus des sauvageons, du Front National. Un exploit dont nous paierons la facture. Front National = socialisme puissance dix.

Car, hélas, ce n’est pas demain que le libéralisme, qui implique l’acceptation pour chacun de son libre arbitre et de ses conséquences, verra le jour.

L’ambiance actuelle ne permet pas de penser que la société puisse prendre le chemin de la liberté et de son corolaire la responsabilité.

Au contraire, elle s’engage, à fond la caisse, vers celui de l’aliénation, de la dépendance, de l’échec pour tous, avec simplement un renouvellement des cadres escrocs.

Bien cordialement. H. Dumas

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LA DICTATURE DES ADMINISTRATIONS : LA FIN DE L’ETAT DE DROIT !

 

Nous y sommes enfin.
L’état d’urgence, ovationné par notre bon peuple,  sonne la fin, soi-disant provisoire, de notre Etat de Droit.
Lorsque les pleins pouvoirs sont donnés à une administration, celle-ci se dégage des « contraintes », c’est-à-dire des preuves, exigées par des juges ou  des tribunaux civils.
Prenons l’exemple des pleins pouvoirs de  l’Administration de Bercy.
Elle les exerce depuis des décennies,  sans contrôle réel (ce qui est le principe même des « pleins pouvoirs »), ce qui nous donne  un recul plus que suffisant pour  l’apprécier.
Nous, les « Fameux Fraudeurs Fiscaux », nous savons ce que veut dire la dictature de cette Administration.
Nous la vivons depuis des dizaines d’années, sans que cela ne dérange la grande majorité de nos concitoyens qui croient en profiter (alors qu’ils n’en récoltent que des miettes, la grande majorité s’évaporant par l’opération du Saint Esprit) grâce à une propagande efficace et démago.
Pauvres français, s’ils savaient qu’ils adhèrent sans restriction à la ruine de leur pays (et à la leur propre) en applaudissant (des deux mains) à la suppression des forces vives de leur pays.

Trop d’impôts, de taxes, de charges font crouler les PME, sans oublier un code du travail, obsolète, complétement dépassé et tentaculaire.
Ce qui automatiquement, en tuant les entrepreneurs, fait augmenter le chômage.
CQFD.
Il ne faut pas sortir de Polytechnique pour comprendre que 2+2 font 4, calcul que ne savent pas résoudre nos chers (très chers) énarques, toutes tendances confondues.
Ceux-ci sont apparemment formés pour dépenser sans compter, (puisqu’ils ne savent pas compter) l’argent public, pas pour l’économiser ou pour faire en sorte de rendre nos PME performantes.
Ca, ils ne savent pas faire et ils s’en foutent comme de l’an 40…

Là-dessus se rajoute la dictature de l’Administration Fiscale, car il s’agit bien d’une dictature pure et simple.
Comme toute dictature classique, elle suit ses propres règles (concoctées sur mesure) avec ses agents « assermentés », protégés sans aucune réserve par leur hiérarchie qui avalise les yeux fermés leurs redressements abusifs pour atteindre leur C.A.
Cette administration a sa propre justice qui ne désavoue pratiquement jamais leurs exactions.
Sa justice s’appelle d’ailleurs Justice Administrative.
Pas besoin d’avoir Bac+10 pour comprendre ce qui vous y attend en cas de conflit fiscal avec leur maison mère.
Juges et « Rapporteur Public » sont issus de l’ENA (ENA qui, bien sûr, dirige sans partage Bercy) ou de l’Administration fiscale, ce qui revient plus ou moins au même.
Cela a un fumet de  justice d’exception, style inquisition ou royale des temps anciens (que l’on croyait révolus), avec des « juges »  nommés par eux.
Les loups ne se battant pas entre eux (vieux proverbe bien de chez nous), vous serez inexorablement passés à la moulinette de la « Justice Administrative » et recrachés en lambeaux.
Les dictatures administratives se sont toujours méfiées des tribunaux civils indépendants qui ont l’outrecuidance de juger sur les preuves.
Quand les preuves se résument à des raisonnements sans fondements mieux vaut les éviter et attendre le T.A.
C’est plus sûr.
Lorsque  le fisc envoie en correctionnel  un contribuable « fraudeur », il leur faut sortir des vraies preuves.
Ce n’est pas vraiment évident pour eux.

S’il est reconnu innocent par le Tribunal Correctionnel où eux même l’ont envoyé, Bercy reste discret et n’observera pas ce jugement.
Il attend son heure et le T.A qui remettra les pendules à son heure.
Je le sais je l’ai vécu.

Revenons à notre Etat d’Urgence momentanée, quoique trois mois c’est quand même très long.
Ce n’est plus la Justice qui décide des perquisitions, mais nos préfets (issus de l’ENA. Tiens encore Elle !)
Sur quels critères ?
Mystères et boules de gomme.
Bref, en 10 jours ça déboule tous azimuts
1616 perquises, soit plus ou moins une petite moyenne de 130 à 150 par jour.
Nobody d’arrêté (à ma connaissance).
290 mecs assignés à  résidence.
266 armes saisies.
Ce n’est vraiment pas un gros score.
Il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard.
Je dirai même que c’est minable, mais comme je suis un bon français, je ne dis rien et j’applaudis !
Et si l’on se base sur la perquise de l’Emir Blanc, en Ariège,  qui a mobilisée 60 policiers (armés jusqu’aux dents) et des véhicules blindés, pour trouver un malheureux fusil de chasse, fusil que tout le monde à la campagne possède…
On devrait perquisitionner  plusieurs centaines de milliers de français.
J’aimerais avoir la liste de ces fameuses armes saisies.
Peut-être que  dans un pays en Etat d’Urgence, un marteau ou un Opinel est considéré comme une arme.
Je ne parle pas des bavures (« on » se trompe de porte, « on » ne trouve rien mais « on » casse tout…) qui malgré un black out médiatique, remontent peu à peu, difficilement, à la surface.
On a à peine le temps de les lire ou de les entendre…
Elles disparaissent à la vitesse de l’éclair.
Sous une Dictature Administrative les bavures, les abus n’existent pas.
Merci, Monsieur l’agent !

Le résultat, de plus, est totalement secondaire, le tout est de faire croire en son efficacité.
Peu  importe le prix à payer pour les victimes (quelles victimes ?), seul compte la communication manipulatrice  des gens qui devront  approuver vos démonstration, vos moulinets de bras, vos gesticulations guerrières, votre fausse empathie (et j’en passe).
Faute de vrais résultats, la communication est primordiale.
Des résultats, on pourra toujours en fabriquer, avec la complicité active des médias, style les « Irlandais de Vincennes »…
De là à se retrouver avec une police politique, il n’y a qu’un pas.
Il a peut-être, déjà, été franchi…
Comme pour Bercy, il faut faire croire que le Bien Commun est votre seul et unique but.
Les français sont  des veaux, a dit un certain  Général.
Et les français, lui, il les connaissait bien.

Emmanuel Bolling

Je vous conseille de lire le livre testament de l’avocat Joseph Scipilliti, suicidé fiscal.
Vous trouverez le lien de son livre/testament dans “meurtre fiscal (vidéo) sur notre blog.
J
e vous conseille, également,pour ceux qui ne l’ont pas vu la vidéo:
“contribuables sensibles: s’abstenir” ( même si, à cause d’un incident technique, le son n’est pas vraiment  bon).

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Les trois sœurs Gorgones

Le passé de l’univers va bien au delà de ce que nous en connaissons.

Il est probable qu’il inclut une dimension de l’humanité que nous ignorons complètement, dont il nous reste simplement des traces véhiculées par les légendes.

C’est ainsi que la mythologie nous rapporte l’histoire des trois sœurs Gorgones.

Ce sont des monstres terrifiants, pas tout à fait finis puisqu’elles sont obligées de se partager un seul œil et une seule dent pour trois.

L’une d’elle, Méduse, tue d’un simple regard, les deux autres ne sont pas mortelles mais cependant gravement toxiques du côté gauche.

Indéniablement, les trois sœurs Gorgones sont la preuve que dans un passé lointain, dont nous n’avons que ce souvenir imprécis, Bercy, la Sécurité Sociale et l’Education Nationale ont déjà existé.

Car la ressemblance entre les sœurs Gorgones et ces trois administrations est frappante. Elles aussi nous regardent d’un sale œil et ont une dent contre nous.

Bercy-Méduse a le regard qui scrute et qui tue. Les deux autres sont toxiques du côté gauche, évidemment.

Par exemple, au hasard, l’Education Nationale

Chaque jour qui passe nous donne à contempler le carnage issu de l’Education Nationale, qui se traduit par la désorientation d’une partie importante de notre jeunesse.

Je vais vous dire une chose que je vous remercie de ne pas répéter à mes petits enfants : à l’école j’étais ce que l’on appelle un cancre, affublé d’une incapacité à subir la discipline bête et méchante de l’époque. A-t-elle changé ?

De ce fait, j’étais systématiquement exclu des cours, dès leur début. Il m’est resté de cette période une inadaptation à l’orthographe – la science des ânes parait-il – qui farcit de perles mes billets, malgré la grande attention que je porte au sujet.

Ce détail clos, admettons que l’Education Nationale ait une mission spirituelle consistant à nous apprendre à lire, à écrire, à compter, voire plus si affinité.

Pourquoi cette mission au service de l’esprit s’est-elle transformée, avec le temps, en une puissance temporelle qui régente toute la société ?

Acceptons l’idée que l’Education Nationale sache détecter ceux qui ont une grande mémoire, une force de travail et de soumission supérieure. Cela est-il suffisant pour avoir le culot, avec ces simples outils, de prétendre à l’exclusivité de l’organisation sociale ?

Remarquons qu’il manque quelques traits de caractère que l’Education Nationale ne peut pas quantifier et non des moindres : l’imagination, la créativité, l’honnêteté, la vision, l’équilibre, la compassion, le don, l’esprit de sacrifice, le courage et bien d’autres indispensables à la sélection qui rend acceptable la pyramide sociale sans laquelle la société n’a pas de squelette.

Je reprends bêtement mon exemple personnel.

Au sortir d’humanités laborieuses, je m’installe agent immobilier, activité alors libre, aujourd’hui adossée à un diplôme. Mon propos n’est pas de dévaloriser cette profession, mais, entre nous, un diplôme pour classer des clefs et faire visiter des maisons, est-ce utile ? En ce qui me concerne, j’ai appris cette activité en deux mois malgré mes compétences scolaires limitées.

Puis, passionné par le miracle de l’acte constructif, j’ai fait œuvre d’architecte sans le titre, qui à l’époque n’était pas obligatoire. J’ai construit des milliers de mètres carrés pour mon plus grand plaisir et, globalement, à la satisfaction de mes clients. Aujourd’hui, il faut un diplôme pour cette activité purement artistique, qui demande des qualités que l’Education Nationale est incapable de détecter, il s’en suit un carnage chez les architectes.

Une seule activité échappe au dictat de l’Education Nationale, à son filtrage “diplomesque”, c’est l’informatique. Curieusement c’est cette activité qui est la plus vivante, la plus dynamique, la plus innovante, la plus riche.

J’affirme donc que l’Education Nationale, en enfermant la jeunesse jusqu’à 18 ans dans ses filets, en imposant ensuite à cette dernière une place exclusivement liée aux diplômes qu’elle délivre, détruit une partie importante de cette jeunesse.

L’Education Nationale n’a aucune légitimité à prétendre au pouvoir exclusif de classer les hommes et les femmes de ce pays. Ceux qu’elle exclut de son classement subissent une sanction inhumaine, injuste, qui induit une révolte proportionnelle à cette injustice.

Elle ferait mieux de laisser libres ceux qui très tôt n’imaginent pas leur vie de façon scolaire, plus ils commenceront rapidement mieux ils se connaîtront et réussiront dans le domaine qu’ils auront choisi librement.

Elle ferait mieux aussi de se faire discrète, d’enseigner ce qu’elle sait, de se limiter à cela, et de ne pas installer des barrages artificiels contre les hommes libres. L’inculture n’est pas synonyme de bêtise et peut se combler à tout moment, pour beaucoup le moment est plus tardif que l’adolescence.

Les autres sœurs Gorgones.

Passons rapidement sur la Sécurité Sociale, le sujet est connu de tous, la toxicité de celle-là est fameuse. Simple assurance elle s’est transformée par prétention, comme la grenouille voulant imiter le bœuf, en une usine du père Noël en direction de quémandeurs dont la masse augmente exponentiellement, pendant que ses revenus baissent inexorablement.

Elle survit en exploitant ses médecins esclaves et en diminuant drastiquement ses prestations. Le temps n’est pas loin où sa justification ne sera qu’elle-même, exclusivement.

Evidemment la plus dangereuse est Bercy-Méduse.

Celle dont le simple regard tue.

Ici, il faut se rappeler comment Persée a vaincu les Gorgones. En plus d’avoir des chaussons ailés, il était malin Persée. Il est entré dans l’antre des Gorgones avec un bouclier miroir et une épée offerte par Hermès – vous imaginez le prix –, ainsi le regard mortel de Méduse n’a pas pu l’atteindre, il lui a coupé la tête et l’a mise dans un sac. Point final.

Donc, pour se débarrasser des Gorgones, il faut attaquer Méduse, la plus méchante, et lui couper la tête.

Formidable, on est en plein dans la saison pour abattre Bercy-Méduse, en coupant sa tête et en la fourrant dans un sac.

Regardez autour de vous, il n’est pas un hypermarché qui n’a pas son stand de Noël où il se coupe des sapins que l’on fourre dans des sacs. Cela ne vous dit rien ?

Bien cordialement. H. Dumas

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Meurtre fiscal (vidéo)

Bonjour,

La vidéo ci-dessous parle du livre-testament de Maître Scillipiti, ce dernier s’est donné récemment la mort.

Le lien pour prendre connaissance de son livre-testament : le lien. 

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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La violence appelle la violence

Les derniers événements amènent à un constat implacable, la violence envahit notre société à un tel niveau qu’unanimement les responsables politiques, toutes tendances confondues, parlent de guerre.

Sauf à être complètement ignare et inconséquent, nous savons tous que lorsque la guerre se déclare elle ne se termine que par son propre épuisement, indépendamment de la volonté des parties.

Il est probable que le drame qui nous touche nous engage pour de nombreuses années de malheur et de sang.

Le propre de la guerre est sa subjectivité qui fait que chaque belligérant se croit tour à tour plus fort que son ennemi, pour peu qu’il vienne de mener une attaque qu’il imagine toujours déterminante. Ainsi, d’escalade en escalade, l’objectif final de la guerre se précise : c’est la disparition totale de l’autre, c’est l’inhumanité absolue.

D’un désaccord fâcheux, ou d’un conflit de pouvoir, nous passons, par la guerre, au meurtre illimité.

Daech, qui n’est que la résultante actuellement la plus apparente d’une pensée de masse qui touche des millions d’hommes, croit probablement que sa force est profonde et légitime, même si ses moyens barbares nous paraissent fous alors que dans leur contexte local ils ne sont que banals. Quand bien même Daech disparaitrait, aussitôt cette pensée réapparaitrait sous une autre nomination.

Au-delà de ces généralités, force est de constater que des soldats actifs de cette guerre sont parmi nous, permettant l’importation du conflit et la riposte maladroite et présomptueuse de nos élus qui alimente l’engrenage fatal.

Comment en est-on arrivé là ?

L’histoire, faite de l’analyse des opinions, le dira. Aidons-la, modestement, en exprimant notre opinion parmi l’océan des autres.

Un des ressorts de la violence, individuelle ou de masse, est le constat que les choses ne se passent pas comme cela avait été promis ou désiré. La frustration générée par un tel constat débouche immanquablement sur la violence.

Je ne suis pas assez compétent pour analyser les ressorts de la frustration qui, au Moyen Orient, ont abouti à Daech, ni quelle est notre part de responsabilité dans ce processus.

Par contre, en ce qui concerne les soldats de Daech présents chez nous, j’ai mon idée.

Depuis de nombreuses années nos hommes de l’Etat, de tout bord, pratiquent la promesse démagogique. Les champions étant incontestablement les socialistes.

D’un homme de l’Etat on devrait pouvoir attendre la vérité, et un encouragement pour l’affronter puisque c’est le destin des hommes sur la terre. Au lieu de cela, nous avons été abreuvés de fausses promesses et de visions de la société idylliques, irresponsables et irréelles — Notons au passage que les “promettants” se sont personnellement largement servis —

C’est ici que les graines de la violence ont été semées, sur l’utopie, leur engrais a été le mensonge.

L’édifice social ainsi créé abrite en son sein la violence et la destruction.

Dès le départ.

Pour donner une illusion de vérité, l’utopiste socialiste doit employer la violence. Il est tenu de contraindre tous ceux qui perçoivent ses falsifications et tous ceux dont il vole l’énergie pour faire naître l’illusion.

Nos socialistes ont donc adopté la violence :

– en stigmatisant par la parole ou les écrits tous ceux qui osent dénoncer leurs mensonges.

– en pillant par l’impôt ceux qui, ne croyant pas à leur fumisterie, travaillent et économisent avec l’idée de sécuriser leur passage matériel sur terre.

Malgré cela.

Ou, à cause de cela, le fantasme socialiste rencontre fatalement un jour la réalité.

Ce jour là, ceux qui ont cru en ses promesses sont totalement dépourvus, désarmés devant le mur de la réalité. Ne sachant le franchir, ils trépignent, se montent la tête entre eux, refusent de voir leur propre impuissance liée à leur inaction.

Une immense frustration s’empare de certains, ils sont murs pour la violence.

On aurait pu espérer.

Face à ce résultat, somme toute ordinaire, les fautifs pourraient faire amende honorable.

On pourrait rêver que, Hollande en tête, les socialistes acceptent l’échec de leurs promesses irréelles, donnent leur démission, avoue la supercherie et confie le pouvoir à des “hommes intègres” qui mettraient alors chacun face à ses responsabilités.

Outre le fait que ces “hommes intègres”, à l’heure actuelle, ne se sont pas fait connaître, ce n’est pas le choix d’Hollande et des siens.

La violence entraine la violence.

Pour le socialiste, nourri de la violence dès le début, elle est une nécessité naturelle.

C’est donc sans aucune retenue que les socialistes vont porter au Moyen Orient la violence aveugle des bombardements intensifs.

En dehors de se rassurer sur leur virilité, espèrent-ils ainsi casser le cycle de la violence ? Sont-ils suffisamment sots pour ne pas percevoir qu’ils vont atteindre le but exactement inverse ? Croient-ils vraiment éradiquer à coup de bombes la frustration de ces millions de personnes ?

Hélas, toujours bercés par la mélodie du mensonge socialiste nous allons devoir subir maintenant la violence dans un pays cadenassé, où la perspective d’attentats à intervalles réguliers sera notre lot de tous les jours.

Nous avons perdu la sécurité, nous allons gagner un Etat policier.

Certes, pour l’instant, il cible une catégorie bien particulière de citoyens que l’on nous décrit marginaux. Mais, demain, à la suite de son échec annoncé, cet Etat policier sera tentaculaire. Ceux qui se réjouissent aujourd’hui de la poigne policière, pleureront demain sur leur infortune, leur liberté disparue.

Tel est le devenir du mensonge, de l’illusion, du refus de voir la vie telle quelle est avec son cortège d’injustice et de douleur, de difficulté et de potentialité d’échec.

Au terme de cette guerre, comme d’habitude – car ce n’est pas la première fois –, le socialisme disparaîtra, il ne sera même pas là pour contempler les décombres de son utopie, ni pour assister ceux qui vont en être les victimes.

Et pourtant ils sont intelligents les socialistes, mais ils se la pètent tellement…. Surs qu’ils sont de détenir la vérité et d’avoir pour mission de l’imposer aux autres.

Bien cordialement. H. Dumas

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En France, travailler dur est sévèrement condamné. par H16

En France, en matière de Code du travail, il y a des limites à toutes les bornes et lorsqu’elles sont dépassées, toutes les barrières volent en éclats derrière les frontières les plus lointaines, là-bas, au-delà de l’horizon, en particulier lorsqu’il s’agit de définir et fixer une fois pour toutes, pour les siècles des siècles, ce qui est autorisé de ce qui ne l’est pas.
Prenez la semaine des 35 heures. Il est maintenant clair que cette durée de travail hebdomadaire, choisie avec finesse par une équipe socialiste taraudée par le besoin d’expertise et d’exactitude dans ses décisions, est à la fois harmonieuse, indispensable à l’équilibre entre la vie familiale et le travail en entreprise, qu’elle a permis de créer des millions d’emplois (au moins) tout en abaissant la consommation française d’anxiolytiques et de substances qui font rire, et en rendant Martine Aubry, l’autrice de cette loi, à la fois intelligente et désirable sexuellement.
filoche wtfIl était donc relativement impensable qu’on puisse imaginer, ne serait-ce qu’une seconde, revoir de façon substantielle l’évidente nécessité de faire fermer boutique àtout le monde au moins une fois par semaine, sauf, bien sûr, ces entreprises qui travaillent pour l’État, qui ont des activités saisonnières, qui manipulent des denrées périssables, qui ont des travaux urgents à réaliser, qui font du gardiennage, qui ne peuvent pas faire autrement, qui …Bref, vous le comprenez : la France ne peut pas multiplier les dérogations, étroitement surveillées, sauf à saborder cette joie de vivre, cette magie de l’exception française qui permet à chacun de goûter à une qualité de vivrensemble que le reste du monde nous envie, du lundi au samedi de 9:30 à 12:00 et de 13:45 à 16:45 sauf le mercredi après 13:30 et un peu plus longtemps le vendredi parce qu’il y a nocturne jusqu’à 17:30.

On comprend bien, dans ce cadre, le ressentiment qui s’est emparé de tous les fiers travailleurs français lorsqu’il fut question d’une remise en cause sournoise — le turbo-libéral est toujours sournois — de la fermeture dominicale, lâchement organisée par Emmanuel Macron, évidemment turbo-libéral lui-même, qui en veut aux chatons communistes, épuisés de fatigue après une dure semaine à lolcater comme des fous. Immédiatement, la société française s’est dressée comme un seul homme pour combattre cette abomination et cette ouverture dominicale a bien vite été réduite à une petite peau de chagrin.

oooh filochePartant, si on a minutieusement calé la semaine à 35 heures et si la fermeture dominicale est à ce point essentielle pour l’équilibre des shakras républicains, démocratiques et citoyens, on comprend qu’il ne pourra y avoir aucune latitude, aucune marge de manœuvre, aucune excuse ni aucun passe droit pour ceux qui tenteraient bêtement de bosser tout le temps, non mais oOooh !

Dès lors, on ne peut absolument pas s’étonner de la mésaventure qui est survenue à un quadruplet de boulangers récalcitrants dont l’atteinte à la bonne marche de la société française en général et de Dax en particulier était devenue intolérable. Ces quatre malfaiteurs avaient en effet décidé de travailler sans discontinuer tous les jours de la semaine, complot ourdi sans honte dans le seul but de s’enrichir en vendant du pain.

Rendez-vous compte. On apprend ainsi que parmi les condamnés opérait un boulanger qui n’a pas hésité à produire des pains, des brioches et probablement d’autres viennoiseries (la présence d’enfants parmi mes lecteurs m’oblige à ne pas détailler davantage les horreurs commises) pendant plus de trois ans (oui, quand je vous dis que c’est atroce), et que le criminel a été jusqu’à utiliser l’ignoble chantage à l’emploi pour faire perdurer son abominable commerce :

« Avec cette fermeture, on va devoir licencier des personnes qui sont là pour moi depuis 4 à 13 ans »

Heureusement, l’État a agi. Frappant durement ces dangereux criminels, il a infligé amendes et condamnations avec inscription au casier à ces entrepreneurs qui faisaient ainsi passer leur métier, les emplois et la satisfaction des clients avant le vivrensemble républicain moelleux.

« Avoir un casier judiciaire de cinquième classe au tribunal de police, c’est quand même la classe la plus haute avant le tribunal correctionnel… J’ai honte d’être chef d’entreprise, de vouloir uniquement travailler. Je ne comprends pas. On attendait franchement la relaxe. Se battre pour travailler… Je suis épuisé. »

M’enfin, c’était évident que vous ne pourriez pas continuer vos activités délictueuses ainsi sans encourir les foudres administratives !
filoche m'enfinEt pour cause !

C’est un crime sans victimes : des employés payés et déclarés, des patrons heureux, des clients satisfaits, tout ceci doit être réprimé avec d’autant plus de force que personne n’était là pour pleurer. Lorsque la veuve est heureuse et l’orphelin occupé à compter fleurette, heureusement, l’État est là pour prendre le flambeau de la misère ; si elle n’existe pas, il saura la trouver quitte à la provoquer, pour ensuite la représenter fièrement, le bras vengeur et le glaive séculier pour faire bonne mesure, devant des juges, qui appliqueront une loi ciselée dans l’équité, la logique et l’intérêt collectif.

oh filochePire encore, il ne faut pas perdre de vue quecette activité débordante permettait de créer de la richesse et des emplois, ce qui constitue en France trois crimes ignobles : le premier, celui qui consiste à rendre inégaux ceux qui travaillent par rapport à ceux qui ne travaillent pas (et là, ça défrise du Gégé au rasoir à petit sabot) ; le second, qui permet d’afficher un très mauvais exemple de brèche ouverte devant la loi au vu et au su de tout le monde ce qui affaiblit le pouvoir des syndicats et fait péter des boulards gros comme des militantes EELV aux inspecteurs du travail qui passent par là ; le troisième enfin, le plus grave, qui ose donner ou redonner le moral à ceux qui croient, niaisement, que si personne ne se plaint, mieux, si tout le monde y trouve son compte, alors le bonheur global augmente. Grossière erreur ! Tout le monde doit savoir que le bonheur est exclusivement distribué par l’administration, après une demande correctement remplie sur Cerfa en trois exemplaires, et avec un délai de livraison variable selon arrivage.

Dès lors, mes petits amis, il faut le comprendre : pour toutes ces raisons essentielles à la formation d’un vivrensemble chimiquement pur, toute tentative de se remonter le moral, seul ou en groupe, de créer de la richesse, seul ou en groupe, de faire un métier que l’on aime et de se rendre gaiement au turbin le matin sera vertement réprimée.

Nous sommes en Socialie : travailler dur sera condamné. Ceci n’est pas ouvert à négociation. Rompez.

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La barbarie : quelle barbarie ?

Sans vouloir plonger dans les racines de l’histoire de l’humanité, il est possible de faire appel au simple souvenir de ceux qui sont encore bien vivants.

En 1940, les allemands ont atteint aisément les sommets de la barbarie, sommets que l’on croyait ne jamais pouvoir être dépassés. Aujourd’hui, ils sont nos plus proches amis.

Cela mérite réflexion.

Oublions ceux qui sont assez obtus pour imaginer que la folie d’un groupe peut être le fait d’un seul individu. Hitler était un pauvre type qui n’a fait que s’approprier une pensée alors commune à l’époque chez les allemands — et pas que — … : “Nous n’avons pas ce que nous méritons, nous les allemands, cela tient au fait que les juifs nous le volent et que, par ailleurs, des sous-hommes inefficaces exploitent des territoires qui nous reviennent de droit”.

Pour résumer la situation de l’époque : un groupe, une frustration, des boucs émissaires, et vogue la galère le dérapage est incontrôlable.

Partout et toujours la barbarie est à fleur de peau, la civilisation n’est qu’un vernis.

Continuons la réflexion

Il n’y a que deux manières d’organiser un groupe humain :

            – La priorité au groupe,

            – La priorité à l’individu.

On remarque que l’Allemagne nazi était nationale-socialiste, elle avait choisi la priorité au groupe. On pourrait aussi citer l’URSS, la Chine etc… Evidemment, les organisations religieuses en règle générale – pas les croyances qui sont de l’ordre du privé –, dont l’islamisme, qui toutes donnent la priorité au groupe.

Lorsque la priorité est donnée au groupe tout peut arriver, les conséquences sont toujours dramatiques pour l’individu qui n’est alors ni respecté ni protégé s’il ne fait pas partie des zélotes de la pensée majoritaire du groupe qui est au pouvoir.

Les socialistes sont une organisation qui donne la priorité au groupe.

Ils se parent d’humanisme, mais c’est un faux-nez, ils méprisent ceux qui ne pensent pas comme eux.

Comme tout groupe, il leur faut un ciment, un bouc émissaire, c’est évidemment celui qu’ils jalousent : le riche. Ils le torturent sans remord, avec jubilation.

Quand soudain, les voilà face à une autre organisation qui privilégie aussi le groupe. Cette organisation, l’islamisme, les prend comme boucs émissaires, ils n’en reviennent pas, ils ne comprennent pas que leur propre système leur soit soudain appliqué. Ils s’agitent, cherchent une explication, mais il n’y en a pas.

Ceux qui rejoignent le groupe islamiste partagent une conviction, la même que les socialistes : priorité au groupe.

Il n’y a pas de modérés, de bons ou de mauvais islamistes, il y a des hommes qui pensent ou croient que la priorité doit être donnée au groupe. A partir de cet axiome il n’y a aucune limite, pas plus pour l’islamisme que pour le socialisme ou quelque collectivisme que ce soit.

C’est assez troublant de voir ces deux monstres en venir aux mains.

Ce sera sans fin du fait qu’ils n’ont aucune sensibilité individuelle et que pour eux seul compte le groupe auquel ils appartiennent, les autres étant indistinctement l’ennemi, l’individu n’a pas sa place dans leurs schémas.

Alors que,

La seule société possible est celle où la priorité est donnée à l’individu. Où celui-ci et ses biens sont sacrés, respectés.

Ce type de société ne peut pas déraper, mais il peut en décevoir certains. En effet, il implique la responsabilité, le résultat lié à ses propres capacités, l’acceptation des autres, de leur personnalité toujours si différente.

La priorité donnée à l’individu suppose que celui-ci connait ses droits et ses obligations, qu’il les applique à chaque instant de sa vie.

C’est un peu compliqué et frustrant pour les nuls qui préfèrent, au nom de l’intérêt du groupe, voler ou tuer ceux qui leur sont désignés.

Les socialistes sont si embrigadés, si sectaires, qu’ils ne perçoivent même pas l’analogie qu’il y a entre eux et Daech.

Ils envoient des bombes sur leur miroir, se pensant largement au dessus de ces hommes qu’ils prennent pour des fous ou des sadiques, alors qu’ils ne sont que de pauvres gens à qui l’on a fait croire que le groupe, leur groupe, prime sur tout et que l’Occident, leur bouc émissaire, entrave leur marche victorieuse vers le bonheur absolu. Pourquoi tant de connerie ?

Comment chaque matin des hommes peuvent se lever en ayant le culot de privilégier le groupe, de soumettre à leur folie d’autres hommes qui ne demandent qu’à vivre à leur guise et en paix.

Je hais ces individus qui prétendent me dicter ce qui est bon pour moi, alors qu’en réalité ils se foutent de moi et agissent ainsi uniquement parce qu’ils pensent que c’est bon pour eux.

Jusqu’ici ils me volaient simplement, aujourd’hui ils m’entrainent dans leur guerre.

Pourquoi n’ont-ils pas vu plus tôt que l’Orient est majoritairement acquis à l’idée que la priorité doit être donnée au groupe, indépendamment de leur programme particulier ? Parce qu’ils ont le même principe d’organisation.

Existe-t-il sur terre un seul endroit où l’individu est respecté et où, évidemment, il respecte les autres ? Rien n’est moins sûr aujourd’hui.

Dans ces conditions, l’avenir s’annonce terrible, parce que telle qu’elle se présente personne ne gagnera cette guerre, parce que personne n’est sincère ni respectueux de l’individu.

Ben cordialement. H. Dumas

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Lettre ouverte à Monsieur Le Président de la République 17/11/2015

Lettre ouverte à Monsieur Le Président de la République 17/11/2015
comme disait Balzac : La comédie humaine c’est avant tout l’échec du politique .
«Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui les regardent sans rien faire. On ne règle pas les problèmes avec ceux qui les ont créés»
« L’injustice est un métier en France « 

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Bonjour ! Monsieur Le Président de la République M. François HOLLANDE
Marseille Le 15 octobre 2015

Je fais suite à mon dernier courriel du 21 Aout 2015 et je n’ai reçu aucune réponse de votre part.
Je vous adresse aussi 4 courriels d’explications détaillées pour votre sagacité, car la vérité est sans pitié elle me rend libre et ne peut être enfermée. Je sollicite donc à nouveau non seulement votre Haute bienveillante attention en m’accordant une audience,  mais votre aide pour obtenir justice comme la loi vous oblige, le permet et aussi , vous êtes le garant du bon fonctionnement de la justice française . J’ai souvenir d’une injustice que ma Maman
( famille de résistants de la 1ere heure, veuve de guerre décorée de la grand-croix de la légion d’honneur ) avait subie de la part de l’administration qui lui avait supprimé sa pension de veuve de guerre.
C’était un abus de droit et de pouvoir. Ma maman avait écrit au Président de la République M. Charles De Gaulle qui était intervenu en sa faveur et avait répondu par lettre manuscrite : «Chère Madame, c’est rétabli ».

Je souhaite donc me présenter plus intimement à vous =
Ma maman  a perdu son 1er mari assassiné par la Gestapo pour fait de résistance et mon Papa a été 5 ans prisonniers en Allemagne. Mes oncles et tantes ont été tous des résistants à l’occupant Nazi, à l’appel du Général De GAULLE. Ma Maman (Anaïs ROUSSEL épse Léon LACHAMP) a reçu pour son 1er époux à titre posthume la Grand-Croix de la Légion d’Honneur à la libération (c’était un Héros) ; des noms d’Avenue et de Rues témoignent du courage, du sacrifice de ma famille. Mes Parents m’ont appris l’art de rester soi-même : Conscience, honnêteté, intégrité : trois valeurs pour affronter demain.
Pour mes grands-parents et parents, on était honnête ou on ne l’était pas. Ils avaient d’ailleurs affiché cette devise sur le mur de leur salon : «  La vie est comme un champ couvert de neige toute fraîche ; chacun de mes pas révèle mon chemin.» « Ce n’est pas le problème qui est important mais la recherche de la solution » .Instinctivement, ils avaient compris qu’être intègre, c’est avoir un certain sens moral et éthique qui ne varie pas selon tel intérêt ou telle situation. L’intégrité est un critère personnel qui permet de juger son propre comportement. Malheureusement, cette qualité se fait de plus en plus rare aujourd’hui. Elle est pourtant indispensable à tous les niveaux de la société, et nous devons l’exiger de nous-mêmes. Lire + en détails sur mon blog  =
Résumé du combat judiciaire de Richard ARMENANTE en 15 lignes = Cliquez ici : http://injustice.blog.free.fr/public/Resume_Combat_judiciaire_de_Richard_ARMENANTE_en_15_Lignes.pdf
– Qui suis-je=

http://injustice.blog.free.fr/public/Qui_suis_je.pdf
– Résumé en 1 page Qui est Richard ARMENANTE =
http://injustice.blog.free.fr/public/Cv_RA_1_page_Communication_15_MAI_2013.pdf
– Résumé ! Histoire d’un pillage , violation des lois , des droits de l’homme, et corruption en France=
http://injustice.blog.free.fr/public/Communique_Presse_Armenante_Vs_Mariani_2013.pdf
– Je vous invite donc à RELire ci-dessous, un résumé de 25 ans de combat judiciaire en 11 PJ MAJ= Cliquez sur le lien = https://temoignagefiscal.com/o-epimenon-nika-celui-qui-persiste-vaincra/

Pour  votre réflexion et votre sagacité afin d’obtenir votre intervention pour que justice me soit rendue enfin sans tarder , ci-dessous des explications = Non seulement Madame La Ministre de la Justice C.TAUBIRA mais tous les Présidents de la République, Ministres et élus ont l’obligation légale de faire régner la bonne justice en France .Celui qui n’a pas le goût de l’absolu se contente donc d’une médiocrité tranquille. Lire les liens ci-dessous, car tous les responsables politiques ont été prévenus et ils ont laissé faire, donc ils sont complices. Une injustice faite ne fût-ce qu’à une seule personne est une menace pour nous tous. L’article 40 CPP en particulier s’applique à ces personnes, mais pas seulement. A mon sens, il convient d’œuvrer pour que chacun paie pour ses actes, y compris et surtout quand il s’agit des magistrats qui connaissent parfaitement les lois et sont chargés de les faire appliquer par les administrés. N’est-il pas dit que « Nul n’est au-dessus de la loi » ? Et pourquoi les magistrats feraient l’exception dans un Etat de droit ? C’est le contraire qui devrait être appliqué : un magistrat qui enfreint la loi délibérément (donc en commettant une ou des bavures) devrait être condamné plus que les simples administrés qui ne sont pas censés connaître toutes les lois.
Lire ces liens sur mes interventions auprès de M. Le Président de la république , des Ministres et des Autorités=
http://injustice.blog.free.fr/public/Intervention_aupres_Du_Gouvernement_des_Elus_Justices.pdf

J’ai été approché par MEDIAPART et Témoignage FISCAL pour publier des articles suite à mon combat judiciaire et mon expérience . Je vous prie de trouver ces Publications que j’ai faites en 2015 ,Pour  votre réflexion et votre sagacité =
Publication que j’ai faite sur MEDIAPART :
Réflexion d’un citoyen face à l’injustice =
http://blogs.mediapart.fr/edition/critique-raisonnee-des-institutions-judiciaires/article/090515/reflexion-d-un-citoyen-face-l-injustice

Et Publication que j’ai faite sur Témoignage Fiscal :
Réflexion d’un citoyen face à l’injustice =
https://www.temoignagefiscal.com/reflexion-dun-citoyen-face-a-linjustice/

Bonne lecture dans l’attente de se rencontrer, de vous lire , de votre appel , de votre soutien , de votre intervention et de votre aide pour que justice me soit rendue , je vous prie de recevoir , Monsieur Le Président , l’expression de mes sentiments les plus respectueux.
Richard ARMENANTE 0688734504
Association de Défense de la Famille ARMENANTE

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René Girard et le terrorisme

J’aime beaucoup René Girard. En même temps sa trouvaille du “désir mimétique” me fait largement sourire. J’ai tendance à l’apprécier comme une découverte purement sémantique. En ce qui me concerne je ne vois pas trop la différence entre le “désir mimétique” et la “jalousie, l’envie”.

Sur ce thème, le livre “L’envie : une histoire du mal” de Helmut SCHOECK, me parait beaucoup plus complet, plus franc, plus efficace, moins convenu, moins faux-cul.

Par contre, la théorie du bouc émissaire de René Girard me séduit totalement. Nous, les “redressés fiscaux”, sommes particulièrement bien placés pour comprendre les mécanismes de cette théorie, nous la vivons dans notre chair.

Dans ce cadre, je crois qu’effectivement le christianisme a été un apport déterminant. Il me parait probable que sa légende du sacrifié, qui est en fait Dieu s’étant projeté en homme pour subir le sacrifice en lieu et place des boucs émissaires habituels, est un vrai progrès, un progrès fondamental.

A partir de cette hypothèse, tout homme, tout bouc émissaire, étant une part de Dieu fait homme, devient objectivement intouchable. Là est le progrès.

Mais là est aussi la limite du système.

Revenons à la “jalousie” ou au “désir mimétique”, il s’agit d’un sentiment lié à l’animalité de l’homme qu’il faut accepter — sans elle l’homme n’est plus, il devient un objet –, qui est pour partie le moteur de l’humanité, mais aussi son démon mortifère.

Au départ, l’envie de posséder autant que celui qui possède plus est un moteur sain d’émulation, de progrès. En fait, c’est même la base de l’évolution de l’humanité, du moins dans ce que cette évolution a de conscient, de volontaire.

Mais il se trouve que passé un certain cap d’intensité, ce moteur devient terriblement négatif, il se transforme en un frein redoutable.

Car, de moteur l’envie se change soudain en arme de destruction massive. Il n’est plus question de posséder – matériellement, affectivement, intellectuellement… — autant que celui qui a plus, mais tout simplement de l’empêcher d’avoir plus, de lui interdire de posséder ce que l’on ne peut pas posséder, voire de le lui voler, de l’en déposséder.

Sans exutoire physique, puisque la destruction aveugle du bouc émissaire n’est plus possible, la société judéo-chrétienne découvre “l’égalité” qui va lui permettre de sacrifier ses boucs émissaires.

Cette “égalité-sacrifice” se résume, in fine, à obtenir la destruction du bouc émissaire par la simple dépossession légale de ses biens, donc de lui-même puisque l’homme n’existe que par ses possessions. C’est la différence existant entre “l’homme-libre” qui possède et “l’esclave-objet” qui n’a pas le droit de posséder.

René Girard n’a pas perçu, ou du moins je ne l’ai pas analysé ainsi, que le rejet de sa disparition physique par sacrifice mortel n’a pas fait disparaître la fonction du bouc émissaire. Que la barbarie générée par les dérives de la jalousie ou du “désir mimétique” ne s’est pas éteinte avec l’astucieux avènement du sacrifice divin, mais s’est transformée en une forme de sacrifice du bouc émissaire plus sophistiquée, moins visible, mais tout aussi redoutable : l’égalité, qui permet la destruction des biens du jalousé, ou du bouc émissaire, en lieu et place de sa vie.

Quel rapport me direz-vous avec le terrorisme ?

Mais tout, tout. Ce n’est qu’un problème d’échelle. Le monde occidental est plus riche que le reste de la planète. Est-ce mérité ou usurpé ? Je ne saurais le dire, mais le fait est là.

A ce titre, il éveille la jalousie ou le désir mimétique de peuples moins bien lotis. Il se trouve que ces derniers, n’étant pas passés par la case judéo-chrétienne, ont encore une idée du bouc émissaire classique, physique.

Pour des raisons vraies ou fausses mais existantes, notamment parce qu’ils ont eu l’impression que payer leur pétrole à une poignée de nomades en laissant le reste des populations dans la misère était une faute qu’il y avait lieu de nous imputer, nous sommes devenus leurs boucs émissaires.

Notre sacrifice est leur salut. Ils n’ont pas découverts la notion d’égalité comme régulateur de leur désir mimétique. Ils tuent, tout bêtement, comme le veut leur tradition, leur religion. Leur Dieu ne s’est pas sacrifié en devenant homme.

Nous avons beaucoup de mal à concevoir leur vision, peuvent-ils en changer ?

Rien n’est moins sûr.

Il nous a fallu presque deux mille ans après la légende de Jésus-Christ pour qu’un homme, René Girard, échafaude la théorie du bouc émissaire, sans même percevoir que ce dernier n’est pas éradiqué mais simplement transféré hors la vue du sang.

Il est peu probable que ceux que nous nommons terroristes puissent comprendre qu’ils ne sont que les victimes d’un dérapage de leur “envie collective”.

Dans le même temps, notre incompréhension nous fait imaginer que la discussion serait possible alors qu’elle ne l’est pas, et nous fait largement sous-estimer le problème, nous envoyant même vers des solutions utopiques.

L’avenir est le plus sombre possible, d’autant que l’ont peut imaginer une alliance des deux types de sacrifices : violence et égalité, au détriment des boucs émissaires, dont la vie sera alors impossible. Qui seront-ils ces boucs émissaires ? La question reste posée.

Bien cordialement. H. Dumas

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Devons-nous nous y faire ?

Il fut une époque où le maillage des banques privées permettait à chaque entrepreneur d’évoquer ses problèmes de trésorerie avec un “patron-banquier” responsable.

Or, en économie, quoi de plus intime, de plus personnel, de plus original que la trésorerie d’une entreprise ?

Aujourd’hui, conséquence des rachats et des regroupements, il ne reste qu’une poignée de banque et partout les “patrons-banquiers” ont été remplacés par des “guichetiers”.

Au départ, cela parut un avantage. Economies d’échelle, masse monétaire colossale à la disposition des patrons des nouvelles structures, succursales somptueuses, jeunes “cadres-guichetiers” enthousiastes.

Puis, patatras, le lien psychologique, ténu mais vital, entre l’entrepreneur et sa banque s’est rompu. Son originalité a disparu au profit du “PROTOCOLE”.

Ah, le protocole.

Ce truc qui nous transforme en objet, qui supprime l’originalité de chaque homme, de chaque situation. Ce fœtus du collectivisme. Cette trisomie de l’économie.

Conséquence : la connexion entre l’entreprise et la banque s’est tellement détériorée que l’on peut considérer qu’elle a pratiquement disparu et que ce qui en reste est complètement parasité. C’est un coup fatal porté à l’économie et au libéralisme, qui ne pourra pas se réparer d’un coup de baguette magique.

Signe des temps, marqueur du collectivisme, le protocole s’installe partout en lieu et place du raisonnement d’espèce, de la recherche de solution pour chaque homme et pour chaque situation.

Il en est ainsi à l’hôpital, tout particulièrement pour les vieux. Alors que cette population d’une grande fragilité aurait justement un besoin impératif de solution personnalisée et non de protocole.

C’est aussi le cas pour la justice. Même si magistrats, avocats et autres acteurs des “représentations-spectacle” de la justice font semblant de se pencher indépendamment sur chaque dossier, en réalité il n’en est rien. Tous sont pris dans les protocoles qui s’imposent à eux, les verdicts n’étant que la résultante du protocole qu’ils pensent devoir appliquer, sans analyse possible des particularités.

Comment notre société a-t-elle pu ainsi se scléroser, se collectiviser, au point d’effacer les problématiques individuelles et de leur substituer des protocoles déshumanisés ?

La réponse bateau.

La pensée majoritaire est que cette situation serait liée à notre surnombre. Celui-ci imposerait une pensée globale, engloutirait en quelque sorte l’idée individuelle, il ne serait pas possible d’échapper à cette situation, le protocole serait la seule voie pour vivre ensemble.

Je n’y crois pas.

Je pense sincèrement que, quelque soit le nombre, observer chaque situation et chaque individu est possible, aussi bien pour un banquier, un juge, un médecin que pour tout autre acteur social.  Par contre, comprendre la situation observée est une autre paire de manches. C’est là que réside le problème.

Comment détecter et mettre en place, dans chaque activité, celui qui pourrait en comprendre toutes les facettes au point de pouvoir y être positivement actif sans s’appuyer sur un protocole, mais au contraire en tenant compte de chaque situation, de chaque acteur.

La recherche de celui-ci ne peut être qu’empirique, diversifiée et libre.

Tout le contraire de notre organisation sociale.

Je veux dire que la connaissance n’est pas suffisante pour donner à un responsable l’humanisme nécessaire à la parfaite compréhension des arcanes humaines de telle ou telle activité.

Conclusion

Vous l’avez compris, je crois que la responsabilité de la “protocolomanie” qui nous dévore, nous ramène au rang d’objets, cannibalise notre humanité, est l’Education Nationale.

Ce monstre a l’incroyable prétention d’être le seul à pouvoir décider de ceux qui, uniquement armés du savoir qu’ils ont absorbé, seraient compétents pour être les acteurs et les décideurs de notre société. Alors que, la plupart du temps, leurs outils se limitent aux protocoles qu’ils ont appris par cœur. Les autres, ceux qui auraient naturellement les sensibilités nécessaires à une vision humaine, sont éliminés.

Le niveau supérieur de cette organisation hémiplégique est l’ENA.

Bien cordialement. H. Dumas

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Grace à Louis Martino, Temoignagefiscal obtient une jurisprudence essentielle pour le net

Il s’agit de l’arrêt de La Cour d’Appel de Paris N• 15/00430 du 22 Octobre 2015 favorable à la liberté d’expression. Le lien

Merci et félicitations aux magistrats qui l’ont rendu.

Voici les faits

Le célèbre contrôleur fiscal Louis Martino poursuit de sa vindicte moi-même et notre blog. Il me reproche principalement de dénoncer ses méthodes de pilleur mercenaire de Bercy avec lesquelles il m’a totalement ruiné.

Dans ce cadre, après avoir menacé mon premier hébergeur qui s’est immédiatement dégonflé et m’a foutu dehors — tout en me proposant de prendre un site personnel, ce que j’ai fait — l’inspecteur du fisc Martino a déposé une plainte en diffamation contre un billet du blog paru le 29 Juin 2011, intitulé :” La preuve par trois”.

Sa plainte était basée sur le fait que, dans ce billet, j’avais introduit un lien qui ramenait à un autre billet paru sur le blog le 26 Mai 2010 qu’il jugeait diffamatoire.

Les blogs sont régis par la loi sur la presse et les actions en diffamation doivent être introduites dans les trois mois de la première parution des faits prétendument diffamatoires. Cet élément est essentiel pour garantir la liberté d’expression, sans cela tout écrit serait un jour attaquable ce qui ne manquerait pas de paralyser cette liberté fondamentale.

En matière de diffusion sur le net, le délai de prescription court à partir de la première publication. C’est ainsi que voient les choses l’Europe et les principaux analystes du droit de la presse.

Pas Louis Martino. Il prétend que le fait de mettre sur un billet un lien vers un autre billet antérieur vaut nouvelle publication de ce dernier et donc ferait démarrer une nouvelle prescription avant le terme de laquelle cet ancien billet pourrait être poursuivi pour diffamation.

En fait, la prescription selon cette hypothèse disparait, la liberté d’expression est gravement compromise par des possibilités sans fin de plaintes pour diffamation. Alors qu’il tombe sous le sens qu’un lien n’est que l’ouverture d’un ouvrage existant dans la bibliothèque mondiale qu’est le net, et que la lecture d’un livre en bibliothèque ne vaut pas nouvelle édition.

Oui mais, il s’agit de Bercy.

Car, il ne faut pas l’ignorer, Louis Martino défend les droits exorbitants de Bercy. Ses procédures sont payées par Bercy, c’est Bercy qui parle à travers sa bouche et qui défend les exactions de ses agents et souhaite évidemment empêcher la populace que nous sommes de les dénoncer.

La formidable pression de Bercy sur notre société a amené les premiers juges à donner raison à Louis Martino.

Ce jugement m’avait effondré. Je me sentais en partie responsable de cette atteinte intolérable à la liberté d’expression qui soudain se dressait devant les internautes. Tout lien ramenant à un ancien écrit valait alors nouvelle édition et exposait l’auteur initial à de nouvelles procédures.

J’ai fait appel.

Soit que les magistrats de La Cour d’Appel aient été désireux de protéger la liberté de la presse, soit qu’ils aient été effrayés à l’idée de la montagne de nouveaux dossiers que n’allait pas manquer de provoquer la position prise par les premiers juges, toujours est-il qu’ils ont infirmé ce premier jugement.

Recevons avec joie cette victoire, ne boudons pas notre plaisir, ce n’est pas tous les jours que la liberté est respectée.

En ce qui concerne Bercy et Louis Martino c’est la tronche et la vengeance. Bercy finance un pourvoi dont le but est évidemment uniquement liberticide.

Quant à Louis Martino il cherche à tuer. Il me fait signifier, le 3 Novembre 2015, un arrêt de La Cour de Cassation en date du 15 Janvier 2015, qui au motif suivant :”…rien ne justifie que le visage du fonctionnaire de l’administration des impôts procédant à un contrôle fiscal soit diffusé et soumis à la curiosité du public, sans son consentement, hors le cas où il viendrait illustrer avec pertinence soit un évènement d’actualité, ce que n’est pas un tel contrôle, qui procède d’une pratique courante, soit un débat d’intérêt général, dans la définition duquel n’entre pas l’opposition d’un contribuable à sa réalisation…” me condamne pour avoir publié mon débat oral et contradictoire avec Louis Martino, filmé, ce que Bercy refuse avec force, laissant le contribuable sans preuve de ce débat.

Pour refuser cette preuve au contribuable, Bercy se retranche derrière la protection de l’image de ses tueurs à gage financiers.

Le lecteur appréciera la désinvolture de La Cour de Cassation sur le phénomène de société que sont actuellement les contrôles fiscaux.

Dans la foulée de la signification, Louis Martino me réclame sa petite prime complémentaire à celle déjà perçue pour son bon et loyal redressement sur mon dos, cette fois octroyée par la justice française.

Près de 6.000 €, pour lesquels il va faire vendre mes meubles.

Cmdt 3.400€

Cmdt 2.300€

Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Je ne devrais pas me plaindre, je vois déjà poindre la plainte de Louis Martino pour diffamation….

Bien cordialement. H. Dumas

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