Tous les articles par Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

Jésus et les pharisiens

Les rapports entre Jésus et les pharisiens, prétentieux représentants autoproclamés de la loi, étaient exécrables. C’est du moins ce qui ressort de ce qui nous reste de ce personnage à la fois légende et réalité, que certains assimilent à Dieu.

Ce billet n’a pas la prétention de prendre parti en ce qui concerne Jésus. Nous pouvons simplement remarquer que des personnages de cette trempe, nous n’en n’avons plus en magasin. Par contre, en ce qui concerne les pharisiens, nous sommes suréquipés. On ne peut pas dire qu’il y ait pénurie d’interprètes de la loi, que ce soit de façon spontanée ou, au contraire, officielle.

Nos actuels détenteurs de la loi ne sont pas très différents de ceux qui opéraient à l’époque de Jésus. Sans être Dieu, je crois qu’une saine colère peut éclater légitimement contre eux, tant leurs jugements sont déroutants et objectivement soupçonnables.

Je soumets à votre sagacité le résultat de la réflexion intense de dix des meilleurs magistrats de France. Dix de La Cour de Cassation. Dix de l’élite intellectuelle du pays, dont chaque décision s’impose à tous.

La situation

Un contrôleur du fisc, Monsieur Martino, me poursuit de sa vindicte après m’avoir ruiné, ce qui ne lui a pas paru suffisant. A ce sujet, il me traine devant le Tribunal Correctionnel pour avoir écrit ce que je pense de lui.

Malheureusement, les faits qu’il me reproche, consistant en une parution sur mon blog qui le chagrine, sont prescrits. Alors, il prétend qu’un lien vers les écrits qui lui déplaisent, paru ultérieurement, serait à considérer comme une nouvelle publication de la parution prescrite.

Comme si le fait d’aller chercher un livre dans une bibliothèque ou de le citer dans un ouvrage, serait une nouvelle publication.

La Présidente de la célèbre 17ème Chambre, celle des diffamations, a été suffisamment interpellée par la démarche de Martino pour juger utile de demander l’arbitrage de La Cour de Cassation, des sages de notre pays, du diamant d’intelligence pure qu’ils représentent.

La question

Sa question était d’une grande clarté : ” L’insertion, dans un article mis en ligne sur un site internet, d’un lien hypertexte permettant d’accéder directement à un contenu déjà diffusé, constitue-t-elle un nouvel acte de publication du texte initial faisant à nouveau courir le délai de la prescription trimestrielle prévu par l’article 65 de la loi du 29 Juillet 1881 ?”

On comprend aisément le souci du magistrat qui se dit que, si chaque lien est une novelle publication, la vie va être infernale pour les tribunaux, la prescription en fait n’existera plus et les recours seront sans fin. Alors que, justement pour éviter un tel bazar, la loi a enfermé les recours en matière de publication journalistique, tels que les publications sur les blogs, dans un délai de prescription très court, protégeant ainsi la liberté d’expression de procédures de circonstance, ce qui est la moindre des choses.

La réponse

Après avoir murement réfléchi, les dix intelligences supérieures ont dit ceci : ” La demande, qui concerne les conditions dans lesquelles l’insertion dans un article mis en ligne sur le réseau Internet d’un lien hypertexte renvoyant à un texte déjà publié, serait susceptible d’être regardée comme une nouvelle publication de celui-ci, de nature à faire courir à nouveau le délai de prescription de l’article 65 de la loi du 29 Juillet 1881 sur la liberté de la presse, suppose un examen des circonstances de l’espèce, notamment de la nature du lien posé et de l’identité de l’auteur de l’article, comme de son intention de mettre à nouveau le document incriminé à la disposition des utilisateurs ; qu’à ce titre, elle échappe à la procédure d’avis prévue par les textes susvisés ;

En conséquence, DIRE N’Y AVOIR LIEU A AVIS

Elle est pas bonne celle là ?

Incroyable :

-1°- D’abord, remarquons que nos sages laissent tomber la Présidente de la 17ème Chambre, comme une vieille chaussette. C’est franchement pas sympa de leur part. Bon, d’accord, un contrôleur des Services Fiscaux faut pas le contrarier, c’est tout Bercy à lui tout seul, mais quand même, quel manque d’élégance.

-2°- Je cite : “La nature du lien posé”, ah bon. C’est quoi la nature d’un lien hypertexte ? Sa typographie ? La langue employée ? Bêtement je pensais qu’un lien, c’est un lien, point. Je n’en ai jamais rencontré qui ait une nature particulière. Mais bon… Peut-être serait-ce un lien qui ne renverrait à rien…Ou encore qui renverrait à autre chose que la chose à laquelle il doit renvoyer… Là je rame.

-3°- Je cite encore : “L’intention de mettre à nouveau le document incriminé à la disposition des utilisateurs”.  La perplexité me gagne. Il nous faut donc finalement admettre que quelqu’un pourrait mettre un lien hypertexte vers un texte, sans avoir l’intention que ce lien mette à la disposition des utilisateurs le dit texte !!! Ne suffirait-il pas qu’alors l’auteur évite de mettre ce lien ? Où, dans l’esprit des sages, doit-il accompagner ce lien de la mention : “interdiction d’ouvrir ce lien” ? Quand on met un lien, c’est bien pour mettre à la disposition des lecteurs l’article qui va avec, pas pour repeindre la cuisine…non ?

-4°- Je cite enfin : “Un examen des circonstances de l’espèce, notamment ……l’identité de l’auteur de l’article”, nous y voilà donc. Pour ceux qui n’ont pas fait l’ENA, ou des études supérieures comparables, en français simple, ça veut dire: ” à la tête du client”.

Résumé

Un magistrat scrupuleux, bien que sous la pression de Bercy, demande de l’aide aux têtes les plus pleines de notre pays, qui plus est totalement indépendantes, libres, qui font et disent la loi, et là….rien. Ils ne lui répondent pas.

Notons quand même, au passage, qu’il s’agit d’un sujet de société complètement actuel, dont les chances qu’il se reproduise de façon récurrente sont réelles.

Puis, La Cour de Cassation, à partir de considérations qui prêteraient à rire si elles étaient énoncées par Jean Marie Bigard, décide qu’il en sera fait à la tête du client.

Conclusion

L’Etat, la loi, ses représentants ont une peur panique d’internet et de Bercy, au point d’en voir leurs cellules grises paralysées.

C’est très impressionnant.

Je vous laisse avec les cauchemars qu’une telle situation ne va pas manquer de vous occasionner.

Bien cordialement. H. Dumas

Lien vers l’avis pas rendu (lien dont je vous laisse apprécier la nature et mon intention en vous le fournissant)

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Socialisme, communisme, national-socialisme version Le Pen, libéralisme et démocratie : ces valses angoissantes.

Ce qu’il y a de reposant, lorsque l’on ouvre son ordinateur pour écrire un billet, c’est la certitude que l’on va écrire, probablement plus mal qu’eux, ce que d’autres ont déjà écrit, ou qu’ils sont en train, ou sur le point, d’écrire. Comme chantait Bécaud “La solitude, ça n’existe pas”

Le communisme c’était quoi papa ? Monsieur Marx, c’était qui ? C’est sans doute le genre de question que poseront les enfants à leurs parents dans quelques années, tant les pays communistes deviennent les champions du capitalisme. Tant le décalage est important, et s’accentue chaque jour un peu plus, entre les auteurs mythiques du rêve communiste et la réalité des sociétés qui se réclament de cette philosophie économique.

Les industriels du 19ème siècle en rêvaient, les esclavagistes l’avaient mis au point mais ne surent pas en assurer la pérennité, les communistes l’on fait : l’homme transformé en esclave pour le plus grand profit de quelques privilégiés corrompus qui s’octroient les outils de production et les matières premières et qui, sous la protection d’une dictature politique, font turbiner à mort la population pour des clopinettes.

Ceux qui se doutaient que Sartre était un con, ou au minimum un mec sans imagination, avaient bien raison. Nos philosophes à quatre sous, pourfendeurs de notre économie libérale, inventeurs ou colporteurs de l’avenir radieux du communisme, de l’égalité sur terre, n’étaient en fait que de gros envieux qui n’avaient pour but que de mettre à bas l’édifice économique libéral pour lequel ils se sentaient personnellement inadaptés.

Nous avons inventé le libéralisme, ils ont tenté de nous inoculer le communisme. Deux visions diamétralement opposées de l’économie.

Dieu soit loué, le libéralisme :

Qui, je le rappelle, est basé sur le respect de la propriété privée, y compris celui des pensées de chacun qui font partie de sa propriété privée.

Qui respecte la liberté d’échanger des objets mais aussi des idées.

Qui respecte le capital, fruit naturel des échanges et outil nécessaire à la mise en place de la division du travail pratiquée par les sociétés avancées.

Le libéralisme ne peut pas enfanter l’économie communiste, l’esclavagisme.

Le libéralisme est à l’opposé de l’esclavagisme.

L’occident a inventé le libéralisme, les envieux qui, en son sein, ont donné le jour au communisme ont dû l’exporter vers des systèmes politiques qui n’avaient jamais connu le libéralisme.

Le communisme ne peut pas exister sans la force, la contrainte. Alors que le libéralisme ne peut pas accepter la force, il ne connait que l’échange libre.

Les économies libérales, sauf à être préalablement anéanties, ne peuvent pas aboutir au communisme, elles ne peuvent pas accepter que la force soudoie l’harmonie de leur économique.

Et la démocratie dans tout ça ?

La démocratie est l’organisation politique qui paraît s’allier le mieux avec le libéralisme économique.

Si tant est que le libéralisme ait besoin d’une organisation politique au dessus de lui. Certains pensent que non, que la nécessité d’un Etat n’est pas une évidence, que le marché privé seul et l’échange libre en tout peuvent suffire à organiser la société. Vaste sujet, pour lequel je n’ai pas d’a priori, juste une affinité pour le moins d’Etat possible.

Il reste un fait absolu, le libéralisme n’admet pas la force, ses seules contraintes sont celles du libre échange. La démocratie tolère la force, au point de courir le risque de ne pas pouvoir la maîtriser.

C’est sur ce point que la démocratie et le libéralisme peuvent être en conflit. La moindre intervention de la force dans le libéralisme a des conséquences immédiates même si elles ne sont perceptibles que plus tard, alors que la démocratie peut absorber et résorber une certaine quantité de force ou de violence.

Ne perdons pas de vue que le libéralisme est un type de fonctionnement économique, et que la démocratie est une organisation politique.

Où les choses se corsent:

Le libéralisme économique pourrait peut être ne pas avoir besoin d’une organisation politique, mais la démocratie organisation politique a, elle, besoin impérativement d’une organisation économique.

La question qui inquiète les libéraux est la suivante : la démocratie peut-elle préférer démocratiquement une organisation économique communiste à une organisation économique libérale, ou éventuellement aboutir accidentellement au communisme comme méthode de gestion de son économie ?

La réponse est assurément non. Car, en fait, la gestion économique communiste est incompatible avec la démocratie, tant l’usage de la force lui est indispensable, est son carburant.

L’homme n’accepte pas naturellement l’esclavage. Dans une démocratie, il a la possibilité de le refuser, nul ne peut le lui imposer, or pour le système communiste l’esclavage est essentiel.

C’est très clair : l’esclavage ne peut pas être voté démocratiquement.

J’entends déjà les objections : ” Non mais, c’est quoi ce délire, ne sommes nous pas actuellement mis en esclavage ? N’est ce pas ce que rabâche votre blog à longueur d’articles?” C’est vrai. Objections acceptées.

Ce que je veux dire dans ce billet, c’est que la dose de violence actuelle de notre démocratie, ce qu’elle subit de la part des envieux, qui la rapproche du communisme ou du national socialisme façon Le Pen, est à son paroxysme.

La mise en esclavage ne touche qu’une partie de notre société, les contribuables. Demain, lorsqu’il s’agira de l’étendre à tous, par épuisement des esclaves actuels, les voix manqueront à ceux qui voudront s’y hasarder.

Il est probable, sauf intervention soudaine et imprévisible d’une violence aveugle et illégale, que les urnes vont corriger assez rapidement ces excès d’intervention de la force et revenir à un libéralisme ouvert, gage de liberté, de travail et de richesses.

Enfin, c’est ce que je crois…c’est pour cela que je continue à me battre. Dans le cas contraire, je serais parti.

Bien cordialement. H. Dumas

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Fiers de dépenser l’argent des autres

Nos élus, dont il faut reconnaître l’opiniâtreté et la persévérance qu’ils ont dû mettre en œuvre pour être élus, sont fiers de dépenser notre argent.

Ils sont comme le chat qui vous rapporte triomphant, ronronnant à fond, le cadavre de la perruche rarissime qui vous a couté la peau du cul et que lui-même a eu beaucoup de mal à attraper au vol.

Ils ne doutent pas de bien dépenser notre argent, entourés qu’ils sont d’une armada de fonctionnaires et de bureaucrates qui les confortent à longueur de temps sur ce point. Cette certitude qui les habite n’est pas étrangère à l’absence de limite qu’ils se donnent sur le sujet.

Ils attendent même des remerciements, sous la forme de bulletins de votes, ils multiplient les dépenses de façon inversement proportionnelle aux bulletins qu’ils comptabilisent. C’est ainsi que, plus leur côte électorale baisse, plus ils dépensent, pensant nous séduire. En fait, ils nous ruinent en pensant nous épater et générer notre admiration. Ils sont indécrottables. .

Ils ont pour groupies et fervents soutiens cette moitié de français qui ne paient pas l’impôt, qui croient bénéficier gratuitement de toutes ces magnificences.

Ils ont tout faux, eux et leurs zélotes.

L’économie étant ce qu’elle est, les taxés qui portent la charge de ces dépenses somptuaires reportent évidemment cette charge, qu’ils n’assument que provisoirement, sur le plus grand nombre. Evidemment, ce report se fait sur toute la société, élus et fonctionnaires compris, en incluant au passage les plus pauvres.

Car, dans une société de division du travail, quelle que soit la façon dont l’impôt est prélevé, il est, in fine, payé par chacun en fonction de ses dépenses, puisqu’il est reporté inévitablement sur la partie de l’économie à laquelle chacun participe au double titre de fournisseur et de consommateur.

C’est le problème

Il y a certes du coulage, de la corruption, mais ce n’est pas la cause profonde de la faillite qui nous guette. Si ce n’était que cela, il suffirait d’une répression compétente et bien organisée pour régler le problème. Non, le drame, sans solution, est que les élus et les pauvres dépensent sans compter, croyant ne pas avoir à payer la facture.

C’est ce que l’on appelle aller dans le mur en klaxonnant.

Comme l’a si bien dit Frédéric Bastiat : “Il y a ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas”.

Comment leur expliquer,

Qu’en réalité, nous sommes beaucoup mieux placés qu’eux pour dépenser notre argent. D’abord nous l’avons gagné, nous avons donc la légitimité de le dépenser librement. Ensuite, nous connaissons nos limites, qu’ils ne connaissent pas.

Comment leur faire comprendre que l’économie n’est pas une abstraction au même titre que leurs rêves politiques, qu’elle répond à des règles mathématiques simples qui consistent à vendre ce que l’on fait plus cher que cela nous est revenu, toutes charges comprises incluant l’impôt.

Que toutes les dépenses que nous sommes amenés à payer pour d’autres sont donc incluses dans la facturation de nos prestations, qu’ainsi finalement tout le monde paie tout.

Tout ça est d’une simplicité biblique, si évident, si discret, si peu brillant, peu scintillant, et pourtant, aveuglés par l’irrésistible envie de nous épater, de paraître généreux, nos élus tapent dans notre caisse, sans se douter un instant que ce sont eux, et ceux qu’ils avantagent, qui vont être amenés à payer la facture.

Ils rejouent sans cesse, avec une grande naïveté, la scène de l’arroseur arrosé.

Le plus drôle

C’est qu’à aucun moment ils ne prennent conscience de cette situation, l’empirant de jour en jour sans la percevoir.

Le moins drôle

C’est que ce désordre psychologique dépasse tout ce que l’on peut prévoir, cette inconscience a le temps de faire des ravages avant que les factures ne leur soient présentées.

C’est ainsi que L’ex-député européen Henri Weber, directeur des études au PS, “ne voit pas non plus de réelle inflexion possible, en dehors d’une redistribution des recettes plus élevées que prévu de la lutte contre la fraude fiscale aux ménages les plus modestes.”

Ah, la fraude fiscale…

Bientôt il faudra payer des figurants pour frauder et justifier l’hyperactivité des contrôleurs. Car enfin, le pillage a des limites, ceux qui sont pillées “les fraudeurs fiscaux” sont éliminés, la production de fraudeurs n’est pas à la hauteur des besoins de pillage de nos élus, il faut l’admettre.

In fine, tout comme l’impôt, le pillage par le contrôle fiscal sera reporté sur tous, ils paieront en plus cette facture.

Jusqu’au jour où la misère sera telle qu’arriveront les démolisseurs, ceux qui vénèrent Monsieur Kalachnikov et sont capables de raser une ville en quelques mois, ces hyènes qui vivent sur la déchéance des sociétés.

Sacrés nos élus, ils se la pètent avec notre argent, ils croient nous épater et nous séduire, faire le bien à l’œil, ils sont dans l’erreur, mais ils ne le savent pas ou ne veulent pas le savoir.

Pourtant, la plupart d’entre eux ont été bien élevés, dans le respect de la propriété privée, du capital et de la liberté, les trois valeurs de l’économie si utile pour tous, qu’ils sont en train de détruire consciencieusement.

Bien cordialement. H. Dumas

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Hollande : est-il un envieux ?

Le très important ouvrage d’Helmut Schoeck, “L’envie, une histoire du mal”, fait une analyse complète de l’envie.

Il décrit l’envieux comme un individu dont le but ultime n’est pas de posséder ce qu’il envie chez les autres, mais de faire en sorte, et de se réjouir, que ces derniers soient dépossédés des choses qu’il leur envie. Cette attitude n’ayant aucune limite, cela induit chez celui qui se sent envié un réflexe de survie qui consiste à dissimuler ce qu’il possède, voire à se priver de ce qu’il pourrait posséder.

Cette attitude serait le principal frein à une vie épanouie en collectivité.

Il étaye son propos de nombreux exemples, qui commencent dès les premiers signes de sociétés humaines. Par exemple, il démontre que dans les tribus primitives d’Afrique ou d’Amérique Centrale, celui qui possède plus que les autres est réputé n’avoir pu l’obtenir qu’au détriment de ceux-ci, notamment en leur lançant le mauvais œil, donc en étant un sorcier, ce qui va justifier sa mise à l’écart, voire sa mise à mort. C’est ainsi que ces sociétés se coupent de tout progrès. Il donne des exemples de progrès agraires apportés par les occidentaux et refusés par les locaux ne souhaitant pas se retrouver avec un champ plus productif que celui du voisin de peur d’y laisser la vie.

Je suis sûr que tout cela vous trouble, comme ce fut le cas pour moi.

Mais Schoeck va plus loin. Il pense que le souhait d’égalité qui s’empare de certains ne correspond à aucune réalité de la vie et cache, le plus souvent, l’expression d’une envie qui ne dit pas son nom.

Il analyse cette rengaine qui nous est si familière : “l’égalité des chances”. A juste titre, il en fait remarquer l’incohérence. Par essence la chance est imprévisible, sans quoi ce ne serait plus la chance. Ce seul fait suffit à n’avoir sur elle aucune maitrise, donc à rendre invraisemblable l’idée d’une égalité volontaire de la chance. Plus globalement, l’idée même d’égalité lui paraît suspecte.

Ensuite, il apporte la preuve que depuis tout temps l’envie est reconnue comme le virus mortel des sociétés. Dans toutes les religions, les philosophies, elle est mise au banc des accusés, elle est considérée comme la plaie la plus grave.

Enfin, il démontre qu’elle capte la totalité de l’énergie de l’envieux, au point de lui occulter complètement la réalité et de le transformer en un imprécateur stérile, incapable de projeter autre chose que la ruine des avantages qu’il suppose chez celui qu’il envie.

Schoeck pense que l’envie pour naître n’a même pas besoin de vérité. Elle peut apparaître uniquement dans l’esprit de l’envieux, sans que ce qu’il envie chez l’autre corresponde à une réalité. Ce peut être un simple fantasme de sa part lié à ce que lui-même souhaitait avoir ou être et n’a pas eu ou n’est pas. Le déclanchement est alors strictement intérieur à l’envieux et correspond au moment où il prend conscience de l’inaccessibilité de ce qu’il projetait pour lui-même.

Les dégâts potentiels de l’envieux sont illimités, ils dépendent du pouvoir qu’il atteint. C’est pourquoi l’envie est considérée par toutes les sociétés avancées comme un défaut majeur : “la plupart des groupes humains qui ont marqué l’Histoire ont introduit dans leur culture des obstacles à l’extension de ce sentiment, car envier et être envié sont des états d’âme négatifs, improductifs et qui ne s’apaisent jamais spontanément”.

Prenant un exemple de catastrophe récente, Schoeck nous dit : “Le national-socialisme a conquis le pouvoir en Allemagne grâce à des promesses destinées à rallier les envieux; qu’on se rappelle la limite supérieure des revenus fixée à 1.000 marks, …”

Alors, Hollande est-il tout simplement un envieux ?

Sans nul doute la réponse est oui. Cela explique, enfin, son attitude que personne ne comprend. Son absence de programme en dehors de la suppression de tout ce qui a été fait avant lui, et de son attaque en règle de ce qu’il appelle la finance et les hauts revenus. Autant de choses incohérentes et parfaitement improductives.

Il apparaît qu’en effet il a fédéré les envieux, il a ouvert la boite de Pandore. C’est une troupe qui est aujourd’hui en marche et qui lui échappe.

Il est clair, vu sous cet angle, que c’est bien lui qui a alimenté le Front National, qui est lui-même une concentration absolue d’envieux, sans autre programme que la destruction de l’autre, de celui qui est envié.

Hollande porte une lourde responsabilité. L’envie, qu’il a cristallisée sur son nom à partir de promesses porteuses de destruction et de mort, il n’est pas capable de la refréner. En a-t-il le souhait ?

Il a lâché la meute des envieux, si difficile à contenir. Il lui a procuré la légitimité et la force publique, la loi. Rien ne l’arrêtera maintenant. Elle a pris conscience de la pusillanimité d’Hollande, elle lui échappe, mais elle court libre et grandissante.

Elle va ramener la France vers ces périodes obscures ou chacun devra dissimuler sa réussite, jusqu’à ce que le pays côtoie la misère pour rendormir la bête immonde de l’envie.

Bien cordialement. H. Dumas

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La propagande s’intensifie, la chasse est lancée (Vidéos)

Sur l’A2, la vidéo ci-dessous a été diffusée il y a peu.Si vous n’avez pas eu l’occasion de la voir, visionnez là avant notre vidéo, puisque c’est de cette vidéo dont nous allons parler

Nous en pensons le plus grand mal. A vrai dire nous sommes effondrés, tétanisés, le pire est devant nous.
Bien cordialement. Henri Dumas et Emmanuel Bolling
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Les fausses factures de Sapin (Merci de faire tourner ce billet)

Le ministre des finances, un dénommé Sapin qui n’a rien d’un cadeau de Noël, déclare : “Il faut que chacun paye ce qu’il doit payer” c’est, dit-il, la base de la “cohésion sociale”.

Je ne sais pas où ce ministre a appris les bases de l’économie, je me demande si c’est à l’ENA que l’on apprend de  telles foutaises.

Car enfin, Monsieur Sapin, soyons sérieux cinq minutes, la règle économique absolue, sans laquelle on quitte le monde de l’économie pour celui de l’escroquerie est : “Chacun ne peut facturer que ce qui lui est dû”.

Dans le cas contraire il s’agit de fausses factures.

Alors oui, je le dis à Monsieur Sapin : son gouvernement, suivant en cela ceux qui l’ont précédé, édite journellement de fausses factures, qui ne correspondent à aucune prestation ou sont objectivement abusives.

Dans ces conditions, utiliser la force que le peuple lui a confiée pour recouvrir ces fausses factures revient à commettre un vol en bande organisée.

Monsieur Sapin, vous êtes un voleur en bande organisée, un chef de gang qui terrorise et arnaque les français.

C’est un fait parfaitement démontrable, qui me permet de dire ici à M. Sapin :

            1° Depuis plus de quarante ans vous dépensez plus que ce que vous gagnez.

Cela est, vous me l’accorderez, incontestable. Une fois ou deux en quarante ans, cela aurait pu être considéré comme un accident pardonnable. Mais, systématiquement, pendant quarante ans, c’est de la cavalerie. Donc, déjà, les intérêts échus et à venir de cette dette sont une faute lourde et représente des sommes dont vous seul avait la responsabilité, que vous n’avez aucune légitimité à nous facturer. Première fausse facture. Rien ne vous empêchait d’appeler, en son temps, vous les hommes de l’Etat, les sommes correspondantes à vos besoins.

2° Vous avez pris la responsabilité de dépasser le cadre strict des missions spécifiques de l’Etat.

Cela aussi est incontestable. Vous prétendez, comme tout opérateur économique, que vos prestations, dans ce cadre, sont les meilleures, les plus performantes. Cependant, vous nous refusez d’en avoir la preuve, de vous soumettre à la concurrence. Vous revendiquez une situation de monopole dans ces activités. Les surcouts que cela entraine ne nous sont pas facturables.

3° Vous êtes laxiste dans la gestion de vos missions de base.

Le plus incroyable est que l’organisme que vous avez chargé de vérifier vos comptes, La Cour des Comptes, rapporte la preuve, lors de son rapport annuel, des dérives flagrantes dans la gestion de vos missions de base. S’agissant de simples sondages de la part de cet organisme, ils ne recouvrent pas toutes vos dérives de gestion, mais ils apportent la preuve qu’elles existent, et à grande échelle. Ces dérives ne nous sont pas facturables.

Ce n’est pas être un voyou, un mauvais français, de refuser de payer de fausses factures.

Dans la vraie vie, si je facture à mon voisin une Mercédès d’occasion que je ne lui ai pas vendue, si je fais saisir son compte en banque à cet effet, il me poursuit au tribunal et je suis lourdement condamné pour escroquerie.

Comment un ministre éditant de fausses factures peut-il avoir le culot de poursuivre ceux qui refusent de les payer ?

Et bien c’est très simple.

Le discours du ministre Sapin, n’a pas pour objet ce qu’il appelle avec emphase et trémolos dans la voix : la “fraude fiscale”.

Il s’agit d’une opération de propagande visant à terroriser la totalité des français afin qu’ils paient, sans se révolter, l’avalanche des impôts actuels et à venir.

Tout comme Staline dénonçait de mauvais russes imaginaires et en condamnait quelques-uns à mort, au hasard, pour l’exemple, à seule fin de dissimuler la misère et la famine provoquées par sa gestion collectiviste calamiteuse, Sapin dénonce la fraude fiscale. Il va lâcher sa police fiscale et torturer injustement ceux qui vont se trouver par hasard au mauvais endroit, au mauvais moment.

Mais, ce n’est pas son but ultime.

Son but ultime c’est de faire payer la facture de ses incuries, qui font suite à celles de ceux qui l’ont précédé, à tous les français en les terrorisant et en les dressant les uns contre les autres pour qu’ils acceptent de payer sans se révolter.

M. Sapin prend ainsi une très lourde responsabilité, dont le risque qu’elle mette le feu aux poudres, qu’elle fasse exploser le pays, est réel.

M. Sapin et ses amis politiques passés, ces hommes de l’Etat inconséquents, auront à en répondre devant l’histoire, quand le carnage à venir qu’ils sont en train de provoquer sera passé.

J’ai ici une pensée pour ceux qui vont payer de leur vie l’exemplarité que les bourreaux de Sapin vont mette en œuvre, à partir de leur citadelle Bercy.

Bien cordialement. H. Dumas

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Le socialisme est thermonucléaire.

Très rapidement, rappelons le fonctionnement économique partagé, tel que nous le vivons : chacun de nous apporte à l’économie générale ce qu’il sait faire moyennant une rétribution qui lui permet d’acheter à d’autres ce qu’ils savent faire et dont il a besoin. Le contraire de ce fonctionnement est l’autosuffisance totale, qui n’existe plus, ni pour les individus, ni pour les groupes restreints d’individus que sont les Etats.

L’économie partagée génère un marché qui s’équilibre naturellement autour des milliards de transactions qui se réalisent chaque jour dans le monde.

Tout cela à l’occasion de contrats qui, chacun, mettent face à face, librement, un acquéreur et un vendeur, un consommateur et un fournisseur.

Ce système est en lui-même parfait.

Evidemment, il ne protège pas de l’échec. Pas plus que vivre ne protège de la maladie, être un acteur économique ne protège pas de la ruine.

En conséquence, l’activité économique peut, tour à tour, privilégier ses acteurs ou au contraire les ruiner, en fonction de données suffisamment imprévisibles pour que même les plus doués soient exposés.

C’est la vie

Le propre de la vie est qu’elle a un terme : la mort, et que ce terme n’est agréable pour personne. Tout le monde cherche à l’éviter, cependant tout le monde succombe, chacun espérant une “belle mort”.

La mort économique n’est pas plus gaie que les autres et aussi fatale. Ses causes sont connues ou inconnues, visibles ou invisibles, selon le cas. Mais elles sont toujours liées à une intervention des hommes ou du hasard qui contrarie la liberté des échanges.

La mort économique entraine une rupture du marché, un arrêt ou une diminution irréversible des échanges, la survenance de la misère.

Dans un système libre elle touche les acteurs de façon hétérogène, en fonction de leurs situations spécifiques. Ce qui ne rend pas la mort économique douce à ceux qui sont touchés, entrepreneurs, commerçants et leurs salariés, mais qui la limite territorialement et l’étale temporellement, évitant qu’elle soit globale.

L’Etat

Soit parce qu’il est envahissant, soit parce qu’il est compatissant (en clair lorsqu’il est socialiste), l’Etat peut provoquer ou accompagner la mort économique.

Comme acteur, s’il dispose d’entreprises d’Etat, par son inadaptation à la concurrence et à la gestion économique. Plus généralement, comme soutien quand il cherche à la retarder par compassion, pour, pense-t-il, adoucir les troubles qu’elle provoque.

Dans les deux cas, il transforme des problèmes ponctuels en un problème global.

En retardant le plus possible les petites morts économiques naturelles et en provoquant celles dont il est directement responsable, l’Etat crée une situation potentielle de mort économique généralisée et regroupée en un même temps et en un même espace.

La réaction

Lorsqu’un entrepreneur, ou ses salariés, pressentent la ruine, la mort économique, ils se démènent comme de beaux diables pour essayer d’y échapper. Bien peu la regarde en face en acceptant le verdict de leur imprévision, voire de la fatalité.

Evidemment, lorsque c’est un Etat complet qui plonge vers la ruine, la plus grande partie des citoyens de cet Etat voit arriver cette mort économique globale. Ils s’agitent alors comme des fous pour y échapper.

En règle générale, c’est d’abord un déni collectif qui s’impose, puis la recherche d’un bouc émissaire. Là encore, il est rare de rencontrer un Etat et ses citoyens qui assument leurs responsabilités.

La France

Personne ne doute que la France est en état de mort clinique économique. Personne n’est prêt à accepter que cette situation est la conséquence d’un Etat obèse, intervenant, incompétent, à la compassion hypocrite, socialiste depuis plus de quarante ans.

Tous cherchent un bouc émissaire, tous désignent, sans très bien savoir qui il est, ni à quoi il sert : “le riche”.

Outre qu’il s’agit ainsi de scier la branche sur laquelle l’économie est assise, il faut reconnaître que les socialistes ont bien des défauts, mais ce ne sont pas des meurtriers, des aventuriers, ce ne sont que des intellectuels utopiques, des marchands de salades, de rêves.

La populace comprend cette faiblesse chez eux à accomplir les basses besognes auxquelles les amènent leur incapacité économique, leur démagogie. Elle les sent tout particulièrement incapables de l’éradication physique des riches pour les déposséder, les piller.

La peur de la ruine et la cupidité alliée à l’envie (dans le sens de la jalousie) excitent les foules qui cherchent un homme de main pour faire avec elles la sale besogne, qu’elle répugne à confier aux socialistes : tuer le riche pour le déposséder.

Le Pen

Il y a deux candidats à ce poste, Mélenchon et Le Pen. Deux candidats pour appuyer sur le bouton de la déflagration thermonucléaire inhérente au socialisme en phase terminale.

Mélenchon n’a pas la main, la populace le sent fragile, hâbleur mais pas assez fou pour passer du côté sombre de l’histoire des hommes.

Le Pen est le personnage tout trouvé. Pas vraiment conscient de ce qu’il annonce, fier de se sentir capable d’aller au bout du pire.

La foule le sait, il éradiquera les riches, il tuera pour elle. Plus tard elle le reniera et l’histoire le jugera.

Le pire ne fait que commencer. Ce sont les socialistes qui, comme d’habitude, l’auront mis en orbite. Le socialisme est thermonucléaire, c’est, par essence, une gigantesque bombe à retardement dont le pouvoir de destruction est illimité.

Je pense aux victimes à venir, je leur dis courage et compréhension.

Bien cordialement. H. Dumas

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Et si l’Allemagne….

En 1946, l’Allemagne s’est retrouvée dévastée. Conséquence des folies du socialisme, puis du national-socialisme, auxquels elle s’était abandonnée. Mirage de l’accès aux richesses pour tous, haine de la réussite des autres savamment déguisée en racisme, avaient vaincu ce peuple courageux.

Le pays est alors coupé en deux. L’Ouest engage sa reconstruction en économie libérale, l’Est en économie socialiste. D’un côté le consommateur commande,  de l’autre c’est le producteur. Le producteur de l’Ouest s’efforce de séduire le consommateur, celui de l’Est utilise la force dont il dispose, puisqu’il est aussi l’Etat, pour contraindre le consommateur à acheter sa production.

Un demi-siècle plus tard, l’Allemagne aspire à une réunification légitime. Celle-ci ne pourra pas se faire par la diplomatie, les vainqueurs d’hier s’y opposent. Elle se réalisera, de façon totalement imprévisible, à la suite de la faillite soudaine de l’économie socialiste de l’Allemagne de l’Est. La réunification s’est donc réalisée sans que les allemands de l’Est, faillis, aient droit à la parole. La réunification fut libérale, avec le succès que l’on peut constater aujourd’hui.

Politique fiction

Rien ne nous empêche, intellectuellement, d’imaginer une réunification diplomatique entre les deux parties de ce pays où chacun aurait pu dicter ses conditions. Le moteur de cette réunification négociée aurait été le patriotisme, cette force qui lie, comme le disait Georges Brassens, “les imbéciles heureux qui sont nés quelque part”.

A la table des négociations nul doute que les Allemands de l’Est auraient mis la sauvegarde de leur industrie comme préalable à la réunification. Comment, lors d’une négociation, sacrifier par exemple un million de salariés de l’automobile et de la machine outil, quand bien même leurs entreprises fabriqueraient des produits dont personne ne veut ?

Désireux par patriotisme de réunifier le pays, il est probable que les allemands de l’Ouest auraient accepté de payer un impôt pour subventionner l’industrie de l’Est. Ainsi, aujourd’hui, à chaque achat d’une Mercédès ou d’une Volkswagen, l’acquéreur financerait une Trabant. De leur côté, les allemands de l’Est seraient toujours contraints d’acheter des Trabant. Il est aisé d’imaginer le bordel que cela serait. C’est ça l’impôt illégitime, un vol organisé par l’Etat, entrepreneur failli, sous la contrainte, à l’aide de la force dont il est le seul à disposer, pour remplir les caisses qu’il a vidé par incompétence et inadaptation entrepreneuriale. La résistance à ce type d’impôt est une cause noble, vitale pour l’avenir d’un pays.

Plus près de nous

La chute du mur de Berlin, en 1989, peut se regarder comme la rupture d’un barrage qui a mêlé les eaux de deux fleuves différents, le fleuve libéral et le fleuve socialiste.

Jusque là, chez nous, en France, ces deux types d’organisation cohabitaient à distance. La chute du mur a rompu la distance, la cohabitation est devenue amalgame. Là est tout le problème que nous vivons actuellement.

L’Etat français est, pour sa plus grande partie, un entrepreneur socialiste. Il répugne à se séparer de ses activités d’entrepreneur, tant ses salariés, par ailleurs électeurs de poids,  trouvent avantage et confort à leur situation de monopole socialiste.

L’Etat Français, entrepreneur socialiste, est en faillite, comme tout entrepreneur socialiste qui néglige ses consommateurs préférant les contraindre par la force qu’il représente. La possibilité lui est offerte, par l’amalgame issu de la chute du mur de Berlin, de lever l’impôt sur la fraction libérale de la société pour financer ses pertes, pourquoi ne le ferait-il pas ? Il le fait donc.

A charge par ses communicants de dissimuler les vraies raisons de ces levées d’impôts massives, de les attribuer à la bonne marche d’un Etat protecteur pour tous, notamment pour les plus faibles. Ces communicants sont les élus, qui défendent d’autant plus la thèse officielle qu’ils sont grassement rémunérés pour le faire.

La solution

Pas de problème, il n’y en a pas. La seule compréhension de la situation demande un effort de réflexion accompagné de connaissances qui ne sont pas à la portée de chacun. Le tout pour conclure, inévitablement, à la nécessaire ruine de ceux qui sont enrichis indument par le système, les jetant ainsi dans la misère qu’ils ont cru pouvoir quitter sans effort et sans risque. Peu de chance de succès avec un tel programme. Seule la ruine effective pourra les contraindre, mais avant ils seront prêts à tuer pour continuer à rêver.

Les escroqueries

Il y a deux grandes escroqueries qui déciment régulièrement l’humanité, qui arrivent même quelquefois à s’associer dans ce but, elles sont bâties sur l’idée de Dieu et sur l’idée d’égalité.

Ces deux idées sont en nous, ancrées au plus profond de nous, nécessaires à l’homme autant que l’air et l’eau, si nécessaires que les aigrefins qui les utilisent jouent sur le velours.

En ce qui concerne Dieu, nous aurons tous la solution après notre mort, je nous souhaite qu’il existe, mais bon…. En ce qui concerne l’égalité, son irréalité ne nous est accessible qu’après la paix, quand la guerre s’empare de la société. Je pense que ceux qui sont revenus récemment à Homs doivent largement douter à son sujet.

Bien cordialement. H. Dumas

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Revenons à l’essentiel

Chaque jour, chacun de nous, indépendamment de ses idées philosophiques, tente d’obtenir les biens ou les prestations qu’il juge nécessaires à ses besoins. D’autres, au même moment, mettent ces biens ou ces prestations à sa disposition.

Ainsi va la vie, accompagnée de ses milliards de connexions à chaque instant.

Pour que ces cycles se réalisent, il y a deux solutions :

– Ceux qui fournissent sont à la disposition de ceux qui demandent, c’est le système libéral.

– Ceux qui demandent sont à la disposition de ceux qui fournissent, c’est le système centralisé, planifié.

D’un côté l’économie libérale, de l’autre l’économie centralisée. Dans le premier cas le consommateur a le pouvoir, dans le deuxième cas c’est le fournisseur qui a le pouvoir.

Evidemment, les consommateurs souhaitent le plus de pouvoir possible, pendant que les fournisseurs préconisent l’inverse. Où les choses se compliquent, c’est que chacun de nous est, tour à tour, à la fois consommateur et fournisseur.

Ces connections constantes sont si évidentes que l’on finit par ne plus leur prêter d’attention, tant et si bien qu’il est possible de les imaginer naturelles, liées à la vie, à la nature, alors qu’elles sont la résultante exclusive d’un acte social, d’une volonté collective d’organisation.

Elles sont si peu naturelles que, si l’on n’y prend pas garde, elles peuvent soudain disparaître. Lorsque une désorganisation sociale, telle que la guerre, les fait disparaitre, la prise de conscience de leur existence, bien qu’alors tardive, s’impose.

Où en sommes-nous ?

Nous sommes, et c’est là l’exception actuelle, dans une société pour partie libérale et pour partie centralisée. Or, pour un acte donné, il ne peut pas y avoir une réponse pour partie libérale et pour partie centralisée. C’est exclusivement l’une ou l’autre.

Le point d’achoppement :

Pour qu’un système productif de biens ou de services fonctionne, il est indispensable qu’il soit informé en temps réel sur ses objectifs, qu’il soit sensible à l’erreur. Un homme insensible à la chaleur finirait brulé dans une fournaise.

C’est le point d’achoppement du système centralisé. Lorsque le fournisseur à le pouvoir, il occulte, volontairement ou involontairement, les besoins réels du consommateur au profit de sa facilité à produire. Les essais réalisés en grandeur nature sont explicites, le fournisseur finit toujours par produire des biens ou des services inutiles ou dépassés. Le consommateur est obligé de se tourner vers le marché noir, donc vers l’économie libérale, qui s’installe systématiquement en parallèle des systèmes centralisés.

Les forces en jeu :

Le conflit d’intérêt entre le fournisseur et le consommateur est patent. Ce qui l’est moins, c’est la place de chacun de nous dans ce conflit. Au point que, face à une offre politique qui se définit en fonction de ces deux fonctionnalités, la majorité n’a plus de repère. C’est ainsi que l’on peut observer des électeurs votant pour un système centralisé complètement contraire à leurs intérêts et d’autres votant pour un système libéral dont ils ne font pas partie.

Tout cela tient au fait que la réalité est perdue de vue.

La réalité :

C’est que l’Etat, dont le fonctionnement est naturellement centralisé, est sorti de ses prérogatives et prétend, accompagné de son système, intervenir dans les échanges nécessaires à une vie socialisée.

Nul doute n’est permis sur le fait qu’à partir du moment où l’Etat rentre dans ce jeu, il ne peut le faire qu’en prenant pour base son système, le système centralisé.

Nous avons précédemment vu que le système centralisé aboutit inévitablement à  la production de biens et de services déconnectés des besoins du consommateur, donc inutiles mais produits confortablement et sans risque par le producteur.

Fournir des services et des biens inutiles amène inexorablement à s’exposer à la faillite, sauf à contraindre le consommateur final.

La solution actuelle :

Pour ne pas contraindre le consommateur final, la partie libérale de notre société finance, par l’impôt, la faillite annoncée de l’économie centralisée que l’Etat s’est octroyé. C’est là que se situe le problème.

Il est grave, pour deux raisons :

– La première est que l’impôt utilisé dans ce cadre n’a plus aucune légitimité. On peut affirmer que l’impôt est alors un pillage, par la force, au profit du système de production centralisé, qui n’a objectivement aucune raison de pouvoir s’autolimiter.

– La deuxième est que nous sommes arrivés à un point où ce prélèvement fiscal met en danger de disparition la partie libérale de notre société. Cela entraînera un dysfonctionnement complet du fait de l’hégémonie alors inévitable du système centralisé et les tares liées parfaitement connues, mais aussi, dans le même temps, l’arrivée du marché noir.

Comment en sortir :

Cela pourrait se faire simplement, naturellement, si l’Education Nationale, cette boutique perverse et malsaine, aveugle et indigne, enseignait aux enfants la réalité au lieu de les intoxiquer à l’aide de dogmes et “d’envies mortifères”.

Les petits français ne sont pas plus couillons que les autres, si la vérité ne leur était pas cachée, pour des raisons qu’objectivement j’ai beaucoup de mal à comprendre, ils pourraient assumer les réalités de la vie, comprendre l’économie libérale et éviter d’adhérer bêtement, sans savoir pourquoi, aux systèmes centralisés, si ordinaires et si imbéciles, que l’Education Nationale leur invente.

En clair, pour cette génération c’est foutu.

Après la bonne guerre civile qui nous pend au nez, on verra.

Bien cordialement. H. Dumas

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Le dogme collectiviste liberticide et corruptif

Se prétendant protecteur, le dogme collectiviste s’avère évidemment liberticide. Cependant, la majorité en redemande, persuadée que c’est, pour elle, le prix à payer pour jouir de l’irresponsabilité. C’est un marché de dupe, dont la constance à travers les siècles n’a pas manqué d’interpeller la plupart des grands penseurs.

Nos socialistes, pas très différents de nos “droitistes”, font très forts en ce moment.

Les musulmans belliqueux

Je n’ai guère de sympathie pour les religieux extrémistes, tout particulièrement lorsqu’ils prônent guerre et violence. Mais, je me sens tenu de respecter leur droit à penser librement, y compris celui d’adhérer à des croyances que je trouve stupides, sans pour autant cautionner leurs dérives mortelles, leurs atteintes aux libertés, leurs folies rituelles et morales contraires aux droits de l’homme.

Je réprouve évidemment l’engagement guerrier de certains. Je ne pense pas être très original sur ce sujet.  Mais, force est de constater que ce point particulier ne touche que quelques dizaines de musulmans sur 5 à 8 millions d’adeptes de cette croyance en France, c’est négligeable.

Nos socialistes liberticides ont décidé, pour des raisons qu’eux seuls connaissent, de traquer cette minorité de musulmans belliqueux.

Ils font appel pour cela à la pire des solutions : la délation.

C’est la tarte à la crème du collectivisme, le b.a.-ba de l’emprisonnement intellectuel, le filet invisible qui étouffe, la saloperie qui tue anonymement, qui rend toute société invivable.

Voici donc nos 5 à 8 millions de français musulmans à la merci du coup de téléphone vengeur, invisible, venu d’un ami ou d’un ennemi proche, insoupçonnable, qui peut jeter chacun d’eux dans une enquête qui va pénétrer au tréfonds de leur vie privé, les transformer tous en boucs émissaires potentiels, rejoignant en cela nous autres, les fameux soupçonnés de “fraude fiscale”.

Je n’ai pas de peine à imaginer les dérives qui vont suivre cette décision socialiste. Je me marre quand je pense que c’est aux musulmans qu’Hollande doit son poste. Cela ne m’empêche pas de regretter ce qui est écrit derrière cette loi de délation et, d’être terrorisé quand je pense aux conséquences qu’elle va avoir sur cette communauté. Déjà qu’elle a beaucoup de mal à s’intégrer, c’est le coup de grâce à l’intégration qui vient d’être donné, la facture va être salée.

L’achat d’entreprises par des fonds étrangers, c’est encore plus fou.

D’abord, comment un gouvernement dont les obligations sont détenues à plus de 80% par des fonds étrangers peut-il trouver cette répartition très naturelle pour lui et indécente pour le secteur économique privé ? La question n’embarrasse pas nos socialistes démagogiques et liberticides.

Pourtant, 80% de 2.000 milliards d’€ de dettes de l’Etat à des fonds étrangers, c’est vraiment avoir abandonné le pays aux puissances financières étrangères.

Jusque là nous sommes dans l’humour, tant la mondialisation de l’économie est un bien et renvoie l’obscurantisme des frontières, donc des guerres de territoires, à la préhistoire.

En réalité, dans l’interdit ou la maitrise, par l’Etat, de fonds étrangers dans l’économie de nos entreprises, elles-mêmes évidemment sans frontière pour leurs activités,  ce qui fait froid dans le dos ce sont les conséquences de cette atteinte aux libertés économiques.

Tout le monde comprend que si les pouvoirs publics sont les seuls habilités à autoriser la vente d’une entreprise à des fonds étrangers, il n’y a que deux cas possibles :

– 1°-  Disparition des investisseurs étrangers, mort des entreprises à vendre, puisque notre économie hyper-fiscalisée ne permet pas d’accumuler les capitaux nécessaires aux investissements, tout particulièrement à l’achat d’entreprise.

:

– 2° – Par ailleurs, en ce dotant de cet outil les politiques s’obligent à l’utiliser, la conclusion sera inévitablement : une corruption gigantesque de plus. L’autorisation économiquement inutile, mais politiquement obligatoire, dont les acquéreurs étrangers potentiels auront besoin, ils la paieront sous forme de pots de vin. CQFD. C’est la loi Royer puissance mille, l’URSS qui renaît à l’Ouest. Incroyable et pourtant vrai.

Pour résumer

Nos socialistes avancent à grands pas vers la faillite, mais aussi vers la désagrégation totale du tissu social par la perte des libertés individuelles, l’outrance de l’Etat, la consécration de la corruption.

Ça va être dur de s’en sortir.

Bien cordialement. H. Dumas

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La censure (vidéo)

Bonjour,

 

Cordialement. H. Dumas  E. Bolling

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Bercy, fief du totalitarisme

Hannah Arendt a écrit ceci :

“Ce dont a besoin le pouvoir totalitaire pour guider la conduite de ses sujets, c’est d’une préparation qui rende chacun d’eux apte à jouer aussi bien le rôle de bourreau que celui de victime. Cette préparation, à deux faces, substitut d’un principe d’action, est l’idéologie.”

Plus loin, elle définit ce que sont les idéologies, puis leurs conséquences : “Les idéologies ne s’intéressent jamais au miracle de l’être. Elles sont historiques, concernées par le devenir et le disparaître.”

Enfin, elle développe les trois usages de l’idéologie au service du totalitarisme.

Le premier :

La prétention de tout expliquer promet d’expliquer tous les évènements historiques, promet l’explication totale du passé, la connaissance totale du présent, et la prévision certaine de l’avenir”.

Le deuxième :

Elle s’affranchit de toute expérience, dont elle ne peut rien apprendre de nouveau… dès lors, elle s’émancipe de la réalité que nous percevons au moyen de nos cinq sens, et affirme l’existence d’une réalité “plus vraie”. Elle seule nous permettrait de voir cette réalité que notre aveuglement, sans son aide, nous dissimule.

Le troisième :

“Le penser idéologique ordonne les faits en une procédure absolument logique, qui part d’une prémisse tenue pour axiome et en déduit tout le reste”. Inutile donc de faire appel au processus cohérant de l’argumentation ou de la réflexion personnelle pour comprendre les environnements humains, l’idéologie a réponse à tout.

Je suis preneur

Ce schéma me convient parfaitement, son déroulement est pour moi tout à fait limpide. L’idéologie explique tout, refuse tout contraire et applique à chaque évènement ou situation sa propre logique qui s’affine au fil du temps.

Cette logique est d’une telle puissance que, pour finir, l’individu n’a pas d’autre solution, même au niveau de son propre cerveau, de son “être” profond, que d’être fidèle ou dissident.

Face à la folie totalitaire l’homme est amené, soit à trahir son âme en suivant l’idéologie, soit à trahir le groupe en refusant l’idéologie. Dans tous les cas il trahit, il est donc bien à la fois victime et bourreau, quelle que soit sa posture.

L’erreur d’Annah Arendt

Enfin, là, j’exagère un peu. Mes compétences ne me permettent pas de diagnostiquer une erreur, j’espère que l’on voudra bien me pardonner cette tête de chapitre, que je trouve intellectuellement “cossue”.

Dans son livre sur le système totalitaire, elle limite sa réflexion à Staline et Hitler, cela laisse présupposer que le totalitarisme s’empare de la globalité de la société. J’en ai déduit, peut-être à tort, qu’elle adhère à l’idée que le totalitarisme ne peut pas être partiel et ne peut pas affecter une démocratie.

Je pense objectivement le contraire.

La démocratie n’est pas une garantie contre le totalitarisme, puisque c’est en réalité les pleins pouvoirs donnés à la majorité, donc la soumission totale pour la ou les minorités qui vont dépendre de cette majorité au risque totalitaire avéré.

Mais, au-delà de l’aspect purement politique des faiblesses de la démocratie contre le totalitarisme, il peut arriver que, sur un point précis, s’installe une idéologie, une croyance devenant totalitaire, à l’intérieur même de la démocratie, qu’elle ne peut pas contenir.

Il en est ainsi de la fiscalité, de Bercy.

A partir d’une idée simple, pour ne pas dire simpliste, qui est la suivante : “l’impôt est l’outil de la justice sociale”, une idéologie fiscale s’est emparée de la France.

Cette idéologie correspond parfaitement aux trois conditions déclinées par Hannah Arendt : Elle explique tout, elle refuse tout autre hypothèse de société, tout autre expérience, elle a élaboré, à partir de cette prémisse, une logique implacable que l’on ne peut qu’accepter ou frauder. Dans le premier cas l’on est détruit, dans le deuxième aussi. Tous les contribuables, tous les français sont à la fois victimes et bourreaux, tous sous la coupe de Bercy.

Voilà donc où nous en sommes.

Esclaves d’une idéologie fiscale totalitaire, nous sommes, chacun de nous, isolés par rapport aux autres, contraints d’accepter cette idéologie et de participer au pillage des autres, ou de nous révolter et d’apparaître alors comme des fraudeurs.

Nous ne pouvons plus communiquer les uns les autres, ignorant la posture de nos interlocuteurs par rapport à l’idéologie, posture susceptible de changer au fil des situations matérielles ou psychologiques de chacun.

Alors, ne venez pas me dire que l’impôt est le lien social. Bas les masques, l’impôt est l’obstacle principal au lien social, il est la mèche de l’explosion sociale qui nous attend.

Jamais plus qu’aujourd’hui la France n’aura été au bord de la rupture d’identité collective. Ne vous trompez pas, réfléchissez par vous-même, détectez l’idéologie totalitaire de Bercy sous la propagande gouvernementale globale. Décortiquez les salades vendues par Bercy pour nous dominer de façon totalitaire, nous dresser absurdement les uns contre les autres, nous isoler.

Essayer de contrer cette fatalité ? Ce n’est pas si con ni si fou que ça.

Venez vous recueillir devant Bercy, prier au Dieu en qui vous croyez, quel qu’il soit, même s’il se nomme simplement l’homme. C’est tous les deuxièmes Jeudi du mois, amenez votre salade.

Bien cordialement. H. Dumas

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Intelligence, mémoire et connerie

Je suis né très ordinaire. Ni particulièrement doué, ni particulièrement nul, en tout. De cela a résulté, au départ, une nature heureuse. J’ai attaqué la vie avec plaisir et bonne humeur, sans malice.

Ce sont les autres qui m’ont posé problème.

Notamment, la difficulté que j’avais, et que j’ai toujours, à différencier ceux qui sont équipés d’une grosse mémoire et ceux qui sont équipés d’une grande intelligence. Sachant que ceux qui ont les deux sont si rares qu’il est inutile de les mentionner, ils sont à la marge de la société, la plupart du temps inutilisés.

Il m’a fallu longtemps pour comprendre que la société favorise les grosses mémoires, que ce sont elles qui trustent les premières places, pendant que les grandes intelligences sont davantage dispersées, au gré du hasard.

Évidemment, les grosses mémoires haïssent les grandes intelligences, elles n’hésitent pas à s’allier avec la connerie la plus sauvage pour tenter de les évincer de la société.

Pour les gens ordinaires, comme moi, il n’est pas évident de démêler l’écheveau. Et pourtant, c’est de ce combat que dépendent nos sociétés, donc nos vies, et tout particulièrement nos libertés. 

Avant d’aller plus avant, il faut que je vous précise un point fondamental de ma pensée :

– Je crois que le passé “l’histoire” et l’avenir “l’espoir” sont deux vues de l’esprit, qui doivent plus à l’imagination qu’à la réalité, qui sont les otages de notre cerveau, donc de notre mémoire et de notre intelligence.

Cependant, notre présent, notre “être”, seule réalité tangible, est en partie conditionné par l’espace, réduit à l’instant; que lui laissent le passé et l’avenir. Cela vaut pour chacun de nous, mais aussi, plus globalement, pour toute société.

C’est dans ces conditions que notre présent collectif et commun est largement dépendant du conflit intellectuel existant entre l’intelligence et la mémoire alliée à la connerie.

L’observation du champ de bataille confirme rapidement que l’intelligence cohabite naturellement avec la liberté, alors que cette dernière paraît inacceptable et devoir être limitée pour les deux alliés que sont la mémoire et la connerie. Ceux-ci ont plus d’un tour dans leur sac pour affaiblir l’intelligence en la privant de son alliée naturelle la liberté.

Par exemple, ils refusent qu’elle puisse être à la base de l’organisation sociale, ils refusent même de nommer cette possibilité, considérant que le seul mot de “libéralisme” serait insultant.

Butinant dans le passé et l’avenir, la mémoire et la connerie tentent de justifier la limitation, voire l’éradication, de la liberté pour priver l’intelligence de cette alliée, de son oxygène. Ils font largement appel à l’idée de groupe, aux peurs, à l’irréel,  aux fantasmes, à l’utopie pour atteindre leur but.

Et ça marche, car nous sommes nombreux à avoir du mal à percevoir immédiatement la bêtise lorsqu’elle se pare de l’érudition. Nous sommes obligés d’attendre les résultats pour percevoir la perfidie, mais c’est alors trop tard, notre présent fait déjà partie du passé, notre “être” n’a pas vécu.

C’est ainsi que les hommes ont si souvent perdu leur liberté au nom de dogmes, tous plus affligeants les uns que les autres, aux trajectoires folles et meurtrières.

La liberté, cet espace auquel chacun devrait avoir droit, est complexe à côtoyer seul, mais en groupe c’est bien pire.

Pourtant la liberté, et elle seule, justifie notre infinitésimal passage sur cette planète. Vous comprendrez que j’en veux beaucoup à tous ceux qui l’entravent, pour notre bien.

Alors, quand on me traite de “libéral”, de “néo-libéral” et que sais-je encore, pour me lier, me plier à des dogmes dont je ne veux absolument pas, des utopies que je rejette résolument, j’étouffe.

Les “mémoreux” me foutent de l’asthme. Pourtant je ne leur demande rien, juste qu’ils me foutent la paix. Je m’engage à les respecter, à ne pas les contrarier, à mener ma vie sans rien leur demander, ce n’est pas suffisant, il faut en plus que j’adhère à leurs folies. Pour eux, pas d’exception, pas d’île solitaire, ils veulent mon âme, et aussi un peu mon fric quand même.

Bon allez salut, je cours, je pars, j’essaie de leur échapper, au moins pour quelques heures.

Bien cordialement. H. Dumas

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Terreur et cupidité (Vidéo)

Bonjour,

 

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

Retrouvez nos vidéos sur YOUTUBE   “les papys patotent”

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Etre ou ne pas être responsable

On tourne et retourne pour finir par constater que l’organisation collective n’a qu’un seul pivot possible : la responsabilité.

Selon la personnalité des hommes, ou la situation dans laquelle ils sont, ils vont accepter on non la responsabilité qui leur revient. Avec une tendance très marquée à revendiquer la responsabilité de ce dont ils sont fiers et à rejeter celle de ce dont ils ne sont pas fiers.

La parole, cet outil pervers, est le moyen principal qu’ils utilisent pour trafiquer leur responsabilité par rapport aux autres, avant la force en cas de mésentente totale.

Ils sont devenus si habiles à refiler la patate chaude de la responsabilité que, la plupart du temps, ils arrivent soit à la faire oublier, soit à la revendiquer indument.

Un exemple que j’aime bien : la route.

A la question : qui est la cause des accidents ? La réponse est, invariablement, la vitesse. Et bien cela est faux. La cause est, incontestablement, l’irresponsabilité des conducteurs avant la vitesse.

Retour sur la façon dont les choses se sont enchainées avec le temps.

1° étape : L’automobile apparait, formidable vecteur de liberté. Elle se démocratise après la guerre de 1940. Le plus grand nombre y a accès.

2° étape : l’accidentologie est effrayante, liée aux infrastructures et aux véhicules eux-mêmes.

3° étape : face à cette horreur, l’utilité et le plaisir qu’apporte la voiture sont si forts que la société ferme les yeux sur l’accidentologie. La mort sur la route devient un “accident” qui n’emporte pas responsabilité. Bien au contraire, la société organise cette irresponsabilité, les compagnies d’assurance s’engraissent en transformant le meurtre routier en simple dégât matériel, totalement remboursé.

Il est clair que si, dès le début, la responsabilité des conducteurs avait été engagée à la hauteur de l’horreur des accidents routiers, tout eut été différent.

Par exemple, un accident avec morts ou blessés se soldant par plusieurs mois ou années de prison du responsable, aurait fait réfléchir les conducteurs par rapport aux contraintes que pose ce formidable outil qu’est la voiture. En cinquante ans, la société aurait inévitablement donné jour à des conducteurs responsables. Ce ne fût pas le cas, au contraire.

4° étape : Tant de famille ont été touchées par l’accidentologie routière qu’une prise de conscience collective est survenue, enfin. Mais, en prise avec une population routière déresponsabilisée depuis plus de cinquante ans, les responsables politiques ont dû se tourner vers le mensonge et la démagogie, qui ont été les seuls outils à leur disposition pour enrayer l’hécatombe.

Mensonge, en faisant reporter la responsabilité de la catastrophe sur la vitesse.  Démagogie, en flattant l’irresponsabilité des conducteurs, en niant la difficulté de la route au prétexte qu’à petite vitesse tout danger est écarté.

Tout ça pour se trouver encore face à l’irresponsabilité du téléphone au volant, de l’alcool, de la fatigue, des drogues, etc…et finalement dégouter les français de l’automobile, les arnaquer avec les radars, faire de la route un lieu de médiocrité et de délation,  et, in fine, mettre en difficulté l’industrie automobile. Un échec total.

Un constat accessible à tous

Tout le monde constate, tous les jours, cet enchainement, et ses conséquences sur la route, dû à l’irresponsabilité des acteurs de la route. Les choses sont exactement identiques en tout.

C’est ainsi que ce n’est pas l’argent, contrairement à ce qui est couramment avancé, qui pourri notre société, mais bien l’irresponsabilité élevée au rang de religion.

Dès lors que la responsabilité de tel ou tel acteur de la vie en société est niée, ou dissimulée, ou falsifiée, tout le système s’effondre. Le mensonge et la démagogie s’installent.

Il n’est pas besoin d’être un très grand observateur pour détecter, dans notre société contemporaine, toutes les sources d’irresponsabilité. De percevoir les arguties, manifestations, raisonnements, informations, propagandes, et intoxications en tout genre qui n’ont pour but que de couvrir l’irresponsabilité de tel ou tel groupe social.

C’est aussi cette volonté d’irresponsabilité qui amène les français à se chercher un chef charismatique qui serait responsable à leur place.

C’est encore cette même volonté d’irresponsabilité qui marginalise les libéraux et les économistes, l’économie étant une des rares activités sociales qui ne peut pas, fonctionnellement, échapper à la responsabilité.

Pour revenir à la source

Il faut bien se poser finalement la question qui gêne : pourquoi l’irresponsabilité fleurit-elle aussi facilement en France ? La réponse est simple, la faute est indubitablement à mettre sur le compte de la justice, de l’arbitre, n’en déplaise au syndicat de la magistrature. Les transgressions concernant la responsabilité, comme les autres, sont du ressort de la justice.

On peut comprendre que la justice ne souhaite pas endosser le rôle de la terreur et qu’elle plaide pour une certaine mansuétude envers ceux qui ont du mal à assumer leurs responsabilités. C’est tout à son honneur.

Mais, dans ces conditions, elle doit, au préalable, réfléchir avec sagesse, mais aussi avec rigueur, pour définir les points où une certaine irresponsabilité peut être acceptée sans mette en danger l’édifice social. Elle ne peut pas se contenter d’être l’agent de l’ordre, elle doit être celui de l’intelligence sociale. Elle doit découvrir, derrière le mensonge et la démagogie, l’irresponsabilité tapie et envahissante.

L’irresponsabilité peut se cacher partout, y compris derrière la loi, voire tout particulièrement derrière la loi, évidemment. La jurisprudence sert à débusquer les impostures de la loi.

Je vise tout particulièrement les lois fiscales qui tendent à sanctifier l’irresponsabilité, que la justice ne devrait pas suivre ou amplifier, mais, bien au contraire, amender et réguler dans le sens de l’équité, des droits individuels et du développement libéral nécessaire à la France.

Faute d’y voir clair sur le sujet et d’avoir une attitude transparente et connue de tous, la justice est la seule responsable du bordel ambiant, du sacre de l’irresponsabilité qui est en train de nous engloutir.

Bien cordialement. H. Dumas

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Trois suggestions ordinaires à M. Le Premier Ministre

Je suis de ceux qui pensent que ce n’est pas en cherchant à agir sur les conséquences que l’on peut espérer améliorer les causes, que ce sont bien les causes qu’il faut modifier si l’on veut obtenir des conséquences différentes.

Or, agir sur les conséquences sans modifier les causes est exactement le propos du projet de gouvernement de M. Valls. Pour ce simple fait, il n’a donc aucune chance de modifier quoique ce soit, il court à l’échec, à l’accentuation de la désespérance du pays.

Il est possible que cela indiffère M. Valls.  Que, comme la plus grande part de ses condisciples, il se contente de faire semblant, de s’attribuer les mérites du travail des autres et de leur faire porter le chapeau des contraintes négatives de son propre travail.

Car, il ne faut jamais perdre de vue le tour de prestidigitation de notre classe politique qui est le suivant : depuis la fin de la dernière guerre (1946), la science, l’industrie et le commerce du monde occidental ont connu une progression sans précédent, la classe politique s’est attribuée illégitimement le mérite des avantages apportés à tous par cet extraordinaire développement, auquel elle n’a non seulement pas participé mais qu’elle a entravé, jusqu’à le mettre aujourd’hui en péril.

Il suffit de regarder autour de nous, dans le monde entier, pour percevoir les résultats médiocres, voire négatifs, des pays ou la politique seule a trouvé à s’exprimer, sans pouvoir usurper les développements de la société civile tels que nous les avons connus.

Cela n’est pas discutable pour un observateur de bonne foi.

1° suggestion

L’impôt est le principal frein au développement. Pour ceux qui en douteraient, il suffit d’observer que, lorsque l’Etat veut développer une branche malade de notre édifice social, il commence par l’exempter d’impôt. En cela, il avoue explicitement que l’absence ou la diminution de l’impôt est bien le moteur du développement, donc l’impôt lui-même son frein.

L’impôt est le principal pourvoyeur d’injustice. Bien qu’il ait la prétention de réguler les revenus, d’égaliser les fortunes, il provoque exactement l’inverse. Les raisons en ont été analysées, elles sont connues : arbitraire, interférence négative dans la hiérarchie économique naturelle, surcoût se reportant inévitablement en dernier ressort sur les plus faibles, affaiblissement des forces vives économiques favorisant le maintien de structures dépassées, de monopoles dont la chute n’est que plus sévère parce que sans “nouvelles pousses” pour les remplacer, etc…

La première décision à prendre serait donc de réformer la base de l’impôt.

L’impôt progressif est une sottise, il y aurait urgence à le remplacer par un impôt proportionnel à taux unique de l’ordre de 20%, payable par tous, sans exception, et à supprimer l’impôt sur la fortune et l’impôt sur les successions qui entravent la constitution du capital indispensable à l’économie.

Ce ne serait que justice, puisque tous ont recours également aux “services de l’Etat”. Cela éviterait aussi que, pour garder leur rang dans la concurrence mondiale, nos fleurons industriels soient obligés de se transformer en fraudeurs fiscaux de grande envergure, que l’Etat protège par l’écran de fumée du contrôle fiscal à outrance sur les gens ordinaires.

2° suggestion

Par essence la vie est instable, nul ne peut prétendre à la stabilité éternelle. Or, c’est cet avantage hors du commun dont bénéficient sans aucune raison les fonctionnaires.

En quoi le fait de travailler pour l’Etat devrait-il entrainer une garantie de profit à vie et d’irresponsabilité économique ? Qu’est-ce qui justifie que les fonctionnaires devenus inutiles continuent à être payés, ou que ceux qui sont incompétents le soient aussi ?

Tout cela n’est pas raisonnable et crée un climat malsain pour l’ensemble de la population. Il faut donc que le droit du travail soit le même pour tous, fonctionnaires ou secteur privé.

C’est la condition indispensable pour que les discussions entre les employeurs et les employés puissent exister, devenir crédibles et efficaces pour le bénéfice de tous, et pour résorber le chômage.

3° suggestion

Il faut abattre les deux monstres qui nous étouffent, la Sécurité Sociale et l’Education Nationale. Ces deux secteurs n’ont objectivement aucune raison de ne pas être gérés dans un espace de liberté et de concurrence. Le monopole d’Etat, qui ne sert que leurs fonctionnaires et aucunement leurs “usagers”, ne se justifie pas.

Ces deux activités doivent rejoindre, pour leur bien et le notre, le monde des entreprises privées.

Mais attention

Ces trois suggestions ne proposent pas de laisser les faibles sur le bord de la route, de transformer notre pays en une jungle primitive. Au contraire, l’Etat serait ainsi réhabilité et plus justement investi dans son rôle d’aide aux plus faibles et aux déshérités, selon des modalités à trouver qui seraient transparentes et acceptées par tous.

Ce sont l’arbitraire et les privilèges qui le maintiennent en place qui doivent être combattus, si M. Valls veut effectivement stopper la glissade qui entraine aujourd’hui notre pays vers la ruine pour tous dans le seul but de protéger les avantages indus de quelques-uns. Aujourd’hui, la France n’est pas un Etat de droit, de liberté, d’égalité et de fraternité, c’est une bande de copains qui vit sur le dos des autres, lesquels commencent à donner des signes de faiblesse largement inquiétants.

Bien cordialement. H. Dumas

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La loi ? Quelle loi ?

J’entends souvent ce type de réflexion : “La loi fiscale s’applique à tous, respectez-là et vous n’aurez plus d’ennui avec le fisc”. Sous-entendu, vous avez beau prétendre le contraire, si vous avez des problèmes avec le fisc, des contrôles fiscaux, c’est que vous êtes un fraudeur, qui ne respecte pas la loi fiscale. Le Code Fiscal est un code juste, c’est grâce à son application que la France est un pays de bonheur, le plus avancé de la planète, une avance que le monde entier nous envie.

Je pense à celui qui signe “TNZF” ses commentaires sur mon blog, qui nous a foutu un franc fou-rire comme on aimerait en avoir plus souvent, quand on a traduit son pseudo par Théoricien National des Z’affaires Fiscales.

Alors, à tous ces gens je voudrais dire : “vous vous trompez, si vous saviez combien vous vous trompez, combien votre erreur est mortelle, pour les autres, pour ceux qui souffrent de la folie fiscale, mais aussi pour vous pauvres cons, qui paieraient un jour, qui pourrait être très proche, le prix de votre veulerie, de vos pillages”.

Mais, plutôt que de leur dire des méchancetés gratuites, qui ne font pas avancer les choses, je vais leur apporter la preuve irréfutable que CE N’EST PAS LA LOI QUI REND LE PILLAGE JUSTE, MAIS LE PILLAGE QUI GENERE UNE LOI INJUSTE.

Le Code Fiscal sert d’excuse au pillage, les pillards fabriquent la loi, les magistrats croient devoir les couvrir. C’est ainsi.

Pour ceux qui me lisent depuis longtemps, ils n’ignorent pas que le fisc, dans le cadre de la succession de ma mère, a opéré un redressement sur un terrain inconstructible, en le qualifiant de constructible à l’aide de manœuvres, toutes frauduleuses.

J’ai démontré ces falsifications et poursuivi devant la justice ces fonctionnaires indélicats, j’ai toujours perdu. J’ai même dû payer à ces fonctionnaires crapuleux de belles vacances, faites d’indemnités qu’il a fallu que je leur verse pour avoir osé les poursuivre.

Quinze ans plus tard, La Cour d’Appel de Montpellier rend l’arrêt que je mets à votre disposition (l’arrêt du 30/4/2014)

Nous avons à faire ici à la crème de la magistrature. Etre nommé à Montpellier ne doit pas être chose facile. Ce sont sans doute parmi les meilleurs qui obtiennent cette ville dont, parait-il, tout le monde rêve.

Et pourtant, le résultat est navrant.

Bon, les magistrats reconnaissent que les terrains ne sont pas constructibles, pouvait-il, raisonnablement, en être autrement ?

Donc, déjà, la preuve est rapportée que les agents du fisc qui ont qualifié ces terrains de constructibles ont bien menti, que leurs falsifications sont avérées. Nous verrons ça en son temps.

La conclusion qui s’imposait aux magistrats : redressement sans motivation égale redressement annulable d’office. Ca, c’est la loi.

Mais, faut pas rêver. La loi est une chose, le pillage par l’Etat une autre chose.

Ma mère est décédée en 1997, 17 ans plus tard l’immobilier a pris 300%. Les magistrats, ça les gêne. Ne serait-ce pas un trop gros cadeau d’appliquer la loi, face à un Etat qui a tant besoin d’argent ?

Bon, c’est vrai, je n’ai pas menti, le terrain était bien inconstructible, j’ai fait la déclaration qu’il fallait, payé les droits qu’il fallait, mais quand même, une petite resucée, pourquoi pas ?

Alors là, ni une ni deux, nos magistrats de haut niveau vont employer exactement les mêmes méthodes que celles qu’ils viennent de reprocher aux agents du fisc.

C’est-à-dire qu’ils vont comparer à l’aide de calculs cabalistiques, pour lever une taxe moins élevée mais quand même toujours injuste, les terrains inconstructibles à d’autres terrains…constructibles.

Alors là, la boucle est bouclée.

La comparaison portera sur un délaissé de terrain à bâtir en façade de rue et un autre, en haut de la propriété, desservi par un chemin carrossable.

Voilà donc nos magistrats qui trouvent raisonnable ce petit pillage (quelques dizaines de milliers d’Euros), s’assoient sur la loi et fabriquent une jurisprudence complètement contraire à la loi, dont les services Fiscaux ne manqueront pas de se servir dans l’avenir. Le prix du terrain à jardin va monter en flèche.

Vous pouvez prendre connaissance de tout cela en lisant l’arrêt.

Nul doute que la masse des parasites qui vivent au crochet de l’Etat va trouver tout à fait normal que celui-ci me fasse les poches, quand bien même il en arriverait à faire vendre ma maison familiale, le lieu de mon enfance, de l’enfance de mes enfants et des vacances de mes petits-enfants. Que leur importe que je sois déplacé par le fisc, c’est le coût à payer pour profiter de l’Etat providence. Enfin, pour qu’ils profitent, eux, de l’Etat providence.

Allez salut, je gage que ce billet et ces documents ne seront pas suffisants à ceux qui croient au “Dieu fiscal” pour qu’ils arrêtent les sacrifices qu’ils exigent des autres pour alimenter son culte. Même pas pour les faire douter.

Ils pourraient relire Pierre Joseph PRUDHON : “Avec l’impôt sur les successions, l’Etat sort de ses attributions fiscales; il se fait réformateur des mœurs, ce qui est bien autrement grave que de s’immiscer dans l’industrie; il s’introduit dans la famille; dans une certaine mesure il la nie. Il défait ce qui est au-dessus de lui, antérieur à lui, ce sans quoi il n’existerait pas, et qu’il est tenu de protéger par-dessus toute chose.”

Bon weekend. Bien cordialement. H. Dumas

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Opération salades (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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Qui êtes-vous TNZF ?

Vous avez publié sur mon blog (témoignagefiscal), en signant TNZF, un commentaire qui laisse supposer que vous appartenez, d’une façon ou d’une autre, aux services de Bercy.

Ce commentaire répond à la détresse d’une entrepreneure que les contrôleurs fiscaux ont détruite, la laissant ruinée et désespérée psychologiquement, comme des milliers de contribuables tous les ans.

Voici ce commentaire :

“Les objectifs en termes de nombre de vérifications ne signifient pas que plus ils en font, mieux ils sont payés. Depuis la Révision Générale des Politiques Publiques, tous les fonctionnaires ont des objectifs chiffrés. Cela permet de s’assurer de l’efficacité des services publics, ce qui est une nécessité démocratique dans la mesure où les fonctionnaires sont payés par l’État. Ce nombre de vérifications à faire n’est donc pas une carotte pour les pousser à en bâcler des tonnes au mépris de la qualité de leur travail, mais a simplement pour but de s’assurer qu’ils remplissent efficacement leur fonction !

Si les montants rehaussés sont parfois non recouvrés, ça n’est pas parce que les sommes sont excessives, mais parce que la société entre en liquidation judiciaire ou disparaît tout simplement (le gérant part sans laisser d’adresse etc.) Rien à avoir avec un éventuel suicide rassurez-vous.

Les montants rehaussés ne sont pas invraisemblables, ubuesques ou sans preuves pour les appuyer : ils sont justifiés en droit et en fait dans la proposition de rectification que vous recevez le cas échéant après la vérification de votre activité. Vous pouvez y répondre dans les 30 jours suivant sa réception, délai renouvelable une fois sur demande. Si le désaccord  persiste, vous pouvez saisir le supérieur hiérarchique du vérificateur puis la commission départementale des impôts. Enfin une fois la somme mise en recouvrement, vous pouvez faire une réclamation contentieuse envers l’administration. Si elle rejette le contentieux, vous avez alors 2 mois pour saisir le tribunal administratif compétent, et demander en parallèle une suspension de paiement le temps que le tribunal prenne sa décision. Durant tout ce temps le Trésor ne peut rien faire contre vous ! Pas d’ATD, pas d’huissier, rien. Et croyez-moi, le Tribunal Administratif a fait sauter plus d’un rehaussement pour des motifs de fond comme de forme.

Les vérificateurs se doivent d’être des experts en fiscalité et en procédure : aucun ne se permettrait de rehausser des montants fantaisistes, sous peine de se voir sévèrement tancé par sa hiérarchie. Une fois pour toute : un rehaussement est toujours, TOUJOURS justifié en droit et en fait. Les inspecteurs ne se fondent pas sur des « rumeurs » mais sur votre comptabilité, votre activité et surtout, SURTOUT, le Code Général des Impôts.

Je ne porterai pas de jugement sur votre cas particulier tout simplement parce que je ne le connais pas : tout ce que j’ai, c’est votre description. Mais tout ce que je peux dire, c’est qu’en effet il y a des règles comptables et fiscales, et que tout professionnel se doit de les respecter. Vous ne pouvez pas exigez un traitement de faveur qui vous exonérerait de les suivre. Donc si des vérificateurs détectent des pratiques contrevenant aux dispositions du Code Général des Impôts, il est de leur devoir de rehausser. C’est la contrepartie du système déclaratif.

Ils ne sont pas sourds à vos arguments, tant qu’ils sont d’ordre légal, fiscal et comptable. Mais si vous commencez à discuter politique, philosophie ou sentiment, alors là oui ils ne peuvent pas vous suivre sur ce terrain : Les inspecteurs des finances publiques n’écrivent pas les lois, ils les appliquent. Et fort heureusement d’ailleurs, car si les fonctionnaires modifiaient les lois à leur guise  nous ne serions plus en démocratie.”

Il est nécessaire de relever quelques mensonges et incohérences :

– D’accord avec vous sur le point que les contrôleurs n’ont pas d’intérêt direct sur le montant des redressements. Mais, cependant, leur carrière en dépend, et surtout, c’est l’instinct et le vice du chasseur que l’on développe chez eux, en lui laissant libre cours au motif que leur mission serait juste et au dessus de tout soupçon, face à des contribuables tous tricheurs.

– Pourquoi cacher que dès que le redressement est notifié il est exigible et qu’en cas de recours le contribuable doit apporter une caution. Il ne peut que rarement le faire, alors le fisc prend une garantie au greffe du tribunal de commerce. Que du bonheur pour le contribuable et une mise en confiance pour ses partenaires.

– Il est tout fait mensonger de prétendre que les redressements sont “justifiés en droit”. La plupart des redressements ne correspondent pas à une faute de droit mais à une reconstitution de chiffre d’affaires ou de valorisation de stock qui ne doivent rien aux mathématiques, mais tout aux phantasmes des contrôleurs. Ces chiffres “romantiques” sont avalés, in extenso, par les juges complices des tribunaux administratifs. Alors, ne parlez pas de droit, de loi, toutes choses parfaitement étrangères aux contrôles fiscaux, peut-être aussi un peu au monde économique dont la souplesse et la créativité sont les véritables moteurs.

“Un redressement est TOUJOURS justifié”, là vous ne manquez pas d’air, vous n’êtes plus du tout crédible. Vous vous enfoncez en vous réclamant du Code Général des Impôts que plus personne ne comprend, qui est totalement ésotérique pour les contribuables, mais aussi pour le fisc lui-même et pour les tribunaux, ce que nul n’ignore.

– Vous parlez des recours, mais vous omettez de dire que le contribuable est interdit (pour le moment) de rapporter la preuve du débat oral et contradictoire qui a eu lieu entre lui et ses contrôleurs. Vous n’expliquez pas en quoi la justice serait facilitée par l’obligation du recours hiérarchique, puis de tribunaux d’exception.

– Enfin, vous prétendez ne pas porter de jugement sur la personne à qui vous répondez sur mon blog. Mais, vous la condamnez et souriez à l’idée que certains contribuables puissent ne voir que le suicide comme sortie à la ruine dans laquelle un contrôle peut les conduire.

Nous avons bien compris que pour vous il n’y a ni philosophie, ni politique ni sentiments, il n’y a que répression justifiée, sure d’elle-même, infaillible. A vous lire, pourquoi même avoir mis en place des recours ?

Alors qui êtes-vous M. TNZF ???

Quel que soit le nom que vous pourriez nous donner vrai ou faux, la situation que vous pourriez revendiquer vraie ou fausse, vous n’êtes qu’une chose, horrible et destructrice, vous êtes : LA PROPAGANDE.

Loin de moi l’idée de supprimer vos commentaires ou de vous interdire mon blog, bien au contraire. Vous frappez à ma porte, au service de ceux qui ont cherché à détruire ce blog, qui ont mis mon téléphone sur écoute, qui surveillent mes comptes en banque, c’est donc qu’ils pensent que ce blog pourrait avoir de l’audience, que donc vous, PROPAGANDE, devez être présente.

Alors, bienvenue Monsieur PROPAGANDE, répandez-vous. Plus vous vous répandrez, plus ce blog sera compréhensible, plus ceux qui souffrent seront motivés pour se regrouper face à la meute dont vous faites la publicité.

Si vous exercez à Bercy même, n’hésitez pas, le deuxième Jeudi de chaque mois, de 18H à 19H, à descendre me voir sur le parvis. Vous savez, je suis là, me recueillant en pensant aux économies de ce pays disparues en ce lieu, venez, nous ferons connaissance et évoquerons ensemble tout ce qui vous parait inutile, la politique, la philosophie et les sentiments.

A vous voir bientôt. H. Dumas

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Lettre ouverte aux braves gens

Plus j’avance dans ma lutte instinctive face au fisc, plus j’apprends. Plus j’apprends, plus je découvre combien cette lutte est impossible. Plus je prends conscience de cela, plus je suis heureux d’avoir engagé ce combat innocemment, à une époque où je le croyais possible, où je croyais qu’il suffisait d’être sincère et responsable pour être respecté.

L’impôt, esclavagisme moderne.

Dans son ouvrage, “La dernière fugitive”, Tracy Chevalier retrace, avec beaucoup de délicatesse, la réalité de l’esclavagisme aux États Unis avant son abolition

À cette époque, seul le Sud pratiquait l’esclavage, dans le nord et tout particulièrement chez le voisin Canada, les noirs étaient libres.

Mais, les grands propriétaires du Sud avaient su convaincre les responsables du Nord que sans les esclaves la production du coton serait si coûteuse que les habitants du Nord n’auraient plus les moyens de l’acheter. C’est ainsi que, bien que non esclavagistes, les habitants du Nord étaient passibles de lourdes condamnations s’ils portaient assistance aux esclaves évadés en partance pour le Canada.

C’est exactement le raisonnement tenu par Bercy.

“Sans l’impôt la vie serait injuste, plus chère, donc invivable”, c’est la propagande des fous de l’impôt. “L’impôt est bon pour les faibles et juste pour les forts”.

L’absurdité de ces affirmations, contredites par l’observation, est invisible, tout comme l’absurdité des  rituels religieux n’apparait pas à ceux qui croient (excision, voile, kamikazes, etc…)

L’impôt est une croyance, c’est là que réside la difficulté. Comment lutter rationnellement contre une croyance irrationnelle ?

Dans la réalité, tout prouve que la vie est plus douce et plus évoluée dans les zones à faible imposition (Monaco, Jersey, Suisse, encore un peu Etats-Unis) que dans les zones à imposition maximale (zones collectivistes). Ce constat n’ébranle pas les convictions des partisans de l’impôt.

Ces convictions sont liées au fait qu’ils sont convaincus de l’existence d’une sorte d’être supérieur, qui s’imposerait à tous par sa bonté, sa lucidité, son désintéressement, son immortalité, qu’ils appellent l’Etat.

Dans leur esprit, l’Etat a remplacé Dieu. Il est cette béquille qui les aide à traverser leur vie d’homme, dont le déroulement et le terme les paniquent, qu’ils ne veulent surtout pas regarder en face tant elle leur paraît vide de sens.

Hier Dieu, aujourd’hui l’Etat, donnent un sens à leur vie. Et pourtant, c’est une folie de remettre ainsi sa vie, même si elle est effectivement insignifiante, entre les mains d’une abstraction.

Car, si Dieu ou l’Etat n’existent pas, il ne manque pas d’aigrefins pour prétendre les représenter, d’usurpateurs pour s’emparer de la croyance et en tirer des avantages personnels.

L’Homme ramené au rang de serviteur de l’Etat, est une construction sociale dont Mussolini a été le chantre, qui porte pour nom LE FASCISME.

C’est là, et uniquement là que la légitimité de l’impôt prend sa source. L’impôt, vol collectif, rançon levée en bande organisée, repose exclusivement sur la faiblesse psychologique de la majorité des hommes, attisée par la cupidité et la soif de pouvoir des cyniques qui abusent de cette faiblesse. Rien de bien nouveau.

Ce qui est nouveau, c’est la dimension prise par ce dysfonctionnement humain classique, du fait des moyens matériels dont dispose aujourd’hui l’humanité.

Ainsi, les esclavagistes fiscaux prétendent poursuivre leurs esclaves non plus à la limite de leurs frontières, mais sur toute la surface du globe. Le fascisme fiscal est aujourd’hui la bête immonde que l’homme doit affronter.

La lutte sera rude. Il y a deux hypothèses de solution finale, de sortie de cette folie.

Les consciences s’éveillent :

Chacun prend conscience de l’inanité de ces croyances et ramène l’idée d’Etat à ce qu’elle est. C’est-à-dire une association ponctuelle d’individus visant à solutionner collectivement un problème qui ne peut pas être géré individuellement. Pour tout le reste, l’individu reprend pouvoir et responsabilité, il s’assume.

Il s’agirait d’un changement considérable des mentalités, mais, au bout, les libertés individuelles réapparaitraient accompagnées du goût de vivre, de la sensation d’être. Chacun signerait sa vie, son passage sur cette terre, sa réalité d’homme et non son appartenance anonyme à un phantasme de groupe inexistant.

C’est le sens de notre lutte à “Témoignagefiscal”, elle vaut la contrainte pour nous d’être momentanément isolés. Enfin… c’est ce que nous espérons.

Les consciences ne s’éveillent pas :

Les hommes acceptent leur statut d’esclaves. Ils espèrent la mansuétude de leurs esclavagistes, un sort pour eux moins oppressant que celui du voisin.

Hélas, les esclavagistes n’ont aucune raison de modifier leur train de vie, d’épargner la peine et la sueur de leurs esclaves. Cela ira donc jusqu’à la mort économique des dits esclaves, qui la favoriseront eux-mêmes pour échapper à l’impôt.

Enfin, lors de la ruine générale, lors de la disparition totale de la responsabilité, du mérite, des réalités de la vie, le système implosera. Ceux qui ont profité du système actuel seront bien dépourvus lorsque, sur ses ruines, naitra le règne des maffias pures et dures, qui survivent à tout et prennent le pouvoir à la faveur des grands effondrements, la plupart du temps les armes à la main.

Ainsi s’achève ma lettre aux braves gens qui font la sieste, que le murmure lointain de mes écrits insupporte, ou qui l’ignorent superbement.

Bien cordialement aux autres, aux mini-minorités. H. Dumas

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L’Etat et la force, l’économie et le consentement (vidéo)

Bonjour,

Une nouvelle vidéo

 

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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Au courrier de ce matin, j’ai trouvé ça…

Au courrier de ce matin, j’ai trouvé ça

avis à tiers détenteurCa, c’est un avis à tiers détenteur de 1.066.876 € (on passe sur les centimes)

.

Cette somme, qui vise la SARL Les Hauts de Cocraud, correspond pour :

– 263.340 €, à une TVA récupérable du même montant, elle n’est donc pas due. Les biens sont dans une copropriété commerciale, assujettie à la TVA, composée d’environ 35 copropriétaires, tous ont récupéré cette TVA, sauf la SARL Les Hauts de Cocraud !!!

Non seulement la société ne doit pas cette TVA, mais c’est le fisc qui est débiteur envers elle de plusieurs dizaines de milliers d’Euros de TVA à la suite de la tempête Xynthia. Car, là encore, tous les autres copropriétaires ont perçu leur TVA récupérable sur les travaux, sauf la SARL Les Hauts de Cocraud !!!

– 803.536 €, à un redressement fiscal dont l’historique a été rapporté intégralement dans les colonnes de ce blog. Ce redressement fiscal est totalement irréaliste, que ce soit dans la forme de sa mise en œuvre ou dans son raisonnement fiscal. Il vise des sommes dont la preuve a été rapportée qu’elles sont indues.

 

En clair, cette somme de 1.066.876 € ne repose sur aucune réalité, ce billet n’a pas pour objet de revenir sur ce point.

 

Les vraies questions sont les suivantes :

 

Les personnes physiques qui  recouvrent cette somme, qui mettent en œuvre des actions coercitives qui ruinent la SARL, sont parfaitement conscientes que les sommes en jeu sont indues. Comment peuvent-elles agir de la sorte ? Que se passe-t-il dans leur tête ?

 

Ce sont les questions que se posent les hommes après toutes les catastrophes dont est cycliquement victime l’humanité. Les abus des contrôles fiscaux en sont une.

 

Pendant la guerre de 1914 à 1918, les généraux exigeaient de la chair fraiche pour alimenter leurs boucheries de proximité. Lorsqu’ils demandaient 100.000 hommes, on allait les chercher dans les campagnes, en un mois ils étaient liquidés. Ils en exigeaient 100.000 de plus, on allait encore les chercher. Cependant, que ce soit au front ou dans les états-majors, nul n’ignorait la vacuité de la démarche. Un siècle plus tard, la question que cela pose reste toujours incompréhensible. Il en est de même en 1930 en URSS avec Staline, en 1940 en Allemagne avec Hitler. Plus près de nous au Rwanda, en Syrie et ailleurs.

 

Il est ainsi des périodes ou la raison, bien que toujours présente, ne peut entraver la folie qui s’est emparée du pouvoir et de la société toute entière.

 

En réalité, dans ces périodes, le pouvoir échappe aux hommes, y compris  à ceux qui l’exercent. Soudainement, une immense sottise, totalement incontrôlable, capte le pouvoir et la situation échappe aux hommes de bien. C’est le règne de la connerie, que les historiens baptisent pudiquement les “périodes sombres de l’histoire”.

 

Est-ce à dire que ceux qui agissent dans ces périodes sont eux-mêmes des cons ? Même pas. Ils ne sont que faibles et perdus. Une force démoniaque s’empare de la société et impose ces folies. Lorsque cela est fini, c’est la gueule de bois pour tous.

 

Dans le cas présent

 

La folie démoniaque qui s’est emparée de notre société vise à réduire en cendre son économie. Y-a-t-il une raison logique à cette entreprise de destruction totale ? Non.

 

A terme, ce sera la ruine et la misère pour tous, nul ne l’ignore. Il n’empêche, la machine infernale est en route, rien ne peut l’arrêter. Peu importe les arguments ou les contre-arguments, aucun n’a prise sur la situation.

 

Ici, il faut que la SARL Les Hauts de Cocraud, qui ne doit rien à personne, se voit taxer de sommes inexistantes dont le recouvrement va, inexorablement, entrainer sa ruine. Cette somme bloque son compte en banque évidemment, mais aussi ses biens. Ce faisant elle l’empêche d’assumer ses charges de copropriété. Elle va aboutir à une vente à la bougie de lots actuellement invendables, qui malgré la vente judiciaire laisseront une ardoise de plusieurs centaines de milliers d’Euros.

 

Voici donc une société privée entièrement pillée, sans raison objective. Effectivement, pour la collectivité le bénéfice est de plus de deux millions d’Euros, soit un million de taxe indue, plus un million d’impôt sur la vente forcée.

 

Ce bénéfice est acquis par la collectivité au prix d’un pillage illégal, c’est-à-dire par le biais d’un acte inacceptable. D’autant plus inacceptable que, justement, l’homme supporte les contraintes de la société parce qu’elle prétend le protéger du pillage. Cette illégalité se pare d’un masque de vertu obtenu à l’occasion de procédures où le fisc abuse la religion des magistrats ou bénéficie de leur complicité, au choix.

 

C’est un peu comme si les forces navales déployées dans l’océan indien pour lutter contre les pirates se mettaient à rançonner les bateaux pour s’approvisionner !!!

 

Cette folie prédatrice de l’Etat français pose de graves problèmes. Dans les jours qui viennent, la Bretagne, qui se sent touchée globalement, risque de répondre à ces pillages par la violence si des sanctions lourdes sont prises contre ceux qui se sont révoltés face à toute cette folie, cette inversion des réalités.

 

Attendons, bretons ou autres, tout cela ne peut que mal finir.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Enfin, ça bouge.

C’est ce que je me dis chaque fois, puis, je suis obligé de me rendre à l’évidence, non, ça ne bouge pas.

Comment pourrait-il en être autrement, face à la propagande insensée dont sont victimes tous les habitants de ce pays ?

Hier donc, une journaliste me téléphone. Une professionnelle au demeurant charmante dont les besoins sont les suivants : “Je cherche une personne qui a eu un redressement fiscal, qui a l’impression qu’il est injustifié, qui accepterait de témoigner une minute et demie”. La messe est dite.

Je me permets de lui expliquer qu’il ne lui serait sans doute pas venu à l’idée de chercher en Afrique du Sud, à l’époque de l’apartheid, un homme de couleur qui lui aurait, en une minute et demie, expliqué pourquoi il trouvait sa situation injuste. Ou encore, avant le génocide au Rwanda, de proposer à un Tutsi d’exposer son cas devant une assemblée d’Hutus pendant une minute et demie.

Car nous en sommes là.

Comment faire face à 99% de français qui sont journellement les victimes de la propagande de l’Etat qui leur indique que leurs problèmes sont dus aux fraudeurs fiscaux, mais que les contrôleurs de Bercy veillent au grain et ont, heureusement pour eux, des résultats remarquables.

Qui, face à ce déferlement de propagande, pourrait comprendre, en une minute et demie, toute l’injustice du contrôle fiscal ? La mort économique distillée à petit feu, l’absence totale de droit pour le contrôlé, les pouvoirs exorbitants du contrôleur appuyé par le syndicat unifié des impôts, le droit au pillage revendiqué par l’Etat, la cupidité qui motive les professionnels engagées dans la prétendue défense des contrôlés, le saccage des forces vives de ce pays, etc…

Le résultat d’une participation à une telle émission ne peut qu’être catastrophique pour la cause des contrôlés fiscaux. Les téléspectateurs, dans leur grande majorité, auront déjà condamné le récipiendaire avant même la fin de sa minute et demie de prestation, s’il n’est pas carrément flingué par le journaliste qui présentera l’émission.

Si l’information existait

Le sujet est suffisamment grave et lourd de conséquences pour qu’une émission régulière en traite. Nous avons proposé aux différentes chaines cette émission, sans succès à ce jour.

Elle devrait, effectivement, se baser sur des sujets réels, mais ceux-ci devraient permettre d’ouvrir une discussion adaptée au cas imagé, par exemple l’opacité du déclanchement d’un contrôle, la difficulté de conserver une preuve du débat oral et contradictoire, l’invraisemblable pression du fait que la notification est exécutoire dès son émission etc…

Le débat devrait être de haute tenue et regrouper des professionnels, des psychologues, des politiques, des historiens, des intellectuels, voire des contrôleurs fiscaux s’il en existe susceptibles de parler librement,  etc…

Alors, peut-être serait-il possible de faire comprendre aux français, à condition que le temps ne soit pas limité et que l’émission soit programmée régulièrement, à quel point la fiscalité française et l’économie de ce pays sont de purs actes de folie, un suicide collectif.

Chacun comprend facilement qu’un héritier qui piocherait inconsidérément dans la caisse du patrimoine familial, sans prendre la peine d’abonder par son travail et son intelligence à l’entretien ou à l’augmentation de ce capital, finirait dans la misère, quand bien même la majorité de sa famille soutiendrait ses divertissements qui pourraient être de qualité.

Et pourtant, personne ne veut comprendre que ce qui est évident pour un groupe familial l’est pour tout autre groupe quelle que soit son échelle, ville ou nation.

Pendant ce temps

La destruction systématique des boucs émissaires que sont les contrôlés fiscaux, indistinctement accusés de fraude fiscale, continue.

Ces français plutôt globalement travailleurs, innovants, courageux, sont exterminés journellement de la façon la plus horrible qui soit.

Leurs révoltes et leurs souffrances arrivent, très atténuées, à la connaissance de la presse. Elle subodore un marché, mais elle n’imagine pas, pas encore, de s’évader de la propagande, ce ne serait pas immédiatement porteur.

La question est la suivante

La presse, donc la population, fera-t-elle son aggiornamento en ce qui concerne l’Etat, son rôle, ses dépenses et conséquemment l’impôt qu’il est en droit de lever ? L’Etat ne peut être, dans une société libre, qu’une assurance collective contre l’injustice inhérente à l’intérieur du groupe ou venant de l’extérieur. Il ne peut pas être un opérateur économique, répétons le : “L’Etat est la force, l’économie est le consentement”. La force ne peut pas avoir droit de cité dans l’économie.

Or, l’assurance est une formule mathématique de répartition d’un risque possible par une cotisation liée au risque. L’impôt, qui ne devrait être qu’une assurance, ne peut qu’être égal pour tous et lié au risque couvert. Tout le reste n’est que foutaise ruineuse.

Tout cela pourrait-il être évoqué volontairement et publiquement par la presse, avant qu’elle y soit tenue du fait de la faillite et de la ruine de ce pays ? C’est toute la question.

Bien cordialement. H. Dumas

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La vie, le capital, l’économie.

La société peut-elle se passer de l’économie ? Les individus peuvent-ils s’affranchir de l’économie ? Objectivement, je ne vois pas quel homme censé pourrait répondre oui à de telles questions.

Où les choses se compliquent c’est lorsque l’on tente de définir ce qu’est l’économie. Un écueil surgit aussitôt : l’échelle.

L’économie est-elle différente pour ceux qui raisonnent en dizaines d’euros par rapport à ceux qui raisonnent en milliards d’euros ? Je ne sais pas pour les milliards d’euros, mais je sais pour les millions d’euros : Il n’y a aucune différence dans la gestion de dizaines d’euros et celle de millions d’euros.

Et pourtant, peut-être induits en erreur par les agitateurs politiques de tout poil, de nombreux français croient que les problèmes qu’ils rencontrent à gérer leurs dizaines d’euros seraient immédiatement résolus s’ils passaient dans la case des millions d’euros.

Comme la plupart d’entre eux n’auront jamais à gérer des millions d’euros, ils ne courent aucun risque à imaginer que ceux qui ont cette charge sont dans une situation si différente d’eux qu’il n’y aurait aucun mal à leur faire les poches.

En clair, ils respectent le capital qui leur paraît accessible, ils ne respectent pas et sont prêts à piller celui qui leur paraît inaccessible. Il s’agit d’une grave erreur, aux conséquences mortelles pour la société.

Le capital

Il ne viendrait à l’idée de personne, et surtout pas des français champions des économies à la Caisse d’Epargne, de déposséder leur voisin qui a mis de côté mille ou dix mille euros.

Ils sont parfaitement conscients que cette somme, économisée au fil du temps, est d’une part une sécurité et d’autre part un outil pour l’avenir.

Ainsi, alors qu’ils sont parfaitement conscients du rôle du capital à ce niveau, il suffit de changer d’échelle pour qu’ils nient, avec énergie, l’intérêt d’un capital plus conséquent.

Et pourtant, paradoxalement, il ne se passe pas de jour sans qu’ils imaginent tout ce qu’ils pourraient entreprendre avec un capital supérieur à celui qu’ils possèdent.

Comment font-ils pour ne pas arriver à imaginer qu’il en est ainsi pour tous, qu’elle que soit l’échelle, dizaine d’euros ou millions, voire milliards, d’euros ?

Comment font-ils pour ne pas comprendre que rien ne peut être entrepris sans capital, alors qu’eux-mêmes subissent, pour la plus grande part, les dures contraintes générées par l’absence de capital ?

Souhaitent-ils pour les autres, pour leurs entreprises, pour l’ensemble du pays, les difficultés qui découlent pour eux de l’absence de capital ?

J’entends bien ici ou là ceux qui prétendent que : “Il ne peut y avoir de croissance infinie dans un monde fini”, donc pour eux le capital est inutile puisqu’il ne servirait que la croissance. J’ai déjà eu l’occasion de dire ce que je pense de cette phrase, je pense que c’est la plus con du monde. Ceux-là confondent progrès et croissance.

La vie et le capital

La vie est une constante mutation, l’inverse s’appelle la mort. Cette mutation est en grande partie indépendante de notre volonté, elle est naturelle.

Mais, il se trouve que l’homme, par son énergie propre, peut avoir une influence certaine sur les mutations de la vie. J’aurais tendance à appeler cette influence le progrès. Celui-ci n’est pas fatalement synonyme de croissance, il n’est qu’un des moteurs de la mutation et n’a pas à être jugé positivement ou négativement. Il est, un point c’est tout.

Le progrès, part humaine de la mutation générale, donc de la vie, est le fruit du travail et de l’imagination, le capital lui est indispensable, c’est lui qui permet d’engager ces deux processus.

Mais le capital est aussi le déclencheur de la responsabilité. Celui qui prétend prendre part aux processus de mutation de la vie, au progrès, doit engager sa responsabilité. Il le fait s’il engage son capital, quelle que soit l’échelle.

Le “concorde” fut un échec, car pour lui personne n’a engagé son capital. Aujourd’hui les éoliennes prennent le même chemin, en pire, pour la même raison.

La vie, l’économie et le capital sont étroitement liés. Quelle est cette folie qui prétendrait anéantir l’un tout en favorisant les autres ?

J’ai le plus grand mal à comprendre comment on peut ne pas percevoir cette évidence. Je n’ai pas l’impression qu’il faille des compétences exceptionnelles pour faire ce constat à sa propre échelle et se douter qu’il en est de même à toutes les échelles.

Qui sont donc ces fous qui crient : “Mort au capital” ? Ce sont les kamikazes de l’avenir de l’homme.

Je les plains, s’ils ne prennent pas conscience de leur folie, ce sont leurs enfants qui paieront pour eux, hélas.

Bien cordialement. H. Dumas

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Le collectivisme (vidéo)

Bonjour,

 

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

PS: Ces vidéos sont visibles sur YOUTUBE en tapant “LES PAPYS PAPOTENT”.

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