Tous les articles par Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

Le régime présidentiel : l’escroquerie du siècle

Le Général De Gaulle a mal vécu son andropause. Il a été assailli par des bouffées d’orgueil. Un grand garçon comme ça, qui s’est dépensé sans compter pour faire croire que la France n’avait pas perdu la guerre, allant même jusqu’à prétendre qu’elle l’avait gagnée, quel malheur ce caprice de fin de vie qui nous a entrainé dans un régime présidentiel.

Qui peut raisonnablement croire qu’un homme ait la compétence et la disponibilité nécessaire pour s’occuper seul de tout un pays de 60 millions d’habitants ?

Voyons, à 70 ans, âge auquel De Gaulle  a accédé à cette fonction, je peux en parler en connaissance de cause, le temps de travail effectif est de 4 à 6 heures par jour. Pendant pratiquement vingt heures le vieillard s’économise, impossible de faire autrement.

Le souvenir que j’ai De Gaulle ce sont ses voyages en province où il renouvelait, 20 ans plus tard, ses marches triomphales de 1944. Il levait les bras au ciel, la population se pâmait, j’en faisais partie. Aujourd’hui la chose me parait guignolesque.

Tout cela ne serait qu’anecdotique s’il n’avait pas mystifié le pays au point de lui faire croire que lui et lui seul menait les affaires.

Ce mensonge fut mortel. C’est à partir de lui que, par un référendum en plein brouillard, les français se sont équipés d’un Président de la République élu au suffrage universel, dépositaire de tous leurs espoirs, monarque absolu ayant la prétention d’avoir seul en charge la vie de chacun de nous.

Comment peut-on croire à de pareilles balivernes depuis plus de 50 ans ?

Ce quiproquo empoisonne la vie de notre pays, le rend “ingouverné”, en fait une dictature administrative invivable, incapable de solutionner les problèmes de sa population, de répondre à ses aspirations.

A froid, je crois que tout le monde peut comprendre que le Président de la République est un homme ordinaire, normal – on nous a même fait récemment des cours du soir à ce sujet – que, largement pris par ses obligations de représentation, il ne lui reste que très peu de temps pour manger, boire et dormir – baiser c’est même pas sûr – alors nos problèmes : vous imaginez….

Qu’il s’appelle de Gaulle ou Hollande, il ne peut que faire semblant.

C’est là que les choses se corsent. Faire semblant de gouverner pour un Président de la République qui a tout les pouvoirs c’est confier ses pouvoirs à des décideurs occultes, invisibles. Car, s’ils étaient visibles, toute la mascarade serait démasquée.

Conclusion : la réalité du pouvoir est confiée à l’administration, organisation invisible, anonyme, incolore et inodore. 

C’est de cette organisation structurelle que l’ENA tient son pouvoir et non de je ne sais qu’elle fraternité ou camaraderie qui ne sont pas plus présentes ici qu’ailleurs. C’est le régime présidentiel qui fait le lit des énarques, il faut en être conscient.

Résumons-nous :

La potiche Président de la République apparait dans son théâtre de marionnettes comme le sage, l’ultime et total décideur. Les spectateurs, les français, croient évidemment au spectacle qui leur est fourni. II faut dire que les artistes et tout le théâtre lui-même, du directeur aux machinistes et au dernier figurant, foutent le paquet dans les décors.

Le bon peuple applaudit à tout rompre ou siffle un bon coup, selon l’humeur. Mais il ne doute pas de la véracité de la scène. Alors que tout est faux, c’est du toc.

La réalité est que l’administration possède la totalité du pouvoir. Qu’ainsi la démocratie, soi-disant idéalisée par l’élection du Président de la République au suffrage universel, est en fait annihilée par cette élection.

Donc, l’administration décide, la potiche présidentielle incline légèrement la tête, les décisions sont expédiées dans les tuyaux, à charge par la bureaucratie de nous les imposer, par la force s’il le faut.

L’organisation part de la tête vers la base, il s’agit d’une dictature.

Certains sont assez naïfs pour imaginer qu’une dictature pourrait être “éclairée”. Qu’elle erreur !!! Erreur qu’ils font régulièrement et dont ils paient toujours cash et cher les conséquences, au point que l’on peut se demander à quoi sert l’expérience.

La dictature rénovée qui est en train de leur arriver sur le coin du nez ne va pas être piquée des vers.

La démocratie, ce seraient les électeurs, c’est-à-dire nous, qui choisirions nos représentants, puis ce seraient eux qui mettraient en œuvre la politique que nous aurions choisie.

Nous avons déjà vu, lors d’un précédent billet, qu’il va de soi que les candidats devraient s’engager sur un budget, être responsables de leurs engagements et sanctionnés en cas de non respect de ces engagements.

Ainsi, l’organisation politique de la France serait une démocratie partant de la base vers la tête.

Le Parlement serait le lieu de décision. Le Président de la République resterait la potiche qu’il est, mais au moins les choses seraient claires, le pouvoir ne serait pas entre des mains occultes, et personne ne pourrait rêver tout éveillé à un dictateur idéal.

Mais bon, nous ne prenons pas ce chemin. C’est pourquoi demain sera plus torride qu’aujourd’hui, de ce point de vue les prévisions météorologiques pourraient voir leurs simulations s’épanouir en politique, à la surprise des météorologues.

Chacun comprend la trahison ultime des socialistes qui ont gardé ce régime présidentiel, une petite minorité d’entre nous regrette les libéraux qui l’ont toujours combattu.

Bien cordialement. H. Dumas

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Je rends un tortionnaire heureux

L’affaire est simple.

Blazy, cadre supérieur de la Stasi fiscale de l’Hérault, dont les revenus sont confortables, qui connait parfaitement la situation impécunieuse dans laquelle ses services m’ont entrainé illégitimement, en m’escroquant – il n’y a pas d’autre mot pour exprimer leur action –, éprouve une joie sadique et malsaine à saisir mes biens personnels pour recouvrir la prime que La Cour d’Appel de Paris lui a confraternellement octroyée à titre personnel.

Voici le commandement délivré par l’huissier qu’il a choisi pour ses basses œuvres. Ce n’est pas un inconnu cet huissier, c’est lui qui a déjà fait vendre un de mes appartements pour une dette de TVA imaginaire, dont je n’ai jamais été débiteur. J’en ai apporté la preuve – que je peux toujours fournir – sans que jamais les différents tribunaux saisis n’aient éprouvé le besoin de vérifier les comptes. Dans cette vente j’ai perdu 150.000 €, une paille pour ceux qui se réjouissent de profiter indûment de l’argent et du travail des autres.

Le lien vers le Commandement au fin de saisie vente

Cette démarche est intéressante de la part de Blazy. Elle permet d’y voir un peu plus clair dans la personnalité de ces gens.

Il vous arrive, j’en suis sûr, ici ou là à l’occasion de discussions enflammées, d’évoquer la perversion de ceux qui traquent l’innocent, qui le transforment en coupable, pour ensuite l’immoler sur l’hôtel de l’idéal collectif. Vous vous dites : mais qui sont-ils pour agir ainsi ?

Vous prenez pour exemple les curés à l’occasion de leur crise inquisitoriale, ou encore les généraux et leurs adjudants à l’occasion de toutes ces belles guerres qui se finissaient au corps à corps, au couteau, plus prés de nous les polices politiques ici ou ailleurs, encore plus prés les nouveaux fanatiques religieux.

Mais, chaque fois, la main sur le cœur, ceux qui vous gouvernent vous affirment que tout cela est du passé, qu’aujourd’hui il n’y a plus d’homme de cette trempe en France, plus de tortionnaire mon brave monsieur dans notre société fraternelle et égale. Et pan, voilà Blazy, le petit Blazy, menteur, falot, prétentieux mais néanmoins tortionnaire.

Aie, gaffe à la diffamation. Pas de problème je vais prouver la véracité des adjectifs qualificatifs que j’emploie. Qui ne sont pas diffamatoires. Ils ne sont que la façon d’exprimer en français des choses réelles.

Pour ceux qui sont soucieux du détail, deux liens : jugement 31-10-2012 pour consulter le jugement de première instance qui me vit gagner contre l’attaque de Blazy. Arrêt du 28 Mai 2014 (signification) pour consulter l’arrêt de La Cour d’Appel qui remit Blazy dans ses pouvoirs qui ne peuvent souffrir aucune réserve – il s’agit de Bercy, tout de même – convenons-en.

Pour les autres un condensé des évènements. Blazy est le chef hiérarchique des inspecteurs Garcia et Giugleur, double pâte et patachon de la fiscalité, qui n’ont pas hésité à me coller une opposition à contrôle fiscal aussi incroyable que comique, dont malheureusement vous ne pouvez plus profiter. La “Justice” de notre pays considère que les agents fiscaux en service restent dans le cadre de leur vie privée (!!!), j’ai donc dû supprimer de mon blog la vidéo des exploits de ces deux comiques.

Bref, après le passage de ces deux zouaves, la hiérarchie “stasiale” m’a reçu en la personne de Blazy. J’ai enregistré notre entretien.

Dans cet entretien, que vous ne pouvez plus entendre mais que j’ai toujours – que je tiens à la disposition de la justice – Blazy ment.

Il présente au début de l’entretien un de ses collaborateurs comme chargé de réaliser un compte-rendu de notre réunion. Cet homme prend effectivement en note toute la rencontre.

Lorsque plus tard je demande à Blazy ce compte rendu, il m’affirme qu’il n’existe pas. Ce qui est évidemment faux. Ce qui est vrai c’est que Blazy ne souhaite pas que soit divulguée la teneur de nos échanges. Je publie alors l’enregistrement sur ce blog.

Dans cet enregistrement, Blazy apparait effectivement falot et prétentieux, pas à la hauteur du sujet. Sa hiérarchie est sans doute catastrophée, son syndicat outré, alors Blazy m’attaque pour : atteinte à sa vie privée !!!

Là, une minute d’attention, nous discutons dans ses bureaux – pas chez lui dans son petit intérieur cosy et privé – de ma vie privée à moi, de mes sous qu’il me pique par semi-remorques complets, me ruinant. Et, c’est lui, le pauvre chou, qui se plaint d’une atteinte à sa vie privée !!!

En première instance, il perd, sec.

Mais, en appel, ils sont chez eux. Entre Bercy et La Cour d’Appel de Paris il n’y a pas l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette de séparation. Ils sont tous les deux en haut sur le siège de la tondeuse, pas en bas avec nous les vers de terre et les fourmis. Non seulement je perds, mais une petite prime est accordée à Blazy pour la peine. Pensez cher monsieur, il a tant souffert….

Jusque là rien que de très classique, tout le monde connait. Enfin tous les torturés, les gueux, les assujettis, les “fraudeurs fiscaux”, nous quoi….

Blazy aurait pu se contenter de voir ses lacunes d’homme ne plus être exposées sur mon blog, à la vue de tous. Mais non, l’idée de me torturer en réclamant sa petite prime, alors qu’il sait parfaitement que je ne peux pas la payer, le met dans une joie folle.

N’est-ce pas pour jouir de ce type de situation qu’il fait ce métier, qu’il a “embrassé” cette carrière de délateur et de tortionnaire ?

Il me rappelle cette histoire du scorpion qui veut traverser la rivière et demande à la grenouille de le porter sur son dos.

– Non dit-elle, je n’ai pas confiance tu risques de me piquer.

– Je te promets que non, dit-il.

Elle le prend sur son dos. Au milieu de la rivière il la pique.

– Tu m’avais promis, dit-elle avant de mourir.

– Je sais, mais je n’ai pas pu m’empêcher.

Moralité : Un tortionnaire est un tortionnaire, c’est à ses tortures, petites ou grandes, qu’on le reconnait. Pas vrai Blazy ?

Bien cordialement. H. Dumas

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La compagnie de CRS

Cet après-midi à Bercy, à 18H, nous avons été accueillis par une compagnie de CRS.
Je vais, tous les deuxièmes Jeudi du mois depuis un an, me recueillir à Bercy, face au tombeau de mes économies disparues. Je vous propose régulièrement d’en faire autant, l’exercice est salvateur. En principe mon épouse et moi-même sommes seuls. Une amie participe à notre peine, Sylvia, elle la partage. Quelques fois aussi un parent proche, rarement un inconnu. Il ne s’agit en aucun cas d’une manifestation. Chacun se recueille en silence. Seul dans son recueillement, comme il se doit.

Or, aujourd’hui, à 18H, une compagnie de CRS, plus une chef des renseignements généraux, nous attendent. Les deux sont en contact constant et direct par talkie-walkie avec la hiérarchie centrale dont ils reçoivent les ordres sans interruption. Je suppose qu’ils étaient en ligne avec Cazeneuve lui-même,.

Je me dis, stupéfait, que nous allons être des milliers à nous recueillir, que les renseignements généraux qui savent tout en sont informés, alors que moi évidemment je l’ignore.

Imaginez mon émotion à l’idée d’un tel mouvement de piété, la force romantique et désespérée d’une foule venant en silence honorer la disparition de ses économies, là à Bercy où elles ont disparu.

Formidable non ?

Revenons sur terre. Les forces du désordre nous apostrophent en ces termes :

– Vous êtes la manifestation qui nous a été signalée ?

Nous répondons :

– Pas du tout, nous ne sommes là que dans le cadre d’un recueillement personnel.

– Ce n’est pas possible, nous disent-ils, vous devez aller manifester en face, c’est là que nous sommes chargés de vous conduire.

Nous expliquons alors que nous ne souhaitons nullement manifester, que notre présence est personnelle, affective, sentimentale.

Rien y fait, nous sommes sommés d’aller manifester en face.

Quelques minutes d’explication plus tard nous comprenons que nos amis “Contribuables Associés“, qui sont pointilleux sur la réglementation et fâchés après le député Thévenoud, ont demandé et obtenu le droit de manifester, justement aujourd’hui Jeudi de 18H à 19H, devant Bercy.

Enfin, pas exactement devant Bercy, mais sur la place entre entre Bercy et le troquet d’en face, où nous allons boire un “Viandox” l’hiver après nous être pelés à l’occasion de nos prières mensuelles.

Voilà nos musclés CRS qui, face à notre incrédulité, commencent la manœuvre de la tortue romaine chère à Uderzo et Goscinny. Ils se rapprochent de nous, nous sommes quatre malingres, ils sont une dizaine de colosses, et nous canalisent tels les bisons des grands espaces, pour nous emmener au marquage.

Mais nous nous insurgeons. Nous respectons évidemment nos amis “Contribuables Associés”, mais nous ne voulons pas manifester pour Bercy, contre un député tombé dans une misère si grande qu’il n’arrive pas à payer ses impôts.

Nous sommes alors avertis par les CRS que nous allons être embarqués au poste.

En résumé la situation est la suivante :

Nous sommes sur la place publique de Bercy, où nous ne manifestons rien d’autre qu’une pensée, un souvenir à nos économies disparues, ceci en silence, sans signe extérieur, au point de passer inaperçus depuis un an. Quand “Contribuables associés” dépose une demande d’autorisation pour une manifestation, que nous respectons mais qui nous est complètement étrangère, à laquelle les CRS accompagnés des renseignements généraux nous somment de participer, nous précisant qu’en cas de refus nous serons emmenés de force au poste de police. Tout va bien.

Après une négociation serrée nous avons obtenu, de haute lutte, le droit d’aller boire notre coup traditionnel au troquet d’en face. Quel beau pays, de liberté, la France.

Pour en revenir au député Thévenoud, est-ce un bon procès ? Car enfin, n’est-il pas dans la ligne ? Ne devons nous pas avoir les députés les plus pauvres du monde ? L’honneur d’un député n’est-il pas d’avoir été incapable de gagner le moindre sou, d’avoir fait la moindre économie ? Ne sont-ils pas surveillés très strictement à ce sujet ? N’ont-ils pas tous fait des déclarations sur l’honneur de ne rien posséder après des années d’études et de travail acharné ?

Alors, dans cette optique, Thévenoud n’est-il pas le meilleur d’entre eux, bien au dessus de l’autre ? Lui qui n’arrive à payer ni ses impôts, ni son coiffeur, ni son boulanger, tant sa misère est profonde.

Tout va bien, je m’entraine pour arriver le plus tôt possible à marcher sur la tête, comme tout le monde. Bien cordialement. H. Dumas

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Mobilisons nous pour la révolution

En 1789, malmenée par une élite frivole, cynique et dispendieuse, incompétente et totalitaire, sans égard pour la population, au service d’une noblesse internationale, nourrie à la brioche, la France se révolte.

Cette révolte enfante un texte fondateur, dont la qualité et la concision forcent le respect, qui aura une audience mondiale, qui est l’égal des plus grands textes civilisationnels, dont aujourd’hui notre république se recommande sans ambiguïté, c’est “LA DÉCLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN DE 1789”

En effet, notre constitution en vigueur commence ainsi : Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’Homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu’aux droits et devoirs définis dans la Charte de l’environnement de 2004.”

Ce billet se propose de s’attarder sur cinq articles de cette déclaration et de faire la démonstration de la trahison par nos dirigeants de ces articles, contrairement à l’affirmation du préambule de notre constitution.

L’Article XIII

Il dit ceci : “Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable. Elle doit être également répartie entre tous les Citoyens, en raison de leurs facultés.

Ainsi :

-1°- Toute dépense qui n’est pas attachée à l’entretien de la force publique ou aux dépenses d’administration est anticonstitutionnelle. Je vous laisse le soin de calculer la part du budget de l’Etat qui ne correspond pas à cette définition, par exemple l’éducation, la santé, la SNCF, etc… A la louche, je dirais au moins 80%.

-2°- La contribution doit être “également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés”.

Seule la taxe unique ou “flat taxe” correspond à cette définition, c’est à dire un pourcentage égal pour tous, appliqué à tous les revenus sans exception, elle est inconnue en France.

Notre impôt progressif est anticonstitutionnel, ainsi que la TVA et les taxes fixes du type impôt foncier, taxes sur l’essence, le tabac, les charges sociales, etc… Autant d’impôts qui ne sont pas répartis également entre les citoyens en raison de leurs facultés.

L’Article XIV

Il dit ceci : “Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs Représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.”

Nous avons déjà eu l’occasion de nous expliquer sur les conséquences pratiques que cet article devrait impliquer du fait de l’éloignement de l’élu par rapport aux citoyens dans une démocratie devenue aussi vaste que la notre. A savoir, l’obligation pour les candidats à des postes électifs de fournir un projet de bilan économique certifié et d’être responsables de son application en cas d’élection.

Mais attardons nous un instant sur l’Article 40 de notre constitution qui dit ceci : “Les propositions et amendements formulés par les membres du Parlement ne sont pas recevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence soit une diminution des ressources publiques, soit la création ou l’aggravation d’une charge publique.”

L’Article 40 de notre constitution annihile totalement nos droits ou ceux de nos représentants à déterminer “la quotité, l’assiette de la contribution publique” tel que cela est défini dans la déclaration de 1789.

Il est tout à fait possible d’affirmer que la constitution de 1958 est totalement incohérente par rapport à la déclaration de 1789, puisque nos représentants ne disposent pas du droit de proposer une diminution de l’impôt ou une augmentation les charges de l’Etat, seul le gouvernement dispose de cette faculté.

Là est la clef de la dictature qui nous dirige et de ses dérives.

Le gouvernement se résume à une poignée de “serre-pinces” qui n’a pas le temps de faire autre chose que de la représentation. Les cabinets, qui sont les gouvernants réels, sont composés d’une élite interchangeable – et “interchangée” régulièrement –  avec celle qui dirige les grandes entreprises.

Or, ce sont eux et eux seuls qui ont le pouvoir de décider de notre contribution fiscale. Je suppose que vous voyez l’inconstitutionnalité de la chose et les conflits d’intérêts qui arrivent au galop.

Notre dérive fiscale et donc structurelle, liée à la non-conformité de notre constitution à la Déclaration de 1789 dont pourtant elle se recommande. C’est la totalité de notre fiscalité qui est anticonstitutionnelle.

C’est grave, très grave.

L’Article XVII

Dans un tout autre ordre d’idée, il dit ceci : “La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité”.

Ainsi :

Tous les documents d’urbanisme de France et de Navarre qui déclassent artificiellement des terrains factuellement constructibles en les classant en zones réservées ou agricoles portent atteinte évidemment à la propriété privée. Ces déclassements n’étant accompagnés d’aucune indemnité juste et préalable, ils sont anticonstitutionnels.

Conclusion

De grands penseurs, sous le joug de la dictature politique d’une classe de privilégiés pendant des siècles, ont produit, poussés par l’énergie du désespoir, un texte magique, d’une clarté et d’une simplicité unique : “la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789”.

Tout comme les poilus de 1914 ils pensaient sans doute : “plus jamais ça”. Malheureusement notre réalité c’est : “toujours et encore plus ça”.

La révolution est plus que jamais d’actualité, faisons là.

Car nous n’avons que deux solutions possibles :

– renier définitivement la révolution de 1789 et ses symboles, ne plus fêter le 14 Juillet, débaptiser la place de la Bastille, faire disparaître de notre constitution la déclaration de 1789, etc…

– ou laisser à l’esprit de la révolution toute sa place et toutes ses vérités, celles qui ont séduit le monde. Mais, cette mise à jour implique une nouvelle révolution tant les intérêts catégoriels ont dévoré les valeurs de notre collectivité.

Bien cordialement et à Jeudi. H. Dumas

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Le crédit : une drogue dure

En règle générale, une drogue est un produit dont l’absorption procure un plaisir immédiat suivi, à plus ou moins long terme, de conséquences dévastatrices.

Face à toutes les drogues les sociétés sont systématiquement divisées tant ces produits sont séduisants et difficiles à gérer. Les drogues entraînent les hommes dans la fameuse posture de “je t’aime moi non plus”.

Prenons l’exemple du vin. Il ne se passe pas une année sans qu’une équipe de scientifiques au dessus de tout soupçon, après une enquête décisive, nous déclare qu’un verre de vin par jour est bon pour la santé.

Évidemment ces gens ne s’adressent qu’à des surhommes.

En effet, les difficultés de ne boire qu’un verre de vin par jour sont insurmontables pour le commun des mortels. Car, n’ayant alors que le goût sans l’ivresse, le consommateur est cantonné exclusivement aux grands vins, mais ceux ci sont hors de prix et ne se conservent pas une fois la bouteille ouverte. Pendant que les vins ordinaires sont si pénibles à boire que se priver de l’ivresse compensatoire qu’ils procurent revient à boire journellement un verre de mauvais médicament, dans ce cas un simple cachet est préférable.

Il n’y a donc que deux postures raisonnablement accessibles avec le vin pour les hommes ordinaires que nous sommes : ne boire que de l’eau ou se péter la gueule avec insouciance.

Le crédit a sur l’économie les mêmes effets, il apporte une satisfaction immédiate suivie la plupart du temps de conséquences terriblement néfastes. Conséquence, on n’y touche pas ou on en devient addict.

Malheureusement, non seulement tous en abusent, tous sont dépendants, mais l’organisation sociale, à tous les niveaux, est complice de cette dépendance.

La crise

Les plus grands économistes s’interrogent sur la crise, sur ses causes, sur les responsables. Tous passent par la case “crédit impliqué”, mais uniquement parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement.

Très rapidement, selon leurs sensibilités, ils accusent les banques privées ou les Etats d’avoir édité de la fausse monnaie pour s’enrichir sur notre dos, de trop intervenir ou de ne pas assez intervenir.

Ils passent à côté du vrai problème qui est bien plus simple, bien plus prosaïque.

Enivrés par l’essor fabuleux de l’économie libérale, les occidentaux, consommateurs et producteurs réunis qu’ils sont à tour de rôle, ont refusé le rythme lent de l’économie. Ils ont souhaité la doper à l’aide de la drogue dure du crédit.

Cette volonté a été portée par tous, industriels, hommes de l’Etat, consommateurs, il n’est pas utile de stigmatiser ceux qui se sont enrichis en jouant la partition, ils n’ont abusé personne, tous étaient consentants.

C’est alors que la société s’est formatée pour répondre à ce souhait universel.

Bercy et ses tueurs portent la principale responsabilité. Que dire d’une fiscalité qui favorise à outrance l’emprunt, en refusant la déduction globale immédiate des investissements pendant qu’elle accepte la déduction des intérêts accompagnant les crédits consacrés aux dits investissements ? Que c’est de la folie bien sûr.

Que dire d’une administration de l’Etat, responsable de sa comptabilité, qui laisse ce dernier emprunter dans des proportions qui le mettent en cessation de paiement, sauf à devoir fabriquer de la fausse monnaie ou des impôts insoutenables ? Que cela est une honte, une immense responsabilité que la chasse aux sorcières, aux boucs émissaires, aux soi-disant “fraudeurs fiscaux” ne pourra pas longtemps dissimuler.

Les banquiers, accusés indéfendables. Ils ont bafoué, dans cette folle course aux crédits, toutes les règles universelles de l’économie. Ils ont prétendu que la “main invisible” autorisait toutes les dérives mafieuses, ils se sont affranchis des règles universelles. Force est de constater que la “main invisible” existe bel et bien, car elle leur est revenue en pleine poire.

Les hommes de l’Etat. Leur incompétence économique ne peut pas être une surprise. Par contre leur cupidité en est une. Ne prétendent-ils pas être au service des plus humbles, ce que d’ailleurs personne ne leur demande, n’avons nous pas déjà pour cela les Évêques et le Pape ? Au nom de cet apostolat, ils lèvent des impôts disproportionnés, dont paradoxalement, in fine, les plus humbles ont la charge.

En réalité.

La moindre des objectivités serait d’abord d’accepter, tel l’alcoolique qui veut s’en sortir, de regarder en face son vice, sa drogue : “le crédit”, d’en parler. Mais non, cela ne parait pas possible.

Tous cherchent un responsable alors que ce sont eux qui sont tous responsables pour s’être aveuglément adonnés à la drogue dure du crédit.

Le crédit emportera tout puisqu’il est arrivé au niveau ou nul ne peut plus le rembourser.

Parlons d’après.

Après le fond du trou dont je vous laisse le choix prévisionnel : ruine totale de la monnaie, du pays, mort programmée des plus faibles, guerre civile, guerre extérieure, vous avez le choix….

Donc, après le trou, mettons dans dix ans, je propose ces choses simples.

-1°- Le crédit est autorisé sans limite aux individus. Après tout, nous sommes des hommes libres et responsables, celui qui s’endette trop et ne peut pas payer peut toujours assumer par sa ruine totale, sans que les autres n’en pâtissent plus que ça.

-2°- Les entreprises, à partir d’un certain chiffre d’affaires ou un certain nombre de salariés qui les rend collectivement responsables n’auront plus le droit d’emprunter au delà du montant global du patrimoine de leurs actionnaires.

-3°- L’Etat, les collectivités ou les entreprises dans lesquelles l’Etat est actionnaire n’auront pas le droit d’emprunter. La trésorerie de ces organismes sera limitée aux impôts qu’ils seront en mesure de lever avant tout investissement.

Evidemment, finis les enrichissements sans cause des banquiers ou des hommes de l’Etat, ils seront face à la réalité de la vie et non face au mirage de l’argent facile dont les traites sont à payer par leurs enfants.

Sûr que le rythme va changer, il va falloir s’armer de patience, mais c’est à ce prix que la vie peut redevenir possible.

Recueillement :

Je vous propose d’y réfléchir en silence, Jeudi prochain 11 Septembre de 18H à 19H, tout en nous recueillant, comme tous les deuxièmes jeudi du mois, devant la “Bercyenne” tombe gigantesque de nos économies disparues. 

Bien cordialement. H. Dumas

 

Une lueur d’espoir avec le lien suivant qui nous vient d’Eric David d’ObjectifEco.

http://www.objectifeco.com/riche-rentier/fiscalite/impots/usa-comment-tout-un-peuple-s-est-fait-escroquer-par-son-gouvernement.html

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Tout à l’envers (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. E. Bolling et H. Dumas

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Le pouvoir est aux insolvables

La démocratie est formidable, nul n’imagine, en tout cas pas moi, dire le contraire. Ceci posé, force est de constater un léger défaut : la misère y fait plus recette que la prospérité. C’est un peu gênant et pas très encourageant pour l’économie.

Toutes catégories confondues, nos hommes politiques tentent de séduire les miséreux, les calamiteux, en leur proposant l’accès – le plus souvent symboliquement, conceptuellement, pas vraiment dans les faits – à la richesse, au confort, tout cela avec l’argent des autres, donc des non miséreux, de ceux qui possèdent.

Ce schéma est prégnant, il conditionne complètement la vie politique. Tant est si bien que cet ordre des choses : “chacun doit donner ce qu’il a gagné à ceux qui n’ont rien gagné”,parait parfaitement naturel au plus grand nombre.

Sauf que cela est complètement irréalisable pour de vrai. C’est tout con, peut-être injuste, mais c’est ainsi. C’est une abstraction, spécialité récurrente de nos hommes de l’Etat.

Doit-on condamner la démocratie ?

Evidemment que non. Il faut simplement comprendre que courir le cent mètres avec des palmes et un tuba n’est pas la meilleure solution pour passer au dessous de la mythique barre des dix secondes. C’est là que réside le problème.

La démocratie n’est pas faite pour gérer l’économie. Elle est faite pour gérer les libertés politiques et morales.

Quelle idée bizarre de l’avoir entrainée dans la régulation de l’économie !!!

Pourquoi les hommes politiques s’évertuent-ils à se prétendre compétents dans un domaine où il est clair qu’ils ne le sont pas ? Réponse : parce qu’ils sont faibles.

Ils sont comme ces parents dont les enfants attendent évidemment des exploits, qui se ridiculisent à leur faire croire qu’ils en sont capables. Ils perdent leur prestige, l’estime et l’avenir de leurs enfants. Combien sont-ils à être humbles devant l’admiration naturelle des enfants, à leur expliquer qu’eux-mêmes ne sont que des enfants vieux avec toujours les mêmes limites, les même craintes, les mêmes incompréhensions face à la vie et à la mort ? Pas beaucoup et pourtant tous devraient être ainsi.

La situation est identique pour les hommes politiques qui nous prennent pour leurs enfants et que la plupart d’entre nous prennent pour leurs parents.

Nos braves élus roulent donc les mécaniques et affirment : “nous allons vous rendre tous égaux”. Cela est peut-être possible politiquement, humainement, moralement, parce que les règles sociales sont des règles créées par l’homme, dans un périmètre déterminé et sans interférence sur les autres périmètres, sur lesquelles l’homme a donc une influence majeure. Il peut sur ces sujets envisager une planification,  encore que … Est-ce bien là l’idée de liberté qui porte la démocratie ?

Par contre, les règles de l’économie sont universelles, n’ont aucun périmètre. Ce sont elles qui s’imposent à l’homme, pas l’inverse. Aucune planification ne peut les contraindre, les faire prospérer artificiellement.

Les politiques n’ont aucune légitimité à organiser l’économie. Elle n’est tout simplement pas organisable.

La lecture des économistes actuels vous en convaincra si vous en doutiez. Ils ont des compétences certaines à analyser le passé à l’aide de courbes et de tableaux très sophistiqués, mais dès qu’ils prétendent parler de l’avenir : c’est le drame.

Sauf pour ceux qui se limitent, telle l’école autrichienne, à expliquer que nul ne peut maitriser les intérêts individuels sans lesquels il n’y a pas d’économie, dont le foisonnement, qui doit être favorisé, crée seul l’économie mais est imprévisible.

Nous en revenons aux fondamentaux : Liberté, propriété privée et capital, concurrence.

La bouchée du bon Dieu : l’immobilier.

Tout est dit et écrit à son sujet. Or tout est simple. Il n’y a plus de marché immobilier parce que d’un côté n’y a plus de client solvable pour les projets proposés et de l’autre plus de projet en adéquation avec les clients solvables.

C’est le miracle de la planification et de l’intervention de l’Etat.

Nos politiques ont deux objectifs : loger les impécunieux et épater la galerie avec leurs réalisations urbanistiques. Les insolvables applaudissent des deux mains.

Les solvables se foutent de l’exploit architectural, ils veulent être bien chez eux et si possible ne pas partager leur palier avec un insolvable dont le coût est reporté sur leur propre achat, on peut les comprendre.

Moralité : Les projets en cours, multiples et identiques, ne trouvent plus preneurs, mais les banques les ont financés, d’où la panique actuelle des gouvernants.

Qui le premier des hommes de l’Etat ou des opérateurs prendra les décisions nécessaires pour que le marché de l’immobilier renaisse, le temps presse.

Sans quoi nos banques ont de grande chance de se bomber une bonne crise de l’immobilier, comme aux USA ou en Espagne… avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer.

Hélas, je crois que ça va être très dur d’y échapper.

Cordialement. H. Dumas

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L’unique monnaie

Le combat fait rage. Doit-on ou ne doit- on pas fabriquer des billets, laisser filer les crédits, augmenter la masse monétaire ?

Voilà un sujet qu’il est bien présomptueux d’évoquer si l’on n’est pas, au moins, professeur honoraire d’une université incontestée.

Alors vous et moi : “de quoi j’nous mêle ?”

Cependant, si l’on n’a pas la légitimité pour donner des réponses, il nous reste celle de poser des questions.

Première question : la monnaie, voyons voir, c’est bien ce truc qu’on nous donne en échange du paiement de ce que nous vendons (biens ou travail) et qui nous permet ensuite d’acheter ce dont nous avons besoin ?

Sans aucun doute la réponse est oui. Alors là, attention, la monnaie est donc essentielle. Pas question d’être payé en yaourts périmés. Il faut que la monnaie soit sûre, enfin disons plutôt qu’il faut que nous soyons persuadés qu’elle est sûre.

Deuxième question : comment pouvons nous être surs qu’elle est sûre, la monnaie ?

Il y a bien longtemps la monnaie c’était l’or. Puis l’économie, enfin disons la division du travail, s’est tellement développée que troc et or n’ont pas suffi à concrétiser les échanges. Sont alors apparus le billet de banque, puis le dépôt bancaire, simple écriture.

Troisième question : dans ces conditions quel billet et quel dépôt bancaire sont sûrs ? La bonne réponse est : aucun, puisqu’aucun ne correspond à une réalité concrète.

Nous sommes donc définitivement condamnés à échanger nos biens ou notre travail contre du vent, au moins pendant le temps nécessaire à échanger plus tard ce vent contre une chose concrète.

Quatrième question : qui décide du vent (de la monnaie) que nous allons accepter entre deux achats concrets?

La réponse est : nous et nous seuls. Nul ne peut nous imposer par la force le choix de la monnaie. Ou alors, il s’expose à ce qu’apparaisse aussitôt une monnaie parallèle, au marché noir. C’est trop important la monnaie pour qu’on laisse son voisin la choisir pour soi.

Donc, chacun choisit sa monnaie. Ainsi, entre tous ceux qui commercent,  une majorité va se retrouver inévitablement sur une monnaie, laquelle va devenir naturellement l’unique monnaie, reconnue comme référence. La valeur des autres sera callée sur cette monnaie de référence.

Moralité : nul ne peut décréter la monnaie unique, l’imposer. Certains en rêvent, en effet elle serait la pierre philosophale, le papier qui transformerait le vent en or.

C’est ici qu’abondent les escrocs, chez certains hommes de l’Etat peu scrupuleux.

Il est aisé de comprendre que celui dont la monnaie à été choisie pour unique ou ultime monnaie est avantagé. Sa masse monétaire va correspondre à sa propre richesse plus celle de tous ceux qui font confiance à sa monnaie. S’il édite de la fausse monnaie, cela ne sera pas visible.

Tous ceux qui prétendent battre monnaie voudraient se trouver dans cette situation.

Ce souhait est complètement stupide. Cette situation n’a rien de confortable. Il suffit que, pour des raisons aussi irrationnelles que celles qui on fait choisir au plus grand nombre cette monnaie (ce vent), ils s’en détournent pour qu’elle redevienne ce qu’elle est vraiment, c’est à dire rien. Bien qu’éphémère cette situation confortable fait rêver tous les États faux monnayeurs.

Quoi de plus pratique que de piquer dans la caisse d’une monnaie qui ne correspond à rien mais dont tout le monde fait mine de croire qu’elle a de la valeur ?

N’ayant pas cette facilité à leur disposition, nos hommes de l’Etat rêvent alors d’une autre méthode, il s’agirait pour eux d’emprunter en donnant en garantie nos dépôts.

Faisons simple

Imaginez une entreprise de sécurité qui va chez son banquier pour contracter un prêt d’un million d’Euros. Le banquier étonné lui demande des garanties, les bilans de cette entreprise étant catastrophiques. Alors, l’entrepreneur répond qu’effectivement ses comptes sont négatifs depuis quarante ans, mais il dit au banquier de ne pas s’inquiéter…il possède les clefs de toutes les maisons dont il a la surveillance et a donc accès à toutes les richesses qu’elles contiennent…..!!!! Convenez qu’il n’aurait pas intérêt à ce que ses clients soient au courant….il se doit de les embrouiller.

C’est ainsi que nos dirigeants faux monnayeurs se proposent d’agir pour boucler leurs fins de mois, à l’aide de prêts dont nous sommes les garants avec nos richesses personnelles.

Dans le même temps ils essaient de nous faire croire que notre “monnaie unique” pourrait servir d’unique monnaie. En réalité, Ils rêvent de taper dans la caisse, sans que cela se voit.

Manque de pot, ils ne remplissent pas les conditions pour devenir l’unique monnaie.

Ont-ils compris que les conditions ne sont que très peu comptables ? Qu’elles sont avant tout morales, conjoncturelles. Que de la façon dont ils s’y prennent, qui ne trompe personne, ils n’ont aucune chance de devenir les tenants de l’unique monnaie et toutes les chances de simplement nous ruiner.

Conclusion : ce rêve qu’ils poursuivent de battre une monnaie unique, de référence, au delà de nos richesses réelles disponibles, est totalement irréaliste au vu de leur indélicatesse générale et ne peut que finir en catastrophe. Quant aux prêts qu’ils contractent, les plus pauvres de nous seront amenés à les payer un jour par la dépréciation de la monnaie, son retour au vent.

Bien cordialement. H. Dumas

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Baiser de la vie ou baiser de la mort ?

C’est la question qui vient à l’esprit lorsque planification et économie s’embrassent sur la bouche, ce qui fut le cas à l’occasion de la venue du Premier Ministre planificateur à l’université d’été du syndicat des patrons de l’économie.

Était-ce le baiser de la vie ou le baiser de la mort ?

Monsieur Valls déclare à Monsieur Gattaz : nous avons besoin de vous. La salle applaudit debout !!!

Allons bon ! Qu’en est-il ?

Récapitulons les éléments de la problématique.

L’Etat planificateur est en faillite personnelle, il ne maîtrise pas ses dépenses. Tel le joueur de casino aux abois il se “met tapis” dans l’espoir de se refaire la cerise. Pour cela, il multiplie ses espaces d’intervention et augmente la pression fiscale.

Et… le cœur sur la main… il vient déclarer à ceux qu’il dépouille : j’ai besoin de vous, travaillons ensemble. Ils l’applaudissent debout.

Avec à peine d’imagination vous pouvez la refaire en plus intime.

Pour des raisons liées à une mauvaise appréciation de vos dépenses et de vos ressources, votre ménage est en faillite personnelle : maison trop grande, voiture trop grosse, vacances trop loin et trop répétées, enfants dépensiers, trop de restaurants coûteux, trop de réceptions ruineuses, salaire insuffisant, autant d’éléments que vous n’arrivez pas à maîtriser, qui plombent votre découvert de façon irréversible.

Vous vous précipitez, le cœur sur la main, chez votre banquier en lui disant, des trémolos dans la voix : j’ai besoin de vous, travaillons ensemble. Aussitôt, il se lève, vous prend dans ses bras, et, ne pouvant dissimuler son bonheur, il esquisse un pas de danse avec vous.

Alors là, soyez gentil, téléphonez- moi. Ça m’intéresse. Car, c’est de cela qu’il s’agit à l’université d’été du MEDEF. Seule la France est capable d’abriter une telle pantalonnade.

Nous sommes au point ultime de l’inversion des réalités.

Il n’est pas douteux que dans l’état de délabrement financier de notre gent politique elle ait un urgent besoin de “pognon”. Effectivement, elle ne peut le trouver qu’en plumant encore et encore les forces économiques, puisqu’elle est incapable de diminuer son train de vie. Jusque là rien d’anormal. Mais, que les pintades à plumer s’esbaudissent à cette perspective pose problème.

Explication.

Le patronat français est si corrompu qu’il n’a même pas conscience de sa condition. Il attend sa béquée de l’argent public, du corporatisme, des privilèges, en un mot de la planification, de la maladie dont il meurt.

Alors que, comme un seul homme, immédiatement après les déclarations du Premier Ministre la salle aurait dû se lever en sifflant, pour signifier à cet homme que, si effectivement on peut comprendre qu’il ait besoin des entrepreneurs ou du moins de leur argent, ces derniers ont avant tout besoin qu’il leur “lâche la grappe”, qu’il leur rende la liberté d’entreprendre, l’honneur de faire face à leur passion, à leur destin.

Et bien non, les entrepreneurs sont si contaminés par la planification qu’ils en redemandent.

Ils sont prêts à voter sous peu pour le pire, pour la planification populiste, pour la violence qu’elle engendrera, tant ils ont perdu de vue les racines de l’économie pour se vautrer dans la corruption étroitement liée à la planification.

Ils ne sont pas pour la concurrence, pour la liberté d’entreprendre, pour le service des consommateurs, ils sont pour le monopole, pour le privilège, pour la règlementation qui transforme le client en usager.

Il n’y a donc aucun espoir pour que ce pays se redresse, pour qu’il sorte de la spirale “planification-corruption-faillite” autrement que par la violence de l’échec programmé, objectivement incontournable.

C’était donc le baiser de la mort.

Bien cordialement. H. Dumas.

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Cette jeunesse nostalgique de son futur.

Difficile de penser objectivement à sa propre jeunesse.

La mémoire est sélective, trompeuse, soit qu’elle nous impute des mérites que nous n’avons pas vraiment eus, soit qu’elle mette sur le dos des autres des responsabilités que nous ne désirons pas assumer. Elle peut aussi être abusée par la façon dont les autres nous racontent notre propre jeunesse.

Au diable donc l’objectivité, reste l’émotion.

La jeunesse est plus marquée par ses ambitions que par sa réalité. Ce sont elles, les ambitions, qui, bien plus tard, en se mêlant au vécu vrai vont probablement le distordre.

En ce qui me concerne, dans ma jeunesse seule comptait pour moi la route vers la quête de l’absolu et de l’infini. J’imaginais, sans en avoir la certitude, qu’elle était la voie royale vers le doute, donc vers l’humanité.

Je croyais pouvoir emprunter cette route seul, sans l’aide de personne.

Je n’ai pas connu le résultat car j’ai été distrait sur le chemin par ma passion du rire et mon amour pour les jouets. J’ai donc échoué.

Je n’ai pas perçu que les autres pouvaient être une entrave et, franchement, ils ne l’ont pas été jusqu’à ce jour funeste où les services fiscaux se sont acharnés à détruire le peu que j’avais construit. Nous y reviendrons.

A cette époque, il me semblait que la majorité de mes contemporains partageaient mes ambitions, que tous voguaient vers les mêmes buts : la libre entreprise, le progrès, l’ouverture vers les autres, l’égalité et la diversité des hommes, le profit, le respect du consommateur.

Il y avait bien les adorateurs du communisme, mais ils paraissaient marginaux. L’épouvantail russe les décrédibilisait totalement, sauf à être un croyant dogmatique.

Bref, le socialisme paraissait ne pas exister, il ne s’était pas relevé de la guerre qu’il avait si piteusement perdue, pas plus que la droite dure qui n’est que sa mouture extrême.

La pensée politique se résumait à la tolérance, la politique elle-même n’impressionnait personne, nul n’en attendait une ligne de conduite pour sa propre vie.

Voilà donc ce qui reste de mes émotions de jeunesse : L’absolu et l’infini paraissaient accessibles en tout. Ce sont eux que j’ai cru voir déclencher les évènements de 1968.

Tant est si bien qu’à cette époque, lorsqu’alors Mitterrand déclama à la télévision qu’il était prêt à prendre le pouvoir, ce fût un éclat de rire général, dont il mit plus de dix ans à se remettre.

Il est probable, qu’envahi par mes rêves, je faisais une très mauvaise analyse de la réalité de la situation. Ou qu’alors, par une de ces cabrioles incroyables de l’histoire, l’émotion collective a accouché d’une situation parfaitement contraire à ses pulsions.

Toujours est-il que les idées de liberté, d’infini, de tolérance de 1968 ont été, par ceux-là mêmes qui les prônaient, transformées en carcan socialiste, en culpabilisation atroce de ceux qui “font” au profit de ceux qui ne “font pas” et se plaignent de pas “avoir”.

Au temps dont je vous parle les idées de retraite, de sécurité de l’emploi, d’irresponsabilité, n’avaient pas cours, ou très peu.

Puis, soudain, elles sont devenues le moteur exclusif de la société au point de faire paraître ceux qui n’y adhéraient pas comme de dangereux utopistes, fauteurs d’injustices, à éliminer.

Comment peut-on arriver, majoritairement, à une telle stupidité ? Quels sont les moteurs d’une telle dépravation de la perception de la vie, du rôle de l’homme dans cette vie ? Je ne comprends pas.

Peut-on comprendre ?

L’enchainement mécanique de cet état de la société n’est pas un secret, il est décrit par de nombreux auteurs, il est aussi perceptibles par les différents acteurs. Mais les raisons profondes de sa mise en place échappent à tous, sans quoi cette situation ne verrait pas le jour.

Ici aussi, il ne reste que l’émotion

Cette jeunesse qui se révolte aujourd’hui, quelle soit bourgeoise ou populaire, studieuse ou cancre, locale ou importée, répond à une émotion d’avenir éradiquée.

Elle est nostalgique de son futur qu’elle sent lui échapper.

Tout comme l’animal comestible sent le jour où ses maîtres le conduisent à l’abattoir après lui avoir fait croire qu’ils prenaient en charge la matérialité de sa vie, les jeunes d’aujourd’hui sentent bien que l’avenir pour eux, pour leur personne, leur libre arbitre, n’existe pas.

Ils comprennent que ceux qui leur ont fait croire qu’ils les prenaient en charge leur mentaient. Pendant qu’ils se gavaient au nom de l’équité pour tous, en réalité ils leur volaient leur avenir, leur absolu, leur infini, leurs différences.

Les jeunes gens des dernières décennies ont cédé leur humanité, ses risques, ses passions, contre un plat de nouilles non assaisonné, insipide.

Ainsi, une nostalgie indéfinie les envahit, un mal être pour eux sans explication visible qui leur est vendu comme un manque “d’uniformité” (traitreusement appelé “égalité”).

Personne ne les éclaire sur le sujet, ceux qui savent ont trop de profit à la situation actuelle pour les initier. Ils sont seuls face à cette gigantesque escroquerie qui les éloigne de leur vie d’homme, des joies et des malheurs qu’elle doit comporter sous peine de ne pas avoir été.

Je pense à eux, souvent. Comment ne pas les aimer, surtout ceux qui sont les plus trompés, les plus engloutis par la propagande, par le mensonge.

Peut-être auraient-ils pu vivre pour de vrai, au lieu de subir une pale copie de cette vie dont l’univers nous fait un bref cadeau, aussi éphémère que mystérieux.

Bien cordialement. H. Dumas

 

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La réponse

Dans mon billet du 17 Août, je soumettais à votre sagacité cet extrait d’un ouvrage : “Or, le citoyen n’est pas seulement un plaideur qui défend son droit contre l’empiétement des autres citoyens; il n’est pas seulement un justiciable qui, coupable d’une infraction, en répond devant la société. Il est aussi un individu qui se débat au centre d’un implacable réseau d’interdits et de commandements que dicte au nom de la loi – parfois en la trahissant – l’administration. Il est enfin une personne physique qu’empoigne tout le long de sa vie cette personne morale colossale, écrasante qui s’appelle l’Etat.”

Je vous proposais de me donner le nom de l’auteur et de l’ouvrage, je vous promettais de vous donner la réponse à l’occasion du billet suivant. Je ne l’ai pas fait, jugeant que finalement la réponse méritait un billet complet.

Deux lecteurs ont répondu. Les deux ont proposé Friedrich Hayek, “La route de la servitude“, réponse parfaitement cohérente.

Je suppose que bien d’autres ont eu le même réflexe. Ceux qui, comme eux, ne savaient pas ont dû globalement penser de la même façon. Ceux qui savaient se sont bien gardés de répondre.

Ce texte est tiré de l’ouvrage de François Mitterrand “Le coup d’Etat permanent”, paru en 1964. Et oui….

Vous voyez bien que cela vaut un billet.

D’abord je vous conseille la lecture de ce livre. Mitterrand fait preuve d’une lucidité et d’une intelligence hors du commun. Le livre se lit d’un trait, comme un thrilleur.

Charles De Gaulle, sa stratégie, sa personnalité sont passés au scanner. Mitterrand se dresse face à la dictature et aux mensonges de De Gaulle, avec lucidité et brio. Il fait preuve d’une pensée libérale certaine et probablement sincère.

Ensuite, vous vous projetez 17 ans plus tard, en 1981, Mitterrand prend le pouvoir, et là…plus rien ne colle.

Le libéral que vous venez de découvrir va nationaliser à outrance, réinstaller le contrôle des changes, amplifier jusqu’à son paroxysme la planification inventée par De Gaulle…. Que s’est-il passé ?

Deux hypothèses sont possibles.

Première hypothèse, ce type était un escroc, un gros démagogue pour qui tout mensonge était justifié s’il permettait l’accès au pouvoir. Un menteur plus menteur que celui qu’il dénonçait dans son ouvrage. Un politicard de la pire espèce, uniquement guidé par sa quête de pouvoir. Effectivement cette hypothèse pourrait être une explication.

J’ai vécu cette période, la réalité ne colle pas à ce raisonnement. La pensée libérale de Mitterrand s’est effectivement exprimée, par la suppression de la peine de mort, la libéralisation de la presse, de la radio, par la décentralisation, etc… Pour ma part, je pense qu’il était vraiment libéral et sincère.

Alors, les nationalisations ? La planification ? La ruine par l’économie collectiviste ?

Deuxième hypothèse, une incroyable inversion des priorités sociales, du lien social. Mitterrand pensait que la politique pouvait primer sur l’économie, que d’une politique libérale découle automatiquement une économie juste. Il croyait que le souci d’égalité et de justice politique était en mesure de contraindre l’économie. Quelle erreur !!! Nous en payons aujourd’hui les conséquences, plein fer.

Explication

Pour éclairer le débat prenons comme exemple la décentralisation. Mitterrand avait analysé le rôle de la bureaucratie, dans sa dimension de vecteur de force pour imposer la volonté des gouvernants dans le système Gaullien qu’il qualifiait, à juste titre, de dictature.

Il était tout particulièrement remonté contre les préfets qui maillaient le territoire à cet effet. Aussitôt élu, il a anéanti les préfets. En parfait libéral il a réellement donné le pouvoir aux élus locaux, maires, présidents de départements etc…

Mais, il a fait une erreur majeure, il a négligé la composante économique de son projet politique, il a donné aux élus les cordons de la bourse, sans leur en donner la responsabilité. Il a créé les conditions d’une dépense publique incontrôlée qui nous a amené à la faillite d’aujourd’hui, le mal ayant métastasé à tous les niveaux.

Règle immuable

Il a négligé ce fait incontournable : “ce n’est pas la politique qui crée le lien social, l’équité, c’est l’économie”. Pas de politique équitable possible sans économie saine.

Tout bon libéral sait cela, ses clients le lui rappellent à chaque instant à travers la concurrence, qui n’est qu’un aspect de la démocratie. Tout socialiste-planificateur l’ignore, les usagers qu’il prétend servir n’ont pas le droit à la parole dans ses monopoles, c’est d’ailleurs pourquoi on le baptise socialo-communiste et qu’il génère des dictatures.

L’économie prime, Mitterrand n’avait pas la formation qui convenait pour comprendre cette règle toute simple, alors qu’il était équipé d’une intelligence et d’une lucidité hors du commun. Cela fait réfléchir, quand on pense à nos abrutis de technocrates qui reçoivent la même éducation, et qui détiennent le pouvoir politique sans même avoir l’intelligence de Mitterrand.

L’Europe

Je pense à tous les détracteurs de l’Europe, à ceux qui voient en elle une machine économique qu’il faut politiser. Je leur propose de réfléchir à la question.

Iront-ils jusqu’à comprendre que la chance de l’Europe, jusqu’à ce jour, est justement de n’avoir pour ciment que l’économie, c’est ce qui fait qu’elle est encore debout.

L’Europe restera-t-elle une machine économique qui s’auto équilibre tant bien que mal, où, sous les coups de boutoir de ses fonctionnaires, de ses détracteurs politiques, deviendra-t-elle une machine guidée par la seule politique, situation qui la tuera inévitablement, qui plus est dans d’atroces souffrances.

Conclusion

Pour bien comprendre que le résultat d’une société n’est pas lié à l’idéal politique de tel ou tel homme, mais à l’organisation structurelle de cette société. Pour percevoir que cette organisation structurelle passe par la liberté économique qui génère la prospérité. Pour accepter l’idée que le romantisme politique, fut-il sincère et idéaliste, se fracasse s’il n’est pas précédé d’une économie libérale forte, ou s’il affaiblit une économie forte. Lisez Mitterrand, personne d’aussi brillant ne s’est autant trompé.

Bien cordialement. H. Dumas

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Alerte, alerte… aux socialo-planifiés

Bon, disons que vous voulez aller de Trifouilli-les-Oies à Pétaouchnoc, soit 127 Kms, ou encore de Tulle à Clermont-Ferrand. Si vous êtes un bon français, collectiviste, planifié, vous allez au guichet de votre gare la plus proche, vous parlez dans l’hygiaphone en espérant que le guichetier entend mieux de son côté que vous du votre, sans quoi son métier doit être un véritable calvaire auditif, et vous lui quémandez un billet. Rien n’est facile, les multitudes de possibilités qu’il vous offre vous mettent dans une crise existentialiste que ceux qui font la queue derrière vous n’apprécient pas.

Sous la pression, vous finissez par vous décider pour une place en première. Je ne discute pas votre choix, mais sachez que vous allez souffrir de voyager en étant pratiquement la seule personne qui aura payé son billet, c’est ça la première.

L’avantage, en agissant ainsi, c’est que vous n’êtes pas concerné par l’article paru dans le Midi Libre d’aujourd’hui, qui s’intitule “Partager, c’est gagné”, article qui inclut l’interview de Madame Diouldé Chartier-Beffa (accidentellement appelée Biouldé Chartier-Beffa), laquelle, fondatrice du cabinet de prospectives sociétales D’cap-Research,  déclare, parlant entre autres des usagers de BlaBlaCar (mais si, vous savez, ces gens qui se contactent sur le net et partagent leurs voitures) : “on a affaire à un libéralisme sauvage, non structuré qui s’exprime”.

Vous l’avez échappé belle. Vous qui votez socialo-planifié depuis des lustres. Vous qui détestez le capitalisme et encore plus le libéralisme. Vous qui donnez, à intervalle régulier, votre confiance totale à des inconnus qui se présentent à votre suffrage en vous assurant qu’avec eux tout sera organisé, codifié, égalisé, juste.

Vous qui, entouré des mêmes que vous, commencez à surfer sur le net pour acheter moins cher, comparer les prix, vendre vos bricoles inutiles, trouver une location etc…, découvrant ainsi la concurrence, quel choc “sociétal” d’apprendre, tout de go, que vous êtes un ou une “libéral(e) sauvage”.

Vous vous rendez-compte ? Vous voilà des milliers, voire des millions, qui avaient, depuis des années, lutté avec ardeur, opiniâtreté et conviction contre le libéralisme et sa conséquence inévitable l’odieux capitalisme, qui, soudain, prenez conscience que la bête n’est pas morte, qu’à travers vous elle revit. Quel choc, je suppose.

Evidemment, vous êtes pris de court.

Détendez-vous, tout n’est pas complètement de votre faute. Il faut bien avouer que la planification, l’organisation de la collectivisation, ça coute la peau du cul.

Et encore, le train vous savez bien que vous ne payez qu’une infime partie du prix de revient réel du billet. Il en est de même pour beaucoup de choses qui sont mises à votre disposition grâce aux impôts payés par ces ignobles richards (toujours à se plaindre ceux-là). Malgré ça, il faut bien le reconnaître, tout est horriblement cher, de plus en plus cher, et la ruine des richards n’y change rien.

Alors, quand vous allez sur internet où tout est bien plus simple et bien moins cher, quand vos copains syndiqués vous refilent des combines de sites sur des sujets de tous les jours, quand tout cela vous facilite la vie, vous aide à boucler les fins de mois, comment imaginer que vous êtes un horrible “libéral sauvage”.

Pas de panique, c’est une histoire de quelques mois. Madame Diouldé Chartier-Beffa le dit avec beaucoup de lucidité “ces start-up (c’est vous ça) n’ont pas les mêmes charges que leurs homologues traditionnels ni les mêmes salariés, ni les mêmes taxes”.

Là, elle vous explique que les impôts qui grèvent vos prestataires habituels, c’est vous qui les payez finalement. C’est-à-dire que chaque fois que vous votez avec joie pour que le socialo-planificateur du coin, de droite ou de gauche, augmente les impôts, c’est vous qui morflez à la sortie.

Alors, quand vous faites directement vos petits trocs sur le net, que vous économisez tous ces impôts que vous avez votés, tout d’un coup la vie vous parait plus facile, vos interlocuteurs plus heureux. Oui mais…. vous êtes un “libéral sauvage“, et ça, je le reconnais, ce doit être dur pour vous.

Heureusement, Madame Diouldé Chartier-Beffa, qui vend très cher ses réflexions payées avec votre fric par ces faux-culs que vous avez élus et que vous financez, a réfléchi.

Voici sa conclusion : “Cette nouvelle forme d’économie appelle à une régulation au plus vite”. Ben voilà, ça va pas durer.

Pas de panique vous dis-je. Vous allez pouvoir rapidement retourner à la case planification, collectivisme, égalité, irresponsabilité, “fric-pas-pour-vous-pour-eux”.

Socialistes vous êtes, planifiés vous resterez, que ce soit Juppé, Le Pen, Mélenchon, Sarkozy, etc… pour qui vous voterez bientôt (j’en passe et des moins bons).

Bien cordialement. H. Dumas

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La VIème République (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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Peut-on être socialiste ?

Il m’arrive de me poser cette question.  Chaque fois il me parait que ce n’est pas la bonne question.

En fait, nous sommes tous socialistes.

Si l’on entend par cela notre souhait d’une société plus juste, où le faible n’est pas condamné, où la justice est rendue  équitablement, où le droit du plus fort n’est pas la règle, où le malade n’est pas abandonné, où notre humanité et nos libertés individuelles sont respectées, etc…

En réalité, il ne s’agit alors que de la continuité de nos valeurs occidentales, empaquetées sous une nouvelle appellation qui fait suite à la chrétienté, qui elle-même faisait suite au judaïsme, lui-même issu de ce qui le précédait, etc…

Vu sous cet angle, nous sommes donc tous philosophiquement et personnellement socialistes.
La bonne question serait : cette morale personnelle peut-elle s’organiser collectivement, être imposée par la loi, s’appeler le socialisme ?

Et, là, la réponse est non.

L’église s’y est essayée pendant des siècles avec les malheurs que cela a engendrés. Plus récemment des sociétés ont essayé la théorie de Marx qui n’était que l’idée de mettre cette morale en pratique dans la modernité, de l’imposer par la loi, par l’organisation sociale, ce fut là aussi un échec terrible.

La morale est un problème de responsabilité individuelle.

Toute organisation sociale qui prétend la représenter en dédouane de fait les individus qui la composent.

Le fardeau de la morale est personnel, c’est la grande leçon du christianisme dont l’église catholique a fini par s’affranchir par prétention et gout du pouvoir. Tous ceux qui l’imitent, et le socialisme est de ceux-là, ne peuvent qu’échouer lamentablement.

La morale est comme l’économie, sa complexité est telle qu’aucun plan, aucune loi, ne peuvent en régler par avance l’usage.

Chaque jour des milliards de situations, nouvelles ou répétées, engagent la morale. Il n’est pas raisonnable d’imaginer qu’une intelligence supérieure serait capable de prévoir ces situations et de donner par avance les solutions.

Il est vrai que chercher la morale, jour après jour, en chacune de nos actions est fastidieux et désespérant. Fastidieux parce que la tâche est pour chacun de nous éternelle, sans répit jusqu’à notre mort. Désespérant parce que la solution que nous trouvons à chaque situation morale est si personnelle qu’elle n’est pas fatalement conforme à ce que les autres ont ou auraient fait, générant ainsi des discussions ou des conflits perpétuels.

Alors la tentation est grande de s’en remettre à “qui de droit”. Et, pour “qui de droit”, la tentation est grande de prétendre qu’il sait.

Détenir le pouvoir de la morale permet de dominer les autres qui y seront contraints. Ce n’est pas rien. Mais qu’elle folie.

La planification de la morale pose les mêmes problèmes que la planification de l’économie.

C’est-à-dire que partant de situation multiples et personnelles, la planification devra simplifier, synthétiser jusqu’au point de paralyser la diversité, donc la vie.

Mais la vie ne se laisse pas paralyser sans résister, la planification devra donc casser la résistance.

C’est ici que tout s’effondre. Alors que la morale ou l’économie posent des questions qui doivent remonter de la base vers le sommet, si l’on souhaite une organisation collective juste et harmonieuse, la planification va devoir imposer du sommet ses solutions toutes prêtes vers la base.

C’est tout ce qui fait la différence entre la démocratie et la dictature.

Soyons simples.

Il n’est pas inutile de répéter cette chose effectivement simple : la différence entre la démocratie et la dictature tient uniquement au sens dans lequel circulent les besoins et les solutions. Lorsqu’ils sont imposés du haut vers le bas nous sommes en dictature, lorsqu’au contraire ils vont du bas vers le haut nous sommes en démocratie.

Ce constat peut se faire pour toutes les activités qui réunissent les hommes, la morale en fait partie, l’économie en est aussi. La planification, qu’elle soit morale ou économique, est toujours une dictature du fait de son sens de fonctionnement.

Conclusion :

La morale véhiculée par les socialistes ne me gêne pas, j’y adhère dans sa plus grande part, mais le socialisme est une forme de dictature inacceptable que j’abhorre.

Cordialement. H. Dumas

 

Question estivale facile : Quels sont le nom de l’auteur et de l’ouvrage d’où est tirée l’analyse suivante ?

“Or, le citoyen n’est pas seulement un plaideur qui défend son droit contre l’empiètement des autres citoyens; il n’est pas seulement un justiciable qui, coupable d’une infraction, en répond devant la société. Il est aussi un individu qui se débat au centre d’un implacable réseau d’interdits et de commandements que dicte au nom de la loi – parfois en la trahissant – l’administration. Il est enfin une personne physique qu’empoigne tout le long de sa vie cette personne morale colossale, écrasante qui s’appelle l’Etat.”

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Immobilier et planification (le vrai socialisme, celui qui tue)

Avant d’évoquer l’immobilier, il faut faire un point sur les fantasmes véhiculés par cette activité. Il se trouve que le temps de l’homme et celui de l’immobilier ne sont pas concordants, de peu certes mais cela suffit pour ouvrir la boite à émotions.

Disons que l’homme vit un peu moins d’un siècle et que l’immobilier vit, au mieux, quelques siècles. Bien peu de chose face aux milliards d’années qui sont la mesure du temps de l’univers s’il en est un, ce qui n’est pas sûr du tout.

Hanté par le néant qu’il devine être la fin de sa vie, l’homme pense laisser une trace dans le temps à travers l’immobilier. Cette trace pour son futur il la cajole par un respect démesuré pour l’immobilier du passé, espérant inconsciemment au fond de lui que ses successeurs en feront de même avec celui qu’il crée.

La réalité est que l’immobilier, une fois débarrassé de ces fantasmes, est une activité économique humaine exactement semblable aux autres, qui vit la division du travail, qui peut être libre ou planifiée comme n’importe quelle activité économique.

Sans remonter historiquement dans un lointain passé, il suffit de savoir qu’au sortir de la guerre, à laquelle l’immobilier a payé un lourd tribut, l’activité immobilière était libre, libérale si l’on préfère. J’ai connu ce temps où chacun pouvait librement construire ce qu’il voulait, où il voulait.

Dans mon souvenir ce n’était que du bonheur. Tout homme engagé dans une activité professionnelle sérieuse pouvait raisonnablement envisager d’accéder à la propriété dès sa première décennie d’activité. Ce qui était bon pour l’individu l’était aussi évidemment pour les industriels, les commerçants, les bureaucrates, tous pouvaient construire très librement les locaux dont ils avaient besoin.

C’est alors que la planification est arrivée. Un socialisme total, accompagné de la négation de la propriété, s’est progressivement installé, accepté et même voulu par la majorité des français, toutes tendances confondues.

1° étape

Deux acteurs puissants ont réagi les premiers.

D’abord les agriculteurs qui jalousaient ceux des leurs que la chance avait mis en mitoyenneté de zones urbaines et qui coulaient une douce retraite après avoir bien vendu leurs terres agricoles à des bâtisseurs. Ils hurlèrent à la pénurie de terres agricoles, à la nécessité d’interdire ces transferts de destination.

Ensuite les élus qui voyaient les prétentions de services collectifs qu’ils offraient pour être élus devenir de plus en plus difficiles à assumer du fait de cette extension urbaine libre.

L’alliance de ces deux puissances nous apporta la première planification : les plans d’urbanisme.

2° étape

La conséquence immédiate fut la raréfaction des espaces constructibles, donc une hausse générale du coût constructif. Immédiatement, le planificateur dut intervenir. Il le fit de façon très classique, en intervenant sur les prix, selon les règles connues et largement expliquées par les économistes libéraux.

Ainsi naquirent les terrains parfaitement aptes à la construction, mais sans valeur parce que classés en zone non constructible. Le dessinateur du plan d’urbanisme devenait la boule du loto.

Légèrement réticente au début, la justice admit rapidement qu’un terrain classé en zone non constructible dans un plan d’urbanisme n’avait plus aucune valeur, quelle que soit sa réalité factuelle à ce sujet. Les propriétaires de fonciers furent donc les premiers sacrifiés sur l’hôtel de la planification, leur droit de propriété fut démembré artificiellement, par le fait du prince, en dehors de toute réalité économique.

3° étape

Devenu maître du foncier le planificateur a commencé par en ramasser les fruits. La France vit donc fleurir des “sociétés d’économie mixtes”, interfaces entre le vol des terres aux propriétaires et leur revente aux opérateurs immobiliers par le planificateur.

Une alliance, largement teintée de corruption, vit ainsi le jour entre les opérateurs immobiliers et les élus planificateurs maîtres du jeu.

La contrainte a été que le planificateur se retrouvant acteur de première ligne fut tenu pour responsable des résultats. Une situation difficile en immobilier où les fantasmes tiennent hélas souvent lieu de raisonnement pour juger des résultats.

Ecrasés sous les critiques, pour la plus grande part issues de la jalousie des observateurs, les planificateurs n’eurent d’autre solution que de se défausser.

4° étape

Le planificateur cherchant une caution morale à son intervention la trouva chez les architectes. Personne ne dira assez de mal du Conseil de l’Ordre de cette profession qui troqua la liberté de la création constructive, l’honneur des architectes, contre le monopole d’intervention.

Un jour les architectes paieront ce sacrilège d’avoir ligoté la création architecturale, de l’avoir capté à leur seul usage, d’en avoir exclu tous les hommes et les femmes créatifs ne faisant pas partie de leur corporation. L’excuse académique ne peut pas être mise en avant s’agissant d’un acte créatif  et artistique donc par essence ouvert à tous.

5° étape

Ayant soumis les opérateurs, puis les architectes, le planificateur, à l’aide de la propagande, soumit le grand public. Personne ne se dressant face à cette planification (sauf moi, mais qui suis-je ?), elle se développa sans limite.

Dans la foulée des architectes, les bureaux d’études, les assureurs et autres parasites se trouvèrent des missions à foison et des honoraires à l’avenant.

Le planificateur, maître du jeu, fixa des programmes mus par des motifs politiques, sans avoir besoin de s’occuper du prix du marché, des besoins de la clientèle, en clair sans compter. La notion même de clientèle disparut au profit des idées abstraites d’urbanisme et de concept architectural.

Ce fût la mort du marché de l’immobilier, englouti par la planification.

La raison et l’économie ont quitté l’activité immobilière. Seuls ont subsisté les programmes basés sur la défiscalisation, qui n’ont de rapport qu’avec la comptabilité et rien à voir avec le marché de l’immobilier avec lequel ils sont d’ailleurs en total décalage.

6° et dernière étape, l’agonie

Le cycle infernal et invisible de la planification a été parfaitement décrit par Hayeck, par Von Mises. Ici, dans l’immobilier, il a atteint la perfection. L’écologie a badigeonné la dernière couche.

Pas un français ne met en doute l’absolue nécessité de la planification immobilière.

Alors que, grâce à elle :

– La propriété foncière n’existe plus.

– La corruption, dans l’immobilier se trouve à tous les étages.

– Les prix n’ont plus aucun rapport avec le marché, pas plus que les programmes. Il n’y a plus de marché immobilier.

– La pénurie est totale. Pas un seul jeune français ne peut raisonnablement espérer acquérir par le fruit de son travail un bien immobilier, malgré les taux d’intérêts proches de zéro.

– L’uniformité architecturale s’est installée dans tous le pays.

Le fiasco est total. Face à lui, que demande le peuple ? Davantage de planification !!!

Dans les semaines qui viennent je vous ferai la démonstration de cette situation à l’aide d’une opération réelle à La Rochelle, que je vis et porte depuis dix ans.

Vous pourrez, étape par étape, comprendre comment la planification tue l’immobilier et peut tuer une ville entière en la paralysant.

Vous verrez que le problème est bien, comme le dit Von Mises, structurel, indépendant des hommes. Puisque, vous pourrez constater la même logique planificatrice mise en œuvre initialement par un élu ancien fonctionnaire fiscal, et intégralement poursuivie aujourd’hui par un nouvel élu chef d’entreprise.

Je vous dévoilerai les alliances conjoncturelles au détriment de la population, la corruption intellectuelle, toutes les beautés de la planification.

Bien cordialement. H. Dumas

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Le socialisme n’a que deux issues possibles

La situation actuelle est simple, mais, hélas “pour nous”, la résolution de cette situation sera particulièrement douloureuse.

Je dis “pour nous” car il faut bien comprendre que la France n’est pas tombée dans la planification, dans le socialisme, par hasard.

C’est de façon délibérée et démocratique que les français ont, dans leur plus grande majorité, adhéré à la planification, au socialisme.

La pensée politique est séduite par la planification depuis des décennies, en réalité depuis le début du XXème siècle. Pour retrouver une organisation libérale, il faut remonter au milieu du XIXème, au moment de l’épanouissement de l’industrie, plus précisément de la division du travail (Bastiat).

L’enrichissement issu de l’industrie, de la division du travail, a pu paraître, à certains, porteur d’injustice alors qu’il était en réalité un formidable vecteur de richesse et de progrès pour tous.

Cependant, les choses étant ce qu’elles sont et les hommes limités dans leur clairvoyance et leur compréhension, cette richesse fit l’objet d’un souhait de régulation autoritaire, de répartition volontaire, politique.

La mutation industrielle fut si puissante que les boulets de la planification qui lui furent attachés aux pieds ne l’ont pas empêché d’avancer.

La situation est donc la suivante

L’Economie, dopée par l’accès aux libertés fondamentales et la division du travail, a engendré le capital monétaire qui s’est avéré être un formidable outil de développement. Le progrès fut tel que rien ne semblait pouvoir l’arrêter.

Cependant, l’économie, activité universelle, ne peut pas s’affranchir des tares de l’univers, échecs, morts, malheurs, qui accompagnent l’homme, indissociables de ses moments de joie et de bonheur. Donc, ruines, faillites et autres difficultés diverses sont l’accompagnement inévitable de l’économie.

C’est dans ces conditions que, malgré les avertissements de certains économistes clairvoyants, la planification séduisit le plus grand nombre. Elle avait la prétention, elle, d’éradiquer les tares universelles dont nous venons de parler.

Son secret était de s’affranchir de la vérité, laquelle en économie est dite par le consommateur, seul apte à connaître du prix des choses qu’il impose en acceptant ou non d’acheter ce qui lui est librement proposé.

Sans le juste prix des choses l’économie et la division du travail se désolidarisent au point de déstructurer la société de façon significative et durable, amenant à la faillite et à la régression les sociétés basées initialement sur ces deux composantes.

Ainsi fut fait

Très rapidement, pour les sociétés qui s’engagèrent à 100% dans la seule planification. Pour les autres, l’incroyable dynamique de l’économie libre put atténuer les désordres génétiques de la planification.

Ainsi naquit, tel un parasite discret, le “socialisme à visage humain”, c’est-à-dire une planification suffisamment discrète pour ne pas ruiner instantanément l’économie libérale, appelée aussi capitalisme. Mais cette planification discrète, ce socialisme à visage humain porte en lui le germe de la mort économique.

En effet, il nait de l’arbitraire. Quelque soit l’idée qui sous-tend une décision de planification, elle est arbitraire par le fait qu’elle n’a pas à emporter l’adhésion de clients. Elle est imposée, un point c’est tout. Son vrai prix n’est jamais connu.

Là est la source de toutes les dérives.

Nous en arrivons aux deux seules solutions qui s’offrent à nos amis planificateurs ou socialistes, qui se trouvent aujourd’hui en France dans l’obligation de maîtriser le coût de leur planification, alors que cela ne leur est pas possible puisque la base même de cette planification est le refus de l’acceptation des coûts, décrétés injustes.

1° Solution:

Ils peuvent réduire le champ d’action de la planification pour la rendre supportable et permettre à l’économie libérale de continuer à en payer la facture.

Mais, du fait que la mise en place de cette planification fut arbitraire, aucun motif logique ne peut présider à la suppression d’une partie de cette planification.

Toute modification de la planification devra donc, elle aussi, être arbitraire.

De ce fait moralement à l’inverse des prétentions initiales développées par la propagande planificatrice, socialiste. Enorme difficulté de choix que seul un homme politique totalement dénué de scrupule, accompagné d’une opinion publique décérébrée pourrait résoudre. Il y a des exemples dans l’histoire : Hitler, Mussolini etc…

Sans compter la violence de la réaction de ceux qui seront touchés par cette réduction arbitraire de la planification et qui se retrouveront directement face à la vraie vie économique, pour laquelle ils ne sont pas préparés.

Que du bonheur pour les socialistes, et évidemment pour nous tous. On comprend les hésitations de ce pauvre Hollande, sans doute espère-t-il en Le Pen pour s’y coller.

2° Solution :

La plus simple en pratique. La plus difficile en réalité pour les socialistes.

Nos socialistes planificateurs prennent acte de leur échec, de ses motifs, ils redonnent à l’économie la liberté, la propriété privée, le capital. Il faudrait fort peu de temps pour que ce pays retrouve son rang parmi les grandes nations.

Mais, que deviendraient les mous du cerveau, les gras du canapé, les touristes de la vie qui profitent de la planification, du socialisme. Là, je suis sec, je n’ai aucune idée, pour en avoir il faudrait être méchant, je ne le suis pas, je ne suis qu’un homme d’affaires.

Bien cordialement. H. Dumas

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Le petit Bourquin n’est pas bien malin

Ludwig Von Mises, expliquait, en 1944, que la différence entre une société capitaliste et une société socialiste est exclusivement liée à la place du consommateur.

La société capitaliste possède un repère essentiel, sur lequel elle est bâtie, qui est le prix de vente. Ce repère, entièrement entre les mains du consommateur, destinataire libre du produit final, conditionne l’ensemble de la chaine productive. Prix de revient, marge, créativité, progrès, sont étroitement liés aux décisions du consommateur, en l’absence duquel plus rien n’a de sens, rien n’est possible.

Von Mises affirme qu’une telle société ne peut pas engendrer de bureaucratie, puisque le référant consommateur est un juge de paix qui dicte sa loi à travers les résultats économiques, les bilans incontestables, par lesquels toutes les parties de la société sont tenues, jusqu’aux plus infimes.

La société socialiste, planifiée ou étatisée, n’a pas de référent. L’usager, à la différence du consommateur, n’y est pas en mesure de choisir librement sa consommation.

En l’absence du prix réel de vente conditionné à l’acte libre d’achat, il ne peut pas s’établir de direction pour la production qui se voit engagée exclusivement par les ordres des décideurs administratifs ou politiques, par le fait des princes. La conséquence est l’apparition d’une bureaucratie envahissante chargée d’exécuter les ordres de ces princes.

L’ensemble ne peut pas être soumis à l’idée de résultat économique, puisque la production n’est jamais sanctionnée par le consommateur. L’appareil productif peut calculer son prix de revient, mais c’est inutile dans ce cadre de méconnaissance de la valeur marchande qui, exclusivement dépendante du libre choix des consommateurs, n’a pas sa place dans ce système.

L’absence de sanction par la consommation autorise, sans aucune limite, toutes les dérives, de l’irresponsabilité démotivante à la corruption dévastatrice.

Voilà, tout est clair

Il n’y a rien à rajouter, la France socialiste est réellement socialiste, elle l’était même bien avant que les étiquetés socialistes s’en emparent.

Il n’y a pas d’arrangement possible à cette situation, pas de cohabitation possible entre les deux systèmes. L’un fonctionne, l’autre pas. C’est structurel, c’est indépendant de la valeur des hommes. Rien de plus.

Un exemple simple :

Le port de Sète, entreprise commerciale s’il en est, est tombé entre les mains de La région Languedoc-Roussillon, entreprise politique, dont le frétillant président, le petit Bourquin, a imaginé un plan politique avantageux pour lui à partir de ce port.

Inutile d’essayer d’entrer dans les arcanes de son cerveau pour connaître le fameux plan, il suffit de le voir dépenser l’argent public sans limite dans cette entreprise pour comprendre qu’il a un plan.

Ce qui, par contre, est facile à constater c’est le résultat calamiteux de son entreprise. Son aventure peut être qualifiée de socialiste, pas tant par son appartenance personnelle à ce parti que par le fait que les décisions qu’il a prises l’ont été en fonction de ses ambitions personnelles et non en fonction des besoins des consommateurs de ce port. Elles sont le fait du prince.

Ainsi a-t-il investi lourdement dans le port de commerce sans client et qui le restera, car éloigné des lignes maritimes régulières, sans hinterland et sans espace d’extension possible. Port de commerce par contre très présent dans le vécu de cette ville et porteur de fantasmes immédiatement convertibles en bulletins de vote.

Pendant ce temps, il a parqué de façon honteuse la plaisance dans une darse déshéritée, exposée à toutes les pollutions, sans accès direct à la mer. Alors qu’une forte demande des consommateurs de la dite plaisance se faisait jour pour investir les darses du centre ville. C’eut été à coup sûr un pas de géant vers l’industrie touristique sans laquelle la ville de Sète est en train de dépérir. Mais c’était aussi s’opposer aux pêcheurs et autres professions stratifiées qui ne veulent pas lâcher leur territoire.

Socialiste, donc affranchi des résultats économiques, le petit Bourquin, tout content, a installé tout à l’envers dans ce port. Ceci sans aucun respect pour les consommateurs, sans besoin de retour économique, exclusivement en accord avec quelques dizaines de personnes qui l’entourent et une propagande qui lui rapporte des voix.

Les lecteurs de ce billet sont probablement bien loin de la problématique du port de Sète, je le conçois aisément. Mon propos n’est donc pas ce port.

Très clairement.

Je crois que chacun de nous, soit des milliers de personnes, peut autour de lui dénoncer cette réalité du socialisme qui nous envahit, qui nous étouffe et tue notre économie.

Il suffit de relever toute entreprise qui n’est pas une des compétences régaliennes de l’Etat (police, justice, armée), de l’observer, de la démonter.

Ainsi apparaîtra l’énormité de ces machines qui devraient être au service des consommateurs, n’exister ou ne pas exister que par eux et pour eux  et qui, de façon ahurissantes, ont été transformées en usines socialistes dont les français sont devenus les usagers captifs, payant deux fois les prestations qu’ils reçoivent d’elles, une fois par le prix une fois par l’impôt, sans pouvoir arrêter ces monstres qui n’obéissent pas aux règles de la consommation mais à celles des princes qui nous gouvernent et à leurs obligés à travers une bureaucratie aveugle.

Des plus petites aux plus grosses, vous pouvez les dénoncer sur ce blog. La prise de conscience passe par là, sans quoi ce sera hélas la ruine et la violence qui règleront la situation.

Bien cordialement. H. Dumas

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Cet argent qui rentre pour mourir

Le persistant Sapin nous aiguille sur l’idée que 28 milliards vont globalement quitter la Suisse et revenir en France. Uniquement pour 2014, il en espère un gain direct de 1.8 milliards.

Sachant que les taxes levées pour un retour sont de l’ordre de 50% (parait-il), ce n’est donc qu’environ 3.6 milliards sur les 28 qui rentreraient en 2014.

Pour l’ensemble ce sera donc plus de sept ans qu’il faudra compter. Où seront tous ces inquisiteurs dans sept ans ? Ces 28 milliards existent-ils vraiment, ou font-ils partie intégrante de la propagande ?

Là n’est pas l’objet de ce billet.

L’argent en-soi n’est rien. Il n’a de valeur qu’en fonction de l’usage que l’on en fait.

Cet argent qui revient, que faisait-il en Suisse ?

Des différentes informations que j’ai pu avoir, rien, il ne faisait rien. Pour la plus grande part ce seraient des sommes relativement modiques, issues d’une multitude de dépôts souvent très anciens, effectués par les parents ou les grands-parents des détenteurs de comptes, placées dans des actions majoritairement américaines. En réalité, un argent dormant.

On comprend mieux le peu d’empressement que les suisses ont mis à défendre leurs clients français. Cet argent était une goute d’eau comparé aux fortunes mondiales qui transitent ou séjournent en Suisse.

Son retour si facile est le signe de son insignifiance. Y-a-t-il de quoi se gargariser de rapatrier ainsi pas grand-chose, presque rien, un vieil argent dormant ?

Il faut s’appeler Sapin pour s’illuminer d’une aussi médiocre performance. Il faut s’appeler “gogo” pour être réceptif à cette campagne de propagande.

Cet argent, que va-t-il faire en France ?

Probablement toujours rien. Amputé, dès son arrivée, de sa moitié engloutie dans le tonneau sans fond de nos dépenses publiques, le reste se retrouve, pour sa plus grande part, dans des familles qui ne sont plus productives depuis longtemps, sans quoi elles auraient fait vivre ces capitaux en Suisse, et les suisses les auraient protégés.

C’est un peu comme si dans trente ans les expatriés, énergie engloutie aujourd’hui à l’étranger, reviennent s’éteindre et mourir au pays. Nous ne récupèrerons alors que le souvenir de leur énergie, alors que d’autres cieux auront connu sa réalité.

Mais une confusion volontairement entretenue par les socialistes se repait de cette foutaise et des redondantes déclarations du Sapin qui tente de cacher la forêt de notre décrépitude. Cette confusion c’est le mélange volontaire et criminel de l’argent gadget et de l’argent outil.

Sapin ramène de Suisse de l’argent gadget, qui va effectivement payer une part ridicule de son colossal déficit, mais qui, revenu ici,  sera toujours de l’argent gadget. Rien à voir avec l’argent vivant, l’argent outil économique, celui qui travaille, qui risque, qui alimente l’économie, qui décide, qui entreprend.

Ce faux gain est une perte en termes de société.

D’abord au niveau mondial, que pense-t-on d’un pays qui en est réduit à faire les poches de ses anciens riches, devenus trop incompétents ou trop faibles pour se défendre ? Pendant que les forces vives, face à la montée de la cupidité fiscale, de l’inquisition d’Etat, des sanctions économiques dont elles sont l’objet, quittent massivement le pays.

Puis, en Suisse, où j’imagine que les banquiers rient de bon cœur en voyant  se vider de petits comptes dormants, ouverts par leurs ancêtres aux ancêtres des titulaires actuels, pendant que d’éventuelles fortunes françaises bien vivantes partent sous des cieux plus cléments, accompagnés par les mêmes banquiers suisses.

Enfin en France, où de braves gens vont vivre maintenant dans la terreur et la culpabilité, persuadés, à juste raison, que le fait d’avoir dû dénoncer la prévoyance et la sagesse d’un ancêtre face à la folie dépensière de l’Etat français sera marqué à jamais dans leur dossier fiscal, pour eux et leurs générations à venir, avec les conséquences que l’ont peut aisément imaginer. Alors qu’il est très probable que cet argent économisé, avant d’aller en Suisse, avait peut-être payé l’impôt et à coup sûr participé à l’économie en tant qu’outil.

Ainsi donc la propagande dissimule un échec. Celui de la faillite d’un pays qui racle les fonds de tiroir, qui casse une vielle tirelire vide au vu et su de tout le monde.

Et pourtant, cette propagande est reprise en boucle par la presse, la classe politique et la majorité de la population. Pour certains de ces thuriféraires, une petite minorité, c’est du vice, du mensonge pur et dur, pour l’écrasante majorité il ne s’agit que d’une ignorance crasse, totale, des réalités de l’économie, sans lesquelles pourtant ils n’ont aucune chance de survie.

Bien cordialement. H. Dumas.

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Crime de guerre (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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Fanfan Machiavel est au pouvoir

Notre improbable Président de la République fait fuiter un rapport auquel seul ont accès les gens autorisés.

Ce rapport, incontestable puisqu’issu de Bercy, dénonce les privilèges des petits bourgeois de province et d’arrondissement qui détestent fanfan (ou plutôt dont il pense être détesté, sondage oblige sans doute).

Ainsi donc, notaires, taxis, huissiers, greffiers, dentistes, pharmaciens et bien d’autres, dont la profession est organisée et protégée devraient, par mesure de justice de revenus, se trouver dans le bain énergique, tonique, violant, mais juste et efficace de la concurrence.

Lequel bain concurrentiel ravigotant n’est pas prescrit pour la SNCF, l’EDF, la Sécurité Sociale, les caisses de retraite, la presse, les grandes surfaces et leur loi Royer, ainsi que toutes les autres grosses machines en situation de monopole, plus ou moins dépendantes et associés de l’Etat socialiste. Bizarre, bizarre. Il y a un loup quelque part.

Loin de moi l’idée de ne pas applaudir des deux mains à la libre installation et à la libre concurrence, mais, là, je n’y crois pas.

Les raisons en sont multiples, par exemple :

Prenons les pharmaciens :

L’Etat a organisé le tiers payant pour tous. Cela suppose qu’il ait en face de lui une profession organisée, donc corporatiste, qui puisse surveiller le financement du tiers payant. Malgré cela apparaissent régulièrement des dérives. Si, soudainement, le nombre de pharmaciens triple, qu’arrivent sur ce marché des commerçants purs et durs, donc totalement libres, le risque de dérive pour la Sécu est illimité. Voilà donc notre pauvre Sécu, qui avait mis son travail sur le dos des pharmaciens à travers le tiers payant, obligée de reprendre le flambeau. Or, tout le monde sait qu’elle en est totalement incapable. Alors ? Comment on fait ?

Prenons les taxis :

En ces temps de disette, s’il est un métier facile c’est bien celui-là. Le marché libéré, il n’est pas douteux que le nombre des taxis va au moins tripler. On les met où devant les gares, ils circulent comment ? Il y a des années que les investissements routiers sont sacrifiés sur l’hôtel d’abord de la solidarité, puis de l’écologie. Impossible de lâcher d’un coup une meute de transports individuels, le réseau n’est pas capable de la recevoir.

Prenons les notaires :

Encadrés comme des fonctionnaires, ils se plient à toutes les exigences de Bercy et des services des hypothèques. Comme leur pitance dépend quand même de leur clientèle, ils se débrouillent avec ces contraintes et assurent le service. Ils sont l’interface entre nous et la bureaucratie. Qu’ils s’installent librement, leur nombre va, là aussi, au moins tripler. Bercy et les services des hypothèques ne pourront plus les maitriser. Comme pour la Sécu, ces deux monstres devront se mettre à faire leur travail, qu’ils ne savent pas faire eux non plus. Bonjour les dégâts pour la fluidité des transactions.

En résumé :

Imaginer que les intelligences supérieures qui nous gouvernent n’aient pas conscience de cette problématique n’est pas raisonnable.

Par contre, imaginer qu’ils nous prennent pour des cons est parfaitement raisonnable.

Voici, de mon point de vue, le plan “communication” de Fanfan Machiavel.

Ce que pourrait dire mon petit enregistreur s’il était placé dans un bureau à l’Elysée, je vous laisse deviner lequel :

“Valls, voilà, nous allons, à l’aide du rapport grotesque de l’IGF (ce n’est pas le premier et ce ne sera pas le dernier), effrayer ces petits emmerdeurs de professionnels protégés qui nous traitent de socialos. A sa lecture, ils vont voir ce que l’on pourrait leur faire. Culpabilisés par leur système corporatiste dépassé, ils vont le croire et ils vont chier dans leurs frocs. Alors on va leur dire que, grâce à nous, on ne change rien. Ainsi c’est à nous qu’ils devront leur rente, ces cons. T’as compris Valls ? On les tient, ils vont nous manger dans la main.”

En réalité

Il est certain que les monopoles et le corporatisme sont les deux piliers de notre ruine, de la dérive de notre économie. Ils sont directement responsables du manque de réactivité de notre économie, de rentes de situation qui bloquent le renouvellement des énergies et torpillent la jeunesse. Ils sont indirectement les responsables de la dérive de notre bureaucratie qu’ils accompagnent servilement. Ils sont aussi, en conséquence, responsables pour partie de notre endettement sidéral.

La libre concurrence et la liberté d’entreprendre seraient évidemment la solution. Mais elles ne peuvent pas se limiter à quelques professions stigmatisées. Elles doivent être globales, accompagnées du respect de la propriété privée et du capital.

Dans cette annonce, l’Etat triche. Le discours est inaudible. C’est une honte de constater un tel machiavélisme de la part des hommes de l’Etat. Cette communication partielle et trichée est inacceptable. Elle va troubler les esprits non formés aux choses de l’économie et générer des dégâts qui seront longs à effacer. Elle est facteur de haines à venir.

Bien cordialement. H. Dumas

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Hollande et Bachar El-Assad : même logique

En préalable, une question fondamentale doit être posée : quel lien existe entre la guerre et l’économie ?

Contrairement à ce qui vient naturellement à l’esprit, la réponse n’est pas la ruine. Dans une économie de paix, la ruine peut aussi être présente. Elle est alors la sanction naturelle d’une mauvaise gestion ou d’impondérables mal appréciés. Une ville ruinée, telle que Détroit, finit par présenter des stigmates tout à fait semblables aux dévastations de la guerre.

Par ailleurs, certaines guerres enrichissent. La guerre contre les amérindiens a enrichi durablement les colons européens.

Le lien entre la guerre et l’économie n’est pas physique, il est moral.

La différence entre l’économie liée à la guerre et celle qui voit le jour en temps de paix est l’emploi de la force pour la première et l’usage exclusif de la convention librement consentie pour la seconde.

L’économie est toujours sous-jacente lorsque la guerre éclate, qu’elle intervienne avant, pendant ou après, elle est le principal moteur de la guerre, quand bien même elle se cacherait derrière des motifs patriotiques, moraux ou religieux.

La guerre c’est l’alliance de l’économie et de la force, la paix c’est l’économie librement contractée.

L’acte de guerre, par le passé strictement physique, a beaucoup évolué. La technicité des armes a eu raison de l’affrontement direct entre humains en de nombreux espaces où la force tente de s’imposer contre la liberté économique.

Aujourd’hui, les sanctions économiques sont un acte de guerre.

La preuve en est rapportée en Ukraine. Sur ce territoire l’Europe est en guerre déclarée, elle soutient une partie de ce pays contre l’autre.

On remarque deux choses :

-1- Chaque partie traite l’autre de terroristes dans sa propagnade.

-2- Les Européens, qui répugnent à s’engager physiquement pour porter assistance à leurs alliés, engagent contre ceux de leurs ennemis des sanctions économiques.

D’autres exemples, nombreux, trop nombreux, pourraient être rapportés dans le monde où ce schéma est exactement reproduit. Deux camps entre en guerre chacun traitant l’autre de terroriste, le plus puissant emploie toujours l’arme de la sanction économique.

La sanction économique est bien un acte de guerre, nul ne peut le nier.

De son côté la guerre, cette activité stupide dont on se demande comment des êtres humains peuvent être assez cons pour s’y engager sans arriver à imaginer qu’ils vont y périr, qu’ils risquent de perdre, la guerre a quand même des semblants de règles.

Est considéré comme un crime de guerre le fait de prendre les armes contre son propre peuple, tel que le fait ouvertement Bachar El-Assad.

Quel que soit le motif avancé, engager un acte de guerre contre son peuple est un crime de guerre.

Il en est ainsi partout dans le monde, sauf en France.

Monsieur Hollande, par son ministre Sapin interposé, soupçonne tous les français, sans exception, d’être des “fraudeurs fiscaux” et leur déclare une guerre impitoyable.

Les explications qu’il donne des “fraudeurs fiscaux” permettent de comprendre qu’il n’y a pour lui aucune différence entre un “fraudeur fiscal” et un “terroriste”.

Il est remarquable de constater qu’il emploie pour les deux les mêmes méthodes d’enquête et de répression.

Après avoir accusé publiquement les français d’être des “terroristes fiscaux”, à l’aide d’une propagande qui n’a rien à envier à celle des plus noires dictatures, complaisamment reprise par la presse et une majorité de zélotes corrompus par les exemptions d’impôt, Hollande engage contre ces “terroriste fiscaux” des sanctions économiques mortelles.

Depuis trois ans que j’expose les sanctions économiques que je subis, qui n’ont aucun rapport avec une imaginaire “fraude fiscale”, qui sont en réalité liées à des intrigues de pouvoir dont je ne connaitrai probablement jamais l’origine, les retours qui me sont parvenus m’ont convaincu que je ne suis pas un cas à part, bien au contraire.

Des centaines de milliers de français sont directement l’objet de sanctions économiques décrétées, sans la moindre preuve de fraude fiscale, par les troupes noires de Bercy.

Quant aux autres, s’ils se croient épargnés, c’est tout simplement qu’ils sont endormis par la propagande et sont assez stupides pour imaginer qu’ils profitent de la guerre que livre Hollande à son peuple à l’aide de l’arme de la sanction économique, alors qu’en réalité ils en sont les principales victimes, même si c’est de façon indirecte, ce qui les abuse.

Hollande et ses prédécesseurs ont commis et commettent des crimes de guerre en employant de façon totalement inconsidérée l’arme de la sanction économique contre leur peuple. D’abord directement par l’impôt excessif, puis plus particulièrement par le sur-impôt volé par la police fiscale de Bercy, la plupart du temps sans motif réel sauf à prétendre qu’il s’agit de mettre au pas des “terroristes fiscaux”.

Il faudra bien qu’un jour tous ces hommes de l’Etat répondent de ces sanctions économiques qui sont des actes de guerre avérés contre nous, qui nous laissent exsangues et mortellement désespérés.

Bien cordialement. H. Dumas

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Association avec le fisc ??!!! (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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Putain de fric

Le fric, plus raisonnablement appelé “argent”, est un élément essentiel de l’économie. J’en mesure exactement la force moi qui suis dépossédé de cet outil de travail du fait d’une extorsion de fonds par l’Etat qui, à travers des contrôles fiscaux frauduleux, me  prive de toute trésorerie depuis bientôt dix ans.

Sans trésorerie pas d’activité économie possible. Le fric est exclusivement un outil. Sa privation m’a mis au chômage, je ne peux pas exercer mon métier.

D’où vient-il que le plus grand nombre fasse de cet outil un objet de convoitise qui dépasse l’entendement ? Cela au point que sa possession devient pour eux moins importante que d’imaginer  pouvoir en priver les autres, y compris ceux pour qui il est outil. Ces attitudes suicidaires économiquement : l’éradication de l’argent, la mise au pilori de ceux qui le possèdent, n’ont aucun équivalent.

Pourtant il est bien d’autres “privilèges”, autrement exclusifs, qui n’attirent pas les mêmes folies d’envies dévastatrices.

La notoriété :

Sait-on le formidable privilège de la notoriété ? La puissance et le confort obtenus par ceux que tout le monde reconnait en ville. Plus d’attente nulle part, plus de guichetiers obtus, plus de tracas administratifs prolongés, plus de repas payés au restaurant, plus de recherche de villa ou d’appartement pour les vacances, l’hôpital aux petits soins etc…

La notoriété serait-elle systématiquement méritée au point qu’elle n’éveillerait pas l’animosité de ceux qui ne la possèdent pas envers ceux qui la possèdent ? Bien sûr que non, la notoriété est probablement la chose la plus mal partagée au monde. Rares sont ceux qui l’ont obtenue autrement que par le plus grand des hasards. Et pourtant nul ne songe à déposséder les  heureux élus de leur notoriété.

La beauté :

Est-il une chose plus hasardeuse que la beauté ? Probablement pas. Pourtant nul ne peux nier que même si elle est un peu jalousée, la beauté est respectée. Nulle loi, nulle violence n’imaginent de défigurer les “belles gueules”, et c’est heureux.

Ils sont légions à dépenser des sommes folles dans l’espoir d’être plus beaux. Pensent-il benoitement que le “fric” pourrait leur donner accès à la beauté ? Aussi peut-être à la notoriété ? Serait-ce pour cela qu’ils en veulent tant à ceux qui en disposent ?

La sante :

Ici nous approchons du pire. La loterie de la santé joue directement avec la mort. Et pourtant, nul grabataire n’imagine se tirer d’affaire en entrainant dans sa misère ceux qui sont autour de lui en bonne santé. Alors qu’en réalité, contrairement à tous ces articles apaisants qui voudraient nous faire croire que la santé dépend de notre volonté, il n’en n’est rien, seul la chance fait tourner la roue de la vie et de la mort.

Je n’ai jamais rencontré de malade souhaitant maladie et souffrance aux bien-portants.

Alors pourquoi le fric ?

Oui, pourquoi l’argent, un des avantages finalement le mieux réparti, éveille-t-il tant de haine ? Ceci d’autant plus que sa possession est, le plus souvent, liée à sa dimension d’outil économique. Sur l’énorme masse d’argent qui circule, la plus grande part est intégralement possédée et utilisée dans ce but.

Disons que les abus sont marginaux, que la partie frivole de l’argent est non seulement marginale, mais à tout coup inévitablement éphémère. La plus part du temps, celui qui possède l’argent le mérite, celui qui ne le mérite pas ne le possède pas longtemps. L’argent est le bleu de travail de l’économie.

C’est probablement là que se situe le problème.

Si les différents privilèges que nous avons évoqués, qui ne sont pas les seuls, n’éveillent pas ou peu de haine alors qu’ils sont étroitement liés au hasard pendant que l’argent qui en dépend beaucoup moins fait l’objet d’une telle haine, c’est donc que là se situe l’explication.

Les hommes sont prêts à accepter le hasard, ils ne se sentent pas jugés par lui. Mais ils ne peuvent pas accepter d’avoir à se mettre en question face à des résultats économiques liés à leurs qualités personnelles.

L’absence d’argent est, souvent à juste titre, considérée comme un échec personnel. Echec inacceptable pour le plus grand nombre qui préfère partager la misère plutôt que d’avoir à affronter ses propres carences.

Moralité

L’homme peut tout supporter sauf son propre jugement, ses échecs personnels.

Comment pourrait-on espérer un progrès de notre société quand on sait que le progrès est étroitement lié à l’analyse des échecs et que nous pouvons observer journellement les français refusant de faire face à leurs échecs économiques personnels, de la façon la plus globale et la plus violente qui soit.

La haine de l’argent n’est que la peur des remises en question personnelles, le signe d’une société indécrottable. A ce sujet les socialistes sont les champions toutes catégories confondues. Pour eux, le monde doit appartenir à ceux qui échouent.

Bien cordialement. H. Dumas

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Qui sont-ils ?

Qui sont-ils tous ces petits êtres humains, dont je fais intégralement partie, qui, dressés sur leurs ergots, crient : “regardez, j’existe” ?

Ils sont prêts à tout pour se rassurer à ce sujet.

Un soir de la semaine dernière, j’étais à Sète, sur le quai de La Marine, grignotant des brochettes avec mon épouse et une de mes petites filles.

Soudain, un gamin est passé, juché sur un vieux scooter de 50 cm3 dont il avait perforé le pot d’échappement. Fier comme Artaban, il donnait de grands coups d’accélérateur pour que le bruit insupportable de son petit moteur soit bien entendu de tous.

L’occasion m’a ainsi été donnée de demander à ma petite fille (14 ans) si elle avait entendu parler du syndrome du “pot d’échappement troué”.

Ce n’était pas le cas. Je lui ai donc raconté que lorsque j’avais moi-même 14 ans, c’était le début de la transformation des “mobylettes bleues” d’outils utilitaires en jouets pour adolescents. Ces mobylettes n’avaient pas la force de séduction des petits scooters d’aujourd’hui et leur connotation laborieuse troublait les jeunes adolescents que nous étions, toutes catégories sociales confondues.

Pour se démarquer et être différencié, le moyen le plus courant était de trouer le pot d’échappement. Effectivement une partie du but était objectivement atteint par le bruit qui en découlait.

Mais un problème d’incompréhension totale s’installait.

L’adolescent qui chevauchait la mobylette pensait éblouir la population avec le bruit de son moteur qui évoquait pour lui puissance et liberté. Il espérait être admiré et aimé.

Le passant qui subissait l’agression sonore pensait que le gamin était une véritable andouille, il se demandait comment on pouvait être aussi con.

L’incroyable est que ces deux réactions sont les mêmes pour tous selon la situation où ils se placent, acteur sur la mobylette ou spectateur sur le trottoir. C’est ça qui est fou.

C’est ça le syndrome du “pot d’échappement troué” ai-je expliqué à ma petite fille. Rien ne change plus tard. Ceux qui se pavanent, fiers de leurs décorations humaines, richesses ou statuts, ne font qu’ulcérer ceux qui les regardent, pendant qu’ils pensent les séduire, être aimés d’eux.

“Regardez, j’existe” c’est la rengaine entonnée par tous, seuls ou en groupe.

Elle justifie, pour ceux qui l’entendent, que cela ulcère, l’idée de voir ceux qui l’entonnent disparaître du paysage. Elle est un fauteur de trouble, de guerre.

Elle a ces effets systématiquement, en fonction de notre situation par rapport à elle et non en fonction de notre caractère.

Il n’y a qu’une seul parade : comprendre que nous n’existons pas.

Ceux qui ont conscience d’être une poussière de l’univers, c’est-à-dire rien, sont les seuls à ne pas être accessibles au syndrome du “pot d’échappement troué”.

Mais attention, être rien c’est la possibilité d’être tout. C’est la liberté de choix totale. Pour celui qui prend conscience qu’il n’est rien, la vie devient un cadeau incroyable.

D’abord dans la perception qu’il en a. Comment ne pas être éberlué de l’incroyable beauté d’un coucher de soleil lorsqu’il est visible par la poussière que nous sommes? Il en est de même pour tout ce que nous sommes amenés à voir, issu de l’univers ou des hommes, terriblement beau ou terriblement laid.

Ensuite, comment ne pas être subjugué par toutes les possibilités de choix qui s’offrent à nous, du fait que nous ne sommes rien ?

La preuve est rapportée que nous ne sommes rien puisque personne ne peut nous prendre notre vie. Certes elle peut être abrégée par l’intervention d’un autre, mais il ne pourra pas la posséder. Si nous étions quelque chose, ceux qui prendraient notre vie pourraient l’utiliser.

Etre rien nous permet tout, nous rend indifférent à ce que croient être les autres et nous rend personnellement inaccessibles à ce qu’ils pensent de nous.

L’été est une bonne période pour s’entrainer à visionner notre néant. Il suffit de lever la tête et de regarder la voute céleste pour faire face à notre néant, comme y font face depuis des millénaires nos prédécesseurs et comme y feront face pendant les millénaires à venir nos successeurs.

Vus sous cet angle, les pauvres connards qui martyrisent les autres, qui imaginent les contraindre en s’accaparant leurs “pots d’échappement troués”, je pense notamment au Syndicat National Unifié des Impôts et à ses adhérents contrôleurs fiscaux, sont bien peu de chose.

Qu’ils aillent en enfer, celui des andouilles dressés sur leurs ergots criant : “regardez-moi, j’existe”.

Bien cordialement. H. Dumas

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Y a un “truc qui merde”

 

Le temps passe, le temps passe…on nous rabâche toujours les mêmes fadaises.

Tout particulièrement celle-ci : “La fraude fiscale est une plaie ouverte responsable de la faillite du pays. Bercy, faisant preuve d’un professionnalisme hors du commun, lutte d’arrache-pied contre cette fraude fiscale. Loués soient ses agents, courageux et désintéressés, qui se sacrifient pour l’éradiquer. Ils vaincront, viendra alors le temps de la prospérité, de l’égalité, du bonheur pour tous”.

De fait, les français, intoxiqués, répètent cette rengaine à longueur de commentaires sur le web ou dans le courrier des lecteurs de leur canard favori.

Hélas, la chanson, pour ceux qui “passent à la casserole”, tient plus de l’incantation sacrificielle que de la comptine pour sortie champêtre.

Essayons d’y voir clair

Qu’en est-il de cette fraude fiscale ? Que sait-on d’elle ? Pas grand-chose, juste ce que nous en dit Bercy.

En 1994, nos joyeux contrôleurs fiscaux avaient notifié pour 8,3 Milliards d’Euros de redressement. En 2014, les mêmes, tout aussi joyeux, en notifieront pour 20 milliards. Pas mal. Une hausse de 140%. Quand même…

Surtout que, dans le même temps, l’indice des prix à la consommation passait, lui, de 94 à 126, soit une hausse de simplement 32.6%.

“Magnifique performance” déclament nos hommes de l’Etat.

Tient donc ?

Comment peut-on qualifier de réussite une forme de contrôle et de répression qui aboutit à une augmentation de 140% du fardeau de la délinquance ?

Dans le même temps, 1994-2013, nos pandores et leurs outils de contrôle et de répression routière voyaient les morts, sur la route, passer de 8.050 à 3.250, soit une diminution de 60%.

Qu’aurait dit la presse si, au lieu d’une diminution de 60%, ces contrôles routiers et la répression qui les accompagne avaient enregistré une hausse des morts sur la route de 140%, soit comptabilisé 19.320 morts en 2014 au lieu de 3.250 ?

Y a bien un “truc qui merde”. Quel est ce truc ?

En réalité il y a plein de trucs qui ne vont pas du tout.

D’abord, les agents des impôts et leurs supérieurs sont intéressés, directement ou indirectement, pécuniairement ou statistiquement, aux résultats des contrôles. Mais, et c’est là que la chose devient savoureuse, en fonction des notifications et non des encaissements.

Comme, contrairement à l’auréole dont ils sont affublés à grand renfort de propagande, les contrôleurs fiscaux sont plutôt indélicats, ils notifient à tout va pour faire du chiffre.

Des études très sérieuses pensent pouvoir affirmer que seul 10% des sommes redressées correspondraient à une véritable fraude fiscale (“le piège”, par l’IFRAP).

Ensuite, le Syndicat National Unifié des Impôts, véritable Etat dans l’Etat, utilise le volume délirant de ces notifications pour agiter l’épouvantail de la fraude fiscale et obtenir en échange moyens et privilèges. Le cumul des coûts de ces moyens obtenus absorberait, à lui seul, 90% des redressements réellement encaissés. Cependant, les chiffres sont incertains, Bercy…. ne tenant pas de comptabilité à ce sujet. Trop fort.

Quant aux hommes de l’Etat, ces charlots, l’aubaine est trop belle pour eux de faire croire que la fraude fiscale serait la cause de la faillite du pays en lieu et place de leur folle prodigalité à visée électorale.

Tout cela a un arrière goût de “Topaze”.

L’organisation des contrôles fiscaux et la propagande des politiques à ce sujet mériteraient un grand éclat de rire, nos voisins en l’observant ne s’en privent pas, mais la souffrance des français qui sont contrôlés nous l’interdit.

La souffrance

La boulimie de faux contrôles fiscaux, accompagnée de vraies notifications fiscales destinées à gonfler les revenus du personnel de Bercy, ses statistiques, les pouvoirs de son syndicat et la propagande des élus, touchent les contribuables de plein fouet.

Car, une fois leurs notifications lâchées, la vie continue paisiblement pour tout ce petit monde, mais pour le destinataire l’enfer commence.

Comment le système social pourrait-il admettre la réalité de cette situation?

Lui qui n’est pas capable de s’étonner d’apprendre, année après année, sur les ondes et dans les journaux, que la fraude fiscale augmente avec la régularité d’un métronome, que plus la répression s’étoffe, prend de l’ampleur, plus la fraude fiscale augmente.

Comment ceux qui gobent ça, sans éclater de rire, sans mettre en doute un contrôle et une répression fiscaux aussi inefficaces, pourraient-ils comprendre la réalité de la situation ?

Ce qui se passe est donc le contraire de la raison dès le départ, et le reste ensuite.

Le contrôlé redressé va devoir faire face à ce système social qui, à aucun moment, n’est en mesure de faire la part des choses, victime qu’il est d’une propagande grotesque mais puissante, implacable.

Il luttera en vain, avec ses moyens restreints, pour faire entendre sa version des faits, dans l’espoir inutile de démontrer que la notification qui le crucifie est fantaisiste, irréaliste, trompeuse, voire indélicate, mensongère et perverse. Cela sera probablement vrai, mais inaudible.

Inaudible de ses voisins, de ses amis, de ses relations de travail, de son banquier, et, suprême complication pour lui, de la justice.

Ainsi, le “truc qui merde” va le tuer, lui et les 50.000 redressés annuels. Paix à leur misère.

Bien cordialement. H. Dumas

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