Je suis né le 2 Août 1944.
Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil.
Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société.
Amicalement à vous. H. Dumas
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Tout le monde connait ce jeu, y a joué ou y joue encore avec ses enfants ou petits enfants. Il est impossible d’y jouer les yeux bandés.
Chaque baguette du jeu, par sa simple appartenance à la chute collective, est liée à d’autres, elles mêmes liées aussi à d’autres pour la même raison.
Nul ne peut espérer retirer une baguette du jeu sans aucun dégât s’il n’a pas, au préalable, apprécié avec justesse les rapports entre cette baguette et les autres.
C’est un peu ainsi que fonctionne notre société.
Nous sommes tous propulsés dans un vaste mouvement collectif qui implique pour chacun de nous des points d’appui intellectuels et matériels avec les autres.
L’autonomie, que certains espèrent, passe, comme pour la baguette du mikado, par une appréciation juste, précise, des liaisons qui nous rattachent aux autres et ces derniers encore aux autres, pour pouvoir s’en libérer sans dommage à soi ou à eux.
Cette autonomie, c’est ce que l’on appelle aussi la liberté individuelle.
Donc, la liberté individuelle n’est pas accessible par une simple démarche personnelle. C’est pourquoi, alors que tous ressentent, plus ou moins confusément, un besoin de liberté individuelle, bien peu y accèdent du fait de ces complications de liaison avec les autres et de la difficulté d’y mettre fin.
Dans l’absolu, chacun devrait pouvoir prendre conscience de ses implications au groupe dont il aurait à assumer le détachement pour accéder à son indépendance, à sa liberté individuelle. Mais, ce n’est pas si facile. Comme au mikado, cela demande une observation sans faille et une parfaite maitrise de soi.
Ce qui rend la tâche ardue
Pour de multiples raisons, la plus grande partie de nos liaisons au groupe nous sont dissimulées, opacifiées, travesties. Je ne parle pas des liaisons que chacun ne voit pas par négligence ou par refus de voir. Je parle du brouillard créé par les autres, par ceux qui par intérêt, par vice, par calcul ou par fatalisme compliquent à souhait les rapports entre tous.
Notre vie est une partie de mikado à l’aveugle.
C’est ainsi que ceux qui souhaite le collectivisme, la suppression de la liberté individuelle ou sa limitation drastique — soit qu’ils craignent la solitude, soit qu’ils se sentent capables de dominer le groupe à leur avantage – dissimulent le plus possible la réalité des imbrications entre les membres du groupe dans le but exclusif de retenir captifs ceux qui rêvent de liberté.
Le paradoxe
Plus la société fortifie ses membres, plus elle les rend aptes à l’indépendance, plus elle éprouve le besoin, pour survivre en tant que groupe, de leur dissimuler et de leur compliquer leurs liaisons.
C’est ainsi qu’alors que nos jeunes hommes (ou femmes évidemment), ont l’opportunité d’accéder à la connaissance, à la santé, à la compétence, à la richesse, autant de choses qui devraient permettre une liberté jusqu’alors inconnue, la puissance publique multiplie à l’envi l’opacité de nos rapports en commun.
Au point que l’accès à la liberté individuelle dans cet espace volontairement opacifié est accompagné de chocs violents faits aux autres ou à soi-même. C’est un comble.
L’enchainement
L’avalanche législative et règlementaire qui nous emporte n’a pas d’autre objectif que de nous lier au groupe, en complexifiant à outrance nos liaisons pour créer un maillage impossible à apprécier avec justesse dont il n’est donc pas aisé de s’affranchir.
Il est renversant de constater que ce sont ceux qui parlent le plus de la liberté qui sont les plus prolifiques en production de textes troublant la limpidité de nos liaisons, donc resserrant notre emprisonnement.
En son temps, la religion avait déjà usé de ce subterfuge. Elle avait édicté des règles opaques, mouvantes, interprétables par ses seuls sbires qui emprisonnaient les hommes. Ils durent payer l’accès à la liberté de leur vie. Avec le temps, ces règles nous paraissent d’une simplicité proche de la débilité, au point de nous amener à douter de l’équilibre intellectuel de nos ancêtres.
En réalité, pour eux, ces règles ne pouvaient pas être comprises tout simplement parce que leurs motifs et leurs liaisons étaient dissimulées. Elles étaient servies non comme des règles, mais comme des vérités qui ne pouvaient pas se discuter.
Il en est exactement de même aujourd’hui.
Les explications fournies lors de la production de la somme monstrueuse des textes qui nous lient artificiellement sont toujours fragmentaires. Une apparente technicité rendent ces textes non discutables, quand bien même ils touchent des choses simples de notre vie de tous les jours, comme notre logement, notre nourriture, nos déplacements, etc…
Le but est de nous interdire une vision simple, juste, de nos dépendances communes, de nos points d’appui commun.
Ainsi artificiellement aveuglés, nous ne pouvons pas prendre de distance par rapport au groupe sans être accusés de l’ébranler. Tout comme la baguette du mikado, nous ne pouvons pas nous retirer sans faire bouger toute la structure et être immédiatement dénoncés par les autres joueurs.
Bercy.
Bercy, toujours Bercy, qui évidemment est le champion toute catégorie de la complexité inutile dont le seul but est de nous enchaîner et de faire croire à tous qu’il n’existe nulle liberté pour chacun de nous sauf à déchaîner une souffrance épouvantable pour les autres.
Au grand “mikado bercylien”, la “baguette contribuable” ne peut pas être retirée du jeu sans que l’ensemble, tel qu’il a été projeté sur la table par Bercy, ne s’écroule.
Effectivement, il arrive un moment ou plus personne ne peut retirer une baguette au mikado. Soit alors la partie s’arrête, soit l’un des joueurs triche. Il n’y a pas d’autre alternative. Il s’agit d’un cas ou le tricheur est utile.
Décidemment, ce mikado n’est pas un jeu moral….comment peut-on le laisser entre les mains des enfants ?
Mais, après tout, y a-t-il sur cette terre un autre enjeu que de passer le temps ?
Il ne me parait pas incongru d’affirmer que — en règle générale — la vie tend au pillage.
Je ne peux prétendre à aucune légitimité en tant que naturaliste, mais les observations empiriques que je peux faire, dans mon jardin ou dans la nature, m’amènent à penser qu’il n’existe pas de limite au pillage. Mes écureuils et mes ronciers m’en font régulièrement la démonstration.
Je ne crois donc pas au bon sauvage, à l’équilibre de la nature, mais au contraire au pillage systématique — et fondamentalement nécessaire — des êtres vivants sur leur environnement.
L’homme ne fait pas exception à la rège, bien au contraire. Je suppose qu’à Cro-Magnon déjà il pillait journellement son environnement et, chaque fois que l’occasion lui en était donnée, ses voisins.
Dans notre vision du monde, l’homme serait au sommet de la pensée intelligente. Ou, du moins, c’est ainsi qu’il nous est représenté. Il s’agit peut-être d’une simple perspective, un peu comme ces cartes mondiales dont chaque pays place le centre chez lui. Peu-importe, c’est cette vision de la vie qui nous habite. Nous, les hommes, en haut des êtres vivants, le reste en suivant.
Cette certitude, et probablement aussi nos compétences, nous ont fait dominer le monde des vivants, au moins momentanément. Cette domination fait logiquement de nous les plus grands pillards vivants. Cela sera-t-il éternel ou existe-t-il une fin programmée ou programmable ? Ce n’est pas le propos de ce billet.
Le problème que je souhaite évoquer est le fait que cette addiction vitale de l’homme au pillage détermine sa vie personnelle et les différentes organisations sociales qu’il met en place.
Ce principe induit deux conséquences :
-1°- La grandeur de l’homme se trouve dans sa capacité de résistance intellectuelle au pillage naturel. Il est alors “chevaleresque”. Ce n’est pas non plus le propos de ce billet.
-2°- Le pillage se dissimule systématiquement derrière de bonnes intentions pour pouvoir s’épanouir sans vergogne.
Ceci posé, l’observation de notre environnement à partir de l’acceptation de cette fonctionnalité est inquiétant, mais aussi, peut-être, lucide.
L’objet du pillage
Immédiatement vient à l’esprit le pillage dit des “ressources naturelles”, sans cesse vilipendé par la pensée commune occidentale, sans que soit bien défini ce que seraient les “ressources naturelles”. L’air, l’eau, le pétrole, les diamants, les esturgeons, la terre agricole, la forêt, l’énergie, etc…?
La frontière entre les “ressources naturelles” brutes et les produits travaillés issus de ces ressources est floue.
En fait, je veux vous parler d’une ressource naturelle particulière, produite par l’intelligence de l’homme, qui est rarement incluse dans les “ressources naturelles” alors qu’elle y a toute sa place, car il n’y a pas d’économie possible sans elle, c’est : le capital.
Le capital n’est pas une ressource surnaturelle ou divine. Il est une énergie, une ressource — qui n’est pas fossile — créé par l’homme, sur laquelle est construit l’économie de l’humanité, ce n’est pas rien.
Cette “ressource naturelle”, cette matière première, peut prendre la forme de biens, de monnaies, de connaissances, et bien d’autres encore. Elle est si indispensable que tout le monde la convoite, groupes ou particuliers.
Les pilleurs ont bonne conscience
Le pilleur, même de base, habille son pillage d’un motif.
Actuellement, vivant une organisation sociale qui a plusieurs siècles de retard, une partie du monde Oriental et de l’Afrique est l’objet de pillages systématiques qui se réclament de la religion, comme au bon vieux temps de nos curés guerriers. Cela nous pouvons tous le voir à longueur de journée sur nos écrans.
Chez nous, c’est plus discret, les pillards sont beaucoup plus sophistiqués.
D’abord, ils commencent par dire pis que pendre de la ressource qu’ils entendent piller, le capital. C’est une habile manœuvre de diversion.
Puis, ils se présentent comme des consciences protégeant les “ressources naturelles” desquelles, évidemment, ils ont préalablement exclu le capital. Ce qui est une deuxième manœuvre de diversion, elle aussi très habile.
Et enfin, toujours très habilement, au motif de protéger les dites “ressources naturelles”, auxquelles ils ajoutent, ne faisant pas dans la demi-mesure, les “mal-dans-leur-peau”, ils pillent ceux qui détiennent le capital.
On les appelle les écologistes, en vérité ce sont les magiciens du pillage.
Il s’agit d’une mutation du virus pillant socialiste, plus coriace que l’évolution précédente le communisme. Il n’y a pas de vaccin. Mais il y a un antidote.
L’antidote
Nous avons déjà eu, par le passé, à affronter des pillages de masse. Tout particulièrement à l’époque de la royauté qui, en quelques siècles, est passée de la protection virile au pillage total.
Les observateurs de l’époque ont eu le loisir d’analyser la situation dont la durée s’est étalée sur plusieurs siècles. Ils ont constaté que pour que le pillage soit possible il faut que l’homme soit entravé, sans quoi il s’échappe.
Ils ont alors tout cassé et ont proclamé les libertés individuelles, à travers un texte qu’ils ont appelé “la déclaration des droits de l’homme et du citoyen”.
Ils auraient pu l’appeler “recette d’un antidote aux pillages”
La lecture de cette déclaration permet de comprendre que la seule parade au pillage est le respect absolu de la liberté individuelle.
Liberté individuelle que les pillards combattent, au moyen orient par la force des armes, chez nous par la force de la loi. Ainsi s’expliquent les lois liberticides qui voient le jour actuellement.
Le cocasse de l’histoire est que nos pillards font mine de nous défendre des pillages à venir de ceux du moyen orient — qui n’ont pas les moyens de nous nuire — pour dissimuler leur pillage à notre détriment.
Le bon peuple applaudit. Sans doute croit-il qu’il bénéficiera des miettes du pillage. Il se trompe lourdement. Il paiera la facture de la disparition de cette ressource naturelle indispensable qu’est le capital.
Voilà un titre bien pompeux. Je dois dire que je suis en pleine lecture de “On va dans le mur” d’Agnès Verdier-Molinié. J’ai évidemment beaucoup d’estime pour la fondation IFRAP — et son fondateur Bernard Zimmern — dont Madame Verdier-Molinié est la directrice. Son ouvrage est une somme de travail impressionnante, convaincante, imparable, vraie, qui débouche sur un état des lieux catastrophique, implacable, mais, qu’hélas, tout le monde connait.
Sans concession, avec rigueur, Madame Verdier-Molinié brosse un inventaire des dérives de notre société. Elle esquisse quelques propositions, objectivement peu convaincantes.
Cependant, malgré son immense compétence et sa situation privilégiée, elle n’apporte rien sur les motifs qui ont présidé à la venue de la situation qu’elle analyse – à l’endroit de son ouvrage où je suis arrivé –.
C’est un peu comme pour la peste. Pendant des millénaires elle a frappé l’humanité, ses symptômes et ses conséquences étaient connus de tous, ce n’était pas suffisant pour en guérir. Il a fallu comprendre comment elle infectait l’homme.
J’ai peur que la source de nos problèmes soit si simple, si puérile, que personne n’ose en parler de crainte d’être ridicule ou de ne pas arriver à dépasser la dizaine de pages explicatives, ce qui serait loin de faire un livre acceptable.
Moi qui ne risque rien en termes de notoriété, je vous propose une explication binaire, remontant à la source de nos pulsions et de nos organisations.
L’intérêt
Les libéraux prétendent que l’intérêt guide les hommes, ils affirment que la somme des intérêts se neutralise, ils l’appellent la main invisible.
Les collectivistes pensent aussi que l’intérêt guide les hommes, mais ils affirment que c’est un horrible défaut, qu’ils sont capables de le neutraliser. En effet, ils fourmillent d’idées pour atomiser l’intérêt des autres, par contre ils sont particulièrement discrets sur le leur.
En réalité, peu ou prou, tout le monde est bien conscient que l’intérêt est le moteur de la vie, sans lequel le risque de la perdre est réel.
L’intelligence
L’homme en est équipé. Plus ou moins, mais dans tous les cas suffisamment pour, à minima, entrevoir son intérêt et tenter de le satisfaire.
On peut prendre pour base que l’intelligence est le ressort principal de l’humanité duquel dépendent toutes nos pensées, tous nos actes. Ceux qui en disposent plus que les autres servent de guides — admirés ou conspués — à ceux qui en disposent moins.
C’est elle qui nous permet de nous adapter, individuellement ou collectivement, aux différentes situations que nous rencontrons.
Les deux trames organisationnelles en France
D’un côté la France est libérale. Heureusement, puisque aussi bien politiquement qu’économiquement elle est un des inventeurs du principe au cours des siècles précédents.
D’un autre côté elle est aussi collectiviste. Là encore elle a activement participé à l’invention du concept et à sa mise en œuvre, d’ailleurs plus radicalement en l’exportant chez les autres qu’en l’appliquant chez elle, pas folle la guêpe.
Brièvement résumé
Le libéralisme consiste à privilégier la liberté individuelle et tout ce qui lui est attaché. La théorie veut qu’alors chacun est récompensé de ses efforts, sans limite.
Le collectivisme consiste à mutualiser les libertés intellectuelles et matérielles. Ici chacun aura ce qu’il lui faut, sans liaison directe avec ses efforts, en fonction seulement de ses besoins.
Une partie de notre pays vit selon le concept libéral, l’autre selon le concept collectiviste. Les forces politiques de chacun, qui s’expriment dans les urnes, sont aujourd’hui à peu près égales.
L’intelligence dans tout ça ?
Et bien voilà l’œuf de Christophe Colomb dont je vous ai parlé au début de ce billet.
Dans le système libéral, la liberté et l’absence de limite du résultat vont engager l’intelligence à produire le plus possible de richesses. Pour satisfaire ce but, l’intelligence des acteurs du système va travailler – ou faire travailler les autres – sans limite. L’enrichissement sera constant, illimité, sans autre règle de répartition que l’intérêt — qui n’est pas à tout coup guidé par la cupidité, mais bon –.
Dans le système collectiviste, représenté en France par la fonction publique – les fonctionnaires donc – la richesse est inaccessible, la grille de salaire est connue et garantie dès le début de la vie professionnelle. Ainsi, à salaire égal, l’intelligence des acteurs du système va les amener à trouver leur intérêt dans le minimum de travail possible.
Le nœud est ici.
La moitié de ce pays est composée de citoyens dont l’intelligence cherche à accumuler des richesses en turbinant à fond, l’autre moitié sait ne pas pouvoir accumuler de richesse, son intelligence lui dicte que la sagesse dans ce cas est de travailler le moins possible.
Normalement ces deux attitudes sont strictement incompatibles. Aucune société ne peut vivre cette schizophrénie.
Le drame.
La France a la prétention d’être capable de vivre cet écartèlement. Elle ne lit pas Sakharov, elle détourne les yeux des expériences de ses voisins, elle se ment collectivement. Ses élus et sa presse n’ont pas le choix, ils doivent agir de même sous peine autrement de perdre leurs clients.
La marmite ne peut qu’exploser. Les positions sont inconciliables, puisque les deux sont le fruit réel, vrai, de l’intelligence de chacun. Pourquoi l’un cèderait-il devant l’autre ? Ces deux intelligences vont en venir aux mains, c’est incontournable.
La réussite actuelle de l’Allemagne, dont on nous beurre le nez, tient uniquement au fait que l’expérience de ces deux systèmes a été jusqu’au bout, le vainqueur a imposé sa solution.
Nous n’avons pas cette chance, nous n’avons pas de vainqueur. Il faut dire qu’il y a déjà un bon moment que la notion de victoire nous échappe…
Bien cordialement. H. Dumas
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Les juges ne plaisantent plus avec la comptabilité.
L’héritière Ricci, une très chic personne du troisième âge, va aller un an au trou, fichtre.
Des magistrats, à partir de fichiers volés à une banque étrangère, dans un pays étranger, grâce à un délateur passionné et politisé — dit-il — ont donc réfléchi, démocratiquement et scientifiquement, aux conséquences économiques globales pour notre pays de la gestion de son capital par l’héritière Ricci.
Ils ont probablement abouti, de façon cartésienne et mathématique donc imparable, au fait que le même capital amputé de 70% par le fisc eut été beaucoup plus productif pour l’économie de notre pays.
Le jugement qui, évidemment, va être chiffré de façon objective et imparable, sera sans doute un grand moment de compréhension des sciences économiques, dès qu’il sera disponible.
C’est un pas en avant significatif.
En effet, nul ne peut imaginer, dans une démocratie exemplaire comme la notre, que ces magistrats auraient pu, tel des commissaires du peuple fanatiques et obtus, tortionnaires entièrement acquis à tel ou tel dogme totalitaire, priver de liberté une citoyenne qui n’aurait pas gravement et objectivement nuit à l’équilibre économique de notre pays.
J’imagine déjà la densité des calculs comparatifs que ce jugement va nous livrer entre l’usage réel des fonds Ricci et ce que cet usage, géré par Bercy, aurait pu être pour nous tous.
Nul ne pouvant être accusé sans preuve, sur simple croyance, nous aurons réellement ces chiffres.
Des horizons nouveaux s’ouvrent à nous.
Ainsi donc, toute personne qui, par le simple usage comptable, aboutit à une perte d’avantages économiques pour le pays se rend coupable d’une atteinte exceptionnelle à l’ordre public et au pacte républicain.
Notre justice, et c’est tout à son honneur, se prépare donc à sanctionner lourdement, par des peines de prison, toute personne dont l’organisation comptable occasionne des pertes chiffrées et significatives pour le pays, tel que cela a probablement été mis en évidence dans l’affaire Ricci qui nous intéresse.
Vous imaginez comme moi l’étendu des délits potentiels sur lesquels entendent se pencher nos magistrats.
Le raisonnement ainsi outillé, le délit de gestion comptable contraire aux intérêts du pays ciblé, rien n’arrêtera notre fringante justice qui vient de se mettre en route.
Tous ceux dont la comptabilité nuit gravement aux intérêts du pays vont finir au trou.
Je connais bien des politiques, bien des fonctionnaires — tout particulièrement à Bercy — bien des entreprises pratiquant le capitalisme de connivence dont il sera aisé de faire la preuve que leurs pratiques comptables nuisent gravement, par les pertes qu’elles induisent pour tous, à l’ordre public et au pacte républicain.
Ce jugement instaure un délit d’atteinte à la rentabilité de l’argent privé ou public au détriment de la France qui, n’en doutons pas, ne sanctionnera pas aveuglément exclusivement les enfants de milliardaires. Nous ne sommes pas en URSS ou en Chine maoïste, nous sommes en France, pays de l’égalité.
Petit problème.
Il va falloir construire des milliers de places de prison pour y fourrer tous les délinquants visés par ce délit comptable.
Je pense à plus de la moitié des effectifs de Bercy, notamment à 95% des contrôleurs fiscaux qui privent indûment le pays de capitaux actifs pour les engloutir dans les pertes abyssales et improductives de notre comptabilité publique.
Tout cela ne va pas manquer d’apparaître à travers la nouvelle science juridique mise en œuvre par les magistrats de l’affaire Ricci.
Je pense aussi à tous ces élus et à leurs dépenses contraires à l’intérêt comptable du pays qui vont le payer de quelques années d’emprisonnement.
C’est une épuration comptable salvatrice vers laquelle s’engage la magistrature.
Souhaitons à ces magistrats bonne chance et bon courage et surtout l’énergie d’aller au bout de cette démarche comptable.
Dans le cas contraire leur engagement pourrait être assimilé à une justice d’exception, partisane et stalinienne, la pire des accusations.
Bien cordialement. H. Dumas
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Stéfan SWEIG et Jean AMERY (Hans Mayer), tous deux autrichiens, ont des points communs. Ce sont des intellectuels, des écrivains, des raisonneurs cartésiens non croyants, tout deux se sont suicidés.
Sweig est né en 1881 de parents juifs, non pratiquants. Améry est né en 1912, d’un père juif, d’une mère catholique, il a été élevé selon les coutumes catholiques, mais il est laïc.
En 1935, l’un a 54 ans, l’autre en a 36.
Bien que non attachés au judaïsme, ils sont de plein fouet touchés par les lois racistes de Nuremberg en 1935. Ces lois sont l’aboutissement d’une pensée prédominante dont nous allons parler un peu plus loin dans ce billet. Elles font suite aux troubles racistes qui sévissent en Allemagne depuis 1933, elles sont le phare et le socle des 10 années racistes et meurtrières qui suivront.
Face à cette situation, Sweig quitte son pays en 1934, il s’expatrie au Brésil.
Améry fait front, il résiste en Belgique. Il sera arrêté, torturé, puis interné à Auschwitz.
Tout les deux partagent un anéantissement de leur vie, de leurs repères, jusqu’au plus profond de leur culture, et définitivement. Leur perte de confiance en la vie, en les autres, sera d’une telle intensité qu’ils n’y résisteront pas, ils se suicideront.
Dans son ouvrage : “Par-delà le crime et le châtiment”, Jean Améry décrit avec précision le mal qui le ronge. Les dégâts qui lui ont été faits sont irréparables.
Sa lucidité lui fera prendre conscience de l’énormité du fait que le souhait de pardon et d’oubli est instinctivement davantage dirigé vers les bourreaux que vers les victimes. Il vit mal l’ambition allemande, partagée par le reste du monde, de tout effacer. Ce qu’il théorise de la façon suivante : “Manifestement l’avenir est une valeur sûre : ce qui arrivera demain a plus de prix que ce qui est arrivé hier. C’est le sentiment naturel du temps qui le veut.”
Il est conscient que : ce qui lui a été pris, sa confiance en la vie, donc sa vie, non seulement ne peut pas lui être rendu, mais ne doit pas lui être rendu.
Il reste infirme, jusqu’à la mort, du mal qu’il a subi : ” Finalement, la seule chose qui me distingue des gens parmi lesquels mes jours s’écoulent, c’est une inquiétude qui oscille, tantôt plus forte, tantôt moins forte. Mais en tout cas c’est une inquiétude sociale, et non métaphysique. Ce qui m’accable ce n’est pas l’Etre ou le Néant ou Dieu ou l’Absence de Dieu, c’est uniquement la société : car c’est elle, et elle seule, qui est cause de mon déséquilibre existentiel auquel je tente d’opposer ma marche droite. Elle et elle seule m’a dérobé ma confiance dans le monde.”
On ne sort pas indemne de l’histoire de ces deux hommes qui symbolise celles de milliers d’hommes, hier, aujourd’hui, et demain.
La bêtise, la haine et le capital : les pensées prédominantes.
Le capital, cette évanescence indispensable à l’économie, ne peut naître que de l’homme. Le capital n’existe pas dans la nature.
Les objets rares peuvent laisser supposer aux esprits simples qu’ils sont le capital. Rien n’est moins vrai. La Norvège transforme son pétrole en capital, le Venezuela en est incapable. Le pétrole n’est pas un capital.
Le capital est une construction humaine, intellectuelle, éphémère et insaisissable.
Il n’a pas vocation à être partagé. Le partage le voit disparaître. Il n’est pas une quantité ou une émotion sécable, il n’est pas une barrique de vin, un bon repas, une joie ou un malheur.
Le capital n’apparait qu’à ceux qui ont une culture personnelle particulière. Ils se reconnaissent entre eux et ont tendance à se regrouper.
L’apparence du capital est trompeuse pour ceux qui n’y ont pas accès. Il peut être confondu avec la félicité et, de ce fait, désiré plus que de raison par ceux qui n’en connaissent pas ou n’en comprennent pas les règles.
La bêtise, cette détresse largement partagée, occulte la réalité du capital pour n’en laisser paraître que le fantasme, ou, éventuellement, l’impression de nécessité pour les impécunieux volontaires ou accidentels.
Elle a aussi le pouvoir, la bêtise, aiguisée par des manipulateurs sans scrupule, de déclencher épisodiquement la haine qui va permette le transfert du capital par le pillage, à l’issue duquel, évidemment, le capital disparaîtra inévitablement.
La bêtise et la haine associées oublient que ce n’est pas par hasard que l’imaginaire populaire situe le capital au pied de l’arc en ciel.
Les juifs, pour des raisons culturelles et pratiques, respectent particulièrement le capital et entretiennent une tradition et une compétence à son sujet. C’est donc sur eux que haine et bêtise se sont cristallisées dans les années 1920 et 1930. Eux qui ont été d’abord pillés, puis éliminés.
Sweig et Améry ont payé de leur vie les conséquences de cette folie inutile. Leur histoire terrasse l’anonymat confortable espéré par les bourreaux.
Le but de ce billet n’est pas de refaire l’histoire mais de mesurer, sur ce point particulier du capital, les dégâts humains irréversibles que peuvent engendrer la bêtise et la haine, attisées par d’ambitieux manipulateurs inconséquents.
Hollande, Sapin, les socialistes en général.
Hollande l’a affirmé, il hait le capital et les riches. Il est le penseur, ou, plus modestement, le réceptacle d’une pensé commune; Sapin en est l’exécutant, ordinaire et zélé.
Aujourd’hui, pour tout un tas de raisons, le capital ne peut plus être symbolisé par les juifs. Hollande et sa clique, qui brandissent la cape rouge du capital pour exciter la fureur de la foule à leur bénéfice, ont pris pour symbole le “fraudeur fiscal”.
Ils ont pris à son encontre une série de lois liberticides et aveugles qui n’ont rien à envier en stupidité à celles de Nuremberg.
Ils lâchent dans la nature des bourreaux du type Martino ou Garcia, dont la clairvoyance n’est pas la première vertu.
Le résultat, solution finale physique en moins pour l’instant, est tout à fait semblable aux symptômes qui ont emporté Sweig et Améry.
Bercy, tous les jours, anéantit des hommes et des femmes dont le seul tort est d’avoir su créer du capital, à leur niveau.
Bercy alors va, non seulement leur voler ce capital, mais les désocialiser, intégralement. En faire des zombis sociaux.
D’abord, le regard suspicieux des autres, leurs commentaires méprisants, seront destructeurs pour eux et pour leur entreprise.
Puis, l’indifférence de la justice, voire sa complicité active dans 95% des cas, va les laisser incrédules, hébétés, désorientés. Ils vont perdre toute confiance en les autres, en la société dont ils font partie, donc aussi en eux.
Enfin, la ruine va les anéantir totalement, eux qui pensaient que leur travail, les risques pris, leur intelligence, justifiaient le capital qu’ils constituaient. Eux qui pensaient aussi que ce capital, même entre leurs seules mains, étaient utile à tous.
Quelle déconvenue, quel effondrement, quelle désespérance, quel anéantissement, de se constater ainsi, exclu de sa société.
Personne ne ressort intact des agressions fiscales portées par la bêtise et la haine.
Qui plus est, les initiateurs n’en tirent aucun bénéfice, les pauvres bougres, les pauvres cons, ils tuent et détruisent pour rien.
Ce capital qu’ils jalousent, qu’ils convoitent, n’est pas accessible par la force.
“Houvavalls” pourrait rythmer l’incantation hallucinatoire d’une danse du scalp. Ou encore être repris par les All Blacks à l’occasion de leur Aka ésotériquement menaçant.
Ce qui est formidable avec les socialistes, c’est cette façon qu’ils ont de décliner une organisation politique au parfum de bonheur pour tous, dont les impasses face à la réalité vont précipiter tous les adeptes dans un merdier inextricable.
Arrivés là, ils n’auront de cesse de prétendre que c’est de la faute des autres et non la leur. Stigmatisant alors les rescapés, s’il en reste, ils les traitent de riches, les accusent et les pillent sans vergogne. Tout un programme.
Contentons nous de regarder autour de nous.
Personnellement, très empiriquement, je ne vois pas, au maximum, plus d’une personne sur deux ayant une activité économique digne de ce nom. Je veux dire qui se demande combien elle coute et combien elle rapporte, qui en tire des conclusions, adapte ses activités et sa vie en conséquence. Je ne parle que des actifs, j’exclus les enfants et les retraités.
Tous les autres, qu’espèrent-ils ?
Ils coutent. Qui doit payer et pourquoi ? Se posent-ils seulement la question ?
Objectivement, rien dans leur attitude ne le laisse supposer. Ils paraissent totalement indifférents à la charge qu’ils font porter à ceux qui assument les risques économiques.
Ils paraissent trouver tout à fait normal de les piller par l’impôt. Ils sont totalement hermétiques aux abus des hommes de main qu’ils envoient lever cet impôt.
Chacun de ceux qui s’efforcent d’être en équilibre économique doit compenser au moins un actif ruineux et évidemment plusieurs inactifs. Cet handicap est mortel.
Le plus étrange est que les responsables de ce surpoids destructeur sont par ailleurs plein de compassion pour tout. Par exemple, ils s’insurgeraient si l’on installait 10 personnes sur un cheval, ils souffriraient autant, sinon plus, que l’animal.
Tout pour eux est sujet à empathie, sauf les hommes qui tentent d’être économiquement responsables. Ceux-là peuvent crever, ils s’en foutent, voire même y trouvent quelque plaisir.
Leur inertie, leur coût destructeur, se reportent sur le prix des choses. Pensent-ils à diminuer leur empreinte débitrice ? Certainement pas, au contraire.
Ils ont deux parades
La première, ancienne, usée, éculée même, est l’emprunt qui consiste à faire payer à leurs enfants cette empreinte débitrice.
La deuxième, récente, en plein boum, qu’ils appellent l’économie collaborative ou partagée. Ce sont aussi leurs enfants qui paieront la facture finale, mais de façon plus insidieuse.
Prenons par exemple “blablacar”. Pour 45€ par personne, soit 135€ au total, un automobiliste va emmener 3 passagers de Montpellier à Paris. Il lui en coutera 84 € d’essence et 55€ de péage, soit 139 €. Il aura transporté 3 personnes qui n’auront pas participé aux frais réels comprenant l’amortissement de la voiture, son entretien, le temps passé, autant de choses qu’il faudra bien que quelqu’un paie… un jour.
Tous les autres exemples touchant cette économie arrivent au même résultat. Il s’agit d’une économie dont le coût global réel est dissimulé, repoussé à plus tard, pour ne laisser apparaître que le coût apparent immédiat. Ce sont les autres, plus tard, qui devront acquitter le coût réel, car celui-ci est inéluctable.
Les socialistes ne tarissent pas d’éloge pour cette nouvelle économie.
Formidable.
Oui, c’est le mot. Formidable le socialisme.
Le troupeau socialiste avance comme le troupeau de moutons, derrière lui l’herbe économique est rase. Tout est brouté, y compris les bourgeons de l’avenir. Pas de place pour les fleurs ou les fruits.
Alors : où va Valls ?
Il ne peut aller nulle part. Il broute avec les autres depuis si longtemps qu’il ne connait plus l’état de nature. C’est un état qui lui fait peur. Il oblige les autres à partager cette peur. Valls prône la médiocrité pour tous, qu’il appelle habilement la sécurité.
Seul lui et quelques élus seraient autorisés à sortir du troupeau.
Ceux qui le croient pervers, manipulateur, se trompent. Je suis convaincu qu’il est réellement socialiste, qu’il croit que le monde peut être plié à sa volonté, qu’il s’occulte la réalité.
Je suis sûr que, comme le berger, il finit par croire que son troupeau est voué au bonheur grâce à lui, alors que le but ultime est quand même l’abattoir, ce que le berger et lui font mine d’oublier.
Valls amène, paisiblement, tout son petit monde socialiste à l’abattoir. Il se persuade que, pour nous, l’abattoir collectif est plus adapté à notre destin qu’une lutte dans laquelle nous risquerions d’être plus rapidement une victime.
Vu par Valls, le choix pour nous se résumerait à être une victime isolée immédiate ou une victime collective ultérieure. Il nous déconseille vivement de réussir. Bien mieux il fait en sorte que cela ne nous soit pas possible. Car, prétend-il, se serait au détriment des autres, du troupeau dont il prétend avoir la charge.
Valls n’a pas appris cela tout seul, il n’est que le porte-drapeau de la pensée générale qu’il partage avec tous ses confrères, de Mélenchon à Le Pen.
Si vous voyez Jean Jacques Annaud, dites lui que pour les loups…les carottes sont cuites.
– d’un côté ceux qui ne paient pas d’impôt. Mais aussi, avec eux, ceux qui en paient, mais comme il faut. Tout le monde quoi.
– de l’autre les pauvres cons comme nous, boucs émissaires appelés “fraudeurs fiscaux”, pris dans les griffes de “contrôleurs-kapos” violents, rusés et serviles. Humiliés, stigmatisés, ruinés, pour qui il ne restait que l’imprécation stérile ou la fuite, l’émigration.
Les premiers regardaient les seconds de façon très condescendante. Ils ne manquaient pas de leur dire : “Mais comment avez-vous pu en arriver là ? Faut-il que vous soyez, soit d’intenses tricheurs, soit de parfaits abrutis. Regardez, nous, nos avocats et nos comptables sont parmi les meilleurs, nous optimisons la charge fiscale, qui, finalement, n’est pas si terrible, pas mortelle.”
Mais “Bercy-Stasi”, la bête immonde, se retourne et mord ses zélotes.
Les premiers surpris sont tous ceux qui ont pactisé avec le diable. Avocats fiscalistes, conseillers de tout poil et leurs clients huppés, vont passer à la trappe.
Ils vont rejoindre la cohorte des gueux, ceux sur qui tous crachent, les “fraudeurs fiscaux”.
Déjà, il y a quelque temps, Ernest-Antoine nous avait rejoint sans tambour ni trompette. Il parait que ce fut un choc pour lui. On parle de 40 millions de redressement… allez savoir.
Evidemment, il ne lui est pas venu à l’idée d’œuvrer avec nous, de dénoncer la bête immonde et ses ravages. Non, comme tous les autres, il a sans doute pensé qu’il s’en sortirait mieux seul, sans s’encombrer de “fraudeur fiscaux”, qui ne peuvent qu’être coupables, alors que lui….
Malgré tous ses conseillers, il n’a pas perçu qu’il n’était que la première victime, aujourd’hui devenue exemplaire donc assurément bientôt condamnée, des nouvelles sources de revenus de la bête immonde.
Assoiffée d’argent, en déroute totale, “Bercy-Stasi” légalise la fraude fiscale qui n’en n’est pas, la condamnation sur simple interprétation de ses agents.
Evidemment, pour les vieux routiers comme nous, la nouvelle n’est pas nouvelle. C’est ainsi que nous avons été exécutés. Mais, jusqu’à présent, l’interprétation des contrôleurs devait prendre pour base une fraude, même inexistante, ce qui aujourd’hui n’est plus le cas. Le simple fait d’essayer de payer légalement le minimum d’impôt devient une fraude.
Pour faire clair, disons que, ramené à la répression routière, ce serait la suppression de deux points du permis de conduire pour tout achat d’un véhicule de plus de 120CV, puisque cet achat induirait fatalement une infraction d’excès de vitesse à venir. Est-ce que vous percevez mieux, la situation ?
De vous à moi, ce n’est pas une surprise. La dette devra bien être payée. Dans un premier temps, il faut que toutes les économies soient ponctionnées.
Malgré la tronche que vont tirer les professionnels de l’optimisation fiscale, leurs clients et leurs économies vont y passer, qui les plaindra ? Dès qu’ils auront été qualifiés de “fraudeurs fiscaux” leur compte sera bon. Qu’ils s’estiment heureux de ne pas avoir à porter un brassard avec mentionné leur nouvelle condition.
Nous connaissons le fardeau. S’ils veulent quelques tuyaux, pas de problème, nous les accueillerons respectueusement, avec compassion, sans trop nous marrer, juste un peu, un léger sourire classe, pas vulgaire (type Dujardin dans OSS 117).
A quelque chose malheur est bon, cette nouvelle folie fiscale légitime, s’il en était besoin, notre QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité).
Je vous en rappelle le principe. Nul ne peut être condamné sans être, au préalable, passé devant un juge indépendant, en audience publique. Ce n’est pas le cas en matière fiscale, nous demandons à La Cour Constitutionnelle de se pencher sur cette anomalie.
Jusqu’à présent, “Bercy-Stasi” prétendait que les contrôles fiscaux n’étaient que des interprétations comptables, donc non discutables, non interprétables. Les Tribunaux Administratifs s’en remettaient d’ailleurs totalement aux chiffres donnés par “Bercy-Stasi”, se contentant de ne juger que sur la forme et jamais sur le fond.
Cela a généré une jurisprudence ridicule et a ramené au niveau zéro l’intérêt de la profession d’avocat fiscaliste. Tout en ouvrant grande la porte aux abus des contrôleurs fiscaux, mais accompagnés d’un déni total sur ce sujet.
Aujourd’hui, l’aveu est terrible pour “Bercy-Stasi”.
Les français peuvent être poursuivis pour fraude fiscale, pour une simple intention de vouloir payer légalement le moins possible, intention que les agents du fisc pourront librement apprécier et transformer en fraude.
Comment, dans ces conditions, accepter que ces mêmes agents puissent exécuter la sanction sans l’avoir, au préalable, soumise à un juge libre et lors d’une audience publique. C’est IMPOSSIBLE, enfin, en démocratie. Dans un Etat totalitaire, type “Bercy-Stasi”, c’est évidemment possible.
Un dernier mot pour ceux qui se marrent encore parce qu’ils ne paient pas d’impôt. Patience, après le pillage, qui ne suffira pas, viendra l’inflation mortelle par dévalorisation de la monnaie, c’est là que, eux aussi, paieront la dette.
Bien cordialement. H. Dumas
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Le Mardi 24 Mars 2015, un Airbus de la compagnie allemande Germanwings s’écrase à 10H48 sur les Alpes du Sud.
Dans la soirée, la boite noire enregistrant les conversations dans le cockpit est retrouvée. Elle est immédiatement acheminée au BEA.
Dès le Mercredi matin, il est clair que le BEA a pu écouter l’enregistrement et sait exactement ce qui s’est passé. Probablement ne sait-il pas les motifs qui ont guidé la folle décision du co-pilote.
Hollande est immédiatement informé, c’est évident. Il ne pipe mot. Il se contente d’aller moissonner l’émotion suscitée par cet accident. Où est le respect dû aux 149 morts ?
Jeudi midi, le procureur de Marseille, maîtrisant sa colère, a la charge de dévoiler ce que tous les initiés savent depuis 24 heures. Il se sent humilié.
Peu de procureurs assument leur charge professionnelle sans désordre psychologique lourd. En effet, ils passent leurs temps à accuser des délinquants dont ils perçoivent évidemment la détresse intellectuelle, qui sont plus proches de la maladie cérébrale que de la volonté de nuire à la société. Cette tâche, déjà moralement éreintante, est compliquée par des ordres hiérarchiques dont la cohérence n’est pas la première vertu, tant leurs motivations sont plus tournées vers la politique politicienne qu’attachées à la justice.
En fin de semaine, le voile est levé sur cet accident, le pilote est déclaré fou, il est l’assassin fou de 149 personnes. Pas de responsable, il est fou.
Ici commence la réalité de cette catastrophe, notre devoir de mise en perspective, notre responsabilité collective.
Quel poids réel représente ces 149 morts pour le groupe social ? La compassion due touchera-t-elle durablement la société dans son ensemble ou sera-t-elle circonscrite aux proches et à ceux qui partagent les mêmes émotions, les voyageurs aériens ?
Ce sont les victimes et elles seules qui devraient animer notre pensée. Mais alors, la simple folie du co-pilote ne suffit plus, il faut chercher plus loin.
Ce garçon, qui s’enferme dans le cockpit et entame calmement une descente mortelle, pense-t-il a ses passagers ? Non évidemment.
Habituellement, les pilotes pensent-ils à leurs passagers ou les imaginent-ils comme du bétail, se moquant de leur méconnaissance aéronautique en comparaison d’eux, les initiés. Pour faire simple, le conducteur de bus parisien qui vous brasse sans ménagement dans les embouteillages, vous obligeant à des prouesses de marin par force 7 pour rester debout dans le bus, pense-t-il à ses passagers, ou les considère-t-il comme du bétail ?
La plupart du temps, notre statut d’usagers nous ramène, pour les professionnels, au rang de paquet à traiter. Notre condition d’homme ne les émeut pas plus que ça.
Cela tient à deux dérives suicidaires, le collectivisme et le corporatisme. Deux dérives qui annihilent le respect dû à l’individu pour privilégier l’irresponsabilité et les connivences de groupe. Sur ce point, ce garçon n’est pas fou, il n’est que très ordinaire.
Ce garçon reste calme jusqu’au bout. On remarque qu’il ne prend pas les commandes, il se contente de déclencher une descente automatique. Il est donc le spectateur de l’action qu’il a commandée. Il s’agit d’une sorte de roulette russe, l’issue est inconnue, bien que probablement fatale, mais…
La proximité de ce comportement avec les exploits de l’extrême que l’on peut visionner à longueur de journée sur le net est évidente. Sur ce point ce garçon est très ordinaire, bien que particulièrement déraisonnable quant aux chances de s’en sortir, mais pas beaucoup plus que les “hommes-volants”.
Ce garçon a fait part de son souhait de notoriété. Pour parler clairement il cherche le buzz. Quoi de plus ordinaire ? La notoriété est un piège mortel, aussi bien pour ceux qui l’atteignent que pour ceux qui la recherchent. Chercher le buzz, quoi de plus ordinaire ? N’est-ce pas la démarche constante, dans le pire de Daech, dans le comique d’Hollande et de Sarkozy ?
La folie de ce garçon me parait toute relative. Par contre sa bêtise et son manque de personnalité, d’originalité, sautent aux yeux. C’est un con. Mortel, comme tous les cons.
Ce drame devrait nous déciller sur un point essentiel : comment la société peut-elle engendrer un type si ordinaire, complètement imperméable à la compassion, à l’empathie ?
Comment les antagonismes (voir J.L. Vullierme) peuvent-ils avoir envahi notre société au point que tous sont contre tous, chacun roulant strictement pour lui ou son camp, au mépris du respect individuel et de l’estime dus aux autres.
Le pire
Je ne vois pas de différence entre la psychologie ordinaire, devenue suicidaire par trop de banalité, de ce pauvre type et celle des contrôleurs fiscaux qui sont venus descendre volontairement mon aéronef personnel. Sauf que dans mon cas il n’y a que deux morts, moi et mon épouse, contre 149 dans cet airbus, dont, et c’est le pire, de très jeunes gens.
Bien amicalement. H. Dumas
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Inexorablement, je vais vers ma ruine, vers la vente aux enchères de tous mes biens, vers l’anéantissement de cinquante ans de travail, de prise de risque, de passion, d’intégrité, de sincérité sans compromis ni corruption d’aucune sorte.
Il a suffi de sept bureaucrates, bornés, prétentieux, obtus, imbus de leur pouvoir, nourris d’une propagande prônant la prédation de l’entrepreneur dogmatiquement haï, présumé coupable, pour tout détruire.
Alors que je n’ai plus rien, qu’après une vie intense qui a, objectivement, enrichi la collectivité, je suis précipité dans l’indigence, à la veille de ne plus pouvoir m’exprimer, me chauffer, me laver, me nourrir, me soigner, comment qui que ce soit pourrait m’empêcher de dire merde à ces connards.
Merde à Wolff, à Jourdes, à Jean Pierre, à Martino, à Giugleur, à Garcia, à Blazy et à tous les autres qui les ont approuvés, soutenus, dans leur tâche indigne pour lever un sur-impôt indu et mortel.
Je pense à leur hiérarchie, aux magistrats lâches, indifférents et fainéants, qui, sans jeter un œil sur mes dossiers, fidèles à l’esprit de corps, m’ont hypocritement condamné à verser des primes à ces bourreaux, que ceux-ci ont eu le culot d’empocher en saisissant mes comptes en banque, sans se soucier du tort immense qu’ils faisaient à moi et à ma famille.
Je pense aussi aux politiques et à leurs mensonges, à tous ces français qui approuvent ces meurtres économiques avec délectation.
Je suis atterré par ce carnage. Des milliers d’entrepreneurs vivent la même situation.
Pourtant, cette cohorte de cadavres économiques est invisible, dissimulée derrière une propagande primaire mais compatible avec la lâcheté de la majorité, qui la trouve préférable au constat de sa médiocrité, de son manque de courage et de sa cupidité.
Il me reste la possibilité de leur dire merde, je le fais ici.
Ruiné, je ne suis plus accessible à une condamnation financière.
Iront-ils jusqu’à prendre ma liberté, jusqu’à m’interner pour dissimuler leur forfaiture, sauver leurs apparences ?
Puis-je me satisfaire à l’idée qu’ils creusent leur tombe en agissant ainsi, qu’ils en mourront eux-mêmes, comme meurent tous les bourreaux ? Même pas.
Aussi douloureuse soit-elle, l’agonie du bourreau ne rend jamais justice à sa victime.
Alors, savoir que, ruinant ce pays, ils seront les premiers à en payer le prix ne m’apporte aucun soulagement. Au contraire, tant de connerie ajoute à ma souffrance.
Le contrôle fiscal, actuellement pratiqué sans respect pour les droits des contribuables, verra, demain, en son nom, bafouer les libertés fondamentales les plus essentielles.
Flicage et espionnage fiscal sont l’avenir de la France.
Les vingt millions de “flashés” sur la route ont une petite idée de ce qu’est la répression aveugle assise sur la bonne conscience populaire, et pourtant ce n’est que le millième de ce qui les attend fiscalement.
Ils n’ont plus de plaisir sur la route, ils n’auront plus de plaisir à vivre et à travailler.
Ils ont adoré les radars, ils adoreront les contrôles fiscaux modernisés.
Sauf s’ils rasent Bercy à l’aide de leur carte d’électeur, s’il se présente un jour un candidat libéral.
Bien cordialement. H. Dumas
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Un avion s’écrase en France. La catastrophe est la même pour ceux qui ont la malchance d’être à l’intérieur de l’appareil mais, pour nous, elle est plus évocatrice de malheur que s’il s’était perdu en mer de chine. La proximité de la souffrance, de la mort, les rendent plus prégnantes, plus terrifiantes.
Puis, soudain, ce grand malheur devient particulièrement épouvantable.
Une indiscrétion fuite par l’AFP — ceux-la même qui ont cru Martin Bouygues décédé il y a peu – un pilote serait sorti de la cabine, son collègue se serait alors enfermé et aurait soit eu un malaise, soit se serait suicidé entrainant dans sa mort 149 personnes innocentes, dont le seul tort est de lui avoir accordé leur confiance.
Cette information, nous la tiendrions des enregistrements vocaux de la boite noire de l’appareil, découverte en état d’être exploitée.
Des points sont extrêmement troublants.
En premier lieu, les enregistrements de la boite noire sont, il me semble, entendus en temps réel par les tours de contrôle. Donc, les coups dans la porte, les invectives échangées probablement entre le pilote bunkérisé dans son cockpit et les autres membres de l’équipage étaient connus dès le départ.
On comprend immédiatement que le sort des passagers qui ont vécu cette situation dépasse les pires normes de l’horreur.
On comprend aussi que le gratin politique qui s’est hâtivement déplacé savait tout et ne nous a rien dit. Nous ne savons toujours pas qui est le fameux pilote, d’ailleurs nous ne le saurons jamais, puisqu’il n’y aura aucun témoin.
Par contre, nous devrions savoir qui étaient les deux pilotes et nous ne le savons pas. Et là, quelle qu’en soit la raison, elle est inadmissible.
Le suicidé est un dépressif et un sacré fumier de lapin, personne n’en doute.
La vraie question est la suivante : Le pilote suicidaire était-il inféodé à ces religieux débiles qui font de leurs dépressifs, de leurs simples d’esprit, des bombes humaines?
Si jamais il s’avérait que ce soit le cas, la comédie des élus au plus haut niveau en France, en Allemagne et en Espagne serait inacceptable. Leur dissimulation de la réalité, à but strictement électoral, serait, pour eux et pour nous, suicidaire.
Les conséquences à en tirer seraient terrifiantes. L’avenir serait pour l’Europe encore plus sombre qu’il ne l’a été pour les américains après le 11 Septembre 2001.
J’espère me tromper lourdement.
Avant de clore ce billet, une pensée profonde, intense, définitive, pour ceux qui ont vécu l’indicible, dix minutes avant de rencontrer la mort.
Au nom de la solidarité nous sommes taxés, pillés, dépouillés, nous devons vivre l’insécurité pour le compte de ceux qui se vautrent dans la sécurité. Notre calvaire, nos meurtrissures, notre asservissement, notre esclavagisme ont pour fondement la solidarité que nous devons. A qui ? Aux autres, à eux…
Mais au fait, la solidarité, c’est quoi ?
Wikipédia dit ceci :
“La solidarité est un lien social d’engagement et de dépendance réciproques entre des personnes ainsi tenues à l’endroit des autres, généralement des membres d’un même groupe liés par une communauté de destin”
C’est clair, la solidarité est une communauté de destin.
C’est donc le médecin qui se doit de mourir avec son patient, Hollande qui doit aller s’écraser avec un mirage de l’armée sur le site du crash de l’airbus allemand. La solidarité c’est du concret, du dur. C’est le partage d’un destin. La caution solidaire paie les échéances à la place de l’emprunteur s’il est défaillant. Est-ce bien clair ?
La solidarité implique la suppression de la liberté, puisque son engagement pour l’autre nous lie au-delà de notre propre volonté.
La solidarité limite l’égalité au malheur, dans lequel elle précipite les parties solidaires à l’infini.
La solidarité suppose que la fraternité manque de séduction, puisque la solidarité s’impose par la force du contrat, ce qui n’est pas le cas de la fraternité.
Une telle contrainte peut-elle raisonnablement découler d’autre chose que de la volonté personnelle de celui qui accepte d’être solidaire ? Peut-elle être imposée par d’autres, individus ou sociétés, à l’encontre d’un homme ? Où est alors la liberté si chèrement conquise, affirmée dans notre constitution ?
Il me semble évident que la solidarité est totalement anticonstitutionnelle.
La révolution dont notre constitution est issue fut la conquête de la liberté individuelle, pas de la dépendance aveugle à un destin commun partagé avec des inconnus.
Tous ceux qui nous rabâchent en boucle que nous devons être solidaires, à seule fin de nous tondre, sont des escrocs.
En réalité, une confusion sémantique s’est installée entre la solidarité et la compassion ou l’empathie. Ce n’est pas la même chose.
Comme dit plus haut, la solidarité c’est du concert, du dur, la compassion c’est du vent. La compassion et l’empathie autorisent toutes les escroqueries.
Ce sont elles qui font, par exemple, la fortune de Lourdes depuis 150 ans. Hollande n’est pas solidaire des victimes de Charlie Hebdo, du crash de l’airbus, des pauvres et des sans-abri. Il a peut être pour eux, au plus, de la compassion, et encore….
Ceci posé, l’impôt redistributif de solidarité est parfaitement illégal, puisqu’il revient à imposer un partage de destin non désiré, ce qui, objectivement, dépasse largement le cadre de ce qu’un Etat est en droit d’exiger de ses citoyens.
La solidarité et les implications matérielles et morales qu’elle engendre ne peuvent être qu’un choix personnel, nul ne peut les imposer, si l’on veut bien revenir aux sources philosophiques de notre société.
Le prochain qui vous parlera de solidarité, s’il n’est pas en mesure de vous opposer un contrat signé de vous en toute connaissance de cause à son profit, vous avez le droit de lui foutre votre poing dans la gueule s’il se montre trop insistant.
Vous pouvez aussi garder votre calme et lui expliquer qu’il confond solidarité et compassion et que vous entendez rester libre d’offrir votre compassion aux causes et aux personnes que vous décidez.
Quoi de plus personnel qu’un destin ?
S’il est une chose au monde que nul ne peut partager, c’est bien le destin. Alors, prélever un impôt avec comme excuse un tel partage est une monstruosité.
L’exemple qui vient à l’esprit lorsque l’on évoque un partage de destin est le mariage. Outre que cette institution n’est plus à la mode, force est de constater que les échecs sont plus nombreux que les réussites. Et, surtout, qui aurait le culot aujourd’hui de plaider pour les mariages arrangés, qui ne sont ni plus ni moins que des partages de destins obligatoires.
Conclusions
Seuls les obscurantistes peuvent, à l’aube du XXIème siècle, envisager d’imposer, par la force, un destin unique obligatoirement partagé par tous, solidairement. Les obscurantistes… mais aussi Bercy.
Le combat pour la liberté et pour la dignité contre l’obscurantisme, contre les destins solidaires imposés, ne se situe pas qu’en Irak, il est aussi à mener sur les berges de la Seine, en plein cœur de Paris.
Bien cordialement. H. Dumas
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Parlant de la Grèce, ce petit pays en faillite chronique, qui hurle préventivement à la douleur que va lui causer sa fessée économique imminente, notre ersatz de président déclare : “Ce ne sont pas les lois grecques pour financer les pauvres qui me choquent, c’est le fait que la Grèce ne fasse pas assez payer ses riches”.
Cette phrase résume la pensée qui anime nos professionnels de l’achat des voix démocratiques menant au pouvoir depuis une quarantaine d’années.
Leur clientèle ce sont les pauvres, dont la multiplication exponentielle est pour eux la garantie de conserver le pouvoir, au détriment des acteurs économiques, appelés “riches” pour la cause.
Il est clair que pour certains la pauvreté est indépendante de leur volonté, qu’elle est liée aux impondérables de la vie. Pour d’autres elle n’est que la conséquence de la façon dont ils ont mené leur barque. Pour les deux elle est la résultante de l’insécurité de la vie, subie ou provoquée.
Prenons pour hypothèse que tous ceux qui sont pauvres doivent être aidés indifféremment, sans liaison avec les motifs les ayant plongés dans la misère. Pourquoi pas ?
Est-ce alors un problème de richesse qui se pose? Bien sur que non, c’est un problème de sécurité face aux aléas de la vie qui est en cause.
La vraie différence de vie est entre ceux à qui la sécurité est garantie et “les autres”.
Paradoxalement, dans “les autres” se trouvent les pauvres, mais aussi les acteurs économiques, “les riches”, dont la fortune est évidemment instable, susceptible de leur échapper à tout moment, dans son intégralité, sauf si par une alliance mal saine, corruptrice, ils se sont assurés la protection des élus, de la force.
Ainsi, en réalité, la société se décline de la façon suivante :
– les privilégiés absolus, ceux qui possèdent contractuellement la sécurité. Cette sécurité peut se chiffrer économiquement. Par exemple, pour un professeur de lycée, dont la retraite assurée, après un parcours professionnel lui aussi assuré, est d’environ 34.000 € annuel, ce revenu représente, dans la vraie vie, l’accumulation d’un capital de 1.500.000€ au seul service de cette rente. Sans compter, en plus, le capital accessible à l’aide du crédit pendant une carrière à l’abri de tout aléa. L’ensemble peut être considéré comme une fortune réelle. Ce professeur est réellement riche, sa richesse est liée à la sécurité contractuelle de sa vie.
– les privilégiés relatifs, ce sont ceux qui n’ont pas accès à la sécurité contractuelle totale, mais qui disposent de garanties conséquentes sur les points de faiblesse mortifère que sont la maladie ou le chômage. Ce sont les salariés et évidemment la plus grande part des élus.
– les manants, constamment exposés aux risques de la vie, ce sont les acteurs économiques indépendants, industriels, commerçants, professions libérales… Le capital est leur outil de travail. L’insécurité leur passion, leur moteur, qu’ils assument.
Mais, dès qu’ils accumulent du capital, pour les besoins de leur activité, il leur est aussitôt confisqué, ce qui rend leur situation chroniquement fragile.
La plus grande part de cette confiscation sert à garantir les privilèges des deux catégories de privilégiés ci-dessus, alors que le prélèvement se fait au nom de la catégorie des miséreux, ci-dessous.
– les miséreux, issus de la classe des manants ou des privilégiés relatifs, ils sont dans le bas de l’échelle. Ils ne récoltent qu’une infime partie des prélèvements réalisés sur la classe des manants, mais ils sont nécessaires à la justification de la levée de ces prélèvements. Pour eux l’enfer c’est ici, immédiatement. Il leur reste le paradis….pour plus tard, s’ils y croient…
La perversité de l’indécrottable Monsieur Hollande
Monsieur Hollande accuse et dépossède “suicidairement” les manants, qu’il appelle cyniquement les riches, en les privant de leur outil de travail, le capital, au profit de la sécurité des privilégiés du système, les fonctionnaires et assimilés.
Au lieu de tenter de répartir plus égalitairement la sécurité, d’en enlever à ceux qui en ont trop et d’en donner un peu à ceux qui n’en ont pas assez, il s’acharne sur l’outil économique indispensable qu’est le capital.
Ce faisant, il se prive du développement économique qui pourrait lui permettre d’espérer une amélioration générale de la sécurité économique qui bénéficierait aux miséreux, dont il se prétend le protecteur.
Sa perversité va plus loin encore.
L’organisation sociétale qu’il prône — la sécurité totale pour les siens acquise sur le vol du capital indispensable aux acteurs économiques — est si stupide, si loin des réalités de la vie, qu’elle ne peut qu’être imposée par la force.
Voilà donc Monsieur Hollande qui, dépositaire de cette utopique organisation, se transforme en dictateur au service de l’abstraction.
Mais, plus il impose, plus la réalité s’impose, plus son objectif s’éloigne, plus sa dictature se renforce.
Le condensé de cette folie est entièrement inclus dans le contrôle fiscal, tel qu’il est organisé, tel que nous le dénonçons depuis maintenant cinq ans.
Inutile de vous dire que voir le système toucher enfin le plus grand nombre et non les quelques malheureux précurseurs que nous étions, nous rassure. Nous n’étions donc ni fous, ni tricheurs, simplement les éclaireurs sacrifiés d’un génocide économique à venir.
Pour tous aujourd’hui : perte de la liberté de penser, de s’exprimer, flicage du net, de la téléphonie, limitation drastique de l’usage de la monnaie.
Tout cela pour continuer à financer la sécurité totale de quelques-uns, des privilégiés du système, au détriment de l’intérêt économique de tous.
N’ont-ils pas compris que la sécurité totale est un fantasme ? Que l’homme n’est ni le chêne ni le granit, que la sécurité n’est pas pour lui, qu’en faire un objectif est la certitude de s’exposer à une insécurité décuplée.
Non, l’indécrottable Monsieur Hollande ne l’a pas compris, il dépossède les riches de leur outil de travail, il le transfère à lui-même et à ses amis les privilégiés de la sécurité.
Ils vont s’écraser dans le mur de la réalité comme des merdes. Après, et c’est dommage, nous avoir assassinés sans aucun remord, en croyant même poursuivre un objectif idéal.
On a déjà connu ça. Mais, le passé est inutile à l’homme, il ne lui sert hélas qu’à des fins de poses culturelles prétentieuses.
Bien cordialement. H. Dumas
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Pour ceux qui n’ont pas les quinze minutes nécessaires pour regarder une vidéo, ou à qui ma tête ne revient pas, voici la version papier de la réflexion sur la schizophrénie collective.
L’homme est alternativement solitaire ou grégaire, tout comme l’étourneau qui peut vivre seul ou en groupe.
Dans le premier cas il est libre de son comportement, dans le deuxième cas il est l’otage d’un comportement collectif. Ces deux comportements s’imposent à nous. Ils sont susceptibles de connaître des disfonctionnements.
Une maladie comportementale individuelle répertoriée est la schizophrénie.
Lorsqu’elle touche le comportement individuel, elle comprend trois étapes :
Première étape : une distorsion de la réalité. Le malade, inconsciemment, croit réelles des observations ou des situations qui ne le sont pas. Il construit, à partir de ces faits irréels, un monde imaginaire qui s’impose à lui, qui interfère sur le monde réel que souvent il perçoit aussi.
Deuxième étape : la déstructuration. A partir de ces fausses appréciations, le raisonnement du malade et ses actions vont perdre toute rationalité. Ou peut-être est-ce l’absence de rationalité qui lui fait distordre la réalité. Je ne suis pas assez compétent pour affirmer l’ordre des choses, mais, quoiqu’il en soit, la déstructuration intellectuelle et cognitive est incontournable.
Troisième étape : l’isolement. C’est la phase négative qui va voir le malade perdre tout contact rationnel avec l’extérieur et entrer dans un processus qui l’entrainera vers la mort.
Cette maladie comportementale individuelle peut-elle toucher un comportement collectif ?
Le livre de Ian KERSHAW “Hitler” m’amène à penser que oui. Je ne me suis pas encore remis du choc. C’est pourquoi j’y reviens, et j’y reviendrai.
Les faits se sont passés en Europe, donc chez nous, il y a peu. Voici ce que j’en ai compris :
Première étape : dès 1920 le DSP et le NSDAP véhiculent les idées complotistes. Le racisme alors n’est pas significatif de la même ignominie qu’aujourd’hui, il fait partie de la pensée commune.
La distorsion par rapport à la réalité sera, d’abord de lier le complotisme au racisme, puis d’imaginer que l’éradication de la race accusée de complot permettrait de régler tous les problèmes que rencontre une Allemagne vaincue et ruinée.
Hitler, s’étant, dès 1920, opportunément mis en avant sur ces sujets, n’aura qu’à les déclamer avec conviction et un certain succès, pour être porté par l’ensemble du pays lorsque celui-ci aura majoritairement fait siennes ces thèses : “Le juif est l’ennemi de l’Allemagne, il l’a ruiné à l’occasion d’un complot mondial, son éradication permettra à la race supérieure allemande d’accéder à l’avenir qu’elle mérite”.
C’est à ce moment, face à l’irréalité de cette construction intellectuelle adoptée par la majorité, que, de mon point de vue, on peut diagnostiquer les premiers symptômes d’une schizophrénie du comportement global.
Deuxième étape : Ces pensées imaginaires envahissent majoritairement l’Allemagne. Alors, la distorsion du réel n’a plus de limite, la déstructuration intellectuelle et cognitive de l’organisation politique qui s’en suit amène Hitler au pouvoir.
Celui-ci agressif, violent, mais falot, sera incapable de donner un sens aux folies qui l’ont porté au pouvoir. Evidemment, puisque la folie ne peut pas avoir de sens.
Libre cours est alors donné aux ambitieux, sous la réserve expresse qu’ils s’alignent, voire qu’ils surenchérissent, sur les distorsions cause de la maladie.
L’irréel s’empare de tous les rouages de l’Etat, personne n’en n’a conscience, tous croient aller vers un avenir meilleur. La schizophrénie est de mon point de vue totale.
Troisième étape : L’isolement. Ainsi structuré, l’Etat Allemand perd tout contact rationnel avec le reste du monde démocratique sain.
La maladie va emporter le pays sur la voie du suicide collectif sous la forme d’une guerre avec, tout simplement, le reste du monde.
J’imagine que cette situation pourrait aisément être analysée ailleurs dans le monde. Je crois donc qu’il est possible d’affirmer que le comportement collectif peut parfaitement contracter une maladie, tout particulièrement cette grave maladie comportementale qu’est la schizophrénie.
Cette conclusion permet de regarder les errements actuels de la France sous un nouveau jour. La France serait-elle tout simplement malade. Son comportement global peut-il être suspecté de porter en lui les symptômes de la schizophrénie collective ?
J’ai des soupçons très forts que ce soit le cas. Voyons les faits.
Première étape : Depuis 1970, une idée s’est répandue qui consiste à prétendre qu’un complot des riches viserait à ruiner le pays et à mettre en esclavage sa masse laborieuse. Face à cette situation il suffirait de prendre aux riches leur capital et de le redistribuer à la masse laborieuse, dont la qualité et la prospérité serait ainsi assurée.
L’irréalité de cette construction intellectuelle est affligeante.
C’est mal connaître les riches et leur égo surdéveloppé de les croire capables de s’unir en complot. Chacun d’eux veut tout pour lui, c’est d’ailleurs ce qui fait leur extrême faiblesse.
Par ailleurs, comment déterminer les riches ? Qui sont-ils ? Et surtout, comment déterminer lors de la redistribution ceux qui la mérite et ceux qui, quoiqu’il en soit, la perdront ? Tout cela est hors réalité.
Deuxième étape : Même punition que pour l’Allemagne de 1930.
“Faisons payer les riches, répartissons leur richesse” est aujourd’hui la pensée majoritaire et directrice qui a porté au pouvoir ceux qui la prétendent vraie, opportunément, depuis 1970 : les énarques. Elle est le signe de la maladie.
Cette folle pensée n’ayant pas de sens, ceux qui s’en sont emparés sont incapables de structurer l’Etat dans le sens de cette pensée.
Tout comme à l’époque en Allemagne, les ambitieux n’ont qu’à s’appuyer sur cette irréalité, voire surenchérir sur elle, pour accéder ou conserver le pouvoir politique lucratif.
Mais, ils doivent compter avec la déstructuration intellectuelle et cognitive de l’Etat provoquée par l’adoption de ce schéma irréel comme dogme politique. Les choses se compliquent pour eux.
Ceux qui comme moi, ils sont des milliers, croient pouvoir appréhender rationnellement les difficultés qu’ils affrontent du fait de la déstructuration de la société, se retrouvent face au vide, face au désordre.
La justice ne fonctionne plus, l’administration ne fonctionne plus, c’est le règne des réseaux, des petits chefs, de la chienlit, de la corruption.
Troisième étape : L’isolement. C’est la prochaine étape.
Cette irréalité étant vue comme réelle, il n’est que deux possibilités. Le comportement collectif, aujourd’hui malade, guérit ou s’enfonce dans la maladie. Nous le saurons dans les mois ou les prochaines années.
La guérison étant rarissime, tout porte donc à croire qu’il faudra aller au bout de la souffrance. Les syndromes de l’isolement sont patents, celui-ci ne devrait pas tarder.
Puis, ce sera le suicide collectif. Prendra-t-il la configuration d’une guerre civile ou d’une guerre extérieure, c’est prématuré pour le discerner.
Quel homme ou quelle femme le pays va se donner pour cette terrible issue ?
Où, un éclair de lucidité fera-t-il table rase de cette pensée majoritaire irréelle, et la remplacera-t-il par la vérité et la réalité, laissant espérer une guérison ?
Evidemment je n’en sais rien. Je sais par contre que la raison n’a plus cours aujourd’hui.
Bien cordialement. H. Dumas
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J’avance, pas à pas, dans la lecture du colossal livre d’Ian Kershaw : “Hitler”. Souvent je dois reprendre mon souffle, tant la situation interne à l’Allemagne qu’il décrit me parle, m’interpelle.
Je frissonne et souffre mille maux, page après page. J’ai l’impression d’être dans la peau de ceux qui sont anéantis, de reconnaître ceux qui les pourchassent. Il m’arrive de rester prostré dans mon fauteuil, l’œil dans le vague, pensant : “mais alors, tout est perdu”.
L’Allemagne de 1930 à 1940 n’a qu’un mot d’ordre, simple, sans explication, sans base, que tous répètent en boucle : “c’est les juifs”. Elle n’a qu’une solution, elle aussi simple, sans base et sans explication : “faut les virer”.
Ces deux phrases ridicules, qu’objectivement aucune personne munie d’une intelligence, même réduite, ne peut proférer sans s’étonner elle-même de leur médiocrité simpliste, vont déclencher une des pires catastrophes humaines. Des souffrances dont, seulement en y pensant, on ne sort pas intact, dont on ne peut même pas imaginer la réalité sans être malade, terrorisé, désespéré.
La particularité de ces deux phrases, réductrices et suicidaires, est qu’elles ne sont tout simplement pas transformables en réalité. Elles ne correspondent à rien de possible. Et pourtant, tout un peuple va les croire possibles.
Cette impossibilité va se traduire par une absence de décision et, paradoxalement, c’est cette absence de décision qui va rendre possible l’impossible.
Devenu un mème, “c’est les juifs, faut les virer”, va se répandre sans ordre, sans réelle loi, hors structure, de façon aléatoire au fil des ambitions des acteurs d’une organisation politique totalement déstructurée, jusqu’à devenir la structure par défaut.
C’est hallucinant. Hitler ne donnera jamais d’ordre précis pour la réalisation de cet objectif, pour lequel il ne trouvera aucune solution, évidemment.
Ainsi, au nom de ces deux phrases débiles tout va être tenté et tout va se heurter immédiatement au vide de l’irréalisable, que ce soit pour ceux qui agirent ou pour ceux qui subirent. Ce vide est celui de la folie, tout simplement.
Il s’agit d’un cas de schizophrénie où la pensée collective perd de vue la réalité, sans en avoir conscience, se déstructure, puis se fourvoie dans des actions incohérentes et suicidaires.
Ici, la solution, imaginée au départ comme un déplacement de population, ne pourra pas voir le jour. Mais, les conséquences catastrophiques des essais de sa mise en œuvre auront de telles répercussions que la vie de ceux qui seront pris dans ce piège sera dévalorisée au point que leur disparition s’imposera naturellement.
En réalité, l’horreur collective naît de l’impossible accès à une folle idée adoptée par la majorité.
C’est une sorte de bousculade panique, purement intellectuelle, qui s’empare d’un groupe fuyant une terreur ou poursuivant un objectif totalement inaccessible. La rencontre de cette pulsion erronée de la pensée et de la réalité incontournable est le facteur de l’horreur. Celle-ci est alors illimitée, sans maîtrise possible jusqu’à la destruction totale du groupe atteint de ce mal. Car, il s’agit d’une maladie, mortelle.
En règle générale, la schizophrénie entraine la mort, le plus souvent par suicide. J’imagine que lorsqu’elle est collective les conséquences sont les mêmes pour le groupe contaminé.
Pourquoi ce livre, “Hitler”, qui provoque ce constat, remet en question ma propre vie, ma vision du monde et de la société.
Parce que, s’il on convient qu’il n’y a jamais de donneur d’ordre de l’horreur, qu’elle est le fruit d’une maladie collective, d’une schizophrénie de masse, il ne peut donc pas se trouver d’homme ou de structure pour juger ou limiter la survenance de cette horreur.
Et ça, c’est vraiment un problème qui me touche particulièrement, profondément, qui va au cœur de ma croyance en la légalité, en la loi, en la justice.
Aujourd’hui
Notre société rabâche en boucle deux phrases aussi ordinaires et irréalisables que celles dont, en son temps, les allemands s’étaient entichés. Elles sont devenues un mème.
Il s’agit de “c’est les riches”, et “il faut redistribuer”.
Personne n’est en mesure d’imaginer une organisation cohérente qui permettrait de mettre en oeuvre dans la réalité, de manière rationnelle, la concrétisation de la pulsion qui porte ces affirmations. Ces phrases ne correspondent à rien de possible.
D’ailleurs, personne ne donne d’ordres réels dans ce sens. Aucun parti politique n’accompagne ces incantations d’un programme crédible à ce sujet. Tous restent dans le “il faut”, comme Hitler en son temps. Pourquoi aller plus loin puisque “il faut” suffit à l’électeur ?
On peut constater que, bien qu’elles sous-tendent toute la pensée politique, ces idées n’apparaissent nulle part dans notre constitution ou dans nos lois.
Impossible à structurer, ces “phrases-croyances” servent pourtant journellement de base à la contrainte de certains sur d’autres. De ceux qui considèrent qu’ils doivent bénéficier de la redistribution et imposer aux autres moins de richesse, sans que cela puisse être rationnellement organisé. Elles sont l’arme des ambitieux.
En leur nom, bureaucrates et élus agissent journellement assurés de l’impunité liée à ce type de programme irréel, mais adopté par la majorité.
Tout comme leurs ancêtres allemandes, ces phrases sont porteuses de l’horreur.
Horreur qui, chez moi et chez bien d’autres, a déjà frappé. Soudain, je comprends qu’effectivement la situation n’a pas de réalité, que je suis pris dans ce vide qui précède la folie du groupe, dans lequel nul ne peut intervenir puisqu’il s’agit d’un espace souhaité par tous, mais inaccessible, donc sans référence au réel, irréel pour de vrai.
Ce que j’ai, jusqu’à ce jour, considéré comme une fin n’est en fait qu’un début.
Plus l’irréalité de ce concept va apparaître, plus l’horreur va s’intensifier, plus cette irréalité va attirer les fous et anéantir la raison, c’est ce que je viens de comprendre.
J’avoue que c’est désespérant. Désolé de vous faire partager ce désespoir. J’ai une pensée émue pour ceux qui prêchent encore la raison, ils s’exposent inutilement.
Le groupe France entre en folie, il poursuit un but qui ne peut pas exister, cela l’entrainera à tous les excès, les pires.
Bien cordialement. H. Dumas
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Une fois n’est pas coutume, je vous propose un instant d’écologie.
Allons, l’âme légère, observer la nature. Ce monde où, à l’exception des vaches qui pètent et trouent la couche d’ozone, tout n’est que calme, bonheur et volupté.
Mon père, en 1955, a bâti une maison sur un terrain en l’état de garrigue. Quelques chênes rabougris, du romarin, des ronces, pas d’eau, des merles et des grives à la saison, de rares tortues, des lézards et des scorpions.
La trace ancienne de l’homme, d’une culture de la vigne en terrasse, murs et plans de vignes sous forme de simples vestiges, et des amandiers. Important les amandiers. Certains, greffés, donnant de délicieuses amandes, d’autres, sauvages, ne produisant que des amandes amères. Tous, magnifique éclosion de fleurs en Février et Mars.
Entreprenant, mon père a défriché et planté, ses voisins ont fait de même.
L’eau a jailli, par milliers de mètres cubes, du débordement des fosses septiques. Pins sylvestres et autres résineux, plantes d’agrément, et même gazon pour les plus optimistes, se sont substitués à la garrigue. C’est vert, c’est beau, c’est riche.
Le monde animal a suivi l’évolution. Sont arrivés, entre autres, les pies, les palombes sédentaires, les chenilles processionnelles et les écureuils.
Devant la fenêtre de ma salle de séjour un amandier greffé, au delà une dizaine de pins formant une mini forêt.
Cet amandier donne des “Princesses”, délicieuses, plusieurs kilos par an, que nous dégustions avec un immense plaisir tout au long de l’année, d’abord fraîches puis plus tard sèches.
La mini forêt a accueilli plusieurs familles d’écureuils.
Les premières années qui ont suivi leur arrivée nous avons partagé, à notre corps défendant, la récolte d’amandes. Puis, ils ont commencé leur récolte alors que les amandes, pas encore mures, n’étaient que gélatine, amputant la notre ne laissant que les amandes les moins accessibles.
Flattés et rassurés sans doute par notre mine béate face à leur beauté et à leur ballets aériens dans notre mini forêt, ils ne sont plus farouches, ou nettement moins. Au point, l’année dernière, d’avoir récolté prématurément toutes les amandes, ne nous en laissant que quatre.
Cette année, c’est le pompon. Au moment où j’écris ce billet, les écureuils ont dévoré toutes les fleurs, ne laissant même pas à l’amandier le temps de produire un semblant d’amande. Une véritable catastrophe écologique, vous en conviendrez.
Nous n’aurons pas d’amande, mais eux non plus. Ah, la nature…. Quel bordel.
Bercy est une immense cage à écureuil.
La beauté physique et aérienne en moins, les agents de Bercy sont des écureuils. Ils n’hésitent pas à dévorer les fleurs de l’arbre économique avant même que celui-ci ait pu donner des fruits.
Bercy est à l’état de nature, Bercy est animal, la réflexion de l’homme n’a pas plus cours à Bercy que dans mon amandier.
Quand je pense que l’écureuil est le symbole de la banque chérie des français… Je rêve.
En France
Comme chez moi, chez nous tous la récente transformation de l’état de misère naturel, endémique, des siècles passés en richesse globale, grâce au travail de quelques-uns, a généré l’avènement généralisé de l’homme-écureuil.
La France, comme le reste du monde, n’avait connu au cours des siècles passés que vie difficile, travail, abnégation, maladies et morts prématurées. Puis, soudain, une réussite incroyable a complètement transformé notre vie.
Quelle est la part de hasard et la part de mérite dans ce résultat ? C’est assez difficile à dire.
Mais, ce qui est certain, c’est que ce changement de notre environnement a profondément modifié la psychologie de la majorité des habitants de ce pays. La plus grande part s’est indéniablement transformée en écureuils dévastateurs, certes au charme ravageur, mais dévastateurs.
Nous n’aurons plus d’amande, plus de fleur, notre avenir sera fait de branches nues et pathétiques, jusqu’à ce que la misère reprenne le dessus, chassant vers d’autres cieux, vers d’autres paradis, les écureuils, ne nous laissant que la gestion du sinistre dont ils portent la responsabilité : “Pourtant que la montagne est belle, comment peut-on s’imaginer…”
Tous ceux qui ont eu à affronter un contrôle fiscal savent qu’il se déroule à l’intérieur d’une zone de non droit.
Ils savent aussi que ce contrôle les a propulsés dans un monde de souffrance et de malheur injuste, démesuré, hors de toute humanité.
Face à cette situation chacun choisit sa réponse.
– Certains se soumettent et perdent tout avenir, tout espoir.
– D’autres fuient, loin de ce pays de tortures fiscales.
– D’autres encore se suicident.
Pour ma part, j’ai décidé de témoigner et de lutter avec les armes de la loi, tel que l’ont fait les dissidents russes en leur temps.
Cela n’est pas facile, la justice n’est pas vraiment prédisposée à choisir l’équité plutôt que la loi.
Or, la loi fiscale est établie en vue de l’oppression fiscale et non de l’équité. Donc problème. Mais bon, la persévérance donne au temps les moyens du regroupement des victimes et de la pression sur les bourreaux.
Dans cette optique, j’ai saisi l’AJE (Agent Judiciaire de l’Etat). La saisine est accessible avec ce lien : LINK
En l’état de la loi, cette saisine est impossible, elle devait donc être accompagnée d’une Question Prioritaire de Constitutionnalité, que je reproduis intégralement ci-dessous.
Ainsi, le législateur pourra, en toute connaissance de cause, se prononcer sur l’illégalité actuelle des contrôles fiscaux.
S’il modifie la loi, ce sera un grand pas vers l’équité et la justice. S’il refuse, la fuite s’imposera.
La Q.P.C. :
“A Madame ou Monsieur le magistrat
chargé de la mise en état
RG N° 15/01409
CONCLUSIONS A L’APPUI DE DEUX
QUESTIONS PRIORITAIRES DE CONSTITUTIONNALITE
POUR :
Monsieur Henri Dumas, Architecte,
Né le 2 Août 1944 à Gaillac (81600). Marié, de nationalité française, architecte
Madame Micheline DUMAS,
Née le 14 juillet 1948 à Rochefort sur Mer (17), mariée, de nationalité française, sans profession
Demeurant ensemble à Sète (34200), 634 Chemin de La Mogeire
Ayant pour avocat :
Demandeur à la question prioritaire de constitutionnalité
CONTRE :
L’agent Judiciaire de l’Etat, domicilié au Ministère de l’économie et des finances,
6 rue Louise Weiss à Paris – 75703 PARIS CEDEX 13 –
Ayant pour avocat :
Me Fabienne DELECROIX
Avocat au Barreau de Paris
11 rue Roquépine 75008 Pairs
Vestiaire : R229
PLAISE AU CONSEILLER DE LA MISE EN ETAT
En application des dispositions de l’article 61-1 de la Constitution et de la loi organique
n° 2009-1523 du 10 décembre 2009, codifiée sous les articles 126-1 et suivants du Code de procédure civile, le demandeur à l’honneur de soulever les deux questions prioritaires de constitutionnalité ci-après exposées :
La première relative à la constitutionnalité des textes régissant les contrôles fiscaux découlant des lois annuelles de finances, exprimés dans le Livre des Procédures Fiscales aux articles L55, L57 et L61-B.
La deuxième relative à la constitutionnalité des textes régissant la saisine obligatoire de l’Agent Judiciaire de l’Etat, article 38 de la loi n° 55-366 du 3 Avril 1955.
1er constat :
L’évaluation de la fraude fiscale oscille entre 40 (sénat) et 160 (SFP) milliards d’Euros par an. Ces montants annoncés ne sont accompagnés d’aucune méthode de calcul. Il s’agit de projections qui font l’objet de communiqués de presse, informations globalement reprise et considérée comme exactes par la population.
2ème constat :
La maitrise des dépenses de l’état s’avère difficile, voire impossible. En effet, l’état ne parvient pas à ramener son déficit dans la tranche des 3% de son PIB, comme le lui demande la Communauté Européenne, en dépit de ses engagements. Par ailleurs, la Cour des Comptes établit chaque année un rapport dénonçant les dérives des dépenses de l’Etat.
Les conséquences :
Les rehaussements fiscaux sont devenus l’une des variables d’ajustement du budget de l’Etat. En effet, chaque année, le Ministre des Finances établit un objectif de répression fiscale, dont le but est notamment d’ajuster le montant des sanctions liées aux contrôles fiscaux aux besoins non maitrisés du budget de l’Etat.
Pris entre une propagande cherchant à justifier un budget en déséquilibre et une répression musclée à qui il est donné libre cours, accompagnée d’objectifs chiffrés sans réelle justification, les français sont exposés à de nombreuses dérives.
Il est aisé de comprendre que, face à une situation pouvant rapidement dériver vers un sur-impôt arbitraire, le législateur démocratique à le devoir de veiller à ce que la répression fiscale — ainsi instrumentalisée — soit particulièrement encadrée par la loi.
Or, le contribuable est loin de disposer de garanties suffisantes.
Première question de constitutionnalité : Le droit à une justice équitable
La France a signé la Charte des Droits Fondamentaux de l’Union Européenne.
Il ressort des articles 41, 47, 48 et 49 de cette charte, que “Tout accusé est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie” mais aussi : “le droit de toute personne d’être entendue avant qu’une mesure individuelle qui l’affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre” et enfin : “Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement, et dans un délai raisonnable par un tribunal indépendant et impartial”.
L’article 66 de la Constitution dispose, sans équivoque possible, que l’Autorité Judiciaire est la gardienne des libertés individuelles, alors que la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, visée par la Constitution, en son article 4 donne la dimension des libertés individuelles, qui ne sont limitées que par celles des autres, qui incluent indéniablement le droit au travail et aux activités commerciales et comptables.
Ce droit constitutionnel à une justice équitable dans la gestion des libertés fondamentales, incluant les activités professionnelles, est entravé par les articles L55, L57 et L61B du Livre des Procédures Fiscales.
En effet, lorsqu’à l’issue d’une procédure de contrôle fiscal, l’Administration Fiscale pense détecter une erreur ou une fraude, elle émet directement — conformément aux textes visés du Livre des Procédures Fiscales — une proposition de rectification qui peut être considérée comme : “une mesure individuelle qui affecte directement le citoyen contribuable”, puisqu’elle l’autorise à émettre ensuite un titre exécutoire, à savoir l’avis d’imposition.
En procédant ainsi, l’Administration est en infraction puisque le contribuable est contraint de régler une dette, sans avoir pu bénéficier d’une décision de justice préalable provenant d’une juridiction indépendante et publique.
En ne permettant pas que le contribuable soit, avant tout titre exécutoire émis à son encontre, présenté publiquement devant un juge, les articles cités du Livre des Procédures Fiscales s’avèrent anticonstitutionnels.
Deuxième question de constitutionnalité : Le droit à l’égalité
L’article 1er de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen dispose : “Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.”
Ce droit implique que lorsqu’un citoyen se trouve contraint d’engager la responsabilité d’une personne, ses droits soient les mêmes pour tous.
Or, la saisine de l’Agent Judiciaire de l’Etat, recours octroyé au citoyen en cas de litige avec l’Etat, est exclue en matière d’impôt et de douane.
En effet, l’article de la loi n° 55-366 du 3 Avril 1955 précise : “Toute action portée devant les tribunaux de l’ordre judiciaire et tendant à faire déclarer l’Etat créancier ou débiteur pour des causes étrangères à l’impôt et au domaine doit, sauf exception prévue par la loi, être intentée à peine de nullité par ou contre l’agent judiciaire du Trésor public,” est, de ce fait, non conforme à la constitution.
II – DISPOSITIONS LEGISLATIVES FAISANT L’OBJET DES DEUX QUESTIONS PRIORITAIRES DE CONSTITUTIONNALITE
La première question vise le déroulement des contrôles fiscaux pour lesquels, à l’issue du contrôle, le contribuable devrait pouvoir présenter publiquement ses arguments devant une Autorité judiciaire indépendante, avant que ne puisse être émis contre lui un titre exécutoire.
Sont particulièrement visés, pour inconstitutionnalité, les articles L55, L57 et L61B du Livre des Procédures Fiscales, issus de la Loi de finances.
La deuxième question vise l’inégalité devant la loi générée par la nouvelle rédaction restrictive de l’Article 38 de la loi 55-366 du 3 Avril 1955, et son inconstitutionnalité.
III – DISCUSSION
1) L’article 61-1 de la Constitution du 4 octobre 1958 dispose :
« Lorsque, à l’occasion d’une instance en cours devant une juridiction, il est soutenu qu’une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés que la Constitution garantit, le Conseil constitutionnel peut être saisi de cette question sur renvoi du Conseil d’État ou de la Cour de cassation qui se prononce dans un délai déterminé ».
2) L’article 23-2 de l’ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel modifiée par la loi organique n° 2009-1523 du 10 décembre 2009 relative à l’application de l’article 61-1 de la Constitution prévoit que la juridiction saisie d’une question prioritaire de constitutionnalité statue « sans délai par une décision motivée » sur sa transmission au Conseil d’Etat ou à la Cour de cassation. Il est procédé à cette transmission si les conditions suivantes sont remplies :
« 1° La disposition contestée est applicable au litige ou à la procédure, ou constitue le fondement des poursuites ;
2° Elle n’a pas déjà été déclarée conforme à la Constitution dans les motifs et le dispositif d’une décision du Conseil constitutionnel, sauf changement des circonstances ;
3° La question n’est pas dépourvue de caractère sérieux. »
Les trois conditions précitées sont remplies et justifient de transmettre les deux questions prioritaires de constitutionnalité à la Cour de cassation.
A) Les dispositions contestées sont applicables à la procédure, elles constituent le fondement des poursuites.
Les deux questions prioritaires de constitutionnalité posées sont d’une application directe au litige dont le TGI de Paris est saisi et imposent pour ce motif qu’elles soient transmises sans délai à la Cour de Cassation afin que le Conseil constitutionnel en soit saisi.
B) Les dispositions contestées n’ont pas déjà été déclarées conformes à la Constitution dans les motifs et le dispositif d’une décision du Conseil constitutionnel.
Les dispositions contestées n’ont pas fait l’objet d’une décision du Conseil constitutionnel les déclarant conformes à la Constitution dans les motifs et le dispositif d’une des décisions qu’il a rendues à ce jour. Elles peuvent donc être soumises au Conseil constitutionnel pour qu’il se prononce sur leur constitutionnalité.
C) Le caractère sérieux des questions posées
Le lien entre les principes constitutionnels invoqués et les dispositions législatives contestées a été établi dans le présent mémoire, le caractère substantiel des questions de constitutionnalité posées est évident, de leur appréciation dépendra inévitablement le jugement que rendra le TGI dans l’instance qui lui est soumise.
PAR CES MOTIFS,
Il est demandé au Tribunal de :
– prendre acte des questions prioritaires de constitutionnalité portant sur les dispositions des articles L55, L57 et L61B du Livre de Procédures Fiscales et de l’article 38 de la loi 55-366 du 3 Avril 2955 pour violation des principes constitutionnels auxquels il est porté atteinte,
– constater que les questions soulevées constituent le fondement des poursuites dont est saisi le TGI de Paris.
– constater que les questions soulevées portent sur des dispositions qui n’ont pas déjà été déclarées conformes à la Constitution dans les motifs et le dispositif d’une décision du Conseil constitutionnel dans des circonstances identiques,
– constater que les questions soulevées présentent un caractère sérieux,
– transmettre à la Cour de Cassation sans délai les questions prioritaires de constitutionnalité soulevées afin que celle-ci procède à l’examen qui lui incombe en vue de sa transmission au Conseil constitutionnel pour qu’il relève l’inconstitutionnalité des dispositions contestées, prononce leur abrogation et fasse procéder à la publication qui en résultera.”
Bien cordialement. H. Dumas
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J’accuse réception de votre lettre, envoyée recommandée avec accusé de réception, datée du 2 Mars 2015, reçue le 5 Mars 2015.
Je reproduis ci-dessous son intégralité
Ainsi donc, vous me mettez en demeure d’avoir à vous payer 429 598 €, que vous rattachez, sans plus de précision, à l’IR de 2008 (rôle 91101). J’en déduis qu’il s’agit du redressement issu du contrôle fiscal de la SCI Mirabeau, sans que j’en sois formellement sûr, tant le pillage de mes entreprises et de ma vie par votre organisation est intense et multiple.
Or vous ne pouvez pas ignorer :
-1- Que ce contrôle fiscal fait l’objet d’un pourvoi devant le Conseil d’Etat.
-2- Que les conditions dans lesquelles il s’est déroulé sont indécentes.
-3- Que vos contrôleurs ont abusivement, après avoir refusé mes droits à la preuve au cours du débat oral et contradictoire, interprété à leur façon mes décisions de chef d’entreprise en refusant une dépréciation de stock parfaitement justifiée, qui s’avère avoir été tout à fait opportune en son temps et correspondre aujourd’hui à la réalité du marché.
-4- Que donc, ce redressement ne correspond à aucune autre réalité que celle d’être un sur-impôt, abusif et discrétionnaire.
-5- Que dans les mêmes conditions votre organisation a levé d’autres sur-impôts, tout aussi iniques et injustifiés, à l’encontre de moi-même ou de mes entreprises. Chaque fois le schéma est le même : en l’absence de toute fraude fiscale, le contrôleur invente une vision personnelle de l’économie de l’entreprise, à partir de cette invention il calcule un bénéfice imaginaire, qu’il taxe alors d’un impôt complémentaire tout à fait réel.
-6- Que l’ensemble des sommes qui me sont ainsi réclamées par votre organisation est non seulement dénué de tout fondement, mais dépasse largement la totalité de mes biens, après cinquante ans de travail dont la qualité et l’intégrité n’ont jamais été mises en doute par qui que ce soit.
-7- Que, par contre, les faux et les perversions de vos agents ont été largement mis à jour, sans hélas que les Tribunaux Administratifs, justice stalinienne, n’en fassent cas, vous donnant raison, systématiquement, contre toute logique de droit ou de justice.
Tout cela mérite réflexion et combat.
Réflexion
Je suis en train de lire un livre, que je vous recommande. Le titre en est “HITLER” l’auteur est M. Ian KERSHAW.
Cet ouvrage est fabuleux pour qui souhaite comprendre comment une société peut être prise de folie et détruire alors aveuglément certains de ses membres qui non seulement ne lui ont rien fait de mal mais qui plus est lui étaient utiles.
On découvre dans cet ouvrage qu’Hitler, “l’homme providentiel”, était un pauvre type qui ne pouvait pas se coucher avant une heure ou deux du matin, qui dormait jusqu’à 13H, qui ne pouvait pas se concentrer plus de quelques minutes sur un dossier. De ce fait, il ne participait pas à la gouvernance de son pays.
Il n’avait comme “qualité” que la force de hurler indéfiniment et en boucle que l’Allemagne était un grand pays, composé de grands hommes, qui avait droit à un grand espace et que, si ce n’était pas le cas, la faute en revenait aux juifs, à leur organisation mondiale.
Il se trouve que ce discours simpliste a convaincu, au départ une minorité, puis, plus tard, la grande majorité des allemands.
Ce discours, de 1930 à la nuit de cristal du 9 Novembre 1938, a été largement public. Les juifs étaient alors pris à partie par les allemands dans leur dimension économique plus que dans une optique raciale.
C’est dire que tant qu’il a été question de pillage, cela fut possible publiquement, c’est devant le regard de tous que les juifs ont été dépossédés de leurs biens et de leur droit au travail.
Hitler n’a pas eu à faire preuve d’un grand génie d’organisation — qu’il n’avait pas – en cette affaire. Des hommes peu scrupuleux se sont levés en son nom pour piller les juifs et s’approprier leurs biens.
Deux choses sont à noter :
– Le pillage n’est pas une source de revenu pérenne, une fois lancé sur cette piste le peuple allemand a été contraint de piller ses voisins pour se dissimuler sa faillite.
– Lorsque la folie d’Hitler l’a amené à aller au-delà du simple pillage des juifs, à leur génocide, il n’a pas pu continuer à le faire publiquement, il a dû dissimuler son action.
Comme quoi, le pillage peut-être accepté par la population, voire encouragé, mais pas la mise à mort, car nous entrons alors dans le sacré de la vie.
Vous-même, aujourd’hui, allez entamer ma mise à mort. Vous vous apprêtez à vendre mes biens personnels, meubles et un terrain, pour recouvrir une dette que vous avez inventée et qui est strictement liée à mes activités professionnelles.
En me propulsant sciemment dans la misère, à 71 ans, vous me tuez sciemment.
Vous allez être obligée de le faire discrètement. Tout à coup, vous êtes au-delà du simple pillage. Vous franchissez la ligne.
Combat
Hélas, je n’ai aucun moyen matériel de vous combattre. Je n’ai que ma plume et l’attention que veulent bien me porter mes lecteurs.
Mais, ne sous-estimez pas la force du témoignage.
Vous aurez à répondre devant la justice, où je vous poursuivrai pour pillage dès que vous allez mettre en route votre machine infernale. Certes, je suis bien conscient que mes chances d’obtenir gain de cause sont infimes, mais c’est cela qui fait tout le charme de la vie et de l’histoire des hommes.
Vous êtes face à vos responsabilités, ceux qui vocifèrent exigeant le pillage au nom du partage et du droit au confort pour eux, se reposent sur l’adhésion à leur thèse d’une bureaucratie sans âme. Plus tard, face au désastre, ils diront que ce n’est pas eux, qu’ils ne sont pas responsables, que c’est vous. Le droit de désobéissance existe, pensez-y.
A bientôt donc. Salutations. H. Dumas
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Tout commence en chacun de nous, très tôt, dès que notre prise de conscience individuelle nous permet de comprendre notre présent et d’envisager notre avenir.
Alors, ce que nous pensons de nous, ce que nous en espérons, va se trouver confronté au regard immédiat des autres et à ce que, eux, perçoivent de nous et de notre avenir.
C’est à cet endroit que les choses se passent, c’est là que prend ou ne prend pas le ciment social, le bloc de béton social.
Pour certains, pas de problème, ils vont facilement réussir à adapter, au présent et au futur, leur vision personnelle d’eux-mêmes à la perception que les autres ont d’eux. Ils s’intègrent naturellement au groupe.
Sont-ils très nombreux dans ce cas ? J’en doute, mais … peut-être.
Pour les autres, deux cas de figure :
-1- Ils s’estiment plus que ce que les autres leur accordent.
Leur présent va être difficile. Leur avenir demandera une énergie hors du commun pour rattraper le retard. Est-ce souhaitable ? Quoiqu’il en soit, peu y arrivent.
Le plus souvent pour eux, la jalousie sera en embuscade. A tout moment elle trouvera à s’exprimer, empoisonnant leur rapport aux autres.
Ils sont les soldats de la contestation perpétuelle, les mal-baisés en boucle, les abonnés aux surenchères cyniques des politiques peu scrupuleux, qui savent que ce ne sont pas les promesses qu’ils font qui leur attirent cette clientèle mais son malaise personnel.
Ils arrivent assez facilement au point de non retour. Cet endroit où l’homme peut préférer la chute des autres — quitte à en payer le prix — à l’idée que ceux-ci lui sont — ou pensent lui être — supérieurs.
-2- Ils s’estiment moins que ce que les autres leur accordent.
La aussi la situation est difficile. La crainte de ne pas “être à la hauteur” va les hanter. Leur rêve va se limiter au trou de souris, paradis inaccessible.
Evidemment, les autres ne cessent de les mettre en avant, proportionnellement à l’idée qu’ils se font d’eux, ce qui les panique.
Le plus souvent pour eux, c’est la contrition qui est en embuscade. Ils ne cessent de renier leur réalité, se dévalorisant, mais dévalorisant aussi tous ceux qui sont comme eux : beaux, riches, intelligents, bien nés, etc…
Ils sont particulièrement dangereux, et aussi la proie des politiciens véreux qui voient en eux des complices exemplaires justifiant l’idée de rabaisser l’élite.
Tout à leur trouble, ils peuvent aller jusqu’à renier complètement leur réalité pour détruire leur image dont ils ne se sentent pas dignes. Mais aussi, ils peuvent exiger le même sacrifice de ceux qui ont la même image qu’eux.
Peu nombreux, ils sont particulièrement recherchés par les hommes politiques qui les exposent comme des bêtes de foire. Ils sont la caution qui justifie la traque de l’élite par les jaloux.
Dans les deux cas
L’harmonie collective va se trouver rompue. Pour qu’un groupe fonctionne correctement, il est nécessaire que chacun soit à la place qu’il mérite, mais aussi à celle qu’il souhaite.
Cette place peut dépendre de l’idée de justice du groupe, de sa capacité à répondre à cette problématique, mais lorsque son accès est parasité par une déviance individuelle, les choses se compliquent.
Le cynisme
Soyons objectifs, les deux cas de figure exposés ci dessus touchent une grande majorité d’hommes. Ils sont plus la norme que l’exception.
Or, globalement, nos hommes politiques, dont le cynisme est légendaire, font leurs choux gras de ces disfonctionnements personnels, les intensifiant au besoin.
Il n’est pas de jour sans que la propagande politique flatte la jalousie ou la contrition, pas de jour sans que ceux qui soufrent de ces désordres ne soient retournés sur le grill de leur souffrance, pour le seul bénéfice des politiques qui se moquent des conséquences générales ou individuelles de leurs manipulations.
Le cynisme est roi.
Alors que l’antidote est pourtant simple, il se nomme : la sincérité.
Un mot et une attitude qui n’ont plus court. Dommage.
Ceux dont je vous parle, chair à canon de nos politiques, qui cherchent simplement à se calibrer par rapport aux autres, finalement à se connaître pour mieux vivre, n’ont besoin, face à cette recherche, que de sincérité.
Elle seule leur permettrait, pas à pas, de s’intégrer à leur juste valeur dans le groupe social. Cette intégration réussie est le vrai lien social. Ce n’est pas un problème d’argent ou de consommation, juste un problème humain.
Jamais les propagandes politiques destructrices ne seront assez haïes pour le mal qu’elles font à ceux, si nombreux, qui tout simplement se cherchent, cherchent la cohésion entre leurs rêves personnels et leur réalité gérée par les autres.
La sincérité sociale et politique est la clef nécessaire à la bonne marche d’une démocratie.
Il resterait toujours les indécrottables présomptueux, les prétentieux et les orgueilleux jamais satisfaits de leur sort, aussi les sournois qui dissimulent sous une fausse modestie leurs ambitions, mais tout ceux-là sont une minorité, si visible qu’elle en est risible. Oublions-les.
Bien cordialement. H. Dumas
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L’Etat, qui nous est présenté systématiquement comme salvateur, est bien souvent un vecteur de mort. Que ce soit de façon volontaire, lorsque par exemple il déclare la guerre, ou que ce soit de façon accidentelle à l’occasion d’une de ses bévues régulières les plus évidentes, telle que le sang contaminé, les maladies nosocomiales, etc…
Evidemment, en pareil cas, l’Etat se déclare systématiquement irresponsable.
Dans la réalité, l’Etat est donc bien loin de l’image de sécurité et de justice qu’il nous impose de lui par la loi, la force et la propagande.
Dans ce billet, nous allons observer, avec la plus grande objectivité possible, la façon dont l’Etat inocule la misère et la mort économique à l’occasion des contrôles fiscaux.
Au préalable il y a lieu de définir trois choses :
– La fraude fiscale. Sauf dans les milieux très restreints de la délinquance pure et dure, la fraude fiscale est marginale. Elle est tout particulièrement entravée par la raréfaction de l’argent liquide au profit des moyens de paiement virtuels (carte bleue, internet). Par ailleurs, tout comme l’automobiliste respecte majoritairement les limitations de vitesse, les contribuables respectent majoritairement leurs obligations fiscales.
– L’optimisation fiscale. Ici la situation est plus trouble et permet toutes les interprétations. L’Etat, à travers les niches fiscales incitatives, voudrait être le seul ordonnateur de l’optimisation fiscale, qu’il utilise abondamment. Jaloux de cette prérogative auto-attribuée, il traque ceux qui, avec les mêmes outils que lui, font des choix personnels d’optimisation. Sur ce sujet, l’Etat est, la plupart du temps, en abus de position dominante, c’est un des points incontournable de friction fiscale.
– L’impôt. Il n’est que deux économies possibles.
L’économie d’Etat, où les prix et les objectifs sont décidés par l’Etat. Dans ce cas, l’impôt n’aurait pas lieu d’être puisque l’Etat est le maître de l’économie, que donc ce qu’il redistribue est libre de charges. Toutes les tentatives faites dans le monde pour implanter ce type d’organisation sociale ont échoué.
L’économie de marché, où les prix et les objectifs sont décidés par le marché. Dans ce cas, le marché finance l’impôt que l’Etat exige en compensation des prestations qu’il impose. L’impôt est donc inclus dans le prix final et toujours à la charge du consommateur. Ainsi, ceux qui croient benoitement ne pas payer d’impôt sont des imbéciles qui, quoiqu’ils pensent, sont les payeurs en dernier ressort dès qu’ils consomment. L’impôt, quel qu’il soit, est inclus dans le prix final payé par le consommateur, sans quoi l’entrepreneur travaillerait à perte et ferait faillite.
Le contrôle fiscal
Par les miracles cumulés de la sémantique, de la statistique économique étatisée, de la comptabilité publique et de la boulimie dépensière incontrôlée de l’Etat, le contrôle fiscal est devenu la variable d’ajustement du budget de l’Etat dans sa propagande vers ses partenaires et ses administrés.
Il est présenté comme un acte noble, de justice sociale et d’équité dans la répartition des richesses.
Dans la réalité, il est un sur-impôt qui tombe sur l’entrepreneur à l’improviste. Il touche une période passée de la vie de l’entreprise, il n’a donc pas été inclus dans les prix de revient de l’entreprise à l’époque considérée. Il ne correspond à aucune réserve de trésorerie.
Pour sa plus grande part, il est issu d’une lecture tendancieuse des résultats de l’entreprise par le contrôleur et non d’une fraude avérée ou prouvée.
Dans ces conditions, le redressement – ce sur-impôt imprévisible — ne peut pas être assumé par l’entreprise et va entrainer, plus ou moins rapidement, la misère de celle-ci et sa disparition.
L’extraordinaire
Cette introduction de la misère chez l’entrepreneur par le contrôle fiscal et ses conséquences sont visibles de tous journellement. Et, personne ne se dresse contre cette folie, bien au contraire.
Est-il venu à l’idée de quelqu’un de s’enthousiasmer lorsqu’à la faveur du sang contaminé l’Etat a disséminé le sida ? Non, évidemment.
Alors, pourquoi la majorité saute-t-elle de joie à l’idée de la misère et de la mort répandues par les contrôles fiscaux ? Pour moi, c’est un mystère, une folie collective.
La propagande est sans doute l’élément essentiel qui génère cette réaction irrationnelle de la majorité, peut-être aussi son ignorance des choses de l’économie.
Mais, plus que tout, la prospérité de ce comportement tient au fait qu’il a pour base et pour levier : la jalousie.
La jalousie est la force émotionnelle résultante du différentiel entre ce que l’homme croit valoir et ce que la société lui reconnait en moins. Plus ce différentiel est grand, plus la jalousie sera importante.
En période de difficulté collective ce différentiel prend des proportions susceptibles de mettre en péril le lien social. Nous y sommes.
Sur ce terreau, la propagande politique, qui utilise le contrôle fiscal comme variable d’ajustement du budget de l’Etat, et ses conséquences sur les entrepreneurs sont des actes graves, aux conséquences dévastatrices.
Les hommes politiques qui sont, depuis plus de quarante ans, les instigateurs de cette propagande devront un jour en répondre, ainsi que les services (Bercy) qui les ont accompagnés dans cette sinistre besogne qui répand la mort économique, dont nos enfants connaîtront malheureusement les conséquences dans leur chair.
Bien cordialement. H. Dumas
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Aujourd’hui, Mercredi 25 Février 2015, l’affaire Bertinchant venait devant le Tribunal Correctionnel de Montpellier, pour l’audience de consignation.
Rappel des faits :
Madame Bertinchant est la Présidente du Tribunal Administratif de Montpellier devant laquelle j’avais plaidé, le 20 Février 2014, une requête en nullité d’un contrôle fiscal.
Cette requête faisait suite au refus par les agents Garcia et Giugler — initiateurs d’un contrôle fiscal de ma société SCI Mirabeau — de contrôler la comptabilité de cette société — pourtant mise à leur disposition — au motif que je souhaitais enregistrer le débat oral et contradictoire.
Ils avaient alors édité un procès verbal d’opposition à contrôle fiscal, avec toutes les conséquences que cela impliquait pour ma société.
C’est dire que la requête formulée devant la Présidente Bertinchant était essentielle pour moi, mais aussi pour tous les contrôlés fiscaux qui se heurtent à l’absence totale de preuve du débat oral et contradictoire, alors que ce débat est considéré comme essentiel par les Services Fiscaux.
Ainsi, cette pièce maitresse du contrôle fiscal n’est rapportée que par la notification des contrôleurs, vouloir en obtenir la preuve réelle par l’enregistrement parait parfaitement naturel et conforme au droit français et aux directives européennes pour une justice équilibrée.
Le 13 Mars 2014 — malgré la précision, sur ce sujet de l’enregistrement du débat oral et contradictoire, de mon mémoire, de ma plaidoirie, puis de ma note en délibéré et enfin de ma requête en omission de statuer – la Présidente Bertinchant rendait définitivement un jugement qui omettait totalement cette question fondamentale. Tout simplement, elle ne répondait pas à la question qui lui était posée.
Après avoir saisi sans succès Le Conseil Supérieur de la Magistrature, puis la Mission d’Inspection des Juridictions Administratives, il m’apparaissait que le déni de justice était patent.
La citation directe
La voie de la citation directe était la bonne, le délit de déni de justice soumis au TGI n’impliquait aucune enquête, les faits étant parfaitement connus.
Le premier problème a été l’huissier, qui n’a pas voulu délivrer la citation sans passer d’abord par une nomination d’office. Intéressant non ?
Ces huissiers qui viennent, menaçants et gros bras, chez les contribuables, prêts à saisir leurs dernières chaussettes trouées, sont en réalité des péteux… c’est bon de le savoir.
Le deuxième problème a été d’obtenir une date d’audience de consignation. Le procureur de La République a fait rétention de la citation plusieurs mois. Il était clair que la motivation lui manquait terriblement. Le fait que le contribuable ne puisse pas obtenir une preuve enregistrée de son débat oral et contradictoire avec le fisc le laissait de marbre, cet homme pour qui la preuve est un souci professionnel journalier….
Le troisième problème c’est l’audience de consignation d’aujourd’hui.
Je vais essayer de vous la conter le plus fidèlement possible. Elle vaut son pesant de cacahuètes.
Madame Bertinchant est là, accompagnée d’un homme de son âge, simple auditeur, et de son avocate. Je suis seul, avec mon épouse.
Nous sommes appelés à la barre en début d’audience, c’est la tradition pour les audiences de consignation qui sont très courtes.
Le Président de l’audience est entouré de deux assesseurs. Je le sens nerveux, limite agressif. Il triture, ouvre et ferme son code pénal.
Puis, il me demande si je suis sûr de la réalité de mon accusation. Il m’indique que, de son côté, il en doute vraiment, qu’il se réserve le droit de refuser ma citation.
Je lui réponds que c’est lui le juge, que c’est donc son problème, pas le mien. J’ajoute ceci : “Je n’ignore pas que Madame Bertinchant est un personnage considérable et que moi-même je ne suis qu’une crotte de mouche”.
Immédiatement, il me répond : “Faites attention à ce que vous dites”.
Je m’attends à ce qu’il refuse le dossier.
Pas du tout, il donne la parole au Procureur de La République, à Monsieur “preuve”.
Celui-ci va la jouer paternaliste : “Monsieur Dumas peut encore être raisonnable et annuler la procédure en se désistant…”
Le ton est donné, l’ambiance est établie, les menaces à peine voilées ont été lâchées. Ce sera tant pis pour moi.
Le Président, qui donc a décidé de ne pas refuser le dossier, doit maintenant fixer la consignation et une date de plaidoirie.
La consignation
Elle doit prendre en compte mes revenus. Je n’en n’ai pas depuis cinq ans. J’ai donné au Tribunal les documents en justifiant.
Dans les affaires où les Services Fiscaux me poursuivent en diffamation — face à des vérités sur mon blog qui les dérangent — ils sont soumis à consignation. Celle-ci est systématiquement fixée à 750 €.
Contre toute équité, la consignation, qui doit être fixée en fonction des revenus de l’accusation, qui est habituellement de 750 €, va être fixée par notre pétillant Président à : 5.000 €.
Cinq mille euros !!!!
C’est clair, il s’agit d’une entrave volontaire au libre accès à la justice.
Ce qui me trouble, c’est que cette entrave financière vient en lieu et place d’un refus de recevoir la citation qui était annoncé par Le Président, qu’il n’a bizarrement pas mis en œuvre.
Etait-il si sûr de pouvoir le faire ? N’aurait-il pas tout simplement lancé une menace irréelle, infondée ?
Tout ça laisse présager — à la date fixée du 2 Septembre 2015 — une audience de plaidoirie difficile, où la parole me sera comptée, où je serai probablement souvent interrompu, pendant que l’avocat adverse pourra prendre toutes ses aises.
Le genre d’audiences auxquelles je suis habitué, tard le soir, quand il n’y a plus personne. Audiences publiques en si petit comité qu’elles sont en réalité des huis clos. Juste le fisc et moi. Audiences où j’en prends plein la gueule, comme tout bouc émissaire qui se respecte. Audiences où la justice est aux abonnés absents, où seules comptent la force et le pouvoir.
Hélas, 5.000 €, je ne les ai pas, il est peu probable que je puisse les avoir d’ici le 25 Mars 2015, date à laquelle je devrai avoir justifié du paiement.
Dommage. Il n’y aura donc pas d’audience le 2 Septembre 2015.
Epilogue
En sortant, je suis passé devant l’auditeur qui accompagnait Madame Bertinchant, je lui ai dit “Très bien, bien joué”.
Il a bondi tel un diable, m’a rejoint à la porte, menaçant, prêt au coup de poing : “Répétez ce que vous avez dit”. J’ai répété. “Ah bon a-t-il dit, j’avais mal entendu”. Qu’avait-il pu entendre ?
Non seulement ils sont imbus de leur puissance, mais ils contrôlent mal leur force.
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