Tous les articles par Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

Parlons d’urbanisme, libéral ou “technopensé”

Il était une fois une petite ville appelée Sète. Nichée au fond du golfe du Lion, entourée par la mer et l’étang de Thau, elle se donnait des airs d’île et en adoptait la mentalité. C’est-à-dire qu’elle se croyait le centre du monde.

C’était avant que chaque être humain, grâce à l’ubiquité que lui procure internet, ne pense exactement la même chose. Aujourd’hui, Sète se croit toujours le centre du monde, ce n’est évidemment plus original tant cette émotion est devenue commune.

Sète donc, sans que cela n’ait probablement aucun rapport avec sa personnalité, s’est longtemps laissée séduire par la pensée communiste. Après une première tentative libérale, qui s’est terminée en queue de poisson, et une resucée communiste pour être bien sûre qu’elle n’y reviendrait plus, la ville s’est donnée en 2001 un maire, touriste politique de son état, mais vraiment libéral. Il ne sortait pas de polytechnique, mais de sa polyclinique dont il était le directeur et le gynécologue.

Cet aimable amateur a pris possession du pouvoir un peu par hasard, cependant dès sa nomination il fit ce que font tous les maires : de l’urbanisme.

Tel Monsieur Jourdain, il fit de l’urbanisme sans le savoir.

C’est ainsi qu’il confia l’aménagement d’une large part de son territoire à un promoteur. Ce dernier, touché sans doute par la grâce d’une telle confiance, que personne n’avait probablement jamais fait mine de lui accorder en ce monde de “turbo-fonctionnaires” régissant tout, fit à son tour de l’urbanisme, disons iconoclaste.

Il est clair que ses moteurs furent ses clients, son complexe de promoteur mal aimé qui lui fit viser la perfection, peut-être un espoir de notoriété ou de reconnaissance.

Le résultat est objectivement séduisant, fait de maisons à l’architecture libre mais maitrisée et de parties communes soignées et imposantes. Sa réalisation fait honneur à la ville et le bonheur de ceux qui y habitent.

Urbanisme libéral

D’amateur qu’il était en 2001 le maire, resté au pouvoir depuis sans discontinuité, est naturellement devenu un professionnel madré.

Il a compris que si le pouvoir peut accidentellement venir des urnes il ne s’exerce pas par les urnes, mais bien en se soumettant à l’ordre technocratique, à l’administration dont la puissance se veut la résultante de sa compétence technique et de sa pérennité sans lesquelles, prétend-elle, le chaos s’installerait.

De “touriste-libéral” le maire s’est transformé en “porteur de bidon” de “l’énarchie” à la tête du pays.

Aujourd’hui il est sénateur, ultime récompense. Il faudrait ne jamais avoir déjeuné à la cantine du Sénat pour ne pas comprendre son attachement à rester où il est et à abandonner en échange le pouvoir à l’omniprésente administration.

Serrer des mains, ânonner des discours préparer par l’administration, parler la lange de bois sont devenues ses activités de tous les jours.

Et l’urbanisme dans tout ça ? Nous y venons.

Aujourd’hui, il sait qu’il n’y connait rien. De doctes urbanismes de l’Etat lui ont probablement expliqué ses carences et lui ont inculqué la doctrine.

Elle tient en peu de mots:

– L’entrée de ville doit être marquée par une architecture forte.

– Le foncier est une denrée rare, il faut le maîtriser, d’une part en classant tout ce qui n’est pas construit en zone non constructible, d’autre part en entassant les français, comme les sardines “la belle-iloise” de Quiberon.

– Et, cerise sur le gâteau, la mixité s’impose, économes et impécunieux doivent se fréquenter assidument, de force, par la volonté des urbanistes de l’Etat.

Une fois ces tables de la loi urbanistique bien digérées, notre maire-sénateur a dit “Amen”, c’était ça ou perdre sa cantine donnant sur le jardin du Luxembourg.

“Amen” amène à tout, surtout à ça, en urbanisme.

Entrée ville Villeroy

Nous avons donc ci-dessus une architecture forte, marquant l’entrée de la ville, économe en foncier, faite évidemment de bâtiments hautement écologiques, ou la mixité est respectée.

Le panorama d’ensemble, ci-dessous, vous situe la tragédie dans l’espace.

Deux urbanismes

Pour clore ce billet, qui révèle une situation qui n’est pas spécifique à Sète, mais au contraire banale et systématique dans toutes les villes de France, il faut que vous sachiez que les accédants à la propriété de ces horreurs d’immeubles paient le m² de plancher le même prix que le leur vendait le premier promoteur qui, avec le maire débutant, faisait de l’urbanisme sans le savoir, sans les vrais canons de cette activité.

Le pompon tient au fait que le promoteur du début a gagné de l’argent et que tous ceux qui sont de la dernière aventure en perdent. Le slogan qui s’impose est “la perte de liberté n’a pas de prix”, pour les kapos de l’administration qui nous la vole, évidemment.

Bien cordialement. H. Dumas

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Les frustrations (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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Uber et les taxis, ou le libéralisme et le capitalisme de connivence

 

Je ne pensais pas vivre deux fois dans ma vie une modification totale des paradigmes de l’économie et constater que, in fine, rien ne change.

La première fois

C’était au début des années 1970. Anciennement l’économie, tout particulièrement la distribution, était morcelée, hiérarchisée, en strates gourmandes de commissions.

Des Etats-Unis — déjà eux — nous est venu l’idée révolutionnaire des circuits courts.

Dans la distribution cela se traduisit par la suppression des grossistes et demi-grossistes, l’avènement de ce que l’on a appelé la grande distribution qui généra une baisse immédiate de 30% du prix de vente des produits de grande consommation.

A cette époque, l’ouverture d’un supermarché était un évènement social qui déplaçait les populations de façon stupéfiante.

Petits commerçants, grossistes, demi-grossistes et industriels partageaient alors le pouvoir avec les syndicats. Il n’y avait pas d’oligarchie technocratique. Tout ce petit monde se leva vent debout contre ce bouleversement, ignorant totalement les millions de clients demandeurs.

Un homme au cerveau équipé d’un zoom peu performant, Jean Louis FROT, eut, à Rochefort-sur-mer, l’idée saugrenue de refuser un permis de construire et de faire emprisonner le demandeur ayant construit sans permis qui se trouvait être le propriétaire du centre Leclerc local, dont j’étais l’architecte. La chose fit grand bruit et porta la lutte globale à son paroxysme. Sur le parking de ce magasin, un beau matin, les troupes du CIDUNATI et d’Edouard Leclerc s’étripèrent, cela fit la une de Paris-Match.

A cette époque, je m’étais engagé sincèrement pour cette révolution économique qui, pensais-je, allait profondément modifier la société, en mieux évidemment.

Edouard Leclerc plaçait alors son combat sous le signe de la suppression des “rentes de situation”, je l’ai suivi avec énergie.

Soudain patatras. La loi Royer organisa un monopole encore plus terrible que celui dont disposaient précédemment les acteurs de la distribution. Ainsi, les pourfendeurs des “rentes de situation” devinrent les bénéficiaires de rentes bien plus puissantes que les précédentes, puisqu’entre les mains de beaucoup moins d’acteurs.

Le vent de libéralisme qui avait cru se lever sur la France avec énergie et ambition, s’est alors vautré dans la compromission.

Ce fut d’abord le scandale des pots de vin entre élus et grandes surfaces pour la conquête du graal que représentait l’autorisation d’ouvrir un supermarché. Mitterrand et sa garde rapprochée auraient dû en mourir, mais ils étaient tenaces et leurs sujets peu regardants.

Ainsi, les combattants de la liberté de commercer – Leclerc et consorts — n’étaient que des “tigres de papier”, bien vite ils échangèrent leur foi contre le fric. Ils sont aujourd’hui devenus les notables qu’ils chassèrent.

Le Frot dont je vous ai parlé plus haut a mis sa boutique — il était évidemment boutiquier — dans la galerie marchande de l’hyper-marché qu’il avait combattu. Après avoir ruiné son patelin dont il était le maire, il coule, à nos frais, des jours heureux sous les ors de la république, en bonne intelligence avec ceux qu’il a combattu, c’est un notable.

La grande distribution est actuellement un des éléments clef du capitalisme de connivence. Trop fort.

Et les millions de clients dans tout ça ? Rien, nada, ils n’ont aucune conscience sociale. Il fut facile de transformer leurs économies de distribution en folie d’achats complémentaires inutiles. Eux aussi se sont fait acheter par le monstre.

Aujourd’hui, Internet et les taxis

A Paris il y a une longue histoire d’amour “gainsbourgienne” entre les taxis et les politiques, du type “je t’aime, moi non plus”.

Incapables de prendre les décisions titanesques qui permettraient de se déplacer normalement à Paris, les acteurs politiques, de façon compensatoire, ont tenté de favoriser les transports collectifs, dont les taxis.

Ce qui, au passage, explique la note salée de la mère Agnès Saal, qui n’a rien d’extraordinaire, c’est ça ou la voiture de fonction avec gyrophare pour le gratin qui doit impérativement se déplacer rapidement dans Paris.

Privilégiés pendant des années, les taxis se sont transformés en seigneurs, nous transformant du même coup en serfs. Cette transformation s’accompagnant évidemment de combines économiques alliant monopoles, pots de vin et petits arrangements entre amis partageant le pouvoir. L’ensemble au détriment du client, bien entendu.

S’ils sont aujourd’hui emblématiques, les taxis sont loin d’être les seuls à participer aux délices du capitalisme de connivence qui s’est installé partout, depuis donc la grande distribution, à celle de l’eau, de l’électricité, à l’enlèvement des ordures ménagères, la construction immobilière et automobile,  etc… enfin tout quoi.

Tel Zorro, internet est arrivé…

Prenant tout le monde par surprise, internet a, soudainement, raccourci une nouvelle fois les circuits de l’économie.

Il n’est pas d’activité où producteurs et consommateurs ne peuvent plus directement se rencontrer, clouant au sol tous les intermédiaires.

Les jeunes d’aujourd’hui, tout comme le jeune homme que j’étais en 1970, croient que la vraie liberté est en marche, que le libéralisme économique va enfin vouloir dire quelque chose.

Oui mais, ils oublient le syndrome des taxis.

D’un côté les nouveaux acteurs de l’économie du net, déjà triés à ce jour, gigantesquement puissants pour les survivants, de l’autre les fantômes du passé dont les taxis sont un exemple “exemplaire”.

Il n’y a pas de troisième coté. Les clients, pas plus cette fois que par le passé, ne peuvent être considérés comme une force sociale qui adhèrerait à une économie libérale.

Donc, les deux cotés vont se rapprocher et partager la soupe, consciemment ou inconsciemment, immédiatement ou dans un temps plus indéterminé mais inévitable.

Taxis et Uber vont, sous l’apparence de la contrainte, enfanter avec les politiques une loi d’encadrement de l’économie du net qui s’imposera à tous les autres intervenants.

Ainsi l’aventure économique libérale du net approche de son terme.

L’agonie de l’ancien système va être longue — mais indolore du fait de cette longueur — pour les taxis et apparentés.

Quant aux vainqueurs du net, ils vont mettre les pieds sous la table du grand banquet du capitalisme de connivence, à eux les prochains monopoles, les prochaines rentes de situation.

Et l’économie libérale dans tout ça et, plus globalement, le libéralisme ? C’est une vue de l’esprit.

Aux jeunes gens qui s’en éprendraient, je vais donner un tuyau : faites simple et sans obligation de résultat, soyez “Romantiques”, c’est le seul vrai espace de liberté en périodes d’invasion de l’Etat dans nos libertés fondamentales, périodes dont la durée se compte en siècles.

Bien cordialement. H. Dumas

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Vingt millards de redressements fiscaux, ou ces trophées dont un jour vous aurez honte Monsieur Sapin

En 1994 je fus invité à ce qui était alors la chasse présidentielle de Marly. Nous étions une dizaine de fusils.

Dans la matinée de chasse, mille faisans furent abattus.

Chasse présidentielle

Mauvais tireur, ma participation à ce massacre fut marginale. Cependant, ma responsabilité fut en tout point égale à celle des autres chasseurs.

Lorsque, installés en dix carrés de cent, les dépouilles de ces pauvres bêtes assassinées durent subir l’humiliation ultime de la satisfaction de leurs bourreaux s’exprimant à travers cette exposition morbide et les discours de congratulation l’accompagnant, je fus gêné de me sentir gêné, tant ces trophées de chasse flattaient tous les présents.

Aujourd’hui, vingt ans plus tard, pareille scène ne pourrait pas se reproduire.

Est-ce une prise de conscience des chasseurs ou des organisateurs de cette chasse qui a fait évoluer les perspectives face à un tel massacre animal ? Bien sur que non.

Les raisons de l’évolution sont les suivantes :

– D’abord, la dévastation causée par ce type de chasse imbécile qui n’était pas l’apanage des seuls amis du Président — même si ceux-ci furent les derniers à bénéficier de cette boucherie — a anéanti la faune de nos contrées.

– De ce fait, les chasseurs ont peu à peu disparu, faute de gibier.

– Les générations suivantes se sont légitimement désolées du désert animal de nos campagnes. Elles sont restées interdites face à la souffrance gratuite causée aux animaux pour un résultat aussi stupide.

– Une prise de conscience est apparue quant à la vie de ses animaux, sa nécessité, ses droits, accompagnée d’une révulsion globale de ce type de trophée.

Ceux qui par le passé les avaient organisés où, comme moi, y avaient participés, aujourd’hui n’en sont pas fiers. Rien de plus normal.

Petit à petit, la faune de nos campagnes se reconstruit, mais le déséquilibre a été tel que les nuisibles prennent une part trop importante dans cette reconstruction et l’handicapent.

Monsieur Sapin, il va vous arriver exactement la même chose.

Votre trophée fiscal est indécent pour plusieurs raisons :

– D’abord, parce que nous savons formellement que l’organisation de vos chasseurs de prime est défaillante et aboutit à 50% de redressement irréels qui tuent des innocents, ce qui est inacceptable.

– Ensuite, parce que votre tableau de chasse est établi sur les cadavres de ceux qui sont la dynamique économique de ce pays, que sans eux il ne peut pas y avoir d’économie et que sans économie il ne peut pas y avoir de vie, d’organisation sociale.

– Enfin, parce qu’avant de disparaître économiquement vos cibles — ceux que vous exposez par paquets de milliards – souffrent terriblement, d’une souffrance inutile qui n’a comme justificatif que votre bêtise et votre suffisance, un peu aussi votre cupidité et celle de vos amis.

De tout cela, bien avant vingt ans, vous en aurez honte.

Enfin, je l’espère pour vous, car dans le cas contraire vous ne seriez pas un homme doué de sensibilité mais une brute indigne simplement assoiffée de pouvoir.

Vous pouvez évidemment me rétorquer que l’ensemble de la population pense comme vous, j’en conviens. A l’époque elle pensait aussi comme moi. La population n’a pas le trophée délicat, c’est un fait. C’est ici que, justement, la responsabilité de l’homme d’Etat prend sa mesure, écrasante.

Ce qui va se passer est écrit dans la stupide aventure de la Grèce, dont journaux et télévisions nous beurrent le nez. Qui n’est que la répétition de ce qui est arrivé précédemment à l’URSS.

Le schéma est toujours le même :

– Avec la complaisante faveur des improductifs et des inactifs d’un pays, des hommes de l’Etat indélicats pillent les forces économiques de ce pays en se réclamant en général de l’équité “redistributive”.

– En réalité, Ils ne redistribuent qu’une infime partie de ce qu’ils pillent, soit pour satisfaire leur cupidité personnelle au passage, soit du fait de l’incompétence économique de ceux dont ils s’entourent pour leur sinistre besogne.

– Le pays plonge alors dans la ruine, jusqu’à ce que la population vive cette ruine dans sa chair. Mais avant, il aura fallu tailler dans les libertés pour essayer de faire perdurer le système, jusqu’à épuisement de la moindre parcelle d’énergie.

– Puis, une réaction violente, désespérée, change quelque fois – pas toujours, il est des sociétés qui disparaissent — la donne. L’individu revient au centre du débat, la liberté reprend ses droits, y compris hélas pour les nuisibles.

– L’ensemble de la société reste longtemps instable à la suite de ces périodes.

C’est ce qui attend la Grèce demain, puis notre pays après-demain, quand les pillages vont tarir, ne suffisant plus à combler la rapacité et à apaiser la jalousie des improductifs et des ratés.

Vous savez tout ça, vous le dissimulez, votre responsabilité est totale. Je souhaite que vous en payiez le prix en son temps.

Salutations. H. Dumas

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Vous ne lisez pas le journal Midi Libre ? Quel dommage …

Nous allons pallier à cette déficience

ML 22-6-2015 (2)

ML 22-6-2015 (1)

Nul ne peut rester insensible devant une telle détresse. Il faut comprendre les proviseurs.

Certes, il est toujours des gens mal intentionnés pour faire remarquer qu’ils ont un emploi à vie, pas de souci de carrière, un logement de fonction, des vacances, une bonne retraite à 60 ans, pas d’objectif de résultat, pas de hiérarchie journellement sur le dos, pas d’engagement physique violent ou en milieu agressif pour le corps, un salaire assuré, et sans doute quelques détails que j’oublie par méconnaissance.

La réalité est tout autre, ils doivent affronter :

– Des élèves qui ne les aiment pas, qui se foutent de l’école comme de l’an quarante (ils ont tort, c’était mon cas, maintenant je rame pour l’orthographe).

– Des parents d’élèves qui ne les aiment pas non plus.

– Des collègues professeurs qui ne supportent pas leurs directives, qui aussi ne les aiment pas.

Et bien oui, les proviseurs manquent d’amour, ils font un “burn out” affectif, voilà la cruelle vérité.

Les proviseurs réclament de l’amour, du soutien, de la considération. Je crains qu’ils n’obtiennent pas satisfaction, malgré le dévouement sans limite du SNPDEN.

Aussi je leur propose cette solution évidente :

La privatisation de leur lycée. Le bonheur total est au bout, nous sommes bien placés pour leur en parler, c’est notre lot de tous les jours.

Devenus travailleurs indépendants :

– Ils auront tout l’été pour séduire les élèves, les persuader de s’inscrire dans leur lycée plutôt que dans un autre, la bataille sera féroce.

– Ils seront jugés sur le prix et la qualité de leurs prestations et sur les résultats.

– Devenus des clients, élèves et parents d’élèves auront de nouvelles exigences, soutenus par “40 millions de consommateurs”. Ils devront faire face aux procédures de groupe.

– Ils devront emprunter pour réaliser les lourds investissements que demandera leur entreprise, qu’exigera l’Etat. Leurs banquiers ne leur feront pas de cadeau, au moindre défaut de paiement ils ne pourront pas solliciter la jurisprudence dite “de la Grèce”, ils devront engager leur biens propres et ceux de leurs familles.

– Leurs tarifs seront probablement bloqués et ils devront accepter gratuitement un pourcentage de nécessiteux.

– Leur comptabilité sera passée au crible par le fisc. Celui-ci ne manquera pas de reconstituer leur chiffre d’affaires en fonction du nombre de crayons achetés, de la quantité de papier Q utilisé dans les toilettes de leurs établissements, ou autre calcul savant imparable. Ils seront évidemment redressés.

– Ils devront faire face aux syndicats de leurs salariés enseignants. Plusieurs de ces derniers, payés par eux, se consacreront entièrement, à plein temps,  à leur pourrir leur vie de salaud de patron.

– En cas de difficultés financières, si par malheur ils ne paient pas leur RSI, ils ne seront plus assurés pour la maladie, pareillement pour leur retraite.

– Régulièrement la presse les enfoncera, mettant en exergue ceux d’entre eux qui auront fauté, même de façon minime.

– Ils seront haïs, considérés comme des capitalistes libéraux, mais personne ne souhaitera les nationaliser et payer la facture à leur place. Sauf, pour ceux dont, du fait de leur travail, de leur investissement personnel et de leur génie, le lycée sera réputé et bénéficiaire devenant ainsi une proie nationalisable.

– Ils n’auront plus de vacances et travailleront, toute l’année, 12 heures par jour.

– Ils n’auront plus le temps de penser au “burn out”, mais ils mourront d’un infarctus vers 55 ans.

Bien cordialement. H. Dumas

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Peuple : le mot magique des escrocs.

La lecture des penseurs dit “de gauche” vous fera rencontrer le mot “peuple” pratiquement une fois par page. Prenez par exemple Rosanvallon, il n’y a pas une page de ses ouvrages dont ce mot est absent.

En réalité, le mot “peuple” désigne une abstraction que tous les esclavagistes utilisent pour désigner ceux qu’ils soumettent à leur pouvoir en leur déniant le rang d’individu, d’homme libre et indépendant.

Les rois déjà prétendaient être au service du “bon peuple”. Évidemment les curés, au temps de leur splendeur, s’imaginaient en pasteurs du “peuple des croyants”.

Tous les despotes de la planète, déclarés ou dissimulés derrière la comédie démocratique, prétendent agir pour le bien de leur “peuple”.

N’oublions pas aussi les affairistes qui s’adressent aux “consommateurs”, mot qui en terme économique veut dire “peuple”, contrairement à “client” qui désigne des “individus”.

Ainsi donc, notre personne n’est jamais considérée par ceux qui prétendent nous représenter, penser et agir en notre nom, elle est engloutie, amalgamée, dans ce mot fourre-tout : “peuple”.

Or, le “peuple” n’existe pas. C’est juste un mot qui désigne un regroupement formel ou informel d’individus. Ce mot n’a aucune légitimité pour se substituer au corps et à la pensée de chacun de ceux qui le composent.

Toute personne qui agit au nom de tous en ayant déclaré au préalable être au service du “peuple” ne peut être qu’un escroc.

Seuls comptent, ont une réalité physique et morale, chacun des individus qui composent le groupe. Quand bien même pour des raisons basiques d’efficacité, et ponctuellement, certains membres d’un groupe accepteraient de se plier à une majorité contraire à leur volonté personnelle, cela ne fait pas d’eux une abstraction, un “peuple”.

Cependant

Il n’est pas un jour ou les puissants et leurs outils de propagande ne nous traitent pas de “peuple”.

Personnellement, j’en suis arrivé à considérer qu’il s’agit carrément d’une insulte qui mériterait une nouvelle révolution, identique à celle de 1789, dont c’était déjà le motif. Les membres du soi-disant “peuple” aspiraient, déjà à cette époque, à être respectés en tant qu’individus.

C’est en déclamant ce mot : “peuple”, que les tenants du pouvoir nous pillent à leur profit.

Ici, il est bon de préciser ceci : l’échec est la norme, la réussite est l’exception.

Ceci est une loi naturelle, c’est la loi de la vie.

Le loup passe plus de temps à manquer sa proie que les pieds sous la table à se gaver avec des potes. C’est identique pour nous.

Ceux qui échouent sont largement plus nombreux que ceux qui réussissent.

Dans nos démocraties leurs voix sont convoitées. Pour les flatter nos élus les baptisent “peuple” et nous pillent, eux compris, en ce nom.

Ce pillage va jusqu’à stigmatiser ceux qui réussissent par leur travail ou grâce au hasard, alors qu’ils sont — et seront toujours — une minorité. Minorité dont dépend c’est incontestable — que cela paraisse juste ou non — le progrès et l’avenir de l’humanité.

La Grèce

Aujourd’hui, sous nos yeux, l’Europe est entrainée au bout du bout par des escrocs agitant le mot “peuple”.

Après avoir, par cupidité, laissé certains grecs taper dans la caisse de façon démesurée, la minorité qui en a profité se réclame du “peuple” pour refiler la facture à d’autres.

Criant haut et fort ce mot “peuple”, une oligarchie européenne va signer le Munich de l’économie dans les jours qui viennent.

Que la Grèce fasse défaut ou que l’Europe accepte qu’elle ne rembourse pas, le résultat sera exactement le même. Ceux qui ont bouloté les 250 milliards qui manquent se cachent derrière le mot “peuple”.

Ils mettent sur le devant de la scène une majorité en échec chez eux et présentent la facture à une minorité d’ailleurs pour la tondre, ce qui entraînera la ruine de ceux qui, ailleurs, vivaient  grâce à cette minorité.

En clair, ce n’est pas les “peuples” de l’Europe qui vont être solidaires du “peuple” grec. Ce sont les hommes du pouvoir escrocs Grecs qui se cachent derrière l’abstraction “peuple grec” et qui font mine, avec la complicité d’autres hommes du pouvoir escrocs européens, dans un semblant de bonté généralisée, de faire payer la facture aux autres “peuples” européens, alors que ce sera seulement la minorité dynamique et productrice de richesses des autres qui sera plumée.

Un enfumage dans les règles, à l’aide de cette abstraction qui nous dévore: “le peuple”.

Nous finirons tous à la “soupe populaire”, qui n’a rien de “populaire”, qui est simplement gratuite et suppose donc que quelqu’un puisse la payer.

Bien cordialement. H. Dumas

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Petits vols entre amis, sans se prendre la tête

Chacun peut mettre en œuvre cette petite combine, simple et de bon goût.

Vous prenez un tronçon de ligne droite, bien dégagé, vous limitez la vitesse, vous installez un radar. Si vous avez un peu le sens de l’organisation vous répétez l’opération sur toute la surface d’un pays.

Pas de raison que vous n’arriviez pas à vous faire dans les deux milliards en flashant tous les ans 40 millions de pékins. L’Etat français y arrive, vous n’êtes pas plus con que ses administrateurs, puisque c’est vous qui les avez mis en place.

Mais, là, je vais vous faire part d’une petite finesse qui va vous rapporter dans les 100 millions de bonus.

Le point fort de cette combine est qu’elle s’adosse à la justice, que vous allez vous gaver tout en faisant semblant d’être au dessus de tout soupçon, et même d’être soucieux de la justice.

Bon, on est d’accord, vous ne voulez que le bien et la justice qui va avec.

C’est pourquoi, à tous vos flashés vous proposez de pouvoir passer par la case tribunal moyennant une petite consignation de l’ordre de 68€.

Ils vont y aller de leurs 68 balles en espérant d’abord gagner du temps, ensuite éviter un retrait de point de leur permis, et éventuellement, pour les plus naïfs, expliquer leur bonne foi à des magistrats qui s’en foutent comme de leur première chemise.

Ils sortiront du tribunal environ un an plus tard, avec un jugement incluant une amende plus lourde qu’initialement, il faut bien que vous financiez le fonctionnement du tribunal, y a pas de miracle.

Mais, toujours clean, tous les poils secs et pas un qui dépasse, vous leur ferez savoir en leur adressant la nouvelle facture qu’ils ont droit à une remise de 20% s’ils paient dans le mois.

C’est pas mal ça, c’est chic et l’argent rentre plus vite.

Vous restez gagnant, leur facture a augmenté de bien plus de 20% à la suite du passage devant vos agents — appelés juges pour l’occasion — vous pouvez être large pour que le fric rentre plus vie.

Tout ça est fait dans les règles, ce lien vous amènera sur l’article R 55-3 du Code de Procédure Pénale mis en place en 2005, sous le règne de “machin” l’inventeur du principe de précaution.

Mais, tout d’un coup, ces 20% ça vous turlupine. C’est quand même du pognon. C’est perdu net, ça vous fout le bourdon, mal de crâne et tout et tout.

Heureusement pour vous, il y en a que ça rend encore plus malades que vous, ce sont vos agents. Ceux que vous pourriez faire travailler sans les payer tant ils sont jouasses de voir les pauvres mecs sortir leurs derniers biftons pour casquer leurs amendes, effondrés, la voix et le portemonnaie tremblants.

Ils vous ont trouvé un truc fastoche.

Ils ont pondu un petit alinéa à l’article R 55-3 du code de PP (plantage des pignoufs).

Trop fort, ils n’ont mis que deux ans pour trouver le truc.

Dès 2007, ils ont modifié le décret, tout seuls, comme des grands, ils ont dit : la réduction ne s’applique pas à la consignation.

Alors là, “réfléchir Jean-Pierre”, les 20% c’est pour le cas où on paie dans le mois après la condamnation. OK ?

Mais, la consignation on l’a payée bien avant, dès le début, donc pas après le mois. Vous voyez ce que je veux dire ?

Alors quand vous payez dans le mois, vous êtes “niqué” de 20% sur la consignation, pendant que vous avez clos évidemment toute votre dette dans ce même mois, comme prévu. Voilà le lien pour le décret modifié.

Puis, comme y a toujours des mauvais coucheurs, certains ont dû gueuler, alors les “zélés” ont bétonné le décret une nouvelle fois en 2009, le lien.

Bon, franchement, c’est vachement bancal le truc, à vrai dire c’est même nul à chier.

Vous imaginez Nutella faisant le même coup. Remise sur les dix pots de marron foncé, vous versez un acompte pour bénéficier de la promo, et, à l’arrivée, votre remise ne porte pas sur l’acompte. Alors là, vous allez voir “7 milliards de consommateurs” et Nutella “ils ont du souci à se faire”.

D’accord, mais ce dont nous parlons, ce n’est pas du Nutella, c’est de l’impôt arrangé sauce radar, pourquoi y aurait-il plus de justice que pour les autres impôts ? Pas vrai ?

L’impôt ça n’a pas besoin d’être juste, puisque c’est pour le bien de tout le monde.

Et puis, franchement, qui va gueuler pour 20 à 50 euros, c’est ça la combine. Se révolter pour 50 euros, n’y pensez pas.

Oui mais, multiplié par les 20% qui contestent les amendes et qui consignent, ça frise les 100 millions par an, c’est pas mal comme combine.

Enfin, c’est comme toutes les autres? Faut bien payer les faux frais.

Bien cordialement. H. Dumas

 

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La générosité : un acte difficile.

Dès l’enfance on nous bassine avec l’obligation de générosité. Est-ce si simple d’être généreux ?

Je pense à un ami dont la générosité était réelle, son intelligence et son énergie étaient à la disposition de tous. Beaucoup en profitèrent sans vergogne. Pour d’autres, plus mesurés, il était soit un repère soit une énigme.

Dans tous les cas, il n’était jamais capable de mesurer, de calculer, de calibrer le don de lui-même. Son patrimoine en souffrit, mais raisonnablement car il évoluait dans un système de monopole protégé. Par contre sa santé — exposée, comme celle de tous les hommes — dut encaisser de plein fouet les excès en tout genre provoqués par les conséquences de son incapacité à dire non, à maîtriser sa générosité. Il en est mort.

Son cas n’est pas unique. La générosité, si elle n’est pas régulée, peut affaiblir anormalement le donneur, jusqu’au pire.

Du fait de ces conséquences potentiellement mortelles pour le donneur, la générosité ne peut pas être prêchée, pratiquée, voire imposée, sans précaution. 

Le point de vue de celui qui donne

Chacun sait que donner est valorisant. Au point que nombreux sont ceux qui, comme mon ami, se laissent entrainer à trop donner.

En réalité il y a deux contraintes au don.

La première tient au fait qu’il n’est possible – normalement –  de donner que ce que l’on possède.

La deuxième est liée au temps, le moment du don ne peut être déterminé que par le donneur qui seul sait si ce qu’il possède lui est nécessaire pour assumer demain ou si il peut s’en séparer maintenant sans dommage.

Le point de vue de celui qui reçoit

Recevoir n’est pas aussi agréable qu’il y parait. C’est toujours un peu humiliant.

La conséquence de cette humiliation est, de la part de celui qui reçoit, une sorte de dédain affiché envers celui qui a donné. L’ambiance entre le donneur et le receveur est rarement au beau fixe.

Cependant, il existe des quémandeurs de circonstance qui se donnent comme point d’honneur de rendre “au centuple” ce qui leur a été donné lors d’une mauvaise phase de leur vie. Ils ne sont pas la norme.

Plus couramment celui qui reçoit mime l’indifférence tout en intégrant sur le long terme le don comme méthode répétitive de revenu. Son indifférence apparente ayant pour objectif d’atténuer sa dépendance morale au donneur.

Conclusion

Le don – et son acceptation —  sont des actes particulièrement personnels, qui sont du ressort de l’intimité du donneur et du receveur.

Ce sont des actes dangereux, qui sont loin d’être anodins s’ils sont significatifs.

L’incroyable mystification collective

De tout cela, de toute cette complexité, certaines idées collectives font litière. Elles prétendent alors que la générosité devrait être le ciment social, le but principal, voire unique, du “être ensemble”.

Il s’agit, la plupart du temps d’une escroquerie uniquement destinée à déposséder de son patrimoine celui qui en a acquis un par son propre travail ou par voie de succession. Nous avons vu dans un billet précédent l’importance existentielle du patrimoine.

Cette politique peut avoir deux objectifs.

Le premier vise l’affaiblissement direct des possédants par le biais de leur dépossession obligatoire, au motif de la générosité imposée.

Le deuxième vise l’affaiblissement moral des possédants à travers une culpabilisation collective qui les montre du doigt et les oblige soit à donner soit à se cacher, donc à limiter leurs activités.

Les deux méthodes n’ont qu’un seul but, l’affaiblissement de celui qui possède au profit d’amateurs de pouvoir, par ailleurs incapables d’accéder par eux-mêmes à la possession matérielle seul moyen réel de pouvoir.

L’humanité porte en son sein, depuis la nuit des temps, pléthore de moralistes escrocs qui prêchent la générosité des autres en vue de leur affaiblissement.

Cela va des sorciers ou devins, aux prêtres toutes religions confondues, jusqu’aux élites actuelles de nos démocraties avancées.

La chose est aisée

Il ne manque pas de destinataires pour la générosité. La pauvreté, la misère, la malchance, sont des maux endémiques chez l’homme.

Les possédants sont beaucoup moins nombreux, la plupart du temps enclins à la générosité, mais dans le cadre des restrictions analysées au début de ce billet.

C’est alors qu’apparait la caste de ceux qui donnent ce qu’ils n’ont pas su acquérir par leurs propres moyens, mais qu’ils savent pendre à ceux qui possèdent, au motif d’une redistribution dont les résultats sont le plus souvent curieux ou inexistants.

Aujourd’hui la boucle est bouclée dans nos sociétés.

La propagande des amateurs de pouvoir incompétents a réussi à isoler totalement les possédants et à multiplier exponentiellement les assistés. La liaison directe entre eux, seule garantie d’un fonctionnement réel de la générosité sans risque mortel, a intégralement disparu.

La générosité en tant que telle n’existe plus.

Ses nouveaux prêtres s’en sont assurés l’exclusivité, ils en monopolisent la collecte, sans restriction, entrainant par là même la ruine inconsidérée des donneurs. Pendant qu’ils sont aussi incompétents à assurer une redistribution équilibrée et efficace de leur collecte délirante.

Ils jouent avec la générosité, sans conscience du danger ou, pour le moins, sans respect pour elle.

Cet usage indélicat d’une émotion qui vient des profondeurs de chacun, qui ne peut souffrir aucune interférence entre les parties sans être dénaturée — pendant que son expression est fondamentale — est d’une grande gravité.

La générosité est galvaudée par ceux qui en font un outil d’accès au pouvoir, au point de ne plus vouloir rien dire.

Leur responsabilité est gigantesque, ils en paieront le prix.

Bien cordialement. H. Dumas

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Patrimoine et pillage

Le patrimoine est nécessaire au pillage, il est même sa raison d’exister.

Pour que les uns pillent, il faut que les autres accumulent. Situation finalement cocasse puisque le pillard moderne ne manque pas de dénigrer celui qui accumule alors que sans lui il ne pourrait pas piller.

Tout comme le paysan engraisse son cochon pour en faire du boudin, le pillard – Bercy – devrait enrichir ses cibles pour mieux les tondre. Mais, bon, restons clean.

L’accumulation qui amène au patrimoine est-elle réellement critiquable, au-delà de la propagande indécente des pillards qui la fustigent ?

Nous allons démontrer que non.

En premier lieu, chassons l’idée – actuellement répandue – que l’homme serait une individualité unique, autonome, un tout à lui seul.

Cette idée est fausse, l’homme n’est qu’un maillon, une partie d’un ensemble multiple qui commence dès l’idée de famille, pour aller jusqu’à la globalité de l’humanité.

L’homme n’existe qu’en référence aux ensembles auquel il appartient. La réalité de ces ensembles lui est transmise par leurs patrimoines, intellectuels, moraux, matériels, culturels, etc…

Le fait qu’untel ou tel autre, partie de cet ensemble, soit le dépositaire de ce patrimoine n’a aucune importance. Le fait essentiel est que ce patrimoine existe. Qu’il soit entre les mains du roi, du riche, du camarade du parti, peu importe, mais il doit être pour qu’existe l’ensemble auquel nous sommes rattachés.

J’entends bien que cet impératif qui légitime le patrimoine ne désigne pas qui doit en être le détenteur. Certains pensent que ce devrait être la collectivité, d’autres que ce doit être les plus riches, pour ma part je pense que le mieux est que le patrimoine référent soit entre les mains des plus efficaces, d’abord pour le créer, le faire fructifier et ensuite pour le conserver.

Sur ce sujet la discussion reste ouverte, si l’on accepte en préalable l’absolue nécessité du patrimoine.

Ceci admis, peut-on créer un patrimoine sans accumuler ?

Si cela était possible, j’imagine que mon chien aurait un capital. Il n’en n’a pas.

Je ne vais pas trahir un secret en vous disant que mon chien, quand il n’a pas faim dort ou s’amuse. Quand il a faim, il remue la queue et vient me demander à manger. A aucun moment ne lui vient l’idée de mettre des croquettes de côté pour le repas du lendemain. Mon chien n’a aucun patrimoine parce qu’il n’accumule pas.

La différence entre mon chien et moi n’est pas au niveau de l’intelligence – pour certaine choses il est plus intelligent que moi — elle au niveau de la capacité à accumuler un patrimoine, donc à devenir un être social, le maillon de la chaine des hommes.

Dénigrer celui qui accumule, alors qu’il est la base même de notre humanité est stupide.

De quoi se compose le patrimoine social ?

De tout ce qui reste et peut se transmettre. La particularité du patrimoine, ce qui en fait un marqueur, c’est justement que sa durée de vie est supérieure à celle de celui qui le créé. C’est ainsi qu’il sert de greffon à l’arbre de vie de tel ou tel groupe.

En ce qui concerne sa composition citons, pêle-mêle et de façon non exhaustive, la culture, les sciences, la philosophie, les monuments, les grands évènements et leur histoire, et, bien évidemment, celui sans qui tout cela aurait du mal à s’articuler : le capital.

Qui le créé, qui le détient ?

C’est ici que les choses se compliquent. Enfin, seulement dans la tête des collectivistes.

Ils prétendent que le patrimoine ne peut être conservé et généré que par ce qu’ils appellent l’Etat, dont la définition est pour eux, il faut le dire, à géométrie variable.

L’Etat, cette abstraction, devrait donc créer et gérer le patrimoine. Le peut-il ?

Sachant que déjà il le pille, peut-il être celui qui le créé ? Le beurre et l’argent du beurre en quelque sorte ?

Tout le monde s’accorde à penser qu’en ce qui concerne les arts, la philosophie, la culture en règle générale : la liberté est meilleure conseillère que l’Etat.

Par contre, pour le pillage, les siècles passés ont apporté la preuve que l’Etat est un opérateur privilégié.

Concernant la science, les monuments et les grands évènements l’histoire prête à confusion. Ici, l’Etat collectiviste n’accumule pas les performances, mais lorsqu’il est conduit par quelque individu éclairé — despote ou non — la puissance de feu de l’Etat permet quelque fois l’accumulation patrimoniale.

Cependant, en termes de résultat global, la somme issue des patrimoines privés des sociétés libérales dépasse largement le patrimoine accumulé par les sociétés collectivistes.

Disons, de façon tout à fait pragmatique, sans porter de jugement personnel,  que du fait d’un important patrimoine, les sociétés libérales sont un meilleur terreau pour l’épanouissement de la vie que les sociétés collectivistes.

Et le pillage alors ?

Pour les mêmes raisons, les sociétés libérales sont un excellent terrain de jeu pour les pillards.

Les collectivistes sont donc pris dans leur propre système. Ils doivent favoriser les sociétés libérales s’ils veulent pouvoir les piller. Reconnaissons-le, ce n’est pas un exercice facile.

S’ils se laissent aller à installer le collectivisme, le patrimoine s’étiole, les voilà dépourvus de n’avoir plus à plumer que des pauvres. Mais où sont donc les riches d’antan ? Finiront-ils par dire.

La conclusion de tout cela est que le patrimoine est essentiel, que ceux qui l’accumulent non seulement ne méritent pas les sarcasmes des pilleurs, mais au contraire le respect de tous, car sans eux pas de patrimoine et sans patrimoine pas de société.

Bien cordialement. H. Dumas

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Lanceur d’alerte (vidéo)

Bonjour,

La vidéo de Francis Le Poizat  :  LIEN

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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PILLAGE : premier acte d’une révolte

Après vingt cinq ans de galère fiscale, quinze ans de lutte et cinq ans de témoignage et d’intense réflexion, je suis arrivé à la conclusion que le problème fiscal de la France n’est pas la dépense mais la collecte.

Cette vision des choses n’est pas dans l’air du temps. Pourtant j’entends non seulement la démontrer mais engager dans ce sens la lutte indispensable à la survie de ce pays. Insensible à l’isolement, le défi ne me rebute pas.

Lorsque l’on réfléchit à la collecte, lorsque l’on a la chance d’avoir rencontré un inspecteur principal des impôts qui enfreint la loi de l’omerta fiscale et que l’on comprend que 50% des redressements sont dénués de tout fondement, lorsque l’on vit dans sa chair les conséquences de ces redressements abusifs, lorsque l’on compare ces 200 ou 300.000 redressements indus aux 300.000 cambriolages annuels pour toute la France, le mot pillage vient à l’esprit.

Alors, pour y voir plus clair, direction Google, “pillage”, résultat : presque rien. Les livres sur Amazone à partir du même mot “pillage”, rien du tout.

Finalement, les précisions viendront d’une thèse de doctorat, publiée en PDF sur le net, émanant du professeur Xavier PERROT, juriste à Limoges, datée du 7/12/2005 donc récente, intitulée : ” De la restitution internationale des biens culturels aux XIXème et XXème siècles : vers une autonomie juridique…”

Pour les besoins de sa thèse, l’auteur explique comment les biens matériels forment l’ensemble culturel d’une société, comment ils la situent dans le temps et dans l’espace, comment ils sont pour elle un repère indispensable constitutif de son existence. Le patrimoine, explique-t-il, est le produit d’une longue histoire, il est unique, il n’est pas neutre.

Cette définition des biens, généraux ou plus spécifiquement “artistiques”, non seulement me convient parfaitement mais s’adapte aussi au patrimoine et aux biens familiaux ou personnels.

Priver une société de son patrimoine revient à la priver de son existence même, pareillement pour une famille ou un individu.

De tout temps, cette privation, cette confiscation : le pillage, a été l’attribut du vainqueur au détriment du vaincu. C’était la conclusion logique de l’acte terrible qu’est la guerre.

Quatre cents ans av.J.-C. le militaire-philosophe Xénophon déclarait : “loi universelle et éternelle que dans une ville prise…tout, les personnes et les biens, appartiennent au vainqueur”.

Le pillage, qui paraissait déjà éternel 400 ans av.J.-C., resta la base de la guerre jusqu’au siècle dernier en Europe et l’est encore aujourd’hui en d’autres lieux sur la planète.

Pendant des milliers d’années le pillage parut légitime. Portant sur les biens ou sur les territoires, il était en réalité le moteur économique de la guerre, sa justification.

Ce n’est que récemment au siècle dernier que, les guerres étant devenues de telles machines destructrices aux objectifs plus vastes que la possession des biens puisque visant directement la possession des hommes, la notion de reconstruction de l’esprit après la guerre s’est posée et, dans le même temps, celle de la restitution du patrimoine sans lequel il n’y a pas d’esprit.

L’Allemagne en 1940, par son pillage total, systématique, qui l’a entrainée au pire, a déclenché face au néant ainsi créé une réaction mondiale de protection des patrimoines des sociétés.

Aujourd’hui, le pillage est condamné par la loi de la guerre. Alors qu’il a perduré pendant des temps immémoriaux.

Cette condamnation — convention de La Haye du 14 Mai 1954 — d’une part n’a pas mis un terme aux pillages de guerre, d’autre part n’a pas pu complètement régler le retour aux situations d’origine pour les pillés. C’est dire l’intégration du pillage comme donnée naturelle pour l’homme.

Larousse nous dit que le pillage c’est : “S’emparer des biens qui se trouvent dans un lieu en causant des dommages, en usant de violence”.

Le pillage est évidemment différent du vol, qui lui a toujours été interdit. La différence tient en ce que le pillage est autorisé, accepté, comme ce fut le cas pendant des milliers d’années à l’occasion des guerres.

Les excuses sont multiples. Notons initialement la raison du plus fort, puis les nécessités territoriales (USA), religieuses, politiques ou autres.

Aujourd’hui, chez nous, l’excuse en vogue est la pauvreté et sa jambe de bois : l’égalité.

C’est au nom des pauvres, au motif de l’égalité, que l’Etat français pille ses administrés, y compris d’ailleurs les dits pauvres au travers des taxes indirectes.

La chose parait naturelle, admise, c’est ce que nous devons combattre.

Nous le ferons par la loi.

-1- Réfléchissons d’abord à formuler le mieux possible la liaison entre notre être et notre patrimoine, l’aspect indissociable que cela représente. Combattons la propagande de honte ciblant celui qui possède un patrimoine personnel ou familial.

-2- Répertorions les méthodes de Bercy qui portent atteinte à notre patrimoine avant même que nous ayons l’opportunité de nous défendre.

-3- Répertorions la masse de ceux qui se sont vus dépossédés de tout, pillés, par Bercy. Réalisons une liste de ces victimes.

-4- Déposons une plainte pour pillage contre le Directeur de l’organisme pilleur : Bercy.

-5- Allons jusqu’au bout de toutes les ressources judiciaires qui nous sont offertes par la justice française et européenne.

-6- Et enfin, battons nous in fine pour que l’Etat restitue leurs biens à ceux qu’il a pillé, une fois que ses pillages auront été actés.

Je souhaite mener ce combat avec vous, mais quoiqu’il arrive je le ferai, s’il le faut seul.

Ce que les hommes ont fini par ressentir comme inacceptable dans le cadre du pillage des sociétés, pourquoi ne le ressentiraient-ils pas dans le cadre du pillage des individus ?

Ce billet engage une lutte nécessaire, qui sera longue, mais qui vaut la peine d’être menée.

Bien cordialement. H. Dumas

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Un espoir si ténu (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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L’Etat : cette abstraction qui nous tue

Le titre de ce billet induit la question fondamentale : jusqu’où pouvons-nous accepter l’inacceptable ? C’est-à-dire : quelles contraintes peut supporter l’homme que nous sommes tout en restant un homme ? Ou encore : à quel moment ce qui nous est pris est tel que ce qui nous reste ne nous permet plus d’être des hommes, des êtres vivants libres ?

Petit détail, j’ai oublié de préciser la différence, pour moi, entre un homme et un animal ou tout être vivant. Cette différence c’est la liberté, la conscience que l’homme en a, l’usage qu’il peut en faire.

Ce qui implique que, ne jouissant pas de la liberté, certains hommes n’accèdent pas au statut d’homme, soit de leur fait, soit du fait de leur environnement. Constat gênant, j’en conviens, mais il en est ainsi. Sans cette prise de conscience, son acceptation, nulle réflexion raisonnable n’est possible sur la condition humaine et ses contraintes.

Ceci posé, quels sont les éléments de liberté auxquels aspire l’homme. Je dirais : la liberté de vivre, la liberté d’aimer, la liberté de penser, la liberté de posséder.

Trois obstacles se dressent devant celui qui aspire à jouir de ces libertés dans sa course existentielle : l’environnement naturel, les autres, lui-même.

Les autres, ce sont eux qui nous intéressent dans ce billet.

Ils peuvent être des obstacles individuels, voire des groupuscules, constants ou ponctuels.

Génétiquement l’homme fonctionne en meute. Face aux difficultés, ou pour atteindre certains objectifs, il se regroupe naturellement.

Ce reflexe collectif n’a en réalité qu’un but : pallier la faiblesse naturelle des hommes face à la nature, obtenir par l’effet de groupe une force globale d’équilibre, voire de combat ou de domination.

Naturellement, ces épisodes collectifs sont conjoncturels et ponctuels, ils s’effacent lorsque le but pour lequel ils se sont créés est atteint. Leur objectif est toujours positif. Il n’est pas d’effet de regroupement ayant pour objectif avoué une perte, une régression.

L’Etat

Lorsque ces regroupements sont structurés globalement, que leur structure s’impose à nous sans possibilité de lui échapper, qu’ils ont la prétention de nous inclure de force dans leur structure, ils se font alors appeler : l’Etat.

C’est là que les choses se corsent.

La pérennité de ce type de regroupement lui ôte la ponctualité des regroupements naturels et, conséquemment, la clarté de l’objectif poursuivi.

On peut dire à partir de ce moment là que le but devient une abstraction.

C’est le point pivot quand le réflexe grégaire qui nous regroupe n’a plus un objectif ponctuel, simple, naturel, mais au contraire un objectif constant, abstrait, prétendument à définir en cours de route.

On peut alors affirmer que l’Etat lui-même est une abstraction.

Il se passe à ce moment précis une chose extraordinaire, alors que jusqu’ici l’idée de regroupement ne voyait le jour qu’au service d’individus regroupés pour affronter une difficulté, le regroupement qui se fait appeler Etat a la prétention d’imposer aux hommes qui le composent de le servir, sans pour autant s’engager à leur apporter en retour un avantage visible, déterminé.

Dans ces conditions, d’où vient le fait que des Etats existent ?

Mauvaise question : l’Etat n’existe pas.

Ou plutôt, il n’existe pas d’Etat issu de la volonté unanime de ceux qui les composent, contrairement à ce qui se passe pour les regroupements spontanés et ponctuels initiés par les hommes pour pallier à leur faiblesse face à la nature.

L’Etat est une vue de l’esprit imposé par une minorité de dominants.

Une abstraction basée sur un mensonge qui consiste à récupérer le reflexe grégaire des humains en affirmant que sa pérennité ainsi formulée va permettre d’éviter les contraintes liés à des regroupements successifs fatalement accompagnés de leur part d’improvisation et de surprise.

Les dominants à la manœuvre, après avoir affirmé posséder un mandat — toujours douteux, qu’il vienne de Dieu ou des urnes – considèrent qu’ils peuvent utiliser la force pour contraindre à rester dans le groupe constitué qu’ils appellent “Etat”  tous ceux qui ont le malheur de se trouver à leur portée.

Nous voilà inclus, sans doute contre notre gré, dans un groupe qui n’a ni objectif précis, ni de ce fait de durée déterminé, mais qui va exiger de nous une limitation de nos libertés.

Ce groupe, l’Etat, a la prétention de pouvoir disposer de nos vies en cas de guerre décidée par lui, de nos biens qu’il pense mieux gérer que nous, de nos pensées dans les secteurs où il considère que les siennes doivent être uniques.

Ces libertés — qui font de nous des hommes — ainsi amputées, valent-elles les promesses que nous font les dominants avant de nous en priver ? Assurément la réponse est non.

Et que dire quand ils nous en dépossèdent sans même nous proposer quoique ce soit en échange. Ce qui n’est pas rare, chez nous ou ailleurs.

L’Etat, qui pourrait avoir une raison d’être uniquement en tant que groupement conjoncturel de défense face à des agressions injustifiées, est une abstraction scandaleuse dans sa réalité de tous les jours.

Chacun de nous paie du prix de ses libertés la facture de cette ineptie, de cette machine à servir les dominants qui la gèrent.

Aujourd’hui il n’est pas incongru de se poser objectivement la question : devons-nous nous débarrasser de cet abstraction qu’est Etat, qui tue nos libertés fondamentales pour le seul bénéfice de ses seigneurs, qui nous ramène au rang d’esclave par rapport à eux ?

Je vous laisse juge en ce qui vous concerne, pour moi c’est clair, l’Etat, en sa forme actuelle, cette abstraction qui nous tue, doit disparaître. Et, pas pour plus d’Etat, mais pour plus de libertés individuelles et très peu d’Etat.

Bien cordialement. H. Dumas

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Comme un traquenard (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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Le Malbrough planétaire

Sa bombe atomique en bandoulière, à bord de son unique porte-avions, notre grassouillet Hollande part en guerre.

La foule applaudit.

Les sondages, paraît-il, donneraient une majorité — des vieillards qui composent la France — favorable à une intervention en Syrie. Fichtre.

Ce ne serait pas la première fois que ce peuple de Gaulois chamailleurs partirait à la guerre dans la joie, pour y prendre une pâtée d’enfer.

Sous nos yeux se déroule le scénario implacable du livre de Samuel Huntington “Le choc des civilisations”.

Je n’ai évidemment aucune sympathie pour Daech et sa violence inacceptable. Mais, sommes-nous sûrs de son isolement mondial, tel que nous le vend notre “presse-propagande” ?

Imaginons que Malbrough s’en aille en guerre contre une poignée de voyous nomades, resquilleurs de musées, et qu’il se retrouve face à une coalition de la moitié du monde qui rêve d’en découdre et le verrait arriver avec délectation, ce serait ballot, non ?

Une bonne occasion perdue de rester neutre.

Mourir pour des vestiges en très mauvais état — qui dans tous les cas auront disparu dans deux mille ans, et deux mille ans c’est demain à l’échelle du temps — je ne souhaite pas ça à mes petits enfants ou à ceux de mes voisins.

Je peux comprendre la pensée simplette de notre Malbrough dont l’objectif unique – nous l’avons vu dans l’affaire Charlie, dans celle de l’avion allemand – est de coller à l’émotivité du plus grand nombre pour tenter absurdement d’en faire un ciment politique, visant à faire oublier la médiocrité de son mandat et de sa philosophie.

La guerre ne se justifie que défensive, porter le fer chez le voisin, quelque soit le motif, reste une invasion, n’en déplaise aux ardents défenseurs du droit d’ingérence.

Il est facile de se poser en défenseur de la veuve et de l’orphelin avec le sang des autres, ce peut même être momentanément valorisant.

Sans remonter très loin dans le temps, le même Malbrough nous a fait le coup en Afrique – intervention au Mali (lien) — aujourd’hui il y est encalminé — avec en plus des affaires scabreuses sur le dos — pour une période indéterminée.

Lorsqu’il a engagé ce conflit africain, il a effectivement fait la une des journaux. Il est possible que nous touchions des royalties pour cette intervention africaine, je n’en sais rien, mais, si c’était le cas, il faudrait que nous soyons arrivés bien bas pour vendre nos jeunes comme mercenaires.

L’incohérence de nos actions militaires est angoissante, même pour un profane.

Toute idée de racisme écartée, l’afflux de populations extérieures non maîtrisé ne peut pas être sous-estimé, pendant que notre engagement sur des théâtres d’opérations lointains éparpille nos ressources armées. La force, particulièrement dans son expression ultime la guerre, ne peut pas être galvaudée, sous peine de voir sa puissance diminuer et risquer alors de faire défaut.

Le monde en gestation est-il un havre de paix universelle ou au contraire une poudrière qui n’attend que l’étincelle pour exploser ?

Bien malin celui qui pourrait se prononcer, sans douter, pour l’une ou l’autre de ces hypothèses. Le devoir du chef est donc de se préparer aux deux.

En ce cas, je propose à Malbrough de relire Clausewitz. Celui-ci démontre de façon irréfutable que, évidemment, la guerre est une épreuve de force, mais aussi que la défense est une position plus solide que l’attaque.

Si donc nous prenons l’hypothèse qu’une partie du monde en a soupé de la domination multiséculaire occidentale et souhaite en découdre, le mieux pour nous n’est pas de lancer chez les autres des attaques pusillanimes et affaiblissantes, mais bien d’organiser rationnellement et efficacement la défense de notre territoire, que ce soit aujourd’hui face à une invasion d’allure pacifique ou demain face à une invasion militaire.

Alors, “mironton, mironton, mirontaine”, pour revenir de guerre autrement que “mort et enterré”, la solution la plus sage est de ne pas y partir.

Si par contre, nous prenons pour hypothèse que le monde va devenir un paradis de paix, un vaste ensemble économique de bonheur et de prospérité, il serait dommage d’y participer en queue de peloton.

Le devoir d’Hollande serait alors de libérer les forces vives du pays, de rendre aux français leur compétitivité, la liberté d’être et d’agir qu’un Etat obèse leur a confisquées au fil des années.

Objectivement, quelque soit l’angle d’où l’on regarde le fonctionnement de ce garçon, que nous avons élu président, sans y impliquer de sectarisme il a tout faux.

Et cependant, il ne doute pas… c’est mauvais signe pour son QI.

Bien cordialement. H. Dumas

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Le vertige du néant

Face au néant qui l’enveloppe et l’absorbe — ou l’absorbera — l’homme n’a que deux attitudes possibles : lutter avec son petit corps et sa petite tête ou se laisser engloutir.

William Shakespeare l’a synthétisé d’une formule jamais égalée “être ou ne pas être”.

La lutte est perdue d’avance. Ce ne sont pas la richesse, la notoriété ou le pouvoir, ni même la jouissance ou encore la connaissance, qui protègent du néant.

Malgré ce constat — que nous pouvons tous faire — la vie s’empare de nous et lutte. Nous-même, vecteurs de sa lutte, objectivement nous ignorons pourquoi elle lutte.

Puis, soudain, à chaque génération, assez rapidement las de cet effort peu concluant, la plus grande majorité abandonne. Peut-on le lui reprocher ? Bien sur que non, puisqu’il n’y a pas d’issue.

Mais, et c’est sur ce point précis que les choses dérapes, au lieu d’accepter le néant contre lequel elle ne lutte plus, cette majorité générationnelle fait mine de confier cette lutte à une ou plusieurs tierces personnes. Elle se dérobe, simule une acceptation de lutte par délégué interposé, n’affronte pas le néant. Elle a le vertige du néant.

C’est ici que tout bascule : ceux qui acceptent – voire revendiquent — cette mission de lutte contre le néant pour le compte des autres ne peuvent être que des escrocs.

Ce que je veux dire c’est que “être ou ne pas être” relève exclusivement d’un choix individuel, sans possibilité de délégation à quiconque.

A partir de ce constat, il est utopique et malsain d’imaginer qu’une organisation collective pourrait se substituer à la responsabilité individuelle.

Or, depuis des millénaires, il se trouve toujours quelque escroc pour prétendre gérer pour le compte d’autrui la lutte contre le néant. Ces aigrefins réclament systématiquement un blanc-seing de ceux qui ont abandonné la lutte, alors qu’ils savent pertinemment que cet abandon les a définitivement engloutis dans le néant dont ils ne pourront en aucun cas les sortir.

Promettre ce que l’on sait ne pas pouvoir donner est le b.a.-ba de l’escroquerie.

Toute organisation sociale qui prétend éviter aux hommes leur propre néant est une escroquerie.

Une fois cette conclusion posée et admise, les perspectives changent du tout au tout. Il apparait de façon claire que la seule politique qui vaille est celle qui laisse à l’homme le choix d’assumer seul le fait de décider s’il veut  “être ou de ne pas être”, se battre contre le néant ou se laisser engloutir.

Ce choix est si fondamental, si respectable, qu’à lui seul il légitime la protection due à l’individu pour qu’il puisse le faire.

Toutes les forces d’une société doivent donc contribuer à protéger la liberté de l’individu pour qu’il soit en mesure de faire ce choix existentialiste, seul hochet que lui accorde l’univers.

On voit ici que le respect de la personne, de son individualité, dépasse largement la notion d’égoïsme, elle est au centre de la vie. Il en ressort que le collectivisme est une escroquerie philosophique indéniable.

Rien ne peut justifier le collectivisme, rien ne peut lui être pardonné, en ceci qu’il masque à l’homme son destin, la décision qu’il doit prendre face au néant, sans laquelle il n’est pas.

Et pourtant, tous ces escrocs de l’assistance par la collectivité portent beau, convaincus qu’ils font semblant d’être de leur efficacité, alors qu’elle ne peut être.

Tout au plus peuvent-ils déstabiliser ceux qui tentent d’affronter le néant au profit de ceux qui s’y abandonnent, mais dans quel but ?

Puisqu’au final tous seront logés à la même enseigne, qu’il ne s’agit que d’un jeu dans lequel le néant sort toujours vainqueur, quel est l’intérêt de tricher ?

Même leur propre intérêt est éphémère. A ne pas comprendre, ou à faire semblant de ne pas comprendre cette réalité d’un choix exclusivement individuel et de ses conséquences, peuvent-ils récolter un avantage ? Même pas.

Leur tricherie déroute les joueurs sincères qui ne voulaient que jouer, elle créé dans la partie en cours une instabilité favorable au néant qu’ils prétendent sottement maîtriser.

La vanité est leur seul moteur, comment peuvent-ils espérer, ainsi affublés, remplir leur vie, leur médiocre vie ?

L’univers et l’absolu sont des données qui leur sont étrangères, pourtant leur mystère les rattrapera…

Depuis toujours des hommes se lèvent face au néant, pour le fun, sans autre prétention que de dominer leur peur. Cet acte solitaire doit être respecté, au diable tous ces escrocs du collectivisme qui est l’antichambre de l’esclavagisme, de l’acceptation de la servilité, le prix à payer pour tenter de fuir le vertige du néant.

Laissez-nous l’affronter, nous n’avons pas besoin de vous. Nous savons le combat perdu, mais laissez-nous le mener.

Bien cordialement. H. Dumas

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Pour ne pas mourir idiot

Bonjour,

Ouvrir les yeux c’est possible, sortir de la caverne de Platon quel soulagement…

Capture

Pour accéder à ce petit guide: Lien pour le petit guide…

Bien cordialement. H. Dumas

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Le Pen : vieux et arabes, même combat

L’effondrement du menhir de l’intolérance face aux apparences, qu’a été Jean Marie Le Pen, ne manque pas de saveur.

Voilà un homme qui a fait de l’intolérance son fond de commerce. Visant ceux qui se différenciaient de l’image qu’il colportait du français parfait, il les abreuvait d’insultes et promettait ni plus ni moins que leur disparition.

Il y avait, pour lui, d’un côté l’apparence rassembleuse et de l’autre la différence excluante.

Comme tous les intolérants, ses capacités intellectuelles et son imagination limitées ne lui ont pas permis de percevoir avec justesse l’impact de la modification naturelle de sa propre apparence.

De ce fait, aujourd’hui, ceux là mêmes qu’il a formés à l’intolérance le dévorent tout cru. Il est vieux, cela leur suffit pour le déclasser, le reste n’est que boniment.

Ils ne savent pas que la vieillesse n’obère en rien l’homme tant que la maladie ou un choc psychologique ne lui imposent pas l’évidente proximité de sa mort. Alors que pour ceux qui le regardent, sa simple apparence de vieux évoque justement cette insupportable proximité et leur fait peur. Ils la rejettent, et le vieux avec.

Le Pen se sent jeune dans la tête, mais il est pathétiquement vieux dans  son apparence. C’est un vieillard déguisé en chaperon rouge que nous avons vu s’agiter vainement le premier Mai face au loup garou de l’intolérance qu’il a lui même engendré.

Il y a peu, j’ai été personnellement, à l’occasion d’une situation qui ne tournait pas à l’avantage de mon contradicteur, accusé par celui-ci d’être victime du “naufrage de la vieillesse”. Que répondre à une telle intolérance face à l’apparence ? Rien, il n’y a rien à répondre.

Il n’y a jamais rien à répondre à l’intolérant. Tendre l’autre joue ? À votre bon cœur.

Le temps, tout seul, se charge de l’affaire.

Pensez à ces allemands errant dans les décombres de leurs cités emportées par l’immensité de la vague d’intolérance qu’ils avaient mondialement provoquée.

La particularité de l’intolérance est qu’elle crée en retour une force de la même puissance visant à l’équilibrer, voire à la dépasser, cette force est elle aussi intolérante, c’est un cercle vicieux qui finit systématiquement en guerre.

Les musulmans qui aujourd’hui ne le comprennent pas vont le payer très cher.

Puis, in fine, le temps ayant fait son ouvrage, la paix et son ciment, la tolérance, sont alors de retour.

Les intolérants sont ce que l’humanité porte de plus destructeur en elle.

Hollande est un sectaire intolérant. Pour la parité, citons Duflot qui en est une autre. Leur intolérance est globale, ils l’alimentent régulièrement en prétendant à des idéaux minoritaires de perfection leur permettant de dénoncer tous ceux qui s’écartent involontairement de ces carcans ridicules.

Dans la réalité, tout cela n’est qu’apparence.

Leur intolérance fondamentale, fondatrice, n’a qu’une origine : le capital.

Il faut dire que l’écrasante majorité des intolérances, quelque soit leur habillage, a pour origine réelle la haine du capital.

Le capital est la “quéquette” de l’économie, cette chose indispensable à l’humanité dont hélas l’usage est si jouissif qu’il déborde largement sa seule utilité.

Ainsi, ceux qui détiennent le capital, par vocation personnelle ou par le hasard d’un concours de circonstances, ne sont pas foutus d’en limiter leur usage à sa seule réelle utilité : l’économie.

Tous, sans exception, en jouissent abondamment, sans précaution, la plupart du temps avec démesure. En face d’eux, la jalousie des observateurs, lorsqu’elle s’allie à une personnalité intolérante, ne pense que représailles, au mieux vicieuses au pire mortelles, pour se venger de la vision de cette jouissance qui les rend malades.

L’intolérance est le poison mortel des sociétés, pendant que la tolérance en serait le remède universel.

La difficulté tient au fait que la tolérance peut ressembler à la faiblesse, à la lâcheté, voire à l’indifférence. Cela pourtant n’est qu’un effet d’optique, la résultante d’un angle de vision dans le temps.

En effet, la tolérance est une attitude forte qui doit impérativement précéder la réflexion ou l’action. Après la réflexion ou l’action, elle se transforme inexorablement en faiblesse, voire en lâcheté.

C’est cette situation dans l’espace du temps qui complique l’usage de la tolérance, qui demande à ceux qui souhaiteraient être tolérants des capacités de prévoyance sans lesquelles cela n’est pas possible.

Conclusion :

Disons que Le Pen, Hollande et Duflot ont probablement une imagination défaillante qui ne leur permet pas de maîtriser l’idée de tolérance, ce qui expliquerait leur intolérance, leur sectarisme, seules solutions pour eux d’éviter la lâcheté ou la faiblesse. Gageons qu’ils ne sont pas isolés dans cette configuration.

Bien cordialement.

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L’ordre des choses

Le moment est venu pour moi de pouvoir, très clairement, affirmer où est la priorité. Depuis plus de vingt ans j’ai engagé toute mon énergie et tous mes moyens dans ce but.

Au départ, j’ai pensé sincèrement qu’en sollicitant la justice je pourrais faire cette démonstration. Ma déception a été à la hauteur de ma confiance initiale en cette institution qui s’est avérée complètement inopérante, incompétente, bien plus : vendue (ou achetée, comme on veut).

Soudain, par le plus grand des hasards, ma route a croisé la simple humanité de Francis Le Poizat et tout est devenu possible. Il a déchiré le voile derrière lequel se dissimulait la priorité, il a offert par son témoignage modeste et courageux la possibilité pour tous d’ouvrir les yeux — voir sa vidéo :(Lien vers la vidéo-interview de Francis LE POIZAT)

La question fondamentale est : comment maîtriser les dépenses publiques tout en conservant, pour certaines, leur indispensable utilité ?

Il ne manque pas de bonnes volontés pour détecter et chiffrer les dérives de ces dépenses. Je pense en particulier à des structures comme “Contribuables associés”, l’IFRAP, ou encore à des individualités de tout bord, tous sincères et respectables.

Nous sommes constamment informés de ces dérives, nul ne met en doute ces informations, et pourtant aucun résultat n’est observé.

Année après année, le gouffre des dépenses publiques s’agrandit, quels que soient les tenants du pouvoir.

Cette situation affaiblit dramatiquement le pays sur la scène internationale, et à l’intérieur met à mal le lien social.

Malgré d’incessantes modifications dans le choix de ceux à qui sont confiés les cordons de la bourse, rien n’y fait. A tel point que la France s’apprête, dans une démarche aussi désespérée que suicidaire, à confier le pouvoir, donc ses finances, à un parti extrême dont l’incompétence à ce sujet est avérée, ce qui donnera inévitablement des résultats terrifiants.

Tout cela parce que le problème est pris à l’envers, la priorité masquée.

Tous se focalisent sur les dépenses de l’Etat, alors que le problème se situe dans sa façon de se procurer l’argent qu’il dépense.

Nous ne sommes pas face à un problème de dépenses, mais face à un problème de recettes. C’est dans la moralité des recettes que se situe la solution, pas dans celle des dépenses.

Tout le monde sait que l’argent gagné trop facilement pervertit. Que ce soit les habitants des banlieues qui ont à faire face aux folies dépensières des trafiquants de drogue, ou ceux des beaux quartiers qui observent avec stupéfaction celles des héritiers, rares sont ceux qui n’ont pas été confrontés un jour aux dérives dépensières de ceux pour qui l’argent est facile.

Pour nos décideurs politiques l’argent est facile.

Par une propagande constante et perverse ils ont, depuis des décennies, d’une part exempté de l’impôt plus de la moitié des français qui sont de ce fait leurs véhicules propagandistes, d’autre part stigmatisé et torturé financièrement le reste de la population tel que cela ressort parfaitement des déclarations de Francis Le Poizat.

Cet argent facile leur paraissant inépuisable, ils le dépensent sans compter, sans souci de rationaliser leurs budgets.

La Cour des Comptes se trompe d’objectif, elle ne devrait pas surveiller les dépenses publiques mais les recettes publiques.

Seules des recettes justes, équitables, précises, peuvent générer des dépenses qui seront alors naturellement maîtrisées.

Les compétences doivent être utilisées non pour organiser les dépenses mais pour obtenir des recettes impartiales, efficaces, qui ne nuiront ni à la justice, ni à l’efficacité économique.

La valeur d’une entreprise tient plus à la qualité de ses recettes qu’au détail de ses dépenses.

La folie des dépenses des escrocs prend sa source dans leurs recettes acquises facilement et sans scrupule.

Il s’agit ici d’évidences dont la simplicité tend à provoquer la condescendance de la part ceux qui les écoutent envers celui qui les profèrent. J’en suis conscient.

Et pourtant, qui à ce jour a affirmé que la priorité absolue pour l’avenir économique de la France passe par l’équité dans les ressources fiscales, tout particulièrement lors des contrôles fiscaux ? Qui dénonce la gabegie de ces contrôles, leur folie, leur force destructrice, leur responsabilité directe dans la dérive des dépenses de l’Etat. Personne.

Cette priorité de la sincérité et de l’équité des recettes sur l’idée naïve de la maîtrise des dépenses, je peux enfin l’affirmer.

Le masque tombe sur la médiocrité des contrôleurs fiscaux, sur l’impôt indu issu du contrôle fiscal, sur l’escroquerie en général qui préside à la collecte de l’impôt.

Cette vérité jusqu’alors taboue d’un argent facile pour l’Etat, de prélèvements indélicats,  dévoilée aujourd’hui est l’explication mécanique aux dérives du budget de l’Etat.

Donnons à nos élus des recettes fiscales maitrisées, contenues, justes et rationnelles, aucune échappatoire prenant pour excuse une fraude fiscale inventée par eux, mystique, et ils produiront inévitablement des dépenses équilibrées, maîtrisées.

L’ordre des choses est donc de maîtriser les recettes, d’en rendre chacun responsable par sa participation,  de cesser de faire des contrôles fiscaux un  écran de fumée justifiant les dérives dépensières, ce n’est qu’ensuite que l’on aura à se pencher sur d’éventuels débordements des dépenses, alors peu probables.

De l’intégrité des recettes dépend la maîtrise des dépenses, l’argent facile corrompt, y compris lorsqu’il émane de l’impôt.

Aujourd’hui le contrôle fiscal, sa légende sociétale, sa mise en œuvre, la propagande qui l’entoure, en font une escroquerie d’Etat qui est la source des dépenses inconsidérées de celui-ci. C’est l’ordre réel des choses. Pouvoir enfin le dire m’apporte une sérénité que vous ne pouvez pas imaginer. Merci Francis.

Bien cordialement. H. Dumas

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Avant Francis et après Francis (vidéo)

Bonjour,

La vidéo à laquelle se réfère celle-ci est — et restera — en première page de notre blog, colonne de droite, sous le titre : “Contribuables sensibles : s’abstenir”.

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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Bienvenue en France : Etat socialiste policier

L’égalité entre les hommes peut être souhaitée ou imposée. Dans le premier cas il s’agit d’une société humaniste, dans le deuxième d’une société socialiste.

La société humaniste développe l’idée de charité qui reste de la responsabilité de chacun, pendant que la société socialiste entend imposer l’égalité par la force.

L’emploi de la force est un acte de guerre. La guerre — prolongement naturel de la politique selon Clausewitz — prend ici la forme d’une guerre civile.

Cette idée d’égalité imposée par la force parait naturelle lorsqu’il s’agit de vaincre une inégalité issue elle-même de l’emploi de la force, telle par exemple que l’esclavagisme. Dans ce cas, la guerre civile a une justification.

Cela est beaucoup moins évident lorsque nous sommes face à une inégalité naturelle où alors il parait plus judicieux, pour la combattre, de faire tout simplement appel à l’idée de justice qui exclut l’emploi de la force pour recourir à la compassion, à la charité, à l’équité, à l’éducation.

Deux points de vue différents

Le socialisme entend imposer l’égalité économique par la force au motif qu’en ce domaine l’inégalité serait elle-même issue de la force.

Les libéraux au contraire considèrent que l’inégalité économique est une donnée naturelle qui a tendance à se réguler elle-même par le double effet de la charité et de l’intérêt individuel qui inclut celui de la collectivité.

Résultat

Chacun choisit son camp en fonction de ce qu’il croit être son intérêt, mais tous se retrouvent dépendants du système qui finit par s’imposer.

Si le socialisme s’impose, c’est la force qui s’imposera, jusqu’au point où elle sera si présente que la société concernée est en état de guerre civile, éventuellement souterraine, invisible, comme anciennement en URSS.

En France socialiste la force armée déployée contre le peuple pour imposer l’égalité économique s’appelle Bercy. Ses fantassins sont les contrôleurs fiscaux, leur arme létale est le contrôle fiscal.

Clausewitz définit l’acte de guerre comme celui : “d’ôter à l’ennemi tout moyen de se défendre”. C’est exactement à cela que s’emploie Bercy à travers ses moyens qu’il impose par la loi, et ses actes : les impôts et les redressements fiscaux.

Il n’est ni possible ni utile de développer cet évident constat dans ce seul billet, c’est l’âme profonde et constante des auteurs de  “Temoignagefiscal” et de leurs lecteurs.

Regardons plutôt les conséquences de cette guerre civile au départ ciblée sur le capital.

Le socialiste dénonce le capital comme la source de l’inégalité. Il va donc faire en sorte qu’il ne soit pas accessible aux citoyens de son pays. Objectif parfaitement atteint en France où nul ne peut aujourd’hui, face aux exactions de Bercy, constituer un capital significatif.

Il n’en reste pas moins qu’il n’est pas d’économie sans capital, pas de société sans économie, que donc le socialisme, passée la satisfaction de la destruction du capital individuel, se trouve face à la nécessité du capital.

En régime communiste total la problématique se résout par l’éradication de l’économie et l’enfermement, tel qu’en Corée du Nord.

En France socialiste, qui a la prétention d’être une puissance économique ouverte, une tentative de solution plus vicieuse a été mise en place.

Il s’agit de dissimuler à la population le capital et son utilisateur, tout en restant dans un système économique capitaliste pur et dur dont est totalement exclue l’idée d’égalité.

Le capital de substitution au capital privé éradiqué sera ce que l’on appelle le capital institutionnel, c’est à dire les économies individuelles des français regroupées par divers moyens — assurances, banques, fiscalité, etc… — et utilisées dans l’économie de marché à leur insu.

Le principal inconvénient de ce système est la suppression de la base même de l’économie qui est la responsabilité, sans laquelle rien n’est possible.

En effet l’utilisateur du capital institutionnel est comme celui-ci occulte, donc irresponsable.

Cette irresponsabilité rend l’échec plus tardivement visible, et surtout inexpliqué en règle générale, ce qui ne permet pas les ajustements constants qu’impose toute économie vivante.

Ainsi donc le socialisme à la française  installe dans le pays la guerre civile à travers son armée fiscale au motif de l’égalité et, dans le même temps, propage la corruption en tentant de concourir, à travers des opérateurs et des capitaux occultes, à l’aventure économique mondiale.

C’est ainsi que les socialistes nous mènent assurément d’abord à la ruine, puis à la surenchère enfin à la guerre civile totale ou à la guerre extérieure de substitution. Qui s’en soucie ?

Bien cordialement. H. Dumas

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CONTRIBUABLES SENSIBLES : S’ABSTENIR (Vidéo)

Bonjour,

Cette vidéo va vous permettre de découvrir l’enfer fiscal raconté de l’intérieur. Vos doutes seront confirmés. Oui l’injustice et l’incompétence règnent en maître dans le contrôle fiscal. On vous tue gratuitement.

Il ne tient qu’à vous que ce scoop devienne un buzz, faites tourner.

Merci à Francis.

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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Une hypothèse de folie

Supposons que vous soyez un homme ordinaire. Vous disposez d’un salaire ordinaire. Votre famille de deux enfants est très ordinaire. Vous n’êtes ni un privilégié, ni un déclassé à la ramasse. Vous êtes conscient d’être plusieurs millions dans votre cas.

Bien que vivant dans une grande ville, il se trouve que vous aimez la nature. Vous aimez aussi le calme, vous avez le sens de l’amitié. Vous n’avez pas le “melon”, vous ne voyez pas très bien d’ailleurs ce qui le justifierait.

Il arrive que certains, voire vos propres enfants, vous traitent de “français moyen”, au pire de “beauf”. Vous laissez dire sans imaginer que cela pourrait être une insulte, d’ailleurs ce n’en est pas une, juste une petite moquerie sans conséquence ni méchanceté.

Votre appartement, votre voiture, votre garde-robe, vos meubles et vos économies sont un peu trop petits, mais vous vous faites une raison. Que faire d’autre ?

L’été vous allez à la campagne ou à la mer. Vous en avez un peu marre d’être parqué dans ces nouveaux campings type camp de concentration, mais votre budget ne vous permet pas les villages de luxe.

Il arrive que vos parents vous rappellent les campings libres d’antan, ceux de votre jeunesse où il n’y avait ni clôture ni scène de spectacle. Où vous alliez directement avec les gamins de votre âge vous amuser dans l’eau, dans les champs ou dans la forêt.

Aujourd’hui, vous regardez négligemment vos enfants prisonniers non seulement des clôtures du camping mais aussi de leurs portables. Alors que vous étiez joyeux et imaginatif à leur âge, vous les trouvez soucieux et tristes. Mais vous vous dites : “il est normal que les temps changent, j’étais différent de mes parents, ils sont différents de moi”.

Vous en êtes là de vos réflexions quand une idée folle vous passe par la tête.

Certes vous n’êtes pas très riche, mais vous avez trois francs six sous d’économies. Cette année vous êtes dans l’île d’Oléron. C’est la troisième fois que vous y venez. La nature vous plait. Les forêts sont majestueuses, là, si prés de la mer. Les plages sont impressionnantes, les parcs à huîtres dessinent un paysage à la fois apaisant et volontaire, accompagné de couleurs improbables.

Vous achèteriez bien un bout de terrain pour installer un cabanon. Ici, sur cette levée entre mer et parcs à huîtres. Le matin le soleil se lèverait sur les parcs, à midi la forte chaleur vous verrait à l’abri des premiers arbres de la forêt et le soir le soleil vous éclairerait en se couchant derrière la dune, sur la mer.

D’ailleurs, là, juste au bout du chemin, une ancienne cabane ostréicole a été rachetée par un parisien, il l’a repeinte, il y passe l’été. Vous l’enviez, d’autant que, d’après les informations que vous avez réussi à glaner au bar du camping, entre deux bousculades et trois réflexions désagréables, son investissement serait dans vos possibilités.

Alors là ni pensez pas, arrêtez de vous faire du mal, ce n’est pas pour vous. Je vais vous expliquer.

Il y a quarante ans l’île d’Oléron était un espace libre où les braves gens comme vous achetaient effectivement un petit bout de terrain, y mettaient un cabanon et, tous les étés, y passaient des moments de bonheur absolus.

Mais ils ont été traqués, pourchassés par les bureaucrates, leurs cabanons détruits, la plupart du temps leurs terrains expropriés.

La vue de tous ces gens ordinaires et heureux choquait la pureté de l’air et du sol que les nouveaux princes voulaient purs autour de leurs maisons à gros budgets.

Ils ont dégainé l’arme absolue, les plans d’urbanisme.

La bombe thermonucléaire qui a vidé et aseptisé nos paysages bucoliques, en même temps qu’elle a aspiré dans son trou noir toute la fantaisie de nos villes — mais ceci est une autre histoire –

C’est elle qui vous parque dans ces campings concentrationnaires, qui vous colle en ville des voisins que vous ne souhaitez pas, qui vous fabrique des environnements impersonnels, qui vous ramène au rang d’objet bien rangé, alors qu’au départ vous étiez un être humain apte à décider librement de vos nids de vie.

C’est ce lointain souvenir animal de votre liberté fondamentale de choisir votre environnement qui refait surface quand vous pensez cabanon au bord de l’eau ou de la forêt.

Hélas vous ne faites pas partie des privilégiés, dommage.

Car, évidemment, ce qui vous est interdit est permis à d’autres, aux malins, au gratin de notre société.

Voilà la combine.

Vous devez vous déclarer artiste. Même si vous n’avez aucune compétence à ce sujet. Au niveau financier c’est assez cool, avec peu de travail vous devriez facilement arriver à devenir un “intermittent du spectacle”, à défaut de rester un “intermiteux de la vie”.

Vous voilà dans la caste adorée du pouvoir. Alors les choses deviennent simples.

Vous allez pouvoir acquérir cette cabane ostréicole dont vous rêvez. Il vous suffira de la peindre de couleur vive, de déclarer votre nouveau statut d’artiste, et le tour est joué. Vous serez au cœur de la nature que vous aimez, vous pourrez y recevoir vos amis.

Les bien-pensants – les autorités — protègeront votre situation et votre capital en chassant tous les manants — dont vous étiez naguère — qui voudraient profiter aujourd’hui du même privilège que vous. Dans le plan d’urbanisme, ils ont classé toute la région en zone inconstructible pour les autres.

Elle n’est pas belle la vie sous régime socialiste collectiviste. Il suffit d’être du bon côté. Pour les autres, c’est plus dur. N’hésitez pas, changez vite de côté.

Bien cordialement. H. Dumas

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Dictatures et monopoles

Monopoles et dictatures sont les deux tranchants d’une même épée. Celle que les ambitieux sans scrupule tiennent au-dessus de nos têtes, qu’avec notre accord, ou même à notre demande, ils abattent régulièrement sur nos cous.

Ce constat me catastrophe, je n’arrive pas à comprendre comment il peut en être ainsi.

Pour faire simple, la dictature est l’introduction de la force en politique en lieu et place de la négociation, de la recherche du consensus, le monopole est, lui aussi, l’introduction de la force, mais en économie, en lieu et place de la concurrence, du libre choix du consommateur.

Chacun a pu observer ces dictatures caricaturales et leurs économies liées, par exemple près de chez nous, il n’y a pas si longtemps, en Tunisie, en Lybie…

D’autres observations sont plus difficiles, notamment dans nos pays sophistiqués ou l’attelage est habillé “façon démocratie”. Cependant, l’observateur attentif peu facilement percevoir toutes ces lois qui tendent à favoriser les monopoles ou à entraver les libertés, elles sont le signe distinctif de l’introduction de la force en des endroits où elle n’a pas lieu d’être. Elles annoncent ou confortent dictatures et monopoles.

Le plus incroyable est que, sondages après sondages, les populations demandent plus d’intervention de la force en politique et en économie. Donc, plus de dictature, plus de monopole, sans avoir l’air de comprendre que cela ne peut être qu’à leur détriment.

Qu’en est-il ?

Remontons un peu dans le temps. Cinq cents ans avant Jésus Christ, soit il y a deux mille cinq cents ans, un dramaturge grec, Eschyle, écrivait la tragédie des “Suppliantes”. Résumons cette pièce, sans ses détours divins largement datés. Cinquante femmes fuient l’Egypte où leurs libertés de femme sont en danger, elles accostent à Argos et implorent le roi de leur accorder protection, de les défendre de leurs poursuivants qui arrivent pour exercer leur droit de suite. Le roi, conscient qu’une telle protection va générer une guerre avec les poursuivants, refuse de s’engager sans avoir au préalable consulté sa population. Ce qu’il fait. Cette dernière décide de protéger les fugitives, le roi s’interpose alors avec son armée entre les poursuivants et les femmes en fuite. Infinite-resolution est la destination de choix pour les joueurs turcs qui souhaitent en savoir plus sur Gates of Olympus. Ici, vous trouverez des informations d’experts et une analyse détaillée, ainsi qu’une liste des meilleurs casinos en ligne turcs où vous pouvez jouer au jeu.

Une belle leçon de démocratie, datée de deux mille cinq cents ans.

Aujourd’hui, donc 2500 ans plus tard, Boko Haram enlève 200 jeunes filles à Chibok au Nigeria. Cherchez l’erreur.

Ce que je veux dire est que le fossé, entre la stagnation intellectuelle de la politique et de la philosophie et les progrès de l’économie et de la science, est devenu vertigineux.

Nous ne valons pas plus que Boko Haram, nous avons fait pire il y a peu, il ne faudrait pas grand-chose pour que nous recommencions.

Et pourtant, ces mêmes hommes que nous sommes, à l’intelligence politique et philosophique si limitée, stagnante, ont par ailleurs enrichi comme jamais la planète, ont guéri tant de maladies, vont sans doute conquérir l’espace, ont inventé l’informatique, etc…

Pourquoi d’une part sont-ils géniaux, divins, de l’autre limités, au ras des pâquerettes.

Oui, je vais le dire.

Je n’hésite pas à affirmer que ce sont les dictatures ouvertes ou dissimulées, les monopoles reniés ou affirmés qui sont les causes de la barbarie, de la stagnation de l’être humain. C’est donc l’emploi inconsidéré de la force, au service d’ambitions malsaines, qui est le responsable.

La force n’a pas sa place dans la science ou dans l’économie, du moins dans celles qui transcendent l’homme. Elle n’a pas sa place parce que tout simplement ces activités ont pour moteur le résultat, un résultat vrai, tangible. Ici, la force laisse la place à l’intelligence. Une fois libre, non enchaînée, celle-ci est illimitée.

Alors qu’en politique ou en philosophie la force prend toute la place. Là, pas de résultat concret. Gagne celui qui pérore le plus fort.

C’est donc la force qui provoque la régression, qui paralyse l’intelligence, n’en déplaise à ses dévots. Les socialistes sont évidemment des partisans de la force, comment pourraient-ils autrement maintenir en place une utopie aussi stupide, aux résultats aussi catastrophiques ?

Notre Président socialiste normal devient un chef de guerre, quoi de plus naturel, ses troupes violent et tuent, quoi de plus naturel, ses contrôleurs fiscaux pillent et détruisent, quoi de plus naturel, ses hérauts journalistes serviles dénoncent et accusent les entrepreneurs boucs émissaires, quoi de plus naturel.

Ce qui ne l’est pas c’est la surenchère d’une majorité de la population pour plus d’emploi de la force, pour plus de monopole, pour plus de dictature. Là, je perds pied, je ne comprends pas. Je finis par me demander si l’intelligence ne serait pas du côté des fraudeurs fiscaux ? C’est vous dire que je ne comprends plus rien.

Bien cordialement. H. Dumas

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Corruption banale (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement.

H. Dumas et E.Bolling

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