Je suis né le 2 Août 1944.
Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil.
Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société.
Amicalement à vous. H. Dumas
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Ceci est extrait d’un arrêt rendu contre moi au profit de l’URSSAF, par le Pôle social de La Cour d’Appel de Montpellier, le 27 Janvier 2020, Minute n° 20/00043, N° RG 19/00231.
Je suis arbitrairement condamner à payer une somme exorbitante, pour un système d’assurance qui dans le domaine concurrentiel coûterait environ un tiers de ce que l’URSSAF me le facture.
Je passe sur l’idée développée dans cet arrêt qui prétend que l’URSSAF serait une société privée chargée d’une mission publique.
Que donc l’assurance maladie serait une mission publique, ce qui en-soi est déjà stupide.
Mais cette affirmation n’est pas accompagnée des références sur l’appel d’offres qui aurait précédé la mission et aurait vu l’URSSAF arriver en tête des différents prétendants, et déclarée de ce fait adjudicataire de cet appel d’offres.
Une mascarade donc. Que des magistrats sérieux — en apparence — comme des papes n’hésitent pas à écrire cela noir sur blanc, sans souci du ridicule de la situation, en dit long sur la dérive de notre société et de ses tribunaux.
Ces magistrats ont une capacité à avaler les couleuvres hors du commun.
Mais passons sur tout cela, retenons les idées de solidarité et de but non lucratif….
Sacrée solidarité
Elle prend un coup de néant ces jours-ci, elle tombe le masque.
Une épidémie foudroyante nous arrive de Chine.
Nous passons au stade 3, il ne s’agit pas d’assister à un spectacle dans une équivalence nouvelle du Parc des Princes, il s’agit de l’organisation de notre machine de soins solidaires la plus chère du monde, mais qui — Dieu soit loué — n’est pas à but lucratif, seulement à but ruineux.
Et donc…
Au stade 3, il ne faut plus aller à l’hôpital…. pourtant la Rolls de notre solidarité.
Il faut rester chez soi… Bingo.
Mais alors, chacun se soigne selon ses moyens.
Il est des “chez soi” où l’on peut se soigner comme à l’hôpital, voire mieux. Il en est d’autres où il est difficile, voir impossible, de se soigner.
Elle est où la solidarité que nous payons une fortune.
C’est l’histoire des pompiers dont tous les camions seraient en panne…. et dont les hommes auraient une peur panique du feu.
Quelle triste fin morale pour la solidarité… qui n’aura aucun effet sur la suite.
Je suppose que tous ceux qui vont crever chez eux sont à jour de leurs cotisations d’URSSAF et vont trouver tout cela parfaitement normal… solidaire.
Bien à vous. H. Dumas
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Je propose d’éclaircir d’abord quelques déviances sémantiques qui entretiennent des croyances occultantes.
La nation
Il s’agit d’un terme pompeux, qui magnifie l’agressivité des groupes humains, destiné à faire oublier les carnages imbéciles que cette agressivité génère.
Tout commence par le fait que l’homme seul est impuissant à vivre. Il est donc tenu de se regrouper. De nombreux motifs sont aptes à créer des regroupements. Par exemple les affinités, les croyances partagées, les liens du sang, les liens du travail, des passions, etc…
Evidemment, le regroupement peut aussi être géographique, matérialisé par une frontière, c’est le cas du regroupement que l’on appelle nation.
Donc, la nation est un regroupement comme les autres, juste un peu plus difficile à gérer si l’on accepte qu’à l’intérieur de celui-ci les autres puissent s’épanouir en sous-regroupements.
Ergo, la nation n’est pas un machin justifiant une dévotion quelconque, mais juste un système de regroupement, qui vaut ce qu’il vaut, dont il faut noter qu’il nous est imposé sans que nous soit demandé notre avis. C’est un peu cavalier.
La loi
Encore un terme pompeux pour désigner tout simplement les conventions de fonctionnement que tout groupe est obligé de se donner. En règle générale l’appartenance à un groupe implique l’adoption des conventions qui le régissent, où la création de ces conventions si le groupe est naissant.
L’acte d’acceptation des conventions peut être volontaire ou imposé. Dans le cadre de la nation il est imposé, ce n’est pas l’idéal.
En conséquence de tout cela, la justice et les magistrats n’ont pas une charge quasi divine visant à faire respecter une loi elle-même issue de l’absolu, mais tout bêtement la charge ordinaire de faire respecter — ou évoluer — des conventions humaines, aussi éphémères et relatives que les regroupements des hommes qui les ont établies.
L’Etat
Là, c’est le pompon. L’Etat est une abstraction. Personne n’a vu l’Etat, personne ne lui a serré la main. L’Etat n’existe pas.
C’est un terme immatériel qui désigne un regroupement spécifique, le plus souvent géographique, un terme qui ouvre des droits exorbitants totalement injustifiés, allant jusqu’à “la raison d’Etat” qui est tout sauf raisonnable.
Cette abstraction trouve à s’exprimer exclusivement par le biais d’individus qui prétendent la représenter.
Prétendre intervenir dans la vie des autres à travers le pouvoir d’une abstraction est une escroquerie, que cela soit clair.
La définition de l’escroquerie ne prête pas à confusion : “L’escroquerie est le fait, soit par l’usage d’un faux nom ou d’une fausse qualité, soit par l’abus d’une qualité vraie, soit par l’emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d’un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque, à fournir un service ou à consentir un acte opérant obligation ou décharge.”
Donc, convaincus que l’Etat n’existe pas nous regarderons différemment “les hommes de l’Etat”, un terme qui ne peut désigner que des escrocs.
Un groupe peut se donner des représentants, des mandataires, qui interviennent pour les individus composant le groupe et leur rendent des comptes, mais personne ne peut se prévaloir d’une abstraction pour imposer quoi que ce soit aux individualités.
Ceci posé
Tout groupe possède des biens ou dépend d’activités, qui sont sa raison d’être, sans lesquels il n’existerait pas.
Trotski, comme nous l’avons déjà vu, a théorisé l’idée qu’un coup d’Etat n’est pas une aventure philosophique comme se vante de l’avoir été la révolution française, mais la prise, par la force à l’aide de quelques individus déterminés, des biens ou activités qui sont la raison d’être du “groupe nation”.
Ce constat permet de comprendre pourquoi les hommes de l’Etat ont mis la main sur, par exemple : les chemins de fer, l’électricité, la santé, l’aviation, l’eau, les produits fossiles tirés du sol, l’éducation, la monnaie, etc… autant de points stratégiques, qui déterminent la marche du groupe nation.
Par exemple, l’abstraction “l’Etat Saoudien” tire d’énormes revenus de la vente du pétrole, que de biens réelles familles, prétendant représenter l’Etat, se partagent.
En France, ce n’est ni pour rendre service, ni par souci d’équité que les hommes de l’Etat ont capté et maîtrisent fermement tous les secteurs essentiels, payant à prix d’or – privilèges inclus — ceux qu’ils emploient pour les faire fonctionner, c’est pour posséder le pouvoir sur le groupe France.
Pourquoi peut-on parler d’un coup d’Etat ?
Le fait de maîtriser ces activités pour les hommes de l’Etat, au lieu de laisser des opérateurs privés s’en charger, n’est pas un signe de liberté mais de collectivisme. Cependant, le collectivisme, même s’il entrave les libertés individuelles, n’est que la première marche du coup d’Etat. Pour que ce dernier soit constitué il faut en plus que la maîtrise évoquée soit exclusivement réservée à un groupe homogène, dont les membres sont liés entre eux intellectuellement et matériellement.
Le coup d’Etat
Ce qui détermine le coup d’Etat français est le fait que tous ces points cruciaux, sans exception, sont dirigés par une seule et même caste : les technocrates.
Pour investir ces points clefs ils ont utilisé la ruse, en deux temps
L’initiation
Dans un premier temps les technocrates, au service des hommes de l’Etat de l’époque, se sont contentés de complexifier les règles du groupe.
Par exemple, en 1965, vous vous mettiez d’accord avec un propriétaire pour lui acheter sa maison. Vous vous tapiez dans la main pour sceller l’accord, puis un notaire pouvait en huit jours vous établir un acte officiel d’une dizaine de pages, le tour était joué.
Aujourd’hui, dans la même situation, plus personne ne conclut un accord en se tapant dans la main, plus personne n’a confiance en la parole d’un autre. Un notaire pour établir un acte de vente, qui va faire une centaine de pages, doit demander une multitude de documents, tous très longs à obtenir, l’ensemble générant des frais vertigineux. Alors que pourtant le problème n’a pas changé, vous vous êtes simplement mis d’accord avec une tierce personne pour lui acheter sa maison.
Ce sont les technocrates qui, tout en prétextant rendre service, complexifient artificiellement des situations de tous les jours, simples, que vous n’êtes plus capable de maîtriser seul après leur intervention.
Cela a tous les niveaux, toujours au motif bateau de vous rendre service, de vous protéger. Comme si nous pouvions être protégés de notre fragile condition humaine autrement que par notre courage personnel.
Cette complexité artificielle engendre la méfiance que provoque l’ignorance, crée une classe d’initiés spécialisés, formés avec la complicité de l’éducation nationale qui fait croire qu’elle est indispensable au processus, ce qui est faux.
Jusque-là, la situation inutilement complexe n’est que désagréable.
La démocratie — à ne pas confondre avec le droit de voter, qui existe même dans les pires dictatures où il devient souvent une obligation – peut survivre à cette sottise. Il suffit que le pouvoir soit partagé, pour ne pas devenir absolu, exclusif. C’est le cas jusqu’en 1980.
L’exclusivité
Nous arrivons au coup d’Etat.
Mitterrand décentralise le pouvoir, pensant en priver la technocratie qu’il n’aimait pas, qui ne l’aimait pas non plus.
Les élus représentant le contre-pouvoir du peuple se retrouvent en première ligne face à la complexité mise en œuvre par la technocratie.
Ils ont alors deux possibilités :
– S’insurger contre cette complexité technocratique et la dénoncer. J’ai connu des élus de cette trempe.
– Aller à Canossa, s’en rapporter aux initiés, aux technocrates, leur laisser les commandes, le champ libre, ne faisant — telles des figurines de théâtre — que semblant de prendre des décisions, de donner des ordres.
Il faut dire que dans le premier cas l’élu se trouve en opposition avec sa population, qui pourtant aurait un intérêt évident à ce que les complexités technocratiques artificielles soient supprimées, mais qui a succombé à la propagande et croit dur comme fer qu’elles sont des protections pour elle.
Nous avons basculé
Nous ne sommes plus dans une société collectiviste, égalitariste, ce qui déjà serait frustrant pour les libertés. Nous ne sommes pas dans la philosophie, dans l’engagement politique, nous sommes dans la pratique, matériellement dans une dictature technocratique.
Une seule classe, les technocrates, tous formés avec les mêmes moyens par l’éducation nationale, tous soudés par leur appartenance à ce monde d’initiés, tous participant à la complexité exponentielle, imbus de leur pouvoir, méprisant pour la populace non initiée, a pris la totalité des points névralgiques du groupement France, en dissimulant l’évènement derrière la formule abstraite “d’intervention de l’Etat”.
Ils prétendent agir au nom de l’Etat, qui n’existe pas, qui ne s’exprime que par leurs voix, eux “les hommes de l’Etat”.
A partir de là, après ce coup d’Etat, magistral, parce que largement aussi pervers que celui de l’église pendant un gros millénaire, nous n’avons aucune chance de recouvrer la liberté. La population n’est même pas en situation de pouvoir imaginer qu’elle peut exister.
Malgré la souffrance dans laquelle la situation la projette, elle n’a pas les moyens de comprendre ce qui se passe. La menace du chaos, aujourd’hui sophistiquée, allant jusqu’à lui promettre la mort générale en cas de simplification, de rejet de la technostructure garante de l’écologie suprême complexité, la tétanise.
C’est pire que la peur du Dieu père fouettard, c’est la mort par simplification qui tétanise la population.
Et pourtant, n’est ce pas le pouvoir de ramener à la simplification, à la compréhension, la complexité de la nature qui, au fil des siècles, nous a fait ce que nous sommes, nous a permis de percer de nombreux mystères apparents de la nature ?
Le coup d’Etat de la technocratie, sous des apparences de compétence, nous entraîne par captation du pouvoir par les seuls technocrates, vers des obscurantismes dont nous allons mettre très longtemps à sortir, au prix probablement de grandes souffrances à venir.
Bien à vous. H. Dumas
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Ce billet est très important – en tout cas pour moi – je vais m’efforcer d’y consigner la synthèse de ma vision des choses, puis d’en faire la démonstration pratique par l’exemple.
In fine, pas de panique, aucune bouffée d’orgueil à l’horizon, il ne s’agit que des pensées d’un homme très ordinaire, insignifiant même par rapport à l’univers qui nous abrite, sans doute accidentellement. N’y attachez pas plus d’importance qu’il ne faut.
Le premier constat objectif que je vous dois est d’insister sur la chance que ma génération a eu de vivre un temps de liberté inhabituel pour les hommes. Défendrais-je avec acharnement cette envie de liberté, collée à ma peau, si je ne l’avais jamais connue, comme mes parents ou mes enfants ?
Mes parents étaient les esclaves de l’Eglise, mes enfants sont les esclaves de la technocratie. Les deux fonctionnent sur le même modèle, nous y reviendrons.
Nous avons été libres, non seulement libres mais de plus en plus libres, jusqu’au renversement. Il en a été ainsi de 1960 à 1980, vingt ans, c’est énorme.
Pour ceux qui n’ont pas connu cela, sortir de l’esclavage c’est sortir de la caverne de Platon, donc se projeter sans savoir qu’il existe vraiment autre chose, que la liberté n’est pas une simple aspiration, qu’elle est accessible.
Parlons des servitudes
La méthode est toujours la même. D’abord une entité abstraite, Dieu pour l’Eglise, l’Etat pour les technocrates. Puis, des “escrocs”, lucides ou croyants eux-mêmes, prétendent représenter cette entité abstraite.
A partir de sentiments diffus et ressentis de tous, de principes naturellement acceptés, tels que la compassion, la peur, l’instinct de survie, la sexualité, le pouvoir, l’ambition, la mort, etc… nos “escrocs” vont établir, et complexifier au maximum, des règles de soumission, que tous accepteront de respecter, volontairement ou par la force.
Il faudra convaincre la masse que ces règles sont établies dans son intérêt, que sans elles ce sera le chaos. C’est la mission du fondateur charismatique. Ici, la plupart du temps se glisse un quiproquo, le fondateur aboutit rarement lui-même, ce sont ses disciples qui mettent en musique, sans suivre forcément sa partition.
Quand le tour est joué, la pérennité du système va dépendre des circonstances et de la détermination des premiers disciples.
Ensuite, il faudra acheter la partie de la population qui va imposer le système aux autres. C’est là que la chose devient délicate. Les zélotes seront de plus en plus exigeants et évidemment naturellement peu scrupuleux.
Les escrocs vont se retrouver à la tête d’une bande peu recommandable, sauf quelques illuminés dangereux qui n’auront rien compris. Ne négligeons pas ces illuminés, ce sont eux qui assurent la survie du système, lui donnent l’apparence d’une réalité. Il peut arriver, au plus fort de ces systèmes malhonnêtes et liberticides, que les illuminés soient majoritaires dans la population. C’est très embêtant.
Deux modèles
L’Eglise donc. Ses deux outils sont la confession et le célibat des prêtres. Ses principes sont tirés, selon les besoins, des dix commandements relativement rigides et des Évangiles largement interprétables à la demande.
La confession sera l’outil destructeur des libertés, le célibat le tour de magie qui épate. Une armée d’intellectuels dévoués va pondre, au fil des siècles, des lois à tour de bras. Les contraventions à ces lois coûtent cher, jusqu’à la vie.
La carotte est pour demain, c’est le paradis. Tout cela nous laisse aujourd’hui incrédules et a fini sur des scandales en cascades.
Requiem.
La technocratie. Elle débute, mais en accéléré, cela est dû sans doute à notre l’époque, où tout s’accélère.
Ses outils sont l’éducation nationale et Bercy. L’asservissement découle tout naturellement de la loi. Là, nous sommes gâtés. Le principe est que nul ne puisse être en règle, donc la complexité et la masse des lois sont essentielles. Pas de problème de ce côté-là.
Les zélotes sont sélectionnés par l’Education nationale, puis achetés avec l’argent prélevé sur les esclaves par Bercy, au moyen d’avantages artificiellement protecteurs et coûteux.
Les carottes sont les promesses d’égalité et — c’est le comble — de liberté.
Les esclaves se révoltant ne sont pas exécutés, simplement ruinés, ce qui n’est pas si différent.
Le coup d’arnaque magnifique, la vraie mise en orbite, fut pour la technocratie d’annihiler la démocratie et son principe de séparation des pouvoirs, en réduisant les élus à un rôle de figurant. Ceci grâce à l’avalanche des lois, à leur complexité, dont les élus acceptent de porter la responsabilité, alors qu’en réalité ils ne sont pour rien – ou bien peu — dans leur établissement.
Tout élu en régime technocratique est susceptible de tomber pour ne pas avoir appliqué des lois qu’il ne connait pas ou ne comprend pas. L’élu est donc entre les mains de la technostructure, qui le convainc qu’elle seule peut appliquer ces fameuses lois et lui donner ainsi les moyens d’acheter sans danger les voix qui lui permettront de conserver la situation honorifique et gratifiante, qu’il a conquis un Dimanche par hasard ou par intrigues.
Et vogue la galère, les intrigants sont au pouvoir, la dictature technocratique n’est pas un fantasme, un délire, mais bien une réalité.
Oui, mais…
En dehors des illuminés qui y croient, mais dont les technocrates supérieurs qui sont aux commandes se méfient, la masse des zélotes reste composée d’escrocs indélicats.
Leur nature les trahit. Comme le scorpion, ils ne peuvent pas se retenir, malgré leurs promesses, de piquer la grenouille qui les prend sur son dos pour traverser la rivière.
Et l’on arrive à cette chose extraordinaire, comme avec l’Eglise, que ce sont les donneurs de leçon de la technostructure qui sont les plus grands foyers de malhonnêteté.
Drôle de prise de conscience de s’apercevoir que l’escroc dont nous devons le plus nous méfier, dont la mauvaise foi est sans limite, est justement l’Etat.
Cet Etat qui a la prétention de dicter notre vie, de l’organiser pour notre bien. Enfin quand le dis l’Etat, je veux dire les hommes de l’Etat, puisque l’Etat, rappelons-le, est une abstraction.
L’exemple
Il est rochelais. Cette belle ville a attiré des technocrates pur jus. Ils n’en peuvent plus. Ils se la pètent à mort. Rien ne les arrête. La loi n’est pas pour eux.
En revanche pour les autres elle est terrible. Ils l’appliquent dans tous ses détails, avec célérité et zèle.
Une sorte de grand écart dangereux. D’ailleurs, bingo, ils se sont pris les pieds dans le tapis, fort.
Ils ont établi le PLUI (Plan local d’urbanisme intercommunal) le plus sot, le plus directif et le plus coercitif du monde. Au point qu’ils ne peuvent pas l’appliquer eux-mêmes. D’ailleurs ils ne cherchent pas à le faire, tant ils se voient au-dessus de la loi, dans leur tête.
L’exemple n’est pas exactement lié au PLUI, mais il est de la même veine.
Les écologistes locaux s’entendent comme larrons en foire avec la technostructure locale, ce sont les illuminés de service. Actifs, assoiffés de pouvoir, comme toute minorité qui se respecte, ils sont toujours prêts à interdire.
Ces écolos ont décidé un truc incroyable, la réalisation d’un marais en pleine ville.
Pour être sûr de leur coup, ils ont porté ce projet entre copains, de la façon la plus restreinte qui soit, à l’aide de réunions de propagande qualifiées de consultations, oubliant la majeure partie de la population.
Nous sommes quelques-uns à dénoncer la situation.
Car, figurez-vous que ces écolos, et le maire qui a besoin d’eux pour être réélu, ont réalisé ce projet alors qu’ils n’en avaient pas la compétence.
Ainsi dans la plus parfaite illégalité, ils ont balancé plus de cinq millions d’Euros dans la nature, au profit des petits oiseaux et pour le plus grand bonheur des moustiques à venir. Demain à La Rochelle on viendra faire la bombe, mais la bombe à moustiques.
Tout cela ne serait pas bien grave.
Mais, le préfet et le Tribunal Administratif de Poitiers couvrent sans limite ses errements.
Nous sommes physiquement dans l’arnaque technocratique, la loi qui s’impose à nous et pas à eux. Les lois liberticides qui nous écrasent, qu’ils négligent impunément.
Le pire c’est la mauvaise foi de cette technostructure, sa suffisance, son impunité.
Je vous propose de lire ce recours, pour en prendre la mesure. Je vous ferai part des condamnations que je vais récolter : https://ahp.li/ff2f99e6a2aa92f96c49.pdf
Ce billet fini, je le trouve un peu long et pas si convainquant que je l’aurais souhaité.
Je vous promets de recommencer, jusqu’à que je sois plus clair, tout cela est si simple, si ordinaire. Et cependant il n’est pas facile de le dire sans passion, donc sans complexité
Bien à vous. H. Dumas
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Si j’ai bien compris, le coronavirus, maintenant sous son nom anglais COVID-19, est une sorte de grippe contre laquelle nous ne sommes pas vaccinés. Il n’y a pas encore de vaccin.
Une maladie qui tue modérément, 2% des malades. Sauf chez les vieux, entre 10 et 15%.
Normalement les maladies sont du ressort de la profession médicale.
Sauf en Chine, où le médecin qui l’a repérée le premier a été directement en tôle pour la peine. Il portait atteinte à la bonne santé des chinois qui est décrétée par le parti communiste, pas par les médecins. Qu’on se le dise.
Ce pauvre homme en plus est mort, il parait qu’on ne sait pas trop comment, il était en effet jeune et en bonne santé.
Le président du parti communiste chinois a finalement déclaré que cette maladie existe, ce qui a permis à cette dernière de prospérer sur place munie de cette autorisation du parti communiste. Quant au président du parti communiste, défiant personnellement et courageusement la maladie, il a construit des hôpitaux par dizaines, à la quinzaine.
Des médecins chinois, nous n’avons plus de nouvelle, notre presse n’en parle plus, pourtant ils doivent bien avoir une idée de la situation.
On peut supposer que le monde médical se préoccupe de la question, cherche à endiguer la maladie et à lui trouver des remèdes, mais nous manquons cruellement d’information à ce sujet.
En revanche, nous avons Macron sur tous les fronts.
Il est à la manœuvre. Tout comme le président chinois, il prend les choses en main. Il alerte les hôpitaux qui sans lui n’auraient sans doute pas su que cette maladie existe, puisqu’ils ont oublié de prescrire des analyses aux premiers patients malades.
Il conseille, prévoit, on sent bien que c’est lui le patron, pas les médecins qui se contentent de demander plus de moyens – entendez plus de fric —
Macron est partout, on sent que c’est son affaire.
Car, en effet, c’est son affaire. Suivez-moi bien.
Si l’épidémie explose, il est probable qu’un nombre important de soignants va se faire porter pâle. Vaut-il la peine de perdre la vie pour les autres ? Est-ce bien la philosophie du fonctionnaire d’aujourd’hui, hospitalier ou autre ?
Cela fait penser à la débâcle de notre armée vénérée en 1940, dès le début de la guerre, que tout le monde sauf elle voyait venir.
Mais si les hôpitaux se vident de leurs figurants, ils ne seront plus que des vaisseaux fantômes. Vous imaginez ça ?
Macron ça lui fait peur.
Pas que vous ne soyez pas soigné. Non, ce qui lui fait peur c’est que vos yeux s’ouvrent sur la réalité de la solidarité, sur l’abnégation du prochain risquant sa vie pour sauver la vôtre.
Que tout d’un coup vous perceviez que la solidarité tant vantée par Macron ne serait qu’un leurre pour vous piller et que, quand ça merde pour de bon, plus personne n’est là.
Eh bien oui, tout cet argent que l’on vous pompe au nom de la solidarité, c’est autant qui n’est pas investi dans la rationalisation. Ici dans le respect des médecins, dans le respect de leurs outils de travail, dans le respect de leur avis professionnel, finalement dans le respect de notre santé.
L’Etat acteur monopolistique de la santé, on va peut-être, malheureusement, le voir à l’œuvre grandeur nature. Jusqu’à présent son incapacité se faisait discrète, les échecs étant individuels les foules s’en désintéressaient.
Mais là, peut-être 500.000 malades d’un coup, le bordel ambiant va se voir. Je sens l’URSSAF inquiète.
Comment alors continuer à taxer au nom de la solidarité. Evidemment moins efficace que la compétence, la responsabilité, la liberté d’organisation.
Même combat pour Macron et pour Xi Jinping.
Deux dictateurs. L’un s’assume, il est le patron du parti communiste, l’autre se planque il est le patron de la dictature technocratique, plus fine, plus manipulatrice.
Mais finie peut-être, la planque. Dommage pour les sacrifiés, ceux que le virus va éliminer. Enfin notez, des vieux, c’est bon pour les caisses de retraite.
La débâcle de la solidarité, quatre vingts ans pile après celle de l’armée, c’est bien nous ça.
En attendant, attendons….
Bien à vous. H. Dumas
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Promoteur est — avec banquier — une des activités la plus risquée qui soit, économiquement.
D’abord, parce que le marché immobilier est instable, cette instabilité est imprévisible et fulgurante pendant que les décisions constructives s’étalent de plus en plus dans le temps du fait de l’administration, ce qui génère un hiatus mortifère qui met le promoteur à la merci de ses financiers.
Ensuite, parce que élus et administration réunis interfèrent tellement dans la définition du produit fabriqué par le promoteur immobilier que le coût de ce qu’il met sur le marché se résume, à plus de 50%, au prix de la feuille de papier qui autorise la construction. Ceci au mépris de la réalité foncière et patrimoniale. En fait les acquéreurs se font escroquer par les lois imposées aux promoteurs, ils achètent plus de papier que de foncier.
Enfin, les marges de la promotion sont de l’ordre de 20% et il est très difficile d’imaginer des projets dont moins de 20% de l’ensemble manque de séduction. Dans tout programme il est des lots moins séduisants que d’autres — ouverts au Nord, pas de vue, mal distribués, etc… — ce qui génère des stocks dévalorisés, non acceptés par les services fiscaux. Ainsi les nanars du promoteurs plombent sa marge et sa fiscalité.
Or l’acte constructif est le point incontournable de toute activité économique. Tout finit par la réalisation d’un toit. Ce que les anciens imageaient par la formule : “Quand le bâtiment va, tout va”.
Ces paramètres devraient faire du promoteur un agent économique apprécié de la société.
Il n’en n’est rien. Non seulement c’est l’inverse qui se produit, mais cette indifférence sociétale va jusqu’à une haine irraisonnée largement répandue.
Face à cette situation la facilité consiste à incriminer la jalousie, l’envie.
Mais de quoi ?
Le problème est plus profond.
Ce n’est pas la Porsche du promoteur qui engendre la haine dont il est la victime, c’est sa fonction emblématique.
Il est le plus proche, le plus visible, le plus spectaculaire, des décideurs économiques. Plus que l’industriel, le commerçant ou la profession libérale.
Cette situation l’expose à la critique de ceux qui se sont exclus de la vie économique et éprouvent le besoin de la vilipender, mettons 50% de la population. Et à ceux qui, actifs économiquement, pensent se dissimuler aux premiers en faisant chorus avec eux.
Les haineux de l’économie, précédemment communistes aujourd’hui écologistes, sont des abstinents dont la privation détraque le raisonnement.
La haine catégorielle du promoteur est donc le signe d’un mal profond, d’une haine globale de l’économie.
Cela se traduit aujourd’hui par un massacre bureaucratique, fiscal et médiatique, principalement du promoteur. Demain, cela s’étendra aux autres acteurs économiques et finira en pillages et massacres physiques. L’histoire est remplie de ces cycles banals.
Face à cette situation, à cette haine absurde et suicidaire de l’économie par une majorité écrasante de la population, qui rend le promoteur symboliquement odieux, que faire ?
Rien. Il n’y a rien à faire. Il est inutile de comprendre que la terre est ronde quand tout le monde croit qu’elle est plate.
Seul le temps et l’apaisement de la haine après son paroxysme peuvent dénouer l’absurdité de cette situation. En attendant, si vous êtes promoteur, il vous reste deux solutions : fuir ou résister. J’élimine collaborer….
Bien à vous. H. Dumas
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S’il fallait une preuve que la loi est une convention entre les hommes et non un émanation divine pondue dans je ne sais quel désert, la laborieuse loi sur les retraites, actuellement en gestation à l’assemblée nationale, en serait une.
La loi est une convention difficile à établir, il est légitime qu’elle soit combattue par ceux qui s’estiment lésés par elle. Ce combat est une liberté essentielle de la démocratie.
Les imperfections de la “loi-convention” peuvent être de plusieurs ordres. Ceux qui l’ont établie peuvent s’être trompés en toute bonne foi, avoir mal évalué ses conséquences. Bien sûr, ils peuvent aussi avoir cédé, au moment de son établissement, aux sirènes de la facilité à augmenter facilement par elle leur pouvoir, sans penser – ou en pensant — aux libertés qu’ils vont ainsi piétiner.
Quoiqu’il en soit, la plupart du temps la loi n’est pas parfaite, dès sa promulgation ou plus tard dans le temps.
Au moment de la combattre, de la faire évoluer ou disparaître, deux voies sont toujours possibles — si l’on exclut l’épisodique et imprévisible vote politique le plus souvent inutile et frustrant — :
– 1 –La violence, qui va de la grève pacifique à l’affrontement de rue, voire à la guerre civile, à la révolution.
– 2 – La jurisprudence, c’est-à-dire la saisine de la justice dans le cadre de l’application de la loi, que les magistrats saisis ont le pouvoir, par leurs jugements ou arrêts, de faire évoluer. Y compris jusqu’au niveau le plus haut qui est la Cour Européenne des Droits de l’Homme.
La très contestée loi sur les retraites verra sans doute les deux contestations s’exprimer. Les avocats par exemple saisiront probablement la justice pour demander la liberté de gérer eux-mêmes leur retraite, pendant que d’autres envahiront la rue. Nous assisterons à ces actions démocratiques.
En ce qui me concerne, j’ai fait définitivement le choix de la recherche d’une évolution jurisprudentielle des lois que je trouve inadaptées ou liberticides dans mon rayon de compétence. Je suis un légaliste, qui saisit la justice régulièrement dans ce but.
Vous dire que cela m’apporte beaucoup de satisfactions serait largement exagéré. Vous dire que je n’essuie que des échecs serait faux. Dire que c’est largement plus négatif que positif est la vérité. Mais je reste légaliste.
Je considère que, dans ces conditions, saisir la justice est un choix. Que ce choix est une marque de respect pour la justice et ses magistrats.
De son côté, le juge, lui, nous doit le respect du fait de sa fonction et de notre condition de citoyen soumis à la loi qu’il a le droit absolu de contester.
Nous sommes donc dans le cadre d’un respect mutuel, qui me parait évident.
La contestation de la loi passe très souvent par la saisine d’un tribunal administratif. Dire que ces tribunaux sont juges et partie est un euphémisme. Leur vocation à appliquer la loi en l’état, voire même à la durcir, est plus forte que celle de la faire évoluer. Les prendre la main dans le sac à ce sujet est courant, habituel, classique.
Mais, le juge Baptiste Henry a fait très fort à ce sujet.
Les élus actuels de la ville de La Rochelle se sont mis dans l’idée de créer un marais en centre-ville. Démarche étonnante et sans originalité dans une ville entourée de marais, qui n’est donc pas en manque à ce sujet.
Ce projet est éminemment contestable. Il ne prend pas en compte les incompatibilités entre la nature et l’homme aseptisé que nous sommes devenus. Il exposera les habitants aux moustiques et chauves-souris, aux maladies que ces animaux transmettent, dont la ville de Wuhan est un épouvantable exemple.
On comprend aisément que la ville aurait davantage besoin d’un parc urbain sur le site plutôt que d’un morceau de nature sauvage inadaptée.
Hélas, excités à l’approche des élections municipales, les élus rochelais porteurs de ce malheureux projet, convaincus d’avoir découvert la combine écologique à fabriquer des voix, pris par le temps, ont foncé tête baissée pour mettre en œuvre cette hérésie et la rendre irréversible.
Dans la précipitation, ils ont oublié que, par arrêté préfectoral, les statuts qui les lient à l’agglomération leur ont enlevé la compétence dans le domaine de l’eau. Les élus rochelais ne sont pas compétents pour un tel chantier, qui est de la compétence de l’agglomération.
Raisonnablement opposés au projet, nous avons porté ce conflit devant le tribunal administratif de Poitiers. Ce dernier avait à dire s’il considère qu’une ville peut engager un chantier pour lequel elle n’a pas la compétence et pourquoi. Une jurisprudence intéressante.
Mais, refusant l’obstacle, le tribunal a affirmé, sans le motiver, que la ville avait la légitimité pour engager ce chantier. Sans pour autant régler le problème du conflit de compétence.
Il se trouve, juste après cette affirmation du tribunal, que la ville a cru utile de faire voter un transfert de compétence entre elle et l’agglomération visant ce chantier, faisant ainsi la preuve qu’elle n’avait pas initialement la compétence. Donc, jusqu’à ce transfert, tout ce qui a été fait est nul car réalisé sans la compétence transférée.
Ce vote de transfert de compétence étant un élément nouveau, essentiel, nous en avons informé immédiatement le tribunal.
C’est là que le juge Baptiste Henry a fait très fort.
Il a rendu une ordonnance dans laquelle, non seulement il n’a toujours pas motivé l’idée que sans en avoir la compétence une mairie pourrait se délivrer une autorisation de construire ou d’aménager, mais il nous a gratifiés d’une très forte amende – vingt mille Euros – au seul motif que nous avons dérangé son train-train.
Alors que, respectueusement, nous lui présentions les nouveaux éléments de cette affaire – le vote tardif du transfert de compétence en cours – lui a oublié de nous respecter.
Il nous a volontairement détruit pour un motif qui lui est strictement personnel, qui n’a rien à voir avec l’éclaircissement de jurisprudence recherché, important, de portée nationale.
Ce magistrat est allé au bout du bout dans la négation du respect du citoyen, auquel il est tenu. Il nous a pris pour de “la merde”. Son excuse du dérangement que nous crierions dans la bonne marche du tribunal n’est ni crédible ni raisonnable.
Nous ne saurons probablement jamais quel est son moteur. La justice n’a pas l’habitude de chercher à comprendre ce genre de choses, qui est couvert par ce que l’on appelle pudiquement la “liberté” des magistrats. Nous irons donc demander des comptes en Conseil d’Etat. Nous verrons bien. Quant aux rochelais, ils vont se bomber un chantier illégal, pourtant critiquable.
Mais, comme en toutes choses, même les plus horribles, il reste une petite place pour sourire. Il y a toujours le comique de service.
Ici c’est Monsieur Perrin, un élu adjoint au maire de La Rochelle, qui se lâche Dimanche sur son site Facebook, tel le Trump de service.
Voilà un homme qui n’aime pas les “promoteurs”, sans doute vit-il d’amour et d’eau fraîche et habite-t-il un logement construit par les chauves-souris et protégé par les moustiques.
J’ai mis un lien vers ce billet sur son Facebook, aura-t-il le courage politique et démocratique de l’y laisser ? Nous verrons.
Bien à vous. H. Dumas
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Par le quadruple effet d’une technocratie ploutocrate et prétentieuse, d’une magistrature indigne et partisane, d’affairistes cupides et corporatistes, d’un maire ignorant, suffisant, caractériel et sans vergogne, La Rochelle est massacrée.
La Rochelle vit de plein fouet le danger d’élus surpuissants, surexposés et surprotégés. Elle n’est pas la seule.
Cette dérive de la démocratie qui donne un pouvoir sans partage aux élus locaux ne peux vivre que dans le cas de l’élection à la magistrature municipale de surhommes pétris de qualités.
Il faudrait qu’ils soient compétents en tout, décideurs mais à l’écoute, autoritaires mais justes et tolérants, spectaculaires mais modestes et économes, plein de compassion pour les faibles mais enthousiastes pour les forts, à l’écoute de tous mais conscients que la majorité des quémandeurs ne se soucie que de ses intérêts personnels, qu’ils récompensent le mérite et se méfient des réseaux, qu’ils soient surs d’eux mais discrets, qu’ils puissent faire le tri entre les légitimités de façade et les vraies.
Tant de choses qui amènent ceux qui les possèdent à refuser net la démagogie, le mensonge, l’apparence, la connivence, la facilité, la frime, et finalement le pouvoir. Tout ce qui permet d’être élu….
Malheureusement, la plupart du temps, les élus se croient investis d’une mission de berger d’un troupeau de moutons que seraient leurs électeurs, en oubliant que le berger ne fait qu’exploiter ses moutons qui finissent inévitablement à l’abattoir.
Les élus ordinaires, comme celui qui est en place à La Rochelle, demandent la soumission de leurs électeurs prétendant être investis quasi divinement, alors qu’ils devraient être les révélateurs des forces vives de la cité, des individualités si nombreuses, si différentes, toutes importantes.
Contrairement au retournement intellectuel spectaculaire d’un Macron aux abois et de ses récentes affirmations lourdement intéressées, les élus locaux ne sont pas l’avenir de la France mais les fossoyeurs de ce pays.
La cause en est structurelle, Montesquieu et le partage des pouvoirs n’est plus qu’un souvenir lointain dans les démocraties locales, c’est tout le problème.
En attendant, La Rochelle, comme les autres villes de France, ne peut qu’espérer sortir l’homme exceptionnel, providentiel, du chapeau des élections du mois prochain. Les rochelais l’ont-ils sous la main ? Sauront-ils le hisser à leur tête ? C’est difficile à dire, mais c’est possible, l’un des candidats répond à ces critères.
Une seule chose est certaine, si les rochelais n’ont pas cette lucidité et ce sursaut, cette ville est foutue.
Le massacre actuel de la ville
Ici comme ailleurs, la plupart des candidats à l’élection n’ont pas conscience de la généralité de leur mission, de sa modestie.
Au contraire, ils ne pensent qu’à une chose : marquer leur passage dans l’histoire locale en personnalisant la construction et l’urbanisme. Tous se rêvent en Le Corbusier, en Haussmann.
Il est peu probable que ces deux icônes aient pu être élus…. Trop individualistes.
Les contraintes collectivistes qui obligent les élus locaux ne leur permettent pas la réalisation de grands projets, la révélation des fortes individualités nécessaires à ces projets. Les élus locaux sont les réceptacles des frustrations, des jalousies, des utopies, de leurs électeurs, sans lesquels ils ne sont pas élus.
La Rochelle est la caricature de cette situation générale.
La ville a mis à sa tête aux dernières élections municipales, à la suite d’une intrigue particulièrement malsaine, un homme à la prétention illimitée, à l’imagination inversement proportionnelle, otage de son administration et de ses appartenances aux réseaux.
Les élus rochelais, qu’il sait terroriser, ont voté un plan d’urbanisme au forceps. Au point que le journal local s’est fendu d’un article le soulignant et précisant que, face à leur incompétence du sujet, l’administration locale va mettre en place des cours d’usage de ce plan d’urbanisme…. Qu’ils ont quand même voté.
Effectivement, ce plan d’urbanisme est un massacre. Des écologistes religieux et obscurantistes, des élus périphériques égoïstes, des réseaux corporatistes, ont accouché d’un monstre administratif.
Ce plan d’urbanisme massacre l’environnement, déplace les modestes en périphérie, entasse les riches en centre-ville, défigure le cœur historique, que du bonheur… Il ne prévoit aucun grand projet d’avenir.
A marche forcée, couvert par l’administration locale et préfectorale, par la justice administrative, le maire actuel, alors qu’il sera évidemment remis en question dans un mois, pousse ses ridicules chantiers pour mettre la ville devant le fait accompli.
Préfet et justice administrative tentent de détruire ceux qui se lèvent contre cette méthode liée à la personnalité obtuse et têtue du maire actuel.
Evidemment, toujours aussi imprudent, désireux d’absolu, je fais partie des victimes.
La situation
Un projet de marais, avec toutes les nuisances induites, graves, moustiques et maladies, est porté par le maire et ses alliés écologistes primaires en centre-ville.
Dans son délire dictatorial, le maire a lancé avec ses services techniques ce projet, alors qu’il n’en n’a pas la compétence, qu’elle est attribuée par statuts et arrêté préfectoral à l’agglomération.
Ce fait, qui rend les autorisations délivrées par l’administration nulles pour non-compétence, a été signalé par mes soins à la Préfecture et au Tribunal Administratif de Poitiers.
En pièce jointe,LIEN, l’incroyable ordonnance signée d’un magistrat du Tribunal administratif de Poitiers.
Alors que le maire de La Rochelle vient de faire voter un transfert de compétence, de toute urgence, pour la maîtrise d’ouvrage de son chantier, apportant par là la preuve qu’il ne l’avait pas pour la maîtrise d’œuvre à partir de laquelle il s’est octroyé l’autorisation d’aménager, le Tribunal Administratif de Poitiers saisi a été pris la main dans le sac de la partialité.
Alors que ce transfert de compétence, cette preuve, est une novation qui justifiait l’information du Tribunal Administratif, acculé, non seulement le Tribunal, contre toute réalité, persiste et signe en affirmant que, même dans un domaine où il n’est pas compétent le maire peut toujours se délivrer un permis de construire ou d’aménager, mais de plus le magistrat signataire se permet d’exposer carrément sa partialité :
” La présente requête en référé est la quatrième demande de suspension introduite par l’association des propriétaires des Cottes-Mailles et de Varaize et la société Dumas Henri Participation contre le même permis d’aménager. Elle comporte le même moyen unique que celui invoqué dans les précédentes instances, dont l’une a déjà donné lieu au prononcé d’une amande pour recours abusif. Ainsi, la requête présente un caractère abusif. Compte tenue de la persistance des requérantes à introduire des requêtes abusives et des perturbations que ce comportement inacceptable provoque dans le fonctionnement du service public de la justice, ce qui a notamment pour effet de retarder le jugement d’autres requêtes introduites légitimement, il y a lieu d’infliger à chacune des requérantes une manade de 10.000 €”
Et voilà, si vous vous vous opposez à un maire qui se délivre une autorisation, pour laquelle il n’a pas la compétence, qu’il s’est délivré contre l’avis négatif du commissaire enquêteur à l’issue de l’enquête publique précédant l’autorisation, si vous insistez au fur et à mesure que le scandale se développe et apparaît au grand jour, vous êtes illégitime.
Pour vous faire fermer “votre gueule”, la justice vous en colle pour 20.000 €.
Nous sommes en France. CQFD.
Bien à vous. H. Dumas
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Nous sommes peut-être au bord de la révolte des gens ordinaires. De ceux dont 80% de leur valeur marchande est captée par le cartel de Bercy. De ceux qui tentent de vivre avec les 20% qui leur reste de ce qu’ils rapportent à l’économie. Qui se tuent à la tâche pour que d’autres se la coulent douce, sous le parapluie des avantages acquis ou de la connivence.
Le cartel s’inquiète. Il demande au Premier Ministre une sainte onction bénissant la terreur qu’ils installent à grand coup d’injustice fiscale. Sans terreur ils ne se sentent pas capables d’encaisser l’impôt démesuré.
Le Premier Ministre y va de son onction, sur place même, il n’a pas le choix. Il lui faut du carburant pour se maintenir au pouvoir, pour voir perdurer le coup d’Etat des technocrates sur notre pays, alors que tout leur échappe, tout part en vrille.
Le cartel ment, comme tous les gangsters. Le mensonge est là, tout autour de nous, il nous gagne.
Tout ce que l’on voit est faux. Cette jolie voiture, ce bel appartement, cette belle entreprise, son matériel, tout cela n’existe pas, n’est que crédit, basé sur la fausse monnaie gratuite que les banques sont chargées de nous distribuer selon des règles qu’elles seules comprennent.
Jusqu’à quand toute cette mascarade va-t-elle pouvoir faire illusion ?
Jusqu’à quand l’image, l’apparence, la démagogie, l’illusionnisme seront-ils les maîtres en lieu et place de la réalité, de la compétence ?
Jusqu’à quand les français goberont-ils que la “fraude fiscale” serait la raison de leur malheur, de leur vie d’esclave, de leur lente agonie, de la perte de leurs libertés, de l’angoisse de la délation qui fait de vos amis, de vos voisins, bientôt de vos enfants, le délateur qui génère votre destruction.
Ceux de ma génération ont eu beaucoup de chance, jusqu’à croire qu’elle dépendait de leur bon vouloir, qu’ils la méritaient sans rien lui devoir, jusqu’à oublier que la paix, la richesse, la liberté ne sont pas acquis, sont le fruit d’une âpre lutte de tous les jours.
Mes parents et mes grands-parents ont connu deux guerres, des troubles graves, une liberté au compte-goutte, la censure, la servitude, la misère sans assistance pour certains, la mort trop jeune pour les plus fragiles.
Aujourd’hui nous exigeons la liberté, nous exigeons la santé, nous exigeons la vie, et belle en plus, nous exigeons que nos rêves deviennent immédiatement des réalités.
Ça marche, mais à quel prix.
Au prix d’une illusion payée avec de la fausse monnaie, distribuée aux affidés, dans une organisation clanique où l’adoubement vaut compétence, où la responsabilité est décalée sur le voisin, où la vérité n’est plus perceptible mais au contraire cachée, ignorée, où le menteur est protégé, fêté, honoré.
Qui peut croire que tout cela peut aller bien loin ?
Edouard Philippe fait bien d’aller rassurer le cartel de Bercy. Une justice, celle de la vie si ce n’est celle des hommes, ne peut que le réduire en cendre à terme.
Il n’y a pas de place sur cette terre pour cette engeance. Pauvre Philippe, quelques efforts que tu fasses pour soutenir cette bande — tout comme le gouvernement mexicain soutient les cartels pour survivre — ils sont amenés à disparaître en enfer.
Je suppose que cela te contrarie beaucoup, mais il en est ainsi de tous les chancres sociaux.
Bien à vous.
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À La Rochelle, comme ailleurs, la loi est une simple convention conjoncturelle que le temps et les circonstances font paraître alternativement juste ou inique.
Pour faire simple : la loi n’existe pas.
Est-elle un rêve qui impacte la réalité, ou l’inverse ? Je ne sais pas.
Ceux qui la créent la plupart du temps ne sont pas conscients de ces particularités, sans quoi leur vie ne serait que souffrances morales insupportables. La naïveté obligatoirement les habite, autrement le cynisme les rongerait. Pour autant, généralement, un peu de manipulation ne leur fait pas peur, cela leur paraît même naturel et légitime. L’état de limite est constant.
Ceux qui ont la charge de la faire appliquer, les magistrats, n’échappent pas à ses contradictions. Ils s’en inquiètent ou s’en délectent selon leur personnalité. Eux seuls le savent, ils ne l’expriment jamais, cela les isole.
En admettant que vous soyez d’accord avec cette analyse de la loi, vous vous dites : pourquoi à La Rochelle ?
Tout simplement parce que, à La Rochelle, je vis l’exemple de cette ambiguïté, cette relativité, de la loi. Je vais vous raconter.
D’abord les faits bruts.
Il y a quinze ans, dans l’exercice de mes activités professionnelles, je maîtrise par promesses de vente cent hectares en zone urbaine centrale, au lieudit “Les Cottes-Mailles”. L’emplacement est superbe, je promets au propriétaires un prix en rapport avec cette situation privilégiée.
Dans la semaine qui suit la signature de ces promesses de vente je suis convoqué par les services techniques municipaux qui m’expliquent que ces terrains ne me seront pas accessibles. Le pouvoir politique local se considère comme seul habilité à projeter sur le site.
Je passe outre, avec l’accord des propriétaires. Nous présentons ensemble un grand projet d’urbanisme, dont la ville a le plus grand besoin, qui exposé au Grand Pavois reçoit un accueil unanimement favorable.
Qu’importe, les élus ne sont pas à imaginer un projet pour la cité. Ils n’en n’ont ni les compétences ni l’envie. Pour eux la ville se développe seule, elle n’a pas besoin de projet, certains pensent même qu’il faudrait qu’elle se développe moins. En revanche ils souhaitent s’approprier le site au prix le plus vil.
C’est ici que tout commence.
Les élus multiplient les manœuvres pour dévaloriser le site.
D’abord en le classant en zone agricole alors qu’il est factuellement en pleine zone urbaine. Mais dans ce cadre se sont eux qui créent la loi.
Ensuite, ce classement sera pris comme référence par les services de l’Etat pour évaluer des expropriations, cela s’appelle une escroquerie.
Ils évoquent pour motif, absurdement, une pénétration de la campagne dans la ville…
Puis ils massacrent le site en son plein milieu par un boulevard délirant, sans commune mesure avec son trafic à venir, dépossédant sur son passage les propriétaires pour une poignée de cacahuètes, conformément au classement précédant.
Enfin, toujours sans imagination et sans grand projet pour cette cité — qui en a pourtant grand besoin tant elle est loin de tout et très fragile de sa dépendance au tourisme, à la mode, au superflu de richesse — ils engagent un projet contestable de rénovation de marais entre le centre historique et cette zone d’avenir des Cottes-Mailles, sur 50 hectares. Cela dans une région qui n’est que marais. L’originalité n’est pas le point fort de ce projet.
Plus gravement, il introduit dans la ville un monde porteur de risque de maladie, tels que les moustiques ou les chauves-souris. Tout le monde, depuis le coronavirus de Wuhan, sait que le monde aseptisé de l’humain court des risques en cas de proximité avec la nature sauvage, sans la limiter aux lions ou aux crocodiles.
Rencontre avec la loi.
L’aménagement de ce marais implique de grands mouvements de terre, une régulation des eaux, en conséquence une enquête publique et un permis d’aménager du ressort des lois sur l’environnement.
Il se trouve que ce type d’autorisation, concernant l’environnement, est de la compétence du Conseil d’Agglomération.
Oui mais voilà, le maire de La Rochelle n’est pas du genre à négocier mais à imposer. Donc, il se passe, avec la complicité du Préfet, de l’autorisation du conseil d’agglomération.
Il se délivre à lui-même, le plus illégalement du monde, les autorisations nécessaires à son projet.
Le souffle coupé devant tant d’audace, devant l’accumulation des incivilités avec la loi de la part des élus rochelais, les porteurs entravés du projet du site des Cottes-Maille, dont je suis, déposent un recours devant le Tribunal Administratif de Poitiers, puis un référé-suspension pour faire arrêter ces travaux d’environnement réalisés à partir d’un permis d’aménager illégal parce que délivré par une administration qui n’a pas la compétence voulue.
Que croyez-vous qu’il advint ?
Le Tribunal Administratif de Poitiers a décidé que la mairie de La Rochelle — même si dans le cadre de l’environnement elle n’a effectivement pas de compétence — peut dans le cadre de ses compétences en urbanisme…. se délivrer un permis d’aménager concernant exclusivement l’environnement.
Trop fort, non ?
Et voilà comment la loi n’existe pas, n’est qu’un leurre destiné à ceux qui y croient, ne s’applique pas à tous également, peut-être tordue par ceux qui sont les bénéficiaires du coup d’Etat dont nous avons parlé hier : https://temoignagefiscal.com/le-coup-detat/
Je vous déconseille quand même de vous délivrer à vous-même un permis d’aménager ou de construire. Suivre l’exemple de la mairie de La Rochelle est risqué, même si vous pouvez arguer du fait que, chez vous, vous êtes compétent pour toute décision d’aménagement aussi surement que la mairie de la Rochelle l’est chez elle.
Bien à vous. H. Dumas
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Il y a quelques jours un lecteur m’a conseillé le livre de Curzio Malaparte : “Technique du coup d’Etat”.
Je l’ai acheté et l’ai lu d’une seule traite.
Ce fût une révélation que j’ai plaisir à partager avec vous. Je suppose que ce livre, qui a eu beaucoup de succès à son époque, est un ouvrage de base pour tous ceux que la prise de pouvoir passionne. Pour moi, qui n’ai pas le culte du pouvoir, ce fût un flash, la mise en pleine lumière de notre réalité politique et sociale.
Commençons par le commencement.
D’abord le pouvoir.
Wikipédia a beaucoup de peine à définir le pouvoir.
Je suis pour ma part convaincu par l’idée que le pouvoir, dans nos sociétés, est sous-tendu par l’accès à la liberté, au “pouvoir faire”.
Longtemps l’idée directrice qui s’imposait aux analystes a été que l’homme est mu par son intérêt, que ce moteur expliquerait tout, organiserait tout. Cela est probablement vrai, mais l’intérêt peut se traduire de différentes façons. Initialement, il tente de satisfaire les pulsions primaires : la faim, la santé, le sexe, la vie… Puis, ces besoins acquis, il est alors avide de liberté.
Donc, intérêt et désir de liberté sont étroitement liés.
Pour moi, la réalité de la liberté est l’éphémère. Comme la vérité elle doit être conquise à chaque instant, car elle est remise en cause à chaque instant. Elle se mérite jour après jour.
D’autres la pensent pérenne. Ils tentent alors de l’acquérir et de la vivre de deux façons : par le pouvoir ou par l’absence de responsabilité dans le cadre de certaines soumissions – la servitude volontaire de La Boétie –. Les exceptions ou accidents dans ces versions sont : le pouvoir qui étouffe et la soumission responsable : deux échecs qui tuent.
Donc, le vrai moteur d’accès au pouvoir, pour ceux qu’il intéresse, n’est autre que l’idée d’en retirer la liberté de faire, tous les boniments altruistes ou autres qui accompagnent la démarche sont secondaires.
On y voit déjà plus clair.
Les moyens d’accéder au pouvoir
C’est ici que le livre de Malaparte est remarquable.
Il expose, crûment mais de façon imparable, que la prise de pouvoir n’est pas issue d’une action politique mais d’une action technique. Il prend comme exemple la conquête du pouvoir par les bolchevicks qui est le fait de l’organisation technique de Trotski et non de l’engagement politique de Lénine.
Il fait dire à Trotski, parlant à Lénine : ” Pour réussir, il ne faut point se défier des circonstances défavorables, ni se fier à celles qui sont favorables. Il faut frapper au ventre : cela ne fait pas de bruit. L’insurrection est une machine qui ne fait pas de bruit. Votre stratégie exige trop de circonstances favorables : l’insurrection n’a besoin de rien. Elle se suffit à elle-même.”
Trotski n’attache pas d’importance aux mouvements de foule qu’il croit instables par essence. Il pense que la prise de l’Etat, du pouvoir, doit être le fait de quelques techniciens s’emparant des points clés ; à cette époque : les gares, les centrales électriques, les grands carrefours… pas le parlement.
Tiens, tiens…
A y bien réfléchir, les points clés de notre société ne sont-ils pas tenus ou contrôlés par l’Etat, contre vents et marées : les chemins de fer, la santé, la scolarité, l’éducation, l’énergie, la propriété privée, la banque, etc… tout cela au grand dam de certains de nos amis européens, baptisés de méprisants libéraux avides d’argent par nos tenants du pouvoir ?
L’Etat n’est-ce pas cette abstraction qui n’existe que par la présence de ceux qui s’en réclament, qui disent le représenter ?
Mais alors, sommes-nous sous le règne d’un coup d’Etat ?
Assurément. Ce coup d’Etat est vieux de quarante ans.
Ce sont les technocrates qui en sont les responsables, ils n’ont pas fait de bruit, ils ont frappé au ventre.
Ce coup d’Etat est le fils de l’homme qui a écrit “Le coup d’Etat permanent” François Mitterrand. Par vice ou par bêtise et suffisance ? L’histoire le dira peut-être un jour…
Les technocrates sont le fruit de l’éducation nationale, son fleuron. Jusqu’à Mitterrand, ils représentaient l’Etat, ils étaient face à la population qui était représentée par les élus. Le conflit entre eux était constant, mais nécessaire à la théorie de Montesquieu du partage des pouvoirs.
Puis Mitterrand a organisé ce qu’il a appelé la décentralisation mettant, mais imprudemment, ses pas dans ceux de son prédécesseur honni de lui le Général De Gaulle.
Ce faisant Mitterrand a cru humilier les technocrates qui n’avaient pas beaucoup de respect pour lui, ce fut effectivement le cas, mais peu de temps.
D’abord furieux de perdre leur pouvoir, les technocrates ont vite perçu les limites intellectuelles et pratiques des élus, ils les ont laissés patauger quelque temps puis à leur demande, et c’est là le coup génial, ils ont pris totalement le contrôle de tous les points essentiels de notre pays, laissant les élus réduire leur rôle à l’apparence.
Ce fut le coup d’Etat des technocrates, par absorption de l’opposition constitutionnelle, des élus.
C’est sous leur dictature que nous vivons, que nous souffrons. Pendant qu’ils exercent le pouvoir, cachés dans les coulisses du théâtre des guignols politiques qui nous est donné à voir, nous cherchons à comprendre l’incompréhensible, l’apparence. Tel Don Quichotte nous luttons contre des moulins à vent. Nous sentons bien que notre situation de soumis responsables nous tue, mais sans pouvoir en analyser les raisons et imaginer des solutions.
Ce coup d’Etat des technocrates a été remarquable. Il a quelques caractéristiques particulières.
D’abord la caste au pouvoir ne tient pas son pouvoir de l’hérédité, mais de l’onction de l’éducation nationale et de ses grandes écoles, des réseaux en découlant.
Ensuite, une grande partie des soumis y trouve son compte, ce sont les fonctionnaires déchargés de toute responsabilité donc libres. Les soumis responsables, les esclaves en quelque sorte, sont volontaires pour certains : les indépendants ; en partie assimilés aux irresponsables pour les autres : les salariés du privé.
Le coup d’Etat des technocrates a instauré une société intelligente, mais liberticide. Or, sans liberté pas de création, sans création pas de renouvellement de la vie.
Notre société, issue de ce coup d’Etat, est donc vouée à mourir.
Trop sophistiqué dans sa mise en place, nous ne pourrons pas sortir de ce coup d’Etat par la démocratie, non plus par un autre coup d’Etat les tenants actuels étant très lucides et très avertis, nous devrons donc attendre son effondrement.
Il est en cours, c’est ce qui est réconfortant… si l’on veut.
Les français, terrorisés à l’idée de mourir étouffés et noyés du fait de l’augmentation annoncée de la température dans un siècle — ou plus –, sont à juste titre extrêmement troublés par l’attitude des responsables de l’Etat chinois qui ont poursuivi, pour fausses rumeurs mettant l’Etat en danger, un jeune médecin premier découvreur du coronavirus, hélas depuis décédé de cette maladie.
Il faut dire que c’est énorme.
Oui, la connerie de l’administration quand elle devient maître d’un état, comme dans les régimes fascistes ou communistes, est insondable.
En sommes-nous très loin ?
C’est une question qu’il convient de se poser très sérieusement.
Sans vouloir rabâcher tel le vieillard sénile, je suis bien obligé de constater qu’il y a soixante ans ceux qui prétendaient représenter l’Etat manquaient sérieusement d’humour mais avaient des principes, notamment celui de ne jamais mentir.
L’administration à cette époque mettait un point d’honneur à ne pas mentir, en revanche elle n’était que très peu transparente. Il est possible que ce qu’elle ne disait pas fût alors des mensonges…mystère.
Aujourd’hui elle se pare des vertus de la transparence, mais elle ment comme un arracheur de dents. Notre administration New-look ment à tour de bras, pour tout et pour rien.
Chacun de nous, presque journellement, est confronté à ces mensonges administratifs que ce soit pour couvrir les âneries de tel ou tel fonctionnaire, pour ne pas exécuter une prestation, pour ne pas engager la responsabilité administrative, etc… les motifs sont nombreux où nous nous trouvons devant des mensonges petits ou énormes selon le cas.
La plupart du temps notre indignation face à ces mensonges reste vaine. Tout au plus peut-on la partager avec nos amis, tous face à des cas semblables.
Car l’exposer publiquement est objectivement dangereux, même si ce danger est plus sophistiqué et moins apparent que celui encouru par les chinois chez eux.
N’allez pas dire évidement que tel flic a fait un faux témoignage, que tel pompier a été incorrect, tel chauffeur de bus imprudent, tel employé municipal indélicat, etc… sauf si le problème est sexuel évidement, et vise principalement un homme hétérosexuel, blanc, européen.
Là, je vous parle de la vie de tous les jours, des mensonges et indélicatesses administratifs qui l’empoissonnent. Cela peut aller du service qui met le téléphone sur répondeur annonçant un encombrement fictif, du bureau qui vous renvoie ailleurs ou simule un débordement pour ne pas vous recevoir, mais aussi du redressement fiscal minime ou énorme, du PV injustifié, de l’humiliation inutile, de la préemption de vos biens, du refus du permis de construire de votre cabane de jardin, etc…
Inutile d’aller perdre votre temps devant le médiateur de service concernant le mensonge qui vous impacte, il est chargé de dire que tout va bien, alors…
Inutile de vous précipiter vers la justice, vous ne serez pas le bienvenu, ils sont débordés et ne s’intéressent qu’aux cas sociaux, et encore…
En réalité vous avez fait un marché de dupe, vous avez échangé votre liberté contre une avalanche de mensonges alors que vous pensiez obtenir la sécurité.
Quelle illusion !!!
Mais, pourquoi notre administration ment-elle ainsi ?
Tout simplement parce qu’elle a tant promis que d’une part elle ne peut pas tenir ses promesses et que d’autre part elle s’est ruinée à essayer de les tenir.
Elle est acculée au mensonge ou à l’humiliation de l’échec avoué. Elle a choisi, cyniquement, le mensonge.
Elle ne peut pas, en l’état, devenir l’égale de l’administration chinoise, car elle n’a pas le pouvoir absolu, mais peu s’en faut.
Elle se démène pour porter les siens au pouvoir, elle fustige tous les politiques qui ne sont pas de son bord, elle achète les outils de communication, elle liquide fiscalement ceux qui pourraient lui nuire, elle enferme dans des règles liberticides ceux qui s’opposent à elle et les prive de la liberté de disposer de leur biens, elle porte la délation aux nues en fait une vertu, elle éradique la richesse contrepouvoir qu’elle craint plus que tout, elle hait la liberté.
Notre administration cynique et menteuse, largement au niveau de l’administration chinoise, n’est qu’en attente du pouvoir politique pour donner sa pleine mesure.
Mais il ne lui suffirait pas de l’atteindre, encore faut-il qu’il soit unique, n’ait aucune opposition.
Vous vous dites : ce n’est pas possible…
Détrompez-vous, non seulement c’est possible, l’histoire n’est faite que de cela, mais c’est probable et sans doute assez proche.
Vous allez vous jeter dans les bras qu’elle va vous tendre quand la société, qu’elle a minée, va s’effondrer sous vos pieds et qu’elle prétendra, scandaleusement, être la seule à pouvoir vous sortir de la faillite et de la chienlit qui l’accompagnera.
A bientôt. H. Dumas
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Il y a trois sortes de français économiquement actifs : les entrepreneurs, les salariés du privé et les possédants.
Il y a ensuite les économiquement inactifs : enfants, vieillards, malades et chômeurs.
Puis il y a les fonctionnaires, qui ne sont ni actifs ni inactifs, quelquefois économiquement utiles, d’autres fois inutilement à charge.
Les trois premières catégories portent le poids financier de tout le reste.
Pour gérer cela, Bercy est à la manœuvre. Manœuvre qui consiste à prélever le plus possible en laissant le moins de traces possibles.
En premier lieu, les économiquement inactifs sont sanctifiés, quasiment déifiés.
C’est en leur nom que la pression fiscale est légitimée. Alors qu’initialement le contrat constitutionnel prévoit l’impôt pour les besoins communs — laissant les démunis aux bons soins de la charité — Bercy a déplacé ce motif de l’impôt en privilégiant — exclusivement au niveau de la propagande et de l’émotion – l’assistance aux français démunis, catégorie excessivement élastique.
Ensuite, il s’agit pour Bercy de dissimuler l’impôt aux yeux du plus grand nombre et, au contraire, de mettre en exposition le prélèvement sur les plus riches. Cela pour donner une impression de justice fiscale permettant tous les excès de prélèvement.
Mais ce n’est qu’une impression.
En effet, chaque travailleur économique à une valeur brute correspondant à sa participation au marché. Cette valeur est ce que coûte le travailleur à son entreprise, inclus dans la marge, donc supportable par rapport à la valeur de marché du produit fourni par l’entreprise. C’est cette valeur brute qui est imposée.
Le premier impôt est la cotisation sociale, simple cotisation d’assurance, paradoxalement fixée en fonction du salaire et non du risque, tragique anomalie. Environ 50% du salaire.
Le deuxième impôt est la TVA, d’abord sur le salaire qui — n’engendrant pas de TVA déductible — supporte celle que paie l’entrepreneur sur son chiffre d’affaires sans droit à déduction, puis sur toutes les consommations personnelles du salarié. Mettons 15% du salaire en tenant compte des taux inégaux de cette taxe.
Puis les taxes diverses qui vont de l’habitat à l’essence, qui représentent encore 15% du salaire.
Evidemment dans le cas d’un salaire important le pourcentage se réduit, mais alors l’impôt sur le revenu se charge d’égaliser le pourcentage global.
En clair le salarié du secteur économique voit 80% de la valeur marché de son salaire prélevé par Bercy. Il lui reste net, au plus, 20 % de la valeur de son travail.
Dans ces conditions, face à un tel vol, que ne va-t-il mettre le feu dans les affaires de son voleur ? Pourquoi ne se révolte-t-il pas ?
Par ailleurs, en ce qui concerne l’entrepreneur lui-même la situation est pire.
A tel point que la plupart du temps il déguise sa société en un autre lui-même dont il serait le salarié, pour pouvoir limiter les prélèvements aux fameux 80%, laissant cet autre lui-même, perclus de crédits, face à l’administration fiscale et aux risques démesurés de faillite. Une fiction incroyable….
Bercy se marre.
Mais il y a pire
L’entrepreneur, pour un motif mystérieux, accepte de percevoir, anciennement les charges sociales, aujourd’hui en plus l’impôt sur le revenu, de ses salariés pour le compte de Bercy.
Ce faisant, il devient directement le débiteur de Bercy pour le compte de ses salariés.
Tant et si bien que si son entreprise rencontre une difficulté soudaine de trésorerie, par exemple à la suite de la défaillance d’un de ses clients, sa situation est rapidement mortelle puisque alors, ne pouvant honorer la dette fiscale de ses salariés dont il a gardé une part du salaire à cet effet, il devient débiteur de mauvaise foi de Bercy. Terrible.
Terrible et absurde. Que fait-il dans cette galère ? Pour quel bénéfice ?
Car le risque couru par l’entrepreneur n’est compensé par aucun avantage.
Au contraire, seul le salaire net versé par lui est pris en considération par ses salariés, qui trouvent que le compte n’y est pas.
Bercy laisse salariés et entrepreneurs face à face, chacun avec une vision de l’autre déformée. L’un trouvant son salaire médiocre, l’autre trouvant la charge du salaire à la limite du supportable, le responsable “Bercy” faisant pendant ce temps la roue du paon face à la misère, qu’il entretient pour faire mine de s’en occuper.
Entrepreneurs et salariés du monde économique sont battus, violés, volés, mais leur parole n’est pas libérée, qui les écouterait ?
Ils souffrent sans bruit et culpabilisent gravement.
L’absurdité de cette situation est telle que sa sortie ne peut qu’égaler cette absurdité. Or, il faudra bien sortir de vice mortel, de gré ou de force. Cette sortie ne peut qu’être absurde, probablement faite de violence gratuite, réponse habituelle à l’ignorance et à l’incompréhension.
Il n’y a pas de solution possible. Bercy, c’est Machiavel façon Fantomas, en pire.
Bien à vous. H. Dumas
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L’écologie nous promet la fin du monde et nous en rend responsable, un poncif vieux comme … le monde.
Cette menace s’exprime contre la masse, au profit de l’élite initiée. Rien de bien nouveau.
Cette pensé citadine présuppose la perfection de la nature mise en péril par l’homme. Elle est contraire à la réalité connue de ceux qui vivent dans ou près de la nature qui, eux, l’identifient comme la contrainte qu’il faut dominer pour vivre.
Le petit rien qu’oublient les écologistes est que : si la lune existe pour la terre, la terre n’existe pas pour la lune.
N’existe que ce qui est regardé, le reste n’est que néant. C’est donc le regard qui crée la vie.
L’univers n’existe que parce que nous le regardons, plus nous le regardons plus il existe.
Réduire la trace de l’homme c’est à dire sa capacité à regarder, c’est réduire l’existant et augmenter l’immensité du néant. C’est favoriser l’obscurantisme, chemin vers le néant.
Quoiqu’il arrive, l’homme ne peut pas être l’ennemi de la vie puisqu’il est l’exception du néant, sans son regard la vie n’existe pas.
Jusqu’à ce jour, l’homme qui regarde l’univers où il ne perçoit nulle vie regarde donc l’inexistant, le néant pour lequel lui même, le“regardant”, n’existe pas.
Le manque de curiosité des écologistes pour ce que nous sommes capables de regarder et pour l’espoir de ce que nous serons capables de regarder demain par nos progrès est affligeant, est contraire à la vie qu’ils prétendent défendre.
Le progrès consiste à regarder toujours plus, que ce soit vers le plus grand ou vers le plus petit. Le regard étant la vie, il est suicidaire de s’opposer au progrès, l’engouement pour lui est naturel.
C’est donc le regard, la perception de la vie qui donne la vie. La particularité du regard de l’homme est son association au souvenir qui lui permet de capitaliser son regard, d’en augmenter la portée, donc d’augmenter la vie.
L’erreur fondamentale des écologistes est de croire que l’homme capitalisant est l’ennemi de la vie, alors même que justement il est la vie.
L’apparent réalisme de leur théorie tient aux erreurs qui accompagnent le progrès. Ne savent-ils pas que justement toute progression se nourrit de ses erreurs, de la capacité à les analyser, à les réduire pour ne garder que le juste ?
Les écologistes, castrateurs de plus de progrès, de plus de vision, sont les vecteurs du néant dont ils prétendent nous protéger.
Bien à vous.
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Macron vient d’affirmer, dans l’avion le ramenant d’Israël, que nous sommes en démocratie. Il nous reproche de véhiculer, sans doute majoritairement : “…l’idée que nous ne serions plus dans une démocratie, qu’une forme de dictature se serait installée…”
Il nous met au défi de vivre dans une dictature. Il doit penser à lui, pas à nous. S’il veut, pas de problème, je l’invite à venir vivre chez moi, à partager mon quotidien, la dictature dans laquelle je vis, comme une grande majorité de nous.
Il base son raisonnement sur le fait que nous pouvons changer de dirigeants à la faveur des élections, que donc ceux qui sont en place — susceptibles d’être virés – pourraient, dans ces conditions, exercer un pouvoir absolu auquel nous devrions nous soumettre.
Petite confusion dans l’esprit de M. Macron, nos votes ne transmettent pas le pouvoir, mais un mandat, ce qui n’est pas pareil.
Un mandat, même électoral, reste un mandat, dont globalement la définition est la suivante :
Le mandat est un contrat par lequel une personne, appelée “mandant” donne à une autre, appelée “mandataire”, pouvoir de la représenter. Le mandataire est responsable de toutes les fautes et illégalités qu’il commet à l’occasion du mandat, tant vis-à-vis du mandant que des tiers. Enfin, qu’il ait été donné pour une durée déterminée, par exemple dans le cadre d’une mission, ou pour une durée indéterminée, un mandat peut être révoqué à tout moment. Le mandataire doit gérer les intérêts du mandant en bon père de famille et rendre des comptes dans la plus grande transparence.
C’est en gros le mandat électoral qui a été donné à M. Macron, qui l’engage d’autant plus que le choix donné aux mandants lors de l’élection était très restreint.
Nous sommes loin du compte dans notre réalité journalière.
Tout aussi bien M. Macron pourrait prétendre que dans notre société, où le divorce est acté et facilité, les femmes battues ne peuvent pas se plaindre, il leur suffit de changer de mari.
On voit bien les limites de sa théorie.
Il parait ne pas avoir conscience de la folie de son administration, de ses abus quotidiens de pouvoir, de la folie des élus locaux aux pouvoirs exorbitants dont ils usent abondamment en complicité avec ladite administration.
Il parait inconscient des atteintes au socle de notre démocratie : “la propriété privée”, générées par l’abondance des lois coercitives qu’il met lui-même en place.
Il parait inconscient face aux délires égalitaires de son administration fiscale qui anéantit l’économie de notre pays, sans pour autant améliorer la vie des gens modestes.
Il se trompe, il est clair pour nous tous que nous subissons la dictature de petits chefs élus et d’une administration à son propre service au lieu du notre.
Oui nous vivons en dictature, le fait que nous pouvons, relativement, changer de dictateurs ne change rien à la chose.
Est-il inconscient de tout cela ou nous prend-il pour des cons ?
Sa charmante épouse pourrait peut-être nous donner la réponse, elle qui le connait depuis si longtemps et l’a vu se construire.
Bien à vous.
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La régression est le fait de revenir à un stade antérieur.
Toute vie passe par une croissance, une apogée, puis une régression, avant la mort issue inéluctable de la vie.
Notre administration est engagée dans sa régression. L’histoire que je vais vous raconter l’illustre.
Les faits se passent à La Rochelle, troisième ville préférée des français, parait-il.
La Rochelle a un maire, industriel nautique, ancien sportif, très peu politique, pas diplomate pour un sou, plutôt dans la compétition et le rapport de force.
Il est de gauche. Socialiste sans électeur, il a été élu avec les voix de droite et écologistes.
Aux premiers il renvoie l’ascenseur en pratiquant le protectionnisme, quant aux seconds il cherche à les flatter sans avoir très bien compris ce qu’est l’écologie.
Il n’est pas le seul.
Rappelons que l’écologie est la science du vivant, qui inclut évidemment l’homme.
Qu’en urbanisme, qui est le support des réflexions de ce billet, il s’agit de gérer le biotope de l’homme. Il a trois composantes : l’habitat, l’agriculture et les activités industrielles, commerciales ou tertiaires. Une approche écologique du sujet consiste avant tout à gérer les espaces de ces trois activités, en gros à éviter de mettre les villes à la campagne et réciproquement.
L’écologie mal comprise a tendance à proposer l’inverse, c’est à dire un mélange des genres nuisible à tous.
Dans le cadre de cette écologie mal comprise et démagogique, le maire de La Rochelle, Jean François Fountaine, s’est mis dans l’idée de créer, en pleine zone urbaine, des marais incluant un marais salant et une vaste zone agricole.
Ce faisant, il expose ses habitants aux risques sanitaires liés aux pesticides, aux moustiques et aux chauves-souris.
Autant de risques avérés qui n’ont rien à faire en zone urbaine.
Visant les élections municipales le maire était pressé de réaliser ce projet qui a les faveurs de ses “écolos”.
Ici, les choses deviennent cocasses.
En effet, la complexité extrême des lois sur l’urbanisme rend leur application impossible pour tous, y compris pour l’administration elle-même, auteure de ces lois.
Il se trouve que dans le cadre des compétences entre les communes et leur agglomération, le Préfet de La Rochelle a pris un arrêté définissant ces compétences pour l’agglomération de La Rochelle.
Dans cet arrêté il est prévu que : “La gestion des milieux aquatiques” est obligatoirement de la compétence de l’Agglomération, que donc sur ce sujet le maire de la commune est incompétent. Or, le projet du maire Fountaine, est un projet de “gestion des milieux aquatiques”.
Oui, mais voilà, pressé par le temps et peu désireux d’une opposition éventuelle, le maire de La Rochelle a instruit lui-même son dossier, sans en référer à l’agglomération.
Il s’est octroyé un permis d’aménager à lui-même, alors que seule l’agglomération pouvait prendre cette décision. Son permis d’aménager encours automatiquement la nullité pour non-compétence.
Le préfet, qui a dû préalablement prendre un arrêté préfectoral d’autorisation environnementale, a couvert le maire sans moufter.
Votre serviteur a dénoncé tout ce bazar.
C’est ici qu’intervient le magistrat Damien LEMOINE
Le tribunal administratif a été saisi sur le fond, mais aussi en référé-suspension pour faire arrêter cet aménagement délirant.
Trois ordonnances de référé ont été rendues, toutes signées de M. Damien LEMOINE, vice- président du tribunal administratif de Poitiers.
Les trois ordonnances couvrent l’irrégularité du permis d’aménager délivré par le maire de La Rochelle.
Les deux premières au motif bateau que “force est de constater que la demande ne contient aucun moyen sérieux”
Un peu agacé sans doute par la troisième demande en référé, le magistrat écrit :
“ils précisent que, par arrêté préfectoral du 7 Mai 2018, la communauté d’agglomération de La Rochelle s’est vu attribuer, au titre des compétences obligatoires, la“gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations, dans les conditions prévues à l’article L.211-7 du Code de l’Environnement”. Ce moyen unique relatif à des dispositions concernant la protection de l’environnement est sans incidence sur la compétence du maire de La Rochelle pour délivrer, en application du code de l’urbanisme, un permis d’aménager.”
Nous y sommes, en plein dans la régression.
Donc en application du code de l’urbanisme un maire, d’après le tribunal administratif, peut s’affranchir des lois sur l’environnement, au moins en ce qui concerne sa compétence. Ce qui veut dire que les communes n’ont pas de compte à rendre aux agglomérations dont elles dépendent, et peuvent délivrer tout permis de construire, y compris ceux pour lesquels elles ne sont pas compétentes.
Conclusion
Nous sommes bien arrivés à un niveau maximum de complexité des règles administratives qui induit leur régression.
Elle est devenue habituelle, commune. Les administrations s’affranchissent régulièrement des lois qu’elles promulguent.
Cependant, aujourd’hui, M. Damien LEMOINE nous permet de franchir un grand pas, il grave dans le marbre des tribunaux le fait qu’il n’est pas utile d’être compétent pour délivrer un permis de construire.
Je suis sûr que vous percevez les perspectives de liberté ouvertes par ce début de régression administrative, le vent de liberté qui se lève.
Bien à vous. H. Dumas
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Il est indéniable qu’un groupe d’êtres humains réunis volontairement ou artificiellement ressent et émet des émotions globales, telle que la joie, la peur, etc…
C’est d’ailleurs un des conflits de la personnalité lorsque l’émotion d’un individu est frontalement opposée à celle du groupe et réciproquement.
Plus discrètement, tout groupe adhère aussi à une pensée commune, qui est son ciment unitaire, sans laquelle seule la force serait susceptible de le maintenir.
Ces constatations s’appliquent aux groupements géopolitiques que sont les États.
Ce sont elles qui ont généré la forme démocratique que nous vivons, dont le but est de définir la pensée commune majoritaire qui sera imposée par la force aux pensées minoritaires.
Ces émotions et pensées globales sont susceptibles de traverser les mêmes difficultés que les émotions et pensées individuelles.
C’est ainsi que la France est globalement atteinte de schizophrénie.
La schizophrénie est une maladie du comportement qui se caractérise par les troubles suivants :
* Éprouver des difficultés à établir un contact avec son entourage ;
* Être envahi par des idées et des impressions étranges ;
* Avoir l’impression d’entendre des voix qui, bien que n’existant pas réellement, font partie de sa réalité ;
* Être prisonnier de ses hallucinations et de son délire ;
* Avoir une perception de soi partiellement, voire totalement altérée ;
* Avoir beaucoup de difficultés à distinguer ce qui est réel de ce qui ne l’est pas ;
* Avoir la conviction que certaines personnes vous veulent du mal ;
* Se replier sur soi-même et se comporter d’une façon bizarre ou imprévisible ;
* Se désintéresser de nombreuses choses : habillement, ménage, hygiène corporelle ;
* Avoir des réactions émotionnelles étranges et incongrues ;
* Percevoir son entourage comme hostile ;
* Ressentir une insécurité permanente
Réfléchi au niveau de la France vous constatez comme moi que ça colle. Tous les symptômes sont là.
La schizophrénie individuelle se définit par :
“Le cerveau contient des milliards de cellules nerveuses. Chacune d’entre elles est constituée d’un prolongement (axone) transmettant des messages aux autres cellules nerveuses ou en recevant de ces dernières. Ces prolongements libèrent des substances chimiques appelées neurotransmetteurs qui acheminent les messages d’une cellule à l’autre. Chez les personnes atteintes de schizophrénie, ce système de communication est défaillant.” (source : Société Québécoise de Schizophrénie)
Chez l’individu l’identification des messages de chaque cellule est opaque pour l’observateur extérieur. C’est moins le cas pour un ensemble d’individus figurant les cellules d’un groupent humain tel qu’un pays.
C’est pourquoi si nous ramenons le sujet à la France, après avoir constaté l’existence de la maladie nous pouvons émettre des hypothèses sur les causes des conflits de messages entre les français qui représentent les cellules de l’entité “corps social” atteinte par la schizophrénie.
Mon hypothèse
Les individus ou cellules constituant la France pensent être organisés à partir d’un concept qu’ils auraient forgé à l’occasion d’une âpre lutte. Concept qu’ils appellent la liberté, une abstraction dont le fondement serait la propriété privée.
Toute leur vie personnelle tourne au tour de cette idée, à travers l’expression de la propriété privée de leurs pensées, de leur corps et de leurs biens.
Mais, et c’est l’élément déclencheur de la maladie, leur organisation collective, entre les mains de leurs hommes de l’état et leurs affidés, est entièrement axée sur la suppression de la propriété privée, sur la prédominance du groupe, sur l’appartenance au collectif, en tout et pour tout.
C’est ainsi que les messages entre les individus formant les cellules du corps social sont inexorablement brouillés.
Chaque individu, cellule du corps France, reçoit en toute chose, en tout projet, en toute pensée, deux informations simultanées et totalement contraires, l’une que j’appellerai “constitutionnelle” à trait à sa propriété privée, l’autre que j’appellerai “conjoncturelle” à trait à sa dépendance collective.
L’individu va, alternativement, se ranger selon son intérêt immédiat à l’une ou l’autre de ces deux informations.
Nul ne sachant, souvent même pas lui, laquelle de ces deux informations va déterminer sa posture, il devient une cellule à communication imprévisible, défaillante, brouillant irrémédiablement l’équilibre de la communication globale.
La schizophrénie de la France est actée. Hélas, c’est une maladie qui tue et accessoirement emmerde les voisins.
Bien à vous. H. Dumas
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Pendant plus de mille ans l’église catholique a été l’organisatrice de la bureaucratie. Seuls ses membres savaient lire et écrire, d’où cette vocation pratique car la bureaucratie utilise abondamment l’écrit.
Il n’est pas d’organisation conséquente sans bureaucratie.
Au début la bureaucratie organise. Pour cet objectif elle réclame et obtient des pouvoirs de coercition. Car une organisation ne peut exister que si ceux que l’on souhaite organiser observent les règles de l’organisation. L’inverse s’appelle l’anarchie pour certain, tout simplement la liberté pour d’autres dont je suis.
Il est très rare que les règles mises en place satisfassent tout le monde. Les réfractaires devront être contraints.
La question qui se pose alors inévitablement est : quel motif justifie d’imposer une organisation ?
Ou encore : quel motif justifie que la liberté de chacun soit organisée par d’autres ?
En ce qui concerne l’église catholique il s’agissait de croire en une seule et unique religion. C’est encore le cas chez les musulmans, les communistes, les écologistes, etc…. Une simplicité de motif permet de ne pas s’embarrasser de détails.
Dans le passé ce fût terrible. Ils en bavèrent ceux qui entraient en conflit avec la bureaucratie ecclésiastique. Ils en bavent encore ceux qui entrent en conflit avec la bureaucratie musulmane, en Iran ou ailleurs, communiste au Venezuela, écologiste un peu partout, etc…
Car, entendons-nous bien, il s’agit de faire le bonheur de la masse à organiser. Chacun sait à quel point il n’était à l’époque de bonheur possible qu’à travers l’église catholique, tout pêcheur, tout renégat, ne pouvait que souffrir de lui-même certainement mais, s’il le fallait, la bureaucratie inquisitrice du moment savait provoquer cette souffrance rédemptrice.
Les choses n’ont pas beaucoup changé.
Par exemple, vous voulez une retraite conséquente sans avoir à trop débourser personnellement ? Pas de problème, une bureaucratie bien organisée fera payer les autres pour vous. C’est simple. Un objectif clair, une bureaucratie déterminée, tout est alors possible.
Oui mais quand même, aujourd’hui tout le monde sachant lire et écrire ce n’est pas si facile, non ? La croyance n’est plus l’outil déterminant qu’elle a été.
Détrompez-vous. La bureaucratie va rendre l’objet du débat si compliqué que plus personne n’est capable de le comprendre. Vous voyez bien depuis plusieurs mois que les français se déchirent sous les yeux bienveillants de leur bureaucratie, depuis un mois et demi qu’ils galèrent face aux grèves, personne ne sait vraiment pourquoi.
Vous avez eu les justificatifs chiffrés des différentes solutions possibles de retraite ?
Pourtant ce ne doit pas être si sorcier. On connait le nombre de travailleurs, le nombre de retraités, maintenant et à venir, on doit pouvoir facilement répondre à : que faut-il pour faire quoi ?
Eh bien non, la bureaucratie, qui sait faire ces calculs, laisse la masse se fritter à coup de croyances, dans le plus parfait obscurantisme.
De là à penser qu’elle y trouve son intérêt il n’y a qu’un petit pas à faire.
Le fond de commerce de la bureaucratie est la complexité apparente qui démotive la raison au profit de la croyance. Car au nom de la croyance tous les excès sont possibles, voire souhaités.
Et nous arrivons au comble : faire croire que le mal que l’on vous fait est pour votre bien.
C’est magique, stratégique, d’abord provoquer l’ignorance, puis installer en lieu et place la croyance, la force se chargeant de convaincre les récalcitrants, pour finir en prétendant faire le bien, qui soudain dans les esprits va devenir proportionnel à la douleur, au chagrin de la perte de liberté. Plus t’as mal, plus c’est pour ton bien….
Cette merde de bureaucratie envahit toutes les sociétés, sans exception, avec toujours, toujours, les mêmes symptômes et les mêmes résultats.
Aucune expérience n’est utile, ne protège de cette calamité.
L’homme est incapable de capitaliser son expérience sociétale, tant il est avant tout individu, mais individu prédateur de l’autre….
La bureaucratie est son outil, son moyen de prédation. Tout le monde le comprend, mais c’est pour le bien de tous… alors…
Alors, bas les masques. Refusons cette bureaucratie, plus d’imprimé, plus d’autorisation, plus d’interdiction, juste de la politesse et du respect pour l’autre, pas de formulaire à remplir pour une chose aussi simple.
La grève des imprimés me parait la seule juste et efficace. Que peut faire une bureaucratie sans imprimé ?…
Bien à vous. H. Dumas
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En préalable de ce billet une petite anecdote. La semaine dernière je croisais une relation amicale que je n’avais pas vu depuis une dizaine d’années, socialiste.
En plaisantant je lui dis :
– Alors, toujours socialiste ?
Il fait la moue, puis me répond :
– En tout cas, toujours de gauche.
Je ne vais pas plus loin dans la conversation parce que je l’aime bien, mais je me dis : que veut-il dire ?
Est-il pour un Etat acteur économique unique ou, tout simplement, pense-t-il que la gauche aurait, comme le disait Giscard, le monopole du cœur ?
Je crois hélas que la vérité tient tout simplement dans la deuxième hypothèse, c’est navrant, si primaire.
Au fond de lui il a dû adopter l’égalitarisme comme solution de cœur…
C’est la facilité, cela évite la lourde contrainte personnelle de la compassion, de la responsabilité et de la charité, notamment envers ses proches et sa famille.
En ce qui concerne la crise des retraites mêmes erreurs, du vent.
Quand je vois des personnes descendre dans la rue pour contester ce que, alors inactifs, ils imaginent percevoir dans quarante ans, je me demande si je rêve. En revanche je suis sûr qu’eux rêvent.
Que ce soit par la répartition ou par la capitalisation, nul ne peut sans mentir affirmer qu’il sera capable de verser dans quarante ans une retraite égale au salaire moyen de chacun sur la période.
Tout au plus l’Etat, par l’impôt, peut-il organiser un minimum vital pour les nécessiteux au jour de la retraite, et encore ce n’est pas certain. L’URSS n’en n’a pas été capable lors de sa retentissante faillite.
Chacun est responsable de sa vieillesse, encore faut-il que sa capacité d’économie ne lui soit pas volée par l’Etat égalitariste. Là est le problème.
Là est la crise
La révolte concernant les retraites n’est qu’une inconsciente façade. Comment expliquer autrement que des hyper-privilégiés, fonctionnaires aux salaires, avantages et retraites démesurés payés par les autres, soient dans la rue au coude à coude avec les laissés pour compte alors que, sans aucun doute, les premiers portent en grande partie la responsabilité de la dérive des seconds ? L’égalitarisme nuit principalement aux plus faibles.
La jonction de ces deux extrêmes est le symptôme d’un grave dysfonctionnement qui préfigure historiquement l’avènement de la vraie violence sociétale, ingérable.
Quand privilégiés et miséreux s’associent, le chaos n’est pas loin, les princes ont du souci à se faire.
Il est utopique d’imaginer que la “crise des retraites” puisse être régulée, puisque ce ne sont pas uniquement les retraites qui jettent les gens les plus déterminés dans la rue, mais différents agents de mécontentement tels que les abus de réseaux, les connivences, la corruption, l’arbitraire, tous issus des tares de l’égalitarisme.
Nous n’en sommes qu’au début, inutile donc d’en imaginer la fin.
Plus rien ne marche, les hôpitaux sont en jachères ; la justice en pleine crise masturbatoire rend journellement l’iniquité ; l’enseignement forme nos enfants au mensonge, aux mirages ; l’économie vit en vase clos entre initiés et tente par le monopole de contrer la concurrence qu’elle ne peut pas assumer, alors que ce devrait être sa mission ; la police tabasse ; l’armée prie pour ne pas avoir à détaler à l’occasion d’un conflit.
Pendant ce temps une poignée de privilégiés, élus ou nommés sans rapport avec leurs compétences, font la pluie et le beau temps, corrompant leurs gitons, traquant les têtes qui dépassent, à l’abri derrière la croyance admise de l’égalitarisme.
Comment cela va-t-il finir ?
Comme tous les mensonges, mal en général.
En effet, aujourd’hui, en est-il un seul pour dire la vérité ?
Pour dire que si les hommes sont égaux en droit ils sont inégaux en compétence, que cette inégalité est leur richesse, libre elle s’équilibre par l’échange, la compassion et l’honnêteté.
Que la base de tout c’est la liberté, qu’il n’est rien, aucune croyance ou philosophie, au-dessus.
Que derrière chaque prédicateur, il y a un prédateur.
Formatée pour subir, la population ne l’est pas pour réfléchir, quand la contrainte devient lourde elle tue ceux qui lui ont fait prendre les vessies pour des lanternes et l’ont amenée au point de souffrance qui provoque la rupture.
Oui, nos Princes ont du souci à se faire.
Bien à vous. H. Dumas
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Le livre de Jiang Rong “Le Totem du loup” m’avait en son temps énormément marqué. Je n’étais pas isolé, Jean-Jacques Annau en a fait un magnifique film, rendant presque — mais pas tout à fait — accessible le mythe de ce prédateur qui hante notre inconscient.
Dans “Le totem du loup” l’animal est fantasmé, en même temps que ses coutumes et moyens sont merveilleusement racontés. En réalité ce livre est une incantation à la liberté.
Car, et c’est là le problème, tout aujourd’hui concourt à nous faire croire qu’il n’est pas de liberté sans prédateur, dont celle-ci favoriserait l’activité. Est-ce vrai ?
C’est une question fondamentale que se posent les libéraux, enfin ceux qui cherchent à savoir pourquoi ils sont libéraux.
Pour imager la réflexion restons au stade bestiaire : le loup et le mouton.
Le loup est libre, le mouton ne l’est pas. Le mouton pourrait-il être libre ? Evidemment oui.
C’est alors un mouflon. Il n’a aucune ressemblance avec le mouton domestique, mais il reste la proie du loup, simplement plus difficile pour lui à attraper.
L’idée que la liberté pourrait être rendue à un troupeau de moutons par un berger idéaliste est stupide, devenus inadaptés à l’état sauvage ils seraient rapidement décimés. La domestication a donc considérablement modifié le mouflon, au point de le rendre inapte à la vie sauvage.
Quels sont les gains, pour lui et pour la nature ?
Pour lui, aucun gain. Mouflon Il était naturellement dévoré par le loup quelques-uns en réchappaient, mouton domestiqué il est maintenant dévoré par le berger sans exception.
Pour la nature la modification est essentielle, modifications du mouton lui-même et de son environnement. Mais uniquement au bénéfice de son prédateur le berger, donc modifications à somme nulle pour le mouton.
La nature modifiée est-elle plus séduisante ? Certainement oui pour le berger. Mais il faut que celui-ci accepte l’idée qu’il fait lui-même partie de cette nature, qu’il est un prédateur, qu’il assume ce rôle.
La conclusion est qu’il est possible d’affirmer que la liberté n’est pas le support de la prédation, qui au contraire se trouve facilitée par la domestication qui n’est jamais qu’une prédation rationalisée à grande échelle. Liberté et prédation ne sont pas liées.
La nature régulée, modifiée par le berger, reste égale à elle-même, la modification n’est que ponctuelle et apparente, le fond ne change pas : la prédation reste présente, constante.
La prédation est donc une composante de la nature indépendante de la liberté.
Pourquoi le cacher ? C’est la question fondamentale.
Les moutons savent-ils que le berger va les dévorer, comme ils le savent instinctivement pour le loup ?
Sans doute. Peut-être comme nous savons tous que nous allons mourir et sommes capables de n’y jamais penser.
Bien que naturel, le rôle du berger est trouble lorsqu’il prétend défendre le mouton indépendamment de son appétit pour lui.
C’est ici que se trouve le nœud du problème : le rapport entre une société, ses prédateurs et ses soi-disant protecteurs.
Ramenée à la société des hommes ce questionnement ne manque pas de saveur.
Immédiatement il amène à se demander quel est le prédateur qui se cache derrière les bergers (ères) de tout poil qui s’autoproclament à longueur de journées.
A ce jeu les réponses ne sont pas évidentes, mais elles existent à chaque fois. Cherchez bien, vous les trouverez. Mais à quoi bon ?
La prédation est une composante indissociable de l’état de nature.
Ma conclusion est que : pour chaque prédateur dénoncé il est un berger futur prédateur habilement dissimulé en dénonciateur, qui cherche à neutraliser les défenses naturelles du vivant pour mieux l’abuser.
Raison de plus pour être un libéral, capable d’affronter ou de vivre la prédation à visage découvert, tout en n’en ayant ni le goût ni la phobie.
J’aime bien ce jeune-homme, son apparence à la fois de sérieux et de naïveté, sa réalité de panique totale.
S’il était un objet, il serait une roue motrice d’auto-tamponneuse. Enfant j’étais émerveillé par les roues motrices des autos-tamponneuses. Situées directement sous le moteur électrique, elles peuvent tourner indéfiniment à 360 degrés. Ainsi elles vont instantanément en avant ou en arrière, ou encore sur les côtés.
C’est exactement les caractéristiques du jeune Macron, c’est pourquoi l’observer fait ma joie.
L’exemple le plus caractéristique est sa posture avec les maires de France.
On nous rabâche les oreilles avec le sacrifice de ces individus, moi qui les ai côtoyés toute ma vie j’ai le regret de vous dire qu’ils sont, à une écrasante majorité, directement ou à travers leur administration, consciemment ou inconsciemment, les responsables de la débauche de corruption qui touche et tue notre pays.
Lorsque Mitterrand mit en œuvre la décentralisation son but était de casser l’Etat. Cet État dont la rigidité, mais aussi l’intégrité de la préfectorale qui le représentait en région, laissait peu de place à la démagogie qui était le fond de commerce de Mitterrand.
Le drame fût qu’en donnant le pouvoir aux maires, réduisant les préfets à un rôle de potiche, il leur donna aussi les cordons de la bourse.
Les préfets potiches, initialement vexés, furent ravis de constater la débauche dépensière des élus, n’hésitant pas même à la favoriser, en pensant qu’au jour de la faillite finale ils reprendraient la main.
Les maires, enivrés par le pouvoir et son cortège de privilèges, par la saveur de la notoriété, comprirent — juste après leurs électeurs — que la “banque des faveurs” chère à Paulo Coelho est le meilleur moyen d’acheter les voix de la réélection.
Quarante ans plus tard les électeurs sont gavés de cadeaux dispendieux, en majeure partie inutiles, ils se sont habitués à cette corruption devenue endémique.
Évidemment Macron sait tout cela.
Aussitôt élu il a joué la partie avec les préfets en reconquête de pouvoir, il a commencé à resserrer les cordons des bourses locales avec l’idée d’en reprendre l’usage en complicité avec les préfets énarques comme lui.
Il a sous-estimé le fait que la corruption locale liée à la décentralisation est devenue fonctionnelle, la base même du système.
Puis, tout occupé par ses casseroles en train de brûler, courant de tous côtés, il a fini par perdre totalement la majorité qu’il n’a jamais eue.
V’là t’y pas qu’hier soir à l’occasion de ses vœux, avec l’air sérieux d’un premier communiant juste après confesse, il embrasse les maires crapuleux sur la bouche.
Un sacré virage, une marche arrière de tank italien, l’abandon de tout espoir d’assainissement.
Tout ça pour conserver la pyramide de Ponzi, le mythe des retraites faciles.
Nous sommes bien dans le manège des autos-tamponneuses, attention ça va cogner et décoiffer, que les meilleurs gagnent. C’est la loi du plus vicieux qui s’impose.
L’homme occidental blanc se fait beaucoup de souci pour la faune qu’il appelle “sauvage”, dont il imagine la potentielle disparition.
Il n’a pas conscience de son propre statut d’animal et il n’envisage pas sa propre disparition — indépendamment des contraintes environnementales — du simple fait d’une toute bête inadaptation de sa part à la vie basique.
La vie basique animale est assez simple, il s’agit d’atteindre le statut d’adulte reproducteur — pour les animaux grégaires en gérant l’intégration au groupe — puis de reproduire, de participer à l’équilibre, à l’essor, du groupe et enfin de mourir.
Cette simplicité de la vie, chez l’homme primaire déjà “tribalisé”, se concrétise par une enfance protégée par les adultes jusque vers 12 ans, une adolescence initiatrice de 12 à 16 ans, puis une vie d’adulte de l’ordre de 25 à 30 ans et une mort donc vers 40 ans.
Il se trouve que l’homme — d’une façon que je n’ai pas la compétence d’expliquer — a créé le moyen de capitaliser, c’est-à-dire d’accumuler et de transmettre.
Cette faculté, qu’il est le seul à posséder dans le monde animal, lui a permis de modifier son environnement dans des proportions spectaculaires, inimaginables.
Par la capitalisation, la connaissance a bousculé l’ordre de la nature, ceci exclusivement dans le cadre de l’usage qu’en fait l’homme, c’est-à-dire de façon infinitésimale par rapport à l’univers.
Le problème tient au fait que l’homme a transformé son environnement mais pas sa personne qui, elle, n’est pas capitalisable. Les expériences émotives et physiologiques de l’homme ne se capitalisent pas, n’aboutissent qu’à de lentes transformations de lui-même, scotchées à l’évolution générale.
L’animal humain transforme son environnement à vitesse accélérée pendant que lui-même stagne à la vitesse de l’évolution naturelle.
C’est ainsi que Empédocle, 500 ans Av. J. C., affirmait que l’amour unit pendant que la haine désunit, ce qui est toujours d’actualité pour les humains.
Mais dans le même temps il affirmait aussi que toute chose est composée du feu, de l’air, de la terre et de l’eau, ce qui aujourd’hui nous parait ridicule en comparaison de la connaissance de notre environnement permise par la capitalisation scientifique.
Notre homme occidental blanc n’a pas conscience du fossé qui existe entre ce qu’il est et ce qu’il comprend. Il croit ainsi que ce qu’il comprend est. Rien n’est moins faux.
Par exemple, il vit artificiellement jusqu’à 84 ans en moyenne, alors qu’il n’est pas fait pour cette perspective. C’est ainsi que son adolescence s’étire jusqu’à des âges si avancés qu’il rêve de vivre encore cette période d’irresponsabilité à la fin de sa vie active lors de sa retraite, si ce n’est tout au long de sa vie. Ce souhait d’irresponsabilité le déconnecte de la vie animale où chacun est responsable, l’expose à une extinction massive.
Dans le cadre de la reproduction il évacue la nécessaire sélection. La danse nuptiale animale est organisée autour du refus du féminin qui ne se plie que face à l’insistance du mâle dominant. Dans la civilisation de l’homme blanc occidental une telle danse nuptiale est “pénalisable”. La sélection ainsi supprimée, bannie, l’expose à une extinction massive.
Il est abusé par la transformation provoquée de son environnement immédiat, au point d’imaginer qu’elle concernerait l’ensemble du monde vivant. Ignorant la réalité de ses faiblesses animales, il conclut faussement qu’il aurait un devoir de revenir à la nature initiale, qu’il serait capable de vivre dans la nature réelle. Il se trompe lourdement et s’expose à une extinction massive.
L’homme occidental blanc est si décalé du monde réel qu’il inverse, pratiquement sans exception, toutes les normes naturelles. Il place l’inactivité au-dessus de l’activité, l’irresponsabilité au-dessus de la responsabilité, la précaution au-dessus du risque, la sexualité au-dessus de la reproduction, le virtuel au-dessus du réel, l’égalité au-dessus de la compétition, etc…
Il s’expose à une extinction massive car contrairement à ce qu’il croit le statut de son environnement est conjoncturel, minoritaire, fragile, il ne résistera pas au temps de l’univers.
Son intelligence, liée à son évolution naturelle lente, commence à ne plus être en mesure d’assimiler les contraintes et les écarts de la fulgurance de cet environnement.
Il peut vaincre le chaud, le froid, sa vitesse de déplacement, la pesanteur, certaines des autres vies animales qui lui sont nuisibles, mais pas sa propre bêtise, ses limites intellectuelles, liées à son évolution naturelle.
L’homme occidental blanc est en pleine crise de vanité, qu’il feint d’ignorer en se plaçant dans une condescendance mortelle par rapport à ceux avec qui il est en compétition sur ce petit morceau de caillou qu’il appelle terre.
L’homme occidental blanc est en voie d’extinction, il se croit chevaleresque, il n’est que “Don Quichottesque”.
Cette semaine j’étais à la Cour d’Appel de Montpellier, contre l’URSSAF.
Débiteur contre mon gré, j’exposais la situation clairement.
Inscrit au registre des employeurs depuis 1965, je n’ai jamais manqué le paiement des charges pendant cinquante ans. Charges que j’ai vues avec le temps devenir égales au salaire, alors qu’elles n’en représentaient même pas la moitié par le passé.
Ma situation s’est dégradée lorsque le fisc a bloqué toute ma trésorerie, à la suite de redressements scandaleux.
Donc, j’explique à La Cour qu’il n’y a que deux solutions :
– Soit l’URSSAF est l’Etat, alors la totalité de ma créance doit être traitée dans le même temps puisque l’Etat ne peut pas d’un côté bloquer indûment ma trésorerie et de l’autre me réclamer des factures alors qu’il m’a mis en position de ne pas pouvoir les payer. L’ensemble doit faire l’objet d’un règlement global.
– Soit l’URSSAF est une société privée, alors La Cour doit faire droit à ma demande d’une expertise visant à établir le vrai prix des prestations fournies par cette société, qu’à la louche je pense valoir le tiers de ce qu’elle les facture.
A cela l’avocat adverse — lecteur assidu de ce blog qu’il évoque sans cesse — rétorque que l’URSSAF est une société de droit privé chargée d’une mission de service public. Cela est absurde. Depuis quand une assurance serait une activité concernant l’Etat ? A quel moment la constitution prévoirait-elle cette ineptie ? Quand aurait eu lieu l’appel d’offre obligatoire attribuant cette mission de service public à l’URSSAF ?
Le dossier est stupide, nous sommes face à un abus de droit caractérisé.
Le magistrat qui préside la chambre de La Cour d’Appel devant laquelle je me présente a évidemment parfaitement compris la sottise de cette situation.
Aussi, lorsque je lui dis que j’ai été élevé dans le respect de la justice, que l’on m’a incité à penser que la France est un Etat de droit, que cela implique d’avoir confiance dans sa justice, il me dit, parlant de La Cour dont il préside la chambre où nous nous trouvons : “NOUS SOMMES UNE ADMINISTRATION QUI PORTE LE NOM D’UNE VERTU”
L’humour noir, l’ironie de cette saillie, doivent être appréciés à leur juste valeur.
Cet homme est intelligent, c’est évident. Peut-on être intelligent et prétendre juger les hommes ? Non, répond ce magistrat, puisqu’il fait comprendre par sa boutade qu’il ne juge pas, qu’il administre.
Evidemment tout s’éclaire. Mais quand même. S’il administre, qu’elle mascarade tout ce décorum, cette exigence de respect, alors que l’administration “Justice” ne vaut donc pas plus que les CRS qui tentent d’administrer la rue, ou le cadastre qui administre la propriété, ou Bercy qui administre le train de vie des hommes de l’Etat.
Notre droit de refuser cette administration serait alors total. Oui mais… les condamnations, la prison ?
Vu sous cet angle elles s’apparentent au goulag. Nous approchons de l’organisation de la terreur au profit des hommes de l’Etat. En fait nous y sommes.
Sur le coup je n’ai pas pu m’empêcher de sourire, je n’étais donc plus dans un Palais de Justice, mais dans une maison de la loi, du pouvoir, entre les mains des hommes de l’Etat. L’otage de quelques-uns, de ces hommes de l’Etat qui prétendent représenter cette abstraction.
Donc, les magistrats intelligents savent qu’ils ne représentent rien, seulement les fusils pointés vers nous par les hommes de l’Etat, l’ensemble enrobé de codes et arguties qui leur permettent de nous condamner sans exigence de réalité.
C’est donc bien d’une atteinte frontale à nos libertés fondamentales dont nous sommes l’objet de la part d’une minorité qui se fait passer pour les représentants d’un Etat auquel nous devrions allégeance par le seul fait de notre naissance.
L’univers n’a pas en magasin “La justice”. Ce que nous appelons “la nature” encore moins. La Justice, cette invention des hommes, n’est donc qu’une mascarade philosophique, une absurdité, c’est la conclusion qui m’a été révélée par ce magistrat.
Ici, je le remercie sincèrement. Je n’espérais pas un jour pouvoir partager, à ce niveau et publiquement, ce que je pense intimement depuis si longtemps : le juste est un choix personnel, dont on ne rend compte que devant sa conscience d’homme.
Indirectement il m’a averti qu’il va me condamner. Mais sait-il à quel point il m’a apaisé quand il a ainsi tout relativisé ?
Il est plus doux, voire carrément glorieux, d’être hors la loi que fauteur d’injustice. Mes condamnations fiscales et d’URSSAF, qui se succèdent comme les avions à Orly, ne sont donc pas comme le prétend la population majoritaire qui me juge des manquements à une “justice” sociale, mais de simples manquements administratifs.
Ouf, je peux être un juste et dénoncer la terreur fiscale, me révolter contre l’administration qui me pille.
Espérer être un jour absout est donc possible. Il suffit pour cela que l’administration du pays retrouve le chemin de l’efficacité, du respect des apporteurs de richesse, qu’elle cesse de voler Paul soi-disant riche, pour flatter Jacques soi-disant nécessiteux.
Gageons que si elle ne le fait pas d’elle-même, les lois de la vie l’y obligeront. Merci encore à ce magistrat qui m’a ouvert l’avenir en avouant son présent.
Joyeux Noël.
Bien à vous. H. Dumas
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Son discours est simple : l’homme doit être contraint car son développement libre est néfaste à la planète.
Contraindre l’humanité, entraver les libertés individuelles, n’est pas une nouveauté.
Les sinistres générés par cette posture sont légions.
Depuis toujours l’homme est en lutte à la fois contre une nature qui lui est hostile et contre ses propres divisions antagonistes qui chacune ambitionne de le soumettre.
Dès qu’il s’affaiblît la nature reprend l’espace qu’il laisse vide, la mort de chaque homme est suivie d’une invasion parasite qui le dévore. La disparition de tous les hommes laisserait la nature indifférente, il est probable qu’une autre forme de vie dominante prendrait leur place.
La présence des hommes sur cette terre n’est pas due au hasard mais à leur courage, à leur lutte de chaque instant pour exister.
Il faut cesser de lutter nous dit Greta Thunberg, car notre lutte fait plus de dégâts qu’elle n’apporte d’avantages. Pour preuve une dégradation de la planète qui serait imputable aux transformations générées par notre combat pour vivre librement.
En réalité, le danger ne viendrait pas directement de nous mais de notre liberté, tel est le message tarte à la crème de Greta Thunberg.
Ce qui est extraordinaire dans cette affaire, et comblerait Etienne de La Boétie, est que c’est la population elle-même qui réclame, à travers Greta Thunberg, sa propre soumission. Nulle force armée, nul souverain ne lui impose, elle la souhaite pour le seul plaisir de la voir écraser la liberté des autres.
Pourtant chacun sait que vivre soumis, aliéner sa liberté, est particulièrement douloureux, désavantageux, sauf pour ceux qui, comme Greta, organisent cette servitude, en sont les seigneurs.
Greta sait-elle cela, en est-elle consciente ? Probablement pas, son égo lui dissimule la vérité et lui fait croire à sa fable. A cette idée imbécile que la liberté des hommes serait le vecteur potentiel de leur disparition.
Alors que, s’il est de nombreux exemples d’échecs pour l’homme du fait de sa soumission, il n’en est aucun impliquant sa liberté, même lorsque cette dernière a généré des excès momentanés.
Il serait bon que l’ego de Greta Thunberg soit jugulé. Il le sera forcément un jour, mais alors il est possible qu’il soit trop tard pour elle et pour nous, que les dés de la soumission soient jetés, pour longtemps.
Contrairement à ce qu’elle croit, la masse des hommes contraints est beaucoup plus dangereuse pour son environnement que celle des hommes libres, l’une n’a pas de limite, l’autre se régule naturellement.
Enfin, il faut que Greta se méfie, entre accuser les hommes puis les condamner et les exécuter, il suffit d’un juge, et ce n’est pas ce qui manque… lourde responsabilité pour une gamine de seize ans …
Bien à vous
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