Retour sur la bureaucratie

J’entends ceux qui me disent qu’une société sans une organisation administrative – que l’on appelle péjorativement bureaucratie – ne peut pas exister.

Il faut bien, disent-ils, organiser la vie en commun, appliquer un minimum de règles, alimenter le souvenir des choses par le classement, etc…

J’avais, il y a quelques années, publié un billet sur la nécessité de l’administration, mais aussi sur le sens vital de son fonctionnement.

J’ai cherché ce billet dans les archives du blog sans le trouver. Cependant, en me plongeant dans ces archives j’ai été stupéfait par deux choses :

– depuis plus de dix ans notre discours n’a pas changé,

– depuis le même temps la situation non plus n’a pas changé.

Peut-on parler d’un échec ?

En termes d’audience probablement. On ne peut pas dire que ce blog ait attiré la foule contrairement aux centaines de milliers de followers de bien des sites pourtant superficiels… enfin… question d’opinion.

En termes de constat sociétal et prévisionnel, je crains au contraire que nous soyons toujours dans le vrai et que le dénouement approche dangereusement, alors que notre but était d’alerter pour éviter justement la catastrophe.

Revenons à l’administration

Dans ce billet enfoui, introuvable, je précisais que la bureaucratie est liée à toute organisation, qu’elle lui est consubstantielle, que sa neutralité s’impose. Mais, si elle s’engage elle ne doit pas le faire du sommet vers la base pour ordonner, mais de la base vers le sommet pour informer.

Dans le monde libéral où la société fonctionne au bénéfice des intéressés ou clients l’administration est à leur service et remonte aux décideurs leurs souhaits ou leurs besoins.

Dans le monde collectiviste où la société fonctionne alors pour plier l’assujetti aux règles éditées par le pouvoir – pour le bien des administrés est-il prétendu – l’administration est au service des décideurs, elle a alors un rôle de coercition, elle redescend les ordres et en impose l’application à la population.

On perçoit que selon le but un sens de fonctionnement se met en place, que de ce sens découle la personnalité et l’usage de l’administration.

Dans nos sociétés, où la pensée collectiviste est majoritaire, l’administration est néfaste aux individus, sans que l’on puisse affirmer en contrepartie une utilité quelconque de sa part.

C’est dans ce cadre que les auteurs de ce blog s’autorisent à critiquer vertement l’administration française.

Ce billet m’amène à mettre sur la table la question de la présentation du blog, en supposant que celle-ci aurait une incidence sur l’écoute dont nous bénéficions.

Il est clair que ce blog s’insurge d’abord contre Bercy et ses pillages, qu’il le fait à partir de faits vrais et vécus, qu’ensuite avec la même méthode il évoque d’autres aspects administratifs.

Ce faisant, il brave la terreur fiscale et peut, à juste titre, faire peur. Notre blog lui-même est constamment l’objet d’attaques ouvertes ou occultes de la part des hommes de l’Etat, plus particulièrement de Bercy et de la justice qui lui est inféodée.

Evidemment, en attaquant plus particulièrement Bercy nous touchons l’outil de la pensée collectiviste qui rend l’administration néfaste, son moteur, ses officiants meurtriers.

Si nous décidions de ne plus axer notre blog sur Bercy, de l’ouvrir à une simple réflexion politique, les choses seraient sans doute plus simples.

Mais alors nous rejoindrions la masse des débatteurs, cela nous donnerait peut-être une dimension électorale, mais pourquoi faire ? Si dans le même temps nous relâchons la pression sur le cœur du réacteur, sur la machine infernale et ses collabos.

J’ose espérer que notre sacrifice est utile, quel qu’en soit le coût… même si aujourd’hui il peut paraitre excessif et dangereux.

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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One thought on “Retour sur la bureaucratie

  1. En allemagne dans les services Hospitaliers il y a + de 30% de moins d’administratifs qu’en France et 30% de + de soignants que la France. Chercher l’erreur en France. Pour ceux qui n’ont pas encore compris le problème français, mais il vont le payer tôt ou tard. Et je pense à certains élus et syndicats qui s’indignent de la baisse des retraites du nouveau système et du déclin économique français. Mais Regard sur la retraite du secteur privé durant 62 ans qui n’a fait que baisser et que l’on m’a adressé et du déclin économique français= cliquez pour lire la suite : https://developpement-mental-semantique.com/regard-sur-la-retraite-du-secteur-prive-durant-62-ans-que-lon-ma-adresse/

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