L’opinion publique cette maitresse dangereuse

Comme je l’ai exprimé dans un commentaire à l’excellent billet de Michel Georgel, je me pose depuis longtemps la question de savoir qui de l’opinion publique ou des manipulateurs autoproclamés manipule et quoi ?

Mon expérience politique, solide, liée à mes fréquentations amicales, professionnelles, et à ma pratique personnelle du sujet, est théorique et pratique. Ce qui me permet d’être formel dans mon désintérêt du pouvoir, en réalité plus aliénant que gratifiant pour un honnête homme.

Je suis arrivé à la conclusion que c’est l’opinion publique qui manipule les dirigeants et non l’inverse. C’est ce qui explique que je ne crois jamais au complot.

L’opinion publique est, comme le marché, insaisissable parce que dépendante de milliards de connections que personne ne peut appréhender globalement. Qui plus est, elle ne s’exprime jamais, ce qu’elle pense est toujours en non-dit.

Elle existe donc, quel que soit le régime politique, démocratie ou dictature, et elle pèse de tout son poids sur les évènements, y compris lorsque son silence fait croire qu’elle est manipulée pendant quelle manipule.

Il arrive, d’ailleurs assez souvent, que l’opinion publique soit en accord avec ceux qui disent la manipuler, ils peuvent alors faire croire qu’effectivement ils la manipulent. On remarquera que, dans ce cas, si l’opinion publique s’est trompée, elle laisse porter le chapeau, sans rien dire, à ceux qui ont prétendu la manipuler, d’ailleurs elle crie alors comme un seul homme à la manipulation.

L’exemple le plus parlant est le nazisme, débile philosophie de pillage à laquelle les Allemands ont majoritairement adhéré, pendant qu’une bande de pieds nickelés pensaient être des champions de la manipulation en s’appropriant le nazisme, ce qui les a perdus. Ils ont fini pendus quand l’opinion publique s’est trouvée acculée. Elle n’a rien avoué. Depuis elle prétend toujours avoir été manipulée.

Autre exemple, le procès expéditif des Ceausescu, dictateurs déchus par l’opinion publique, mais fusillés par des opportunistes.

Revenons sur COVID

Mon ressenti est le suivant.

Lassée d’une société de compétition évaluée sous l’angle de la consommation, la masse humaine ne savait pas comment arrêter ce processus sociétal, alors qu’elle avait impérativement besoin d’un temps mort. Elle a amplifié la venue d’une grippe difficile, benoitement signalée par les alarmes ordinaires de la santé publique. L’opinion publique s’est calfeutrée avant même que cela lui soit imposé.

Lassée aussi de la camaraderie obligée, la même opinion publique a été ravie de mettre de la distance, de limiter l’entassement, elle a adopté immédiatement les fameux gestes barrières et les masques faciaux que précédemment elle interdisait aux femmes musulmanes, certes pour d’autres motifs mais pour des résultats semblables quant au vivre ensemble.

Paniquée par la gabegie publique, l’opinion publique souhaitait aussi arrêter la pression fiscale. Non seulement celle-ci a été bloquée, mais le même fisc pillard a distribué de la fausse monnaie comme au Monopoly à ses anciens souffre-douleur.

Ce sont toutes ces choses, et sans doute bien d’autres encore, qui ont enclenché l’idée d’une pandémie et sa mise en musique.

Ce n’est qu’ensuite que les opportunistes, élus, administrations, industriels, etc… sont entrés dans la danse, plus ou moins vite selon leur réactivité et leurs caractères.

Tout ce qui a suivi, les falsifications de chiffres ou de soins, de remède ou de vaccin, toutes les vérités et contre-vérités assénées, ne sont que l’écume de rameurs qui tentent de faire croire qu’ils sont importants, alors qu’ils ne sont que les obligés de l’opinion publique.

Et celle-ci, machiavélique, taiseuse, accepte de faire semblant de croire que ces beaux-parleurs, hommes de paille juste présomptueux, l’ont manipulée. Ainsi ce sont eux qui paieront la facture lorsque l’opinion publique aura changé de pulsion.

Et soudain

Les premiers signes nous arrivent du retournement de l’opinion publique, les interdits de circonstance sont de plus en plus rejetés.

Les masques sont portés négligemment, ils vont être jetés sous peu, les doses de vaccin ne vont plus trouver preneurs, le couvre-feu est largement contesté la police se ridiculise à vouloir l’imposer.

Les suiveurs pseudos-manipulateurs ont du souci à se faire. Ils vont être broyés.

L’opinion publique va les manger tout cru, tout en les accusant de l’avoir manipulée, alors que c’est bien l’inverse auquel nous avons assisté.

Le pire

Ce que nous avons vu sera tellement renié par l’opinion publique que nous serons obligés, d’accepter l’idée saugrenue que nous n’avons rien vu, de déclarer qu’elle a été manipulée par ceux qu’elle va accuser alors que c’est l’inverse qui s’est passé, sans quoi nous serons diabolisés par elle.

Oui, l’opinion publique est manipulatrice, elle n’est pas fiable, mais elle est et doit être respectée. Elle est nous. Il n’y a rien entre elle est nous. Elle fait partie de nous comme nous faisons partie d’elle.

C’est elle qui commande et manipule, nul ne peut l’asservir, la saisir, elle existe au-delà des individus, elle existe encore même lorsqu’ils sont asservis individuellement, détruits sans pouvoir s’exprimer, elle se tait souvent mais elle est toujours là.

C’est elle l’œil dans la tombe de Cain.

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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7 thoughts on “L’opinion publique cette maitresse dangereuse

  1. La france a atteint en ce moment un niveau de folie élevé. Car la folie c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent.
    La France depuis quelques décennies est une suite de mensonges sur lesquels beaucoup trop de citoyens sont d’accord et cela rend son redressement très , très difficile.
    Rappel avec Un peu d’histoire de la France ce pays qui s’est construit de conquêtes, La France un pays virtuel, un territoire en évolution, être français serait-il éphémère ? = L’évolution des frontières françaises de 484 à 2020 ! . . . . . . . La France Peut donc disparaitre !
    > Une carte animée de l’évolution des frontières de la France de 481 à 2020.
    > Le vert et le rose signifient respectivement un gain et une perte de territoire.
    « Une animation réalisée par Cottereau. Musique : Two Steps From Hell « Impossible » » =
    Vous pouvez trouver cette vidéo ici : https://www.youtube.com/watch?v=14ynXi9F95k

    Enfin Proverbe Tibétain, Le secret pour bien vivre et longtemps est = manger la moitié, marcher le double, rire le triple, et aimer sans mesure.

  2. Bonjour,
    La vision que l’on a des choses dépend de l’endroit où l’on se trouve. L’élite que j’ai eu l’opportunité de fréquenter, exclusivement nationale, n’était ni aussi horrible ni aussi magnifique qu’elle est toujours décrite ou espérée.
    Les complots que j’ai pu connaître ont toujours été d’une nullité crasse, que seule l’opinion publique peut porter au sommet de l’information (voir la sordide et simplissime affaire Bygmalion).
    Rien ne me laisse supposer qu’il en soit différemment un peu plus haut, à l’échelle internationale.
    Les manipulateurs d’opinion que j’ai vu, toujours payés fort cher, n’ont jamais abouti à autre chose que de tenter désespérément de coller à l’opinion publique, leur maîtresse.
    En cela je ne suis pas en désaccord qu’avec Michel Georgel, comme lui je ne crois pas à la pandémie, j’adhère à ses observations sur les réactions comportementales et leur maniement, notamment la terreur comme gouvernance.
    Où je suis en différence, c’est pourquoi j’ouvre la discussion, c’est sur le fait que les manipulations comportementales influeraient l’opinion publique.
    Elles influent les comportements, pas l’opinion publique qui est la pensée de la masse et non son comportement.
    Comportement et pensée ne sont pas toujours liés, loin s’en faut, cela vaut pour la masse et pour chacun de nous.
    Mais, la pensée précède toujours le comportement, elle lui est supérieure.

    1. J’ai l’impression que l’opinion publique est tellement partagée en multiples opinions qui se chevauchent plus ou moins que la résumer à une entité n’est pas adéquat. Qu’ils en tiennent compte quand elle apparait signer une situation proche d’une révolte, c’est très vraisemblable, mais qu’elle ait joué dans la politique sanitaire depuis mars 2020, j’en doute. L’absence de stock suffisant de masques, de gants, de gel dans les hôpitaux ? La neutralisation des cliniques privées et des généralistes dans la prise en charge du Covid ? L’interdiction de l’hydroxychloroquine et temporairement de l’Azythromycine ? La prescription de Rivotril pour exécuter les cas graves ? Les EPHAD sans prévention médicamenteuse ? L’absence de suivi de la recherche et des publications médicales sur le Covid par Delfraisy et sa clique ? L’absence de reconnaissance des mutations du virus par les mêmes jusqu’en Novembre ? Toutes les manoeuvres pour imposer le Remdesivir ? et maintenant un vaccin inefficace ? Les masques en plein air ? Le gaspillage monumental de fric pour rien ? Non, toutes ces aberrations ne sont pas dues à l’opinion publique. Nos gouvernants avaient-ils des motivations autres que la folie du pouvoir, la corruption, n’était-ce que de l’imbécilité pure, de la paranoïa ? Je ne vois rien d’autre. Et ce n’est pas parce qu’une partie de la population s’est soumise, comme vous dites en comportement, 135 € c’est quand même dissuasif, qu’elle a une opinion favorable aux mesures dictatoriales prises, mais on peine à évaluer une quelconque opinion publique, trop diverses selon les catégories socio-professionnelles.

      1. L’opinion publique n’est pas lisible. Les aberrations dont vous parlez découlent de la tentative d’hommes de l’Etat particulièrement hermétiques à cette opinion de la séduire ou de la contrôler.
        C’est cela qui me fait dire que c’est toujours elle qui commande.
        C’est mon hypothèse de lecture de l’humanité.
        Ce n’est pas une affirmation de vérité avérée.

        1. Je comprends que l’on se pose la question de l’influence de l’opinion publique sur les gouvernants. Elle est sûrement active avant les élections. Néanmoins, l’exemple des gilets jaunes est instructif : l’Etat a mis en place le débat national pour monter qu’il n’était pas “hermétique” à l’opinion publique, puis il a enterré tout cela bien profondément. Alors, comme vous dites, c’est bien la méthode pour la séduire et la contrôler, mais dans l’objectif de ne pas la suivre. Elle ne commande pas, ou très peu, par exemple les 90 km/heure sur lesquels le gouvernement est revenu sans le dire vraiment. Mais il y a peu d’exemples de cette nature.

  3. Faudrait vous mettre d’accord avec Michel Georgel. Son papier est nettement plus crédible. Je ne dis pas que vous avez tord. Sur certaines choses, on voit bien que les gouvernants auscultent l’opinion publique pour savoir en sorte jusqu’où ils peuvent aller dans les conneries. N’ayant aucune capacité à prendre une décision intelligente, scientifiquement fondée et en cohérence républicaine, ils regardent le sillage du bateau pour voir les dégâts plutôt que de chercher la bonne direction de navigation. De toutes façons, ces incapables ratent tout. S’il y a complot, ils ne seront pas capables de le mener à bien, pas plus que de mener une politique économique et sociale correcte. Avant 2019, on savait qu’ils étaient nuls, en 2020, on a constaté qu’ils étaient encore plus nuls que nuls. À se demander si ce n’est pas leur objectif, atteindre l’absolu dans la connerie. Jamais ils n’ont compris les soucis du peuple, le démarrage des gilets jaunes, le raz le bol de ceux qui bossent. On hallucine dans la consternation. On est ahuri devant l’imbécilité de toute action gouvernementale, ce sont des malades irresponsables dangereux à enfermer. Rien n’est possible autrement. L’élection de 2022 va être chaude.

    1. Un conflit se développe entre une élite internationale qui veut dominer par des théories fumeuses et des populations de plus en plus informées des impostures auxquelles on les soumet. L’élite est hors sol et ne voit le reste que du haut de leur perchoir bien séparé des contingences de l’humain moyen. L’élite manifestement se trompe sur bien des points, répartition du travail, recherche, progrès technique, communication, degré de liberté : ils semblent avoir des idées grossières et très conceptuelles du présent et de l’avenir. L’internet est une arme pour les deux camps. C’est l’espion de chaque individu qui permet aux dominants d’éventuellement savoir et analyser les pensées et les comportements de la populace ou de meneurs particuliers. Mais cette populace par internet qui s’avère beaucoup plus fiable que les média “main stream” peut s’informer efficacement de tout ce qui se passe à presque tous les niveaux, et se rendre compte finalement des mauvaises intentions et/ou de l’incompétence des gouvernants. Il n’est pas sûr du tout que l’élite puisse contrôler la situation.

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