L’œuvre de Thomas PIKETTY justifiera-t-elle le plus grand meurtre politique de tous les temps ?

Je viens de terminer — première lecture de mise en bouche — le dernier ouvrage de Thomas PIKETTY : “Une brève histoire de l’égalité”. Un titre accrocheur, qui fait saliver.

Tous les grands meurtres politiques suivent le même cheminement et demandent le même concours de circonstances : Le discours littéraire d’un penseur pervers ou sincère séduisant une masse insatisfaite rencontrant un agitateur activiste déshumanisé et fanatisé, puis… les fusils.

Quelques résultats récents, toutes nations confondues :

          – Révolution de 1789, environ 2M de morts

          – Empire napoléonien, environ 5M de morts.

          – Guerre de 14, environ 18M de morts

          – Guerre de 1939, environ 60M de morts

          – Communisme, environ 100M de morts.

Ces chiffres sont-ils justes ou au contraire critiquables ? Je n’en sais rien et là n’est pas la question. Ils n’ont pour but que d’imager la terrifiante efficacité d’un sentiment intellectuel diffusé par l’écrit et le verbe, suivi de l’action fanatique qu’il peut générer.

Piketty, utilise deux postures :

          – Celle de l’érudit. Elle consiste à connaître sur un sujet donné tout ce qui a pu être diffusé et à le reprendre dans son propos, prenant ainsi à témoin des auteurs souvent morts où flattés de la reprise et donc silencieux sur son usage.

          – Celle pseudo-scientifique de l’utilisation des chiffres pour prouver ses dires, sans que la preuve scientifique de cette utilisation soit rapportée.

Son ouvrage aurait pu s’appeler : “Voler pour le compte d’autrui”.

En effet Piketty a deux obsessions :

          L’Etat social et l’impôt progressif

Face à ces deux obsessions il s’oblige à quelques contorsions.

Il ne définit pas l’Etat, mais on se doute qu’il comprend parfaitement ce qu’il est, c’est-à-dire rien, puisqu’il affirme à juste titre : “Les société humaines inventent en permanence des règles et des institutions… mais il s’agit toujours de choix politiques et réversibles”. Donc l’Etat n’est que conventions, déchirables à volonté, dont le bénéfice profite toujours, in fine, aux hommes de l’Etat exclusivement. Puis, il base tout son ouvrage sur cette abstraction : l’Etat. Ouvrage très peu scientifique, très politique, inévitablement sectaire.

Il ne définit pas l’économie qu’il confond avec les trésoreries personnelles. Rien sur le capital, sa nécessaire constitution, les moyens de le constituer. Il se contente de le diviser également.

Tout cela est puéril et primaire, habillé des oripeaux du scientisme et du savoir, facilement récupérable, extrêmement dangereux.

Dans ce verbiage volontairement illisible , quelques perles.

Les chiffres

Piketty affirme que 10% des plus riches possèdent 55% de la propriété immobilière. A Sète il y a 32 350 propriétés foncières pour 40 000 habitants et 30 000 foyers fiscaux, dont seulement 42% paient l’impôt. 10% de ces foyers fiscaux, soit 3 000 seraient donc propriétaires de 55% de tout le foncier de Sète, chacun possèderait 17.800/3000 = 6 propriétés. Ce n’est pas le cas, il n’y a pas 3000 sétois possédant 6 propriétés foncières.

D’où vient l’erreur ? Peu importe, la non prise en compte des institutionnels, des propriétés industrielles, etc… il faut simplement retenir le tour de passe-passe de Piketty avec les chiffres tout au long de son ouvrage.

L’histoire

Piketty fait commencer l’histoire industrielle par l’esclavage. Il s’agit d’une escroquerie intellectuelle majeure. L’esclavage est la ponctuation de fin de l’époque agraire.

Au contraire l’industrialisation multipliant les exploités leur a donné une part de pouvoir face aux exploiteurs, qu’ils surent utiliser pour justement sortir de l’esclavage.

Piketty lui-même reconnait que le Nord des Etats-Unis industriel a imposé au Sud agraire la suppression de l’esclavage, au prix d’une guerre civile dévastatrice.

Le sens de l’histoire

Piketty prétend que c’est la volonté politique qui construit les sociétés. Alors que tout prouve le contraire, les politiques ont toujours un temps de retard sur les sociétés, sur l’opinion publique, au point que ce retard crée des situations de blocage qui génèrent les conflits révolutionnaires.

Le blocage politique de Louis XVI et des siens a fini sur la révolution, les politiques n’ont accouché de la république que cent ans plus tard.

L’économie

Elle se résume pour Piketty aux quelques multinationales qu’il hait, et aux héritages qu’il combat. Il ne comprend rien aux nécessités de l’accumulation et de la transmission, au nombre restreint d’hommes qui en sont capables. Rien à la création, aux difficultés de décider, à la solitude du pouvoir économique – aussi politique – et il nous parle de bisounours, de bonheur de jouir sans réserve et sans souci.

L’impôt progressif

Involontairement il fait le panégyrique de l’impôt minimum, puisqu’il démontre que les périodes de puissance sont celles où l’impôt est réduit.

Il ne voit dans l’impôt que le fruit consommable, il escamote le vol qu’il représente, les dégâts sur l’économie, il le légitime démagogiquement.

Il oublie de dire qu’un pays faible est à la merci des autres, pendant qu’il constate qu’alors que nous étions forts les faibles étaient à notre merci. Manque d’objectivité flagrant. Il le compense en faisant mine de pouvoir compter sur un homme transformé à l’échelle mondiale… on connait la suite.

Conclusion

L’Etat social est une imposture, puisque l’Etat n’existe pas et que ceux qui disent le représenter n’ont, de tout temps, jamais fait la démonstration d’être “sociaux”. Qu’y peut Piketty ? Seule la propriété nous protège d’eux.

L’impôt progressif est un vol pour le compte d’autrui, dont il faut souhaiter qu’il soit un jour condamnable.

L’égalité

Elle n’existe pas. Probablement nulle part dans l’univers. Aurait-elle un intérêt ? Rien n’est moins sûr.

La mettre, tel que le fait Piketty comme un but permettant tous les excès législatifs donc militaires, entre les mains de gens simples et malheureux dans la période que nous vivons est une très lourde responsabilité. Je me préfère dans ma peau que dans la sienne. N’est pas Pol Pot qui veut.

Autres réponses

Des réponses simples pourraient être apportées au discours fallacieux de Piketty, mais elles seraient considérées comme populistes.

Par exemple

Pourrait-on garder de l’intérêt pour le Football si l’équipe de France sélectionnait à chaque match des joueurs uniquement désireux de jouer au football, pris dans tous les clubs non classés de France. Y aurait-il des spectateurs ? Le bonheur de ces joueurs serait-il réel ?

Pourrait-on décider que toute étude soit sanctionnée par un diplôme de polytechnicien, quel que soit l’investissement et les capacités des étudiants ?

Pourrait-on donner un temps d’union obligatoire aux personnes laides avec des personnes belles pour éviter toute frustration ?

Pourrait-on définir un algorithme permettant des unions irrévocables pour éviter les divorces destructeurs ?

Etc…

Pour finir

Peu liront cet ouvrage de Piketty, indigeste et démagogue, trompeur et générateur de haine sous couvert de compassion et d’objectivité.

Mais, si la presse le souhaite, ce qui est probable, il peut prendre la place du Capital de Marx, de Mein Kampf d’Hitler, tant les hommes sont friands d’excuses pour piller au lieu de travailler, d’économiser et de transmettre. Même si personne ne l’a lu….

Il peut favoriser l’avènement d’un tueur de masse type Lénine, Staline, Mao, Castro, etc…

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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4 thoughts on “L’œuvre de Thomas PIKETTY justifiera-t-elle le plus grand meurtre politique de tous les temps ?

  1. Piketty ne sait pas differencier un taux de rendement d’un taux de croissance.

    Je ne saurais lui conseiller la lecture de Comment Hitler à acheté les Allemands. Je l’ai lu. A la fin je me suis dit putain mais la France Hollande puis de Macron ressemble étrangement au troisième Reich.

  2. Piketty prof à la London School of economics” LSE… la fabian sociéty la plaie du monde.

    Macron un “fabien” vient d’ailleurs de doubler les diplômes de science Po avec la LSE ça promet..

    Un vrai brexit et nous serions sauvé de ces dégénérés…

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