Le fascisme et le communisme ont un point commun, l’Etat est le référant unique, absolu, de l’organisation sociale à laquelle il soumet intégralement la population.
Le résumé qui en avait été fait à l’époque de Mussolini : « Tout pour l’Etat, tout par l’Etat, rien en dehors de l’Etat », résume parfaitement cette organisation.
L’Etat n’existant pas, ce sont donc les hommes autoproclamés « hommes de l’Etat, ou d’Etat » qui mettent en œuvre l’une ou l’autre de ces organisations.
La différence essentielle entre les deux tient au motif mis en avant pour justifier leur système, le fascisme prétend apporter une économie épanouie, le communisme une solidarité sans faille.
La France est probablement le champion mondial du Facho-communisme, puisque les deux extrêmes porteurs de ces projets ont, à eux deux, une écrasante majorité.
On remarquera que les populations sont, la plupart du temps, demandeuses de ces organisations sociales, convaincues qu’elles sont de la nécessité d’un Etat, car ignorantes de sa réalité.
Il s’agit d’un réflexe atavique et vital de l’homme grégaire, qui organise immédiatement des regroupements pour affronter les forces naturelles qui lui sont en règle générale défavorables.
Ce réflexe de regroupement touche toutes les situations difficiles que chacun rencontre, et met ainsi à la merci des bonimenteurs qui se prétendent « hommes d’Etat en charge naturelle du groupe » un très grand nombre d’individus, rapidement transformés en esclaves-otages par le système qu’ils ont eux-mêmes appelé de leurs vœux.
Le problème tient au fait que ces systèmes sont naturellement agressifs. Basés sur le mensonge d’une vie plus facile, ils arrivent à l’exact inverse.
En effet, l’homme n’a de valeur que par son individualité, son imagination, son courage, sa ténacité, sa compassion… autant de notions qui le distinguent du reste du vivant. Ces qualités s’effacent naturellement en cas de danger, imposant alors le regroupement vital où l’homme n’est plus qu’un pion au service de sa survie grégaire.
Les systèmes que nous évoquons entendent le maintenir dans cette situation de dépendance vitale, y compris lorsqu’il n’y a aucun danger direct à affronter.
Il est donc nécessaire pour eux de créer ce danger immédiat lorsqu’il n’existe pas.
En clair, les hommes de l’Etat, et leurs affidés, qui n’ont de raisons d’exister et ne vivre que lors d’épisodes dramatiques, sont amenés, pour survivre, à en créer lorsqu’il n’y en a pas.
Là est le fond du problème, l’explication du cycle des guerres, des pillages et des tensions de toutes sortes.
Aujourd’hui, Etats et hommes de l’Etat sont contestés partout, l’intérêt des dominants — ou se prétendant dominants — de tout poil, est la guerre. C’est elle qui regroupera leurs esclaves en mal de liberté.
Le seul antidote serait la liberté individuelle, qui elle aussi a des tares mais autres, hélas ce n’est pas le chemin vers lequel s’engagent les groupes humains, qui en plus ont la folie de se croire différents.
Comme dit mon voisin : c’est mal barré…
Bien à vous. H. Dumas
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