Les trois inflations.

A ma connaissance trois types d’inflation peuvent être répertoriés.

L’inflation naturelle d’expansion

Elle touche une société en progrès économique dont la richesse augmentée des consommateurs met sous pression un outil productif insuffisant générant une augmentation naturelle des prix.

C’est une bonne inflation qui résistera à une augmentation du taux de l’argent permettant de réguler cette inflation et de maintenir dans le temps la croissance économique en équilibrant consommation et production.

C’est une inflation naturelle, sans intervention extérieure à l’économie.

L’inflation par la fausse monnaie.

Elle est plus une dévaluation monétaire qu’une véritable inflation. La production de monnaie supérieure aux besoins est généralement décidée pour soupoudrer ceux qui souffrent dans une économie en repli.

Notons que le repli économique est une situation naturelle, lié à la vie de toute économie.

Ici donc la fausse monnaie va permette d’alimenter en trésorerie ceux qui souffrent du repli, mais pas que…

En effet, de la même façon que les sommes versées en aide aux pays sous-développés sont en partie captées par ceux-là mêmes qui sont chargés de les distribuer, dans nos sociétés une partie de la fausse monnaie éditée va être captée en amont par les initiés.

Ils vont immédiatement placer cette fausse monnaie, soit dans la bourse, soit dans la pierre, créant ainsi deux sources d’inflation, mais ciblées et accompagnées des fruits du développement de ces deux secteurs.

Le reste de la fausse monnaie sera effectivement redistribué, dissimulant au public les effets de ce type d’inflation.

L’inflation par la corruption politique.

Nous entrons ici dans la surenchère politique, dans le cadre des dépenses injustifiées économiquement dont le seul objectif est l’achat de voix.

Dans la mesure où les clefs de la bourse de l’Etat sont entre les mains des politiques, le risque est grand qu’ils soient tentés par l’achat de voix qui permet l’accès au pouvoir, y compris en pensant qu’il ne s’agit que d’un mensonge d’accès à ce pouvoir et qu’ils seront vertueux une fois en place.

Mais les promesses, contrairement à l’adage, engagent ceux qui les font, l’opposition en démocratie n’omettant pas de leur rappeler.

Ainsi les dépenses politiques sont rapidement supérieures aux moyens disponibles.

Alors arrivent l’imposition abusive et la terreur fiscale son outil de recouvrement.

Les conséquences ne se font pas attendre.

Dans un premier temps la surimposition explose les producteurs fragiles, affaiblissant la concurrence. Puis les solides, ceux qui ont résisté, répercutent sur leur prix de revient l’impôt et les charges abusifs.

Cette augmentation des prix génère une inflation, une situation qui rapidement dépassera les moyens économiques de la population, provoquant alors une contraction de l’économie accompagnée d’une dévalorisation de la monnaie qui accélèrera l’inflation. Le cycle infernal, mortel, est en route.

La population sera exclue de la consommation, fragilisant le marché de la production qui devient alors facilement accessible aux voisins détenant une monnaie forte.

La punition est double, les autochtones sont appauvris, mis à l’écart, obligés d’accepter un travail sous-payé ou de s’expatrier – ce qui n’est pas à la mode – les voisins riches vont s’approprier la production du pays, voire ses outils de productions, au point que les locaux seront carrément mis en esclavage, colonisés.

Notre situation

Nous entrons dans les stigmates de la troisième phase.

Au terme de la deuxième phase, COVID a généré — probablement en toute lucidité de la part des décideurs — une augmentation exponentielle des dépenses, donc de la dérive inflationniste, en nous faisant entrer directement dans la troisième phase des dépenses politiques délirantes.

Cette dérive enclenchée, elle va exploser au plus tard juste après les élections présidentielles.

La population n’a aucune conscience de cette situation, à tel point qu’aucun candidat n’en parle, qu’il n’y a donc aucune chance d’une tentative de rectification de la situation, que de toute façon le corps social ne serait pas en mesure de supporter moralement et pratiquement.

Nous allons à la destruction en chantant, c’est notre tradition depuis Vercingétorix… la seule question qui mérite d’être posée est : qui sera l’envahisseur ?

Il y a plusieurs candidats. Je ne ferai aucun pronostic, ce n’est pas mon fort…

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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One thought on “Les trois inflations.

  1. Nelson Mandela que j’ai rencontré, Disait= « Ce qui est fait pour nous, que d’autres ont décidé sans nous, est en réalité contre nous »
    Donc une Question: Sommes-nous Responsables de tout ce que nous n’essayons pas d’empêcher?

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