L’EMPLOI DE LA FORCE EST UNE INSULTE A L’INTELLIGENCE

Bonjour,

J’entends déjà les contestataires réfutant le titre de ce billet. Je leur conseille d’aller sur Youtube voir les images abondantes de la guerre civile en Syrie. Je serais bien incapable de dire qui a tort ou raison dans ce conflit. J’écoute les déclarations politiques et philosophiques des uns et des autres, puis je vois ces images de la force se déchaînant avec son cortège de bêtise et de pillages primaires. Je suis effondré.

Mais, sur ce blog, c’est l’économie qui nous intéresse. Dans ce domaine aussi l’emploi de la force est une insulte à l’intelligence, en même temps qu’un formidable outil de destruction.

Et pourtant….

Dès qu’un entrepreneur acquiert un peu de notoriété, un début de réussite, il ne rêve que de s’associer au politique pour imposer son activité par la force. Dans le même  temps, dès qu’un politique accède au pouvoir, donc à la force, il rêve de soumettre les entrepreneurs pour utiliser leurs bénéfices à son avantage. Ce phénomène peut se constater à tous les échelons de notre société depuis la commune en passant par le département, la région et évidemment l’Etat, pour finir à l’international pour les plus gros. Une constante suicidaire, dont la bêtise, là aussi, me laisse pantois.

Evidemment, une synergie éphémère peut se créer entre les mensonges dont vivent les politiques et les intérêts immédiats des acteurs économiques. C’est sans doute cela que l’on appelle le capitalisme, mais ce n’est en aucun cas une économie libérale. La recherche du capital à l’aide de la force est totalement contre productrice.

Le politique qui aura mis à disposition la force, dont il est le seul détenteur, va effectivement permettre à l’entrepreneur d’augmenter ou de conserver un chiffre d’affaires grâce à cette force ou au monopole accordé (ce qui est la même chose). Mais, immanquablement, il cherchera un bénéfice à son geste et présentera un jour ou l’autre la facture. Elle se traduira par une obligation fatalement antiéconomique, dont le coût viendra se surajouter à l’affaiblissement de l’entreprise qui accompagne toute situation de monopole, du fait de la perte de compétitivité fille de la libre concurrence.

Certains entrepreneurs vont affirmer que ce ne sont pas eux qui sont demandeurs, mais les politiques qui leur imposent cette alliance infernale. J’affirme qu’ils mentent.

Certains politiques, de leur côté, ne manqueront pas de prétendre que ce sont les entrepreneurs qui sont les seuls responsables de cette situation, qu’eux-mêmes refusent toute intervention économique. Ils mentent aussi.

En réalité, le couple infernal est à l’ouvrage dans tous les rouages de la société.

Je ne suis pas sûr qu’il existe, en ce monde, une société libérale où l’économie est respectée en tant qu’entité universelle. Pourtant, les équilibres économiques, vitaux pour  l’homme, nécessitent une totale liberté.

L’homme interfère dans l’économie car il s’en croit l’initiateur, alors qu’il n’en est que l’outil. Cette erreur d’analyse est catastrophique.

Quand les hommes auront compris que l’économie est universelle, que tous les êtres vivants, animaux ou végétaux, sont organisés par une économie, que chacune de ces économies s’impose, sous peine de disparition, à chacun de ces êtres vivants, alors peut-être pourront-ils s’engager dans la voie du libéralisme, de l’organisation écologique de leur propre économie, dont nous parlerons dans le prochain billet.

Bonne plage, bonne mer, bonne montagne ou bonne campagne selon vos lieux de vacances et, pour les chanceux qui restent à Paris, bonne liberté.

Bien cordialement. H. Dumas

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A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

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