L’écologie, une “science” à géométrie variable

Le propre de l’écologie est prétendre énoncer des vérités incontestables et l’on sait que tout sceptique ou opposant est immédiatement gratifié de tous les qualificatifs dégradants possibles … (révisionniste, connard …).

La doxa officielle est que la planète est en danger et que nous devons absolument tout faire pour la sauver de nos dérives carbonées !

Que l’Europe et ses 500 millions d’habitants soit la seule à le faire face au reste de la planète (6.5 milliards de personnes) ne semble poser aucun problème à nos gouvernants ; lesquels, forts de ce principe, ont décidé de nous interdire un certain nombre d’activités comme aller en ville avec une voiture thermique …

Nous n’avons plus non plus le droit de choisir notre mode de chauffage puisque les chaudières au fuel mais aussi au gaz sont interdites à la vente dès 2022 ; ce qui me semble être une incohérence concernant le gaz puisque les véhicules au gaz sont considérés comme non polluants et bénéficient de certains avantages de circulation (ils restent autorisés en ville) et d’une carte grise gratuite ou réduite (cela dépend des régions).

Le chauffage au gaz serait donc mauvais pour la planète tandis que le véhicule au gaz serait bon !?!

Curieux non ?

Dans le même registre, le chauffage au bois est encore considéré comme « écologiquement responsable » ; il reste donc autorisé. Ça tombe bien, je me chauffe au bois (chauffage central au bois) et je n’ai d’ailleurs aucun autre moyen de chauffage alors que, bien souvent, le chauffage au bois reste un chauffage d’appoint.

Néanmoins, cela pourrait changer …

On sait déjà que le chauffage au bois est interdit à Paris à cause des fumées et des particules mais, début 2021, une centaine de scientifiques ont signé une pétition adressée au président américain Biden et à la présidente de la Commission européenne von der Leyen dans laquelle ils réclament l’arrêt des subventions ainsi qu’une requalification de la ressource bois, qui ne doit plus, selon eux, être systématiquement considérée comme neutre du point de vue des émissions de CO2.

Si j’ai bien compris, à en croire ces « scientifiques » :

Quand vous faites le plein d’éthanol (E85) pour rouler avec votre voiture, c’est neutre en carbone (l’éthanol est de l’alcool de betteraves) et c’est bon pour la planète ; ce qui est pas tout à fait vrai car il faut distiller le jus de betterave après fermentation pour obtenir de l’alcool … ce qui nécessite de l’énergie.

Quand vous vous chauffez au bois (je ne parle pas des pellets qui sont des produits industriels issus de la valorisation de déchets de bois de type sciure et copeaux) ce n’est pas le cas alors que le CO2 libéré par le feu est bien du CO2 qui a été capté par les arbres dans le cadre d’une « boucle écologique ».

Nous avons donc droit, à en croire ces personnes, à un traitement différencié d’une source d’énergie en fonction de son utilisation.

Dans un cas c’est bon, dans l’autre c’est mauvais alors qu’il n’y a aucune différence entre les deux et que ce ne sont pas des sources d’énergie fossiles.

En outre, à Gardanne (au nord de Marseille) le géant industriel allemand EON a reçu un milliard € de subventions de la part de l’Union Européenne pour convertir au bois l’ancienne centrale au charbon des charbonnages de France avec le droit de bruler tout le bois se trouvant dans un rayon de 200 km à vol d’oiseau ainsi que du bois spécialement importé du Canada !

Curieux non ?

Il n’est pas douteux que les politiciens, fermement décidés à suivre les délires écologiques de certains meneurs idéologiquement caractérisés (très à gauche, anti capitalistes, décroissants et fermement collectivistes), au détriment des populations dont ils sont censés protéger les intérêts, n’hésiteront pas à prendre, tôt ou tard, des dispositions en ce sens.

En fait, bientôt, vous n’aurez plus le choix qu’entre chauffage électrique (par pompe à chaleur) et chauffage électrique (par convecteurs) ; avec une électricité produite par des centrales nucléaires (si on ne les ferme pas), des énergies dites renouvelables et des … centrales au gaz voire au bois pour suppléer les énergies dites renouvelables lorsqu’il n’y a pas de vent c’est à dire … la plupart du temps !

Curieux non pour ne pas dire incohérent ?

L’écologie deviendrait-elle sélective ? Elle apparait en tout cas être à géométrie variable ; ce qui nuit gravement à sa crédibilité car le constat obligatoire est que la vérité d’un jour devient une horreur le lendemain !

Ce qui est surprenant, c’est que ce soient des « scientifiques » qui aient fait cette démarche qui … n’a rien de scientifique car, d’un point de vue scientifique, une vérité ne peut pas devenir une « non vérité » du jour au lendemain !

Le discours écologique serait donc à géométrie variable en fonction du but poursuivi ?

En fait, oui, c’est le cas mais ce n’est plus de l’écologie, c’est de la politique et l’exemple le plus flagrant est la subvention de la voiture électrique parce qu’il faut … se débarrasser absolument des véhicules thermiques (interdits à la production à partir de 2035) et les mettre à la casse le plus tôt possible ; ce qui est tout à faire anti écologique !

D’ailleurs, à bien y regarder, l’écologie a finalement toujours été de la politique, avec ses approximations et ses mensonges ; mais elle n’a jamais été une science et les « vérités écologiques » ne sont la plupart du temps que de la … propagande !

Chacun en tirera forcément les conclusions qui lui conviennent …

Bien cordialement à tous !

 

 

 

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A propos Dominique Philos

Navigateur, né en 1958, après un DEA de droit commercial de l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne, je suis devenu Conseil Juridique, spécialisé en droit des affaires et fiscalité. L'Etat ayant décidé l'absorption des Conseils juridiques par les avocats, j'ai poursuivi mon activité en tant qu'avocat jusqu'à ce que je sois excédé par les difficultés mises à l'exercice de mon activité professionnelle. J'ai démissionné du Barreau en 1998 et partage désormais ma vie entre la France et la Grèce. Européen convaincu, je suis persuadé que le libéralisme est la seule option possible en matière économique.

5 réflexions sur « L’écologie, une “science” à géométrie variable »

  1. La pompe à chaleur : déjà dans les années 80, EDF cherchait à fourguer ce bidule compliqué qui n’est rien d’autre qu’un réfrigérateur retourné sur lui-même, souvenez vous la pompe à chaleur “PERCHE”, cela n’a été que déboires pour ceux qui l’avaient installé, j’en parle en connaissance de cause car un de mes voisins en avait une.

    Alors actuellement dans les HLM, les logements collectifs on installe le chauffage tout électrique mais cela coûte tellement cher aux occupants, pauvres de surcroit, qu’ils y utilisent des poêles à pétrole d’appoint, sans cheminée bien entendu avec les risques d’intoxication au monoxyde de carbone qui en découlent. Il suffit pour s’en convaincre de voir le nombre de bidons de kérosène en vente dans les hypermarchés et qu y trainent un peu n’importe où sans respect de la moindre mesure de sécurité anti-incendie.

    Gageons que les propriétaires de futures maisons neuves soumises à la RT 2020 trouveront bien le moyen d’installer le chauffage de leur choix après l’obtention de certificat de conformité, une fois bien au froid dans leur nid douillet.

    Mais je ne suis pas trop inquiet pour l’avenir, tout cela ne tient pas debout et les écolos se ratatineront aux prochaines présidentielles tout comme leur leader N. Hulot qui n’a pas été flingué par hasard et toutes ces idioties ne pourront pas perdurer. Le tout est de dénoncer le plus possible la situation.

    1. Oui, vous avez raison, je connais plusieurs familles qui utilisent, pour réduire leur facture de chauffage, ces fameux poêles d’appoint qui brulent du pétrole “aromatisé” et génèrent une importante humidité (du fait de la combustion sans cheminée).
      Insalubre …
      Je m’étonne même qu’il n’y ait pas plus d’accidents …

  2. L’écologie en France n’est utile que pour nous taxer afin de renflouer les caisses du pays, coute que coute. La réponse des élus devrait passer par la valorisation de solutions basées sur l’innovation et l’investissement, les économies de gestions à réaliser et non, par le traditionnel ‘nouvelles taxes’ et arrosages de subventions fiscales, et non par le développement de la peur. Pour les dirigeants d’un pays le temps long doit primer sur les solutions de court terme”

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