Le sauvetage amer

Un an après les faits, nous apprenons qu’un organisme des hommes de l’Etat — la direction interministérielle du numérique (DINUM) — se serait mis en travers de la route de Bercy qui souhaitait recevoir tous les jours nos relevés bancaires.

Pourquoi un an plus tard ?

Comment imaginer objectivement qu’il puisse y avoir des dissensions entre Bercy et n’importe quel service des hommes de l’Etat ?

Bercy est leur employeur à tous, leur patron. Il est les hommes de l’Etat. Il s’agit donc d’une pantomime, même pas d’un complot.

Une question simple : que pourrait faire Bercy d’un tel fatras ? C’est bien beau de recevoir les mouvements de 300 millions de comptes actifs, mettons à 5 écritures par jour en moyenne, donc 1,5 milliards d’infos journalières… et après.

Pas de problème pense la foule, avec ça nos énarques de Bercy sont capables de trouver finement les tricheurs. Mais il faudrait analyser cette masse de données, et surtout ensuite aller sur place pour confirmer d’éventuels soupçons. Un travail monstrueux en temps et en hommes. C’est absurde. Donc ce n’est pas l’objectif.

Je vois pour ma part deux objectifs possibles.

La terreur

Nous en avons souvent parlé, Bercy a besoin de la terreur pour que les Français acceptent de se faire voler le peu qu’ils gagnent, pour rien.

La terreur s’installe en inquiétant des innocents. Inquiéter des coupables s’appelle la justice.

Bercy est le spécialiste de la condamnation des innocents pour voir la panique dans les yeux de tous. J’en suis et vous en êtes des exemples flagrants. Mais la liberté offerte par internet contrarie beaucoup cette méthode, qui a besoin de secret, de discrétion, surtout pas d’informations.

Alors que l’idée d’être nu, visible dans sa nudité par Bercy, est de nature à effrayer tout le monde, et d’englober — donc de dissimuler — tout ciblage de victime. L’idéal, non ?

L’encaissement

Une fois lancés ses fausses condamnations, ses faux redressement, Bercy doit les encaisser, les recouvrer.

Et là, les choses se compliquent, elles ne vont pas aussi vite que Bercy le souhaiterait. L’innocent a tendance à résister plus que le coupable et son compte sera souvent vide quand les ATD le frapperont.

En réalité pour Bercy, recouvrir ses faux redressements c’est un peu la bataille navale de notre jeunesse, Bercy rêve d’une glace pour voir où sont positionnés nos bateaux.

Evidemment avoir nos comptes en banque en mains lui permettrait de les saisir à coup sûr.

Audacieusement mis sur la table, le problème reviendra, c’est sûr.

Car enfin :

Connaissez-vous quelqu’un qui se pose la vraie question, celle des résultats des hommes de l’Etat.

Voilà des gens qui nous prennent de haut depuis plus de quarante ans, qui flattent les plus minables, qui redistribuent aux fainéants l’argent durement gagné par les courageux, qui confondent volontairement oppression et ordre partout, sur la route, dans notre travail, pour notre santé, qui nous désinforment et nous mentent, pour quels résultats ?

Plus moyen de se déplacer normalement, plus de chauffage, plus de boulot, plus de sous, plus de liberté, un harcèlement constant par des minorités dont on ne souhaite pas la disparition mais dont on voudrait bien qu’elles nous lâchent la grappe.

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a un monde entre la mission que nous leur avons confiée et leurs résultats.

Et, en plus, il va falloir que nous assumions ce carnage, comme s’il venait de nous, comme si nous en étions responsables.

Personnellement je n’ai jamais rien demandé aux hommes de l’Etat, ni faveur ni service, ni pour mon travail ni pour ma retraite, ni pour aider mes parents ni pour élever mes enfants. Cela ne les empêche pas de me piller au nom de la redistribution.

Quelle bande de cons. Car je ne suis pas le seul dans mon cas, je suis en compagnie de tout ceux qui ne leur ont rien demandé, qui faisaient marcher la machine pendant qu’eux faisaient des claquettes pour être élus.

Pour toutes ces raisons, que ce soit clair, les hommes de l’Etat resteront à ma porte, définitivement, quelles que soient les combines qu’ils puissent mettre en place, ils n’entreront pas chez moi. Mon compte en banque, c’est chez moi.

Bien à vous. H. Dumas

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A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

1 réflexion sur « Le sauvetage amer »

  1. Les fascistes de Bercy s’appellent eux-mêmes antifascistes, c’est dire le paradoxe.
    De +l’OTAN a été dirigé et inspiré par des généraux NAZIS c’est connu et ceux-ci ont nazifié les esprits et développé les méthodes marketing, les pays membres de l’OTAN ont mis en place ces principes, nous le constatons tous les jours.

    Et en France l’esprit de collaboration est puissant, comme vous pourrez l’entendre dans la Vidéo et que Jacques Chaban-Delmas (un ami de la résistance de ma famille comme Gaston Defferre) m’avait informé, du retour de l’esprit de la collaboration, en 1987 à l’occasion de l’inauguration du centre culturel Gaston Deferre à Haiffa en Israël. !

    Je vous invite donc à écouter et lire les articles et posts ci-dessous=
    1)Le doute est l’apanage des gens intelligents, les autres n’ont que des certitudes. De Gaulle, l’Homme à abattre + débat ‘De Gaulle, les USA voulaient sa tête. Pour ceux qui nient le complotisme: Les USA et Charles de Gaulle, passionnant cliquez pour écouter et vous aurez compris ce qui se passe en ce moment, en France le déclin est en cours de finalisation. La France n’ a plus les moyens et tous les jours qui passent, le démontrent = https://www.youtube.com/watch?v=brIPKe-W618

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