La médiocrité

La médiocrité n’est liée à aucune classe sociale. En revanche, les classes sociales sont le produit de la médiocrité.

C’est la médiocrité qui confond le profit avec la cupidité.

La médiocrité est massivement majoritaire. Son principal déguisement est l’injustice, elle-même largement distribuée par le hasard et, de ce fait, fondamentalement incontrôlable.

Telles sont les contraintes auxquelles se heurtent toutes les organisations humaines dès lors qu’il s’agit de vivre ensemble. Or nous sommes des êtres grégaires ; nous ne pouvons échapper à cette nécessité.

Il existe pourtant une exception : la contrainte vitale.

Elle ne triomphe pas toujours, mais elle l’emporte souvent. Lorsqu’un regroupement humain répond à une nécessité vitale, il ne survit qu’à la condition de confier les responsabilités aux meilleurs. Si l’humanité est devenue ce qu’elle est, c’est sans doute parce que, depuis des millénaires, les problèmes essentiels ont, le plus souvent, fini par être pris en charge, d’une manière ou d’une autre, par les plus compétents.

Ce constat devrait conduire à refuser toute organisation collective qui ne répond pas à un besoin vital. En dehors de ces situations, c’est la liberté individuelle qui opère le tri entre les médiocres et les meilleurs.

Or, chacun peut constater qu’il n’en est rien.

Quelle que soit l’excuse avancée, des médiocres séduisent toujours d’autres médiocres afin d’imposer, par la force, une organisation qui leur ressemble et qui finit par gâcher la vie de tous.

C’est ici que le refus de l’État systématique prend tout son sens, tout en admettant la nécessité d’un État temporaire, limité et strictement cantonné aux situations d’absolue nécessité.

Bien à vous.

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 4,50 sur 5 (4 avis)
Loading...
126 vues

A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

Une réflexion sur « La médiocrité »

  1. Votre billet me fait penser aux personnages de “la gréve/ Atlas Shrugged” d’Ayn Rand. On peut penser ce que l’on veut de l’idéologie que certains dénoncent chez cet auteur, mais ce qui m’a toujours frappé, c’est l’insistance avec laquelle les personnages mis en scène dans ce roman rejettent la médiocrité, mettent en valeur les qualités dont ils font preuve dans leurs activités professionnelles, en particulier l’amour du travail bien fait, reconnu et rémunéré à sa juste valeur. Et ce quelle que soit la nature du travail puisqu’un constructeur d’avions réputé devient agriculteur et un philosophe tenancier d’un food-truck!
    Et ce refus de la médiocrité a pour seul but pour ces personnages de se valoriser à leurs propres yeux plutôt que rentrer en compétition avec moins compétent qu’eux. Bien sûr c’est une vision un peu simpliste et réductrice d’une société malade, mais l’esprit de ce roman devrait servire de fil conducteurs à nos contemporains toujours prompts à dénoncer des inégalités/injustices dont la responsabilité leur incombe souvent personnellement pour ne pas avoir compris et utilisé les moyens de se former offerts par notre système éducatif ( largement à la ramasse aujourd’hui quand on se félicite sans honte de 90% de réussite au bac, un diplôme qui n’ouvre souvent que les portes de Paul Emploi déguisé un France Travail!).

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *