Un monde qui existe et un monde qui n’existe pas. En fait, le monde de la réalité et celui de l’illusion.
Le premier inclut la conscience de ses finitudes, dont la principale est la mort sous toutes ses formes, le second ne les inclut pas, il est océanique et disparaît par noyade dans ses illusions.
Chacun de nous est confronté à ces deux mondes. Peut-il choisir ? Là est le nœud du problème.
Pour moi, la réponse est non.
On notera que le raisonnement a la prétention de faire le tri entre la réalité et l’illusion, et bien non, c’est juste une escroquerie.
C’est ainsi que la démocratie, qui prétend donner au peuple le pouvoir de choisir la réalité, est une vaste fumisterie qui est sur le point de nous donner à choisir entre deux illusions.
Knafo, qui représente la réalité brute, ne peut que rester marginale face aux illusions.
De Gaulle, qui se prétendait réaliste, qui est ainsi qualifié dans l’histoire, était totalement hors sol tout en ayant été le totem d’un moment où la réalité s’est imposée à tous par effondrement des illusions.
S’il avait accédé au pouvoir plus jeune, il aurait tenté de perdurer, alors ses illusions auraient été dévastatrices.
Donc, comment savoir si on est soi-même dans la réalité ou dans l’illusion.
Une petite combine : si les autres vous détestent vous êtes probablement dans la réalité, s’ils vous adorent vous êtes sans doute dans l’illusion.
Facile pensez-vous, voire présomptueux. Je vous l’accorde.
Alors plus simple. Si vous voulez coller à la réalité, soyez honnête. C’est suffisant pour être constamment au contact de l’illusion qui évidemment n’a pas vocation à l’être.
Oui mais, c’est quoi être honnête ? Le suis-je moi-même ?
Sincèrement je le crois et pense en payer le prix.
Mais réellement, je ne sais pas.
L’honnêteté ce n’est évidemment pas la loi, pas non plus l’avis des autres, c’est un équilibre.
Cet équilibre doit être appliqué à chaque situation, à chaque période, il n’est accessible qu’à ceux qui ont le sens de cet équilibre, il peut être complètement différent selon les circonstances à travers lesquelles il s’exerce.
Il peut aussi s’appeler la sagesse. Ou encore la vie.
La vie qui n’existe que dans la réalité, ou dans l’illusion ?
Continuez sans moi, puis on en reparle.
Bien à vous. H. Dumas.
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