Paru dans Le Télégramme :
« À Rennes, une justiciable mise à l’amende après une requête rédigée manifestement avec l’IA.
Publié le 27 octobre 2026 à 17h01
Une contribuable rennaise a écopé, ce mardi, de 500 € d’amende, pour une requête fiscale manifestement rédigée par une IA. Le tribunal administratif de Rennes a souligné l’usage « décomplexé » de ces outils, souvent « creux » et « fallacieux ».

Le tribunal administratif de Rennes a infligé, ce mardi 27 octobre, une amende de 500 € à une contribuable bretonne qui l’avait saisi, par le biais d’une requête « manifestement écrite à l’aide d’un outil d’intelligence artificielle », pour se plaindre, une nouvelle fois, du montant de ses impôts. »
Cet article du Télégramme soulève des questions : que contient-il de vrai, et quelle part sacrifie-t-il au sensationnel ? Je ne sais pas, mais il vaut une petite revue de détail des possibles.
L’IA est effectivement un allié inespéré des victimes du pillage perpétré au nom de la solidarité.
La solidarité est probablement le mot le plus trafiqué de notre langage. Dans l’absolu il s’agirait de prêter assistance à ceux que le hasard aurait injustement frappé. Dans la réalité il s’agit de prendre à ceux qui méritent pour donner à ceux qui ne méritent pas ou moins.
En son nom une caste dépouille sans retenue l’économie de notre pays, au point d’avoir monté une usine à gaz qui s’appelle Bercy, qui ruine la France sans vergogne et en toute impunité.
À la base les opérateurs, fonctionnaires et élus, ont organisé une citadelle dans laquelle leur risque est mis sur le dos des autres. Ils se sont donné des privilèges à vie qui les excluent du monde réel.
De cette citadelle ils n’hésitent pas à juger et piller ceux qui portent le poids des responsabilités auxquelles nulle société ne peut échapper.
Le fonctionnement est simple : sous l’impulsion de Bercy, les élus fabriquent jour après jour un code des impôts si complexe et si prédateur que nul ne peut objectivement s’en défendre ou y échapper.
Ils retirent de cette organisation des royalties qu’ils se partagent, et surtout une crédibilité auprès des usuriers du monde entier qui leur permet d’engager le pays dans une spirale de dettes à partir desquelles ils justifient leur pillage.
La raison devrait, dans n’importe quel pays de droit, permettre de mettre fin à un tel système, voire tout simplement de ne pas lui permettre d’exister.
C’est ici qu’intervient l’impunité juridique de ces pillards.
D’abord il y a l’obligation de leur dévoiler préalablement leurs iniquités pour qu’ils les jugent eux-mêmes. Un peu comme si vous deviez, préalablement à toute plainte, vous rapprocher de votre cambrioleur pour avoir son avis sur son cambriolage.
Ce qui lui donnerait, dès qu’il vous aurait confirmé les raisons qu’il évoque pour votre cambriolage, la faculté de continuer légalement à vous cambrioler pendant que vous allez à la gendarmerie.
Et là, vous entendriez les gendarmes vous réciter l’argumentaire de votre cambrioleur comme étant la loi, dont la complexité permet toutes les acrobaties intellectuelles.
Effectivement l’IA, met un peu d’ordre dans ce désordre.
Et, les juges disent : « C’est assez. Nous ne souhaitons pas que l’IA ajoute des arguties aux nôtres, des complexités aux nôtres, se moque de notre comédie de justice. »
Et la justice frappe, au même endroit que Bercy, où Bercy a déjà fait mal : au portefeuille.
Car il serait naïf d’imaginer que la justice est accessible à tous.
Ce n’est pas le cas. Elle est accessible à tous les pillards de Bercy, qui voient leurs frais de justice pris en charge par l’impôt, mais pas à nous qui devons accepter notre pillage et en payer la taxe judiciaire quand nous nous prenons à rêver que la justice pourrait nous aider à défendre les fruits de notre travail.
La justice qui aujourd’hui nous impose les frais des avocats qu’elle maîtrise, au motif de notre incurable incompétence, nous interdit les compétences de l’IA, que pour l’instant elle ne maîtrise pas, ce qui cependant ne devrait pas tarder. Ce jour-là, les juges trouveront l’IA parfaite. Patience.
Bien à vous. H. Dumas.
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