COCUS OU FRUSTRES

Demain, grand bal démocratique. C’est la fête du vote. La fête “votive”, en quelque sorte….

Dimanche soir pour partie et dans quinze jours définitivement, la France sera  divisée en deux : Trente millions de cocus d’un côté et trente millions de frustrés de l’autre.

Pour résumer, on pourrait dire qu’être de droite consiste à penser que chacun doit avoir ce qu’il mérite, qu’être de gauche consiste à penser que cette logique doit  être tempérée par l’appartenance au groupe, dont l’empathie serait naturelle. Les deux idées se défendent et sont respectables.

Mais il est un troisième larron qui avance masqué. C’est la bureaucratie administrative.Pendant que les deux premiers, avec un certain fairplay, s’expliquent et s’affrontent, le troisième, caché dans sa toile,  se marre. Il a envahi les deux groupes précédents, il le sait, il sait aussi que le vrai pouvoir c’est lui.

Le vrai pouvoir c’est lui, parce que les deux autres, tout à leur querelle philosophique, se sont laissés déposséder d’un élément essentiel, qui n’a rien à voir avec la politique : l’économie.

A l’aide du pouvoir économique, centralisé par lui à Bercy, le troisième larron s’est multiplié de telle façon qu’il en est pratiquement devenu majoritaire. Par ailleurs, il a engagé les deux autres parties dans des dépenses telles que leurs besoins, qu’il s’occupe de satisfaire par l’impôt, anéantissent toute possibilité aux intervenants économiques de capitaliser les fonds nécessaires à leur activité.

Ainsi donc la situation est la suivante : Le débat politique naturel est impossible parce que la bureaucratie administrative s’est emparée du pouvoir, hors démocratie.

Chacun sait que l’économie demande trois choses simples, la liberté de création, la propriété des biens ou des idées créés, la concurrence lors des échanges donc encore la liberté.

Trois choses incompatibles avec la bureaucratie administrative, dont la fonction primaire est d’interdire. Cette dernière est d’autant plus apte à interdire qu’elle est impuissante à créer. Les notions de concurrence et de liberté lui sont complètement étrangères, au point qu’elle en fait constamment une caricature qu’elle cherche par tous moyens à discréditer et à humilier.

Ainsi donc aucun candidat, gros ou petit, tous otages de la bureaucratie administrative, ne propose sa disparition. Ces élections ne servent donc à rien, puisque le problème qui nous ruine, qui nous mine, n’est même pas mis sur la table.

Quelque soit le côté qu’il va choisir, l’électeur sera frustré si son candidat n’est pas élu, mais il sera cocu s’il est élu. Car, dans tous les cas, le pouvoir restera à la bureaucratie administrative, à Bercy, qui nous tue.

Est-ce un hasard ? Non, évidemment. Quelle chance aurait un candidat dont le programme consisterait à proposer de se débarrasser de la bureaucratie administrative, de Bercy ? Aucune. Les hommes aiment les chaines. Les arabes sont prêts à mourir pour échanger leurs dictateurs laïques contre la dictature de leurs mollahs.

Alors, l’économie dans tout ça et  ses trois règles simples ? Aucune chance, pas  de droit de cité dans ces élections.

Mais, l’absence de respect pour l’économie, c’est la misère au bout. Et oui, c’est la prochaine étape.

La suivante sera de savoir combien de temps un peuple peut connaître la misère avant de réagir et de retrouver la liberté favorisant l’économie. L’histoire, à ce sujet, compte en siècles. Mais….l’accélération générale qui touche l’humanité raccourcira peut-être l’épreuve. C’est ce que je souhaite aux générations à venir.

Cordialement. H. Dumas

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A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

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