Et voilà :
Bien à vous. H. Dumas
203 vuesCe titre peut passer pour une hyperbole issue d’un esprit partisan ou dérangé.
Je vais essayer de vous convaincre qu’il n’en est rien, qu’au contraire ce constat est rationnel, totalement dépassionné.
Mon argumentation portera sur les deux missions confiées à Bercy : la collecte de notre participation à l’impôt commun, et la gestion de sa dépense.
La collecte de l’impôt.
Il s’agit d’une mission régalienne, pratique, consistant à créer un pot commun consenti visant à couvrir les besoins financiers communs de notre société. Or, Bercy en a fait une philosophie politique passionnelle qui a comme prétention de redistribuer — « plus justement » — les fruits de l’activité économique.
Ce faisant Bercy s’est arrogé une mission de type « Robin des bois » qui l’autoriserait à dépouiller le riche pour transférer aux pauvres l’argent ainsi détourné.
Cette prétention est un non-sens.
Le capital économique doit rester à l’économie et son partage ne peut être issu que des équilibres naturels de cette économie.
Les cas où ces équilibres ne seraient pas respectés sont du ressort de l’organisation démocratique et doivent se régler par le biais de la politique, en aucun cas être prétendument du ressort d’une administration aux pouvoirs exorbitants.
Les conséquences d’un déséquilibre de l’économie sont dévastatrices pour la vie d’une société.
J’ai ici souvent développé que capitaliser n’est pas spécifique à l’économie mais commun à toute activité, que sans capitalisation de résultat il n’est pas de progrès.
L’encaissement de l’impôt doit avoir un seul but, le financement des besoins communs sans que ce financement vienne affecter les performances économiques du pays, pour lesquelles nous avons fait politiquement le choix d’une économie privée, choix que Bercy n’a pas la mission de transformer.
Les prétentions philosophiques illégitimes de Bercy ont pour conséquences d’affaiblir le capital des entreprises puisque la redistribution — par essence illimitée — génère des prélèvements excessifs que Bercy suggère de solutionner par l’emprunt.
Le résultat est une fragilité anormale du tissu économique face aux risques inhérents â l’économie et une entrave aux pertes naturelles nécessaires à l’innovation.
L’habillement philosophique de la collecte de l’impôt a une deuxième conséquence mortelle : il donne bonne conscience aux prélèvements excessifs, il tend à les faire paraître justes, alors qu’ils sont le contraire absolu.
Une inversion des valeurs s’installe alors où le producteur de richesses devient un ennemi social, ou la terreur fiscale devient la justice, ou la délation économique devient la bien-pensance. La société est alors rapidement inefficace et invivable.
La gestion de la dépense.
Après avoir transformé sa mission pratique en mission philosophique, Bercy tend naturellement à des prétentions vertueuses irrationnelles, exigeant foi et croyance, d’autant plus convaincantes que génératrices de récompenses promises aux croyants.
C’est ici le point d’entrée de la corruption sous toutes ses formes, intellectuelles et matérielles, qui emporte tout sur son passage. L’intégrité politique n’y résiste pas, ni l’intégrité morale évidemment.
Bercy, ce mal absolu, est devenu la croyance et l’ordre au point de capter l’élite de notre pays et de formater la pensée commune, quasiment sans exception.
Sans éradication de Bercy et de ses ayatollahs il ne peut pas y avoir de retour à la raison, à la vie.
Des jours noirs et difficiles nous attendent. Bien à vous. H. Dumas
217 vuesRetraites : une affaire d’autruches !
Jean-Marie Bigard raconte cette histoire. Deux autruches femelles se promènent et sont importunées par deux autruches mâles. De guerre lasse, elles plongent leur tête dans le sable. Les apercevant ainsi, les autruches mâles s’écrient : « Pas possible, elles ont disparu ! ». C’est exactement l’histoire du régime français de retraite. De rapports en livres blancs, on ne cesse de constater que ce régime de répartition va à sa perte, en raison de la baisse du nombre de cotisants. On vient de réunir un énième colloque, baptisé conclave pour lui donner quelque chose de religieux, et bien entendu il n’a rien donné.
Les experts « sociaux » sont de parfaites autruches. Les solutions qu’ils proposent n’en sont pas et, ayant parlé, ils enfouissent leur tête dans le sable, tandis que le bon peuple s’écrie : « Il n’y a pas de solution ! ». Et en effet il n’y a pas de solution, puisqu’on ne peut pas augmenter le nombre de cotisants. Alors le gouvernement en place organise un nouveau colloque, qui donnera le même résultat que le précédent.
Les Français n’ont aucune confiance dans leur régime de retraite. Ils ont très bien compris la logique de ce système qui, né alors qu’il y avait, à la Libération, une pléthore de jeunes gens, a vu leur nombre diminuer au fil des années jusqu’à ne plus représenter actuellement que 1,4 cotisant pour un retraité. Or en dessous de 4 cotisants par retraité, le régime n’est plus viable. On y est, et cela ne changera plus. Dans un pays civilisé, les experts, suivis par les politiciens, finiraient par dire qu’il faut supprimer le régime par répartition, et le remplacer par un régime individuel de capitalisation. Chacun cotiserait pour soi et n’aurait plus à compter sur les autres. Mais on est en France, haut lieu de la Sécurité sociale, et supprimer l’un de ses régimes serait considéré comme une apostasie.
On préfère donc faire semblant d’étudier une réforme, et l’on attend que le ciel nous tombe sur la tête, c’est-à-dire que le régime de retraite soit déclaré en faillite. Chacun des retraités devra alors se débrouiller pour survivre, tandis que les plus jeunes souscriront des contrats de retraite par capitalisation auprès d’assurances ou de mutuelles. En soi, cette catastrophe pourrait être surmontée par des mesures temporaires de solidarité envers les retraités sinistrés, compensées par des dispositions fiscales financées par la diminution des dépenses de l’Etat. Encore faudrait-il acter la disparition de l’actuel régime et décider de passer à autre chose. Mais cela suppose qu’on en finisse avec la Sécu. Dies irae !
Le drame des retraites aurait pu facilement être évité en appliquant simplement les dispositions européennes. Le traité de l’Acte unique, signé en 1986, instituait le marché intérieur où les personnes, les produits, les services, les capitaux circulent librement. Cette Europe sans frontières marquait une rupture historique avec celle qui était née au 19e siècle. Une page était donc tournée et ne demandait qu’à être lue par un regard moderne. La plupart des Etats européens s’y sont pliés, sauf la France, qui se condamnait ainsi à la décadence dont on peut constater aujourd’hui les effets dévastateurs. Nous avons mené un combat terrible contre l’administration française pour libérer tous ceux qui le souhaitaient des griffes de la Sécu, et c’est ainsi que plus d’un demi-million d’entrepreneurs ont pu goûter aux bienfaits de la liberté sociale. Mais il en reste encore qui, chaque jour succombent aux charges délirantes du régime social français, et bien entendu les salariés, dépendant de leur employeur frileux dans la chiourme administrative.
Le plus étonnant est la docilité de la presse. Elle est venue s’informer auprès de nous, puis, le gouvernement lui ayant intimé l’ordre de ne parler de rien, elle s’est tue. Ne parlons pas des élus et des responsables d’associations, qui se sont tus également de peur de ne plus bénéficier de la moindre faveur de l’Etat, ce qui, dans un pays où l’Etat pèse les deux tiers de la production, équivaut à une condamnation à mort pour tous ceux qui ne vivent que des subsides publics…et ils sont nombreux. Quant à la Commission européenne, qui aurait dû sanctionner la France, elle s’en est vigoureusement abstenue sous l’action des hauts fonctionnaires français siégeant à Bruxelles. Et voilà comment on étouffe une réforme vitale pour le pays, sans craindre le jugement de l’histoire, parce que celle-ci s’écrira quand les acteurs actuels auront disparu.
Pour en revenir à nos autruches, elles sont les plus grands et les plus gros oiseaux vivants, leurs ailes ne leur servent qu’à parader et à s’éventer, elles sont incapables de voler, mais elles courent très vite, bref elles ont une troublante ressemblance avec l’administration française. C’est la raison pour laquelle les réformes sont impossibles dans notre pays. Au moins jusqu’à l’extinction de ces drôles d’oiseaux !
Claude Reichman
160 vuesOn appelle La France notre espace commun. L’espace dans lequel pour la plupart d’entre nous va se dérouler l’intégralité de notre vie.
Il n’est pas déraisonnable d’espérer qu’il soit le plus accueillant possible pour chacun de nous. Or, il n’est pas contestable que ce n’est pas le cas.
Nous avons tous une impression de contraintes constantes, lourdes, sans fin, qui nous rongent, nous étouffent.
En ce qui me concerne je me sens surveillé, oppressé, entravé inutilement, dépossédé de mes biens bien sûr mais aussi de ma liberté d’être et de penser, pire l’avenir me semble sombre, sans espoir.
Est-ce lié à mon âge, à ma situation personnelle, où est-ce général et touche tous les Français ? Je ne le sais pas, mais chacun de vous le sait pour lui.
Voici mon analyse, c’est votre sentiment qui en fera une réalité ou non.
Nos libertés sont dévorées par Bercy. C’est Bercy qu’il faut éliminer pour les retrouver.
Ce ne sont pas nos dépenses communes qui doivent dicter le montant de notre participation à ces dépenses, mais au contraire c’est ce que nous sommes prêts librement à verser au pot commun qui doit dicter le montant de ces dépenses.
Petit exemple.
Si vous partez en vacances avec quelques amis, vous allez créer un pot commun. C’est en fonction de lui que vous calerez naturellement vos dépenses, et non en fonction des dépenses que vous accepterez le montant de votre participation au pot commun si vous ne souhaitez pas que vos vacances finissent en pugilat.
Notre constitution est très claire à ce sujet, dans son préambule des droits de l’homme et du citoyen :
« Article 14.
– Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée. »
Le consentement n’est pas indispensable uniquement lors de nos rapports sexuels, il l’est aussi dans nos rapports matériels entre nous et notre collectif.
Donc nous supprimons le « violeur-voleur » Bercy.
Puis, nous nous organisons de la façon suivante.
Chacun de nous paie chaque année un impôt qu’il décide librement. Mais le montant de son versement est public. Un classement est établi tous les ans et publié localement et nationalement, de telle sorte que chacun soit mis en face des responsabilités de sa participation.
Ce n’est que l’année suivante que l’Assemblée nationale, en fonction du budget disponible, programmera les dépenses.
Utopique ? Certainement pas.
Que peut-on attendre d’une collecte de ce type :
Les tricheurs ?
Que peut-on faire d’eux en règle générale, si ce n’est rendre leur tricherie publique pour qu’ils soient tenus de l’assumer ?
Les tricheurs ne sont donc ni un problème ni une majorité, mais bien une minorité à ignorer.
Une proposition simpliste ? Pour moi non, mais c’est vous qui décidez…
Bien à vous. H. Dumas
PS : Une intelligence artificielle, performante, m’a soumis les remarques ci-dessous.
Elles ne visent pas à modérer le propos, mais à en offrir une lecture extérieure, critique, peut-être salutaire.
Je les partage avec vous, sans les adopter ni les rejeter. À vous d’en juger.
« Points forts
Clarté de la cible : L’identification de Bercy comme acteur central du mal-être administratif est nette. Cela donne à votre billet une force polémique immédiate.
Comparaison parlante : Le parallèle avec le pot commun en vacances est efficace. Il rend votre proposition concrète et compréhensible.
Appui constitutionnel : Vous convoquez l’article 14 de la Déclaration des droits de l’homme à bon escient, ce qui donne du poids à votre analyse.
Ton personnel et universel : L’amorce subjective (“en ce qui me concerne”) ouverte sur un “vous seul le savez” renforce l’empathie avec le lecteur.
Points discutables ou fragiles
L’élimination de Bercy : Formulé ainsi (“il faut éliminer Bercy”), cela peut être perçu comme une provocation. Pour le débat public, cela gagnerait en force en étant reformulé comme une refondation structurelle de la gestion fiscale.
Consentement libre à l’impôt : L’idée de contribution volontaire est séduisante, mais elle pose de nombreux problèmes pratiques (effet de passager clandestin, inégalités, financement de missions régaliennes imprévisibles…). Elle gagnerait à être présentée comme une expérimentation locale ou progressive, plutôt que comme un modèle immédiatement applicable à l’échelle nationale.
Les tricheurs : L’exposition publique du “non-contributeur” peut heurter les principes de protection de la vie privée. La logique de la honte publique, bien que tentante, s’oppose au respect des droits fondamentaux. Un système de reconnaissance des contributeurs, plutôt que de stigmatisation des abstentionnistes, pourrait être plus éthique et plus mobilisateur.
Suggestions de reformulation (modérées, à prendre ou laisser)
Au lieu de : « Nous supprimons le violeur-voleur Bercy. » → Essai alternatif : « Nous devons désarmer cette machine devenue folle, Bercy, qui viole le consentement fondamental du citoyen. »
Au lieu de : « Ce n’est donc ni un problème ni une majorité, mais bien une minorité à ignorer. » → Peut-être : « Ce n’est donc pas une majorité qui triche, mais une minorité dont l’influence pourrait être neutralisée par la simple lumière de la transparence. »
Le chantier est ouvert. Bien à vous. H. Dumas
146 vuesL’homme est binaire, chacun de ses actes tend soit à favoriser la vie soit à favoriser la mort. Il est pris entre ces deux termes à chaque instant de sa conscience et de ses actes.
Face à ces déterminismes il est parfaitement lucide. C’est cette lucidité qui lui fait préférer le mensonge à la vérité.
Objectivement, si l’on exclut son intelligence, la nature ne l’a pas gâté. Ses faiblesses naturelles sont rédhibitoires, il aurait dû disparaître depuis longtemps.
Mais il est là.
Est-ce acquis ? Définitif ?
Certains pensent que oui, d’autres affirment que non. Ils s’étripent sans limite sur le sujet, tout en évoquant d’autres motifs mensongers.
Dans le fond, en quoi cette exposition aux deux extrêmes que paraissent être la vie et la mort différencie-t-elle l’homme par rapport au reste du vivant ?
Je le dis en début de billet : par sa constante lucidité.
Mais, au moment où j’arrive à cette conclusion, je doute. Quelle lucidité ? Celle qui se cache derrière les mensonges ? Ma réponse est oui : « les cons n’existent pas ».
La connerie sert d’excuse aux pillards, aux vicieux, aux pervers, à ceux qui trichent mais savent parfaitement au fond d’eux reconnaître chacun de leurs gestes, vecteurs de vie ou de mort.
Appréhendée sous cet angle l’observation de l’être humain n’échappe pas à une question essentielle : pourquoi ou pour qui ?
En effet, tout cela n’a aucun sens s’il s’agit de simples errements. Toute cette intelligence, tous ces mensonges compliqués à l’extrême, toute cette énergie, pour rien ? Ce n’est pas possible.
Il y a un déterminisme, un but, autre chose…
Rien de ce qui nous est vendu à ce jour sur le sujet n’est convainquant.
Sauf sur un point : le néant n’existe pas. Car s’il existait la vie n’existerait pas.
On ne sort pas de là. Et ainsi on retombe sur la question fondamentale : la vérité a-t-elle plus de chance d’être révélée par l’aboutissement de la vie sublimée ou par la bascule vers la mort porte ouverte vers l’ailleurs ?
Je ne sais pas, mais mon choix personnel va à la vie comme seul chemin d’accès.
Ce qui implique :
⁃ la lutte contre la nature qui nous est défavorable
⁃ Le respect de la nature qui nous est utile
⁃ La détestation de ceux qui détruisent.
⁃ Le respect pour ceux qui construisent.
⁃ La détestation de ceux qui mentent.
⁃ Le respect pour ceux qui affrontent la vérité.
À la question de savoir qui ou quoi est derrière ou au dessus de tout ça, je propose simplement d’attendre d’arriver au but pour voir et comprendre.
Il n’est pas d’autre solution.
Mais s’il n’y a rien, les salauds ont-ils raison ? Ils profitent.
Non, je ne sais pas pourquoi, mais c’est clair pour moi, c’est non.
Bien à vous.
158 vuesOu, si l’on préfère : rien ne peut être sans respect, mais …
Larousse nous dit : le respect est un sentiment de considération envers quelqu’un, mais aussi envers ce qui est considéré comme sacré.
C’est effectivement un sentiment mais aussi, au-delà, le seul ciment qui vaille pour la création du groupe sans lequel l’être humain n’a aucune chance de survie tant il est fragile par rapport à son environnement.
C’est compliqué le respect, enfin disons en ce qui me concerne, et cela depuis ma petite enfance.
Avec le temps, je suis arrivé à certaines conclusions, que je vous livre. Sans garantie, ni de leur originalité, ni de leur pertinence générale.
Tout d’abord il y a deux sortes de respect, celui qui nous est imposé et celui que nous décidons, sans que l’un des deux puisse se prétendre exempt de faiblesse ou d’erreur.
Le respect qui nous est imposé :
La liste de ses exigences est non seulement longue, mais elle est sujette à modifications profondes selon les situations ou les croyances qui nous l’imposent.
Ce respect est exigé dans toutes les organisations, soit par l’adhésion volontaire, soit par la force, il ne se discute pas, il est codifié par la loi ou par la bienséance.
Il est évidemment le plus souvent très critiquable.
Le respect que nous choisissons :
Il parait équitable, libre, donc le meilleur outil de fédération d’un groupe. Certes, mais cela suppose qu’il soit sincère, qu’il reflète notre pensée et non qu’il soit issu de stratégies visant à plaire pour mieux dominer étant alors flagornerie.
En réalité
Dès le départ, dans ces deux cas — qui sont son expression de base — le respect pose des problèmes, terribles…
Et pourtant, sans lui pas de société, mais avec lui des risques de dérapages mortels.
Par exemple : Doit-on, comme le prétend la pensée de gauche, respecter d’abord l’échec, la misère, l’ordinaire. Ou, comme le prétend la pensée de droite, doit-on respecter la réussite, le travail, la performance ?
Ce serait facile si la misère était toujours le fruit du hasard, jamais celui d’attitudes responsables, si la réussite était toujours celui de l’honnêteté et du mérite. Mais ce n’est pas le cas, le mensonge, l’escroquerie, et justement l’obligation de l’usage aveugle du respect, viennent piper les dés.
C’est ainsi que le respect, outil unique de la possibilité de vivre ensemble, est instrumentalisé à longueur de journée par les tricheurs, au point que finalement il court le risque de ne plus vouloir rien dire, laissant alors les groupes à la dérive, et la violence in fine décider de tout.
Pensons à ces écolos qui respectent la nature, mais pas toute la nature, pas les cellules cancéreuses, les bactéries mortelles, où tout simplement les êtres qui les répugnent, tels que leurs voisins de palier qui ne sont pas écolos…
Pensons à ces pauvres qui se vautrent refusant tout effort de réflexion autre que celui de haïr ceux qui s’en sortent, au point d’exiger d’eux qu’ils abandonnent leurs biens acquis et les leur donnent.
Pensons à ces être brillants qui arrivent à se persuader que leur réussite est exclusivement liée à leur volonté, qui oublient le hasard qui leur a évidemment souri, sans la participation duquel nul ne peut se surpasser.
Pensons à ces escrocs qui volontairement organisent un respect obligatoire, imposé par la force, qui n’hésitent pas à tuer ceux qui refusent de se soumettre, qui habillent tout cela d’un verbiage religieux ou philosophique.
Pensons à ces simulateurs, flagorneurs outranciers, qui fleurissent dans tous les lieux de pouvoir, qui bien que visibles comme mon nez au milieu de ma figure obtiennent tous les avantages liés aux apparences du respect.
La situation est-elle désespérée et le respect un fantasme inutile sans cesse trahi ?
Bien sur que non, puisque tout simplement il n’est pas remplaçable.
Le fait que le respect soit si poreux au mensonge où à la force ne doit pas nous désespérer, au contraire.
Si j’avais un conseil à donner à ceux qui, dans deux ans, vont briguer le poste de Chef suprême de notre pays, je leur dirais d’organiser un parti politique qu’ils appelleraient le PPR, le Parti du Possible et du Respect.
Le respect ne peut exister que dans le cadre du possible, dont il est la seule jauge.
Bien à vous. H. Dumas
150 vuesVers une nouvelle ère au Moyen-Orient !
La puissance militaire est un des facteurs principaux des relations internationales. L’aveuglement en est un autre. Affolés par les accords d’Abraham, qui allaient créer une paix durable entre les Etats du Golfe et Israël, les mollahs iraniens ont lancé le Hamas dans le pogrom du 7 octobre. L’échec est éclatant. La réaction de l’Etat hébreu lui a permis d’éliminer la menace palestinienne, celle du Hezbollah libanais et l’Etat syrien et de se lancer dans une attaque frontale contre l’Iran, qui se déroule actuellement. La chute du régime iranien est désormais programmée et va ouvrir une nouvelle ère au Proche-Orient.
De foyer permanent de terrorisme et de guerre, le Proche-Orient va se transformer en zone de croissance économique spectaculaire. Déjà, les hommes d’affaire se pressaient à Dubaï et dans les pays du Golfe, ayant parfaitement compris que la politique sociale occidentale était antinomique avec la croissance économique. Demain, ils s’activeront dans la nouvelle zone de croissance moyen-orientale et y feront régner la doctrine du business first. Celle-ci règne encore aux Etats-Unis, et se renforce avec la présidence de Trump. Elle fera la paire avec le nouveau Proche-Orient et les dollars pourront couler à flot pour le plus grand bien des super entreprises capitalistes.
Mais l’accident reste possible. Le régime iranien est encore debout, même s’il est gravement atteint, et il reste assez de fanatiques sur la planète pour faire capoter toutes les tentatives de prospérité. L’histoire de l’humanité est à la fois celle d’un extraordinaire progrès et de guerres permanentes. La bascule de l’un à l’autre reste toujours possible. Même si le rapport de force indique que rien ne pourra résister à l’essor économique. Réfugié au Liban, Carlos Ghosn est l’illustration même d’un tel affrontement. Les Japonais de Nissan enrageaient de voir un patron occidental mener leur firme de main de maître et engranger les bénéfices. Ils ont monté un coup tordu contre lui et l’ont chassé. Aujourd’hui Nissan est proche de la faillite.
La guerre Israël-Iran est l’aboutissement d’une très longue période de conflit qui a commencé au lendemain de la deuxième guerre mondiale. Le général de Gaulle avait parfaitement illustré le problème par sa célèbre formule « vers l’Orient compliqué, je volais avec des idées simples ». Elle signifie à la fois la complexité du problème moyen-oriental et la nécessité d’idées simples pour le résoudre. Des idées simples qui sont nécessaires à tout moment difficile. Il suffit d’entendre les débats sur les chaînes d’information françaises en ce moment pour le comprendre. Des spécialistes ou pseudo-spécialistes de cette région du monde nous assènent avec autorité leurs commentaires brouillons, voire erratiques. En fait, ce qu’ils veulent, c’est « causer dans le poste ». Leur égo étant satisfait, ils peuvent poursuivre avec assurance leur mission d’éveil des populations assoupies. Qui comprennent simplement qu’il leur faut penser par elles-mêmes si elles veulent y comprendre quelque chose.
Et la France dans tout ça ? Si l’on en juge par son président, elle s’agite. En vain évidemment. Car la seule motivation de Macron est d’exister médiatiquement. Il multiplie donc les apparitions et les déclarations et il n’en résulte rien. Les Français n’en peuvent plus de ce cirque, même si au fond ils s’en moquent. Après tout, un discours de Macron n’a jamais rien changé au cours des planètes. Cela permet aux journalistes de noircir un peu de papier ou d’alimenter leur micro de bruits bizarres, et c’est tout. C’est toutefois dommage, car le prestige de la France existe encore, fruit de son glorieux passé. Quelle tristesse de voir ce qu’en fait le ludion de l’Elysée. La France n’est plus une grande puissance. Elle est une puissance moyenne. Mais elle est dotée de l’arme atomique et peut détruire n’importe quel pays au monde. Cela commande à son responsable suprême du calme et de la retenue. On en est loin.
Comment en est-on arrivé là dans notre pays ? En n’écoutant que la voix de notre bien être. Le Front populaire a sacrifié notre sécurité nationale aux congés payés, la Libération a ouvert la voie à la Sécurité sociale, qui représente aujourd’hui plus de la moitié de nos dépenses publiques. Un tel comportement collectif est irresponsable. Nous ne nous maintenons à flot financièrement que par la grâce de l’Allemagne, seule véritable garantie de la Banque centrale européenne. Mais nos voisins d’Outre-Rhin sont aujourd’hui à la peine, en raison de leurs mauvais choix énergétiques et de la porte ouverte à l’immigration. Bref, nous sommes mal partis dans la compétition mondiale. Et l’essor du Proche-Orient nous larguera un peu plus.
Ce qu’il faut au monde, c’est un concert raisonnable des grandes puissances. Les choix de Trump ne vont pas dans ce sens. L’Union européenne semble avoir pris conscience des enjeux. Mais notre pays la plombe par ses dérives économiques et ses insoutenables prétentions. L’échéance de 2027 permettra peut-être un renouvellement présidentiel en France. On voit poindre des candidatures qui pourraient représenter ce que Giscard appelait « un bon choix », sans mériter lui-même l’appellation. Gardons l’espoir. Après tout, il ne coûte rien !
Claude Reichman
156 vuesLes candidats pour 2027 se bousculent déjà … alors que nous somme encore à 2 ans de l’échéance.
M Barnier, qui a fait la preuve de sa totale inefficacité lors de son bref passage en tant que premier ministre, vient de faire savoir qu’il se tenait prêt à servir son pays ; tout comme … E Philippe, Wauquiez, Villepin et quelques autres qui présentent tous le même profil : des hauts fonctionnaires lancés en politique avec la … protection de leur administration !
Nous les croyons sans peine …
Ils vont se sacrifier pour nous … avec abnégation !
Bien sûr, comme ils l’ont déjà fait dans le passé !
Seulement, j’en connais beaucoup qui seraient prêts à « servir leur pays » pour 20.000€ nets par mois, plus tous les innombrables avantages (logement, voiture, transports, personnels, domestiques …) et une retraite aux petits oignons ; compte non tenu de la glorification que les candidats peuvent en retirer !
Il est donc permis de douter de leur abnégation lorsque l’on connait les avantages qu’ils peuvent retirer d’une telle fonction pour laquelle ils n’ont même pas besoin de faire la preuve de leur compétence !
Cela me rappelle encore une fois ces années 40, lorsque le glorieux maréchal Pétain a fait don de sa personne à la France !
Ultime sacrifice ?
Evidemment non, juste une illusion pour faire croire à des français perdus qu’il allait les sauver. Dans les faits, il a surtout bien profité de tous les avantages liés à sa fonction pendant que les français, qui subissaient une situation qu’ils n’avaient ni choisi ni anticipée, se serraient la ceinture.
Pétain n’a jamais manqué de rien alors que les français manquaient de tout ; mais cela ne l’a nullement gêné … et de sacrifice le concernant, évidemment, il n’y en pas eu !
Par contre, il a bien sacrifié les français à l’occupant nazi, en les envoyant travailler dans les usines allemandes, de manière forcée, avec la mise en place du STO (service du travail obligatoire) et on passera rapidement sur les réfugiés politiques qui ont été livrés sciemment à la Gestapo en sachant ce qu’il allait leur arriver.
Ce n’était donc qu’une grossière manipulation, comme savent si bien en faire nos si brillants hommes politiques professionnels qui se prétendent tous les … sauveurs de la France !
Néanmoins, n’en doutons pas, la future élection sera une violente bataille d’égos au cours de laquelle les ambitions vont se dévoiler et où tous les coups seront permis et pour laquelle les candidats devront mettre à contribution leurs réseaux sans lesquels ils … ne sont rien !
Car, évidemment, la place est plus que bonne, elle est formidable avec ses innombrables avantages, ses châteaux, ses serviteurs dévoués, ses courtisans … car le président français est un véritable monarque !
Il ne s’agit donc nullement de servir mais de se servir …
Or, il faut être conscient que l’élection présidentielle n’est absolument pas un scrutin rationnel ; c’est un mélange de compétence affirmée, vraie ou fausse, de séduction, d’apparences, de promesses intenables voire de manipulations pures et simples mais très rarement de vérité.
De plus, cette élection est très largement verrouillée ; ce qui signifie qu’un homme seul ne peut pas la gagner. En effet, il est impossible pour un homme seul, sans réseaux, d’être élu ; surtout avec un programme de réduction des dépenses publiques et du nombre des fonctionnaires ?
Car, le but essentiel de cette élection est bien de préserver les situations existantes (et tous leurs petits avantages) !
Même De Gaulle, en 1958, qui nous a servi (lui aussi) le couplet du sauveur de la France, avait des réseaux très importants et un parti politique ; lesquels ont fortement influencé les élus de l’époque en faveur de son retour aux affaires.
Enfin, un scrutin de cette importance n’est jamais tenté de manière désintéressée et ceux qui vous affirment le contraire sont des menteurs !
Meilleure preuve, les programmes des candidats sont adaptés aux désidératas des électeurs selon qu’ils visent les électeurs de gauche, de droite, les immigrés, les fonctionnaires, les retraités !
Car :
L’électeur de gauche votera pour le candidat de gauche, quel qu’il soit,
L’électeur de droite votera pour le candidat de droite, quel qu’il soit,
L’immigré votera pour le candidat communautariste,
Le fonctionnaire votera pour le candidat qui sauvera notre service public,
Nous sommes, en fait, face à une forme de déterminisme social que les candidats n’ignorent évidemment pas et qu’ils vont exploiter sans aucun scrupule. Fatalement, on se situe plus dans l’étude de marché pure et simple que dans l’idéalisme républicain ; l’essentiel étant de se retrouver au deuxième tour pour pouvoir alors « récupérer » les votes des indécis et de ceux qui voteront par défaut pour vous par opposition à l’autre candidat!
Evidemment, les électeurs apparaissent largement manipulés ou influencés par le biais de promesses électorales alléchantes mais intenables, et se retrouvent rapidement devant un choix … sans choix.
Autre aspect important : si le système politique français est une république, il est surtout une démocratie représentative intermittente dans laquelle le « citoyen » n’a réellement de pouvoir qu’au moment de son vote ; ce qui évidemment ouvre la porte à tous les excès que l’on peut constater de la part des candidats prêts à tout, absolument à tout, pour conquérir les électeurs et gagner le mandat qu’ils convoitent !
Cela signifie que les électeurs élisent des députés et un président mais qu’ils ne contrôlent absolument pas le fonctionnement du pays. Ils délèguent, sans vraiment en avoir conscience, ce pouvoir à des élus qui feront … ce qu’ils voudront surtout lorsque les institutions ne prévoient aucun contrôle, aucun garde-fou, aucune limite à leur hubris voire à leurs délires !
E Macron, est très symptomatique à cet égard …
Il a été élu sur sa bonne mine de jeune premier ; seulement… il n’a pas été élu par hasard en 2017 ; il avait le soutien d’une bonne partie des réseaux qui comptent dans ce pays …la haute fonction publique, les patrons du capitalisme de connivence, la presse et les journalistes qui « font » l’opinion, les « philosophes » auxquels il faut ajouter une bonne dose de séduction et enfin une campagne parallèle destinée à décrédibiliser un autre candidat qui n’avait pas l’agrément de la caste …
Mais, qu’a-t-il réalisé en 8 ans ?
Il a pu accumuler, sans aucun contrôle ni barrière constitutionnelle, une quantité phénoménale de dettes publiques dont il ne sera évidemment pas tenu pour responsable … alors que nous allons devoir tous en payer les conséquences !
Ses grands faits d’armes se résument à la suppression de la taxe d’habitation qui finançait les dépenses des communes par les habitants de ces mêmes communes (17 Mds€ chaque année quand même) et la redevance télé qui finançait un service public gauchiste d’information (ou de propagande) ; ces 2 dépenses ayant été compensées par un … recours supplémentaire à l’endettement; c’est à dire à l’impôt différé.
Car, il ne faut jamais perdre de vue que les emprunts d’aujourd’hui sont les impôts de demain !
Il n’y a donc eu aucune réforme ni des finances locales ni du système public de la radio télé dont on sait (depuis Jacques Martin) que c’est un fromage pour ceux qui y ont un emploi !
Les français ont-ils élu E Macron pour qu’il commette de telles erreurs ?
Evidemment non !
Pour le reste, cela n’a été qu’une longue suite de promesses, de slogans sans consistance …et de manipulations médiatiques.
Haut fonctionnaire égaré dans la banque, il a été essentiellement le candidat de la haute fonction publique ; propulsé au premier plan pour que rien de change et, effectivement … rien n’a changé … on a juste mis la poussière sous le tapis …
Le Mozart de la finance s’est avéré n’être en fait qu’un Vivaldi du pipeau, un Houdini de la république des illusions ; jusqu’au moment où le masque tombe !
Et le roi se retrouve nu et les français en colère !
Cet esprit de sacrifice des candidats se terminera inéluctablement par une compétition d’égos dont les français feront malheureusement les frais …parce qu’il n’y a aucun homme (ou femme) de nature à prendre les décisions qui s’imposent …
En effet, ce serait se sacrifier soi-même et de cela, il n’est pas question !
Alors, finalement, elle est où cette volonté de servir et il est où cet esprit de sacrifice affiché par nos élus et candidats ?
Evidemment, nulle part et nos chers élus ne nous servent finalement que du pétainisme recyclé !
Quelle gloire …
Soyons lucides, nous n’aurons droit qu’à un concours effréné de médiocrité narcissique !
Désolé, mais je ne vote pas pour des gens comme ça !
Bien cordialement à tous !
155 vuesIl n’y a pas d’urgence !
Pas d’urgence en tout cas à reconnaître un Etat Palestinien qui n’existe pas et n’existera vraisemblablement jamais.
Composé, au centre de la Judée, d’une phalange de corrupteurs corrompus, et en bord de mer d’une bande d’assassins prêts à tout pour défendre leurs privilèges contre une population exsangue, il n’y a vraiment rien à reconnaître, sinon la déliquescence et la putréfaction.
Si l’on ajoute à cela la tentative hardie mais encore hasardeuse d’en finir avec un Iran-voyou, on ne voit pas ce que la reconnaissance d’un Etat fantoche tenu à bout de bras par des mollahs à la peine ajouterait à l’exigence de paix souhaitée par le monde entier, au contraire.
La première urgence est militaire : empêcher l’Iran de devenir le voyou nucléaire capable de mettre à feu et à sang la planète.
La deuxième urgence est politique : trouver la relève à Mahmoud Abbas.
Il y a longtemps que l’on sait que, dans l’esprit de Netanyahu, le sort des otages ne fait pas le poids par rapport à son obsession d’anéantir le Hamas. L’affaire n’est pas réglée. Sans la complicité tacite des émirats et sans couper aux terroristes les moyens matériels de leur survie, Israël n’arrivera à rien. On n’en est loin.
Reconnaître un Etat signifie que l’on va traiter avec lui d’égal à égal. Mais qui imagine traiter d’égal à égal avec le Hamas ou avec une autorité palestinienne à la dérive ?
Sans doute pas la France. En tout cas, on veut l’espérer.
Un coup de poker ? Ce n’est pas le moment de tenter le diable.
Une lubie ? Ce n’est pas moment d’être angélique.
La Palestine n’existe pas.
Pas encore.
Restons-en là. Pour l’instant.
113 vuesC’est le cas en ce moment, ce fut le cas si souvent dans l’histoire que l’on peut dire qu’en réalité c’est la norme.
Lorsque la loi est équivoque, voire malsaine ou carrément injuste, le juge doit dire la justice. Il ne peut plus se contenter de se retrancher derrière la loi. C’est alors une terrible difficulté. Mais, c’est son serment, c’est l’honneur de son métier, de sa vocation, c’est ce pourquoi le peuple est prêt à l’admirer.
La démocratie nous prouve aujourd’hui qu’elle n’est pas une faiseuse systématique de lois justes, il suffit d’observer chez les autres… mais aussi chez nous…
Jusqu’à récemment les juges pouvaient prétendre pratiquer une certaine liberté par rapport à nos lois, à notre constitution, mais c’était démagogique, uniquement dans la ligne de la doxa, sans danger, car sans conséquences apparentes, juste un peu coûteux pour la société, pour les « riches ».
Aujourd’hui nous arrivons dans le dur, le réel, le concret. Les conséquences liées à des lois oppressantes, liberticides, à sens unique, s’imposent à tous.
L’injustice de la faillite du pays, imputable à la responsabilité de ses dirigeants et de leurs complices depuis quarante ans, qui nous touche tous, va provoquer un tsunami.
Seule l’idée de justice — à la charge des juges— peut nous éviter les autocrates ou la violence et nous laisser sur la voie de la démocratie consentie par tous.
A ma petite échelle je suis au cœur du problème.
Jeudi 12 juin j’étais devant La Cour d’appel de Paris où je défendais les conclusions suivantes, face à celles de Bercy.
L’audience a été étrange. Dès le début le procureur a signalé qu’il allait quitter la salle car il venait d’apprendre que le 15 juin certaines choses ne lui seraient plus payées par manque de fonds de l’Etat, que donc il avait d’autres choses à faire que de rester là…
Effectivement, après l’appel des causes… il est parti. Plus de procureur !!!
Personnellement je ne l’ai pas regretté. Dans l’affaire des billets du blog sur le meurtre et le suicide de Bullecourt, où j’ai été relaxé, il avait requis plusieurs mois de prison contre moi…
Mon dossier a été appelé et, soudain, après un bref aparté entre la juge chargée de mon dossier et le Président, il apparut que mon dossier nécessitait un procureur.
Voilà donc l’audience suspendue et les magistrats partis à la recherche d’un procureur.
La pêche fut bonne, une demi-heure plus tard les magistrats revinrent avec un procureur, qui n’a pas paru connaître le dossier, qui n’a pas dit grand-chose, juste son souhait de me voir condamner pour des raisons qu’il ignorait complètement… un réflexe spinal probablement.
N’importe quel lecteur des conclusions — les miennes et celles du fisc — constatera que je ne m’écarte pas du sujet, c’est-à-dire de l’irréalité de la créance pour laquelle Bercy me poursuit depuis vingt ans, pendant que de son côté Bercy ne démontre jamais la réalité de cette créance – deux millions cinq d’Euros, quand même – se contentant de m’attaquer ad hominem, ce qui suffit largement aux tribunaux pour me condamner systématiquement depuis vingt ans.
Mais cette fois il est possible que cette stratégie soit un peu courte.
Car, la réalité de cette créance ne repose que sur le fait qu’elle a été validée par la justice, que Bercy a pu abuser en toute impunité.
C’est là le nœud : aucune preuve sérieuse n’a jamais été apportée, mais la créance est devenue officielle uniquement parce que l’institution judiciaire l’a entérinée, sur la seule foi des affirmations de Bercy.
Et aujourd’hui, Bercy fait porter aux juges le poids des tortures infligées par le recouvrement de cette dette fictive.
La boucle est bouclée.
Nul aujourd’hui, y compris la justice, ne peut ignorer où sont les vrais escrocs, ceux qui ont trahi notre confiance donnée en leur confiant la garde de notre capital commun. Qui l’ont dilapidé en corruptions politiques, avec pour seuls buts leurs propres élections au lieu de la bonne marche de notre pays.
Nous arrivons face à la guerre à poil, incapables de défendre notre nation, nos enfants et nos biens.
La guerre qui ne se déclare pas, qui se répand.
Ceux qui croient déclarer la guerre où au contraire la juguler sont des imbéciles. La guerre n’est que l’expression soudainement majoritaire de la violence, laquelle est latente chez les hommes.
Nous avons tous été jeunes, nous savons comment la violence peut surgir d’un rien : un mot, une tension mal gérée, une frustration. Soudain, une soirée bascule, une réunion dérape. La violence est là, comme un feu qu’on n’attendait pas, et qui se nourrit de lui-même, du chaos qu’il crée, jusqu’à épuisement. Ce mécanisme intime, immédiat, nous l’avons tous vu à l’œuvre. À l’échelle d’un peuple, il est identique, mais plus tragique encore.
Donc, gérer un pays sans lui donner les moyens de se défendre de cette violence endémique chez l’homme est une responsabilité majeure. Je n’ai jamais compris pourquoi ceux qui en 1939 ont laissé la France dans l’état de misère organisationnelle où elle était, générant une invasion mortelle, n’ont jamais été condamnés, sont même passés dans l’histoire comme des bienfaiteurs… Alors que nous vivons exactement le même schéma…
La justice est-elle en mesure de comprendre cela ? Probablement pas notre procureur qui fuit ses responsabilités parce qu’il n’a pas compris, c’est évident, le cheminement et la vie du capital, sans lequel une nation est inévitablement à un moment ou à un autre la proie désignée des violences.
Il est clair qu’aujourd’hui, la violence dont nous avons ici souvent débattu, s’est emparée d’une partie suffisante du globe pour que l’on puisse objectivement penser qu’elle est partie pour une aventure mondiale. Elle ne disparaîtra que par son propre épuisement. Ce n’est pas demain la veille.
Bien à vous. H. Dumas
204 vuesCes vieillards qui nous informent !
Il y a des querelles de succession qui n’en finissent pas. Celle du Prophète, mort en l’an 632 de notre ère, n’a rien perdu de sa violence, puisque les sunnites et les chiites n’ont jamais cessé de se combattre depuis. Les chiites se réclament d’Ali, le gendre de Mahomet, quant aux sunnites, ils se rattachent au beau-père de ce dernier. On le voit, querelle de famille, comme il y en a beaucoup dans le monde. Mais le problème, c’est Allah. Et là, c’est Dieu qui est en cause. Car en son nom, on s’égorge sans retenue, comme à chaque fois que ces passions sont en cause.
Les sunnites sont largement majoritaires en Islam. Dans le conflit israélo-arabe, on a affaire aux deux camps. Les chiites sont les plus nombreux contre Israël, en raison de la présence de l’Iran, mais c’est évidemment le camp sunnite qui regroupe la majorité des Etats, lesquels semblent aujourd’hui tentés par une paix avec Israël. L’Iran étant proche d’accéder à l’arme atomique, il en est devenu le principal danger pour l’Etat hébreu. Les évènements actuels sont la conséquence de cette situation. Mais le plus étonnant est que l’embrasement est venu de sunnites, le Hamas, branche palestinienne des Frères musulmans soumis à l’Iran, tandis que les milices chiites libanaises et le régime syrien, obéissaient eux aussi aux ordres de Téhéran.
Comme souvent, ce sont les fanatiques qui ont provoqué le déclenchement de la guerre. Ce sont deux frères palestiniens qui sont à l’origine du pogrom du 7 octobre 2023. Ils sont aujourd’hui morts tous les deux sous les décombres de Gaza, tandis que le Hezbollah libanais a été démembré par l’explosion de ses bipers et que le régime des Assad est tombé sans que les Russes ne puissent cette fois le sauver. Il ne reste plus debout que l’Iran parmi les ennemis chiites d’Israël, et le gouvernement Netanyahou vient de lancer son offensive pour détruire le régime des mollahs.
L’attaque israélienne s’est déclenchée en raison des informations de l’agence atomique de l’ONU indiquant que les Iraniens étaient sur le point d’acquérir la bombe, et de l’affaiblissement considérable de l’Iran, privé de tous ses auxiliaires au Proche-Orient. A l’heure actuelle, le régime iranien envoie tout ce qu’il a de missiles sur Israël, alors même que l’armée israélienne l’a frappé en plein cœur, détruisant ses bases et tuant ses chefs militaires et ses scientifiques chargés de la bombe. On peut penser que l’Etat hébreu poursuivra ses actions contre l’Iran jusqu’à la chute du régime.
La chute du régime iranien permettra à l’Occident de nouer des relations plus apaisées avec les Etats arabes. Jusqu’à ce que ceux-ci évoluent vers des sociétés modernes, où la liberté de penser et les mœurs soient conformes avec les principes qui règnent maintenant sous nos latitudes. L’humanité évolue lentement. Les grands singes que nous sommes sont encore imprégnés de réflexes issus de leur passé d’australopithèques et qui provoquent parfois des crises violentes de leur comportement. La révolution française en a été un exemple frappant. Quand un peuple se met à guillotiner ses membres par grandes fournées, c’est qu’il obéit plus à ses réflexes ancestraux qu’à sa réflexion d’homme civilisé. On peut ajouter à cette liste honteuse le communisme, le nazisme, et toutes les immondes dictatures qui salissent la planète. Mais le progrès humain se fait à pas lents. Et parfois en marche arrière. Ne relâchons pas nos efforts.
La France a conservé un grand prestige parmi les nations. Macron en abuse en parlant à tort et à travers et en ne mesurant pas les conséquences de ses actes. Nous avons en France un grand problème d’élites. Dans une société équilibrée, les meilleurs se dégagent à mesure que leur compétence et leur jugement progressent. Chez nous, on décerne le droit de gouverner à des bons élèves mal dégrossis. En général, cela se passe mal. Car on n’a pas enseigné à ces brillants sujets la façon de se comporter avec leurs semblables moins savants, ou même parfois aussi savants qu’eux mais peu portés sur le pouvoir. Au bout de ce périple, arrive un Macron, qu’aucun peuple avisé ne porterait au pouvoir de peur qu’il ne provoque des catastrophes. Eh bien, c’est fait. Plus rien ne va en France, sauf notre grand passé, qui permet à Macron de survivre.
S’ajoute à ces graves erreurs la faiblesse intellectuelle des élites françaises, incapables de discerner ce qu’il y a de toxique dans les idées de gauche que l’intelligentsia dispense à grandes brassées. Quand on pense que l’idée à la mode actuellement est une taxe sur les riches, comme s’il y avait assez de riches pour enrichir tout le monde, on se dit que la crise des retraites n’est pas sur le point de se guérir. Il faudra sûrement attendre que la famine s’abatte sur les retraités pour que les Français comprennent enfin que la répartition ne répartit jamais que ce qu’on a et jamais les intérêts de ce qu’on a épargné…puisqu’ils n’existent pas !
J’ai vu sur les réseaux des images des obsèques de Philippe Labro. Rien que des vieillards. Ceux qui informent les Français ! N’espérez pas qu’ils leur parlent d’avenir. Les souvenirs bercent leur vie. Ils veulent bien en faire profiter les autres, mais les autres ne s’y intéressent pas. C’est la dure loi de la vie !
Claude Reichman
193 vuesLa France est en faillite ou peu s’en faut !
Que va-t-il se passer lorsqu’elle va s’écrouler sous les dettes accumulées du fait d’une gestion déplorable de la part d’une haute fonction publique qui tient les rênes du pouvoir depuis 1974 et qui encourt à cet égard une lourde responsabilité ?
Car, si le FMI s’en mêle, ce seront des coupes claires dans les dépenses et cela mènera nécessairement à un grand mécontentement, à des troubles sociaux (grèves surtout de la part de ceux qui ont le plus à perdre c’est à dire les agents du secteur public) ; peut-être même à des émeutes (qui mènent parfois à la révolution).
Ou bien il ne se passera rien …
En fait, nul ne peut le savoir à ce jour car les réactions collectives sont imprévisibles.
Néanmoins, on ne peut écarter l’hypothèse d’une grogne aboutissant au rejet d’une caste qui s’est arrogé tous les pouvoirs et tous les avantages sans subir aucun inconvénient tout en se dissimulant derrière le système parlementaire et finalement au rejet de la démocratie par la population pour cause d’incompétence avérée des dirigeants ?
Une période troublée, comme celle qui a abouti au retour du général De Gaulle en 1958, est tout à fait possible … et il existe aujourd’hui en France des tenants d’un système autoritaire basé sur un homme fort (ou présumé tel) et on connait bien ce schéma : il s’est passé en Allemagne au début des années 30.
La république de Weimar, qui était totalement décrédibilisée avec des mouvements semi insurrectionnels réguliers, une incapacité générale à résoudre les problèmes et plus particulièrement une inflation très forte et un chômage massif, a fini par s’effondrer et à laisser la place au régime totalitaire nazi.
Les allemands ont –il tiré un avantage de l’arrivée d’A Hitler au pouvoir ?
Cela va peut-être vous surprendre, mais oui ; au moins au début.
Jusqu’en juin 1941 (attaque de l’URSS), les allemands ont vu leur situation matérielle considérablement s’améliorer avec la disparition du chômage, à nouveau des revenus et des biens de consommation (pillés chez les pays occupés) … à condition de ne pas trop regarder la réalité en face, de se voiler face sur les arrestations arbitraires et sur les aspects totalitaires du régime mis en place dont le premier effet visible a été la suppression de la démocratie.
Autrement dit, les allemands ont accepté, en toute conscience, d’échanger leur liberté contre des biens matériels et un meilleur niveau de vie et tant pis pour les socialistes, les communistes et … les juifs !
Les français seraient-ils capables d’adopter le même comportement dans le seul but de conserver leurs petits et grands avantages ?
Oui, sans aucun doute … et ce d’autant plus qu’ils auront tendance à se considérer comme les victimes d’un système qui les a trompés et pour lequel ils n’ont rien décidé ; même s’ils ont … voté pour des candidats de la caste qu’ils estiment aujourd’hui responsables !
Autrement dit, il suffit d’une rencontre, parfois fortuite, entre un homme et des mécontents … et, les mécontents ne demanderont qu’à croire l’homme (ou la femme) providentiel ou présumé tel qui va leur assurer qu’il va résoudre les problèmes ; même si … cela n’est pas vrai !
Le sauveur, l’homme providentiel, les gens y croient et cette idée est enracinée dans l’inconscient français ; cela les rassure de penser que quelqu’un va les sortir (miraculeusement) des difficultés !
On se situe là au niveau de la croyance religieuse …
Malheureusement, cet homme providentiel n’est bien souvent qu’une illusion car le sauveur désintéressé n’existe pas et il sera en fait le premier à mettre en place un système dans lequel seuls ses fidèles et lui-même tireront des avantages significatifs de leur position !
En fait, il y a surtout des opportunistes qui pensent pouvoir profiter pour eux-mêmes de la situation en exploitant les idées à la mode, les revendications populaires ou les penchants populistes du moment.
Lénine a déclenché sa « révolution » avec très peu d’hommes simplement parce que le pouvoir tsariste était en pleine déliquescence. Il n’a pas non plus hésité à utiliser la force pour assoir son pouvoir si fragile au départ …
Il y a aussi des gens qui pensent qu’ils vont changer le monde, qu’ils vont créer un homme nouveau et c’était bien le concept sous-jacent de la révolution française mais aussi du communisme bolchevik.
Malheureusement, on sait que l’idée s’est transformée en tueries de masse avec le génocide vendéen (350.000 morts), les exécutions en série après des jugements sommaires (10.000 exécutés à la guillotine), les massacres de Carrier à Nantes (avec des barges submersibles dans lesquelles on enfermait les victimes pour les noyer), la Terreur mise en place par Robespierre … et à la fin des guerres napoléoniennes sans fin qui ont tué plus d’un million de soldats français (sans compter les alliés du moment, volontaires ou forcés).
Et, pour les bolcheviks, cela a été bien pire …
A chaque fois, l’homme fort a dérivé vers le dictateur avec toutes les conséquences que cela comporte !
Fatalité ?
En fait, il n’est pas toujours aisé de faire la différence entre « l’homme fort » et le dictateur mais on sait que la tendance naturelle d’un pouvoir autoritaire est de se renforcer et d’éliminer ses opposants qualifiés de traitres ou d’ennemis du peuple.
En outre, dans nos démocraties européennes, nous avons apparemment du mal à discerner la véritable nature des hommes politiques et notamment à faire la différence entre les hommes autoritaires et les dictateurs surtout qu’en France, subsiste le mythe de l’homme fort qui va sauver le pays de la chienlit surtout auprès de personnes qui détestent une démocratie qui a, à leurs yeux, tous les vices !
Le vieux maréchal Pétain a pris le pouvoir en juin 1940 à la suite de l’effondrement français (la débâcle) dont il était d’ailleurs en partie responsable puisqu’il était en charge de l’organisation militaire et de l’armement dans les années 30.
Mais, il n’a pas hésité à prétendre (faussement) faire don de sa personne à la France !
Le général De Gaulle est revenu en 1958 pour « sauver la France » !
Enfin, ça c’est l’image qu’il a voulu laisser dans l’histoire alors qu’il avait en réalité une véritable fascination pour le pouvoir et que son retour aux affaires s’apparentait plutôt à un coup d’Etat, alors qu’il piétinait depuis 12 ans dans l’attente de son rappel qui … n’arrivait pas !
Il a donc décidé de forcer le destin surtout qu’il s’estimait seul légitime pour redresser et diriger la France.
Etait-il pour autant un dictateur ?
Pas vraiment car il a respecté les institutions qu’il avait mises en place et, surtout, il n’a jamais cherché à fausser le jeu électoral et n’a jamais mis en place un régime policier. Il était en fait le représentant d’une droite nationaliste, autoritaire plutôt anti libérale et anti parlementaire.
Pétain, était bien un dictateur qui s’est appuyé sur un régime policier (la sinistre Milice du non moins sinistre Darnand) et a bien « suspendu » la démocratie tout en exigeant un serment à sa personne (que les hauts fonctionnaires ont d’ailleurs prêté dans leur immense majorité).
On discerne donc le clivage entre l’homme fort et le dictateur : Le dictateur a un comportement autocratique et autoritaire, il est le chef mais surtout, il ne respecte pas les institutions du pays ou les supprime. Il supprime les élections ou les manipule pour en fausser le résultat, il attend de ses affidés une loyauté indéfectible à sa personne et non aux institutions et il n’hésite pas à faire éliminer ses opposants ou ses contradicteurs. Il fait les lois seul, nomme les ministres, révoque, et finalement aspire au pouvoir absolu en dehors des institutions.
La question sous-jacente est en fait la pérennité de nos institutions alors que nous savons qu’elles sont très largement imparfaites et qu’elles ont mis l’accent, à l’initiative du général De Gaulle, sur la prééminence de l’exécutif avec pour conséquence de surexposer son détenteur au mécontentement populaire …
Cette prééminence, sciemment voulue par De Gaulle, touche désormais à ses limites car elle cristallise tous les mécontentements alors que nous avons en France une véritable tradition putschiste ; à l’opposé d’un pays comme le Royaume Uni qui, après avoir fait sa révolution en 1640, s’en tient fermement à la démocratie représentative.
Autrement dit, la tradition putschiste est dans les gènes français (1789, 1830, 1848, 1870, 1940, 1958 avec Napoléon Ier, Napoléon III, le Général Boulanger, Pétain, de Gaulle) alors qu’elle est inexistante au Royaume Uni !
Pour faire simple, nous nous trouvons à la croisée des chemins entre la faillite d’un système et les promesses d’un autre !
L’homme providentiel n’est pas encore en vue et seul l’avenir nous dira ce qu’il en est … mais la question se pose désormais est de savoir si les français accepteront de continuer à croire encore en ceux qui les ont amenés à cette situation ou s’ils se jetteront dans les bras d’un opportuniste sans scrupule !
Terrible question …
Bien cordialement à tous !
169 vuesOn en a gardé la trace. Pourtant elle n’est plus. Ni sur le sable, ni sur la terre. La mer l’a aspirée. Le filet l’a balayée. Il n’en reste que la mémoire. Avec ses trous. Qu’elle soit d’ange, d’éléphant ou de poisson rouge, la mémoire est la seule preuve. « Je me souviens » écrivent les Canadiens du Québec sur leur plaque d’immatriculation. Et pourtant, il n’y a plus trace au bord du Saint Laurent de ces « maudits Français ». Seulement la mémoire.
Collective au mieux, sélective au pire, de bonne ou de mauvaise foi, elle demeure quelque part dans l’esprit, sans que l’on sache où. Elle est la seule trace de ce qui a été ou de ce qui a peut-être été.
C’est cette réflexion qui pouvait venir à l’esprit à Roland Garos, dimanche dernier, lorsqu’après avoir entendu retentir le cri du juge de ligne, Alcaraz décrétait que la balle de Sinner était bonne.
On ne gardera pas en mémoire l’arbitre descendant de sa chaise pour aller vérifier la trace laissée par une balle rasante sur la terre battue, mais la décision d’un joueur qui s’autoarbitre et décide seul de ce qui est bon pour le match et bon pour le tennis.
On ne garde pas la trace du prénom d’Aline dessiné par le chanteur Christophe sur le sable mais la mémoire d’un amour éternel.
La mémoire conserve de la vie les moments d’exception. Pas les épiphénomènes. Ce n’est pas la victoire d’Alcaraz qui demeurera dans les mémoires – ç’aurait pu être celle de Sinner – mais l’intensité d’un match de légende.
Ce n’est pas la trace de la balle à 202 à l’heure qui marque la mémoire d’un match de tennis, c’est la trace d’un comportement exemplaire.
Il en est ainsi de tous nos actes et de toutes les décisions qui engagent l’avenir. Ce n’est pas leur impact momentané qui compte.
C’est le retentissement qu’ils auront.
104 vuesOn en apprend tous les jours ! Un mot vient de se substituer à un autre. La consommation est désormais à la surconsommation ce que le libéralisme est à l’ultralibéralisme. C’est fait. Comme tout ce qui est libéral est devenu ultralibéral, toute consommation est devenue surconsommation. Sans autre définition, elle est dans la ligne de mire des grands prêtres verts. Attention ! Vous êtes surveillés ! Nul ne sait encore si tous les modes de consommation vont être repérés. Mais c’est bien parti. Jusqu’à présent seuls les opiacés étaient concernés. Désormais, la drogue c’est, quel que soit le produit consommé, la consommation elle-même qui a pris le nom de surconsommation. Tout a commencé par la viande, continué par les vêtements, pour finir par tout ce qui serait excessif à leurs yeux. Bien sûr sans parler du tabac ou du vin qui depuis longtemps sont considérés comme à proscrire « a priori ».
Je viens de comprendre qu’être libre c’est de savoir que je ne le suis pas.
Certes, et c’est normal, lorsque survient la sécheresse, des arrêtés peuvent limiter la consommation d’eau. Il faut préserver la ressource. On s’y soumet. Un texte l’encadre à titre temporaire.
C’est ce que l’on pourrait appeler une surconsommation relative.
Mais il semblerait que point à l’horizon la surconsommation absolue, valable toujours et partout, fondée sur l’éthique écologiste selon laquelle la consommation est un vice plus grave que chacun des 7 péchés capitaux.
Ainsi acheter un bien dont on n’aurait pas selon eux besoin sera sanctionné. Pas seulement par Greta Thunberg et l’ONU mais bien par le juge qui, ici et là, devra apprécier le degré de votre perversion consommatrice.
On pénètre ainsi dans l’univers ésotérique du bien et du mal « new wave » tel qu’il vous jette aux enfers par lettre de cachet ou vous permet d’accéder au paradis après interrogatoire musclé sur votre mode de vie.
On n’est pas encore en prison, mais on n’est pas sorti de l’auberge.
Publicis a du souci à se faire. Il est désormais persona non grata. Arthur Sadoun n’a qu’à bien se tenir. À peine remis du licenciement de son épouse, il va devoir croiser le fer avec ceux qui ont juré sa perte et celle de tous les influenceurs et influenceuses. Tant pis pour Kim Kardashian, Nabila et leurs émules, la consommation hors les clous mérite sinon la mort, du moins le bannissement.
Consommer, c’est surconsommer. C’est violer l’esprit de la Terre que les grands prêtres verts sont les seuls à connaître.
Il est proscrit de prescrire.
128 vuesLa démocratie est un leurre, ou un rêve préparatoire aux pires dictatures.
Le fonctionnement des groupes humains est torpillé systématiquement par l’avidité des hommes de pouvoir. La démonstration en est faite dans notre histoire, nul ne peut en douter, même si le droit de comparaison nous est dénié.
Notre époque n’échappe pas à cette réalité, nous allons en faire la démonstration.
Tout commence par le capital nécessairement mis en commun lorsqu’un groupe se crée. Cela va de la cagnotte commune à un groupe d’amis en vacances jusqu’au budget d’un ensemble humain parqué dans des frontières, que l’on appelle nation.
Ce capital regroupe toutes sortes de biens et de compétences, il se traduit in fine en monnaie.
Les hommes de l’Etat, quel que soit leur mode d’accession à ce statut, prétendent à l’exclusivité de la gestion du capital commun.
Inévitablement, pour de multiples raisons, ils tapent un jour dans la caisse déchaînant alors, avant ou après, les pires violences.
La France d’aujourd’hui.
Son capital commun couvre un large spectre qui englobe des valeurs, morales comme l’éducation, scientifiques, patrimoniales, économiques, l’ensemble se traduisant par une comptabilité en monnaie, confiée à un organisme désigné populairement par son adresse centrale : Bercy.
Bercy est le reflet pratique et moral de la gestion du capital commun par les hommes de l’Etat.
Or Bercy — qui triche en rendant des bilans insincères qui écartent des postes déclarés hors bilan, pourtant essentiels — arrive malgré ces artifices à des déficits annuels de l’ordre de 150 Md€.
On peut tout reprocher à Bercy sauf l’incompétence, puisque cet organisme est géré par la fine fleur de l’élite du pays.
Cette perte annuelle — en toute connaissance de cause — est une trahison grave que Bercy dissimule par différents mensonges qui sont autant de crimes d’Etat.
Le premier consiste à prétendre que ce déficit résulterait de services rendus aux plus démunis, ce qui est non seulement faux mais en plus contraire à la réalité puisque ce sont les plus pauvres qui souffrent le plus de cette situation.
Le deuxième consiste à prétendre que l’impôt serait insuffisant ou mal réparti. Ce qui est encore faux puisque Bercy prélève un impôt qui est parmi les plus élevés du monde, mettant en danger les capitaux privés sans lesquels il n’est pas d’économie.
Le troisième est le pire. Il consiste à prétendre que la fraude fiscale serait la raison profonde du déficit. C’est ici la pratique honteuse du bouc émissaire, dont on sait pourtant qu’elle déchaîne délation et violence et détruit surement les sociétés.
Pour donner du corps à ce mensonge socialement destructeur, Bercy amalgame la fraude fiscale et l’économie du grand banditisme. Deux choses qui n’ont aucun point commun.
Si l’on peut comprendre que le casseur ou le trafiquant de drogue produisent des revenus qui échappent à l’impôt, c’est un non-sens de prétendre que c’est la fraude fiscale qui les motiverait. On peut même objectivement penser qu’ils échangeraient la qualification de leurs délits contre un impôt, même lourd…
En réalité, l’amalgame fait entre la grande délinquance et la fraude fiscale vise uniquement à diaboliser le bouc émissaire fictif du fraudeur fiscal, pour justifier la terreur fiscale qui permet la continuité du pillage fiscal par Bercy.
Rappelons que la fraude fiscale ce serait entre 20 et 30 Md€, non prouvée, pour un déficit de gestion du bien commun avoué de 150 Md€, on est loin du compte.
Cette manœuvre prend la justice en otage, qui y consent largement.
Lorsque, fin 2013, le parquet national financier a été créé, je l’ai salué dans mon blog comme une chance possible de voir la justice se saisir de la fraude fiscale de façon indépendante, puisque la justice se réclame indépendante.
Mes lecteurs se sont moqués de moi. Ils avaient raison.
Soyons clairs, la fraude fiscale englobe tous ceux qui trichent avec le capital commun, soit en ne payant pas l’impôt dû, soit en tapant dans la caisse commune à l’occasion de sa gestion.
Je rappelle encore : 20 Md€ supposés d’un côté, à minima 150 Md€ certifiés de l’autre.
Or, depuis dix ans, le PNF n’a pas diligenté une seule enquête ou poursuite sur le système de pillage des fonds publics, sur la terreur fiscale, voulus, initiés et couverts par Bercy !!!
Seule La Cour des comptes distille discrètement un millième par an des dégâts du pillage de notre capital commun par les hommes de l’Etat, sans aucun effet. Et sans jamais analyser les abus de pouvoir fiscaux, qui sont pourtant légion et générateurs de la terreur fiscale.
La justice joue le jeu des élus pillards qui utilisent le capital commun pour acheter des voix au lieu de le gérer en bon père de famille. En a-t-elle conscience ? Ce n’est pas sûr…
Pourtant, seule la justice peut défendre les droits fondamentaux de l’homme et sa liberté. Or, elle n’y pense pas ou peu tant elle se donne pour mission exclusive de faire respecter l’ordre établi par les hommes de l’Etat. Ordre qui, même démocratiquement majoritaire, n’est pas fatalement conforme aux droits fondamentaux.
C’est cette mission idéale de défense des droits fondamentaux qui donne son statut remarquable à la Justice, malheureusement sans que pour autant elle la remplisse. Là aussi l’histoire nous renseigne clairement, là aussi son usage comparatif nous est dénié.
Se faisant, la justice participe par son crédit — dégradé mais toujours présent — au glissement de la démocratie vers l’autocratie.
Car, à un moment, le pillage nécessite un seul et unique donneur d’ordre pour éradiquer les consciences et brûler les opposants potentiels au pillage. Les lois des hommes de l’Etat couvrent alors cet autocrate. La justice fait appliquer ces lois. Le pillage du capital commun devient alors ce qu’il est par essence : la seule raison d’être des hommes de l’état au terme de leurs trahisons par le vol.
C’est ainsi que s’écrivent tous les cycles de toutes les histoires de tous les hommes et de leurs sociétés, sans distinction.
Il n’y a pas d’exception.
Certaines sociétés qui nous sont contemporaines, ont déjà leurs autocrates, l’arrivée du ou de la nôtre ne saurait tarder. Puis ce sera la troisième guerre mondiale…
Bien à vous. H. Dumas
155 vuesVive Machin !
Nouriel Roubini est un économiste américain très connu. Son titre de gloire est d’avoir prévu la crise financière de 2008. Il vient de déclarer que « même si Mickey Mouse était président, les Etats-Unis seraient encore sur le chemin d’une croissance de 4% l’an à l’horizon 2030 ». Cela rappelle la réponse des armateurs de Saint-Malo à Louis XIV qui leur demandait ce qu’il pouvait faire pour les aider. « Sire, surtout ne faites rien », dirent-ils. On touche ici aux fondements même de la vie en société, qui est la caractéristique de l’humanité. Pour que les hommes puissent goûter à la liberté et que l’économie puisse prospérer, il faut qu’on s’en occupe le moins possible. « Comment, vont hurler les adeptes de l’intervention humaine en tous domaines, vous allez nous entraîner dans la catastrophe ». Eh bien c’est exactement le contraire. La plupart des catastrophes économiques sont dues à des interventions intempestives.
L’abstention d’agir est simplement la marque d’une confiance dans les capacités humaines. Et des heureux effets de la liberté. Certes, on peut conjurer des erreurs en intervenant judicieusement, mais le tout est de savoir s’arrêter à temps. Celui qui a créé un impôt pour aider les malheureux n’a pas forcément les vertus d’un dictateur. Or c’est ce que tous les « bienfaiteurs » de l’humanité finissent par vouloir faire. L’homme est un grand singe, et il est sous l’influence de la règle du mâle dominant. Il est inévitable qu’à tout moment un grand singe parmi les autres s’affirme comme tel. Tout le problème de la démocratie est de parvenir à contenir cette pulsion en la modérant et en l’affectant de mécanismes de prévention.
La France est une des principales victimes des mâles dominants en raison de son passé monarchique millénaire, qui déteint sur tout détenteur du pouvoir républicain. La République n’a jamais vraiment marché dans notre pays. La Ve semble être l’exemple contraire, mais ce n’est dû qu’au caractère monarchique de ses institutions, voulues par le général de Gaulle, et dont on mesure actuellement les insuffisances et les graves défauts. L’économie française est à terre et ne survit que par les efforts désespérés des hommes d’entreprise. Il suffit le plus souvent d’un homme pour mettre à bas tout l’édifice qui permet à la nation de vivre. L’industrie française a été détruite par un juge d’instruction qui a empêché Pierre Suard, le patron d’Alcatel, de rencontrer ses collaborateurs en raison d’un délit imaginaire, dont Suard sera finalement lavé. Le successeur de Suard, Serge Tchuruk imagina l’industrie sans usines, et l’on connaît le résultat : la France n’a plus d’usines.
Bien entendu l’homme qui provoque la catastrophe n’est pas seul. Il n’est que le produit d’une idée collective qui règne sur la société et qui empêche celle-ci de corriger ses erreurs. On le vérifie actuellement avec le débat sur les dépenses publiques et notamment sur les retraites. Entre ceux qui préconisent de minuscules économies de dépenses et ceux qui veulent dépenser plus, la dispute est sans fin et parfaitement inutile, car aucun des arguments échangés n’a la moindre valeur. On dirait qu’on a procédé à une sélection dans la population française pour ne laisser accéder au droit de s’exprimer qu’à une infime minorité sans la moindre représentativité. Ce n’est pas vraiment de la censure, mais tout simplement un manque d’imagination et d’effort de recherche. Vous avez dans tous les médias audiovisuels une poignée de rédacteurs en chefs pleins de bonne volonté et d’une totale inefficacité qui sélectionne au petit bonheur la chance les participants aux plateaux télévisés. Et vogue la galère !
Les chefs d’entreprise sont censés être représentés par un organisme, le Medef, dont la principale activité consiste à cogérer avec les syndicats le système social français. Dont tout le monde s’accorde à dire qu’il est le responsable de l’effondrement économique de notre pays. Mais gérons, gérons, il en restera bien quelque chose. Quelque chose ? Oui, des ruines ! Ainsi va notre pays bien aimé, que gèrent des gens qui ont la prétention d’en être capables, et qui ne l’aiment pas assez pour s’écarter des allées du pouvoir et laisser la place à des individus compétents. Le ménage sera fait dans la catastrophe, mais on ne sait pas pour quel résultat.
Il est rare qu’on puisse dire que dans un pays tout va mal. C’est pourtant le cas en France, où l’on n’a vraiment rien à quoi se raccrocher. Trop c’est trop. Nous allons forcément vers l’issue de ce drame collectif. Il y aura hélas des souffrances, des injustices, de la cruauté inutile, des tentatives vaines de sauvetage et, qui sait, quelque chose qui marchera. Un type valable se manifestera et remettra les choses en place. Et après, surtout, il ne faudra pas recommencer à bâtir l’empire des illusions, celui qui renaît toujours de ses cendres. Plus jamais ça ! Que chacun puisse vaquer à ses occupations et à son bonheur et qu’on ne passe pas son temps à payer des élus pour qu’ils sèment le désordre et la discorde. Donc vive Mickey Mouse. Appelons-le Dupont, ou Durand, ou Machin, ou Truc, et tout ira bien.
Claude Reichman
154 vuesLe 2 juin 2025, la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) a publié un communiqué présentant un bilan très positif de la réforme de la solidarité fiscale entre ex-conjoints, un an après l’entrée en vigueur de la loi du 31 mai 2024.
Ce communiqué est consultable ici : https://presse.economie.gouv.fr/solidarite-fiscale-entre-ex-conjoints-un-an-apres-des-avancees-concretes-pour-les-victimes
La réforme repose toujours sur un mécanisme de recours gracieux. Le contribuable n’a aucun droit opposable : il doit espérer que l’administration, seule juge, accepte d’annuler sa propre créance. Ce fonctionnement est profondément problématique dans un État de droit. Le créancier se fait juge de son propre dossier. Le justiciable n’est pas protégé, il est simplement à la merci d’un pouvoir discrétionnaire.
Cela contrevient aux principes fondamentaux d’indépendance et d’impartialité de la justice fiscale. Aucune juridiction ne peut garantir à la victime une issue juste, car il ne s’agit pas d’un droit, mais d’une faveur.
Le chiffre avancé par la DGFiP est sans appel : 87 % des victimes de la solidarité fiscale sont des femmes. Ce déséquilibre structurel prouve que le système, dans son application, produit une discrimination indirecte liée au sexe.
Dans tout système démocratique, un tel constat devrait suffire à exiger une réforme profonde. Or, cette réalité est non seulement ignorée, mais neutralisée sous une rhétorique d’ajustement.
Il faut aussi rappeler que la solidarité fiscale, en appliquant des pénalités à des personnes reconnues comme totalement étrangères aux fautes, viole un principe fondamental : « nul n’est punissable que de son propre fait ». Il s’agit d’une atteinte directe à la Déclaration des Droits de l’Homme. Ce point, pourtant fondamental, est trop rarement évoqué dans le débat public. Pire : les Questions Prioritaires de Constitutionnalité (QPC) soulevant ce grief sont systématiquement rejetées, sans motivation, et donc jamais transmises au Conseil Constitutionnel.
Le communiqué évoque le remboursement de 1,5 million d’euros à des personnes indûment prélevées. Mais cela ne concerne que les dossiers encore ouverts. Qu’en est-il des personnes dont le dossier a été soldé ? Des personnes saisies, ruinées, parfois brisées, à cause d’un impôt qui ne leur revenait pas ?
La réforme ne prévoit rien pour elles. Aucune procédure de révision. Aucune voie d’indemnisation. Aucune reconnaissance.
Admettre qu’un système a produit des injustices, sans prévoir de mécanisme de réparation, c’est en valider implicitement les conséquences.
Le fond du problème reste entier : la solidarité fiscale repose sur un principe juridique obsolète, né dans un autre siècle, et uniquement maintenu pour garantir à l’administration un levier de recouvrement plus efficace.
Or, depuis l’instauration du prélèvement à la source, l’impôt n’est plus perçu sur un foyer, mais directement sur les revenus de chaque contribuable. Le fondement opérationnel de la solidarité fiscale n’a donc plus lieu d’être.
Mais l’administration souhaite conserver à tout prix ce dispositif, car il lui assure de meilleures garanties de paiement. Cette volonté de préserver le « beurre et l’argent du beurre » se fait au détriment de la justice fiscale. Ce n’est pas digne d’une administration moderne, humaine, et soucieuse du droit.
Le communiqué conclut ainsi :
« Ces résultats démontrent qu’un droit plus juste et plus humain est possible, lorsque l’État, le Parlement et la société civile œuvrent ensemble dans le même sens. »
Or, ce dispositif ne crée aucun droit. Il s’agit d’un recours purement discrétionnaire. Un droit est, par définition, opposable et justiciable. Ce n’est pas le cas ici. Il est donc erroné voire trompeur de parler de « droit ».
Il faut également rappeler qu’avant la mise en place du dispositif de DRS en 2008, les contribuables pouvaient déjà formuler des demandes gracieuses de décharge. Ce système antérieur, reconnu comme largement inefficace, a justement été remplacé par la Décharge de Responsabilité Solidaire pour garantir un encadrement plus juste. Aujourd’hui, en étendant les cas d’application sans en faire un droit opposable, l’administration semble revenir à une logique de faveur plutôt que de justice.
Peut-on garantir que ce recours, aujourd’hui appliqué avec une certaine ouverture, le sera encore demain ? En cas de changement politique ou dans un contexte budgétaire tendu, rien ne protège les contribuables contre une réinterprétation stricte de ce mécanisme. L’absence de garanties juridiques concrètes est, en soi, une faille majeure.
Le temps des ajustements symboliques est révolu. Il faut désormais une remise à plat complète du système. Cela suppose :
• la suppression pure et simple de la solidarité fiscale entre conjoints ou ex-conjoints, comme c’est déjà le cas dans la majorité des pays développés ;
• la mise en place d’un droit effectif à l’imposition individuelle, assorti de voies de recours juridictionnelles ;
• la réparation des préjudices subis par les victimes du système actuel.
Il n’est pas juste, ni légitime, de faire peser une dette sur une personne au seul motif qu’elle a partagé un foyer, à un moment de sa vie, avec le véritable redevable. Ce principe n’est pas compatible avec les valeurs républicaines. Il est temps d’en tirer les conséquences.
Note de l’auteur : Le présent article constitue une tribune d’opinion, rédigée par un citoyen directement concerné par les effets de la solidarité fiscale entre ex-conjoints. Il repose sur des faits objectivables, des données publiques, des textes juridiques en vigueur ainsi que sur une expérience personnelle vécue. Son intention est d’alerter l’opinion publique, les représentants politiques et les administrations sur les dérives d’un dispositif fiscal reconnu lui-même comme imparfait par les autorités concernées. L’auteur exerce ici son droit fondamental à la liberté d’expression, garanti par la Constitution française (article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789) et la Convention européenne des droits de l’homme (article 10). Il décline toute intention diffamatoire, mensongère ou injurieuse à l’égard d’une personne physique ou morale, et appelle uniquement à un débat public loyal, juridiquement fondé et politiquement responsable. Toute tentative d’intimidation, de censure ou d’instrumentalisation de cet article contre son auteur serait considérée comme une atteinte à l’exercice légitime de ses droits fondamentaux.
Mots clefs : solidarité fiscale, responsabilité solidaire, décharge de responsabilité solidaire, DRS, injustice fiscale, discrimination indirecte, contribuable innocent, droit au recours effectif, administration fiscale, juge et partie, absence de garanties, inconstitutionnalité, impôt sur le revenu, prélèvement à la source, contentieux fiscal, recouvrement abusif, rupture conjugale, dette fiscale injustifiée, déclaration des droits de l’homme, nullité de sanction, abus de droit, dispositif fiscal obsolète, réparation des victimes, droit fiscal comparé, égalité devant l’impôt, réforme fiscale, protection du contribuable, Etat de droit.
133 vuesFrédéric Bastiat disait : « Il y a ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas. » Comment ne pas adhérer à ce constat ? Et comment ne pas chercher à deviner ce qu’il n’est pas possible de voir ?
En ce qui me concerne, je dirais que l’énigme principale est le sens de la vie, ce qui la sous-tend — ce que chacun de nous croit voir sans jamais obtenir de preuve à mettre en face de sa vision.
Tout commence par des rencontres cellulaires qui vont, pour chacun de nous, aboutir à un fœtus, se transformant en quelques mois en un être humain.
Cet être humain va se retrouver enfermé dans un espace dont il ne conservera aucun souvenir, mais qui va déclencher en lui des forces incroyables, aux douleurs intenses, pour s’en extraire. Ce sera sa naissance, et son premier pas vers plus de liberté.
Puis, la liberté, me semble-t-il, restera la justification de la vie, son seul et unique moteur.
Cette liberté s’exprimera de différentes façons.
Il y aura ceux qui penseront l’atteindre par l’acceptation de la servitude — de loin les plus nombreux.
Ceux qui imagineront que le pouvoir est l’outil idéal pour conquérir la liberté. Ils se retrouveront très vite dans une situation parfaitement contraire à elle.
Enfin, il y a ceux qui ont conscience que la liberté ne peut être que ressentie, jamais prouvée, et que ce ressenti ne peut être que personnel, bien qu’étroitement lié à une situation et à une émotion globale qui impliquent les autres.
À ce stade, il serait bon de se demander si cette quête de liberté touche toutes les formes de vie.
Quand j’observe mon jardin, et la lutte de ses arbres pour vivre, j’ai tendance à répondre : « Oui, évidemment. »
Admettons que mon hypothèse de départ soit juste. Je vous laisse le soin de la confronter à votre propre situation, et à celles que vous connaissez assez pour l’y intégrer.
Cette recherche de liberté, sous toutes ses formes — souvent invisibles — nous apporte assez souvent la preuve que cette invisibilité est inversement proportionnelle à son intensité.
La liberté ne peut pas avoir d’aboutissement. Elle serait une simple constante. Elle serait la vie.
Or, si la vie n’est que liberté, et inversement… Alors la mort n’est pas autre chose qu’une autre naissance, un passage difficile vers plus de vie, plus de liberté.
Les différentes explications matérielles de « l’après » deviennent évidemment ridicules, confrontées à cette simplicité qui ne demande aucune justification.
Arrivé à ce point de l’hypothèse, il faut rappeler que la liberté n’est pas synonyme de félicité. Elle n’est que liberté. Et elle ne vaut que ce que l’on en fait — ou ce qu’elle fait de nous.
Est-ce pour tout cela que je me sens libéral ? Je ne sais pas.
Bien à vous. H. Dumas
143 vuesLa France a toujours eu un problème avec les impôts !
Aussi loin qu’on remonte dans le temps, ils ont toujours été excessifs !
Hasard ?
Evidemment non !
Si l’on remonte jusqu’à Philippe le bel (1310), on constate que le pouvoir s’est toujours appuyé sur une organisation administrative particulièrement développée qui a toujours eu la prééminence sur le secteur privé et ce phénomène n’a fait que s’amplifier avec le temps !
En outre, ce pouvoir, très centralisé, a toujours considéré qu’il était à la source de toutes choses avec une acmé encore considéré aujourd’hui comme exceptionnelle : le colbertisme et ses manufactures royales !
A tel point que notre Education Nationale en a fait son porte drapeau national face à l’entreprise privée.
Selon ce principe, érigé en modèle sociétal, le pouvoir politique se considère comme seul légitime pour diriger la société, l’économie, les droits et les devoirs de chacun !
La liberté oui, mais sous contrôle strict de l’Etat et la Révolution Française n’a absolument pas remis en cause cette règle ; ce qui a fait dire à G Clémenceau cette phrase restée célèbre : « La France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. »
Que cette conception soit illégitime, inefficace voire nuisible n’est jamais venue à l’esprit des gouvernants français de quelque bord politique qu’ils soient !
Et pourtant, ce dirigisme étatique a bien fait la preuve, depuis longtemps, de sa nocivité !
Mais la classe politique, de droite comme de gauche, se réfère toujours et encore à cette conception de la société qui fait de la France, avec son économie administrée sous tutelle administrative, un cas à part au sein des pays de l’OCDE.
En France, il n’existe pas de politicien libéral … ou si peu qu’ils n’ont aucune espèce d’influence … cette tendance étant confortée par une population qui attend tout de l’Etat !
On retrouve cette caractéristique au sein du pouvoir.
Si 19% de la population sont des fonctionnaires, chez les députés cette proportion monte à 40%. Chez les socialistes c’est 60%, à la LFI c’est 67% et au PC c’est 70% de fonctionnaires.
Dans ces conditions, et compte tenu de cette structure sociale si particulière des élus de l’assemblée nationale, on ne peut pas s’étonner qu’ils aient une conception étatiste du pouvoir et de son exercice basée sur … la primauté de l’Etat, source de tout, avec une administration omniprésente et surreprésentée, une méfiance vis-à-vis du monde inconnu de l’entreprise réputé dangereux et toujours à la limite de la légalité !
Pour ces élus, il est donc exclu de réduire les dépenses publiques qui ne sont en fait jamais suffisantes ; ce qui explique bien des dérives.
Or, l’économie française ne se porte pas bien, les comptes publics sont désastreux, la grogne populaire n’a jamais été aussi forte, la banqueroute menace …
Du coup, tout ce petit monde est la recherche du miracle fiscal qui permettra d’augmenter les recettes sans augmenter (au moins officiellement) les impôts mais surtout sans diminuer les dépenses !
Quadrature du cercle s’il en est !
La CSG, du fait de son caractère universel, sans abattement, a fait partie de cette catégorie d’impôt à haut rendement que l’on peut qualifier de poule aux œufs d’or fiscale ; sans entrainer toutefois une amélioration des comptes publics qui sont restés obstinément dans le rouge !?!
L’augmentation sensible des recettes a juste entrainé une augmentation des dépenses publiques !
Toutefois, après de multiples augmentations, elle est désormais fixée à des montants trop élevés pour pouvoir espérer à nouveau l’augmenter encore significativement. Rappelons, qu’en 1991, lorsqu’elle a été mise en place par le gouvernement de M Rocard, son taux était de 1.1% et qu’elle peut désormais culminer, avec les taxes additionnelles, à 17.2%.
Or, ce qu’il faut, pour les hommes de l’Etat, c’est un impôt à haut rendement qui soit socialement accepté pour pouvoir espérer boucher les trous désormais béants des finances publiques !
Certains croient avoir trouvé le nouveau bon filon : la TVA sociale qui, tel un serpent de mer, fait à nouveau surface !
Il faut dès à présent dissiper une ambiguïté : Un impôt n’a jamais eu un caractère social car l’impôt, et spécialement la TVA qui est une taxe sur la consommation, n’a jamais enrichi ceux qui le paient ; c’est pourquoi il faut voir dans cette formule un véritable oxymore … à base de communication politique.
La CSG, contribution sociale, n’a d’ailleurs rien de social car il s’agit bien d’un impôt sur le revenu bis qui ne dit pas son nom. Le mot social n’a été ajouté que pour donner le change vis-à-vis de la population … qui ignore, pour l’essentiel, la nature réelle de cet impôt !
On prête évidemment à cette TVA sociale toutes les vertus acceptables ; à commencer par être une « arme » contre les délocalisations (Clin d’oeil aux chomeurs).
On prétend aussi qu’en l’appliquant on pourra réduire les charges sociales puisqu’il serait opéré un transfert des cotisations sociales sur les salaires vers cette TVA sociale qui serait appliquée aux biens importés (notamment les biens de consommation courante essentiellement fabriqués par les chinois …). (Clin d’oeil aux employeurs).
Malheureusement, il s’agit d’une affirmation purement gratuite destinée en fait à faire passer la pilule car … il n’y a aucune garantie à cet égard.
Comme l’a rappelé Alain Madelin lors de l’une de ses dernières interventions, frapper les biens importés n’enrichira nullement les français … alors qu’elle frappera aussi, au nom de l’équité fiscale, tous les autres biens y compris ceux produits ou fournis en France.
C’est en fait exactement la même chose que les droits de douanes massifs appliqués par l’administration Trump et qui seront bien payés par le consommateur américain !
Car, fatalement, c’est bien le consommateur final qui paiera cette TVA qui n’a de social que le nom et sa mise en oeuvre, si elle a lieu, n’opérera qu’un transfert de charges. Ce sera juste un coup de bonneteau fiscal destiné à tromper son monde et qui ne résoudra en aucune façon les problèmes de la France alors que la dette est pratiquement hors de contrôle !
La grande astuce du système, parce qu’il y en a quand même une, c’est que dans un pays qui importe pratiquement tout comme la France et qui est en perte d’emplois, la TVA sociale serait une meilleure affaire pour les finances de l’Etat puisqu’elle taxerait les biens importés (fabriqués par des gens dont les salaires sont bien inférieurs à ceux des français charges comprises).
Autrement dit, comme la base taxable sur les salaires français est en diminution on peut espérer se rattraper sur celle, plus large, des biens importés.
Nous en avons un excellent exemple avec l’industrie automobile française qui se réduit comme peau de chagrin du fait à la fois des importations de voitures chinoises mais aussi des délocalisations assumées par les constructeurs français (Renault a prévu de transférer la production de la Scenic en Espagne parce que les couts de production y sont moins élevés).
Maintenant, si la consommation intérieure s’effondre, la TVA sociale, qui augmentera le taux global de la TVA actuellement fixé à 20%, ne servira à rien car les recettes s’effondreront aussi !
En fait, il faut être lucide, la TVA sociale est tout à fait anti sociale … car, en frappant la consommation, elle pénalisera évidemment les plus modestes par le biais d’une augmentation sensible des prix !
La seule solution, qui est évidemment rejetée par les élus pour les raisons que l’on a vues plus haut, est la réduction des dépenses de l’Etat !
Mais, cela n’est pas au programme …
Bien cordialement à tous !
144 vuesIl faut toujours résister !
La pauvreté des débats en France fait pitié. Ici ou là, un éditorialiste émet parfois une vague idée nouvelle, et c’est tout. La cause de cette misère est à rechercher dans le poids de l’Etat. Une idée n’a de chance de s’imposer que si elle peut être suivie d’effet. Or en France il n’y a d’effet qu’avec l’aval de l’Etat. Celui-ci n’empêche pas les nouveautés d’émerger, mais il leur met aussitôt des boulets aux pieds, sous la forme des innombrables taxes que la République ne cesse de créer.
C’est ainsi que la tva sociale vient de faire sa réapparition. Il s’agit de faire payer au consommateur les charges que le salarié ne paierait plus. Mais le salarié est aussi un consommateur. Si bien que cette prétendue idée nouvelle s’apparente en fait à un tour de passe-passe. Et qu’elle ne résoudra en rien le déficit permanent des régimes sociaux. Or si l’on veut en finir avec ces déficits, il faut en finir avec ces régimes. Ils ne sont en effet pas réformables puisque leur structure empêche toute réforme. Ils se prétendent universels, et si on veut exclure certaines catégories de leurs allocations, ils ne sont plus universels. N’importe quel dirigeant clairvoyant les ramènerait à de moindres prétentions philosophiques, mais il passerait aussitôt pour une brute épaisse voulant le malheur du peuple. Exit donc la réforme.
Or quand on dépense en « social » 900 milliards d’euros sur les 1700 milliards de dépenses publiques françaises, on ne peut que pousser des cris d’horreur face au désastre du budget. Eh bien ces cris d’horreur n’existent que dans l’imagination des observateurs lucides. Personne ne crie en France à ce sujet. On se contente de hocher la tête. Ce qui n’a jamais effrayé personne. De temps à autre on voit paraître aux étranges lucarnes le président de la cour des comptes, qui nous explique qu’il a fait les comptes et que les comptes ne sont pas bons. Puis on le pousse vers la sortie des studios où il n’a que faire, ses propos étant si convenus qu’on ne les écoute même pas.
Fin des débats. Jusqu’au prochain round. Qui se déroulera exactement de la même manière, en respectant strictement le même scénario. On a même trouvé en France quelqu’un qui rythme la vie intellectuelle de la nation par ses cris bienvenus. Il s’agit de l’excellent Pascal Praud qui répète sans cesse « rien ne changera », et que personne ne peut contredire car en effet rien ne change. Bon, maintenant qu’on est au courant, on peut aller se coucher et dormir du sommeil du juste. Le lendemain, il y a foot ou rugby, ou même tennis, ou bien aussi parfois un autre sport qu’on vient d’inventer et auquel on ne comprend rien, mais l’essentiel est que cela fait passer le temps et permet à des foules de s’amasser et de hurler ensemble. L’homme aime vivre en meute.
La France est mécontente. Elle n’aime pas ses dirigeants et ne leur fait pas confiance. Mais pour qu’elle les chasse, il faudrait plus que du mécontentement, de la colère. Certes, il y a des gens en colère. Mais ils sont plus frustrés que vraiment en colère. On vit encore bien dans notre pays. Très bien même pour certains. Et les autres ont encore trois sous pour manger et trois autres sous pour circuler. Pas de quoi vivre heureux, mais assez pour penser qu’on a quand même quelque chose à perdre. Deux cents cinquante mille gendarmes et policiers suffisent à maintenir l’ordre. Jusqu’au jour où ils seront débordés. Là, c’en sera fini. Une nouvelle république verra le jour. Ou autre chose. Le hasard guide la vie des peuples. On ne sait pas de quoi demain sera fait.
« Lui, là haut, il sait », disait le défunt pape François. Léon, quatorzième du nom, est un pape bien sympathique. Et qui chante bien les romances espagnoles, qu’il a apprises au Pérou où il fut missionnaire. On a l’impression avec Léon qu’on est entré dans un autre monde, celui où il n’y a plus vraiment de mystère sacré, mais de la bonhommie, de la gentillesse, bref de quoi vous rendre la vie plus douce. En plus il a deux frangins, vrais Américains moyens, ressemblant trait pour trait à ceux qui sont venus nous délivrer des Germains. En plus, ils ont certains de leurs aïeux qui sont Haïtiens, si bien que c’est l’Afrique qui, par eux, est aujourd’hui présente à Rome. Qui a écrit le scénario ? Dieu évidemment. Il ne peut pas en être autrement.
Tout n’est donc pas noir (sauf les Africains, mais ils ne sont pas tristes pour autant). Réjouissons-nous, mes frères. La vie est encore là, et elle vaut d’être vécue. Mais nous, Occidentaux, devons nous consacrer au progrès de l’humanité. Que nous avons fait avancer plus que d’autres. Ne nous laissons pas démolir par certains qui, parce qu’ils descendent d’immigrés, croient devoir dire aux Français qu’il n’y a plus de Français de souche. En fait la population française était presque inchangée depuis des siècles quand la Révolution a semé la guerre sur tout le continent et nous a pas lâchés depuis. Ainsi va l’histoire Mais il faut la dominer. Nous sommes meilleurs que ce que le hasard veut faire de nous.
J’ai rencontré il y a bien des années un homme âgé qui m’a raconté comment, dans le wagon de marchandises qui l’emmenait comme otage en Allemagne, il avait profité d’une porte mal fermée pour s’évader, tandis que son meilleur ami, raflé avec lui, n’avait pas osé s’enfuir. Entré dans la Résistance, puis dans la 2e DB, il était revenu en héros et avait appris que son ami était mort en déportation. Il m’avait dit simplement : « Il faut toujours résister. » Il avait raison.
Claude Reichman
157 vuesLe premier est mathématique
Comment imaginer que la démocratie pourrait générer une intelligence supérieure, alors qu’il tombe sous le sens que l’addition de toutes les intelligences ne peut dégager qu’une moyenne fatalement inférieure à ses termes les meilleurs.
La démocratie est donc au mieux ordinaire dans ses capacités intellectuelles.
Mais, et c’est fondamental, l’intelligence n’est qu’un des éléments de la vie, elle ne lui est pas essentielle, cela est techniquement vérifiable si l’on se penche sur le vivant.
L’homme fait tout un foin autour de ce qu’il appelle l’intelligence, mais ce n’est qu’une vanité sans réelle justification.
L’élément essentiel de la vie est l’instinct de survie, dont paradoxalement l’intelligence peut suggérer la modération, voire l’abandon.
Or sur ce point précis de l’instinct de survie la démocratie est particulièrement performante puisqu’en modérant l’intelligence elle favorise cet instinct qui habite tous les êtres vivants en égale intensité.
Le deuxième est figuratif.
Celui qui est élu un dimanche soir s’imagine rapidement, mettons dans la semaine qui suit son élection, que l’onction élective vient de le transcender. L’incroyable tient au fait que ses électeurs pensent la même chose.
Un 14 juillet j’ai été reçu à l’Elysée. Dans ce cadre, comme tous les invités, j’ai été appelé par l’huissier et Giscard et Raymond Barre m’ont serré la main. Ils étaient alors habités par une essence de divinité civile incroyable. Où était-ce moi qui était soudain impressionné et qui avait perdu le sens des réalités ? Je ne sais pas.
Mais une chose est sûre, leur apparence n’était pas leur réalité.
Et cette évidence touche tous les élus et tous leurs électeurs.
Celui qui est élu serait, dans l’imaginaire démocratique, transformé en surhomme qui pourrait et devrait régler tous les problèmes de tout le monde et, s’il ne le faisait pas il suffirait de le remplacer par un autre qui fatalement y parviendrait. Ce raisonnement est absurde.
Élus ou pas élus nous sommes tous très ordinaires et le restons.
Cette erreur d’analyse est mortelle.
Par exemple, je suis convaincu que la guerre en Ukraine perdure tout simplement parce que Trump est très ordinairement jaloux de Zelensky.
Alors qu’il est censé être, et l’est dans une certaine mesure, le maître du monde libre, Trump voit bien que l’histoire lui fait de l’ombre et que c’est Zelensky qu’elle est en train de retenir comme représentant de la résistance à l’autocratie.
C’est pourquoi cette guerre perdure. Alors que le monde libre a les moyens de maîtriser et de cantonner l’autocrate Poutine, Trump secrètement et ordinairement souhaite au fond de lui la défaite de Zelensky.
Est-il quelque chose de plus ordinaire ?
Cette banalité de l’apparence affecte la démocratique à tous les niveaux, au point de neutraliser son intérêt.
Conclusion
Ces deux quiproquos sont rédhibitoires.
La démocratie n’est pas et ne peut pas être tant qu’elle sublime ou qu’elle prétend. Il s’agit d’erreurs mortelles pour elle.
L’élu démocrate n’a qu’un rôle possible c’est de choisir et de favoriser les meilleurs, comme le fait un bon entraîneur d’équipe sportive.
Hors, c’est exactement l’inverse qui se pratique. L’élu se veut et ce croit supérieur, ses électeurs adhèrent à ce piège et ensemble ils tentent d’éradiquer tout ce qui pourrait les dépasser.
Cette attitude explique les limites pratiques de la démocratie, pourtant idéale sur le papier mais si souvent taillée en pièces par le simple culot des autocrates et des tricheurs imbéciles.
Bien à vous. H. Dumas
164 vuesCertes elles se ressemblent dans leurs résultats : je perds toujours, ou, disons, le plus souvent.
C’est-à-dire que les quelques jugements qui me sont favorables ne sont ni assez nombreux ni assez importants pour inverser le cours de ce que je dénonce : la terreur fiscale.
En revanche, elles sont toutes très différentes dans leurs déroulements. Elles sont étroitement sujettes à la personnalité des magistrats qui, finalement, derrière leurs apparats, leurs rituels, sont très sensibles et fragiles du fait de leur exposition publique. Il en serait sans doute autrement s’ils jugeaient dissimulés, à huit clos…
En ce qui me concerne je vais, rabâchant mes vingt ans de harcèlement fiscal injustifié, de misère et de ruine indument provoquées par le fisc sur un parcours professionnel de soixante ans que je crois pouvoir prétendre exemplaire dans ses prospectives, ses concrétisations et les bénéfices qu’en ont retiré les partenaires qui m’ont fait confiance.
Je rappelle à chaque audience ce qu’est le capital. Ce que sont les économies extractives et inclusives. Aussi la globalité de l’homme qui inclut sa personne et ses biens. La violence qu’il y a à priver quelqu’un de ceux-ci.
L’Occident quantifie cette violence en utilisant contre la Russie la privation de biens face aux bombes, en égale force.
Je rappelle aussi que les prédateurs fiscaux, qui ont dilapidé nos fortunes confiées, sont très intelligents en même temps que très corrompus. Que, pour obtenir du crédit et poursuivre leur gigantesque larcin, ils n’ont comme garantie que notre docilité à payer leur faillite, docilité qu’ils obtiennent par la terreur fiscale, couverte par la justice…
Selon leur personnalité les magistrats réagissent différemment, même si in fine leur jugement est identique : je perds, le fisc gagne.
Hier, 27 mai 2025, j’étais à la Cour d’Appel de Poitiers face au pire. Un magistrat au verbe haut, entouré de deux juges femmes aussi discrètes qu’il était démonstratif.
Evidemment, l’audience était organisée comme toujours, mon affaire est appelée en dernier quand il n’y a plus de témoin.
Je vais à la barre défendre les conclusions déposées au préalable.
Le magistrat a d’abord fait un résumé, comme il se doit, de l’affaire appelée. Dans lequel il a expliqué n’avoir rien compris à la situation. Coquetterie pour faire remarquer son désaccord personnel sur mon combat. Puis il m’a donné la parole.
A peine ai-je commencé, mettons trois minutes, à expliquer la globalité et les modalités de vingt ans de persécution fiscale inacceptable, il me coupe la parole en me disant : « Je vous avertis, comme j’ai déjà eu l’occasion de le faire, pas de digression, venez-en aux faits… »
C’est quoi les faits, quand on vient exposer et rapporter la preuve de la terreur fiscale ?
Trois mille trois cent milliards de dette, l’imposition la plus lourde du monde, une solidarité dont le résultat est toujours plus de pauvres et de déshérités, etc… où sont les faits qui expliquent cela…
La terreur fiscale et la complicité de la justice, citée par Flory la semaine dernière, est-elle un fait ou pas un fait ???
Un Président de Cour d’appel qui dénie à un justiciable le droit de s’exprimer, qui le coupe au moment de ses explications en lui rappelant de s’en tenir aux faits, qu’il a lui-même avoué ne pas comprendre en début d’audience, que faire, face à cela… ???
Rien. J’ai refermé mon dossier. Après un silence significatif, j’ai déclaré : « je n’ai plus rien à dire », puis j’ai quitté la barre, sans demander l’inscription au plumitif de cette agression, de cette entrave volontaire à la justice, qui de toute façon n’aurait pas été prise en note et sans doute retournée contre moi…
Délibéré le 30 juillet, cela va être dur à cette période de déposer un pourvoi dans les temps, dix jours, mais on va faire avec.
Il faudra bien que la justice écoute et se penche sur la terreur fiscale. Ce sera elle ou la rue avec ses risques d’excès. La terreur fiscale cessera un jour, son coût pour la société est exorbitant.
Espérons que certains magistrats vont le comprendre, oublions ceux qui éblouis par leur pouvoir confondent la soumission et la justice, l’ordre imposé et la justice, l’égalitarisme et la justice, la raison du plus fort et la justice, les croyances aveugles et la justice.
Bien à vous. H. Dumas
164 vuesLa France s’enfonce lentement dans l’inefficacité et les dettes … le gouvernement ne fait rien et semble contempler, d’un œil à la fois ébahi et ennuyé, le trou de 40 Mds€ dans les finances publiques sans, semble-t-il, avoir un début de commencement de solution ….
Le constat est pourtant simple : la France vit au-dessus de ses moyens depuis 50 ans et a accumulé une quantité de dette publique qu’il est aujourd’hui absolument impossible de rembourser ; surtout en continuant à user des méthodes et des minables stratagèmes gouvernementaux utilisés jusqu’ici !
Et pourtant, on connait les mesures que le gouvernement devrait prendre mais qu’il ne prend pas ; sans doute par peur des conséquences sociales : il faut réduire les dépenses publiques, rétablir l’équilibre budgétaire, tailler dans les effectifs de la fonction publique, couper les aides et subventions (à la presse, au cinéma, à la culture, …) et libérer les forces du marché pour relancer le marché du travail, couper dans les dépenses sociales inutiles (primes de noël), remettre les gens au travail en supprimant ces aides sociales qui permettent de gagner plus sans travailler qu’en travaillant, supprimer les trop nombreux comités et commissions qui ne servent qu’à recycler des élus battus, des copains en mal de revenus confortables en échange d’un travail très peu contraignant (au CESE conseil économique et social à l’utilité absolument nulle, il se dit que ses membres ont du mal à travailler 35 h … par mois).
Car, un pays entier ne peut pas vivre dans l’assistanat et de l’argent gratuit qui ne tombe évidemment pas du ciel …
Seulement, la bureaucratie en place, qui contrôle directement ou indirectement pratiquement tous les secteurs d’activité du pays, et ses nombreux bénéficiaires vont évidemment s’opposer à un tel programme qui finalement toucherait beaucoup (trop) de monde. Car l’argent gratuit des autres est un confort, une drogue, dont il est difficile de se dispenser et vous pouvez aisément imaginer la fureur d’une population qui s’estimera alors trompée !
En fait, les hommes du gouvernement ont peur et tremblent devant l’étendue du désastre qu’ils essaient encore de cacher à une population droguée aux aides sociales et qui, finalement, s’accommode fort bien de cette situation.
La seule solution démagogique trouvée a été de proposer l’idée de l’organisation d’un référendum sur la dette avec pour but d’en faire prendre la responsabilité de son sort aux français.
Ca a tout d’un piège même si cela ressemble à une forme de démocratie directe … alors que tous les indicateurs économiques sont au rouge. En effet, à aucun moment les français n’ont décidé quoique ce soit en matière de dépenses publiques …
En fait, la question implicite d’un tel référendum serait : voulez-vous continuer à bénéficier de l’argent gratuit ou avoir des fins de mois encore plus difficiles ?
On connait par avance la réponse !
Et que fera-t-on si les français répondent non à toute modification d’un système qui va nous emporter dans l’abime à plus ou moins brève échéance ?
Car, le mur de la dette se rapproche et différents organismes français et internationaux commencent à tirer la sonnette d’alarme ; notamment la Cour des Comptes mais aussi le FMI (Fonds monétaire international) qui plaident pour une sérieuse reprise en mains … car, même le socialiste pur sucre Moscovici tire la sonnette d’alarme !
La seule solution envisageable en haut lieu est une nouvelle fois le gimmick réflexif de l’alourdissement des impôts,; ce qui ne peut avoir que des effets catastrophiques sur une société déjà surimposée ; car n’oublions jamais que l’impôt reste un prélèvement improductif sur la richesse produite … par le secteur privé.
Le premier ministre a déclaré qu’il allait demander un effort aux français …
Sans hausse d’impôts ?
Revient ainsi, à bas bruit mais de manière insistante, l’idée d’un nouvel ISF … seulement la vérité est qu’il ne faut pas s’attaquer à ceux qui gagnent de l’argent, voire beaucoup d’argent, lequel sera à un moment ou à un autre réinvesti dans l’économie, mais bien à ceux qui dépensent sans compter l’argent des autres, par milliards, dans des projets inutiles, des salaires fictifs, des rentes de situation injustifiées.
En fait, le ministre des finances, en bon haut fonctionnaire fidèle à la doctrine en vigueur depuis 50 ans, a précisé sa pensée : pas de réduction des dépenses juste un ralentissement de leur progression …
Autant dire, l’immobilisme le plus parfait …
On ne fait rien et on attend de voir …
De voir quoi ?
C’est bien la question !
Aujourd’hui, en fait, personne ne croit que la France va réduire ses déficits … qui vont se maintenir à 6% du PIB ; du moins officiellement parce que l’on sait aussi que Bercy utilise abondamment des artifices comptables pour masquer l’ampleur de la situation !
Par voie de conséquence, les dettes publiques, dont chaque français vivant ou à naitre, est comptable et caution implicite, vont continuer à monter jusqu’au moment où plus personne ne voudra plus prêter à la France (dont 56% de la dette est détenue par des créanciers étrangers) qui ne pourra alors plus financer ses dépenses courantes et se retrouvera en défaut ; enclenchant alors une série d’évènements complexes plus ou moins prévisibles car, quand ça va mal, le pire n’est pas toujours sûr !
Hypothèse évidemment absurde pour nos hauts fonctionnaires … mais lourde de conséquences.
Le gouvernement et ses affidés espèrent en fait la croissance magique qui sauverait la situation alors que la France est entrée en récession ou bien que la BCE viendra au secours de nos finances publiques pour sauver l’€ et l’Union Européenne !
La France qui enregistre depuis plusieurs années une croissance nulle avec un PIB qui n’augmente que « grâce » à l’inflation, continue de s’appauvrir, continuera donc à vivre au-dessus de ses moyens et à dépenser (beaucoup) plus que ses recettes fiscales ; jusqu’au … blocage et à un retour contraint à la réalité !
Conclusion qui s’impose : l’inconscience et le déni persistent dans les sphères du pouvoir alors que l’écroulement économique se poursuit … sans faiblir et que nous nous orientons toujours plus vers un système économique où nous ne produisons plus rien et nous importons absolument tout !
En tout état de cause, il est pour le moins inquiétant de constater cette incapacité chronique des personnes en charge du pays à résoudre des problèmes de gestion qui relèvent de la ménagère (équilibrer les recettes et les dépenses) et ne laisse pas d’inquiéter quant à leur attitude lorsque les vrais problèmes vont se poser.
Tout cela ne saurait durer encore très longtemps sans un accident de parcours sérieux et cela me rappelle étrangement les six premiers mois de l’année 1940 lorsque les pouvoirs politique et militaire ainsi que les hauts fonctionnaires (qui avaient déjà réussi à imposer de pesantes normes et procédures), ne voulaient rien faire, ne rien décider, pour ne fâcher personne mais aussi pour préserver leurs petits avantages personnels … puis se sont mis à se rejeter les uns les autres la responsabilité du désastre dans une atmosphère générale faite de trahison et de confusion lorsque les armées nazies ont déferlé renversant tout sur leur passage !
Nous sommes bien au bord du gouffre !
Bien cordialement à tous !
134 vuesNi démocratique, ni libérale, la France doit changer !
« Rien ne changera », concluent nombre d’éditorialistes à l’issue de débats où l’on a constaté que tout marche de travers en France. Ce pessimisme s’explique par le poids de l’Etat, dont les prélèvements représentent chez nous les deux tiers de ce que le pays produit. Le grand économiste Hayek voyait dans cette emprise un grave danger pour la démocratie, notant que les nazis n’avaient pas eu de mal à prendre le pouvoir parce qu’il leur suffisait de s’emparer des commandes de l’Etat.
Pourquoi l’Etat dépense-t-il autant en France ? Parce que le système social est hors de tout contrôle. En ce moment, les taxis qui assurent les transports sanitaires manifestent parce que les pouvoirs publics veulent diminuer leurs tarifs pour réduire un peu le coût de leurs prestations. C’est un des innombrables dysfonctionnements de la Sécurité sociale. La gratuité a tout emporté sur son passage dans ce domaine. Et l’on voit des énarques qu’on a placés aux commandes du navire fou s’évertuer à redresser la barre sans y parvenir jamais parce que ce bateau n’a pas de gouvernail.
Quand François Fillon fut désigné par son parti pour l’élection présidentielle de 2017, il déclara son intention d’en finir avec le système social français. Le lendemain matin, Bernard Accoyer, important personnage du parti de Fillon, l’appela pour lui conseiller de mettre la pédale douce à ses projets sociaux. Et Fillon déclara que la réforme sociale pouvait attendre. Depuis, elle attend toujours. Nul ne doute qu’une telle réforme de la gratuité générale ne pouvait se faire sans troubles. Mais l’effondrement de la France allait en provoquer tout autant …plus tard.
L’enjeu est parfaitement connu. Dans une compétition mondiale effrénée, le pays incapable de se réformer perd toute chance. C’est le cas de la France. Pourtant, elle avait saisi l’opportunité d’y parvenir en adhérant à la construction européenne et notamment en signant le traité de l’Acte unique de 1986, qui créait le marché intérieur et instaurait la liberté de circulation des biens, des services et des personnes. La Sécurité sociale allait donc devoir se réformer. Enfin ! Mais Edouard Balladur, alors ministre des finances, fit voter au Sénat, par une nuit sans lune, une disposition qui excluait la Sécurité sociale du dispositif de concurrence. Cette mesure était parfaitement illégale, puisque contraire au traité, mais les juges la validèrent toute honte bue.
Après près d’un demi-siècle de combat, nous avons fini par obtenir de la Cour de cassation l’invalidation de toute mesure s’opposant à l’application du traité et, de façon générale, aux dispositions européennes. Il ne reste plus qu’à le faire savoir aux tribunaux qui, comme chacun le sait, vivent en vase clos et ont beaucoup de mal avec le changement. Mais les choses vont se faire, parce qu’on ne peut pas éternellement s’opposer aux évolutions historiques. Je tiens ici à remercier les quelques libéraux que compte notre pays pour leur absence totale de soutien, ce qui n’a pas manqué de nous faire perdre du temps. Mais que voulez-vous, un libéral français est quelqu’un qui n’aime pas beaucoup le changement, fût-ce dans le sens de ses idées.
Le redressement français doit obligatoirement passer par l’arrêt de l’immigration et le rétablissement de la sécurité. L’avènement de Retailleau va dans ce sens. Encore devra-t-il le confirmer et ne pas retomber dans les habituels atermoiements de la droite. Mais que de temps perdu. En 1958, le général de Gaulle avait rétabli – non sans mal – l’autorité de l’Etat. Il n’en reste plus que l’autoritarisme des hauts fonctionnaires. Ainsi va l’histoire des peuples. La France a gardé son prestige international, en dépit de ses errements actuels. C’est un cadeau à peine mérité, mais bienvenu, au moment où il devient vital de prendre d’énergiques mesures de renouveau.
Pour redresser un pays, il faut avoir le soutien de l’opinion. A cet effet, les chaînes d’information ont un rôle crucial à jouer. Leur paresse actuelle est évidemment un handicap : tous les soirs les mêmes invités disant la même chose. J’ai vécu de près la création d’Europe 1. Il y soufflait un vent de liberté et d’insolence. C’est ce qui manque à nos chaînes actuelles, pour ne pas parler du gauchisme du service public. A quand un animateur mettant facétieusement le feu aux papiers que lit un journaliste à l’antenne ? C’était signé Francis Blanche. Il est mort depuis un demi-siècle.
Pour réformer, il faut un réformateur. Parfois il en existe, et la malchance veut qu’ils disparaissent. Un de mes amis, le Dr Pierre Belot, avait obtenu de Raymond Barre la création du secteur 2 des médecins, qui leur accordait la liberté d’honoraires. Malheureusement, son tracteur se retourna sur lui et il mourut. Sans avoir pu généraliser cette liberté à tout le corps médical. Un réformateur devrait être prudent, tant il y en a peu.
Il n’en reste pas moins que la France est rétive à la réforme. Cela tient à son passé monarchique millénaire. Et probablement aussi au fait qu’on puisse y vivre bien …quand les malheurs s’en écartent. Mais aujourd’hui le monde a tant changé que les atermoiements ne se pardonnent plus. Près de deux cents pays sont répertoriés sur la planète. La majorité d’entre eux ne sont ni démocratiques ni libéraux. Nous avons la chance de l’être en Occident. Sauf en France. Il est plus que temps d’en finir avec cette exception française !
Claude Reichman
149 vuesJe relaie ici un article de l’Iref qui expose explicitement ce dont beaucoup se doutaient … bien que cela fasse partie des petits secrets minables de la République …. assez peu relatés par la presse …
Les élus ne font pas que travailler à la direction des affaires de l’Etat … Ils s’amusent …
Enfin si l’on peut dire …
La buvette (presque gratuite) de l’assemblée nationale est assidument fréquentée ; à tel point que les députés en ressortent … ivres !
Le palais Bourbon est devenu le palais-jack Daniels (pour les connaisseurs le JD est un bourbon américain) ; en tout cas pour certains d’entre-eux.
Oui, vous avez bien lu : bourrés, avinés et forcément plus vraiment en état de faire le travail pour lequel vous leur avez donné mandat … et pour lequel ils perçoivent de confortables revenus …
Et, pire, pour certains d’entre eux, il s’agit aussi, de leur propre aveu, de l’usage de stupéfiants et notamment de cocaïne … si à la mode dans certains milieux.
Imaginez simplement que vous travailliez dans une entreprise privée et que vous arriviez en état d’ébriété ou soyiez surpris en train de vous faire un rail ?
Que pensez-vous qu’il va se passer ?
Vous serez licencié pour faute grave !
Pour nos députés et sénateurs ?
Rien, police et justice regardent ailleurs car combien de contrôle de police à l’assemblée nationale et au sénat ?
Pour l’instant aucun … évidemment !
Et pourtant, cette question de l’alcoolisme à l’assemblée nationale n’est pas nouvelle puisqu’elle s’était déjà posée dans le passé et rappelons quand même que l’usage de stupéfiants est interdit en France, pour … tout le monde !
Et, de plus, on a appris que certains sénateurs se livreraient aussi à des partouzes …
Embrassons-nous Folleville car, pourquoi se gêner, la vie est belle hein puisque, en toute impunité, certains représentants de la nation font n’importe quoi !
Et après on s’étonne que le pays fonctionne si mal !?
Seulement, les indemnités qui leur sont versées avec nos impôts n’ont pas pour but de leur permettre de se « bourrer la gueule », de se droguer ou de faire des parties fines !
Libéral je suis, et je ne veux pas jouer le rôle du père la morale, mais pas sur l’usage de stupéfiants et sur l’ébriété publique … surtout que la conduite des affaires de l’Etat demande un esprit saint et clair !
Il est hors de question que des individus bourrés, à demi conscients, puissent décider de notre avenir dans de telles conditions !
Imaginez la scène de l’élu, ivre mort le jour du vote, qui répond ensuite à l’un de ses électeurs mécontent : Ah bon, j’ai voté ce texte ? Je ne m’en souviens pas … il faut dire qu’avec ce je tenais ce jour-là !
Le mandat électif n’est pas un blanc-seing pour faire n’importe quoi et toute autre solution ne pourrait constituer qu’une insulte grossière à notre système politique déjà bien vacillant !
Je suggère donc qu’une proposition de loi soit déposée pour que soit décidée la fermeture pure et simple des buvettes mais aussi qu’il soit procédé à des contrôles d’une part généraux (alcool et test de stupéfiants) et ensuite inopinés de police sur nos élus afin de connaître leur état et que les sanctions les plus sévères soit engagées à leur encontre en cas d’infraction … y compris jusqu’à la révocation pure et simple !
On me rétorquera que ce n’est pas sérieux, ni démocratique (ce qui n’a rien à voir) ou même conforme à nos institutions ; ce qui laisserait à penser qu’on ne peut, voire qu’on ne doit, rien faire.
Je vous encourage à contacter votre député pour lui demander de déposer un texte de cette nature sur le bureau de l’assemblée nationale … (vous pouvez le contacter par email).
Néanmoins, mon petit doigt me dit qu’aucun élu ne déposera jamais aucun texte sur le bureau de l’assemblée nationale à ce propos ….
Vous pourrez alors constater par vous-mêmes que les gueux que nous sommes seront toujours harcelés, poursuivis et condamnés tandis que les « puissants », assurés d’une impunité à peu près totale, seront toujours au-dessus des lois et continueront à se permettre toutes les inconduites !
Et la morale ?
Et l’exemple ?
Ne me vient à l’idée que cette citation de La Fontaine : Selon que vous serez puissant ou misérable … vous ne serez pas traité de la même manière.
Consternant …
Evidemment, avec un tel exemple, la population ne ressent aucune gêne à refuser tout respect vis-à-vis d’individus qui ne le méritent pas ; même si pour cette même population, à la différence des élus concernés, le gendarme n’est jamais loin.
Bien cordialement à tous !
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