Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

Les deux leçons essentielles du COVID19

La mystification mathématique

L’utilisation massive des statistiques, des algorithmes de prévision, les contestations qui en ont découlé, ont fait apparaître au grand jour la relativité de tout cela, sa dépendance aux chiffres introduits dans les différents calculs.

La compréhension de la pandémie est directement liée au nombre de tests, au nombre de morts, au nombre d’habitants concernés, au nombre de lits, au nombre de masques, aux situations de chaque contaminé, à leur âge, etc…

Tout le monde a perçu que selon les chiffres utilisés pour les différentes démonstrations et explications de la situation — qui se veulent mathématiques, donc absolues et vraies – les résultats sont différents, voire totalement en opposition.

Le doute s’est emparé des informés face aux informateurs.

En effet, si dans le cadre de la pandémie, que nous subissons tous, un tel micmac est possible — car le sujet nous concernant directement nous amène à chercher la vérité, donc à percevoir la propagande, la falsification de l’information — un doute général s’insinue.

Ce doute sera-t-il durable ? La propagande sera-t-elle analysée aussi pertinemment sur des sujets moins universels ? Je suis sûr que oui pour les spécialistes de la polémiques, sincères ou non. Pour l’ensemble de la population, j’ai à la fois un doute et un espoir.

A suivre donc…

L’échec de la connivence et du pouvoir administratif.

Un tiers des morts de la pandémie était en EHPAD.

Rappelons brièvement le passé : les personnes âgées étaient prises en charge par leur famille ou mises en mouroir dans des “hospices” pour les indigents.

Récemment, les hommes de l’Etat ont fait mine de se pencher sur le sort des personnes âgées. Enfin, surtout sur celui de leurs descendants actifs ne souhaitant plus avoir la charge de leurs vieux, handicaps à la jouissance de la vie, à la liberté de profiter égoïstement des opportunités matérielles au moins promises si ce n’est acquises. En réalité des descendants obéissant à un fantasme de liberté. Fantasme qui doit sacrifier les vieux, les confier aux hommes de l’Etat.

Ainsi fut fait, évidemment le tout régulé sur le plus petit dénominateur commun, égalitarisme oblige.

Les hommes de l’Etat ont donc conclu un contrat avec des opérateurs privés pour la réalisation d’EHPAD, un nom de la novlangue qui marque.

Donc, plus d’hospice public, que des EHPAD très majoritairement privées.

Aux hommes de l’Etat la réglementation, dont le but principal est d’entraver l’accès à cette activité à tout autre opérateur que ceux choisis par les hommes de l’Etat. Aux opérateurs privés la fortune par la connivence.

C’est ainsi que ces EHPAD — dont l’accès est régulé, limité jusqu’à la pénurie — sont le lieu de vie ultime d’une majorité écrasante des personnes âgées.

Et, surprise, toute cette organisation politico-administrative et de connivence s’avère totalement incapable de remplir sa mission.

Des établissements surveillés, corsetés, par l’administration de la santé, gérés par la fine fleur de la connivence, ne sont pas foutus d’être organisés contre une épidémie de grippe, pourtant annuelle….

Alors que leurs statuts, portés par une propagande rassurante, font mine de rassurer — au moins ceux qui décident d’y envoyer leurs anciens, si ce n’est eux qui y vivent – la réalité nous oblige à constater que ces EHPAD sont des mouroirs à peine plus civilisés que les anciens hospices.

Que donc toute cette administration prétentieuse et sa cohorte d’escrocs agglutinés aux mamelles de la connivence ne sont pas capables de produire des établissements aux normes suffisantes pour affronter les grippes annuelles, pour protéger leurs vieillards fragiles des agressions de virus parfaitement prévisibles.

Ici, comme pour la mystification mathématique, la propagande des hommes de l’Etat en prend un coup. Sera-t-il mortel pour cette propagande ? Sans doute que non. Mais chacun sait que les petites rivières font les grands fleuves. Une fois que le doute s’installe, l’intelligence se rapproche.

Espérons que la pandémie sera le début du doute et celui du retour de l’intelligence en lieu et place de la croyance, fille de l’irresponsabilité.

Bien à vous. H. Dumas

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La France manque d’R

R comme Risque, R comme Responsabilité.

Lorsque la souris sort de son trou, elle réfléchit – probablement — puis elle décide de prendre le risque de sortir. Si le chat est là, elle n’appelle pas l’Etat à son secours, elle prend ses responsabilités et tente de s’en sortir. Il arrive qu’elle s’en sorte, il arrive aussi qu’elle ne s’en sorte pas. C’est la règle de la vie sur cette terre.

Quelle bizarrerie intellectuelle peut abuser les hommes et leur faire croire qu’il pourrait en être autrement pour eux ? Surtout lorsque les plus virulents à prétendre que les choses pourraient être différentes s’affichent comme des fanatiques de la nature et de ses lois.

C’est un mystère qui me dépasse. Alors, quand je vois, en pleine crise économique, les hommes de l’Etat faire mine d’être capables de juguler cette crise, qui découle uniquement de la négation du risque et de la responsabilité en économie, je suis sidéré.

Le plan de relance est ridicule, ses pauvres 100 milliards sont de l’amuse-ballots.

Il paraîtrait que des entrepreneurs et autres acteurs économiques attendraient ce plan de relance avec impatience.

Je ne sais pas qui sont ces escrocs, mais je sais que — s’ils existent ailleurs que dans l’imagination et la communication des hommes de l’Etat — ce ne sont pas eux qui vont relancer la machine, ils vont juste s’approprier cette dette supplémentaire que leurs enfants et petit-enfants paieront.

L’économie, paradoxalement, n’est pas un problème d’argent. Ceux qui croient le contraire n’ont rien à faire dans cet espace.

L’économie est un pan de la vie — il n’est pas le seul — ceux qui ne respectent pas ses règles sont rapidement réduits au vol et au pillage pour se procurer les fruits de cette activité. C’est le cas des hommes de l’Etat qui confondent pouvoir politique et économie. Partout où ils font cette confusion, la ruine emporte tout.

La complication tient au fait que l’économie génère de la richesse, évidemment, mais aussi un pouvoir lié à cette richesse, nécessaire à la bonne santé de l’économie. Hélas ce pouvoir entre souvent directement en conflit avec le pouvoir politique, qui ne peut le tolérer et sort à tout coup ses fusils pour l’annihiler.

Certains acteurs économiques, face à cette évolution inéluctable, prônent la connivence, l’acceptation des diktats politiques, ils en obtiennent un avantage immédiat, qu’ils paient ensuite de l’affaiblissement de leur activité grevée du chancre de ce parasite politique qu’ils ont accepté en leur sein.

L’économie n’a besoin pour s’épanouir que de liberté, rien de plus.

Evidemment cette liberté, naturelle, est sans pitié, comme la nature. Les champions de cette liberté devraient être ceux qui la prônent pour les loups, mais ce n’est pas le cas, nous le savons. Ils veulent la liberté des loups et la domestication, voire le servage, de l’économie, c’est absurde.

Quand les hommes de l’Etat parlent de l’économie, quand ils prétendent qu’elle serait la jungle sans eux, ils mentent.

Mais seuls ceux qui font l’économie le savent, pour les autres ce mensonge est valorisant, laissant supposer que ne pas connaître l’économie serait un signe de civilisation. C’est totalement absurde.

Voir le groupe auquel on appartient être absorbé par cette erreur de jugement, courir le risque de plus en plus évident de perdre sa force économique, donc sa liberté, est extrêmement frustrant.

Il serait si simple de réduire les dépenses ridicules des hommes de l’Etat, de détruire Bercy jusqu’à la dernière pierre, de rendre la liberté à l’économie, notre pays serait debout en deux ou trois ans.

Mais alors ce serait la jungle… refrain connu…

Bien sûr que non, car d’assistés-aux-ordres nous deviendrions tous des consommateurs libres de nos choix — comme sur le net –, libres de nos critiques dont les hommes de l’économie ne pourraient pas s’affranchir, puisque c’est par la connivence politique qu’ils s’en affranchissent.

Je suis sûr qu’informé, tout le monde pourrait comprendre que cette libération de l’économie — incluant risque et responsabilité économiques – nous amènerait à une société beaucoup plus juste et beaucoup plus efficace, donc beaucoup plus agréable à vivre, sans les tensions du mensonge qui nous empoissonnent l’existence jours après jours.

Peut-être les jeunes générations, les 15/30 ans, vont-ils comprendre la situation et avoir le sursaut nécessaire pour la modifier. Ils devront passer sur le corps de vieux crabes accrochés à leurs proies… qu’ils le fassent.

Bien à vous. H. Dumas

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Il est temps d’évacuer la Cité interdite !

Il est temps d’évacuer la Cité interdite !

La France s’enlise dans l’épidémie du coronavirus, pour le plus grand bonheur de sa caste dirigeante. On aura rarement vu une telle unanimité … et c’est d’ailleurs le but recherché.

Du chef de l’Etat au dernier élu municipal, c’est à qui prononcera les propos les plus martiaux et les injonctions les plus pressantes pour le port du masque et les mesures barrière (à ne pas confondre avec l’édification de barricades).

Comme dans une cérémonie patriotique, la liste des contaminations est proclamée chaque jour, une mine consternée étant de rigueur chez tout citoyen digne de ce titre.

Malheureusement, les informations s’arrêtent à ce stade. On ne nous communique pas le nombre des nouveaux patients symptomatiques, pas plus qu’on ne nous dit s’ils sont isolés, si leur parcours est tracé et leurs contacts prévenus, s’ils reçoivent un traitement, et si oui lequel. Bref, on ne nous dit rien, même pas de la fermer, puisque c’est un fait acquis.

Pendant ce temps les médecins se multiplient sur les plateaux de télévision et laissent les spectateurs dans un état de prostration, tant il leur est impossible de se faire une opinion.

Les journalistes font preuve de la plus exquise réserve à l’égard de nos sommités médicales, en ne leur demandant jamais s’ils soignent personnellement des malades du covid-19, quel traitement ils leur administrent et combien de morts ils ont à leur bilan. Ces informations nous seraient pourtant indispensables pour mesurer leur compétence et la valeur de leurs propos.

De toute façon, aucun médecin n’est admis dans une émission s’il ne décrète pas qu’il faut accepter l’incertitude en l’absence de traitement. Cette dernière assertion n’est jamais contredite, ni même interrogée par les autres participants ou les journalistes présents, en raison du fait qu’il est interdit d’évoquer la thérapeutique du professeur Raoult si l’on ne veut pas être banni de l’expression publique.

Le plus comique est que ceux qui ne sont pas médecins sur les plateaux le proclament tous bruyamment pour s’excuser de leur incompétence et de leur incapacité à se prononcer.

Or l’essence même du journalisme réside dans la capacité  de ses acteurs à se prononcer en citoyen sur les sujets qu’ils traitent, puisque la seule justification de ces émissions et de permettre l’information du public.

Tranchons le mot, pour reprendre l’expression du général de Gaulle, cette épidémie de coronavirus a tourné, en France, au désastre intégral. Des dizaines de milliers de morts (dont la plupart aurait pu être évités), une économie dévastée, une population frappée de sidération et n’apercevant aucune perspective d’avenir, et tout cela pour une raison parfaitement inavouable, puisqu’il s’agissait de ne pas remettre en cause la parole de ceux qui gouvernent le pays depuis la Libération et le contrôle qu’ils exercent sur la société.

Bien entendu, ce voile tendu sur le pays va se déchirer. Et l’on verra s’envoler à travers ses trous toute « la volaille qui fait l’opinion », comme le chante Souchon, dûment accompagnée de la volaille des élus et des notables tragiquement déplumée par le souffle de la réalité.

Ils auront quand même tenu 75 ans, comme l’Union soviétique. Et avec la même technique, fondée sur la mise au pas du peuple et le mensonge généralisé.

Dans le conte d’Andersen « Les habits neufs de l’empereur », c’est un petit garçon qui s’écrie : « Le roi est nu ! » En France, depuis de très nombreuses années, ce cri est lancé par des millions de bouches et n’est entendu de personne dans la Cité interdite où résident tous ceux à qui la moindre parcelle de pouvoir a servi de ticket d’entrée et de séjour.

L’évacuation de la Cité interdite ne se fera pas dans l’ordre ni avec méthode. Elle prendra des allures d’exode. Mais cette fois, ce ne sera pas le peuple qui sera sur les routes !

Claude Reichman

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L’excellente vision d’Yves Marchand sur le Commissariat au plan

Il y a les statistiques, l’observation des tendances, les constantes de l’Histoire et enfin l’intuition – sixième sens indéfini que l’on a ou que l’on n’a pas – pour se faire une idée de l’avenir du pays.

A l’exception de l’intuition aux contours indéfinis, tous les autres moyens de préparer l’avenir sont du ressort de la technique.

C’est évidemment à l’intuition, cette propension à saisir des rapports qui passent inaperçus aux yeux du plus grand nombre, que l’on reconnaît le génie d’une décision.

La taxe « carbone » ou la limitation de vitesse à 80 Km/h sur les routes secondaires n’étaient pas de cette eau-là. On en a subi les effets. C’est à des techniciens qu’on les doit. Les mêmes qui, dans les services ministériels veillent jalousement à l’ordre, à la méthode et à la réglementation et qui, sous l’influence des lobbies, sont placés là pour conseiller le pouvoir politique. Les mêmes qui seront à la manœuvre dans les services d’un Haut-Commissariat au Plan ressorti des oubliettes, sorte d’observatoire confié à une personnalité coordonnatrice de services techniques. Rien d’autre.

Ce n’est pas d’un commissaire dont le vocable réglementaire appelle à la hiérarchie, à l’ordre et à la sanction auquel on devrait faire appel, mais plutôt à un philosophe capable d’inspirer la pensée des décideurs, grâce à une intelligence qui le placerait au-dessus des contingences : le contraire d’un commissaire au plan. Au-dessus des querelles partisanes, toutes faites d’intérêts personnels, de susceptibilités peu accessibles à l’objectivité : le contraire d’un chef de parti. Mais surtout au-dessus du simple énoncé des données afin d’en extraire la signification profonde : le contraire d’un simple analyste.

Ce genre de personnalité est rare. On la reconnaît en général à ses manifestations en période de crise, lorsque tout le monde s’interroge sur le parti à prendre. Elle a alors le don de révéler aux yeux du monde le mystère de l’œuf de Colomb.

Les esprits ordinaires, dont on a grand besoin au quotidien et qui peuplent l’Administration, suffisent à s’enquérir de compter les masques et de constituer les stocks destinés à prévenir la prochaine épidémie de Covid.

La fonction prospective attendue pour redonner foi à une population désenchantée ne se loge pas, à moins de la mettre en garde à vue, dans un Commissariat, fût-il au Plan.

On en vient alors à s’interroger. L’Administration ne répond-elle pas aux exigences de sa fonction ? Si oui, que n’a-t-elle faire d’un commissaire ? N’appartient-il pas au politique d’être ce visionnaire ? Si oui, que n’a-t-il faire d’un guru ?

A moins que les deux pèchent. Tous deux par omission. L’Administration par manque de rigueur. Le politique par manque de vision. Leur double serait-il alors nécessaire ? On en doute. Question de vision.

Peut-être, le Haut-Commissariat n’est-il tout simplement qu’un comité Théodule de plus, qui permet à la République, réputée bonne fille, de se perdre « en même temps » dans la réalité du compromis et dans l’utopie de l’idéal.

L’autodestruction vers le néant.

YVES MARCHAND

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Don Quichotte avait raison

Tout le monde connait cette image du livre de Cervantès : Don Quichotte chargeant les moulins à vent qu’il prend pour des ennemis !

Nous avons, nous aussi, nos moulins à vent, ce sont les éoliennes, et ce sont nos ennemis ou plutôt leurs promoteurs sont nos ennemis ; quoique insidieux et discrets !

Ces engins, dont la taille ne cesse de croitre, occupent de plus en plus le paysage et, à vrai dire, il est désormais difficile de regarder l’horizon sans en apercevoir au moins une car, depuis une quinzaine d’années, des milliers de ces appareils ont été installés au nom des économies d’énergie et des énergies vertes ou renouvelables.

Le cout en est évidemment colossal (on parle de 120 Md€) et il serait peut-être temps de se poser la question du rapport sur investissement, c’est à dire d’en dresser un bilan, comme le ferait tout industriel ; ce qui nous amène à nous poser un certain nombre de questions.

Les éoliennes sont-elles efficaces ?

Ainsi que j’ai déjà eu l’occasion de l’expliquer, une énergie, quelle qu’elle soit, pour qu’elle soit intéressante d’un point de vue à la fois économique et technologique, doit impérativement répondre à trois critères : abondante, stable et bon marché.

Or, les éoliennes ne satisfont à aucun des trois critères exigés.

Elles produisent une électricité intermittente et aléatoire car leur fonctionnement dépend du vent. Il en faut mais ni trop ni trop peu !

Leur production fluctue en permanence ce qui est d’ailleurs très mauvais pour le réseau qui doit impérativement être stable pour pouvoir distribuer l’électricité (240v alternatif en 50hz) sans risque de ruptures dans le réseau.

Elles ne présentent aucune souplesse d’utilisation (s’il n’y a pas de vent elles ne fonctionnent pas) ; et finalement leur rendement réel (facteur de charge) est très faible (18 à 20% du temps c’est à dire qu’elles ne produisent rien au moins pendant 80% du temps). Elles ne sont en fait pas pilotables contrairement au gaz ou au nucléaire (dont le facteur de charge est de 85%).

Et pourtant nous continuons, au mépris de toute logique, à en installer … Un ménage continuerait-il à acheter des équipements qui ne fonctionnent pas ?

J’ai eu une éolienne sur mon bateau et le constat a été : bruyante, inefficace et inutile et, secret bien gardé par les concurrents, savez-vous que les voiliers du Vendée-globe, summum de la course au large, de la voile et de l’énergie verte, emportent en fait au moins 1.000 litres de fuel pour faire tourner un générateur H24 (75joursx0.6l/h = 1.000 litres) en vue d’alimenter les pilotes électriques, les ordinateurs et la centrale de navigation parce que des éoliennes seraient incapables de fournir l’énergie nécessaire. Les exigences de la voile et du sport obéissent à des contraintes car il faut de l’énergie pour faire fonctionner des machines complexes.

Est-ce rentable ?

-En ce qui concerne le consommateur final :

Absolument pas car le prix de l’électricité éolienne est beaucoup plus cher que toutes les autres sources d’énergie hormis le solaire photovoltaïque.

Le prix de l’électricité nucléaire est de l’ordre de 40 à 60 € le Mw/h (mégawattheure) tandis que pour l’éolien terrestre il est d’environ 100€ et pour l’éolien marin, délire suprême, de 200 à 250 €.

Par ailleurs, il a fallu adapter les réseaux pour gérer l’instabilité et doubler les installations éoliennes par des centrales thermiques de soutien (on parle de “back-up”)  pour le cas, finalement assez fréquent, où il n’y a pas assez de vent (80% du temps en fait) ; ce qui aboutit à doubler l’investissement, et la dépense, pour obtenir la même chose. Et nous ne parlerons même pas des centrales fermées pour favoriser les énergies dites renouvelables !

L’électricité éolienne est essentiellement chère, instable et aléatoire et c’est seulement le détournement d’une idée (électricité verte sous-entendu naturelle parce qu’émanant du vent) qui tend à faire croire le contraire !

Enfin, ces éoliennes ne sont même pas fabriquées en France ; il faut donc les acheter à l’étranger. Il n’y a donc aucun emploi créé contrairement aux affirmations qui ont été faites et répétées (n’est-ce pas Mme Royal ?).

En fait, l’énergie éolienne n’est ni gratuite ni renouvelable ni éternelle et le vent ne peut être considéré comme une source d’énergie qu’à condition d’en accepter les (fortes) contraintes qui sont … soigneusement occultées par les décideurs politiques et les promoteurs de ces énergies « vertes » !

La conclusion qui s’impose est que le vent est gratuit, et il y en aura toujours, mais pas les matériels qui permettent de l’exploiter, lesquels sont loin d’être aussi performants qu’on veut bien le prétendre ; même si, comme pour les batteries des voitures électriques, on nous promet toujours le progrès fulgurant et imminent (ici c’est le stockage d’électricité) qui va tout débloquer mais … qui ne vient jamais !

-En ce qui concerne les industriels :

La réponse est oui c’est rentable car le prix de l’électricité est fixé par accord entre les exploitants et les autorités de l’Etat et il est très largement subventionné ; c’est à dire qu’il n’est pas du tout en rapport avec les prix du marché alors que son rachat, par EDF, est en outre obligatoire.

Seulement, si on avait laissé faire le marché et la libre concurrence, jamais aucune éolienne n’aurait été installée ; ce qui amène fatalement à la question : qui paie pour cette fantaisie ruineuse ?

Qui paie ?

Le consommateur, forcément, à travers un système de taxes dissimulées dans les factures d’électricité dont les montants ne cessent d’enfler et notamment, dans la CSPE (contribution au service public d’électricité) de votre facture d’électricité pour un total évalué de 6 Md€ mais aussi dans la CTA (contribution tarifaire d’acheminement) ; le total représentant désormais 40% de la facture d’électricité des ménages.

Et il y a une corrélation directe entre le développement des énergies dites renouvelables et le prix de l’électricité payé par les ménages puisque celui-ci a augmenté de façon directement proportionnelle aux capacités installées d’énergies dites renouvelables.

En fait, il s’agit essentiellement d’un transfert opéré discrètement, quoique de moins en moins eu égard aux sommes en jeu, de votre poche dans celle d’industriels adeptes du capital de connivence ; car ces marchés sont évidemment totalement sous le contrôle de l’administration (il faut une autorisation administrative pour implanter un engin de 185 m de hauteur).

En gros, les lubies de quelques-uns ont été payées par les impôts de tous !

Ecologique ?

Les arguments officiellement invoqués pour justifier leur installation sont de réduire les émissions de CO2  et d’accroître l’indépendance énergétique (essentiellement vis-à-vis du gaz).

Or, les émissions de CO2 de la production électrique ont davantage diminué grâce au remplacement progressif de centrales à charbon par des centrales à gaz que grâce aux énergies dites renouvelables.

Dès lors, la politique actuelle de développement des énergies dites renouvelables motivée par des raisons climatiques, comme le prétendent les milieux politiques et les médias, est un argument trompeur puisqu’elle ne réduit pas de façon significative les émissions de CO2.

En outre, paradoxe s’il en est, en France, où les émissions de CO2 sont déjà de loin les plus faibles de tous les pays industrialisés, elle ne fera que les augmenter. Elle rendra la France de plus en plus dépendante du charbon et du gaz importés tout en faisant aussi augmenter le prix de l’électricité pour les ménages.

Car la France a un taux d’émission de CO2 très faible du fait d’une production assurée aux trois quarts par le nucléaire. Cette politique énergétique, essentiellement anti-nucléaire, anéantira donc l’avantage que possède la France en matière d’électricité (gestion et prix).

Ces éoliennes ne sont même pas écologiques puisque l’installation dure 20 ans (contre au moins 60 pour une centrale nucléaire) avec des milliers de tonnes de béton (pour le socle) indestructibles (il n’est qu’à voir les bunkers de la Wehrmacht sur la cote française, 75 ans après la guerre ils sont toujours là) et des pales en carbone ou polyester ne sont pas recyclables.

Certains vendeurs d’électricité prétendent que leur électricité est verte ; c’est à dire issue exclusivement d’énergies dites renouvelables  … il s’agit là d’un pur mensonge dans la mesure où les réseaux électriques sont communs et appartiennent historiquement à EDF qui la seule à les exploiter et … elle ne trie pas les électrons circulant dans ses câbles !

Tant qu’on ne saura pas stocker les énormes quantités d’électricité nécessaires (et on en est très loin) à l’alimentation générale du pays, le développement des énergies dites renouvelables liera donc  l’avenir de la production électrique à la disponibilité future de combustibles fossiles dont les énergies dites renouvelables prétendent nous dispenser.

Comment fonctionne le marché de l’énergie ?

C’est un des grands ratés de Bruxelles !

Là où la dérégulation des télécoms s’est avérée bénéficiaire pour le consommateur, c’est exactement l’inverse qui s’est produit en ce qui concerne le marché de l’énergie ; mais, il faut dire qu’il n’y a eu aucune dérégulation ou libéralisation, bien au contraire !

L’Union Européenne, prise au piège d’un électorat écolo politiquement important dans certains pays, dont l’Allemagne, a voulu se lancer dans les énergies dites vertes ou renouvelables et cette vision a été transposée au niveau français avec la PPE (programmation pluri annuelle de l’énergie).

Seulement, comme ces énergies dites vertes ne sont pas compétitives par rapport au nucléaire et à l’hydraulique (Ce dernier ne représentant qu’une faible part de l’énergie produite et le nucléaire étant honni par les écolos, surtout après l’accident de Fukushima qui n’est d’ailleurs qu’une conséquence du tsunami) il a été décidé de les imposer et de fortement les subventionner avec pour effet de provoquer, pour des raisons essentiellement idéologiques, à la fois une désorganisation du marché de l’énergie et une explosion des couts !

Et on en arrive à de véritables aberrations : le stockage étant impossible, lorsqu’il y a du vent partout en Europe, le marché fait face à des périodes de surproduction et à des prix négatifs de l’électricité surtout lorsqu’il n’y a pas la consommation en face.

Mais alors pourquoi le fait-on ?

Nous savons très bien calculer la quantité d’énergie nécessaire pour faire fonctionner le pays (en globalité). A partir de là, il était facile de diviser la quantité d’énergie nécessaire par la puissance efficace (réelle pas la puissance installée qui n’est que théorique) d’une éolienne pour savoir combien il en fallait et là on se serait aperçu que c’était une idiotie … et le miroir aux alouettes de l’énergie gratuite se brisait !

En fait, c’est surtout le pouvoir qui a décidé de le faire sans, à aucun moment, solliciter l’avis des premiers concernés : les français qui paient leur facture d’énergie.

Par électoralisme, on a pris le problème à l’envers en partant du principe que les éoliennes étaient LA solution et on a manipulé le marché pour les imposer ; à tout prix !

Car le politicien, même fonctionnaire, n’hésitera jamais à dépenser l’argent public (vos impôts en fait) pour favoriser son élection ou sa réélection.

F Hollande a ainsi promis, contre la logique économique, la fermeture d’une centrale nucléaire (Fessenheim) en parfait état de fonctionnement et répondant aux critères de sécurité exigés parce que c’était le deal pour que les écolos, qui sont, par principe et idéologiquement, contre le nucléaire pourtant totalement décarbonné, acceptent de le soutenir en vue des élections de 2012 !

Et comme le parlement, sous la Vème république ne remplit aucune des fonctions ressortant de ses attributions, le tout fonctionne sans aucun contrôle démocratique et sous la direction de la seule administration !

Et le président actuel continue à faire de même !

En conclusion

Le marché des énergies dites renouvelables, et particulièrement des éoliennes, est basé sur une tromperie : on a fait croire à la population, sans l’informer quant au prix, à l’emploi, à la pollution, qu’il était possible de remplacer les centrales électriques traditionnelles (au gaz, charbon ou nucléaires) par des moulins à vent en exploitant l’image des moulins des temps anciens.

On peut clairement parler de manipulation voire de mensonge répété par le pouvoir …

Ceux-ci correspondaient à l’économie du moment à une époque, où il n’y avait rien d’autre, et où l’on consommait très peu d’énergie ; celle-ci étant essentiellement constituée par la force humaine ou animale (chevaux, bœufs). L’intermittence et la faiblesse du rendement n’étaient pas un handicap trop difficile à surmonter …

Or, nos sociétés modernes sont basées sur la consommation d’énergie et particulièrement d’électricité car, hormis les transports (voitures, camions, avions) tout fonctionne à l’électricité !

On a donc investi en masse dans des systèmes énergétiques non rentables et incapables de tenir leurs promesses avec à la clé un monstrueux gaspillage d’argent public qui … n’est pas perdu pour tout le monde car, si on avait laissé faire le marché, jamais les éoliennes n’auraient pu connaitre un tel développement puisque le cout de leur électricité n’est pas compétitif face au nucléaire ou à l’hydraulique et ne le sera jamais !

L’absence de réaction de la population

C’est là quelque chose d’incompréhensible.

Les gilets jaunes, notamment, se sont essentiellement polarisés sur la taxation sur le carburant ou la réduction de la vitesse à 80 km/h sans voir que leur facture d’électricité (poste contraint s’il en est et souvent incompressible) était en train de s’envoler !

Il est vrai que le dogme du réchauffement climatique est désormais bien ancré dans l’esprit de la population après 30 ans de propagande mensongère.

Il faut aussi constater que l’élément principal de l’argumentation politique est désormais la peur et la peur de la fin du monde est habilement exploitée par des moralisateurs doctrinaires dénués de tout scrupule ; la visible exploitation politique de l’épidémie de Covid à des fins de contrôle social de la population par le biais d’une généralisation de la peur et d’une menace d’un reconfinement en étant le dernier symptôme !

Bien cordialement à tous !

Απο την Ελλαδα ! (De la Grèce) Schinousa

Licence de publication : la reproduction du présent article n’est autorisée qu’à la condition de le reprendre en totalité, d’en rappeler l’auteur et le site original de publication.

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Que reste-t-il de la propriété privée immobilière ?

La majorité des français croit vivre dans une société basée sur la propriété privée. Leurs ancêtres ont payé d’une révolution sanglante ce droit, seul et unique rempart aux différents pouvoirs inventés par les peu scrupuleux hommes du pouvoir.

Nous n’allons pas nous égarer en explications sur les différents fantasmes ou illusions qui ont permis d’arriver aujourd’hui à l’idée que la propriété privée est une sorte d’injustice à éradiquer.

Nous allons juste rappeler que tout préalable à la prise totale de pouvoir passe par la suppression des contre-pouvoirs ou des espaces de liberté. La propriété privée est de ceux-là. Elle en est même l’unique et totale représentante, garante. Elle doit donc être éradiquée pensent les hommes politiques et leur complice et associée l’administration. Nos hommes de l’Etat sont fous de pouvoir illimité, pour notre bien, cela va de soi.

Ceci-dit, passons aux faits.

Dans un mémoire déposé au Tribunal Administratif de Poitiers, dont le lien d’accès vous sera donné à la fin de ce billet, le Préfet de la Charente-Maritime écrit ceci : “Sur ce point, il convient de rappeler aux requérants qu’il n’existe pas de droit acquis quant à la constructibilité d’un terrain et que celle-ci peut être remise en cause dans un nouveau document d’urbanisme.”

Traduit en langage ordinaire cela veut dire que vous vous croyez propriétaire d’un terrain, mais qu’en réalité vous n’en avez pas la disponibilité, l’usage. Donc, vous n’en n’êtes pas propriétaire.

Mais alors, qui en est propriétaire ? Le Préfet ? Le maire ? Le directeur des services techniques de la mairie ? vos voisins ? Des groupes de pression ?

Je ne connais pas de réponse à la question. Il n’y en a pas. Le nom est laissé en blanc.

Le vrai propriétaire sera celui qui aura le pouvoir de faire se rejoindre la possession et l’usage. Par exemple le copain du maire, ou du préfet….

Rapidement nous nous trouvons face aux tares de tout régime dictatorial, l’abus de pouvoir, la menace, le dol, le vol, la corruption, et leurs effets délétères sur la société.

Ainsi l’immobilier en France est la victime de cette agression invraisemblable à la propriété privée immobilière.

L’excuse invoquée est la cupidité, l’égoïsme des propriétaires, leur manque de goût, qui justifierait le vol de leur bien par la dépossession de son usage.

La réalité est la manipulation de l’électorat par les politiques se pavanant comme seuls opérateurs urbanistiques compétents, alors qu’ils n’ont aucune formation à ce sujet. Je ne connais aucun architecte ou urbaniste élu maire. Par compte je peux évoquer les monstruosités généralisées enfantées par ces amateurs au pouvoir exorbitant.

La majorité électorale ne rend pas compétent en architecture. Ça se verrait…

Quant à la corruption, un exemple.

Venant quémander  leurs permis de construire, les promoteurs amis des élus sont dans la connivence.

Et dans la connivence il faut payer, donner un petit quelque chose.

Depuis quelques années, la combine suivante s’est mise en place. Le promoteur abandonne, à prix coûtant, voire moins, entre 20 et 40% des appartements qu’il réalise à une société HLM amie… du maire évidemment. Tout cela pour le bonheur des sans-logis, qui restent cependant dehors, années après années.

Les sociétés HLM louent, pratiquement au prix du marché, ces logements à des locataires au-dessus de tout soupçon et de qualité — souvent fonctionnaires locaux au parfum –, pour ne pas gêner les clients du promoteur, qui ont payé plein pot. C’est la moindre des choses.

Les sans-logis sont toujours dehors, mais les sociétés de HLM accumulent, à l’heure des prêts sans intérêt, des fortunes.

Bien sûr il y a un hic, qui supporte ce cadeau princier fait aux sociétés d’HLM ? Le promoteur ?

Pas du tout, vous n’y êtes pas, le promoteur doit faire sa marge.

Ce sont les acquéreurs plein pot du promoteur et le propriétaire du terrain s’il est malléable. C’est-à-dire que ce pot de vin officiel, est une sorte d’impôt, de taxe, illégal, payé exclusivement par les acquéreurs. Une honte, que tout le monde trouve formidable.

Les conséquences ?

Un immobilier au prix surévalué qui ne peut survivre que grâce à la rareté entretenue par les bénéficiaires politiques et l’administration, au prix de restrictions des zones constructibles.

Une promiscuité artificielle qui, à terme, va fortement dévaloriser les biens achetés, pour des acquéreurs qui se seront privés pendant 30 ans pour devenir propriétaires.

Un appauvrissement de l’urbanisme à qui les sommes absorbées par cette combine font gravement défaut.

Une démotivation pour les acquéreurs, qui plombe le marché de l’immobilier.

Que du bonheur.

Pour les amateurs de triller vrai : sincérité contre vice”.

Le lien pour mon mémoire : https://ahp.li/8c8c4a4643391696c351.pdf

Le lien pour le mémoire du préfet : https://ahp.li/86a88f9004680d8c1d9d.pdf

Le lien pour le mémoire de la mairie : https://ahp.li/ed9f8849191ab33128cf.pdf

Bien à vous. H. Dumas

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« La France est la patrie des chiens et non des loups… »

Ce titre me vient d’un des derniers articles d’Eric Verhaeghe ici :
https://lecourrierdesstrateges.fr/2020/08/12/masque-obligatoire-protection-sanitaire-ou-controle-social/

Chiens et félidés

Mon chien est d’une lignée de chasseurs, Springer Spaniel anglais, avec un papa estampillé « Champion de France », si cela veut dire quelque chose. C’est un fait, il a le nez toujours par terre, en regard de son maître pour trouver un objectif pointé.

Mon chat, il est arrivé de nulle-part sur ma propriété. Il est resté dehors à tourner autour de ma maison en hivers comme en été pendant plus d’une année avant de se laisser approcher. Il était déjà castré, donc il a appartenu à quelqu’un. Peut-être s’est-il libéré d’un joug éventuel mais plus sûrement ce dernier l’a affranchi par l’abandon.

La balance du chien et du chat. Le chien l’a accueilli et s’est soumis sous son autorité, alors qu’il aurait pu le terrasser avec ses crocs, son poids, ses muscles.

Mon chien est un socialiste parmi tant d’autres alors que mon devenu chat est un loup pour lui.

Est-ce l’apanage du chat ? Dans ma prime jeunesse, j’ai vu un chat se faire agresser par deux chiens, pas par des molosses, mais des standards. Je n’ai pas réagi assez vite pour sauver ce chat, sauf pour le recueillir et l’expédier vers le vétérinaire le plus proche qui lui a donné l’extrême onction..

Une société qui permet l’individualité

Ce que l’on nous apprend à l’école et plus après, est la route de la servitude pour la collectivité. Car il n’y a pas d’individu sans société. Et béni soit cette société qui s’organise pour nous libérer de notre condition d’animal : La lumière, l’eau courante et l’évacuation de nos déchets parmi nos domiciles, cela ne va pas de soi. Un pompier ou un policier pour nous protéger ou nous sauver, ce n’est pas non plus l’apanage de la nature. Se faire soigner ou se faire accompagner dans ses derniers instants, avec le moins de souffrance possible, n’est pas la condition de n’importe quel animal sauvage et avant nous celle de nos aïeux.

Des enfants gâtés

Vous l’avez sans doute remarqué, nous vivons en paix depuis la seconde guerre mondiale, après s’être foutu sur la gueule à nos frontières dans toute notre histoire. Pourquoi ? Parce que nous avons compris non pas qu’il fallait faire la paix entre nous, mais que nous avions accédé à des pouvoirs de destruction massive. Et depuis, n’importe lequel de nos sous-marins à propulsion nucléaire et armés d’ogives nucléaires parmi les Etats les plus avancés dans le registre, comme en France, en Grande-Bretagne, aux US, en Russie et en Chine, et que sais-je, l’intention est capable de rayer de la carte n’importe quel Spot ciblé.

L’humain à présent est un individu que la collectivité de sociétés évoluées cherche à protéger, peu importe qui il est.

Et c’est tout le problème à présent. La collectivité pèse de plus en plus sur nos épaules. Car la libération de l’individu assumée par nos trente glorieuses trouve de nouveaux murs. La population grandit, elle vieillit aussi. Beaucoup d’entre nous n’ont plus envie de faire le lit de leurs vieux parents. Il nous est alors possible par nos sociétés occidentales de s’en débarrasser ou tout du moins de ne plus vivre avec eux et subir leurs souffrances au quotidien. Mais tout dépend des cultures encore. En Russie, par exemple, il est très fréquent de vivre avec ses vieux au quotidien. Mais cela change aussi, car les nouvelles générations là-bas s’émancipent à l’Occidentale.

Ainsi, la famille n’est plus forcément le socle de notre individualité. C’est peut-être aussi la genèse de cultures importées sur notre sol avec des religions bien différentes de la nôtre. Leurs parents ont émigré et se sont fondus dans une république d’accueil tandis que leurs enfants la réfutent. Leur rue devient la libération permise et promise …

Quand la collectivité pèse

La société fait tout ce qu’il faut pour nous permettre de vivre en tant qu’individu, mais elle comprend le plus petit dénominateur commun pour ériger un principe de précaution, gravé déjà dans le marbre de notre constitution. Vient alors la chape de plomb administrative qui s’interroge sur chacun pour le surveiller.

Quand la collectivité s’effrite

A force d’être puissance sur l’individu, elle finit par le rétrograder en dessous de là où notre histoire nous avait affranchi : L’essor de l’Occident qui a façonné notre monde d’aujourd’hui.

Elle le réduit à présent comme son esclave corvéable à souhait : « Tu paies ce que je t’ordonne de me payer, sinon je t’exécute ! »

Et l’étau se resserre de plus en plus, d’où l’ambiguïté de liberté de chaque individu qui se cogne à cet état de réalité.

Mais quand le joug devient omnipotent, nous ne sommes plus en démocratie, mais dans le monde d’Orwell. Nos gilets jaunes l’ont compris, mais ont eu peur. Ils ont eu peur parce qu’ils n’étaient pas vraiment déterminés. Quand ils le deviendront, ils ne se débarrasseront pas de Bercy, car c’est leur templier, leur phare, leur tour de Babel. Et ce sera toute leur erreur …

Bien à vous


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Les barbares ne vont pas arriver : ils sont là.

Les barbares qui sont réputés pour tuer et piller, pour détruire gratuitement, à leur seul profit immédiat, ne sont pas un danger à venir mais un fait acquis, une présence actuelle dans notre société.

Ils sont partout, dans les tribunaux, dans les administrations, dans les collèges d’élus, dans les entreprises en connivence. Ils nous pillent, nous harcèlent et violent nos consciences.

C’est effarant. C’est démoniaque, car ils se prétendent nos protecteurs, la sagesse, la précaution, la météo, l’avenir, la maîtrise du monde, de l’univers qui nous entoure, et bien plus encore au fil des opportunités de séduction qui se présentent à eux.

Ils manient la peur et la terreur, comme aux plus sombres heures de notre pays.

Ils ont le culot de prétendre être un rempart contre la barbarie, alors qu’ils sont la barbarie.

Rien ne vaut un exemple pour décortiquer ces situations cachées.

Les faits que je vous rapporte ne sont pas nouveaux, mais ils arrivent à leur terme.

En gros, le maire de La Rochelle se prétend décideur en tout. Il se trouve que je suis porteur d’un grand projet pour cette ville que j’aime beaucoup, j’ai des attaches familiales et de très bons amis à proximité.

Le maire s’est opposé à mon projet, sans autre motif que de réserver les activités économiques de la cité à ses amis.

C’est donc sans vergogne qu’il a entravé mon projet et les propriétaires des sols sur lequel il était envisagé, pour aujourd’hui favoriser des amis à lui sur ces terrains, sans grand projet, juste en tartinant du béton avec uniquement le lucre en perspective.

Au passage, pour se rendre intéressant et faire semblant d’être porteur d’un projet, il a engagé la réalisation d’une nurserie géante pour moustiques tigres en plein centre de sa ville.

Mais il n’avait pas la compétence pour engager ce projet stupide.

En deux liens vous allez pouvoir accéder à la procédure que j’ai engagée, aux réponses pharisiennes des barbares.

Mes mémoires en requête et en réponse : https://ahp.li/b69a3cc6726b0c653622.pdf

Le mémoire en défense de la mairie : https://ahp.li/bae77c0a89ca8849fb2d.pdf

D’un côté l’exposé d’un abus de droit, d’un problème de société, de l’autre une diarrhée jurisprudentielle pour justifier l’injustifiable et déguiser la connivence entre barbares.

Bonne lecture. Bien à vous. H. Dumas

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Darmanin : “refuser l’autorité, voilà le mal de notre société”

Incroyable. Darmanin n’a pas entendu parler du devoir de désobéissance ? Pourquoi se sent-il obligé, à l’occasion d’un fait divers, de nous faire un cours sur la qualité exceptionnelle de toute la police qui serait quasiment surnaturelle pour lui, équivalente à Dieu sur terre, infaillible…

C’est quoi ce cirque imbécile. Qu’imagine-t-il en nous soufflant que la Corée du Nord, où l’autorité ne se discute pas, serait le modèle de société dont il rêve.

Ne sait-il pas qu’il a pris la responsabilité de diriger une société composée d’hommes, donc d’animaux plus ou moins dangereux, dont certains ne s’apprivoisent que difficilement, voire pas du tout.

Fait-il partie de ces fous furieux qui tuent tous ceux qui ne pensent pas comme eux.

De notre côté nous admettons parfaitement que les forces de police soient composées de personnes de qualité, mais aussi d’autres de moins bonne qualité, éventuellement de quelques voyous. Nous réclamons, à juste titre, le droit d’en juger.

Ne perçoit-il pas qu’à défendre l’indéfendable au titre de l’appartenance, que ce soit pour les flics, les juges, les médecins, ou tout autre corporation ou réseau, c’est lui qui s’aborde notre société, notre lien social.

Son argument massue : “Sans règle, sans policier, il n’y a plus que la loi du plus fort, la guerre de tous contre tous”. Mais, l’autorité … n’est-ce pas justement la loi du plus fort ?

Darmanin devrait réviser ses cours de sémantique, “autorité” et “justice” ne sont pas des mots synonymes, loin de là.

Éventuellement pourrait-on, avec précaution, associer les mots “justice” et “vérité”.

La vérité n’est pas toujours juste, mais il n’y a pas de justice possible sans vérité, et la vérité pour M. Darmanin c’est un truc qui le dépasse, dont il n’a plus vraiment la notion, s’il l’a eue un jour, ce que je ne sais pas ne le connaissant pas personnellement. Mais certains qui le connaissent en doutent, parait-il.

Il confond son appartenance, les ambitions de son groupe, avec la vérité, alors que les récents événements ont fait la preuve absolue du contraire.

On ne peut accorder aucun crédit à la parole de ce gugusse, c’est cela qui est effrayant accolé à sa fonction de détenteur de la force.

Si l’on résume la situation générale : le fisc pille en toute impunité, les flics tabassent, flinguent, “tasent ou flashballent”, les juges condamnent – plus récemment rackettent –, tous à volonté pour que l’autorité soit bien installée dans la tête des français, au profit des…. Hommes de l’Etat, pas de la France.

Effectivement nous approchons du bout. Pas du jugement dernier, mais de celui des braves gens, des honnêtes gens, face aux voyous qui nous mentent à longueur de journée.

Allez, je vais boire une anisette “El Mono”, c’est l’heure.

Bien à vous. H. Dumas

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Le problème de base.

De passage dans ma librairie favorite, où je ne peux m’empêcher de regarder la contre-information à la pravda nationale, je tombe sur le livre de Maxime Rovere : Que faire des cons ?
Voilà qui pourrait éclairer ma lanterne sur ce qui peut se passer dans nos sphères gouvernantes.
J’aimerais bien comprendre comment ils arrivent à être nuls en toute matière et à mécontenter absolument toutes les catégories socioprofessionnelles, depuis les commerçants jusqu’aux militaires, et même un autre gros paquet de fonctionnaires, sauf évidemment ceux qui savent profiter du système et ceux-là se comptent par millions.
La procédure de base dans les négociations entre une profession quelconque et l’État est que ce dernier propose d’abord un projet qui n’a aucune cohérence pratique, administrative et financière, fait semblant de négocier quelques mois puis impose SA solution, sous prétexte que c’est l’intérêt du citoyen de base, consommateur, ceci sans avoir la moindre idée de ce que veut ou ressent sur la question le citoyen de base, qu’il n’est pas lui-même évidemment, en temps que membre de « l’élite ».
Pour eux, il n’y a de gagnants que s’il y a des perdants. La négociation du type gagnant-gagnant, ils ne connaissent pas, probablement faute de n’avoir jamais œuvré dans le monde économique réel, sauf exceptions.
Il y a à coup sûr des millions de chefs de PME, d’indépendants, de libéraux, d’artisans, de restaurateurs, de cultivateurs et éleveurs, enseignants, etc…, qui aiment leur métier et cherchent à le faire bien dans le respect de leurs clients, mais sont significativement limités voire empêchés par une administration dépassée mais pinailleuse jusqu’au stade insupportable.
L’intérêt de tous étant que l’économie fonctionne bien, on se demande pourquoi gouvernement et administration ne ratent pas une occasion de faire pour que cela marche mal. Cela fait des années que l’on se demande si leur état mental n’a pas quelques sérieuses déficiences. Si les décisions délirantes voire débiles sont le fait de leurs mécanismes cérébraux les plus profonds ou d’une incapacité insondable d’analyse des problèmes. La crise liée au covid19 nous a fait la démonstration flagrante qu’ils sont complètement cons. Sans vouloir mettre tous les « dirigeants »  dans le même panier, on pouvait encore accorder certaines circonstances atténuantes, mais là, même avec ce qui pourrait nous rester de bienveillance, c’est la consternation qui l’emporte totalement.

Faire un stage de philosophie spécialisée avec Maxime Rovere, dont il faut conseiller le livre, peut donc être d’une grande utilité. Je le cite : « La connerie est tout sauf statique. Elle se distingue par une résistance très spécifique que les cons opposent aveuglément à tout ce qu’on veut faire pour améliorer une situation quelconque – y compris la leur. Toujours donc, dans une vigoureuse opposition à vos efforts, ils voudront noyer vos arguments dans des ratiocinations (raisonnements trop subtils) sans fin, étouffer votre bienveillance par des menaces, votre douceur par des violences, et l’intérêt commun dans un aveuglement qui sape les bases mêmes de leur propre intérêt individuel. En ce sens, la connerie n’est pas seulement une sorte de résidu incompressible de l’évolution humaine, au contraire, elle est l’un des principaux moteurs de l’Histoire, une force qui – malgré ou plutôt grâce à son aveuglement – a remporté une grande partie des luttes du passé et en remportera beaucoup à l’avenir. Pour résumer la permanence insurmontable de cette force, on conviendra donc de ceci : les cons s’obstinent. »

« Les cons s’obstinent » : seule explication au fait que l’hydroxychloroquine soit toujours théoriquement interdite en France, que l’État providence soit toujours « sous protection » malgré sa faillite évidente, que l’on ait oublié comment éduquer la jeunesse ou fabriquer une centrale nucléaire, qu’on ait oublié qu’il faille des médecins pour que les français puisse se faire soigner, qu’on nous assomme avec le réchauffement climatique et le CO2 alors que les données de température se sont stabilisées depuis 25 ans et que le CO2 est sans action démontrée sur l’effet de serre.

Autre passage inspirant du livre de Maxime Rovere : « Les cons inspirent, au premier serrement de mains, une terrifiante impression de risque. On sait dès le départ qu’il faut les ménager; on esquive le conflit presque à chaque phrase, à chaque regard; d’une rencontre à l’autre, ce jonglage se poursuit sans qu’on soit toujours sûr de ses propres succès; puis vient le jour où tout s’effondre. En contemplant les choses qu’ils ont brisées en mille morceaux, on fait l’expérience de l’irréparable – l’une des plus douloureuses, l’une des plus fascinantes de toutes. Certains philosophes, dans un esprit de consolation, assurent que l’irréparable était au fond inéluctable; mais c’est un doux mensonge. L’irréparable arrive le plus souvent par accident. Et c’est cela précisément qui définit les cons : ils rendent les accidents inévitables ».

Quand Agnès Buzyn a vu venir l’épidémie de Covid19, et le manque de réactivité de l’équipe de tocards qui l’entourait, elle a préféré quitter le navire avant l’accident devenu inévitable, ce que j’aurais certainement fait aussi en de telles circonstances pour ne pas être associé à la série de décisions ou de non-décisions totalement lamentables qui ont suivi. Après, il a fallu trouver pour le poste un benêt susceptible de dire tout ce qu’on lui dit de dire et à l’occasion récupérer une partie des responsabilités du désastre sanitaire. Pauvre Olivier Véran. Je me demande comment il a pu accepter ça.

Reste que la nature dans son jeu habituel de reproduction d’une espèce donne à chaque génération toute la gamme possible des variantes individuelles, du plus con au plus intelligent – disons plutôt « capable ». Après, chacun a les chances dont il a hérité dans l’aventure de la vie. Malheureusement, les brutes, obtuses, bornées, primaires, possessives, autoritaires, pernicieuses et maléfiques, et leur cour de dépendants, ont souvent quelques capacités à s’accaparer le pouvoir. Il faut une base populaire bien instruite pour qu’une démocratie marche correctement. C’est un vrai problème. Rovere dit bien que l’on peut tenter négocier avec les cons, surtout sans agression, sinon, ils se braquent, en les faisant parler sur ce qu’ils pensent, leurs convictions, etc, en cherchant le point faible qui permettra de leur faire douter d’eux. Ce n’est pas gagné d’avance. D’autant plus que d’après Rovere toujours, mais cela reste d’expérience commune, le con aime provoquer, aime la réaction à ses dires péremptoires, aime écraser la contestation par des arguments fallacieux, aime même les insultes qui le font croire « dominant ». Reste une révolution pour les chasser quand ils sont au pouvoir, ce qui suppose un petit pourcentage de la population bien impliqués, et un peu d’organisation. La France est presque mûre.
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Quand le monde s’est enrhumé !

Plus le temps passe, et plus la réalité devient difficile à nier.

(Toutes les affirmations de ce billet se trouvent soutenues par des références données in fine)

Commençons par le début : le coronavirus est un rhume. Ça ne veut pas dire qu’il ne peut pas se révéler mortel : et d’ailleurs, n’importe quel rhume peut dégénérer, gagner bronches et poumons et devenir mortel.

On pourra reprocher aux Chinois de nous avoir expédié le coronavirus, on ne pourra pas leur reprocher de nous l’avoir expédié sans son « mode d’emploi », son traitement, si vous préférez. Traitement repris et normé par le professeur Raoult, et dont il devient de plus en plus difficile de nier la très bonne efficacité, à condition bien sûr d’en respecter (comme pour tout traitement) le protocole. C’est ainsi que partout où l’on utilise l’hydroxychloroquine, on observe des taux de mortalité inférieurs à 0,5 %.

À noter ce paradoxe : parmi les quelque cent cinquante vaccins à l’étude (les promesses de gains aiguisent les appétits), l’un d’entre eux utiliserait les propriétés de l’hydroxychloroquine.

La dangerosité de ce rhume a été très grandement exagérée : comme le rappelle Alexandra Henrion-Caude, la tuberculose, dont personne ne parle, tue chaque année 1,5 millions de personnes (contre 600 000 pour le covid).

L’épidémie est terminée en France et dans de nombreux pays, et se trouve dans sa phase descendante partout dans le monde (Didier Raoult, Nicole Delépine, Gérard Delépine, Alexandra Henrion-Caude, Jean-François Toussaint…).

Les rares cas ne concernent plus que les populations jeunes, qui ne développent pas ou développent peu la maladie.

La litanie des « cas » remplace désormais celle des morts. Dans les rangs des politiques et des journalistes, personne ne s’étonne du changement majeur de l’objectif des mesures imposées passant d’« aplatir la courbe », à « éradiquer Sars-Cov-2 », une entreprise qu’aucun scientifique ne peut juger crédible.

Pour ce qui est le cas de la France, Alexandra Henrion-Caude, mais aussi beaucoup d’autres (par exemple Nicole Delépine, Jean-François Toussaint…) dénoncent l’absurdité et même la dangerosité du port du masque (en dehors de certaines circonstances bien délimitées).

Il devient évident qu’une immense majorité de personnes ont été victimes d’une « panique collective » : c’est en tout cas ce que suggère Thierry Gourvenec (et beaucoup d’autres avec lui).

Panique collective, délire collectif : un phénomène parfaitement observé et décrit en son temps par Edgard Morin s’appuyant sur un épisode historique dit la « rumeur d’Orléans » : en 1968, la croyance s’est installée de la disparition de femmes enlevées à des fins de prostitution, une croyance qui s’est révélée n’être assise sur aucune réalité.

Si panique il y a eu, nous ne sommes sortis d’affaire. Ses études ont en effet montré à Thierry Gouvernec que si les personnes moyennement ou peu instruites acceptent assez facilement reconnaître s’être ou avoir été trompées, ce n’est pas le cas de celles dont le niveau d’instruction est plus élevé : ces dernières se montrent au contraire incapables d’une telle prise de conscience.

Pourquoi, sachant cela, prendre la peine de ce billet ? Parfois les gouttes d’eau…

Question de fond : jusqu’à quel niveau de responsabilité la panique peut-elle expliquer les (catastrophiques) décisions prises ? Jusqu’à quel niveau faut-il remonter pour trouver les menteurs ? C’est-à-dire ceux qui savaient et ont menti par intérêt ?

Des dirigeants politiques, pour mieux asseoir leur pouvoir, des hommes des médias, par souci de plaire à leurs maîtres et financiers, les hommes des laboratoires pharmaceutiques et leurs complices rémunérés, par souci d’enrichissement…

Si l’on suit Gourvenec, la panique expliquerait tout, jusqu’au plus haut niveau.

Personnellement, je n’en crois rien.

Gourvenec est un grand savant, mais je suppose qu’il ignore ce qu’on appelle « l’économie comportementale ». J’ai longuement étudié ce qu’était l’économie comportementale dans un article dont je donne le lien ci-dessous.

Pour les hommes de l’économie comportementale, on peut facilement conduire les populations à adopter des comportements souhaités par l’utilisation de ce qu’ils appellent des « nudges ». Le nudge (coup de coude) est une information, une image, un slogan, bien choisi, au bon moment. Peu importe que le nudge soit vrai ou un gros mensonge, il faut seulement qu’il soit bien choisi.

À savoir : quand un homme de l’économie comportementale se trouve peu ou prou démasqué, il s’en sort par une pirouette ! Il dénonce un « complotisme ».

Si je vous dis qu’il faut absolument vous faire vacciner contre un rhume, vous allez hésiter. SI je vous l’impose, vous pourriez bien vous rebeller. Mais si je parviens à vous persuader que ledit rhume met en péril la vie de la moitié de la planète, et par conséquent la vôtre aussi, et celle de votre grand-maman, plus besoin de rien imposer, vous accepterez tout, confinement, masques… et de vous-même vous vous battrez pour vous faire vacciner avant tout le monde.

Le coronavirus est peut-être bien le plus gros nudge de tous les temps. Et nous n’avons pas fini d’en payer les conséquences.

 

Sources :

À propos de l’économie comportementale, de la manipulation de foules et des nudges : http://michel-georgel.com/cestadire/2015/09/09/il-nous-reste-au-moins-une-liberte-celle-de-ne-pas-etre-dupes/

Au sujet des masques :

Sur la probabilité d’un « délire collectif » :

Il s’agit d’une vidéo, passionnante à suivre, mais un peu longue. On pourra préférer ces synthèses :

Manipulation de l’opinion :

Point sur l’hydroxycholoquine :

Inconvénients des vaccins : https://reseauinternational.net/les-big-tech-veillent-a-ce-que-les-gens-nentendent-pas-parler-des-inconvenients-mortels-des-vaccins/

Sur le fait qu’il existe un projet mondialiste de manipulation de l’opinion, voir le texte Le Grand Reset, de Charles Sannat : https://ripostelaique.com/apres-covid-les-hommes-de-davos-exigent-la-grande-reinitialisation.html

Et de toute façon, même si vous n’êtes d’accord avec rien de ce qui constitue le présent article, vous devez cependant absolument prendre la peine d’écouter Alexandra Henrion-Caude, généticienne équilibrée et sincère, dont les propos, au minimum vous interpelleront : https://www.youtube.com/watch?time_continue=12&v=c3V6DxmOy8o&feature=emb_logo

 

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Macron au Liban c’est Tintin au Congo, l’humour en moins.

Je ne connais pas la misère politique du Liban dont on nous rabâche les oreilles, mais quelque chose me dit qu’elle est surtout liée aux intrusions de ses voisins, puisque avant qu’ils débarquent tout marchait bien.

Evidemment, le drame qui vient de s’y dérouler, dont on ne connaîtra probablement jamais l’origine, qui va faire l’objet de théories toutes plus fumeuses les unes que les autres, est un désastre. D’abord pour ceux qui y ont perdu la vie, puis pour ceux qui ont vu leurs biens détruits.

En revanche ce sera — comme toujours dans le terrible manège de la vie — une aubaine pour d’autres.

Le petit Macron veut en être.

Voilà un garçon — dont le modèle social qu’il porte vient de tuer plusieurs milliers de personne à l’occasion d’une pandémie gérée en dépit du bon sens — qui arrive au Liban, soi-disant pour aider et qui, pas plus tôt sur le sol de ce pays, se met à allumer un feu politique, à vendre son système de faux-culs qui ne marche nulle part … C’est gonflé…

Si encore il pouvait afficher des performances économiques, on pourrait comprendre. Mais, en dehors de faire la manche, on ne lui connait aucune prédisposition particulière en gestion et en économie.

C’est peut-être en tant que professionnel spécialiste de la manche d’Etat qu’il intervient au Liban.

S’il avait pris une pioche et un balai et qu’il ait sacrifié ses vacances pour aller déblayer au Liban, son intervention aurait eu un sens. Mais là, pénard au bord de la méditerranée, à l’abri de la foule, dans sa piscine, aller foutre le bordel au Liban, qui manque de tout sauf de bordel, ce n’est pas sérieux.

Jusqu’à quand et jusqu’où allons-nous devoir subir ces touristes qui prétendent représenter l’Etat, qui nous empêchent de vivre ?

Alors qu’une vie d’homme est si courte. Tout ce qu’ils nous prennent est perdu. Quand ils nous volent, quand ils nous font chier pour rien, c’est notre vie qu’ils pillent. Et nous n’en avons qu’une. Y en a marre.

Je vous explique leur combine

Ceux qui chassent ou pêchent, ou ont pratiqué ces deux activités, savent que l’animal dans la nature n’a que deux attitudes : l’envie et la peur.

Il est constamment sollicité par ces deux émotions, elles dictent tous ses comportements. C’est en jouant sur ces deux pulsions que l’on chasse ou pêche, que l’on prend la liberté de l’animal, qu’on lui vole la vie.

Eh bien figurez vous que, même s’ils se croient supérieur ce qui est faux, les hommes répondent eux aussi exclusivement à ces deux sollicitations d’une effarante simplicité.

Tout le jeu de la civilisation consiste à introduire dans le comportement des êtres à civiliser un troisième larron, l’éducation, dont le rôle consiste à mettre un filtre avant le déclenchement de ces deux tares.

Alors quand des hommes, prétendant représenter l’Etat, ôtent ce filtre et attisent les deux tares évoquées pour capter le pouvoir et soumettre la vie des autres à leur bon vouloir, ils portent l’énorme responsabilité des dégâts que cela va générer, du retour à l’état sauvage inévitable qui va s’en suivre.

Au début a été l’envie

Dans une société qui s’est collectivisée du fait de l’industrialisation, le communisme a glorifié l’envie et éradiqué l’éducation. L’envie est ce parasite dont l’accomplissement ultime est d’empêcher les autres de posséder ce que l’on ne peut pas posséder soi-même, alors qu’on le désire. La pensée communiste a pris le pouvoir et enfanté l’égalitarisme, poison occidental qui a détruit la charité, l’amour de l’autre.

Ensuite la peur

L’envie a fini par marquer le pas, du fait de l’incroyable richesse produite par l’industrialisation et des progrès accomplis en parallèle. Alors les chasseurs de l’Etat ont introduit la peur.

Les écologistes, qui sont les fachos de demain, sont les spécialistes de l’introduction de la peur qui extermine le peu d’éducation qui nous restait.

Aujourd’hui, derrière son masque, c’est chacun pour sa peau. La civilisation a totalement disparu, tout est prêt pour une soumission totale du pays aux hommes de l’Etat.

C’est cette ambiance qui donne des ailes au petit Macron, qui lui laisse supposer qu’il peut cavaler dans le monde entier répandre ses combines d’accès au pouvoir absolu en excitant l’envie et la peur.

Il pourrait tomber sur un bec. Il reste peut-être, ce n’est pas sûr, des pays civilisés.

Où en est le Liban ? Ses voisins barbares l’ont-ils dépecé au point qu’il va effectivement basculer dans l’écolo-égalitarisme, oublier l’amour des autres et la charité. Nous allons voir…

Bien à vous. H. Dumas

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En réponse à lol-lol

Bonjour à vous

Lol-lol a placé un commentaire assez long en réponse de mon dernier article du 2 août dernier – Le Communisme 2.0. Je constate que sur le fond, il ne remet pas en cause mon propos, mais je vais essayer de préciser certaines choses.

« J’ai toujours été étonné de la façon dont les gens de droite peuvent s’acharner à défendre le nucléaire et EDF et en disant cela je précise que je n’ai absolument aucune sympathie pour la gauche et j’ajoute aussi que pour moi le réchauffement de la planèt »e dû au CO2 c’est de la foutaise. »

Je vous réponds d’abord que je ne suis ni de droite et encore moins à gauche. Mais si vous voyez une différence entre ces deux étiquettes, cela relève du jeu des sept anomalies à repérer sur une carte qui est la même.

Pour ce qui est de la théorie du réchauffement de la planète, à mon sens c’est cyclique, non pas en fonction de nos activités humaines mais de choses qui nous dépassent comme la météo que nous ne sommes pas capable de prévoir à 15 jours sur un Spot précis. Dans le registre, j’aurai beaucoup plus confiance dans des carottes glaciaires effectuées pour mesurer des taux d’isotopes en relation avec ce qui s’est passé pour l’expliquer par rapport à des mesures conduites dans l’atmosphère et la stratosphère. N’oubliez jamais que dans des temps pas si anciens, on a pu traverser le lit de la Seine à pieds.

« EDF est une saloperie collectiviste, un repère de rouges qui ne fait que coûter de l’argent aux contribuables : comité d’entreprise pléthorique, construction calamiteuse de l’EPR de Flamenville, idem pour le fameux surgénérateur Superphénix qui a été abandonné (un circuit de refroidissement au sodium fondu : une pure folie tellement le sodium est explosif au contact de l’eau), je passe sur ITER juste bon à enrichir les marchands de cuivre et qui ne fonctionnera jamais et je n’en rajouterai pas sur Framatome et Areva et Lauvergeon. »

J’ai un pilonne sur une de mes propriétés d’où s’est décoché le câble d’alimentation toujours en service. J’ai appelé l’EDF et ils sont intervenus dans l’urgence deux jours après pour sécuriser la situation.

Ce que vous contestez, en fait, c’est le statut des agents de l’EDF, et c’est un autre sujet qui nous occupe sur ce blog. Ce que vous ne savez pas, c’est que l’EPR fonctionne en Angleterre et en Chine. En France, ce qu’il faut comprendre parmi tous ces développements est que nous avons été pilotes d’innovations en la matière, et qui dit pilote dit aussi échec et succès, mais surtout perverti en surcoût par nos ineffables responsables politiques, responsables de rien, sauf de leur cul. Et d’autre pays l’ont très bien compris pour en tirer bénéfice d’une énergie à bas coût et pérenne.

« Les ingénieurs des grandes écoles parce que cela leur donne de confortables pantoufles. Je ne vous cache pas que j’ai une profonde détestation pour les grandes écoles qui ne sont pour moi que des machines à décérébrer et formater les individus. L’ENA forme des individus obtus mais Polytechnique, les Mines et Centrale aussi. L’Allemagne se passe de grandes écoles, elle forme ces ingénieurs dans les universités, on ne peut pas dire pour autant que ceux-ci soient mauvais. »

Pour aller dans votre sens, la décérébration des cerveaux dans notre pays part de bien plus tôt, dès le collège. Les cours d’économie qui sont relatés, parfois là-bas, mais plus souvent au Lycée, sont des antichambres aux marchés. L’Etat providence y est alors érigé comme le gardien du temple face à toute concurrence.

« 80% des reçus au concours de Polytechnique sont issus de Louis le Grand. Cherchez l’erreur, il n’y aurait que des imbéciles dans les classes de maths sup maths spé en province ? Non en fait certains professeurs enseignent à la fois à Louis le Grand et à Polytechnique : perméabilité entre les deux structures, concours plus ou moins bidonné, là est la réalité. »

Madame Thatcher est fille d’épicier et de mère couturière à Grantham, un trou du cul du monde en Angleterre. Elle entre à Oxford avec une bourse. Puis vous connaissez la suite, elle réforme son pays en cognant sur des syndicats bien plus virulents que chez nous qui sabordaient leur outil de travail, non pas en le bloquant mais en le mettant hors état de fonctionner.

« Techniquement la formation est mauvaise, des ingénieurs de papier qui ne connaissent rien à un atelier et qui pour la plupart ne sont même pas fichus de tenir une lime ou un fer à souder. »

L’ingénieur c’est le mec ou la fille qui cherche. Il est payé pour cela, mais il va rarement entreprendre. En principe, il doit connaître tous les reliquats du métier. Bien sûr qu’il ne va pas souder, mais pour se faire accepter de ses subalternes, il doit leur démontrer qu’il en est capable.

« Peut-on se passer du nucléaire ? Assurément oui puisque l’Italie s’en passe depuis toujours et que l’Allemagne s’en écarte.
Le nucléaire est-il rentable ? Certainement pas lorsqu’on inclut le risque de catastrophe radioactive. Il faut vraiment avoir une paire d’oeillères pour ne pas comprendre cela après Tchernobyl et Fukushima. »

L’énergie nucléaire est notre meilleur garde-fou pour continuer de nous alimenter à bas coût et de façon non aléatoire en s’adaptant à nos pics ou nos reflux de consommations, mais de toute façon dans un Trend croissant du fait du consumérisme émergeant. Non seulement cette source d’énergie est rentable et sécurisée, mais elle épouse la loi du marché qui la rendra moins cher que toutes les utopies de nos Kmers Verts. Tchernobyle et plus sur Fukoshima, cela a été géré.

« Les déchets gérables vraiment ? Il n’y aurait qu’à les enterrer et les oublier ? L’Allemagne l’a déjà tenté dans une mine de sel à Asse, une catastrophe : fuites et pollution de la nappe phréatique : »

Fatigué après les deux points ? Cela sent l’alcool infusé quand écrit ces lignes : Les enfouissements sont parfaitement gérés, en sachant que le nucléaire est déjà proéminent parmi les entrailles de la Terre, sous forme de coques ou gangues de retenues. Il ne suffit juste que comprendre ce pourquoi et de le répliquer.

« Michel Gay ? Voilà quelqu’un dont je n’avais jamais entendu parlé mais qui n’attire pas ma sympathie. Ingénieur issu de Supélec, lieutenant colonel et pilote d’avion de chasse, son opinion sur le nucléaire ne m’étonne guère. Le genre qui aurait pu sans sourciller se retrouver aux commandes de L’Enola Gay (d’ailleurs il en porte le nom , quelle coïncidence). »

Vous n’en avez jamais entendu parler par ce que je vous l’ai cité. Vous êtes alors à vous enquérir d’un « Who’s who » pour dire absolument n’importe quoi ! Vous pensez vraiment ce que vous dites de cette personne, qui a son parcours propre, qui n’a aucune intention de vos évolutions.

J’en termine là, mais je pourrais continuer…

Bien à vous

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Les derniers instants de nos dictateurs !

Les derniers instants de nos dictateurs !

Privée de recettes par l’effondrement de l’économie, la Sécurité sociale française agonise. Chacun sait (ou devrait savoir) qu’elle couvre la maladie, la retraite, la famille et quelques autres menues prestations. Et que si l’on y ajoute le chômage qui ne fait pas à proprement parler de l’administration de la Sécurité sociale, on arrive à 800 milliards d’euros qui sont distribués chaque année aux résidents français.

Toutes ces prestations (à l’exception des allocations familiales) appartiennent à la catégorie des assurances, et d’ailleurs les régimes qui les distribuent portent le nom d’assurance. Alors pourquoi la France a-t-elle exclu les assureurs de la mission d’assurer les Français ?

Pour une simple raison : l’assureur a affaire à un particulier (voire à un groupe librement constitué), tandis que la Sécurité sociale ne connaît que des catégories de population. L’individu est effacé au profit de « la tourbe nombreuse », comme le dit la Bible, parlant de ceux qui ne constituent pas l’élite, à savoir les prêtres. Le marxisme s’en est directement inspiré en créant, partout où il exerce ses ravages, une nomenklatura régnant sur le peuple.

L’histoire de l’humanité n’est finalement que celle de l’asservissement. Il en va de celui-ci comme du cycle glaciaire, qui caractérise l’histoire de la planète et n’est interrompu que par quelques brèves périodes de réchauffement climatique, comme celle que nous vivons actuellement.

Et si l’on veut bien considérer comme valable cette mise en perspective, l’irruption de la sécurité sociale dans notre civilisation, loin d’être une « conquête populaire », n’est qu’une énième manifestation de la volonté de puissance d’une élite autoproclamée, qui s’est attribué des vertus imaginaires (comme la générosité ou le dévouement aux plus pauvres) pour en faire le fondement du régime dictatorial qu’elle a institué et qu’elle dirige avec férocité.

C’est ainsi que 67 millions d’individus sont aujourd’hui des « assurés sociaux » bien avant d’être des Français, et que notre pays se révèle chaque jour un peu moins capable d’être une nation, à la grande désolation des éditorialistes des plateaux télévisés qui défendent comme un seul homme « le régime social que le monde entier nous envie », sans oser avouer qu’il est la source de tous nos maux.

C’est dire que l’effondrement de la Sécurité sociale est un événement historique, comparable, l’aspect militaire en moins, à ce que fut celui du mur de Berlin.

L’élimination de François Fillon de la course présidentielle au début de 2017 peut ainsi s’analyser comme un épisode du combat des dictateurs contre le peuple. Dans son débat contre Juppé à la primaire de la droite, Fillon avait déclaré que « le modèle social français n’existe plus », faisant planer une lourde menace sur la pérennité de la classe dirigeante française. Et même si Fillon n’avait pas tardé à se dédire, ses propos avaient signé sa condamnation à mort. Qui presque aussitôt lui fut signifiée par voie de justice.

Fillon ne faisait pourtant courir aucun risque à la nomenklatura française, car il « rugissait comme un rossignol », eût dit Shakespeare, mais celle-ci souffre d’une fièvre obsidionale depuis que la construction européenne remet en cause le monopole de la sécurité sociale et un rien suffit à l’affoler.

Les épidémies et les guerres sont les principales causes d’effondrement des régimes politiques. Le coronavirus aura eu raison de la dictature française. Qui aujourd’hui ne se survit plus qu’en maintenant des consignes sanitaires incohérentes et abusives, qui permettent aux membres du gouvernement de s’écrier chaque matin «Ô jour béni, qui me trouve encore au ministère ! »

Ne troublons pas davantage leurs derniers instants. Ils se croyaient faits, de toute éternité, pour gouverner la tourbe nombreuse. Et voilà que d’un coup d’un seul leur autorité s’est envolée.

«  Un dictateur n’est qu’une fiction, disait Gustave Le Bon. Son pouvoir se dissémine en réalité entre de nombreux sous-dictateurs anonymes et irresponsables dont la tyrannie et la corruption deviennent bientôt insupportables. » Amen !

Claude Reichman

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Y a-t-il une légitimité à la violence fiscale ?

Il est de notoriété publique qu’il existe, en France, une forte pression fiscale qui se double d’une intransigeance de l’administration telles qu’il s’agit d’un cas à peu près unique dans le monde. En France, on ne plaisante pas avec les impôts !

Et la crainte inspirée par le fisc auprès de la population est tout sauf imaginaire … car le contribuable sait qu’il est a priori considéré comme un suspect et il a tellement peur de l’administration fiscale qu’il rechigne même à s’adresser à elle pour lui demander des renseignements par peur des retombées (contrôles, redressement).

Qui n’a jamais consulté le CGI (code général des impôts) et le LPF (livre des procédures fiscales) ne peut comprendre la complexité incroyable de la fiscalité française et surtout le caractère faussé des rapports existant entre le fisc et le contribuable du fait de dispositions manifestement en faveur du premier.

Lorsque cet aspect répressif est évoqué, les services fiscaux nous parlent aussitôt de la « charte du contribuable » pour expliquer que le contribuable a des droits face au fisc … en oubliant de préciser que celle-ci n’est qu’indicative et n’engage pas l’administration !

Ce constat pose évidemment la question de la légitimité de l’action publique ou plus exactement du comportement de l’administration et des droits dont elle dispose pour obtenir le recouvrement de l’impôt.

L’état des lieux

Pendant longtemps, l’administration s’est appuyée sur la fiction de l’impôt librement consenti et on nous donnait tout un tas de raisons pour justifier cet impôt dont la principale : Il faut financer tous ces services publics si efficaces que tout le monde nous envie …

Seulement, la réalité s’avère un peu moins simple …

En principe, l’impôt est voté par le parlement en application du principe de la démocratie représentative. Dans les faits, et la plupart du temps, le parlement vote des textes dont il n’est nullement l’auteur puisque ceux-ci émanent de Bercy. Autrement dit, les députés (essentiellement) votent les dépenses fiscales qu’on leur demande de voter et décidées par ailleurs et vous ne verrez jamais une loi de finances rejetée par les députés.

Nous nous trouvons en présence d’une véritable fiction, pour ne pas dire d’une faillite, démocratique puisque les représentants du peuple, élus à cette fin, n’exercent en fait aucune de leurs prérogatives et s’en remettent à l’administration qui décide pour eux !

La justification officielle est que la matière est devenue, à l’instigation d’ailleurs de l’administration elle-même, tellement complexe que l’élu est pratiquement incapable d’en exercer le contrôle. Seulement, il y a une réponse simple à cette situation : le député doit refuser de voter des dispositions fiscales tellement complexes qu’il n’arrive pas à en comprendre tous les ressorts !

Mais, visiblement, les députés ne sont pas capables d’une telle démarche …

Au-delà des règles selon lesquelles sont décidées les dispositions fiscales, se pose ensuite le problème de leur application par l’administration. Car :

-l’Etat n’est pas un justiciable ordinaire et il ne peut pas, depuis la révolution, être jugé par le juge de droit commun (juge civil). Il relève d’une juridiction spécialisée (tribunaux administratifs) dont la connivence avec l’administration est bien connue puisque ses membres émanent des mêmes écoles et font partie du même système administratif,

-le fisc bénéficie d’une « puissance exorbitante du droit commun » dans la mesure où il peut rendre exécutoire ses propres décisions sans passer par la validation judiciaire. C’est évidemment la porte ouverte à tous les abus puisqu’il n’y a, dans les faits, aucun contrôle judiciaire a priori du bien-fondé de la demande fiscale ; le fisc devenant juge et partie. Le seul recours du contribuable est alors de saisir la justice administrative, sans que le recours soit d’ailleurs suspensif (il est donc obligé de payer même si la demande du fisc est illégitime) … et cette justice, par réflexe à la fois corporatiste et légitimiste, régularise la plupart du temps les demandes de l’administration !

On se trouve clairement face à un système auquel le contribuable n’est pas en mesure de s’opposer sauf à épuiser tous les recours judiciaires jusqu’à la CEJUE de Luxembourg !

-fatalement, dans les faits, on se situe très rapidement dans le cadre d’un rapport de forces très en défaveur du contribuable, avec une puissance publique qui peut user et abuser de son pouvoir, parce qu’elle est supposée agir dans l’intérêt public, sans que le contribuable puisse faire quoi que ce soit. Surtout que l’administration n’aime pas avoir tort et part donc du principe que le contribuable est un fraudeur qu’il faut pourchasser sans défaillir !

Cette intransigeance de l’administration fiscale est doublée d’une très forte complexité fiscale qui n’est évidemment pas due au hasard et résulte d’au moins 4 facteurs :

-la nécessité constante d’argent fait que l’administration a développé une capacité à créer des taxes sur tout !

-une (trop) forte pression fiscale a souvent pour effet de provoquer une tentative de contournement de l’impôt voire de fraude. L’administration cherche donc à boucher tous les trous de la raquette pour éviter les pertes de recettes,

-l’administration fiscale s’aperçoit souvent qu’une mesure s’avère trop pénalisante et prévoit alors des dérogations qui ne font que compliquer la fiscalité,

-le capitalisme de connivence joue à plein. Puisque tout est sous contrôle de l’administration, les capitalistes privés ne peuvent dès lors que « s’arranger » avec l’administration et celle-ci prévoit donc des dérogations en leur faveur …

Evidemment, cette complexité contribue à rendre plus opaque cette fiscalité ; tous les risques d’erreur et de mauvaise interprétation étant rejetés du côté du … contribuable !

Les causes du phénomène :

La France a une fiscalité non seulement très élevée mais l’administration fiscale exerce une pression très forte sur la société ; ce qui laisse à penser que l’une est la conséquence de l’autre.

On formule toujours un grand nombre de raisons pour justifier la violence fiscale.

Quant à en expliquer les causes, on peut seulement rappeler que la tradition étatiste est très ancienne et qu’elle remonte au colbertisme du 17°s qui voyait l’activité économique totalement sous la tutelle des fonctionnaires (sous forme de corporations) et qui correspondait en fait à une tradition de monarchie absolue, de droit divin, autoritaire et dirigiste ; à la grande différence du RU où la règle de base était la libre entreprise individuelle.

Par ailleurs, en raison de l’importance anormale de la dépense publique, l’Etat fonctionnaire est confronté à un besoin sans cesse croissant d’argent ; lequel provoque une dérive du comportement de l’administration qui doit percevoir toujours plus d’impôts et ce, quoiqu’il arrive ! Il se trouve dans l’état d’un débiteur aux abois qui use de la violence publique pour le percevoir !

Bien évidemment, ce sont là des explications et en aucun cas des justifications.

Dans les faits, on se retranche derrière la loi, c’est à dire derrière une légitimité de forme ou de façade, pour masquer la réalité d’une situation qui n’a fait qu’empirer depuis la fin des années 1970 avec notamment un fort développement de l’administration dans tous les secteurs. Tout le monde connait le montant de la dépense publique rapporté au PIB (56 à 57%) ; c’est à dire que le secteur public est plus important que le secteur privé et les conséquences en sont inéluctables !

L’Etat fonctionnaire entretient une foule de gens qui dépendent de lui, directement ou indirectement, par le biais d’avantages (sociaux notamment mais aussi de services présentés comme « gratuits ») et qui ont donc intérêt (sans toujours en avoir réellement conscience) au maintien du système. C’est le cas du cinéma subventionné, des journalistes subventionnés (qui ont voté à plus de 75% pour F Hollande en 2012), des écrivains qui émargent aux aides de l’Etat, des professeurs (notamment d’économie mais aussi les « philosophes ») qui sont des fonctionnaires (aux USA les profs d’université ne sont pas des fonctionnaires).

Or, quand l’élite intellectuelle d’un pays dépend de l’Etat pour ses revenus et sa position sociale, il est évident qu’il ne peut y avoir remise en cause du modèle « économique » en vigueur. Et, évidemment, quand on vit des impôts payés par les autres, il est plus facile de fustiger les entrepreneurs et les odieux capitalistes !

De fait, le discours étatiste officiel ultra majoritaire est le seul à avoir accès aux médias et la vision libérale est totalement absente !

En fait, cette élite qui se dit de gauche, est effectivement socialiste mais au sens soviétique c’est à dire qu’elle est persuadée des bienfaits de l’omniprésence étatique et de ses capacités tant économiques que sociétales …

Et, pour justifier sa propre existence, cette élite intellectuelle en est même arrivée à donner un concept politique à l’impôt en lui prêtant des vertus égalitaristes et redistributives alors que ce n’est absolument pas le rôle de celui-ci ! L’impôt n’existait, à l’origine, que pour financer les services régaliens de l’Etat (justice, police, armée).

Il en résulte fatalement une dérive du système  et une perversion du langage et de la pensée qui permettent d’affirmer que l’Etat et ses fonctionnaires agissent de manière désintéressée contrairement aux odieux capitalistes qui ne sont motivés que par le profit.

Le discours anticapitaliste (et souvent marxiste) a donc lieu essentiellement par opposition à celui-ci et on en arrive même à des affirmations grotesques selon lesquelles les présidents Hollande et Macron pratiqueraient des politiques ultra-libérales alors que ce ne sont que des fonctionnaires qui n’ont fait qu’accroitre les contraintes administratives sur le pays ; ce qui est, à tout le moins, au minimum l’exact inverse du libéralisme …

L’IREF explique bien cette situation : « Lorsque le pouvoir appartient à une petite minorité, parti ou caste, et veille sur toute la société comme un maître sur ses esclaves, le seul moyen de ceux-ci de sortir du lot est de se faire admettre dans le sérail des apparatchiks ou de les servir, et de vendre aux autres des passe-droits. La corruption devient consubstantielle à la société et notamment au gouvernement dès lors que les récompenses ne sont plus attribuées sur le mérite ou la compétence mais seulement sur le degré de servilité. »

La population doit croire aux bienfaits de l’administration qui est censée la protéger alors que l’entrepreneur exploite et profite !

Seulement, la réalité est que le fonctionnement de l’Etat et de toutes ses administrations pléthoriques est extrêmement couteux et handicapant mais que son cout en est à dessein masqué à la population ; bien que les évènements récents (épidémie de Covid19) aient permis de constater que cette image, à laquelle ont longtemps cru les français, était totalement usurpée. Et il faut être conscient que cette vision faussée s’applique à l’éducation nationale, à l’hôpital, au système de santé et même au système des retraites.

Autrement dit, beaucoup trop de gens profitent du système … pour pouvoir souhaiter autre chose que son maintien pur et simple !

Une violence légitime ?

Y a-t-il une légitimité à la violence fiscale telle qu’elle est pratiquée en France ?

Pour répondre à cette question, il suffit de se poser deux questions :

-Qui produit la richesse, l’administration ou les agents économiques (entreprises et salariés) ?

-un Etat peut-il avoir tous les droits sous prétexte qu’il agit dans l’intérêt général ?

En ce qui concerne la première question, la réponse est évidente, l’administration ne produit aucune richesse, elle se contente de prélever une partie de la richesse produite par les entrepreneurs et leurs salariés afin de financer les frais de fonctionnement de ses services.

En ce qui concerne la deuxième question, évoquer cette possibilité fait immanquablement penser aux démocraties populaires qui avaient créé le délit ou le crime « d’ennemi du peuple » justifiant les plus implacables poursuites au nom de la société ; sans que personne n’y trouve à redire par peur ou par intérêt. Le fraudeur fiscal, ou présumé tel, devient lors un délinquant social que l’on peut exterminer à volonté !

Or, le contribuable, au lieu d’être traité comme un délinquant, devrait au contraire avoir toute la considération de l’administration dans la mesure où ce sont ses impôts qui permettent à cette dernière de fonctionner. C’est d’ailleurs le sens des dispositions de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 qui parlait de « contribution » c’est à dire de l’acte volontaire de contribuer à la dépense publique.

Seulement, la dérive du système fait que l’administration et ses fonctionnaires ont tendance à penser que les impôts sont un dû et cela nous ramène à plusieurs notions indispensables et qui ne devraient jamais être perdues de vue par les dirigeants de ce pays :

Une bonne fiscalité est une fiscalité simple et limitée c’est à dire d’un faible montant.

-Simple parce qu’elle permet des règles claires qui éviteront les comportements d’éviction, de contournement, d’interprétations, effets d’aubaine ; car plus le texte est compliqué plus les tentatives d’abus sont nombreuses,

-D’un faible montant parce que l’impôt, s’il est inévitable, doit rester d’un montant suffisamment modeste pour ne pas pénaliser les agents économiques !

-Un impôt juste n’est pas un impôt redistributif selon des critères politiques mais celui qui n’est ni abusif ni spoliateur ; tout le contraire de ce qu’il est en France. On sait que ses excès ont fait fuir nombre de contribuables en raison d’une part de son montant excessif et d’autre part d’une instabilité fiscale chronique.

-Il n’y a enfin aucune raison pour que l’administration fiscale ne soit pas un justiciable comme les autres et il n’est pas inutile de rappeler qu’un Etat de droit est celui au sein duquel les droits de chacun sont respectés ; ce qui n’est évidemment pas le cas lorsque le fisc peut abuser, comme bon lui semble, de ses prérogatives exorbitantes pour poursuivre, jusqu’à la ruine, des contribuables qui ont eu le malheur de se trouver sur son chemin !

-Le respect de l’Etat de droit est donc indispensable et il faut rappeler que l’économie privée n’a pu se développer qu’à partir du moment où le pouvoir politique et administratif a respecté le droit de propriété des particuliers, individus ou sociétés ; c’est à dire qu’il s’est instauré un Etat de droit et une sécurité juridique respecté par tous !

Le problème est qu’en France, l’Etat de droit n’est qu’une apparence, une postiche destinée à masquer une réalité beaucoup plus sordide : la tentation de la spoliation et de l’arbitraire est une constante de l’administration fiscale parce que le problème de la (désastreuse) gestion des deniers publics a conduit les dirigeants non pas à adapter la dépense publique à la fiscalité mais bien à adapter la fiscalité à une dépense publique en constante augmentation et désormais hors de contrôle !

En conclusion

Dans certains pays, le contrôleur fiscal est perçu et agit comme un conseiller fiscal c’est à dire que s’il relève un problème, il va avertir le contribuable, et au besoin répondre à sa demande de renseignements, en essayant de trouver une solution dans l’intérêt du contribuable. C’est particulièrement le cas en Suisse !

Cela montre donc qu’il existe une autre voie que celle adoptée par la France où l’intérêt du contribuable est totalement occulté.

La réponse est donc claire : Non, la violence fiscale est parfaitement illégitime et constitue une déviation comportementale d’une administration dotée de pouvoirs excessifs du fait de la pratique ou de la loi. Elle s’avère d’ailleurs en fait totalement contre-productive car beaucoup d’entreprises ne se créent pas parce que les contraintes fiscales et sociales sont trop importantes. Elles préfèrent aller voir ailleurs !

La France est un pays où l’on passe son temps à fustiger les entrepreneurs, le capitalisme et le fraude fiscale sans voir tous les profiteurs d’un système clientéliste qui vit de l’impôt payé par les autres. Car, contrairement aux principes fixés en 1789, le but de l’impôt n’est plus de donner à l’Etat les moyens de faire fonctionner ses services mais d’entretenir une caste qui veut bénéficier d’avantages substantiels sans se donner la peine de les acquérir.

L’enfer fiscal français est une triste réalité !

Bien cordialement à tous !

Απο την Ελλαδα ! (de la Grèce). Poros.

 

 

 

 

 

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Ancien détenu, il crée un jeu de société sur la prison. “Fraudeur” fiscal à vie j’ai créé le mien…

L’ancien détenu a créé celui du haut. (https://www.lepoint.fr/societe/ancien-detenu-il-cree-un-jeu-de-societe-sur-la-prison-06-08-2020-2386889_23.php)

Moi, ancien “fraudeur” fiscal j’ai créé celui du bas. Regardez le bien, c’est du vécu sauf la fin heureuse que j’ai imaginée…

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Blum et M. Melchior-Ignace-Pie de Faramond

Les faits et les personnages rapportés ici sont purement imaginaires, toute ressemblance avec la réalité passée ou présente serait “fort de café”.

Nous sommes en Septembre 1941.

Monsieur Melchior-Ignace-Pie de Faramond, Contrôleur Général des Armées Française, est issu d’une famille de chevaliers qui tient son titre de noblesse de Louis XIII. C’est dire. C’est un bel homme, la soixantaine, respectueux de la loi, serviteur de l’Etat. Il est décédé à la fin des années 60.

Il est directeur du SCAP, le Service de Contrôle des Administrateurs Provisoires. Ce Service dépend du CGQJ, le Commissariat Général aux Questions Juives, chargé d’éliminer tout juif de toute activité économique, chacun sachant que ces derniers nuisent de façon directe et notoire au bonheur économique de l’humanité en manœuvrant occultement pour déposséder la terre entière des sous, qu’eux seuls possèdent.

Une théorie économique majoritaire dans la population à cette époque, qui s’est avérée très hasardeuse avec le temps….

Blum a le même âge que M. de Faramond, la soixantaine. Il a été déporté et a disparu en 1942. Il est marié, a deux enfants, eux aussi disparus en 1942. Une fille violoncelliste dans l’orchestre de l’Opéra, un garçon qui travaille avec lui.

Il tient une chapellerie boulevard des Italiens. Ses feutres sont réputés dans Paris, son épouse, modiste, confectionne des chapeaux sur mesure, que l’on voit souvent à Longchamps sur des têtes couronnées.

Leur entreprise, simple draperie au début du siècle, doit beaucoup à Mme Blum qui a été dans les années vingt le moteur pour aller vers la chapellerie et s’y tailler un nom respecté et lucratif.

Touché par la loi du 22 Juillet 1941, M. Blum affronte un Administrateur provisoire depuis presque deux mois, cela se passe mal.

L’administrateur provisoire est sur le point de clore le dossier et de vendre l’entreprise de M. Blum à un candidat du métier, par l’entremise d’une organisation professionnelle.

En dernier ressort, M. Blum a obtenu ce rendez-vous avec M. Faramond, par l’intermédiaire d’une amie de sa fille, violoniste.

Une partie de la conversation des deux hommes nous a été rapportée (sans aucune certitude sur son contenu, ni même sur sa réalité).

– M. Blum, je vous reçois exceptionnellement. Comme vous le savez je ne suis qu’un serviteur de l’Etat, je ne suis pas chargé de juger la loi ou ses conséquences, mais de vérifier qu’elle est appliquée effectivement, sans passe-droit et dans toute sa rigueur, uniquement dans toute sa rigueur.

– Monsieur Le Directeur, je vous remercie d’avoir pris sur votre temps pour me recevoir. J’espère que le dernier chapeau que nous avons confectionné pour votre épouse lui a apporté toute satisfaction. Il n’y a aucune urgence pour le règlement, c’est un honneur pour nous de coiffer Madame votre épouse.

-…

– Monsieur Le Directeur, M. Franchouillard, l’administrateur provisoire qui a été nommé dès le 24 Juillet pour appliquer à notre entreprise la loi du 21 Juillet 1941 nous cause beaucoup de soucis.

– Je connais votre position, vous nous avez adressé un courrier à ce sujet. Ce n’était pas très prudent M. Blum…

– Mais ce courrier ne contient que la vérité M. Le Directeur. M. Franchouillard fouille dans toutes nos affaires, mêmes privées, qui n’ont rien à voir avec l’entreprise. Il ne connait rien aux chapelleries, rien à l’activité de modiste. Il prélève directement des fonds dans la caisse, sans que je sois sûr qu’il les apporte au séquestre, il ne fournit aucun reçu.

– M. Blum, votre administrateur provisoire a été nommé régulièrement, j’ai tout vérifié. Son dossier présente toutes les garanties demandées par le CGQJ. Il ne fait que son travail. Il applique la loi.

– M. Le Directeur, M. Franchouillard a survolé les comptes de l’entreprise, il a reconstitué le chiffre d’affaires au motif que la rentabilité affichée est irréaliste. Il a trouvé un chiffre cinq fois inférieur, qui ne correspond à rien. Ni aux achats de matières premières ou de stock, ni aux heures de travail des ouvriers, un chiffre qui s’il était vrai aurait depuis longtemps entraîné notre ruine.

Quant à la valeur des murs de l’entreprise et de nos biens annexes, son estimation est ridicule. C’est déjà très dur de se voir déposséder de son outil de travail, de son droit de travailler, mais dans ces conditions c’est indigne de l’Etat français.

– M. Blum, l’Etat français se conforme aux directives de l’occupant, les français ont donné leur accord à ce sujet.

Vous refusez la vente amiable de vos biens, alors que c’est votre organisme professionnel qui a présenté un acheteur.

A votre demande le CGQJ a vérifié que M. Franchouillard se conforme bien à l’Article 7 de la loi, ce qui est le cas après enquête.

Votre refus entraîne la saisine des domaines. Vous avez saisi, Article 15 de la loi, le comité consultatif qui a rendu un avis conforme aux estimations de l’administrateur provisoire.

– Je sais tout cela M. Le Directeur, mais je fais appel à votre conscience. Vous connaissez mon entreprise, vous savez combien nous travaillons mon épouse et moi-même, combien nous nous efforçons d’être justes et honnêtes avec nos ouvriers et nos fournisseurs. Nous sommes engagés dans des activités bénévoles, avec ma fille, pour aider les jeunes musiciens. Nous ne sommes pas bien traités.

– M. Blum, je ne suis pas là pour juger, ni vous ni votre vie, je suis ici pour que la loi soit appliquée, correctement, telle qu’elle a été définie. Or votre dossier ne présente aucune anomalie formelle. Sur le fond, ce n’est pas à moi de juger.

La loi prévoit toutes les garanties, son application est essentielle pour l’Etat et pour les français. Dois-je vous rappeler que vous êtes Juif ?

C’est un fait, donc la loi s’applique à vous, il n’y a pas d’exception possible. Vous le comprenez.

– Non, M. Le Directeur, je dois vous dire que je ne comprends pas cette loi.

– C’est bien ce qui m’ennuie M. Blum. Je vois bien que vous ne comprenez pas cette loi, que vous n’avez pas conscience de sa nécessité, de son acceptation par le peuple français, de la volonté de ce peuple de la voir appliquée.

Je représente ici la France. En insistant, M. Blum, vous êtes sur le point de critiquer la France, ce que je ne saurais tolérer. Je crois que vous devriez en rester là M. Blum, vous vous exposez inutilement en tentant de critiquer l’application de la loi, qui est la même pour tous les Juifs, je vous le rappelle. Au revoir M. Blum.

Blum est parti. Qu’attendait-il du Directeur du Service de Contrôle des Administrateurs provisoires ?

Ce que nous attendons des Tribunaux Administratif ? Bientôt des Chambres Correctionnelles spécialisées dans la Fraude Fiscale ?

Il n’y a rien à attendre des pillards, sauf le pillage.

Bien à vous. H. Dumas

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La fin du verrou fiscal

Voici le titre du Figaro — suivi d’un article réservé aux abonnés, que je ne suis pas — : “La fin du « verrou de Bercy », une arme redoutable pour le fisc. Deux fois plus de dossiers fiscaux ont été transmis automatiquement au parquet en 2019.”

Le 14 Octobre 2018, je vous proposais le billet suivant :

https://temoignagefiscal.com/ce-qui-vient-de-temoignagefiscal/

Donc, nous y sommes et Le Figaro fait part de son inquiétude et de celle des entrepreneurs.

Deux fois plus de dossiers fiscaux transmis au parquet, cela devrait être deux fois plus de dossiers qui seront traités comme tous les dossiers pénaux, c’est-à-dire :

          – Le prévenu est présumé innocent

          – Aucune sanction ne peut être prononcée contre lui hors celle du juge à l’occasion d’une audience publique.

          – A cette audience le prévenu est représenté par un avocat s’il le souhaite, il peut employer tout moyen qu’il juge utile à sa défense, témoins, expertises, etc…

          – La sanction est suspensive en cas d’appel.

En réalité une excellente nouvelle pour plus de justice fiscale, une très mauvaise nouvelle pour le fisc et ses notifications “lettres de cachet”, dont il a l’habitude.

SAUF

Sauf si la justice nous la joue “aryanisation des biens Juifs”.

Si elle oublie tous ses principes, toute sa morale, tout ce qui en fait la justice. Si elle se cale sur les assertions du fisc, comme la justice administrative.

C’est ce qu’a l’air d’insinuer le Figaro.

Ce serait un terrible échec de société, la mort des entreprises, le règne de l’arbitraire et du pillage de Bercy. Une déclaration de guerre de Bercy aux français.

Attendons de voir, d’aller voir des débats, de consulter les statistiques, avant de juger.

Si vous êtes déféré devant le tribunal pénal à la suite d’un contrôle fiscal, faites-le nous savoir, nous suivrons vos péripéties et les rapporterons ici.

Bien à vous. H. Dumas

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FRAUDEUR FISCAL

Avant d’évoquer la fraude fiscale, une petite digression sur la notion de “peuple”. Ce mot que tous les politiques revendiquent, qui permet d’écraser l’individu, de le reléguer à l’arrière-plan, dans le local poubelle de la société.

Un homme je sais ce que c’est, c’est vous, c’est moi. Mais un peuple, c’est quoi ?

C’est une entité, un groupe, une pensée commune, une opinion, une intelligence, une action, un être doué de facultés, une addition, une somme, un tout, ou rien ?

Tout cela ne m’évoque aucune réalité. Je crois que le “peuple” est une abstraction.

En revanche la foule existe, c’est une somme parfaitement définissable, dont les réactions sont souvent très dangereuses. Si le peuple est une foule purement abstraite, absente physiquement mais réunie intellectuellement, on peut comprendre ses errements, ses folies, ses meurtres, ses génocides, ses délires, sa bêtise, ses éclairs de génie, ses élans de bonté, ses excès.

Tout cela pour vous dire que ceux qui prennent le risque de mettre le peuple” avant la réflexion, de l’utiliser comme caution de leurs pensées, sont des escrocs manipulateurs. Tous sans exception, et ils sont nombreux. Ce n’est pas le virement soudain de Michel Onfray dans cette voie qui va changer mon opinion, sauf en ce qui le concerne.

Le capital commun

La foule, regroupée en nation, peut décider de se doter d’un capital commun destiné à affronter les difficultés ou à engager les projets qui demandent un effort collectif.

Cette idée est une des bases formelles de l’émancipation des hommes voulue lors de la révolution de 1789, elle est formalisée par les articles 13, 14 et 15 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen :

– Art. 13. — Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés.

– Art. 14. — Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.

– Art. 15. — La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration.

Elle est reprise dans la constitution de notre pays, du 4 Octobre 1958 :

– Art. 47. — Le Parlement vote les projets de loi de finances dans les conditions prévues par une loi organique.

Si l’Assemblée nationale ne s’est pas prononcée en première lecture dans le délai de quarante jours après le dépôt d’un projet, le Gouvernement saisit le Sénat qui doit statuer dans un délai de quinze jours. Il est ensuite procédé dans les conditions prévues à l’article 45.

Si le Parlement ne s’est pas prononcé dans un délai de soixante-dix jours, les dispositions du projet peuvent être mises en vigueur par ordonnance.

Si la loi de finances fixant les ressources et les charges d’un exercice n’a pas été déposée en temps utile pour être promulguée avant le début de cet exercice, le Gouvernement demande d’urgence au Parlement l’autorisation de percevoir les impôts et ouvre par décret les crédits se rapportant aux services votés.

– Art.47-2. — Les comptes des administrations publiques sont réguliers et sincères. Ils donnent une image fidèle du résultat de leur gestion, de leur patrimoine et de leur situation financière.

A quelques nuances près :

Les français n’ont plus la faculté de vérifier la sincérité du capital commun, qui est devenu illimité dans son usage et non réservé “à l’entretien de la force publique et pour les dépenses d’administration”.

Leur consentement n’est plus nécessaire pour le montant, le recouvrement et l’usage du capital commun.

Ils sont privés du droit de constater sa légitimité puisque l’article 47-2 déclare les comptes de l’administration publique infaillibles, comme le pape.

Et enfin, il n’est évidemment pas question de pouvoir demander “compte à tout agent public de son administration”.

Ceci établi, le capital commun — aujourd’hui devenu une dette commune — existe bel et bien.

Par rapport à ce capital commun certains tentent de frauder.

On ne va pas les excuser, même si objectivement ils ont de larges circonstances atténuantes.

Mais il est impératif de les définir, si l’on a la prétention de les sanctionner. L’histoire jugera lourdement ceux qui sanctionnent à l’aveugle, qui seront évidemment assimilés à des pillards, des voleurs, qu’ils sont en réalité.

Fraude par captation indue du capital commun

C’est évidemment la plus grave, celle qui génère une perte sèche que tous devront compenser.

Il s’agit de ceux qui tapent dans les caisses, puisque nous avons aujourd’hui deux capitaux communs pratiquement égaux, celui de l’Etat et celui de la Sécurité Sociale.

Par exemple, ceux qui se font payer des prestations sociales sur de fausses déclarations. Ceux qui se font payer un salaire sans apporter en contrepartie le travail correspondant. Ceux qui manipulent les contrats ou les marchés pour obtenir du capital commun le paiement surévalué d’une prestation.

Ceux qui dépensent le capital commun en visant leur intérêt personnel, par exemple pour se faire élire à partir de réalisations inutiles mais démagogiques.

Ils représentent le plus gros de la fraude fiscale, ils n’ont aucune excuse et n’amènent aucune contrepartie.

Cependant, le paradoxe est qu’ils ne sont aucunement inquiétés. Nous pouvons même affirmer qu’ils sont la règle commune par rapport au capital commun, que toute notre organisation sociale tend à ce pillage.

C’est le grand procès de la fraude fiscale qui reste à faire, qui va se faire, fatalement.

Fraude par diminution de la contribution au capital commun.

C’est la fraude la moins grave. D’abord parce que, en ce qui concerne le capital commun de l’Etat, elle ne concerne que ceux qui paient un impôt direct, moins d’un français sur deux.

Ensuite elle n’intervient qu’en parallèle d’un enrichissement acquis, évidemment utile au capital commun global.

Par exemple, l’entrepreneur qui minore son impôt sur le revenu aura d’abord créé un revenu, et de ce fait évidemment enrichi tous ceux qui auront participé à la création de ce revenu.

Situation identique, concernant le capital commun social, pour celui qui minore le règlement de ses charges sociales, il aura quand même généré et payé des salaires qui sont un enrichissement collectif.

L’incroyable paradoxe

Cette analyse objective des fraudes fiscales n’a pas pour objet de les minimiser, ni de les excuser, mais d’attirer l’attention sur une manipulation de l’idée et de l’image de la fraude fiscale, mortelle pour notre société.

Le peuple — la foule — est excité contre les fraudeurs du deuxième type, par les fraudeurs du premier type.

Plus ces fraudeurs par captation directe augmentent en nombre, plus ils mettent le pays en danger, plus ils excitent le “peuple” contre les fraudeurs par diminution de contribution au capital commun.

Bien plus, ils ont organisé tout un système accusatoire, incontrôlable, qui a la complicité de tous les hommes de l’Etat — eux-mêmes largement fraudeurs par captation directe — pour inventer de toute pièce des fraudeurs par diminution de contribution au capital commun.

On arrive à cette situation grotesque, que l’histoire jugera sévèrement :

D’honnêtes gens sont accusés artificiellement — par un système au-dessus de tout soupçon — de fraudes fiscales par diminution de leur contribution au capital commun, persécutés, anéantis, ruinés, tout cela par et au profit des vrais tricheurs fiscaux par prélèvement direct indu sur le capital commun.

Qui plus est, ces honnêtes gens sont les moteurs économiques du pays.

C’est cette situation absurde qui nous détruit, qui va anéantir notre pays. Comment ne pas en être attristé ? Comment pardonner aux initiateurs de cette situation ? Comment redresser la situation ? Comment revenir à la raison ?

Certainement pas par des incantations à destination du “peuple”, qui ne comprend rien à cette situation, qui est persuadé d’être le grand bénéficiaire du pillage.

Ce “peuple” que des manipulateurs pervers dressent contre les pseudos-fraudeurs fiscaux, pendant qu’eux-mêmes font partie des vrais fraudeurs fiscaux.

Voilà la situation, telle qu’elle sera jugée un jour, même si aujourd’hui vous et moi mourront du fait de son incompréhension et des agissements de ceux qui profitent de cette incompréhension pour nous tuer et vivre de nos exécutions.

Bien à vous. H. Dumas

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VOICI VENU LE TEMPS DES CHAROGNARDS.

Grâce à l’effet Covid, toute la chaîne des charognards est en alerte maximum.
En temps normal leurs victimes étaient fournis par Bercy et leurs exécutants, descendants  de la famille Fouquier Tinville, le Tribunal non pas révolutionnaire mais le tribunal Administratif.
Ils sont dans la droite ligne des juges qui ont volés “légalement” les juifs en 40 sans sourciller sans attendre l’arrivée des nazis.
Leur condamnation est la même: votre mort financière et celle de votre entreprise (si vous en avez une) et votre mise en esclavage, souvent à vie.
Ce n’est pas le goulag ni Auschwitz mais cela y ressemble.

Avec le Covid, les faillites tombent comme à Gravelotte et les  charognards sont toujours aux aguets d’un dépeçage à vif d’une entreprise même légèrement  blessée.
Leurs rôles officiels est d’accompagner et d’essayer de sauver l’entreprise.
La réalité est tout autre, si vous êtes passés entre leurs griffes vous le savez, il vont avec des mines compatissantes vous dépouiller.
D’abord, ils vont se gaver “légalement” sur la bête, c’est à dire vous, en s’octroyant de beaux honoraires (alors qu’ils ne font rien, à part vous pousser discrètement mais fermement vers votre tombe), après s’être bien repu de vos finances, ils vont suivre un scénario bien rodé pour que tous leurs amis aient leur part du festin.

Charognard numéro 1:
L’administrateur judiciaire lorsqu’il a pompé sans retenue vos ultimes finances va vous envoyer à la chaîne d’abattage, le tribunal de commerce, comme pour la chasse à la glu vous n’en ressortirez pas vivant.

Le tribunal de commerce, dont le président est le Distributeur en chef de la chasse, avec des visages compassés, en 10 minutes, à tout péter, votre cas sera réglé et hop à la casse.

Charognard numéro 2:
Un liquidateur sera nommé.
Comme sont nom l’indique il va vous liquider et, cerise sur le gâteau, s’il peut vous entraîner personnellement (syndrome de Bercy) même sous le fallacieux prétextes, il va pas se gêner. S’il a tort, les tribunaux de connivence lui donneront raison.
Vous avez déjà perdu votre entreprise, ils vont vous mettre à la rue en faisant main basse sur vos biens (s’ils vous en reste).

Avec le Covid les victimes seront peut-être trop nombreuses et ils ne faudra pas trop traîner dans la tonte. Ils appelleront d’autres hyènes en renfort. Ce n’est pas ce qui manque.
Les parasites se cooptent et se multiplient dans notre état fonctionnaire.

63.000 liquidations environ par an en France.
Ce secteur, lui, ne connaît pas la crise. Combien de combines et d’arrangements entre les métiers qui en vivent. Et grassement.
Un article du 31/10/2014 décrit fort bien cette maffia :
« Arnaud Montebourg avant son départ du gouvernement, confirme que des professions « réglementées » liées aux tribunaux de commerce bénéficient de rentes de situation scandaleuses : le revenu net moyen mensuel des greffiers des tribunaux de commerce s’élève à 29 177 euros et, pour les 25 % les mieux rémunérés, s’envole à 38 777 euros ; celui des administrateurs et mandataires judiciaires dépasse les 25 000 euros et, pour les 25 % les mieux rémunérés, les 33 700 euros !

Rappelons que les greffiers des tribunaux de commerce – qui, à l’instar de tous les tribunaux, sont des services publics – ainsi que les administrateurs et mandataires judiciaires sont à la tête de charges qu’ils ont achetées et peuvent revendre.
Et précisons que ces greffiers, administrateurs et mandataires sont des créanciers « prioritaires » des entreprises dont ils ont à 
connaître les difficultés en vertu de décisions du tribunal de commerce. Des difficultés que leurs fortes ponctions aggravent : quelque 90 % de ces entreprises finissent liquidées, tandis que leurs sous-traitants, créanciers ordinaires, passent après eux et, le plus souvent, devant la glace, ce qui les met à leur tour en difficulté… »

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Le Communisme 2.0

Le Communisme 1.0

Il a commencé sous le régime de Vichy, puis par le CNR. Les socialo-communistes s’égayaient alors à poser leurs prébendes. Les intellectuels de Saint-Germain des Prés de l’époque d’après-guerre avaient compris qu’il fallait conquérir et tenir la Culture et l’Education Nationale, avant de parvenir au Pouvoir Suprême. Leur rêve s’est matérialisé en 1981, grâce rendue à un pur format de notre ENA, Mr Valérie Giscard d’Estaing qui ne leur a pas savonné la planche, mais précipitée.

Le contexte de l’époque des années 80 était des Etats en concurrence, par les marchés, les mieux à même de traduire ce qui fonctionne ou pas. Reagan et Thatcher étaient à la manœuvre pour libérer leurs créateurs de richesses et cogner en même temps sur tous les pantouflards du socialisme, décroissant et pervers, pour réveiller les consciences vers un avenir de prospérité parmi toutes leurs individualités.

Nos socialo-communistes intra-muros se sont réveillés après l’expérience Mauroy pour virer en 1983, c’est-à-dire arrêter la sauterie, car alors toujours en concurrence entres nations, pour reculer mais ne pas sauter !

Nos socialo-communistes ont déjà conquis le pouvoir et aussi celui de ne plus le lâcher. La voie lactée pour eux va devenir l’Europe de Maastricht et ce qui s’ensuit …

Un doute par ces patentés du nouveau colonialisme de l’intérieur est intervenu avec la chute du Mur de Berlin, mais si peu car ils sont déjà aux manœuvres et ont quelques kilomètres au pouvoir et devant eux un pacte du diable qu’ils vont graver dans le marbre avec l’Allemagne qui cherche à ne plus avoir Bonn, mais Berlin comme capitale.

Le Communisme 2.0

L’Europe pour Bercy, c’est le sauveur, le garant de la mutuelle des dettes de nous tous ! Le Graal ouvert depuis la création de l’Euro qui permet d’emprunter à foison à bas coût, sans concurrence, car avec des faux prix de marché.

La France vit au-dessus de ses moyens depuis déjà longtemps, avec une EdNat et une culture qui a dévitalisée la prise de risque, l’économie de marché, et favorisé l’indigence en pur clientélisme pour une nation qui foisonne plus par le bas de la condition humaine, et la maintenir sous un nouvel esclavage.

Vient le communisme 2.0, l’écologie, ce dont se foutent 90% des sept milliards d’humains de la planète. Mais en France « Eux, on » ont décidé de l’utiliser pour pousser le curseur du collectivisme encore plus loin. Avant cela, il avait déjà atteint un point de non-retour. Mais peu importe pour ces irresponsables, on accélère pour foncer dans le mur, en attendant – gérant si je puis dire, l’effondrement. Car aucune société collectiviste dans l’histoire n’a prospéré ainsi, jamais, peu importe les cultures qui l’ont embrassée.

L’écologie doit se comprendre dans le bon sens, c’est-à-dire l’éducation des gens, les responsabiliser naturellement, par l’interdit, mais pas toujours, et certainement pas par la taxation. Ceci veut dire apprendre comment faire la même activité avec les mêmes résultats, voir meilleurs, mais différemment. Nous sommes alors toujours dans un acte positif de croissance qui nous est nécessaire à tous et non dans un registre dégressif, qui perdra bien d’entre nous.

Un exemple. Il n’y a pas si longtemps, tout le monde pouvait fumer ses clopes n’importe où : Dans l’avion, le train, au sein de n’importe quel bâtiment et bureau. On l’a interdit et cela n’a pas empêché de fumer mais ailleurs. Le chiffre d’affaires de tous ces fumoirs potentiels s’est-il effondré ? Bien sûr que non. Les bureaux de tabac ont-ils périclité ? Non. C’est le principe de l’éducation positive.

Interdire n‘est pas forcément une bonne idée non plus. Fermer la centrale nucléaire de Fessenheim qui pouvait encore durer pour au moins vingt ans, alors qu’elle ne pollue pas et fournit une énergie à bas coût et pérenne contrairement à développer des Spots d’éoliennes non pilotables et non gérables dans notre réseau électrique qui est de l’inconscience. Ne me parlez pas des déchets nucléaires à stocker. C’est peanuts et on sait parfaitement traiter cela. Je vous renvoie à un auteur sur le site de Contrepoints, Michel Gay, qui connaît très bien le sujet.

Investir

Vous n’apprendrez jamais à l’école à investir. Dommage, car tout un chacun qui y passe pourrait construire sa vie d’une manière bien différente.

Pour emprunter au livre de Robert T. KIYOSAKI – Le Quadrant du Cashflow, vous allez vous situer par vos émotions dans un des quatre cadrants pour générer votre gagne-pain : Employé (salarié), Travailleur autonome (artisan, médecin généraliste, avocat, commerçant …), Propriétaire d’entreprise (actionnaire en l’occurrence sans y travailler mais en déléguant avec du personnel qualifié), et Investisseur (être votre propre banquier).

Ce livre n’est pas à mon chevet depuis des lustres mais m’a permis depuis peu de comprendre comment je fonctionnais. Je suis quelqu’un d’inemployable, malgré de grosses études. Donner un CV pour rechercher un boulot n’a aucun intérêt pour moi. Je n’ai jamais eu envie de bosser pour quelqu’un, ce qui ne veut pas dire que vous ne devez pas le faire, mais vous avez le choix ou pas dans ce domaine.

Mon père, qui a fui l’école dès le collège, était un bâtisseur et un travailleur autonome dans l’esprit jusqu’à la fin de sa vie. Quand j’ai repris ses affaires à son décès, qu’il avait créé en partant de rien, j’étais dans le costume d’un laborieux autonome comme lui mais très vite mué en propriétaire d’entreprises. Pour ne pas faire comme lui en changeant de business model, et restructurant ses activités en déclin : Licencier à tour de bras pour embaucher du personnel plus réduit qui me convient. Fermer deux entreprises en perdition avec des salariés à problèmes et pour l’une d’entre elle libérer un espace de bâtiment pour le louer à une grande enseigne qui prend ses risques et me paiera un loyer conséquent. Bref, couper les branches pourries, revitaliser et réduire la charge de travail et le risque ! Et rassurez-vous, tout mon personnel restant et nouveau est heureux et gagne bien sa vie.

Aujourd’hui je travaille comme je veux et quand je veux. Mais le pays communiste dans lequel je vis ne me plaît pas pour deux raisons : 1 – Il va s’effondrer et je reste dépendant de cela et 2 – je n’ai pas envie de me retrouver sur les chemins, vieux à fuir, spolié de mes propriétés privées. Donc je dois travailler encore sur un projet IAM – Indépendance, Autonomie, Mobilité. C’est-à-dire être capable de repartir de zéro, avec un modeste capital qui va croître de manière exponentielle très vite avec une mobilité, qui signifie délocalisation quelques soit la culture d’accueil . Ce n’est pas du rêve, mais existe bien …

Conclusion

N’ayons pas peur comme le répétait Jean-Paul II. Et je rajouterai que notre sécurité est l’envers de notre liberté. Alors composons avec une balance entre l’une et l’autre, mais donnons toujours la priorité à la liberté !

Bien à vous !

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L’état contre la société, encore, toujours.

Certains, les uns avec espoir, les autres avec panique, ont imaginé un futur politique au professeur Raoult. Je n’y ai personnellement jamais cru.

Raoult, Péronne, le couple Delépine, et tant d’autres, ils dénoncent, courageusement, et assez seuls face à l’immense peuplade des docteurs doliprane, les interminables mensonges de l’état ; mais n’espérez rien de plus ! Pour courageux qu’ils soient, tous plus ou moins nourris à la même mamelle publique, ils ne veulent pas détruire un système mortifère, ils veulent qu’il se réforme.

C’est leur erreur : un système qui n’est pas réformable, c’est aussi simple que cela. Paraphrasant Pascal Salin quand il parlait de la monnaie[1], affirmons que l’état faisant tout mal, c’était tout simplement folie que de le laisser s’emparer de notre système de santé. Comme dit la chanson, « ça ne pouvait rien faire de bon ! »[2]

Bon, que les morts se consolent, les dictatures sanitaires n’ont pas tué que chez nous. Au contraire, partout où elles sont au pouvoir, il a fallu commander les cercueils en nombre.

Si vrai et si criant qu’à peu près partout dans le monde des voix se rassemblent, qui réclament des comptes. En Angleterre, des chercheurs montrent que les chiffres du nombre de décès dus au coronavirus sont faux et surestimés et c’en est au point que le ministre de la santé se voit contraint d’ordonner une enquête[3].

Le gouvernement néerlandais a affirmé le 31 juillet dernier que rien ne montrait quelque efficacité au port des masques[4].

Aux États-Unis, un médecin et sénateur révèle avoir été poussé à déclarer mortes du Covid–19 des personnes non testées[5].

En Allemagne un collectif d’enquête internationale regroupant 2 000 médecins et experts a été constitué à Stuttgart (en Allemagne), avec plus de 5 000 membres, qui veut dénoncer l’inanité et la criminalité des décisions gouvernementales[6] : confinement, interdiction de la chloroquine, assassinats en masse des personnes âgées, et maintenant cette absurde obligation de port du masque[7].

Des mouvements similaires apparaissent en Espagne[8], aux États-Unis[9]

Pendant ce temps, en France, Véran utilise la technique Philippe : déléguer aux préfets et aux maires les décisions impopulaires. Hier, la limitation à 80 km/h, aujourd’hui, le port du masque.

Et dans les deux cas, maires et préfets se sentent pousser des âmes de dictateurs. Un peu partout en France, interdiction de respirer, même en plein air.

La principale caractéristique des états est leur capacité mensongère, qui les conduit à pouvoir nier même les évidences : comment ne pas reconnaître que dans tous les endroits où l’on utilise la chloroquine (les deux tiers de la planète à peu près), le virus chinois se montre très peu létal[10]. Seul un homme d’état peut encore aujourd’hui ne pas s’incliner devant ce qui est une évidence statistique !

Une fois encore, et comme toujours, l’état contre la société[11]. SI la société ne vient pas à bout de l’état, n’en doutez pas, l’état viendra à bout de la société ! Dès l’automne ou l’entrée de l’hiver, ce virus ou un autre fera son retour, et sans traitement enfin autorisé, les hommes de l’état pourront, satisfaits, recommencer de compter, non plus les cas, mais les morts.

Avec cette fois, une économie en ruine, et bien au-delà de ce qu’on nous dit du bout des lèvres [12]!

L’état contre la société. Plus que jamais. En attendant, profitons de qu’ils veulent bien nous laisser de notre mois d’août !

Notes :

[1] La vérité sur la monnaie, https://www.amazon.fr/vérité-sur-monnaie-Pascal-Salin/dp/2738100988

[2] Refrain de la chanson Marie Dominique de Pierre Mac Orlan, https://www.youtube.com/watch?v=wltZOiUWfsM

[3] https://covidinfos.net/covid19/le-nombre-de-deces-du-au-covid-en-angleterre-serait-faux-et-surestime-le-ministre-de-la-sante-ordonne-une-enquete/1437/

[4] https://covidinfos.net/covid19/lefficacite-des-masques-nest-pas-prouvee-selon-le-gouvernement-neerlandais-qui-nimposera-leur-usage-au-public/1412/

[5] https://covidinfos.net/covid19/un-medecin-et-senateur-americain-revele-avoir-recu-des-directives-lenjoignant-a-declarer-mortes-du-covid-19-des-personnes-non-testees/62/

[6] https://acu2020.org, https://youtu.be/vTlhSgU3ims

[7] https://ripostelaique.com/des-medecins-parlent-mensonges-covid-assassinats-de-vieux-masques-inutiles.html

[8] https://vk.com/feed?z=video511468106_456239138%2Fa5f57a4fa65d91e358%2Fpl_post_511468106_2034 ou COMPLETA Rueda de prensa MÉDICOS POR LA VERDAD

[9] https://www.meerodrop.com/fr/drop/cb3e5685-5cb3-4d4a-a1d7-80f3676f7e44

[10] Efficacité de l’hydroxichloroquine, https://www.youtube.com/watch?v=og7doP37AI8

[11] Michel Georgel : https://temoignagefiscal.com/letat-contre-la-societe/

[12] http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2020/07/31/effondrement-economique-tsunami-social-mais-l-heure-des-comp-6254874.html

 

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L’Etat doit rendre son argent au peuple !   

L’Etat doit rendre son argent au peuple !   

L’épidémie de coronavirus va produire des bouleversements dans l’organisation de nos sociétés. La France est plus visée qu’aucune autre en raison de son inadaptation au monde moderne. Plus exactement, coexistent dans notre pays une société civile fort bien adaptée à la compétition internationale – à la seule condition que l’Etat lui laisse sa liberté – et une société administrée qui pâtit de tous les troubles propres à ce type de statut, dont l’archétype fut le modèle soviétique.

Depuis 1945, ces deux sociétés se combattent, et c’est la société administrée qui l’a emporté. Sa victoire a culminé avec la gestion du Covid-19 par l’Etat. On a vu des millions de Français se soumettre aux dictats d’une vingtaine de hauts fonctionnaires aussi arrogants qu’incompétents et payer de dizaines de milliers de morts l’impéritie de nos gardes-chiourme.

L’espoir d’une immense majorité de Français est que l’épidémie va provoquer l’effondrement de cette dictature et rendre à notre pays les droits dont jouissent tous les pays civilisés.

Mais cet espoir risque fort d’être déçu, car les dictatures ont la vie dure et bénéficient de la passivité des peuples tenus sous la férule. Il va donc falloir pousser très fort pour faire basculer la situation dans la bonne direction.

C’est là que se pose la question des moyens à employer. La violence n’est pas une solution. Deux cent cinquante mille policiers et gendarmes sont parvenus à maîtriser les gilets jaunes (qui d’ailleurs ne sont devenus violents que par le refus du gouvernement de toute vraie négociation et par les provocations policières).

Il est évident que ce schéma peut à tout moment basculer pour peu que la fureur gagne le peuple, et notamment si la crise économique lui rend la vie impossible.

Mais nous devons nous préparer au schéma inverse, celui où un pouvoir très affaibli mais toujours présent prétend maintenir intact le système qui prévalait avant l’épidémie.

C’est là que le choix des moyens va s’avérer capital. Plus de trente années de combat contre l’arbitraire étatique me font penser que le moment est venu où les méthodes que nous avons employées vont enfin porter leurs fruits.

Nous nous sommes fondés sur deux principes simples : affirmer sans relâche nos droits fondamentaux, et utiliser toutes les armes juridiques, dont il faut évidemment avoir une parfaite maîtrise.

Nous avons acculé l’adversaire « dans les cordes », comme on dit à la boxe, et il en est aujourd’hui réduit aux plus grossiers mensonges pour échapper à nos assauts. Qu’il s’agisse du gouvernement, qui réfute pour s’en tirer le choix européen qu’il préconise sans cesse par ailleurs, ou qu’il s’agisse des juges, qui n’avaient jamais, depuis le régime de Vichy, été conduits à se déshonorer à un tel point, tout le système étatique est vent debout contre nous et tout proche de la rupture.

Le moment est venu de lancer l’assaut final. Toute victoire nécessite des alliés. Les entreprenants que nous sommes vont pouvoir compter sur le concours de tous ceux que l’Etat n’a pas su protéger contre l’épidémie et contre les effets délétères de la crise économique qui commence.

Notre combat doit se faire sur le thème de notre droit de propriété sur ce que nous gagnons par notre travail. Nous ne récusons pas l’impôt, que les auteurs de la Déclaration des droits avaient justement appelé « contribution », à condition qu’il reste mesuré et justement réparti. Mais nous refusons avec force toutes les extensions de l’impôt qu’on a baptisé « cotisations sociales » et qui ne sont que du vol en bande organisée.

L’Etat doit rendre son argent au peuple ! Tel est le mot d’ordre que nous devons répandre partout. Au combat juridique, que nous allons évidemment poursuivre, va s’ajouter la pression de l’opinion publique, si nous savons lui faire comprendre toute la justesse de notre revendication qui doit devenir la sienne.

« Rien n’est plus fort qu’une idée dont l’heure est venue », a dit Victor Hugo. L’heure de la liberté est venue en France !

Claude Reichman

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LA SPOLIATION,UNE SPÉCIALISTE BIEN FRANÇAISE DE DE NOS ÉLITES depuis 1940.

Le papier d’Henri m’a remis en mémoire ma propre spoliation.
Peut-être un parallèle avec la Rotonde ou d’autres?
Des milliers d’autres…

Commençons par ma perquisition perso à l’aube.
Extrait de mon livre “La Locomotive ou la fin des années rock”.
Page 180


…Le 12 octobre 1995, alors que je dors du sommeil, dit du juste, dans mon appart, à 6 heures du matin, la sonnerie de ma porte se met à retentir d’une façon pour le moins impérative.

J’émerge difficilement, m’étant couché vers les 4 heures.
La sonnerie est accompagnée de coups « appuyés » pas vraiment discret sur ma porte d’entrée.
Je passe une robe de chambre en quatrième vitesse, me demandant qui peut bien venir m’emmerder à cette heure chez moi.
Je regarde par l’œilleton et je vois un couple genre témoin de Jehova.
Celui-ci ayant les oreilles performantes a dû m’entendre arriver et l’homme dit d’une voix forte et pas joviale du tout : Police, ouvrez !
Ouaou, c’est la police et pas des Jehova’s boys.
Bon français discipliné à l’autorité, j’ouvre donc.
Le mec se présente : Lieutenant Trucmuche de la police judiciaire et inspectrice Machepro de la DNEF. Nous avons un mandat de perquisition.
Veuillez nous laissez entrer, et il me fout un papelard sous le nez en l’agitant. Ce doit être son mandat que je n’ai même pas le temps de le lire, ils me poussent et entrent chez moi.
Qu’est-ce qui m’arrive encore ? Ma voiture doit être mal garée ? Non je plaisante. Une perquise, je dois au moins avoir tué quelqu’un.
Ils n’ont pas l’air d’être du style causant, ils doivent avoir vu trop de films gestapistes.
Je les emmène au salon et, toujours poli je leur offre un café. Ils refusent sèchement. Ce ne sont pas des souriants. Ils ne doivent pas apprendre l’amabilité à l’école de police. Tant pis pour eux. Ils doivent penser que j’essaye de les corrompre à la tasse de café Senséo…
Moi, il m’en faut un. Je vais donc le faire à la cuisine. Le lieutenant Trucmuche m’accompagne d’un air soupçonneux, il me colle au train comme une sangsue, des fois que je planque ou détruise des « preuves » ou pire, que je tente de m’enfuir en sautant par la fenêtre. Il n’a pas dû réaliser que nous étions au 3eme étage.
Je suis toujours un peu dans le colletard, et surtout je n’ai toujours pas compris ce qu’ils espéraient trouver chez moi. De la drogue, des armes, de l’argent…
Je n’ai aucune idée de ce que veut dire DNEF. Pour moi, à cet instant précis, je présume que c’est un service quelconque de la police judiciaire.
Je retourne avec mon café au salon suivi comme mon ombre de mon « alter égo ».
On s’assoit tous les deux, pendant que sa collègue farfouille avec une ardeur accrue par le faîte qu’elle ne trouve apparemment rien à se mettre sous la dent dans mon appart.
Poliment, car je n’ai pas envie de prendre un coup de bottin sur la tête, je demande à ce lieutenant ce qu’ils viennent faire chez moi.
Il m’apprend que DNEF signifie Direction Nationale des Enquêtes Fiscales et que c’est la DNEF qui mène le bal.
Lui n’est là que pour constater que les droits du perquisitionné, donc moi, en l’occurrence, sont bien respectés. Et il le dit sans rire. Ce doit être un flic pince sans rire, une rareté dans cette profession.
Quelle blague. Il a plutôt l’air d’être là pour m’enfoncer que pour me défendre.
D’ailleurs, ayant mon permis de conduire entre les mains, celui-ci doit lui sembler plus que louche car il téléphone à un service quelconque pour qu’on lui confirme que je ne l’ai pas volé.
Mierda, mon permis était vrai. Je l’ai échappé belle. Il était prêt à me passer les menottes. Loupé ! Il m’aurait bien embarqué à 6 heures du mat pour faux document officiel !
Une heure après, vers sept heures et des brouettes, la visite guidée de mon appart se termine. Bien sûr, ils ne remettent rien en place. Il ne faut pas les confondre avec des femmes de ménage.
Les adieux sont plutôt froids.
La représentante de la DNEF parait vraiment déçue. Elle qui devait s’attendre à embarquer des tonnes de documents, ne repart qu’avec deux ou trois vieilles factures Darty et un carnet de chèques entamé. Rien de sérieux à se mettre sous la dent. Ça ne valait pas le coup de se lever à l’aube pour une récolte si squelettique.
Elle m’annonce en partant, d’un air vengeur, que ses collègues sont en train de perquisitionner en ce moment à la Loco.
Et paf, prend toi ça dans les dents !…

La suite est donc classique:
Redressement fiscal faramineux et totalement abusif (je ne vais pas ici vous raconter pourquoi. Trop long. La préparation et l’exécution de ma spoliation s’étalera sur 20 ans de harcèlement, de mise à mort de la Loco.

Suite logique j’atterris chez un “administrateur” marron qui se sucre et finit ouvertement par m’achever. Et je suis vendu pour une poignée de cerises à mon “cher” voisin le Moulin Rouge.


Extrait page 341
J’avais bien compris que la Loco finirait comme le Titanic.
D’ailleurs ma volonté de combattre au fil des jours s’émoussait, je devenais apathique.  J’étais peu à peu gagné par une certaine fatalité. Celle de la défaite. Cette fatalité qui m’empêchait de dormir en me tenant éveillé, grelottant et trempé de sueur et que j’avais réussit à cantonner à la nuit débordait maintenant largement sur la journée.
L’ambiance au bureau était une ambiance de fin de « règne ». L’humour qui avait toujours eu une grande importance avait déserté sans demander son reste. Le 22 octobre 2009, le jugement du tribunal de commerce tombe.
Il est en tout point conforme aux désidératas des fossoyeurs légaux d’entreprises. Ils vont enfin pouvoir se gaver sur le dos de la Loco et sans retenu. Ils n’auront plus à prendre des mines compassées. Ils seront entre eux. Par ici la bonne soupe. C’est le repas final.
Comme prévu, le Moulin Rouge emporte le morceau. Tous ses concurrents, pour des motifs divers (!) se sont, soit retirés de la course soit ont été « écartés » de celle-ci. Il fait une économie de quasi 6 millions d’euros. Le veinard ! Il va payer 1,2 million au lieu de 7 pour un achat normal.
Maître Michel Chameaux peut être fier. Ça a été une affaire rondement menée.
Il nous a amené où il voulait. A la liquidation. Et en douceur. Il a écarté tous les repreneurs potentiels. Personnellement j’en connaissais deux qui lui avait écrit faisant des propositions meilleures. Celles-ci se sont « égarées » encore dans les tuyaux et n’ont donc pas eu de réponse.
En voici une :
Bonjour Emmanuel,
Pour faire suite à notre conversation de ce jour, voici un résumé succinct           de l’offre que nous sommes en mesure de vous faire :

 –    A ce jour, rachat de 54% des parts de la Loco (27% à vous et à votre   frère et 27% à la famille Yee),

-Comblement du passif à hauteur de 3 millions d’euros,

– A une date ultérieure à définir, rachat des 46% de parts restantes et versement du solde du prix de cession dès signature de l’acte.
Loïc Landré.
Une autre a été faite par
M. TONY VANCRAEYENEST , elle a subi le même sort…

Petit retour en arrière pour bien comprendre le cheminement de la tuyauterie.
Il semblerait que le Moulin Rouge  ait acheté à la SCI Moulin Rouge, mon propriétaire depuis l’origine, tout le bloc d’immeubles qu’il possédait et qui comprend  les murs de la Loco, du Théâtre Ouvert, du pub O’Sullivan etc… C’est une énorme opération immobilière.
Cette opération d’achat, dont certains initiés partageaient le secret, était certainement prévue depuis plusieurs mois. Elle s’est finalisée, plus ou moins pendant la période de notre fermeture administrative et notre mise en vente dans le « Parisien ». Encore une coïncidence ?
Ni Colombo et encore moins Hercule Poirot ne croyaient aux coïncidences.
Et là, on en a une belle.
Le Moulin Rouge ne pouvait pas rêver mieux pour récupérer, à (très) bas prix, un local de 2500m2 qui le jouxtait. Il s’enlevait une épine du pied pour l’avenir et pouvait disposer d’un énorme endroit en prévision d’une possible extension du Moulin Rouge.
L’achat de la Loco faisait partie d’un vaste projet immobilier et y avait toute sa place. Le Moulin devait à tout prix pour la cohésion de celui-ci mettre le grappin sur la Loco et donc dans un deuxième temps empêcher d’autres repreneurs de lui mettre des bâtons dans les roues.
D’où, certainement, leur disparition au final.
Pour que tout se passe bien au niveau de la synchronisation de l’opération des aides lui étaient certainement nécessaires.
Fermeture administrative, liquidation devaient possiblement s’imbriquer dans un temps donné et suivant un ordre parfait.
Nous, nous étions devenu, sans nous en douter une seconde, un pion sur un échiquier qui nous dépassait et que d’autres déplaçaient en fonction de leur intérêt.
Les rumeurs sur cette opération ont commencé à crever la surface le 8 octobre.
Je m’étonnais et m’interrogeais sur la disparition de tous les repreneurs sauf le Moulin Rouge, je trouvais cela assez étonnant.
Cette discrète disparition dégageait un fumet malodorant.
J’ai voulu en avoir le cœur net, uniquement pour ma gouverne personnelle, histoire de ne pas mourir trop con. Je suis donc allé trouver le manager du pub O’Sullivan que je connaissais.
Le pub O’Sullivan nous jouxtait à gauche comme le Moulin Rouge nous jouxtait à droite. La Loco avait un mur mitoyen avec les deux, d’où l’intérêt pour le O’Sullivan de postuler aussi à notre reprise. Le O’Sullivan, notre voisin faisait partie d’une chaîne.
Financièrement il était très à l’aise et leurs pubs fonctionnaient très bien. Il souhaitait s’agrandir et la Loco s’intégrait aussi très bien dans une future expansion. Et le prix à la casse était vraiment « attractif ». Je savais tout cela, j’en avais parlé avec le manager qui était un mec sympathique. Ne le voyant plus sur les rangs des repreneurs, je lui en demandais la raison.
« Tu ne sais peut-être pas, Emmanuel, mais le Moulin Rouge est devenu tout dernièrement notre propriétaire, à nous aussi comme le tien.
Sachant que le Moulin était devenu notre proprio et qu’il était devenu aussi celui de la Loco. On nous a déconseillé d’essayer de vous racheter. Avoir dès le départ le proprio du O’Sullivan et de la Loco contre soi n’était pas une bonne chose. On nous a fait comprendre que si nous voulions continuer à vivre en paix, en bonne intelligence, comme par le passé, on ferait mieux de rester chez nous.
C’est ce qu’on a fait. On n’a pas voulu déclencher une guerre, avec notre nouveau proprio commun, que nous aurions à tout le coup perdu. Il nous aurait emmerdé jusqu’au trognon comme proprio des murs du O’Sullivan et comme proprio des murs de la Loco.
Nous on est là pour gagner de l’argent, pas pour en perdre. Comprendo ?
On s’est donc écrasé en douceur et on a passé notre chemin
Les autres repreneurs ont dû jouer dans le même film… »
C’était, à mon avis, la seule explication de la désertion des 8 repreneurs. L’achat de la Loco s’était avéré pour eux une opération à hauts risques qu’ils ont préférés oublier…

Peu à peu les liens entre le Moulin Rouge et notre “honnête” administrateur remontent à la surface en bulles nauséabondes:


Extrait page 352
Le Moulin Rouge, nous l’avons vite compris, a des objectifs différents. Libération dans son article du 30 octobre 2009 :
« …le Tribunal de Commerce a rejeté un plan de continuation de la direction actuelle et a préféré désigner le Moulin Rouge, déjà propriétaire des murs pour reprendre le fond de commerce estimé à 1,2 million d’euros. Le cabaret parisien prévoirait d’aménager les 2500m2 de la Loco en un centre regroupant un café, un musée, le tout dans l’univers attrayant du Moulin Rouge… »
L’article le plus intéressant parait dans le N°11 de Bakchiche car il dévoile un aspect peu reluisant de toute l’affaire de notre liquidation qu’il pense avoir été « programmée » :
« … un redressement judiciaire et la dette de quelques millions (au fisc) est gelée. Pas franchement insurmontable, l’administrateur nommé, Me Michel Chameaux, est un expert de la nuit.
En 1997, l’avocat s’est aventuré à Pigalle. Nommé administrateur d’un cabaret mal en point… le Moulin Rouge. « Et nous avons redressé la barre raconte Me Chameaux à Bakchich hebdo. Une opération difficile mais qui s’est finalement bien passée » De quoi créer des liens et favoriser le rachat de la Loco par le Moulin Rouge ? « Pas du tout. Je ne vais pas vous dire que je ne les connais pas, mais ils étaient les mieux disants dans leur offre de rachat. Ils ont été choisis par le Tribunal de Commerce, tout simplement. »
Au moins a-t-il conservé de bons souvenirs de son boulot pour le Moulin, allant jusqu’à en afficher des posters dans son étude.
Souvenirs, souvenirs, qui ont fait tiquer les délégués CFTC de la Loco.
Les syndiqués soupçonnant une collusion…l’administrateur (Michel Chameaux) trainait une vilaine condamnation, tel un bas filé. Complicité de banqueroute, faux en écriture, d’abus de biens sociaux au préjudice d’une société des Hauts de Seine qu’il devait redresser… (Figure du tribunal de commerce de Nanterre, Michel C. a été condamné le 15 février 2008 à 18 mois de prison avec sursis par la 15ème chambre correctionnelle du TGI de Nanterre. Une décision de justice qui n’a pas connue beaucoup de publicité. De fait, selon le greffe, fin avril le jugement n’avait toujours été tapé. Maître C, qui a interjeté appel, exerce toujours son activité professionnelle et demeure vice-président de l’Ordre National des Administrateurs Judiciaires. Il avait été mis en examen pour abus de bien sociaux et faux en écriture il y a plus de deux ans dans le cadre de l’affaire dite ACA Europe. En tant que liquidateur, avec les deux anciens dirigeant, de cette société, il était soupçonné d’avoir falsifié des documents. Oh le vilain doute)…Le Moulin Rouge a finement joué le coup, en rachetant (juste avant) les murs de la boîte. Etgentiment mais fermement, signifié aux autres acheteurs potentiels que la nuit lui appartient.
Par la voix de Me Michel Chameaux, le nouveau proprio (des murs) leur fait savoir  «  Que la société du Moulin Rouge s’opposera à une déspécialisation des lieux »… »

La boucle était bouclée et on m’avait tout volé malgré mon acquittement DEFINITIF par le tribunal correctionnel de Paris des accusations de Fraude fiscal.

La spoliation d’entreprise est un vol légalisé sous prétexte de fraude fiscale par les mêmes acteurs “irréprochables” qui avaient dépouillés “légalement” les juifs tout de suite après l’Armistice.
Nos “élites” sont toujours les mêmes.

Bonnes futures spoliations quand viendra  votre tour.

Et pour reprendre R.Armenante:
Il ne suffit pas aux agents du fisc de Bercy d’être heureux, il faut que les autres soient malheureux.
« Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.
Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester. »
Pasteur Martin Niemöller

 

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Morts “PAR” la France

Le moindre de nos hameaux est équipé d’un monument aux morts célébrant le souvenir de ceux qui ont donné leur vie, plus ou moins volontairement, à l’occasion de conflits collectifs, principalement avec nos voisins devenus nos amis.

Sur ces monuments aux morts on peut lire : Morts pour la France. C’est bien.

Il me semble que de la même manière nous devrions nous rappeler de ceux que la France a tués. Qui n’étaient ni guerriers, ni querelleurs, qui ne voulaient que vivre en paix du fruit de leur travail et que la France, dans ses grandes envolées lyriques et centralisatrices, a détruits en les liquidant financièrement, moralement ou même physiquement. En oubliant de respecter leurs individualités.

Ces monuments voués aux “Morts PAR la France” seraient probablement beaucoup plus nombreux que les autres et le Ministère des Anciens Combattus par la France serait rapidement débordé financièrement s’il se mettait dans l’idée de dédommager les victimes et leurs familles.

Nous serions nombreux sur ce blog à alimenter les listes gravées sur ces monuments.

Car évidemment une colonne serait réservée aux massacres des “Fraudeurs Fiscaux,” qui figureront un jour dans l’histoire des génocides discrets, type Saint Barthélemy du 24 Août 1572, c’est de saison.

Pendant que j’écris ces lignes, le journal GALA — un must — évoque avec gourmandise les avatars fiscaux du restaurant La Rotonde.

La Rotonde est situé à Montparnasse, le quartier chic de la gauche, celle qui commande aux “bobos” parqués dans le marais, voire pire.

La Rotonde, à l’angle du boulevard Raspail et du Boulevard du Montparnasse, est objectivement une bonne adresse. Ce restaurant appartient aux frères Tafanel, qui ne sont pas des inconnus.

Ce sont les descendants d’une lignée d’auvergnats qui donnent dans la fourniture aux bistroquets. Chiffre d’Affaires pratiquement 100 M€, 200 employés. Ce sont de gros poissons.

La Rotonde n’est pas grand-chose pour eux, puisque cet établissement ne fait qu’un chiffre d’affaires de 10 M€ et n’a que 50 salariés. On peut supposer que ce restaurant est à la fois leur danseuse et leur outil de communication discret. Que du classique.

Oui, mais voilà, Gala nous apprend que le 19 Novembre 2013 Bercy a rendu une “visite surprise” à La Rotonde et aux domiciles des frères Tafanel.

En clair, cela veut probablement dire que le 19 Novembre 2013, les frères Tafanel ont eu un réveil difficile dans le cadre d’une perquisition à leurs domiciles et dans leur restaurant. Diable…

Où l’affaire se corse c’est que le même Gala – journal extrêmement sérieux, comme chacun le sait – nous parle ensuite d’une fraude fiscale détectée de 2014 à 2017, soit après les fouilles minutieuses du 19 Novembre 2013. Comprenne qui pourra.

Essayons d’être un peu plus précis.

La danseuse doit coûter cher à la famille Tafanel puisque le 19/12/2017 la société engage une procédure de sauvegarde qui aboutit à la nomination d’administrateurs judiciaires. En gros — si Gala ne nous raconte pas encore des histoires — à la fin du contrôle fiscal concernant les années 2014 à 2017. Pour se protéger ?

Ce contrôle fiscal se serait terminé sur un chiffre d’affaires reconstitué déterminant une fraude de 250.000 €, je suppose par an. Soit 2,5 % du chiffre d’affaires, et non pas 5%.

Peut-on objectivement, par une reconstitution de chiffre d’affaires, arriver à une telle précision ? Non, semble avoir dit le Tribunal Administratif, qui aurait blanchi les frères Tafanel.

Bercy, qui a ses raisons que lui seul connait, s’entête et la Cour d’Appel viendrait donc de décider que oui. On peut, au pif, rétablir des comptes à 2.5% prés.

Quoiqu’il en soit, si l’on en croit toujours Gala, les frères Tafanel sont poissés pour deux millions d’€ de redressement.

S’ils ne cassent pas leur tirelire, les administrateurs judiciaires devraient avoir là le bon motif pour vendre l’entreprise, on connait leurs méthodes….

Dit en clair, dans un langage normal, quelqu’un veut s’emparer de La Rotonde. Est-ce un habillage ou un traquenard, seuls les intéressés peuvent le dire. Ce n’est pas mon propos.

Si ce n’est pas un habillage, les Tafanel sont cuits. Comme l’a été notre ami Emmanuel Bolling, dépossédé de la “Locomotive”, son entreprise, avec exactement les mêmes méthodes. Au bénéfice du Moulin Rouge son voisin.

Ce qui me choque est que la chose soit rendue possible en passant d’abord par le traquenard du contrôle fiscal, par l’accusation de “fraudeur fiscal” relayée avec délectation par la presse populiste, délatrice : Gala.

De mauvais souvenirs.

Je me permets de vous conseiller de lire “Les mauvais comptes de Vichy” écrit par Philippe Verheyde. Tout y est.

Quarante mille entreprises ont été, avec les mêmes méthodes, volées aux juifs entre 1940 et 1944. Le livre raconte…

Dans les premiers mois de l’occupation, juste après la défaite, le gouvernement de Vichy organise un plan d’aryanisation des entreprises juives.

L’occupant allemand considère que dans le cadre de la guerre salvatrice qu’il a entreprise, le juif est un ennemi dangereux, une force économique puissante susceptible de contrarier la formidable aventure populaire — d’ailleurs soutenue par la population — du Nazisme. Le gouvernement de Vichy partage cette analyse, une majorité des français aussi.

Bien qu’incapable de décrire “le Juif”– cette entité gênante — des lois sont pondues en série pour le déposséder de son pouvoir économique.

Et voilà que magistrats de haut niveau, haute fonction publique, politiques réputés, se mettent à légiférer et à organiser, le plus sérieusement du monde, accompagnés par une presse et une pensée globale en parfait accord, des lois qui décident que les Juifs ne peuvent plus rester à la tête de leurs entreprises. Toute la machine administrative et juridique va se mettre en route, derrière des lois qui paraissent évidentes, qui s’imposent, au service de cette besogne.

C’est l’élite du pays qui est à la manœuvre, la population approuve majoritairement.

Les juifs doivent se déclarer Juifs, doivent être accompagnés dans un premier temps par un administrateur provisoire qui va aider à évaluer puis transmettre leur entreprise. Largement sous-évaluée celles-ci ne leur seront jamais payées.

Le forfait accompli, cela ne suffira pas, il faudra les éliminer physiquement. Rappelons Balzac : “après le vol vient le meurtre.”

Aujourd’hui tout cela est de l’histoire, mais hier c’était la vraie vie, celle qu’imposait la république. Connaissez-vous les noms de la foultitude des exécutants de cette ignominie ? Non.

Un frisson de terreur

Je ne vois pas de différence entre la grande aventure populaire Nazi et la grande aventure populaire égalitariste, communiste. Les deux oublient l’homme, l’individu, au profit de la pensée commune imposée.

Je ne vois pas de différence entre le statut du Juif et celui du fraudeur fiscal. Probablement que le juif rapace existait, comme le fraudeur fiscal indélicat existe, mais ils ne peuvent pas servir d’excuse à la haine et au pillage. Tous deux ne sont pas définissables globalement, comme appartenant à une race ou à une famille ethnologique. Ils sont d’abord des hommes, dont seule une justice indépendante et libre peut dire s’ils ont individuellement manqué à la bienséance collective.

Alors que le qualificatif de Juif permettait à l’époque d’exclure de la société ceux qui en était affublés, aujourd’hui celui qui est traité de fraudeur fiscal subit le même sort.

L’imprécision de la qualification saute aux yeux de l’histoire en ce qui concerne les juifs, elle saute aux yeux de l’observateur en ce qui concerne les méthodes employées par Bercy pour qualifier quelqu’un de “fraudeur fiscal”.

Comme le Juif à l’époque, le fraudeur fiscal est aujourd’hui traqué par l’Etat, la justice, la haute fonction publique, l’administration et l’opinion publique. Il est ruiné et dépossédé aux yeux de tous et à la satisfaction générale.

Sombre époque qui va alimenter les listes des monuments aux morts par la France.

Ici nous en sommes. Bien à vous. H. Dumas

 

 

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