Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

La TVA sur les véhicules d’occasion intra-européens

Monsieur Gille Bataille me fait parvenir le commentaire ci-dessous, que j’ai publié au droit de l’article qui l’a généré. Il sort du cadre de mes compétences, mais je crois utile, pour ceux que cela pourrait intéresser, de le publier en billet, accompagné de ma réponse :

“Bonjour,

Je voudrais vous soumettre un cas d’école qui est je crois, malheureusement, en train de mobiliser des brigades entières. Je vais vous parler de la TVA intra-communautaire sur les biens d’occasion, en particulier, les véhicules d’occasion. Les directives européennes prévoient que les biens d’occasion peuvent circuler d’un pays à l’autre de la communauté en étant soumis au régime de la TVA sur marge. Pour les véhicules, la limite a été fixée à 6 mois , 6000km pour être considéré neuf. C’est le vendeur du véhicule qui stipule sur sa facture le régime qui est applicable.

Bien entendu cette disposition a été parfois détournée de manière frauduleuse, des sociétés étrangères complices de certaines sociétés françaises ont établi des “carrousels de tva” c’est à dire récupérant la tva par l’intermédiaire de la société étrangère et revendant ensuite au régime de la marge donc en appliquant des prix plus bas.

Il existe également des sociétés françaises qui , en toute bonne foi, ont pris livraison de véhicules facturés par de grosses sociétés étrangères (ayant parfaitement pignon sur rue) suivant le régime de la marge(donc sans tva); ont systématiquement obtenu un quitus fiscal (donc l’approbation par le service local des impôts sur le statut de leur véhicule au regard des taxes: document indispensable à l’immatriculation)

Certaines de ces sociétés sont contrôlées actuellement, elles font l’objet de tentatives de redressement de la part du fisc qui leur réclame sur 3 ans la totalité de la tva sur les prix d’importation (pourtant approuvés préalablement ) en arguant du fait qu’on ne pouvait pas ignorer que certains de ces véhicules relevaient en réalité du régime général de la tva car issus de sociétés de location, leasing etc…En effet, la loi de finances rectificative de fin 2012 comportait un texte prévoyant que le fisc peut demander le paiement de la tva à celui qui a procédé à l’importation du dit véhicule, facile à attraper car Français et “redressable”, à posteriori, sur 3 ans.

Vous imaginez le montant des redressements envisages (pour un véhicule de 20.000 euros c’est de l’ordre de 3000 euros).

S’il ne me vient pas à l’idée de contester le principe de l’impôt et de la tva je suis révulsé par:

La méthode employée pour le recouvrer. Il me revient une vieille maxime de droit “nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude”; en l’espèce, les services fiscaux ont encouragé pendant des années une situation qu’ils punissent maintenant.

la complexité des textes régissant cette question qui font que des simples contribuables se basent sur les indications de leurs fournisseurs en l’absence de soupçon relevé par les services fiscaux et après examen de la concurrence qui s’inscrit très largement dans la même gamme de prix(autrement dit applique les mêmes règles de tva sur marge)

L’absence totale de compréhension du fisc qui plutôt que d’appliquer des mesures préventives et pédagogiques se comporte en tueur d’entreprises et considère le contribuable comme fraudeur à priori, condamnant au passage la compétence des experts comptables.

Je reste à votre disposition

Voici ma réponse à M. Bataille, dont au passage je salue le courage :

“Bonjour,

La TVA sur véhicule n’est pas ma spécialité.

Je crois comprendre que vous êtes choqué par le fait que le fisc sanctionne l’acquéreur final d’un véhicule d’occasion, quand bien même il ne serait pas responsable d’une arnaque à la TVA, ou même encore plus fort quand bien même il n’y aurait pas d’arnaque.

Cela me parait parfaitement compatible avec le peu de scrupule du fisc français. Le principe du redressement est de sanctionner la fraude connue, y compris lorsqu’elle n’a pas eu lieu.

Cela tient au fait que le contribuable français est présumé coupable aux yeux du fisc, contrairement à toute idée de justice. 

Par exemple, en cas de cession immobilière, si le prix de cession paraît au fisc insuffisant, il le redresse sans jamais avoir à apporter la preuve qu’il y aurait eu dissimulation.

Cela permet ensuite au fisc d’assoir les droits immobiliers non pas sur un vrai prix moyen des transactions, mais sur la seule valeur moyenne décidée par lui, en ce compris ses propres redressements. Les droits sur l’immobilier sont donc, par ce tour de prestidigitation, toujours perçus sur une valeur haute maximum, au mépris du véritable marché.

Ce sont des centaines de millions d’Euros qui sont ainsi annuellement volés aux français.”

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Le piège ultime des “ENArcotrafiquants”

Le temps n’est plus loin où les conséquences sociologiques de la folie fiscale vont toucher le plus grand nombre. Je veux parler de la folie démagogique visant à établir l’impôt en fonction des revenus du contribuable et non en fonction de l’usage proposé par l’impôt et de l’égale utilisation de cet usage.

L’absurdité de cette option ne nous a pas choqués plus tôt car le contribuable trouve mille solutions pour survivre. En cela il est semblable au rat de laboratoire qui est prêt à tout pour sauver sa peau face au savant fou qui le torture.

Mais aujourd’hui Bercy sort l’arme fatale : le fichier national d’estimation des immeubles.

Les ressources de l’impôt sur le revenu sont gravement atteintes. Certains pour y échapper fuient, d’autres limitent volontairement leur temps de travail. Ceux qui sont touchés de plein fouet donnent de tels signes de lassitude qu’ils finissent par inquiéter le groupe.

Dans le même temps, les collectivités locales, qui traditionnellement sont les bénéficiaires de l’impôt sur la propriété immobilière, voient leur avenir économique très obscurci. L’Etat ne peut plus les aider, leur politique d’achat de voix par l’esbroufe ou l’emploi inutile, est incompressible. Leur besoin d’argent est illimité et illimitable.

L’évaluation immobilière est la mamelle inépuisable de la fiscalité. Tous s’accordent à penser que le propriétaire est une grosse vache qui ne mérite aucun respect.

Donc, pensent nos “ENArcotrafiquants”, une petite couche supplémentaire d’impôts sur la propriété ne peut pas faire de mal.

Mais, ce faisant, ils franchissent, peut-être inconsciemment, deux barrières, deux tabous qui risquent d’ouvrir les yeux du troupeau de topes que sont devenus les français.

L’imposition en fonction du revenu

Jusqu’à présent l’impôt était calculé sur les revenus passés. Il n’était pas envisagé, par exemple, d’imposer un étudiant sortant de l’ENA sur ses revenus à venir. Ou sur ses revenus supposés accessibles (par exemple 15.000€ mensuels), si lui, au sortir de l’école, préférait se tourner vers une vie d’artiste ascétique (bon, d’accord, c’est invraisemblable un énarque devenant artiste ou créateur).

Bref, toute imposition sur la valeur supposée d’un immeuble non vendu est une imposition sur un futur revenu qui n’aura peut-être jamais lieu. Autant l’imposition d’une plus-value peut à la limite se comprendre, autant l’imposition sur une future plus-value est, elle, inacceptable.

Mais, l’Etat cupide en est à faire les poches des français avant même que ces derniers aient eu le temps de les remplir.

Dans ces conditions, le seul fait d’être propriétaire vous rend redevable, la valeur de votre bien devenant indiscutable du fait de cette liste stupide, alors que la valeur d’un bien, dans le cadre naturel de l’offre et de la demande, ne peut être connue qu’au moment de la transaction, tout le monde sait cela.

Jusqu’à présent, les impositions locales étaient basées sur la valeur locative, enfin théoriquement. Nous nous acheminons vers un changement de braquet. La valeur vénale va probablement s’imposer à la suite de cette liste nationale indigne.

Nous nous acheminons vers une imposition de revenus fictifs présupposés sur la propriété immobilière.

L’impôt sur des revenus fictifs va gravement nuire à l’autorité de l’Etat.

Le déplacement des populations

Cette idée lumineuse va générer un déplacement forcé de population. Cela est considéré comme un crime, mais cela sera.

En effet, de nombreux impôts sont basés sur la valeur des immeubles, ISF, succession, foncier, taxe d’habitation, évaluation d’entreprise etc…

Il est facile de comprendre que la pression fiscale amènera de nombreux français à devoir déménager dans des zones à valeur moindre.

Il en sera ainsi par exemple de l’enfant d’un propriétaire du 16ème qui, peu doué pour l’économie, ne sera plus en mesure de payer les impositions liées à la valeur vénale de son bien familial. Ou encore d’un propriétaire connaissant un revers de fortune.

Des hommes et des femmes seront ainsi déplacés de force, éloignés de leur lieu de vie, pour cause d’impositions dépassant leurs possibilités économiques.

Nos “écolo-socialo-pol potiens” ne seront pas déroutés par ces déplacements de population, mais, sauf à employer systématiquement la force brute, ils se préparent des lendemains difficiles.

Quant à la crédibilité de la fameuse liste

Les Services Fiscaux, qui se drapent dans leur dignité, n’aiment pas qu’on les traite d’escrocs ou de voyous, et pourtant, voyez ce document : link

Il émane des Services qui vont avoir à établir la fameuse liste.

Ici, ils évaluent un morceau de terrain à 50€ le M², qu’ils vont devoir acheter au titre de l’alignement, pendant que sur la même parcelle ils estiment le même terrain qu’ils souhaitent taxer dans le cadre d’une succession à 300€ le M². Leur estimation se fait à la tête du client, en fonction de l’objectif.

Oui, j’ai bien dit “escroc” et je le maintiens, d’autant plus que la parcelle de la succession est enclavée et non constructible.

Alors, cette liste d’estimation nationale des immeubles, c’est la goutte d’eau qui, dans les quelques années qui viennent, va faire péter le vase.

 

Cordialement. H. Dumas

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Le charisme : vous en reprendrez bien une louche …

Certains ont du charisme. Cela veut dire que lorsqu’ils parlent, on les croit, ils entrainent les autres. Une petite précision, on les croit parce qu’ils ont du charisme, pas parce qu’ils disent des choses intéressantes. La nuance est de taille.

En gros, ce sont ceux qui parlent fort, qui se mettent en avant, qui vous tapent sympathiquement dans le dos en vous prenant le bras, qui articulent bien, qui sont chics, qui sont soit grands et calmes soit petits mais hyperactifs, qui sont cultivés, qui sont de bons orateurs, qui ont une mémoire puissante, qui ne doutent pas, dont on dit qu’ils ont du charisme.

La liste me terrorise, elle n’est pas exhaustive, mais déjà elle inclut bien des signes d’une suffisance pour le moins gênante, d’un risque réel de bêtise.

Ma passion est le doute, ma quête la vérité, ma fierté l’intégrité, ma coquetterie l’imagination. Que des défauts qui interdisent l’accès au charisme. Vous l’avez compris, je n’ai aucun charisme.

En conséquence, ai-je le droit d’en parler ? Ne vais-je pas passer pour un vilain jaloux qui critique ce qui ne lui est pas accessible ? Tant pis, je m’en fou.

Le charisme m’emmerde, et je le trouve dangereux. Je suis très inquiet quand la foule, face à des problèmes qu’elle a la plupart du temps engendrés elle-même, cherche à en sortir en se dotant d’un chef qui aurait du charisme. Là, je crains le pire.

Le charisme exclut le doute, or sans lui impossible de gérer l’imagination. Conclusion, la plus part des hommes charismatiques n’ont aucune imagination. Cela en fait des voleurs d’idées. Comment, en effet, entrainer les autres sans un projet passionnant, et comment imaginer un projet passionnant sans imagination ? Mon métier m’a souvent mis au contact d’hommes charismatiques, et effectivement ce sont des pilleurs.

Ceci entrainant cela, ils sont méfiants et agressifs. Les voleurs craignent particulièrement leurs confrères, beaucoup plus que ne s’en méfient les gens ordinaires. Le leader charismatique est agressif et sans pitié, il s’arc-boute sur ce qu’il s’est approprié.

Son charisme est sa raison d’être, il est prêt à tout pour ne pas être pris en défaut, il doit toujours avoir raison, ne pas se tromper.

Or que vaut l’homme qui ne peut pas faire face à ses erreurs, qu’elle est sa marge de progrès, son humanité ?

Tout cela pourrait être pardonné si le charisme permettait de réaliser de grandes choses qui sans lui ne verraient pas le jour. Or, c’est tout le contraire qui se passe. Le leader charismatique va évidemment pousser un ou plusieurs projets qu’il se sera approprié, mais il sera sans pitié pour les autres qu’il tuera dans l’œuf pour qu’aucune ombre ne vienne obscurcir son charisme, son image.

Je vous laisse le soin de plonger dans vos livres d’histoire ancienne ou récente pour vérifier mes affirmations.

Qu’a-t-on à faire d’un leader charismatique fatalement voleur, cynique, totalitaire : rien ? Mais là n’est pas la question, nous le suivons quoiqu’il arrive. Ou, du moins, la majorité le suit. Et, que faire contre la majorité ?

Avouons-le, nous sommes tous attirés par les hommes charismatiques, c’est ici que se situe le problème. Plus particulièrement lorsque, en plus, ils ont pris le pouvoir.

Sachez-le, le charisme est une force si totale, si imparable, implacable, liée à notre fonctionnement grégaire, que la seule parade est l’exclusion volontaire.

Celui qui ne veut pas subir l’incontournable bêtise du charisme est obligé de se retirer du groupe. Il n’existe pas d’autre solution, depuis la nuit des temps.

Les louables efforts que les philosophes ont produits à travers les siècles, qui se sont répandus pour finir en lois d’organisation avec pour objectif de placer l’intelligence et l’imagination au pouvoir, sont constamment mis en échec par le charisme de ceux que, finalement, nous portons au pouvoir.

Il faut admettre que la démocratie est une formidable machine à projeter le charisme sur le devant de la scène. Tout particulièrement aujourd’hui où l’électeur n’a plus de contact direct avec celui pour qui il vote. C’est en effet au charisme qu’il donnera sa voix à l’issue d’une campagne de communication, voire de propagande, où cette seule dimension est apparente.

Nous devons sortir de cette spirale.

Mais comment faire pour que la majorité ne soit pas sottement séduite par des prétendants charismatiques, dont la seule raison d’être est la prise du pouvoir ?

Le charisme a deux ennemis : le temps et la proximité.

Il faut donc remodeler le fonctionnement de notre démocratie pour que ces deux antidotes puissent avoir raison des dérives générées par le charisme.

La réponse est une démocratie directe pour des élus assignés sur place et une démocratie indirecte pour les élus éloignés de la base. L’ensemble accompagné d’une démocratie participative intense et constante.

Si nous ne voulons pas aller de désillusions en désillusions, otages de ces élus charismatiques qui nous divisent, nous déçoivent et finalement nous gâchent le plaisir de vivre ensemble, nous devons appeler de tous nos vœux une modification de notre système de représentativité.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Etre libéral, est-ce un péché ?

Cette époque est formidable. La majorité des contacts relationnels ou professionnels est suivie, ou précédée, d’un petit tour sur le net.

Facebook ou tout simplement Google renseignent votre interlocuteur sur vos engagements philosophiques et humains.

Si, comme moi, vous avez exposé sincèrement votre appartenance à la pensée libérale et par conséquence votre opposition à la planification et à son cortège d’impôts concoctés par Bercy, attendez-vous à de drôles de réactions de la part des tenants de l’orthodoxie socialiste, c’est à dire de la croyance populaire majoritaire à gauche comme à droite.

Passons sur les contacts avec les forces de l’ordre, la justice ou l’administration en règle générale. Ceux-là mettront immédiatement en avant vos engagements comme étant un signe évident pour eux d’un dérangement psychotique particulièrement dangereux pour la bonne marche du pays. Ils réclameront votre mise au pas et en profiteront pour laver leurs turpitudes sur votre dos.

Mais, le plus troublant ce sont tous les autres.

Récemment j’ai été amené a contracté avec un individu lambda. Le contact initial fut sympathique, sans problème particulier. Puis l’exécution du contrat fut un déchaînement de haine et de mauvaise foi inexplicables.

J’en étais tout retourné, quand me vint l’idée, qui ne m’est pas habituelle, de taper sur Google le nom de cette personne. Je suis tombé sur un professionnel de la mouvance “administrato-socialo-sanitaire”.

Une de ces personnes qui s’épanouissent dans le top niveau du dogme collectiviste. Je veux parler de cet espace hautement attaché à la compassion qui prétend justifier de ce fait d’une absolue nécessité à puiser sans fin dans nos caisses personnelles pour se multiplier et s’épanouir au plus grand profit de ses acteurs.

Je représentais sans doute pour cet homme le diable. Le mal absolu susceptible de perturber la marche en avant paradisiaque de sa ferveur, de sa suffisance, de sa mission “divino- socialiste”.

L’homme était en charge de l’intégration dans le monde du travail des accidentés cérébraux, physiques ou psychologiques. Vous imaginez le sacerdoce, par rapport à l’odieux homme d’affaires que je suis.

Mais alors, à partir d’un tel différentiel moral, pourquoi aller jusqu’à exprimer tant de haine, pourquoi ne pas rester au stade du mépris ?

Parce que, comme le disait Bastiat : “Il y a ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas.”

La compassion, réelle ou simulée, dont notre homme fait métier, est à la fois spectaculaire et limitée. Spectaculaire parce qu’abondamment relayée par la presse. Limitée parce qu’évidemment très loin de pouvoir prendre en charge la foultitude des accidentés cérébraux.

La conséquence, “ce que l’on ne voit pas”, est la suivante : puisqu’à grands renforts de publicité la collectivité à la prétention de remplir cette mission, chacun pour sa part en est libéré.

C’est ainsi qu’égoïsme et cynisme peuvent croitre et prospérer en toute tranquillité. Que ceux qui “pètent le feu” n’ont pas à s’inquiéter pour ceux qui ont un passage cérébral difficile (genre déprime) puisque notre homme et son organisation sont là.

C’est la négation de nos responsabilités personnelles envers les autres, la négation de la grandeur de l’homme :

 -“Va égoïstement homme socialiste, l’Etat fait payer les riches et les forts pour s’occuper des faibles”.

Sauf que…. c’est un peu le bordel. Cette merveilleuse organisation part en vrille.

D’où la haine de cette personne à mon encontre, en lieu et place d’une suffisance de bon aloi qui aurait dû suffire.

Cette haine finalement, bien que dirigée contre moi, est en réalité adressée indirectement à l’échec humain et matériel, de moins en moins caché, que l’on voit de plus en plus, de cette société collectiviste, planifiée, anti-libérale dans laquelle les tenants du dogme socialiste nous ont enfermé.

C’est le couvercle en train de leur exploser à la figure qui les rend si nerveux.

Ils se font beaucoup de soucis. Entre nous, pas assez, ça risque d’être pire que le pire qu’ils sont capables d’imaginer, hélas.

 

Bien cordialement.  H. Dumas

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Bercy crache son venin

A la suite d’un contrôle fiscal au cours duquel j’ai exigé de filmer le débat oral et contradictoire, j’ai essuyé un refus et écopé d’une opposition à contrôle fiscal accompagnée d’un monumental redressement.

Je rassure les âmes sensibles, les sommes mises en recouvrement sont totalement irréalistes. La plus grande partie a d’ores et déjà fait l’objet d’un dégrèvement. Le reste est une vue de l’esprit irrationnelle qui repose sur le droit arbitraire des Services Fiscaux d’estimer un stock à leur guise.

Donc, je ne suis pas un “fraudeur fiscal”, je ne dois rien à l’Etat français. C’est d’ailleurs ce qui me permet de trouver les ressources morales pour résister à la bête immonde.

J’ai engagé une procédure devant le Tribunal Administratif  de Montpellier, c’est le mémoire en réponse du fisc que je soumets à votre curiosité. link

Vous pourrez y lire cette chose incroyable :

“…ni la loi ni la jurisprudence ne prévoit un droit à la preuve du débat oral et contradictoire.

Quant au recours à un film pour administrer cette preuve, l’exigence d’un débat oral et contradictoire implique la possibilité d’établir dans l’entreprise, à tous les stades d’une vérification de comptabilité, un dialogue évolutif et constructif entre le vérificateur et le contribuable. Si la loi n’impose aucun formalisme particulier de nature à matérialisé l’existence de ce débat, l’enregistrement sur bandes magnétiques, à l’initiative du contribuable ou du vérificateur, nuirait au déroulement serein de la vérification. Une telle pratique susciterait inévitablement de fortes tensions et irait ainsi à l’encontre des efforts réalisés pour améliorer les relations entre le contribuable et l’administration fiscale. Enfin, elle ne constitue pas une garantie juridique pour le contribuable dès lors que seules les notifications écrites de l’administration lui sont, sous certaines conditions, opposables…”

Tout est dit.

La preuve du débat oral et contradictoire ? Seul le fisc est habilité à la rapporter !!!

Si vous filmez le contrôle, dans le but d’avoir une retranscription fidèle de ce qui s’est passé, vous allez nuire à la sérénité du contrôle, largement assurée par le contrôleur, n’est-ce pas ???

Vous n’allez tout de même pas souhaiter apporter des tensions dans un contrôle fiscal dont la sérénité n’a pas pu vous échapper.

Enfin, Bercy se découvre.

Il prend les contribuables, et du même coup les magistrats, pour des cons. Cette fois c’est clair et net. Je suis fier de faire cet apport aux habitants de mon pays, surtout à ceux qui ont eu déjà à connaître de la sérénité et de l’impartialité des contrôles fiscaux.

Pour information, voici mon mémoire en réponse : link

La balle est dans le camp du Tribunal Administratif de Montpellier, plus tard s’il le faut de La Cour Administrative d’Appel de Marseille, du Conseil d’Etat, voire de La Cour Européenne de Justice.

Si vous souhaitez un peu plus de justice fiscale, un équilibre dans les procédures fiscales, le droit quoi, venez assister aux audiences à venir, je vous indiquerai les dates.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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J’ai marché sur la queue du dragon

Accidentellement, sans en prendre conscience, il y a bientôt vingt ans, j’ai marché sur la queue du dragon. Bien que quantité négligeable, j’ai ainsi malheureusement attiré son attention, depuis il crache régulièrement du feu dans ma direction, c’est très inconfortable, ce fut presque mortel au début.

Je ne veux pas me trouver d’excuses, mais sachez que j’ignorais totalement qu’il y avait un dragon.

J’ai été élevé dans le culte de l’effort personnel, de la responsabilité, de la liberté individuelle, de la conséquence de ses actes, personne ne m’avait parlé du dragon. L’intelligence et le travail, accompagnés de l’intégrité, m’avait-on expliqué, suffisent à l’homme pour lui assurer une vie ouverte, la réussite et la joie de vivre.

Pour le bonheur on avait eu la sagesse de m’expliquer que, comme le malheur, il ne dépend pas de nous mais du hasard.

Concernant la liberté individuelle, essentielle à l’épanouissement de ces “qualités”, l’Etat était, soi-disant, chargé de me la garantir.

C’est vous dire si la découverte soudaine du dragon, qui plus est dirigeant ses feux sur moi, m’a laissé pantois.

C’est au niveau de l’appréciation de l’intelligence que j’ai été abusé. On m’avait laissé croire qu’elle était la clef universelle, l’atout maître. Il n’en n’est rien. L’atout maître est le pouvoir, rien d’autre.

Et c’est ainsi que naquit le dragon.

Comprenez bien ceci : l’intelligence et le pouvoir sont inconciliables. En effet, le pouvoir demande inévitablement des compromissions (raisons d’Etat) que l’intelligence réprouve, ne peut tolérer.

Les plus intelligents, sauf à être vicieux, se détournent donc du pouvoir, ils n’éprouvent pas le besoin de l’exercer, d’affronter son cortège d’injustice, de bêtise et de mensonge, ils savent construire leur vie d’homme sans passer par la case pouvoir.

Il n’en est pas de même des cons. Les voici bien dépourvus lorsqu’ils prennent conscience de leur sottise, car ils en prennent irrémédiablement conscience, dès l’école ou un plus tard dans la vie. Pour le con, la moindre décision entraine des catastrophes en série. Il faut bien alors qu’il trouve une solution pour remplir quand même, au mieux, le petit instant que nous passons tous sur cette terre. Il comprend vite que la solution pour lui est de s’emparer du pouvoir.

Voilà donc ceux qui nourrissent le dragon du pouvoir : les cons.

La bête immonde peut se cacher partout, tous les systèmes sociaux sont susceptibles de la nourrir. Evidemment, la logique administrative est le terreau d’excellence pour l’épanouissement du dragon. Cette logique administrative touche les Etats, mais aussi les grosses entreprises.

Le fonctionnement est simple :

– L’obtention du pouvoir à l’intérieur du dragon est erratique, lié à des règles sans aucun rapport avec les compétences recherchées.

– Une fois obtenu, le pouvoir est totalement irresponsable, pour celui qui à la prudence de ne jamais s’exposer.

La conséquence de ce fonctionnement fait que le dragon est irresponsable, sans possibilité de décider. Il agit sur sa lancée, sans que personne ne puisse savoir ni par qui ni pourquoi il a été lancé.

Le dragon est indépendant des hommes qui le composent, il agit sagement ou follement sans aucune raison, il est un dragon, point. Une force tonitruante et aveugle.

Il abrite et nourrit largement ceux qui sont en son sein, les cons qui s’y trouvent bien.

C’est le dragon fiscal que j’ai accidentellement dérangé en lui marchant sur la queue, le dragon judiciaire l’a suivi, ça était chaud, ça l’est encore pas mal.

Comment tout cela est-il arrivé ?

Il me semble qu’en fait quelque ennemi, dont je ne donnerai pas le nom, a mis la queue du dragon sous ma semelle, l’accident n’est pas totalement dû au hasard.

Quoiqu’il en soit, aujourd’hui je me suis plus ou moins habitué aux hurlements de ces dragons, j’ai compris qu’ils ne peuvent rien sur ma vraie vie, juste écorner un peu les apparences, mais qu’importe.

Je ne serai pas le chevalier qui terrasse le dragon, l’aventure ne me tente pas, et de toute façon celui-ci terrassé un autre prendra immédiatement sa place, la foultitude de ceux qui les composent est illimitée.

Que dragons et pouvoir aillent au diable, je m’en tape.

 

Bien cordialement et bon mois d’Août. H. Dumas

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48H d’été d’un pékin ordinaire : moi

Dimanche j’étais à Saint-Tropez, du côté des spectateurs.

Formidable Saint-Tropez, les riches, ou ceux qui font semblant, animent le spectacle. Les andouilles qui n’aiment pas les riches devraient aller une fois par an à St-Trop.

Déjeuner au Club 55, fatal, direct sur la plage, sous les tamaris, l’horizon disparaît masqué par une rangée de 40 ou 50 yachts, tous plus longs et plus gros les uns que les autres. Nos riches en arrivent, en annexe. Et là, tout le monde se mélange, pas de table spécifique pour riche, une carte possible à 35€, et en plus c’est bon.

Pas de français, des anglais, des allemands, des italiens, des russes (évidemment vaccinés du socialo-communisme) que des gens qui se marrent. Pas moyen de se la péter en tongs, maillot et chemisette, parce que pour la “muscu” le riche arrive la plupart du temps trop tard. Une exception, Dimanche il y avait Stallone.

Puis, matelas sur la plage et bains. Mais, la brise de mer, qui comme son nom l’indique vient du large, ramène au bord de légères particules en suspension dans l’eau, que le pessimiste pourrait prendre pour du PQ de milliardaire passé au broyeur. C’est évidemment un privilège extrême que de patauger dans cette mixture, évitez cependant de boire la tasse, vous pouvez garder vos lunettes de soleil, le crawl est déconseillé.

19H30, Sénéquier, mojito et nougat. Arrive l’amuseur de rue qui, tous les soirs, déguisé en gendarme de Saint-Tropez, se moque gentiment des passants. Il les suit à leur insu, les imitant. Il siffle abondamment, gesticulant pour régler une circulation imaginaire. Pas aussi bon que De Funès, mais sympa quand même.

Quand, soudain, apparaît sur le quai une Rolls décapotable occupée par trois hommes, le dernier modèle, suivie de quatre Range Rover noires, vitres teintées, dont le plus petit occupant pesait 150 Kgs de muscles. Tout cela immatriculé à Monaco.

Pur bonheur pour notre amuseur des rues. Le voilà qui siffle de plus belle, arrête le convoi, ouvre ensuite la marche, d’abord en imitant une majorette, puis au pas de l’oie.

Toute la terrasse de Sénéquier, tout le quai, éclate de rire et applaudit.

Pauvre riche oligarque russe, dont la rumeur sur le quai dit qu’il est un proche de Poutine, tout cet investissement pour s’assurer une arrivée tonitruante sur le quai de Saint-Tropez, qui finit dans une rigolade générale. Pas de chance, ce n’était pas son jour.

Comment ne pas aimer les riches, ils sont si prévisibles, si fragiles. Il faut rajouter que ce sont eux qui laissent à la postérité ces folies qui deviennent les repères culturels de ceux qui, justement, n’aiment pas les riches citons : Versailles, Saint Pierre de Romme, Le Louvre etc….

Mais les jours se suivent et ne se ressemblent pas.

Le lendemain Lundi, je vais au Tribunal prendre connaissance d’un de mes dossiers. En effet, trois flics m’ont agressé sur l’autoroute, il y a deux ans, je ne me suis pas laissé faire, le procureur me poursuit pour “outrage”.

À l’accueil, au TGI de Montpellier, une respectable fonctionnaire me dit qu’elle n’est pas sûre que j’aie le droit de consulter mon dossier, je lui dis que si.

Alors là, elle essaie vainement de contacter quelqu’un à l’aide de son standard téléphonique, il est 15H45, elle n’y arrive pas.

Alors elle me dit que c’est trop tard, qu’il faut que je repasse demain. Je lui explique que je viens de me taper 1H de bouchon par 35° et qu’il n’est pas question que je revienne demain.

Je lui laisse comprendre que son attitude ressemble beaucoup à une entrave à la justice.

Elle s’en va, pendant dix bonnes minutes, me laissant seul au comptoir d’accueil.  Quand elle revient, elle m’informe que l’on va me recevoir.

En effet, 20 minutes plus tard, une secrétaire me reçoit très gentiment et accède sans difficulté à ma demande.

Moralité, les emmerdements ne viennent pas toujours de l’endroit où l’on prétend qu’ils sont. Les riches m’ont distrait, une fonctionnaire très ordinaire a profité de son pouvoir pour m’emmerder.

Décidément, ce sont les riches que je préfère. En cela je suis proche de la plus grande partie de la population. La haine du riche étant une invention de petits bourgeois mal baisés et jaloux, et bien sûr socialistes pour la plupart.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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L’abus de droit

C’est la plus grosse ficelle du pouvoir, l’escroquerie autorisée pour la justice et les Services Fiscaux. L’abus de droit consiste à vous poursuivre et à vous condamner alors que vous n’avez fait qu’appliquer la loi. Vous êtes en règle mais considéré comme un délinquant, justement parce que vous êtes en règle.

Car, soit que vous êtes joueur, soit que vous êtes malin ou moqueur, intrépide, courageux, vous avez réussi en appliquant la loi à vous procurer un avantage certain. Paf, on va vous le piquer en vous accusant d’abus de droit.

C’est-à-dire que la loi que l’on vous impose, alors que vous n’avez rien demandé à personne, que vous faites en sorte de ne pas emmerder vos voisins de voler personne, cette loi qui est faite pour vous entraver, vous lier, peut aussi bien vous avantager si vous savez en tirer l’admirable quintessence, celle à laquelle les parlementaires ou technocrates qui l’ont pondue n’ont pas pensé.

Alors là, il n’est pas question qu’ils vous laissent faire : abus de droit.

Le moins que l’on puisse dire c’est que tout cela est relatif. En clair, il y a bien une loi, voir des tas de lois, mais elles ne sont faites que pour vous emmerder, si par hasard vous y trouviez votre compte, elles ne comptent plus, c’est pour du beurre, pour vos pieds. C’est vous, celui qui applique la loi, qui devient le coupable.

Sachez que cette magie législative ne marche que dans un sens. C’est toujours vous qui êtes accusé d’abus de droit, jamais le fisc ou l’Etat.

Et pourtant les abus de droit les plus fréquents émanent des Services Fiscaux.

Prenons un exemple, modeste, il s’agit d’un mot qui m’a été adressé par un lecteur :

“Bonjour Henri,

Je vous lis régulièrement sur ObjEco. Et là j’en ai une bien bonne. La somme n’est pas faramineuse (1200€), mais c’est savoureux sur l’éthique professionnelle des “gens du fisc” : copropriétaire d’une maison, ma copropriétaire est décédée en 2011, je précise qu’il n’y avait aucun lien juridique (pax, mariage) et pourtant…Il y a un mois lettre de “la ripoublique française” à l’intention de la disparue. Je l’ouvre, c’est pas bien je sais, en prends connaissance et la referme, boite aux lettres, retour à l’envoyeur. Ce matin, surprise, surprise la “ripoublique” me met “en demeure de payer”…la même somme que réclamée à la défunte dans la lettre retournée. C’est illégal, bon ça vous connaissez, c’est affligeant de bêtise, mais ça vous savez, mais surtout cela démontre ce que vous dénoncez à longueur de blog : le mépris avec lequel ils nous considèrent…”

Voilà donc un copropriétaire, pourquoi pas sincère, qui, si je comprends bien, se voit accuser de concubinage avec sa copropriétaire décédée devenant ainsi responsable de sa dette, sans doute une taxe touchant l’immeuble des deux copropriétaires.

La situation de ces deux copropriétaires allait très bien au fisc précédemment, sans doute payaient-ils plus d’impôts ainsi que s’ils avaient été concubins, mais soudain l’intérêt du fisc change, alors le fisc les accuse d’abus de droit. C’est pas beau ça ?

Ici, comme le dit lui-même mon lecteur, la somme est minime, où les choses se corsent c’est lorsque l’on parle en milliers, en millions, voir en milliards d’€.

Elles se corsent, mais elles restent égales à elles-mêmes.

Vous croyez être chef d’entreprise, vous pensez, en échange des risques que vous prenez, avoir le droit de décider la stratégie de votre entreprise. Vous anticipez les difficultés à venir, vous organisez vos sociétés pour qu’elles soient les plus solides possibles, à l’international vous chercher à assoir votre capital pour lutter avec la concurrence, vous avez tout faux.

L’Etat français n’en n’a rien à foutre de votre stratégie, de vos ambitions d’entrepreneur. L’Etat français considère que votre stratégie doit être celle qui lui rapporte le plus, point barre. Le reste, pour lui, c’est : de l’abus de droit.

Vous pigez ? N’allez pas imaginer que les Services Fiscaux vont se contenter de vous interdire de mettre en œuvre des situations légales qui vous arrangent.

Non, vous avez encore tout faux, ils vont, eux, interpréter votre situation de la façon qui les arrange le mieux. Ils vont réécrire l’histoire de votre entreprise, ils vont se gaver d’abus de droit, tout en vous accusant de l’avoir fait, affirmant ainsi que c’est vous qui les contraignez à cette interprétation… abusive.

C’est très fort, trop fort.

C’est d’ailleurs ce que l’on appelle la loi du plus fort.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Plus de gouvernail et pas de moteur

Un bateau en avarie de gouvernail et de moteur flotte. Son commandant peut parfaitement se pavaner sur la passerelle. La situation peut durer des heures, des jours ou des semaines, au gré des vents et des courants, de sa situation par rapport à la côte, du stock de ses provisions.

Mais, inéluctablement, un jour il s’échoue.

Notre pays n’a plus de gouvernail, plus de moteur, des provisions, les récifs sont encore assez loin, peu importe que le commandant gesticule, l’échouage aura lieu, mais pas tout de suite.

D’où viennent ces avaries qui frappent le bateau France ?

Elles ne sont pas la résultante du hasard. Elles sont la conséquence d’une attitude délibérée.

Un ami, récemment, m’a conseillé de lire le livre de Patricia Pitcher “Artistes, artisans et technocrates”. Une partie de la réponse se trouve dans ce livre.

Madame Pitcher, de façon très convaincante, divise les intervenants économiques en trois catégories :

– La première, qu’elle compare aux artistes, sont les créateurs qui, au-delà des normes, dans un espace en apparence à la limite de la folie parce qu’à l’opposé des convenances, de façon erratique, inventent l’avenir. Ils sont les initiateurs, les créateurs de la future richesse.

– La deuxième, qu’elle  compare aux artisans, sont les exécutants des projets des créateurs. Ils sont travailleurs, sérieux, honnêtes, acceptent l’ordre établi contrairement aux premiers. Ils sont la plus grande masse, disons la classe moyenne et ouvrière.

– La troisième, les technocrates, sont les administratifs qui contrôlent et rationalisent à l’extrême. Cette classe technocratique exerce son pouvoir sur la masse principale des artisans. Naturellement les créateurs initiaux, impétueux et borderline, sont leurs opposants naturels.

Pour que tout marche bien il faut que chacune de ces catégories reste à sa place où elle est indispensable, il faut aussi qu’elles se respectent entre elles.

C’est ici que se situe le problème.

La troisième catégorie, les technocrates, à l’aide d’une rhétorique dite “planificatrice ou socialiste”, a convaincu la deuxième catégorie, celle des artisans, la plus grande masse, de se soumettre totalement à son organisation.

A l’aide de différents arguments mensongers, notamment en instillant la défiance par rapport à la première catégorie des créateurs, les technocrates se sont assurés l’adhésion majoritaire des artisans à leur organisation.

Nous appelons communément cette organisation : “l’administration socialiste”.

En réalité, il s’agit d’un processus d’organisation pensé exclusivement en terme de rationalisation, dont sont absents l’énergie créatrice des artistes et l’humanité des artisans.

Le résultat est un monde inhumain,  incapable de se renouveler, d’imaginer, qui perd donc son moteur et son gouvernail, par l’affaiblissement anormal des deux premières catégories au profit de la troisième, mais qui flotte. Qui, de loin, donne l’impression d’un bateau en marche, alors qu’il n’est plus que le jouet des vents et des courants.

La France est devenue cela, un bateau errant.

Son gouvernail : les artistes-créateurs, son moteur : les artisans-exécutants, sont bloqués par la rouille que dégage une technocratie rigide et envahissante.

L’avarie est là et bien là.

Inutile d’espérer une solution venant du capitaine qui s’agite sur la passerelle, encore moins évidemment de ceux qui génèrent l’avarie : les technocrates.

Ce n’est que la réconciliation des première et deuxième catégories, les artistes et les artisans, qui pourrait remettre la France en état de marche. Cela, bien sûr, avant que l’échouage ait disloqué le navire.

Disons-le clairement, cette hypothèse est peu probable, elle supposerait que ceux qui ont pris le pouvoir, dont la rationalisation extrême crée le blocage de notre société, prennent conscience de leur nocivité.

Personnellement, je n’y crois pas, mais alors pas du tout. Hélas.

La France flotte, mais elle va s’échouer, les dégâts vont dépendre de la côte qu’elle va rencontrer.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Le Ministère de la Répartition. La Résistance

Je suis intimement convaincu que l’économie planifiée ne peut que déboucher sur la pauvreté, tel que cela fut le cas en URSS.

Si dans le monde occidental la faillite parait moins évidente, c’est que l’économie privée, le droit de propriété, ont pallié aux déficiences de l’économie planifiée. Mais ce boulet attaché au pied de l’économie privée est aujourd’hui si lourd qu’il l’entraine, inexorablement, vers la même pauvreté que les anciens pays aux économies planifiées.

Ce constat, largement commenté par les économistes, connu des politiques, vécu par les entrepreneurs, n’est pas ignoré de la population. Elle le pressent majoritairement, mais elle ne réagit pas.

En clair elle n’arrive pas à formuler le problème, ce qui consisterait à dire : plus de socialisme = plus de planification = plus de pauvreté.

La majorité des français est bloquée par l’idée que le socialisme, l’économie d’Etat planifiée, permet une plus juste répartition des revenus. Elle est terrorisée et pense que l’économe privée serait synonyme d’injustice dans cette répartition. Rien, aucun des exemples d’économie libre enrichissant sa population, pourtant sous ses yeux, ne peut effacer cette terreur injustifiée.

Conclusion, il est inutile d’essayer de combattre cette chimère. Voyons comment la contourner.

En premier lieu ramenons l’Etat à ses activités régaliennes, ce pourquoi il est fait, à savoir la défense nationale, la police, la justice et évidemment le recouvrement de l’impôt. Tout le reste peut être privatisé. A la louche, disons que le tiers des prélèvements fiscaux actuels suffirait largement à couvrir les dépenses de l’Etat vues sous cet angle.

Concernant la gestion du reste par le secteur privé, il suffit que la concurrence joue à plein, que le monopole soit interdit, pour qu’alors la régulation naturelle gère cette économie globale de façon juste et équilibrée.

Reste le problème des laissés pour compte, de ceux qui, pour telle ou telle raison, sont exclus du système social. Ceux qui très anciennement vivaient de la charité. On ne peut plus accepter qu’il en soit ainsi.

Aussi doit-on créer “Le Ministère de la Répartition”.

Car, il faut quand même finir par l’avouer, une meilleure répartition des revenus grâce au fonctionnement actuel de l’impôt, c’est du pipeau. L’impôt aujourd’hui lien social est une farce cruelle, pour ceux qui paient et pour ceux qui ne reçoivent pas.

Un ministère, qui n’aurait pour activité que d’encaisser un impôt qui serait intégralement reversé aux nécessiteux, dans la plus totale transparence, nous éviterait la mascarade actuelle, qui ne fait que dissimuler sous une apparente redistribution une dépense publique scandaleusement non maîtrisée.

Je suis convaincu que 20% des prélèvements que nous subissons suffiraient largement à ce ministère.

Ainsi il apparait qu’avec la moitié des impositions actuelles nous pourrions vivre ensemble et assumer nos exclus. Pensons-y.

Pour l’instant le contribuable souffre, terriblement. Pour certains entrepreneurs, comme moi, leur vie est en jeu.

Le savez-vous ?

J’étais cette semaine à Paris où l’on m’a informé de la chose suivante, sans pouvoir me dire où trouver l’information.

Il semblerait que, des contribuables désespérés, prenant modèle sur les “veilleurs debout”aient prévu, tous les deuxième Jeudis de chaque mois, de 17H à 18H30, de se tenir en silence, debout, dans toute la France, devant leur Hôtel des Impôts. A Paris ce serait à Bercy.

La première fois serait le Jeudi 12 Septembre.

Ils se nommeraient les “Ruinés du fisc”. J’aurais préféré les “Témoins fiscaux”, mais bon.

Si par vos relations ou sur les réseaux sociaux, vous trouvez des informations complémentaires sur ce mouvement, qui me parait pacifique et symbolique, merci de m’en informer.

Bien cordialement. H. Dumas

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La folie collective

Alors que l’on se demande encore comment la folie a pu s’emparer de l’Europe jusqu’à produire la troisième guerre mondiale, sous nos yeux le même syndrome recommence.

Le processus est d’une grande simplicité. Conduite par la seule soif du pouvoir, une minorité transforme la vérité en un mensonge démagogique et obtient sur ce mensonge l’adhésion de la majorité.

Lorsque les effets dévastateurs de ce mensonge collectif (religion ou dogme quelconque) se font sentir, la majorité n’a pas la faculté de se remettre en question, elle nie son erreur, désigne un bouc émissaire et tue en boucle.

La simplicité

Elle est à la base de tout, limpide comme la vie. Celui qui ne respire plus meurt. Toute action entraine des conséquences, leur survenance implique la responsabilité de celui qui a engagé l’action. Il est impossible de sortir de ce cadre, pour les individus, mais aussi pour le groupe.

La difficulté

Elle réside dans le fait que cette simplicité ne vaut que pour les actes qui dépendent exclusivement de la volonté de l’homme. Or la condition humaine a des contours extrêmement flous. L’homme a du mal à définir ce qui dépend de lui et ce qui dépend de son environnement, de l’univers. Ce mélange des origines de sa condition ponctuelle est justement le gisement du mensonge.

Les faits inquiétants

L’environnement économique est un élément essentiel pour l’homme, il dépend exclusivement de sa volonté propre. Il n’est d’économie qu’à la suite de l’intervention de l’homme, la matière inerte n’ayant aucune valeur économique (voir Bastiat pour les sceptiques).

Une bonne gestion de l’économie suppose que ses deux expressions, celle des individus et celle du groupe, soient saines.

Deux leviers essentiels sont entre les mains des élus qui prennent en charge notre société : le budget de l’Etat et le budget des particuliers. Ces deux budgets ne peuvent être justes que s’ils sont efficaces.

Or, et c’est là que se situe le mensonge mortel, la notion de la justice économique par l’égalité a pris la place de celle de la justice économique par l’efficacité.

La conséquence directe est un budget de l’Etat délirant et des budgets de particuliers anormalement affaiblis.

Le budget de l’Etat délirant

Sa démesure tient exclusivement au mensonge égalitaire qui fait croire au plus grand nombre que l’Etat serait capable de régenter l’ensemble des paramètres d’une vie individuelle pour que tous accèdent au bonheur grâce à lui. Ce mensonge mélange allègrement un grand nombre d’émotions profondes qui le rendent désirable.

Le but poursuivi étant en réalité une chimère inaccessible, les moyens sollicités n’ont de ce fait aucune de limite.

Il n’y aurait qu’une parade : ramener l’Etat à ses fonctions dites régaliennes, le rendre strictement efficace. Mais ce serait aussi sortir du mensonge et ramener du même coup les individus face à leur responsabilité économique, ce qu’ils ne peuvent plus accepter. Donc, il n’y a pas de marche arrière.

Le budget des particuliers affaibli

Dans l’absolu, l’économie des particuliers n’a pas de limite. Celui qui proposerait un service auquel désireraient adhérer les 7 milliards d’humains, pourrait en retirer des bénéfices illimités. Il n’y a à cela rien de choquant.

Chaque intervenant économique rêve de pouvoir proposer ce service, il engage son intelligence, son énergie, sa vie vers ce but. Ce sont ces sacrifices intéressés qui font avancer l’économie humaine et son cortège de conséquences : le progrès pour les favorables, les contraintes environnementales pour les défavorables.

Une société forte possède de nombreux acteurs économiques riches, créateurs de services qui ont su séduire le plus grand nombre.

Ici intervient une nouvelle fois le mensonge égalitaire. Celui-ci proposant de limiter la richesse de ces acteurs économiques, applique l’impôt en fonction du revenu.

Est-il quelque chose de plus injuste ? En quoi le riche devrait-il payer plus cher les prestations communes, police, voirie, armée, justice, santé, etc…? Aurait-on démontré qu’il est plus souvent malade, que son passage sur une route coute plus, que l’armée le défend davantage, que la justice a plus souvent à se pencher sur lui ? Non évidemment.

Il est clair que l’efficacité, donc la justice, de l’impôt serait : un montant de l’impôt le plus bas possible, payé par le plus grand nombre possible.

L’impôt en fonction du revenu a fini par paraitre juste, alors que l’appauvrissement qu’il engendre pour les acteurs économiques est redoutable, entame leur efficacité et de ce fait est injuste pour le groupe.

L’arrivée prévue de la folie

Elle est visible en ce moment à Berlin. Un groupuscule, soutenu par un groupe identifié comme les briseurs de luxe, a cassé un immeuble de luxe, une Porsche, un café en revendiquant l’éradication du luxe.

Tout comme en 1930 les allemands cassaient du juif, qui pour eux représentaient la richesse, aujourd’hui ils cassent du luxe représentant cette même richesse.

Même lieu, même syndrome, mêmes causes, mêmes effets, la folie s’empare de nouveau de l’Europe. Ils vont bientôt poursuivre et assassiner les détenteurs de gros revenus dont les noms leur sont donnés en pâture par les Etats… au nom de la justice !!! Ils vont éradiquer la source même de leur richesse.

L’homme souhaite si peu avoir à se juger personnellement, à assumer ses responsabilités, qu’il est prêt à tuer les autres pour échapper à sa propre analyse.

Bien cordialement. H. Dumas

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Face aux meutes

Une personne proche dépose son dossier de retraite. Méticuleuse, elle s’emploie consciencieusement à remplir toutes les cases des imprimés, à fournir tous les justificatifs. Une fois son dossier complet elle l’adresse en RAR au RSI.

Puis, elle attend la fameuse retraite, dont elle estime le montant à un peu plus de 200€ par mois.

Au lieu de cela, deux mois plus tard, elle reçoit une lettre l’informant que son dossier est incomplet, qu’il ne peut pas être traité en l’état. Suivent des formulaires à remplir et une liste de documents à fournir, le tout parfaitement identique à ce qu’elle a déjà déposé.

C’est là que les choses deviennent passionnantes, restez concentrés.

Il se trouve que cette personne n’est absolument pas belliqueuse. Au lieu de piquer une grosse colère, elle s’acharne au téléphone pour obtenir un interlocuteur au RSI. Au bout de deux jours et quelques heures de patience, elle finit par avoir une interlocutrice qui, après vérification de son dossier, lui dit ceci :

“- Ah oui, mais non, pas de problème. Ne vous inquiétez pas, déchirez cette lettre, n’en tenez pas compte. Votre dossier est complet, il suit son cours, il n’y  pas de problème. C’est la stagiaire de la responsable qui a dû encore se tromper” !!!

Etonnant non ?

Si le réceptionnaire du courrier avait été Henri Dumas, je me serais foutu dans une colère noire. J’aurais immédiatement adressé à l’expéditeur (donc à la stagiaire) un courrier en retour en lui demandant si elle ne se moquait pas de moi, le tout sèchement ou ironiquement selon mon humeur du moment.

La stagiaire se serait plainte de mon agressivité, scandalisée que l’on puisse attendre d’elle un peu de concentration et, si possible, pas d’erreur.

La responsable aurait pris immédiatement la défense de sa stagiaire. Mon dossier complet serait passé à la trappe. On m’aurait fait savoir qu’effectivement mon premier dossier était incomplet et que si je voulais, peut-être, un jour, toucher ma retraite, j’avais intérêt à refaire mon dossier plutôt que passer mon temps à emmerder les honnêtes et épuisés travailleurs du RSI, qui ont autre chose à faire que de s’occuper d’emmerdeurs de mon acabit.

C’est le syndrome de la meute.

La meute se crée autour d’un intérêt commun à défendre. Ici les fonctionnaires du RSI, ailleurs ceux des impôts, de la SNCF, d’une collectivité locale, ou encore d’une profession, les pharmaciens, les notaires, etc…

Notre société est une invraisemblable accumulation de meutes.

La meute, et c’est son activité essentielle, protège ses membres les plus faibles ou les plus nuls contre tout élément extérieur, exclusivement, parce qu’à l’intérieur ce serait plutôt au contraire l’exploitation du plus faible.

Ce faisant, la meute pervertit le système social  global de plusieurs façons :

– En protégeant le fautif ou l’incompétent, elle désorganise le système de la vie en groupe qui ne peut être hiérarchisé que par la compétence.

– Plus la cible de la meute, le plaignant, est de qualité, plus la meute doit obtenir son anéantissement total. Cet engrenage inévitable est globalement et gravement improductif pour le reste de la société.

– La meute ne supporte pas les individualités en son sein par définition, mais aussi elle tend à les agresser dès qu’ils passent à proximité de son périmètre d’intérêt.

Ainsi la meute est un obstacle réel aux épanouissements individuels qui sont indispensables à la créativité, sans laquelle l’homme n’aurait fait aucun progrès.

Mais il y a pire. La meute n’a pour finalité que le pouvoir, même si les membres qui la composent n’en ont pas tous conscience. Le pouvoir est la raison d’être de la meute.

Ainsi, lorsqu’une société, comme la nôtre aujourd’hui, n’est plus qu’une accumulation de meutes, sans place aucune pour les individus isolés, libéraux, les conflits de pouvoir entre meutes sont latents. Leur émergence n’est qu’une question de temps.

Les meutes un jour se font la guerre, c’est écrit, c’est incontournable.

Ceux qui croient profiter des avantages de leur meute ont-ils compris qu’à terme celle-ci les engagera dans une guerre totale ? Je n’en suis pas sûr.

Ils devraient y réfléchir.

Mieux vaut assumer individuellement ses erreurs, voir sa médiocrité, que trouver refuge dans une meute qui tôt ou tard entrainera ses membres dans des conflits ou des guerres dévastateurs.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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La sécurité

En son nom, nous perdons jour après jour nos libertés.

Comment l’être humain, poussière de l’univers, mortel parmi les mortels, peut-il une seconde se laisser prendre à cette escroquerie ?

Qu’on se le dise, la sécurité de chacun dépend de chacun, la seule solution étant de se préserver de soi-même et des autres.

Rien de cela n’est transférable à un protecteur ou à une entité évanescente que l’on appellerait l’Etat.

Dieu sait que la ficelle est grosse et usée jusqu’à la corde, pourtant depuis des siècles les hommes perdent leur liberté en échange de cette fameuse sécurité, qu’ils n’obtiennent pas.

Ce marché de dupe atteint de nos jours son paroxysme. Une foultitude de gangsters déguisés prétend éradiquer l’insécurité, il nous suffirait de leur obéir sans discuter, ils se font fort de nous garantir la sécurité.

Comment peut-on perdre sa liberté pour un plat de lentilles sécuritaires ?

La réponse est simple, pour garantir la sécurité de ceux qui leur font confiance, les protecteurs, tous véreux, proposent de limiter uniquement la liberté des autres, laissant croire ainsi à leurs protégés que la leur n’est pas en jeu.

Ils mentent évidemment, puisque par ce mensonge ils ne souhaitent qu’obtenir le pouvoir.

La seule peur qui vaut est celle de mourir. Alors là, encore plus fort, ils promettent la vie éternelle, sorte de sécurité à venir.

On n’en sort pas, l’homme ordinaire est prêt à tout pour se croire en sécurité.

Le paradoxe teint au fait que plus il accepte de perdre sa liberté pour une sécurité hypothétique, plus il s’expose et se met en insécurité.

Ne l’oublions pas, c’est la maîtrise de sa liberté qui permet à l’homme de se préserver le plus possible de l’insécurité dans laquelle sa venue au monde le propulse inexorablement.

La maîtrise de la liberté est un long chemin qui ne peut être parcouru que librement, c’est une évidence. Lorsqu’il aliène sa liberté l’homme diminue les possibilités de la maîtriser, il diminue alors sa sécurité.

Ainsi plus ils se croient en sécurité, plus les hommes ouvrent la porte à l’insécurité.

L’absurde ici est sans limite.

Prenons cet horrible accident ferroviaire, dont les causes réelles nous seront à jamais inconnues et, dans le fond, peu importe.

Cet accident fut un déballage sécuritaire à tous les niveaux, jusqu’à un sommet inimaginable, trop tard hélas.

Certains prétendirent voir des pillards, les autres affirmèrent que non. Peu importe les pillards, mais par contre : comment deux observations aussi divergentes peuvent-elles exister sur un site où des centaines de gens sont présents?

Ceux qui ont vu des pillards sur les lieux de la catastrophe prétendent que si l’on écoutait leurs conseils sécuritaires, ceux-ci seraient éradiqués. Ceux qui n’ont pas vu de pillard prétendent que leur gestion de la sécurité est telle, qu’il ne peut exister de pillards que dans l’imaginaire de leurs contradicteurs. Les deux se foutent complètement de la réalité. Ils s’écharpent au nom de la sécurité… des autres.

Il en est aussi ainsi en économie : l’insécurité est la règle.

La poursuite de la sécurité économique ne peut déboucher que sur la faillite par paralysie.

C’est toujours la sécurité que mettent en avant les deux complices qui se partagent le pouvoir, les politiques corrompus et les affairistes aux ambitions illimitées, pour s’assurer la docilité des masses qu’ils tondent.

Que peut-on faire ou dire si le rêve des hommes se résume à mourir en toute sécurité ? Quelle étrangeté.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Ce que l’on a le droit de dire, ce que l’on n’a pas le droit de dire.

On ne peut pas tout dire;

On n’a pas le droit de dire :

– Que c’est le bordel dans les hôpitaux, que ça marche mieux dans les cliniques.

– Que ceux qui ont encaissé les cotisations des retraites, qui ne peuvent plus verser les dites retraites, sont des escrocs.

– Que pour travailler à la SNCF il faut d’abord s’inscrire à un parti de gauche, ou encore plus à gauche, que c’est pareil dans d’autres entreprises d’Etat.

– Que la presse est partisane, qu’elle est un relais constant de la pensée unique, un outil de propagande.

– Que la laïcité est devenue une religion.

– Que la propriété privée a totalement disparu.

– Que notre environnement immédiat (maison) ou plus large (urbanisme) nous est imposé, qu’il est uniforme et décidé par des élus qui n’y comprennent rien, assistés de professionnels corrompus et soumis.

– Que les guichetiers qui centralisent nos sous ont remplacé nos anciens banquiers privés, qu’ils envoient nos sous à une bande réduite de copains qui jouent avec au casino mondial, où ils perdent.

– Que nous votons pour des produits publicitaires qui nous sont concoctés par des agences de publicité. Que ces produits, qui ont l’apparence d’êtres humains n’en sont pas. Qu’aussitôt élues, ces “réclames” à apparence humaine, signent tout ce que “Bercystasi” leur demande de signer.

– Qu’y en a marre de cette culture merdique produite, en quantité industrielle et à nos frais, par une bande de faux artistes qu’on appelle les “intermittents du spectacle”. Incluse en cela la débauche de festivals d’été tous plus nuls les uns que les autres.

– Que la route est un piège où les cons ont cru prendre le pouvoir, alors qu’ils ne font que passer à la caisse pour se déplacer dans des conditions proches de la paralysie.

– Que le dernier espace de liberté, la mer, rattrape les interdits de la route à l’aide d’une règlementation florissante et liberticide.

– Qu’internet, qui a su s’affranchir de l’espace pour naviguer sur la “toile”, a de grandes chances de se voir interdire à terme par nos fous du pouvoir et réservé exclusivement à leurs fantassins.

– Que les protecteurs qui nous vendent de la sécurité illusoire (nous mourrons tous) sont des escrocs, pas plus brillants que les protecteurs des filles de joie.

– Que la justice est devenue une formidable machine à fabriquer de l’injustice. Qu’elle est partisane et noyautée par la pensée unique, qu’elle ne respecte que les diversités qui sont autorisées et massacre allègrement les autres.

– Que l’association de quelques grands groupes et du pouvoir politique nous tient en laisse, ne nous accorde aucun espace de liberté. Que l’économie est entre leurs mains, que nous sommes devenus des esclaves privés du droit élémentaire de créer, de travailler librement, d’exister en dehors d’eux.

– Que la cupidité des profiteurs, la lâcheté de nos élus et le cynisme de notre administration nous entrainent inexorablement vers une guerre civile, dont l’explosion sera dramatique, bien au-delà de ce qui peut être imaginé.

– Qu’en tout cela le mensonge et la corruption règnent en maîtres.

On doit dire:

– Nous avons un système de santé que le monde entier nous envie.

– Notre système de retraite est équitable, le plus juste du monde.

– Heureusement qu’il y a de grandes entreprises nationalisées qui nous mettent à l’abri de la concurrence, où d’admirables fonctionnaires se sacrifient pour le service public.

– Notre presse, dont la diversité est exceptionnelle, nous garantit une information objective et intelligente. Il est dommage que l’achat du journal quotidien ne soit pas obligatoire.

– Le gros avantage de la laïcité, c’est qu’elle remplace toutes les religions. La religion est un espace de liberté personnel, que chacun doit évidemment soigneusement dissimuler, tellement il est personnel.

– La propriété privée est une notion dépassée. Son usage doit être limité à l’opinion des voisins. L’occupant doit avoir autant (sinon plus) de droits que le propriétaire. Le propriétaire doit faire don de sa propriété, quand ceux qui représentent la collectivité la désire.

– Comment peut-on imaginer une croissance infinie dans un monde fini ? Disent les écolos pas finis.

– Même plus besoin de guichetiers. Quelle facilité de se mettre face à un mur, comme pour pisser, et de pouvoir extirper d’une machine juste ce que la banque vous autorise comme argent de poche. C’est bien suffisant. Si tous confiaient la gestion totale de leur compte à la banque, il y aurait moins de faillites personnelles. C’est la beauté de la banque de réguler les finances de tous les individus et d’en informer le fisc.

– Nous devons protéger notre culture, dont la qualité extrême n’est pas comprise du reste de la planète, mais ce sont des brutes, il faut leur pardonner.

– Nous avons les élus les plus zélés du monde. D’ailleurs, nous allons en avoir davantage. Certains qui cumulaient plusieurs postes ne le pourront plus, donc il y aura encore plus d’élus. Le prix ? Ce n’est pas le problème, pas d’histoire d’argent entre gens de qualité.

– La liberté sur internet ? Pour ce que ces “pécos” y disent, franchement on se demande à quoi elle sert.

– La route et la mer sont deux espaces où les fous doivent être encadrés. D’ailleurs, l’automobile doit être remplacée par les transports en commun, dont les utilisateurs n’ignorent pas les nombreux avantages.

– La sécurité est la clef de tout. Elle permet de vivre mieux et plus longtemps. N’est-ce pas cela le bonheur ? Il doit être imposé à tous. La prise de risque est signe d’ambition, de cupidité, d’égoïsme.

– Nos magistrats sont des saints, qui travaillent dans la plus grande abnégation, au service de justiciables qui ne savent même pas les remercier.

– Tout ce que dit le journal est vrai. Nos élus sont admirables, leur compassion inégalable.

– L’économie? Laissons cela aux groupes spécialisés, ainsi la corruption qui va avec épargnera le reste de la population.

Et la démocratie dans tout ça ?

N’était-ce pas le droit de penser et d’agir librement. L’opposée de la pensée unique, l’enrichissement par la diversité. Mais que s’est-il passé, que s’est-il passé ? Comme dit le toubib dans les bijoux de La Castafiore

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Bonjour Charles

Je fais suite à votre billet : http://www.objectifeco.com/economie/politiques-economiques/capitalisme/la-justice-avec-les-politiques-et-fonctionnaires-en-france.html

L’affaire Tapie possède deux caractéristiques remarquables. Sans faire état de l’amour ou de la détestation que peut générer le personnage, force est de constater deux choses :

– Il a de l’énergie

– Le Crédit Lyonnais a trahi le mandat qu’il lui avait donné. Ce fait ne peut faire l’objet d’aucune relativité, un mandat c’est sacré.

La valse mortelle qu’il danse avec la justice révèle deux points essentiels du dysfonctionnement de notre pays.

La justice :

Elle a une particularité en France, elle accepte le mensonge comme moyen de défense. Tout avocat vous dira que la barre est un lieu où le mensonge est non seulement toléré, mais conseillé. C’est la grande stupidité de notre justice, en même temps que la grande prétention de nos magistrats.

En effet la justice consiste d’abord à pourchasser le mensonge. Dans n’importe quelle affaire, elle ne peut être rendue qu’après que le mensonge ait été éradiqué.

L’avocat surpris en flagrant délit de mensonge devrait être sévèrement sanctionné. La défense, même d’un coupable ne doit rien devoir au mensonge.Or c’est l’inverse qui se passe, l’avocat menteur est encensé par ses pairs.

Contrairement à ce qu’ils essaient de faire croire, les magistrats n’arrivent pas à découvrir la vérité ainsi noyée sous des tombereaux de mensonges. Ils en sont réduits à une justice de détails, de forme, une justice totalement ridicule, de pharisiens.

 

Ce ridicule dont ils souffrent, certains sans même s’en rendre compte, les paralyse dans la sanction, ils doutent terriblement.

De ce fait, ils sont incapables de sanctionner lourdement les fautifs. Or sans sanction, pas de justice.

Dans l’affaire Tapie, il n’est pas douteux qu’ils vont reconnaître les torts du Crédit Lyonnais, mais ils vont décider que, bien que ce dernier ce soit fait illégalement plusieurs milliards sur le dos de Tapie, ce n’est pas une raison pour que celui-ci obtienne une compensation.

Cela n’aura rien à voir avec le fait qu’il s’agirait d’argent public, c’est beaucoup plus profond.

Pour illustrer mon propos je joins un arrêt récent où les magistrats reconnaissent que mon patrimoine a été occupé illégitimement, géré sans mon accord, pendant dix ans, mais que cela ne m’a pas porté préjudice !!!! link

L’Etat :

L’Etat se mêle d’économie à travers des sociétés qui lui appartiennent. Dans l’affaire Tapie c’est le Crédit Lyonnais. Pourquoi, lancé dans l’action économique, l’Etat pourrait ne pas en appliquer les règles ? En quoi aurait-il une légitimité à tricher avec les règles établies de l’économie ? Il pourrait donc engranger des bénéfices illicites, mais n’aurait pas à payer ses fautes au motif que dans ce cas il s’agirait d’argent public. C’est complètement stupide et honteusement malhonnête.

Cette perversion est particulièrement présente en effet dans l’immobilier où l’Etat ne cesse d’édicter des lois pour les autres, qu’il s’empresse de ne pas respecter quand il s’agit de lui.

En conclusion

Tapie est au cœur d’une affaire qui révèle ces disfonctionnements. Dreyfus fut avant lui la victime expiatoire de la folie bureaucratique, de la bêtise sauvage de l’Etat.

Cependant, je pense qu’il a raison de résister, peut-être pas pour lui, mais pour tous les autres.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Les magistrats…. toujours.

Un des problèmes essentiels des contrôles fiscaux est la falsification de la vérité économique et stratégique de l’entreprise par les contrôleurs du fisc.

Le fisc arrive, lors d’un contrôle, avec une seule idée en tête : facturer un sur-impôt.

Pour atteindre cet objectif, exactement comparable à celui d’un associé rapace, peu scrupuleux, plus intéressé par la rentabilité de ses actions que par la vie de l’entreprise, le fisc va refaire l’histoire.

Entendons-nous bien, la fraude fiscale par dissimulation de recette n’existe que dans l’imagination des politiques et la propagande de Bercy. Il y a bien longtemps que la suppression presque totale de l’argent liquide au profit des cartes de paiement a marginalisé la dissimulation des recettes.

Donc, le contrôleur va s’acharner sur les valorisations de stock, sur les provisions, sur les frais généraux, sur les comptes courants, sur les emprunts, sur les amortissements, autant de leviers qui sont liés à la stratégie de l’entrepreneur.

Ainsi le fisc qualifiera “d’acte anormal de gestion” telle ou telle décision que le chef d’entreprise aura prise en son âme et conscience, qui était nécessaire à la croissance ou à la vie de l’entreprise. Mais, le fisc veut tout, tout de suite, tel le fond de pension capitaliste et hideux décrit par la propagande socialiste, qui pourtant est la bonté incarnée sur terre pour l’entrepreneur comparativement à l’avidité du fisc.

Quand cette situation psychologique est intégrée, il est aisé de comprendre combien est important, lors d’un contrôle fiscal, ce que l’on appelle “le débat oral et contradictoire”.

Votre contrôleur s’est vautré sur vos livres pendant quelques mois, sans rien vous dire, puis il vous convoque un jour pour le fameux débat oral et contradictoire.

Ce jour-là vous allez apprendre de sa bouche sa vision entrepreneuriale de votre entreprise. Il est peu probable que vous reconnaissiez votre bébé et vos problèmes.

Donc une discussion s’engage où vous allez argumenter avec sincérité.

Le contrôleur s’en fout de votre sincérité, de vos problèmes aussi bien sûr et de l’avenir de votre entreprise encore plus.

Une fois le débat oral et contradictoire terminé, il n’en restera aucune trace.

Le contrôleur, assermenté, cela veut dire que ses additions et ses multiplications même fausses s’imposent, va établir la notification de votre redressement. Dans cette notification, nulle trace de vos arguments lors du débat oral (je viens de corriger un lapsus révélateur, j’avais écrit anal…)  et contradictoire. Alors que sur la Charte du Contribuable Vérifié, on vous a vendu ce débat comme essentiel.

Pour pallier à cet inconvénient majeur, il m’est venu à l’idée d’enregistrer un contrôle fiscal et notamment le fameux débat oral et contradictoire.

Le fisc a trouvé ma méthode inacceptable.

A une époque où nous sommes tous et partout filmés, où la justice examine toute pièce audio ou vidéo, même prise en fraude, où les guerres elles-mêmes sont filmées,  où les flics et les arbitres de football ont fini par accepter l’idée que leurs sports doivent être filmés pour éviter bavures et erreurs d’arbitrage, le fisc refuse tout enregistrement de l’occulte contrôle fiscal.

La fiscalité française affirme son ésotérisme.

Dans le cadre de l’information largement diffusée par ce blog, j’ai publié les enregistrements réalisés. Ce fut Gravelotte, Homs, la mitraille fiscale, l’aviation fiscale, les canons fiscaux se sont déchainés. J’ai été cloué sur place, mes entreprises paralysées, mon avenir totalement obscurci.

D’abord, le fisc a tenté de faire fermer mon blog. N’y parvenant pas, le fisc a instrumentalisé ses agents à l’aide d’un couteux et prestigieux cabinet d’avocats parisien, le cabinet Normand, trente avocats et collaborateurs http://www.normand-associes.fr/cabinet.html.

Les agents ont engagé contre moi, aux frais de Bercy (donc de vous), une procédure en protection de leur vie privée, qui est évidemment bien plus délicate que la mienne qu’ils sont venus fouiller sans ménagement.

Je passe sur les péripéties judiciaires pour en arriver aux deux arrêts qui font rêver, ou plutôt cauchemarder : link

Dans ces arrêts, La Cour d’Appel de Paris, dit ceci : “l’opposition de l’appelant au contrôle fiscal couramment pratiqué, dont il faisait l’objet, et à ses suites ne constitue pas un évènement d’actualité et n’entre pas dans la définition d’un débat d’intérêt général pouvant justifier qu’il soit illustré par la diffusion de l’image des fonctionnaires agissant dans le cadre de leurs fonctions pour effectuer ce contrôle…”

Sacrés magistrats. Ils n’ont ni télé, ni radio, ni journaux, ils ignorent donc que la pression fiscale, les contrôles fiscaux, la fraude fiscale, sont le débat du moment, que des lois liberticides se mettent actuellement en place, que dans ce cadre il est essentiel que les français aient une idée de ce qu’est un contrôle fiscal.

Ou alors…..

Je vous laisse le choix de la conclusion qui s’imposerait.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Ces magistrats complices

L’observation de cette corporation ne lasse pas d’étonner.

Qui sont-ils ?

Ils sont la force, le bras armé de l’Etat.

Lorsque l’Etat devient assassin, comme en 1940, ils sont les complices des assassinats.

Lorsque l’Etat devient prédateur, ils deviennent complices du vol, donc voleurs.

Lorsque l’Etat devient tentaculaire, oppressif, se mêle de régenter chaque minute de notre vie, ils deviennent des inquisiteurs.

Lorsque l’Etat est corrompu, ils le sont aussi.

Qui voudraient-ils être ?

Ils voudraient être indépendants, au-dessus de l’Etat qui s’impose à nous tous. Comment cela serait-il possible ?

Au-dessus de l’Etat il n’y a rien de réel, tout est virtuel, aspiration pour les rêveurs, projection pour les utopistes lucides ou délirants, mais rien de concret.

C’est là que certains placent Dieu, cet être intemporel.

Les magistrats se verraient bien assis à ses côtés.

Qu’aimerions nous qu’ils soient ?

De simples arbitres attentifs, lucides et courageux, capables de se pencher avec compréhension, compétence et intelligence sur nos misères et nos conflits pour en juger

En réalité

Ils ne sont que des hommes, la plupart du temps très ordinaires, pris en sandwich entre l’Etat et leur vision de l’Etat, qui ne peuvent avoir pour nos problèmes aucune considération.

S’ils servent l’Etat, nous sommes leurs esclaves.

S’ils servent leur vision de l’Etat, nous sommes leurs cobayes.

Du fait qu’ils se réclament les représentants de la “Justice sur terre” ils nous jugent, tout en nous déniant le droit de les juger.

Et pourtant voici un exemple de magistrats complices de vol.

Dans le jugement accessible avec le lien suivant : link les magistrats entérinent un vol d’Etat.

Evidemment le voleur est Bercy qui s’accapare une TVA de 450.500 € dont il refuse le remboursement au moyen de mesures dilatoires.

Ces mesures sont les suivantes :

– Recours à la notion de la chose jugée, alors que les premiers jugements ont été obtenus à l’aide de mensonges.

– Persévérance dans le déni, en occultant la réalité, en la remplaçant par l’interprétation perverse qu’en fait Bercy.

Je pense pouvoir vous convaincre de mes affirmations à la lecture de mon mémoire d’appel accessible avec le lien suivant : link.

Mauvais temps pour les entrepreneurs et les libéraux, mais ça nous le savions déjà.

Par contre, ce qui est moins évident mais qui s’impose après réflexion, c’est qu’il est impératif de s’engager, chacun avec ses moyens, dans l’action politique dont découle l’Etat.

Car, c’est de la bonne santé de l’Etat que dépend l’équilibre de la justice et non l’inverse comme souhaiteraient le faire croire le syndicat de la magistrature ou autres magistrats despotiques.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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La loi, la justice et l’intelligence.

Hélas, les agressions fiscales dont je suis l’objet m’amènent à fréquenter assidument les prétoires.

Au-delà du fait que je perds systématiquement mes procès, dans des dossiers où ni ma bonne foi ni le fait que j’ai raison ne peuvent être mis en doute par un observateur objectif, je suis perplexe face à la justice.

Le premier réflexe du justiciable déçu est de s’en prendre aux magistrats qui ont instruit et jugé son affaire. Cela est d’autant plus facile que la mise en scène et l’accoutrement dont se parent les magistrats dans l’exercice de leur fonction, le cérémonial dont ils s’entourent, génèrent une impression de vanité, d’arrogance, qui dérange et porte à les juger sans concession.

Mais, quand l’injustice des jugements est systématique, quels que soient les magistrats, qu’ils vous soient parus ouverts ou obtus, gentils ou méchants, intelligents ou limités, tolérants ou sectaires, il faut bien se rendre à l’évidence, le problème n’est peut-être pas dû aux magistrats.

Lorsque vous additionnez les jugements incompréhensibles qui compliquent les situations au lieu de les régler, qui eux-mêmes sont des vecteurs d’injustice, lorsque vous constatez que cela n’est pas l’exception mais la règle, vous en venez à penser que ce ne sont peut-être pas les hommes chargés de la justice qui sont en cause.

Si vous rajoutez à ces observations que, aussi bien à travers l’histoire que la géographie, les exemples de justices en total disfonctionnement sont légions, la question de comprendre pourquoi il en est ainsi devient lancinante.

La justice et la loi peuvent-elles être intelligentes ?

Clairement, la réponse est non.

D’abord, l’intelligence est bien la chose la plus injuste du monde. Pourquoi tel enfant est-il brillant et tel autre complètement abruti ? N’est-ce pas là le début de l’injustice qui frappe aveuglément l’humanité ? L’enfant devenu adulte, rien n’aura changé.

Cette criante injustice, inacceptable, va devoir être atténuée par la seule nécessité qui nous est faite de vivre en groupe.

Evidemment on peut, comme le fait croire l’Education Nationale Française, imaginer que, par je ne sais quel tour de magie, tous sortiraient des lycées avec un diplôme dont la seul détention mettrait tout le monde au même niveau d’intelligence.

Hélas, ce n’est pas ce qui se passe. Reste donc à faire vivre ensemble des êtres humains aux capacités intellectuelles aussi différentes que peuvent l’être leur beauté, leur santé, leur taille, etc…

Cette tâche, consistant à nous faire vivre ensemble, est dévolue à la justice.

Elle va s’acquitter de sa mission indépendamment de la personnalité des magistrats à qui elle la confie. Quels que soient leurs caractères, les magistrats vont rendre tous la même justice, qui est exclusivement fonction de l’objectif du groupe.

Dans une société en conquête, la justice va privilégier l’efficacité, donc probablement l’intelligence, elle accompagnera la marche en avant du groupe, elle sera dure avec ceux qui se trompent, qui ne comprennent pas.

Dans notre société en stagnation, voire en régression, elle va privilégier la compassion. Elle va entrer en conflit direct avec l’intelligence qui vise prioritairement la création et l’action au détriment de l’égalité. L’égalité ne peut se rechercher que par la limitation de l’intelligence pour arriver à une réflexion médiane, égale et compréhensible par tous.

En conclusion

Les magistrats ne sont pour rien dans la part de médiocrité qui envahit leurs jugements. Elle découle directement du but global poursuivit par la société elle-même.

Pour ne pas avoir compris cela, pour avoir cru que la justice était de droit intelligente et donc, dans mon esprit, juste, j’ai tout perdu.

Si j’avais intégré plus tôt que la justice ne peut être, dans une société égalitaire, qu’un gigantesque rabot lissant tout débordement intellectuel, je me serais épargné bien des espoirs déçus et destructeurs.

Je crois devoir préciser que je ne porte pas de jugement de valeur sur notre organisation sociale, je constate simplement que compassion et égalitarisme ne peuvent pas s’envisager sans sacrifier pour partie l’intelligence, l’imaginaire, et la créativité en ce qu’elle peut posséder de réaliste. J’exclus les créativités dévoyées et stupides, évidemment.

J’accepte que la justice soit le reflet des objectifs collectifs de notre société. J’en accepte les conséquences. Je sais que je ne gagnerai aucun de mes procès, le fait d’avoir compris la raison de ces échecs m’apaise.

Je crois aussi devoir préciser que, de mon point de vue, tout cela finira dans la misère et la pauvreté généralisées, mais c’est un autre problème.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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LA LOI

Parmi les séduisantes pensées de Frédéric Bastiat, certaines sont citées fréquemment. Il en est une moins rapportée, pourtant particulièrement d’actualité.

Il s’étonne d’une éducation, tirée tout particulièrement de la formation classique, qui imprègne la pensée collective :

” Il suffit d’ouvrir, à peu près au hasard, un livre de philosophie, de politique ou d’histoire pour voir combien est fortement enracinée dans notre pays cette idée, fille des études classiques et mère du socialisme, que l’humanité est une matière inerte recevant du pouvoir la vie, l’organisation, la moralité et la richesse.”

Rien de changer depuis 1850, date des pensées de Bastiat.

L’humanité, c’est-à-dire vous et moi, sommes considérés comme des demeurés, voire des veaux. L’humanité serait végétative, proche du niveau zéro, voire régressive, sans la grandeur d’âme et l’intelligence supérieure du pouvoir, c’est-à-dire de ceux qui décident de l’exercer.

Notre travail, notre dignité, notre goût pour la morale, nos engagements, ne vaudraient pas pipette, seule la grandeur d’esprit de nos chefs nous fait exister, d’abord en tant que nation, puis tout simplement en tant qu’individus.

Hier soir j’ai assisté à ce type d’exposé de la part de M. Erik Orsenna pour qui le 17ème siècle n’est que Versailles et Louis XIV, et la fin du 20ème siècle Mitterrand et la pyramide du Louvre. Aucune place pour les êtres humains qui ont peuplé ces époques.

C’est une façon de voir, ce n’est pas celle de Bastiat, ni la mienne.

J’ai peu connu Louis XIV, pas du tout Mitterrand, mais beaucoup de leurs semblables qui auraient pu accéder à leur niveau. Je puis affirmer que ce ne sont pas leurs caprices qui font notre vie. Au mieux ils l’accompagnent, au pire ils l’handicapent,  la deuxième solution étant la plus courante. Le devenir de notre pays et de nous-mêmes c’est nous qui le créons, pas eux. Ils se l’attribuent simplement, avec la complicité de l’histoire qui sélectionne les ragots la constituant.

Ceci nous amène à la Loi, aux juges

C’est avec étonnement que Bastiat évoque la doctrine “qui se fonde sur ces trois hypothèses : l’inertie radicale de l’humanité ; l’omnipotence de la loi ; l’infaillibilité du Législateur “. Où sommes-nous dans cette organisation, pense-t-il en 1850 ? Qu’elle est notre place ? Depuis, absolument rien n’a changé, ces questions ne sont pas solutionnées. Nous ne sommes toujours rien.

Les socialistes sont les gardiens de cette stagnation. Ils ne croient pas aux bienfaits du libéralisme, à la prééminence de l’individu. Pour eux, nous sommes une bande d’abrutis, rien de bon ne peut surgir de notre liberté, le législateur doit tout prévoir et la loi s’impose pour notre bien, dite par des magistrats inévitablement au-dessus de tout soupçon, déifiés.

Hélas la situation n’est pas vraiment ainsi. Les élus nous fabriquent lois sur lois, de ce côté-là pas de problème, l’encre de l’une n’est pas seiche que l’autre est déjà en cours d’imprimerie.

Par contre, pour les magistrats chargés de faire appliquer ces lois par la force, c’est beaucoup plus compliqué. Ils ont beau faire assaut d’intelligence, le résultat n’est pas à la hauteur. Pris en tenaille qu’ils sont entre des lois liberticides et les libertés individuelles qu’ils ont la prétention de protéger, les voilà sur la sellette.

Par exemple, il y a longtemps que le simple bon sens, le respect des engagements, des mandats, la correction qui refuse le droit de déposséder une personne en état de faiblesse, le droit à la propriété privée, le bénéfice de celui qui crée, qui facilite, le refus de la force du monopole, l’exercice de la libre concurrence, cet ensemble de notions essentielles à l’économie, sont totalement ignorés des magistrats.

Aujourd’hui les magistrats ont une idée fixe : affaiblir celui qui possède, au titre de l’égalité économique.

Tapie est le bouc émissaire de cette pensée, le Dreyfus de ce début de siècle. Il veut avoir l’air riche, pire il l’est, il est donc coupable et doit rendre l’âme… et le pognon.

Après lui, il y aura tous les autres.

Une preuve qui date d’hier (décidément, mauvaise journée). Pour des raisons que j’ai déjà largement expliquées ici, il me reste un stock d’invendus dans l’île de Ré. Ces biens ont été exploités illégitimement par une structure commerciale contre mon gré. J’en ai donc perdu la jouissance pendant dix ans. Les magistrats, dans un arrêt du 25 Juin 2013, analysent parfaitement la situation, confirment que j’ai été privé de la jouissance de mon stock pendant dix ans et aboutissent à ce constat stupéfiant : pas de préjudice pour moi !!!

C’est incroyable, mais cela s’explique. Pour un magistrat bien-pensant, l’économie est une affaire d’escrocs. Or, il n’y a pas de préjudice ou de vol entre escrocs, point.

Mais, comme ils se sentent investis d’un devoir de dire la loi, avant ce coup de force ils éprouvent le besoin d’analyser réellement la situation. Ce n’est qu’au moment de dire la conséquence de l’analyse que leur obscurantisme revient : pas d’argent du fait de la justice pour un agent économique, quand bien même aurait-il été lésé.

C’est ainsi que l’affaire Tapie sera rejugée, les trahisons au mandat par le Crédit Lyonnais seront effectivement confirmées, mais il sera dit que Tapie n’a pas à en être dédommagé.

Car ce n’est pas, pour un état de tradition socialiste comme la France, des individus que l’on juge chaque jour, mais, à travers les jugements, c’est une certaine idée de ce que doit être la pensée commune que l’on impose.

Il n’y a rien à attendre pour les individus de cette justice, par contre le pire est à craindre pour la bonne santé de la collectivité.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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La “Gestabercy” – les fonctionnaires – le mur

La “Gestabercy”

Il y a 70 ans, Jean Moulin était arrêté par une bureaucratie servile et stupide, au service d’un objectif délirant hélas approuvé par au moins la majorité des allemands, en réalité probablement bien au-delà de ceux-ci.

Les choses n’ont pas changé. La bureaucratie reste servile et stupide dans sa grande majorité. Pourquoi changerait-elle ? Les tenants du pouvoir, qui l’utilisent pour mettre en œuvre leurs objectifs fumeux, récompensent sa médiocrité.

C’est ainsi que les exécutants, les plus mesquins, les plus obtus, de la politique suicidaire de Bercy, sont systématiquement récompensés.

A chaque agression injuste que j’ai dû subir de ces gens, j’ai répondu par une procédure, espérant vainement en la justice. Et, chaque fois, systématiquement, les agents agresseurs ont été récompensés, en bel argent, pour eux personnellement, non imposable.

L’une de ces agents est à la base d’un vol de TVA de 400.000€, dont je suis la victime. Je désespère, presque totalement, d’obtenir gain de cause de la justice française, bien que j’engage en ce moment un recours auprès de La Cour d’appel Administrative de Bordeaux.

Par contre, cette agent, elle, a été largement récompensée, de plusieurs milliers d’Euros, pour cette captation. Depuis, elle ne cesse de saisir régulièrement mon compte en banque, avec ce lien link vous pourrez voir sa dernière saisie. Si ça ce n’est pas du harcèlement…..

Les fonctionnaires

Ne me faites pas dire que tous les fonctionnaires sont inutiles, que tous sont inefficaces ou fainéants. Je ne le pense pas.

Je soumets à votre curiosité ce texte d’Albert Cossery, tiré de “La violence et la dérision”écrit en 1964.

En Egypte, le gouverneur de la ville interdit la mendicité, le héros, Heykal, donne chaque jour une obole à un mendiant qui est devant sa porte. Face à l’interdiction du gouverneur, suivie d’une chasse aux mendiants, notre héros propose à son mendiant de passer simplement une fois par mois, il lui remettra alors en une seule fois son obole journalière, le mendiant refuse : ” Heykal ne put s’empêcher de songer à la réponse du mendiant quand il lui avait demandé de venir chez lui chaque mois pour recevoir la somme qu’il lui destinait. Ce refus de devenir un fonctionnaire, émis par un mendiant famélique, quelle insulte à la postérité; cette postérité qui ne reconnaissait que ceux qui font carrière, en suivant la commune routine. L’histoire universelle regorgeait de ces petits fonctionnaires, devenus illustres à force de travail et de persévérance dans le crime. C’était pénible en vérité de penser que la race humaine n’avait produit, en fait d’hommes glorieux, que de minables fonctionnaires, soucieux de leur avancement; dans certains cas obligés de faire massacrer des milliers de leurs semblables, pour conserver leur poste et nourrir convenablement leur famille. Et c’était cette piteuse existence qu’on osait offrir au respect et à l’admiration des foules”.

Ce texte, persiffleur, met en évidence une règle absolue : Plus un pays est misérable, plus le fonctionnaire est un personnage envié et puissant.

Dans les ouvrages de Cossery, mais aussi plus actuellement de  Al al-Aswany, dont les récits se déroulent en Egypte, on voit bien comment la pauvreté rend les privilèges du fonctionnaire enviables et ce dernier immanquablement totalitaire et haï.

Ce qui vient alors à l’esprit est effrayant. En effet, aujourd’hui personne ne doute que le trop grand nombre de fonctionnaires appauvrit la nation. Le paradoxe tient au fait que c’est justement de l’appauvrissement que le fonctionnaire tire son éclat, la notoriété de son statut. N’est-ce pas le cercle vicieux parfait ?

Le mur

Il y déjà fort longtemps j’écrivais que nos gouvernants prenaient une voie qui les mènerait : d’abord à l’incitation à la délation du bouc émissaire, puis à l’enfermement des français, plus tard à leur pillage, suivi de l’assassinat des boucs émissaires.

Les choses vont plus vite que ce que je ne le prévoyais. Un ami lecteur le fait parvenir le document suivant : link

Ainsi donc, le mur de l’enfermement se met en place, dans un premier temps pour l’argent.

Il faut vraiment que nos élus ne comprennent rien à l’économie pour agir ainsi. La prohibition de l’argent est parfaitement semblable à la prohibition de l’alcool. Alors que l’Amérique s’évertuait à prohiber l’alcool, tous en consommant, plus ou moins, la loi ne faisait que les transformer globalement en délinquants. Ce qui, évidemment, se termina en chienlit généralisée faisant le lit de la mafia.

Il faut comprendre qu’une entreprise multinationale qui paierait ses impôts en France se verrait immédiatement en difficulté concurrentielle. C’est ce qui explique que toutes ont des filiales à l’abri du délire fiscal français. Si cette comédie de justice fiscale, semblable à la comédie de la prohibition, va au bout, c’est un noir dessein qui nous attend : la misère, la vraie, celle qui transforme les fonctionnaires en roi du pétrole.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Contre-Attaque

Récemment j’ai évoqué ici la naissance de “Contre-Attaque”.

Il s’agit d’une association, fédérant des particuliers ou d’autres associations, dont le but est de traquer l’illusion dans l’espoir d’aider à atteindre la mise en place d’une société réaliste et juste.

J’ai pris des responsabilités dans cette association qui accorde une place importante à la lutte contre l’injustice dans notre société et tout particulièrement contre la zone de non-droit que sont les contrôles fiscaux.

Dans cette vidéo vous pourrez visionner mon intervention lors de la conférence de presse qui a consacré la naissance de “Contre-Attaque”:

http://www.dailymotion.com/video/x111rbp_lancement-de-contre-attaque-henri-dumas-sur-la-fiscalite_news?search_algo=2

Pour ceux qui souhaiteraient s’engager dans l’action de “Contre-Attaque”, vous pourrez à l’aide de ce lien :

http://www.enquete-debat.fr/archives/conference-de-presse-de-lancement-de-contre-attaque-29734/

Visionner la totalité de la conférence de presse et ainsi juger de l’opportunité pour vous de rejoindre notre association.

Il s’agit d’une association (non d’un parti politique), de droite, légaliste, antiraciste, activiste, dont l’objectif est de démystifier les illusions de gauche et de représenter efficacement et bruyamment la majorité silencieuse.

 

Bien cordialement.

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L’INJUSTICE

Pas plutôt débarqués sur la planète, l’injustice nous assaille. Qu’elle soit limitée ou totale, momentanée ou définitive, elle nous entreprend. Jusqu’à notre mort, elle ne nous quittera plus. Certains pensent qu’elle est inéluctable, d’autres au contraire sont convaincus qu’ils sont en mesure d’abord de la confondre, puis de la juguler.

Les premiers me démoralisent, les seconds me terrorisent.

De leurs attitudes naissent deux types d’injustice, l’injustice naturelle et l’injustice artificielle.

L’injustice naturelle

D’aucuns pensent que c’est Dieu qui l’organise, en ce qui me concerne je la crois plutôt liée au hasard. Une chose est sûre, elle frappe aveuglément. Comme anesthésiées, les victimes ont tendance à l’accepter.

Pour ceux qui observent, c’est la compassion ou le déni liés au constat qu’aujourd’hui c’est l’autre que l’injustice touche plutôt que soi-même mais que demain ce pourrait bien être l’inverse.

Cette probabilité de survenance, indéniable, relativise l’injustice naturelle pour celui qui la vit et pour celui qui la voit. Pour les deux elle est sinon acceptable du moins obligatoirement supportable.

L’acceptation étant la seule solution, le problème est donc strictement personnel. Il met en jeu toutes sortes de sentiments, de mécanismes liés à la vie, la plus part du temps impénétrables, mais relativement efficaces.

Elle a ses pleureuses qui l’accompagnent. Depuis la nuit des temps, l’homme confronté à l’injustice fait avec. Elle est partie intégrante de la vie, de la condition humaine.

Face à elle se dressent deux acteurs pour qui je n’ai guère de sympathie. D’un côté les“Zorro”, de l’autre les profiteurs. Très actifs, croyant ou prétendant éradiquer l’injustice ou encore espérant en profiter, ils vont dans tous les cas la transformer. Ainsi va naître l’injustice artificielle.

L’injustice artificielle

Le terrain d’action de ces opérateurs, altruistes ou profiteurs, est évidemment illimité tant l’injustice est universelle. Déjà, cela devrait les interpeller et les amener à douter. Force est de constater que non seulement ce n’est pas le cas, mais ils puisent dans cette immensité une sorte d’énergie, elle, inépuisable.

Ce croyant ou se prétendant artilleurs de la justice, ils bombardent jour et nuit, inlassablement, l’injustice. Ils n’obtiennent en échange que ce qu’obtient tout bombardement, un champ de ruine.

C’est alors que l’injustice naturelle, qui est toujours là sous les gravats, se trouve renforcée de l’injustice artificielle.

Celle-ci, ce n’est ni Dieu ni le hasard qui la provoque mais bien les hommes.

Cela lui confère deux particularités :

– Elle n’est plus cyclique. La victime ne peut espérer être épargnée demain. Celui qui subit l’injustice artificielle qui émane des hommes ne doit pas s’attendre à voir son destin modifié par le hasard.

– De ce fait, elle génère soit la guerre soit la soumission. Deux états qui ne sont pas enviables et dont il est préférable de se passer, mais qui sont les seules possibilités face à l’injustice artificielle déchainée par les hommes.

La sagesse

Ce serait, pour le moins, un peu de retenue pour les opérateurs, sincères ou calculateurs, souhaitant intervenir face à l’injustice naturelle.

Le minimum serait qu’ils prennent en compte, avant d’intervenir, les risques de “sur-injustice”qu’ils font courir aux autres.

Comment se peut-il qu’après des siècles de carnages et d’injustices inhérents à tous ces stratèges de l’éradication de l’injustice, ceux-ci puissent encore avoir du crédit, fomenter des utopies qui répandent de façon exponentielle cette injustice qu’ils ont la prétention de neutraliser ?

Il faut que la souffrance engendrée par l’injustice naturelle soit terrible pour que les hommes, à l’idée d’en être débarrassé, acceptent ainsi de supporter son accroissement.

 

Le vrai drame est le suivant :

Plus l’injustice naturelle tend à diminuer, plus son seuil d’acceptation se réduit, plus l’homme devient facilement accessible aux utopies d’éradication qui engendrent l’injustice artificielle.

C’est ce qui explique que les progrès de la démocratie, d’un meilleur partage des richesses, de l’amélioration de la santé, etc… génèrent, dans le même temps, une foultitude de naïfs ou d’escrocs qui prétendent se battre contre l’injustice naturelle. Or, alors que celle-ci est en partie affaiblie, ils donnent naissance à une injustice artificielle dévastatrice.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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L’affaire Tapie

Quel déballage étrange !!!

Les questions que l’on aimerait voir posées sont les suivantes :

– Oui ou non, Le Crédit Lyonnais a-t-il trahi le mandat donné par Tapie ?

            – Oui ou non, Le Crédit Lyonnais a-t-il réalisé, à l’occasion de l’affaire Adidas, une très grosse plus-value ?

            – Cette plus-value est-elle liée à la trahison du mandat, si elle a eu lieu ?

Il ne doit pas être difficile de rendre public les documents qui répondraient à ces trois questions.

Au lieu de cela, nous sommes abreuvés de foutaises hors du commun. La dernière en date tient au fait que Tapie aurait été enthousiaste à l’idée de récupérer 400 M€ !!!

On le serait à moins.

Que dire des acteurs de l’arbitrage. Que nous importe qu’ils aient ou non connu Tapie.  En quoi cela les aurait empêchés de rendre un arbitrage juste ? Ceux qui alimentent cette boue sont probablement bien plus fautifs qu’eux.

Il y a-t-il des abrutis pour croire que la justice rendue par des magistrats est exempte de combinaison amicale ou corporatiste ? Je leur conseille d’aller voir les jugements rendus par les Tribunaux Administratifs au profit des Services Fiscaux.

Sauf à imaginer que les juges devraient être enfermés dans une tour d’ivoire, il n’est pas raisonnable de croire que leurs jugements sont exempts du poids de leur vécu et de leur vision sociétale.

Cette affaire pose une question essentielle :

Un certain nombre de milliards ont été engloutis dans le Crédit Lyonnais, au profit de personne. Une infime minorité de cette somme est donc rendue à Tapie, aussitôt il remet cette somme dans l’économie réelle, elle va vivre et peut-être prospérer, même et y compris à travers son imbécile bateau.

Le conflit réel est là.

La foule s’excite, elle acclame ceux qui œuvrent pour déposséder l’entrepreneur Tapie.

Quand bien même la preuve serait rapportée que Le Crédit Lyonnais l’aurait effectivement volé, il ne faut pas lui rendre son dû.

Cet argent a été volé au profit du bien public, puisque volé par l’Etat, il n’a pas à être rendu à un particulier. D’autant plus si celui-ci saute de joie à l’idée de récupérer son bien. C’est la pensée commune.

Nous ne sommes pas loin du fond.

Que dire des acteurs de l’arbitrage. Nous a-t-on démontré qu’ils ont agi en scélérats? Ce ne sont pas des voyous. Il n’est pas impossible, il est même objectivement probable, qu’ils aient considéré, en leur âme et conscience, que Tapie avait été volé. Comment peut-on ainsi ruiner leur réputation ? Les trainer dans la boue, sans nous apporter la démonstration que leur arbitrage a été injuste ?

Puisque, quand même, la question posée est bien de savoir si la sentence arbitrale a été juste ou non.

L’avenir

Il est terriblement bouché. L’Etat, où ce qui en fait office, va se porter partie civile. Parfait. Une procédure va donc être engagée en annulation de la sentence arbitrale. Cette procédure ne portera que sur la forme de cette sentence, sur la personnalité des arbitres, non sur le fond de l’arbitrage. En admettant que l’arbitrage soit cassé, la justice va alors inévitablement devoir reprendre le dossier.

Les magistrats qui vont l’instruire seront-ils indépendants ?

Peut-on imaginer qu’ils pourraient, calculs faits, allouer à Tapie la même somme que celle de l’arbitrage, voir plus ? Non, évidemment.

Donc, ils ne seront pas plus libres que les arbitres, voir beaucoup moins.

Mais leur dépendance sera au service de la haine de l’entrepreneur et des sommes dont il doit disposer pour s’engager dans l’économie.

Cette affaire Tapie est donc fondamentale pour les socialistes, pour ceux qui prônent l’économie d’Etat contre l’économie libérale.

C’est le souhait d’en découdre sur le sujet, coûte que coûte, qui ne permet pas à Médiapart, nos impressionnants journalistes d’investigation bien de chez nous, de mettre à notre disposition les deux documents, mandat et plus-value, qui nous permettraient de savoir si Tapie est un volé ou un voleur.

Un entrepreneur, volubile et m’as-tu-vu, la tête sur le billot, quoi de mieux pour distraire les foules de la gabegie de l’Etat socialiste, de son échec économique qui nous entraine tous vers la misère.

Pauvre Tapie, il boira le calice jusqu’à la lie, qu’il ait tort ou qu’il ait raison.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Activisme et libéralisme

Il est des concepts plus faciles d’accès par la réflexion que par les actes.

Prenons “l’amour de son prochain”.

Pas de problème pour souscrire à cette idée, dans son jardin, au soleil, avec un bon bouquin et un frigidaire bien rempli.

C’est beaucoup plus compliqué à une heure de pointe, dans le métro, sur la ligne  13 Montrouge-Saint Denis, quand il commence à faire vraiment chaud.

Pour le libéralisme c’est pareil.

Mais, d’un autre côté, il n’est pas cohérant de réclamer le libéralisme à cor et à cri tout en ne s’engageant nullement par les actes.

C’est pourquoi, comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, j’ai accepté des responsabilités nationales dans le bureau de l’association “Contre-Attaque”.

J’y défendrai notamment la lutte nécessaire contre la zone de non droit que sont les contrôles fiscaux.

La présentation publique de cette association aura lieu le 18 Juin à Paris, si vous êtes disponible, n’hésitez pas à venir.

Voici la vidéo de présentation: 
link

Vous remarquerez le logo de l’association et notamment la présence de l’illusion de Müller-Lyer :

Capture-2

Il s’agit d’un signe fort, essentiel. La devise de Contre-Attaque pourrait être : “Contre-Attaque traque l’illusion”.

N’est-ce pas le questionnement essentiel du libéral à chaque instant de sa vie, de ses actions: “Ne sommes-nous pas victime d’une illusion ?”

Cette association me plait, j’espère qu’un long chemin lui sera accordé et qu’elle saura gérer l’action pour ne pas sortir des limites du libéralisme, qu’elle participera efficacement à apporter au libéralisme la place qu’il mérite dans notre société.

Bien cordialement. H. Dumas

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Les anges de l’enfer

La commission des lois de l’assemblée nationale a adopté le principe des “lanceurs d’alerte”. Ainsi sont désignés ceux qui dénonceront leur patron au fisc.

La sémantique des socialistes fait froid dans le dos. La dernière fois qu’un Etat s’est ainsi compromis dans un langage dissimulant la vérité, ce fut très grave.

Alors soyons clairs, ces “lanceurs d’alerte” quand j’étais enfant, à l’école primaire, on les appelait des “cafards”, plus tard adultes nous les avons appelés des “délateurs”.

Dans la terminologie socialiste nationale se sera donc les “lanceurs d’alerte”.

Qu’en est-il ?

Il s’agit de protéger tout employé ou fonctionnaire qui dénoncera fiscalement son patron ou son supérieur, il conservera sa place, il ne pourra plus être licencié.

Nous sommes au sommet de la bêtise. Enfin si l’on veut, puisque la bêtise étant sans limite elle n’a pas de sommet, mais bon.

C’est franchement indigne d’introduire la délation dans le monde du travail. Je croyais ce genre d’expérience réservée à Pol Pot et au Khmers rouges. J’étais naïf, les socialistes nationaux qui nous gouvernent sont beaucoup plus doctrinaires que je ne l’imaginais.

Il s’agit d’une terrible stupidité qui aura de graves conséquences.

Premièrement

Le monde de l’entreprise est un monde difficile où les enjeux créent des rapports souvent tendus. Aucune entreprise ne peut se développer sans ce que l’on appelle “l’affectio societatis”, c’est-à-dire, entre le patron et les salariés, un partage intellectuel du projet d’entreprise et des moyens pour y parvenir. Il n’est pas rare que des divergences apparaissent entre les dirigeants et les salariés, au point que la séparation est alors la seule solution.

C’est dire que, dans ce cas, donner aux salariés la possibilité de l’arme de la délation fiscale revient à lui donner un fusil pour tuer son patron.

 Il faut ne jamais avoir travaillé dans une entreprise pour ne pas comprendre cela. Effectivement, les “délations” vont affluer. Ce sera mécanique, puisqu’elles permettront de conserver de force son emploi.

Deuxièmement

La loi fiscale n’existe pas, il s’agit d’un marigot de textes qui disent tout et son contraire. S’ils n’y suffisent pas les Tribunaux Administratifs sont là pour bâcler une jurisprudence couvrant toutes les exactions fiscales des contrôleurs, je peux en témoigner.

C’est ainsi que tout contrôleur fiscal qui pénètre dans n’importe quelle entreprise peut en ressortir avec un motif pénal de redressement.

C’est le pompon, la queue du Mickey, pour ceux qui haïssent les patrons et les entreprises. Ils vont pouvoir s’en donner à cœur joie. Comme il s’agit de la haine à la mode… ça va le faire.

Franchement, avec ça, s’il reste encore un patron en France dans cinq ans, je veux bien me faire Curé.

Mais je pense que c’est en réalité le vrai but que dissimule la terminologie socialiste nationale : l’éradication du patronat. C’est ça le plan de Hollande.

Il y a longtemps que j’ai pris conscience des similitudes entre Bercy et la Stasi. Ici nous faisons un pas de plus vers l’imitation totale. Je n’ai donc aucun espoir de gagner mes différents procès, mais ce qui me fait le plus de peine c’est que mes enfants et mes petits-enfants vont devoir vivre dans cet enfer que l’on nous prépare à grands coups de mots adoucis qui cachent des horreurs.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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