Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

Bercy ou la perpétuité réelle. (vidéo)

Bonjour,

Cordialement. H. Dumas et E. Bolling

 

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L’obscénité de Bercy

Ce blog de témoignage est le vôtre. Petit à petit vous vous l’appropriez et c’est tant mieux.

La rubrique “Vos témoignages” commence à donner une idée de ce dont il est tacitement interdit de parler, de ce dont la presse officielle ne parle pas.

Je vise évidemment les dégâts obscènes que la folie meurtrière de Bercy cause au peuple français — notamment aux plus faibles — en prenant pour excuse l’égalitarisme.

Lancés dans la nature avec des pouvoirs exorbitants, de sinistres individus – quel être raisonnable et humain accepterait une telle mission —  sont chargés de répandre la terreur fiscale et de faire du chiffre.

Le marché des riches et des éventuels tricheurs est bien trop étroit pour une telle armada et une telle propagande politique.

Conséquemment, nul n’est à l’abri de se trouver pris dans les chaluts de Bercy, y compris des français ordinaires ou même en grande difficulté.

Toutes mes pensées vont à ceux et celles qui subissent ces outrages à leur vie, à leur famille, à leur travail, à leur ancienne fierté d’être français.

Je connais, d’abord leur incrédulité, puis leurs questionnements, leur lutte, leurs espoirs et pour finir leurs désespoirs, leur effondrement dans une indifférence et un anonymat qui les ramènent du rang d’homme qu’ils croyaient mériter à celui d’esclave, d’animal, de chose, auquel Bercy les relègue dans l’indifférence la plus totale de toute la société, politiques, magistrats et presse compris.

Comment en est-on arrivé là ?

C’est probablement la question que toutes les victimes se posent croyant être prises dans une mésaventure individuelle ou conjoncturelle. Il n’en est rien, le problème date de la nuit des temps, même si à chaque époque il prend une allure qui pourrait le faire croire différent.

La cause de tout est le souhait d’irresponsabilité.

Pris de vertige face au néant de la vie, l’homme ne souhaite pas l’affronter.

Il invente alors, entre sa liberté pleine et entière qui s’ouvre inévitablement sur ce néant et lui, une abstraction qui limite sa vue et lui cache ce néant.

Selon les époques il appelle cette abstraction de différents noms, par exemple : Dieu, sorcier, religion, Etat, patron, roi, président, érudition, culture, empereur, justice, médecin, etc…

Il installe ces abstractions entre lui et le néant et se croit, telle l’autruche avec sa tête dans le sable, protégé.

Il faut noter qu’il est toujours des escrocs pour crédibiliser un de ces titres abstraits — en faisant croire qu’il correspond à quelque chose – et l’endosser, le revendiquer, ce qui, à défaut de leur cacher le néant pour eux-mêmes, leur donne à tout le moins le pouvoir sur les autres. Pouvoir qui peut leur faire croire que leur bref passage par la vie sera alors plus facile pour eux. Illusion là aussi, mais bon.

C’est ainsi que la majorité des hommes, par peur du néant, échangent leur liberté contre une poignée de pois chiches qui consiste à confier les pouvoirs de décision sur leur vie à une abstraction.

Le pompon à ce sujet est le statut des fonctionnaires où il est écrit noir sur blanc qu’ils ne sont pas responsables de leurs actes dans le cadre de leur fonction, puisqu’ils représentent alors l’Etat seul responsable — un responsable qui évidemment ne peut pas l’être puisqu’il n’est lui-même qu’une abstraction —

Les fonctionnaires sont une caste étonnante persuadée de participer à l’avènement d’un homme nouveau, qui maitriserait le bonheur, qui terrasserait le néant, qui même serait en mesure d’influer sur la terre donc sur l’univers, alors qu’au contraire persuadés le contourner ils se précipitent plus rapidement que les autres vers le fameux néant.

Responsabilité et liberté

Les individus libres, capables d’accepter leur insignifiance d’être humain poussière de l’univers, ne sont qu’une poignée que les autres ont vite fait de taxer de folie, de déraison, en cherchant à les éliminer tant la vérité dont ceux-ci sont les témoins leur fait peur.

Si vous êtes un homme libre cessez de rêver, assumez votre condition qui est de faire face sans peur au néant. Cette position n’implique pas de le souhaiter, bien au contraire, mais de le respecter, de mesurer ses contraintes.

N’attendez pas l’homme providentiel qui vous représenterait, qui par exemple aurait ceci comme programme à l’élection présidentielle :

            – Suppression de la notion d’Etat qui n’est qu’une escroquerie

            – Création de deux associations type loi de 1901, une pour une armée chargée de protéger le territoire de ses adhérents, l’autre pour une police chargée de protéger leurs biens.

            – Election de magistrats bénévoles chargés de la justice et non de la loi.

Pour le reste liberté, liberté, et liberté pour chaque homme et pour ses biens qu’il acquiert librement. Compassion et charité faisant en contrepartie l’objet d’une publicité publique, que ce soit pour le receveur ou le donneur.

            – Evidemment suppression de l’impôt réduit à la simple participation aux deux associations que seraient l’armée et la police, tout le reste découlant de la libre entreprise.

Evidemment, cet homme d’une part n’existe pas, d’autre part n’aurait aucune chance d’être élu s’il existait.

Par contre, rien ne vous empêche d’être lucide, de ne pas voter et de vous préparer à foutre le camp quand tous les aveugles et leurs abstractions vont sombrer, plus tôt qu’ils ne le  prévoient, dans le néant. Sur cette planète il est toujours un endroit où la liberté existe, même si cet endroit est par essence éphémère et en constant mouvement.

Bien cordialement. H. Dumas

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INQUIÉTANTE ACTUALITÉ

Dans ce drôle de climat général, d’ambiance lourde dans laquelle nous vivons, deux nouvelles sortent du lot, l’une de façon totalement imprévisible, l’autre au contraire de façon très prévisible.

L’affaire Troadec

L’effarement est total, nous touchons le fond de la bêtise et de la cupidité réunies, “qualités” qui, jusqu’à présent, étaient présupposées chez les bourgeois et les nantis, qui épargnaient le peuple ordinaire “naturellement intelligent, bon et désintéressé”.

Les conséquences de ces deux marqueurs sont là sous nos yeux, terribles, dévastatrices, injustes, mortifères, on n’ose penser à la souffrance qui les a accompagnées.

C’est ce que vivent à grande échelle les pays damnés de la terre. Ce sont les deux moteurs ordinaires de la guerre. La toute simple réalité au-delà des fictions destinées à la cacher, telles que : religion, nation, honneur national, communauté, chefs charismatiques, stratégie politique, égalitarisme, collectivisme, etc…

C’est l’oubli de l’homme, du respect de l’individu, au profit d’un quelconque fantasme qui occulte tout, permet tout, glissant jusqu’à l’horreur totale. Génocide familial cette affaire ne diffère en rien des autres génocides.

Un point mérite d’être souligné, observé, analysé : la rumeur publique, dont la presse fut le zélé colporteur.

En effet, pendant quelques jours, le fils — adolescent présenté comme mal dans sa peau, s’épanchant sur les réseaux sociaux, en dérive quasiment sectaire, pas vraiment djihadiste mais inquiétant – a été présenté comme le suspect numéro un.

Cette rumeur marque de façon indélébile le fossé qui s’est creusé entre les générations.

La vieille génération, la mienne — celle des voleurs qui ont ruiné le pays à l’aide de la fumeuse philosophie égalitariste et refilé la facture aux générations suivantes — se croit obligée inconsciemment de dénigrer ces jeunes générations pour ne pas avoir à leur rendre de compte.

Notre presse, en pointe sur l’escroquerie, amplifie cette légende d’une nouvelle génération qui se fourvoierait sur les réseaux sociaux au lieu de se nourrir de la vérité officielle que la même presse serait la seule à détenir et avoir autorité à transmettre.

Mais ce jeune fils est mort. Il est mort de la bêtise et de la cupidité entretenues à longueur de page par la presse officielle en guise de morale oubliant le respect individuel et la liberté —  que cette même presse devrait aider à éclore –, que les jeunes finalement trouvent ou croient trouver sur le net. Le divorce est consommé.

L’élection présidentielle

Tout ici est conventionnel. Coups bas, mensonges et intrigues, ambitions personnelles, ne sont-ils pas devenus les seuls ingrédients de notre vie collective ?

L’ambiance est propice à une guerre civile, y échapperons-nous ?

L’histoire nous apprend les rythmes de la violence :

            -1- d’abord un dysfonctionnement qui atteint tout le mode. Ici, la dette et la ruine du pays. Un constat et un ressenti qui font l’unanimité.

            -2- Puis une cacophonie concernant les remèdes possibles. Autant d’hommes ou de groupe d’hommes, autant de solutions proposées. Des discussions à l’infini.

            -3- Jusqu’à la prise de conscience par les différents groupes que seule la force permettra d’imposer une solution.

La guerre est en marche. Logique, elle est la suite incontournable de la politique, de sa raison d’être exclusivement basée sur la force.

Lorsque la guerre civile est déclenchée par la gauche il s’agit d’une révolution, par la droite il s’agit d’un coup d’état.

Dans les faits aucune différence, ce sont les mêmes innocents qui paient la facture et les mêmes fumiers de lapin qui ramassent la mise.

Quelqu’un voit-il un homme ou une idée qui pourrait obtenir, à l’occasion des élections présidentielles à venir, une adhésion large et majoritaire ?

N’hésitez pas à me téléphoner, je vous en serai éternellement reconnaissant.

Hélas, personne ne m’appellera, chacun se rend bien compte que ce n’est pas ce qu’il souhaite qui va se produire, que ce qu’il souhaite lui est trop personnel.

Comme nous l’avons vu précédemment, bêtise et cupidité tiennent la corde, nul n’est prêt à composer, à abandonner son statut d’occidental gâté qui n’est plus qu’une vue de l’esprit.

Tous sont prêts à espionner d’abord, à dénoncer ensuite et à tuer finalement.

Bien cordialement. H. Dumas

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Elle et moi…..eux et nous

Tout en toi n’était que beauté,

Qu’en reste-t-il aujourd’hui ?

Tout pour celui qui sait,

Que je connais : je le suis

—-

Notre ensemble est végétal,

Toi la fleur moi la tige. 

Cela peut paraître trivial,

Ce n’est pourtant que vertige. 

—-

Forces de l’univers

Tout et rien sont en nous,

Nous n’avons besoin que d’eau et d’air

Tout le reste on s’en fout.

—-

Qui a fauché le champ ou nous vivions ?

Nous laissant seuls, fanés

Pour tous dont la vision 

Ne perçoit que l’instantané. 

—-

Pour moi rien n’a changé

Nul ne peut nous délier

Sans toi je ne suis qu’une herbe coupée

Un chaume qui blesse les pieds. 

—-

Sommet de l’écologie,

Notre couple en est

L’élément naturel le plus abouti,

N’en déplaise aux mal assemblés. 

—-

Notre fleur va disparaître,

Racines et graines comprises.

Nous avons eu l’impression d’être,

Était-ce une méprise ?

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Nous n’échapperons pas à une inéluctable spoliation !

Vous suivez comme moi les péripéties lamentables de la campagne électorale et le pire c’est que, de tout cela, dépend l’avenir de la France !

La médiatisation du processus aboutit à des dérives liées directement au mode d’élection du président de la République où tout se joue tous les 5 ans sur un coup de dés ! Je vous renvoie à ce propos à mon article (ici) sur ces questions.

Madame le Pen et Monsieur Macron caracolent en tête mais, compte tenu de la médiocrité du spectacle et des candidats, me vient seulement à l’esprit l’idée qu’ « au royaume des aveugles, les borgnes sont rois ! » ce qui est tout sauf satisfaisant !

Le FN, sans la nullité de politiciens d’avantage préoccupés de leur carrière et du maintien de leurs petits et grands avantages, n’aurait jamais dû cesser d’être ce qu’il était au départ : un groupuscule extrémiste xénophobe à l’idéologie nationale socialiste et jamais un jeune inconnu, certes extrêmement charmeur et non dénué de qualités, mais sans aucune expérience, ni parti, ni mandat, ne devrait pouvoir être pratiquement certain d’atteindre la magistrature suprême !

Mais pas d’inquiétude, tout cela se paiera un jour ou l’autre et probablement beaucoup plus tôt que vous ne l’imaginez car les nuages s’accumulent et ils sont lourds de conséquences quant à notre avenir …

Sans entrer dans le détail des programmes des candidats qui prévoient presque tous une augmentation des dépenses et de l’emprise de l’Etat ni envisager les probabilités d’une cohabitation ou coalition et en se focalisant sur les engagements de réduction des dépenses publiques de MM Macron et Fillon, il est possible d’imaginer ce qui va se passer car il est désormais pratiquement acquis que :

– si c’est Marine le Pen c’est la faillite assurée,

– si c’est M Macron ce sera une cohabitation impuissante

– et si c’est M Fillon, l’homme intègre qui a menti aux français et dont le comportement des derniers jours apparaît rien moins que pathologique, ce sera l’impuissance par manque de légitimité.

La France va donc continuer à fonctionner cahin caha comme elle le fait depuis déjà trop longtemps … le seul point certain à ce jour étant que le pouvoir qui sortira des élections devra “gérer” une dette publique au montant pharaonique (2.200 mds € soit 100% du PIB) ;  laquelle apparaît à ce jour impossible à rembourser !

Or, la règle pour un Etat est la même que pour un ménage : pour réduire l’endettement il faut soit gagner plus soit dépenser moins afin d’avoir plus de recettes que de dépenses ; c’est à dire que la réduction de l’endettement passe nécessairement par l’obligation de dégager un excédent budgétaire suffisant pour permettre de faire face aux dépenses courantes mais aussi aux charges d’intérêt et au remboursement des emprunts qui arrivent à échéance.

Or, les chiffres sont extrêmement simples et c’est là où l’on mesure toute la difficulté de revenir sur une situation extrêmement dégradée :

La  dépense publique, y compris les dépenses sociales, est égale à 57% du PIB soit environ 1.327 mds d’€. Pour passer de 57% du PIB à 47% du PIB, soit 10% de moins, il faut donc réduire la dépense publique de 220 Mds € (2.200 mds €x10%) !

Tous les ans, le déficit budgétaire s’élève, au mieux, à 66 mds (chiffre 2016)  ce qui signifie que l’Etat français dépense 60 à 70 mds € en trop chaque année et que, sur 5 ans, si on ne fait rien, la dette va augmenter mécaniquement de 330-350 mds € ; compte non tenu de la tendance naturelle à la progression des dépenses publiques !?!

De plus, il ne faut pas oublier que le vrai budget de l’Etat est de 288 mds € par an (montant total des impôts collectés); ce qui signifie que le montant du déficit budgétaire, soigneusement camouflé aux français, s’élève en réalité à 23% soit quand même bien plus qu’un 3.3% du PIB qui apparaît in fine bien insignifiant !

On doit donc constater que, malgré une pression fiscale record à 44.7% du PIB, l’une des plus élevées du monde (en raison d’une dépense publique située à 10 points au dessus de la moyenne européenne), l’Etat français ne parvient pas à faire face à ses dépenses et doit emprunter massivement pour assurer ses fins de mois !

Et, compte tenu du fait que le montant des frais d’intérêts sur la dette s’élève à environ 45 mds € par an, on s’aperçoit que la France ne dégage même pas d’excédent primaire (différence entre les recettes et les dépenses – déduction faite de la charge d’intérêts) puisque 66-45= 21 mds de déficit annuel hors charge d’intérêts !

A contrario, cela signifie que pour arriver seul équilibre du budget il faut dégager un excédant de 45 mds d’€ ! Le gap est donc de 111 mds € (66+45) alors que nous sommes à la merci d’une simple remontée des taux d’intérêts ; laquelle apparaît inéluctable !

Et dans ces calculs il ne faut pas perdre de vue que les fonctionnaires représentent une charge égale à 45% des dépenses de l’Etat et que ce montant apparaît quasiment  comme incompressible et limite beaucoup les possibilités d’action  alors que, par l’effet mécanique des progressions de carrière, ce poste ne cesse de s’alourdir ; sauf réduction importante du nombre des fonctionnaires et/ou réduction de leurs rémunérations !

Ce n’est donc pas par hasard que les traités européens ont interdit aux Etats de dépasser un taux d’endettement de 60% du PIB car on sait que lorsque l’endettement atteint 100% il est pratiquement impossible de revenir en arrière !

L’emprunt est une manière de vivre au dessus de ses moyens sans en payer le prix mais il ne faut jamais oublier que les déficits et la dette d’aujourd’hui sont les impôts de demain alors qu’il est certain que nous arrivons à la fin d’un cycle et que l’on ne pourra pas empiler des dettes à l’infini !

En tout état de cause, les prévisions des candidats, si l’on s’en tient aux 2 seuls candidats qui ont prévu de « s’attaquer » à la dette, apparaissent complètement irréalistes et sont bien loin du compte eu égard à la gravité de la situation, car, sans entrer dans les détails, que disent-ils ?

– M Macron prévoit de réduire les dépenses publiques de 60 mds sur 5 ans soit gaillardement 10 mds € par an. La dette progressera donc encore de 270 mds (330-60).

– M Fillon prévoit de réduire les dépenses publiques de 110 mds sur 5 ans ce qui n’est guère plus crédible car la dette progressera de 220 mds € (330-110).

Et ce à la condition expresse qu’il n’y ait aucun accident de parcours !

Nous sommes donc bien loin du compte car rendez-vous compte qu’avec un excédent budgétaire de 20 mds € (après paiement des intérêts) ce qui représente déjà un effort de 80-90 mds d’€ par an par rapport à la situation actuelle (-66+20), il nous faudrait rien moins que 110 ans pour apurer la dette ! (2.200/20).

Ainsi, on le voit, c’est un effort minimum de 90 mds d’€ par an qu’il faut faire pour commencer à espérer réduire la dette. Nous sommes donc bien loin des projections des candidats qui parlent d’ailleurs assez peu voire pas du tout de cette question !?!

Le cœur du déclin de  la France reste l’effondrement de notre compétitivité du fait d’une dépense publique trop élevée et sa restauration est la clé du retour au plein emploi et à l’équilibre financier.

Seulement, dans la société bloquée qui prévaut en France, gavée à la dépense publique et où la moindre réforme suscite des mouvements de foule plus ou moins violents, je ne vois pas un gouvernement, quel qu’il soit, adopter autre chose que des mesures à la marge (dites coup de rabot).

Alors, que va-t-il se passer ?

Il convient se rappeler que les dépenses sont en principe votées par le parlement mais je n’ai pas retrouvé trace d’un vote de l’Assemblée Nationale rejetant un budget pour cause de dépenses excessives et de mise en danger du pays mais il est vrai que le problème est qu’en France le Parlement, au lieu de contrôler le gouvernement et l’exécutif, passe son temps à voter des lois contraignantes pour les citoyens ; lois qui ont été élaborées dans le secret des cabinets ministériels, à l’Elysée ou le plus souvent à Bercy !?!

Aucune mesure sérieuse n’étant envisagée de réduire drastiquement le train de vie de l’Etat, il est donc probable que la dépense publique va se maintenir au taux très excessif de 57% du PIB, voire même va progresser encore du fait de sa tendance naturelle à augmenter et la dette va continuer à augmenter … jusqu’au jour où il faudra payer les conséquences des politiques irresponsables et aventuristes de politiciens professionnels qui, pourtant, ne se sentent ni responsables ni coupables et cela va coûter cher, très cher !

Ainsi que je l’ai expliqué dans un précédent article (ici) le danger d’une économie basée sur la dette est qu’elle est fondée sur la confiance et sans confiance, plus de crédit !

C’est pourquoi, les programmes de gouvernement de ces 2 candidats commenceront, juste après les élections, par un certain nombre de « mesures appropriées » inévitables car, bien entendu, ils sont parfaitement informés et conscients de la réalité de la situation :

On commencera par essayer de parer au plus urgent et utiliser toutes  « les bonnes vieilles recettes » qui ont fait la preuve de leur nuisance : Augmenter les impôts sur tout ce qui peut être taxé et gratter à la marge sur les dépenses et les niches fiscales.

On augmentera les taxes sur les carburants et la TVA passera à 23% ou 25% en expliquant que c’est la TVA sociale ou anti-délocalisation ou patriotique pour sauver les emplois français ! (1 point de TVA c’est 10 milliards de recettes enfin en théorie).

On augmentera la CSG, voire même on la rendra progressive (comme l’impôt sur le revenu), cet impôt si  « juste » qui vous fait payer des impôts sur des impôts et des revenus non perçus, et notamment en l’appliquant aux livrets A, D, PEL, PEA et autres,

Et d’une manière plus générale, on taxera tout ce qui peut l’être (à vous de voir), voir (ici) mon article sur ce que peut faire un Etat aux abois !

L’Etat augmentera les transferts de charges vers les collectivités locales tout en réduisant leurs dotations ; et les collectivités locales seront évidemment dans l’obligation d’augmenter les impôts dits locaux.

Des mesures préparatoires ont déjà été prises et notamment le prélèvement à la source qui va entrer en vigueur en 2018 et qui permettra d’occulter le montant de l’impôt tout en ouvrant la possibilité de l’augmenter rapidement, avec effet immédiat (et non plus avec un an de décalage comme c’est le cas actuellement) mais aussi la suspension temporaire, mais sans limite puisque renouvelable, du remboursement de certains placements et notamment des contrats d’assurance-vie … en cas de nécessité.

Seulement, tout cela à terme ne sera pas suffisant et n’aura qu’un simple effet retardateur car la dette continuera à progresser notamment parce que ces mesures auront un effet récessif du fait de leur poids excessif sur l’économie (ménages et entreprises) ; avec pour conséquence à terme de limiter les rentrées d’impôts et des taxes qui ne seront pas suffisantes pour « boucher le trou » en raison de la mauvaise activité économique mais aussi de la résistance grandissante des français à l’impôt ! C’est l’histoire du chien qui court après sa queue ou l’effet Laffer !

Or, la crédibilité de l’Etat français s’appuie sur sa capacité à faire rentrer les impôts ; car jusqu’ici les français gueulent mais ils paient (mais il faut dire aussi que l’Etat s’est donné les moyens de recouvrer l’impôt coûte que coûte – le taux de perception de l’impôt atteint le chiffre incroyable de 99%) … mais si les impôts ne rentrent plus suffisamment, l’échéance du krach se rapprochera inexorablement !

Evidemment, cette progression constante et ininterrompue, à des montants gigantesques, de la dette publique ne manquera pas d’inquiéter les autres membres de l’UE, la Commission et surtout les prêteurs car à un moment ou à un autre, tout ce petit monde va tirer les conclusions qui s’imposent à propos d’une politique utopique à l’échec avéré. La France n’est plus en mesurer de contrôler ses finances et les conditions d’accès au marché deviendront alors de plus en plus difficiles !

Les taux d’intérêts vont monter car, soyez assurés que les prêteurs internationaux, qui portent 60% de la dette française, savent déjà tout cela ; ce qui veut dire qu’au moindre doute ils se sépareront des titres représentant la dette française dont plus personne ne voudra et que nous subirons un choc de confiance sur la dette !

Il nous faudra alors fournir une « prime de risque » c’est à dire que les taux d’intérêts auxquels on pourra placer de la dette vont augmenter constamment et provoquer de graves tensions au niveau budgétaire. (Les taux pour la Grèce sont montés jusqu’à 40% pour l’emprunt à 10 ans).

Nous risquons donc d’être confrontés à plus ou moins brève échéance à un véritable choc des taux d’intérêts et un garrot financier se mettra alors en place ; garrot qui serrera jusqu’à ce que la dette devienne insoutenable c’est à dire que le déficit va augmenter de plus en plus vite, les finances publiques seront alors totalement hors de contrôle, on sera dans une trappe à dettes c’est à dire  que la dette va progresser plus vite que le PIB !

Nous aurons l’occasion de nous en apercevoir très rapidement car si vous voyez que les taux d’intérêt se mettent à augmenter fortement, vous saurez alors que le processus est engagé et qu’il sera inéluctable.

La seule issue sera alors, selon une expression dont les français ne mesurent pas toute l’étendue, de « mobiliser l’épargne » du pays pour solder, autant que faire se peut, la dette colossale de l’Etat français; avec l’argument déjà utilisé par F Mitterrand en 1983 : il n’y a d’autre solution possible !

L’Etat et ses commensaux de Bercy passeront alors à la deuxième phase : la répression fiscale et financière qui n’est pas autre chose qu’une spoliation de l’épargnant mais aussi des bénéficiaires des retraites et allocations de toutes natures !

Pas d’état d’âme car le gouvernement d’alors n’aura alors plus le choix pour éviter le défaut.

La logique étatique étant de contrôler la population de plus en plus et de tout faire pour que l’argent tourne dans un circuit imposé par l’Etat, on rétablira le contrôle des changes puis, en dernier recours, on passera au prélèvement à la source , mais pas sur les revenus, sur le capital c’est à dire sur les dépôts … opération déjà connue sous le néologisme « chryprage des comptes » et n’escomptez pas que cette ponction se fera à partir de 100.000 € histoire de vous rassurer et de vous dire que vous n’êtes pas concernés : l’Etat vous fera les poches à partir du premier € !

L’Etat sera donc contraint de reprendre d’un coup ce qu’il a distribué depuis 30 ans par clientélisme ; le problème étant que cette reprise se fera forcément sur le dos de ceux qui peuvent payer c’est à dire ceux qui ont eu la prudence de faire des économies ; ce qui fait que ce sont toujours les mêmes qui paieront en fin de compte !

Cela signifie que les banques fermeront normalement le samedi et ne rouvriront pas le mardi ; le temps de mettre en place cette petite mesure  extrêmement simple à réaliser puisque tous les comptes bancaires se résument désormais à une simple ligne d’écriture informatique. Il suffira donc d’entrer le taux applicable et le tour sera joué ! Les banques verseront servilement leur obole (enfin la vôtre) à Bercy.

Peut-être le savez-vous mais cette solution a été préconisée par le FMI (Fonds monétaire International).

Bon évidemment, il faudra réunir le Parlement en urgence pour voter une loi autorisant cette pratique mais cela ne posera aucun problème pour des députés qui votent la plupart des temps des textes qu’ils n’ont même pas lus !

Evidemment, cette mesure ne s’adressera qu’aux pauvres français moyens comme vous et moi qui auront eu la faiblesse de faire des économies car les membres de la caste dirigeante, bien informés et initiés, auront probablement retiré leurs billes avant.

En toute fin de processus, l’histoire peut même se terminer par une mise sous tutelle de la Commission Européenne, de la BCE et du FMI, comme cela a été le cas pour la Grèce et Chypre; avec toutes les conséquences qui pourront en découler !

Au mieux, on s’en tirera avec un rééchelonnement des dettes publiques au prix d’une ruine partielle des épargnants par le biais d’emprunts forcés non remboursés à des taux cassés.

Cette opération sera dénommée : consolidation ou restructuration de la dette publique et vous feriez bien de savoir que cette opération a déjà eu lieu en Grèce et elle a abouti à l’annulation pure et simple de 110 mds d’€ de créances privées.

Les porteurs français de dette française feraient donc bien de se méfier car, s’il n’est pas question d’annuler la dette française détenue par les créanciers étrangers pour des questions de crédibilité, il est tout à fait loisible à l’Etat français d’annuler tout ou partie de sa dette vis-à-vis des détenteurs français dont les compagnies d’assurance qui vous ont su vous refiler des contrats d’assurance-vie basés essentiellement sur la dette française (OAT à 10 ans). Quand on sait qu’il y en a pour 1.700 mds d’€ ; cela donne une idée de la marge disponible !

Ne vous méprenez pas : ce scénario est déjà prêt et les acteurs du système étatique lorgnent sur vos encours bancaires et sur les totaux des Livrets A (237 milliards) ainsi que sur tous les autres placements que vous vous obstinez à faire gonfler soit au total environ 6.000 mds € de liquidités potentiellement captables directement ou indirectement !

Conclusion n° 1 : Un débiteur, même s’agissant d’un Etat, ne doit jamais se mettre en position d’être sous la domination et le contrôle de ses créanciers car il perd alors toute liberté d’action dans la gestion de ses affaires et perd de facto sa souveraineté;

Conclusion n°2 : Sauf à faire défaut, il n’y a pas d’exemple de non remboursement ; il faudra payer quoiqu’il arrive et l’Etat est capable de tout pour y arriver ; simplement le pouvoir recule pour l’instant l’échéance mais un jour les évènements imposeront cette issue !

L’Etat, malgré toutes les déclarations rassurantes qui peuvent vous être faites, n’est pas là pour vous vouloir du bien !

Le vol, le parjure, le mensonge et l’extorsion sont les moyens ordinaires d’action d’un Etat aux abois et ses moyens sont quasiment sans limites !

Mais, soyez assurés que c’est pour votre bien que l’Etat vous confisquera vos économies !

Votre propriété est en fait un usufruit à durée indéterminée … jusqu’au moment où l’Etat aura décidé de vous le reprendre !

Conclusion n° 3 : Méfiez-vous du montant de votre solde bancaire et de la nature de vos placements ! A vous de voir ce qu’il convient de faire mais ne comptez pas sur votre banquier pour vous le dire ; il a juste l’ordre de vous dénoncer au moindre geste suspect !

Et surtout, ne venez pas ensuite vous plaindre et dire qu’on ne vous avait pas prévenus !

Bien cordialement.

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LE SUPERBE BILLET DE CLAUDE REICHMAN

Un homme qui sait de quoi il parle.

Honneur à son courage, à sa ténacité, à sa lucidité en un mot à son humanisme.

                 Claude REICHMAN

Lettre ouverte à Mesdames et Messieurs
                           les hauts magistrats

Vous avez adopté, le 1er février 2016, une « délibération commune du premier président de la cour de cassation et des premiers présidents des cours d’appel ». Vous demandez une « réforme d’envergure de nature à garantir que l’Autorité judiciaire soit soustraite à toute forme d’influence », de façon à ce que nos concitoyens bénéficient « en toute circonstance de l’accès à un juge indépendant et impartial ».

Vous mettez en cause évidemment « la pénurie persistante des moyens matériels et humains » de l’Autorité judiciaire, et de ce point de vue, vous avez raison. Mais permettez-moi de vous dire que l’indépendance et l’impartialité ne dépendent pas des moyens matériels de la justice. C’est dans votre esprit et dans votre morale que ces vertus, que vous avez le devoir de pratiquer, doivent résider.

Or le spectacle lamentable que donne la justice française est aux antipodes de ses devoirs. Quand on constate que la cour de cassation viole systématiquement la Constitution en se faisant juge constitutionnel en lieu et place du Conseil constitutionnel afin de lui disputer la première place dans l’institution judiciaire, quand on voit les tribunaux des affaires de sécurité sociale bafouer les lois de la République et que les cours d’appel et la cour de cassation leur donnent raison, quand on constate que les magistrats ont de la haine pour les honnêtes citoyens et une infinie tendresse pour les délinquants, on ne peut que se dire qu’il y a quelque chose de pourri au royaume de France.

La vérité, Mesdames et Messieurs les hauts magistrats, est que vous n’avez aucune légitimité pour rendre la justice « au nom du peuple français ». Vous n’êtes que des fonctionnaires de justice. Si vous aviez su vous élever au dessus de votre condition et aviez donné la preuve de votre qualité d’âme, on vous absoudrait de n’être pas indépendants matériellement. Je cherche en vain les occasions où vous vous seriez comportés ainsi. Je cherche en vain les décisions courageuses, celles qui vous font gagner l’estime du peuple et qui constituent le meilleur capital – le seul sans doute – de toute institution judiciaire. Je cherche en vain l’affection que le peuple, partout et toujours, porte aux juges qui l’aiment et le défendent en s’appuyant sur le droit et non sur l’opportunité politique et les intérêts de carrière.

La justice française est détestée du peuple. C’est le plus terrible des verdicts. Et cette condamnation est sans appel, car les magistrats ont pendant trop longtemps abusé de notre patience.

Aujourd’hui, un pouvoir digne de ce nom devrait renvoyer tous les juges et les remplacer par de nouveaux magistrats ayant exercé préalablement des activités civiles dans la société concurrentielle, ce qui garantirait qu’ils connaissent la vie et non pas seulement les arcanes des palais dits de justice. Et rien ne leur confèrerait plus d’indépendance que leur élection par le peuple, au lieu de leur désignation par le pouvoir.

En attendant ces indispensables réformes, faisons nôtre la position de l’ancien premier président de la cour de cassation, M. Guy Canivet, qui demande à l’Etat d’exercer l’action récursoire contre les juges, c’est-à-dire de les faire payer pour leurs fautes. Gageons que ce serait au moins, pour des magistrats imbus de leur irresponsabilité, le commencement de la sagesse.

La République et l’institution parlementaire ont été capables, à la suite du scandale d’Outreau, de soumettre les faits à une commission parlementaire, dont les travaux exemplaires ont mis cruellement en lumière les défaillances individuelles et collectives de l’institution judiciaire. Bien entendu, dans notre régime politique impuissant, aucune réforme n’en a résulté. C’est pourquoi on peut dire aujourd’hui avec certitude que la révolution est désormais inéluctable. Mesdames et Messieurs les hauts magistrats, Mesdames et Messieurs les juges, il ne vous reste plus qu’à trembler.

Claude Reichman

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Un Etat de droit … ou à peu près !

Je viens de visionner la vidéo de ce jour de notre ami Henri Dumas qui m’apparaît très en colère !

Il soulève avec raison un certain nombre de points fondamentaux pour lesquels nous français moyens n’avons aucun moyen d’action.

Je ne peux m’empêcher de réagir.

Attention : ce qui suit ne va pas plaire !

Règle n°1 : les politiciens ne sont ni responsables ni coupables (voir les élections qui vont aboutir à n’importe quoi) dans l’exercice de leurs fonctions ou mandats,

Règle n°2 : les magistrats ne sont ni responsables ni coupables dans l’exercice de leurs fonctions,

Règle n°3 : les fonctionnaires ne sont ni responsables ni coupables dans l’exercice de leurs fonctions,

Règle n°4 : contrairement aux Etats Unis, où la constitution protège le citoyen contre les abus de l’Etat et où l’ordre judiciaire est réellement indépendant sans que le pouvoir exécutif puisse intervenir de quelque manière que ce soit dans son fonctionnement (voir les péripéties de M Trump à ce sujet), en France, la Constitution stipule que c’est l’Etat (c’est à dire les personnes sus désignées) qui est le garant des libertés individuelles.

On appelle tout ça un Etat de droit alors qu’il faut bien constater que le Parlement, au lieu de contrôler l’exécutif, passe le plus clair de son temps à voter et entériner des projets de lois que les députés n’ont bien souvent même pas lus et qui ont pour but essentiellement de contrôler les français en leur imposant des règles administratives de plus en plus contraignantes et de plus en plus insupportables !

Evidemment, on comprend que ça ne puisse pas fonctionner correctement surtout que l’indépendance de la magistrature est en France une pure vue de l’esprit (compte non tenu qu’une part notable des magistrats, qui devraient statuer de manière impartiale, sont politisés – à gauche du côté du “bien” forcément !).

Dans notre conception de la démocratie il y a 3 ordres : le législatif, l’exécutif et le judiciaire mais c’est essentiellement une vision théorique de la séparation des pouvoirs datant de Montesquieu et de Tocqueville.

En France, il n’y a que 2 pouvoirs : l’exécutif et l’administration ; le tout fonctionnant pratiquement sans aucun contrôle !?!

Ceux qui pratiquent les tribunaux civils et administratifs (pour ces derniers on touche le fond du système !) connaissent tous les travers rapportés dans la vidéo mais on vous répondra que la justice est rendue par des hommes et qu’elle est donc faillible et que, de toute façon, si vous n’êtes pas satisfait d’une décision, vous pouvez user des voies de recours !

Le monde de la magistrature est un monde très spécial dans lequel l’élément le plus important du comportement du magistrat est la soumission à l’autorité et surtout pas l’indépendance !

J’en sais quelque chose puisque j’ai postulé, il y a longtemps, pour l’usage de la passerelle entre avocats et magistrats et « passer de l’autre côté de la barre » !

Les circonstances ont fait que j’ai eu à leur révéler que je n’étais pas aussi soumis (« dans le moule » si vous préférez) qu’attendu … (j’ai même été « sermonné » par Monsieur le Procureur de la République, himself dans son grand bureau), avec pour conséquence que je n’ai pas pu devenir magistrat.

La justice se fait malheureusement trop souvent la complice servile du pouvoir (les tribunaux administratifs en sont l’exemple le plus criant) mais il ne faut pas oublier que tout le système administratif et étatique est organisé de telle manière que les textes de loi sont faits pour protéger l’Etat et ses agents contre les « administrés ».

Bien sûr, on peut rappeler l’abominable Fouquier-Tinville (accusateur public des tribunaux révolutionnaires qui a envoyé des centaines de pauvres victimes à l’échafaud ; dont la malheureuse Marie-Antoinette) ou encore l’épisode malheureusement très méconnu des « sections spéciales » sous Vichy.

Concernant ce dernier point, combien de hauts magistrats se sont compromis avec le pouvoir illégitime de l’Etat français du maréchal Pétain ? Tous ou à peu près !

Combien de hauts magistrats ont été poursuivis à la libération pour faits de collaboration, de trahison, d’indignité ? Aucun mais comment s’en étonner dans un pays où toute l’administration s’est mise au service de l’occupant allemand et de son infâme police politique !

Néanmoins, j’ai rencontré, surtout chez les magistrats civils (tribunaux judiciaires), des personnes très compétentes, très consciencieuses, qui faisaient très bien leur travail et même au-delà ; même s’ils ne me donnaient pas toujours raison !

Le problème soulevé par M Dumas est celui plus général du pouvoir, étant entendu que le pouvoir corrompt et que le pouvoir absolu corrompt absolument !

Le problème du pouvoir et de ses dérives est inhérent à toute société humaine ; à charge pour cette société de l’organiser de telle façon qu’il soit contrôlé de manière efficace afin d’en limiter les abus. Je vous renvoie sur ce point à mon article sur la Constitution de 1958 ici.

Malheureusement, il ne me semble pas que cette vision des choses soit partagée par les détenteurs de l’autorité et du pouvoir bien que l’exposition médiatique et les réseaux internet exercent une pression considérable permettant d’espérer qu’un jour ce système soit réformé ; tout en sachant quand même qu’aucun système n’est parfait.

Bien cordialement.

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LA JUSTICE : CETTE MONTAGNE D’ORGUEIL (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas

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LES CONTRÔLEURS DES IMPÔTS REFUSENT CATÉGORIQUEMENT D’ÊTRE FILME PENDANT LE DÉBAT ORAL ET “CONTRADICTOIRE”.

Henri Dumas en voulant filmer son débat oral et contradictoire avec l’inspecteur du fisc Louis Martino en 2007 ne s’imaginait pas que cette demande allait l’entraîner à la ruine, dans un premier temps, et dans un combat de plus de 10 ans avec la justice française. Et ce n’est pas fini !

Dans ce combat il sera condamné, à de multiples reprises, en dépit de tout esprit de justice.

Nous sommes en 2017, les mœurs et coutumes ont considérablement évoluées. Nous sommes entrés dans l’ère de la numérisation.
Dès l’age de 6 ou 7 ans tout le monde possède un téléphone portable.
Tout le monde filme tout le monde.
A tout va !
Depuis de nombreuses années les vidéos servent de preuves, même officieuses. La vidéo, c’est la preuve imparable.
On le constate tous les jours à chaque instant.

Les gardes à vues maintenant sont filmées.
Après une levée de boucliers, elles sont entrées dans les procédures et plus personne ne s’en plaint et les remet en questions.

Les flics dans la rue vont enfin être équipés de mini caméra portables.
Fini les conflits interminables, les contestations à tort ou à raison.
Devant le nombre exponentiel des plaintes mettant en doute la parole « assermentée » des fonctionnaires de police, le plus simple et incontestable était d’enregistrer leurs faits et gestes. Nous y sommes enfin.
La vidéo ne ment pas, elle ne transforme pas les faits ni les paroles prononcées.

Cela a deux avantages que même un bambin peut comprendre :
Les flics se sachant filmés, adieu les bavures et la transformations de celles-ci.
Les citoyens se sachant filmés ne pourront plus hurler à la bavure ou déclarer qu’ils étaient sages et polis…

Les caméras ont envahi notre vie.
Nous sommes filmés dans la rue, le métro, dans les magasins.
Les caméras, qu’on le veuille ou non, font partie intégrante de notre vie.
Personne ne peut plus vous interdire de filmer ce que vous avez envie de filmer…

Henri Dumas fut un précurseur et il connut le sort habituel des précurseur: le bûcher. Comme au temps de l’Inquisition, où contester ou mettre en doute le dogme vous y envoyait direct.
C’était l’époque où la terre était plate et où elle était le centre de l’univers.
(Comme Bercy est le centre de la France)

Par chance, ces certitudes incontestables ont disparu.
La science et la raison ont changé notre vie.
L’évolution est constante, et ce qui était vrai hier ne l’est plus aujourd’hui.
Aucune certitude est définitive.
Toutes les croyances sont remises en question et se transforment.

La parole des fonctionnaires assermentés, au vu de nombreux abus, n’est plus crédible.
Seul la Justice la défend encore mais cette position est chaque jour plus branlante.
Les citoyens ne croient plus à l’honnêteté des assermentés, quels qu’ils soient.
La vidéo va remettre les choses en place et c’est un grand pas en avant pour la démocratie. Seuls les dictatures refusent ces preuves implacables. Les dictatures souhaitent « œuvrer » dans le silence et la discrétion.

Bercy refuse que l’on filme ses agents lorsque vous les rencontrez, pour le fameux débat oral et contradictoire.
La bonne question est : pourquoi Bercy refuse obstinément, sous des prétextes bidons, que ses agents soient filmés ( même de dos, en floutant leurs visage et sans dire leur nom)?
Ont-ils quelque chose à cacher ?
La réponse, vous l’avez deviné, est oui.
Ils peuvent vous mentir, affirmer des choses et pouvoir en vous redressant
abusivement, nier ce qu’ils vous ont déclaré.
Et, ils sont assermentés.
Vous l’avez dans l’os.
Et profond.
Si vous les attaquez au tribunal, bien du courage messieurs dames !

Combien de temps vont-ils encore pouvoir tenir ce combat d’arrière garde et anti-démocratique. Je sais bien que la démocratie Bercy s’en bat les cacahuètes, mais un jour et c’est inexorable Bercy sera obligé d’accepter que ces agents soient filmés.

En attendant ce jour, combien de milliers de gens seront encore (abusés?) et ruinés par des inspecteurs assermentés?

Merci Henri pour votre combat, nous sommes avec vous.

Emmanuel Bolling

 

L’enregistrement du débat et la deuxième des revendications de ce blog :

LE BUT DE TEMOIGNAGE FISCAL d’Henri Dumas

NOUS NOUS BATTONS POUR OBTENIR:

  • Transparence du dossier fiscal.

  • Enregistrement du débat oral et contradictoire.

  • Présomption d’innocence pour le contribuable

(Contentieux à l’initiative du Fisc, preuves à sa charge)

  • Contentieux relevant exclusivement de tribunaux civils indépendants.

  • Redressement exigible uniquement après jugement en dernier ressort.

  • Possibilité d’engager la responsabilité personnelle des contrôleurs.


RAPPEL : MOBILISONS NOUS. SIGNEZ LA PÉTITION. (Colonne à droite)

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JUSTICE ET (in)DIGNITÉ (Vidéo)

Bonjour,

Le lien pour la note en délibéré : LIEN

Cordialement. H. Dumas

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Nous ne sommes pas égaux : il y a ceux qui sont tout, et nous qui ne sommes rien.

Dès le stade du guichet ou du standard téléphonique d’une de ces structures en faillite matérielle et morale dont l’ensemble se fait appeler l’Etat français le ton est donné : on s’adresse à vous comme à une merde, un sous-homme.

Sachez-le, ils sont l’élite, vous êtes la plèbe, leurs esclaves, ils n’ont pas de compte à vous rendre.

Alors que c’est quand même vous qui les payez et eux qui sont censés être à votre service.

Les conclusions de Mme BERTINCHANT pour l’audience du 27 Février 2017, sont à ce sujet un grand moment : LE LIEN

En dehors du ton général condescendant, plusieurs choses sont remarquables dans ces conclusions qui seront soutenues à l’audience publique de 27/2/2017.

            -1- Mme Bertinchant se demande par quel pêché d’orgueil je peux prétendre représenter les français dans ce conflit qui vise le droit à la preuve lors du débat oral et contradictoire à l’occasion d’un contrôle fiscal.

Et pourtant… lorsqu’elle conclut le 22 Février 2017, elle prend des conclusions responsives aux miennes qui ne sont pas en sa possession  

Je ne lui ai posté mes conclusions que le Jeudi 23 Février 2017.

Il a donc fallu qu’elle en prenne connaissance lors de leur publication sur ce blog le 15 Février 2017, dans le billet “Les rendez-vous judiciaires”.

Or c’est clair, ce blog s’adresse bien à tous les français, modestement et sans orgueil déplacé.

Pour mémoire, je ne pense pas que Mme Bertinchant lise mon blog pour en partager la philosophie, je pense même que sa lecture lui est pénible. Mais elle le lit, c’est donc qu’elle le trouve important – petite consolation —

            -2- Mme Bertinchant écrit noir sur blanc dans ses conclusions, ce que nous savions déjà mais qu’il est bon de rappeler : le fonctionnaire est irresponsable de ses actes… dont acte.

            -3- Mme Bertinchant a une idée strictement pharisienne de la justice qui n’aurait rien à voir avec le fond, qui ne saurait exister que pour la forme.

Forme que des pauvres pékins comme vous et moi sont incapables de maîtriser, alors : passons notre chemin, et vite, s’il vous plait…..

Lundi je vais en prendre plein la tronche, il n’est même pas impossible que l’on ne me permette pas de m’exprimer…. à cause de la forme.

C’est la vie dans notre belle démocratie :  — mais qui sont ces culs-terreux, qui plus est “fraudeurs fiscaux”, comment osent-ils demander justice, savent-ils seulement ce qu’est la justice ???

C’est ce que pense ce système pour se rassurer et pouvoir nous tuer en paix avec lui-même.

Bien cordialement. H. Dumas

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L’économie, la société, les banlieues.

Lors d’un billet précédent j’ai établi un parallèle entre l’oxygène que l’on ne voit pas mais sans lequel il n’y aurait pas de vie, pas de merveilles de la nature, et l’économie que l’on ne voit pas non plus, sans laquelle pourtant il ne peut pas y avoir de société.

Ce point me parait important, pas pour ceux qui sont conscients de la place de l’économie mais pour tous les autres que l’on doit convaincre.

Si nous n’emportons pas leur conviction, ils penseront que la société est bâtie sur d’autres critères, courront à leur perte et donc à la notre.

Celui qui regarde la nature peut croire que c’est le vent, le soleil ou autre signe tangible qui crée notre monde, il se trompe. Ailleurs dans l’univers, où il y a du vent et du soleil, sans oxygène il n’y a pas de vie. Le maître de notre nature est l’oxygène.

Pour aller plus avant dans notre explication sur l’économie, base non visible de toute société, nous allons parler des banlieues, c’est le moment ou jamais.

Donc nous sommes dans les années 60 et 70 du siècle passé. C’est le plein emploi. Les industriels ont besoin de main d’œuvre, elle va venir du Maghreb et de l’Afrique. Ce seront des travailleurs non spécialisés, dont le sacrifice sera apparent et justifiera la notion de regroupement familial.

Comme tout humain, ces travailleurs de base souhaiteront un avenir meilleur pour leurs enfants. Certains de ces enfants accèderont à un meilleur statut, d’autre non, tous rencontreront une hostilité réelle à les voir désirer autre chose que leur fonction de travailleur primaire, même pour les générations montantes.

Cette hostilité va générer chez ceux qui la subissent un regroupement communautaire qui se traduira par un regroupement géographique, notamment en banlieue.

Et là, une économie va se développer.

Cette économie sera facilitée par l’apport important d’argent illégal lié à des activités illicites faciles à dissimuler par le cloisonnement du communautarisme.

Cet argent illégal — mais aussi celui d’activités parfaitement légales — va constituer le capital nécessaire à l’éclosion d’une économie spécifique et localisée.

Capital et économie ainsi captés vont générer une société quasi indépendante, avec tous les attributs d’une société complète.

Ainsi trouvera-t-on des dominants, des dominés, des donneurs d’ordre, des exécutants, un ordre spécifique, des gardiens de l’ordre, des penseurs, une expression artistique, culturelle, etc…  tout ce que l’économie génère lorsqu’elle est suffisante pour provoquer la naissance d’une société.

Cette société, au fil du temps, est montée inexorablement en puissance, et elle continue.

Son organisation et sa différence sont arrivées à un tel niveau qu’elle n’est plus intégrable à la notre, que l’avenir ne peut être qu’une cohabitation ou un affrontement entre les deux sociétés.

Un constat

Cette société naissante sait inconsciemment ce qu’elle doit à l’économie, elle la respecte et tend à la développer, pendant que notre société se croit bien au dessus de l’économie et en fait peu de cas.

Cette différence de perception est porteuse de conflits.

C’est pourquoi aujourd’hui, les candidats au poste suprême qui ne mettent pas l’économie au premier rang de leurs préoccupations auront inévitablement à gérer le conflit qui ne peut que s’installer entre ces deux sociétés et la compétition économique invisible qu’elles vont engendrer, sous couvert de culture, de religion ou de tradition qui ne sont que des hologrammes.

Le pire candidat – et c’est un signe – est justement celui qui s’est produit sur scène sous la forme d’un hologramme.

Vous ai-je convaincu de regarder l’économie non pas comme un outil de plaisir, mais comme le squelette qui porte toute société, sans lequel il n’y a tout simplement pas de société possible ?

Ce regard vous amènera à respecter le capital, ceux qui l’ont en charge, à fuir l’emprunt et les impôts confiscatoires, à protéger l’économie générale, au prix de votre propre intérêt s’il le faut, pour garantir la vie de votre société si vous y êtes attaché, si la liberté veut dire quelque chose pour vous.

J’aurais pu prendre l’exemple des mini-sociétés que sont les familles.

Si le taux de divorce atteint dit-on 80% chez nos jeunes couples, la plupart du temps c’est une mauvaise estimation de l’importance de l’économie dans le couple qui génère l’échec.

A la décharge de tous ceux que le hasard de la vie n’a pas mis au contact de l’économie, qui n’en n’imaginent même pas l’existence, il faut dire que rien n’est fait pour les éclairer sur le sujet.

Tout est fait pour, au contraire, laisser croire que c’est aux feuilles et non au tronc que l’arbre doit sa réalité.

Ainsi, les conséquences sociales de l’économie sont prisent pour sa cause.

L’ordre tente de faire croire qu’il est affranchi de l’économie alors qu’il est évidemment son serviteur.

Il en est de même pour la culture, la pensée, la philosophie, la politique, les croyances, la science, la communication, les jeux, etc…

Devant tant de fausses pistes, n’est-il pas normal qu’un très grand nombre ne perçoive pas l’invisible rôle structurel de l’économie ?

In fine ce rôle parait toujours, malheureusement il est alors en négatif et c’est trop tard.

Je crains que ceux qui sont conscients de tout cela soient amenés à passer un tour, ce n’est pas cette fois qu’un président prendra à bras le corps nos problèmes économiques, peut-être le prochain s’il n’y a pas de guerre civile entre temps.

Bien cordialement. H. Dumas

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La France : Ce pays qui aime les idées … farfelues !

La campagne électorale bat son plein … de scandales, de coups tordus, et j’en passe !

Jamais, depuis que M Fillon rencontre quelques problèmes d’image et de crédibilité, les élections n’ont été aussi ouvertes …. sur le n’importe quoi et bien malin celui qui pourrait, à ce jour, donner le nom du vainqueur !

Le problème qui se pose est l’offre alternative au programme de M Fillon présenté comme le seul crédible … car, quels sont les autres candidats ?

Madame Le Pen et son programme économique inepte,

Monsieur Mélenchon et son programme économique inepte,

Monsieur Hamon et son programme économique inepte,

Monsieur Macron, le candidat attrape-tout, l’homme ni de droite ni de gauche mais plein d’humour, avec un programme inconnu, qui fait de la comm’, qui vend du rêve, dit une chose et son contraire et surtout ce que souhaitent entendre ses interlocuteurs du moment !

En effet, si M Fillon, avec ses stratégies de communication hasardeuses, ne dépasse pas le 1er tour, personne ne sait comment vont se reporter les électeurs …les favoris du moment étant Le Pen et Macron mais rien n’interdisant d’imaginer un 2ème tour Le Pen/Hamon !

Le plus incroyable est que l’accumulation des intentions de vote sur les trois premiers candidats présentés comme « antisystème » donne rien moins que 60% de l’électorat potentiel ; ce qui m’apparaît très inquiétant !

En effet, les solutions économiques préconisées par ces 3 candidats ne sont même pas crédibles et ne devraient même pas mériter un quelconque intérêt !

Or, cette poussée de l’électorat vers des candidats aux programmes « atypiques » a des effets qui ne sont pas encore perçus par les français (mais il est vrai que le sujet n’est évoqué ni par les politiques, ni par les journalistes) mais qui ne trompent pas et qui traduisent une anticipation des marchés quant à de futures difficultés (encore) de/avec la France …

Début février, les taux d’intérêts auxquels la France emprunte ont connu un accès de fièvre en passant de 0.00% en 2016 à 1.50% début février 2017 (OAT à 10 ans). Heureusement, l’émission du 16 février est revenue à 0.00%.

Les marchés envisagent une possible arrivée de Mme Le Pen au pouvoir et un possible Frexit car il est vrai qu’après le Brexit et l’élection de M Trump, évènements qui ont balayé les politiciens en place, les sondages, les idées reçues, la presse mainstream, l’élection de Mme Le Pen n’apparaît finalement plus comme tout à fait impossible ; elle est même donnée au second tour dans tous les cas de figure !

Les marchés s’inquiètent donc et perdent confiance alors que la confiance est la base de notre système économique scandaleusement basé sur la dette car, sans confiance, plus de prêteurs donc plus de crédit alors que les services du Trésor ont prévu d’emprunter au moins 185 milliards d’€ sur les marchés en 2017 !

Autrement dit, les affaires françaises sont mal engagées et les pays de l’Europe du nord nous regardent avec un mélange d’inquiétude, de mépris et d’étonnement !

On me dira : « L’économie n’est pas tout » il y a aussi les problèmes d’insécurité, de terrorisme, de laïcité, de chômage et d’immigration mais d’une part le chômage dépend largement des enjeux économiques et d’autre part c’est quand même notre avenir, celui de nos enfants et de nos petits enfants, qui est en jeu.

Le constat :

La situation de la France n’est franchement pas brillante car l’Etat français vit au dessus de ses moyens depuis longtemps, tous les comptes publics sont dans le rouge, les fins de mois ne sont assurés que grâce à des emprunts sur les marchés ; aucune réforme digne de ce nom n’étant intervenue depuis au moins 20 ans à part un alourdissement ahurissant du poids du secteur public !

En fait, les chiffres sont catastrophiques et le pouvoir qui sortira des urnes devra gérer une situation calamiteuse et potentiellement délicate ; voire très délicate !

Nous étions déjà le pays en Europe qui affiche le nombre de chômeurs le plus important (+500 000 chômeurs de longue durée en 5 ans), la croissance la plus faible (1,1%), la dette publique la plus grosse, le plus gros déficit budgétaire … et nous avons maintenant le plus gros déficit du commerce extérieur avec 48 milliards d’euros pour 2016 (pendant que l’Allemagne a un excédent de 250 mds € ce qui fait quand même, entre leurs excédents et notre déficit, un différentiel de presque 300 mds € !).

En fait, nous continuons à nous enfoncer alors que le monde entier a bénéficié au cours des quatre dernières années d’une conjonction de facteurs très favorables, et notamment d’un pétrole pas cher, d’un € fortement dévalué et de taux d’intérêt proches de zéro.

Et la Cour des comptes vient de révéler que 40 % de la baisse du déficit budgétaire enregistrée depuis l’arrivée de F Hollande a été obtenue … grâce à la seule baisse des taux d’intérêt.

F Hollande avait promis de réduire les déficits : Avant son élection le déficit annuel était de 70 mds €, il a augmenté les impôts de 70 mds € et après augmentation des impôts, le déficit est toujours de 70 mds € … donc il n’a pas tenu les dépenses et l’argument initial n’était qu’un élément de langage !

De la même façon, le gouvernement avait prévu de réduire la dépense publique de 50 mds d’€ en 5 ans ; on sait aujourd’hui que ce projet est resté lettre morte ou à peu près !

Nous en sommes désormais à 2.200 mds € de dette représentant 98.4% du PIB !

Pour utiliser des formules qui « claquent » : Sous Sarkozy la dette s’est alourdie de 600 mds € et  sous Hollande elle s’est encore aggravée de 400 mds soit tout de même en 10 ans 1.000 milliards € de dette en plus qu’il faudra un jour ou l’autre rembourser.

La France fait figure d’homme malade de l’Europe et elle est désormais un système qui fabrique de la dette publique et du chômage, tout en protégeant certaines catégories socioprofessionnelles du fait de leur statut et qui oblige sa jeunesse à se résigner ou à s’exiler.

C’est devenu un système économique fondé de manière malsaine sur la dette notamment parce que l’adoption de l’€ nous a permis de violer la règle selon laquelle un pays qui a de mauvais comptes a nécessairement une monnaie de mauvaise qualité qui ne lui permet pas de s’endetter au-delà d’un certain niveau sur les marchés.

L’archétype de cette transgression est la Grèce, avec une dette de plus de 180% du PIB, qui, si elle avait conservé la drachme, n’aurait jamais pu s’endetter comme elle l’a fait car les marchés ne lui auraient tout simplement pas prêté ! Il en est de même de l’Italie qui accumule une dette égale à 130% du PIB.

Certains, dont le FN, incriminent l’€ pour invoquer une crise imputable à l’Europe et justifier leur projet de sortie de l’Union européenne alors qu’en fait certains pays d’Europe, dont la France, traversent une crise de la dette c’est à dire que les politiques, par peur de mécontenter l’électeur ou ne sachant pas résoudre certains problèmes, ont préféré la fuite en avant et emprunter à tout va sur les marchés en profitant des taux bas offerts par la monnaie unique !

Et désormais … le train est lancé et plus personne ne sait comment l’arrêter ou ne souhaite même pas l’arrêter puisque les candidats dits anti-système souhaitent même au contraire dépenser encore plus !

Ce qu’on ne vous dit pas :

Ce qu’on ne vous a pas dit c’est que le gouvernement actuel s’est lancé dans des opérations de manipulation comptable destinées à masquer la réalité de la situation !

– d’une part, par maquillage des comptes publics car le gouvernement a reporté pas mal de charges de 2017 à 2018, dont notamment le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) pour les entreprises qui se traduira par une baisse de recettes de 5 mds € pour l’État en 2018.

– d’autre part par maquillage des comptes du chômage qui va violemment remonter après juin 2017 notamment pace que les fonds de formation sont dépensés (une circulaire du ministère du Travail datant de mi-janvier a prévu une enveloppe de 29.000 emplois d’avenir et 138.000 contrats aidés non marchands (administrations, hôpitaux, associations) dans les six premiers mois de l’année) – soit quand même 835 millions d’euros (70% de la dotation prévue dans le budget) qui seront dépensés au premier semestre… et comme ce sont des emplois artificiels subventionnés, la fin des subventions entraînera la fin des emplois subventionnés et l’explosion des statistiques du chômage !

– enfin, les tensions sur les taux d’intérêts risquent d’avoir pour effet d’entraîner une aggravation rapide de la dette car il est probable que la période des taux 0 touche à sa fin ; ce qui risque d’être dramatique surtout si la dette augmente plus vite que le PIB (nous serons dans une trappe à dettes) !

Et évidemment tout ça va ressortir après les élections !

Les propositions des candidats :

MM Fillon et Macron ont dit qu’ils prendraient des mesures pour ramener les dépenses publiques de 57 à 50% du PIB mais :

– concernant M Fillon, qui a le programme le plus abouti de réduction des déficits, personne aujourd’hui ne peut être sûr qu’il ait une chance d’être élu ; même s’il conserve le socle de l’électorat de droite et que ses chances ne sont pas totalement perdues …

– concernant M Macron, son programme économique reste flou hormis son intention de faire appel à l’Etat stratège, de supprimer le RSI (régime social des indépendants) et d’augmenter fortement la CSG (par basculement des charges sociales salariales) … cet impôt injuste à fort rendement qui fait payer des impôts sur des impôts et que tout le monde paie !

Quels sont les programmes des autres candidats ?

– Selon les socialistes, c’est l’austérité des 5 dernières années qui a coulé le pays et non la violente augmentation des impôts, l’excès de réglementation qui pénalise tous les secteurs d’activité, le poids de la dépense publique non productif sur le secteur marchand. De ce fait, il n’est pas question de réduire les dépenses. Au contraire, il est prévu de s’affranchir des règles européennes, d’augmenter le nombre de fonctionnaires et la part de l’Etat. On prévoit le retour au socialisme révolutionnaire et la rupture avec le capitalisme, la mondialisation, la finance, afin de déboucher sur l’égalité, ou plutôt l’égalitarisme, la fraternité, la solidarité. D’ailleurs, comme il n’y a plus de travail, on va distribuer de l’argent gratuit à tout le monde (Revenu Universel) ce qui n’est pas autre chose qu’une forme de relance par la consommation dont on sait depuis 1981-1983 (époque Mitterrand) que c’est une catastrophe économique car elle enrichit les autres pays exportateurs et appauvrit les français par le biais de l’inflation. Par ailleurs, l’effet pervers de ce genre de mesure est de couper toute une partie de la population du travail pour la faire basculer dans l’assistanat tout en pulvérisant littéralement les finances publiques par une aggravation délirante de la dette publique !

– du côté de l’axe souverainiste/front de gauche, il n’est pas non plus prévu de réduire les dépenses bien au contraire. Le programme est clair et surfe sur la vague du Brexit (dont personne n’a pu mesurer à ce jour les conséquences puisqu’il n’a pas encore commencé mais dont on sait qu’il coûtera fort cher aux britanniques) et sur la vague Trump, (Mme Le Pen s’identifiant clairement à celui-ci), alors qu’on va vite s’apercevoir qu’elle ne mènera nulle part car D Trump est un pitre inconséquent arrivé au pouvoir à la faveur d’un rejet de la classe politique traditionnelle ! Pour faire court, pour eux, c’est non à l’Europe, non à l’€, non au libre-échange, non à la mondialisation, non à la BCE, au FMI, à l’OMC (organisation mondiale du commerce), non aux efforts de compétitivité, non à la baisse des charges des entreprises et aux réductions de dépenses publiques (M Mélenchon a même prévu de dépenser 272 milliards de plus), non au pacte de responsabilité, mais oui aux nationalisations (banques, énergie, entreprises dites stratégiques sans savoir lesquelles), oui au recrutement de fonctionnaires (M Mélenchon veut en recruter 1.5 million !?!), oui au retour à la retraite à 60 ans après 40 annuités sans tenir compte de l’allongement de la durée de vie, oui au contrôle administratif généralisé de l’économie, oui aux prix administrés, oui à la planification, oui au repli derrière les frontières, oui au protectionnisme prétendument intelligent (oxymore) !

Seulement, l’utopie économique et l’incantation patriotique en tant que programme c’est un peu court et, avec ces programmes, c’est clairement un retour à l’Etat français du maréchal Pétain ou aux plus belles années de l’Union Soviétique !

Le problème c’est que les français croient encore aux solutions miraculeuses sorties du chapeau d’un sauveur hypothétique qui permettra de résoudre tous les problèmes, au minimum en ne faisant aucun effort, et au maximum en escomptant que ce seront les autres qui paieront !

Mais il est vrai que beaucoup de français sont persuadés de l’aphorisme présidentiel en ce qui concerne l’argent public : « ça ne coûte rien puisque c’est l’Etat qui paie » !

Or il y a toujours quelqu’un qui paie et ce que vous recevez gratuitement a nécessairement été pris, voire extorqué, à quelqu’un d’autre ! Ce que l’on peut résumer par la règle « il n’y a pas de repas gratuit » !

Frédéric Bastiat économiste du 19°s énonçait déjà : « l’Etat, cette fiction aux termes de laquelle tout le monde essaie de vivre aux dépens de tout le monde » !

Bien évidemment, il reste la solution miracle : La sortie de l’€ !

J’en ai longuement parlé dans mon article du https://www.temoignagefiscal.com/y-a-t-il-un-interet-a-sortir-de-le-et-a-revenir-au-franc-francais-3-articles-premiere-partie/ et du https://www.temoignagefiscal.com/y-a-t-il-un-interet-a-sortir-de-le-et-a-revenir-au-franc-francais-deuxieme-partie/ sur l’intérêt d’une sortie de l’€  et sur les réels dangers d’une telle option essentiellement idéologique !

Il ne faut pas oublier que 60% de la dette française est détenue par des créanciers étrangers soit tout de même 1.320 mds € et il est exclu, en cas de sortie de l’€, de les rembourser avec des francs sans crédibilité sortis tout droit des presses de la Banque de France. Nous serons donc contraints de les rembourser avec une monnaie acceptée au plan international (€ s’il survit au Franxit, DM, $ ou £ GB) ce qui veut dire que nous serons obligés de constituer des réserves de changes au préalable.

Là ou le discours de Mme Le Pen est incohérent c’est que si c’est pour garder la parité avec l’€ il ne sert à rien de changer de monnaie !?!

En fait, on sait que le but avoué est de dévaluer sans savoir où cela nous amènera car nul ne peut savoir, une fois le processus de dévaluation engagé, quand il s’arrêtera car, sauf à adopter une monnaie non convertible, le FF sera confronté aux autres monnaies.

Il faut être lucide : la parité du franc vis à vis de l’€ tiendrait la 1ère journée pour dévisser ensuite d’au moins de 30% ce qui signifie que votre patrimoine va fondre de 30% … pour commencer !

La perte serait donc au seul niveau de notre dette de 2.200 mds € :

  • Pour les créanciers étrangers de 1.320×30% = 396 mds € carrément impossible à leur faire « avaler » !
  • Pour les français détenteurs de titres français 880×30%=264 mds
  • Et pour les 6.000 mds € d’économies évaluées des français : 1.800 mds effacés qui dit mieux !

C’est à dire que nous voilà devant 2.460 mds € de richesse rayés d’un trait de plume du fait d’une décision de quitter l’€ !

Sans compter que cette phase peut se poursuivre par une dévalorisation constante de la monnaie pendant plusieurs mois jusqu’à atteindre un plus bas qui peut même dépasser 50% !

Il m’étonnerait fort que ça se passe bien !

Sans compter que, sans crédit, plus de commerce, plus rentrées de devises … c’est le blocage complet de l’économie !

En fait, quand on a un système économique basé sur la dette, on évite de porter atteinte à la solvabilité du débiteur car faire ce que veut faire Mme Le Pen c’est porter directement atteinte au crédit et il m’étonnerait fort que les prêteurs se précipitent ensuite pour nous financer après un tel massacre !

En fait, Mme Le Pen et M Mélenchon font une erreur économique fondamentale en croyant que la monnaie contrôle l’économie alors que la monnaie est avant tout l’indicateur des capacités économiques, bonnes ou mauvaises, d’un Etat. L’€ n’est pas parfait mais c’est plutôt une monnaie forte et surtout c’est une monnaie stable ce que ne sera certainement pas le FF !

La monnaie ne doit pas être un enjeu purement électoral surtout que Mme Le Pen sait que la sortie de la France de l’€ et de l’Europe provoquera l’explosion de tout le système !

Les économies européennes sont en effet très imbriquées (70% de nos exportations sont faites vers l’Europe et 69% de nos importations proviennent de l’Europe).

Fermer les frontières est donc une ineptie magistrale !

Toutes les recettes prônées par les LE PEN, Dupont Aignan, Mélenchon et autres Hamon sont inapplicables car elles sont pour l’essentiel irréalistes ou tout simplement grotesques !

Car, malgré tout ce qu’on peut vous dire, il n’y a pas de solution miracle sinon vous imaginez que cela se saurait ; et tous ceux qui vous disent le contraire sont des menteurs ou des inconscients. Ils exploitent seulement à leur profit l’insatisfaction chronique et générale du genre humain !

Il est vrai qu’ils sont aidés en cela par des politiciens qui rejettent la « logique comptable » puisque leur argumentaire relève pour l’essentiel de l’incantation (c’est la faute aux étrangers, au grand capital, à l’Europe, à l’€ etc !).

En fait, les français semblent atteints d’une forme de déni de la réalité et de conservatisme qui les rendent incapables d’assumer les contraintes du marché et de la mondialisation. Plutôt que de voir dans la modernité, l’Europe et la mondialisation, des opportunités de croissance, d’emplois, de progrès et de richesse, les français ont tendance à y voir des facteurs anxiogènes ; d’où la tendance au repli et à la protection revendiquée par les souverainistes soi-disant pour protéger les français !

Cela laisse rêveur et en dit long à la fois quant à la crédulité des électeurs à propos d’un tel catalogue d’inepties et quant l’irréalisme d’une partie de la classe politique mais faut-il s’en étonner dans un pays où l’on préfère taper à l’ISF sur le capital et les investissements pourtant seuls susceptibles de créer des emplois plutôt que sur les « œuvres d’art » qui n’ont d’autre but que de faire échapper à l’impôt des biens taxables (car c’est un vrai mécanisme légalisé d’évasion fiscale) et accessoirement de satisfaire l’ego de leurs propriétaires ou encore où l’on est persuadé que le trou du budget relève de la seule fraude fiscale (en ce compris l’optimisation fiscale qui est légale mais insupportable au yeux de certains), sans voir que la dette accumulée est avant tout due à la mauvaise gestion des deniers publics et non aux pratiques fiscales des entreprises qui restent, quoiqu’il arrive et quoiqu’on en dise, les seuls créateurs de richesse.

N’oubliez jamais, l’Etat n’est pas un créateur de richesse c’est juste un créateur d’impôts et un prédateur fiscal particulièrement organisé pour cela !

La situation actuelle de la France me rappelle étrangement celle de la Grèce avant le krach avec des partis traditionnels totalement décrédibilisés et des populistes promettant n’importe quoi car nous constatons que, comme pour la Grèce, la seule offre politique sérieuse émane d’un homme aujourd’hui complètement décrédibilisé alors que les autres candidats ont des programmes utopiques voire même carrément dangereux !

La seule différence, et elle est de taille, est que pour la Grèce ce sont les autres qui ont payé mais que pour la France ce seront les français qui paieront car le krach sera tellement énorme, tellement violent, que personne ne pourra nous sauver de la faillite !

Les byzantins en 1450 (encore la Grèce) persistaient à se passionner et discourir sans fin de problèmes religieux purement théologiques et totalement abstraits pendant que les turcs assiégeaient Constantinople !

On sait comment l’histoire s’est terminée !

Les français discutent et rêvent (d’où ce titre  tiré d’un livre écrit par un professeur d’Oxford d’origine mauricienne Sudhir Hazareesingh, « la France, ce pays qui aimait les idées ») !

Ce dont les français ne semblent pas être conscients c’est que, quoiqu’il arrive, ce sont eux qui paieront l’irresponsabilité, l’inconséquence des politiciens qu’ils auront choisis et qui, pour l’essentiel, ne brassent que du vent !

Bien cordialement.

 

 

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L’OXYGENE

À l’instant où vous ouvrez ce billet vous êtes peut-être abattu, persécuté, désespéré, cerné par cette folie qui consiste à prétendre que vous devez expier je ne sais quelle faute pour que les autres puissent vivre, accéder à leurs droits au mépris des vôtres.

Si c’est le cas faites ceci : ouvrez les yeux, regardez autour de vous.

Quelque soit l’endroit où vous soyez il y a — là ou très près — une parcelle de la beauté du monde : un coin de ciel bleu, une perspective campagnarde, un océan, des montagnes, un morceau d’architecture, un visage, les possibilités sont illimitées.

Il se peut aussi que vous soyez justement en train de contempler une de ces merveilles en buvant un verre dans un restaurant d’altitude ou au bord d’un rivage tahitien.

Dans tous les cas vous ne verrez pas ce sans quoi tout ce que vous voyez n’existerait pas : l’oxygène.

Sans oxygène pas de vie, sans vie pas de beauté du monde.

L’oxygène est le support de la vie de son exception qui ne nous lasse pas et que les hommes toutes tendances confondues s’accordent à vouloir protéger, il est pourtant invisible.

Si maintenant, malgré les problèmes que vous rencontrez — ou justement parce que vous n’en rencontrez pas — vous avez de la tendresse, un intérêt marqué, pour l’humanité, dites-vous ceci : il n’est pas d’humanité possible sans économie.

Tout comme la nature disparaîtrait sans l’invisible oxygène l’humanité disparaîtrait sans l’invisible économie.

Le parallèle ne s’arrête pas là.

Face à ces deux éléments invisibles mais indispensables il est trois attitudes possibles :

            -1- l’indifférence, chacun prend et jette en fonction de ses envies, de ce qu’il considère être ses besoins, en ignorant  l’invisible.

            -2- L’injustice, chacun prive un autre pour prendre plus de cet invisible, selon un code ou des règles l’avantageant.

            -3- La raison, tout le monde profite et protège l’invisible, au prorata de sa position, en prenant soin d’en augmenter globalement la masse.

Personnellement, sensible à l’économie, j’affirme que tout acte économique bien pensé doit aboutir à un gain pour toutes les parties concernées, à une augmentation globale de l’élément invisible qu’est l’économie.

Nous devons rejeter l’idée que l’économie serait secondaire, alors qu’elle est fondamentale.

Nous devons rejeter l’idée que l’économie est fatalement injuste, alors que sa base même est le respect de l’intérêt de chaque partie à son accomplissement.

Nous devons accepter l’idée que toute société humaine est économie.

Nous devons, chacun de nous, nous engager dans chaque acte de vie, donc d’économie, à faire en sorte qu’aucune des parties prenantes ne soit lésée.

Nous devons donc tout savoir et comprendre de l’existence de l’économie.

Savoir et comprendre que son usage et son respect ne passent pas par l’égalitarisme.

Pas plus qu’il n’est envisageable que chaque être vivant dispose et use de la même quantité d’oxygène il n’est envisageable que chaque être humain use et dispose de la même quantité d’économie.

L’essentiel est que globalement l’économie soit suffisante et en augmentation au prorata de l’augmentation de la masse humaine, et qu’à chaque augmentation chacun ait sa part.

Quand l’économie manque, ou paraît manquer, l’homme est aussi dépourvu que la nature en manque d’oxygène.

Les apprentis sorciers, qui ont la prétention soit de reléguer l’économie à l’arrière plan soit de la réduire en la régulant artificiellement, commettent un vrai crime contre l’humanité dont les conséquences sont parfaitement visibles partout où ils interviennent.

Egalitaristes et socialistes puissent-ils un jour entrevoir l’invisible économie et en comprendre les règles.

Ce serait un grand pas vers la paix, l’harmonie et la sérénité.

Bien cordialement.

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Arrêtez d’emmerder les français !

 

Vous avez peut-être entendu parler du rapport de la Cour des Comptes à propos des finances publiques de l’année 2016.

Le constat est catastrophique mais, bien entendu, les recommandations de la Cour ne seront suivies d’aucun effet !

Parmi les gabegies dénoncées, figure la fameuse écotaxe, avec ses portiques et son partenariat public/privé qui permettait, dans des conditions assez obscures, à une entreprise privée (écomouv’) de collecter, moyennant une très confortable commission, des impôts sur le dos des transporteurs routiers.

Selon la Cour, la perte en capital est d’un milliard d’€ en raison de la nécessité d’indemniser écomouv’ pour la rupture anticipée du contrat qui présentait plusieurs curiosités juridiques et particulièrement celle de ne prévoir aucune indemnité de retard à la charge d’écomouv pour la mise en place du dispositif alors qu’il y avait un retard très important !

Et, selon la Cour le manque à gagner fiscal serait de 10 milliards d’€ !

Je n’ai jamais fait partie des « bonnets rouges » mais j’ai immédiatement compris, à propos de cette affaire, les points suivants :

  • ce type de marché public/privé est typique de ce que l’on appelle du capitalisme de connivence qui n’est accessible qu’à certains initiés gravitant dans l’orbite du pouvoir et des hauts fonctionnaires habilités ; avec tous les passe droit imaginables liés au caractère opaque du marché !
  • je n’ai jamais cru à l’argument écologique (mais je suis un écolo sceptique) et ai surtout vu dans ce montage un mécanisme destiné avant tout à récupérer de nouveaux impôts en profitant d’une « vague verte » qui surfe sur la culpabilisation du citoyen persuadé qu’il doit tout faire pour limiter son « empreinte carbone » alors que nous devons être convaincus que l’homme, quoiqu’il fasse, porte atteinte à l’environnement depuis qu’il existe !
  • il était évident que cette taxe serait forcément répercutée par le transporteur sur son affréteur et que celui-ci l’aurait répercuté sur son ou ses clients qui l’auraient à leur tour répercutée sur le consommateur final c’est à dire nous ! (comme c’est le cas pour toutes les autres taxes !).
  • j’ai toujours vu avec suspicion ces portiques et me suis vite persuadé que ces appareils, s’ils pouvaient identifier les camions et leur appliquer une taxe, pouvaient tout autant le faire avec les voitures ; les moyens informatiques actuels permettant à peu près tout ; surtout que l’Etat et ses décideurs n’ont jamais reculé devant l’extension d’un impôt, surtout s’il rapporte !
  • l’Etat a immédiatement converti la taxe perdue en TCIP (ancienne taxe intérieure sur les produits pétroliers) ou taxe sur les carburants ; laquelle représente 100% du prix du produit final ; sans rencontrer d’ailleurs d’opposition de la part de la population pourtant motorisée à plus de 80% !
  • mes doutes se sont vus confirmés par la pratique en vigueur à Londres où des caméras placées à l’entrée de la ville peuvent identifier tous les véhicules et leur appliquer un péage !

Or, je viens de lire un article dans la revue AUTOPLUS, parue ce vendredi 17 février, que la pastille verte Crit’air allait se généraliser à toutes les agglomérations de plus de 250.000 habitants ; ce qui veut dire qu’en cas d’alerte pollution tous les véhicules ne remplissant pas les critères requis et fixés par l’autorité publique ne pourront plus circuler !

Si vous regardez la carte établie par ce journal, vous allez vous apercevoir que si vous n’avez pas un véhicule de moins de 5 ans vous ne pourrez plus circuler du tout et d’ailleurs, signe qui ne trompe pas, la revue conseille même aux personnes n’habitant pas dans les zones concernées, d’acheter la fameuse vignette qui présente cette caractéristique extraordinaire d’être payante alors que, dans 4 cas sur 5, elle aura surtout pour fonction d’interdire à leur possesseur d’utiliser leur véhicule !

Payer volontairement un impôt (car c’est un impôt) pour ne pas pouvoir rouler ; c’est l’ultime stade du socialisme rampant !

Or, je suis persuadé que ce système sera vite dévoyé car il est déjà prévu de mettre en place aux entrées de Paris (et ses communes adjacentes) des caméras qui pourront identifier votre voiture, vérifier si vous avez la vignette adaptée pour pouvoir circuler ce jour là, mais aussi contrôler si vous avez un téléphone à la main et contrôler si votre contrôle technique et votre attestation d’assurance sont bien à jour !

Je suis conforté dans cette opinion par le fait que vous avez sans aucun doute remarqué que les alertes « pollution » se généralisent ; ce qui laisserait à penser que la situation s’aggrave et qu’évidemment VOUS en êtes les responsables !

Le problème est que cette présentation des faits est totalement fausse car la principale cause de l’augmentation du nombre d’alertes « pollution » tient essentiellement au fait que les seuils d’alerte ont été considérablement abaissés ! En fait, il y a beaucoup moins de pollution qu’il y a 20 ans !

Par ailleurs, il est bon de savoir que le transport routier n’entre que pour 17% dans la pollution de la région parisienne alors qu’elle est la seule à être stigmatisée ! L’essentiel de la pollution provient du chauffage domestique (au fuel) !

A Marseille, la pollution est essentiellement due aux raffineries de pétrole de Lavéra, Rognac et la Mède !

Bien évidemment, rien n’interdit de penser que le stade suivant sera la mise en place d’un péage généralisé basé sur cette fameuse vignette Crit’air qui n’est pas qu’un banal macaron apposé sur votre pare-brise mais un élément très précis d’identification de votre véhicule contenant une quantité assez surprenante d’informations (dont le numéro de châssis !?!).

Par ailleurs, les possesseurs de véhicules de plus de 5 ans ne doivent pas s’illusionner quant au sort qui leur sera fait ; ce qui m’interpelle quand même quant à la capacité des personnes à faibles revenus de pouvoir « suivre » un pareil délire écologico-administratif  alors que nous savons tous que les transports en commun sont notoirement insuffisants voire carrément inadaptés !

Pour ma part, j’appelle tout ce montage un flicage généralisé et ce qui m’inquiète c’est que personne ne semble s’en étonner ni s’insurger devant des pratiques qui sont évidemment de la surveillance généralisée de la population !

Par ailleurs, il m’apparaît certain, mais je peux me tromper, que ce système sera tôt ou tard utilisé pour vous appliquer, sous des prétextes écologiques, une taxe lorsque vous utilisez votre voiture ; avez-vous remarqué que les portiques de l’éco taxe n’ont pas été démontés et qu’ils peuvent toujours servir ?

En tout cas le premier effet de ce système sera de s’appliquer aux véhicules les plus anciens qui ne pourront plus circuler ! Possesseur d’un vieux fourgon de 1995, j’avais bien été mis en garde par les personnes chargés du contrôle technique annuel qu’allait être mis en place un système dans lequel on ne vous contraindra pas à mettre votre vieux véhicule à la casse ; simplement vous ne pourrez plus l’utiliser !

En plus, dans cette même revue, je viens de lire qu’allaient entrer en service des radars ultra perfectionnés discriminants qui pourront vous contrôler (et bien sûr vous verbaliser) dans tous les sens et pour tous les motifs ; même ceux que vous ne connaissez pas !

Il a été aussi prévu de mettre en service des voitures « mitrailleuses » qui pourront verbaliser des milliers de voitures en infraction de stationnement !

Certains appellent ça le progrès !?!

Pour ma part, j’estime que la France ressemble de plus en plus à un enfer administratif et fiscal !

Le président Pompidou, sans doute le dernier homme politique doté d’un certain bon sens (c’est dire !), avait dit : arrêtez d’emmerder les français !

Je suis désolé d’avoir à vous le dire, mais on n’en prend pas le chemin !

Bien cordialement.

 

Ps : je n’ai pas l’intention d’acheter cette fameuse vignette !

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LES RENDEZ-VOUS JUDICIAIRES

Comme j’ai eu de nombreuses fois l’occasion de l’affirmer, notre résistance à la zone de non droit des contrôles fiscaux est légaliste.

Sur ce blog certes nous sommes des dissidents, nous souhaitons que les choses changent, nous refusons le harcèlement et la torture fiscale, mais nos armes sont exclusivement l’explication, la persuasion et la loi.

Chaque rendez-vous judiciaire est public, vous pouvez y assister.

Mardi 21/02/2017 à 14H

Le plus proche rendez-vous est le Mardi 21 Février 2017 à 14H devant La Chambre Correctionnelle de La Cour d’appel de Versailles où je défendrai la Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC) accessible avec ce LIEN.

Cette audience est très importante, il s’agit de l’avenir de la liberté d’expression dans notre pays. La Cour de Cassation dans un arrêt du 2 Novembre 2016 a mis un obstacle redoutable à la liberté d’expression en considérant qu’un lien sur le net vaut réédition et fait redémarrer la prescription liée aux plaintes en diffamation.

Lundi 27/02/2017 à 14H

C’est le deuxième rendez-vous très important, le Lundi 27 Février à 14H devant La Cour d’appel de Montpellier, salle 1/18 où je défendrai le refus de juger de notre droit à la preuve par l’enregistrement du débat oral et contradictoire lors d’un contrôle fiscal. Les conclusions que je défendrai sont accessibles avec ce LIEN

Je vous remercie de votre indulgence en ce qui concerne la qualité juridique de ces actions.

Il est possible – probablement certain – que cette qualité soit incertaine, possible aussi que les magistrats en profitent pour se dérober.

Ce ne serait pas l’esprit de la loi, des droits de l’homme, de notre constitution, cela serait ce que l’on appelle une “attitude pharisienne”.

Nous n’y pouvons rien et cela ne doit pas nous décourager car d’une part nous n’avons pas les moyens de nous assurer l’assistance d’une star du barreau et d’autre part les stars du barreau n’ont aucune envie de croiser le fer avec Bercy.

Bien cordialement. H. Dumas

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Peut-on résister…. au fisc ??? (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E.Bolling

 

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Deux France opposées

Je reçois à l’instant de mon avocat le mail suivant :

“Cher Monsieur,

Je vous invite à trouver ci-joint l’arrêt rendu par la Cour d’Appel.

Je vous précise avoir reçu de mon confrère une demande de paiement, sous menace de transmission à l’huissier de justice.

Je tenais à vous en informer.”

Il s’agit de l’arrêt de la Cour d’Appel de Paris que vous connaissez déjà : LIEN

Donc, pas de problème moral pour lui, le fonctionnaire (L.X.) bénéficiaire de cet arrêt exige son dû : 3.000 €. Que je ne peux pas payer, il le sait puisque c’est lui qui, pour partie, m’a ruiné.

Il va donc probablement se faire payer par l’organisme de soutien aux pauvres victimes d’escrocs. Je joue le rôle de l’escroc — j’espère que vous appréciez la finesse de la situation – il s’en suivra une augmentation de 30% de la facture, soit un total de 3.900 €. Que je ne pourrai toujours pas payer. In fine probablement la case prison pour défaut de paiement à ce très sérieux organisme. Nous verrons bien. Je compte sur vous pour les traditionnelles oranges.

Je vous laisse juge de la morale de la situation.

Ce mail m’a amené à relire l’arrêt.

Je soumets à votre analyse son contenu, notamment :

Peut-être faites vous partie de la catégorie de français qui sont, ou qui se sentent, juridiquement responsables des conséquences de leurs actes. Je pense évidemment aux architectes responsables non seulement de leurs plans mais de leur exécution, pourtant réalisée par d’autres. Je pourrais tout aussi bien penser à toutes les professions exercées à titre de patron ou de salarié du privé.

A ceux-là je dédie ce morceau de bravoure qu’est cet arrêt, où l’on peut lire, de façon non équivoque, que ce n’est pas parce qu’un fonctionnaire applique des procédures parfaitement critiquables qu’il peut être critiqué.

Evidemment cela est asséné quelles que soient les conséquences de ces procédures critiquables, y compris la mort de celui qui les subit.

Nous sommes loin des crimes de bureau définis par Nuremberg. Eichmann serait sorti libre sur ce type de raisonnement, c’est d’ailleurs ce qu’il a plaidé, il s’est juste trompé d’époque.

L’impunité des fonctionnaires coercitifs, fiscaux ou autre police de l’esprit ou de la force physique, est absolument incroyable.

Seule une dictature peut se permettre ce genre de raisonnement.

Nous sommes donc bien dans une dictature de la pensée qui, hélas, a des conséquences directes et matérielles sur notre vie d’homme, sur nos libertés.

Ce sont donc deux France qui s’opposent, de façon probablement irréconciliable.

Ce constat est d’une grande tristesse. Il n’est possible que de mourir ou de fuir. Nous sommes les émigrés de demain, espérons être mieux reçus que ceux qui arrivent chez nous aujourd’hui.

Cordialement. H. Dumas

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Scène de vie ordinaire

“Ploucday, le journal des niais”, quotidien incontournable des pays de la Loire, nous apprend un incident, peut-être lié au communautarisme, dénoncé comme raciste par les mouvements antiracistes.

Voici les faits

Une chorale de trois chanteurs grégoriens, originaire de Saint Germain en Lay, revenait de l’abbaye Saint Pierre à Solesmes.

Il s’agissait de trois scouts intégristes, de bonne famille, très blanc, voire même légèrement rosés, un peu dodus, relativement connus pour revisiter le chant grégorien façon rock-jazz. Le meneur, un rouquin, intervient régulièrement sur des sites de streaming et a une notoriété chez les initiés, notamment de l’extrême droite.

Alors qu’en fin de journée, non loin de Solesmes, ils roulaient dans leur combi Volkswagen vers Paris, ils se sont arrêtés pour prendre à leur bord un jeune français d’origine sénégalaise, qui faisait du stop.

Il se trouve que celui-ci était un élu communiste revenant d’un meeting de Mélanchon,  justement à Solesme.

Une fois à bord de la voiture, les jeunes musiciens blancs se sont déchainés.

D’abord ils ont tenté d’intimider leur jeune passager noir “T’as pas peur de monter avec des blancs, des bourgeois ? “

Puis, toujours pour le mettre mal à l’aise : “T’as pas peur des nobles, on est nobles nous tu sais ?”

Enfin le meneur, qui se fait appeler “Le petit Moussec breton”, s’amuse à croire que son passager serait le fils de Barack Obama. “T’es le fils de Barack Obama” répète-t-il en boucle. Puis : “Alors, tu l’as réconforté ton papa quand il a pris la claque ?”.

Le jeune élu communiste noir n’était pas à l’aise, on le comprend.

Allant plus loin, nos “petits blancs” ont obligé le jeune homme à chanter des paroles ridicules sur une musique en grégorien revisité rock-jazz.

Le jeune élu a joué le jeu et fait bonne figure.

Finalement, bien qu’indélicate et vulgaire, l’aventure a bien fini.

Enfin, aurait bien fini si les ligues antiracistes ne s’en étaient pas mêlées.

Outrées du comportement menaçant et dégradant du groupe musical à l’égard du jeune élu communiste noir — la scène ayant été mise sur le net par le meneur du groupe — les ligues antiracistes ont immédiatement porté plainte.

Du fait de la proximité de l’événement avec le château de François Fillon, et bien que ce dernier n’ait aucun lien avec cette affaire ou ses participants, le Parquet National Financier s’est auto-saisi de l’affaire.

La procureure générale a ouvert une enquête préalable pour : “propos déplacés et menaces à caractères racistes impliquant un groupe économique favorisé par de l’argent public”, mettant en cause la subvention de 150€ que le groupe de musiciens a reçue de la mairie de Saint Germain en Lay pour payer l’essence de leur combi à l’occasion de ce déplacement.

“Le petit Moussec breton”  va être auditionné, ses comparses aussi. Seront-ils mis en examen ? C’est probable. La Procureure considère que leurs propos ont été racistes, qu’ils ne les auraient pas tenus avec un auto-stoppeur blanc.

Pour vous faire une idée, voici le lien pour visionner la scène: Le LIEN.

Bien cordialement. H. Dumas

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Une fiction fiscale ? Non, une révolution !

Dans mon article du 06 juillet 2016 https://www.temoignagefiscal.com/une-fiction-fiscale-par-philos/ je vous avais raconté mes démêlés avec l’administration fiscale depuis le 1er janvier 2013 en raison de l’adoption, dans la loi de finances pour 2013, d’un article 9 insérant des dispositions fiscales nouvelles dans l’article 125A du CGI (code général des impôts).

Sans entrer dans les détails, je rappellerai juste que cet article 125A a créé une situation tout à fait nouvelle en ce que :

  • il a mis en application une sorte de système de prélèvement à la source concernant les placements de revenus à taux fixe qui a abouti à faire payer d’avance un impôt forfaitaire à un taux arbitrairement fixé à 24% lors du détachement du coupon.
  • ce système a aboutit à faire payer avec un an d’avance une provision fiscale bien supérieure au montant réel de mes impôts puisque ce prélèvement s’est appliqué à compter du 1 janvier 2013 pour des revenus normalement imposables en 2014.
  • l’excédent prélevé, s’il y a lieu, est normalement restitué au contribuable environ 18 mois à 2 ans plus tard !

Le contribuable qui a eu la sagesse ou la prudence d’économiser et de placer son patrimoine se trouve donc soumis à un impôt forfaitaire prélevé d’avance, très largement supérieur à l’impôt réellement dû in fine et, ainsi que j’ai eu l’occasion de le formuler, l’Etat a ainsi trouvé une méthode extrêmement commode pour se constituer, aux frais dudit contribuable, une trésorerie gratuite, un crédit revolving renouvelable !

Sed lex – dura lex ainsi que le disaient les romains !

Or, cerise sur le gâteau, j’ai eu la surprise de constater en 2014, lors de l’établissement de mon avis d’imposition, que le Trésor Public comptabilisait ce prélèvement fiscal dans mes revenus imposables ; ce qui aboutissait à me faire payer des impôts sur des impôts !

Autrement dit, le prélèvement fiscal de l’article 125A était devenu par la magie fiscale un revenu !

C’est un peu comme si vous expliquiez à un salarié que, du fait d’un prélèvement fiscal nouveau, il ne percevra aucun salaire pendant le premier trimestre de l’année civile (puisque 24% équivalent à ¼ soit un trimestre) mais que l’année prochaine il devra comptabiliser ces salaires non perçus dans ses revenus imposables et qu’enfin il paiera des impôts sur ces salaires non perçus !

La France est devenue un paradis fiscal pour l’Etat et un enfer fiscal pour les contribuables !

Je dois quand même préciser que le prélèvement est organisé de telle façon qu’il intervient en amont et que, de ce fait, je n’ai jamais vu la couleur de ces revenus disparus sous forme d’impôt !

Evidement, j’ai contesté la comptabilisation de cet impôt dans mes revenus et, devant la résistance du Trésor Public, j’ai saisi le Tribunal administratif.

L’audience s’est tenue le 11 janvier 2017.

Je viens de recevoir le jugement ; et le gagnant est ………le Trésor Public !

Etonnant non ?

Le Tribunal administratif a adopté, en tous ses termes, la thèse de l’administration fiscale !

Vous trouverez en pièce jointe le pdf de ce jugement en cliquant sur le lien : numérisation0003

J’ai 2 mois pour interjeter appel mais comme l’intérêt de la cause s’élève à 1.123 € (montant de l’imposition supplémentaire résultant de la pratique du Trésor public) et que les honoraires d’avocat (il est obligatoire devant la cour administrative d’appel) sont très largement supérieurs ; je ne ferai pas appel.

Encore une fois, l’Etat a gagné et il a gagné par forfait dans une partie truquée !

Bravo !

Le problème est que le système est faussé car bien évidemment les juges administratifs savent tout cela et ils ont donc évacué le dossier en sachant que celui-ci va disparaître pour le plus grand bien des finances déplorables de l’Etat qui se trouverait, en cas de condamnation, dans l’obligation de restituer à l’ensemble des contribuables des sommes probablement pas très importantes mais néanmoins pas négligeables et de leurs carrières car condamner l’Etat en matière fiscale c’est quasiment porter atteinte à l’intégrité de l’Etat lui-même et c’est évidemment très mal vu !

Quant au fond de l’affaire : il est certain qu’il doit y avoir un gagnant et un perdant et que le perdant est forcément mécontent !

Seulement, dans cette affaire, le plus incroyable c’est que la thèse du Trésor Public se réduit à un syllogisme dont je vous communique les éléments :

  • le prélèvement de l’article 125A constitue un acompte d’impôt sur le revenu prélevé à la source et ce prélèvement s’impute sur l’impôt sur le revenu dû au titre de l’année au cours de laquelle il a été opéré,
  • l’article 153 du CGI stipule que « l’impôt sur le revenu n’est pas déductible des revenus auxquels il s’applique »
  • de ce fait, comme le prélèvement de l’article 125A est un acompte d’impôt sur le revenu, il n’est pas déductible des revenus !

Or, si vous prenez la peine de lire l’article 125A dans sa nouvelle rédaction vous y chercherez vainement les éléments de ce syllogisme car :

  • nulle part il n’est parlé d’acompte d’impôt sur le revenu,
  • nulle part il n’y est dit que le prélèvement de l’art 125A constitue un acompte d’impôt sur le revenu,
  • Il n’a nulle part été stipulé que l’impôt provisionnel prélevé d’autorité et d’avance devait être comptabilisé dans les revenus imposables,
  • nulle part il n’est parlé d’impôt sur le revenu (sauf au §V qui prévoit l’imputation du prélèvement sur l’impôt sur le revenu)
  • nulle part il n’est fait référence à un impôt non déductible,
  • nulle part il n’est fait référence à l’article 153 du CGI
  • nulle part Il n’est fait référence à un prélèvement à la source.

Et, bien évidemment, je n’ai pas manqué de soulever ces différents points à l’audience et de plaider que ce prélèvement nouveau avait un nature particulière, qu’il n’était pas l’impôt sur le revenu, ni un acompte de celui-ci, et qu’il ne devait pas être comptabilisé dans les revenus imposables, que le Trésor Public stipulait outre le texte … mais le tribunal n’en n’a absolument pas tenu compte !

De ce fait, le Tribunal administratif a refusé de constater que le texte ne permettait pas au Trésor Public d’interpréter le texte de l’article 125A comme il l’a fait ; notamment en prétendant, à propos du prélèvement, qu’il s’agissait d’un acompte d’impôt sur le revenu ; ce qui ne figure nulle part dans le texte de l’article 125A !

Le seul point litigieux pourrait être la référence au §V qui prévoit l’imputation du prélèvement sur l’impôt sur le revenu définitif … mais le tribunal ne l’a même pas relevé !

De ce fait, le tribunal a violé un principe élémentaire du droit français selon lequel l’administration ne peut agir que sur le fondement d’un texte qui doit expressément l’autoriser a agir et, qu’en cas de conflit, le juge doit d’abord rechercher le texte en vertu duquel l’administration a agi et vérifier qu’elle l’a bien respecté !

Le tribunal a bien fait référence au texte de l’article 125A puisqu’il est rappelé in extenso mais il n’en n’a tiré aucune conséquence !

Par ailleurs, j’ai abordé aussi, dans mes conclusions, le problème de ce prélèvement et de son imputation sous l’angle des mathématiques en exposant au tribunal la situation d’un contribuable qui disposerait de 25.000 € de revenus constitué exclusivement par des placements visés par l’article 125A et qui subirait un prélèvement de 100%.

Pour ceux qui ne sont pas familiers des raisonnements mathématiques, je vous rappelle qu’un raisonnement mathématique n’est valable que s’il est vérifié dans tous les cas de figure et qu’en cas d’application d’un pourcentage, la modification du pourcentage ne doit pas aboutir à un changement de raisonnement.

Ainsi donc, dans l’hypothèse où le prélèvement serait porté de 24 à 100% (rien de l’interdit car après tout le taux a été fixé arbitrairement) on se trouverait donc dans la situation suivante :

– revenus bruts                                     25.000

– prélèvement fiscal                           25.000

– net perçu                                                        0

A ce stade,

– selon moi      revenu imposable                 0

– selon le fisc  revenu imposable       25.000

Sans sourciller, le tribunal a choisi la solution du Trésor public selon laquelle 25.000 – 25.000 = 25.000 c’est à dire que le contribuable soumis à un tel prélèvement n’aurait aucun revenu mais se trouverait néanmoins imposable pour des revenus absolument fictifs à hauteur de 25.000 € !

Mes sentiments oscillent entre l’incompréhension et l’admiration car, rendez-vous compte nous assistons à une véritable révolution, à un changement de paradigme !

25.000 – 25.000 n’est plus égal à 0 mais à 25.000 !

Ce problème digne d’un élève de CE1 n’a pas été compris par le tribunal (3 juges quand même).

Je nourris les plus grandes craintes à propos de la généralisation du prélèvement à la source en 2018 car je pense que nous n’avons pas fini de rire … enfin façon de parler car on peut difficilement aller plus loin dans la spoliation fiscale !

Nous nous trouvons donc en présence d’un système verrouillé à propos duquel il n’est pas inutile de rappeler que les juges administratifs sont des fonctionnaires issus de l’ENA et qu’à ce titre ils sont les instruments plus ou moins conscients d’un système dont le but essentiel est de protéger les intérêts de l’Etat au mépris de ceux du citoyen qui n’est en l’occurrence qu’un administré !

Dans ce blog, nous persistons à prétendre que la justice administrative n’assure pas la garantie des droits du contribuable dans la mesure où le juge administratif n’a pas pour mission de protéger les intérêts du contribuable mais exclusivement ceux de l’Etat !

A mon avis, démonstration en est une nouvelle fois faite !

Cela m’amènera à une remarque acerbe : Nous citoyens et contribuables ordinaires n’avons pas les moyens des hommes politiques de compenser, par une hausse de nos revenus, grâce à de petits procédés à la limite de la légalité, les effets désastreux d’une fiscalité confiscatoire !

Evidemment, ce sont là les méthodes d’un Etat aux abois qui essaie de trouver des ressources fiscales à tout prix ; légitimées par une justice « aux ordres » !

Seulement, ainsi que j’ai eu l’occasion de l’écrire au Trésor Public ainsi qu’aux services de Bercy, l’extorsion fiscale est un exercice qui trouve très vite ses limites !

A bon entendeur …

Bien cordialement.

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Un contrôle fiscal qui finit bien….

Il ne faut pas désespérer.

Un ami m’adresse cette vidéo. Bonne solution mais qui demande un minimum d’organisation, de lourds investissements et dont la légalité n’est pas certaine.

Evidemment il y a la légitime défense, mais…..

Bien cordialement. H. Dumas

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Penelopegate suite …

Les élections présidentielles approchent et M Fillon, le candidat de droite qui avait le seul programme économique crédible et qui s’était auto proclamé le candidat intègre, irréprochable et honnête se retrouve impliqué dans une affaire d’enrichissement personnel par usage des deniers publics ; deniers dont il semble n’avoir même pas conscience d’avoir abusé !

 Le problème de nombreux politiciens c’est qu’ils prennent l’élection pour une sorte de blanc seing ou de chèque en blanc pour pouvoir ensuite utiliser à leur guise et à leur avantage les deniers publics.

Selon lui, sa seule erreur est avoir embauché sa famille mais pas du tout avoir abusé du système … dans une minable histoire d’emplois fictifs grassement rémunérés !

 Il nous a aussi expliqué d’ailleurs que cette pratique admise auparavant ne l’était plus désormais … tout en oubliant qu’elle n’a été admise que par la caste de ses bénéficiaires hors de toute connaissance de ce système par les français eux-mêmes; alors qu’il espère désormais que ces mêmes français seront compréhensifs avec ses petits accommodements financiers plus ou moins opaques dont il n’a pas pu jusqu’ici contester la réalité !

 L’homme intègre se trouve désintégré parce qu’il a menti de manière répétée aux français quant à la réalité et la nature de ses revenus tirés de nos impôts et parce qu’il a oublié qu’entrer en politique c’est d’abord servir avant de se servir !

Ce parangon de vertu se trouve désormais embourbé dans des problèmes insolubles d’image et bien qu’il se soit fait passer, malgré des excuses qui n’expliquent rien, pour une victime de la presse qui se serait érigée au tribunal médiatique et de la justice, il n’a résolu aucun de ses problèmes de crédibilité et ne semble pas avoir compris qu’on ne peut pas expliquer aux français qu’ils devront faire des efforts mais que lui et ses collègues n’en feront aucun, bien au contraire !

Le pire, c’est que toutes les semaines, de nouveaux éléments compromettants font leur apparition et il ne fait pas de doute que F Fillon va, pour adopter un néologisme qui pourrait connaître un certain succès, se faire jospiniser !

A bout d’arguments, ses partisans invoquent le complot médiatique qui aboutirait à fausser le jeu de la démocratie et à voler la droite d’une élection qu’elle pensait d’ores et déjà avoir gagnée (mais dont elle n’est nullement propriétaire) et ses avocats se lancent désormais dans un juridisme contre le parquet financier au motif que la séparation des pouvoirs (qui n’existe pas en France) s’opposerait à ce que le pouvoir judiciaire puisse enquêter sur l’emploi régulier ou abusif des deniers publics par les parlementaires ; alors que cette stratégie n’aura absolument aucun impact sur l’opinion des français !

Le seul reproche que l’on puisse faire au Canard Enchaîné c’est d’avoir « sorti l’information » dans un temps électoral avec le résultat avéré (à défaut de but recherché clairement établi) de fausser le débat de la campagne électorale puisqu’à cette heure on ne parle même plus des programmes des candidats.

Quels que soient les arguments de M Fillon, ceux-ci apparaissent en tout état de cause indéfendables et celui-ci fait définitivement figure de profiteur d’un système opaque et dévoyé. Il aura les plus grandes difficultés à rattraper le terrain perdu et il ne fait aucun doute qu’on s’achemine encore une fois vers une élection par défaut qui ne laissera que des aigreurs à tout le monde !

 Bien cordialement

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La pauvreté est une maladie

La pauvreté — ou la misère — n’est pas un état normal de l’être vivant. Il s’agit d’un accident de la vie tout à fait comparable à ce que peut être la maladie par rapport à la bonne santé.

La maladie peut toucher un individu de façon hasardeuse, génétique, endémique ou par contagion, mais elle peut aussi être déclenchée par son comportement imprudent. Elle peut être collective, sous la forme d’une épidémie, là aussi l’origine peut être liée au hasard tout comme elle peut provenir du comportement de la collectivité. Enfin la maladie peut être le fait d’un acte volontaire, par exemple une blessure infligée à autrui, initié par un individu ou un groupe. Tous ces aspects de la maladie sont connus et acceptés. Les responsabilités recherchées, collectives par exemple pour le sang contaminé, individuelles pour la tabagie, l’alcoolisme etc…

La lucidité par rapport aux origines de la maladie, à la recherche des agents responsables, n’entame en rien la compassion que tout le monde développe face à celui qui est malade, face à l’injustice que représente le fait d’être malade. Mais cette lucidité permet de se donner les moyens de combattre au mieux la maladie.

Bizarrement il en est tout autrement pour la pauvreté.

Alors que celle-ci peut être liée au hasard, mais aussi à des comportements à risque, qu’elle peut être individuelle mais aussi collective, aucune objectivité n’est possible lorsqu’il s’agit de parler de la pauvreté. Pas plus d’ailleurs de la richesse qui pourtant n’est que la bonne santé de l’économie humaine.

Pendant que tout le monde s’accorde à trouver nécessaire la protection du capital santé — air, nourriture, vigilance contre les agressions à ce capital — personne ne pense à protéger la richesse qui est le capital économique commun.

Cela va plus loin, on le voit avec l’affaire Fillon.

Ceux qui prétendent représenter les pauvres préfèrent répandre la pauvreté plutôt que d’en confier les soins et la guérison à des riches. En clair c’est comme si le malade n’attendait pas de son médecin qu’il soit bien portant et compétant pour bien le soigner, mais qui le veuille lui aussi malade, de la même maladie, qu’il est d’ailleurs prêt à lui inoculer, à lui transmettre. Comme c’est étrange.

Lorsque les malades ne font rien pour se soigner et tout pour vous coller leurs maladies, il arrive un moment où la compassion capitule, où la peur s’installe, où plus personne ne peut rien pour eux. Puis vient ensuite le temps de l’épidémie qui emporte tout sur son passage.

La pauvreté est la peste de notre époque.

Ceux qui aujourd’hui proposent de soulager et de soigner la pauvreté sont du niveau de compétence des médecins italiens en 1347. Croyant la peste liée au lieu de sa déclaration, les gens fuyaient participant ainsi à disséminer la maladie. Les espagnols furent les premiers à comprendre qu’au contraire il fallait empêcher tout contact avec les malades, isoler les foyers de peste. Cela sauva des vies, éloigna la maladie et permis en 1894 d’en comprendre la transmission, puis de l’éradiquer.

Pour la pauvreté l’agent de la dissémination est Bercy qui en détruisant la richesse prétend éradiquer la pauvreté alors qu’il la propage.

C’est tout l’inverse qu’il y aurait lieu de faire. Tout comme seuls ceux qui sont en bonne santé peuvent aider à vaincre la maladie, seuls les riches peuvent aider à vaincre la pauvreté.

Les médecins de Molière saignaient les affaiblis entretenant ainsi leur faiblesse, les agents de Bercy saignent les créateurs de richesse les dirigeant de la sorte vers le statut de la pauvreté qu’ils prétendent combattre.

Etre en très bonne santé est-ce une insulte à la maladie ?

Doit-on n’être juste que pas encore malade mais presque par respect pour ceux qui sont malades ?

Où doit-on être le plus possible en bonne santé pour assister ceux qui sont malades?

Ceux qui font des efforts pour ne pas être pauvres sont-ils nuisibles aux pauvres ?

Personne ne peut prétendre que ne plus faire boire un calva le matin au jeune mousse en guise de médecine n’est pas un progrès. Que si ce même jeune mousse mène une vie tournée vers l’entretien de son corps et de sa santé c’est aussi un progrès. Que si, par contre, il se vautre dans son canapé et s’engraisse aux sucreries et autres cochonneries, il est responsable de la déchéance à venir de sa santé.

Pourquoi en est-il autrement s’il s’efforce de s’enrichir ? Pourquoi alors, comme à l’époque du calva, son entourage va-t-il le traiter de lâcheur, l’éjecter du groupe qui lui impose en quelque sorte la pauvreté commune ?

Décidemment, l’accident de la vie qu’est la pauvreté pour l’individu ou pour la collectivité n’est pas traité comme il se doit.

D’abord, celui qui porte éventuellement une responsabilité pour lui-même ou pour les autres dans l’entrave de la richesse, donc dans la survenance de la pauvreté, devrait être sévèrement dénoncé et puni.

Ensuite, ceux qui sont pauvres de façon endémique devraient être motivés pour réagir, en les incitant à devenir riches. Tout ceux qui leur font croire que les autres régleront le problème à leur place sont des menteurs, ils ont droit à la vérité.

Aujourd’hui, tout le monde sait que la santé n’est pas une donnée due, que chacun doit en assumer l’entretien, que les autres font ce qu’ils peuvent pour les malades, mais que c’est très limité. C’est un immense progrès par rapport à l’obscurantisme, au déni, des millénaires précédents.

Pour la pauvreté, la vérité n’est pas encore à l’ordre du jour. Les pauvres sont encore la proie des charlatans, qui n’hésitent pas, pour leur démonstration, à tirer à boulet rouge sur les riches et la richesse, quelle bêtise.

Imaginez la médecine réduite à stigmatiser les bien portants, vous aurez une idée de l’escroquerie dont sont victimes les pauvres et dont les riches paient stupidement la facture.

Bien cordialement. H. Dumas

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Martino explose le net…

Le délit de diffamation — délit relatif s’il en est – doit être poursuivi dans des délais très stricts découlant de la loi sur la presse du 29 Juillet 1881.

L’article 65 de cette loi prévoit que la prescription est de trois mois à dater du jour de la publication.

Pour le net est considérée comme la publication, et donc comme le départ du délai de prescription, la date de première mise en ligne.

Cette prescription est un élément fondamental de la liberté de la presse, donc de la démocratie.

Tout cela serait fort simple, mais voilà….

A l’occasion d’un billet, j’ai mis un lien vers un billet précédent que le contrôleur Martino considérait diffamatoire.

Mais, lors de la première publication du billet attaché à ce lien il avait omis de porter plainte pour diffamation, les faits étaient donc prescrits.

Cependant Martino lui — et jusqu’à ce jour lui seul – affirmait qu’un lien devait être compris comme une nouvelle publication, qu’ainsi un nouveau délai de prescription était ouvert.

De mon côté je me rangeais à l’avis général qui considérait le lien comme une possibilité de consultation comparable à une visite en archive ou en bibliothèque.

La Cour d’Appel de Paris ayant tranché dans le sens général la prescription était donc acquise. Martino était chagrin, mais pas que.

Sa force de frappe judiciaire et sa puissance économique lui permettant tous les recours, même les plus couteux, Martino est allé en cassation.

Ceci est le lien pour l’arrêt qui lui a donné satisfaction.

Évidement La Cour de Cassation n’est pas, vous l’imaginez, à la botte de Bercy, elle a un raisonnement parfaitement construit, si ce n’est d’une grande clarté.

Pour la Cour de Cassation il y a plusieurs types de liens, dont un qui est activable, profond et interne, dont je vous laisse le soin de lire la définition dans l’arrêt.

Ce type de lien – et lui seul ? – serait donc considéré comme une nouvelle publication, intime évidemment puisque ne concernant que ceux qui cliquent sur le lien.

A contrario tout lien qui n’aurait pas les trois caractéristiques ne serait pas une nouvelle publication :

             – Dans ce cadre bien sûr le lien qui ne serait pas activable, puisque il ne mènerait nulle part.

            – Ensuite le lien qui ne serait pas profond, c’est-à-dire qui ne renverrait pas directement à un propos mais par exemple au blog ou au journal incluant le propos, où il faudrait alors l’y chercher.

            – Enfin le lien qui ne serait pas interne, c’est-à-dire qui ne mettrait pas en contact avec des propos précédents d’un même auteur.

Je résume :

Si j’avais simplement donné la date et les références du précédent billet pas de problème. J’aurais pu aussi accompagner l’information d’un lien inactif toujours pas de problème. Enfin c’est un grand malheur d’avoir rappelé un billet émanant de moi, il eut été d’un autre encore pas de problème.

Quand même, c’est assez fin cette jurisprudence.

Finalement cela pourrait ne pas toucher grand monde en dehors de moi, n’est-il pas?

Il est possible que finalement Martino n’explose pas le net, juste moi…du sur-mesure.

Bien cordialement. H. Dumas

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Les charlatans

Récemment la presse a fait état de la venue en France d’un économiste américain distingué : M. Robert Gordon – pas de rapport avec le titre de ce billet –.

Cet économiste défend une théorie qu’il appelle : “la stagnation séculaire”.

De ce que l’on peut en lire dans les médias — son ouvrage phare sur le sujet n’étant pas encore traduit en français, le sera-t-il ? – il prétendrait :

– que les progrès scientifiques significatifs pour l’humanité sont aujourd’hui derrière nous, entre 1870 et 1970, l’économie qui allait avec aussi.

– que l’informatique n’est pas un progrès scientifique significatif, un simple accompagnement de confort qui, contrairement à ce qui est annoncé, ne sera pas un vecteur de changement massif de la société et de son économie comme a pu l’être le progrès scientifique dans les temps qu’il indique.

Cette hypothèse de réflexion, qu’il accompagne de chiffres — mais qui ne le fait ? —  me séduit assez.

Remontons un peu le temps.

Le XVIIIème siècle est celui des encyclopédistes. Diderot et D’Alembert mettent en musique le raisonnement scientifique, c’est-à-dire le refus du miracle, du hasard, la primauté de la recherche à partir du raisonnement et la nécessité de l’expérience pour confirmer l’hypothèse. Les encyclopédistes ont l’ambition de regrouper tout ce que la raison et l’expérience ont réussi à démontrer, considéré par eux comme la vérité.

En clair, c’est la raison contre la croyance, la science contre l’obscurantisme. L’ennemi philosophique des encyclopédistes sera l’église. Les ennemis factuels seront les charlatans, ceux qui profitent de la crédulité et du manque de connaissance des foules pour leur vendre de faux progrès scientifiques, certains ont pignon sur rue.

Alors qu’à cette époque l’esprit essayait de s’affranchir des fausses croyances scientifiques il y était grandement aidé par les nouveaux moyens techniques qui apparaissaient.

C’est donc un couple “raisonnement-outil” qui faisait avancer le schmilblick, pendant qu’un autre couple “croyance-privilège” tentait de le freiner.

En France, tout cela va être plus ou moins bien digéré par la révolution pour revenir comme acquis au milieu de XIXème siècle et permettre le progrès scientifique dont nous parle M. Gordon. Le chamboulement économique qui en découla fut considérable pour l’humanité toute entière, sans retour en arrière possible.

Mais, et c’est là que le pessimisme de M. Gordon me contrarie, il n’y a pas que l’économie dans la vie des hommes, il y aussi la politique, le comment vivre ensemble.

La politique dont la science et les progrès restent à imaginer.

Aujourd’hui nul encyclopédiste ne serait en mesure de mettre en forme une encyclopédie politique réunissant des vérités politiques avérées, expérimentées, qui pourraient être considérées comme indiscutables, du type c’est la terre qui tourne autour du soleil et non l’inverse.

Ce ne sont pourtant pas les raisonnements politiques qui manquent, ni les charlatans en ce domaine. C’est l’outil de mesure qui manque.

Les charlatans scientifiques prospéraient à l’époque où les outils manquaient pour démontrer les mensonges inclus dans leurs théories.

Nos charlatans politiques prospèrent du fait que les dégâts de leurs théories ont des conséquences individuelles dont on ne peut pas témoigner, que le groupe n’entend pas. Ce manque de retour leur permet de prétendre tout et n’importe quoi.

Ajoutons à cela la conspiration du silence qui règne entre eux.

Disons que la politique possède tous les défauts d’une science inexacte où toutes les croyances sont possibles contre toute raison, et où les résultats des expériences sont faussement interprétés.

Falsification, dissimulation, mensonge, raison d’Etat, croyance sont les obstacles à l’étude objective et raisonnée de la politique, au progrès politique.

Arrive internet

J’adhère à l’analyse de M. Gordon, internet n’est pas un progrès scientifique comparable à ceux du XIXème et du XXème siècle, mais il possède une qualité qui va bousculer terriblement et durablement les sociétés.

Cette qualité c’est l’instantanéité de l’information accessible à tous, sans aucune exclusive autre que d’avoir l’usage d’un ordinateur.

La dimension politique de ce fait de société est considérable.

Sans qu’elle soit constitutionnelle, la démocratie directe débarque avec le net.

Plus rien ne sera jamais comme avant. Les individus ordinaires prennent le pouvoir, sans que ni la classe politique ni sa complice la presse n’y puissent rien, et sans violence.

Effectivement il ne s’agit pas, à première vue, d’une modification profonde de la science, donc de la production puis de l’économie.

Mais de la même façon que l’industrie et l’économie ont une incidence réelle sur la politique, l’inverse est observable.

Nul doute qu’une organisation politique qui va éradiquer — par le transfert immédiat de toutes les informations qui la concernent — le mensonge et la dissimulation permettra de s’approcher, voire de découvrir, la ou les vérités politiques.

Alors, contrairement à M. Gordon, je pense que la survenance du net et de l’informatique est un évènement sociétal dont la portée est, et restera durablement, considérable, y compris in fine sur l’économie. Je ne crois donc pas à la stagnation, bien au contraire.

De plus, je me réjouis de la disparition imminente de nos charlatans politiques, si majoritairement nombreux.

Bien cordialement. H. Dumas

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