Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

Prisonniers politiques

 

Du 16 au 22 Avril, c’est la semaine internationale de solidarité avec les prisonniers politiques, dont nous sommes.

L’assemblée parlementaire européenne, dans sa résolution n° 1900 de 2012 est très claire, elle définit ainsi le prisonnier politique :

«Une personne privée de sa liberté individuelle doit être considérée comme un “prisonnier politique”:

  1. a) si la détention a été imposée en violation de l’une des garanties fondamentales énoncées dans la Convention européenne des Droits de l’Homme (CEDH) et ses Protocoles, en particulier la liberté de pensée, de conscience et de religion, la liberté d’expression et d’information et la liberté de réunion et d’association;
  2. b) si la détention a été imposée pour des raisons purement politiques sans rapport avec une infraction quelle qu’elle soit;
  3. c) si, pour des raisons politiques, la durée de la détention ou ses conditions sont manifestement disproportionnées par rapport à l’infraction dont la personne a été reconnue coupable ou qu’elle est présumée avoir commise;
  4. d) si, pour des raisons politiques, la personne est détenue dans des conditions créant une discrimination par rapport à d’autres personnes; ou,
  5. e) si la détention est l’aboutissement d’une procédure qui était manifestement entachée d’irrégularités et que cela semble être lié aux motivations politiques des autorités.»

Pour apprécier la situation nous allons d’abord nous pencher sur la notion de liberté individuelle.

Il est possible que certains d’entre vous n’aient pas eu l’occasion d’y réfléchir tant l’idée de liberté nous est bassinée à longueur de temps comme si, par une chance incroyable, notre société était marquée du sceau de la liberté, que la chose était entendue, que cela faisait de nous les privilégiés de la terre en plus d’être justement les inventeurs de la dite liberté.

Hélas, les choses ne se présentent pas vraiment ainsi.

Il y a deux libertés individuelles, la liberté négative et la liberté positive.

La liberté négative est la garantie de pouvoir faire ce que l’on veut, sous réserve de ne pas nuire aux autres. C’est la liberté telle qu’elle a été définie par les lumières, telle que tout le monde l’imagine, telle que 1789 a cru la promouvoir.

Pour imager la définition nous dirons par exemple que l’absence de censure garantit la liberté de lire pour chacun.

C’est ici qu’arrive la liberté positive qui modèle aujourd’hui notre société, qui en est le fondement. Elle se résume ainsi : à quoi sert d’être libre si l’on n’a pas les moyens d’user de sa liberté ? Le droit de pouvoir user de la liberté est la liberté positive.

Dans notre exemple pouvoir lire ne suffit pas, encore faut-il pouvoir acheter un livre. La liberté positive impose donc des bibliothèques accessibles à tous. Notamment à ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter un livre.

Pour résumer, la liberté positive suppose que les moyens de profiter de la liberté négative soient fournis à tous ceux qui ne les ont pas, soit parce qu’ils n’ont pas su les gagner, soit parce qu’un handicap quelconque ne leur permet pas de les gagner.

On perçoit que les choses se corsent, que la liberté — de combat personnel pour la conquérir qu’elle était par le passé — est devenue une exigence d’accès pour chacun, que doit garantir l’Etat.

Toute notre organisation sociale est basée sur ce concept de liberté positive.

Les élus de tout poil se font forts de mettre en œuvre et de pérenniser la liberté positive. Leur outil est la redistribution chargée de prendre à ceux qui auraient trop pour donner à ceux qui n’auraient pas assez pour accéder à la liberté positive.

De ce fait, la liberté négative conquise par certains est entravée pour permettre l’accès à la liberté positive des imprévoyants ou des malchanceux.

Le monstre chargé de mettre tout cela en musique est Bercy. Dans l’absolu sa mission est incontestable. Dans la pratique il en est tout autrement.

Là où le bât blesse

L’idée de fournir la liberté positive à tous, y compris à ceux qui ne font rien pour la conquérir tout en exigeant d’en disposer, pose de multiples problèmes dont celui de la richesse à partager.

Aux masses ce problème d’argent parait secondaire, voire inexistant. Ce n’est pas la même chose pour ceux qui ont pris le pouvoir en prétendant donner à tous la liberté positive. Ceux-là très vite comprennent les limites de leurs possibilités à tenir leurs engagements, il leur faut de la richesse sous peine de se parjurer.

C’est ainsi qu’ils sont amenés à s’associer avec les puissances de l’argent qui ont tôt fait de leur démontrer que sans capital pas d’économie et que sans économie pas de liberté positive à distribuer largement.

C’est ici que nait le premier problème : le capitalisme de connivence qui s’installe entre puissances de l’argent et responsables politiques, façon élégante de nommer la corruption. Qui nous envahit logiquement.

Ce premier problème engendre le second.

Evidement, l’association ci-dessus protège le grand capital d’une trop importante ponction. Personnellement cela ne me choque pas tant me parait nécessaire de protéger le capital. Ce sont l’habillage politique et sa propagande hypocrite qui me dérangent au plus haut point.

Tout le monde comprend que la promesse d’accès pour tous à la liberté positive demande des moyens illimités, jamais suffisants.

C’est de cet argent dont ont besoin les socialistes quand à tout bout de champ ils se présentent en chantre de la liberté positive.

Ce faisant, ils vont alors lâcher les troupes de Bercy sur les malheureux dont l’aisance de proximité est visible des moins favorisés qu’ils ont besoin de séduire pour garder le pouvoir lié à leurs promesses de liberté positive.

Arrive donc la ruine, par l’imposition, des classes moyennes.

Ainsi la boucle est bouclée.

Des centaines de milliers de français deviennent alors des prisonniers politiques, tels que définis par le parlement européen, par la grâce des contrôles fiscaux, .

En effet, ils perdent leur liberté individuelle par paupérisation massive, à l’issue d’une procédure fiscale la plupart du temps irrégulière, qu’ils subissent, comme je viens de l’expliquer, pour des motifs politiques. Ils sont enfermés dans la misère plus surement qu’au château d’If.

Cela est incontestable, pourtant il n’y a aucune chance que ce soit un jour reconnu.

Pourquoi ?

Parce que la vérité universelle est que la liberté individuelle ne peut être qu’un combat personnel, gagné ou perdu mais que l’on mène seul. Donc il n’est de vrai que la liberté négative.

L’autre, la liberté positive, celle que l’Etat — abstraction s’il en est — nous devrait, est une vue de l’esprit, un dogme, une croyance, aujourd’hui une religion qui tue et emprisonne les hommes libres qu’elle ne peut pas supporter, comme toutes les religions.

Alors, en cette semaine internationale de solidarité avec les prisonniers politiques, je pense à vous que Bercy va — ou a — ruiner, emprisonner par perte de libertés négative et positive, bannir en vous accusant de fraude fiscale. Vous êtes des centaines de milliers qui êtes prisonniers politiques, la France est un vaste camp de concentration pour vous, Bercy est votre Stasi, la majorité votre geôlier.

Bien cordialement. H. Dumas

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La réponse du candidat Dupont-Aignan

Bonjour,

Toujours liées à notre lettre ouverte du 28 Mars 2017, les réponses des candidats nous parviennent petit à petit.

Aujourd’hui c’est M. Dupont-Aignan qui nous répond. Une réponse particulièrement acceptable, qu’il en soit remercié.

Peut-être a-t-il compris que sans les nazis pas d’Allemagne hitlérienne, sans la Stasi pas d’Allemagne de l’Est, etc… Que la liberté dans un pays se juge exclusivement à sa police politique, cette police qui ignore les hommes pour privilégier l’organisation politique et ses croyances. C’est Bercy qui fait de nous des prisonniers politiques, il l’entrevoit.

Si c’est le cas, dommage qu’il soit un candidat confidentiel.

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Qui est Marc Nicolaï ?

Il est des jours où la réalité dépasse la fiction, mieux vaut en rire un bon coup.

Je vous joins ci-dessous la note que j’adresse, en déposant plainte, à M. le Procureur de la République.

Je sens que cette enquête, pourtant simple, ne va pas aboutir.

Peut-être que l’un de vous connait Marc Nicolaï, transmettez lui mon meilleur souvenir.

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A ce jour, deux candidats ont répondu à notre courrier

Le Lien pour accéder à notre lettre initiale : LE LIEN

Je vous laisse apprécier les réponses :

M. Jean Luc MELANCHON

François ASSELINEAU

 

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TRAJECTOIRES (vidéo)

Bonjour,

Cordialement. H. Dumas

 

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Dans la nuit du 6 au 7 Avril 2017, Trump aura-t-il déclenché la troisième guerre mondiale ?

Evidemment non. Pour de multiples raisons.

Cependant l’histoire, qui aime les dates, qui a besoin de points de départ et de points d’arrivée, pourrait plus tard, selon ce qui va se passer, lui en attribuer le déclenchement. Ce sera une escroquerie supplémentaire de l’histoire qui n’est pas à ça près.

Dans la pratique, Clausewitz nous a appris que la guerre n’est qu’une  continuité de la politique sous une autre forme, qu’elle n’a donc ni début ni fin par elle-même, qu’elle n’est qu’un accessoire, une forme d’expression extrême de la politique, du vivre ensemble.

Revenons au raz du sol, où nous vivons, et essayons de comprendre pourquoi une ambiance de guerre nous entoure, nous inquiète.

Evidemment, tout ce que vous allez lire n’est que ma profonde conviction, une interprétation personnelle, sans prétention.

Je crois que tout est un problème de trajectoire et de son sens.

La trajectoire

L’univers n’est que trajectoire. Aussi loin que nous pouvons le scruter nous voyons des trajectoires, encore des trajectoires.

En nous et pour nous il en est de même. Notre corps physique, nos cellules bien sûr, suivent une trajectoire, mais aussi notre ensemble personnel ainsi que celui à qui nous appartenons.

Ces trajectoires nous sont, pour leur plus grande partie, imposées. L’homme, qui croit maîtriser l’instant, ne maîtrise rien du tout puisque chaque instant s’insère dans une trajectoire, pris entre celui qui le précède et celui qui le suit.

On peut rompre une trajectoire — plus difficilement influer sur elle — mais alors une nouvelle est automatiquement engagée et nous dictera son rythme. Elles peuvent aussi se télescoper entrainant alors des variations dans leur devenir.

En conclusion, les hommes sont dépendants des trajectoires qui leur sont imposées, qu’ils initient ou qu’ils modifient à la marge.

Ceci posé il me reste à démontrer que ces trajectoires ont un sens, que ce sens n’a que deux directions possibles : la construction ou la démolition.

La construction et la démolition

En ce qui me concerne j’ai eu l’occasion dans ma jeunesse de découper des voitures au chalumeau, de les compresser ensuite, plus tard de démolir des immeubles entiers, je confirme que l’on peut y trouver des satisfactions.

Je n’ai jamais eu l’opportunité de construire des voitures, d’approcher l’industrie, mais j’ai bâti beaucoup d’immeubles. C’est aussi très satisfaisant. Mais si différent.

Ces deux activités sont opposables pratiquement, mais aussi émotivement et intellectuellement.

Les deux sont envoutantes, prenantes, exigeantes et imposent un aboutissement.

L’une est-elle plus utile que l’autre ? Plus valorisante ? Plus morale ? Je ne sais pas.

Leur principale différence serait de mon point de vue le temps. Construire demande beaucoup de temps, détruire beaucoup moins.

Est-il une trajectoire de la construction et une trajectoire de la destruction ?

Alors là ma réponse est oui, trois fois oui. D’abord dans l’univers qui est soit dans une trajectoire d’expension, soit de massification.

Plus prosaïquement, lorsqu’une personne ou une société sont sur une trajectoire de construction l’ambiance est caractéristique. Le regard est optimiste, porté vers l’avenir, chaque pas en avant est motif de satisfaction et générateur de pas complémentaires, la peur d’échouer existe évidemment mais elle ne peut pas freiner l’acte constructif. Les critiques, car il y en a toujours, sont peu audibles. Cette trajectoire est gourmande en hommes, beaucoup en souffrent ou restent sur le côté du chemin.

La trajectoire de construction accumule, systématiquement. De la culture, de la science, de la philosophie, du capital, cela en fonction du sujet qu’elle sert. Elle s’appuie sur l’accumulation, c’est son socle.

A l’inverse sur une trajectoire de destruction le regard est blasé, le passé grandit et s’impose jusqu’à paraître impossible à dépasser, la critique du présent ou de l’avenir s’intensifie.

Avant toute chose, elle tend à éradiquer l’accumulation, toujours en fonction du sujet qu’elle sert, puis arrive un point où la destruction totale s’impose comme unique but ou satisfaction. Elle tend vers le néant.

Tout le monde peut participer à la destruction qui demande beaucoup d’énergie mais peu de compétence. Il n’y a pas de laisser pour compte, tous sont impactés.

Pourquoi l’une ou l’autre de ces trajectoires ?

Je n’ai sans doute pas les compétences nécessaires pour analyser tous les motifs qui déclenchent ou modifient l’une de ces deux trajectoires.

Tout au plus puis-je avancer que la confiance en soi, l’espoir dans la vie, la joie de vivre conduisent à la trajectoire de la construction, à l’inverse la frustration, la crainte de la vie, la tristesse de sa condition conduisent à la trajectoire de la destruction.

Comment ces deux trajectoires ?

Une fois engagées, elles ne sont évidement pas linéaires. On peut en perdre le contrôle, elles peuvent entrer en collision avec d’autres trajectoires, devenir instables au point même de changer si fortement de direction que l’une remplace l’autre. A tout cela nous ne pouvons pas grand-chose tant leur force et leur inertie s’imposent à nous.

Et la guerre dans tout ça ?

Evidemment le stade ultime de la trajectoire de destruction est la guerre.

Les peuples qui la provoquent – qui ne sont pas fatalement ceux qui la déclarent – seront donc la plupart du temps frustrés, en difficulté existentialiste, puisque sur une trajectoire de destruction.

Il semble bien que ce soit le cas de la Russie, des pays arabes, d’une partie de l’Europe, des Etats-Unis, mais ni de la Chine, ni de l’Inde, pas plus de l’Afrique.

Enfin, sur ces points ma vision est vraiment simpliste, elle manque certainement d’informations, donc je n’affirme rien, tout cela n’est que supposition.

Par contre le cas des socialistes français et tout particulièrement de M. Hollande me parait très clair et je suis convaincu de ne pas me tromper.

Vous avez évidemment remarqué combien cet homme est va-t-en-guerre. Nous y voila : c’est sa trajectoire.

Père médecin, grand bourgeois, autoritaire, difficile à dépasser à loyale. Hollande est un adolescent inévitablement frustré, en difficulté existentialiste, il enfourche tout jeune la trajectoire de la destruction. Il devient socialiste.

Il est à l’aise dans cet espace social au service de cette trajectoire, car tout dans le socialisme tend vers l’acte ultime de la destruction. Ce n’est d’ailleurs pas une caractéristique du socialisme particulière à la France, il en est ainsi dans le monde entier. Le but ultime du socialisme, sous toutes sortes d’apparences en fonction des milieux, est de détruire ce que d’autres ont bâti, rien de plus.

Est tout particulièrement visé le capital, mais ce n’est que symbolique, en réalité le capital n’est qu’une image, un but artificiel, le désir destructif est bien plus profond, il est pathologique chez le socialiste. C’est ainsi.

Cela peut s’expliquer, mais ce n’est pas l’objet de ce billet qui est, je le rappelle, la troisième guerre mondiale.

Alors oui, la troisième guerre mondiale n’est pas loin.

Oui, Hollande en rêve.

Il ne sait même pas personnellement qu’il en rêve et pourquoi.

Il se croit socialiste, il n’est pas conscient que le socialisme est une trajectoire qu’il a prise tout jeune, qui ne peut faire de lui qu’un chef de guerre, un destructeur et non un bâtisseur qu’il ne sera jamais.

Hollande à sa petite échelle va, noyé au milieu du troupeau socialiste mondial.  Celui-ci ne rêve que de destruction et fomentera inévitablement la guerre lorsqu’il aura effectivement conquis la majorité mondiale, sous sa forme actuelle ou sous la forme déguisée du populisme.

Vous les voyez bien les socialistes, haineux et violents, sur leur trajectoire de destruction, pourquoi voulez-vous qu’ils s’arrêtent en chemin ?

Ils nous entraineront à la guerre, à la destruction, ils ne sont pas capables de bâtir, ils ignorent tout de la trajectoire de la construction.

Conclusion

Oui, la guerre se profile, les 59 bombinettes de Trump n’y sont pour rien.

Bien cordialement. H. Dumas

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De quoi les manifestations en Guyane sont-elles le signe ?

Ce territoire, situé à proximité de l’équateur, à la frontière du Brésil, a le statut de département d’outre mer depuis 1946, tout comme la Martinique, la Guadeloupe, la Réunion, et Mayotte depuis 2009.

Elle présente les caractéristiques d’une économie de type colonial dans laquelle le principal employeur est l’Etat (31% des emplois) et où une population relativement faible (250.000 hts) vit essentiellement de transferts massifs d’argent venant de la métropole. Les recettes publiques sont de 900 millions d’€ par alors que les dépenses sont de 1.900 millions soit 1 md € de transferts annuels (4.000 € par personne et par an) (Données 2009).

Fortement importatrice (les importations sont de 950 millions € pendant que les exportations sont seulement de 120 millions € soit un taux de couverture de 12.5%), la Guyane ne produit pratiquement rien. L’agriculture ne représente rien ou presque (4.4% du PIB) mais il est vrai que la population n’a pas accès aux terres agricoles puisque 90% des terres relèvent du domaine foncier privé de l’Etat !?!

Le résultat est que la Guyane importe du bois alors qu’elle dispose d’une forêt primaire gigantesque qui recouvre 95% du territoire !

L’industrie ne représente que 17% de l’activité !

Le taux de chômage moyen dépasse officiellement les 21% (double de la France métropolitaine) et celui des jeunes dépasse probablement les 40% dans une population qui est très jeune et en forte croissance.

Le problème est que la départementalisation a fait de la Guyane un îlot de richesse au milieu d’un océan de pauvreté ; créant de ce fait un appel d’air vis-à-vis des populations défavorisées des pays limitrophes tels que Brésil, Guyana mais probablement aussi Venezuela, Haïti.

Seulement, cette richesse locale et somme toute relative est totalement artificielle puisqu’elle ne repose que sur des transferts sociaux (surnommés « argent braguette ») provenant de la métropole.

Il existe bien un îlot de prospérité au niveau de l’enclave de Kourou mais cela ne concerne que le personnel détaché de métropole en vue des tirs des fusées Ariane et Soyouz. Par contre, cette enclave représente au moins 26% du PIB local ; ce qui démontre autant que faire se peut le caractère artificiel de la structure économique de ce département.

Ce département subit un quadruple paradoxe :

– L’économie est entièrement tournée vers l’Europe alors que la Guyane est située en zone Amérique !

– la population recherche un mode de vie occidental à l’européenne qui coûte forcément cher puisque importé de métropole,

– la population vit pour une bonne part des allocations (toujours insuffisantes) ce qui l’entretient dans une dépendance et un assistanat vis-à-vis de la France !

– Le problème est que le smic s’applique (du fait de la départementalisation) et les salaires moyens sont donc beaucoup trop élevés pour la structure économique de la Guyane et pour permettre à des entreprises de fabrication de prospérer eu égard au montant des revenus des pays limitrophes surtout que l’autarcie et la fermeture des frontières ne sont qu’une utopie !

Evidemment, l’irruption persistante de clandestins pauvres originaires des pays voisins crée un sentiment d’insécurité avec de nombreux vols.

Le département apparaît relativement peu équipé au niveau des infrastructures. Seules arrivent à prospérer des activités de commerce de détail type supermarché (grands et petits) où les guyanais viennent dépenser leurs allocations et comme beaucoup de produits sont importés de métropole, les prix sont forcément plus chers qu’en métropole.

Seulement, ce schéma n’est pas unique car il se reproduit pour tous les autres départements d’outre mer dont la Réunion et Mayotte dans l’océan indien.

La Réunion concentre les contrastes en étant le département qui compte le plus d’allocataires du RMI et le plus de « riches » (assujettis à l’ISF).

L’île connaît une très forte croissance démographique du fait de la natalité mais aussi des métropolitains (appelés zoreilles) qui viennent y passer leur retraite. En vingt ans la population est passée de 600.000 à 900.000 habitants !

La Réunion, présente la même structure économique avec la même prédominance de l’emploi public avec des effectifs pléthoriques résultant souvent d’une démarche clientéliste vis-à-vis de l’électeur.

Le nouveau maire de St Louis a ainsi découvert qu’il avait deux fois plus d’employés municipaux titulaires que la moyenne nationale et qu’il ne pourrait réduire les effectifs, et une charge financière à la limite du supportable, que sur plusieurs dizaines d’années au fur et à mesure des départs en retraite ; autant dire jamais !

Le chômage y est aussi structurellement très élevé et il y a régulièrement des émeutes dans le quartier du Chaudron (à St Denis) !

Toutefois, contrairement à certains mouvements indépendantistes antillais ou guyanais, les réunionnais n’ont jamais demandé l’indépendance car ils savent qu’ils auraient trop à y perdre !

L’économie est basée là encore sur les transferts massifs de fonds de la métropole vers la Réunion et sur les allocations ; bien qu’il existe, contrairement à la Guyane, un secteur du tourisme assez bien développé. Les recettes publiques étant de 2 mds d’€ tandis que les dépenses publiques s’élèvent à 5 mds € , il en résulte donc un déficit de 3 mds € entièrement financé par la métropole !

Par contre, à la Réunion, on a su financer des infrastructures tout à fait correctes, conformes au strandart métropolitain, dont la route du littoral la plus chère du monde (dite route de la corniche) mais les réunionnais aiment la voiture et ils peuvent donc s’adonner à leur passe temps favori : rouler … à tel point que le dimanche soir il y a des embouteillages invraisemblables sur la 4 voies menant à St Denis.

Or, l’île sœur, Maurice, ancienne colonie britannique, a une structure économique très dynamique et très différente, basée sur l’exportation (principalement de produits textiles) et plus récemment l’ingénierie financière alors qu’elle est partie d’un niveau presque zéro lors de son accession à l’indépendance en 1968 avec une économie basée alors sur la monoculture de la canne à sucre.

La croissance économique y est forte (3.8% par an) mais évidemment le salaire moyen y est bien plus faible qu’à la Réunion.

Pour revenir à la Guyane, ces manifestations constituent, à n’en pas douter, une opportunité de la part des habitants avec le but de bloquer le système juste avant les élections car il représente une bonne chance d’obtenir d’avantage d’argent gratuit des autres !

L’Etat, faible face à des mouvements de cette nature, après avoir formulé des excuses dont on peut se demander le fondement, se trouve dans l’incapacité de répondre efficacement aux demandes des manifestants et ne trouve comme échappatoire que de fournir toujours plus d’argent à des manifestants qui, évidemment, en veulent toujours plus !

Et ce schéma se reproduit partout dans les confettis de notre ancien empire colonial. Nous nous rappelons les émeutes de la Guadeloupe il y a quelques années …

C’est encore le cas avec Mayotte, île des Comores restée française au moment de l’indépendance en 1973-1974, à la suite des manipulations françaises,  avec l’effet pervers de créer là encore un îlot de richesse au milieu de la pauvreté et de jouer le rôle d’un aimant sur les populations alentours !

Aujourd’hui les comoriens d’Anjouan, Mohély et de la Grande Comore, qui évidemment ne bénéficient pas de l’argent de la métropole et après plusieurs expériences gouvernementales hasardeuses accompagnées de coups d’état, tentent de passer à Mayotte.

Ils prennent tous les risques pour franchir les 80 km d’océan indien qui séparent Anjouan de Mayotte et échapper à la misère à bord de kouassa-kouassa (barques).

Le système s’est même organisé de telle façon que les femmes comoriennes puissent venir accoucher à Mayotte; ce qui fait que des familles de clandestins se retrouvent avec un enfant né sur le sol français, de nationalité française, avec l’effet induit que non seulement on ne peut plus les expulser mais qu’en plus ils ont dès lors droit aux allocations : entraînant le dérapage d’un système qui devient totalement incontrôlable.

Cet afflux de clandestins a provoqué une augmentation de la délinquance et une émigration de ces populations vers la Réunion puis la France métropolitaine.

On a créé une économie artificielle fondée sur l’assistanat et les allocations auprès d’une population qui évidemment sera toujours demandeuse de plus d’assistanat et d’allocations !

Le système n’est désormais plus qu’un puits sans fond !

Créer une économie productive et exportatrice dans tous ces territoires aurait nécessité des transferts massifs d’argent de la métropole pour assurer d’une part la formation des habitants et d’autre part l’implantation d’infrastructures et d’industries compétitives et exportatrices ; ce que la France n’a jamais eu les moyens de faire, aujourd’hui moins que jamais !

L’idéologie et la nostalgie de l’empire colonial ne sont pas morts mais ils nous coûtent très cher à une époque où nous n’en n’avons plus les moyens et on peut se demander quel est l’intérêt de conserver ce type de relations avec des territoires lointains à l’utilité plus que problématique; l’argument de la présence stratégique française sur la planète entière n’étant que le faux nez d’un système qui n’arrive pas à se réformer et à s’adapter à un monde en perpétuelle évolution !

Bien cordialement.

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L’ENA OU LA FABRIQUE DES PARASITES A VIE (la leur).

 

 

 Vous connaissez mon aversion chronique pour l’ENA  cette machine qui crache des dizaines d’incompétents ayant le monopole de sucer à vie l’argent des contribuables en donnant l’illusion de faire des « choses utiles » en échange.
L’incompétence mixée avec l’irresponsabilité de cette engeance  n’est plus à démontrer.
Mon aversion pour ces gens là vient certainement de ce  que j’ai travaillé toute ma vie, pour finir ruiné salement, afin  qu’ils puissent boire encore une petite pinte de sang.
Le mien…

L’Ifrap avait en son temps sorti un dossier sur l’ENA.
Tout le monde connaît, maintenant, la malfaisance sur l’économie des actions des énarques.
Quasiment, à chaque fois qu’ils dirigent une entreprise « d’état » ils dépensent à tout va, surtout, pour satisfaire leur égo en jouant les chefs d’entreprises, et quittent toujours celles-ci en quasi faillite avec des dettes abyssales.
L’Etat, dont tous les dirigeants, jusqu’au Président de la République sont des énarques réinjectent, sans état d’âmes puisque c’est vous qui payez, des milliards d’euros pour combler ces énormes déficits au nom de l’emploi.
Et « on » trouve une autre chaise musicale pour l’incompétent. Au besoin « on »va créer un machin/bidule pour celui-ci.
Les énarques sont partout, à tous les leviers de commande des administrations et nous font subir, à nos frais, leurs visions bullesques  (et burlesques) de l’économie.
Combien de candidats à la présidentielle ne sont pas issus de l’ENA ?
Même le FN a le sien en la personne de son N°2.
L’énarque n’a pas de conscience citoyenne. Il est prêt à tout moment à retourner sa veste et à toutes les compromissions pour conserver ses avantages.

Notre nouveau Président à toutes les chances d’être issu de ce sérail et donc d’avoir vécu dans une bulle depuis son entrée à l’ENA.
Bulle payée par le contribuable.
L’exemple type est notre cher Michel Sapin.
Il peut ressembler à une caricature et pourtant c’est l’exemple normal de l’énarque.

 

Même le FN en a un, son numéro 2.
Les énarques sont prêt à tout, à retourner leur veste, à toutes les compromissions pourvu de conserver leur bulle d’or.
Un exemple type : Michel Sapin.
Michel Sapin à Argenton-sur-Creuse, en décembre 2003 © Alain Jocard / AFP

Indemnités indûment perçues: le (discret) recours de Sapin rejeté

4 avril 2017  Par Mourad Guichard

Alors qu’il assurait ne pas faire partie des condamnés dans une affaire d’indemnités indûment perçues quand il était maire d’Argenton-sur-Creuse (Indre), Michel Sapin vient de voir son discret recours rejeté par le tribunal administratif de Limoges.

Nouveau rebondissement dans l’affaire des indemnités indûment perçues par les élus d’Argenton-sur-Creuse, fief électoral du ministre des Finances, Michel Sapin. Le tribunal administratif de Limoges vient de “rejeter la requête personnelle de Michel Sapin et des autres élus d’Argenton-sur-Creuse qui avaient formé tierce opposition au jugement du 29 septembre 2016”. Ce jugement condamnait tout un parterre d’élus, dont Michel Sapin, ancien maire de la commune, à rembourser une indemnité liée à un prétendu statut de “ville touristique”. Un petit biscuit équivalent à un quart de leurs indemnités d’élus qu’ils ont pu déguster de 2008 à 2012, pour un montant total de 100.000 euros.

C’est Ludovic Livrenette, conseiller municipal d’opposition, qui avait porté l’affaire devant la justice. “L’affaire subsiste devant la cour administrative concernant l’appel fait par la commune”, précise-t-il au Lanceur. En effet et à la surprise générale, l’actuel maire d’Argenton-sur-Creuse – très proche de Michel Sapin (c’est son ancien beau-frère, pour être précis) – avait fait appel de la condamnation au remboursement, privant ainsi la commune du retour desdites indemnités. Le fait que le maire fasse partie des bénéficiaires n’est peut être pas étranger à cette décision…

Question : qui a payé son avocat ?

 

Ce cher Monsieur Sapin, en 2016, avait déjà coûté aux contribuables, depuis sa sortie de l’ENA, la modique somme de 19 millions d’Euros. Et ce n’est pas fini !
Les vaut-il ? C’est à vous de juger puisque c’est vous qui réglez celle addition.
Vous saurez tout sur ce gentil Monsieur en lisant mon papier du 2 octobre 2015.

https://www.temoignagefiscal.com/michel-sapin-et-…en-ca-nous-coute/

 

Je vous joins pour les contribuables qui sont curieux de savoir comment est formée notre formidable « élite » qui nous dirige et qui se gorge de notre argent depuis des décennies.
Et ce n’est pas fini.

Un très bel article de  Nathalie MP publié dans Contrepoints le 6 avril 2016 https://leblogdenathaliemp.com/

Contrepoints – Journal libéral

 Que nous dit le rapport du président de jury de l’école nationale d’administration (ENA), censée fournir au pays son élite administrative ?

Par Nathalie MP.

Évoquant par anticipation le débat d’hier soir entre nos prétendants présidentiels, Sophie Coignard du Point le comparait au grand oral de l’ENA (École nationale d’administration) et se prenait à espérer que les 11 partants éviteraient la langue de bois qui reste manifestement de règle chez les candidats au fameux concours, ainsi qu’en atteste la passionnante lecture du rapport du président des jurys du concours 2016 (M. Thierry Bert) publié le mois dernier (cliquer sur la première ligne du lien : « concours 2016 »).

Ce rapport est avant tout clinique. Il donne des statistiques sur les candidats. Il explique comment les jurys se sont concertés au préalable pour attribuer les notations et quelle ambiance (bienveillante plutôt que déstabilisante, comme c’est mignon !) ils ont souhaité faire prévaloir, notamment pendant les épreuves orales.

LES REMARQUES DES CORRECTEURS

En seconde partie, il rend compte de façon détaillée des remarques (souvent sévères) des correcteurs sur les copies examinées épreuve par épreuve. Mais il adopte aussi parfois un ton personnel très pince-sans-rire qui n’est pas sans nous distraire hautement.

Je ne résiste pas au plaisir de vous citer un passage relatif à l’épreuve orale d’entretien, anciennement grand oral. Il semblerait que les 197 candidats admissibles aient fait preuve d’une quasi unanimité à chanter les louanges du service public et à protester de leur total dévouement envers l’intérêt général, tellement plus « noble » que les intérêts particuliers ! Réflexions de M. Bert :

Il s’agit ici d’un jury de concours, et non d’une cérémonie religieuse. (…) Mais certains candidats sont restés fixés sur cette opposition entre le lucratif (le mal) et l’intérêt général (le bien). (…) Nul ne nie que l’État soit une superstructure très utile. (…) Mais il est tout à fait inquiétant qu’en France au XXIème siècle, on puisse encore croire qu’il a le monopole de l’intérêt général, alors que c’est toute la société qui y concourt (…). (page 47)

CONFORMISME GÉNÉRALISÉ

  • De fait, de rapport en rapport, les jurys pointent leconformisme, le manque de sens critique, l’incapacité à prendre de la hauteur, l’absence de réflexion personnelle, parfois même la difficulté à comprendre les sujets et à utiliser les documents donnés en appui ou à échapper à leur simple paraphrase.

Les candidats ont aussi tendance à se montrer peu rigoureux sur les références qu’ils utilisent, donnant l’impression de construire des paragraphes entiers visant à placer à tout prix des citations qu’ils ont en tête mais qui ne présentent qu’un lointain rapport avec le sujet. Ou bien ils pratiquent allègrement le name-dropping sans explication ni discernement en faisant voisiner Zemmour avec Hume ou Locke, par exemple.

LE NIVEAU BAISSE

Dans la partie détaillée épreuve par épreuve du rapport 2016, les correcteurs ne sont pas tendres avec le niveau des candidats, aussi bien sur le plan des connaissances que celui du raisonnement. En économie, le jury du concours externe (étudiants) note :

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Le jury considère le niveau général comme moyen, tant sur les connaissances purement économiques que sur la capacité d’analyse.

Celui du concours interne (fonctionnaires) :

La moyenne de l’épreuve se situe à 9 sur 20 et reflète un niveau général assez faible, avec une forte concentration de devoirs en-deçà de 10 sur 20. »

 

Autre exemple, les correcteurs de l’épreuve « questions sociales » du concours externe ont observés que l’épreuve semblait mal préparée :

De grosses erreurs et confusions sur des notions de base ont en effet été fréquentes (…) À ce défaut de connaissance et de maîtrise du fond s’ajoutent des défauts de raisonnement.

Signalons enfin les remarques du jury « finances publiques » du concours externe :

Le jury a estimé qu’un nombre peu significatif de candidats avait bien compris les attentes de cette épreuve, en termes de méthode comme de programme.

Si vous parcourez le document, vous conviendrez aisément que je n’ai pas sélectionné les passages les plus désobligeants par pure intention maligne.

DES ÉLITES À L’ORTHOGRAPHE HASARDEUSE

C’est jusqu’à l’orthographe hasardeuse des candidats qui est épinglée dans l’exposé de M. Bert sur un concours considéré en France comme rassemblant ce que notre élite produit de mieux. La remarque est reprise ensuite par de nombreux correcteurs.

On constate cependant avec une triste surprise que l’ENA subit elle aussi ses petits nivellements par le bas, comme la première école primaire venue. Il a été décidé, à la « demande explicite » de M. Bert que l’orthographe ne pouvait donner lieu à des pénalités supérieures à  2 points (sauf copie incompréhensible) :

Nous savons tous que l’orthographe a évolué et évolue continuellement (…) Nous savons aussi qu’il s’agit souvent d’un « marqueur social », et qu’il faut donc relativiser son importance si l’on veut pratiquer des recrutements innovants. »

RIEN À VOIR AVEC LES INÉGALITÉS SOCIALES

Il y a vraiment de quoi s’esclaffer lorsqu’on consulte ensuite les origines sociales (parents majoritairement CSP+ et enseignants) et scolaires des candidats : la plupart des étudiants sortent de Sciences Po Paris ou d’un IEP, sinon d’HEC et ESSEC, les fonctionnaires du concours interne viennent essentiellement de Bercy tandis que les candidats du troisième concours sont issus le plus souvent des professions du conseil et de l’audit. On ne va quand même pas leur demander d’écrire correctement !

Si les difficultés orthographiques des candidats à l’ENA prêtent à rire, elles ont au moins l’avantage de montrer une fois de plus que les inégalités sociales ne sont rien dans la dégradation du niveau des élèves en comparaison de l’affaiblissement continu des programmes et des pédagogies utilisées qui affecte absolument tous les élèves, de la ZEP au concours de l’ENA.

SÉLECTIVITÉ QUI RESTE TRÈS ÉLEVÉE

  • Rassurons-nous cependant. Si les candidats pris dans leur globalité n’impressionnent guère les correcteurs, la sélectivité est très élevée. On peut donc espérer que les 90 reçus en 2016 sont bien les représentants de la crème de la crème censée pourvoir à nos destinées au sein de toutes les administrations publiques. On sait qu’en France, on ne manque pas d’administrations publiques, lesquelles ne manquent pasd’activités amusantespour s’occuper et se trouver « obligées » de recruter de plus en plus de fonctionnaires, dont nos merveilleux énarques.

Il existe 3 voies d’accès à l’ENA : le concours externe réservé aux étudiants titulaires d’une licence, le concours interne pour les agents ayant au moins quatre ans d’expérience dans la fonction publique, et le troisième concours, supposé apporter de la diversité, ouvert aux candidats pouvant se prévaloir de huit ans d’expérience professionnelle en dehors de la fonction publique (élus, salariés du privé, syndicalistes). En 2016, ces derniers représentaient 112 inscrits pour un total de 1550.

UN TAUX DE RÉUSSITE À 10%

À la fin du 5ème jour des 5 épreuves écrites, il ne restait plus que 932 candidats. Parmi eux, 197 ont été déclarés admissibles et 90 furent ensuite admis à l’issue des épreuves orales. Le taux global de réussite est donc d’environ 10 %. Il est plus sévère pour le concours externe (7 %).

  • Beaucoup des critiques adressées à l’ENA portent sur l’aspect reproduction sociale que j’ai évoqué plus haut, ainsi que sur sa« parité » hommes femmesdéficiente. Il n’y a toujours pas autant de filles que de garçons reçus : 35,5 % en 2016, alors que tous les espoirs semblaient permis en 2013 où le taux s’était hissé à 45 %.

Mais est-ce vraiment le problème essentiel de l’école ? Si l’on en croit les témoignages récurrents d’anciens élèves, le système du classement qui détermine l’ensemble de la carrière subséquente des élèves génère non seulement une obsession chez tous les anciens énarques, mais aussi le conformisme que les jurys d’admission déplorent tant par ailleurs.

UN PARCOURS BALISÉ

Pour arriver dans les premières places qui ouvrent la porte des 3 corps les plus « prestigieux » (Conseil d’État, Inspection générale des finances et Cour des comptes), il n’est question que de bachotage intensif d’où sont exclues toute originalité, toute idiosyncrasie personnelle et toute prise de risque qui compromettraient les chances d’être bien noté.

Dès le concours d’entrée, les élèves savent qu’ils « doivent » aborder tel sujet sous tel angle s’ils veulent être admis. Dans le rapport de M. Bert, on lit par exemple que sur le sujet « Un monde de croissance(s) ? Selon quels indicateurs ? » (épreuve économie du concours externe) les correcteurs attendaient des candidats :

qu’au moins un paragraphe du travail traite de la question de la remise en cause du modèle capitaliste fondé sur une croissance forte dans un monde où les ressources sont finies.

Ce n’est pas un mince paradoxe pour les candidats puis élèves de réaliser que toute l’originalité de pensée qu’on exige d’eux ne vaut que tant qu’elle reste dans les cadres autorisés de la haute fonction publique. Comme disait M. Bert, « nul ne nie que l’État soit une superstructure très utile. »

CAPACITÉ À SINGER

Dans un livre paru en 2012 et intitulé « Promotion Ubu roi. 27 mois sur les bancs de l’ENA », Olivier Saby (sorti en 2011 25ème sur 81) va encore plus loin. Il critique un enseignement qui fonctionne sur « la capacité à reproduire sans courage, à imiter, à singer. » Il dénonce des conditions de formation qui font évoluer les élèves en préfectures et ministères, au milieu de multiples avantages de fonction et très loin des réalités de la vie quotidienne des Français.

Il brocarde enfin le « vide abyssal de l’enseignement » qui est délivré par des intervenants censés être des experts dans leur domaine. Or, par exemple, Saby a reçu des cours sur l’ouverture du capital de Gaz de France par un spécialiste de la grippe aviaire qui avouait ne rien connaître au sujet du cours, cette situation « ubuesque » n’étant pas rare.

On dit généralement que l’ENA a été créée en 1945 à l’initiative du général de Gaulle pour donner une formation spécifique de qualité à tous les hauts fonctionnaires. C’est vrai. Mais il manque quelques éléments importants pour bien comprendre que cette « prestigieuse » école est le bras armé de l’étatisme le plus forcené et que ses absurdités, comprenant même des petits problèmes de déficit incroyables dans ce haut lieu de l’élite française auto-proclamée, sont complètement en phase avec l’échec qui vient imperturbablement conclure ce genre de politique.

DE GAULLE ET THOREZ DERRIÈRE L’ENA

En 1945, de Gaulle présidait un gouvernement provisoire qui comprenait des ministres originaires de tous les partis, y compris bon nombre de socialistes (SFIO) et communistes (PC). L’ENA fut instituée en même temps que les grandes nationalisations de 1945 (Renault, charbonnages, électricité…) et que les bases de notre calamiteux État-providence actuel. Qui dirigeait la Mission provisoire de réforme de l’administration chargée de préparer le projet de l’école ? Qui signa les décrets fondateurs ? Maurice Thorez, ministre de la Fonction publique et secrétaire général du Parti communiste.

Il est également troublant de voir que cette volonté de disposer de hauts fonctionnaires parfaitement calibrés par et pour l’État relevait de la même idée que celle qui avait présidé à la création de l’École des cadres d’Uriage par le régime de Vichy en 1940 (si ce n’est que dans le contexte de la Résistance, les cadres d’Uriage ont fini par se détacher de leur créateur).

On imagine bien qu’avec une inspiration aussi collectiviste, l’ENA ne pouvait qu’instaurer un formatage de la pensée et une mainmise des hauts fonctionnaire sur la gouvernance du pays (grandes entreprises privées comprises lors de pantouflages de pure connivence) avec des résultats au mieux décevants, mais plus souvent catastrophiques, comme nous le rappellent régulièrement les aventures coûteuses de notre État-stratège.

S’il vous prenait malgré tout l’envie farfelue de tester vos capacités à intégrer un organisme aussi furieusement français que dramatiquement prétentieux, vous avez jusqu’au jeudi 13 avril prochain pour vous inscrire au concours 2017 de l’ENA !

 

 

 

Ils représentent la fameuse exception française dont ils se gargarisent à longueur de temps et dont pas un pays (sensé) au monde ne veut imiter.

Maintenant vous ne pourrez plus dire : je ne savais pas qu’ils me pillaient.
Maintenant vous savez à quoi et à qui servent vos impôts.
Bon versement au Trésor Public…

 

 

Emmanuel Bolling

 

RAPPEL : MOBILISONS NOUS. SIGNEZ LA PÉTITION. (Colonne à droite)

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L’Homme d’Etat est un mythe (Vidéo)

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Cordialement. H. Dumas

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Ils n’évoquent pas la liberté….(vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas

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Ces maux qui tuent la démocratie

La démocratie est à la politique ce que le marché est à l’économie, c’est-à-dire la possibilité pour chacun de choisir librement.

Les intellectuels qui se prétendent économistes, qui sont évidemment extérieurs au marché, font de celui-ci une critique récurrente qui consiste à prétendre que, pour que le marché soit juste, il faudrait qu’à chaque transaction les parties prenantes soient à égalité d’information.

Evidemment, ce n’est jamais le cas – notamment pour la grande masse des consommateurs que nous sommes, qui se font entuber bien des fois justement par manque d’information –

Nos économistes en concluent que, le marché ne pouvant être équilibré faute de pouvoir rendre l’information accessible à tous, le marché est donc injuste, le marché doit donc être supprimé. Mais oui, mais oui…. Ils le disent.

Depuis, ils cherchent vainement une organisation de substitution. Toutes leurs tentatives à ce sujet finissent dans le mur, grave.

En économie il n’y a pas de solution autre que le marché.

En fait leur erreur fondamentale est de ne pas comprendre – ou de faire semblant de ne pas comprendre —  que la force du marché n’est pas d’être juste, mais d’être libre.

En effet, la liberté permet d’accumuler l’expérience, chaque échec devient une marche vers la compréhension pour celui qui sait tirer les leçons des échecs, qui sait que ce sont les échecs qui construisent les hommes.

Lincoln le résumait ainsi : “On peut tromper une fois un grand nombre de personnes, on peut tromper toujours une seule personne, mais on ne peut pas tromper toujours un grand nombre de personnes”.

Avant de conclure un marché il est donc nécessaire de s’informer, les consommateurs savent cela, même si souvent ils l’apprennent initialement à leurs dépens.

Le marché, pierre angulaire d’une économie prospère, court deux risques graves :

            – 1 – L’inversion du sens de la décision, qui consiste à substituer au client libre un usager soumis. C’est un transfert mortel du pouvoir qui alors, au lieu d’aller du bas vers le haut du consommateur vers l’industriel ou le prestataire, va du haut vers le bas de ceux-ci vers l’usager. C’est tout simplement la disparition de la liberté du consommateur au profit de sa contrainte par le monopole.

            – 2 – Le mensonge volontaire violant l’accès à l’information pour l’une des parties du marché – le plus souvent le consommateur –. J’ai le souvenir dans ma jeunesse de cette société, seule fabriquant mondial de lessive, ” Unilever “, qui remplissait les barils de lessive de toutes les ménagères et de ces dernières qui soutenaient mordicus que la lessive qu’elles employaient était la meilleure, alors qu’elles étaient toutes les mêmes. La encore c’est la liberté de choisir qui est trahie, cette fois par la fausse information volontaire.

Donc, pour que le marché fonctionne il suffit de laisser la liberté de choix, en essayant autant que faire se peut d’éviter le monopole et la fausse information. Imaginer rendre le marché juste est absurde et inutile. Il s’agit le plus souvent d’une excuse pour le contourner et soumettre l’économie à sa botte, avec des buts malsains, même s’ils sont dissimulés derrière des façades au dessus de tout soupçon.

Disons qu’il en est de même pour la démocratie qui n’est que le marché de l’organisation sociale.

Comme pour le marché, ce n’est pas l’erreur qui est fatale en démocratie — au contraire c’est de son analyse que la démocratie tire sa force –

Par contre, toute atteinte à la liberté de choix est mortelle pour elle.

Comme pour le marché, il est deux dangers graves pour la démocratie. Ils expliquent la situation actuelle, qu’il est raisonnable de qualifier de désespérante.

Les deux risques :

            – 1 – Le transfert décisionnel, qui consiste à déposséder l’électeur de son pouvoir de choix en inversant le sens démocratique.

Le vote est un acte factuel qui ne peut s’exprimer qu’envers une personne dont on connait parfaitement l’activisme pour le groupe, au point de lui confier sa voix, de lui donner pouvoir pour soi-même.

Le sens du vote doit aller du bas vers le haut. C’est-à-dire que l’électeur doit voter pour des gens qu’il connait, qu’il voit tous les jours, dont il peut prendre la mesure humaine lui-même.

L’unité de départ de la démocratie doit être le quartier, puis la ville. Même si l’on devait aboutir ensuite au vote par ces premiers élus seuls, représentants leurs électeurs, pour les échelons supérieurs.

Dans tous les cas le vote dans l’autre sens, à partir du Président de La République, est absurde. Il se termine par un vote déterminé par le seul mensonge d’une campagne électorale. Les électeurs sont remplacés par les militants, ce n’est pas la démocratie, l’électeur ne connait pas factuellement celui à qui il donne sa voix.

L’inversion du sens naturel qui dans le marché fait du consommateur un usager, fait en démocratie de l’électeur un spectateur ou un militant. Dans les deux cas, consommateurs et électeurs sont privés de leur pouvoir, de leur liberté de choix.

L’élection présidentielle au suffrage universel est une fabrication du dicteur moral qu’était De Gaulle, même s’il n’a jamais été un dictateur factuel. C’est un gros problème, elle attire naturellement tous les escrocs ou groupes d’escrocs qui vivent de la politique et dont la sincérité est inexistante.

Sous une apparence de démocratie, elle est le poison qui la tue.

            – 2 – Le mensonge violant l’accès à l’information s’exprime sous nos yeux de la façon la plus obscène qui soit.

Les campagnes électorales nationales, qui n’ont aucun temps mort, qui perdurent y compris entre deux élections, sont arrivées à ce stade ultime publicitaire de la transformation du vocabulaire. Les mots, employés pour mentir, sont dévoyés de leur sens réel.

Par exemple : corruption.

La corruption consiste à prélever une somme ou un avantage à l’occasion d’une transaction économique sans motif autre que le pouvoir que l’on a —  ou que l’on s’est donné — d’intervenir dans cette transaction sans raison. Nos politiques pratiquent cette manœuvre à longueur de journée. Ils la baptisent normes, règlements, intérêt public, protection du consommateur, ou autre et nous font croire que seuls les africains pratiqueraient la corruption, qui se reconnaitrait à l’utilisation de valises de billets. Mais les africains sont des amateurs par rapport au pillage auquel se livrent nos politiques, dont les prélèvements corruptifs étranglent notre économie et font vivre un nombre incalculable de leurs complices.

Par exemple : capital.

Le capital est l’accumulation économique indispensable au progrès économique, sans laquelle la fragilité cyclique de l’économie expose gravement les intervenants. Nos politiques ont réussi le tour de force de faire passer l’indispensable capital pour une tare, d’exposer ceux qui l’accumulent à la vindicte de la population, de transformer leur prudence nécessaire à tous en cupidité nuisible à tous.

Par exemple : la redistribution

La misère appelle la compassion, le don a toujours existé, il est évidemment naturellement tourné vers ceux que l’on connait n’ayant pas vocation à aider à ne rien foutre mais à contrer les méfaits possibles du hasard.

Nos politiques ont réussi l’exploit de rendre le don aveugle et obligatoire. Ce faisant non seulement ils ont porté atteinte à sa réalité, mais par leur prétention à la légitimité du choix ils ont complètement pipé les dès au point que le don est haï aujourd’hui par une grande partie des français. C’est un comble improductif et dangereux pour le lien social.

Conclusion

Notre démocratie s’est fourrée dans une impasse dangereuse. La liberté qui la sous-tend est une fleur à la fois fragile et déroutante, ne pas la cultiver avec passion et courage, la trahir est une lourde responsabilité que portent tous les français.

Espérons qu’ils vont le comprendre tant les tares d’aujourd’hui sont visibles.

La liberté ne doit pas faire peur, les difficultés qu’elle porte en elle doivent être regardées par chacun avec courage, elle seule justifie notre combat d’homme. La justice est une abstraction, bien pratique pour les escrocs.

Bien cordialement. H. Dumas

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Il ne faut pas confondre Brexit et Frexit !

Madame le Pen, la candidate qui se dit hors système, caracole en tête des sondages, au coude à coude avec M Macron, et elle se voit déjà présidente !

On connaît, pour l’essentiel, son programme de gouvernement : Tout contre l’Europe et jeter à bas l’ancien système avec dans le détail une sortie de l’UE, un retour au Franc français, l’instauration de mesures protectionnistes, la fermeture des frontières, la nationalisation de pans entiers de l’économie dont les banques.

C’est ce que l’on appelle désormais le Frexit !

Et elle n’hésite pas pour cela à s’appuyer sur un Brexit présenté comme triomphant et bénéfique pour le Royaume Uni afin d’une part justifier le bien fondé de son programme et d’autre part pour expliquer que le Brexit étant très favorable au Royaume Uni il en sera de même pour la France !

Seulement, ce raisonnement par analogie n’est rien moins que d’une tromperie. Le Frexit préconisé par Mme le Pen n’a rien à voir avec le Brexit car les motivations, les modalités et les buts sont totalement différents !

Pour commencer, contrairement à ce que veut faire croire Mme le Pen, le Brexit n’a pas encore eu lieu, la procédure de déclenchement vient seulement de débuter puisque la lettre d’engagement vient d’être signée le 28 mars par le 1er ministre britannique et la procédure devrait durer au moins 2 ans !

Il est donc pour le moins présomptueux de présenter comme bénéfique quelque chose qui n’a pas eu lieu ! On sait d’ailleurs que la « plaisanterie » va coûter extrêmement cher au Royaume Uni car il va falloir détricoter plus de 19.000 textes et, du côté anglais, on évalue la facture pour l’instant à 160 mds de £ dont déjà 60 mds € dus à l’UE au titre de sa contribution au budget européen.

Il est important de savoir que le Brexit n’a pas lieu pour que le Royaume Uni ferme ses frontières ! C’est au contraire pour s’ouvrir au monde, principalement vers l’Asie et les USA, tout en échappant aux contraintes règlementaires émanant de Bruxelles.

Il ne faut jamais oublier aussi que le Royaume Uni n’a jamais fait preuve d’idéologie à propos de l’Europe … contrairement aux français, et que si il est entré dans l’UE c’était essentiellement pour pouvoir en contrôler l’évolution et surtout que celle-ci ne se fasse pas à son détriment ! En plus, l’entrée du RU a eu lieu dans les années 1973 alors qu’il était à l’époque l’homme malade de l’Europe et qu’il cherchait un moyen de se sauver de sa situation économique catastrophique !

En clair, le Royaume Uni a toujours eu une conception très utilitaire de ses relations avec l’UE et il est l’un des principaux artisans de la déviation des buts initiaux de l’Europe d’un ensemble intégré fiscalement et socialement (d’où la création de l’€), qui ne l’intéressait absolument pas, vers une simple zone de libre échange.

Cela explique d’ailleurs que le Royaume Uni ait souhaité conserver sa monnaie la GB£ et qu’il ait conservé une certaine autonomie économique ; ce qui lui permet aussi de quitter l’UE relativement facilement !

D’ailleurs, les négociations du Brexit auront pour but, du coté du Royaume Uni, essentiellement de conserver le maintien de l’accès libre au marché de l’UE sans en subir les contraintes règlementaires et financières car les liens économiques entre le RU et l’UE sont très profonds (La City est la première place financière d’Europe, et il faut écouler les productions industrielles britanniques notamment de voitures, d’avions, de moteurs d’avions) ! Seulement, il s’agit évidemment d’une vision complètement utopique des choses car l’UE n’est pas vraiment disposée à entrer dans ce jeu un peu trop facile pour le Royaume Uni !

Il ne faut pas oublier non plus que le Royaume Uni, du fait de son empire et de la révolution industrielle (qui a commencé en Angleterre au 19°s), a toujours eu une conception libre échangiste des relations commerciales car il avait besoin de débouchés commerciaux pour vendre ses productions.

Bien évidemment, il ne s’agit absolument pas de cela en ce qui concerne le Frexit prôné par Mme le Pen puisqu’il s’agit rien moins que d’une fermeture des frontières, au nom d’un soi-disant patriotisme économique.

Seulement, le patriotisme économique de Mme le Pen n’est rien d’autre qu’un nationalisme rhabillé ou dissimulé !

La mise en parallèle du Brexit et du Frexit constitue, de la part de Mme le Pen, essentiellement un argument incantatoire destiné à abuser les foules quant à une solution simple à un problème complexe qui ne peut pas se résoudre d’un claquement de doigts !

En effet, elle ne propose au contraire qu’une solution de repli qui s’accompagnerait de mesures protectionnistes et de restrictions (contrôle des changes, des mouvements de capitaux …) qui auraient pour effet, dans un premier temps, de dresser de soi-disant protections aux frontières qui transformeraient rapidement la France en un immense camp retranché puis en un immense camp de prisonniers !

Les propos racoleurs et simplificateurs de Mme le Pen présentent surtout un attrait pour une part de la population qui s’estime, à tord ou à raison, victime de la mondialisation et qui est excédée par le comportement, l’incurie et l’incapacité des politiciens français à résoudre les problèmes. Ce n’est pas une révélation que de dire que Mme le Pen recrute dans la France des exaspérés et des désespérés et que le vote FN est le vote des protestataires et des désespérés du chômage de longue durée.

En fait, la solution « miracle » de Mme le Pen ressemble beaucoup à celle préconisée par le pouvoir grec, en 2015, lorsque celui-ci a organisé un référendum pour savoir s’il fallait continuer dans les mesures d’austérité préconisées par l’UE ou s’il fallait au contraire, conformément à la dialectique du moment, tordre le bras de la Troïka (BCE, FMI et UE) et revenir à la drachme.

Une majorité de grecs persuadés qu’ils allaient sortir de la situation catastrophique de leur pays par une simple mesure politique ont voté évidemment contre les mesures d’austérité. Je vous renvoie à ce propos vers mon article sur la Grèce (ici).

Le pouvoir grec promettait un miracle, rien de moins, alors qu’il savait que la Grèce était en situation de défaut de paiement, sous la domination de ses créanciers !

Seulement, la direction d’un pays n’a rien à voir avec la religion !

Le référendum remporta un franc succès en faveur des vociférations gouvernementales contre l’Europe et … M Tsipras, 1er ministre, ne fit rien de ce qu’il avait promis !

La baudruche s’était dégonflée d’un coup au prix de la trahison des électeurs grecs car finalement M Tsipras a eu l’intelligence de stopper un processus qui aurait ruiné la Grèce et lui aurait fait faire un saut de 50 ans en arrière  !

Les règles économiques étant intangibles et comme la France n’est pas en meilleure situation financière que la Grèce, il y a fort à parier qu’elle serait confrontée aux mêmes réalités en cas de Frexit et qu’elle devrait arbitrer entre la faillite pure et simple, avec pour corollaire la ruine de la population, et un réalisme destiné à sauver ce qui peut l’être !

Tout le monde sait, sauf apparemment une bonne part des français, que ce que préconise Mme le Pen aboutira à la ruine de la France et des français. Vous pouvez relire mon article sur la question (ici) et (la).

Enfin, pour revenir au Brexit, la situation économique du Royaume Uni est incomparablement meilleure que celle de la France qui ne fait qu’accumuler des déficits graves et constants, une dette publique colossale, un chômage de masse.

En fait, nous ne tenons que grâce aux crédits illimités à taux 0 de la BCE de Francfort, dont nous ne bénéficierions plus évidemment en cas de retour au Franc, et à la caution de l’Allemagne !

Contrairement à ce qu’affirme Mme le Pen on ne peut pas impunément faire tourner la planche à billets sans entrer dans la spirale dévastatrice de l’hyper inflation (voir les exemples de l’Allemagne de 1923, la France des années 1791-1797 avec les assignats ou plus récemment l’Argentine et le Venezuela).

Le retour à une monnaie nationale nous obligerait en outre, pour nos achats à l’étranger (pétrole, pièces détachées, smart phones), à disposer de réserves de change (€, dollars ou GB£) car un Franc dévalué, sans crédibilité économique, ne serait accepté … par personne !

La solution préconisée par Mme le Pen, et le retour à une monnaie nationale, ne seraient pas autre chose qu’un défaut et l’expérience se terminerait à terme par une mise sous tutelle du FMI (Fonds Monétaire International) !

On peut certes s’en prendre à l’€ et l’accuser de tous les maux pour justifier la situation actuelle mais il faut quand même se rendre compte que la monnaie n’est pas une assurance sur la vie ni la garantie d’un bonheur éternel.

Seule compte l’économie du pays, et sa capacité à créer de la richesse, richesse que l’on peut vendre à l’étranger ; car la richesse vient de l’échange !

Le seul reproche que l’on puisse faire à l’€ c’est qu’il est trop stable pour la mauvaise économie de la France et que si celle-ci avait encore le Franc pour monnaie ce dernier aurait dévissé depuis longtemps et à tel point que la France ne pourrait tout simplement plus emprunter sur les marchés !

L’€ a en fait servi de retardateur ou de protecteur et a, contrairement à ce qu’affirment les souverainistes, facilité un endettement jugé aujourd’hui catastrophique !

Or, Mme le Pen, dont les connaissances économiques apparaissent bien indigentes, veut sortir de l’€ en s’imaginant qu’elle pourra résoudre tous les problèmes en faisant marcher « la planche à billets » !

Seulement, le retour au Franc n’aurait aucun effet bénéfique puisque la dette devrait être remboursée en € avec des Francs à la valeur bien incertaine qui subiraient une dépréciation continue par rapport à l’€ ; rendant de ce fait la dette totalement intenable.

En effet, en cas de retour au Franc, la parité Franc/€ tiendrait la 1ère journée et la nouvelle monnaie dévisserait ensuite d’au moins de 30% ce qui signifie que votre patrimoine fondrait de 30% … pour commencer !

La dépréciation constante de la monnaie et son corollaire, l’émission monétaire forcenée par la Banque de France, aboutirait à l’hyperinflation, au renchérissement exponentiel des importations, à la chute du niveau de vie des français, à la pulvérisation de leur épargne et enfin, pour couronner le tout à une explosion du montant de la dette publique.

Alors que même avec l’€ la crise de la dette se trouve devant nous, le retour au Franc ne ferait qu’accélérer une dégradation des finances publiques qui se terminerait par un défaut c’est-à-dire par l’incapacité à rembourser nos créanciers internationaux !

Le retour au crédit, après un défaut, s’avèrerait ensuite extrêmement difficile ! La dernière fois que la France a fait défaut, en 1797, elle a mis plus de 50 ans à retrouver la voie de la crédibilité et du crédit !

Par ailleurs, un point qui n’est jamais évoqué dans le cas d’un retour au Franc c’est que le retour en arrière ne serait pas possible !

Les français, subitement conscients qu’ils ont fait une grosse boulette, ne pourraient même pas décider que finalement ils se sont trompés, ou pire qu’on les a trompés, et qu’ils veulent revenir à l’€ car eu égard à notre situation particulièrement dégradée nous ne pourrions même plus nous qualifier pour un retour à l’€ !

Enfin, l’option du repli identitaire et économique est un non sens économique car la richesse vient de l’échange et non pas du retranchement dans une économie autarcique et auto suffisante puisque, par définition, nous ne pouvons pas tout fabriquer !

Le retour à la France des années 50, rurale et agricole, ne peut conduire qu’au déclin !

Mme le Pen prétend défendre le peuple mais c’est un mensonge !

Cela méritait d’être dit afin qu’il n’y ait pas d’ambiguïté !

Bien cordialement.

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INCROYABLE, J’AI TROUVE UN CHEF D’ENTREPRISE QUI CROYAIT ENCORE AU PÈRE NOËL…

Sur Contrepoints, aujourd’hui, j’ai pu lire cette lettre rigolote d’un chef d’entreprise qui croit encore au Père NoËL.
Il est mort depuis Giscard…

Lettre ouverte sur l’ISF d’un chef d’entreprise aux candidats à la présidentielle

battus credits political posters from USSR 70s and 80s (licence creative commons)

Le cri de colère d’un entrepreneur face à l’absurdité du système fiscal français.

Par Gilles Roland.

J’ai 52 ans, et je suis entrepreneur, qui comme tous les entrepreneurs, cherche chaque jour à développer son activité, développer de nouveaux marchés, motiver ses troupes. Bref, je suis un patron ordinaire, et ma situation est celle de nombreux chefs d’entreprise.

Je fais un métier particulier : je rachète des entreprises industrielles françaises que l’ancien propriétaire envisageait de fermer. J’ai racheté 8 entreprises industrielles jusqu’à présent, représentant plus de 4.800 emplois en France.

C’est ainsi qu’en 2005, j’ai racheté en quasi-faillite, dirigé, redressé puis revendu un groupe industriel de 9 usines, « sauvant » alors 3.000 salariés en France.  Je suis alors devenu riche, et j’ai acheté mon appartement et une maison de vacances. Aux États-Unis, en Angleterre ou en Allemagne, cela aurait été justifié. En France, je suis entré dans une zone étrange, presque suspecte !

RICHE, DONC SUSPECT EN FRANCE

Avec un patrimoine de 8 millions d’euros, qui a déjà été largement taxé lors de son accumulation, j’aurais pu choisir d’arrêter de travailler, et « vivre de mes rentes ». J’ai choisi de continuer ce travail passionnant, et de racheter des usines, en France, dans des situations financières délicates.

Mais en France, la richesse est condamnable.  Un mythe est entretenu que les riches le sont forcément devenus sur le dos des pauvres (sauf les chanteurs, les acteurs et les joueurs de foot).  Nos hommes politiques, soucieux de leur image « sociale », mais ignorants de l’économie, ont construit des règles absurdes qui soulagent la conscience sans résoudre aucun problème : le chômage est toujours massif, et la pauvreté s’étend.  Ainsi l’administration fiscale est le Robin des Bois chargé de reprendre aux riches pour redonner aux pauvres, et l’ISF en est l’impôt le plus symbolique.

ENCHAÎNEMENT KAFKAÏEN

Ce contexte posé, j’invite ici mes lecteurs à suivre attentivement la suite kafkaïenne.

Bien que j’en sois actionnaire quasi-unique et seul dirigeant, ma holding doit démontrer qu’elle est animatrice sinon l’ensemble de mon groupe industriel ne sera plus considéré comme mon outil de travail et sera inclus dans la base de calcul de mon ISF. Je dois justifier par des écrits que je suis le pilote de l’ensemble du groupe.  Absurde, mais peu contraignant.

Je dois également percevoir un salaire en adéquation avec ma fonction.

Je gagne 5.000 € bruts par mois, 4.032 € nets.  Comme chaque Français, mon « net imposable » soit 4.176 €, est supérieur à mon « net perçu » : en France, on paie même de l’impôt sur l’argent que l’on n’a pas perçu !

L’OBLIGATION DE L’ISF

Mon « net imposable » est de 50.112 € par an. C’est beaucoup pour une grande majorité de Français. Mais ils n’ont pas tous l’obligation de payer l’ISF.  Mon ISF s’est élevé à 59.681 € en 2016. Il diminue chaque année.  Le taux baisse ? Non, son assiette, car je grignote mon capital pour vivre.

J’ai ainsi payé environ 650.000 €  d’ISF en 10 ans, sur un capital déjà taxé lors de sa constitution. Bien plus que ce que mon capital ne rapporte.  J’ai largement contribué à l’économie française, et repayé ce que j’ai reçu (notamment mon éducation).

Pour ne pas totalement me spolier, l’État a plafonné l’ISF et l’IR à 75% de mes revenus, soit 37.584 €. Il me reste donc 12.528 € pour « vivre ».  Mais c’est avant paiement de mes taxes d’habitation, et taxes foncières.  Soit 11.882 € pour mes deux logements.

UN CAPITAL QUI S’AMENUISE

Mon revenu annuel disponible après impôts et taxes s’élève à 646 € !  Moins de 2 € par jour pour une famille de 5 personnes.

Ceci avant de payer nourriture, électricité, sorties, éducation des enfants … Je n’ai pas d’autre option que de puiser dans mon capital, qui année après année s’amenuise.  Dois-je demander le RSA ? Des allocations familiales ? Une allocation logement ? On marche sur la tête…

Et si mon salaire augmentait de 1.000 € par mois, mon ISF augmenterait de 750 € par mois ..

Une décision rationnelle serait de m’expatrier et continuer mon travail (qui sauve des emplois en France, rappelons-le !) depuis l’étranger. Un vrai choix serait de profiter de la vie et laisser ces usines à leur sort !

L’ABSURDITÉ DU SYSTÈME FISCAL ACTUEL

À l’heure des grands choix politiques, l’objectif de cet article n’est pas de susciter envie ou pitié, mais de mettre en lumière l’absurdité de notre système fiscal actuel, qui incite les entrepreneurs à quitter la France ou à moins travailler.  Or nous, les entrepreneurs de France, sommes les forces vives, qui irriguent l’économie.

Le redressement de la France, le recul du chômage et par conséquent de la pauvreté, passent par un redressement économique. Ceci nécessite de déserrer les nombreux carcans qui étouffent notre économie.  Et d’abord de redonner à tous les entrepreneurs (de startups, mais aussi les artisans, les commerçants, les patrons de toutes les PME, les agriculteurs), de vraies perspectives de vivre de ses revenus, d’accumuler du capital, et pourquoi pas, devenir riches !  Ce n’est pas une maladie honteuse !

Les 11 candidats à la plus haute fonction de la république doivent arrêter la démagogie.  Il faut s’ancrer fermement dans l’Europe, encourager nos entrepreneurs par une fiscalité décente, et soutenir nos entreprises par une législation stable.  Des entreprises qui se développent sont des entreprises qui embauchent des jeunes et des moins jeunes, Français de souche, issus de l’immigration ou étrangers. Et qui créent cette richesse dont la France a tant besoin.

Je n’ai pas encore préparé mes valises.  Mais je le ferais sans remords si rien ne change.

Cher Gilles,
Les hommes politiques de tout temps font de la politique.
Ils se foutent pas mal de vos problèmes et encore plus de votre menace de vous expatrier.
Les chiffres, chaque année, des expatriations qui sont en augmentation exponentielle ferait réfléchir n’importe qui, mais pas nos élus ou politiques.
Eux ne pensent que dépenses du service publique et donc impôts et taxations. L’un ne va pas sans l’autre.
Économie, ce mot leur est inconnu et on ne l’apprend pas à l’ENA.
D’ailleurs à voir les résultats de nos énarques, toutes promotions confondues, et depuis des décennies, on se demande si on leur apprend que 2+2 font 4.
On doit uniquement leur apprendre comment appuyer sur le bouton pour renvoyer l’ascenseur.
Cher Gilles, dans votre malheur, vous vivez encore, ce qui est un exploit en France.
Vous avez sauvé et créé des emplois, et alors ?
Vous faîtes partie des forces vives de ce pays, et alors ?

Les postulants à l’élection présidentielle, étant tous des énarques ou un apparatchik, votre petit problème ne les intéresse pas, mais pas du tout.
Comme le RSI qui ruine des dizaines de milliers de français chaque année, ils s’en foutent comme de leur 1ere brosse à dents.
Comme les contrôles fiscaux (abusifs) qui dézinguent des milliers de français, eux aussi chaque année, tout le monde s’en contrefout.
Votre Robin des Bois est le plus grand voleur de France et toute la classe politique s’en félicite.
Les français eux applaudissent des deux mains , s’imaginant, les pauvres naïfs que tous ces pillages leur profitera et remplira leur frigidaire…
Bref, rien de bien nouveau sous le soleil.

Emmanuel Bolling

PS : Avez vous subi un contrôle fiscal ?
Votre lettre ne le dit pas.
Si, c’est non, n’attendez pas votre Robin des Bois. Fuyez dès maintenant. Sans attendre !

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Lettre adressée personnellement à chaque candidat à l’élection présidentielle de 2017

Aide aux Victimes Fiscales (A.V.F.)

Association loi de 1901

LETTRE OUVERTE à M. ou Mme le(ou la) CANDIDAT(e) à L’ELECTION PRESIDENTIELLE FRANCAISE, AU SUFFRAGE UNIVERSEL, EN 2017

Nous souhaitons connaître votre position concernant la zone de non-droit qui entoure les contrôles fiscaux, puis les redressements fiscaux.

Evidemment il sera tout à fait inutile de nous répondre que le Code Fiscal régit légalement ces moments de la vie économique. Nous savons parfaitement, vous et nous, qu’en réalité les contrôles fiscaux bafouent la constitution, les droits de l’homme et la simple idée de justice.

Nous souhaitons donc votre position sincère sur les points suivants :

La transparence initiale

Les contrôles fiscaux sont décidés hors de tout contrôle, dans la plus grande opacité. Les agents fiscaux envahissent à l’improviste l’intimité des français sans leur donner d’explication. C’est une situation d’une violence inouïe, qui ne pourrait être acceptable que si elle visait des crimes d’une très grande gravité. Or ce n’est jamais le cas en matière fiscale, où il ne s’agit que d’établir des comptes.

La transparence — avec l’indication des motifs du contrôle et un accès au dossier fiscal de chacun — serait de nature à établir des rapports normaux entre les contribuables et l’administration. Cette transparence permettrait au contribuable de comprendre ce qui lui est demandé, de préparer la rencontre, et aux services fiscaux d’établir un climat de confiance entre eux et les contribuables.

Installerez-vous cette transparence ?

La preuve du débat oral et contradictoire

La charte du contribuable vérifié souligne l’importance du débat oral, lors du contrôle, entre les contrôleurs et les contribuables vérifiés, qu’elle qualifie de contradictoire, c’est-à-dire ouvert aux arguments des deux parties.

Or les Services Fiscaux refusent catégoriquement que ce débat soit enregistré. Ainsi il perd, en cas de procédure, toute sa force contradictoire, puisqu’il disparaît comme s’il n’avait jamais eu lieu.

L’enregistrement des débats est aujourd’hui essentiel, c’est une constante partout. Cela s’avère, à chaque fois, un progrès pour la justice. Pourquoi seul le fisc continue à nier cette évidence ? Qu’elle est votre position ?

Le juge

Une justice digne et démocratique suppose qu’entre l’enquête et la sanction intervienne un juge à l’occasion d’une audience publique.

Or, lors d’un contrôle fiscal, c’est l’agent enquêteur qui prononce directement la sanction, exécutoire dès son prononcé. Il s’agit ici d’une véritable lettre de cachet dont les conséquences sont incalculables et dramatiques pour notre pays.

Une saine administration de la justice fiscale supposerait qu’à l’issue du contrôle fiscal le contribuable déclaré fautif soit présenté devant un juge, que ce dernier lui-même ou après assistance d’un expert indépendant, prononce la sanction à l’occasion d’une audience publique.

Par ailleurs, actuellement les procédures fiscales sont du ressort des Tribunaux Administratifs, non indépendants, ce qui fait que les Services Fiscaux — donc l’Etat — sont dans les procédures juges et parties. Qui plus est, avant tout contentieux le contribuable doit au préalable donner la primeur de ses arguments à la hiérarchie du contrôleur.

Ces déséquilibres judiciaires empoisonnent la vie économique et les rapports entre les Services Fiscaux et les contribuables, qui n’ont objectivement aucune raison d’être aussi dégradés qu’ils le sont.

Nous pensons que les tribunaux civils libres et démocratiques devraient être en charge des conflits fiscaux.

Quelle est votre position sur ces deux anomalies, l’absence de juge entre l’enquête et la sanction, la saisine en matière fiscale d’une justice adminstrative non indépendante. ?

La dette

Le redressement fiscal est exigible dès son prononcé lors de la notification. Le contribuable fait alors l’objet de prises de garanties ou même directement de saisies arrêts qui plombent sa trésorerie. Les conséquences sont la plupart du temps catastrophiques. Il n’est pas rare qu’ensuite au terme d’une longue procédure de plusieurs années les redressements soient fortement réduits ou annulés. Il est alors trop tard. Il serait préférable que la dette ne soit payable qu’au terme de tous les recours.

Aujourd’hui la traçabilité mondiale des biens et des personnes interdit au contribuable de fuir avant le terme de ses recours. Ces recouvrements préventifs, avant même les procédures, sont inutiles et destructeurs.

Quelle est votre position sur ce point ?

La responsabilité

Prononcer une dette fiscale est un acte lourd de conséquence. La vie de ceux qui subissent une telle sanction est gravement obérée. Or ni l’Etat, ni les contrôleurs ne sont responsables de leur faute en cas de redressement abusif. Pendant que le contribuable est particulièrement responsable en cas de faute dans ses déclarations.

On voit bien que deux actes comptables, sujet l’un et l’autre à erreur volontaire ou non, ne sont pas traités de la même façon selon que l’on est d’un côté ou de l’autre. Il s’agit d’un grave manquement à l’égalité devant la loi. Nous pensons que tout comme les contribuables, les contrôleurs doivent être responsables de leurs erreurs d’appréciation face à une comptabilité.

Qu’elle est votre position à ce sujet ?

Vos réponses seront rendues publiques.

Merci.

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TRACFIN, la honte de la France

Tracfin, tout juste adolescent, s’invite dans la campagne électorale.

Que les faits avancés concernant Tracfin soient vrais ou faux peu importe, complot ou pas complot peu importe aussi.

Tracfin existe, ce seul fait est scandaleux.

Il n’y a absolument aucune différence entre Tracfin et la Stasi.

Nous vivons l’aboutissement d’une société idéologique qui ne peut que piétiner les libertés individuelles, surveiller chaque homme et chaque femme de ce pays, les tenir à sa merci, les soumettre, évidemment avec comme motif fallacieux avancé le bien du pays.

Comment les français peuvent-ils accepter cette inquisition sans descendre dans la rue et tout casser ? C’est la question que je me pose.

Qu’est devenue la liberté dans ce pays qui en revendique la découverte ?

La réponse est que la majorité des français pense ne pas être concernée par Tracfin. Ils croient que ceux qui sont espionnés le méritent, comme les allemands de l’Est ont longtemps cru que ceux que la Stasi persécutait le méritaient.

Tracfin fait tellement les affaires des sangsues politiques ou sociales et de Bercy que l’on peut aller jusqu’à se demander s’ils ne laissent pas volontairement s’installer un faux conflit de civilisation, des affrontements communautaires, — portés par de sinistres mais si ordinaires délinquants de droit commun – pour pouvoir faire tourner à fond Tracfin à leur profit.

Je me permets de vous inciter à aller voir ce qu’est Tracfin sur le net.

Cette officine n’hésite pas à menacer vos prestataires pour le cas où ils ne vous dénonceraient pas, ou pas suffisamment.

Ainsi votre banquier, votre notaire doivent nommer un référent qui sera en contact privilégié avec Tracfin, à qui il devra dénoncer tout ce qui l’intrigue chez vous, mais aussi évidemment répondre à toutes les questions que pourrait poser Tracfin sur vous.

Chaque centime que vous dépensez est connu de Tracfin. On comprend combien cela est nécessaire pour lutter contre le terrorisme, largement plus que le travail de terrain. Car, c’est bien connu, dès qu’ils touchent un peu d’argent les terroristes vont ouvrir un compte à la Caisse d’Epargne….

Vous ne maniez pas ou peu d’argent, vous êtes convaincu de ne rien avoir à faire avec Tracfin, c’est sans compter sur le développement naturel de toute structure bureaucratique.

Aujourd’hui Tracfin c’est quelques centaines de personnes, demain elles seront des milliers.  Elles “affineront” leurs informations, alors vous serez dans les mailles du filet, vos cadeaux de noël seront analysés, vos sorties, vos déplacements, vos centres d’intérêt, vos préférences, votre couleur politique, etc…

Tracfin c’est la fin de la vie en société, c’est la dictature de l’idéologie, un cycle parfaitement connu. Et pourtant…. nul ne se révolte.

Je hais Tracfin et la lapidation, ce sont les mêmes moteurs qui agitent ces deux calamités. D’abord la prétention d’être du côté du bien. Puis la soif bestiale de détruire et de voir détruire qui s’épanouit à la vue du martyre de celui ou de celle qui sont suppliciés en public, que l’on a au préalable stigmatisé. Le tricheur fiscal pour Tracfin, la femme infidèle pour la lapidation. Dans les deux cas il a fallu d’abord violer la vie privée, l’intimité de la victime, puis l’accuser avec ou sans preuve, peu importe.

Je me demande qui sont ceux qui acceptent de travailler pour Tracfin ?

Ils ont évidemment du plaisir à ainsi pénétrer dans la vie privée de leurs cibles, au point de faire probablement du zèle.

J’imagine leur profil, le même que celui des contrôleurs fiscaux qui jouissent de leur pouvoir, de leur impunité, qui ne respectent ni vos angoisses de chef d’entreprise, ni les risques que vous avez pris, qui cherchent ou fabriquent l’erreur comptable ou administrative avec laquelle ils vont vous ruiner, vous tuer ou vous blesser à mort.

Ces gens malfaisants existent dans toutes les sociétés, ils ne posent problème que lorsqu’ils prennent le pouvoir, ce qui est aujourd’hui le cas en France.

Tracfin est l’aboutissement des mensonges et de la propagande de Bercy.

Les honnêtes gens de ce pays ont la nausée, ils ont du mal à en définir l’origine, je le comprends. Ce n’est pas évident, lorsque l’on est soumis à une propagande de tous les instants, de voir ce qui se cache derrière cette propagande.

Si vous avez compris que l’origine de leur nausée est Bercy et Tracfin, expliquez-le à vos connaissances avant qu’il ne soit trop tard. Pensez au message de Sakharov avertissant l’Occident de ne jamais tomber dans les travers de l’URSS… Trop tard ? Peut-être pas.

Tracfin c’est la forme ultime de l’inquisition fiscale, c’est en réaction contre elle que les français ont été régicides. C’était sans doute un défi plus difficile à l’époque que celui qui nous attend aujourd’hui, qui n’est jamais qu’un grand coup de pied au cul de cette engeance.

Après tout, nous sommes en démocratie, nous pouvons liquider Tracfin quand nous le voulons.

La chose est simple, demandons à Tracfin ce qu’il exige de nous : LA TRANSPARENCE. La suite devrait aller vite.

Cordialement. H. Dumas

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Tous à poil

Je suis consterné. La transparence me répugne.

Quelque chose en moi dit que la pudeur, l’intimité, le secret professionnel, bancaire, médical, patrimonial, n’est pas synonyme d’escroquerie, d’amoralité, que ce sont des besoins essentiels à la vie.

Je vais tenter de m’expliquer dans cette ambiance majoritaire de voyeurisme et d’exhibitionnisme sordide.

Commençons par le début

Les vertus attachées à la transparence sont-elles réelles ?

Le fait que l’on sache tout de quelqu’un le transforme-t-il en un homme parfait ? Peut-on réellement tout savoir d’un autre, même très proche ? Savez-vous tout de votre femme ou de votre époux, de vos enfants ? Cela vous paraît-il la pierre angulaire de vos rapports avec eux, de votre amour pour eux ?

J’espère pour vous que ce n’est pas le cas et que vous respectez les jardins secrets de vos proches sans que cela nuise au respect et à l’amour que vous leur portez, à la confiance que vous avez en eux. Je pense même que votre pudeur participe largement à la construction de votre amour pour eux.

Et s’ils vous trompaient ? Et bien ce serait plus grave pour eux que pour vous. Vous ne croyez pas ?

Vous allez peut-être me dire, le fric et le pouvoir ne sont pas à confondre avec l’amour ou l’estime, ce ne sont pas des problèmes familiaux, ces choses ne sont pas évoquées en famille.

Pas d’accord, en réalité il n’y a pas de différence entre une société réduite à la famille liée par le sang et une plus vaste comme un pays liée par le sol.

C’est la liaison imposée qui crée la société. La liaison voulue étant une association, ce qui est totalement différent.

Alors, la discrétion favorise-t-elle la délinquance économique ?

Il ne faut pas être un acteur économique pour le croire, tant l’hypothèse est stupide.

Petite anecdote :

J’ai vingt ans et je suis amené à gérer l’entreprise de ferraille de ma grand-mère qui a dû se faire opérer de la cataracte. Dans ce cadre je vends un camion de trente tonnes de batteries usagées à un fondeur. Entre l’accord verbal de vente et la livraison il se passe trois semaines et le prix des batteries triple.

Deux jours avant la livraison je téléphone au fondeur : “le prix des batteries vient de tripler, je souhaite que vous augmentiez votre prix pour la livraison proche”

Sa réponse ” jeune homme, si le prix avait baissé de moitié m’auriez-vous téléphoné ? “

Moi ” euh non bien sûr”

Réponse sans ambiguïté ” et bien, soit vous respectez votre parole et vous me livrez comme convenu, soit vous gardez vos batteries et vous ne me rappelez plus jamais”

J’ai livré les batteries.

Je veux dire que le moteur du monde économique ce n’est pas l’apparence, la transparence, c’est la responsabilité de ses actes et le respect de ses engagements.

Mais alors, la corruption, si ce n’est pas le secret qui la favorise, qu’est-ce ?

Tout simplement l’irresponsabilité.

C’est parce que l’Etat, cette abstraction composée de fonctionnaires irresponsables, se pique d’être un acteur économique important que la corruption s’épanouit. Évidemment celui qui n’est pas responsable peut trahir sans risque, or la corruption n’est qu’une trahison.

Avant l’intervention étatique démesurée d’aujourd’hui, les accords économiques se concluaient par une poignée de main. Celui qui ne respectait pas ses engagements était banni, exclu du circuit économique.

Mais l’Etat, partenaire abstrait qui ne peut évidemment pas taper dans la main, et ses fonctionnaires irresponsables ont généré une paperasse compensatrice gigantesque à l’apparence sécuritaire. Elle même religion des magistrats totalement ignorants du fait économique, qui se glorifient de juger sur des documents qu’ils ne comprennent pas des affaires économiques qu’ils comprennent encore moins.

De fil en aiguille, de rapports simples et respectables qu’elle était, l’économie est devenue une source inépuisable de contrats dont la vertu principale est de rendre les accords commerciaux totalement incompréhensibles et aisément “pipables”.

Bouygues avait la réputation d’ouvrir un nouveau dossier contentieux lors de chaque signature de contrat.

C’est donc principalement le poids de l’Etat dans l’économie qui génère la corruption.

Qui veut plus d’Etat, donc plus de corruption ? Suivez mon regard.

Dans ces conditions, le fait de savoir, grâce à la transparence, que nos élus sont des infirmes de l’économie, pas foutus d’être au moins aisés à plus de soixante ans, est-il un réconfort ? Pas vraiment.

Dans notre état de suspicion généralisée on peut aussi se dire que le plus jeune de nos candidats travaille à crédit, qu’il sera payé plus tard, après, il a le temps. Rien n’arrête la parano quand elle est enclenchée.

Qui plus est, constatons objectivement que des hommes politiques dénudés des attributs d’une fortune minimum ne sont guère appétissants.

Si nous voulons qu’ils s’occupent de politique et ne se laissent pas acheter, inutile de les scruter tout nus, supprimons simplement leurs prérogatives économiques. Rendons l’économie exclusivement au secteur privé qui sait neutraliser naturellement les escrocs et limitons le pouvoir des élus aux besoins régaliens de l’Etat.

Cordialement. H. Dumas

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Un spectacle lamentable !

Assistons nous à la fin d’un régime, nul ne peut aujourd’hui le dire ?

Ce qui est sûr c’est que nous assistons à un spectacle lamentable mais probablement salutaire à terme !

La révélation des petits accommodements de M Fillon avec l’éthique, la morale et in fine la loi ont permis de découvrir un personnage bien loin de l’image qu’il donnait aux français !

L’homme intègre et honnête s’est avéré avoir des rapports quasiment pathologiques avec l’argent et être, au mépris de la morale chrétienne qu’il avait mis en avant, menteur, dissimulateur, hypocrite !

Un petit rappel des éléments qui lui sont reprochés s’impose :

  • un emploi fictif concernant son épouse,
  • des emplois fictifs concernant ses enfants,
  • un emprunt à des amis à taux 0 (50.000 €) et qu’il a oublié de rembourser jusqu’à leur découverte,
  • une société de conseils « 2F conseil » qui aurait entretenu des rapports avec la Russie,
  • des cadeaux de valeur ; dont plusieurs costumes à 6.500 € pièce.

Nul doute que la révélation de ces éléments par le Canard Enchaîné n’est pas fortuite et qu’un jour, peut-être, on en connaîtra l’origine mais là n’est pas le problème !

Le plus stupéfiant est que malgré la révélation de tous ces faits, M Fillon continue de prétendre à la magistrature suprême après avoir pris en otage son propre camp.

Que sait-on désormais ?

L’emploi familial n’est pas interdit en l’état actuel de la législation plutôt floue entourant ce mécanisme mais l’emploi fictif est un délit. Or le propre directeur de campagne de M Fillon, au moment de sa démission le jour de la manif du Trocadero, a clairement déclaré que le détournement de l’allocation de frais pour le paiement d’assistants parlementaires avait été fait à seule fin de lui assurer un complément de revenu.

On ne peut pas être plus clair !

La politique coûte cher mais nul n’est obligé de se payer des costumes à 6.500 € pièce !

On a découvert la mesquinerie et la petitesse du personnage qui, ainsi que je l’avais suspecté dans mon article sur le Penelopegate, (ici) a déclaré ses enfants en tant que collaborateurs, leur a versé une rémunération qui finalement lui a été rétrocédée aux trois quarts par ceux-ci !

Les derniers éléments nous apprennent d’une part que la presse a découvert des liens entre M Fillon et la Russie alors qu’il avait nié en avoir (encore un mensonge) et d’autre part que le PNF étendait la procédure aux chefs d’escroquerie aggravée et de faux et usage de faux car M Fillon est suspecté d’avoir opéré une « reconstitution de carrière de son épouse ». Cette reconstitution n’a rien à voir avec celle qui est opérée lorsque l’on part à la retraite : des perquisitions opérées à l’Assemblée Nationale laissent à penser que M Fillon se serait livré à la rédaction de faux bulletins de salaires et de certificats antidatés à seule fin de justifier ses propres dires quant à la réalité des fonctions de son épouse et de ses enfants.

On connaît le système de défense de M Fillon : tout est légal ; pour le reste, je suis victime d’un complot politique, judiciaire, et médiatique !

Et désormais M Fillon est poursuivi pour détournement de fonds publics, complicité et recel de détournement de fonds publics, recel et complicité d’abus de biens sociaux et manquement aux obligations de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, trafic d’influence, escroquerie aggravée, faux et usage !

Rien de moins ! Mais M Fillon est innocent !

On verra … mais je connais suffisamment le milieu des magistrats pour vous affirmer qu’ils n’y vont pas « sans biscuit » car il faut être bien conscient que les juges marchent littéralement sur des mines et qu’au moindre faux pas ils seront voués aux gémonies et pourront faire une croix sur leur carrière !

Il est donc probable que les poursuites judiciaires engagées auront une suite !

Le problème c’est que M Fillon ne se rend même pas compte que ses mensonges et sa manière d’user et d’abuser des deniers publics (qui sont nos impôts) ont complètement pulvérisé son image et qu’il ne s’en remettra jamais !

De plus, si les cadeaux entretiennent l’amitié, en politique, les cadeaux riment avec corruption et entretiennent la corruption.

Et qu’a-t-on vu ces derniers jours ?

L’inénarrable M Le Roux, (surnommé le relou par ses collègues), l’ancien syndicaliste de la MNEF (mutuelle nationale des étudiants de France) ci-devant ministre de l’intérieur, qui n’avait pas pu s’empêcher de venir jouer les « père la vertu » devant les télévisions et expliquer que non, vraiment non, les agissements de M Fillon n’étaient pas admissibles et qu’on devait interdire le recrutement des collaborateurs chez les conjoints, avait finalement utilisé le même stratagème pour employer ses propres filles alors qu’elles étaient mineures et même n’avaient pas l’age légal pour travailler (moins de 16 ans) ; l’une étant en outre en stage à l’étranger ce qui établit sans doute possible le caractère fictif de l’emploi.

A seule fin d’éviter des critiques de la part du camp « d’en face », M Le Roux a été immédiatement démissionné de ses fonctions afin qu’on ne puisse pas suspecter qu’il y ait eu manipulation du Parquet National Financier (PNF), qui a d’ailleurs ouvert une information judiciaire, ou que le PNF serait « aux ordres ».

C’est aussi une manière de dire au camp d’en face et aux français : « nous on a de la morale on démissionne ! »

Les journalistes s’en sont alors donnés à cœur joie en sollicitant les avis des politiciens sur cette question et on a vu ces derniers extrêmement gênés et même fuyant devant les micros car, bien évidemment, au sein de ce petit monde bien opaque, tout le monde est au courant des pratiques douteuses des collègues et chacun, pas vraiment très clair sur le sujet, a peur d’un « retour de manivelle » !

Il faut rappeler que plus de 100 députés utilisent le système des emplois familiaux que j’avais rapporté dans mon article sur la rémunération des députés (ici).

Quelle leçon tirer de ces évènements ?

Les politiciens se plaignent d’être mal vus par les français et incriminent les médias à ce propos en tordant le bras à la morale pour partir du principe scandaleux que le coupable n’est pas celui qui commet le délit mais celui qui le dénonce !

Leur image, vis-à-vis des français est en fait conforme à leur conduite, car pour entrer et durer en politique il faut être prêt à toutes les bassesses, à toutes les trahisons, à tous les mensonges, à toutes les vilénies et il faut aussi faire abstraction de toute morale !

Evidemment, avec le développement de l’image, des réseaux et d’internet tout finit par se savoir alors qu’auparavant, les politiciens restaient dans un entre soi cynique et hypocrite !

Cela fait bien longtemps que l’on sait que les politiciens ont avant tout le souci de leur carrière, bien avant celui de l’Etat et des français qu’ils sont censés représenter, et que c’est une espèce de mafia, sans foi ni morale pratiquant le népotisme et prête à toutes les compromissions … à condition que leurs petites combines et leurs petits arrangements avec la morale et l’éthique ne soient pas révélées au grand public.

J’avais écrit qu’il était urgent de modifier le système (ici) et qu’il fallait moraliser la chose politique. Ce souci devient encore plus criant aujourd’hui !

L’effet quant à l’image de la France est bien entendu désastreux car nous sommes la risée du monde anglo-saxon et des démocraties de l’Europe du nord.

Nous donnons au monde l’image lamentable  d’une démocratie amorale et dévoyée !

Il faut donc en revenir à des pratiques conformes à la morale et à l’éthique et pour cela :

  • réduire le nombre de députés (diviser leur nombre par 2) soit 280 au lieu de 577.
  • interdire les emplois familiaux, que ce soient les conjoints ou les enfants, mais aussi éviter les échanges de « bons procédés » tels que l’embauche réciproque des épouses ou des enfants,
  • modifier le système de rémunération pour que les personnes employées soient déclarées auprès d’un bureau ad hoc de l’Assemblée Nationale et du Sénat, avec vérification de la réalité de l’emploi et que les rémunérations soient versées par l’Assemblée Nationale et non par le député à sa discrétion comme c’est le cas actuellement,
  • supprimer l’opacité d’un système qui ne bénéficie en aucun cas aux français et rendre la vie politique totalement transparente avec publication des patrimoines, des rémunérations, des activités, des notes de frais de chacun avec remboursement sur justificatif ; étant entendu que s’ils ne sont pas d’accord pour s’y soumettre, rien ne les oblige à faire de la politique et à solliciter des mandats ou fonctions politiques (ministres, parlementaires et sénateurs).
  • rendre, comme aux USA, le mensonge punissable pénalement (le mensonge sous serment aux USA est un crime fédéral) car le mensonge ne peut pas être un système ordinaire de gouvernement et c’est la porte ouverte à toutes les dérives,
  • sanctionner immédiatement toute infraction car il n’est pas admissible qu’une partie de la population puisse bénéficier de passe droit, de petits avantages dérogatoires et d’une impunité générale alors que les français ordinaires sont littéralement traqués.

C’est à ces seules conditions que les politiciens français retrouveront une crédibilité et une considération qui leur fait actuellement cruellement défaut.

Il faut le souligner, la seule chose satisfaisante au cours du quinquennat désastreux de M Hollande aura été la création de ce PNF (parquet national financier) bien que je ne sois pas sûr qu’il en ait perçu à l’époque tous les prolongements.

Evidemment, ces propositions se heurtent à un petit problème : ce sont les politiciens qui font les lois. Ils devront donc eux-mêmes modifier leur statut et supprimer leurs petits avantages; or on sait qu’il est plus facile de dire aux autres ce qu’ils doivent faire et ce qu’ils risquent plutôt que de se l’appliquer à soi-même !

Aucun pouvoir n’est enclin à se réformer lui-même et il faudra probablement une pression très importante de la population elle-même pour qu’un jour on assiste à une véritable remise en cause d’un système littéralement vermoulu et incompatible avec un exercice normal de la démocratie !

Bien cordialement.

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BERCY OU LES PETITS FONCTIONNAIRES DE LA TORTURE.

Voilà 21 ans que les petits fonctionnaires de Bercy me torturent.
Les uns après les autres, ou les uns avec les autres.
En 2008 ils ont enfin réussi à faire liquider ma très belle entreprise après avoir employé tous les moyens possibles et imaginables de saisies, de coercitions diverses depuis 1996, date de mon redressement contesté. Depuis 2008, je vis avec ma famille de ma retraite.
Celle-ci, je l’ai bien mérité.
Moi, vous pouvez me croire, j’ai toute ma vie travaillé nettement plus que 35 ou 32 heures par semaine et malheureusement ma retraite n’est pas calculé sur les 6 derniers mois avec ma « dernière promotion » juste avant…
Pour info, nous avons été relaxé en 2002 par le tribunal correctionnel de Paris de l’accusation de « dissimulation de recettes », accusation qui représentait 90 % du fameux redressement contesté.
Les petits fonctionnaires de la torture se moquent bien de la justice civile et sont passés outre ce jugement définitif. Ces petits fonctionnaires ont leur justice bien à eux : la justice administrative.
Celle-ci vous le savez est entièrement à leurs ordres.
Nous l’avons dans ce blog démontré à maintes reprises.

Donc, non content d’avoir fait liquidé mon entreprise avec un redressement bidon (voir jugement tribunal correctionnel) mais ils l’ont fait« juger » en dernier ressort par une, en 2010, puis une deuxième cours d’appel administrative, en 2012 à 50 % du redressement initial.
Mon entreprise s’en foutait pas mal, elle était morte depuis 4 ans.
Elle était morte mais pas les 3 actionnaires qui avaient été eux aussi « jugés » solidaire de ce redressement par nos petits fonctionnaires zélés.
Ils nous avaient collés à chacun une « dette » de 1.128.395 € !
En faisant court, je ne développerai pas ici mon argumentation contre toute cette « affaire »fiscale.
Vous pouvez la retrouver en long en large et en travers sur ce blog.

Donc ces petits fonctionnaires me ruinent mon outil de travail et me foutent à la rue mais avec une dette « kolossal », que sans autres ressources que ma retraite je ne pourrai jamais payer.
C’est tellement évident que même un enfant en CP le comprendrait.
Mais pas eux.
Ils vont donc continuer à me torturer moralement en me réclamant son paiement.
Ils vont me menacer des pires maux, et ils vont finir par me coller des ATD sur ma retraite.
Ils veulent plus que me ruiner, ils veulent certainement me pousser au suicide par cette torture incessante et hors de proportion.

Bien sûr, je suis persuadé que aucun de ces petits fonctionnaires se sent coupable de torture. Ils suivent un protocole interne sans se poser aucune question.
Surtout ne pas se poser de question !

La philosophe Hannah Arendt au procès Eichmann, en avril 1961, à Jérusalem, a décrit « la banalité du mal » fonctionnarisée par des bureaucrates consciencieux et à l’intelligence médiocres qui sont prêt aux pires tortures ou exécutions sous prétexte d’obéir aux ordres.
Et surtout ne jamais s’interroger sur leur bien fondé ou les contester.
La promotion est au bout de l’obéissance aveugle.

Nous recevons sur ce blogs de nombreux témoignages de torture morale insupportables sur des gens affaiblis ou en position de faiblesse caractérisée. Sauf pour nos petits fonctionnaires.

Il faut que cela cesse.
Il faut que ces petits fonctionnaires soient responsables de la torture gratuite qu’ils distribuent allègrement et sans le moindre remord, comme si c’était des friandises.

J’ai donc décidé, avec Henri Dumas,  au nom de tous ces gens torturés et en mon nom propre de porter plainte contre Monsieur Lionel Noirez, inspecteur des finances publiques à la DNVSF de Paris.

Il faudrait que tous ceux qui ont été réduit à l’état de gueux et d’esclaves par ces petits fonctionnaires, se révoltent et fassent de même.

E.Bolling

Ma plainte :
EMMANUEL BOLLING

Parquet du TGI

TGI de Paris

14 Quai des Orfèvres

75001 PARIS

 

Lezan le 22/03/2017

PLAINTE AVEC CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE

Monsieur Le Procureur de la République,

Par la présente, j’ai l’honneur de déposer entre vos mains une plainte à l’encontre de Monsieur Lionel NOIREZ et de X dans sa hiérarchie, pour les délits et tentatives de délit suivants :

– Provocation au suicide, article 223-13 du Code Pénal

– Abus frauduleux de l’état d’ignorance ou de faiblesse, article 223-15-2 du Code Pénal

– Réduction en esclavage et exploitation de personnes réduite en esclavage, article 224-1 A

Exposé des faits :

J’ai créé en 1986 une entreprise de loisir, “La Locomotive”, à Paris, Bd de Clichy, en SARL avec quatre associés à parts égales.

Cette entreprise a été la victime de graves mesures de coercition fiscales qui, malgré une relaxe par le Tribunal Correctionnel de Paris lors d’un jugement le 6/06/2002 sur le principal fait reproché, ont perduré par la volonté incompréhensible des Services Fiscaux.

Le résultat de ces poursuites sans fondement a été la mise en liquidation de la société en Octobre 2009. L’ensemble de ce redressement inique et destructeur fait actuellement l’objet d’une demande de dommages et intérêts contre l’Etat.

Non content d’avoir détruit l’entreprise, qui était notre seul outil de travail, depuis la liquidation le fisc poursuit personnellement trois des quatre associés (bizarrement l’un n’est pas inquiété), pour la somme de 1.128.395 € chacun.

En ce qui me concerne j’avais 60 ans au moment de la liquidation de l’entreprise et deux enfants de 8 et 5 ans.

Le choc a été tel que je suis resté dépressif, à la limite de l’atteinte personnelle à ma vie, jusqu’à aujourd’hui où j’ai 68 ans et mes enfants 14 et 16 ans.

Je n’ai pas eu d’autre possibilité que de vivre de ma retraite qui justement m’a été servie dès mes 60 ans.

Ma situation s’est donc avérée tendue avec deux enfants en bas âge, une entreprise liquidée, et une retraite de 3.500 €.

Alors que les Services Fiscaux ont été les seuls responsables de la faillite de notre société et donc de l’impossibilité de revendre mes parts de société en fin de vie professionnelle, ils continuent aujourd’hui, volontairement, à me poursuivre pour des sommes qui sont liées à la société et auraient dû s’éteindre avec sa disparition.

C’est ainsi que le 24/02/2017, Monsieur Noirez n’a pas hésité à saisir, au titre de sa fonction de Trésorier de l’Etat, toute la partie saisissable de ma retraite, en me laissant pour vivre et élever mes enfants la somme nettement insuffisante de 2.300€.

Les délits

Ce faisant M. Noirez pousse ma désespérance à son paroxysme, en effet comment imaginer qu’une dette de 1.128.395 € puisse être remboursée par le prélèvement de 1.300€ mensuel sur ma retraite.

Outre le fait qu’il est indécent de prélever sur un individu, à titre personnel, une somme liée à une entreprise dont il a été simplement actionnaire et codirigeant, on comprend qu’ici la démarche est ridicule et disproportionnée.

L’épuisement de la dette imaginaire prendrait en effet 75 ans, me mettant pendant toute cette période en situation d’esclavage, ignorant volontairement l’état de faiblesse qui en résulte.

Les conséquences de cette situation sans fin, qui dure depuis déjà huit ans, sur ma santé et sur celle de ma famille sont de la responsabilité de M. Noirez et de sa hiérarchie.

L’intention délibérée

Toutes les informations et tous les détails de cette triste affaire sont parfaitement connus de M. Noirez et de sa hiérarchie, d’une part par le dossier interne aux services, d’autre part par son exposition publique dans le blog auquel je participe – www.temoignagefiscal.com — pour tenter d’aider tous ceux que les Services Fiscaux projettent dans la misère et vers les tentatives de suicide tant leur désespérance est grande.

Les délits sont constitués.

Je vous remercie M. Le Procureur de La République de bien vouloir m’informer de la suite que vous entendez donner à cette plainte, que je ferai suivre d’une citation directe si vous décidiez de ne pas poursuivre.

Respectueusement.

E. BOLLING

Quelques mails reçus

3 contrôles fiscaux en 2 ans !
mauvaise foi des inspecteurs, non respecte de mes droits.
lors du 3 eme contrôle on m’a refusé la presence du conseil de mon choix ( j’avais choisi un huissier de justice comme conseil)
voyant qu’il avait commis une grosse erreur, on m’a fait on proces verbal d’opposition.
..on me réclame 2 millions sur le troisième alors que je suis simple agriculteur au forfait ( moins de 80000 euros de chiffre d’affaire )
une vie d’enfer !!!!!!!!!!! 
menace; abus de pouvoir, refus de me recevoir, refus de me répondre au téléphone..
aucun débat contradictoire…!
sagit d’une milice ?

Bonjour,
je suis en litige avec le fisc depuis 5 ans, suite à un contrôle fiscal. Ce n’est pas simple, d’autant moins que le recours contre l’administration est jugé par….l’administration. J’ai contesté devant la CAA une décision du TA, elle l’a annulée, mais mon recours est malgré tout rejeté!!!!
Je cherche des solutions.
Cdlt

Bonjour, j’ai crée mon autoentreprise en 2013, j’ai dépassé le plafond de 5000€ et ils m’en demandent pour cela 19000€, et maintenant j’ai un contrôle fiscal pro et perso pour 2014, 2015, l’inspectrice vient mardi à la maison.
Pendant cette période contrôlé je me suis retrouvée seule, en dépression et n’ai plus rien gérer.
L’année
dernière j’ai encaissé 8000€ dans l’année, j’ai fermé ma micro entreprise fin 2016, maman isolée, aujourd’hui au rsa, dans une maison en rénovation, j’ai peur de me retrouver à la rue avec mon petit garçon.
Merci infiniment de votre soutien.

Bonjour,
Je suis à mon troisième
contrôle fiscal et celui-ci est différent. Le controleur conteste les dispositions qui ont été validés par les 2 premiers et annonce des faits contraire à la réalité. Il entrave même mon travail alors que je suis salarié d’une PME de 45 personnes.

Bonjour
Le fisc à émis un tiers  détenteur à  mon encontre sur un bien que je ne suis pas propriétaire  pour le motif
5 successions non établies  depuis 1960 et blocage par
Procureur
Chambre des notaires
Notaires
Ministère  de la justice
Président de la République et ancien
La totale
Je n
en peux plus au bout de 18 ans de procédure
La totale 

J’exposerai ultérieurement les abus fiscaux que nous subissons :
-moi par le RSI alors que je suis agriculteur cotisant à la MSA ;
-ma femme par des
manœuvres opérées à son insu dans le cadre de la succession déficitaire de sa mère décédée sous tutelle de l’Etat, acceptée à hauteur de l’actif net seulement, mais dont l’Administration fiscale ne cesse de prélever abusivement le déficit fiscal par ATDs réitérés sur les comptes bancaires personnels de ma femme, en lui fabriquant à ce jour une dette prétendue mais contraire à la loi de 54 000 euros..

Bonjour
Je m’appel
le christophe Andre j’habitais à Meounes dans le Var,j’étais artisan dans le bâtiment, et le 24 mai j’ai eu un contrôle fiscal sur ma société.cela devait être pas trop sévère cependant j’ai vendu ma maison, j,ai rembourse le crédit et il mon fait une saisie conservatoire sur mon compte !! Ma femme veut lutter mais moi je n’ai pas eu le courage de rester en France et suis parti au Costa Rica notre famille est brisée nos enfant sont dans une détresse … Ma femme vient de découvrir qu’elle avait deux tumeurs…ma femme a pris un avocat fiscaliste cependant nous ne savons pas comment sortir de cette affaire peut être par une mort certaine de certain membre de notre famille… Nous sommes désespérés… Et cela nous paraît insurmontable ….

Cher Monsieur Dumas,
C’est avec une tristesse immense, en ce jour du 2 Août 2016, que mon mari vient de décéder, après quatre ans de harcèlement de la DGFP de la ville de Dax.
Merci, sincères salutations.

Et des centaines d’autres… Vous pouvez aussi jeter un œil dans la chambre des torture du fisc, notre rubrique “VOS TÉMOIGNAGES”

RAPPEL : MOBILISONS NOUS. SIGNEZ LA PÉTITION. (Colonne à droite)

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Robespierre n’est pas loin. La guillotine moraliste est déjà sur le parvis

Ça pue, comme disent les enfants quand l’ambiance se plombe.

Les inquisiteurs sont à la manœuvre. Nous approchons de la société parfaite, si parfaite qu’il n’est aucun de ses membres qui puisse se prétendre en règle.

Sur ce fumier législatif surabondant fleurissent les fleurs vénéneuses de la délation et de l’exécution en place publique.

Les français sont-ils conscients ou non de cette mascarade ? Croient-ils que soudain le diable aurait pris possession de leurs âmes pour les transformer tous en délinquants ? Ou sont-ils lucides sur la surabondance des fausses règles qui les ligotent au profit des crapules pharisiennes au pouvoir ?

Selon l’appréciation qu’ils vont faire demain de la réalité ils retrouveront la liberté ou ils plongeront encore plus profond dans l’abîme de l’inquisition socialiste et égalitaire.

Hier ils confiaient l’éducation sexuelle de leurs enfants aux curés, aujourd’hui ils confient les clefs de leurs libertés individuelles aux prêtres du collectivisme.

Les français dont on a limité la vie à la lucarne de leur poste de télévision, véritable caverne de Platon, peuvent peut-être se laisser séduire par ceux qui leur font croire qu’ils sont bien au dessus d’eux, qu’ils sont habités d’une pureté à laquelle eux, peuple ordinaire, ne peuvent prétendre autrement que par la contrainte, la punition et la contrition.

On leur vente les qualités et la pureté de leurs tortionnaires, les flics, les magistrats, les agents du fisc, comme on leur ventait jadis la pureté sexuelle de leurs curés.

Moi qui n’ai pas la télévision et que la grotte de Platon rend claustrophobe j’ai été amené à jeter un œil objectif sur tout ce petit monde. Je vous le dis : 80% des flics sont des “ripoux” ou des pervers du pouvoir, il en est de même pour les magistrats à ceci prés que les “ripoux” y sont plus rares et les fanatiques plus nombreux, chez les agents du fisc c’est le pire, là on touche vraiment le fond.

Le plus incroyable est que ces tortionnaires prétendent torturer au nom du peuple, de ces français qui sont plutôt gentils et honnêtes au point de ne pas voir la manœuvre, de faire confiance.

Ça pue effectivement, et pas qu’un peu.

Chaque jour la liberté est écornée. Les motifs sont de tous ordres, sanitaires, planétaires, égalitaires, moralistes, nationaux, racistes, égoïstes, tous ne visent qu’un but : persuader les français que leur liberté individuelle est leur ennemie et l’ennemie de la France.

Cette folie va-t-elle venir à bout de ce magnifique pays, le transformer en un gigantesque camp de concentration entre les mains de kapos collectivistes, ou au contraire les français vont-ils envoyer paître tous ces inquisiteurs et exiger leur liberté.

La réponse est pour demain. Patience, attendons.

En attendant ayons une pensée émue pour les victimes innocentes, dont nous sommes, de cette barbarie déguisée en société qui se prétend parfaite.

Bien cordialement.

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Le Canard Enchaîné prince du capital

Publié sur BFM TV hier, voici  un très bon article sur le Canard Enchaîné : LE LIEN

Nous y apprenons que le Canard Enchaîné est libre parce qu’il possède un capital non distribué de 127 M€, exclusivement détenu par ses salariées, qui ne peuvent pas valoriser leurs actions et doivent les rendre au terme de leur collaboration à leur valeur nominale.

Nous apprenons par ailleurs que la valeur réelle de cette entreprise, si elle était mise sur le marché, serait de 180 M€.

Cet article rejoint tout le bien que je pense du capital, sa nécessité économique, son gage de liberté et de protection pour les entreprises et pour les salariés qui les composent. Jusqu’à ce jour et à la publication de cet article il n’était pas bon de dire ou penser cela.

N’oublions pas que le capital de réserve, non distribué, est considéré par le keynésianisme — et les socialistes qui y adhèrent en masse quand ils ne sont pas carrément communistes, c’est-à-dire anti-capital —  comme un capital dormant.

Le capital dormant est l’ennemi absolu du socialiste.

Cette folie liée aussi à l’égalitarisme a la peau dure, on peut estimer qu’elle fait partie de la pensée dominante.

Le Canard Enchainé pourrait devenir l’exemple qui nous sauverait, qui contredirait la religion des économistes keynésiens.

Mais avant quelques questions restent en suspens.

La fiscalité de ce capital

Comment Le Canard Enchainé peut-il faire échapper à l’impôt un tel capital non distribué.

Moi, dont les immeubles se dévalorisent, qui les voit malgré tout revalorisés artificiellement par des contrôles fiscaux infernaux, je me dis : “y a un loup”

Mettons qu’il y ait 50 salariés actionnaires au Canard – en fait j’ignore leur nombre – ils auraient, dans le monde parfait exposé dans l’article, 2% des parts du Canard Enchaîné chacun, soit pour une valorisation de 180 M€ : 3,6 M€ chacun de valorisation d’actions.

Tous, sauf le gérant, seraient imposables à l’ISF – enfin dans mon monde à moi, celui des vilains actionnaires capitalistes — D’accord, statutairement il est écrit que les échanges d’actions au Canard Enchainé se font à la valeur nominale.

Mais, entre nous, ce n’est pas cela qui peut arrêter les limiers du fisc. Je dirais même au contraire, les miens, ceux que j’ai connus, que je ne peux pas nommer à moins de 2.000 € de prime pour eux, ils iraient jusqu’à dire qu’il s’agit là d’une optimisation fiscale frauduleuse, d’un abus de droit. Ce qui doublerait la facture de leur redressement. Car, diraient-ils, la valeur des actions du Canard Enchaine ce n’est pas la valeur conventionnelle entre actionnaires, mais la valeur du marché.

La protection de ce capital

L’article nous apprend que ce capital est vital pour le Canard Enchaîné, pour la liberté de sa ligne éditoriale évidemment, mais aussi pour sa pérennité économique. Par exemple dit l’auteur, si le Canard se mettait à perdre 1 M€ par an au lieu d’en gagner plusieurs, il pourrait tenir plus de cent ans. Bien vu.

Cela me rappelle une anecdote raconté par mon père.

Juste avant la guerre de 1940, il se trouve chez un richissime savetier qui lui dévoile des hangars de stock de sabots en bois en lui disant : “Nous sommes à l’abri, avec ce stock, pour plusieurs générations.” Là-dessus arrivent les bottes en caoutchouc, à la sortie de la guerre il est ruiné.

Un capital ça se protège et ça se gère.

Le Canard Enchainé l’a-t-il en billets dans un très grand bas de laine, à la banque postale, à la Caisse d’Epargne, en biens immobiliers, en actions ou obligations du marché ? En or ? En œuvres d’art ?

Evidemment je l’ignore. Mais ce que je sais c’est qu’il est en danger, comme tout capital.

Une grave inflation le réduirait à néant, également une razzia du fisc sur tout ce qui dépasse, ou encore un grand désordre sociétal.

Dans ce cas, le Canard Enchainé aurait-il le devoir et la légitimité de le protéger, uniquement bien sûr dans le cadre de la vie de l’entreprise, par exemple en le déplaçant vers un pays calme comme la Suisse ?

Allons-nous lire un jour que pour protéger son capital, sa liberté, le Canard Enchainé quitte la France dont les candidats aux élections majeures font campagne avec bonheur sur la haine du capital ?

Ce serait à coup sûr un des scoops le plus drôle de ce drôle de journal.

Bien cordialement. H. Dumas

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Il fallait le faire, nous l’avons fait.

Bien cordialement. H. Dumas

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Quels placements pour échapper à la spoliation ?

Je reviens sur mon article intitulé « nous n’échapperons pas à une inéluctable spoliation » puisqu’on m’a posé la question de savoir ce qu’il conviendrait de faire pour sauver son patrimoine !

Evidemment, ces considérations ne s’adressent qu’à ceux qui pensent que l’impôt confiscatoire n’est ni festif, ni solidaire !

Le but est de faire en sorte que le patrimoine des intéressés se trouve hors de portée des griffes de l’Etat ; ce qui est relativement facile en UE. Celle-ci n’étant pas unifiée, il suffit dès lors de faire franchir la frontière à son patrimoine pour échapper à la prédation ; le pouvoir de nuisance direct de l’Etat s’arrêtant à la frontière !

Sans préjuger des mesures fiscales qui seront prises par le nouveau pouvoir à la fois volontairement ou du fait de la pression des évènements (on connaît l’adage « nécessité fait loi » !), il est probable que nous nous orientons vers la mise en place à plus ou moins brève échéance d’un système de répression financière ; la règle en la matière étant d’anticiper l’action de l’Etat et d’être convaincu que le pire est pratiquement toujours sûr !

Bien qu’il soit relativement difficile à ce jour, du fait des affaires et des dérives lamentables de la campagne électorale, de connaître les programmes économiques des candidats et sans préjuger du résultat des élections, tout laisse à penser que nous nous orientons vers une finale Macron/Le Pen.

Le programme de Mme le Pen n’étant qu’un suicide économique, avec toutes les conséquences qui en découleront, on peut s’intéresser à celui de M Macron qui contient déjà des éléments indicatifs quant à ce qui va arriver. Il prévoit :

  • Une hausse de la CSG sur les retraites, (la CSG risque de devenir l’arme de dissuasion massive du prochain gouvernement quelque soit sa couleur politique car il est proportionnel et d’application générale !).
  • Une sur taxation des contrats d’assurance vie,
  • Une augmentation de la TVA de 2 points 10 à 12 et de 20 à 22%
  • Une modification de l’ISF qui s’appliquerait essentiellement aux immeubles (sans plus de détail à ce jour) après exonération des placements financiers. L’ISF serait donc maintenu mais sa charge en serait transférée sur certains types d’actifs.

Il est à craindre que la seule chose qui ressorte des élections ce soient, comme d’habitude, des impôts car on voit que, conformément aux mauvaises habitudes françaises, ce n’est jamais la réduction des dépenses de l’Etat mais la fiscalité et la fiscalisation de tout ce qui est taxable qui reste la voie ordinaire de l’Etat (Cf M Hollande qui a continué à dépenser à tout va en optant pour une violente et catastrophique hausse des impôts).

Evidemment, l’effet pervers de cette doctrine est une fiscalité instable et généralisée ;  la CSG et la TVA étant privilégiées car ce sont des impôts « à haut rendement ».

Dès lors, à partir de ce que l’on sait, il est légitime de se poser des questions quant au sort qui nous sera fait et malheureusement la réponse n’est pas simple car elle dépend de plusieurs facteurs :

  • le temps disponible,
  • le montant du patrimoine et la nature des placements actuels,
  • la nature des placements envisagés,
  • les préférences individuelles et les buts poursuivis (rémunération immédiate, rendement, sécurité, fiscalité applicable car nombre de placements n’existent qu’à la faveur de niches fiscales),
  • l’action et la réaction étatique.

Etant précisé, qu’en matière de conseil patrimonial, il n’existe aucune règle d’application générale valable pour tous puisque, par définition, le patrimoine de chacun est différent.

Néanmoins on peut donner quelques axes surtout qu’il y a des placements qu’il faut éviter ; étant entendu qu’il faut sérieusement envisager un risque de krach sur la dette française à échéance entre 6 mois et 10 ans avec pour effet une forte récession et des mesures étatiques autoritaires (contrôle des changes et des mouvements de capitaux, annulation de dettes de l’Etat sous des formes diverses …). Il faut en effet être persuadé que l’Etat fera alors absolument tout ce qui est en son pouvoir pour récupérer l’argent en circulation, organiser les circuits financiers à son profit, pénaliser certains placements et taxer tout ce qui est taxable ! Voir mon article sur ce sujet (ici).

En tant que citoyens d’un pays membre de l’UE nous disposons néanmoins, à ce jour, d’un énorme avantage : la liberté de mouvement des personnes et des biens au sein de l’UE, y compris des capitaux.

Cela contrarie d’ailleurs énormément les autorités françaises (Bercy) car toute sortie de capitaux hors de France est perçue en haut lieu comme un manque à gagner fiscal … et, actuellement, il y a d’importantes sorties d’argent ; lequel va se réfugier dans les autres pays de la zone € ou hors UE par peur en particulier des mesures préconisées par le FN (les riches et les moins riches ne sont franchement pas convaincus par un retour au franc français et des mesures protectionnistes !).

Le temps disponible :

Le facteur temps est nécessairement prépondérant car ce n’est pas au moment où le problème se pose qu’il faut commencer à réfléchir à la question. A ce moment là, en général, il est déjà trop tard ! La démarche doit donc être réfléchie pour ne pas avoir à agir dans la précipitation !

La nature des placements :

Si vous n’avez pas confiance, la règle devrait être : aucun actif dans le pays douteux ; ni monétaire, ni mobilier ni immobilier ! Seulement, ce n’est pas vraiment simple surtout lorsqu’on a fait sa vie dans le pays en question !

Les placements qu’il faut absolument éviter sont essentiellement les placements financiers.

Il s’agit en particulier de tous les placements en dette étatique surtout quand les états sont en mauvaise posture comme c’est le cas de la France car l’Etat n’est pas un débiteur ordinaire ; en particulier on ne peut pas le contraindre au paiement notamment lorsque ses agissements sont couverts par une disposition légale votée par le Parlement.

Cela concerne donc tous les placements obligataires directs ou indirects qui ont un rapport plus ou moins étroit avec le système financier français car, dans l’hypothèse d’un problème sur la dette, tout le système financier sera impacté et notamment les banques et les compagnies d’assurances gavées d’OAT du Trésor ; ce qui permet d’éliminer les contrats d’assurance-vie, les obligations émises par les banques et tous produits financiers qui en dérivent ; soit à peu près 80% des placements financiers nationaux !

Les risques de ce type de placement sont de deux ordres :

  • d’une part actuellement, les taux d’intérêts sont bas ou nuls; ce qui ne va pas durer ! ce type de placement ne rapporte donc rien actuellement et sera complètement dévalorisé le jour où les taux se mettront à remonter car tout le monde essaiera de se débarrasser de ces titres à taux zéro ou faible ! En effet, comme ces titres sont cotés, leur cours va nécessairement chuter.
  • d’autre part, en cas de krach sur la dette, l’Etat ne pourra pas résister à la tentation de réduire sa dette … en commençant par ce type de placement; par exemple en appliquant à toutes les OAT en cours une décote (le titre émis à 100 ne sera remboursé qu’à 80).

Mais détenir plusieurs dizaines de milliers d’€ sur un ou plusieurs comptes à vue en France n’est pas non plus une bonne solution car c’est la proie rêvée d’un Etat aux abois !

L’alternative peut être de détenir des billets de banque (surtout portant la lettre X : émis par l’Allemagne qui seront au pire repris par celle-ci au prix du DM) ; avec la restriction que la détention d’espèces à son domicile pose évidemment des problèmes de sécurité et peut s’avérer un mauvais calcul en cas d’inflation.

On peut certes opter pour l’ouverture d’un coffre mais attention vous devez déclarer, pour des raisons d’assurance, la valeur de ce que vous y stockez. Evitez les billets émis par le pays suspect (pour nous marqués U) car, en cas de tensions sur la zone €, ils devront nécessairement revenir à la Banque de France et pourront même être démonétisés en cas de suppression du cash. Je vous renvoie à mon article sur le sujet (ici).

Conformément aux règles de liberté de circulation au sein de l’UE, il est possible d’ouvrir un compte non résident dans n’importe quel pays de l’UE et a fortiori de la zone € mais vous vous apercevrez que l’exercice peut devenir compliqué car il existe un modus vivendi bancaire qui veut que les banques nationales se réservent leur clientèle nationale et donc « ne chassent pas » les clients des autres pays. Vous risquez donc de vous heurter à de nombreux refus !?!

A contrario, cette liberté n’existe pas pour les transferts hors de l’UE …

A partir de ce compte étranger, vous pourrez faire des placements comme d’habitude mais évitez, bien sur, les placements en dette étatique française, italienne ou grecque …

Il faut aussi éviter les actions de sociétés cotées pour des raisons assez complexes liées à la nature du placement lui-même mais aussi au niveau d’activité après un krach. Le placement en actions reste toujours risqué (possibilités de pertes en capital) et en cas de krach économique suivi d’une violente récession il y aura naturellement un effet sur la valeur des actifs boursiers (entre -20 et -50% au minimum).

Par ailleurs, le marché des actions est actuellement un marché de bulle lié à la politique accommodante de la BCE ; les établissements financiers étant pour l’instant gavés de liquidités gratuites qu’ils placent sur les marchés ; faisant artificiellement monter les cours. Là encore, le jour où l’accommodement monétaire s’arrêtera, la bulle éclatera et les cours des actions reflueront (au minimum de 20%) !

Le marché des actions est en outre largement informatisé et automatisé, c’est à dire que les professionnels font appel à des logiciels qui surveillent les cours et détectent les anomalies à la hausse ou à la baisse afin de pouvoir réagir très rapidement (quelques millisecondes !).

Evidemment, ces techniques rendent le marché très moutonnier puisque tous les ordinateurs de gestion sont programmés pour réagir de la même façon au moindre évènement à la hausse ou à la baisse ; ce qui peut entraîner de violents coups d’accordéon et des krachs intempestifs !

Enfin, avec l’irruption du THF (trading à haute fréquence) la durée de détention moyenne des actions est extrêmement brève (quelques minutes !?!) puisqu’un opérateur peut acheter et revendre les mêmes actions plusieurs milliers de fois en quelques secondes ; à seule fin de gagner des centièmes après la décimale un nombre colossal de fois !

Le marché apparaît donc extrêmement volatile et absolument inaccessible en gestion directe pour un particulier. Le bouillon est assuré.

L’achat de parts dans des fonds d’investissement procède de la même logique étant entendu que vous en déléguez la gestion à des « professionnels » compétents … ou pas !

Restent les placements non financiers, moins liquides mais plus sûrs.

Si l’on veut éviter les placements financiers, il faut donc se tourner vers des formes alternatives, plus ou moins atypiques, au nombre desquelles on peut comptabiliser les métaux précieux, les œuvres d’art, les voitures de collection, les diamants, les montres. Il s’agit souvent d’une question de goûts ou de préférences.

Concernant les voitures de collection, tout comme les œuvres d’art, il existe un côté fortement spéculatif qui rend le placement aléatoire et tout le monde n’a pas les moyens de placer ses liquidités dans des tableaux peints par Renoir, Van Gogh, Velasquez, Goya et autres ; bien que, concernant les œuvres d’art, il s’agisse d’un véritable système légalisé d’évasion fiscale … qui peut être remis en cause à tout instant par l’Etat !

Un certain nombre de politiciens français sont connus pour « investir » leurs confortables revenus dans des montres de grand prix, fabriquées à la main, numérotées et « valant » entre 50.000 et 100.000 € pièce; étant entendu que ce placement un peu atypique reste pour l’instant assez marginal et réservé à un cercle d’amateurs avertis. Ce marché est, comme pour les biens de collection, relativement étroit. Ce type de placement ne rapporte rien mais il est très discret et susceptible de générer, si on est patient, des plus-values échappant à l’impôt.

Le marché du diamant (en vrac sous paquet cacheté) est aux mains de certaines multinationales spécialisées (De Beers) et reste réservé à des connaisseurs ; compte non tenu du fait que le marché n’est coté que par les multinationales spécialisées ; ce qui ouvre la possibilité de variations importantes de cours plus ou moins inexpliquées.

L’or et les métaux précieux bénéficient d’une « cote d’amour » chez nombre de français (le bas de laine).

Attention tout de même, n’ont de valeur que les métaux en lingots ou barres. Les bijoux sont en général payés à une valeur très au dessus de la valeur en métal et contiennent souvent peu de métal. L’or pur est à 24 carats (99/°°°) alors que les bijoux sont souvent à 18 carats (1/4 d’or !). Quand on achète un bijou on paie surtout le bénéfice du bijoutier !

Néanmoins, l’argent métal ne vaut pas grand-chose et, contrairement à certaines croyances, l’or n’est pas une monnaie (en tout cas ce n’est plus une monnaie), c’est une matière première et c’est un placement qui présente plusieurs défauts : il subit en France une fiscalité très lourde qui le rend peu attractif (tant à l’achat qu’à la revente), sa détention ne peut pas être anonyme car les achats sont obligatoirement révélés au fisc et il ne rapporte rien ! L’alternative est d’acheter de l’or à l’étranger sur des marchés qui respectent l’anonymat.

Bien évidemment, à son propos il faut se limiter à l’or physique. Les certificats dématérialisés prétendument assis sur un stock d’or sont à proscrire car on ne peut exclure des manipulations des cours et des problèmes de stocks déclarés pas toujours en rapport avec la réalité.

Les pièces en or (Napoléon) gardent une valeur très incertaine car celle-ci n’est pas liée à leur poids réel en métal précieux et le prix payé est toujours supérieur au poids réel en métal précieux (surcote).

Le problème c’est que pour détenir de l’or, il faut pouvoir bénéficier de mesures de sécurité (coffres, ports francs) car on ne peut exclure le risque de vol. C’est enfin essentiellement un placement de sécurité qui présente néanmoins une immense qualité : il existe une cote officielle (à Londres) et il est accepté facilement dans le monde entier bien que difficilement transportable.

Reste enfin l’immobilier (maisons, terrains, appartements, forêts, places de parking) qui reste l’un des placements favoris des français car il est censé conserver une valeur intrinsèque stable avec pour effet de lui permettre de « prendre de la valeur » en période de forte inflation (en fait c’est la monnaie qui perd de la valeur).

On peut donc le considérer comme relativement sûr mais d’une part, l’immobilier reste cher (en France en particulier) à l’achat (mise de fonds importante) et en entretien (charges et taxes) et a d’autre part le très gros défaut d’être fixe et de n’être cessible qu’après des formalités longues et complexes ; ce qui nuit à la fluidité du capital. Par ailleurs, en tant que bien réel fixe il est aisément taxable par l’Etat et reste un gisement fiscal quasiment illimité !

Bien entendu, il vous est possible d’acheter un immeuble à l’étranger ; à condition de vous entourer des précautions nécessaires et en tenant compte de la législation locale. Ainsi, en Grèce, il n’y a pas de cadastre et …quelques fois, les hellènes sont tentés de vendre le même immeuble plusieurs fois !

A acheter de l’immobilier, il faut éviter les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier c’est à dire la « pierre-papier ») car ce ne sont pas des sociétés cotées et leurs titres ne sont cessibles que s’il y a un acquéreur !

Que reste-t-il après ces considérations car rien ou presque n’est sûr !

La règle de base est donc de ne pas détenir d’actifs taxables (financiers ou réels) dans le pays mais, sauf à émigrer et tout quitter ce qui est tout sauf aisé, on demeure, à un degré plus ou moins important, une cible notamment lorsque l’on est propriétaire de sa résidence principale !

Evidemment, changer de zone monétaire reste envisageable mais il ne faut jamais perdre de vue qu’il y a des risques de change (les acheteurs de GB £ doivent s’en mordre les doigts car la £ s’est dépréciée de 15% depuis l’annonce du Brexit). Néanmoins, la dette US reste sûre car les USA sont la première puissance économique au monde et ils présentent une particularité unique : leur monnaie, le dollar, est LA monnaie des transactions internationales et c’est la monnaie de refuge par excellence.

La réaction étatique :

Bien entendu, vous devez toujours tenir compte de la législation en vigueur qui peut devenir extrêmement fluctuante et il faut anticiper, dans le cadre d’une réflexion qui n’a rien d’évident, les décisions de l’Etat.

C’est le cas, notamment, du décret du 05 décembre 2016 consulter (ici) concernant les transferts de fonds intra européens et qui impose d’effectuer certaines déclarations auprès des douanes françaises dans des conditions actuellement non déterminées (formulaire Cerfa n°13426*04) modèle (ici) tout comme vous devrez pouvoir justifier à tout moment de l’origine des fonds auprès de la banque d’accueil et du fisc.

Détenir de l’or en France peut devenir très délicat surtout si l’Etat décide, sous la pression des évènements, de confisquer les avoirs des particuliers (en échange de papier … sans valeur). Les USA avaient ainsi interdit la détention d’or par les particuliers dans les années 30 mais, à l’époque, le dollar était convertible en or.

De la même façon, rien n’interdit à l’Etat de décider que l’ISF s’appliquera aux immeubles d’une valeur de 500.000 € et plus ; faisant entrer de ce fait nombre de français dans le cercle de la captation fiscale ; sans moyen d’y échapper !

Déplacer ses avoirs vers la GB oblige évidemment à opérer une opération de change (de l’€ vers la £) mais aussi à tenir compte des conséquences du Brexit dont aujourd’hui personne ne peut dire ce qu’il va donner puisque, n’en déplaise à certains, il n’a pas encore commencé !

Un dernier point, oubliez le compte en Suisse numéroté ou pas, ce pays rejette les candidats français pour des comptes non résidents et, d’ailleurs, les banques suisses ferment d’autorité les comptes des français non résidents suisses par peur de représailles de la part des autorités françaises ; la seule dérogation non écrite étant les comptes créditeurs supérieurs à 10 millions €.

Enfin, détenir un compte à l’étranger non révélé à l’administration fiscale française, dans un paradis fiscal, est une fraude fiscale qui entraîne, en cas de découverte, l’engagement de poursuites fiscales et pénales dont il faut mesurer l’ampleur.

Car, bien entendu, si vous êtes résident français, vous devez déclarer au fisc la totalité de vos avoirs et de vos revenus à l’étranger (lors de la déclaration de revenus annuelle).

Conclusion, quelle que soit l’option que vous choisirez, il y a toujours un risque fiscal ou économique.

A vous de choisir !

Bien cordialement.

 

 

 

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BERCY OU L’INHUMANITÉ INSTITUEE EN DOCTRINE.

Simon de Montfort, chef de la croisade contre les cathares, mit le siège avec son armée devant Béziers. Le 22 juillet 1209, au moment de donner l’assaut final, un baron l’interrogea sur le sort des « bons »catholiques qui vivaient entre ces murs. Il suggéra de les faire sortir avant le massacre, car tous savaient qu’il ne serait pas fait de quartier. En clair que tous seraient passés au fil de l’épée.

Il lui fut répondu par Simon de Montfort ou par le légat du pape qui l’accompagnait «  Tuez les tous Dieu reconnaîtra les siens »
Et tous furent égorgés…

Bercy mène depuis des décennies une croisade anti contribuables et ses routiers (les inspecteurs) ont pour consigne de massacrer tout ce qui bouge et qui ressemble à un ennemi de la doctrine bercynienne : une entreprise ou un vulgus pecum ( le commun des mortels, la multitude ignorante ) c’est à dire le contribuable de base. Vous, moi, nous.

Pour cette démonstration, je vais être obligé de prendre mon cas pour exemple.
Je vais faire court et éviter mes commentaires.
Si vous voulez connaître dans le détail le pourquoi du comment de mon redressement et mon combat, qui 25 ans plus tard est toujours d’actualité, je vous renvoie à plusieurs de mes articles précédents sur ce blog. Ceux qui me lisent régulièrement connaissent tous les coups tordus que j’ai subit de la part de Bercy.

Pourquoi a-t-on massacré mon entreprise? Seuls les gabelous du fisc le savent, mais peu importe, arrivons à l’inhumanité poussé à son paroxysme par les têtes dirigeantes de cette administration.
Bien sûr, personne n’est responsable de votre mort. Chaque fonctionnaire n’a fait que pousser le bouton qui était devant lui et qui était la fonction pour laquelle il était payé.

Cela me rappelle le procès d’Eichmann en avril 1961 à Jérusalem. Le procès de ce bureaucrate consciencieux et à l’intelligence médiocre met en lumière la « banalité du mal », selon la forte expression de la philosophe Hannah Arendt . Il a déclaré, en substance, « moi, mon job, c’était de faire rouler les trains… Où ils allaient, qui ils transportaient, je ne savais pas. Ce n’était pas de mon ressort. » Bref un fonctionnaire modèle et qui a été récompensé en gravissant les échelons de son administration, la SS.
Ne voyez aucun rapport  où il n’y en a pas.

Revenons encore une fois à mon exemple perso.
J’ai eu 2 redressements. Un perso et un découlant de ma société.
Je ne parlerai, pour faire court, que de ce dernier.
Donc ma société est redressée top niveau avec touts les suppléments possibles et imaginables : Mauvaise foi, pénalités etc. qui vous font passer par l’opération du Saint Esprit (Bercy) dans des montants stratosphériques (de 1 à 10).

Ma société “fraudeuse”, bien qu’ayant été relaxée par le tribunal correctionnel, est liquidée à force de pressions et de contraintes diverses et variées de Bercy.
Dans ce fameux redressement les 3 associés écopent chacun, en prime pour avoir travaillé comme des forçats, d’1/3 de celui-ci à titre perso, en sus évidement de celui de la société. 
Exit la société (RIP), je suis donc sans ressource. Mon outil de travail, grâce aux gentils fonctionnaires du fisc (du haut en bas de la hiérarchie) a été vendu aux enchères.

J’ai eu la « chance » d’avoir l’âge de la retraite, sinon ma famille et moi nous aurions sans doute vécu de l’air du temps. Régime conseillé par Bercy.
Je touche donc ma retraite qui est réellement mon seul revenu.
Je reçois il y a 8 jours un ATD de la DNVSF pour un montant de 1.128.395€ (vous avez bien lu: 1 million cent vingt huit mille euros et des brouettes).
J’avais déjà, depuis plus de 2 ans, des ATD à vie pour mon redressement perso.
Celui-ci me volait déjà tout ce qu’il avait le droit de me voler. Soit 40 % de ma retraite.
Ils sont donc deux maintenant à se disputer ma dérisoire dépouille. Ils sont deux à se partager les 40 %. Super non ?    Lien vers l’ATD 
Je devrais selon toute probabilité mettre 96,16 ans à les « rembourser ». J’aurai fini à environ 170 ans. Cool, non ?

Je suis donc condamné à perpétuité (voir Manitas de Plata mort à 93 ans dans la misère grâce au fisc après avoir vendu 93 millions de disques) sans remise de peine.
Avec Bercy c’est de la vraie perpète !

Si j’avais imité Spaggiari et que je me sois fait gauler, j’aurais pris maxi 10 ans et je serai sorti, pour bonne conduite, au bout de 5.
J’aurai dû me faire gangster.

Ah oui, j’oubliais la cerise sur le gâteau : Je paye mes impôts sur la totalité de ma retraite, même bien sûr, sur les 40 % que je ne vois jamais.

C’est normal, vous me direz.
Mais tout est normal avec Bercy, c’est ça la beauté de la chose.
Dormez bien braves gens, Bercy veille sur vous (et votre argent).

Emmanuel Bolling

P.S: je tenais à vous avertir, en “avant première” que je suis dans les derniers mètres de la rédaction d’un bouquin contant l’aventure de La Locomotive et  la mienne.
Vous pourrez suivre, comme si vous y étiez, les faces obscures des nuits à Paris…
C’est chaud!

RAPPEL : MOBILISONS NOUS. SIGNEZ LA PÉTITION. (Colonne à droite)

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Comme vous le CHAVEZ, Hamon est CHOCHIALISTE

Pour nous tous c’est évident, le socialisme c’est cette catégorie politique très à cheval sur la transparence, l’intégrité de la vie politique, le sacrifice de sa personne pour les autres. En quelque sorte le don de soi, de sa fortune, de son avenir, de ses ambitions au service du peuple.

Cette perfection – transcendance de la société — qui fait la différence, qui éclaire l’avenir de l’humanité, c’est ça le socialisme. Nous en sommes convaincus même si, ça ou là, quelques ratées mémorables au cours des siècles obligent à tempérer notre joie. Mais ce sont des détails de l’histoire, comme dirait l’autre.

Observez Hamon, sa lucidité, la simplicité de ses propositions, leur efficacité, il pourrait faire sienne cette devise : “Parle Hamon … ma tête est malade” tant la clarté de son discours s’adresse à tous.

Pas besoin d’être un intellectuel pour comprendre Hamon, il est le candidat de la feuille de paie.

Il achète cash, direct, 19 millions de voix.

C’est pas beau ça ? On est loin de ce pauvre Fillon, petit bras qui se fait payer un costume, qui exploite sa femme et sa famille en les faisant plus ou moins travailler pour lui, pour des clopinettes.

Hamon c’est largement au dessus.

Il craque 35 milliards d’Euros pour acheter 19 millions d’électeurs, soit 42% du corps électoral. C’est pas malin ça ? C’est pas fort ?

C’est ça la vraie politique, la Réalpolitik

Un exemple pour bien comprendre. Nous sommes 3 millions de travailleurs indépendants, contrôlés par 15.000 vérificateurs. Si nous nous cotisons, sur un concept Hamon, et donnons 40 € chacun par mois, nous pouvons financer les 15.000 vérificateurs à hauteur de 8.000€ mensuels. Pas mal non ?

Alors les vérificateurs pourront participer à plein temps à la protection de la planète en faisant du vélo, de la course à pied, leurs jardins biologiques, le ramassage des crottes de leurs chiens, etc…. ils n’auront plus besoin de venir nous piller.

Le bonheur est dans le pot-de-vin, ici comme ailleurs, ce que Hamon a parfaitement compris.

Ce qu’avant lui Chavez avait lui aussi compris. Cette vulgate socialiste est universelle.

Chavez avait le pétrole pour assoir ses achats de voix, Hamon n’en a pas, mais il n’en n’a cure.

Il fait sienne cette célèbre phrase du mondialement connu VGE, le PDG de Jacob Delafon : “En France on n’a pas de pétrole, mais on a des bidets”. Comment ? Ce n’était pas le PDG de Jacob Delafon ? Ah bon…. peu importe. Pas des bidets ? Bof : “Parle Hamon….”

Quand même,

Comment un tel acte de corruption, qui consiste à corrompre directement 19 millions de français en achetant leurs voix avec l’argent des autres, peut-il voir le jour sans qu’une seule remarque soit audible ? Sans que le parquet financier ou La Cour des Comptes ne le foute directement en prison ?

Comment c’est possible une telle escroquerie à la démocratie ?

Expliquez-moi, je ne comprends plus rien.

Bien cordialement. H. Dumas

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Edwy Plenel me fait marrer

Je ne connais pas personnellement Edwy Plenel. Cela aurait pu se faire puisque nous avions un ami commun chez qui il passait ses vacances dans l’île d’Oléron.

Malheureusement cet ami très cher est décédé prématurément.

S’il était encore là, m’aurait-il présenté Edwy Plenel ? Je ne sais pas. C’était un homme d’une exceptionnelle qualité, je ne m’égarerai pas à penser à sa place.

Toujours est-il qu’Edwy Plenel me fait marrer.

En tout premier lieu du fait de sa casserole de plusieurs millions d’Euros de TVA, qu’il doit incontestablement, qu’il ne doit sans doute pas pouvoir payer — comme tout le monde –, qu’il espère probablement ne pas payer, qu’importe… la situation est d’un humour torride.

Son journal “Mediapart” a publié aujourd’hui un article qui vaut son pesant de cacahuètes.

Voici le lien : LIEN

Je ne reproduis pas l’article c’est interdit. Le lien non.

En gros voici l’histoire

Un journaliste de France Culture obtient d’enregistrer les audiences du tribunal correctionnel de Marseille. Ce qui est habituellement formellement interdit — on se demande bien pourquoi puisque les audiences sont publiques — mais bon.

V’là t’y pas qu’à ces audiences les magistrats se lâchent au point qu’ils ont honte de voir leur attitude filmée. Ils prennent alors une décision cassant l’accord de filmer et de diffuser qu’ils avaient donné. Pas mal non.

Et le Edwy tout étonné s’offusque.

Voyons Edwy, quand on est journaliste, il faut sortir, il faut aller aux audiences correctionnelles, régulièrement.

Surtout un journaliste comme vous qui dénonce et jette en pâture aux tribunaux tout un chacun. Il ne faut parler que de ce que l’on connait Edwy, faire autrement c’est mal.

Il ne faut pas confondre la justice et nos magistrats, nos tribunaux.

Les faits révélés dans votre journal sont d’une banalité. Il faut votre naïveté pour s’offusquer. Moi qui fréquente assidûment les prétoires, je vois cela à chaque audience.

Tenez Edwy, récemment, le Procureur de la République a lancé en plein audience : “l’honneur de M. Dumas, moi, je m’assois dessus”, personne ne l’a repris.

Le Président de la même audience m’a refusé mon temps de plaidoirie, j’ai demandé que cela soit noté sur le plumitif, que dalle.

Mais oui mon brave Edwy, c’est ainsi.

A aucun moment les magistrats n’imaginent avoir à être justes. Ils sont là pour faire respecter une discipline, rien de plus. Certains, un peu entreprenants, profitent de leur situation pour faire du prosélytisme et anticiper sur la société collectiviste dont ils rêvent, où tout le monde téterait également au sein de l’Etat, eux régulant de main de maître l’organisation de la tétée.

Ils sont parfaitement semblables aux anciens magistrats des tribunaux militaires, ceux qui ont jugé Dreyfus, puis les objecteurs de conscience de la guerre de 14-18, puis évidemment qui ont rempli les trains de la mort. Les entreprenants sont plutôt style magistrats de Pol Pot.

C’est ça Edwy la justice que vous réclamez pour tous ceux qui ne pensent pas comme vous, une justice qui se fout complètement de la vérité, qui fait appliquer l’ordre – voire son ordre –, la discipline. Qui, dans ces conditions, n’a que faire de la recherche de la vérité, du respect de l’individu.

Contrairement à ce que vous croyez, mon cher Edwy, l’audience évoquée n’était pas indigne parce qu’il s’agissait d’un petit magrébin, elle était indigne parce que toutes les audiences de cette magistrature perdue sont indignes.

Certes je n’ai pas de peine à imaginer que votre journal ne se fendrait pas d’une ligne pour moi, ou pour l’un de ces milliers de français que Bercy qualifie de “fraudeurs fiscaux”. Pourtant la justice est la même pour nous que pour ce jeune maghrébin : violente, irrespectueuse, sectaire, corrompue intellectuellement, indifférente à la vérité,  en clair inacceptable et grandement responsable de la disparition du lien social, de la violence à venir.

Ce n’est pas demain que les audiences pourront être enregistrées.

Bien cordialement mon cher Edwy. H. Dumas

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