Tous les articles par Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

Pas de guerre des monnaies, c’est le G20 qui le dit : ouf…

Hier, j’ai croisé le fils Glandu, il était content. Il habite un arrondissement tranquille, quoiqu’en mutation. On sent un peu de fébrilité dans le quartier dit-il, mais sans plus.

Il m’a avoué :

– Je suis content parce que mes voisins sont venus m’informer qu’ils se sont réunis et qu’ils ont majoritairement décidé de ne pas me voler ma voiture.

– En effet, lui ai-je dit, c’est un souci de moins. Mais ne trouvez-vous pas troublant qu’ils se soient réunis pour évoquer la possibilité de voler votre voiture ? Et, êtes-vous sûr que s’ils venaient à changer d’avis, ils viendraient vous avertir de leur décision de voler alors votre voiture ?

Il ne sait pas, il trouve déjà pas mal que sa voiture ne soit pas, pour l’instant, la cible de son voisinage.

J’ajoute :

– Mais vous, il vous est arrivé d’envisager de voler la voiture de vos voisins ?

– Non jamais, m’a-t-il répondu, étonné par ma question.

Nous nous sommes séparés, Glandu a continué son chemin.

En marchant je me disais que cette guerre des monnaies, s’ils décident de ne pas la faire, c’est qu’ils ont envisagé de la faire.

Il y a donc bien de la guerre dans l’air.

La contrariété ayant envahi mon esprit, j’ai fini par perdre mon légendaire calme intérieur.

Putains de connards de français pensais-je, quand vont-ils comprendre que la haine viscérale, totale, qu’ils nourrissent envers leurs “riches”, est exactement la même que celle que les pays pauvres nourrissent envers eux.

Comment peuvent-ils concevoir, alors qu’ils se réjouissent de la mise en coupe réglée de leurs concitoyens par la Stasi fiscale, que le reste du monde va les laisser jouir de leurs privilèges économiques sans les leur prendre par la force ?

Ainsi donc, eux pourraient voler, piller, impunément au nom de l’égalité, mais les autres habitants de la planète auraient pour eux une si grande affection qu’ils subiraient la pauvreté tout en acceptant de les servir comme des esclaves.

Il y a un problème.

Cette guerre des monnaies doit être bien proche pour que la réunion du G20 accouche d’une telle déclaration.

Est-il responsable de savoir qu’une guerre s’annonce et de ne pas la préparer ?

Ont-ils une idée de ce qu’est une agression économique ? C’est-à-dire se voir pillé, dépossédé des fruits de son travail, de ses biens, ruiné, réduit à la misère.

Ceux qui ont subi un contrôle fiscal ont une petite idée de ce qu’est un pillage économique, ils peuvent entrevoir ce qui attend tous ces connards toujours prêts à déposséder les autres, quand ils seront dépossédés à leur tour de la même façon, par la force, l’arbitraire et l’injustice.

Pour les parias fiscaux la punition sera double. Déjà volés par le fisc, sous couvert de l’égalité, ils subiront la ruine collective à laquelle ils seront totalement exposés du fait de leur ruine fiscale.

C’est-à-dire que le travail de toute leur vie, destiné justement à leur apporter des armes contre un pillage global, leur ayant été confisqué, ils seront en première ligne.

C’est un peu comme en 14 quand il était préférable d’être gravement malade pour échapper aux tranchées vers lesquelles les bien-portants étaient dirigés pour mort immédiate.

Cette fois, ce sont les acteurs économiques, préalablement affaiblis par leur propre pays, qui vont être sacrifiés.

Impossible d’affronter une guerre dans de plus mauvaises conditions. Nous ne pouvons que la perdre.

Nous allons globalement devenir pauvres.

Qu’importe, pensent ceux qui se croient déjà pauvres. Hélas, je crains qu’ils versent des larmes de sang quand de pauvres d’un pays riche ils deviendront pauvres tout court….pauvres du monde.

Bien cordialement. H. Dumas

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Socrate et internet

Il y a environ deux mille cinq cents ans, Socrate prêchait l’idée que se comprendre était pour l’homme le premier devoir : “Connais-toi toi-même“. Aujourd’hui cela est considéré comme essentiel, évident et incontournable.

Cependant c’est une démarche difficile, la réflexion personnelle n’y suffit pas.

Tout le monde peut, à l’intérieur de son propre cerveau, émettre une idée sur ce qu’il croit être, sur ce qu’il croit connaître de lui. Mais, à ce stade, le risque d’erreur est important. Un contrôle de sa propre pensée est donc indispensable.

Ce contrôle ce sont les autres qui nous l’apportent. Encore faut-il décoder les retours dont ils nous gratifient. Faire le tri de leur sincérité, de leurs arrière-pensées, de leurs mensonges en fonction de notre situation dans le système social.

A l’époque de Socrate il n’y avait guère que la parole pour assurer ce retour, chacun sait combien elle est volatile et instable. La difficulté était donc immense.

Puis vint l’écrit, il a permis des retours plus réfléchis, plus durables donc moins instables. A l’aide de ces écrits directs ou indirects, l’homme a pu progresser dans la connaissance de lui-même, globale ou particulière. Mais la lecture prend du temps, bien des hommes, pris par les contraintes de la survie, n’ont pas pu consacrer le temps nécessaire à la lecture pour aller jusqu’au point où elle permet de commencer à “se connaître”, un peu.

Puis, vint Internet.

Au premier abord la toile peut apparaître comme un formidable outil de communication vers les autres. Il n’en n’est rien, en réalité la toile est un formidable outil d’introspection.

Pourquoi la toile n’est pas un outil de communication

Parce que la communication suppose que se soit au préalable installée une confiance entre l’émetteur et le receveur. Cette confiance demande de se connaître globalement, presque intimement. Ce que la toile ne permet pas.

Le ciment de la confiance est la fidélité, la toile est un lieu d’infidélité.

Lorsque nous émettons une opinion sur la toile elle rencontre un intérêt ponctuel, limité à la problématique momentanée de celui qui la reçoit. Elle ne crée pas les liens durables nécessaires à la communication.

Pourquoi la toile est un outil d’introspection

Parce que les idées adressées à tout le monde et à personne sur la toile ont cette particularité de générer inévitablement un retour.

Que l’on soit auteur ou simple spectateur, l’idée émise et son retour vont nous construire et nous permettre d’avancer dans la connaissance de nous même, au moins sur le sujet traité.

Comme tous les sujets sont traités, nous sommes naturellement au contact de notre personnalité sur tel ou tel point, mais aussi observateurs de tous les autres, même très éloignés de nos pensées donc de notre personnalité.

Socrate et internet

Sous nos yeux, volontairement ou involontairement, les hommes accèdent à une connaissance d’eux-mêmes jamais atteinte. C’est un tournant de l’humanité dont on ne peut pas distinguer les conséquences réelles.

Nul ne peut prédire le devenir de celui qui arrive à se connaître parfaitement.

Ceux qui, avancés en âge, ont eu l’occasion d’observer tel ou tel de leur relation qui a pris conscience très tôt de sa personnalité, savent que tous les résultats sont possibles. Depuis l’effroyable cynisme jusqu’à la plus grande tolérance, toutes les palettes s’expriment chez ceux qui apprennent rapidement à se connaître.

Il faut probablement intégrer l’idée que se connaître n’est pas toujours valorisant …

Internet, multiplicateur puissance X de la connaissance de nous-mêmes, est sur le point de transformer le monde des hommes.

Le plus extraordinaire est que cette introspection constante, ne touche pas que les individus, elle touche aussi les groupes d’individus. C’est ainsi que nos amis du Moyen-Orient ont pu prendre conscience de leurs formidables pulsions individualistes qui, depuis des siècles, leur impose des dictatures.

Conclusion:

Cette introspection, cette psychanalyse à très grande échelle va bouleverser notre vie. Tant mieux. En ce qui concerne le résultat… on verra bien.

Cordialement. H. Dumas

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Pauvre France qui n’aime pas ses clients et n’a pas les moyens consommer ses produits.

A l’époque reine du petit commerce, il n’était pas rare de tomber sur un commerçant qui détestait ses clients.

Sûr de son emplacement, ou de son exclusivité locale, il vous faisait bien comprendre que vous servir était pour lui certes une obligation mais qu’il n’y trouvait aucun plaisir, voir même un évident déplaisir.

Moralité, lorsque les consommateurs découvrirent les grandes surfaces où ils pouvaient acheter, sans avoir à affronter ce type de personnage, des produits qui leur étaient immédiatement changés sans discussion s’ils étaient impropres à l’usage prévu, ils abandonnèrent ces commerçants à leur suffisance.

Cette attitude individuelle c’est globalisée, aujourd’hui c’est tout le pays qui déteste ses clients.

La France est mondialement connue pour le luxe. Luxe culinaire, vestimentaire, industriel, tertiaire, des accessoires et de l’essentiel. Globalement la France est plutôt productrice de produits à forte valeur ajoutée, de produits pour riches.

Or, la France hait les riches… C’est cornélien.

Le rêve de nos compatriotes et de nos élus serait de taxer les riches des autres pays, ce qui peut se comprendre la race étant chez nous en voie d’extinction.

Par exemple, le richissime touriste pourrait se voir taxer à l’IR en fonction de son temps de passage en France sur son revenu global (un peu comme Google).

Parce que, quand même, pensent nos français, tout ça c’est bien beau, mais les sacs Vuitton, on n’en a jamais vu. Chez Bocuse, on n’y a jamais mangé. Une Romanée Conti, on n’en a jamais bu. Alors…. à quoi ça sert. C’est vrai quoi…

C’est très difficile pour un français d’aujourd’hui d’imaginer qu’un japonais moyen est capable d’économiser pour aller dans un pays où on lui vend du luxe hors de prix.

Nos français moyens n’imagine pas aller au Japon, quand ils sortent c’est pour aller exclusivement chez des plus pauvres qu’eux, pas ailleurs.

Dans les années 50, les jeunes français partaient à New-York, ils revenaient avec le dernier transistor miniaturisé ou autre progrès technologique. C’est fini, aujourd’hui le voyage est humanitaire. On va se rassurer chez les pauvres.

Pas question de travailler pour le luxe, pour ces salauds de riches. Non, produisons made in France, bérets et marinières, pour les indigents du porte-monnaie.

Lorsque les ressortissants d’un pays n’ont plus les moyens de consommer les produits qu’ils fabriquent, mon petit doigt, qui n’a pas fait HEC, me dit qu’il doit y avoir un problème.

Par contre, ces français qui n’aiment pas leurs clients et qui n’ont pas les moyens de consommer leurs produits, ont un trait de caractère très particulier : ils sont restés très marqués par leur régicide.

De ce fait, la liberté qu’ils conquirent à cette époque les a tellement traumatisés qu’ils ne sont pas capables de l’affronter.

Les français, après mille cinq cents ans de servitude royale ou ecclésiastique, sont définitivement soumis. Leur rêve, leur ultime choix, leur ambition est d’être fonctionnaire.

C’est-à-dire irresponsables et protégés…. pour toujours.

Voilà donc une nation lancée dans la compétition mondiale, qui déteste ses clients, qui ne sort pas de chez elle sauf pour aller se rassurer en côtoyant la misère, où les individus ont peur de la liberté et souhaite le confort de la soumission.

Nous ne sommes pas sur le cheval gagnant. Il est même probable que nous n’allons pas tarder à tous marcher à pied.

Bien cordialement. H. Dumas

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Un lecteur assidu….

 

…Très assidu, mais grognon.

Très grognon, voir le lien : link

Aujourd’hui c’est sourire. Je vous propose de revisiter la fable de La Fontaine : Le loup et l’agneau

Le fisc et le jeune entrepreneur

La raison du plus fort est toujours la meilleure

Nous l’allons montrer tout à l’heure.

Un jeune entrepreneur travaillait

Faisant des affaires droites et pures

Le fisc survient envieux qui cherchait aventure,

Que le pillage en ces lieux attirait.

Qui te rends si hardi à gagner sans partage ?

Dit le fisc plein de rage :

Tu seras châtié de ta témérité

– Contrôleur, répond respectueusement l’intimé,

Que votre majesté ne se mette pas en colère

Mais plutôt qu’elle considère

Que je me vas travaillant

Honnête et vaillant,

Payant l’impôt auprès d’Elle.

Et que par conséquent, en aucune façon,

Je ne puis troubler sa moisson.

– Tu la troubles, reprit le fisc cruel.

Et je sais qu’à moi tu n’as rien payé l’an passé.

-Comment l’aurais-je fais, je n’étais pas installé ?

Reprit l’entrepreneur, je dois des sous à mon père.

– Si ce n’est toi, c’est donc ton frère.

– Je n’en ai point. – C’est donc quelqu’un des tiens :

Car vous ne m’aimez guère,

Toi, ton père et tous les tiens.

On me l’a dit : il faut que j’vous éponge.

Là-dessus, saisissant la monnaie 

Le fisc emporte tout, et puis le ronge,

Sans autre forme de procès.”

Bien cordialement. H. Dumas

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ÉLOGE DE LA FOLIE

Je vous soumets une affaire qui permet, sans que le doute soit permis, d’être admiratif face à la folie fiscale.

A condition toutefois que, tel Néron, on oublie les conséquences de la destruction pour n’en savourer que l’émotion et la perfection. En résumé, si on est un fumier de lapin de jaloux, qui, pour masquer sa médiocrité, souhaite la mort de ceux qui font l’avenir du monde économique, les entrepreneurs qui réussissent.

Cette affaire obéit aux mêmes ressorts que toutes les autres, la parano fiscale.

J’en rappelle le principe :

– En chaque entrepreneur, l’Etat considère qu’un fraudeur fiscal est actif. Au nom de l’équité, les contrôleurs fiscaux sont chargés de le débusquer.

– Ce délire s’avère totalement faux, mais il est cru par le plus grand nombre et doit donc impérativement se vérifier.

– Les contrôleurs fiscaux multiplient les contrôles fructueux, pour valider la théorie. Pour cela ils inventent, à chaque contrôle, des fraudes inexistantes.

– Cette façon de faire tétanise les entrepreneurs qui craignent et haïssent le fisc.

– Cette haine du fisc par les entrepreneurs, parfaitement justifiée, permet au fisc de prétendre que si les entrepreneurs le haïssent, c’est parce qu’ils sont des fraudeurs.

La boucle est bouclée, la parano s’autoalimente, C.Q.F.D.

C’est le cycle infernal de l’enfant battu parce qu’il n’est pas sage, qui n’est pas sage parce que la violence le déstabilise. Ou encore de l’allemand de l’Est qui rêvait de liberté, la Stasi l’en privait en prétendant que ce rêve nuisait à l’Etat, jusqu’à enfermer tous les Allemands pour traitrise au simple fait qu’ils cherchaient à être libres, tous ces prisonniers rapportant la preuve que l’Etat était en danger.

Le grand art du fisc français est la fabrication de la fausse fraude, la fraude inexistante, c’est sa marque de fabrique, sa spécificité, son moteur, son côté inventif de l’horreur.

Je vous laisse savourer le dossier suivant : link , il est un très bon exemple de cette dérive mortelle. Vous comprendrez en le lisant comment le fisc manipule la justice, globalement consentante.

Bien cordialement. H. Dumas

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Bercy nous inocule la pauvreté

La pauvreté est un sujet tabou.

Parlons de la maladie qui ne l’est plus (ou qui l’est moins), dont on peut assez facilement cerner les contours, si semblables à ceux de la pauvreté.

Chacun s’accorde à penser que la maladie ou la bonne santé sont deux états largement indépendants de notre volonté.

Cependant, il ne peut être nié que certaines de nos attitudes, non maîtrisées ou au contraire volontaires, ont une influence directe sur notre santé, donc sur le risque d’être malade. C’est pourquoi, très facilement, nous nous laissons abuser par l’idée que notre bonne santé pourrait dépendre de la bonne gestion que nous faisons de notre corps, pendant que la maladie serait le fait d’un malheureux hasard.

Il n’en n’est rien, les deux, bonne santé et maladie, sont globalement le fait du hasard, ou du moins la résultante d’une telle somme de paramètres non maîtrisables qu’ils peuvent être englobés par le mot hasard.

Alors que chacun aspire à la bonne santé, tous sont, au moins de temps en temps, malades. Pour certains la maladie est chronique, c’est-à-dire constante.

Tout cela évidemment en 2013, dans les sociétés avancées. Car, dans les sociétés en difficultés, ou pour tous il y a deux siècles, la maladie était plutôt la règle, la bonne santé une exception de jeunesse très éphémère.

L’espérance de bonne santé, le souhait pour tous d’y accéder, a été un moteur puissant du progrès. Après être passé par une époque d’obscurantisme, qui a vu les charlatans prospérer sur cet espoir, l’amélioration est aujourd’hui réelle.

Sommes-nous pour autant arrivés à une égalité devant la santé ? Peut-on même l’imaginer ? Que penserions-nous de celui qui nous la proposerait comme argument politique ?

Il en est pour qui la maladie reste chronique, certains pour qui elle est récurrente, d’autres dont la bonne santé est insolente, mais tous finissent par la maladie ultime, la mort. La maladie, bien que combattue, est acceptée, l’inégalité qui l’accompagne aussi. Les soins restent personnels, ainsi que les résultats.

Il ne viendrait à l’idée de personne d’inoculer une maladie aux bien-portants, pour accéder à une égalité factuelle sur ce sujet.

Il n’y a que les militaires pour rêver à de telles choses en fabriquant des armes chimiques, pour l’instant non utilisées et largement condamnées.

Parlons maintenant de la pauvreté, et donc de la richesse.

Ces deux états sont aussi le fruit du hasard, contrairement à ce que voudraient faire croire ceux qui, enrichis, prétendent le devoir à eux-mêmes.

Bien sûr, certaines de nos attitudes personnelles peuvent avoir des incidences sur  notre richesse ou notre pauvreté, mais à la marge. C’est beaucoup plus le hasard et la richesse globale qui dictent leurs lois.  Ainsi les riches deviennent inévitablement pauvres, et réciproquement, dans un mouvement constant, lui aussi composé de milliers de paramètres assimilables au hasard. La dimension du temps peut nous abuser, car le temps de la richesse et de la pauvreté ne correspond pas de façon aussi étroite à celui de l’homme que le temps de la santé et de la maladie. Mais c’est tout.

Au cours des siècles, la richesse et la pauvreté, se déplaçant sur le globe avec une logique quelques fois visible d’autres fois obscure, suivent des rythmes dictés par des contraintes complexes et imprévisibles.

Cependant, l’espérance de richesse est aussi un puissant moteur, qui, toujours en 2013 et dans les sociétés avancées, a permis un large accès à la richesse pour le plus grand nombre.  Ailleurs, ou plus avant dans le temps, la pauvreté était la règle pour tous.

La pauvreté fait peur, au même titre que la maladie, ceux qui subissent l’une ou l’autre génèrent la compassion, liée à la crainte d’être atteint un jour.

Alors les questions émergent : cette richesse pourrait-elle devenir définitive ? Fille du hasard, pourrait-elle être soumise à la règle ? Non, bien sûr.

C’est ici que les charlatans et les escrocs s’en donnent à cœur joie.

Et nous retrouvons, le champion toutes catégories, Bercy, à qui est venue l’idée d’inoculer la pauvreté aux plus riches, pour aboutir à l’égalité pour tous.

Tout le monde a conscience que la richesse et la pauvreté sont des contraintes humaines pratiquement aussi lourdes que la bonne santé ou la maladie. Nous avons vu combien tous ces états sont insaisissables, éphémères et personnels.

Comment expliquer alors que celui qui inocule une maladie à un homme en bonne santé s’expose aux pires châtiments, alors que celui qui inocule la pauvreté au riche est félicité, s’en glorifie ?

Il s’agit pourtant de la même forfaiture.

Le riche devenu pauvre, tout comme le bien-portant devenu malade, n’apporteront rien à celui qui était déjà touché par la pauvreté ou la maladie. Par contre, leur disparition affaiblit de façon réelle et durable le groupe.

Cela non plus, l’affaiblissement du groupe, ne changera pas le destin du pauvre ou du malade, mais compromettra l’avenir du groupe inutilement, et accentuera le risque de la pauvreté ou de la maladie pour tous.

Lorsque la pauvreté inoculée par Bercy aura atteint tout le monde, nous serons les gueux de la terre. Nous resterons des hommes, à moins que la misère nous ramène au niveau des bêtes …. nous verrons.

Bien cordialement. H. Dumas

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Les réformes qui tuent

Deux réformes sont en cours (enfin…disons annoncées), il n’est pas sorcier d’en prévoir les conséquences dramatiques.

La première, concerne la garantie universelle des loyers.

Le principe de base de la propriété privée est que le propriétaire fait ce qu’il veut de son bien. Il y a bien longtemps que ce principe de base ne s’applique plus. Notamment en ce qui concerne le choix des locataires. Sur ce point, “l’horrible” propriétaire est tenu de louer à n’importe qui, il ne peut plus choisir librement son locataire.

Pour contourner cette obligation, les propriétaires, se croyant malins, au lieu de s’insurger contre la perte de leur droit à disposer librement de leur bien, ont installé des barrières “fric”destinées à sélectionner les locataires, notamment la garantie locative et ses conditions draconiennes d’accès.

“La futée Duflot” les prend à leur propre piège en instituant une garantie locative universelle. Ainsi, puisque tous les locataires verront leurs loyers garantis, nul propriétaire ne pourra refuser un locataire, quel qu’il soit. Et voilà !!!

Sachant qu’il n’y a pas que le fric dans la vie et notamment dans la vie d’un bien immobilier, ça va faire très mal.

En effet, la valeur d’un bien immobilier est, disons-le, directement liée à la qualité de ses occupants. Cette qualité a des implications sur l’entretien et l’ambiance des immeubles, valorisant ou dévalorisant un bien immobilier.

A cela il faut rajouter que l’Etat se portant garant des loyers ne peut qu’avoir à ce titre un droit de regard sur leur montant.

L’immobilier locatif est mort, définitivement après cette loi, si elle voit le jour. Elle est à l’inverse de ce qu’il faudrait faire pour voir ce secteur revivre, c’est-à-dire lui redonner la liberté dans les contrats, mais aussi au niveau des droits à construire (mais ceci est une autre histoire). Amen.

La deuxième, concerne les contrôles fiscaux : link Il s’agit là d’une grande nouvelle qui, pour l’instant, ne dépasse pas le cadre des Echos.fr.

Ainsi donc, nos contrôleurs fiscaux deviendraient nos partenaires et c’est avec eux, en parfaite harmonie, que nous ajusterions la fiscalité à la vie de nos entreprises.

Alors là, je reste sans voix. Le vice de Duflot est simplement amusant, alors que le cynisme de Bercy est pathétique. Voilà une organisation collective complètement paranoïaque, une déviance épouvantable de l’intelligence collective comparable à ce qu’a pu être en son temps la Stasi.

Il faut savoir que Bercy croit, dur comme fer, à une gigantesque fraude fiscale (qui n’existe que dans sa tête) qui ruinerait le pays, tout comme la Stasi croyait à un gigantesque complot (là aussi dans sa tête) visant à affaiblir l’Allemagne de l’Est.

En réalité, ces deux paranos collectives étaient ou sont la cause de la ruine des deux pays concernés. Pour le second la messe est dite, pour le premier elle est en cours.

Et voilà qu’au lieu d’organiser la loi de façon juste et équilibrée pour arriver à une fiscalité apaisée, tel que je le proposais dans mon billet : AU NOM DES PARIAS , Bercy rêve de faire“copain-copain” avec les victimes de ses fantasmes.

L’avenir pourrait alors avoir pour titre “vivre avec son psychopathe” lorsque chaque entreprise aura son référant de Bercy.

Cependant, il faut accepter l’idée que ce rêve fou pourrait être accessible, mais qu’il faudrait au préalable soigner de leur parano la plus grande partie des agents du fisc. Je ne dis pas que cela est impossible, je souhaite même que ce soit possible, mais je crois que le travail à entreprendre en amont est tel, que cette solution n’est objectivement ni souhaitable ni réalisable en priorité.

Arriver à des rapports normaux entre le fisc et les entreprises passe d’abord par un cadre juridique juste et équitable, puis, plus tard, lorsque la raison sera revenue à Bercy (si c’est possible), alors nous pourrons, peut-être, travailler ensemble.

En attendant, le mariage “entreprises-Bercy” ne peut qu’aboutir à un divorce violent, dont Bercy risque de ne pas sortir vainqueur. Amen encore.

Bien cordialement. H. Dumas

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MEURTRE FISCAL

Je ne me fais pas d’illusion.

Pour beaucoup je suis obsédé par le fisc, peu objectif, pas raisonnable, excessif.

En ce début de weekend vous aurez peut-être le temps de vous pencher sur le dossier que je vous joins.

Il inclut tout ce qui justifie la fuite des français, non face à l’impôt, mais face à l’indécence du pillage et à la malhonnêteté perfide de Bercy.

C’est cet état d’esprit de Bercy qui ruine le pays, diminue les entrées fiscales et provoque la hausse illimitée de l’impôt sans pour autant remplir les caisses.

Dans ce dossier vous trouverez tout :

– L’arbitraire

– L’abus de droit

– La démesure du pillage

– L’injustice couverte par les tribunaux

– L’impunité de Bercy

– Une idée du massacre

Ce dossier est lourd, il demandera peut-être un peu de temps pour être chargé sur votre ordinateur. La première partie inclut le mémoire explicatif et des pièces justificatives, la deuxième partie uniquement des pièces justificatives.

Première partie : link

Deuxième partie : link

Bonne lecture aux courageux, et bon weekend à tous.

Cordialement. H. Dumas

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Un parquet ciré, qui ne brille pas

Hier, nous avons eu droit à deux nouvelles essentielles.

La première, nous avons fait connaissance avec Florence Cassez, en chair et en os. Une sacré personnalité, en forme et contente. Une si forte personnalité qu’il est difficile d’admettre qu’elle croyait fréquenter le responsable de l’Armée du Salut pour le Mexique en la personne d’Israel Vallarta, notoire assassin et narcotrafiquant. Mais bon, tous ces crimes ne touchent aucune personne connue de nous, elle-même prêche le pardon pour tous, alors…. on ne va pas gâter la fête.

Mais quand même, le Ministre des Affaires Etrangères à Roissy, n’était-ce pas un peu trop? Et Hollande, quand il va la recevoir, en “grandes pompes”, j’espère qu’il pensera aussi à mettre son faux nez rouge…

La deuxième, DSK n’était pas Ministre des Finances, ni patron du FMI, ni l’époux de la richissime Anne Saint Clair, non, DSK tirait ses revenus et sa notoriété d’une association avec Jojo la Saumure. DSK était proxénète, sachez-le. Moi, j’avais cru comprendre que c’était un compulsif de la zigounette, un socialiste-partageur du sexe, mais un proxénète, j’étais passé à côté…. heureusement que le Juge d’Instruction de Lille nous ouvre les yeux….

En fait ces deux nouvelles torrides sont symboliques du fait que la justice, son fonctionnement, ses sanctions sont bien l’arbitre de la vie en société.

Et là, force est de constater que chez nous, en France, ce n’est pas le top.

Je pense à tous ceux que le fisc ou la gendarmerie routière, ces deux mamelles de notre oppression, conduisent, comme moi, régulièrement, devant les tribunaux, salués et félicités par une opinion publique consentante.  

Tous ceux-là, les “délinquants par erreur” (des millions de français), ont pu observer le fonctionnement de cette justice, ou plutôt son non fonctionnement.

En premier lieu, évidemment, la Justice dite Administrative.

Des tribunaux d’exception que n’effleurent jamais la notion de justice, qui vivent au rythme de l’idée évanescente et relative de la règlementation, de son application forcée, donc forcément de l’arbitraire du moment, de l’injustice. Il n’est pas inutile de se demander jusqu’à quand l’Europe permettra l’existence de cette spécificité française…

En second lieu, le parquet.

La justice civile, l’autre, la vraie, marcherait plutôt bien. Les magistrats dits du siège, c’est-à-dire les juges, rendent évidemment la justice un peu en fonction de leurs personnalités, mais franchement la plupart d’entre eux le font avec conviction. Autant que faire se peut lorsque l’homme se met à juger les autres.

Mais il reste le parquet, alors là, c’est le bordel. Un bordel structurel.

Tout vient du fait que le parquet instruit à charge et à décharge. Une position impossible. Comment peut-on accepter l’idée qu’une seule entité soit à la fois chargée de trier les preuves de la culpabilité et celles de l’innocence d’une personne?

Dans les faits, le parquet instruit bien à charge et à décharge, mais jamais dans la même affaire. Si les magistrats sont convaincus de la culpabilité, ils sautent allègrement les arguments contre et instruisent alors à charge. Si les magistrats sont convaincus de l’innocence, ils oublient les arguments qui accusent et instruisent alors à décharge.

Pour illustration, l’affaire suivante : “Le fisc, l’avocat servile, le ponte fiscal”

Un avocat du fisc me poursuit et liquide un appartement qui m’appartient pour une dette fiscale imaginaire. Mais bon, j’ai été au terme des recours possibles, tous perdus, donc il procède à la vente, jusque là, même si la chose est injuste, son action reste légitime. La vente aux enchères est prononcée le 18 Janvier 2010. A un prix ridicule, mais, là encore, passons.

Où les choses se corsent c’est que l’avocat ne procède pas à la distribution du prix qu’il verse à une caisse spécifique, à laquelle lui seul peut donner l’ordre de distribution. A ce jour, trois ans ont passé et cet argent est toujours immobilisé dans cette caisse.

Mais il y a plus fort. Les retards pris pour payer les créanciers génèrent des intérêts, dont on comprend que le fait générateur est la carence de l’avocat. Cependant, le tribunal, saisit à ce sujet, les met à ma charge !!!

Mais, il y a encore plus fort. Cet avocat est aussi celui qui a défendu un ponte des Services Fiscaux que j’ai poursuivi sans succès pour un faux, acté par la justice, malheureusement ultérieurement à mes poursuites. A cette occasion, ce ponte des Services Fiscaux a obtenu de la justice une petite prime d’argent de poche, non imposable, de 5.000 €, sous forme de dommages et intérêts. Il fallait bien ça pour un monsieur qui couvre des faux pour faire cracher le contribuable…

Toujours est-il que notre avocat servile a donné le tuyau du lieu de dépôt du reste de ma cassette à son client, le ponte des Services Fiscaux. Ce qui a permis à ce dernier de saisir ces fonds en paiement de son cadeau de Noël…

Formidable non ? Le secret professionnel ? Connaissent pas…. La déontologie ? Non plus….

Où voulais-je en venir ? D’abord, pour info, à la plaine que j’ai déposée : link

Puis à la réflexion générale suivante.

Lorsque quelque chose ne marche pas, ce ne sont pas les hommes qu’il faut incriminer, mais l’organisation structurelle de la chose en question. Or, le grand problème de la France c’est qu’elle est totalement hermétique aux modifications structurelles, pourtant indispensables à toute évolution. Tout ce qui n’évolue pas meurt.

Bien cordialement. H. Dumas

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La lutte contre la pauvreté

Voici donc le nouveau slogan de nos politiques.

Je ne m’adresse pas, dans ce billet, à ceux qui croient encore à notre démocratie, à ceux qui pensent que leur vote aurait une utilité, à ceux qui n’ont pas compris que le patron : c’est Bercy, un point c’est tout.

Donc, avec les autres, prenons acte que Bercy, à travers ses obligés les élus, prétend : “lutter conte la pauvreté”.

Je vous propose de repartir à la base de la réflexion.

Toute la communication de Bercy repose sur ces trois axiomes :

– La richesse se construit sur la misère des autres

– Il suffit de supprimer la richesse pour éradiquer la pauvreté.

– Celui qui refuse de partager sa richesse est un “minable”.

Ces trois sophismes ne sont possibles qu’à l’aide d’une interprétation crapuleuse du mot richesse.

Il y a deux “richesses” :

– Celle qui rémunère ce qu’il y a de meilleur en vous, ce que vous créez, les services que vous apportez, librement, par le biais de la propriété privée de vos qualités ou de vos biens, dans un échange consenti (voir Bastiat).

– Celle qui est issue du pillage, du captage des biens d’autrui.

Chacun comprend que la première, non seulement ne nuit à personne, mais au contraire participe au progrès de l’humanité. Elle ne peut pas être partagée, elle est strictement personnelle, mais, même sans partage, ses retombées bénéficient à tous.

C’est donc à partir de la seconde, du pillage, que Bercy bâtit sa communication. Evidemment, la deuxième, la seule que connait Bercy, ne peut s’épanouir qu’au détriment de ceux qui sont pillés. Puis, une fois le pillage consommé, elle se tarit inévitablement. Elle est donc un accélérateur de pauvreté illimité.

Si mes explications vous paraissent sujettes à caution, je vous conseille de lire “La source vive” de Ayn Rand. Vous y trouverez toutes les explications voulues sur le sujet.

En réalité, la “lutte contre la pauvreté” est un slogan de communication pour Bercy dont le but est tout simplement de culpabiliser les classes moyennes pour les tondre sans qu’elles puissent se révolter.

Ce qui est extraordinaire, c’est que la méthode employée est vieille comme le monde, qu’elle échoue lamentablement chaque fois qu’elle est mise en place, et, malgré cela, on y revient constamment.

On y revient même majoritairement, c’est-à-dire, qu’aujourd’hui, il y a un large consensus pour considérer que les trois axiomes pervers et mortels de Bercy sont la vérité.

A partir de ces axiomes toutes les analyses de la crise sont biaisées.

Par exemple, ce n’est pas le crédit, dont l’usage massif et inconsidéré a complètement pourri notre économie, mais les banquiers qui sont mis en cause.

Alors que les banquiers ne sont que les exécutants d’une dérive, dont ils ont effectivement profité, mais qui n’est pas de leur fait.  C’était de la responsabilité des élus de limiter le crédit. Or, Bercy (et eux), en ont fait la base de l’économie de notre pays, comme s’étonner qu’il vacille avec une base aussi vermoulue.

Toujours à l’aide de ces trois axiomes, certains, au lieu de chercher à éradiquer le crédit, cherche tout simplement à ne pas le rembourser.

Quelle folie. Ces hypothèses de non remboursement sont des martingales de casino, elles finiront mal, très mal.

Par ailleurs, il faut avoir perdu une partie de sa raison pour supposer que donner aux banques centrales, donc à l’Etat, le monopole du crédit et la planche à billet pourrait permettre autre chose comme horizon que Cuba ou la Corée du Nord.

Des jours très sombres s’annoncent. Tant de connerie me donne envie de pleurer.

Cordialement. H. Dumas

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Le mariage pour tous

Je suis toujours subjugué par ces grands mouvements des apparences dont il ne reste plus tard que des photos, souvent ridicules.

Je vous propose un peu de relativité dans ce psychodrame national du mariage pour tous et peut-être même un sourire, si vous êtes de bonne humeur.

J’ai connu les “pantis” et les pantalons pattes d’éléphant, puis, aujourd’hui, les culottes “petit bateau” et les jeans serrés.

J’ai connu L’union libre, puis, aujourd’hui, le mariage pour tous.

Je me dis que notre “Troubadour-philosophe”, s’il était là, serait obligé de modifier sa chanson, j’imagine :

“Quand je pense à Hollande

Je bande, je bande

Quand j’pense a Sarkozy

Je bande aussi

Quand j’pense à Poiv’d’arvor

Mon dieu je bande encore

Mais quand j’pense à Lebranchu

Là je ne bande plus

La bandaison papa

Ca n’se commande pas”

Je vous souhaite un bon weekend.

Bien cordialement. H. Dumas

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Il suffit d’y croire

Notre imagination est-elle la source de notre liberté ou, au contraire, le siège de notre servitude ?

C’est une question essentielle, c’est l’énigme que chacun de nous porte en lui avec laquelle il est obligé de vivre.

Je vous propose un exercice de niveau 1, simple, sans prétention.

Le 21 Décembre 2012 était la fin du monde. Bugarach, village de l’Aude, devait être un élement actif de cette fin du monde.

J’habite Sète, où j’étais le 21 Décembre 2012, Bugarach est à portée de fusil (mettons de missile) voir carte ci-dessous.

Bugarach

Le soir du 21 Décembre 2012, je prenais les trois photos ci-dessous, dans l’ordre de leur présentation, en direction de Bugarach.

1-copie-1

Photo N°1

2-copie-2

Photo N°2

3-copie-1

Photo N°3

Voilà donc ce que j’ai vu le 21 Décembre 2012, en regardant depuis Sète vers Bugarach.

Je ne vous parle pas de ce que j’ai entendu.

Je laisse libre cours à votre imagination.

Bien cordialement. H. Dumas

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Le néant existe-t-il ?

Hier à la 17ème Chambre, il ne s’est rien passé. En effet, il ne s’agissait que d’une audience de consignation (alors que Martino avait déjà consigné !!), les débats ont été repportés au…. 27 Novembre 2013.

Cette affaire ridicule ne m’inquiète pas, la nullité est acquise. Mais, en ce qui concerne la vérité, j’ai grand peur qu’elle arrive à se cacher derrière cette nullité.

Cette situation, cet élongation du temps, cette dilution, m’ont amené à réfléchir à la disparition de cette affaire, puis à l’idée du néant.

Je me suis demandé ceci : Ce néant vertigineux, qui nous soumet aux croyances, existe-t-il ?

L’inquiétude constante de l’existence du néant est l’axe de nos vies.

C’est le néant qui remplit les colonnes de nos journaux de sa survenance fulgurante et soudaine, ou de son existence latente et inexorable.

Or, le néant n’est que l’idée que nous nous faisons d’une interruption du temps. Et le temps, lui, ne s’interrompt jamais. Le temps tricote une chaussette dont la longueur est infinie et se compte en milliards d’années.

La fin d’un homme, voir de tous les hommes, n’amènerait pas la survenance du néant. Où nous croyons voir du vide, du néant, n’est que la limite de notre regard ou de notre pensée.

Ma conclusion est que le néant n’existe pas, qu’il est même la preuve de l’existence. Le néant c’est l’horizon qui s’éloigne au fur et à mesure de notre marche vers lui.

De l’usage qui en est fait

La grande trouvaille des cons est le néant, dont ils nous menacent constamment pour nous persuader de leur supériorité.

Les champions toutes catégories sont les écologistes qui nous pompent l’air avec leur néant. Il y a aussi les religieux qui nous prédisent une suite au néant, la plupart du temps pittoresque, mais si peu crédible. Puis, il y a le con qui partage notre palier, qui n’attend que notre disparition pour se sentir vivant et penser ainsi repousser le néant.

Finalement l’homme, pris dans son égo imbécile et illimité, finit par croire au néant jusqu’à tenter de le provoquer artificiellement.

Mais que provoque-t-il quand il tue ? Rien.

Le temps se moque de la mort d’un tel ou d’un autre, de la disparition de telle espèce ou de telle planète. Le temps s’écoule, il sait que le néant n’existe pas.

C’est ce à quoi je pense quand je vois Bercy déployer tous ces trésors d’ingéniosité, d’arbitraire, d’abus de pouvoir, de liaisons complices pour me tuer, croyant me repousser vers le néant.

Erreur Messieurs les cons : le néant n’existe pas, vous avez donc irrémédiablement perdu.

Bien cordialement. H. Dumas

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AUDIENCE DU 11-01-2013

C’est aujourd’hui, 11 Janvier 2013, que je suis convoqué devant la 17ème Chambre du TGI de Paris, au Palais de Justice, sur l’île de la Cité.

Cette audience est importante à deux titres.

Techniquement,

Ceux que les agissements du fisc intéressent pourront, avec le lien suivant link, prendre connaissance des conclusions d’audience que je vais présenter au Tribunal.

Sociologiquement,

La 17ème Chambre est la chambre de la régulation de l’information. C’est la Chambre qui est le point d’ancrage de notre démocratie. C’est ici que sont jugées toutes les procédures en diffamation.

Il est aisé de comprendre que ce que les responsables administratifs ou politiques veulent nous cacher commence par une procédure qu’ils engagent devant cette Chambre, pour faire taire l’information.

Dans cette affaire particulièrement, Bercy utilise la “protection de la vie privée” de ses contrôleurs, alors que les faits se déroulent dans un cadre professionnel, pour essayer de faire taire, voir fermer, mon blog, qui les gêne terriblement.

Il s’agit d’une procédure concertée, liée à celle engagée par trois autres contrôleurs, que, au mépris de toute règle, Bercy tente ensuite d’utiliser, par un détournement de procédure, dans les conflits devant le Tribunal Administratif.

La manipulation de la Justice par Bercy est toujours basée sur le même principe : la multiplication des procédures qui paraissent relativement cohérentes prises individuellement, mais qui globalement sont destructrices, perverses et fausses.

Bien cordialement. H. Dumas

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La France en apesanteur

Pendant les fêtes de fin d’année nous avons tous rencontré ces familles ou ces amis que nous ne croisons qu’à cette occasion. Ils sont, dans le même temps, proches mais si loin. Les discussions peuvent alors être étonnantes.

C’est ainsi que, lors d’une conversation au pied du sapin, une personne, pour laquelle j’ai par ailleurs de l’estime, m’a posé la question suivante : “Comment savez-vous qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses de l’Etat ?”

Dans le fond, c’est vrai, je ne suis pas caissier du trésor public, comment le sais-je ? Ou encore, comment ne le sait-elle pas ?

Lisant chaque jour la presse ou des blogs économiques, j’ai l’impression que cette information est naturelle. Mais, à la réflexion, elle ne l’est pas.

Des millions de personnes ignorent de combien la France est en déficit depuis quarante ans. Il suffit pour cela qu’ils ne se donnent pas la peine de se renseigner à ce sujet.

C’est donc là qu’est le problème. Car, sous-jacente à cette question une angoisse était perceptible. Si l’information s’avérait exacte pour elle, cette personne se ferait certainement beaucoup de souci. Tellement de souci, qu’elle serait sans doute prête à se jeter dans les bras d’un sauveur.

Nous y sommes.

La France est en apesanteur. Pour ceux qui ont piloté un avion, la France est au terme d’une ressource, son moteur ne peut pas l’amener plus haut, elle est sur le point de décrocher, les vibrations précédant le décrochage par perte de portance sont perceptibles. Le moteur économique est à bout de ressource.

Telle la pièce d’un Euro lancée pour un pari, la France a trois possibilités pour retomber, pile, face ou la tranche.

Pile c’est la révolution Léniniste. La base prend le pouvoir. Tout le monde “il est égaux”, sauf, évidemment, ceux qui ont le pouvoir. Plus de fric, plus d’entrepreneur, plus grand-chose, on a déjà vu ailleurs.

Face c’est la révolution Napoléonienne, on amuse le pays avec des campagnes extérieures, on partage le fric en famille. C’est le despotisme, éclairé ou pas.

La tranche c’est l’étape que nous avons ratée, la révolution Tatchérienne, Réganiste. On baisse les dépenses, on bosse, on fait des économies. Oui, mais c’est la tranche, autant dire peu de chance que cela arrive, c’est trop tard.

Je pense qu’aucune de ces trois hypothèses ne verra le jour. La pièce ne retombera pas sur terre. Elle va être engloutie dans l’océan de notre administration et se dissoudre par 5.000 mètres de fond.

Mais attention à l’ogre.

Vous savez, ce voisin qui a déjà absorbé et digéré ses cousins, dans ce qu’il est convenu d’appeler la réunification. Je crois que nous allons être réunifiés.

Cette guerre économique nous allons la perdre, plus fort qu’en 40. Parce que, comme en 40, la majorité des gens ne peuvent pas se préparer, se battre… ils ne sont pas au courant de ce qui se passe. Ils ne savent pas qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses de l’Etat. Personne ne le leur a dit !!!

C’est ce qu’ils disent, chacun en pense ce qu’il veut.

Bien cordialement. H. Dumas

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François Hollande, le chômage, le Nutella…

Notre Président par en guerre contre le chômage.

N’a-t-il pas perçu que le chômage est une conséquence et non une cause ? Que l’on ne part pas en guerre contre une conséquence, mais contre sa cause ?

Explication basique

Notre Président a tendance à être, disons-le, enrobé. Imaginons que cela lui vienne d’un goût immodéré pour le Nutella lors de son quatre heures. Mettons qu’il se fasse quatre grosses tartines tous les jours et qu’il les déguste avec gourmandise.

Or, il lui est apparu que, pour se présenter à nous, chercher nos suffrages, il devait avoir l’air d’un sportif, sans un gramme de trop.

Pour atteindre cette ligne de jeune premier qu’il nous a concocté, pensez-vous qu’il se soit contenté de psalmodier : “je veux perdre du poids, je veux perdre du poids…” tout en continuant à déguster quatre tartines de Nutella à tout ses quatre heures, voir huit pour calmer son angoisse de poids ?

Non, il a tout simplement arrêté le Nutella et obtenu la silhouette dont nous profitons aujourd’hui. Il a traité la cause et non vitupéré contre la conséquence.

Conclusion

Comment peut-il espérer vaincre le chômage, directement issu de quarante ans de socialisme, d’économie planifiée, en nous en collant une couche supplémentaire ?

Ne nous devait-il pas une analyse sur les causes du chômage, puis l’exposé de ses intentions pour modifier ces causes et ainsi nous permettre d’envisager effectivement une solution à ce chômage ?

Evidemment qu’il nous devait cela. Quand vont-ils cesser de nous prendre pour des abrutis, tous ces élus que nous engraissons à prix d’or ?

 

Ce qu’ils nous cachent, l’histoire le dévoilera à nos enfants.

Bonne année quand même. Henri Dumas

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La révélation globale

Ce soir, 2012 est finie. J’ai l’impression d’être moins con qu’avant.

Il est possible que je me fasse des illusions, comme le chantait Jean Gabin en 1974 dans“Maintenant je sais”.

Lorsque, il y a un peu plus de dix ans, les services fiscaux se sont acharnés sur moi, paralysant mes activités, puis me ruinant, j’ai cru être visé personnellement, j’ai cherché désespérément en moi la cause. Je pense que c’est la réaction classique des milliers de personnes à qui la même chose est arrivée.

Or, je me trompais lourdement et tous ceux qui pensent ainsi se trompent, comme moi. L’attaque fiscale est si violente qu’elle culpabilise, on en cherche la cause en soi.

Cependant, l’histoire nous apprend que les plus grandes boucheries sont engagées par la seule stupidité. La première guerre mondiale est due à la sénilité d’un vieil archiduc, quant à la seconde, il suffit d’avoir lu “Mein Kampf” d’Hitler, dont la débilité est d’une profondeur hors normes, pour être atterré par les conséquences d’une telle sottise.

Quand la folie collective engendrée par ces niaiseries retombe, soudain tous découvrent, atterrés, l’ampleur du désastre. Ce sont l’horreur des tranchées et l’assassinat des pacifistes (qualifiés de déserteurs) en 14-18; ce sont les camps de concentration en 1945. Tout le monde savait, mais personne ne se doutait…

La surprise est totale, l’imagination ne pouvant embrasser l’immensité de la méchanceté collective lorsque l’individu ne compte plus en tant que tel.

Je ne dirai jamais assez combien mon blog, et tous les inconnus qui ont eu la patience de le lire, m’ont permis de tenir d’abord, de comprendre ensuite.

Explication

Il y a quarante ans que la France vit au dessus de ses moyens. Toutes les explications possibles ont été avancées. En fait, cela est dû à la simple bêtise. Pour être élus, pour posséder le pouvoir, nos politiques ont été amenés, par une déviance de la démocratie, à promettre ce que nous n’avions pas les moyens de nous offrir. Tout bêtement.

Lorsqu’ils prirent conscience de la situation, ils cherchèrent à dissimuler la vérité.

Le premier réflexe (dit du bouc émissaire) fut d’accuser quelqu’un d’autre. C’est ainsi que naquit le “fraudeur fiscal”, dans une période où la fraude fiscale, qui se nourrit exclusivement d’argent liquide, était en voie de régression du fait de la quasi disparition de l’argent liquide au profit des cartes de paiement.

Les agents de Bercy, associés aux tribunaux administratifs, ont inventé un nouveau modèle de “fraudeur fiscal”, ne fraudant pas. Ils viennent chez vous (le choix de votre entreprise peut être arbitraire), ils réinventent la réalité de vos activités, les requalifient et éditent un impôt indu, un sur-impôt. Vous êtes perdu, le tribunal administratif, vaste escroquerie judiciaire, vers qui vous vous retournez naïf, invente au jour le jour une jurisprudence qui est capable d’affirmer tout et son contraire pour donner raison au fisc.

Vous, vous êtes cuit, mais pendant ce temps les politiques continuent leur laxisme démagogique. Le pays s’enfonce dans le crédit, la ruine.

La révélation

Par d’étranges cheminements démocratiques, les français ont récemment remplacé le tueur psychopathe qui les gouvernait, par un vieil adolescent, à peine sorti de son complexe d’œdipe, sous influence, un maillon faible si semblable a Daladier, qui nous dévoile la vérité, peut-être sans le faire exprès : “ce sera dur” a-t-il dit.

Et oui… ce sera dur.

La folie collective dépensière arrive à son terme, et que découvrent-ils tous, (soudainement comme d’habitude) : le charnier des entrepreneurs.

Des entrepreneurs assassinés par les services fiscaux, qui ont servi de boucs émissaires, qui sont squelettiques et ne peuvent rendre le service que l’on attend enfin d’eux : permettre à l’économie de redémarrer.

Les plus fringants d’entre eux ne pensent qu’à partir, les autres sont vieux ou ruinés.

C’est çà la révélation de 2012, c’est ce que j’ai fini par comprendre, en même temps que tout le monde, grâce à mon blog qui m’a permis de garder intacte ma lucidité, alors que le fisc et les tribunaux voulaient me faire passer pour fou, tentant ainsi d’effacer leur forfaiture.

Nous sommes des milliers à avoir été liquidés sur l’hôtel de la bêtise et du mensonge. Alors qu’ils nous ont regardés disparaître avec satisfaction (disons-le), maintenant ils cherchent ces entrepreneurs qui enrichissent l’Allemagne, ils vilipendent ceux qui fuient pour sauver leur peau. Qu’ils crèvent, c’est tout le bien que je leur souhaite.

Ils pensent ne pas avoir besoin d’entrepreneurs, ils ne sont pas les premiers à le croire, quelle folie. Penseraient-ils avoir une aviation sans pilote, un football sans joueur ? Bien sûr que non. Mais ils croient à une économie sans entrepreneur !!!!

Conclusion

Je ne m’avancerai pas en ce qui concerne le choix de mes entreprises lors des contrôles (que je crois toujours, pour partie, dirigé et arbitraire), mais pour les conséquences, je suis obligé d’admettre que ma souffrance n’est pas originale, elle est on ne peut plus ordinaire, répandue, commune à tous les contrôlés fiscaux.

Je me trompais lourdement en pensant être une victime particulière, alors que j’étais tout simplement pris dans un vaste ensemble, stupide, destructeur, éradiquant les entrepreneurs pris comme boucs émissaires.

Les responsables fiscaux et judiciaires auront-ils à répondre de ce carnage ? Ce serait bien possible, vu la tournure que prennent les évènements et la soudaine visibilité de leurs conséquences.

Rendez-vous le 11 janvier 2013, à 13H30, devant la 17° Chambre du TGI de Paris, 4 Bd du Palais (l’audience est publique).

Je vous souhaite à tous une bonne année 2013, agents du fisc compris. (Car, ce sera dur, mais il faudra bien pardonner à ces fous à l’esprit simple et si ordinaire).

Bien cordialement. H. Dumas

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LE MENSONGE FONDATEUR

Avant toute crise, tout affrontement, toute violence, il y a un mensonge. C’est l’acte fondateur. Voulu ou accidentel, il va provoquer une distorsion de la réalité, souvent infime au départ, qui prend de l’ampleur avec le temps, qui va provoquer la bascule et l’incompréhension entre : d’un côté ceux qui ont cru au mensonge y engageant leur vie, et, de l’autre la réalité qui, elle, ne pouvant l’intégrer va l’évacuer violemment.

Ce cycle est immuable, il touche aussi bien les individus que les groupes ou les sociétés. Le mensonge est constant, il fait partie de l’humanité, il est lié tout particulièrement au langage. Il nous entoure, à tous les niveaux.

Apprendre à le percevoir est l’enseignement que les hommes doivent à leurs enfants.

Le mensonge peut être volontaire, mais le plus souvent il est le fait d’une mauvaise appréciation de la réalité.

Celui qui nous occupe aujourd’hui est le suivant ” Tous peuvent avoir tout”.

La particularité de ce mensonge est qu’il touche exclusivement les groupes. En effet, chacun sait au fond de lui que cette affirmation est mensongère en ce qui le concerne. Mais, tous regroupés, ils affirment que c’est la vérité, qu’elle est accessible. Le groupe va même jusqu’à accuser de traitrise ceux qui refusent de participer à ce mensonge, ceux qui affirment que tout se mérite, que tout à un prix.

Ce classique du mensonge suppose plusieurs étapes, répertoriées, archi-connues, constantes.

D’abord un relâchement, un renversement, ou une facilité momentanée, qui laissent supposer que, justement, tous pourraient avoir tout. C’est la félicité, ce moment si séduisant du mensonge.

Puis, les choses se compliquent, la réalité tend à s’imposer.

Ceux qui ont cru au mensonge sont dépourvus, les autres sont prêts à affronter la réalité, les deux masses vont, inévitablement, entrer en conflit.

Conflit qui va amplifier l’effet inéluctable de la réalité, qui, ne pouvant se nourrir que de vérité, va éradiquer par la violence le mensonge initial. Tous seront perdants.

Où en sommes-nous ?

En France une prospérité inespérée, découlant de la dernière guerre et de la liquidation de nos colonies, a donné du crédit au mensonge qui nous intéresse ici : “tous peuvent avoir tout”.Ce fut l’époque de la félicité de ce mensonge.

Depuis déjà pas mal de temps la réalité tend à s’imposer. Pour l’instant les menteurs ne lâchent rien. Mais, leurs réserves s’effritent.

Les contrôlés fiscaux, dont je fais partie, ont été les premiers à payer le retour de la réalité. Les tenants du mensonge, après les avoir montrés du doigt ont pu impunément les piller, prélever sur eux un sur-impôt, avec la complicité des agents de Bercy et des Tribunaux Administratifs. Mais cela n’a pas suffi à assurer le “tout pour tous”.

Aujourd’hui ces mêmes tenants du mensonge sont obligés de piller plus et à plus grande échelle. Car, ils sont toujours possédés par ce mensonge, la réalité ne les a pas encore rattrapés, mais elle les cerne.

Je ne vous cache pas le soulagement que m’apporte la pression fiscale généralisée. Je pense aussi à tous ceux qui, comme moi, furent des victimes isolées des conséquences du mensonge, du poids de la réalité sur ce mensonge générant notre ruine. Nous sommes soulagés de ne plus être seuls, même si ce soulagement est…relatif. Le nombre nous permettra peut-être de résister.

Nous n’allons pas tarder en rentrer tous dans le dur. Le mensonge sera éradiqué dans la plus grande douleur, tant il est profond.

La déclaration de Michel Edouard Leclerc est intéressante. Les “Leclerc” sont une illustration exemplaire du problème. Travailleurs indépendants, ils se sont considérablement enrichis. Ils font partie, chacun dans sa région, des plus grosses fortunes. Il est aisé de voir leurs voitures, leurs châteaux, leur luxe, leurs héritiers, à commencer par Michel Edouard.

Cela peut faire oublier ce qu’ils ont apporté à la société en cinquante ans, des emplois dans des entreprises solides, modernes, des investissements colossaux, une baisse du coût de la vie de 30% permettant aux plus humbles de consommer, une maîtrise des coûts de production par une étroite surveillance de ceux-ci, des devises à l’exportation. Tout cela en partant de rien, pour la plupart d’entre eux. Ce sont des entrepreneurs, des créateurs de richesse.

Ils sont touchés de plein fouet par les nouvelles mesures fiscales. Michel Edouard Leclerc est donc obligé de monter au créneau.

Mais, le pire pourrait leur arriver. Ils pourraient être nationalisés par Montebourg, qui doit en mourir d’envie. En effet, quoi de plus simple, tout le travail est fait, il n’y a plus qu’à gérer. Les menteurs pourraient s’en croire capables.

Allez, disons dix ans avant que, nationalisés, les “Leclerc” soient décrépis et leurs rayons vides. Chiche.

Dix ans, un an, vingt ans, nul ne sait le temps qu’il faut à la réalité pour terrasser le mensonge. C’est la grande inconnue, jamais égale à elle-même, toujours surprenante, alors attendons.

Bien cordialement. H. Dumas

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“Qui paie perd” ou “qui prend gagne” deux jeux qui tuent.

Bastiat nous explique, très clairement, la réalité de l’échange économique.

Il fait la démonstration que le prix de l’échange (la valeur des choses) est exclusivement porté par le service. Par exemple, ce n’est pas le diamant qui a de la valeur, mais le prix du service pour le trouver, l’extraire, le formater, le monter. Celui qui réalise lui-même ces opérations aura un diamant gratuit. Mais, il devra y passer un temps si long, si complexe, qu’il est préférable qu’il paie, même cher, le service de celui qui le fait pour lui.

C’est donc, pour Bastiat, le service qui valorise la matière et justifie l’économie, lui seul. En fait dit-il, l’économie est exclusivement liée à l’homme, à la valeur des services qu’il rend, non à la matière première. Ces bases affirmées, il croit à la régulation naturelle du prix des services, ce qui l’amène à croire à la liberté et à la propriété comme fondamentaux de l’économie. Sa réflexion est convaincante, franchement imparable.

Le socialisme le gêne. Il l’imagine comme une entrave à l’économie, mais sur ce sujet il est beaucoup moins convaincant. Comment un esprit aussi clair, aussi incisif peut-il être approximatif sur le socialisme ?

J’y vois deux raisons.

La première tient au fait qu’à son époque (1850), le socialisme contemporain cherche encore sa voie, il n’est pas passé globalement à l’acte. Il manque donc à Bastiat l’expérience du socialisme pour assoir son raisonnement pragmatique, comme il peut le faire avec l’économie déjà réelle.

La deuxième, c’est qu’il est lui-même profondément croyant et pratiquant, que donc la notion de solidarité paralyse sa réflexion. La pensée chrétienne s’estime solidaire, en fait socialiste. Cela le met probablement mal à l’aise, en concurrence avec le socialisme moderne. Son observation, outil de ses réflexions, en pâtit.

La solidarité

Cette notion est inhérente à l’homme. Son organisation biologique grégaire induit la solidarité, sans laquelle il ne peut y avoir de groupe. Nul n’échappe à cette émotion, à cette nécessité. Mais, comme pour tout ce qui nous oblige, chacun s’arrange avec à sa façon. Un fait est sûr, nul n’est propriétaire de la solidarité.

Proposition de réflexion

Je crois pouvoir apporter un éclairage sur le socialisme, sur la déviance de la solidarité, telle que Bastiat l’entrevoyait sans l’expérience pour l’analyser. Nous avons l’avantage sur lui de cette expérience, à haute dose.

Nous allons prendre l’exemple suivant : 10 personnes décident de réveillonner ensemble. Mais, l’une d’elles fait part de son impossibilité à payer, les neuf autres la réconfortent et lui proposent de partager entre elles sa dépense. C’est la solidarité.

Maintenant prenons ces dix personnes, toutes peuvent payer.

Le pot commun

Elles décident que la facture globale sera partagée par leur nombre, qu’elle ne sera pas recalculée en fonction des consommations de chacun.  Neuf personnes prennent le menu à 50€. La dixième mange à la carte pour 100€.

Tout le monde payant la même somme, la dixième personne aura été soit un goujat, soit un malin, c’est une appréciation morale.

Tout est là, c’est ici que la solidarité capote, sur le partage et non sur la charité.

Notre société pratique à outrance le “pot commun”. De droite ou de gauche, la règle du “pot commun” est vénérée, aujourd’hui européanisée.

Et, c’est inévitable, les goujats et les tricheurs, qui se prennent pour des malins, viennent prélever dans le “pot commun” sans discernement.

Ainsi, les fonds de la solidarité sont détournés de leur objectif, lequel n’étant évidemment pas atteint suppose d’augmenter le “pot commun”.  Le cercle est vicieux, les conséquences redoutables.

Mais, avec le temps cela va beaucoup plus loin.

Le “pot commun” va augmenter dans des proportions considérables et de véritables professionnels vont être formés pour prélever plus que leur part sur ce “pot commun”.

Chacun de nous a pu voir et entendre son député, son maire, son ministre se vanter de ses capacités à obtenir plus de subventions que son voisin. Il en est de même sur tous les budgets, des hôpitaux, des entreprises, des écoles, etc… c’est à celui qui prélèvera pour lui et ses amis plus que les autres.

Où la chose se rapproche de la folie, c’est que les forces vives du pays, ne sont plus formées à créer le service qui va lui-même créer l’économie et la richesse, mais tout simplement à se faufiler dans les arcanes de la redistribution pour y capter plus que les autres.

Nous sommes aujourd’hui au sommet d’une montagne de goujaterie, nos élites ne cherchent pas à rendre un service, mais à prélever le plus possible dans le “pot commun” (lire Promotion Ubu roi). Tout est inversé, le “pot commun” devient dans l’esprit des populations le départ de l’économie, le service qui l’a créé est perdu de vue, c’est insensé. Le “pot commun” est un monstre assoiffé, aux besoins illimités.

C’est ça le socialisme. Au bout c’est le vide.

Pour l’heure, il faut affronter ses servants, les services fiscaux et les magistrats.

Bien cordialement. H. Dumas

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Essence, mazout et diplodocus

J’ai à peine le souvenir d’une époque lointaine ou seuls les “blaireaux” roulaient au mazout. J’ai toujours été d’une banalité affligeante. Donc je roulais “essence”.

Je me rappelle mon premier six cylindres, puis mon premier huit cylindres.

Mes premiers 200 CV, puis 270 CV, pour finir avec 420 CV et plus de permis de conduire…

Je suis rentré dans le rang (le fisc m’a bien aidé). Je ne suis pas le seul. Dans les stations services les pompes “diesel” sont majoritaires. Je m’y suis mis. Je roule diesel, moins de 200 CV. Sur autoroute j’ai beaucoup de mal à dépasser la limitation de vitesse.

Je suis toujours à la peine pour mes points, mais c’est plus de la distraction, voir du vice de la “gendarmesque”, que de la vitesse pure.

Bref, je suis dans le moule. Presque parfait. Le bruit envoutant des belles mécaniques six cylindres, le vrombissement des huit cylindres, le hurlement des quatre cylindres rageurs sont aussi loin pour moi que les diplodocus, des fossiles.

Soudain patatras.

J’apprends par la presse autorisée (link), que le diesel serait responsable de 40.000 morts par an, en France.

Au plus fort de l’hécatombe routière on ne dépassait pas 15 à 18.000 morts.

Avant je roulais vite, j’étais un assassin en puissance, maintenant je roule doucement, je suis un assassin tout court.

D’ailleurs, je vais être condamné à payer plus cher pour liquider mes compatriotes, le diesel augmente, il va rejoindre les taxes de l’essence, malin.

Quand même, quelque chose me turlupine, suis-je vraiment responsable de cette hécatombe ?

Voyons, j’ai connu le diesel sponsorisé par l’Etat sous forme de taxes minorées, où l’on me traitait de flambeur avec mes moulins à essence. Ainsi donc, tous ces gens, l’Etat, mais aussi tous les délateurs qui me regardaient de travers quand je faisais le plein en super 98, étaient donc tous des empoisonneurs !!!

Pourtant, ils portaient beau, ils avaient la morale avec eux, la modestie, ils représentaient l’avenir raisonnable.

De mon côté, je trouvais que le diesel : ça faisait une fumée noire de mauvaise augure. On m’a bien expliqué que j’étais un ignare, on a réussi à rendre la fumée incolore (quand ça marche), mais les petites particules, même sans couleur, elles tuent les gens.

Et, c’est maintenant que tout le monde roule en diesel qu’on nous le dit….

Ils n’en ont pas marre, les mecs qui font les règlements, de ces règlements intelligents qui heurtent le bon sens et finissent par être encore plus catastrophiques que ce que l’on pouvait imaginer au départ, avec notre petite intelligence modeste.

C’est complètement débilitant de voir ainsi, à grand renfort de règlements et de subventions, se créer des situations pour lesquelles il faut ensuite une nouvelle fois payer pour les modifier tant elles deviennent rapidement infernales.

Ce qui me trouble c’est que chaque échec n’apporte aucune modification, aucune remise en question, au contraire, chaque échec parait conforter leurs auteurs à renchérir sur leur interventionnisme suicidaire.

Il ne leur vient jamais à l’idée de nous laisser libre, de nous faire confiance.

Ils étalonnent leurs convictions sur les abrutis qui ratent tout et nous imposent des solutions qui nous rendent tous abrutis, mais en règle.

La consolation serait qu’avant l’abruti était responsable de son état, plus maintenant.

C’est une maigre consolation qui porte en elle la destruction du lien social. Comment vivre en société si le marqueur hiérarchique est détraqué ? Si l’abruti obtient le même statut que l’intelligent ? Le fainéant que le travailleur ? Le véreux que l’honnête homme ? Le menteur que celui qui dit la vérité ? Le cancre que le bon élève ?

Je m’énerve, je m’énerve, je m’éloigne du mazout. Quelle fierté pour lui d’être valorisé à hauteur de l’essence. Comme quoi, il suffit d’attendre, tout peut arriver.

Le mazout coincé au fond de la colonne de raffinage, finit par rejoindre, dans nos cœurs et dans nos bourses, l’essence sortie en tête de colonne, puisque Bercy, lui pardonnant son côté “serial killer”, nous l’a imposé.

Bien cordialement. H. Dumas

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DEPARDIEU – AYRAULT

Deux hommes du même âge, à deux ans près. Même départ dans la vie, ils sont tous deux issus d’une famille modeste. C’est leur seul point commun, au reste tout les oppose.

Le premier est un cancre, primo-délinquant, intelligent, qui s’imposera par sa seule intelligence.

Le second est un bon élève, obéissant, discipliné, qui parvient au sommet par cooptation, on ignore la portée de son intelligence.

Ils sont les symboles de notre société, ils sont emblématiques, voir caricaturaux, de la situation actuelle.

Ayrault n’a pour ainsi dire jamais travaillé. Bon élève, il s’est glissé facilement dans le moule de l’éducation nationale. Il est probable qu’il ne doute pas, qu’il a depuis toujours, et encore aujourd’hui, des certitudes (c’est ce qui peut arriver de pire). Un peu de professorat à mi-temps en début de carrière, puis l’autoroute de la politique. Un contact qui doit plaire le fait très rapidement élire. Voilà un homme qui depuis fort longtemps roule en voiture de fonction avec chauffeur, est entouré d’une multitude de collaborateurs serviles, dépense l’argent public à haute dose, comme les autres. Il est succulent de le voir donner des leçons de civisme pour contrer une crise de la dépense publique qui lui doit certainement beaucoup. Chaque document signé par Ayrault doit, depuis fort longtemps, nous coûter de l’argent public en grande quantité, c’est ce qui le fait élire. Bref, il est l’archétype de la réussite par la fonction publique.

Depardieu a toujours travaillé. De petits boulots à la limite de la légalité, en petits rôles, il a su s’engager suffisamment pour devenir ce qu’il est. J’ai eu l’occasion de déjeuner face à lui dans les années 1980, je peux témoigner de son intelligence, de ses doutes, de sa quête d’homme. Aujourd’hui, chaque fois qu’il pose sa signature au bas d’un document, il s’en suit une opération économique, peut-être plus ou moins fructueuse pour lui, mais dans tous les cas génératrice d’emplois, de taxes et de revenus pour la société. Nous ne sommes pas dans le même monde qu’Ayrault.

Nous avons donc d’un côté la dépense illimitée, inconsidérée et de l’autre la richesse acquise par le travail, le service, l’intelligence, qui participe à l’épanouissement économique du pays.

Ce sont les “Depardieu” qui ont enrichi la France, ce sont les “Ayrault” qui l’ont amenée au bord du gouffre et, sous peu, dans le gouffre.

Le conflit devait arriver, il arrive par ces deux champions, il gagnera toute la société.

Ce qui me fascine, c’est l’impossibilité de regarder objectivement la situation, c’est le fossé qui s’est créé, infranchissable.

Filippetti s’en mêle. Elle rameute tous ceux qui pensent du mal de la fortune, tous les jaloux, tous les profiteurs, elle met en avant le fait que la fortune de Depardieu devrait beaucoup aux subventions qu’elle et ses copains politiques donnent abondamment au Cinéma et à la culture en général. Elle est indécente.

D’abord, elle n’a pas à se gargariser de ces subventions, ce n’est pas son argent qu’elle distribue, mais le nôtre et sans notre accord. Et puis a-t-elle assisté à ces films ou pièces subventionnées, soi-disant destinées à l’élite, que personne ne peut voir sans s’emmerder prodigieusement ? Connait-elle les dégâts faits aux théâtres privés par ceux qui sont subventionnés ? A l’économie du cinéma par ces mêmes subventions ? Connait-elle ce milieu, connait-elle la mentalité de cette bande d’assistés, incompétents et prétentieux comme des poux ? Il faudrait que Filippetti sorte autrement qu’entourée de sa cour et voit la vraie vie du monde du spectacle.

Le drame dans l’aventure France, c’est l’adaptabilité extraordinaire de l’homme qui lui permet de vivre en URSS, à Cuba ou en Corée du Nord sans prendre conscience de ce dont il est victime.

On lui a tellement dit, depuis des millénaires, qu’il n’a le droit à rien et certainement pas à jouir de la vie. Qu’il bosse, qu’il mange, qu’il baise pour procréer et qu’il se taise, rien de plus.

Alors quand, parmi eux, il en est un qui comprend que tout est possible, qu’il suffit d’y croire et de s’en donner la peine, il devient un danger public. Si en plus il se sent libre, il doit être exécuté.

Depardieu sera exécuté. C’est triste.

Bien cordialement. H. Dumas

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Comment ça marche (3)

Pour les puristes, ceux que les crapuleries du fisc intéressent, voici un jugement encore perdu  link    et le mémoire en appel link

La suite au prochain numéro.

Pour les autres, je vais vous faire un aveu.

Hier, je suis rentré de Paris vers ma Méditerranée. En passant à Lyon, la pancarte “Genève”m’a ému. C’est la première fois de ma vie, et je ne suis plus tout jeune, que je regarde cette pancarte avec un petit pincement au cœur. D’habitude je suis mon chemin, indifférent.

Entendons nous bien, il ne m’est pas désagréable d’aller à Genève, bien au contraire, mais jamais je n’ai imaginé cette destination avec une pointe d’envie.

Alors que là, soudain, j’ai eu un éclair de compassion pour ces habitants des pays difficiles qui rêvent de pouvoir aller vivre et travailler en France. Ceux qui viennent savent bien que la simple volonté d’émigrer ne suffit pas, que le parcours est  difficile et le résultat rarement à la hauteur des espérances.

Je n’ai pas de peine à imaginer les problèmes que je rencontrerais si je devais m’expatrier, mais pour la première fois la pression que mon pays met sur ma vie m’a fait regarder ailleurs avec envie. C’est terrible.

D’autant plus terrible que la France ne va pas tarder à se transformer en prison. Ce n’est plus qu’une question de mois, la faillite impliquera une fermeture des frontières, c’est incontournable.

Quelle misère. Bien cordialement. H. Dumas

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Céline est irrécupérable

Hier soir, j’ai été voir Céline, au Théâtre de l’œuvre, par Jean François Balmer. C’est fort. Il faut y aller.

Je n’aime pas Céline, ses livres me tombent des mains. Trop de méchanceté, trop de haine. Oui mais, il a révolutionné la littérature, ses descriptions sont au scalpel, sa lucidité décapante. C’est vrai, mais je ne l’aime pas. Oui mais, sa vie a été saccagée par la boucherie de 14-18, il a vingt ans en 1914, les traces de cette guerre stupide, qui signe les derniers soubresauts d’une aristocratie  européenne décadente, l’ont marqué au fer rouge. On dit pareil d’Hitler et c’est vrai aussi, ça ne me le rend pas sympathique.

N’oublions pas que Céline lui-même dit qu’il est parti à cette guerre avec plaisir, tout à la joie d’en découdre, il voudrait nous faire croire qu’en la vivant il aurait soudain compris quelque chose. En gros que l’expérience régule la connerie. Ce n’est jamais le cas, ça se saurait. La preuve en est rapportée par le fait que même “bousillé” de celle-là, il sera sur le front intellectuel de l’autre (celle de 40, qui n’est pas mieux que la première), prêt à en découdre.

En sortant, nous sommes montés place de Clichy, manger quelques huîtres chez Wepler.  Sur la place des jeunes de banlieue, en voiture aux vitres teintées, s’en prenaient à un chauffeur de taxi, lui défonçant férocement les portes de son véhicule à coup de pied et son moral à coup d’insultes. Le taxi s’étant échappé, ils l’ont rattrapé pour poursuivre leur œuvre.

De l’autre côté de la place, devant chez Wepler, un groupe de jeunes complètement défoncés. Nous rentrons dans le restaurant, quand, soudain, deux de ces jeunes rentrent aussi dans le restaurant, descendent aux toilettes et en ressortent pour retourner dans la rue, plus défoncés qu’en rentrant.

Une ambiance globale, très “Céline”.

Au théâtre comme dans la rue la haine était là hier soir. Je n’aime pas la haine, je ne lui trouve aucune excuse. C’est l’expression ultime de l’échec.

La société est régulièrement prise de crises de haine. Le paradoxe est que cette haine s’empare en priorité des cons, de ceux-là même qui, s’imposant lourdement à la société, la perturbent suffisamment pour qu’elle s’engage dans le cycle de la haine.

Une fois lancée, la haine est comme un ouragan, elle détruit tout sur son passage, et les cons qui l’ont provoquée sont tout surpris… Aujourd’hui, ils expriment leur haine contre l’économie, depuis déjà quelques dizaines d’années. Ce n’est qu’un exutoire parmi d’autres possibles.

Ce faisant, ils décapitent l’économie, ils se donnent une excuse de violence, ils leur tardent d’en découdre, ils sont dans les starting-blocks, ils vont tout casser par plaisir. Puis ils regretteront… encore.

Ceux qui les poussent à ça, politiques, journaleux, propagandistes, sont gravement responsables.

Ceux qui assument les basses œuvres, contrôleurs fiscaux, magistrats, flics, fonctionnaires de tout poil, sont encore plus responsables.

Après le carnage, non seulement ils diront qu’ils ne savaient pas, mais ils accuseront quelque absent ou disparu d’avoir été la cause du carnage. Alors que l’œuvre ne sera due qu’à leur profonde connerie. Il en va ainsi de la société comme des individus, elle se trompe, se butte, se met en colère et tue. Hélas, trois fois hélas, pour ceux qui ne demandaient rien.

Personne ne peut reprendre la maîtrise de la société lors de ses crises de haine.

Aujourd’hui, j’en suis personnellement victime, comme des milliers de français que Bercy, foyer propagandiste de la haine, va réduire en bouillie.

J’espère sincèrement, pour moi et pour ma famille, que je saurai subir sans violence, en me contentant de dénoncer.

Bien cordialement. H. Dumas

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APPRENDRE A TOMBER

C’est la phrase fétiche du roman, récent et largement primé, de Joël Dicker “La vérité sur l’affaire Harry Quebert”.

Effectivement, tous les personnages de ce roman glissent, à un moment de l’histoire, vers le pire. Il ne s’agit pas, comme pour Job, d’une influence extérieure ou de circonstances indépendantes de leurs volontés. Non, c’est leurs propres décisions qui les projettent vers le fond moral ou matériel. L’auteur a  27 ans, c’est bien jeune pour tant de lucidité.

Apprendre suppose une action volontaire, je me pose la question : Peut-on volontairement décider de tomber pour apprendre ? Je suis de ceux qui pensent que les échecs sont plus formateurs que les succès, mais bon… avec quelques réserves.

Caramba (marquant la surprise de la liaison intellectuelle, rien de plus).

Soudain, je me dis : Montebourg, le fait-il exprès ? Aurait-il dévoré avec passion le livre de Dicker, en serait-il déjà aux travaux pratiques. Est-il en pleine phase de construction, apprendrait-il à tomber ? On est en droit de se poser la question.

Quant on observe le personnage et sa beauté fatale, on se dit : Où ça va se nicher…. la culture. C’est terrible l’ambition, mais poussée à ce paroxysme c’est impressionnant.

Mais au fait, apprend-il ? Pour tomber, il tombe, pas de problème. Cependant, rien ne prouve qu’il apprenne. Peut-être n’en prend-il pas le temps ? On a l’impression que, tout à la joie d’apprendre, il rêve de tomber encore. On a presque envie de l’aider. Regardons, observons cette chute vertigineuse, véritable expérimentation de la théorie de Dicker. Attendons le résultat constructif….

Hypothèse

Toute chute finit à terre. C’est toujours le sol qui réceptionne le “chu”.

Or, au sol, que trouve-t-on ? Du chewing gum, que du chewing gum. Il suffit de se promener sur les Champs Elysées pour s’en convaincre.

S’il doit rebondir à ce niveau, Montebourg devra activer à fond ses capacités de réflexion autour du chewing gum.

Une étude récente, lancée conjointement par la Duflot et Samère pour les fêtes de Noël, prétend qu’au rythme accéléré actuel de la consommation de chewing gum, la planète court le risque mortel de se voir entièrement recouverte de cette matière en 2025. C’est l’asphyxie par le chewing gum.

Cela tiendrait, en partie, au fait que l’augmentation du cout du tabac dirige les fumeurs vers cette matière de substitution. D’autres avancent que le chewin gum, en ces périodes de vaches maigres, permet de se donner l’illusion de nourriture avec une dépense maitrisée.

Quoiqu’il en soit, la Duflot et Samère réfléchissent intensément à la récupération et au recyclage du chewing gum. La matière ne perdrait que très peu de ses capacités après mastication. La question posée est : comment récupérer le chewing gum ?

C’est là que Montebourg pourrait rebondir.

Il paraitrait que ses conseillers, que l’on ne peut sous-estimer tant ils font montre de compétence dans l’accélération de sa chute salvatrice, ont déjà une idée.

Ils seraient en cheville avec Decaux pour la création “d’oreilles urbaines” derrière lesquelles chacun pourrait venir coller son chewing gum.  Une “oreille urbaine” serait fixée sur chaque poteau, borne, où mur urbain libres. L’appareil, automatique, vous rendrait un chewing gum recyclé pour chaque chewing gum usagé collé derrière ces oreilles. Le coût du recyclage serait pris en charge par la collectivité.

On est stupéfait devant tant de créativité. Montebourg aurait rajouté, toujours garant du bien collectif, ardent défenseur d’un interventionnisme à la fois juste et autoritaire : “si les français ne se plient pas à cette cause mondiale, je leur tirerai moi-même les oreilles…”

Cordialement. H. Dumas

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Le hasard, maître de la vie

Je m’adresse à ceux qui sont, comme moi, convaincus que tout n’est que hasard. Dès sa naissance, l’homme est pris dans le tourbillon du hasard. S’il en prend conscience, il perçoit son insignifiance et accède ainsi à la liberté. Les grands choix de sa vie, de sa morale, sont libres du fait de cette insignifiance, c’est elle qui fait sa grandeur et sa responsabilité. Ceux qui prétendent le contraire sont soit des naïfs, soit des charlatans se proposant d’exploiter les naïfs. Une fois ce concept assimilé, tout devient possible. La répartition des richesses liée à la géographie, au climat, à la santé, à l’énergie, à toutes ces choses que le hasard distribue à sa guise, ne peut pas être modifiée autrement qu’à l’aide du hasard. Je parle là de la distribution initiale, je ne parle pas du plaisir de travailler, de se cultiver, de chercher à comprendre l’instant, d’aimer, de donner, de recevoir, l’ensemble pour progresser (peut-être) ou tout simplement pour exister. Je parle de la grande redistribution sociale. Celle dont on nous rabat les oreilles à longueur de journée. Celle pour qui (soi disant) nous devons redonner la plus grande part de nos revenus. Celle au nom de qui nos dirigeants s’octroient des avantages considérables, alors que les résultats qu’ils obtiennent sont inversement proportionnels à ces avantages indus. Le loto coopératif. Je propose que la redistribution soit, comme la distribution initiale, placée sous le signe du hasard. Actuellement le loto réalise 1,5 M€ de CA. Il redistribue, pas toujours, un gros lot, plus des broutilles. L’Etat se sert copieusement au passage. Alors imaginons, l’Etat ne prélève plus rien sur le loto, que nous appellerons “coopératif”. Nous avons donc 1,5 M€ de CA annuel, soit pour environ 150 tirages : 10 m€ par tirage à répartir. Si nous limitons la grille à 4 numéros, il y a actuellement environ 600 gagnants par tirage pour ces 4 numéros. Si à ces 600 gagnants nous répartissons 60% de la mise, soit 6 m€, chacun touchera 10.000 €. Les 40% restants seront répartis aux gagnants de rang inférieur. Maintenant, prenons pour hypothèse que ce loto, devenu transparent et débarrassé des prélèvements de la pieuvre étatique, rencontre un franc succès. Imaginons qu’il soit multiplié par 10. C’est donc, trois fois par semaine, 6.000 gagnants qui toucheront 100.000 €. Sur l’année, c’est 90.000 personnes qui percevront chacune 100.000 €. Sous réserve que mes calculs soient justes, ce que mes compétences de mathématicien ne me permettent pas d’affirmer, il y a là une vraie redistribution, du même type que la distribution initiale, c’est-à-dire liée au hasard, mais dont la performance laisse rêveur, par rapport à tous les échecs en cours des redistributions planifiées ou volontaristes. La somme de 100.000€ permet un vrai départ dans la vie économique pour ceux que cela passionne et qui en ont les compétences. C’est un capital crédible, prêt à fructifier. Evidemment ce hasard, comme celui de la naissance, ne va pas toujours tomber sur des individus qui sauront en profiter et le faire profiter, mais qu’importe. Ceux qui “crameront” leur gain ne feront que le remettre dans le circuit, sans avantage pour eux, c’est leur problème. Pour éviter les tricheries, ou les fantasmes de gain déstabilisateurs du système, chacun ne pourra disposer que d’une mise par tirage. Moralité : Un Dimanche, d’hiver même pas commencé, froid et pluvieux n’empêche pas d’imaginer la chaleur dont le hasard peut assurer le retour, si on le respecte et si on lui fait confiance. Pourquoi ne laisser au hasard que sa part d’ombre et de malheur ? De quel droit nous nous accaparerions ses effets positifs et nous ne lui laisserions que la maîtrise du malheur ? L’acceptation du hasard, dans toutes ses composantes, est le début de la sagesse, la limitation de la frustration et des haines qu’elle véhicule. Bien cordialement. H. Dumas

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