Tous les articles par Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

Ces magistrats complices

L’observation de cette corporation ne lasse pas d’étonner.

Qui sont-ils ?

Ils sont la force, le bras armé de l’Etat.

Lorsque l’Etat devient assassin, comme en 1940, ils sont les complices des assassinats.

Lorsque l’Etat devient prédateur, ils deviennent complices du vol, donc voleurs.

Lorsque l’Etat devient tentaculaire, oppressif, se mêle de régenter chaque minute de notre vie, ils deviennent des inquisiteurs.

Lorsque l’Etat est corrompu, ils le sont aussi.

Qui voudraient-ils être ?

Ils voudraient être indépendants, au-dessus de l’Etat qui s’impose à nous tous. Comment cela serait-il possible ?

Au-dessus de l’Etat il n’y a rien de réel, tout est virtuel, aspiration pour les rêveurs, projection pour les utopistes lucides ou délirants, mais rien de concret.

C’est là que certains placent Dieu, cet être intemporel.

Les magistrats se verraient bien assis à ses côtés.

Qu’aimerions nous qu’ils soient ?

De simples arbitres attentifs, lucides et courageux, capables de se pencher avec compréhension, compétence et intelligence sur nos misères et nos conflits pour en juger

En réalité

Ils ne sont que des hommes, la plupart du temps très ordinaires, pris en sandwich entre l’Etat et leur vision de l’Etat, qui ne peuvent avoir pour nos problèmes aucune considération.

S’ils servent l’Etat, nous sommes leurs esclaves.

S’ils servent leur vision de l’Etat, nous sommes leurs cobayes.

Du fait qu’ils se réclament les représentants de la “Justice sur terre” ils nous jugent, tout en nous déniant le droit de les juger.

Et pourtant voici un exemple de magistrats complices de vol.

Dans le jugement accessible avec le lien suivant : link les magistrats entérinent un vol d’Etat.

Evidemment le voleur est Bercy qui s’accapare une TVA de 450.500 € dont il refuse le remboursement au moyen de mesures dilatoires.

Ces mesures sont les suivantes :

– Recours à la notion de la chose jugée, alors que les premiers jugements ont été obtenus à l’aide de mensonges.

– Persévérance dans le déni, en occultant la réalité, en la remplaçant par l’interprétation perverse qu’en fait Bercy.

Je pense pouvoir vous convaincre de mes affirmations à la lecture de mon mémoire d’appel accessible avec le lien suivant : link.

Mauvais temps pour les entrepreneurs et les libéraux, mais ça nous le savions déjà.

Par contre, ce qui est moins évident mais qui s’impose après réflexion, c’est qu’il est impératif de s’engager, chacun avec ses moyens, dans l’action politique dont découle l’Etat.

Car, c’est de la bonne santé de l’Etat que dépend l’équilibre de la justice et non l’inverse comme souhaiteraient le faire croire le syndicat de la magistrature ou autres magistrats despotiques.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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La loi, la justice et l’intelligence.

Hélas, les agressions fiscales dont je suis l’objet m’amènent à fréquenter assidument les prétoires.

Au-delà du fait que je perds systématiquement mes procès, dans des dossiers où ni ma bonne foi ni le fait que j’ai raison ne peuvent être mis en doute par un observateur objectif, je suis perplexe face à la justice.

Le premier réflexe du justiciable déçu est de s’en prendre aux magistrats qui ont instruit et jugé son affaire. Cela est d’autant plus facile que la mise en scène et l’accoutrement dont se parent les magistrats dans l’exercice de leur fonction, le cérémonial dont ils s’entourent, génèrent une impression de vanité, d’arrogance, qui dérange et porte à les juger sans concession.

Mais, quand l’injustice des jugements est systématique, quels que soient les magistrats, qu’ils vous soient parus ouverts ou obtus, gentils ou méchants, intelligents ou limités, tolérants ou sectaires, il faut bien se rendre à l’évidence, le problème n’est peut-être pas dû aux magistrats.

Lorsque vous additionnez les jugements incompréhensibles qui compliquent les situations au lieu de les régler, qui eux-mêmes sont des vecteurs d’injustice, lorsque vous constatez que cela n’est pas l’exception mais la règle, vous en venez à penser que ce ne sont peut-être pas les hommes chargés de la justice qui sont en cause.

Si vous rajoutez à ces observations que, aussi bien à travers l’histoire que la géographie, les exemples de justices en total disfonctionnement sont légions, la question de comprendre pourquoi il en est ainsi devient lancinante.

La justice et la loi peuvent-elles être intelligentes ?

Clairement, la réponse est non.

D’abord, l’intelligence est bien la chose la plus injuste du monde. Pourquoi tel enfant est-il brillant et tel autre complètement abruti ? N’est-ce pas là le début de l’injustice qui frappe aveuglément l’humanité ? L’enfant devenu adulte, rien n’aura changé.

Cette criante injustice, inacceptable, va devoir être atténuée par la seule nécessité qui nous est faite de vivre en groupe.

Evidemment on peut, comme le fait croire l’Education Nationale Française, imaginer que, par je ne sais quel tour de magie, tous sortiraient des lycées avec un diplôme dont la seul détention mettrait tout le monde au même niveau d’intelligence.

Hélas, ce n’est pas ce qui se passe. Reste donc à faire vivre ensemble des êtres humains aux capacités intellectuelles aussi différentes que peuvent l’être leur beauté, leur santé, leur taille, etc…

Cette tâche, consistant à nous faire vivre ensemble, est dévolue à la justice.

Elle va s’acquitter de sa mission indépendamment de la personnalité des magistrats à qui elle la confie. Quels que soient leurs caractères, les magistrats vont rendre tous la même justice, qui est exclusivement fonction de l’objectif du groupe.

Dans une société en conquête, la justice va privilégier l’efficacité, donc probablement l’intelligence, elle accompagnera la marche en avant du groupe, elle sera dure avec ceux qui se trompent, qui ne comprennent pas.

Dans notre société en stagnation, voire en régression, elle va privilégier la compassion. Elle va entrer en conflit direct avec l’intelligence qui vise prioritairement la création et l’action au détriment de l’égalité. L’égalité ne peut se rechercher que par la limitation de l’intelligence pour arriver à une réflexion médiane, égale et compréhensible par tous.

En conclusion

Les magistrats ne sont pour rien dans la part de médiocrité qui envahit leurs jugements. Elle découle directement du but global poursuivit par la société elle-même.

Pour ne pas avoir compris cela, pour avoir cru que la justice était de droit intelligente et donc, dans mon esprit, juste, j’ai tout perdu.

Si j’avais intégré plus tôt que la justice ne peut être, dans une société égalitaire, qu’un gigantesque rabot lissant tout débordement intellectuel, je me serais épargné bien des espoirs déçus et destructeurs.

Je crois devoir préciser que je ne porte pas de jugement de valeur sur notre organisation sociale, je constate simplement que compassion et égalitarisme ne peuvent pas s’envisager sans sacrifier pour partie l’intelligence, l’imaginaire, et la créativité en ce qu’elle peut posséder de réaliste. J’exclus les créativités dévoyées et stupides, évidemment.

J’accepte que la justice soit le reflet des objectifs collectifs de notre société. J’en accepte les conséquences. Je sais que je ne gagnerai aucun de mes procès, le fait d’avoir compris la raison de ces échecs m’apaise.

Je crois aussi devoir préciser que, de mon point de vue, tout cela finira dans la misère et la pauvreté généralisées, mais c’est un autre problème.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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LA LOI

Parmi les séduisantes pensées de Frédéric Bastiat, certaines sont citées fréquemment. Il en est une moins rapportée, pourtant particulièrement d’actualité.

Il s’étonne d’une éducation, tirée tout particulièrement de la formation classique, qui imprègne la pensée collective :

” Il suffit d’ouvrir, à peu près au hasard, un livre de philosophie, de politique ou d’histoire pour voir combien est fortement enracinée dans notre pays cette idée, fille des études classiques et mère du socialisme, que l’humanité est une matière inerte recevant du pouvoir la vie, l’organisation, la moralité et la richesse.”

Rien de changer depuis 1850, date des pensées de Bastiat.

L’humanité, c’est-à-dire vous et moi, sommes considérés comme des demeurés, voire des veaux. L’humanité serait végétative, proche du niveau zéro, voire régressive, sans la grandeur d’âme et l’intelligence supérieure du pouvoir, c’est-à-dire de ceux qui décident de l’exercer.

Notre travail, notre dignité, notre goût pour la morale, nos engagements, ne vaudraient pas pipette, seule la grandeur d’esprit de nos chefs nous fait exister, d’abord en tant que nation, puis tout simplement en tant qu’individus.

Hier soir j’ai assisté à ce type d’exposé de la part de M. Erik Orsenna pour qui le 17ème siècle n’est que Versailles et Louis XIV, et la fin du 20ème siècle Mitterrand et la pyramide du Louvre. Aucune place pour les êtres humains qui ont peuplé ces époques.

C’est une façon de voir, ce n’est pas celle de Bastiat, ni la mienne.

J’ai peu connu Louis XIV, pas du tout Mitterrand, mais beaucoup de leurs semblables qui auraient pu accéder à leur niveau. Je puis affirmer que ce ne sont pas leurs caprices qui font notre vie. Au mieux ils l’accompagnent, au pire ils l’handicapent,  la deuxième solution étant la plus courante. Le devenir de notre pays et de nous-mêmes c’est nous qui le créons, pas eux. Ils se l’attribuent simplement, avec la complicité de l’histoire qui sélectionne les ragots la constituant.

Ceci nous amène à la Loi, aux juges

C’est avec étonnement que Bastiat évoque la doctrine “qui se fonde sur ces trois hypothèses : l’inertie radicale de l’humanité ; l’omnipotence de la loi ; l’infaillibilité du Législateur “. Où sommes-nous dans cette organisation, pense-t-il en 1850 ? Qu’elle est notre place ? Depuis, absolument rien n’a changé, ces questions ne sont pas solutionnées. Nous ne sommes toujours rien.

Les socialistes sont les gardiens de cette stagnation. Ils ne croient pas aux bienfaits du libéralisme, à la prééminence de l’individu. Pour eux, nous sommes une bande d’abrutis, rien de bon ne peut surgir de notre liberté, le législateur doit tout prévoir et la loi s’impose pour notre bien, dite par des magistrats inévitablement au-dessus de tout soupçon, déifiés.

Hélas la situation n’est pas vraiment ainsi. Les élus nous fabriquent lois sur lois, de ce côté-là pas de problème, l’encre de l’une n’est pas seiche que l’autre est déjà en cours d’imprimerie.

Par contre, pour les magistrats chargés de faire appliquer ces lois par la force, c’est beaucoup plus compliqué. Ils ont beau faire assaut d’intelligence, le résultat n’est pas à la hauteur. Pris en tenaille qu’ils sont entre des lois liberticides et les libertés individuelles qu’ils ont la prétention de protéger, les voilà sur la sellette.

Par exemple, il y a longtemps que le simple bon sens, le respect des engagements, des mandats, la correction qui refuse le droit de déposséder une personne en état de faiblesse, le droit à la propriété privée, le bénéfice de celui qui crée, qui facilite, le refus de la force du monopole, l’exercice de la libre concurrence, cet ensemble de notions essentielles à l’économie, sont totalement ignorés des magistrats.

Aujourd’hui les magistrats ont une idée fixe : affaiblir celui qui possède, au titre de l’égalité économique.

Tapie est le bouc émissaire de cette pensée, le Dreyfus de ce début de siècle. Il veut avoir l’air riche, pire il l’est, il est donc coupable et doit rendre l’âme… et le pognon.

Après lui, il y aura tous les autres.

Une preuve qui date d’hier (décidément, mauvaise journée). Pour des raisons que j’ai déjà largement expliquées ici, il me reste un stock d’invendus dans l’île de Ré. Ces biens ont été exploités illégitimement par une structure commerciale contre mon gré. J’en ai donc perdu la jouissance pendant dix ans. Les magistrats, dans un arrêt du 25 Juin 2013, analysent parfaitement la situation, confirment que j’ai été privé de la jouissance de mon stock pendant dix ans et aboutissent à ce constat stupéfiant : pas de préjudice pour moi !!!

C’est incroyable, mais cela s’explique. Pour un magistrat bien-pensant, l’économie est une affaire d’escrocs. Or, il n’y a pas de préjudice ou de vol entre escrocs, point.

Mais, comme ils se sentent investis d’un devoir de dire la loi, avant ce coup de force ils éprouvent le besoin d’analyser réellement la situation. Ce n’est qu’au moment de dire la conséquence de l’analyse que leur obscurantisme revient : pas d’argent du fait de la justice pour un agent économique, quand bien même aurait-il été lésé.

C’est ainsi que l’affaire Tapie sera rejugée, les trahisons au mandat par le Crédit Lyonnais seront effectivement confirmées, mais il sera dit que Tapie n’a pas à en être dédommagé.

Car ce n’est pas, pour un état de tradition socialiste comme la France, des individus que l’on juge chaque jour, mais, à travers les jugements, c’est une certaine idée de ce que doit être la pensée commune que l’on impose.

Il n’y a rien à attendre pour les individus de cette justice, par contre le pire est à craindre pour la bonne santé de la collectivité.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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La “Gestabercy” – les fonctionnaires – le mur

La “Gestabercy”

Il y a 70 ans, Jean Moulin était arrêté par une bureaucratie servile et stupide, au service d’un objectif délirant hélas approuvé par au moins la majorité des allemands, en réalité probablement bien au-delà de ceux-ci.

Les choses n’ont pas changé. La bureaucratie reste servile et stupide dans sa grande majorité. Pourquoi changerait-elle ? Les tenants du pouvoir, qui l’utilisent pour mettre en œuvre leurs objectifs fumeux, récompensent sa médiocrité.

C’est ainsi que les exécutants, les plus mesquins, les plus obtus, de la politique suicidaire de Bercy, sont systématiquement récompensés.

A chaque agression injuste que j’ai dû subir de ces gens, j’ai répondu par une procédure, espérant vainement en la justice. Et, chaque fois, systématiquement, les agents agresseurs ont été récompensés, en bel argent, pour eux personnellement, non imposable.

L’une de ces agents est à la base d’un vol de TVA de 400.000€, dont je suis la victime. Je désespère, presque totalement, d’obtenir gain de cause de la justice française, bien que j’engage en ce moment un recours auprès de La Cour d’appel Administrative de Bordeaux.

Par contre, cette agent, elle, a été largement récompensée, de plusieurs milliers d’Euros, pour cette captation. Depuis, elle ne cesse de saisir régulièrement mon compte en banque, avec ce lien link vous pourrez voir sa dernière saisie. Si ça ce n’est pas du harcèlement…..

Les fonctionnaires

Ne me faites pas dire que tous les fonctionnaires sont inutiles, que tous sont inefficaces ou fainéants. Je ne le pense pas.

Je soumets à votre curiosité ce texte d’Albert Cossery, tiré de “La violence et la dérision”écrit en 1964.

En Egypte, le gouverneur de la ville interdit la mendicité, le héros, Heykal, donne chaque jour une obole à un mendiant qui est devant sa porte. Face à l’interdiction du gouverneur, suivie d’une chasse aux mendiants, notre héros propose à son mendiant de passer simplement une fois par mois, il lui remettra alors en une seule fois son obole journalière, le mendiant refuse : ” Heykal ne put s’empêcher de songer à la réponse du mendiant quand il lui avait demandé de venir chez lui chaque mois pour recevoir la somme qu’il lui destinait. Ce refus de devenir un fonctionnaire, émis par un mendiant famélique, quelle insulte à la postérité; cette postérité qui ne reconnaissait que ceux qui font carrière, en suivant la commune routine. L’histoire universelle regorgeait de ces petits fonctionnaires, devenus illustres à force de travail et de persévérance dans le crime. C’était pénible en vérité de penser que la race humaine n’avait produit, en fait d’hommes glorieux, que de minables fonctionnaires, soucieux de leur avancement; dans certains cas obligés de faire massacrer des milliers de leurs semblables, pour conserver leur poste et nourrir convenablement leur famille. Et c’était cette piteuse existence qu’on osait offrir au respect et à l’admiration des foules”.

Ce texte, persiffleur, met en évidence une règle absolue : Plus un pays est misérable, plus le fonctionnaire est un personnage envié et puissant.

Dans les ouvrages de Cossery, mais aussi plus actuellement de  Al al-Aswany, dont les récits se déroulent en Egypte, on voit bien comment la pauvreté rend les privilèges du fonctionnaire enviables et ce dernier immanquablement totalitaire et haï.

Ce qui vient alors à l’esprit est effrayant. En effet, aujourd’hui personne ne doute que le trop grand nombre de fonctionnaires appauvrit la nation. Le paradoxe tient au fait que c’est justement de l’appauvrissement que le fonctionnaire tire son éclat, la notoriété de son statut. N’est-ce pas le cercle vicieux parfait ?

Le mur

Il y déjà fort longtemps j’écrivais que nos gouvernants prenaient une voie qui les mènerait : d’abord à l’incitation à la délation du bouc émissaire, puis à l’enfermement des français, plus tard à leur pillage, suivi de l’assassinat des boucs émissaires.

Les choses vont plus vite que ce que je ne le prévoyais. Un ami lecteur le fait parvenir le document suivant : link

Ainsi donc, le mur de l’enfermement se met en place, dans un premier temps pour l’argent.

Il faut vraiment que nos élus ne comprennent rien à l’économie pour agir ainsi. La prohibition de l’argent est parfaitement semblable à la prohibition de l’alcool. Alors que l’Amérique s’évertuait à prohiber l’alcool, tous en consommant, plus ou moins, la loi ne faisait que les transformer globalement en délinquants. Ce qui, évidemment, se termina en chienlit généralisée faisant le lit de la mafia.

Il faut comprendre qu’une entreprise multinationale qui paierait ses impôts en France se verrait immédiatement en difficulté concurrentielle. C’est ce qui explique que toutes ont des filiales à l’abri du délire fiscal français. Si cette comédie de justice fiscale, semblable à la comédie de la prohibition, va au bout, c’est un noir dessein qui nous attend : la misère, la vraie, celle qui transforme les fonctionnaires en roi du pétrole.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Contre-Attaque

Récemment j’ai évoqué ici la naissance de “Contre-Attaque”.

Il s’agit d’une association, fédérant des particuliers ou d’autres associations, dont le but est de traquer l’illusion dans l’espoir d’aider à atteindre la mise en place d’une société réaliste et juste.

J’ai pris des responsabilités dans cette association qui accorde une place importante à la lutte contre l’injustice dans notre société et tout particulièrement contre la zone de non-droit que sont les contrôles fiscaux.

Dans cette vidéo vous pourrez visionner mon intervention lors de la conférence de presse qui a consacré la naissance de “Contre-Attaque”:

http://www.dailymotion.com/video/x111rbp_lancement-de-contre-attaque-henri-dumas-sur-la-fiscalite_news?search_algo=2

Pour ceux qui souhaiteraient s’engager dans l’action de “Contre-Attaque”, vous pourrez à l’aide de ce lien :

http://www.enquete-debat.fr/archives/conference-de-presse-de-lancement-de-contre-attaque-29734/

Visionner la totalité de la conférence de presse et ainsi juger de l’opportunité pour vous de rejoindre notre association.

Il s’agit d’une association (non d’un parti politique), de droite, légaliste, antiraciste, activiste, dont l’objectif est de démystifier les illusions de gauche et de représenter efficacement et bruyamment la majorité silencieuse.

 

Bien cordialement.

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L’INJUSTICE

Pas plutôt débarqués sur la planète, l’injustice nous assaille. Qu’elle soit limitée ou totale, momentanée ou définitive, elle nous entreprend. Jusqu’à notre mort, elle ne nous quittera plus. Certains pensent qu’elle est inéluctable, d’autres au contraire sont convaincus qu’ils sont en mesure d’abord de la confondre, puis de la juguler.

Les premiers me démoralisent, les seconds me terrorisent.

De leurs attitudes naissent deux types d’injustice, l’injustice naturelle et l’injustice artificielle.

L’injustice naturelle

D’aucuns pensent que c’est Dieu qui l’organise, en ce qui me concerne je la crois plutôt liée au hasard. Une chose est sûre, elle frappe aveuglément. Comme anesthésiées, les victimes ont tendance à l’accepter.

Pour ceux qui observent, c’est la compassion ou le déni liés au constat qu’aujourd’hui c’est l’autre que l’injustice touche plutôt que soi-même mais que demain ce pourrait bien être l’inverse.

Cette probabilité de survenance, indéniable, relativise l’injustice naturelle pour celui qui la vit et pour celui qui la voit. Pour les deux elle est sinon acceptable du moins obligatoirement supportable.

L’acceptation étant la seule solution, le problème est donc strictement personnel. Il met en jeu toutes sortes de sentiments, de mécanismes liés à la vie, la plus part du temps impénétrables, mais relativement efficaces.

Elle a ses pleureuses qui l’accompagnent. Depuis la nuit des temps, l’homme confronté à l’injustice fait avec. Elle est partie intégrante de la vie, de la condition humaine.

Face à elle se dressent deux acteurs pour qui je n’ai guère de sympathie. D’un côté les“Zorro”, de l’autre les profiteurs. Très actifs, croyant ou prétendant éradiquer l’injustice ou encore espérant en profiter, ils vont dans tous les cas la transformer. Ainsi va naître l’injustice artificielle.

L’injustice artificielle

Le terrain d’action de ces opérateurs, altruistes ou profiteurs, est évidemment illimité tant l’injustice est universelle. Déjà, cela devrait les interpeller et les amener à douter. Force est de constater que non seulement ce n’est pas le cas, mais ils puisent dans cette immensité une sorte d’énergie, elle, inépuisable.

Ce croyant ou se prétendant artilleurs de la justice, ils bombardent jour et nuit, inlassablement, l’injustice. Ils n’obtiennent en échange que ce qu’obtient tout bombardement, un champ de ruine.

C’est alors que l’injustice naturelle, qui est toujours là sous les gravats, se trouve renforcée de l’injustice artificielle.

Celle-ci, ce n’est ni Dieu ni le hasard qui la provoque mais bien les hommes.

Cela lui confère deux particularités :

– Elle n’est plus cyclique. La victime ne peut espérer être épargnée demain. Celui qui subit l’injustice artificielle qui émane des hommes ne doit pas s’attendre à voir son destin modifié par le hasard.

– De ce fait, elle génère soit la guerre soit la soumission. Deux états qui ne sont pas enviables et dont il est préférable de se passer, mais qui sont les seules possibilités face à l’injustice artificielle déchainée par les hommes.

La sagesse

Ce serait, pour le moins, un peu de retenue pour les opérateurs, sincères ou calculateurs, souhaitant intervenir face à l’injustice naturelle.

Le minimum serait qu’ils prennent en compte, avant d’intervenir, les risques de “sur-injustice”qu’ils font courir aux autres.

Comment se peut-il qu’après des siècles de carnages et d’injustices inhérents à tous ces stratèges de l’éradication de l’injustice, ceux-ci puissent encore avoir du crédit, fomenter des utopies qui répandent de façon exponentielle cette injustice qu’ils ont la prétention de neutraliser ?

Il faut que la souffrance engendrée par l’injustice naturelle soit terrible pour que les hommes, à l’idée d’en être débarrassé, acceptent ainsi de supporter son accroissement.

 

Le vrai drame est le suivant :

Plus l’injustice naturelle tend à diminuer, plus son seuil d’acceptation se réduit, plus l’homme devient facilement accessible aux utopies d’éradication qui engendrent l’injustice artificielle.

C’est ce qui explique que les progrès de la démocratie, d’un meilleur partage des richesses, de l’amélioration de la santé, etc… génèrent, dans le même temps, une foultitude de naïfs ou d’escrocs qui prétendent se battre contre l’injustice naturelle. Or, alors que celle-ci est en partie affaiblie, ils donnent naissance à une injustice artificielle dévastatrice.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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L’affaire Tapie

Quel déballage étrange !!!

Les questions que l’on aimerait voir posées sont les suivantes :

– Oui ou non, Le Crédit Lyonnais a-t-il trahi le mandat donné par Tapie ?

            – Oui ou non, Le Crédit Lyonnais a-t-il réalisé, à l’occasion de l’affaire Adidas, une très grosse plus-value ?

            – Cette plus-value est-elle liée à la trahison du mandat, si elle a eu lieu ?

Il ne doit pas être difficile de rendre public les documents qui répondraient à ces trois questions.

Au lieu de cela, nous sommes abreuvés de foutaises hors du commun. La dernière en date tient au fait que Tapie aurait été enthousiaste à l’idée de récupérer 400 M€ !!!

On le serait à moins.

Que dire des acteurs de l’arbitrage. Que nous importe qu’ils aient ou non connu Tapie.  En quoi cela les aurait empêchés de rendre un arbitrage juste ? Ceux qui alimentent cette boue sont probablement bien plus fautifs qu’eux.

Il y a-t-il des abrutis pour croire que la justice rendue par des magistrats est exempte de combinaison amicale ou corporatiste ? Je leur conseille d’aller voir les jugements rendus par les Tribunaux Administratifs au profit des Services Fiscaux.

Sauf à imaginer que les juges devraient être enfermés dans une tour d’ivoire, il n’est pas raisonnable de croire que leurs jugements sont exempts du poids de leur vécu et de leur vision sociétale.

Cette affaire pose une question essentielle :

Un certain nombre de milliards ont été engloutis dans le Crédit Lyonnais, au profit de personne. Une infime minorité de cette somme est donc rendue à Tapie, aussitôt il remet cette somme dans l’économie réelle, elle va vivre et peut-être prospérer, même et y compris à travers son imbécile bateau.

Le conflit réel est là.

La foule s’excite, elle acclame ceux qui œuvrent pour déposséder l’entrepreneur Tapie.

Quand bien même la preuve serait rapportée que Le Crédit Lyonnais l’aurait effectivement volé, il ne faut pas lui rendre son dû.

Cet argent a été volé au profit du bien public, puisque volé par l’Etat, il n’a pas à être rendu à un particulier. D’autant plus si celui-ci saute de joie à l’idée de récupérer son bien. C’est la pensée commune.

Nous ne sommes pas loin du fond.

Que dire des acteurs de l’arbitrage. Nous a-t-on démontré qu’ils ont agi en scélérats? Ce ne sont pas des voyous. Il n’est pas impossible, il est même objectivement probable, qu’ils aient considéré, en leur âme et conscience, que Tapie avait été volé. Comment peut-on ainsi ruiner leur réputation ? Les trainer dans la boue, sans nous apporter la démonstration que leur arbitrage a été injuste ?

Puisque, quand même, la question posée est bien de savoir si la sentence arbitrale a été juste ou non.

L’avenir

Il est terriblement bouché. L’Etat, où ce qui en fait office, va se porter partie civile. Parfait. Une procédure va donc être engagée en annulation de la sentence arbitrale. Cette procédure ne portera que sur la forme de cette sentence, sur la personnalité des arbitres, non sur le fond de l’arbitrage. En admettant que l’arbitrage soit cassé, la justice va alors inévitablement devoir reprendre le dossier.

Les magistrats qui vont l’instruire seront-ils indépendants ?

Peut-on imaginer qu’ils pourraient, calculs faits, allouer à Tapie la même somme que celle de l’arbitrage, voir plus ? Non, évidemment.

Donc, ils ne seront pas plus libres que les arbitres, voir beaucoup moins.

Mais leur dépendance sera au service de la haine de l’entrepreneur et des sommes dont il doit disposer pour s’engager dans l’économie.

Cette affaire Tapie est donc fondamentale pour les socialistes, pour ceux qui prônent l’économie d’Etat contre l’économie libérale.

C’est le souhait d’en découdre sur le sujet, coûte que coûte, qui ne permet pas à Médiapart, nos impressionnants journalistes d’investigation bien de chez nous, de mettre à notre disposition les deux documents, mandat et plus-value, qui nous permettraient de savoir si Tapie est un volé ou un voleur.

Un entrepreneur, volubile et m’as-tu-vu, la tête sur le billot, quoi de mieux pour distraire les foules de la gabegie de l’Etat socialiste, de son échec économique qui nous entraine tous vers la misère.

Pauvre Tapie, il boira le calice jusqu’à la lie, qu’il ait tort ou qu’il ait raison.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Activisme et libéralisme

Il est des concepts plus faciles d’accès par la réflexion que par les actes.

Prenons “l’amour de son prochain”.

Pas de problème pour souscrire à cette idée, dans son jardin, au soleil, avec un bon bouquin et un frigidaire bien rempli.

C’est beaucoup plus compliqué à une heure de pointe, dans le métro, sur la ligne  13 Montrouge-Saint Denis, quand il commence à faire vraiment chaud.

Pour le libéralisme c’est pareil.

Mais, d’un autre côté, il n’est pas cohérant de réclamer le libéralisme à cor et à cri tout en ne s’engageant nullement par les actes.

C’est pourquoi, comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, j’ai accepté des responsabilités nationales dans le bureau de l’association “Contre-Attaque”.

J’y défendrai notamment la lutte nécessaire contre la zone de non droit que sont les contrôles fiscaux.

La présentation publique de cette association aura lieu le 18 Juin à Paris, si vous êtes disponible, n’hésitez pas à venir.

Voici la vidéo de présentation: 
link

Vous remarquerez le logo de l’association et notamment la présence de l’illusion de Müller-Lyer :

Capture-2

Il s’agit d’un signe fort, essentiel. La devise de Contre-Attaque pourrait être : “Contre-Attaque traque l’illusion”.

N’est-ce pas le questionnement essentiel du libéral à chaque instant de sa vie, de ses actions: “Ne sommes-nous pas victime d’une illusion ?”

Cette association me plait, j’espère qu’un long chemin lui sera accordé et qu’elle saura gérer l’action pour ne pas sortir des limites du libéralisme, qu’elle participera efficacement à apporter au libéralisme la place qu’il mérite dans notre société.

Bien cordialement. H. Dumas

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Les anges de l’enfer

La commission des lois de l’assemblée nationale a adopté le principe des “lanceurs d’alerte”. Ainsi sont désignés ceux qui dénonceront leur patron au fisc.

La sémantique des socialistes fait froid dans le dos. La dernière fois qu’un Etat s’est ainsi compromis dans un langage dissimulant la vérité, ce fut très grave.

Alors soyons clairs, ces “lanceurs d’alerte” quand j’étais enfant, à l’école primaire, on les appelait des “cafards”, plus tard adultes nous les avons appelés des “délateurs”.

Dans la terminologie socialiste nationale se sera donc les “lanceurs d’alerte”.

Qu’en est-il ?

Il s’agit de protéger tout employé ou fonctionnaire qui dénoncera fiscalement son patron ou son supérieur, il conservera sa place, il ne pourra plus être licencié.

Nous sommes au sommet de la bêtise. Enfin si l’on veut, puisque la bêtise étant sans limite elle n’a pas de sommet, mais bon.

C’est franchement indigne d’introduire la délation dans le monde du travail. Je croyais ce genre d’expérience réservée à Pol Pot et au Khmers rouges. J’étais naïf, les socialistes nationaux qui nous gouvernent sont beaucoup plus doctrinaires que je ne l’imaginais.

Il s’agit d’une terrible stupidité qui aura de graves conséquences.

Premièrement

Le monde de l’entreprise est un monde difficile où les enjeux créent des rapports souvent tendus. Aucune entreprise ne peut se développer sans ce que l’on appelle “l’affectio societatis”, c’est-à-dire, entre le patron et les salariés, un partage intellectuel du projet d’entreprise et des moyens pour y parvenir. Il n’est pas rare que des divergences apparaissent entre les dirigeants et les salariés, au point que la séparation est alors la seule solution.

C’est dire que, dans ce cas, donner aux salariés la possibilité de l’arme de la délation fiscale revient à lui donner un fusil pour tuer son patron.

 Il faut ne jamais avoir travaillé dans une entreprise pour ne pas comprendre cela. Effectivement, les “délations” vont affluer. Ce sera mécanique, puisqu’elles permettront de conserver de force son emploi.

Deuxièmement

La loi fiscale n’existe pas, il s’agit d’un marigot de textes qui disent tout et son contraire. S’ils n’y suffisent pas les Tribunaux Administratifs sont là pour bâcler une jurisprudence couvrant toutes les exactions fiscales des contrôleurs, je peux en témoigner.

C’est ainsi que tout contrôleur fiscal qui pénètre dans n’importe quelle entreprise peut en ressortir avec un motif pénal de redressement.

C’est le pompon, la queue du Mickey, pour ceux qui haïssent les patrons et les entreprises. Ils vont pouvoir s’en donner à cœur joie. Comme il s’agit de la haine à la mode… ça va le faire.

Franchement, avec ça, s’il reste encore un patron en France dans cinq ans, je veux bien me faire Curé.

Mais je pense que c’est en réalité le vrai but que dissimule la terminologie socialiste nationale : l’éradication du patronat. C’est ça le plan de Hollande.

Il y a longtemps que j’ai pris conscience des similitudes entre Bercy et la Stasi. Ici nous faisons un pas de plus vers l’imitation totale. Je n’ai donc aucun espoir de gagner mes différents procès, mais ce qui me fait le plus de peine c’est que mes enfants et mes petits-enfants vont devoir vivre dans cet enfer que l’on nous prépare à grands coups de mots adoucis qui cachent des horreurs.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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L’Etat n’est pas seulement un prédateur obèse…

L’Etat n’est pas seulement un prédateur obèse, c’est aussi un voleur en bande organisée. Ce type d’assertion peut lasser tant il est répété en boucle par une partie de la population, convaincue mais isolée ou, du moins, actuellement minoritaire.

La prise de conscience, par tous, que l’Etat est un voleur en bande organisée est essentielle si l’on veut sortir du marasme actuel dû en grande partie au fait que la majorité des français pensent que l’Etat est “au-dessus de tout soupçon”.

Cette croyance, largement répandue, fait paraître ceux qui se révoltent comme inconséquents et ceux qui naïvement croient en l’Etat comme raisonnables.

Cette relativité dans l’appréciation peut être rapprochée de “l’illusion de mouvement” qui nous fait croire que notre train démarre, alors que c’est celui de la voie voisine qui s’en va, pendant que le nôtre est toujours à l’arrêt. Nos sens sont trompés par l’apparence, notre cerveau interprète l’action réelle de façon erronée.

Ainsi, un vol qualifié de l’Etat peut apparaître comme une demande légitime de contribution, alors que celui qui tente de se protéger de ce vol apparaît comme un tricheur, c’est une illusion.

Je vis cette situation depuis des années, je suis loin d’être un cas isolé. Plus la pression fiscale se fait importante, plus ce genre d’illusion est courant, au point de menacer la cohésion sociale.

Il est donc nécessaire, inlassablement, de rapporter la preuve de ces rapines en bande organisée, d’en démontrer le fonctionnement, de dénoncer tous les participants.

Le vol de la TVA

C’est pour l’Etat le plus facile à mettre en œuvre. C’est donc le plus courant, avec aussi la réévaluation des stocks et la critique de l’acte de gestion. Sur ces points l’Etat n’a pas à vérifier les comptes, il n’a qu’à interpréter la règle, ce qui ne lui pose aucun problème d’ordre moral. L’Etat n’est pas moral, d’ailleurs il ne le prétend pas.

Un cas précis, avéré

Je me suis installé comme entrepreneur en 1965. Depuis cette date, soit depuis 48 ans, je déclare et paie la TVA sur mes recettes. Je déduis la TVA déductible. Fin 2012, j’avais un crédit de TVA de 20.000€.

Depuis toujours, je ne sollicite pas le remboursement systématique de ces crédits de TVA. Ayant confiance en l’Etat, j’attends soit que ces sommes puissent s’imputer sur des TVA que je devrai, soit que ces sommes soient significatives pour ne pas importuner les services fiscaux tous les mois par des demandes de remboursement. Pauvre con que je suis.

Début Janvier 2013, je demande donc aux services fiscaux le remboursement de mes 20.000€ de TVA. La somme est importante et je n’ai pas de TVA à payer prochainement me permettant de déduire ces 20.000€.

Contre toute attente ce remboursement m’est refusé : link Incroyable non ?

L’argument serait que je ne déclare pas de chiffre d’affaires.

Cela demande explication.

La TVA est un impôt indirect qui taxe les biens et les services et non les personnes. Créé en 1954 par Monsieur Maurice Lauré, Directeur Adjoint de la Direction Générale des Impôts, il a été construit pour n’être prélevé que sur les valeurs ajoutées à chaque stade de la conception de ces biens et de ces services.

Cet impôt a été adopté par une grande partie des nations du monde parce qu’il est juste.Notamment parce qu’il évite, du fait de la récupération des TVA en amont de chaque intervention sur les biens et les services, les doubles impositions ou “cascades”.

La TVA est liée à l’activité déclarée de l’entreprise. Dans mon cas, il y a 48 ans que mon entreprise est soumise à la TVA.

Précision des services fiscaux sur le site gouvernemental dédié :

            “Quel que soit son régime d’imposition, une entreprise assujettie à la TVA peut obtenir, à sa demande, le remboursement du crédit de TVA dont elle dispose.

La demande de remboursement peut même être effectuée par une entreprise qui débute son activité et qui n’a pas encore réalisé de ventes ou prestations soumises à la TVA : dans ce cas, la demande de remboursement peut  porter sur l’ensemble de la TVA déductible sur les frais engagés pour le lancement de son activité.”

Deux remarques s’imposent :

-1°- La note du gouvernement ne lie pas le remboursement de la TVA à la réalisation d’un chiffre d’affaires, mais à l’assujettissement de l’entreprise à la TVA. Mon entreprise est assujettie à la TVA depuis 48 ans.

-2°- Ceux qui suivent mon blog savent que depuis plusieurs années les services fiscaux bloquent tous mes stocks et paralysent mes activités pour des sommes indues. Ce sont ces gens, qui m’empêchent de travailler, qui mettent en avant cette situation qu’ils provoquent pour me voler 20.000€ de TVA récupérable. Car, entendons-nous bien, cette TVA est récupérable parce que je l’ai payée, elle est à moi. Certes je l’ai laissée en crédit dans les caisses de l’Etat, mais elle est à moi, en la conservant l’Etat me vole. L’Etat tente ainsi de profiter de ses propres turpitudes.

Que va-t-il se passer ?

J’ai écrit au conciliateur : link

Il ne va pas me répondre, ou, probablement navré, il va me dire qu’il ne peut rien faire. Que ces 20.000€ sont perdus pour moi.

Je vais engager une action au Tribunal Administratif, je vais perdre. Des magistrats, épuisés à ne rien faire, vont entériner ce vol.

Ce sera donc bien une bande organisée qui va perpétrer ce vol de 20.000€.

La preuve sera rapportée que l’Etat est un voleur en bande organisée.

Où est l’erreur ?

Je ne pense pas que les agents du fisc reçoivent l’ordre de voler, pas encore. Je crois que tout cela n’est qu’un processus de pensée falsifié qui va au bout de sa logique.

Au bout de cette logique il ne reste plus que le vol. Un vol que justifieraient l’égalité, la fraternité et bien sûr la liberté… de voler, liberté chérit par l’Etat.

Le cœur de ce chancre mou, du virus qui répand la prédation, se trouve à Bercy. Cette prédation n’est pas explicite, mais elle se déduit et se justifie, pour les agents de terrain, des déclarations fracassantes des grands patrons de Bercy, de nos vertueux énarques qui sont en lévitation au-dessus de ces simples données que sont la propriété individuelle, le respect du bien de chacun, l’honnêteté quoi….

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Propagande et massacre fiscal

Comment peut-on, en 2013, être constamment soumis à la propagande, et y croire pour une grande majorité ?

Ici il n’y a pas si longtemps, ailleurs aujourd’hui, il nous est aisé de constater les dégâts irréversibles de la propagande. Cependant, rien n’y fait : elle séduit. L’intelligence fait gravement défaut, la connerie est abondante, c’est la conclusion qui s’impose.

Par exemple:

Une bagarre de gamins belliqueux, comme malheureusement il s’en produit tous les jours, ôte la vie à un jeune homme, quoi de plus triste et de plus ordinaire ? La propagande va, contre toute raison :

– doter des skinheads d’une conscience politique. Ce qui est invraisemblable de la part de ces débris, drogués, déguisés, asociaux, en perdition personnelle, loin de toute conscience y compris politique.

– oublier de remarquer que Sciences Po inclut donc des extrémistes en son sein. Comment la république peut-elle accepter de former des diplomates et hommes politiques extrémistes ? C’est une question fondamentale. Aussi lourde de conséquences que celle de trouver des extrémistes dans la magistrature. La propagande évacue ce légitime questionnement, qui pourtant permettrait de stopper la spirale de la violence et de la bêtise qui parait devoir tout emporter.

La propagande refuse de réfléchir aux vrais problèmes, pendant qu’elle agite, au titre de leurres,  de faux problèmes.

En matière fiscale.

La propagande nous abreuve d’exploits passés ou à venir concernant les résultats des contrôles fiscaux et nous beurre le nez sur les sommes ainsi recouvrées.

La réalité est bien différente.

Les 20 milliards environ récupérés à l’occasion des vérifications fiscales sont pour la plus grande part issus de l’imagination fertile des contrôleurs plus que de la fraude. Mais surtout, ils sont extraits par ce biais de la vraie économie pour rejoindre le tonneau sans fond et la fausse économie de l’Etat obèse. Cela est extrêmement grave et participe lourdement à l’appauvrissement du pays, donc de tous les français.

La propagande passe sous silence les dégâts irréversibles en terme économiques et humains de ces contrôles, alors qu’elle amplifie à loisir le vague à l’âme de nos planqués de fonctionnaires.

Pas un mot sur l’inhumanité des contrôles fiscaux. Au contraire, elle se félicite de les imaginer plus violents, plus destructeurs, plus expéditifs.

Ces entrepreneurs et leurs familles, seuls créateurs de richesses du pays, qui sont exécutés froidement à l’occasion des contrôles fiscaux, de la façon la plus irresponsable qui soit, la propagande le dissimule au plus grand nombre.

Ma conclusion

 En réalité, la propagande n’existe pas, elle n’est que la face apparente de la pensée profonde d’un peuple, le miroir de ses états d’âme.  Les allemands en 1940 étaient effectivement nazis et expansionnistes, la propagande n’était que la partie apparente de leur iceberg moral.

 

La propagande n’apparait que lorsque la connerie s’empare de tout un peuple.

J’affirme que c’est le cas de la France d’aujourd’hui. Et, la connerie, comme le disait Michel Audiard, ça n’a pas de limite.  Attendons-nous au pire.

 

Bien cordialement. Henri. Dumas

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LE DROIT D’OPINION

Ce matin, je reçois le mail ci-dessous.

Je respecte l’anonymat du correspondant, qui n’a pas répondu à ma demande d’autorisation de publication.

“Bonjour M. Dumas,

Je ne sais pas si vous connaissez Olivier Clerc, si vous avez le temps regardez son site et on peut télécharger gratuitement certains de ses livres comme Le Tigre et l’Araignée.

Je viens de lire un autre de ses livres, “La grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite”.

C’est très simple et pas prétentieux mais concret et positif.

Quand vous écrivez “je hais le fisc, cet associé déloyal”, il faut finir par croire ce que disent certains, à savoir que la haine rejoint l’amour car on ne peut pas détester quelqu’un à qui on laisse sa fortune et le travail d’une partie de sa vie.

Un vrai combat doit amener un résultat probant.

Et même si il y a au départ des armes inégales, j’affirme que les textes, la jurisprudence sont des sources où l’on peut trouver réponse pour faire valoir ses droits.

Mon père qui avait rejoint le général de Gaulle m’a souvent rappelé quand j’ai eu des moments de découragement qu’en 1940, il fallait être fou pour penser gagner contre les Allemands.

Seul celui qui renonce est vaincu.

Quant aux agents du fisc, je pense après plusieurs lectures de votre blog, qu’ils ont réussi au-delà de leurs espérances puisque vous n’arrivez pas à vous défendre. Là je peux vous dire qu’ils doivent se sentir dans la toute puissance et que ce qui est éducatif pour eux et pour tous les contribuables, c’est de les arrêter avec les armes dont ils usent et abusent.

Qui plus est, c’est un cercle vicieux car comme vous n’avez pas trouvé les bons arguments, au niveau des décisions de justice en leur faveur, ils s’en serviront contre d’autres contribuables.

Au niveau de la prise de Bercy, vous oubliez un paramètre important: Bercy n’est pas autonome mais dépend de la communauté européenne.

Pour conclure, il y a aussi un argument économique dans votre dossier fiscal, c’est que tous ces redressements accumulés vous donnent un niveau d’imposition catégorie hauts revenus. Avec ces avis d’impostion vous pourriez vous en prévaloir pour obtenir des prêts si l’on va au bout de la logique. Mais comme c’est du virtuel, on voit que ça ne tient pas.

Bonne journée et bon courage. Je ne vous recontacterai pas.”

Ce mail représente tout ce qui ne peut pas être accepté.

C’est-à-dire la méthode “démerde”, chacun pour sa peau. C’est le terrain de chasse du fisc, l’espoir pour chaque contribuable de passer entre les mailles du filet en la jouant malin, en utilisant les “failles” du système, en un mot en étant plus pervers que les pervers du fisc.

Dans un espace fiscal ou la loi, la transparence et la confiance devraient être les règles, c’est l’obscurité, la complication gratuite, le détournement des règles qui sévit de part et d’autre.

Ma réponse :

“Bonjour,

Contrairement à vous, je trouve que mon combat est très bien engagé. Le fisc va bien être obligé de passer à l’acte et de vendre mes biens.

Les jugements qu’il a obtenus sont de fausses victoires, tant ils sont ridicules de bêtise et d’incohérence.

De mon côté je vais pouvoir faire citer à comparaitre, pour vol en bande organisée, le Ministre et son Directeur des Services.

Il est évident que le fisc me vole en faisant bêtement rétention d’une TVA qui ne lui appartient pas, avec des motifs ridicules et qui se contredisent.

Je me préfère, en ce moment, dans ma peau que dans la leur.

Tout comme, dès 1940, il valait mieux être avec De Gaulle qu’avec Hitler.

Ceux qui se sont trompés l’ont payé cher, ainsi que ceux qui ont cru pouvoir composer.

Votre papa ne vous a pas tout expliqué de la résistance”.

Comme disait le marchand de rillettes : “Nous n’avons pas les mêmes valeurs“.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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La prise de Bercy : Un combat vital

J’ai accepté de prendre des responsabilités dans une association loi de 1901 qui s’appelle“Contre-Attaque”.

Cette association se présente comme “Patriote et Libérale”

Une association patriote

Je ne m’étendrai pas sur le sujet, chacun sait ce qu’est le patriotisme et ce n’est pas ce point qui m’a convaincu. Je suis plutôt universaliste, ma vision de l’humanité est globale.

Mais, comme cette association se définit aussi comme profondément et sincèrement antiraciste, cela me convient. Va pour un peu de patriotisme.

Une association libérale

C’est ce qui justifie mon engagement. Qu’elle est la différence entre le libéralisme et les autres types d’organisation sociale?

Elle peut se résumer en une seule phrase : le libéralisme met l’individu au centre de son système, les autres types d’organisation capitalistes ou collectivistes mettent l’individu au service de leur système.

Cette différence est fondamentale. Elle est si fondamentale que le problème pour le libéralisme est que tous les autres systèmes, en démocratie, s’efforcent de se donner, d’une façon ou d’une autre, une image libérale pour dissimuler leur volonté de soumettre.

Ce déguisement libéral de toutes les expressions politiques démocratiques est tel qu’il a fini par effacer de l’esprit du plus grand nombre la réalité du libéralisme.

Tout particulièrement et contrairement à tous les autres systèmes, le libéralisme ne souhaite pas soumettre l’économie. Celle-ci, par essence, respecte l’individu qui est le “client”, donc la base même de sa raison d’être.

Attention, le capitalisme, souvent confondu avec le libéralisme, n’est qu’une déviance de l’économie où le capital s’empare du pouvoir, notamment par le monopole, pour justement soumettre le “client”.

Le libéralisme, lui, prône la libre concurrence, ennemie intime du capitalisme.

Ce sont toutes ces fausses apparences du libéralisme, qui envahissent le discours politique en France, que se propose de dénoncer l’association “Contre-Attaque”.

Il est essentiel de dénoncer toutes les dérives dissimulées sous des discours ou des apparences libérales qui, en réalité, ne respectent pas l’individu et sont donc les marqueurs d’une organisation totalitaire en devenir, dont la composante principale est de faire, in fine, de l’individu un esclave.

La vigilance que se propose de mettre en place “Contre-Attaque” à ce sujet, ses méthodes d’alerte à destination du grand public, me conviennent.

J’ai accepté tout particulièrement d’animer la commission chargée de la fiscalité.

En effet, s’il fallait choisir un seul symbole pour démontrer le totalitarisme rampant dans notre démocratie, ce serait “Bercy” le plus représentatif.

A Bercy, pas question de respecter l’individu, ce manque de respect va au-delà de la mise en esclavage, puisqu’il va jusqu’au stade ultime précédant la dictature, voir l’anéantissement, qui est la stigmatisation le principe du “bouc émissaire”.

Nous ferons aisément la démonstration, notamment en analysant l’organisation des  contrôles fiscaux, que cette administration est un déni au respect élémentaire dû aux droits de l’homme.

Nous démontrerons que c’est ce manque de respect pour l’individu qui fait de Bercy une machine à broyer les français et à dépenser leur argent, donc leur énergie, sans limite.

Nous démontrerons que Bercy, dans son état actuel, sous toutes les tendances gouvernementales, est le siège de l’oppression, l’ennemi absolu du libéralisme, le lieu où se fomente la dictature qui nous étouffe.

Nous démontrerons que les lois fiscales sont opportunistes, qu’elles enferment les français dans une incertitude chronique, une complexité voulue, qui les rendent tous coupables, donc susceptibles d’être à tout moment dénoncés et accusés par Bercy, l’ensemble accompagné par une justice spécifique “Stalinienne”.

Nous sommes bien, avec Bercy, à l’opposé du libéralisme, de plain-pied dans l’oppression, à l’opposé du respect des individus, en route vers la négation de notre statut d’hommes libres.

Les français se lèveront bientôt pour prendre Bercy, ce sera juste.

Ce ne sera pas une armée de tricheurs, de voyous, qui va jaillir comme veut le faire croire Bercy. Ce sera une armée d’hommes responsables, qui ne nient pas la nécessité de payer l’impôt, de vivre une société juste, mais qui refusent d’être aliénés, privés de leurs droits et de leur liberté par la dictature fiscale, même si elle se déguise en “égalité et fraternité”, deux valeurs dénaturées et éradiquées de notre société par Bercy.

Ce sont toutes ces raisons qui me font espérer en “Contre-Attaque”.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Le temps et la guerre

Les conflits naissent de la conviction d’antagonistes persuadés chacun d’avoir raison, au point d’en venir aux mains.

Actuellement la France est coupée en deux, d’un côté les fonctionnaires persuadés d’être indispensables, de l’autre les travailleurs indépendants, entrepreneurs et professions libérales qui pensent que ce sont eux qui font marcher la machine.

Les fonctionnaires les regardent de haut, arguant de leur désintérêt pour les choses de l’argent, ce que réfutent les autres, les accusant au contraire de se vautrer dans la monnaie dont ils prétendent être les seuls producteurs.

Tout cela ne date pas d’aujourd’hui, ce qui n’empêche pas d’essayer d’y voir plus clair. Pour moi, le fauteur de trouble est le temps.

Le premier problème est l’élasticité du temps.

Vous avez probablement déjà observé cette chose étrange qui fait que si dans votre journée vous avez cent tâches à accomplir, elle ne sera pas plus remplie que si vous n’en avez que dix. Par un mystère que je n’ai pas la capacité d’expliquer, celui qui a peu de choses à faire se retrouve le soir débordé et épuisé par la tâche, voir démoralisé. Alors que celui qui est en surcapacité, jusqu’à un certain seuil va s’organiser, être porté par l’action et être heureux à la fin de sa journée, dont chaque seconde aura été remplie.

Cette élasticité du temps va renvoyer dos à dos nos deux intervenants. Chacun persuadé d’être aussi méritant que l’autre, ils vont s’étriper à coup de fatigue, d’engagements et de responsabilité qu’ils se jettent à la figure.

Le deuxième problème est la valeur du temps.

Une idée stupide, fortement répandue, consiste à imaginer que les revenus pourraient être divisés par le temps. Alors qu’il ne viendrait à l’idée de personne de diviser dix choux par deux carottes, tous s’accordent à diviser les revenus par le temps passé. Or ce sont deux unités que rien ne permet de multiplier ou de diviser.

Le temps ne peut pas avoir de valeur en lui-même. Ramener un salaire ou un revenu à la durée de leur captation est une erreur catastrophique. Le salaire ou le revenu ne peut que dépendre de la valeur ajoutée qu’il confère à ce à quoi il participe. Cette division inopportune du revenu par le temps est génératrice de conflits stupides, puisque sans rapport avec la réalité. Là encore nos candidats à l’affrontement se jettent à la figure le résultat de ces divisons irréalistes.

Le troisième problème est l’usage du temps

Une autre idée stupide, elle aussi largement répandue, consiste à imaginer que seul le temps inutile, perdu, apporterait d’intenses satisfactions. C’est ainsi que, de façon totalement irrationnelle, la plus grande part des gens en arrive à considérer qu’ils perdent leur temps à leur travail alors qu’ils auraient de bien plus grandes satisfactions s’ils étaient inactifs. Au boulot, ils rêvent de vacances ou de retraite. C’est un grand malheur pour eux. Ils se désespèrent de leur activité qui, quoiqu’ils fassent, va remplir leur vie en beaucoup plus grande quantité que les vacances ou la retraite (sauf pour quelques irréductibles vieillards qui finiront décharnés et acariâtres). Chacun ici s’insulte quant à sa performance en terme de vacances ou de retraite et oublie de valoriser son temps de travail.

Le quatrième problème est l’appropriation du temps

Je suis toujours surpris par cette idée que l’on pourrait être propriétaire du temps. Il y a des phrases qui me déroutent : “il a fait son temps”, “je n’ai pas de temps à perdre”, prenez votre temps”Comment peut-on imaginer une minute que ce que l’on nomme le temps, ce glissement perpétuel de la vie vers le néant, pourrait être notre propriété?

Nous ne sommes pas intégrés au temps, il est extérieur à nous, il s’impose à nous, sans que nous ayons aucun droit sur lui. Certains pensent même qu’il n’existe pas, qu’il n’est qu’une vue de l’esprit, j’ai assez tendance à le croire.

Conclusion

Tout ça pour vous dire que les motifs sont nombreux d’errer dans la relativité du temps et de s’y trouver des excuses pour se crêper le chignon en se donnant facilement bonne conscience. Les socialistes aiment le temps, passionnément, “l’air du temps” fauteur de guerre.

Alors que les chiffres de l’économie, eux, sont irréfutables. Avec eux il n’est pas possible de croire que l’on a été actif si l’on a rien rapporté, que l’on a travaillé si l’on a rien foutu, que l’on serait mieux au chômage qu’au boulot, que le temps nous appartient gratuitement.

C’est sans doute pour cela que nos amis fonctionnaires et socialistes n’aiment pas l’économie, elle ne permet pas le conflit qu’ils adorent, elle ne permet que la compétition qu’ils détestent.

Dans la compétition économique le vainqueur est le meilleur, à la guerre ce n’est que le plus fort qui gagne.

Bien cordialement. H. Dumas

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Le syndrome du “C’est moi qui”

Objectivement, je ne me connais pas une grande compétence en économie. Cependant l’économie a été toute ma vie, je suis un entrepreneur qui a beaucoup entrepris, j’ai donc, tel M. Jourdain, fait de l’économie sans le savoir. Je suis un acteur économique qui s’ignorait.

J’ai quelque part l’idée que la monnaie n’est pas le moteur de l’économie, qu’elle n’est qu’un outil. Evidemment, nous pensons tous que, puisque transactions et services ont pris la monnaie comme marqueur d’échange, il faut que ce marqueur soit fiable. Rien n’est moins sûr. La présence de l’argent dans les transactions est momentanée, finalement il ne reste rien de lui une fois l’échange réalisé.

C’est sans doute pour cela que le monde vit, sans trop de problème, au rythme de la fausse monnaie depuis 1976, date de la déconnexion entre l’or et le dollar, entre les garanties et le papier. Alors, un peu plus ou un peu moins de fausse monnaie, qu’importe. Et d’ailleurs, en quoi l’or serait-il plus fiable que le papier, s’agissant d’une convention ? L’or n’est pas de la monnaie, c’est un joli métal.

Je crois que le problème n’est pas la monnaie, qu’il ne peut pas être la monnaie, simple outil momentané.

Le véritable problème est le crédit, c’est à dire l’accès inconsidéré à l’outil “monnaie”.  Nul ne peut, sans risque, utiliser un outil dont il ne connait pas parfaitement le fonctionnement.

Effectivement il me parait raisonnable de penser que la distribution massive de l’outil économique “monnaie” entre les mains de personnes qui n’en perçoivent pas les conditions d’usage (qui n’est pas la consommation), est dangereuse et nous mène dans le mur.

Une fois dans le mur, que va-t-il se passer ?

Nous allons être engloutis par le syndrome du “C’est moi qui” ou plus politiquement“C’est grâce à moi que”.

Autant dans une économie riche et en pleine expansion, les puériles revendications des politiques quant à cette richesse sont de peu d’importance, font sourire. Leurs mensonges à ce sujet sont absorbés par la facilité que donne la richesse.

Mais dans une période de difficultés, ces revendications poussent à la désintégration, à l’émiettement des efforts qu’il faudrait entreprendre pour sortir des difficultés.

C’est ce syndrome qui met à terre des pays comme la Lybie, la Tunisie.

Chacun de ces champions du “c’est grâce à moi que” est prêt, avec ses troupes, à égorger le voisin pour imposer sa solution.

Alors que l’économie ignore complètement ce genre de prétention, elle n’accorde pas ses faveurs au prétentieux, mais aux efficaces.

L’économie est le régulateur de l’humanité, bonne fille elle pardonne beaucoup, mais toujours elle finit par s’imposer.

Les économistes ont sur l’économie le même pouvoir que les météorologistes sur le temps, c’est-à-dire le droit de demander pardon pour leurs erreurs de prévision.

La question est la suivante :

Notre société acceptera-t-elle de travailler pour rembourser sa dette ou va-t-elle déposer le bilan ? Le tout dans un brouillard intellectuel total entretenu par des parasites nommés ” décideurs politiques”.   

Il est possible que la réponse ne tarde pas, soyons patients, et vigilants quant au syndrome du“c’est moi qui”. Il n’y a ni vaccin ni antidote connu.

Par internet, nous pouvons cependant sonner le tocsin. Dès les premiers signes du syndrome, l’alerte générale peut en limiter la diffusion.

Alors, en cas de clash, soyez tous attentifs, ne vous laissez pas berner par le syndrome “c’est grâce à moi que”, restez lucides.

Retroussez vos manches et n’hésitez pas à remettre à leur place ceux qui ne le feront pas. Le temps des miteux et des menteurs est bientôt derrière, celui des courageux arrive.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Hannah Arendt : “Du mensonge en politique”.

Début 1971, le New York Times publie, sans autorisation, un rapport interne du Pentagone de 7.000 pages sur la guerre du Vietnam alors en cours.

En étudiant ce rapport Hannah Arendt croit comprendre les ressorts du mensonge politique moderne : “C’est cette fragilité qui fait que, jusqu’à un certain point, il est si facile et si tentant de tromper. La tromperie n’entre jamais en conflit avec la raison, car les choses auraient pu se passer effectivement de la façon dont le menteur le prétend. Le mensonge est souvent plus plausible, plus tentant pour la raison que la réalité, car le mensonge possède le grand avantage de savoir d’avance ce que le public souhaite entendre ou s’attend à entendre. Sa version a été préparée à l’intention du public, en s’attachant tout particulièrement à la crédibilité, tandis que la réalité a cette habitude déconcertante de nous mettre en présence de l’inattendu, auquel nous n’étions nullement préparés.”

Puis elle acquiert la conviction que le Pentagone avait en mains des rapports parfaitement clairs sur la réalité de la situation, des rapports intègres, faits par des gens de qualité sur le terrain, que cependant les décisions prises par la Présidence Américaine l’ont été en totale contradiction avec ce que ces rapports auraient dû inciter à faire. : “..dans cette désastreuse entreprise, presque toutes les décisions ont été prises en pleine connaissance du fait qu’elles ne pourraient probablement pas être appliquées…”

Elle en conclut que cette guerre ne correspond à aucune logique de terrain, que ce n’est qu’une question d’image : “Faire de la présentation d’une certaine image la base de toute une politique – chercher, non pas la conquête du monde, mais à l’emporter dans une bataille dont l’enjeu est “l’esprit des gens”- “  Nous sommes ici à l’endroit où la démocratie montre ses limites.

Puis elle remarque ceci : “Ce qui surprend, c’est l’ardeur avec laquelle des douzaines d'”intellectuels” apportèrent leur soutient enthousiaste à cette entreprise axée sur l’imaginaire, peut-être parce qu’ils étaient fascinés par l’ampleur des exercices intellectuels qu’elle paraissait exiger.”

Cette guerre du Vietnam, qui n’a rien apporté à personne, qui n’a pas eu d’influence sur l’équilibre du monde, ce que ne pouvaient ignorer les Présidents Américains qui se sont succédés, a fait : trois millions de morts !!!

Il y a une vraie similitude politique entre ces errements et notre guerre économique actuelle.

Il est certain que beaucoup d’économistes, y compris dans les cercles proches du pouvoir, savent parfaitement que notre situation économique ne peut pas perdurer. Ils savent qu’aucun miracle n’est à attendre, et pourtant ils continuent à mentir effrontément à leur population, à l’aide d’artifices intellectuels probablement fascinants pour eux.

Le fait que, contrairement aux années 1970, aujourd’hui “Internet” rende ces mensonges éphémères ne change rien.

Cette fragilité liée au temps s’applique à leurs mensonges, mais elle s’applique aussi à la vérité, donc match nul.

Car, si “Internet” permet de découvrir rapidement la vérité, de la faire circuler, il est incapable de structurer la société. La vérité n’est pas capable seule d’organiser la société, quand bien même le mensonge serait capable lui, seul, de la détruire.

C’est pourquoi les tenants d’une organisation forte et rigide se moquent d'”Internet”, de la vérité, ils savent que c’est la force et la hiérarchie qui musclent le squelette social, qu’elles s’imposent au droit.

Il n’y a donc aucune autre sortie que celle qui consiste à réfléchir à une évolution de la démocratie permettant d’éradiquer le mensonge qui l’empoisonne.

Ceux qui prônent la démocratie directe, c’est-à-dire l’usage du référendum à l’initiative des élus ou des électeurs, ont probablement raison.

Mais, de mon point de vue, ils se trompent sur la méthodologie.

Ils veulent en faire un débat national, c’est irréaliste.

Il faut commencer par ce qui est accessible, par la dimension locale. Bien des maires, bien des électeurs de villes, voire de villages, ont aujourd’hui des problématiques qu’ils aimeraient faire trancher par un référendum.

C’est cela qu’il faut autoriser le plus tôt possible, la dimension nationale de ce type de démocratie suivra inévitablement, lorsque chacun aura compris sa force et son réalisme.

Bien cordialement. H. Dumas

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Le droit de rêver

L’intégralité de la dépêche de l’AFP de ce jour:

“L’ancien chef de l’administration fiscale américaine, en poste lorsque des employés ont indûment ciblé des groupes politiques conservateurs, s’est dit “consterné” mardi, affirmant ne pas avoir été impliqué dans cette affaire qui ébranle l’administration Obama.

Lors d’une audition au Sénat américain, Douglas Shulman, ancien dirigeant de l’Internal Revenue Service (IRS), a reconnu que le comportement des agents de son administration avait été “inexcusable”, quatre jours après que la Chambre des représentants eut entendu son successeur par intérim, Steven Miller, limogé la semaine dernière.

“J’ai été consterné et attristé de lire les conclusions de (l’enquête interne de) l’inspecteur général”, a expliqué M. Shulman, qui avait été nommé à son poste par l’ancien président républicain George W. Bush et l’a quitté en novembre 2012.

“Les actes mis en évidence dans ce report ont suscité, de façon justifiée, des questions sur la justesse de l’approche” de l’IRS, a-t-il reconnu en allusion au ciblage de groupes dont les noms comportaient les mots “patriote” ou “Tea Party”, la mouvance d’ultra-droite adversaire jurée de l’administration du président démocrate Barack Obama.

Mais M. Shulman a aussi dit qu’en juin 2011, date à laquelle ces opérations ont cessé, “je n’étais pas au courant” de l’affaire.

Cette réponse a provoqué l’ire du chef de la commission des Finances du Sénat, le démocrate Max Baucus. “L’IRS a renoncé au discernement et perdu la confiance” des Américains, a-t-il lancé, tandis que son collègue républicain Orrin Hatch a promis: “d’une façon ou d’une autre, nous allons apprendre ce qui s’est passé”.

Lundi, la Maison Blanche a révélé que l’équipe rapprochée de Barack Obama était au courant fin avril du fait qu’une enquête avait été ouverte sur les agissements de fonctionnaires du fisc, mais que le président lui-même ne l’avait su que plus tard.

Jeudi dernier, M. Obama avait assuré qu’il ne savait rien de ces agissements avant que l’affaire ne soit révélée dans la presse.

Le fisc avait reconnu le 10 mai que des dizaines de groupes conservateurs réclamant un statut fiscal spécial avaient été sélectionnés pour un examen approfondi, alors que les groupes de gauche, beaucoup moins nombreux, ne semblent pas avoir fait l’objet du même ciblage.”

Quand j’étais jeune circulait la blague suivante :

“Le fils dit à son père : – Papa, c’est loin l’Amérique ?

Le père lui répond : – tais-toi et nages.”

C’est un peu l’émotion qui m’étreint quand je lis cette dépêche de l’AFP.

Oui, le fisc est un outil de coercition laissé à la discrétion de ceux qui possèdent le pouvoir, j’en ai subi de plein fouet la réalité.

Mais, c’est loin l’Amérique.

Moi, chaque fois que j’ai saisi un tribunal en démontrant les incohérences de mes contrôles fiscaux qui ne pouvaient s’expliquer que par un usage indu de l’outil fiscal : j’ai été lourdement condamné. CQFD

Il parait que vingt ans plus tard, nous nous alignons sur l’Amérique, ce serait une règle immuable.

C’est bien ce que je dis, c’est loin l’Amérique.

Bien cordialement. H. Dumas

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Ces pillards qui nous gouvernent

Une histoire vraie pour imager mon propos.

Mon domicile principal est à Sète, ville portuaire du Languedoc-Roussillon. J’y ai passé mon enfance. J’ai connu ce port actif avant l’indépendance algérienne, puis en léthargie après. C’est la pêche alors, entrainée par l’énergie des pêcheurs “pieds noirs”, qui devint l’activité dominante, le golfe du Lion étant à cette époque particulièrement poissonneux. Ensuite vint le tourisme en Languedoc-Roussillon, avec la mission Racine et les stations nouvelles. Mais Sète passa à côté de cette industrie touristique, pour des raisons politiques (volonté du parti communiste alors aux manettes) mais aussi physiques du fait de la présence en cœur de ville d’une pêche industrielle particulièrement polluante.

Je m’en suis largement expliqué, je considère que nous devons tous penser à nous-mêmes en tant qu’individus, mais aussi nécessairement au groupe en tant que membres du groupe, c’est notre destin d’homme.

Ainsi au début des années 1980, réfléchissant en tant que membre de la collectivité Sétoise, avec un confrère architecte (Jean-Robert Mazaud) dont l’apport fut déterminant, nous avons proposé un projet de tourisme ambitieux que nous avions nommé “Atolis”. Ce projet était terrestre. Il se heurta immédiatement au rejet constructif de l’époque, baptisé “refus de la bétonisation”, qui perdure.

Dès 1984, j’en concluais que, ne pouvant bâtir directement sur terre un outil touristique, la ville devait s’engager dans l’industrie touristique à travers ses plans d’eau portuaires, largement en déshérences.  J’établissais alors un plan qui fut taillé en pièce par les pêcheurs, actifs, riches et jaloux de leurs privilèges sur les plans d’eau. Ils n’envisageaient pas, à cette époque, que leur activité puisse s’étioler et dépérir par la baisse de la ressource.

C’est ainsi que Sète, contrairement à une ville comme La Rochelle, rata à cette époque sa transition entre l’industrie maritime de pêche, de transport et le développement de l’industrie touristique.

Plus récemment, en 2007, lors du transfert du port de l’Etat vers La Région Languedoc-Roussillon, je trouvais en Yves Marchand, ancien maire de Sète, un partenaire pour défendre mes projets d’organisation du port. Lui militait pour que le port soit transféré à la ville de Sète et non à La Région (il avait raison).

Enfin, en 2010, je présentais plus précisément un projet de port de plaisance visant à engager la ville vers l’industrie touristique indispensable pour son avenir, et, tout récemment, je lui ajoutais l’idée d’une mise en zone piétonne de l’espace clef de ce développement : link

Vous vous demandez probablement quel rapport il y a entre cette histoire et le pillage de nos gouvernants. Nous y venons.

Décidé à tenter de reconquérir la ville qu’il a perdue dans les années 1990, Yves Marchand se représente aux élections municipales de 2014. Il décide de m’associer et d’associer ma vision du port à sa campagne. Je ne m’y oppose pas, jusqu’à qu’il me fasse savoir qu’il veut bien mes projets, mais pas de moi comme responsable de leur mise en œuvre s’il est élu…

En clair, il s’approprie ma propriété intellectuelle. Je lui fais savoir, très formellement, que je ne lui reconnais pas ce droit. Il passe outre et annonce publiquement son projet pour la ville, qui est le mien, lors d’une réunion publique, le 17 Mai.

Vous vous demandez toujours ce que vient faire cette affaire, d’une part dans ce blog, d’autre part dans le thème général du pillage par les élus. Et bien figurez-vous que ce garçon est un élu plutôt honnête, que pourtant il considère que sa “mission” lui autorise tout, y compris le droit de piquer les idées des autres. C’est ça l’incroyable, l’inacceptable, pourtant si courant partout et tous les jours dans ce beau pays. Les créateurs, les entrepreneurs, leurs idées ne sont pas respectés par les politiques, même par ceux qui ne sont pas foncièrement malhonnêtes.

 

Précisions

D’abord pas d’erreur d’interprétation. Il n’y a pas d’argent en jeu. Le projet que je porte est le projet d’un citoyen mis bénévolement au service de la collectivité. C’est dans ce cadre de bénévolat et exclusivement dans ce cadre que je souhaite porter à son terme ce projet que je crois essentiel. Rajoutons que les choses n’auraient pas été différentes s’il s’était s’agit d’un projet rémunérateur.

Explication

Nos politiques, carriéristes, pensent que, pour être élu ou rester élu, il faut avoir des idées. Face à cette obligation fantasmée, quand ils n’ont pas d’idée, ils les volent. Ceci n’est pas négligeable et peut tout à fait être comparé à la nécessité qui leur apparait de dépenser notre argent pour être aimé. C’est-à-dire qu’ils imaginent leur mandat comme une espèce de fonction qui viserait à tout savoir, tout comprendre, tout maîtriser, où nous serions le troupeau dont ils seraient les bergers. Pas étonnant que nous finissions à l’abattoir. Les voilà prêts à voler à ce titre notre argent et nos idées, que nous reste-t-il ? Rien.

 

Conclusion

A une époque où la démocratie se cherche un nouveau souffle cette attitude est suicidaire. Rapporté à l’ensemble du pays elle génère le fatalisme, l’apathie, qui nous envahissent. Les élus infantilisent l’électorat. Dépossédés de tout, qui sommes nous ?

Nous avons besoin de démocratie participative, de partager avec les élus la responsabilité de notre destin, pas de faux magiciens qui nous volent pour nous épater. Les jeunes qui arrivent ont besoin d’élus qui les soutiennent dans leurs projets, qui leur donnent confiance en eux, d’élus sages et en retrait qui libèrent la créativité de ce pays. Pas de voleurs d’idées. Pas de voleurs d’énergie économique, de revenus gagnés durement, avec pour excuse une égalité bidon ou comme paravent l’intérêt collectif. Nous ne sommes pas à la charge ou en remorque de leur “supèriorité”.

Heureusement, il y a internet.

L’avenir de ces profils d’élus est compté. Demain, la démocratie directe s’imposera, le respect des biens des citoyens, matériels ou intellectuels, sera la règle, c’est incontournable.

Le pillage a besoin de l’ombre, internet c’est la lumière, parfois un peu trop crue diront certains mais toujours préférable.

Bien cordialement. H. Dumas

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Economie et politique

A l’occasion de mon billet précèdent, un lecteur m’interpelle en m’affirmant que je me trompe, que le problème que je dénonce n’est pas occidental mais exclusivement franco-français. Qu’il ne serait que la conséquence d’une bureaucratie socialo-communiste exacerbée chez nous, telle qu’a pu la montrer du doigt Sakharov dans son ouvrage “Mon pays et le monde”.

Je crois utile d’affiner ma pensée.

Economie et politique

Bien qu’il existe une tendance à l’interdépendance entre ces deux activités, elles sont en réalité très différentes et sans rapport.

L’une, l’économie, est universelle, elle existe indépendamment des hommes. Elle échappe à ceux-ci chaque fois qu’ils la violent ou la forcent. Ainsi, par exemple, les rois qui l’ont régulièrement malmenée ont disparu, alors qu’elle est toujours là.

L’autre, la politique, est strictement humaine. Il s’agit d’une caractéristique spécifique de l’homme, liée à sa condition d’animal grégaire.

L’économie occidentale

Nul ne peut nier ses difficultés globales. Même si la situation politique n’est pas partout la même en occident, les difficultés rencontrées par l’économie sont globalement les mêmes : un endettement excessif, accompagné d’un interventionnisme politique niant la réalité et fabriquant de la fausse monnaie donc une fausse situation économique.

Ailleurs dans le monde

Des organisations sociales plus rigides donnent actuellement de meilleurs résultats économiques (indépendamment des états opportunistes assis sur des gisements de pétrole dont l’avantage ne saurait perdurer dans le temps).

Cette situation m’interroge : la démocratie est-elle compatible ou non avec l’économie ?

Ce n’est pas la première fois qu’une politique totalitaire s’avère momentanément performante économiquement. Ainsi, avant de jeter l’Allemagne dans le chaos, le nazisme l’avait redressée économiquement. Mais l’économie déteste l’esclavage, l’injustice et l’outrance. La suite l’a prouvé, l’Allemagne a dû subir la ruine.

L’économie ne peut être ni la compagne légitime ni la maitresse des dictateurs.

Mon propos n’est donc pas d’appeler à plus de contraintes sociales ou politiques, à plus d’ordre, convaincu que je suis de la nécessité de liberté pour l’épanouissement de l’économie.

Ma question est plus profonde : la démocratie peut-elle être un handicap pour l’économie ? N’est-elle pas porteuse d’une démagogie qui tend inévitablement â la dépense inconsidérée et antiéconomique ?

De nombreux auteurs analysant aujourd’hui la crise des “subprimes” la font reposer uniquement sur la voracité des banquiers en oubliant la volonté politique des prêts aux impécunieux. Cette négation de l’interférence perfide de la politique dans l’économie me choque, elle est la signature de la dérive des démocraties.

La dérive démocratique

C’est le mensonge à grande échelle, lié à la déviance du bénévolat politique.

Ici ou ailleurs la recherche de notoriété ou d’avantages pécuniaires est devenue le  moteur des responsables politiques en lieu et place de l’idée de servir. L’élection est devenue un moyen de réussite sociale. Liant revenus et notoriété elle est sans doute l’objectif numéro un, en terme de réussite sociale, des têtes pensantes occidentales.

Et j’oserai affirmer que, malheureusement, plus l’élu est intelligent, plus il est dangereux, car plus il va alors faire preuve de beaucoup d’habileté pour mentir, caresser les électeurs dans le sens du poil et conserver son poste et ses privilèges.

A ce sujet la France possède le pire, une école élitique qui forme les meilleurs de sa jeunesse à ce sport du mensonge démocratique : l’ENA.

Vient se rajouter à ce constat d’ambitions personnelles le fait qu’elles contrarient la réelle représentativité de la population, ce qui est grave en démocratie. En effet, un ensemble n’est pas représenté démocratiquement si seule son élite accède au pouvoir.

C’est donc bien l’ensemble du monde occidental qui est interpellé par la difficulté à trouver un équilibre entre la politique et l’économie.

Le fait que certains pays du monde occidental sont plus agréables à vivre que d’autres, parce qu’ils n’ont pas encore basculé complètement, contrairement à nous, dans la sortie “socialo-bureaucratique” inévitable de la démagogie démocratique,  ne change rien au fait que les difficultés économiques du monde occidental découlent bien d’une interférence incestueuse de la politique dans l’économie.

Il y a des solutions, ce sont elles que nous devons rechercher, nous en reparlerons. Le débat est ouvert chez nos élites, mais aussi chez nous : les gens ordinaires.

Bien cordialement. H. Dumas

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Propagande, Pillages et Meurtres à venir

La petite histoire qui suit est vraie.

Dans les années 1970, l’Aéroclub d’une bourgade de province fit faillite. Le trou était de 150.000 € (à l’époque 1MF). Pour des raisons spécifiques je fus amené, avec un ami, à payer la facture et à prendre la présidence de cet aéroclub. Immédiatement je constatai que tous les membres du bureau de cet aéroclub ne payaient pas leurs heures de vol. Je m’en étonnai, il me fut répondu ceci : ” Nous supportons la charge et le travail de la gestion de l’aéroclub, il est légitime qu’en compensation nos heures de vol soient gratuites”.

Après avoir expliqué à tous que le bénévolat, par essence, ne peut pas donner droit à une compensation, j’ai instauré le paiement des heures de vol pour tous. En trois ans les dettes étaient remboursées, l’aéroclub remis sur pied.

L’aviation légère est très limitée dans les plaisirs qu’elle peut offrir, je ne suis pas devenu fanatique de sa pratique. Une fois l’aéroclub remis sur pied, j’ai donné ma démission.

Que croyez-vous qu’il advint ? Les anciens dirigeants reprirent le pouvoir que je laissais vacant, ils remirent en usage leur méthode de gestion, et notamment le non-paiement des heures de vol pour les membres du bureau. Ils firent faillite une nouvelle fois. Cet aéroclub n’existe plus.

Cette histoire m’a amené à réfléchir sur le sens de l’honnêteté. Ces gens que j’ai côtoyés trois ans n’étaient pas malhonnêtes au sens moral du terme. Leur désir de compensation par des heures de vol des responsabilités qu’ils prenaient leur paraissait si évident qu’ils ne faisaient pas la liaison entre les difficultés financières du club et cette organisation. L’impérieux souhait d’aviation qui les habitait leur faisait occulter l’incohérence économique de leur raisonnement. Cela jusqu’à la disparition totale de cet aéroclub !!!

De ce fait, pendant toute ma présidence, sans me le dire, ils ne furent jamais en accord avec mes décisions. Cependant, ma gestion permettait à l’aéroclub de vivre, la leur le tua.

J’en ai conclu qu’il n’y a pas d’évidence à “l’honnêteté économique”. Ceux qui ne la perçoivent pas, ne peuvent tout simplement pas la percevoir. Les transgressions à l’honnêteté économique ne sont donc pas fatalement délibérées. C’est là qu’est le nœud du problème.

Chypre, Luxembourg, Suisse, etc…

Les hommes politiques du monde occidental, tous démocrates élus, ne font pas la liaison entre l’économie de ce monde et la démagogie financière qui leur permet d’accéder à leurs postes.

Eux et leurs obligés tapent dans la caisse avec une telle constance et une telle sincérité qu’il n’existe aucune raison objective permettant d’imaginer qu’ils pourraient s’arrêter. Les plus terribles dérapages doivent donc être attendus, jusqu’à la disparition totale de notre monde occidental.

Pour moi voici le déroulement prévisible. Il prend en compte le fait que ces élus visent aujourd’hui les sommes libres de l’économie, celles qui servent de levier à l’investissement, à la marche même de toute l’économie. Ces sommes que les acteurs économiques ont tenté de mettre à l’abri de cette prédation politique, tant elles leur sont nécessaires.

D’abord la propagande

Ces sommes cachées à la cupidité des élus, sont dénoncées par eux comme des sommes issues de la “fraude fiscale” et les lieux où elles sont stockées comme des “paradis fiscaux”. La propagande ancre cette conviction dans l’esprit de la population.

Puis le pillage

La puissance politique qui inclut la loi et la force militaire ne fera qu’une bouchée des lieux de stockage. Chypre est tombée, le Luxembourg va suivre rapidement, la Suisse a peu de chance de pouvoir résister. Les choses sont entendues.

Mettons 3 à 4 ans maximum pour que ces sommes, indispensables à l’économie occidentale, soient captées et dépensées hors économie de façon démagogique par les responsables politiques occidentaux.

Et enfin le meurtre

Une fois ces sommes dépensées, c’est la misère qui s’abattra sur tous. L’économie occidentale sera à genou. Sous l’effet de la propagande, la captation de ces sommes qui sont le socle de l’économie pourra paraître juste. Ensuite, tout naturellement, les drogués de la subvention que sont devenus les élus et leurs obligés franchiront le pas vers le vol d’Etat institutionnalisé. Ce vol légitimera le meurtre et le pillage de celui qui, vu par eux, possède illégitimement ces fonds indispensables à l’économie, maintenant prétendument nécessaires à tous.

Ce jour là

Sachez-le, ceux qui prennent aujourd’hui position, dans le cadre de la liberté d’expression, contre cette propagande et ce pillage en cours seront recherchés et détruits, car porteurs d’une vérité que les élus et ceux qu’ils trompent ne voudront pas affronter.

Personnellement j’en suis conscient et mon âge fait que cette perspective ne me panique pas, mais je conseille aux jeunes de faire bien attention à ce qu’ils disent ou ont envie de dire sur ce sujet. Sous peu, il sera mortel.

Merci de faire passer ce billet, il pourra peut-être épargner le pire à ceux qui le comprendront.

Bien cordialement. H. Dumas

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Suis-je un esclave ?

Je ne me serais pas posé la question sans tout le tintouin actuel autour de l’esclavage. J’avais l’impression diffuse que cette période révolue faisait partie de ces espaces de société dont on a entendu parler mais dont les émotions ne nous sont plus accessibles.

Puis les commentateurs, toujours prolixes, m’ont fait comprendre que l’esclavage existerait encore, mais sous des formes plus “civilisées”. Comme le reste en quelque sorte. Comme toute notre civilisation qui ne paraît être capable que d’atténuer physiquement les souffrances, sans en changer l’intensité perçue émotionnellement par chacun de nous.

Par exemple, le monde ouvrier ne serait pas loin d’être à considérer comme composé de modernes esclaves… surtout chez nos concurrents.

Ma curiosité aiguisée, je suis allé voir sur Wikipédia. C’est fou la culture au rabais, accessible à tous, dont moi. C’est bien pratique. Ça ne vaut sans doute pas une thèse à La Sorbonne, on court le risque d’une mauvaise interprétation, mais quand même…

Wikipédia dit ceci : “L’esclavage est l’état ou condition d’un individu sur lequel s’exercent les attributs du droit de propriété ou certains d’entre eux”

Ou encore : “Voici une définition du travail forcé que l’on peut rapprocher de celle de l’esclavage : le terme travail forcé ou obligatoire désignera tout travail ou service exigé d’un individu sous la menace d’une peine quelconque et pour lequel le dit individu ne s’est pas offert de plein gré”

Et encore : On désigne une société dont les esclaves occupent une fonction indispensable à son fonctionnement global sous les termes de  société esclavagiste”

Et enfin : Par glissement sémantique, certaines situations sont assimilées à de l’esclavage moderne : le proxénétisme, le travail forcé.”

Alors là, les bras m’en tombent.

Il est clair que Bercy exerce sur moi des attributs du droit de propriété en s’appropriant la plus grande part de mes revenus.

Il n’est pas douteux que Bercy me menace et m’oblige à travailler pour pouvoir exercer sur mes revenus ce droit de propriété qu’il appelle l’impôt, qui permet à d’autres, qui ont pris moins de risques que moi et qui ont nettement moins travaillé, d’en profiter. Tout cela sans mon consentement.

Il est tout à fait certain que j’occupe une place indispensable au fonctionnement global de notre société, que donc celle-ci peut être qualifiée “d’esclavagiste”.

En résumé, par glissement sémantique, je crois bien que je suis un esclave.

C’est donc cela, ce malaise qui m’étreint, cette tristesse qui s’empare constamment de mon humeur, cette désespérance que j’affronte jour après jour.

C’est donc cela, ce regard des autres qui me cloue au pilori, cette justice qui m’ignore et se contente de me renvoyer à ma misère, sans un regard pour les injustices que je subis et que pourtant je lui démontre.

C’est donc cela, la crainte constante qui s’est emparée de moi, cette peur d’être espionné et calomnié par mon banquier, mon comptable, mon notaire.

C’est donc cela, mon exclusion sociale, la condescendance avec laquelle me regardent les fonctionnaires que je suis obligé de solliciter pour un oui ou pour un non.

C’est donc cela, le sourire narquois avec lequel me considèrent les politiques ou autres tenants du pouvoir.

C’est donc cela, l’attitude des agents des impôts qui me prennent pour une merde, rien de plus.

Tous en réalité me voient comme je suis : un esclave.

La journée de commémoration de l’esclavage ne sera pas perdue pour tout le monde, elle m’aura permis de me situer.

Le fait que je ne sois pas le seul dans mon cas ne me console en aucune manière. D’une part parce que je ne suis pas certain que les autres aient conscience de leur condition, d’autre part parce qu’aucune révolte d’esclaves n’a jamais abouti.

Ainsi je ne peux même pas rêver à un grand mouvement des “Esclaves”, semblable à celui des “Pigeons”, qui regrouperait tous ceux qui sont des esclaves au service de Bercy, que je rêve, tous les 14 Juillet, de raser jusqu’à la dernière pierre.

Bien cordialement. H. Dumas

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La phrase la plus con du monde

Je ne suis pas un philosophe, je n’en n’ai pas les compétences. Je ne suis pas un intellectuel, j’en appréhende mal la définition. Je suis peut-être un penseur libre. Toute la journée je pense, avec plus ou moins de bonheur. Il m’arrive de penser à des choses amusantes, légères, à d’autres graves et tristes.

Mais, ce qui m’arrive le plus souvent c’est d’être étonné. En réalité, je suis un perpétuel étonné. Je n’en reviens pas de tout ce que j’observe, de tout ce que je constate.

Au fil de mes pensées, j’ai acquis la conviction que je suis un peu con. Pour tout vous dire, je crois que j’ai de la chance d’avoir conscience de ma connerie. Autour de moi, j’en vois beaucoup à qui il manque cette lucidité, d’où mon étonnement.

Par exemple, quand je vois Copé lancer le “printemps des cons”, je me dis que très peu de gens vont se sentir concernés. A qui pense-t-il ? A lui ou aux autres ? Peut-être à ceux que d’autres traitent de cons, mais qui eux s’estiment très intelligents.

Parce que, quand on est con, entre nous, ce n’est pas le printemps, ce serait plutôt l’hiver, éventuellement l’automne et on a rarement envie de défiler à ce titre.

Bon alors, cette phrase… ça vient ?

Un peu de patience, accordez-moi le fait qu’il fallait d’abord que j’essaie de vous définir ma sensibilité à la connerie et le fait que je me sens complètement impliqué et pas du tout au-dessus ou ailleurs.

Alors la phrase la plus con du monde est pour moi la suivante : “Comment imaginer une croissance infinie dans un monde fini”.

Il pourrait s’agir d’une banalité, mais il se trouve que tous les “antitout” en font la preuve que l’économie ne pourrait pas être un moteur, une fin en soi, une nécessité, car, vue par eux, elle ne pourrait qu’aboutir à une croissance infinie, donc destructrice. C’est cet usage, que beaucoup en font, qui m’amène à penser que cette phrase est la plus con du monde.

Pour imager mon émotion, je vous propose la course à pied. L’homme est descendu au-dessous de la barre des 10 secondes sur cent mètres. Tout le monde s’accorde à penser qu’il ne pourra pas descendre, mettons au-dessous de 2 secondes sur cent mètres. Est-ce une raison pour que l’on ne coure plus jamais le cent mètres ? Si l’on considère que la course sur cent mètres est un monde fini pour les capacités pédestres de l’homme, doit-on le dégouter de la compétition à ce sujet ?

Bien sûr que non. L’homme ne court pas le cent mètres pour exploser la barre de ses capacités. Il courait avant les chronomètres. L’homme court pour être premier.

Même dans un espace fini, il y a toujours des premiers.

En économie, comme en sport ou en culture, la conquête de la première place est stimulante et sa possession est inévitablement accompagnée de privilèges.

C’est la conquête de ces privilèges qui vaut de participer à la compétition. La conscience que des records absolus ne seront pas battus est sans importance.

Alors, à l’aide de cette phrase imbécile, détourner toute une société, notamment toute une jeunesse, de l’économie est irresponsable et suicidaire. Car enfin, l’économie est le moteur absolu de tout. Ce devrait être une priorité nationale.

Toute entrave à la liberté et à la compétition économique, quels qu’en soient les motifs ou la philosophie, est un acte d’une très grave portée.

C’est pourquoi, une phrase perverse comme celle-ci, qui a la prétention en quelques mots de définir la vérité, de réguler avec sagesse l’avenir des hommes, est la phrase la plus con du monde.

Bien cordialement. H. Dumas

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Un vol banal

Mettons-nous d’abord d’accord sur le type de vol dont je vais vous parler.

Par exemple : vous oubliez votre montre à l’hôtel. Je pense que vous serez d’accord sur le fait qu’elle ne devient pas pour autant la propriété de l’hôtelier.

Un peu plus fort, pendant votre absence de la chambre, l’hôtelier prend votre montre. Quand vous la lui demandez, il confirme qu’elle est en sa possession, mais il ne vous la rend pas. Il peut émettre des explications comme : il n’a pas la preuve que vous en soyez le propriétaire, la chambre n’a pas été réservée à votre nom, il réclame comme preuve de votre propriété la facture de la montre, etc…

Dans tous les cas, l’hôtelier qui ne vous rend pas votre montre, qui garde par devers lui une montre qui ne lui appartient pas, la vole. Conserver quelque chose qui ne vous appartient pas, revient à le voler.

Si les choses sont claires entre nous, vous allez être surpris.

Les faits

Je suis propriétaire, depuis vingt ans, de plusieurs lots d’un hôtel. Cet hôtel a été en activité sans interruption jusqu’à ce jour. Pendant tout ce temps il a payé la TVA sur son chiffre d’affaires.

Cet assujettissement de l’hôtel à la TVA a pour effet de rendre récupérables toutes les TVA ayant grevé les dépenses liées à la bonne marche de l’hôtel. Par exemple les factures de la construction, celles des travaux annuels, de tous les frais engagés pour la gestion hôtelière par l’hôtelier que je suis du fait de ma propriété.

Et bien figurez-vous que les Services Fiscaux refusent de me rendre cette TVA récupérable.Ils me volent ainsi plus de 400.000 €. Ils gardent tout simplement cette somme, ils se l’approprient. Cette somme m’appartient, je l’ai payée en payant les factures de référence. Elle est récupérable. Elle n’appartient en aucun cas aux Services Fiscaux.

Pour la petite histoire, les autres propriétaires de cet hôtel ont tous récupéré leurs TVA. Hélas moi, je suis tout en haut du “mur de la honte” des Services Fiscaux.

La preuve du vol

En suspens depuis de nombreuses années, l’affaire vient devant le Tribunal Administratif de Poitiers le 16 Mai. Ce jour-là nous aurons la preuve du vol.

1° hypothèse

C’est la plus probable. Le Tribunal Administratif suit les Services Fiscaux et la TVA récupérable ne m’est pas restituée. Nous sommes dans une logique de vol institutionnel.

Il faut savoir que nous vivons une dictature économique. Aujourd’hui la dictature n’est plus politique, religieuse ou philosophique, elle est économique. Nous sommes relativement libres en tout, sauf en économie. Cette dictature s’exprime à travers les Services Fiscaux qui sont à la dictature économique ce que la Stasi était à la dictature politique. Les Tribunaux Administratifs sont l’équivalant des Tribunaux “Staliniens” qui accompagnent toute dictature.

Si vous en doutez, je vous conseille de prendre la peine d’assister un jour à une audience d’un Tribunal Administratif. Je soumets aussi à votre réflexion l’article R. 731-3 du Code Administratif : “…les parties peuvent présenter soit en personne, soit par un avocat…. des observations à l’appui de leurs conclusions écrites. Le Président a la faculté de leur retirer la parole si elles ne sont pas en mesure de discuter leur cause avec la modération ou la clarté requise….”

Concernant la “clarté requise”, surtout soyez attentif, si vous assistez à une audience d’un de ces Tribunaux Staliniens, à l’intervention du représentant de l’Etat. Celui-ci va défendre la position de l’Etat qui, contrairement à toutes les règles du contradictoire, ne vous sera pas communiquée avant l’audience. Son argumentaire sera accompagné de références de jurisprudence que vous ne connaissez pas, dont évidemment vous ne pourrez pas prendre connaissance avant d’avoir la parole, si on ne vous l’enlève pas. Cette intervention factice du rapporteur de l’Etat sera tout sauf “claire”, ce qui ne choquera personne.

A ces audiences, tout le monde à l’air de s’emmerder prodigieusement, et je pense que c’est effectivement le cas.

Concernant cette affaire, si le Tribunal Administratif suit les Services Fiscaux, tout le monde comprend qu’il entérine un vol, qu’il permet aux Services Fiscaux de conserver une TVA récupérable, qui n’est pas à eux, qu’ils volent.

Quelques soient alors les motifs avancés, le vol sera constitué ce jour-là, à cette audience. C’est tout l’intérêt de cette affaire, et en même temps sa banalité.

2° hypothèse

Le Tribunal Administratif refuse ce vol. Il me donne raison et condamne lourdement les Services Fiscaux. Un grand jour se lève alors le 16 Mai….

Nous sommes là en pleine “Justice-fiction”.

Impossible

Ce serait l’équivalent de l’effondrement du mur de Berlin. Je n’ai pas le souvenir que ce soit la justice Est-Allemande qui ait fait tomber le mur de Berlin.

Enfin pas directement, ses excès… peut-être….

Bien cordialement. H. Dumas

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LA CONFIANCE

Je présuppose qu’elle est partie puisque, unanimement, tous nos hommes politiques prétendent la ramener. Vont-ils trouver la baguette magique pour réussir cet objectif séduisant ?

Finalement, la confiance, c’est quoi ?

Allons voir Wikipédia : “un état psychologique se caractérisant par l’intention d’accepter la vulnérabilité sur la base de croyances optimistes sur les intentions (ou le comportement) d’autrui”.

En clair : j’ai tellement d’estime pour toi, pour ce que tu représentes, que je te donne le mot de passe de ma sécurité, je t’ouvre ma vie, mon cœur et même, tant que j’y suis, mon ordinateur et mon compte en banque.

Alors là, effectivement, je ne vois pas bien qui a confiance en qui dans notre douce France. Bien pire, je ne vois pas qui pourrait, raisonnablement, avoir confiance en qui. Les flics eux-mêmes me rabâchent de fermer ma maison à double tour.

Ce constat fait, rien ne nous empêche, chacun de nous, de rêver aux conditions qui nous permettraient d’avoir confiance dans celui ou ceux dont justement nous nous méfions le plus.

Un exemple au hasard.

Que faudrait-il pour que moi, entrepreneur, j’ai pleinement confiance dans le fisc (ce qui effectivement changerait ma vie) ?

Il faudrait d’abord que je sois convaincu que mes versements vont suffire, que je ne serai pas constamment obligé de casquer pour les dépassements du budget de l’Etat.

Puis il faudrait que l’impôt me paraisse juste.

Pour cela il devrait se présenter de la façon suivante:

– Un impôt sur le revenu unique pour tous, dès le premier sou gagné, sans progressivité, égal à 20 ou 25% du revenu.

– Une TVA à 20% sur tous les produits.

– Un impôt foncier au M², d’un taux égal dans tout le pays, évidemment raisonnable, comprenant simplement deux catégories : bâti et non bâti.

– Une baisse de 50% des taxes sur les produits pétroliers.

– Pas d’impôt sur la fortune et pas de droit de succession.

– Pas de taxe sur les mutations, mais toutes les plus-values réalisées considérées comme bénéfice imposable (y compris pour les œuvres d’art).

Il faudrait ensuite que les usines à gaz que sont les organisations paritaires gérant la santé, le chômage, les retraites, etc…, repères d’intrigants, soient rayées de la carte, ce qui impliquerait :

– La suppression des charges sociales, donc une augmentation immédiate de 50% des salaires.

– L’obligation de s’assurer auprès de sociétés privées, mises en concurrence, pour la santé, la retraite et le chômage.

Il faudrait enfin que les monopoles soient interdits, que la concurrence soit réelle en tout, l’économie libre et que l’Etat se limite à ses activités régaliennes.

Non mais, de quoi je me mêle ? Attendez, ce n’est pas un programme politique prétentieux ou simplet, c’est simplement ce qu’il faudrait pour que personnellement j’ai confiance dans le fisc. C’est loin, non ?

Un autre exemple, toujours au hasard.

Que faudrait-il pour que moi, justiciable, j’ai pleinement confiance dans la justice ?

Tout d’abord, laissez-moi vous raconter une anecdote. En des temps depuis longtemps prescrits, alors que je roulais à moto, je suis passé devant une voiture banalisée et un radar. Le fait particulier était le suivant : nous étions en plein été, les pandores suffoquaient, ils s’étaient mis en “marcels” jambes et bras par-dessus la portière. Je les ai photographiés. Ce fut un bordel monstre. Quelques mois plus tard, j’ai appris que dans la gendarmerie d’attache de nos deux touristes, il y avait ma photo agrandie avec la mention “wanted”. Amusant non.

Il y a aussi très longtemps que je suis en bonne place sur le “mur de la honte” des Services Fiscaux. Les sociétés bureaucratiques ont toutes des murs de la honte où sont épinglées les cibles repérées dont telle ou telle administration veut la peau. Pour la bureaucratie, pas d’énervement, pas de hâte, le temps est son allié, la liste trouvera à s’exécuter.

Mais revenons à la justice. Il faudrait que j’aie l’impression qu’elle comprend et réfléchit à mes dossiers, que les jugements rendus aient un rapport avec les faits évoqués,  pour cela il suffirait:

– Que le téléphone réponde quand on appelle un tribunal

– Que l’on soit reçu au tribunal normalement et non avec suffisance ou condescendance.

– Que les magistrats ne trônent pas sur une estrade. Qu’ils ne soient pas déguisés et qu’ils nous reçoivent autour d’une table en toute simplicité.

– Que l’on ne m’oblige pas à prendre un avocat si je veux m’expliquer seul.

– Que la discussion de mon affaire ne soit pas lapidaire, que j’ai le temps d’expliquer les faits, que le magistrat soit un spécialiste susceptible de comprendre réellement la situation.

– Que je ne sois pas jugé d’avance en fonction de telle ou telle pensée unique. Que le magistrat me donne son opinion, que l’on puisse en discuter.

De quoi je me mêle là aussi ? Je vous rappelle que ce sont juste les conditions qui feraient que je serais en confiance, rien de plus.

C’est pour vous dire que, franchement, la confiance, je n’y crois pas vraiment. J’ai peur qu’hélas il va falloir que je continue à me méfier pour survivre.

Bien cordialement. H. Dumas

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La liberté

Répondant  mal à une définition satisfaisante pour tous, la liberté est sous-estimée. C’est-à-dire que tous ceux qui proposent des “solutions” ne la considèrent pas comme une“solution”, et pourtant : c’est la “seule solution”.

En règle générale, ceux qui défendent la liberté sont traités au mieux de doux rêveurs au pire de dangereux anarchistes. La liberté ramènerait, pour ses détracteurs, à la nature, à la jungle, à la loi du plus fort. Rien n’est moins sûr.

Avant de défendre la liberté, analysons le résultat des autres options.

Nous sommes en présence de deux grands courants de société, l’un dit de droite privilégierait l’économie et l’organisation individuelle, l’autre dit de gauche privilégierait le bonheur et l’organisation collective. Chacun ayant ses religions connexes nous incluons ici les pouvoirs temporels et spirituels.

Ces deux courants ont la prétention de définir et de voir appliquer leurs règles pour tous.  A ce titre ils se croient autorisés à limiter la liberté. Quand ceux de droite sont convaincus que leur solution s’impose, ceux de gauche pensent que la leur doit être imposée. Les deux sont persuadés de la nécessaire application pour tous de leur organisation, de leur loi. Ils veulent tout régenter, organiser toute notre vie, chacun à leur façon.

La conséquence est la suivante : leurs objectifs étant en réalité partiels et partiaux, ils ne sont éventuellement atteints que par la minorité dirigeante et ses affiliés. La majorité des autres en est donc exclue.

Cependant, cette majorité a vu ses libertés personnelles réduites ou supprimées au profit d’un objectif qui s’avère, inévitablement, une utopie. Notons que, quand bien même cette majorité exclue serait une minorité, le résultat serait le même : des libertés ont été réduites.

La liberté, cette aspiration indéfinie, présente – consciente ou inconsciente – au plus profond de tous les hommes, lorsqu’elle est retreinte se transforme en frustration, un mélange explosif à terme.

Donc, chacun de ces deux courants de société crée alternativement, par ses atteintes aux libertés individuelles, des frustrations extrêmes d’une telle force qu’elles se transmettent de génération en génération.

Un jour ou l’autre ces frustrations explosent, c’est le Liban, la Syrie, 1940 ou 1914…

Seul le respect de la liberté, son acceptation, peuvent éviter ces explosions collectives sporadiques.

La liberté est une notion dévalorisée par ceux qui aspirent au pouvoir, en effet pouvoir et liberté sont incompatibles. Mais la liberté, tout comme la nature, n’est pas le désordre. Elle n’est pas non plus l’égalité, il faut en convenir.

La liberté exercée permet à chacun de se connaître, de s’accepter, car la liberté personnelle est naturellement limitée par l’exercice que les autres font de la leur.

C’est cette confrontation entre libertés, la plupart du temps difficile, porteuse de déceptions, que ceux qui visent à dominer prétendent éviter à leurs disciples.

Pourtant, ces confrontations sont naturellement limitées aux individus, elles ne s’ajoutent pas.

Constantes, elles sensibilisent à la difficulté du statut d’homme, pendant qu’au contraire leur négation crée une accumulation, aux explosions collectives beaucoup plus néfastes.

La liberté individuelle exprimée oblige chacun à connaître la place qu’il est en mesure de défendre et à ne pas revendiquer un statut irréaliste. Cette situation ne porte pas naturellement au cynisme, la compassion s’accorde parfaitement à la liberté, elle trouve à s’y exprimer aussi bien et probablement de façon plus sincère que lorsqu’elle est artificiellement imposée.

Chacun de nous peut imaginer ce qu’il ferait de sa liberté si elle était respectée et pouvait s’épanouir. Chacun voit bien les limites que les autres libertés lui imposeraient.

Pourquoi imaginer que l’autre serait différent, pire, voire dangereux, en quoi devrait-il être“autrement” que chacun de nous ?

Soyons en convaincus, nos libertés sont entravées, non pour leur dangerosité, mais pour permettre l’exercice du pouvoir d’une minorité sur nos vies.

Seule la protection de notre liberté, totale, générale, et son expression en tout sont susceptibles de régler les problèmes actuels de notre société. Malheureusement, bien peu en sont convaincus. Surtout pas les magistrats….

Internet peut-être apportera, in fine, cette liberté porteuse de paix et de prospérité.

Bien cordialement. H. Dumas

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