Tous les articles par Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

100 pour cent d’élus schizophrènes. Pourquoi ?

Je vais prendre deux exemples pour développer mon explication et étayer ma démonstration.

L’un s’appelle Jean Louis Frot. Il était opticien quand, soudainement, un Dimanche de printemps, il est devenu le maire de Rochefort sur mer, en Charente-Maritime. Ses clients et amis en furent ravis. Il en avait beaucoup, suffisamment pour être élu. Je l’ai connu, je crois qu’il était sincère.

Tout naturellement, une fois élu, il s’est intéressé aux problèmes de sa ville. Tout aussi naturellement, ces problèmes lui ont été présentés par des techniciens qui, petit à petit, l’ont persuadé qu’ils portaient à sa connaissance des informations accessibles uniquement aux initiés, dont il faisait maintenant partie.

Il avait une nature assez faible, il a cru à cette baliverne.

Des chiffres, des graphiques et des tableaux comparatifs ont alors envahi son cerveau, se faisant passer pour la vraie vie.

A partir de là, la schizophrénie l’a hanté.

Il tenait trois discours : un, légèrement condescendant, un brin paternaliste, évidemment mensonger, avec la population, l’autre, tonique et volontariste, avec les techniciens et ses amis initiés, un troisième, de haine et d’exclusion envers ceux qui, percevant le ridicule et le danger de la situation, se moquaient de son attitude ou essayaient de la contenir.

Le résultat fut une suite d’erreurs de jugement, de lourdes fautes économiques, qui, en quarante ans, ont entrainé la ruine de cette petite ville.

L’autre s’appelle Maxime Bono, il était inspecteur des impôts, élu sur la liste de Michel Crépeau à La Rochelle, il hérita de sa place au décès subit de ce dernier en pleine séance à l’Assemblée Nationale.

Lui aussi, d’une nature faible, devint l’otage de techniciens qui, faisant mine de l’initier, l’ont coupé de la population pour l’embarquer dans des projets soi-disant initiatiques.

Là encore, la vanité de se voir confier des informations qu’il croyait inaccessibles au commun des mortels le rendit otage des techniciens.

De la même façon que pour le premier exemple, il fut hanté par la schizophrénie et se composa les trois discours classiques répondant chacun à sa composante opportune de paternalisme, d’apparence de volonté, de haine.

Même résultat que précédemment, la ville souffre, elle se paralyse et glisse doucement vers l’échec à la suite d’erreurs de jugement liées à la contrainte psychologique que je viens de décrire.

La source du problème

Pour ceux qui ont l’occasion d’observer ce phénomène, qui touche la quasi-totalité des élus, il n’est pas douteux que les élus, souvent sincères au départ, se font happer par des techniciens planificateurs qui confondent la vraie vie, dans sa dimension instable et mystérieuse, avec la photographie de la vie à un instant précis, composée à l’aide de statistiques, qui plus est  plus ou moins précises.

Ce tableau ne touche pas évidemment ceux qui sont dès le départ des techniciens coupés de la population, issus de l’ENA ou autre fabrique du même tonneau.

En clair

Deux façons de voir et de vivre la société s’affrontent :

– celle de ceux qui sont la société : la population,

– celle de ceux qui l’observent : les techniciens ou technocrates.

Les élus classiques sont pris entre les deux. Sauf à avoir une personnalité hors du commun qui s’impose à tous, ce qui est très rare, d’autant que lorsque c’est le cas il n’y a aucune raison objective d’aller se faire élire un Dimanche ordinaire, l’élu va rejoindre l’un des deux camps.

S’il rejoint le camp de la population, il est traité de populiste, s’il rejoint le camp des techniciens, il est traité de politicard-technocrate.

Le voilà donc qui se sent obliger d’aller sans cesse de l’un à l’autre des deux camps, du bar du commerce au bureau du préfet, développant ainsi une schizophrénie effrénée.

A l’époque où seuls quelques initiés, dont j’étais, percevaient leurs tourments psychologiques, ils suffisaient aux politiques d’exclure ces observateurs dérangeants et souvent moqueurs.

Mais aujourd’hui, internet voit tout, les internautes savent tout. Beaucoup d’entre eux n’ont pas encore l’expérience suffisante pour comprendre les motifs de la schizophrénie de nos élus, mais tous la constatent, la voient à longueur de journée sur leurs écrans.

Dans ces conditions

Nous sommes effectivement face à 100% d’élus schizophrènes. Mais, ils ont objectivement des circonstances atténuantes et ceux qui les dénoncent auraient probablement, dans la même situation, de grandes difficultés à échapper à cette réaction.

Cependant, il serait bien imprudent de laisser la maladie occuper ainsi le terrain. Le risque d’un dégoût de la politique est réel, aussi bien pour les élus que pour les populations. Or, ne l’ignorons pas, sans politique, pas de société.

Que faire ?

Je n’ai pas de solution. Pouvons-nous espérer la sagesse ? Imaginer que d’un côté les technocrates comprennent que la vie n’est pas ce qu’ils observent dans leurs statistiques, que de l’autre la population cesse de rêver d’une société uniquement occupée à satisfaire des désirs personnels ?

Les uns voient la réalité déformée par leurs statistiques, les autres par leur égoïsme, aucun ne la voit telle qu’elle est.

Internet, cet écran exhibitionniste, va-t-il leur permettre de comprendre qu’ils doivent s’entendre, que si chacun essaie de prendre en otage les responsables politiques, l’Assemblée Nationale ne pourra qu’être définitivement composée de schizophrènes.

La transparence va peut-être leur permettre de se voir, puis de s’accepter, et enfin de vivre ensemble dans la vraie vie.

Bien cordialement. H. Dumas

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Mais qu’est-ce qu’ils ont dans la tête ?

Pas une journée ne passe sans que je me pose cette question : mais qu’est-ce qu’ils ont dans la tête ?

Par exemple, quand Cazeneuve établit son budget en prévoyant le doublement des redressements fiscaux, je me pose la question : mais qu’est-ce qu’il a dans la tête ? N’a-t-il jamais vu un contrôle fiscal ? Sait-il qui sont ceux qui vont être détruits de la sorte ? Est-il conscient qu’il va perdre, par ruine factice, des milliers de créateurs de richesse du fait de cet ordre stupide ?

Quand les contrôleurs fiscaux partent en campagne, qu’ils montent des dossiers complètement abscons en recalculant à leur sauce la comptabilité des entreprises, je me dis : mais qu’est-ce qu’ils ont dans la tête ?

Quand ces mêmes contrôleurs notifient un redressement, dont ils savent pertinemment que c’est une abstraction sans aucune réalité que l’entreprise est incapable de le payer, qui va ruiner l’entrepreneur : mais qu’est-ce qu’ils ont dans la tête ?

Quand les politiques véhiculent l’idée que c’est la trop grande liberté accordée aux entrepreneurs qui est à l’origine de la crise que nous traversons : ils ont quoi dans la tête ? Impossible d’imaginer qu’ils ignorent l’encadrement qu’ils ont mis en place qui interdit toute initiative. Evidemment, ils savent parfaitement que rien ne peut se faire sans passer par eux, qu’ainsi rien ne se fait, puisque le temps de passer par eux c’est déjà trop tard en fonction du rythme imposé par l’économie mondiale.

Quand ces mêmes politiques sont capables de débattre pendant des heures de l’avenir, à la télévision ou ailleurs, en laissant croire qu’ils vont pouvoir continuer à inonder leurs électeurs d’avantages pécuniaires, alors que leur faillite est programmée pour demain : que se passe-t-il dans leur tête ? Ils n’ignorent pas que leurs prélèvements ont depuis longtemps terrassé les entrepreneurs. Ils n’ignorent pas qu’ils ont les mains vides. Comment peuvent-ils encore faire des promesses ?

Quand la famille Le Pen a le souffle de promettre encore plus, plus de partage, plus de ponction sur le capital, donc sur le moteur de l’économie : mais que se passe-t-il dans leurs têtes ? Comment imaginent-t-ils que cela va finir ?

Quand les braves gens croient à tout cela, quand on les sent prêt à tuer, la violence à fleur de peau, cherchant juste sur qui la déverser, je me dis : mais qu’ont-ils dans la tête ?

Quand la presse ment à tout le monde sur la situation. Quand elle fait croire que l’on va encore pouvoir vivre dans l’insouciance, que la seule chose qui compte est de savoir si deux personnes du même sexe peuvent se marier, ou espionner la vie des starlettes de la télé, des intermittentes du spectacle, alors que la misère est à nos portes : mais qu’est-ce qu’ils ont dans la tête ?

Quand je suis sur la route, que je croise des milliers de voitures, je me demande : comment font-ils pour payer le mazout ?

Quand je suis au restaurant, qu’au deuxième service il n’y a toujours pas de place, je me dis : comment vont-ils faire pour payer l’addition ?

Je ne parle pas des voitures neuves, du prix des appartements, des vêtements, des sports d’hiver : comment ça marche tout ça ?

Ils ne peuvent quand même pas avoir tous gagné au loto ?

Quand je vais dans un service public, que dès la réception on m’explique que ma requête est impossible, que ceux qui pourraient y répondre sont absents, voire en congé, que de toute façon ce que je demande est interdit de communication, je me dis : mais qu’est-ce qu’ils ont dans la tête ?

Une fois par mois, peut-être moins, la surprise me terrasse. Récemment, je suis allé dans un bureau fermé le Mardi!!!… la responsable m’a ouvert quand même!!!… je me suis surpris à penser : mais qu’est-ce qui s’est passé dans sa tête ?

En clair

J’ai beaucoup de mal à comprendre l’environnement et la pensée de cette société dans laquelle je suis projeté à mon insu. J’espère que c’est moi qui ai tort, moi qui suis décalé par rapport à la réalité, sans quoi ce serait très inquiétant.

Si par malheur cette incompréhension généralisée n’était pas de mon fait, si, au contraire, c’était tout le système qui prenait une mauvais route, l’accident collectif à venir serait alors d’une grande gravité. Il est bien préférable que ce soit moi le con de service. Vous voudrez bien m’en excuser.

Bien cordialement. H. Dumas

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Lettre ouverte à mes amis de “Contribuables Associés”

Tout d’abord des remerciements. Lorsqu’en 2010 j’ai ouvert mon blog pour témoigner des abus des contrôles fiscaux, de la zone de non droit qui les entoure, de la complicité de la justice administrative pour faire du contrôlé fiscal un “fraudeur fiscal” automatique et le bouc émissaire de la folie dépensière de l’Etat, j’étais seul, effroyablement seul.

Et pourtant, j’avais déjà derrière moi plus de dix ans de lutte et une quinzaine de contrôles fiscaux personnels au compteur, je savais de quoi je parlais, je savais à quoi je résistais et je savais les risques que je prenais (je n’ai pas été déçu…).

Contribuables associés m’a ouvert ses colonnes, le temps de deux ou trois articles et d’une émission de radio. Qu’ils en soient ici remerciés.

Un peu plus tard, lorsque l’Etat a engagé le chantier de la délation, de la dissimulation de ses carences économiques sur le dos des contribuables en les accusant globalement d’être des “fraudeurs fiscaux”, il n’y a pas été avec le dos de la cuillère. La communication a été sévère.

Pour avoir l’air honnête, l’Etat a commencé par donner un des siens, le célèbre Cahuzac. Cela aurait sans doute pu être un autre, mais, pour des raisons que l’on ne connaîtra jamais, ce fut lui.

Puis l’Etat a envoyé au charbon sa presse servile. Celle-ci, cherchant un “fraudeur fiscal” pour l’interviewer et évidemment le “défoncer”, pris l’attache de Contribuables Associés.

Ne s’occupant pas des contrôles fiscaux qui ne concernaient que… les “fraudeurs fiscaux”, Contribuables Associés a donné mes coordonnées aux journalistes. La démarche était sincère, je les remercie pour cela aussi.

Du fait des contacts qui ont suivi, j’ai dû refuser deux émissions de télé “pièges”, j’ai accepté quelques interviews objectifs, le bilan a été modeste mais correct. Il me reste, au passage, un ami journaliste.

La réalité du contrôle fiscal

Neuf fois sur dix, le contrôle fiscal n’est qu’un sur-impôt. Il ne découvre aucune fraude caractérisée, il se contente de réécrire l’histoire de l’entreprise vérifiée et sa comptabilité avec comme priorité la fiscalité la plus lourde possible, sans aucun respect pour la vie de l’entreprise et de l’entrepreneur, sauf si celui-ci a deux ou trois mille employés.

C’est dire que toute la perversion, toute la folie, l’incompétence économique et la gabegie de l’Etat sont condensées dans l’acte symbolique du contrôle fiscal.

C’est à partir de lui que l’Etat doit être jugé.

Certains en prirent conscience, sans pour autant avoir été obligé, comme moi, de passer par la case “tranchées des premières lignes”.

La réaction au contrôle fiscal

C’est ainsi que, dès 2011, le professeur Philippe NEMO lançait, à l’ESCP, un cycle de rencontres avec pour objectif un ouvrage sur l’illégitimité de l’impôt. A ces rencontres, nous étions à peine une dizaine. Je n’ai pas entendu dire que l’ouvrage soit sorti.

Dans le même temps, le professeur Pascal SALIN allait, affirmant sans détour que l’impôt est illégal, que donc le contrôle fiscal l’est lui aussi. Il a concrétisé ses idées dans son dernier livre, “la Tyrannie Fiscale”, qui a eu récemment l’honneur du Figaro Magazine.

A cette époque récente, Contribuables Associés ne se mouillait pas avec les “fraudeurs fiscaux”. Son combat, parfaitement légitime, visait la seule dépense publique.

Contribuables Associés est une grosse machine, des centaines de milliers d’adhérents qui paient des centaines de milliers de cotisations. Il découle de cela une macro-stratégie, finalement assez peu différente de celle de l’Etat.

Cette association est entrée dans le moule de la photo économique instantanée et globale, illustrée par toutes sortes de tableaux chiffrés, de courbes, de camemberts statistiques, bien loin des problèmes économiques et fiscaux qui, en réalité, sont tous uniques, individuels. C’est leur somme qui crée l’économie.

Soudain la population renâcle, Contribuables Associés récupère.

Il se trouve que les individus, touchés dans leur vie de tous les jours, devenus les micro-ruines de la macro-économie, se révoltent, ici ou ailleurs, et essaient de se regrouper.

Ne faisant ni une ni deux, Contribuables Associés a ouvert un espace “Contrôles Fiscaux” destiné à récolter les adhésions de tous ces mécontents. C’est de bonne guerre.

De mon côté, j’ai aussi le droit de ne pas apprécier d’avoir été l’initiateur de cette résistance au contrôle fiscal, de l’explication sociale de ces contrôles et de leurs conséquences, d’avoir, en toute confiance, évoqué tout cela avec les responsables de Contribuables Associés et d’être, au moment ou cette association prend enfin la mesure du problème, laissé sur le bas côté.

Je me permets de dire très clairement à Contribuables Associés : “celui qui n’a pas résisté n’a aucun droit à récupérer”.

Cela est d’autant plus dommage que j’ai établi une feuille de route en six points des modifications réglementaires ou législatives qu’il faut défendre pour rendre le contrôle fiscal juste, ce qui, du même coup, obligerait l’Etat à une fiscalité raisonnable dont l’ajustement ne pourrait plus se faire à l’aide du pillage par le contrôle fiscal.

Nous aurions pu ensemble peser pour obtenir ces modifications, que vous pouvez lire dans le tableau des buts de “Témoignagefiscal”, à droite en tête du blog. Hélas, non seulement nous restons isolés dans notre résistance, mais elle nous est piratée par des résistants de la dernière heure….

Je n’ai trouvé la fidélité que dans Objectif Eco, dont pourtant le thème principal n’est pas le contrôle fiscal, ni la fiscalité. Il m’est agréable de terminer ce billet, un peu triste, sur la note optimiste qu’évoque cette fidélité de Charles Dereeper.

Bien cordialement. H. Dumas

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Quand les tortionnaires réclament une prime

Ainsi va la vie. La justice est inévitablement la complice d’un pouvoir, quelque soit ce pouvoir. Plus le pouvoir ignore l’unicité de l’être, plus la raison d’Etat, l’intérêt du groupe sont mis en avant, plus la justice est aveugle pour les individus.

Or, que vaut la justice lorsqu’elle n’est plus au service de chaque homme ? Lorsqu’au contraire elle contraint ceux-ci au nom du groupe ? Elle nous parait alors bien inutile.

Toute dictature rend la justice, la maffia elle-même rend la justice. C’est au nom de la justice que les Rwandais se sont étripés, c’est au nom de la justice que les Syriens s’entretuent gaiement. C’est au nom de la justice que Bercy nous pille, que les tribunaux couvrent ce pillage.

La justice a bon dos. Chacun prononce ce mot avec au fond de lui ses certitudes, ses espoirs, ses ambitions, sa soif d’être reconnu et respecté, sa vision du monde.

Mais, elle, la justice, elle est, la plupart du temps, aux abonnés absents. Et, si ce n’était que ça, on pourrait le lui pardonner. Mais c’est bien plus, elle est partisane, terriblement partisane. Par exemple, elle a pour Bercy une servilité dont un jour elle aura honte, et ce jour n’est sans doute pas si loin. Mais qu’importe, elle oublie si facilement ses indignités à travers les siècles.

Que les choses soient claires, je parle ici de la justice et non des magistrats. Ceux-ci sont comme tous les hommes, il en est sans doute de bons, de droits, d’autres vicieux, méchants, peu importe. Leur groupe n’échappe pas à la diversité individuelle, qui elle-même ne permet pas  malheureusement d’éviter l’action monolithique de la justice. Elle n’a pas d’autre option, en tant que groupe, que de servir globalement le pouvoir en place ou la pensée majoritaire. C’est sa raison d’être.

Il nous reste, pour le moment, le droit d’exprimer notre désaccord, de dénoncer les incohérences de cette situation, les atteintes portées à la logique et aux droits individuels. Pour combien de temps encore ?

Dans ce cadre, voici la petite histoire du jour :

L’affaire date de 1994, vingt ans déjà… Quelque temps plus tôt, une agent des impôts, incompétente et peu équipée intellectuellement, avait établi un redressement complètement imaginaire de 171.895 € au titre de la TVA afférente à une SCI m’appartenant. La somme était si ridicule que les Services Fiscaux eux-mêmes la ramenèrent à 41.813 €. Ce dernier montant ne correspondant pas plus que le premier à la réalité. Cette SCI était à jour de sa TVA, il me fût aisé de donner les chiffres le démontrant.

Où les choses se sont compliquées, c’est que les tribunaux ne firent aucun cas de mes productions. Le Tribunal Administratif ne prit pas la peine de regarder les comptes fournis par moi, prétendant même que la sincérité des Services Fiscaux pouvait se déduire de la réduction de leurs prétentions !!! C’est cela…oui…

Choqué au plus haut point, j’ai résisté. Qu’elle naïveté, ou quel orgueil, d’imaginer que résister puisse faire jaillir la lumière là où il n’y a que ténèbres.

J’ai perdu toutes mes procédures. Les services Fiscaux ont fait vendre aux enchères publiques le seul appartement qui m’appartenait en propre. Cela m’a donc couté cette TVA indue, plus la perte sur l’appartement soit en tout plus de 100.000 €.

La cerise sur le gâteau :

Tout cela n’aurait pas pu arriver sans l’énergie dans le mal de deux agents des impôts particulièrement vicieux. Ces deux personnes ont eu le culot de me déclarer, dans leur bureau, qu’ils savaient que je ne devais aucune TVA, mais que le Tribunal m’ayant condamné, quoiqu’il arrive, ils me feraient payer.

Je les ai poursuivi au pénal pour m’entendre dire que, humbles serviteurs de l’Etat, agissant pour son compte, ils étaient irréprochables. J’ai alors poursuivi l’Etat, pour apprendre du tribunal, qu’il est pénalement irresponsable. On m’a volé 100.000€…  pas de responsable.

Au passage, petite faveur entre amis du même corps, les tribunaux m’ont condamné à verser à nos zélés agents du fisc, la somme de 1.000 € à chacun. Pour, je suppose, les récompenser d’avoir réussi à faire cracher quelqu’un qui ne devait rien.

Longtemps ces agents ne me réclamèrent pas cette prime, je pensais qu’ils avaient peut-être un peu de moralité, une petite miette.

Et bien non. Ils s’apprêtent à me saisir et à faire vendre mes meubles pour toucher leurs primes de tortionnaires. L’huissier qui officie pour eux est passé chez moi le 5 Février. Depuis, j’attends qu’il vienne défoncer ma porte pour emporter mes meubles. Etant entendu que je n’ai nullement l’intention de la lui ouvrir.

Menace de saisie Wolf - Adam Bien cordialement. H. Dumas

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La Désobéissance Civile Fiscale

Les français peuvent-ils opposer la DCF (Désobéissance Civile Fiscale) à la DSF (Direction des Services Fiscaux)?

C’est le sujet des mois à venir, c’est lui et lui seul qui peut sauver ce qu’il reste à sauver de ce pays en faillite. Quelques compétences isolées, telle celle de Pascal Salin, s’élèvent pour faire la démonstration théorique de l’illégitimité de l’impôt. Pour démontrer que l’impôt en tuant le capital tue l’économie. L’économie ne peut pas exister sans capital. Sans économie, il ne peut y avoir ni société, ni évidemment progrès social.

Ceux qui se présentent comme progressistes, dont l’outil est l’impôt à outrance, particulièrement en direction du capital, sont des opportunistes affabulateurs qui porteront la responsabilité de la catastrophe qui nous attend, qu’ils soient de gauche ou de droite.

Nous, les rats du laboratoire fiscal, pris dans l’éprouvette de l’impôt, nous en connaissons la nature mortifère. Tous les jours nous constatons qu’il y a davantage de pauvres, davantage de malheureux, et que la répartition, au nom de laquelle nous sommes tondus et ruinés, n’apporte aucun réconfort à cette pauvreté, au contraire.

Sur le tas, nous percevons très clairement cette majorité qui se gave aux mamelles de l’impôt que l’on nous extorque. Nous la voyons démagogue et irresponsable, sans pitié pour les contribuables qu’elle ruine et projette dans la misère.

Une bureaucratie aveugle et insensible, comme toutes les bureaucraties, s’est mise au service des zélateurs de l’imposition absolue. Elle invente, jour après jour, des formes toujours renouvelées de transvasements des revenus de l’économie réelle vers les dépenses, nuisibles, inépuisables et irréalistes, d’achats de voix, chères à nos élus démocrates.

La désobéissance civile

“La désobéissance civile est le refus assumé et public de se soumettre à une loi, un règlement, une organisation ou un pouvoir jugé inique par ceux qui le contestent, tout en faisant de ce refus une arme de combat pacifique.” (Wikipédia)

En appliquant la DCF, nous serions très en retrait par rapport à cette définition. En effet l’impôt, tel qu’il est actuellement mis en œuvre, n’est pas “jugé inique” par nous, mais bien carrément illégal.

Je m’explique, pour être légal l’impôt doit correspondre à une dépense nécessaire, découlant de nos besoins communs. Comment les constructions pharaoniques de nos élus, leurs débauches d’assistances en tout genre, leurs interventionnismes urbanistiques, commerciaux ou industriels pourraient-ils être considérés comme des dépenses nécessaires à notre collectivité ? Alors qu’il s’agit, à n’en pas douter, de décisions qui ne regardent qu’eux et leurs thuriféraires.

Le piège démocratique

Un Dimanche comme les autres, vous votez pour un énergumène, juste plus prétentieux et ambitieux que les autres. Un fonctionnaire le plus souvent, nourrit au biberon d’un parti politique, dont l’unique passion est de serrer des mains, de parler en public et de se faire servir par une cohorte de serviles qui rêvent, sans en avoir le culot, de prendre sa place.

Notre candidat est mis en place démocratiquement, c’est à dire que vous avez voté pour lui, sans plus. Mais, pour lui et ses serviteurs, c’est beaucoup plus. Il considère que vous lui avez donné un blanc-seing pour tout, et tout particulièrement pour la gestion, à sa guise, de l’argent commun. Alors que ce n’est absolument pas le cas. Pour la bonne raison que, pendant sa campagne électorale, il a évité de vous dire comment il allait le gérer cet argent commun. La démocratie fait l’impasse totale sur le coût de son exercice, celui-ci n’est pas voté.

Conclusion : le budget de nos collectivités est illégal. Dans une démocratie toute décision prise sans l’avis de la population ne peut qu’être illégale. La fiscalité est un coup d’Etat permanent.

Essayez d’imaginer une copropriété dont le budget vous serait imposé par un président élu, sans aucun contrôle par vous. A l’inverse, à ceux qui disent que le budget collectif de la France, ou des collectivités territoriales, ne pourrait pas être géré s’il devait être préalablement soumis au contrôle de la démocratie, vous pouvez opposer celui des copropriétés qui fonctionne de la sorte et s’en porte bien.

A quelques semaines des élections municipales, la démocratie devrait imposer à chaque candidat le chiffrage de son projet, les moyens envisagés pour le financer. A la fin de son mandat, il serait responsable sur ses biens ou sur ceux de son parti, du résultat de son mandat. En attendant ces jours bénis, je vous propose la Désobéissance Civile Fiscale (DCF).

Sa mise en place va être difficile :

– D’abord le nombre, nous devrons être au moins un millier.

– Ensuite le courage, celui qu’il a fallu aux jeunes poilus pour refuser la guerre et finir au poteau d’exécution en guise de récompense.

On peut toujours essayer, faites tourner ce billet, on avisera en fonction des résultats.

Bien cordialement. H. Dumas

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L’école Autrichienne et les Keynésiens

Vendredi soir j’étais invité à une conférence organisée par l’Institut Coppet.

Il s’agissait de démontrer que l’économie doit être libre, ainsi que le préconise l’Ecole Autrichienne, le marché s’équilibrant naturellement. Que donc, l’interventionnisme de l’Etat, symbolisé par les Keynésiens, est porteur de déséquilibres et que ceux-ci sont les responsables des graves crises que nous traversons, dont la gravité ne peut aller qu’en s’accentuant.

Deux conférenciers de qualité se sont succédés à la tribune.

Le premier nous a fait la démonstration du danger du crédit non maitrisé allant au delà de la richesse existante. C’est à dire de la fausse monnaie créée à partir de l’autorisation donnée aux banques de prêter 100 quand elles n’ont en dépôt que 10.

Le deuxième, à partir de ce constat, nous a fait la démonstration de la rupture du temps liée à cette fausse monnaie. Il nous a affirmé que le crédit, sans l’enrichissement préalable nécessaire, crée une facilité artificielle qui, en accélérant le temps, les processus décisionnels, et en occultant les difficultés, favorise le risque d’erreurs au point de voir les crises éclater cycliquement et être de plus en plus violentes.

Tout cela était très convaincant, placé sous le signe de l’éthique et du bon sens.

Cependant, le problème principal : comment revenir à une situation d’économie libre et juste ? n’est pas résolu.

Tout le monde comprend que l’Etat représente dans cette affaire la force. Lorsque la force, pour différentes raisons, devient nocive, comment s’en débarrasse-t-on ?

Le Keynésiens disent : l’économie est naturellement injuste, il faut la réguler par la contrainte. Les Autrichiens apportent la démonstration que le résultat obtenu est nettement pire que le mal combattu. Oui mais… Que fait-on alors ?

La force, la violence, la contrainte sont dans la place économique, comment les boute-t-on dehors ?

C’est la question que j’ai posée, à laquelle je n’ai pas eu de réponse, juste un moment d’embarras.

Comment sort-on de la fausse monnaie ? Comment sort-on de l’hyper-fiscalité ? Comment sort-on du pillage que sont la fiscalité et les contrôles fiscaux ?

Ces questions embarrassent, particulièrement la dernière. En clair, la théorie n’est d’aucun secours pour la pratique. Il n’y a pas de sortie théorique.

Ce constat est dramatique, à plusieurs titres :

– D’abord, dans ces conditions, les théoriciens perdent du temps, de l’énergie, donc de l’argent collectif, pour rien.

– Si la théorie ne peut pas avoir raison de la force introduite par erreur dans l’économie, celle-ci n’a aucune raison de ne pas y rester.

La conclusion

C’est que le pillage, tout particulièrement l’abus fiscal, dont le point d’orgue est le contrôle fiscal, a de beaux jours devant lui.

Il n’y a aucun espoir de voir la raison chasser la violence et la force que représente l’intrusion de l’Etat dans le monde de l’économie.

Les esclaves de cette force aveugle, les victimes de ce pillage économique, ne sont pas pris en compte dans la discussion théorique intense qui fait rage actuellement entre les Autrichiens et les Keynésiens.

En réalité, les Keynésiens sont fiers de défendre leurs victimes supposées du libre marché, alors que les Autrichiens ont, eux, honte des leurs, des victimes fiscales de la violence du système de Keynes.

Ce constat peut se postuler ainsi :

La victime de l’état de nature attire la compassion, celle des exactions des hommes l’indifférence.

Bien que troublante, cette généralité s’impose à nous.

Dans ces conditions.

Puisque les tenants du libre marché (à l’exclusion de l’exception que représente Pascal Salin) ne vont pas jusqu’à défendre les victimes fiscales du système des keynésiens, celles-ci ne peuvent qu’espérer en l’effondrement naturel de l’économe d’Etat, sans avoir la certitude que celle qui suivra sera libérale ou au contraire encore plus interventionniste.

Force est de remarquer qu’en n’accompagnant pas leur combat théorique d’un engagement sans faille auprès des victimes (les contribuables) du système qu’ils combattent, les Autrichiens se coupent de leurs troupes et dévalorisent leur combat.

Doit-on leur rappeler que lorsque l’injustice ne peut plus s’exprimer par la raison, il ne lui reste plus que la violence ?

Pour ma part, je n’ai pas honte des redressés fiscaux, même lorsqu’ils sont traités péjorativement de “fraudeurs fiscaux”, je suis fier d’œuvrer à les défendre.

Bien cordialement. H. Dumas

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L’Etat relance le beau temps

La dépêche de l’Agence France Pignouf (AFP) vient de tomber.

Fort comme un turc, François Hollande, qui s’était engagé à inverser la courbe des précipitations en 2013, reconnaît son échec : “Bien que nous l’ayons stabilisée, nous n’avons pas pu inverser la courbe des précipitations en 2013”.

Le président lance le pacte pour le beau temps : “2014 sera l’année du beau temps. J’ai chargé le Premier Ministre d’engager les consultations à cet effet”, a-t-il ajouté.

Ce matin, Jean Marc Ayrault à réuni à Matignon les partenaires climatiques.

Cette réunion tripartite réunit d’un côté les marchands de parapluies et de doudounes, de l’autre les marchands de maillots et de chemises en lin, pendant que les touristes, troisième force en présence, hésitent sur le parti à prendre.

Dimanche prochain, les marchands de pédalo ont appelé à manifester. Ils ont été exclus de la consultation alors que, disent-ils : ” leur corporation a beaucoup apporté au gouvernement, notamment, comme chacun le sait, à la présidence de la République”.

Les partenaires climatiques sont invités à proposer des solutions, un rapport a été demandé aux experts de la météo.

D’ores et déjà, les marchands de parapluies et de doudounes ont averti qu’ils ne laisseraient pas les DOM-TOM se tailler la part du lion dans les négociations.

De leur côté, les marchands de maillots et de chemises en lin sont favorables à la “taxe doudoune” et à l’obligation du port du maillot toute l’année. Ils prétendent : “Les différences entre le slip et le maillot sont marginales”.

Personne ne peut dire ce qui va sortir des négociations en cours, ni si la courbe des précipitations va pouvoir être inversée. La France étant largement dépendante de l’Europe, mais aussi du climat mondial.

L’opposition, quant à elle, ne manque pas de rappeler qu’elle avait mis en doute, dès le départ, les objectifs du Président Hollande.

Voilà, grosso modo, ce à quoi nous assistons.

L’économie, pour l’Etat, est aussi prévisible que la météo. Les paramètres qui la gouvernent sont aussi multiples et imprévisibles que la force et la direction du vent.

Les politiciens se moquent du monde lorsqu’ils prétendent réguler en nos lieux et places la marche de l’économie.

Les français sont, sur ce point, aussi bien servis que s’ils confiaient à l’Etat le soin de les protéger du chaud et du froid. Personne n’y songe, chacun prend en charge cette protection, tous n’ont aucune peine à imaginer ce que serait leur situation s’ils laissaient à l’Etat le soin de s’en charger.

Or, ce qu’ils n’imaginent pas pour le climat, ils l’envisagent pour l’économie.

A aucun moment ils ne prennent conscience que les simagrées des politiciens à ce sujet n’ont qu’un but : dissimuler leurs interventions et leurs prélèvements délirants qui paralysent et tuent l’économie. Tout les discours des politiques n’ont pour objectif que de cacher derrière un écran de fumée leurs besoins d’argent pour acheter les voix de la démocratie et conforter leur situation lucrative personnelle.

Comment cela peut-il se faire ?

Le premier responsable est l’éducation nationale qui maintient les jeunes français dans l’ignorance totale des règles de l’économie, de la propriété privée, du contrat, du droit, toutes choses pourtant indispensables à leur développement.

Le deuxième responsable est la confusion, soigneusement entretenue par les responsables politiques et moraux, entre l’économie et la consommation.

Cette confusion tient à l’inversion répandue que ce serait la consommation qui crée l’économie, alors que c’est, à l’inverse, l’économie qui permet, entre autre, la consommation.

L’envie de consommer est telle en l’homme qu’elle emporte toute objectivité. Il peut aller jusqu’à voir avec plaisir son voisin dépossédé, s’il s’imagine que sa propre consommation en sera favorisée.

Ceux qui sont conscients de ces choses assistent impuissants au massacre.

Cette folie de la consommation, qui a endetté nos pays pour plusieurs générations, va, de la façon la plus certaine qui soit, précipiter la France dans une crise dont la profondeur anéantira le but même de l’économie qui est d’apporter nourriture et vie au plus grand nombre.

Certes, les acteurs économiques ont à assumer leur part de responsabilité du fait qu’ils se sont montrés ostentatoires à l’aide des détournements marginaux qu’ils ont pu prélever sur l’extraordinaire masse économique que la mondialisation a générée.

Mais les politiciens portent, eux, la responsabilité principale pour avoir utilisé l’élection démocratique au profit de leurs intérêts personnels, en détournant les votes de leur dimension globale pour les ramener à des considérations égoïstes, dictées par la jalousie et la cupidité.

Nous ne sommes pas sortis de l’auberge.

Bien cordialement. H. Dumas

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Le génocide des entrepreneurs

Il n’y a que 36% des français qui pensent avoir la capacité d’être entrepreneur, seuls 2% se lancent avant 25 ans.

Le moins que l’on puisse dire c’est que l’entrepreneur n’est pas majoritaire. Or, sans entrepreneur, pas d’économie. Sans économie, pas de société avancée.

C’est à ce problème qu’est confrontée la démocratie, c’est à dire l’organisation sociale, le pouvoir confié à la majorité, donc l’Etat.

L’économie et l’entrepreneur :

L’économie est le fruit de la multitude des contrats librement débattus entre les hommes. L’entrepreneur est celui dont l’imagination, accompagnée d’un engagement personnel et financier, génère l’objet des contrats.

Économie et entrepreneurs sont à la merci des 64% qui ne souhaitent pas ou n’ont pas les capacités d’être actifs dans le domaine économique. En clair, la démocratie est fondamentalement antiéconomique.

C’est ce qui explique la réussite économique de dictatures comme la Chine, lorsque les tenants du pouvoir politiques deviennent des entrepreneurs sauvages, sans limite, sans opposition.

En France :

Au cours des siècles, et à la suite d’une alchimie improbable, économie et démocratie avaient réussi à cohabiter. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. L’Europe, et la France en particulier, ont enfanté le communisme qui n’est rien de plus que la négation de l’entrepreneur.

Il s’est trouvé, ici ou là, des sociétés en déshérences qui se sont reconstruites à partir de cette négation. Ce fut, ou c’est, pour elles, la misère et ses cortèges de malheurs liés à leurs échecs économiques, qui sont inéluctables.

Aujourd’hui, la pensée majoritaire en France est collectiviste et rejette philosophiquement l’entrepreneur. Mais elle le fait de façon particulièrement perverse et dissimulée.

Elle prétend que l’Etat, donc les français majoritaires non intéressés par l’économie,  serait en droit, soit de réguler l’activité des entrepreneurs, soit même de se substituer à eux.

Or l’Etat ne peut ni contraindre les entrepreneurs ni se substituer à eux, pour une raison simple et universelle : le socle de l’entrepreneuriat est la responsabilité, alors que celui de l’Etat est l’irresponsabilité, rien ne peut être plus antagoniste. Sans responsabilité pas de droit, sans droit pas de contrat, sans contrat pas d’économie.

L’intervention de la bureaucratie :

Pour atteindre son objectif, la majorité antiéconomique, l’Etat démocratique, charge la bureaucratie d’une mission d’éradication des entrepreneurs.

Cette mission est tacite, masquée. Elle est génocidaire, elle en suit les étapes connues, répertoriées.

D’abord le pillage, c’est Bercy qui s’en charge. Puis le déplacement des populations concernées, aujourd’hui les jeunes, demain les plus âgés qui accepteront de tout laisser en partant. Enfin viendra le temps de la purge, du meurtre, il n’est pas si loin que le croient certains.

La bureaucratie est le pouvoir idéal pour cette triste besogne. Inaccessible à l’émotion, à la raison, elle échappe à toute possibilité de sanction, voire même de jugement. Elle se rend régulièrement célèbre dans l’histoire de l’humanité pour ce genre de mission qu’elle accomplit sans état d’âme.

Le génocide des entrepreneurs est en route, il est illusoire d’imaginer que quoique ce soit puisse l’arrêter. Même pas en rêve.

Les derniers responsables bureaucratiques, ceux qui verseront le sang qui suivra la ruine, quelques uns de ceux là, quatre ou cinq pauvres mecs, paieront peut-être un jour la facture, pour que la majorité responsable soit absoute de la catastrophe que nous allons vivre.

La vie n’est qu’un éternel recommencement.

Cordialement. H. Dumas.

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“Cocu-menteur”, le jeu qui tue

Ainsi donc, Hollande met fin, officiellement, à sa liaison depuis huit ans avec dame Trierweiler. La conclusion qui s’impose est que cette liaison existait, puisqu’il y met fin.

Elle existait donc lorsqu’il a été candidat à l’élection présidentielle.

La preuve est ainsi rapportée qu’il a menti lors des déclarations préalables à sa candidature. Ce mensonge invalide évidemment cette élection. Nous n’avons donc plus de Président de La République.

N’importe quel observateur normal arrive à cette implacable conclusion. Qu’en pensent nos grands magistrats, nos pharisiens ? Nous verrons

Ceci dit:

Cocu, déjà, tout seul à la maison, c’est dur à digérer. Mais, exposé devant le monde entier, alors là, franchement, ce doit être très, très, dur.

Madame Trierweiler n’est pas d’un abord franchement sympathique, son allure générale n’inspire pas la compassion. Mais, maîtrise-t-on son apparence ? Est-on fatalement à l’intérieur comme à l’extérieur ? Rien n’est moins sûr. Si ça se trouve, elle est charmante, fiable, enjouée, douce, câline, confiante. Si c’est le cas, elle doit tomber de haut.

De toute façon dans cette affaire, il n’y a que trois solutions :

-1- C’est un salaud, il a tous les torts

-2- C’est une salope, elle a tous les torts

-3- Ce sont deux salauds, ils ont des torts partagés

Car, vu la situation, ils ne peuvent pas être deux êtres charmants, d’une grande correction, transparents, simples, et avoir tous les deux raisons.

La solution N°2 serait pour nous sans importance. Encore que, elle démontrerait que notre Président fait des choix hasardeux en ce qui concerne ses proches.

Cela serait inquiétant du fait que son activité principale se résume à choisir ses proches collaborateurs. Une carence à ce niveau peut entrainer de lourdes conséquences.

Les solutions 1 et 3 terrorisent.

En effet, elles supposent que le Président de la République est un salaud en amour. J’entends dire que la vie privée et la vie publique n’ont pas de rapport, je veux bien. Mais, ce que nous sommes nous le restons, que ce soit en public ou en privé. Salaud un jour, salaud toujours. C’est quand même inquiétant.

Un homme qui peut faire croire à une femme qu’il l’aime, au point qu’elle expose cet amour sans méfiance, alors que, dans son dos, il l’a trompe, ne risque-t-il pas d’avoir la même attitude avec ses autres amours ?

Si cet homme vous dit qu’il aime la France, ne risque-t-elle pas d’être cocue ?

Si vous l’avez cru au point de lui accorder votre confiance, n’êtes-vous pas en position d’avoir à vous inquiéter sérieusement, à vous demander si vous n’avez pas mal placé vos sentiments et votre confiance politique ?

Pour moi la réponse est claire : impossible de faire confiance à un tel homme.

L’avenir devient flou

C’est la première conséquence du doute, lorsqu’il s’instille dans la confiance que doit inspirer le chef d’un pays ou d’une entreprise.

Je ne veux pas parler des gorges chaudes, du voyeurisme populeux, non, je parle très sérieusement de la nécessité de l’intégrité morale et psychologique du chef.

Ne soyons pas dupes, ses décisions, qui nous impacteront, sont étroitement liées à son caractère, à sa personnalité. C’est pourquoi, arrivés à ce stade de pouvoir, les hommes s’efforcent de dissimuler leur personnalité, ils savent que, perçue, elle permet de juger leurs actes. Or, ils veulent faire croire que ces actes seraient désincarnés d’eux-mêmes, uniquement liés à la situation, à la conjoncture. Rien n’est moins faux.

La méfiance s’installe

Savoir que le Président de La République ment à sa compagne, en public, ne peut qu’inquiéter. La confiance en lui est entamée, pour elle évidemment, mais aussi pour nous tous. Qu’il n’éprouve pas le besoin de s’expliquer est invraisemblable.

Je ne me pose pas là en moraliste, en défenseur de l’idée de couple, ce point là ne m’intéresse nullement. Chacun vit sa vie personnelle comme il l’entend. Mais, je n’ai pas de respect, globalement, pour ceux qui dissimulent, qui mentent. Menteur un jour, menteur toujours.

Je n’ai aucune raison de garder mon respect à un Président qui trompe sa compagne, je me méfie de lui. Pourquoi ne me tromperait-il pas ?

En réalité

D’accord, je l’avoue, je n’ai jamais eu confiance en cet homme. Je ne suis donc pas de ceux qui sont déçus par cette histoire significative. Disons que, par contre, je suis conforté dans mes doutes, ils deviennent, sous nos yeux, légitimes.

Cette histoire est bien une affaire d’Etat, ou plutôt de chef d’Etat. Nous sommes en droit d’en connaître la réalité, à travers elle nous connaîtrons notre (ancien) Président, ce qui devient objectivement impératif.

Bien cordialement. H. Dumas

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Pétition pour l’inversion de la courbe des contrôles fiscaux.

Pétition pour l’inversion de la courbe des contrôles fiscaux.

L’impôt, version France de ces dernières décennies, est illégitime. Il revient à placer l’entrepreneur en position d’esclave, à le déposséder de son capital économique et humain.

Bercy se rend journellement coupable de “crime contre l’humanité, d’esclavagisme” à travers la mise en œuvre de la fiscalité actuelle et tout particulièrement lors de contrôles fiscaux aveugles, injustes, réalisés dans un espace de non droit, à l’occasion desquels le contribuable est présumé coupable.

L’ensemble fiscal, aujourd’hui, détruit notre pays, ses forces vives, l’avenir de nos enfants. Tout cela est exposé, depuis plus de trois ans, empiriquement, dans mon blog, www.temoignagefiscal.com .

Jusqu’à présent, je prêchais dans le désert et, disons-le, j’en ai pris plein la gueule.

Les choses pourraient changer

Dans le Figaro Magazine de cette semaine plusieurs pages sont consacrées à Pascal Salin. Cet homme est exceptionnel, je vous incite vivement à acheter et lire son livre “La Tyrannie fiscale“, Editions Odile Jacob, à commander chez “Amazone” la plus près de chez vous, évidemment.

Monsieur Pascal Salin est un économiste, professeur émérite, dont la magie et la compétence sont tout particulièrement séduisantes. Il a ce don, des très grands, de rendre accessible à tous les choses les plus complexes.

C’est ainsi qu’il anéantit, pulvérise, atomise le sophisme actuellement répandu qui ferait de l’économie une affaire de mathématiques, d’abstractions, de statistiques, alors qu’elle n’est que la somme de décisions et d’engagements personnels terriblement, irrésistiblement, strictement humains. Elle est le feuillage de l’arbre qui ne peut exister que grâce aux racines et aux branches que sont les acteurs économiques, les entrepreneurs et leurs salariés.

La lecture de cet ouvrage doit être mis en parallèle, par exemple, avec celui de M. Jean Tirole (prix Nobel… de l’épais ?) “Théorie des incitations et règlementation”. 900 pages de texte et de formules, dont la vérification prendrait plusieurs années, pour comprendre, par exemple, les règles qui devraient présider à la gestion de la SNCF. Comme si la SNCF avait une légitimité, qui plus est sa gestion. Comme s’il était légitime de prélever un impôt pour que M. Machin, Président de la région Truc, décrète que le billet de train est chez lui gratuit ou limité à 1 € !!! Foutaise.

Le livre de Pascal Salin peut aussi être mis en parallèle avec celui de Nicholas Taleb “Antifragile”. Là il vient, de façon pédagogique, expliciter, par les faits, la plus grande part des théories de Taleb.

Pascal Salin, tout au long de son ouvrage, apporte l’explication du pillage intellectuel et matériel par l’impôt en France, de son illégitimité. Il en fait la démonstration.

Achetez vite ce livre, il est probable que Manuel Valls va le faire interdire, comme subversif.

Sauf, sauf… si une majorité de français, prenant conscience de la fin misérable qui nous attend tous du fait de notre régime d’imposition, se révolte.

Vous pouvez me dire : “Dumas, mon petit père, t’es bien gentil, mais t’arrives un peu tard, la révolte est déjà largement en route.” Ce n’est pas mon avis.

Le malaise économique est majoritairement ressenti, c’est un fait. Il s’exprime par des convulsions graves, mais la maladie n’est pas encore diagnostiquée par la majorité.

La plupart, pour ne pas dire tous, tirant chacun un petit ou un gros avantage de notre système pervers, s’agitent uniquement dans l’espoir de le voir augmenter leurs avantages, sans être acquis à l’idée que c’est justement cela le fond du problème.

J’en veux pour preuve que, tous les deuxièmes Jeudi du mois, lorsque je vais me recueillir devant Bercy, de 18H à 19H, en ayant une pensée émue pour mes économies qui y ont disparu, je suis seul, terriblement seul.

Emmanuel Bolling,  nouvel auteur, premier arrivé après l’ouverture de mon blog qui lui doit beaucoup,  propose de lancer, en 2014, sur toute l’année, une pétition : “2014, l’année de l’inversion de la courbe des contrôles fiscaux”.

Je trouve l’idée, courageuse, généreuse, géniale, concrète.

Ouvrez la pétition en cliquant ici  signez-la et faite tourner à toutes vos relations.

Elle restera ouverte toute l’année sur le blog, colonne de droite.

J’espère et je crois en vous, la révolution fiscale c’est aujourd’hui, pour donner à la France, demain, un avenir de conquête mondiale et de premier rang économique.

Bien cordialement. H. Dumas

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La peste ou le choléra

Les français détestaient, et probablement détestent toujours, Sarkozy. Pas plutôt élu, ils détestent Hollande, sans espoir de retour. Pourtant ces deux hommes sont ce que la nuit est au jour, la plus parfaite opposition et la plus grande différence qui puissent être. Quoique certains disent ou pensent.

L’explication simple est de dire : les français sont des imbéciles qui ne savent pas ce qu’ils veulent. C’est un peu court. Cependant la situation est effectivement troublante, et ce raccourci explicatif peut satisfaire quelques prétentieux imbus d’eux-mêmes. Evitons-le, évitons-les.

Les français ressentent indéniablement un malaise, c’est ce qu’expriment ces rejets antinomiques. Doit-on à chaque malaise avoir une idée précise de son origine ? Dans le cas contraire est-on un imbécile ? Certainement pas.

Chacun sait que le point de ressenti d’un malaise n’est pas fatalement le lieu de sa source, que les diffusions du mal sont souvent énigmatiques. Pour en comprendre le cheminement il est, la plupart du temps, nécessaire d’examiner globalement les faits qui conduisent au malaise, à partir de ses symptômes.

Les symptômes

Sarkozy et Hollande ont prétendu prendre en charge, tous les deux, chacun à sa façon, l’économie du pays. Ils ont promis de solutionner tous les problèmes liés à la crise. C’est sur ce projet qu’ils ont été élus. Tout le reste n’est que leurres. Ils n’aboutissent pas, c’est le malaise.

Le premier problème

Il tient au fait que l’économie ne peut ni être planifiée, ni être régulée, tout particulièrement en période de difficulté.

Lorsqu’elle est lancée, elle roule et il est possible de l’entraver raisonnablement sans graves conséquences. Elle peut alors supporter quelques handicaps.

Mais, face à des difficultés, l’économie doit être entièrement elle, libre, sans contrainte, sans limite, de façon à être créative, à saisir toutes les opportunités (voir à ce sujet “Antifragile” de Taleb). Ses champions doivent eux-mêmes être le plus libre possible.

La peste

Les potions de Sarkozy et de Hollande préconisent exactement l’inverse. C’est la peste. Les règles de la politique, du vivre en groupe en harmonie, n’ont aucun lien de près ou de loin avec les règles de l’économie. L’intervention de la politique dans l’économie, c’est l’arrivée du virus. Il décime le tissu économique et engendre la misère. Doit-on s’étonner que la perspective ou la présence de la misère génère le malaise ?

Le deuxième problème

L’économie peut, malheureusement, être atteinte d’un deuxième virus. Celui-là elle en est autoporteuse. C’est l’excès de pouvoir du capital à travers le monopole, qu’il peut se procurer par le terrassement des concurrents.

Le monopole c’est le choléra.

Il absorbe la concurrence qui est le moteur vital de l’économie, il la pervertit. Une fois constitué, le monopole répond à des règles politiques et s’absout des règles économiques.

Or, là est une partie du problème, l’économie en devenant mondiale s’est affranchie des contraintes anti-monopoles. Ainsi, certaines de ces forces mondiales ont fini par acquérir un statut de monopoles anti- économiques. Le phénomène s’accélère.

Ce problème dépasse largement les possibilités d’intervention de nos deux amateurs Sarkozy et Hollande. Evidemment, ils le savent. C’est en cela qu’ils sont responsables des mensonges qu’ils profèrent, qu’ils méritent le désamour qu’on leur porte.

Conclusion

La France a deux écueils à éviter : l’ingérence de la politique dans l’économie, l’absorption par les monopoles mondiaux. Pour l’instant, nul homme politique, nul parti politique ne présentent un projet ou des garanties dans ce sens.

Tous surenchérissent sur la qualité de leurs interventions intempestives, actuelles, passées ou à venir dans l’économie.

Dans ces conditions, il est prématuré de traiter les français de gros nuls. Il en serait différemment si un tel homme politique, libéral, existait et qu’ils le refusent.

Le fait qu’il n’existe pas est-il dû aux français ou à l’organisation politique de la France ? Personnellement je penche pour la deuxième hypothèse.

C’est cela qui explique le désamour des français pour leur classe politique, cette conscience informelle du problème, à défaut d’une analyse objective.

La modification nécessaire du système politique actuel est-elle possible par la démocratie ? Hélas, rien n’est moins sûr.

La force du mensonge est d’être plus séduisant que la réalité, et, nos hommes politiques sont des professionnels aguerris du mensonge. C’est leur fond de commerce, leur propre moteur économique. Ils lui doivent leur statut, leurs avantages, en est-il un qui se sacrifiera ? Sera-t-il compris ? Ce sont les énigmes de demain. Ce sera ça ou la misère et le chaos. Attendons.

Bien cordialement. H. Dumas

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On étouffe l’artisanat

Voici ce que l’on peut lire dans la presse:

“En 2008, l’élection de Serge Dassault à la mairie de Corbeil-Essonnes a été annulée par le Conseil d’État en raison de dons qu’il avait fait à des habitants. Frappé d’inéligibilité pendant un an, l’homme d’affaires a alors fait entrer en scène Jean-Pierre Bechter. “L’homme n’a jamais voulu être maire, qu’importe: il a toujours obéi à Serge”. “ Lequel Bechter, élu maire, est poursuivi pour les mêmes raisons.

Le monde politique est plein de surprise, la presse et les magistrats aussi.

Devons-nous rester insensible à une telle agression contre l’artisanat ? Qui plus est un artisanat “made in France”.

Face au silence de Montebourg, c’est nous les petits, les sans grades, qui sommes obligés de monter au créneau.

En ce qui me concerne, j’ai écrit à Serge, voici la copie de mon courrier.

“Salut Serge,

On dit que tu aurais acheté des électeurs avec ton pognon. Je veux pas le croire. En plus ils seraient peu nombreux a en avoir profité. Dis-moi que c’est pas vrai. Tu déconnes.

Bon, je t’explique.

C’est pas le problème d’acheter les électeurs, ils le font tous, c’est la règle de notre démocratie, c’est une question d’échelle qui t’est reprochée.

Tu t’es vu là, en petit artisan de l’achat de voix. Mais t’es complètement dépassé. On n’achète pas mille ou deux mille voix. Regarde Hollande, il a acheté des millions de voix.

Et puis, en plus, avec ton pognon, mais t’es malade.

On n’est plus avant, on est maintenant. Aujourd’hui faut voir grand. Tu fais plus tes avions dans ton garage, comme ton père. Ou alors, c’est peut-être pour ça que tu n’arrives pas à les vendre. Faut évoluer mon vieux. Faut in-dus-tri-a-li-ser.

Tu vois, écoutes, tu passes à la télé, tu les achètes tous d’un coup. Tu leur dis que tu vas leur trouver du travail, pas trop, du pognon, beaucoup, des vacances etc… tu les achètes quoi. Je sais c’est dur, faut beaucoup de courage, mais tu peux aller jusqu’à leur dire que tu es un mec normal, comme eux, que tu seras irréprochable, ils aiment ça.

T’as pas besoin de fric pour les acheter, juste des promesses.

Et puis alors… ton fric!!! Mais t’es nase.

On donne jamais son fric pour ça, sinon, les impôts, à quoi ça sert ? Les impôts c’est fait pour ça mec, pour acheter les électeurs.

Quand je pense que tu donnes ton fric perso, c’est n’importe quoi.

Je comprends pas. Pourtant, y parait que t’es ingénieur. Ben dis-donc, je me demande ce qu’on t’a appris dans ton école. Faut te faire aider vieux. Viens me voir, je t’expliquerai.

Je comprends ton côté artisan, même j’apprécie. C’est vrai quoi, l’artisanat ça se perd. Mais bon, faut laisser ça aux baguettes de pain, au ressemelage, aux tricots fait main, à la mode, pas à la politique.

La politique c’est la mondialisation, l’industrie, tu comprends, c’est pas des amateurs.

Faut voir grand.

C’est pas 200 pékins qu’il faut acheter, c’est tout le bordel, l’administration, les flics, les magistrats, le pays quoi. Sinon, t’es baisé, ils vont te tuer. En politique, pas de place pour les artisans. Saches-le.

Bon, si tu veux continuer en politique appelles moi, je te donnerai des tuyaux.

Mais surtout, vois grand, large, industriel, fais comme tous les autres.

Salut. H. Dumas”

Cette lettre est une goutte d’eau dans la désolation de la situation de ce pauvre artisan politicien, mais peut-on rester insensible à une telle modestie, à une démarche artisanale pleine de compassion pour son prochain ? Non évidemment.

Ecrivez-lui, vous aussi. Faites comme ses copains sénateurs, aidez l’artisanat qui se meurt en France. C’est la B.A. de la semaine.

Bien cordialement. H. Dumas

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Révolution à l’AFP

En cliquant ici, sur AFP, vous allez découvrir l’incroyable, l’insoupçonnable, l’inimaginable, au point que vous risquez de vous demander si vous n’êtes pas la victime d’une machine à changer de dimension, si vous n’êtes pas rentré accidentellement dans un monde parallèle, arrivé sur une autre planète.

Ca y est ? Vous avez cliqué et lu ? C’est fort hein ?

J’ai connu jeune homme les abus de pouvoir des “bourgeois-petits-commerçants-petits-entrepreneurs-professions-libérales” qui avaient mis le pays à leur botte. Ils régnaient sur l’économie évidemment, mais aussi sur la politique et la justice. Partout ils maitrisaient les postes électifs (maires, députés et sénateurs, conseils généraux etc…), étaient étroitement liés aux tribunaux, aux forces de répression, complices des préfets. Si bien qu’ils étaient inaccessibles à la sanction, au dessus de tout soupçon, ce qui entrainait assez souvent de leur part des abus de droit insupportables pour les autres. Nous vivions la république des petits bourgeois.

Par de belles journées de Mai, en 1968, la jeunesse s’est révoltée contre cette république et ses privilèges. Dix ans plus tard, les bourgeois avaient définitivement perdu le pouvoir et les petits avantages indus qui vont avec.

C’est ainsi que le pouvoir ayant changé de mains, l’impunité a changé de bénéficiaires. Depuis les années 80, les fonctionnaires ont pris le pouvoir.

Pour les gens comme moi, libres, sans chapelle, refusant les réseaux, nous sommes tombés de Charybde en Scylla.

Nous avons troqué nos bourgeois égoïstes, vaniteux, mesquins, profiteurs, sans vergogne, prétentieux, avides, intrigants, sans scrupule pour des fonctionnaires égoïstes, vaniteux, mesquins, profiteurs, sans vergogne, prétentieux, avides, intrigants, sans scrupule, c’était pas l’affaire du siècle.

Depuis plus de trente ans il en est ainsi, les fonctionnaires ont le pouvoir, ils trustent les postes électifs, ils verrouillent tout, ils s’arrangent entre eux. Attention, j’évoque une situation globale. Comme toujours et partout, il y a des exceptions. Disons qu’elles confirment la règle.

Témoignage

J’ai dit bien souvent que, face aux abus de pouvoir qui du fait même de leur existence évoque une situation qui ne peut pas être contrée, le témoignage est la seule voie possible.

Sur ce blog j’ai souvent fait la démonstration de la complicité évidente qu’il y a entre les magistrats, les forces de police et Bercy. Je la vis journellement à travers toutes les procédures que ma résistance génère. C’est tout simplement la fraternité entre fonctionnaires. Elle est alimentée intellectuellement par l’appartenance à un même corps social au pouvoir, et matériellement par l’outil évoqué par l’AFP : la protection fonctionnelle.

La protection fonctionnelle

Ca c’est fort, plus fort que nos anciens bourgeois qui devaient se démerder par leurs propres moyens. C’est-à-dire que, quand le fonctionnaire n’est pas content de vous, il vous poursuit devant les tribunaux et c’est vous, avec vos impôts, qui payez son avocat. Evidemment, ensuite vous payez avec vos propres sous les indemnités qu’il obtient systématiquement.

Personnellement, j’ai déjà versé plus de 20.000 € de primes pour des harcèlements dont j’ai été l’objet de la part de fonctionnaires du fisc ou de la police nationale, qui ont été non seulement blanchis par les tribunaux, avocats payés par nous, mais récompensés de leurs saloperies par ces mêmes tribunaux.

Je n’ai pas souvent évoqué le sujet pensant que ce combat était perdu d’avance.

Vous imaginez ma surprise quand je constate que l’AFP (soi-même!!!) en parle.

Il faut que le nombre de “niqués” dans mon genre commence à faire désordre pour que l’information filtre. Gardez bien cet article, personne n’en parlera plus jamais. Ils ont dû fumer la moquette à l’AFP pour se lâcher de la sorte. Vous avez vu la montée d’adrénaline de la gente fonctionnaire, comment leurs syndicats montent au créneau. C’est chaud.

Il n’en reste pas moins que ce qui est dit est dit. Même si les choses ne vont pas plus loin, il ne sera pas désagréable de regarder les magistrats lors des prochaines procédures en sachant qu’ils savent que nous savons.

Enfin plus seul, ce sera mon cri du cœur de ce weekend.

Bien cordialement. H. Dumas

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Stupéfaction des socialistes

Partis à Bangui la fleur au fusil, nos socialistes déclarent à L’ONU :

“En Centrafrique, je pense que nous avons peut-être sous-estimé la haine et le ressentiment entre communautés”, dixit Gérard Araud.

On ne peut pas dire que ce genre de déclaration soit rassurant.

Les explications qui suivent non plus :

“Nous savions qu’il y avait des violences interreligieuses, mais nous n’imaginions pas une haine aussi profondément ancrée. Nous devrions peut-être travailler avec des psychologues et des ethnologues pour comprendre comment elle est apparue et comment apaiser la situation”allons bon.

La création d’une commission s’impose. “Ravi” va s’en occuper. Un observatoire du dénombrement des coups de machette, sera probablement mis en place rapidement.

Pour le moment c’est l’expectative :

“Il s’agit d’une situation presque impossible pour les soldats africains et français. Nous devons réfléchir dans des termes très pratiques à la façon d’être efficace pour empêcher les gens de s’entre-tuer quand ils veulent désespérément le faire.”

Eh ben dis-donc… la poisse.

Et oui, quand ça va mal, ça pète. Et quand ça pète, ça pète.

Ce n’est pas vraiment compliqué à comprendre pour n’importe qui, sauf pour un socialiste. Ce n’est pas la première fois qu’ils nous font le coup. Déjà en 1939, ils ont été stupéfaits par l’agressivité d’Hitler avec qui ils pensaient pouvoir discuter. Ils avaient juste oublié que les Allemands ne voulaient plus payer la facture de la guerre de 1914.

C’est sûr : les gens, quand ça ne veut plus payer, quand ça ne peut plus payer, ça devient méchant.

Et oui, le socialiste ne comprend pas ça. Piller les autres, c’est son ordinaire de tous les jours. Et je te prends à Machin qui en a trop, pour donner à Truc qui n’en a pas assez. C’est son fond de commerce. Peu importe que Machin ait gagné honnêtement ce qu’il possède en fonction des règles universelles de l’économie, et que Truc n’en branle pas une.

Truc, de toute façon, n’en a jamais assez, alors Machin, à un moment, il en a marre. A la fin, Truc et Machin se foutent sur la gueule. Dix ans plus tard, tous les deux, moribonds, se demandent pourquoi ils se sont foutus sur la gueule.

Les socialistes ne sont plus là pour assumer, ils ont touché leur commission quand tout allait bien, ils sont partis foutre le bordel ailleurs. Alors, Truc et Machin, ils n’ont pas d’explication, ils se retrouvent tout cons. Ils redeviennent copains, ils jurent que ça n’arrivera plus jamais, parce que là ils en ont vraiment bavé.

Mais, dès que tout va mieux, les socialistes reviennent. Et…c’est reparti pour un tour. Et voilà…. En gros c’est ça l’histoire de l’humanité. Alors, franchement, avec leurs histoires interreligieuses, ils nous prennent vraiment pour des cons.

Je ne connais pas assez bien la situation économique du Centre-Afrique pour savoir qui veut piquer quoi à qui. Mais, ce que je sais, c’est que ces populations ont en leur sein des hommes armés qui pratiquent la guerre depuis si longtemps que les survivants doivent être particulièrement dangereux. Il en est de même au Moyen-Orient.

Alors, s’apercevoir que notre armée parait surprise par cette violence et cet entrainement à la guerre, ça fait froid dans le dos. Que ses chefs ne s’en doutaient pas, c’est pire encore.

Pour les socialistes, la vie est belle, n’oublions pas que leur philosophie ce n’est pas à chacun selon son mérite, mais à chacun selon son besoin.

Il ne faut pas s’étonner qu’à terme, les besoins étant par essence illimités, il s’installe une situation extrême ou celui qui possède ne peut plus donner alors que celui qui désire exige encore. La confrontation n’est pas loin.

Traduire cela ensuite en violence interreligieuse est une escroquerie intellectuelle hors du commun, mais qui, il faut le reconnaître, marche depuis des siècles, tant le pillage gêne in fine le pilleur, au point qu’il est obligé de le déguiser.

Pillages et pilleurs sont les mamelles de tous les conflits. C’est en cela que les socialistes sont porteurs de guerre, qu’ils se baptisent chrétiens, communistes, national-socialiste, Lepéniste ou sociaux-démocrates, c’est leur destin.

Il n’y a que le libéralisme pour favoriser la paix, mais il suppose que chacun s’accepte pour ce qu’il vaut. C’est là que réside la difficulté du libéralisme.

Bien cordialement. H. Dumas

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Pardon ? Vous avez dit partons ?

Avec un peu de retard, je viens de lire le livre d’André Bercoff et de Déborah Kulbach “Je suis venu te dire que je m’en vais”, (je vous le conseille, c’est un bon livre).

En même temps c’est bien tombé, j’étais dans l’ambiance quand hier soir Hollande a vacillé sous l’uppercut lancé par une journaliste “Que comptez-vous faire pour empêcher les jeunes de 25 ans de quitter la France ?”

Il est resté cloué. Incroyable. Il doit avoir un microsillon entre les deux oreilles qui se raye facilement. Il s’est mis à répéter en boucle “Quand on a 25 ans…”  C’en était gênant pour lui. Je me demandais comment il allait s’en sortir. Il ne s’en est pas sorti.

Je ne connais pas Bercoff. J’ai rencontré Déborah Kulbach et son adorable chien “Bento”,  lui et moi nous avons sympathisé.

J’ai lu leur livre avec intérêt. Il n’est pas très épais, mais il est dense. Il est agréable à lire et disons qu’il plonge réellement, sans pathos ni mauvaise foi, dans cette désespérante ambiance qui prédispose au départ.

J’ai cependant avec eux un important point de désaccord.

Ils laissent entendre qu’il y aurait en France un conflit de générations, qui tiendrait au fait que les vieux qui sont au pouvoir ne voudraient plus le lâcher. Qu’ils s’accrocheraient aux avantages acquis par eux sur le compte des jeunes à venir.

C’est un peu ça, mais ce n’est pas un simple problème de génération. C’est un problème de connerie. Je peux le dire, j’étais là. J’étais là quand les cons ont pris le pouvoir dans les années 70.

Il faut que je vous explique.

Ce ne fut pas un prise de pouvoir par le nombre, les cons sont depuis tout temps les plus nombreux, ce sont les meilleurs, les créateurs économiques, les entrepreneurs qui le leur ont volontairement donné.

De 1945 à 1970, les meilleurs avaient le pouvoir. A l’occasion de la guerre les mauvais et les plus faibles s’étaient trompés de camp, ils payaient la facture. La France n’en finissait pas de s’enrichir, de progresser.

Puis, repus, vieillissants, les patrons ont soit donné le pouvoir à leurs seconds couteaux, soit vendu leurs entreprises. Ils se sont retirer en masse de la vie active.

L’exemple est particulièrement significatif pour la banque, je l’ai déjà exposé. Après la guerre il n’était pas une ville de 20.000 habitants qui n’avait pas sa banque privée. Le rôle économique de ces banquiers privés était essentiel. Ce sont eux qui repéraient et aidaient les nouvelles pousses économiques, qui aidaient les anciennes à disparaître honorablement. Lorsqu’ils vendirent ou furent absorbés, volontairement, ils furent remplacés par des guichetiers incapables de remplir cette mission. Les sommes qu’ils récoltaient, qui irriguaient l’économie locale, furent concentrées à Paris et utilisées loin de leur création pour les ambitions personnelles des dirigeants nationaux, le tout finissant dans une gigantesque “Madoffade”, pas encore totalement visible du grand public, mais ça ne saurait tarder.

A ce détail prêt, que donc tout cela n’est pas une question d’âge, de générations, mais une question de connerie et de cynisme (ça va ensemble), je suis d’accord avec leurs constatations et ne peut que vous conseiller de lire ce petit ouvrage.

Revenons à Hollande et à son interminable prestation, dont la longueur cache la médiocrité, comme ces diners en ville où l’on s’emmerde tellement qu’ils finissent à 2 ou 3 heures du lendemain.

Il m’est apparu comme bien des présidents d’associations ou de sociétés qui confondent l’apparence de la fonction et sa réalité. Qui pensent que leur rôle consiste à distribuer des idées non abouties, voire utopiques, à charger les autres de leur mise en oeuvre et à se montrer.  Alors que, bien plus prosaïquement, le chef est là non seulement pour défendre des idées, les siennes ou celles de collaborateurs, mais surtout pour en garantir l’aboutissement lui-même par son travail et son engagement personnel.

Cet homme est de la trempe de ceux qui font porter aux autres les échecs et qui s’attribuent les réussites. Tout faux.

Il n’a pas convaincu les 75% qui le prennent pour un charlot et il a perdu la plus grande partie des 25% qui le croyaient défenseur de leur dogme. Il va finir avec 0% de notoriété. Le record du siècle.

Quant à sa défense de la dignité humaine, je rêve.

Ne sait-il pas que la première atteinte à la dignité humaine c’est le pillage ? Pillage de la mémoire certes, mais aussi pillage des biens. Or le plus grand pilleur c’est lui, bien avant tous les autres.

Comment peut-il parler de dignité lorsque ses hommes de Bercy pillent la moitié des français qui sont les forces vives de ce pays au profit de l’autre moitié faite d’assistés et de fainéants irresponsables ?

Comment peut-il parler de dignité en laissant agir ses mercenaires fiscaux dont les contrôles sont un affront constant à cette dignité ?

Pour clore ce billet et calmer mon indignation, une prévision : Closer va faire l’objet d’un contrôle fiscal (c’est qu’il est très en colère le queutard).

Bien cordialement. H. Dumas

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Une procédure dans la transparence

Ce billet permettra d’affiner leur jugement à ceux qui sont enclins à penser qu’il n’y a pas de fumée sans feu, que celui que le fisc traite de “fraudeur fiscal” est très probablement coupable, peut-être avec moins d’intensité que ce qu’il est accusé, mais coupable.

L’affaire mise à votre disposition pour la totalité de la procédure en cours est particulièrement significative de la problématique fiscale.

Les faits sont les suivants :

Une entreprise, au départ promoteur, est tenue face à l’impondérable de ce transformer en hôtelier. Cette transformation est d’abord factuelle, puis la situation administrative de la société est mise en accord avec les faits.

Cette transformation entraine une modification de ses contraintes de TVA.

Le fisc reste sur le premier objet social de la société (la promotion) qu’il pense plus avantageux pour lui dans l’immédiat (ce n’est pas le cas à terme).

Face à cette situation, le fisc va d’abord se comporter en autiste, faisant mine de ne pas voir la situation factuelle de l’entreprise. Puis, poussé dans son incohérence par rapport à la réalité qui s’impose, le fisc va mentir, falsifier la réalité. D’abord face à la société, puis devant les tribunaux.

Le fisc va ainsi abuser la religion des magistrats et obtenir des jugements accréditant ses mensonges.

Aujourd’hui, la preuve de ces mensonges est rapportée, en cliquant sur les titres ci-dessous vous aurez accès aux documents de référence :

Mémoire d’appel

Réponse du fisc

Mémoire responsif de ce jour.

C’est le problème constant

Le fisc réinvente à longueur de journées la situation réelle des entreprises. Il le fait sans aucun respect pour la réalité factuelle que l’entrepreneur a dû gérer en son temps. Il le fait avec pour seul objectif d’encaisser le plus possible, le plus vite possible. Il le fait sans souci des conséquences de cette vision biaisée de la réalité économique de l’entreprise.

Pour cela il n’hésite pas à mentir, il sait qu’il sera couvert, qu’il lui suffit de montrer du doigt un entrepreneur pour que celui-ci devienne un coupable. Il lui suffit de respecter la forme, les tribunaux ne vont jamais sur le fond, la parole du fisc est la vérité pour eux.

Voilà le monde fiscal injuste, destructeur, mensonger, auquel sont confrontés les entrepreneurs. Le reste de la population, la majorité, non seulement s’en fout complètement, mais pense qu’il n’y a pas de fumée sans feu…

Bien cordialement. H. Dumas

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Les kamikazes du sexe

Un homme se fait sauter dans le 8°. Les dégâts sont considérables.

La Présidence de la République qui avait échappé de justesse à un premier kamikaze, un peu avant les élections de 2012, pensait en avoir fini avec ce genre d’attentat aux bonnes mœurs.

Le premier kamikaze du sexe a été arrêté par nos amis américains, probablement à la suite d’une combinaison d’écoutes de la NSA, de filatures du FBI et d’aveux de repenties sexuelles. La justice américaine l’a mis par hasard hors jeu un peu avant les élections présidentielles, alors que son objectif était de le faire exclure du FMI.

Il semblerait cependant qu’il prévoyait de se faire sauter, en bande, à l’Elysée directement. La justice française a pris le relais, il ne sortira pas des procédures lancées contre lui avant une ou deux décennies. Depuis il semblerait que ce kamikaze ait arrêté toute activité et n’ait plus l’intention de se faire sauter (on peut le comprendre). A tel point que sa compagne, impliquée parait-il dans de précédents attentats, l’a quitté.

La surprise est de taille aujourd’hui avec ce nouveau kamikaze du sexe. La Présidence de la République est touchée directement. L’explosion qu’il a provoquée en se faisant sauter dans le 8° a ébranlé l’Elysée.

Un disparu et une blessée grave sont à déplorer. Le kamikaze lui-même, qui est porté disparu depuis l’explosion. Une femme, qui lui était proche, a dû être hospitalisée, sa vie ne serait pas en danger, mais sa superbe et son train de vie à venir en ont pris un coup.

La police est complètement débordée. Tracfin n’a rien vu venir.

Le préfet de police prétend que les caméras de surveillance sont inopérantes lorsque les kamikazes se déplacent en scooter. Les services fiscaux, trop occupés à surveiller les artisans, les commerçants et les professions libérales dont ils notent toutes les transactions bancaires, y compris les virements allant jusqu’à 5€, ce qui fait une masse de travail considérable, n’ont aucun renseignement sur le lieu de l’explosion. A leur décharge, l’appartement touché serait la propriété d’un ressortissant certes en partie français mais insulaire. Bercy fait savoir qu’elle ne possède pas de fonctionnaire suffisamment compétant et travailleur pour suivre les méandres économiques de professionnels de ce niveau de complexité.

Bref, c’est la surprise la plus totale.

Une personne vivant dans un petit village du Poitou, en milieu rural, prétend avoir été elle-même victime du kamikaze dans le passé. Elle affirme que tout cela n’est pas grave, qu’il n’y a pas de quoi en faire un “chabichou”, que la vie continue.

A Paris, au contraire, la prudence est de mise. Plus aucun lieu ne parait sûr. Les parisiens s’attendent à ce que d’autres kamikazes du sexe se fassent exploser par mimétisme. Cela pourrait toucher l’Assemblée Nationale où il existe un très important réservoir de candidats qui seraient susceptibles de passer à l’acte. Par contre, le Sénat, selon des sources policières infiltrées, ne serait pas atteint par cet intégrisme du fait de l’âge moyen des sénateurs.

Moi qui pensais passer mon weekend à buller. Mais, l’actualité n’attend pas, quand il faut y aller, il faut y aller. L’heure est grave, chacun doit dire ce qu’il sait pour que jaillisse la lumière.

Et puis, c’est pas tous les jours qu’on peut se marrer gratis et aussi fort, sans avoir rien à payer à Bercy.

Bien cordialement. H. Dumas

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Coquille chez Reuters

Sous le titre “Des révélations intimes gâchent la rentrée de François Hollande” on peut lire aujourd’hui, parlant de sa concubine déclarée, dans une dépêche de Reuters : “…Elle était encore a ses côtés mardi pour la traditionnelle galette républicaine partagée chaque année… au sein du palais présidentiel” Il fallait lire évidemment “la traditionnelle galipette présidentielle”.

Là, voyez-vous, je me marre.

En cette époque difficile, notre Président courage prend tous les risques, comment ne pas penser à la fin atroce de Felix Faure ou du cardinal Daniélou, qui eux aussi eurent en charge de lourdes responsabilités, y laissant même la vie.

Que ces disparitions prématurées aient fait rire une large partie du pays peut, je suppose, être considéré comme une atteinte à la dignité humaine ou encore à la vie privée. Mais bon, le bon peuple se marre comme il peut, j’en fais partie, je connais la question.

Notre bien aimé Président pourrait sucer avec bonheur une pastille de Vals pour faire passer la pilule. Elles sont parfaites pour les ballonnements et  difficultés gastriques, ainsi bien sûr que pour la grippe, alors que le bon peuple est justement sur le point de le prendre en…

Après tout me direz-vous si les balades nocturnes en scooter lui dégagent à la fois les sinus et les burnes, c’est autant de gagner pour les dépenses de la sécurité sociale. Vous avez raison.

La performance et l’abstinence sont depuis longtemps un sujet controversé chez les entraineurs des grands champions. Je suppose que les “coaches” de notre président n’échappent pas à la règle, ils doivent être en train de s’étriper sur le sujet.

En règle générale, l’abstinence est conseillée avant les grandes épreuves. D’un autre côté les épreuves que traverse la France paraissant devoir s’éterniser, peut-être pendant des années, était-il raisonnable d’envisager pour notre champion une aussi longue période d’abstinence ?

Bon, on ne va pas en faire un fromage, il est temps de clore cette amusante parenthèse.

Revenons aux choses sérieuses. Au déficit abyssal de notre pays, à cette dette inspirée par les achats de voix que génère notre vénérable démocratie, à un niveau nullement atteint ailleurs.

Il va bien falloir se mettre à la rembourser. Pour cela l’Etat va devoir trouver de l’argent. Ce n’est pas une chose facile.

Alors, s’il vous plait, un peu de respect pour ceux qui s’engagent dans cette voie étroite de l’aumône. Un peu de respect pour notre Président qui quête.

Il le fait avec énergie et compétence. Certes, au départ, il a été abusé par un quêteur défroqué, mais il a sévi. Depuis, chaque homme politique a déballé son paquet en place publique, tout a été passé au crible, heureusement tous sont pauvres (ou presque) c’est une garantie.

C’est la certitude qu’ils ne se sont pas enrichis. Evidemment c’est un peu inquiétant pour nous, s’ils n’ont pas été capables de s’enrichir, comment pourront-ils nous enrichir ? Là, je n’ai pas de réponse.

Et puis, c’est Samedi… on verra la semaine prochaine. Enfin Mercredi, parce que j’ai des RTT à récupérer.

Bien cordialement. H. Dumas

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Il faut aller voir Philomena

Le film est sorti en salle Mercredi. Le réalisateur Stephen Frears signe une œuvre exceptionnelle, fondamentale pour comprendre ce qui nous arrive.

Les faits sont réels. L’action démarre en 1952, en Irlande. Les bonnes sœurs du couvent de Roscrea, animées par le dogme et la frustration, ont ravagé la vie de Philomena. Non seulement elles l’ont dépossédé de ce qu’elle avait de plus cher, mais elles l’ont persuadé qu’elle est comptable d’une immense dette par rapport à Dieu et à la société. Dette qu’elles, les bonnes sœurs, ont la mission de lui faire payer. Au passage elles vont profiter de la situation pour l’exploiter économiquement.

En 2010, 58 ans plus tard, un journaliste, Martin Sixmith, au cynisme façonné par l’environnement des tenants actuels du pouvoir, se retrouve contre son gré impliqué dans la vie de Philomena.

Ensemble ils vont parcourir ce qui a été son calvaire, sa vie détruite par la pensée unique de l’Irlande de 1952, dont les bonnes sœurs ont été les exécutantes. Au terme de ce voyage dans le temps, la vérité apparaît dans l’esprit de Philomena et face à cette vérité le cynisme quitte celui de Martin.

Ce pose alors le problème du pardon ou de la vengeance.

Philomena choisit le pardon, comment se venger d’une pensée unique ? Ce que la société, avec un assentiment majoritaire, détruit chez l’individu peut-il faire l’objet d’une vengeance ?

Finalement Philomena se contentera de témoigner, ce sera sa contribution à l’espoir que de telles choses ne puissent plus se reproduire.

Vous ne sortirez pas intact de ce film.

Surtout si, comme beaucoup d’entre nous, le parallèle entre la vie cassée de Philomena et la notre vous saute aux yeux.

En ce qui me concerne, à vingt ans, tout comme Philomena, je suis rentré dans la vie par la porte de la joie. Imprévoyant, j’avais oublié de faire polytechnique ou l’ENA, l’aurais-je pu ? Mais j’avais un don certain pour l’économie, une attirance pour l’intégrité, peu de passion pour l’accumulation, par contre une passion totale pour la liberté et un respect réel, bien qu’un peu trop ciblé, pour les autres.

Je ne me doutais pas de la puissance des frustrations dont nous sommes entourées.

Payant impôts et charges je pensais avoir le droit de mener ma vie à ma guise. J’étais à mille lieux d’imaginer, tout comme Philomena, que les autres érigeraient une pensée unique qui me rendrait débiteur de leurs frustrations.

Lorsqu’ils sont venus frapper à ma porte pour me faire payer ma joie de vivre, j’ai cru un temps qu’ils avaient raison. Que peut-être j’étais trop heureux, privilégié, que les autres n’avaient pas ce qu’ils méritaient, qu’ils étaient en droit de me demander un effort.

Puis j’ai constaté la déraison de leurs prétentions.  Ma ruine totale consécutive à la venue de ceux qui venaient me piller en leur nom. La ruine de toute ma famille, la destruction de tout mon travail. J’ai pu prendre conscience de leur totale absence de respect pour ma personne, pour le résultat de mes engagements, de mes prises de risques, de mes compétences, de ma vie.

J’ai pu constater aussi leur absence totale de scrupule, leur usage constant du mensonge, leur impunité à ce sujet.

Je connais maintenant la vérité. Je sais que je ne dois rien, que la dette collective est fictive, que derrière cette comédie se cachent des profiteurs aigris et frustrés.

Que ces gens, non content de me déposséder, vont déposséder plusieurs générations d’hommes honnêtes et joyeux qu’ils vont jeter dans le gouffre de la culpabilité pour les exploiter sans vergogne.

Alors, comme Philomena, je témoigne.

Y a-t-il une autre solution ? La vengeance ? Ce serait la guerre civile, ce n’est donc pas possible.

La fuite ? Oui bien sûr, mais il faudrait abandonner tout ce que j’aime, je n’en ai pas le courage. Et puis, ailleurs les hommes ne sont-ils pas tous les mêmes ?

Bien cordialement. H. Dumas

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L’esclavage fiscal

David Graeber, anthropologue américain, a écrit un livre qui fait parait-il fureur aux Etats-Unis “Dette, 5000 ans d’histoire”.

Ayant probablement des comptes à régler avec les économistes, il prétend tailler en pièce l’idée commune que la monnaie serait issue du troc, lui-même l’ancêtre de l’économie. Pour cela il avance le fait que la monnaie serait apparue plus de 3.000 ans av JC, en compensation d’échanges humains, bien avant les échanges de biens.

Cet argument n’est pas convaincant. En effet, les sociétés utilisant la monnaie à usage exclusif d’échanges humains étaient autosuffisantes, localisées, et n’avaient donc pas d’autre troc à engager que celui de leur personne. Laquelle représentait la totalité des valeurs connues de force et sans doute de beauté. Il s’agit donc dès le départ d’un troc, même si aujourd’hui cette idée de la valeur humaine ramenée au stade de marchandise peut nous heurter. Par ailleurs, parler de la réalité des sociétés humaines de cette époque, dont nous n’avons pratiquement aucun reste, relève plus de la lecture dans le marc de café que de la science.

Ceci dit, le livre de Graeber est passionnant.

On y découvre une chose essentielle, c’est la constance de l’esclavage à travers les millénaires, qu’il définit de la façon suivante (telle que je l’ai comprise) : une perte d’existence sociale due à une dette transformée par le créancier ou son représentant proclamé, à l’aide de la violence et du déracinement, en soumission totale allant jusqu’à la perte de la personnalité, créant ainsi un esclave. La dette initiale pouvant être ponctuelle due à un individu ou à une défaite, ou générale due à Dieu.

La dette de l’homme devient l’homme lui-même dont la propriété est transférée au créancier ou à son représentant.

Que l’homme ait besoin d’une excuse pour pouvoir dominer d’autres hommes par la violence au point d’en faire des esclaves, ce qu’au fil des pages et des millénaires visités Graeber démontre, n’est pas une surprise. Ce qui est plus surprenant c’est l’idée que l’homme puisse être un esclave, notamment un esclave consentant qui accepte sa condition, par la force de la dette.

Cela est-il transposable à notre société ?

Graeber dit ceci : ” Aux yeux d’un Grec antique, la distinction entre un esclave et un travailleur salarié endetté aurait surement fait figure, au mieux, de subtilité juridique”.

Je trouve la formule exagérée, pour deux raisons :

– Une grande partie des esclaves grecs étaient les vaincus des guerres entre cités.

– Le salarié occidental n’est pas obligé d’emprunter, alors que le grec en difficulté économique n’avait pas d’autre solution.

Cependant, la comparaison n’est pas aussi extravagante qu’il y parait. Effectivement l’endetté se trouve en situation de ne pouvoir échapper aux contraintes du créancier qui peuvent aller jusqu’à le ruiner totalement, le déraciner, le désocialiser, en faire un SDF, soit un statut aussi misérable que l’esclavage.

Il n’en reste pas moins que nul n’est obligé de s’endetter. C’est pourquoi la situation de la dette individuelle ne me parait pas vraiment comparable à celle des esclaves du passé.

Il n’en n’est pas de même pour la dette collective

Graeber attire notre attention sur le fait que la dette peut être collective. Par exemple en Inde, les brahmanes : “ressuscitent de vielles idées comme la conception védique d’une dette à l’égard des dieux, des sages et des ancêtres, mais en l’appliquant désormais uniquement et spécifiquement aux brahmanes, qui ont le privilège et le devoir de représenter toute l’humanité devant les forces qui contrôlent l’univers.”  Voilà nos brahmanes autoproclamés créanciers au nom des dieux, la populace doit payer la dette divine.

Cela ne vous rappelle rien ? Moi, si : Nos socialistes

A longueur de déclarations, nos socialistes ne cessent d’affirmer que celui qui possède a une dette envers celui qui ne possède pas. Au nom de cette dette, le socialiste (de droite ou de gauche) qui se prétend le représentant éclairé de la justice en ce monde, de l’égalité, de la fraternité, nous impose son remboursement.

C’est-à-dire qu’au-delà des frais imputables aux activités que seule la collectivité peut prendre en charge, l’armée, la police et la justice, au nom d’une dette envers les faibles nous sommes dépouillés par ceux qui se prétendent leurs représentants.

Nous sommes devenus les esclaves d’une dette inexistante, irréelle, au nom de laquelle nous sommes dépossédés de nos biens, sans limite. 

Ceux qui ont eu à affronter un contrôle fiscal savent, qu’au nom de cette dette, tout ce qu’ils possèdent peut leur être pris. J’ai bien dit tout.

Voilà qui donne un sens à la lutte venir.

Nous devons obtenir l’abolition de notre esclavage, refuser cette dette inexistante. Ceux qui travaillent et économisent ne doivent rien à ceux qui n’en branlent pas une.

Il faut que cela soit clair.

Mais l’abolition de notre esclavage ne suffit pas, il faut aussi que le mal qui nous a été fait soit réparé, au moins en partie. Il faut que tous les contrôles fiscaux passés soient déclarés nuls, et actes illégaux aboutissant à un inacceptable esclavage de fait.

Ce Jeudi 9 Janvier, deuxième jeudi du mois, de 18H à 19H devant Bercy, nous serons déterminés, nous serons la conscience qui doit obtenir l’abolition de l’esclavage fiscal. 

Merci à Graeber, dont je ne suis pas sûr que son idée était d’aboutir à nos conclusions,mais merci quand même à lui de nous avoir ouvert les yeux sur notre vraie condition, notre condition d’esclave fiscal. Je vous conseille bien évidemment la lecture de son ouvrage.

Bien cordialement. H. Dumas

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Un point sur la richesse

Je défends les riches. N’en n’étant pas moi-même un, cela ne me pose pas de problème moral.

Suis-je un naïf ? Je ne le pense pas.

La problématique est simple : le riche possède une tournure d’esprit particulière, un système de pensée qui lui permet de générer un bénéfice où d’autres ne l’auraient pas trouvé. Cela est vrai au moins au départ de sa richesse. L’imagination du riche est un acte créatif nécessaire et indispensable à l’économie. Son énergie, son goût du risque, son courage aussi.

La question qui est habituellement posée est la suivante :

La fortune acquise par le riche sera-t-elle justement répartie si on le laisse libre de la dépenser ou doit-on la lui confisquer pour la répartir équitablement ?

Par exemple : vaut-il mieux que le riche fasse construire un yacht ou que la même somme lui soit confisquée et distribuée par l’ANPE ?

Je suppose que de savants calculs permettraient de comparer les deux solutions. Je n’ai ni les compétences, ni l’envie, de faire ces calculs, il se trouvera bien quelqu’un qui les fera pour me contredire si je me trompe.

Je prends pour hypothèse que la construction d’un yacht, outre la performance technique, génèrera plus de profits pour la collectivité que la simple distribution de l’ANPE et donc, in fine, plus d’avantages pour les plus faibles.

Cependant, tout n’est pas parfait dans le meilleur des mondes. En effet, cette logique est parasitée par des incidents de parcours regrettables.

Lorsque le riche triche

Il peut le faire de deux manières.

La première, qui est éphémère, consiste à tricher au moment des premiers gains. En fait, de les voler à des naïfs au lieu de les gagner en apportant un réel service à la collectivité. Cela s’appelle une escroquerie et, en principe, finit en prison.

Il n’est pas rare qu’un amalgame soit fait entre les escrocs et les entrepreneurs sincères. Ainsi Scorsese dans son film “Le loup de Wall Street” n’hésite pas à faire l’amalgame entre un escroc (éventuellement amusant) et l’ensemble de la place boursière dont l’apport à l’économie est indéniable.

Ce type d’amalgame est ravageur pour le lien social. Il n’est pas l’apanage des gens ordinaires. Je connais des membres de l’élite qui pensent que les gens ordinaires sont tous sots. Je hais ce type d’amalgame qui s’apparente au racisme en cela qu’il juge par rapport à une appartenance et non par rapport à la réalité. Il est des gens biens partout et des sots aussi partout.

La deuxième est plus pernicieuse et plus durable. Il s’agit de la recherche d’une association avec le pouvoir politique (donc la force) par le riche qui souhaite neutraliser la part de hasard qui a provoqué sa richesse en se procurant un monopole. C’est la tricherie la plus grave, la plus destructrice. C’est elle qui crée les situations explosives issues de l’injustice universelle qu’elle engendre.

Lorsque le riche profite de sa richesse alors qu’elle ne découle plus de ses compétences, de ses qualités,  mais d’une situation imposée politiquement par la force, il enfreint les lois universelles de l’économie. Les conséquences que cela peut déchainer sont illimitées.

Lorsque le riche ne triche pas

Malheureusement la situation n’est pas très différente.

Sa richesse est alors tout bêtement convoitée. Ceux qui la convoitent abusent le plus grand nombre, qui est consentant à la moindre difficulté. Or les difficultés sont monnaie courante.

C’est donc très régulièrement que des manipulateurs pervers, utilisant l’amalgame, vont stigmatiser globalement les riches, en les traitant d’escrocs, de profiteurs, de bouches inutiles.

Il est aisé de dénoncer ce que l’on ne connait pas comme la cause de ses malheurs. Il ne faut donc pas s’étonner si le monde exclusif de l’économie et de la richesse sert de bouc émissaire au mal-être de notre société, qui oublie dans l’instant qu’elle lui doit tout.

Lorsque des irresponsables entretiennent la confusion

La confusion, c’est l’espace recherché par le prestidigitateur. C’est après avoir créé la confusion dans l’esprit de son public qu’il peut réaliser son tour de magie.

Les politiciens et leurs thuriféraires de tout poil utilisent la même méthode pour ravir le pouvoir. Ils montrent du doigt une prétendue escroquerie globale du monde économique en espérant obtenir la confusion qui leur permettrait de capter le pouvoir.

Ils accusent globalement l’économie de liaisons incestueuses, qui existent effectivement, entre le pouvoir politique et certains capitalistes. Ils leur prêtent une dimension générale et intentionnelle (complot), alors qu’elles ne sont que ponctuelles et circonstancielles.

Ce faisant ils passent à côté des vrais problèmes qui se résument à une hyper-bureaucratie que peu de chose pourrait juguler, et une démocratie vacillante que peu de chose aussi pourrait raviver. Ils nous engagent dans une haine de l’autre dont ils ne mesurent pas les conséquences.

Cela peut-il changer ?

Objectivement je ne le crois pas. J’expliquerai, dans les billets à venir, pourquoi une majorité a basculé dans la haine du riche qui commence aujourd’hui dès le seuil de la “non-pauvreté”.

La pensée globale, asphyxiée par une propagande, peut-être en partie involontaire, liée à une déviance de l’idée de charité, a revisité des règles fondamentales. Nous en reparlerons lors du prochain billet.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Dieudonné

Par la volonté de Manuel Valls, Dieudonné va occuper le devant de la scène en ce début d’année 2014. Qu’en est-il ?

Ce comique, modérément drôle, vit de la provocation. Si ce n’était lui, ce serait évidemment un autre. Il y a donc lieu de réfléchir au contexte général qui voit l’éclosion de son discours objectivement dérangeant et plutôt haineux, quelquefois drôle.

Les chambres à gaz

Pour les jeunes générations l’horreur absolue des chambres à gaz tend à se dissoudre dans l’horreur plus générale du genre humain. Elle est ramenée par le temps qui passe au niveau de tous les génocides qui émaillent l’histoire des hommes hier et aujourd’hui, qui ne sont prégnants que lorsqu’ils sont proches, que la seule distance physique ou temporelle dilue.

L’émotion donc ne suffit pas à maintenir la réprobation de ces horreurs, tant elles font partie du genre humain, tant la morale est d’un piètre secours lorsqu’elles se déchainent.

Seul le raisonnement objectif peut, peut-être, servir de rempart. Je vous propose une tentative à ce sujet.

Le pillage

Les chambres à gaz sont l’étape ultime d’un vaste pillage qui visait les juifs à cette époque, dans la droite ligne de l’observation de Balzac “Après le vol vient le meurtre”.

Le pillage est une composante incontournable de la vie sociale, un excès, une déviance du désir de possession inhérent à l’humanité. L’indignation générée par la découverte des chambres à gaz, de ces outils inhumains, ne doit pas occulter l’origine de leur mise en œuvre : le pillage, le banaliser au profit exclusif de l’émotion.

Lorsque le temps du pillage arrive des signes avant-coureurs sont observables. Les pilleurs deviennent plus visibles, les futurs pillés plus inquiets. L’atmosphère se dégrade, puis la panique s’empare de la société. Et enfin, la violence, indissociable du pillage, se déchaine.

En France, nous sommes au stade de la dégradation de l’atmosphère.

L’Etat

Le désir de pillage qui s’empare de ceux qui convoitent les biens des possédants est irrationnel. Il n’est pas fatalement issu des plus nécessiteux.

Normalement, l’Etat est la structure que se donnent les hommes pour réguler cette émotion. La police et la justice sont les outils confiés à l’Etat pour juger des possessions légitimes et juguler le pillage. A travers ces moyens, l’Etat est le seul arbitre reconnu des droits de posséder. Il est le seul à pouvoir désigner les pilleurs et les pillés, à les trier. Car, sur ce sujet, il faut reconnaître qu’il n’y a pas d’évidence.

Mais, l’Etat n’est pas une structure de droit divin, ce n’est qu’une fiction, une émanation de la pensée majoritaire dans une démocratie. Ainsi, lorsque l’Etat désigne arbitrairement une catégorie de possédants comme illégitime, lorsqu’il s’octroie le droit de piller cette catégorie, quels que soient les motifs qu’il avance, il prend une énorme responsabilité.

L’Etat alors met le doigt dans un engrenage qui va déstabiliser la société.

M Valls

Il est le représentant d’un Etat qui désigne “les riches”à la convoitise des pilleurs, en commençant par les piller lui-même.

Il est ainsi acté que les possédants ne sont pas totalement légitimes, qu’ils doivent donner à l’Etat une partie de leurs biens. Ce simple fait les désigne à la concupiscence des pilleurs.

Désignés comme illégitimes par l’Etat, les “riches”deviennent la cible des pilleurs. Nous entrons dans la dégradation de l’atmosphère, du lien social. Cela d’autant plus que le terme “riche”, large et indéfini, peut englober une grande partie de la population. M. Valls est un acteur de ce schéma.

Nous sommes au point, probablement irréversible, où ceux qui sont, qui se croient ou que l’on croit “riches”se sentent menacés. Ce sont les futurs pillés.

Pour les pilleurs, la danse du scalp est commencée, la provocation, la menace, les souvenirs odieux, sont utilisés pour effrayer leurs proies à venir.

Dieudonné

Il fait évidemment partie des pilleurs, il n’y a pas de doute à ce sujet. Ou, du moins, ceux-ci sont la cible qu’il vise et qu’il touche pour séduire ses clients.

Conclusion

La dimension originale du conflit Valls-Dieudonné tient au fait qu’ils sont concurrents de pillage, ils ne se heurtent pas sur le but, mais uniquement sur les moyens.

Cela pourrait être cocasse, si le sujet était moins grave et l’avenir qui se dessine moins dévastateur.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Vol, voleurs, volés : un conte de fin d’année

Evidemment les prénoms de ce conte ont été changés.

François est un petit voleur, depuis peu il s’est essayé au braquage avec une certaine réussite. Il voudrait bien étendre sa petite entreprise au trafic de drogue, mais il n’a pas vraiment les contacts.

Sa bonne fortune lui a permis d’acquérir un coupé Mercédès noir, dont il est très fier. Il promène à longueur de journées amis et relations professionnelles, dont Mohamed,  il attend de lui une ouverture vers le trafic de drogue.

Mohamed est un trafiquant de drogue prospère, pas un géant, mais un demi-grossiste. Il a ses contacts au Maroc. Il aime beaucoup la Mercédès de François.

Tant et si bien qu’il la vole à François, la maquille, la peint en blanc et, tout fier, se promène avec. Il ne manque pas d’amener François, que les promenades dans la voiture de Mohamed rendent nostalgique.

Tracfin, par hasard, en vérifiant la comptabilité d’une épicerie de quartier, est tombé sur le trafic de Mohamed. Ils ne l’ont pas pris en flagrance, mais ils lui ont foutu un contrôle fiscal et ils lui ont pris la Mercédès.

Ils ont vendu tous les biens de Mohamed, dont la Mercédès. Ils ont gardé l’argent de la vente de la voiture, évidemment.

A cette occasion, François a appris, d’un flic infiltré, que la Mercédès blanche de Mohamed était la sienne. Il a fait descendre Mohamed d’un coup de Kalachnikov. Il n’y aura pas d’enquête, c’est une affaire entre voyous. Mais la famille de Mohamed l’a mal pris. On ne tue pas quelqu’un pour une Mercédès, tout le monde sait ça. Ils ont fait égorger François. Conclusion : Tracfin, c’est efficace.

Mais, au fait, l’argent récupéré lors de la vente de la Mercédès, à qui est-il ?

Pas aux héritiers de Mohamed, puisqu’il a volé la voiture à François. Pas à ceux de François puisqu’il l’a acquise avec le produit de vols. Evidemment pas non plus à l’Etat qui n’est que le troisième recéleur. Cet argent est aux personnes volées par François, sous réserve qu’elles mêmes n’aient pas volé ce dont François les a dépossédé.

La fin du conte :

Personne ne rendra quoique ce soit à ces pauvres gens. A partir des vols initiaux, l’argent est devenu sale. Le seul à pouvoir le blanchir : c’est l’Etat. L’Etat, à travers sa laverie géante Bercy, est la plus sure et la plus grande laverie d’argent sale qui soit.

La morale :

Ne comptez pas sur l’Etat pour ça. La morale est que la chaine infinie des transactions économiques, appelé globalement “l’économie”, doit tout à l’honnêteté de chaque transaction.  L’introduction à un point quelconque de la chaine d’un délit, d’une malversation, d’une indélicatesse, déstabilise toute la chaine.

L’Etat devrait être l’arbitre impartial, incorruptible et omniprésent qui surveille toutes les transactions pour en chasser l’inacceptable.

Les magistrats devraient être des spécialistes économiques pouvant être saisis rapidement, et dire immédiatement, en temps réel, le droit économique pour éviter toute rupture de la chaine de l’intégrité économique.

Les jeunes gens de ce pays devraient être informés de ces règles lors de leur éducation, de telle sorte que tous en soient conscients et ne puissent les enfreindre accidentellement.

Ce n’est qu’ainsi que ce pays pourrait sortir de la corruption où il est englué, prospérer et améliorer régulièrement le niveau de vie de ses ressortissants.

Rien de tout cela n’existe, au contraire.

La réalité :

L’Etat manque à ses obligations délibérément, par intérêt personnel.

D’une part il préfère se vautrer dans l’à-peu-près cela lui évite la nécessité d’être lui-même exemplaire, d’autre part la corruption économique favorise ses propres larcins.

C’est ainsi que l’Etat français est, petit à petit, devenu le plus gros blanchisseur d’argent sale du pays. L’argent n’est sale qu’entre français, le même argent devient parfaitement propre dès que l’Etat le met dans sa bourse.

Plus la délinquance croît, plus l’Etat s’enrichit, plus il peut faire croire que c’est sa lutte contre la délinquance qui justifie ses actions. Alors que c’est exactement l’inverse, c’est la nécessité de justifier ses actions qui l’amène à favoriser la délinquance.

Bercy est un accélérateur de délinquance, qui vit moralement et matériellement sur la boue de cette délinquance dont il se sert pour justifier ses propres turpitudes.

Tout cela est bien triste, il est peu probable que 2014 amène un changement à cette situation. Bien cordialement. H. Dumas

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Il faut sauver le soldat Ayrault

Aujourd’hui complètement englouti, le soldat Ayrault n’est plus un danger. Le sauver nous évitera d’en hériter d’un autre habité des mêmes illusions mais vivaces.

 

Alors au boulot, chacun de nous doit s’adresser au camarade socialiste Ayrault pour le motiver, je m’y colle donc.

 “Camarade socialiste Ayrault, tu pardonneras mes éventuelles maladresses de langage socialiste, je ne parle pas couramment le socialiste, mais je sais, qu’entre vous, vous vous tutoyez, je m’y mets donc.

Tu as déclaré, d’abord timidement, puis de façon affirmée, que tu vas mettre à plat la fiscalité. T’étonnes pas que nous dressions l’oreille, nous les galériens de l’impôt.

Tu nous as informé être en train de consulter tout ce qui ressemble aux officielles et habituelles sommités susceptibles de discourir sur le sujet. Déjà t’es mal. Comment peux-tu imaginer que ceux-là mêmes qui ont inventé le bordel actuel pourraient le simplifier et le rendre efficace ?

Je comprends que tu puisses douter de mes compétences, un inconnu qui la ramène : c’est louche. Pour te rassurer, je vais te faire un cadeau. Je vais faire semblant de croire ce que tu as dit. De croire que c’est toi, tout seul, qui as eu l’idée de cette mise à plat de la fiscalité. Comme si Merkel n’avait pas dit à Hollande que, sans ce passage obligé, il n’aurait pas un rond pour ses dettes passées et à venir. Comme si Hollande ne t’avait pas imposé de faire croire, pour n’affoler personne et ne pas exciter la famille Le Pen, que c’est ton idée née dans ta petite tête que les gens ne croient pas très pleine, pas celle de Merkel, des germains et des anglo-saxons.  Tu vois, je te fais confiance, tu peux me faire confiance à ton tour. Je suis de ceux qui paient et qui en bavent, j’en connais un rayon.

Alors voilà, t’as deux possibilités, seulement deux possibilités.

La première,

Tu ramènes l’Etat à son rôle minimum, juste l’armée, la police et la justice. Tout le reste, tu le laisses au privé. Tu libéralises la société. Je t’assure, ça marche. Tu le sens pas ? Tu perdrais tous tes clients ? C’est pas sûr, mais je te comprends. Bon, alors oublions, d’autant que ce ne sont pas tes concurrents qui vont le faire. T’as raison, pourquoi être plus royaliste que le roi ?

La deuxième

Tout reste pareil, l’Etat se mêle de tout, régente tout. Alors là, j’attire ton attention sur un fait dont on ne parle jamais, qui pourtant est très important, qui explique la situation dans laquelle tu te trouves avec plus un kopeck.

C’est que : si l’Etat prend en charge toutes les dépenses, les répartitions comme tu dis, il doit prendre en charge les rentrées.

Je veux dire que si l’Etat, toi donc, se considère comme responsable de la distribution de l’argent gagné, il doit se considérer comme responsable de la façon dont il est gagné. Est-ce que tu me suis ?

Parce que personne, nulle part, ne peut dépenser de l’argent sans l’avoir préalablement gagné. Tu vois ? C’est un problème tout bête, une logique universelle  qui fait que chacun est seul responsable de ce qu’il décide.

Dans les faits, ça veut dire quoi ?

Tout simplement que les proxénètes que tu entretiens à Bercy : ça peut pas durer comme ça. Y peuvent pas continuer à nous demander de tapiner pour eux à longueur de journées et nous prendre toute la recette tous les soirs. Tu comprends ? On n’est pas grand-chose, mais quand même.

Je vais te donner deux solutions simples, dont ne te parleront pas toutes les sommités qui t’entourent, parce que, disent-ils, si c’était si simple y a longtemps qu’on y aurait pensé.

Première solution :

Tu arrêtes cette escroquerie de la déclaration fiscale à la charge du contribuable.

Tu vois, c’est là que ça merde. Mettons, t’es chef d’entreprise, tu dois gérer ton truc le mieux possible, t’es responsable de tes ouvriers, de tes sous, de tes crédits.

Par exemple une année difficile, les emmerdements tombent comme à Gravelotte, la conjoncture est très dure, tu vas être amené à dévaloriser ton stock, à emprunter, à limiter les ventes, peut-être à travailler à perte, en attendant que les choses s’arrangent. Tout ça va apparaître sur ta déclaration fiscale.

Alors, trois ans plus tard, quand le connard de service de Bercy va se pointer, la gueule enfarinée, il va critiquer toutes tes décisions et il va prétendre que tu es un fraudeur fiscal. Tout ça parce que t’as fait tout seul ta déclaration, que toi tu en es responsable et lui non. Tu vois le truc ?

Alors la première chose à faire, c’est que les déclarations annuelles des entreprises soient faites conjointement avec Bercy, que les discussions à ce sujet, sur l’équilibre entre les intérêts de l’Etat et ceux de l’entreprise, soient formulées sincèrement et honnêtement, en temps réel, au moment où les problèmes se posent.

Aujourd’hui, tu vois, l’entrepreneur qui prend les décisions qui lui paraissent justes est seul, toi et tes sbires venez contester, plusieurs années plus tard, ses décisions en le traitant de fraudeur. C’est trop facile mec.

J’imagine que tu as peur que tes agents, s’ils signent les déclarations avec l’entrepreneur de telle sorte qu’elles soient irréversibles, te fassent cocu, se laissent acheter. Et ben dis-donc, c’est quoi ton personnel ? Si c’est à ça que tu penses, faut les virer mon vieux. Moi, j’ai confiance dans mon comptable. Quoi ? J’ai tort, c’est lui qui te refile des tuyaux ? Je m’en fous, j’ai confiance quand même, même pas peur.

Alors la déclaration personnelle, critiquable trois ans plus tard, terminée, arrête ça. La bonne santé des entreprises, leur nécessaire confiance en l’avenir, notamment fiscal, c’est de ta responsabilité.

Deuxième solution :

L’autre tare, c’est l’impôt progressif. Faut supprimer ce truc. La règle juste c’est : Tout le monde profite, tout le monde paie. Vois mon billet du 12 Novembre 2013.

Déjà, tu vois camarde, ces deux solutions permettraient à tout le monde d’y voir un peu plus clair. C’est pourtant simple. Allez salut. “

J’espère ne pas avoir été trop camarade dans le style, trop socialiste par contre ça ne m’inquiète pas vraiment. Lancez-vous, n’hésitez pas à donner votre opinion.

 

Bien cordialement. H. Dumas

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Emprunts et dettes

L’emprunt est une créance sur l’avenir. Qu’il soit contracté pour pallier à un passé difficile ou en vue d’un avenir prometteur, il négocie du temps, seulement du temps.

Premier problème :

Le temps humain n’existe pas. Il n’est qu’une convention, un espace virtuel bâti par l’homme sur les récurrences que sont le jour et la nuit. Seule l’horloge biologique s’impose, mais elle est relative et différente pour tous les êtres vivants.

La fabrication d’un temps “Procuste” est un artifice de notre cerveau, dans lequel nous nous persuadons de pouvoir faire rentrer l’universel, ce qui est évidemment impossible. Il n’y a ni passé ni avenir, il y a un instant présent qui contient tout en lui. C’est ainsi que fonctionne le monde de mes deux chiens, ils s’en portent très bien.

Emprunts et dettes ne sont donc qu’une projection cérébrale, la plupart du temps construite sur la cupidité. L’emprunteur espère soit se rétablir d’une situation passée périlleuse, soit engager un avenir qu’il imagine radieux. Le créancier espère des intérêts rémunérateurs. Tous deux sont dans l’imaginaire, le rêve.

Deuxième problème :

L’économie, elle, est une dimension de la vraie vie, de la réalité. Elle inclut toutes les dimensions de la vie, des meilleures aux pires. Sa confrontation avec les fantasmes liés aux emprunts est explosive. L’économie vit le temps biologique, elle n’a que faire du temps humain. De ce fait, l’emprunt est régulièrement un échec dont les conséquences doivent être portées par l’emprunteur ou par le créancier.

Il y a trois sorties possibles :

– tout se passe comme prévu, pas de problème

– L’emprunteur fait défaut, le créancier se paie et le ruine.

– L’emprunteur fait défaut, il nie la créance, voir tue le créancier. Lequel alors perd au moins sa créance, peut-être la vie.

Les dettes d’aujourd’hui :

Elles sont majoritairement en défaut. Rien d’anormal, elles étaient portées par des rêves irréalistes. La réalité se présente ou va se présenter sous peu. Quelle sera la sortie ? Difficile à dire, mais une chose au moins est certaine, ce ne sera pas la version sans problème. Nous sommes donc dans les deux autres cas.

L’emprunteur fait défaut, le créancier le contraint

La difficulté de la contrainte va être de taille. Internet a brisé les frontières, notamment celles de l’économie. Or, pour attraper une poule il faut être dans le poulailler, il faut des grillages, attraper une poule en plein champ, c’est … sportif. Idem pour le débiteur, sans grillage, sans frontière pour le bloquer, il court, il court. A l’échelle des créances existantes, il est peu probable que les créanciers puissent objectivement espérer rentrer dans leurs fonds.

L’emprunteur nie la créance, voir tue le créancier

C’est une méthode vieille comme le monde. Les créanciers sont régulièrement sacrifiés lorsque leurs débiteurs sont puissants. Ainsi, tout rentre dans l’ordre jusqu’à la prochaine fois.

La grande novation, que personnellement je trouve d’une saveur irrésistible, c’est qu’aujourd’hui le débiteur et le créancier sont le même. C’est fort et inédit.

Banquiers et prêteurs de tout poil, ne font plus commerce avec leur argent mais bien avec celui que leur confient, de gré ou de force, leurs clients. Leurs clients se retrouvent donc à la fois préteurs et emprunteurs. C’est pas beau ça ?

On peut comprendre les hésitations du débiteur à éliminer son créancier lorsqu’il s’agit de lui-même. En cette époque où le suicide assisté est sur le point de se voir légalisé, il faudra en étendre le bénéfice à l’économie.

Alors, la dette : richesse ou faiblesse ? Due ou pas due ? Fadaises. La dette est une utopie. Elle fait partie d’un monde virtuel, elle est une vue de l’esprit, un leurre de notre facétieux cerveau. La dette fait partie d’un temps artificiel, elle ne peut qu’exploser sur le temps biologique, universel, en réalité sur l’absence du temps auquel elle se réfère.

Je vous souhaite une bonne fin d’année et je vous dis à 2014 sur “Témoignagefiscal”, qui va se transformer avec pour objectif d’augmenter le nombre de ceux qui partagent nos idées.

Bien cordialement. H. Dumas

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