Tous les articles par Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

René Girard et le terrorisme

J’aime beaucoup René Girard. En même temps sa trouvaille du “désir mimétique” me fait largement sourire. J’ai tendance à l’apprécier comme une découverte purement sémantique. En ce qui me concerne je ne vois pas trop la différence entre le “désir mimétique” et la “jalousie, l’envie”.

Sur ce thème, le livre “L’envie : une histoire du mal” de Helmut SCHOECK, me parait beaucoup plus complet, plus franc, plus efficace, moins convenu, moins faux-cul.

Par contre, la théorie du bouc émissaire de René Girard me séduit totalement. Nous, les “redressés fiscaux”, sommes particulièrement bien placés pour comprendre les mécanismes de cette théorie, nous la vivons dans notre chair.

Dans ce cadre, je crois qu’effectivement le christianisme a été un apport déterminant. Il me parait probable que sa légende du sacrifié, qui est en fait Dieu s’étant projeté en homme pour subir le sacrifice en lieu et place des boucs émissaires habituels, est un vrai progrès, un progrès fondamental.

A partir de cette hypothèse, tout homme, tout bouc émissaire, étant une part de Dieu fait homme, devient objectivement intouchable. Là est le progrès.

Mais là est aussi la limite du système.

Revenons à la “jalousie” ou au “désir mimétique”, il s’agit d’un sentiment lié à l’animalité de l’homme qu’il faut accepter — sans elle l’homme n’est plus, il devient un objet –, qui est pour partie le moteur de l’humanité, mais aussi son démon mortifère.

Au départ, l’envie de posséder autant que celui qui possède plus est un moteur sain d’émulation, de progrès. En fait, c’est même la base de l’évolution de l’humanité, du moins dans ce que cette évolution a de conscient, de volontaire.

Mais il se trouve que passé un certain cap d’intensité, ce moteur devient terriblement négatif, il se transforme en un frein redoutable.

Car, de moteur l’envie se change soudain en arme de destruction massive. Il n’est plus question de posséder – matériellement, affectivement, intellectuellement… — autant que celui qui a plus, mais tout simplement de l’empêcher d’avoir plus, de lui interdire de posséder ce que l’on ne peut pas posséder, voire de le lui voler, de l’en déposséder.

Sans exutoire physique, puisque la destruction aveugle du bouc émissaire n’est plus possible, la société judéo-chrétienne découvre “l’égalité” qui va lui permettre de sacrifier ses boucs émissaires.

Cette “égalité-sacrifice” se résume, in fine, à obtenir la destruction du bouc émissaire par la simple dépossession légale de ses biens, donc de lui-même puisque l’homme n’existe que par ses possessions. C’est la différence existant entre “l’homme-libre” qui possède et “l’esclave-objet” qui n’a pas le droit de posséder.

René Girard n’a pas perçu, ou du moins je ne l’ai pas analysé ainsi, que le rejet de sa disparition physique par sacrifice mortel n’a pas fait disparaître la fonction du bouc émissaire. Que la barbarie générée par les dérives de la jalousie ou du “désir mimétique” ne s’est pas éteinte avec l’astucieux avènement du sacrifice divin, mais s’est transformée en une forme de sacrifice du bouc émissaire plus sophistiquée, moins visible, mais tout aussi redoutable : l’égalité, qui permet la destruction des biens du jalousé, ou du bouc émissaire, en lieu et place de sa vie.

Quel rapport me direz-vous avec le terrorisme ?

Mais tout, tout. Ce n’est qu’un problème d’échelle. Le monde occidental est plus riche que le reste de la planète. Est-ce mérité ou usurpé ? Je ne saurais le dire, mais le fait est là.

A ce titre, il éveille la jalousie ou le désir mimétique de peuples moins bien lotis. Il se trouve que ces derniers, n’étant pas passés par la case judéo-chrétienne, ont encore une idée du bouc émissaire classique, physique.

Pour des raisons vraies ou fausses mais existantes, notamment parce qu’ils ont eu l’impression que payer leur pétrole à une poignée de nomades en laissant le reste des populations dans la misère était une faute qu’il y avait lieu de nous imputer, nous sommes devenus leurs boucs émissaires.

Notre sacrifice est leur salut. Ils n’ont pas découverts la notion d’égalité comme régulateur de leur désir mimétique. Ils tuent, tout bêtement, comme le veut leur tradition, leur religion. Leur Dieu ne s’est pas sacrifié en devenant homme.

Nous avons beaucoup de mal à concevoir leur vision, peuvent-ils en changer ?

Rien n’est moins sûr.

Il nous a fallu presque deux mille ans après la légende de Jésus-Christ pour qu’un homme, René Girard, échafaude la théorie du bouc émissaire, sans même percevoir que ce dernier n’est pas éradiqué mais simplement transféré hors la vue du sang.

Il est peu probable que ceux que nous nommons terroristes puissent comprendre qu’ils ne sont que les victimes d’un dérapage de leur “envie collective”.

Dans le même temps, notre incompréhension nous fait imaginer que la discussion serait possible alors qu’elle ne l’est pas, et nous fait largement sous-estimer le problème, nous envoyant même vers des solutions utopiques.

L’avenir est le plus sombre possible, d’autant que l’ont peut imaginer une alliance des deux types de sacrifices : violence et égalité, au détriment des boucs émissaires, dont la vie sera alors impossible. Qui seront-ils ces boucs émissaires ? La question reste posée.

Bien cordialement. H. Dumas

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Devons-nous nous y faire ?

Il fut une époque où le maillage des banques privées permettait à chaque entrepreneur d’évoquer ses problèmes de trésorerie avec un “patron-banquier” responsable.

Or, en économie, quoi de plus intime, de plus personnel, de plus original que la trésorerie d’une entreprise ?

Aujourd’hui, conséquence des rachats et des regroupements, il ne reste qu’une poignée de banque et partout les “patrons-banquiers” ont été remplacés par des “guichetiers”.

Au départ, cela parut un avantage. Economies d’échelle, masse monétaire colossale à la disposition des patrons des nouvelles structures, succursales somptueuses, jeunes “cadres-guichetiers” enthousiastes.

Puis, patatras, le lien psychologique, ténu mais vital, entre l’entrepreneur et sa banque s’est rompu. Son originalité a disparu au profit du “PROTOCOLE”.

Ah, le protocole.

Ce truc qui nous transforme en objet, qui supprime l’originalité de chaque homme, de chaque situation. Ce fœtus du collectivisme. Cette trisomie de l’économie.

Conséquence : la connexion entre l’entreprise et la banque s’est tellement détériorée que l’on peut considérer qu’elle a pratiquement disparu et que ce qui en reste est complètement parasité. C’est un coup fatal porté à l’économie et au libéralisme, qui ne pourra pas se réparer d’un coup de baguette magique.

Signe des temps, marqueur du collectivisme, le protocole s’installe partout en lieu et place du raisonnement d’espèce, de la recherche de solution pour chaque homme et pour chaque situation.

Il en est ainsi à l’hôpital, tout particulièrement pour les vieux. Alors que cette population d’une grande fragilité aurait justement un besoin impératif de solution personnalisée et non de protocole.

C’est aussi le cas pour la justice. Même si magistrats, avocats et autres acteurs des “représentations-spectacle” de la justice font semblant de se pencher indépendamment sur chaque dossier, en réalité il n’en est rien. Tous sont pris dans les protocoles qui s’imposent à eux, les verdicts n’étant que la résultante du protocole qu’ils pensent devoir appliquer, sans analyse possible des particularités.

Comment notre société a-t-elle pu ainsi se scléroser, se collectiviser, au point d’effacer les problématiques individuelles et de leur substituer des protocoles déshumanisés ?

La réponse bateau.

La pensée majoritaire est que cette situation serait liée à notre surnombre. Celui-ci imposerait une pensée globale, engloutirait en quelque sorte l’idée individuelle, il ne serait pas possible d’échapper à cette situation, le protocole serait la seule voie pour vivre ensemble.

Je n’y crois pas.

Je pense sincèrement que, quelque soit le nombre, observer chaque situation et chaque individu est possible, aussi bien pour un banquier, un juge, un médecin que pour tout autre acteur social.  Par contre, comprendre la situation observée est une autre paire de manches. C’est là que réside le problème.

Comment détecter et mettre en place, dans chaque activité, celui qui pourrait en comprendre toutes les facettes au point de pouvoir y être positivement actif sans s’appuyer sur un protocole, mais au contraire en tenant compte de chaque situation, de chaque acteur.

La recherche de celui-ci ne peut être qu’empirique, diversifiée et libre.

Tout le contraire de notre organisation sociale.

Je veux dire que la connaissance n’est pas suffisante pour donner à un responsable l’humanisme nécessaire à la parfaite compréhension des arcanes humaines de telle ou telle activité.

Conclusion

Vous l’avez compris, je crois que la responsabilité de la “protocolomanie” qui nous dévore, nous ramène au rang d’objets, cannibalise notre humanité, est l’Education Nationale.

Ce monstre a l’incroyable prétention d’être le seul à pouvoir décider de ceux qui, uniquement armés du savoir qu’ils ont absorbé, seraient compétents pour être les acteurs et les décideurs de notre société. Alors que, la plupart du temps, leurs outils se limitent aux protocoles qu’ils ont appris par cœur. Les autres, ceux qui auraient naturellement les sensibilités nécessaires à une vision humaine, sont éliminés.

Le niveau supérieur de cette organisation hémiplégique est l’ENA.

Bien cordialement. H. Dumas

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Grace à Louis Martino, Temoignagefiscal obtient une jurisprudence essentielle pour le net

Il s’agit de l’arrêt de La Cour d’Appel de Paris N• 15/00430 du 22 Octobre 2015 favorable à la liberté d’expression. Le lien

Merci et félicitations aux magistrats qui l’ont rendu.

Voici les faits

Le célèbre contrôleur fiscal Louis Martino poursuit de sa vindicte moi-même et notre blog. Il me reproche principalement de dénoncer ses méthodes de pilleur mercenaire de Bercy avec lesquelles il m’a totalement ruiné.

Dans ce cadre, après avoir menacé mon premier hébergeur qui s’est immédiatement dégonflé et m’a foutu dehors — tout en me proposant de prendre un site personnel, ce que j’ai fait — l’inspecteur du fisc Martino a déposé une plainte en diffamation contre un billet du blog paru le 29 Juin 2011, intitulé :” La preuve par trois”.

Sa plainte était basée sur le fait que, dans ce billet, j’avais introduit un lien qui ramenait à un autre billet paru sur le blog le 26 Mai 2010 qu’il jugeait diffamatoire.

Les blogs sont régis par la loi sur la presse et les actions en diffamation doivent être introduites dans les trois mois de la première parution des faits prétendument diffamatoires. Cet élément est essentiel pour garantir la liberté d’expression, sans cela tout écrit serait un jour attaquable ce qui ne manquerait pas de paralyser cette liberté fondamentale.

En matière de diffusion sur le net, le délai de prescription court à partir de la première publication. C’est ainsi que voient les choses l’Europe et les principaux analystes du droit de la presse.

Pas Louis Martino. Il prétend que le fait de mettre sur un billet un lien vers un autre billet antérieur vaut nouvelle publication de ce dernier et donc ferait démarrer une nouvelle prescription avant le terme de laquelle cet ancien billet pourrait être poursuivi pour diffamation.

En fait, la prescription selon cette hypothèse disparait, la liberté d’expression est gravement compromise par des possibilités sans fin de plaintes pour diffamation. Alors qu’il tombe sous le sens qu’un lien n’est que l’ouverture d’un ouvrage existant dans la bibliothèque mondiale qu’est le net, et que la lecture d’un livre en bibliothèque ne vaut pas nouvelle édition.

Oui mais, il s’agit de Bercy.

Car, il ne faut pas l’ignorer, Louis Martino défend les droits exorbitants de Bercy. Ses procédures sont payées par Bercy, c’est Bercy qui parle à travers sa bouche et qui défend les exactions de ses agents et souhaite évidemment empêcher la populace que nous sommes de les dénoncer.

La formidable pression de Bercy sur notre société a amené les premiers juges à donner raison à Louis Martino.

Ce jugement m’avait effondré. Je me sentais en partie responsable de cette atteinte intolérable à la liberté d’expression qui soudain se dressait devant les internautes. Tout lien ramenant à un ancien écrit valait alors nouvelle édition et exposait l’auteur initial à de nouvelles procédures.

J’ai fait appel.

Soit que les magistrats de La Cour d’Appel aient été désireux de protéger la liberté de la presse, soit qu’ils aient été effrayés à l’idée de la montagne de nouveaux dossiers que n’allait pas manquer de provoquer la position prise par les premiers juges, toujours est-il qu’ils ont infirmé ce premier jugement.

Recevons avec joie cette victoire, ne boudons pas notre plaisir, ce n’est pas tous les jours que la liberté est respectée.

En ce qui concerne Bercy et Louis Martino c’est la tronche et la vengeance. Bercy finance un pourvoi dont le but est évidemment uniquement liberticide.

Quant à Louis Martino il cherche à tuer. Il me fait signifier, le 3 Novembre 2015, un arrêt de La Cour de Cassation en date du 15 Janvier 2015, qui au motif suivant :”…rien ne justifie que le visage du fonctionnaire de l’administration des impôts procédant à un contrôle fiscal soit diffusé et soumis à la curiosité du public, sans son consentement, hors le cas où il viendrait illustrer avec pertinence soit un évènement d’actualité, ce que n’est pas un tel contrôle, qui procède d’une pratique courante, soit un débat d’intérêt général, dans la définition duquel n’entre pas l’opposition d’un contribuable à sa réalisation…” me condamne pour avoir publié mon débat oral et contradictoire avec Louis Martino, filmé, ce que Bercy refuse avec force, laissant le contribuable sans preuve de ce débat.

Pour refuser cette preuve au contribuable, Bercy se retranche derrière la protection de l’image de ses tueurs à gage financiers.

Le lecteur appréciera la désinvolture de La Cour de Cassation sur le phénomène de société que sont actuellement les contrôles fiscaux.

Dans la foulée de la signification, Louis Martino me réclame sa petite prime complémentaire à celle déjà perçue pour son bon et loyal redressement sur mon dos, cette fois octroyée par la justice française.

Près de 6.000 €, pour lesquels il va faire vendre mes meubles.

Cmdt 3.400€

Cmdt 2.300€

Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Je ne devrais pas me plaindre, je vois déjà poindre la plainte de Louis Martino pour diffamation….

Bien cordialement. H. Dumas

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La folie inquisitoire

Une crise de folie collective inquisitoire se développe à partir de causes apparemment ordinaires.

D’abord une hypothèse simple présentée comme une vérité à laquelle tout le monde doit souscrire. Cette hypothèse doit engager la vie ou la croyance profonde de chacun de façon à paraître incontournable, indiscutable, susceptible de déterminer la vie et la mort.

Ce peut-être le risque de voir le ciel nous tomber sur la tête, les dieux en grande colère, la peste ravager l’humanité, le péché nous condamner à l’enfer, ou, comme aujourd’hui, le progrès engageant la disparition à terme de l’humanité par asphyxie et épuisement de la terre nourricière.

Cette projection hypothétique va laisser dubitative la grande majorité, mais l’activisme des minorités au pouvoir s’en empare et, interdisant toute opinion contraire, va en faire la vérité officielle.

Nous y sommes, le dérapage inquisitoire est en vue, avec ses cohortes de folies et d’excès destructeurs.

Sous le joug de l’écologie inquisitoire.

François Hollande se rapproche du Président chinois pour convaincre la planète de limiter le CO2, parfait.

En clair, François Hollande demande l’aide du concurrent industriel de l’Occident pour mettre en place l’Inquisition écologique qui prône justement la disparition de l’industrie occidentale au motif de son inadéquation à la vérité écologique imposée.

Évidemment, il trouve en ce dernier, qui lui-même n’envisage pas de rendre des comptes par rapport à un dogme écologique qui l’indiffère, un allié zélé. Tout affaiblissement économique de l’Occident est une aubaine pour la Chine qui veut prendre sa place.

Entièrement absorbé par la mise en œuvre des verrous qui vont lui permettre, lui et ses amis qui sont au pouvoir ou qui le guignent, d’installer l’Inquisition écologique qui soumettra à sa dictature sa population, Hollande  ne semble pas percevoir qu’il s’associe avec le diable.

Ne voit-il pas les dégâts de ce dogme ?

A qui pense-t-il va bénéficier la mise à mort écologique de VW par exemple ?

Ou encore à terme celle de l’ensemble de l’industrie automobile enfermée dans des normes abstraites impossibles à respecter ?

Est-il conscient qu’en paralysant les transports, tout particulièrement leur fonctionnement individuel et libéral, il tue l’économie dont ils sont le moteur?

Il semblerait que non.

Finalement, il n’est pas impossible que cet homme soit un sot, infatué de sa personne, juste animé par la jouissance du pouvoir immédiat quel qu’en soit le prix à payer ultérieurement.

Les jeunes hommes et femmes qui arrivent sauront-ils se protéger des deux inquisitions qui tentent de les enfermer : l’écologie et l’égalitarisme?

Rien n’est moins sur, car ce sera très dur.

Ils ont pour le moment encore un outil : c’est internet.

Mais ils sont une minorité intelligente contre une minorité imbécile. Hélas, la masse qui finalement décide est le plus souvent séduite par l’imbécilité championne du maniement du mensonge si séducteur.

Bien cordialement. H Dumas

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Bachar el-Assad et François Hollande

Dis grand-père, comment c’est fait un despote ?

Voilà une question qui n’est pas évidente tant la perception de la souffrance parait en être une composante essentielle. En effet, à quel moment les entraves à la liberté découlant des manœuvres des hommes du pouvoir provoquent-elles des souffrances si évidentes que ceux-ci sont alors naturellement qualifiés de despotes ?

Pour tout dire je ne sais pas. Je me demande si la relativité peut ici entrer en jeu.

Car, par ailleurs, les méthodes despotiques, si l’on exclut l’échelle de la souffrance, sont en réalité toutes les mêmes.

Le cas Bachar el-Assad peut servir de référence.

Homme d’une minorité Alaouite, branche du chiisme, il se maintient au pouvoir en Syrie, majoritairement sunnite, par un népotisme élargi à sa secte.

Evidemment, la majorité de sa population conteste cet état de fait, ce qui interdit toute élection transparente et sincère. Donc pas de démocratie possible.

La légitimité supposée de Bachar el-Assad va découler de l’hypothèse que sans lui ce serait le chaos.

Pour démontrer cette hypothèse, il doit rapporter la preuve d’un état potentiel de subversion. Il laisse à cet effet libre cours à une répression si injuste des opposants qu’elle alimente en réaction une radicalisation de ceux-ci faisant office de subversion.

La société va être artificiellement privée de sa multiplicité et réduite à une équation binaire limitée aux activistes, laissant de côté l’écrasante majorité qui ne souhaite pas prendre parti.

Finalement, il ne subsiste que, d’un côté les hommes du pouvoir et leurs affidés, de l’autre une opposition réduite à ses éléments violents, bagarreurs et primaires, les seuls qui affrontent le risque.

Tout cela n’est possible qu’avec l’aval des puissants du monde. Ici se seront les opérateurs mondiaux du pétrole qui préfèrent traiter avec une minorité d’interlocuteurs, fussent-ils des despotes, plutôt qu’avec une multitude plus difficile à manœuvrer.

Ce fonctionnement bien rodé a été mis en difficulté par l’explosion de l’information due à l’arrivée d’internet. Ayant accès à la parole de façon géographiquement illimitée, les opposants à Bachar el-Assad finirent par culpabiliser le monde démocratique au point de voir celui-ci faire mine de leur venir en aide.

Cet apport leur donnant du courage, ils manifestèrent publiquement leur désaccord à l’omniprésence de Bachar et de ses sbires. Celui-ci reste alors dans son scénario initial, il augmente la répression, accroit la violence. Il va jusqu’à qualifier l’opposition de terroriste.

Le comble est qu’en agissant ainsi il déchaine un cycle qui effectivement devient si violent qu’à l’intérieur même de cette violence apparaît une minorité hyper-violente qui se prétend l’opposition.

Bachar el-Assad a alors beau jeu de déclarer qu’elle est effectivement l’opposition et de tuer largement en affirmant la viser, alors que c’est lui et lui seul qui a engendrer sa présence.

Chaque société comprend son quota de fous sanguinaires que les despotes sont habitués à exciter pour justifier leur despotisme.

Evidemment, ici, il s’agit de vie et de mort directement physiques. Peut-on aussi appeler despotisme la même attitude lorsqu’elle s’exprime dans un cadre destructif qui n’implique pas directement la vie physique ? C’est ce qui est épineux.

François Hollande est-il un despote ?

Homme d’une minorité socialiste, branche du collectivisme, il se maintient au pouvoir en France, pays majoritairement libéral depuis 1789, par un népotisme énarque élargi à l’écolo-gauchisme variante du communisme.

Evidemment, la majorité conteste cet état de fait. Il faut faire en sorte qu’elle ne puisse pas s’exprimer lors des élections.

La légitimité supposée d’Hollande découle de l’idée que sans lui la justice sociale serait bafouée, la répartition des richesses injuste. Pour démontrer cette hypothèse, il doit rapporter la preuve d’un dysfonctionnement dans l’échelle des richesses.

A cet effet, il laisse libre cours à une répression fiscale aveugle, dont il se vente à travers son ministre des finances Michel Sapin.

Terrorisée et culpabilisée la majorité silencieuse s’exclut du débat.

Les oppressés fuient ou se cachent. Ce qui reste d’opposition se crispe laissant une place inconsidérée à la pensée simplifiée de la contestation pure et simple, sans dimension sociétale, sans réalisme.

Cette fuite et cette crispation sont expliqués par Hollande non pas bien sûr comme une conséquence naturelle à son oppression fiscale caricaturant l’égalité, mais comme la légitimité de cette oppression, comme la preuve de la nécessité de lutter contre de pseudos capteurs de richesse, pour leur éradication.

C’est une attitude typiquement despotique que de prétendre agir pour le bien commun contre un danger que l’on a en réalité fomenté.

Se faisant Hollande divise en deux son opposition, d’un côté ceux qui se noient en acceptant son faux discours, de l’autre ceux qui se discréditent en le simplifiant. Il peut objectivement espérer conserver le pouvoir de la même façon qu’il l’a conquis, c’est-à-dire en étant minoritaire, tant il a cassé volontairement, par l’oppression fiscale, la sérénité nécessaire à la démocratie.

Les dégâts sont considérables.

D’abord intellectuellement et globalement le pays est castré.

Ensuite, individuellement, les dégâts sont extrêmes pour ceux qui sont les victimes de cette oppression tactique. Ils sont anéantis même s’ils ne sont pas immédiatement tués. Leurs jours sont comptés tant l’agression fiscale dont ils sont l’objet est destructrice.

L’idée pernicieuse d’une égalité possible par la force va empoisonner le débat en lieu et place d’un partage naturel accepté, légitime et efficace.

Le drame est que l’on ne sort pas du despotisme, façon Bachar el-Assad ou façon François Hollande, autrement que par la force.

Dans les deux cas l’oppression aveugle d’une partie de la société au motif de son danger sociétal — qui en réalité n’existe que dans la tête du despote – va entrainer une réaction primaire qui, laissant penser au despote qu’il est dans son bon droit, va lui permettre d’amplifier son oppression.

Face à cela l’opposition va se raidir jusqu’à inclure en son sein les plus violents, l’explosion n’est pas loin, elle est incontournable.

Dans ces conditions, bien que le sang, pour l’instant, ne soit pas directement versé, je crois que l’on peut dire qu’Hollande est un despote qui nous expose gravement.

Cordialement. H. Dumas

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La répression fiscale marqueur de la société

L’impôt est la jauge de la liberté économique et politique d’une société, la répression fiscale son marqueur le plus fiable.

Souvenons-nous que la révolution de 1789 a été la conséquence d’un esclavage de la population imposé par la force des armes, de la justice d’Etat, de la politique, dont le moyen final était l’impôt.

C’est ainsi que la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793 dit ceci en son article 20 : ” Nulle contribution ne peut être établie que pour l’utilité générale. Tous les citoyens ont le droit de concourir à l’établissement des contributions, d’en surveiller l’emploi, et de s’en faire rendre compte.”

A côté de la propriété privée, une fiscalité juste paraissait aux hommes des lumières un élément essentiel de la liberté.

A contrario, une fiscalité oppressante est une entrave évidente, quels que soient les motifs avancés, à la liberté des hommes.

Dans ce cadre, la répression fiscale est le marqueur de la liberté. Aujourd’hui, quand M. Sapin en fait son cheval de bataille il avoue implicitement qu’il est un oppresseur, puisque le système auquel il adhère est basé sur l’oppression fiscale.

Voyons les choses librement, en penseur libéral.

Qu’est-ce qui empêche que l’impôt soit laissé à la discrétion des contribuables ? Que chacun paie ce qu’il pense devoir et pouvoir payer ? Qu’ensuite l’Etat limite ses dépenses aux sommes qu’il a perçues ?

Certains diront que si les contribuables décident eux-mêmes de leurs impôts, ils décideront tout simplement de ne pas en payer.

Ce sont sans doute les mêmes qui pensaient, il y a cinquante ans, que le consommateur qui se servirait lui-même partirait sans payer, que donc un vendeur devait être présent à chaque transaction. Ceux-là n’ont pas vu arrivé la grande distribution, ils étaient aveugles à l’honnêteté de la majorité, peut-être handicapés par leur cupidité personnelle.

Quelles sont les novations qui, aujourd’hui, peuvent permettre la mise en place d’une imposition volontaire ?

Ce sont les progrès, inimaginables il y a peu, de la communication.

Première étape:

– Il n’y a aucun problème aujourd’hui pour que le jour fixé des contributions volontaires, chacun connaisse, en temps réel, la contribution versée par tous les autres. Ainsi, au lieu d’être mystérieux, l’impôt volontaire serait largement public.

Reconnaissons que dans ces conditions il serait difficile d’accumuler de la richesse sans, en contrepartie, participer à hauteur raisonnable à l’impôt volontaire. En dehors de quelques avares relevant plus du psychiatre que du contrôle fiscal, chacun serait bien obligé de payer en fonction de son train de vie.

Cependant, la participation à l’impôt étant volontaire le contribuable pourrait la faire coïncider avec sa trésorerie en choisissant le moment opportun pour lui de payer.

Celui qui tenterait de se soustraire à l’impôt volontaire en paierait le prix fort en terme d’acceptation sociale et donc de possibilité de revenus.

Deuxième étape :

–  Les hommes de l’Etat, comme pour le téléthon, seraient obligés de séduire les contribuables pour les amener à payer le plus possible cet impôt volontaire.

Notre société de jeux et de communication est parfaitement rodée à cet aspect ludique des grandes souscriptions.

Un contribuable séduit serait un contribuable heureux.

Il n’est pas douteux que, s’il n’est pas volontaire, l’impôt est l’arme de la dictature.

La première chose que fait Daech après avoir conquis un espace est d’y instaurer un impôt obligatoire. Idem pour le racket des mafias. Il en est de même, mais astucieusement et apparemment légal, moral, caché derrière la mythique redistribution, dans nos démocraties qui de ce fait n’en sont pas.

Actuellement, le seul impôt consenti est l’impôt indirect, puisque celui qui consomme ne peut ignorer que dans le coût de ce qu’il achète est inclus l’impôt indirect. Cependant là aussi nos hommes de l’Etat trichent puisqu’ils dissimulent cet impôt, alors qu’il devrait s’afficher sur chaque transaction en clair pour que chacun sache quel est la part d’impôt qu’il paie à cette occasion.

Conclusion

La bonne santé morale d’une société peut se mesurer à sa répression pénale. Il y a peu à espérer de sociétés accumulant prisons et miradors. Ce sont les signes de l’oppression morale, de la dictature, de l’esclavage intellectuel. Peu de prison, peu de condamnation sont un signe de bonne santé plus qu’un signe de faiblesse.

De la même façon, la santé économique et politique d’une société peut se mesurer  à sa répression fiscale. Il y a peu à espérer d’une société qui multiplie les contrôles fiscaux, les armées de contrôleurs fiscaux, qui met en place une justice d’exception chargée de condamner lourdement ses citoyens à des peines fiscales. Ce sont les marqueurs de l’esclavage fiscal. A contrario, une fiscalité juste serait consentie, elle correspondrait à des dépenses maîtrisées, elle n’impliquerait pas de défaillances contribuables, elle rendrait la répression inutile.

En réalité, notre pays, corrompu, est évidemment une dictature, en témoigne les scores annoncés, années après années, par Bercy face à ce que cette administration appelle la “fraude fiscale”, qui n’est en réalité que l’expression chiffrée de la dictature dans laquelle nous vivons. Plus le chiffre de la fraude fiscale est élevé, plus la dictature est forte.

Bien cordialement. H. Dumas

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L’écœurante compassion spectacle

On n’arrive pas à mon âge sans avoir traversé d’énormes chagrins, sans avoir côtoyé le malheur. Il y a trente ans, nous avons perdu un fils de dix huit ans dans un accident de moto, dans lequel sa responsabilité n’était pas engagée puisqu’il était passager.

Je n’ai rien à dire sur la violence de l’ouragan qui vous détruit ce jour là. Ce n’est pas racontable. Mais je peux parler de la compassion, de l’invasion des autres alors que l’on a besoin que de solitude.

A cette époque j’étais en pleine ascension. Au service de la famille que j’avais créée, je m’efforçais de trouver un espace valorisant et sécurisant pour elle.

Le jour de l’enterrement, le prêtre, mon ancien aumônier de lycée, a cru bon de dire publiquement que les choses matérielles d’ici bas ne pouvaient pas servir de protection contre les dessins du seigneur. En réalité, il profitait de ce drame pour oser un parallèle entre ce qu’il croyait être chez moi de la cupidité et l’aveuglement du hasard. Je n’ai rien dit mais je l’ai haï, et je n’ai pas changé d’esprit depuis. Sa compassion artificielle et publique cachait une âme jalouse, odieuse.

Ce même jour, la cérémonie attira une foule dans laquelle se trouvaient probablement des personnes sincères que je ne connaissais pas, mais il y en avait aussi bien d’autres que je connaissais suffisamment pour pouvoir être sûr que leur compassion était feinte. Leur présence fût un poids supplémentaire à mon chagrin, un irrespect pour moi et pour mon fils. Je n’ai pas oublié cette épouvantable émotion.

Alors, quand je vois les pantins qui nous servent d’hommes d’Etat abuser comme aujourd’hui de la compassion spectacle, je me dis qu’ils ne respectent pas les victimes, qu’ils ne nous respectent pas, qu’ils ne respectent rien.

S’ils nous respectaient, s’ils respectaient les victimes et leurs proches, ils auraient à cœur que leur compassion soit discrète, sincère mais invisible, laissant aux proches le calme nécessaire pour faire face à un tel déchainement de chagrin.

Que dire de ministres qui survolent les lieux du drame en hélicoptère ?

Que dire d’un Président de la République, en déplacement dans un pays qui voit mourir le long de ses côtes des milliers d’hommes et de femmes désespérés, qui prend son air de grande compassion pour mettre en première ligne un accident de la circulation ? Aussi épouvantable qu’il soit, il n’est pas à l’échelle des malheurs politiques de la planète.

Que dire de ces radios qui débitent en continu du vent en prenant l’air effondré, alors qu’elles ne font que viser leur audimat ?

Que dire enfin de tous ces sauveteurs, qui n’ont rien à sauver puisque malheureusement tout le monde est mort, qui arrivent en surnombre ?

Au terme de tout cela, saurons-nous seulement qui est vraiment responsable de ce carnage ? Pourquoi il existe encore ces routes secondaires mortifères ? Comment deux réservoirs de fuel ont pu s’embraser aussi rapidement et aussi violemment ?

Toutes ces choses que la compassion spectacle a pour but de dissimuler.

C’est le moment de le dire : “Trop c’est trop”.

Bien cordialement. H. Dumas

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Putain de banlieu

Hollande se fait siffler en banlieue, France Info dégaine “Tartempion” le célèbre maire de Sarcelles.

Cet “élu-charmant-de-gauche” y va de son gros soupir sur les ondes : “Quelle ingratitude” dit-il. “Nous avons tout refait en banlieue, les rues, les immeubles, les écoles, les crèches, etc…, c’est magnifique. Pensez-donc, plus de vingt milliards dépensés… Et ce n’est pas fini, nous préparons la prochaine couche. “ Il rajoute : “Malheureusement, les gens ne s’en aperçoivent pas, c’est de la faute à l’ambiance répandue qui leur fait croire qu’ils sont malheureux”

Traduction en langage réel :

On a dépensé des milliards, on s’est gavés, les entrepreneurs, les bureaux d’études et nos administrations locales. Et ces connards ne sont pas contents ?

Il faut les rééduquer globalement pour qu’ils applaudissent au lieu de dénigrer. Qu’ils oublient de penser à leur petit problème de chômage personnel pendant qu’on transforme leur zone en Versailles. C’est quoi ce bordel ?

Et oui, c’est le bordel, le terminus du voyage socialiste, les limites du collectivement correct, de l’urbanisme sociétal et de sa grave maladie “la perte du respect individuel, de la propriété privée”

Le collectivisme égalitariste broie l’individu, celui-ci souffre et gueule. Quoi de plus normal ?

Alors qu’est-ce qu’on fait ? On le rééduque l’individu ? Façon Rosanvallon ? 

On lui fait bien comprendre qu’il est égal, dans un environnement égal et beau, refait par nous, avec le fric de ceux qui certes auraient pu peut-être l’embaucher, mais en échange de quoi ? D’un salaire qui aurait enrichi ces salauds d’employeurs ? Pas de ça chez nous.

N’est-il pas mieux ici, à rien foutre, au milieu de ce luxe mis à sa disposition par nos soins et grâce à nos copains ?

Qu’il ne s’inquiète pas l’individu, nous allons bientôt l’embaucher, lui et sa famille. Juste on fait encore un peu de fausse monnaie et le tour est joué. Patience.

En attendant, qu’il jouisse de son égalité, qu’il aime ses voisins, qu’il se mélange dans un ensemble harmonieux.

Qu’il nous pompe pas l’air avec son trafic de hachich et ses grosses voitures qui polluent, et que même c’est pas bien la pollution des grosses voitures, allemandes en plus.

Il a des ambitions personnelles l’individu ? Non, mais je rêve.

Pour quoi faire ? Pour être un homme ? Alors là, ça me troue le cul.

Etre un homme, ce n’est pas possible, il faut un peu penser aux autres. Nous sommes tous pareils et nous devons rester tous pareils.

Ils comprennent pas ça en banlieue ? L’égalité ils s’en foutent ? Ils disent qu’elle nous profite parce qu’on a le pouvoir ? Alors là, qu’ils nous emmerdent pas.

Nous on leur fout la paix, ils font leur petit trafic peinards, leurs grands mariages avec toutes leurs bagnoles, leurs épiceries de nuit et toutti quanti. On ferme les yeux, c’est pas si mal pour l’épanouissement individuel.

Pour le reste : égalité, égalité, égalité, rien d’autre pour eux, qu’ils commencent par apprendre l’histoire de France.

Enfin merde quoi. Tout le monde ne peut pas être supérieur partout, ou alors c’est le bazar.

Ils parlent de libéralisme ? C’est quoi ce mot ?

D’abord ils l’ont trouvé où ? Ils ont pas fait HEC quand même ? C’est un mot qui n’existe pas dans les manuels scolaires.

C’est encore une embrouille politique. C’est quand même pas Mélanchon ?

Ils disent qu’à être rien, égaux, ils préfèrent être musulmans, que c’est plus rigolo, que ça fait peur aux connards qui les emmerdent toute la journée : les planqués de notre système.

Bon, peut-être, mais de là à être libéraux, impossible, ils peuvent pas.

Pourtant, ils disent que s’ils sont capables de vendre du hachich, ils peuvent aussi bien vendre autre chose si on leur lâche la grappe et qu’on leur laisse leur fric. Ils disent que c’est pas plus mal de faire son premier fric avec le hach qu’avec les sites pornos.

Non là, faut arrêter, ça part en vrille. On peut pas leur laisser dire ça.

Il faut qu’ils comprennent que le vice et ses gains c’est monopole d’Etat : drogue, jeu, guerre, fusils, racket, pillage, etc…

Et l’Etat c’est nous, c’est pas eux. Eux ils sont égaux, un point c’est tout.

Bon, on arrête là. Leurs revendications sont incohérentes, la liberté ça ne peut pas exister, surtout en banlieue, ce serait le bordel.

Ça l’est déjà ? Ça le serait peut-être moins si chacun pouvait espérer être lui-même, un individu à part entière, pas juste un égal ?

Peut-être. On ne sait pas.

Ce qu’on sait ? Ben c’est que ce n’est pas comme ça qu’il faut penser, voilà, un point c’est tout.

Cordialement. H. Dumas

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Le poison et l’antidote (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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L’histoire et la vérité

Jeune, j’ai conduit des “Renault Dauphine”, des “Simca 1000”, des “Simca Aronde”, des “Opel”, autant de véhicules comme tous les autres qui n’en faisaient qu’à leur tête. Cela sur des routes qui actuellement seraient fermées à la circulation, ou limitées à 50 Km/h. La maîtrise de ces engins demandait un savoir faire qui ne pouvait pas s’improviser.

Ces voitures, lâchées aujourd’hui à 130 Km/h sur autoroute et à 90 Km/h sur route, aux mains des conducteurs actuels, ce serait un massacre.

Et pourtant, la pensée commune ne retient, comme cause de la baisse de la mortalité routière entre l’époque dont je vous parle et aujourd’hui — soit 10.000 morts par an –, que la limitation de vitesse. Alors que le seul mérite à reconnaitre à la limitation de vitesse est celui d’avoir canalisé, voir éradiqué, les courses stupides entre automobilistes, qui n’étaient qu’un phénomène relativement marginal.

Pour le reste, pour la plus grande partie des automobilistes, c’est le progrès qui a sauvé leurs vies. Le progrès technique des véhicules dû aux constructeurs, le progrès des voies de circulation dû aux ingénieurs des TP.

Je ne plaide pas pour libérer la vitesse, je n’en vois pas l’intérêt, mais pour que la vérité soit dite et pour que soit attribué le progrès à ses initiateurs et non à des imposteurs.

Je crains beaucoup les imposteurs.

La situation est exactement la même en politique.

Après plusieurs siècles d’asservissement les hommes découvrirent, péniblement, qu’ils avaient tous une identité personnelle.

Au prix d’une révolution et de ses soubresauts, ils comprirent que seul le droit à la propriété privée de leurs biens, de leur corps et de leur pensée permet l’accès à cette identité personnelle et sa conservation.

On peut considérer qu’il s’agit là de la base du libéralisme, inventé par l’Occident, très peu contesté pendant une grande partie du XIXème siècle.

Dans le même temps, ainsi que pendant la première moitié du XXème siècle, survenait l’avènement de l’industrie moderne qui devait transformer les rapports humains en instaurant la division du travail.

Cet ensemble d’évènements produisit une richesse jusqu’alors inconnue.

Face à cette situation inespérée, il se trouve que la conscience individuelle, libérale, non collective, permis un partage de cette richesse. Ce partage ne fut pas toujours facile, mais il fut et résista à toutes les tentatives de captation par la force, par la politique.

Ainsi, les occidentaux inventèrent le partage direct, sans intermédiaire de droit divin ou du droit des castes. On appelle cela la démocratie capitaliste libérale.

Chacun pour ce partage dû s’organiser, se regrouper, dialoguer, montrer éventuellement sa force, mais le fait que le partage ait eu lieu est bien à mettre au bénéfice du libéralisme, de la place prioritaire que le libéralisme reconnaît à l’individu.

Or, comme pour la sécurité routière, la pensée commune isole un élément secondaire : les alliances ponctuelles d’équilibre des forces, et tend à faire croire que seul cet élément est à la base du partage.

En gros, les socialistes prétendent que c’est uniquement leur égalitarisme collectiviste, leur capacité à agir en groupe, en peuple, qui serait à l’origine du partage actuel des richesses.

Ce sont des imposteurs.

Car il n’en est rien. La richesse peut émaner d’un groupe ou d’un individu, le partage aussi. Cela est affaire d’équilibre, du poids de chacun pour cet équilibre.

Mais une chose est sûre, pour qu’il y ait partage, il faut d’abord qu’il y ait une chose à partager, ensuite une acceptation par l’autre de sa part légitime.

Ces deux conditions ne peuvent s’appréhender que dans une société libérale où l’individu a, à la fois, la liberté de créer lui-même des richesses et celle d’estimer la part qui lui revient des richesses qui sont créés par d’autres.

Le partage des richesses, de toutes les richesses, matérielles mais aussi morales ou affectives, est un problème strictement personnel, même s’il peut arriver qu’il faille se regrouper pour faire valoir ses droits.

Quoiqu’en disent les imposteurs les fondements du libéralisme, le respect de l’individu et de ce qui le construit — ses biens et sa personne — sont les seuls outils d’un partage juste.

Les imposteurs égalitaristes, lorsqu’ils prennent le pouvoir par la force, finissent, ils l’ont démontré, par ne partager que la misère, mais… toujours par la force.

Bien cordialement. H. Dumas

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Un exemple significatif

Un lecteur m’a adressé un courrier que je souhaite partager avec vous, car il résume les méthodes de Bercy.

Il s’agit d’un redressement qui prend pour base une transformation de la réalité factuelle, qui prouve que, pour Bercy, le contribuable est : présumé coupable”.

Bercy considère que ce professionnel n’est pas allé en Afrique, pendant 35 ans, pour créer un marché, mais pour “truander le fisc”.

Un objectif qui, s’il était vrai, serait terrifiant. Car, comment imaginer que ce seul motif soit assez puissant pour expédier sur les routes de l’Afrique, pendant 35 ans, un être raisonnable. Ce serait un type d’immigration désespérée que seule une imposition délirante pourrait justifier. Bercy est-elle convaincue que ses impositions sont délirantes à ce point ? Sans doute.

En réalité, les choses sont beaucoup plus simples. Ce contribuable a gagné honnêtement sa vie, en ouvrant ce marché, il a payé les impôts dus sur ce type de travail international. Arrivé à la retraite il est pillé par Bercy. Rien que de plus normal pour Bercy.

C’est une constante pour cette administration d’inventer une situation irréelle et de taxer les agents économiques en fin de vie professionnelle où ils ont, en principe, un petit capital et aucun moyen de fuite ou défense puissants.

Voici ce courrier :

“Je ne sais pas si mon dossier peut vous intéresser, à tout hasard je vous en livre l’essentiel.

Pendant près de 35 ans j’ai vendu des vins fins en Afrique, sur la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Cameroun et le Congo Brazzaville.

D’une part je faisais exporter en tant qu’agent de marques les vins vers ces destinations mais d’autre part je vendais également à des clients expatriés des vins que mes fournisseurs leur livraient en France pour constituer leur cave ou pour la consommation de leurs congés.

Depuis huit ans je suis harcelé par l’administration fiscale qui me réclame plus d’un million d’euros, ayant remonté 5 ans en arrière (jusqu’à 2002) car elle considère que je pratiquais en France une activité occulte donc 3 ans de contrôle supplémentaire et en plus 80%de pénalités. Elle m’attribue des locaux commerciaux de 225 m2 à mon domicile alors que c’est la surface totale de ma maison et que ces locaux n’existent pas. Il suffit pour ça de venir et de constater. Ce que je leur ai demandé de faire mais ils se sont abstenus.

J’avais un registre du commerce en Côte d’Ivoire et j’y payais des impôts, peu, certes ce qui a vraisemblablement déplu fortement à l’administration. J’ai fourni ces feuilles d’impôt, ma carte de résident et ma carte consulaire, mes quittances de loyer, le récépissé de mon inscription au registre de commerce, la photocopie de centaines de cartes de visite de mes clients avec leur adresse en Afrique.

L’administration n’en a tenu aucun compte.  Ma grosse erreur a été de transmettre mes commandes aux fournisseurs avec des bons de commande affichant mon adresse française, ceci pour recevoir les factures en France car le courrier n’était pas très fiable avec la Côte d’Ivoire et d’avoir émis des fax à mes fournisseurs avec mon fax français ce qui a fait considérer à l’administration que mon domicile français était un établissement stable. Au tribunal Administratif j’ai été condamné à payer, idem en appel. Il me reste le Conseil d’état et éventuellement la Cour Européenne des droits de l’homme.

Je l’affirme, je n’ai jamais proposé des vins lors de mes séjours en France.   Autour de chez moi il y a des restaurateurs dont certains sont des amis. Nous parlons avec passion du vin mais à aucun moment pendant toute ma carrière je ne leur en ai proposé.

J’ai demandé à l’administration d’écrire aux restaurateurs elle ne l’a pas fait. Je lui ai demandé d’écrire à mes clients  ce qui a été fait au début il y a 8 ans, tous ceux qui ont répondu ont dit que je les visitais en Afrique.

D’ailleurs les endroits de livraison en France sont dans toutes les régions car je vois mes clients en Afrique et ils habitent forcément dans toutes les régions.

J’ai demandé à mes clients de me faire des attestations disant que je les visite en Afrique et à mes amis français d’attester que je ne leur ai jamais proposé d’acheter du vin. Il n’en a été tenu aucun compte.

Je suis allé voir le Maire actuel des Avenières qui m’a délivré une attestation, j’ai également vu l’ancien Maire que je connais bien et qui n’a jamais entendu dire que je vendais des vins en France, il m’a également délivré une attestation. Je me suis rendu à la Gendarmerie pour leur demander une attestation, ils m’ont répondu qu’ils ne pouvaient me la délivrer mais que si les impôts leur demandaient une enquête sur moi ils la feraient.

J’ai donc demandé à l’administration de demander une enquête par la Gendarmerie, apparemment ça n’a pas été fait.

Au mois d’avril dernier j’ai été victime d’un AVC et j’en porte de nombreuses séquelles, perte totale de la vision avec l’œil gauche, perte du goût, paralysie partielle du côté droit en cours de rééducation. Je vis avec une grande fatigue et mon affaire fiscale me pèse lourdement sur le moral. Si vous pouvez quelque chose pour moi je dois avant tout vous affirmer que je n’ai jamais proposé de vins en France et c’est ce que l’administration est incapable de prouver mais pourtant les tribunaux lui donnent raison.

Aujourd’hui après ma maladie je ne possède aucune économie. Je possède ma maison maintenant payée mais qui avait été financée par un prêt de la Caisse d’Epargne. J’ai également deux maisons à côté de chez moi. Chacune comprend deux logements et chaque logement est loué.  Les loyers servent à payer le financement de ces maisons, également par la Caisse d’Epargne.   Mon patrimoine est inférieur à 1 million d’euros. Je perçois une  retraite française de 162 € car j’ai cotisé 12 ans en France avant de partir en Afrique.

Si les jugements sont exécutés je serai à la rue et je devrai encore de l’argent après 50 ans de travail (j’ai commencé à 16 ans). Belle justice.

Si vous pouvez quelque chose pour moi ou si vous pouvez m’indiquer un média qui peut m’aider je vous en remercie bien vivement. Vous pouvez imaginer mon état d’esprit, pas remis de mon AVC je dois affronter cette administration fiscale impitoyable et effrayante. Je suis également très inquiet pour mon épouse qui est désespérée.

Sincères salutations.”

Cette lettre pourrait émaner de milliers de français qui affrontent ce type de pillage où la réalité est transformée par Bercy, et où le mensonge de Bercy est ensuite crédibilisé par la justice administrative.

Au bout de cette double trahison il y a la ruine et le déshonneur pour le contribuable, c’est très très dur.

Bien cordialement. H. Dumas

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Interview Bernard Zimmern (vidéo)

Bonjour,

Le Cercle Frédéric Bastiat est animé à Dax par Patrick De Casanove qui en est le Président. Il fait un travail remarquable pour le libéralisme, en respectant la pensée de Frédéric Bastiat.

Dans ce cadre, il a reçu Samedi 10 Octobre 2015 Bernard Zimmern, et il a eu l’extrême gentillesse de nous permettre de converser avec celui-ci, en tête à tête, avant le colloque.

Bernard Zimmern est un français polytechnicien, énarque, fondateur de l’IFRAP, cofondateur de Contribuables Associés, industriel et inventeur de renommée mondiale.

Il a lutté sans interruption pour la maîtrise des dépenses de l’Etat, pour le respect des entrepreneurs, pour la préservation du capital et de ses possesseurs qui sont indispensables à l’économie.

Aujourd’hui, à un moment ou tout le monde veut se débarrasser des retraités ou à minima les infantiliser dans des activités exclusivement ludiques,  il milite à travers  l’IRDEME pour que les anciens entrepreneurs retraités s’engagent dans son think-tank et aident à la réflexion sociétale et politique.

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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Une nouvelle constitution

Dans son ouvrage “Les derniers jours de Louis XIV”, Alexandre Maral cite un pamphlétaire qui, en cette époque où Colbert au service du roi conseillait de “plumer” le peuple avec délicatesse, avait commis ceci :

“Ci-gît le maître des impôts

Qui mourut de la gangrène

Il en mérita bien la peine

Ayant rongé le bon peuple jusqu’à l’os

 

Ci-gît le maître des impôts

Disons-lui des patenôtres

S’il est en haut pour son repos

Il y est aussi pour le nôtre”

Ce n’est donc pas d’aujourd’hui que les hommes de l’Etat pillent, hier leurs sujets et maintenant leurs administrés, qu’ainsi l’argent vient à manquer.

Face à ce constat il y a deux attitudes possibles.

La première consiste à invectiver ceux que l’on croit coupables selon sa propre position dans la société, les fonctionnaires dépensiers pour les entrepreneurs, les entrepreneurs tricheurs pour les fonctionnaires. A ceux-là nous devons rajouter les fainéants que sont toujours les autres et évidemment les mangeurs de pain que sont les étrangers. Plus, pour faire bonne mesure, les vieux gâteux inutiles et les jeunes irresponsables qui se la coulent douce. Les pistes sont nombreuses pour s’étriper en cœur chacun étant persuadé d’être dans son droit, un génie politique ou un dénonciateur d’exception.

La deuxième consiste à se demander si une telle constance ne présuppose pas une responsabilité commune et une faille dans l’organisation de notre société.

Car enfin, si nos rois en leur temps, puis maintenant nos élus, sont si généreux avec l’argent public, sommes-nous surs que leur moteur ne serait qu’une cupidité personnelle ?

Personnellement, je ne le crois pas.

J’ose imaginer que les rois souhaitaient, au moins certains, l’amour et le bonheur de leurs sujets. Je suis convaincu, pour les avoir suffisamment côtoyés, que nombre d’élus cherchent à être aimés et reconnus par leurs administrés pour les avoir rendus heureux.

Je pense que c’est ce désir de plaire qui les amène à dépenser plus que de raison l’argent public, dont, ne l’oublions pas, la plupart de ceux qui les dénoncent profitent ou ont profité largement. Car, ceux qui dénoncent sont bien souvent les mêmes qui profitent ou ont profité de ces largesses reprochées.

Depuis plusieurs siècles nous assistons à ce cycle infernal : “on s’aime tu payes, plus on s’aime plus tu payes”. Le point de rupture est toujours le même, l’incompréhension, la colère, la rue, la violence, la casse, avant le retour à la case départ. Ne peut-on pas imaginer une autre issue ?

Le constat que nous pouvons tous faire, d’instinct ou en réfléchissant : il est invraisemblable de confier à la même personne le pouvoir d’organiser notre société et celui d’en payer le coût avec notre argent.

Autant confier les clefs et la garde des caves de Laffitte Rothschild à une équipe d’alcooliques. Les alcooliques sont en dépendance par rapport au vin, la première des choses à faire pour eux est de leur en limiter drastiquement ou totalement l’accès.

Les hommes de l’Etat sont en dépendance par rapport à l’argent public, il faut donc, si l’on veut les conserver en bon état, leur en interdire l’accès ou leur en limiter gravement cet accès.

Je veux bien accepter l’idée que cette réflexion est simple, très proche du fil à couper le beurre, et que si rien n’est fait en ce sens c’est qu’il y a probablement de bonnes raisons.

Je ne m’étendrai pas sur ce point, je risquerais de devenir désobligeant tant ceux qui pensent ainsi sont impliqués.

Restons simples.

Notre constitution prévoit deux chambres, l’Assemblée Nationale et le Sénat. Initialement, il s’agissait d’avoir deux niveaux sociaux de raisonnement législatif. Cet objectif est totalement dépassé. Oublions-le.

Conservons deux chambres.

L’une s’appellerait la Chambre Nationale. Elle serait composée de députés, mettons entre 200 et 300, élus évidemment au suffrage universel. Ils seraient chargés de légiférer, tout comme maintenant. Mais ils n’auraient aucun accès au financement public, à notre argent.

L’autre s’appellerait la Chambre des Comptes. Elle remplacerait le Sénat, elle serait elle aussi composée de députés, également entre 200 et 300, élus au suffrage universel le même jour et pour la même durée que ceux de la Chambre Nationale. Ceux-ci seraient chargés de la collecte et de la dépense de l’argent public, à l’exclusion de tout autre chose. Ils ne pourraient notamment éditer aucune loi autre que celles régissant les finances publiques.

Ainsi, ces deux chambres auraient nécessairement besoin l’une de l’autre, mais ce sont nous, les électeurs, qui maitriserions, par des représentants élus différemment, d’un côté la production de la loi et de l’autre son financement.

Objectivement, une révision de la constitution s’impose dans ce sens.

Bien cordialement. H. Dumas

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Réglementation et objectif commun : l’affaire VW

La réglementation peut-être la source de tous nos maux, comme elle peut être, au contraire, l’outil de notre épanouissement. Tout dépend de l’objectif commun que nous nous fixons, qui l’inspire et la contraint.

La réglementation et les sanctions qui l’accompagnent doivent avoir pour unique but de faire appliquer à tous la règle du jeu social qu’ils se sont fixés.  Ceci posé les complications arrivent au galop.

Qui décide et à qui s’applique la règle du jeu social ?

Là est l’enjeu initial. Immédiatement, un défaut majeur des sociétés humaines saute aux yeux : nul n’a la liberté de choisir la règle du jeu qu’il souhaiterait.

En effet, celle-ci ne suit pas la volonté des hommes. Elle leur est imposée, d’une part en fonction du groupe ou du territoire qui les inclut, sans qu’il leur soit facilement possible d’en changer, d’autre part en fonction des choix des plus forts, sans qu’il leur soit facilement possible de s’y opposer.

 ce stade de la réflexion, il apparaît que l’idéal serait que chacun ait le droit de choisir librement le type d’organisation sociale dans laquelle il souhaite vivre. Qu’il n’y ait ni frontière ni hiérarchie, que la liberté pour chacun soit de décider où il veut vivre, comment et avec qui.

En clair, que soit pris comme référence d’organisation le respect absolu de la liberté individuelle dont la réalité n’est pas l’anarchie, mais la possibilité pour chacun de choisir librement les contraintes collectives qu’il est prêt à accepter.

Qu’elle devrait être cette règle du jeu ?

La loi naturelle, dite “loi de la jungle”, est la loi du pillage par le plus fort ou le plus malin. Force est de constater que l’homme, cet animal qui se prend pour un Dieu, n’est que très rarement et très ponctuellement capable d’enfanter une organisation sociale différente de la “loi de la jungle”, c’est-à-dire une organisation sociale qui respecterait les droits et les libertés de chacun.

Bien qu’il soit, paradoxalement, tout à fait capable d’en imaginer la réalité pour ses propres libertés, il bute sur l’idée de laisser à celles des autres la même possibilité.

La plupart du temps, la finalité des sociétés humaines n’aboutit qu’à une application de la “loi de la jungle”, juste plus perverse et plus sophistiquée que dans la jungle.

En ce qui me concerne, dans l’absolu, je rejoins ceux qui pensent que c’est le respect de la propriété privée matérielle et morale de chaque homme qui seul permet d’entrevoir ce que pourrait être une organisation sociale de justice et d’épanouissement, dans la réalité par contre, je suis bien obligé d’admettre que cette solution bute constamment sur le fait qu’un grand nombre, pour diverses raisons, n’est pas en mesure d’accéder à la propriété privée matérielle ou morale.

Cependant, il me parait incontestable que la propriété privée a cet énorme avantage d’organiser un espace, aussi infime soit-il, à l’intérieur duquel chaque homme est libre de ses choix, donc de ses règlements personnels. Que donc, la règle du jeu collectif doit prendre en compte la protection absolue et illimitée de cet espace.

Dans ces conditions, comment accorder les règlements internes de chacun et les règlements collectifs qui s’imposent à tous ?

C’est ce que tente de faire le libéralisme en affirmant la liberté de chacun, le droit à la propriété privée, face à la responsabilité devant tous.

Travaux pratiques : l’affaire VW.

La protection de l’environnement, l’industrie et le commerce doivent-ils être régis par des lois collectives, ou les règles individuelles de chacun, juxtaposées, pourraient-elles suffire ?

La difficulté pour répondre à cette question tient au fait que l’expérimentation des deux solutions, dans les mêmes conditions de lieu et de temps, n’est jamais possible. Ainsi le débat est cantonné aux hypothèses et aux convictions, ce qui n’est pas très scientifique.

Pour autant, posons le débat :

Dans l’affaire VW, les tenants de la règlementation collective prennent pour hypothèse que l’homme n’a aucun égard pour son environnement, que sa cupidité est illimitée, que sa passion est la délinquance.

En clair, ils prennent les autres pour des cons, incapables de savoir, de comparer puis de décider. Je ne pense pas qu’il en soit ainsi.

Par contre, je crois que ceux qui ont la prétention de diriger laissent volontairement les autres dans l’ignorance, ce qui ne leur permet pas, de ce fait, de comparer, puis de juger et enfin de décider, cette situation peut leur donner l’air con. Ce n’est qu’une apparence.

A qui pourrait-on faire croire qu’aujourd’hui, informés de l’importance de l’environnement sur leur santé, les automobilistes achèteraient une voiture qui dégagerait d’énormes panaches de fumée noire ?

Or, c’est ce que prétendent ceux qui établissent des règlements pour interdire les fumées noires d’échappement. De quel côté est la bêtise ?

En règlementant les rejets des automobiles, ils maintiennent dans l’ignorance sur sujet la grande masse des automobilistes, dont ils réclament la confiance. Cette opacité protège les constructeurs qui ne sont plus face à leurs millions de clients, mais face au seul éditeur de règlement.

Inversement, imaginons une société libérale dont les contraintes sont dictées par les droits de chacun. Dans cette société, la publicité comparative, qui n’est qu’un droit à l’information, existerait inévitablement.

Dans cette société où le principe de protection de l’environnement serait présent et donc un argument de vente, les constructeurs baseraient leur publicité sur des comparatifs visant à faire la preuve de leurs performances à ce sujet.

Il est certain que les tests qu’ils feraient passer aux voitures de leurs concurrents seraient sans concession et que VW ne se serait pas amusé à courir le risque de tricher.

Cette affaire VW est révélatrice non de la perfidie des industriels, mais de l’impuissance de la règlementation mise au service d’un objectif erroné.

Ici cet objectif est l’ambition “politico-collectiviste” de ceux qui espèrent prendre ou conserver le pouvoir par la maîtrise de l’information et l’organisation de l’ignorance du plus grand nombre sous un fatras de règlements “écrans de fumée”.

Conclusion

Face à la règlementation, nous devons être sans concession.

Toute règlementation, tendant à organiser notre société autour d’un objectif collectif suppléant ce qu’aurait pu faire des initiatives personnelles, doit être regardée comme un outil de désinformation des hommes ordinaires que nous sommes au profit des hommes du pouvoir et donc au détriment de nos libertés.

Cette réglementation doit être impérativement combattue. Gageons qu’il s’agit de 90% de la règlementation qui nous est imposée.

Bien cordialement. H. Dumas

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L’écologie : le boulet qui nous tue

Pourquoi faut-il que les hommes s’amourachent cycliquement de personnages ou de théories qui provoqueront inéluctablement leur anéantissement, pourtant parfaitement prévisible ?

Karl Marx et Hitler ont fait fort, mais ce n’est rien par rapport au carton que va faire l’écologie.

Pour comprendre les dégâts sociaux de l’écologique on peut :

Voir le problème au niveau du détail :

Par exemple, Dimanche dernier était le dernier jour de présence sur les plages des “paillotes”. Il s’agit d’établissements qui offrent matelas et restauration. Ils sont tolérés sur les plages d’Avril à Septembre.

Certains trouvent qu’il s’agit d’une privatisation des plages qui n’est pas acceptable alors que chacun devrait avoir le droit d’y saucissonner librement, à tout moment et en tout point. Pourquoi pas ?

D’autres pensent que ces établissements gâchent le paysage et que la plage ne se comprend que vierge de toute présence, sauf la leur évidemment, tout particulièrement s’ils sont les heureux propriétaires d’un camping-car. Pourquoi pas ?

Enfin, tous ceux qui n’ont pas les moyens de fréquenter ces établissements s’accordent à dire que n’y vont que d’épouvantables prétentieux, riches qui plus est, qui doivent être éradiqués généralement en ce compris les fameuses “paillotes”.

On le sent, peu d’affection en général pour la “paillote”.

Deux points positifs seulement : la minorité qui les fréquente y trouve du plaisir et elles sont, à n’en pas douter, un vecteur économique créateur d’activité et donc d’emplois.

Un conflit latent, permanent, s’est donc établi entre les “paillotes” et les “anti-paillotes”. La guerre sur les plages est totale à ce sujet.

Il fallait bien ramener la paix. Cela aurait pu se faire par l’interdiction totale des paillotes au nom de la volonté du plus grand nombre ou au contraire par leur autorisation au nom de la liberté de chacun.

Dans le premier cas toutes les plages restaient vierges, dans le deuxième elles s’équipaient librement en fonction de la clientèle potentielle de la plage, populaire ou élitiste. Ce n’est aucune de ces deux solutions qui a été choisie.

Une solution “écologique” a été mise en place.

Les “paillotes” sont autorisées six mois par an !!!

C’est-à-dire que pendant les six mois où — comme tout le monde – les écologistes “anti-paillotes” vont à la plage : ils se heurtent aux “paillotes”, et pendant les six mois où — toujours comme tout le monde — ils n’y vont pas : elles n’y sont plus. Comprenne qui pourra.

Deux choses sont cependant claires :

– Ces implantations provisoires donnent lieu à d’innombrables demandes d’autorisations, accompagnées évidemment des outils de surveillance qui vont avec, le tout sur fond de favoritisme ou carrément de pots-de-vin. Chaude ambiance autour des “paillotes” dont chaque nouvelle attribution donne du travail aux tribunaux. Ce n’est un régal que pour les presses locales et les amateurs de scandales.

– Ces implantations provisoires ont un coût. Il s’exprime directement par le travail de montage et de démontage annuel. Mais surtout, et plus lourdement, par le fait que l’amortissement de l’établissement doit s’inscrire dans les six mois d’ouverture. Alors que pendant le reste de l’année de nombreuses “paillotes” pourraient servir une clientèle existante et ainsi mieux répartir les amortissements. Il en résulterait des prix de vente plus accessibles au plus grand nombre.

Ainsi, ceux-là même qui font reproche aux “paillotes” de renchérir la fréquentation des plages ont mis en place un système qui ne permet plus aux “paillotes” de pratiquer, comme cela se faisait par le passé, des prix populaires par une activité à l’année.

Résultat

Les “paillotes” sont un conflit humain classique de territoire, qui n’a aucune incidence sur la planète, qui n’a rien à voir avec l’écologie.

Force est de constater que, face à ce problème inexistant, cette abstraction qu’est l’idée que chacun se fait de ce que devrait être l’organisation d’une plage, l’écologie trouve sa raison d’être, son épanouissement.

On peut aussi voir le problème en grand, avec VW :

VW trafique ses moteurs pour un bilan écologique ridicule, puisque il est acquis que la pollution planétaire n’est dépendante que pour 25% de la circulation, que dans ces 25% les plus gros pollueurs sont les camions, c’est dire que le différentiel des moteurs VW c’est peanuts.

Cependant, le scandale VW est bien pire que ce négligeable aspect écologique. Sans ces tests truqués les voitures de VW auraient parfaitement pu prendre la route, simplement elles se seraient moins bien vendues.

VW ne serait pas le premier constructeur mondial.

C’est donc de la concurrence déloyale. C’est une sorte de dopage économique par le mensonge, une trahison de l’honneur industriel au détriment des consommateurs et de la concurrence. Un détournement de clientèle. Un vrai scandale.

Mais, personne ne s’en soucie tant l’hologramme écologique étend son ombre sur le monde.

Seul le faux drame écologique est visible tant les perversions économiques — du fait de l’intervention “écolo-législative” des Etats — restent cachées  aux consommateurs.

L’écologie est un écran de fumée qui favorise le capitalisme de connivence et fait perdre de vue l’intégrité nécessaire à l’économie.

On pourrait voir le problème en plus grand encore :

Avec la folie des éoliennes qui massacrent pour rien le paysage, tout en affichant des résultats ridicules.

Elles nous laisserons dans quelques années une fourniture électrique déficiente et hors de prix, pendant que les industriels qui en vivent se seront enrichis honteusement, de façon encore plus indigne que VW.

Actuellement, leur bilan est largement aussi truqué que celui les moteurs des VW et personne n’y trouve à redire.

En réalité

L’écologie décrète des vérités évanescentes, elle en tire des solutions imbéciles que tout le monde  respecte parce qu’elles sont “écologiques”.

L’absurdité du système, ses conséquences nuisibles quant aux libertés fondamentales, les incidences économiques, tout cela passe à la trappe en générant une perte des repères essentiels au profit de repères artificiels — “écologiques” — qui déstabilisent la morale économique.

La société est soudain frappée d’un autisme avancé dès que le mot “écologie” est prononcé.

L’écologie, nouvelle inquisition, tuera plus d’homme que les précédentes folies. Toujours plus, c’est hélas le sens du progrès.

Nous y reviendrons bien sûr.

Bien cordialement. H. Dumas

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Révolution culturelle et autocritique à la suisse

A la suite de la vidéo où nous avons effleuré le problème du rapatriement des fonds placés en Suisse, j’ai été stupéfait par les retours qui supposaient que les détenteurs de fonds en Suisse les ramenaient volontairement en France.

Bon sang, mais c’est…bien sûr.

Sapin la gueule enfarinée, larmoyant de bonheur, qui annonce que les fonds récupérés vont améliorer l’ordinaire des petites gens. Une chance et une aubaine d’équité. Un peu comme s’il remerciait de généreux donateurs.

La presse officielle qui en rajoute, la larme à l’œil, qui s’esbaudit sur cette prise de conscience de ceux qui jusqu’ici étaient d’irréductibles fraudeurs. Pensez donc, 44.000 français qui cette année, soudain socialistes en diable, se précipitent et font la queue dans des bureaux bondés, ouverts à la va-vite par Bercy débordé par tant d’amour du pays. Bercy qui n’en revient pas.

C’est vrai que tout ça prêtait à confusion.

Bien que, il faut l’avouer, il manque deux ou trois séances d’autocritiques publiques.

Mais que font les enfants de ces “rapatrieurs” de fonds, pourquoi ne les dénoncent-ils pas à leurs professeurs d’économie ? Pourquoi  n’incitent-ils pas ces derniers à obliger les parents à confesser leur faute et à exprimer publiquement la joie et le soulagement que leur procure ce retour en France de leurs fonds ?

Quel dommage de passer à côté de l’émotion que susciterait la prise de conscience fraternelle, et pécuniaire, de ces pêcheurs repentis. Quelle chorale sublime les voix de ces 44.000 hommes et femmes à l’unisson chantant leur joie de rapatrier leurs sous et d’en abandonner 30% au passage. Plus fort que les messes du Pape.

Oui mais voilà.

Cet argent en Suisse, rien ne dit qu’il n’était pas propre d’impôt. Souvent déposé il y a fort longtemps, il était là-bas… en sécurité. Aussi bien, il aurait pu être investi en or ou en œuvre d’art.

On peut espérer que s’il était sale, le seul fait de le ramener ne le rendrait pas propre, où alors ce serait à désespérer de la probité de notre Etat.

Que dire d’un Etat qui accepterait comme argent comptant par exemple les bénéfices de la drogue sous prétexte qu’ils seraient rapatriés de Suisse et paieraient une taxe de 30% ? Non soyons en sûr, cet argent est propre, il a payé l’impôt avant de partir.

Alors, que s’est-il passé ?

Ce qui s’est passé n’est pas joli-joli. Les suisses ont été violés par les ricains. Les banquiers suisses ont dû piétiner leur réputation de sérieux, trahir leur culte du secret bancaire, sous la menace de rétorsions américaines.

Le gouvernement suisse a légiféré, les banquiers ont dû dénoncer les comptes de leurs clients, de tous leurs clients.

Je ne voudrais pas être à la place de ces banquiers à qui — après une telle trahison — il ne reste plus qu’à ouvrir une épicerie de nuit. Ils n’ont plus rien à faire dans la banque.

N’oublions pas que ce sont eux qui, depuis des générations, persuadent tout le monde que si l’on veut mettre son argent à l’abri des pillages en tout genre la seule adresse c’est eux : la Suisse.

Pays fort, ou chaque habitant est un guerrier en arme chez lui, où les avions de chasse sont déguisés en vaches et les tanks en crémières.

“Pays-coffre” en quelque sorte, prêt à se sacrifier pour défendre le patrimoine qui lui est confié. Enfin ça, c’était la publicité avant. L’image d’Epinal qu’ils ne sont pas prêts de retrouver.

Car les voilà qui balancent tous leurs clients. Entre nous, c’est plus grave et plus dévastateur que l’affaire VW.

Vous imaginez, vous avez un compte en Suisse parce que votre famille craint les pillards. Elle a été directement touchée par les Nazis. Constamment menacée, par les communistes d’abord, puis aujourd’hui par les socialistes qui lui font savoir que tout ce qu’elle possède leur appartient du fait de l’égalité qui s’impose.

On peut comprendre que le grand-père, ou un autre responsable familial, ait pris la précaution, sans le crier sur les toits, de placer une partie des économies familiales en Suisse, après avoir payé l’impôt.

Peut-être en avait-il un peu marre de l’immobilier, de ses taxes délirantes et de ces locataires pas toujours délicats mais toujours protégés ? Peut-être avait-il peur que son capital mis dans des tableaux parte en fumée en cas d’incendie de sa maison ? Ou tout simplement d’être saucissonné s’il le gardait chez lui ? Dans tous les cas on peut comprendre qu’il se méfiait des banques françaises.

Mais quand-même, ce n’est pas de pot que sa méfiance des banquiers n’ait pas englobé les banquiers suisses. Pas vrai ?

Toujours est-il que 44.000 français, pour l’instant, probablement majoritairement ordinaires, dénoncés par ceux à qui ils avaient fait confiance, ont eu le choix suivant : ils se dénonçaient eux-mêmes ou leurs économies repérées ils devenaient d’authentiques malfrats dont le syndicat de la magistrature allait rapidement s’occuper.

Ils ont foncé acheter l’étoile à  mettre sur leurs économies, qui les critiquera ?

Mais de là à sortir les violons, les trémolos de la citoyenneté, les vertus de l’égalité, il y a un pas que la décence interdit de franchir.

Contrairement à ce qu’apprend aux enfants le catéchisme socialiste, le capital n’est pas sale, ceux qui tentent de protéger le leur des pillards ne sont pas des gangsters, même si le discours et la loi socialiste les mettent hors la loi. D’autant que…ce n’est pas définitif, enfin… il faut l’espérer.

Bien cordialement. H. Dumas

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Retour fiscal : info ou intox (vidéo)

Bonjour,

Petit détail : le micro d’Emmanuel n’était pas branché, tendez l’oreille, merci.

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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La France gangrenée de ses deux jambes

La gangrène est une maladie horrible qui peut survenir à la suite d’une blessure paraissant initialement minime. Elle tue.

Deux exemples de blessures paraissant minimes, visant notre pays.

Gangrène de la jambe droite

En périphérie de Bordeaux sur la route de Paris il y a, à Saint Eulalie je crois, un Centre Leclerc. Cet établissement se trouve sur ma route à un point où, en règle générale, mon réservoir d’essence est pratiquement vide. J’y fais donc souvent le plein.

La station service de ce magasin a une spécificité que je n’ai jamais trouvée ailleurs. Une partie des pompes est équipée d’un terminal automatique de carte bleue, l’autre est en self-service. Jusque là rien que de très banal. La particularité tient au fait que si vous utilisez la partie en self-service vous devez payer, IMPERATIVEMENT, en liquide ou en chèque dont l’ordre est rempli par le préposé !!!

La semaine dernière, distrait, j’ai fait le plein dans la partie self-service. Arrivé à la guitoune de péage, j’ai présenté ma carte bleue au préposé. Il l’a refusée, m’indiquant que des panneaux visibles m’avaient informé des conditions de règlement, ce qui est exact.

N’ayant pas d’autre moyen de paiement, j’ai insisté pour payer avec ma carte. Les choses se sont envenimées au point que soudain je me suis demandé quel motif pouvait bien être à la base d’une telle organisation.

Habituellement il y a en effet deux pistes, une à carte bleue automatique et l’autre en self-service, mais dans la seconde tous les moyens de paiement sont acceptés.

Ici, du liquide, rien que du liquide, tiens donc…

Je me suis fait insistant sans succès. Devant l’entêtement du préposé, je suis parti me garer sur le parking général et je me suis rendu à l’accueil du magasin, pendant que de son côté il alertait les vigiles.

Je n’ai pas croisé les vigiles, bien m’en a pris sans doute….

Arrivé à l’accueil, j’étais remonté comme une pendule, mais j’avais aussi réfléchi en cours de route.

Après avoir expliqué la situation à la préposée, lui avoir redit mon souhait de payer mon plein de mazout avec ma carte bleue, et après qu’elle m’ait eu réitéré la “loi leclerienne” de l’établissement, je lui ai demandé si elle ne me prenait pas pour un con.

Je lui ai donc fait part de mes conclusions : que je n’avais jamais vu une telle machine à “fabriquer du black” et que je me proposais, de ce pas, d’aller en parler à la répression des fraudes.

Après de timides dénégations et prenant un air outré, elle a cependant immédiatement trouvé le moyen de pouvoir encaisser ma carte bleue. Formidable non ?

Comme je suppose que le responsable de cet établissement n’est pas de gauche, que ma réflexion est probablement fondée, j’attribue ce début de gangrène à la jambe droite de notre pays.

Gangrène de la jambe gauche

Une jeune fille, très proche, entre cette année en seconde. Dès son premier cours d’économie, sa professeur a expliqué à la classe que l’imposition est salutaire pour l’économie, tout particulièrement la tranche à 75% qui n’est que justice sociale et garantie d’efficacité nationale. Bon.

Cette jeune fille, plutôt plus intelligente que la moyenne, n’est pas politisée. Cependant, elle a fait remarquer à cette professeur que 75% c’est peut-être beaucoup. Elle a été félicitée d’ouvrir le débat, qui s’est donc ouvert.

Une profession a été choisie comme exemple, au hasard : chirurgien.

La professeur a donc expliqué aux élèves que le chirurgien, qui peut gagner jusqu’à 15.000 € par mois, doit légitimement en restituer 75%, tout particulièrement du fait que c’est l’Etat qui lui a payé ses études. Un Etat évidemment paré pour cette professeur de toutes les vertus, ce qu’elle se croit autorisée à déclamer dans le cadre de son enseignement.

Un tour de classe a ensuite permis de recueillir d’adhésion de tous les élèves à cette théorie, qui va ensuite faire l’objet d’une interrogation écrite où la bonne parole devra être reproduite. Trop fort.

On reste pantois devant tant de connerie.

Que ce type de pensée économique existe, nul n’en doute. Que de jeunes étudiants en soient informés, normal. Mais, qu’un professeur ne sélectionne et n’enseigne que ce type de pensée en occultant toutes les autres, tout en prétendant enseigner l’économie, est un manquement grave à sa fonction.

Que dirait ce même professeur, dans un domaine qu’il connait contrairement à celui qu’il enseigne, si par exemple on lui proposait d’enlever 75% aux notes de ses meilleurs élèves pour les imputer à celles de ses cancres ?

Que dire de la noblesse de son métier qui consiste évidemment à apprendre à lire et à compter à tous — en seconde cela devrait être fait depuis longtemps — mais aussi à repérer et motiver ceux qui seront l’élite de demain. Ici la motivation n’est pas au rendez-vous, c’est le moins que l’on puisse dire.

Et enfin, comment peut-on proférer de tels mensonges. Ce professeur ne sait-il pas que non seulement les chirurgiens ne voient pas leurs études payées par l’Etat, mais qu’ils sont rançonnés par lui tout au long de ces études ? Ils sont la chair à pâté pratiquement gratuite des hôpitaux, taillables et corvéables à merci quand ils sont de faibles étudiants externes ou internes, c’est-à-dire pendant dix ans. Alors que, dès le départ de cette exploitation ils sont déjà au niveau de bac+4. L’exemple était mal choisi.

Il ne s’agissait donc pas d’un cours d’économie donné à de jeunes gens. Un tel manque de déontologie, de respect pour la diversité, s’apparente à une grossière propagande.

Il faut que l’Education Nationale soit tombée bien bas pour se prêter à une si sinistre besogne. Où vont-ils pêcher leurs professeurs d’économie ?

Je dirais que nous sommes ici face à la gangrène de la jambe gauche de notre pays.

Conclusion.

Un corps bipède qui choppe la gangrène à ses deux jambes ne peut pas aller bien loin.  La France est un bipède en grand danger.

Bien cordialement. H. Dumas

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Ce qu’il fallait démontrer

L’extrait ci-dessous est repris d’un livre que vous reconnaîtrez, j’ai changé quatre mots vous les détecterez.

“Il faudra vous habituer à vivre sans obtenir de résultats et sans espoir. Vous travaillerez un bout de temps, vous paierez l’impôt, vous serez redressés et vous mourrez. Ce sont les seuls résultats que vous verrez jamais. Il n’y a aucune possibilité pour qu’un changement perceptible ait lieu pendant la durée de notre existence. Nous sommes des morts. Notre seule vie réelle est dans l’avenir. Nous prendrons part à cet avenir sous forme de poignées de poussières et d’esquilles d’os. Mais à quelle distance de nous peut être ce futur, il est impossible de le savoir. Ce peut être un millier d’années. Actuellement rien n’est possible, sauf d’étendre petit à petit la surface du jugement sain. Nous ne pouvons agir de concert. Nous pouvons seulement diffuser nos connaissances d’individu à individu, de génération en génération. En face de Bercy, il n’y a pas d’autre voie.”

Si vous avez trouvé, vous gagnez…. ma sympathie, je ne peux donner plus, je reconnais que c’est bien peu.

Une occasion se présente “d’étendre la surface du jugement sain”.

Les hommes de l’Etat — qui prétendent œuvrer pour les plus humbles — sont en train de contraindre les échanges gratuits sur le net, échanges qui pourtant sont majoritairement utilisés justement par les plus humbles.

D’aucuns pensent qu’il s’agirait d’une pression exercée par le corporatisme de certaines professions. Je n’y crois pas. Il y a bien longtemps qu’un individualisme forcené, irrespectueux du groupe quel qu’il soit, interdit tout corporatisme. De ce côté-là au moins nous sommes tranquilles. Cela n’exclut pas les ententes, les connivences et autres malhonnêtetés, engendrées par la cupidité qui tient lieu de religion économique, au mépris de tout honneur et de toute éthique.

Non, la démarche de nos politiques castreurs n’a qu’un motif : l’impôt, qu’un ordonnateur : Bercy.

C’est cela qui est formidable, c’est une sacrée bonne nouvelle.

Je m’explique.

Il y a des années que des hommes de qualité, tel que par exemple Pascal Salin, expliquent que l’impôt — qui est une charge — ne peut être, finalement, payé que par le consommateur du fait que les entreprises, qui ne peuvent pas travailler à perte sauf à faire faillite, sont amenées à l’inclure, quel qu’il soit, dans leur prix de vente.

Dans le même temps, Bercy prétend que l’impôt est payé par les riches, que les plus humbles en sont dispensés et que, de cette façon, ils accèdent à toutes sortes de services gratuitement.

Relayée par la presse et les partis politiques, la pensée “Bercyenne”, devenue propagande nationale, s’imposait jusqu’à ce jour à tous les français, et même plus loin puisque le Pape lui-même y adhère.

Quand patatras

Les véritables contribuables — les français les plus humbles, ceux qui se réjouissent de l’emblématique fiscalité soi-disant réservée aux riches — par le plus grand des hasards — la survenance d’internet et des services qu’il peut procurer – échappent à l’impôt et se précipitent avec délectation sur le net. Sans même avoir conscience d’où vient leur plaisir, qui se résume ainsi : ils échappent à l’impôt.

Les payeurs finaux ne payent plus.

Panique au pays des escrocs. Sénateurs et activistes de la ponction fiscale sont en alerte. Bercy leur ordonne de mettre de l’ordre.

Echanger sur le net pour le petit peuple, certes, mais en payant alors l’impôt.

La vérité apparait toute nue, ce sont bien les français les plus humbles qui doivent payer l’impôt. Sauf, qu’aujourd’hui, par manque d’organisation, les entreprises du net ont omis de cacher cette évidence, omis de récolter l’impôt sur le dos des humbles, en faisant ensuite croire que ce sont elles, les riches, qui le paient.

Pas content Bercy. Grosse colère.

Peut-on imaginer profiter de cette colère pour expliquer aux français à quel point ils sont rincés par Bercy ? Eux et pas ces hypothétiques milliardaires que l’on prétend faire payer à leur place. Vaste fumisterie et jeu de glaces.

Peut-on espérer qu’ils vont ouvrir les yeux sur l’escroquerie qui les tue ?

Qu’ils vont enfin comprendre que les hommes de l’Etat ne veulent pas leur bonheur mais leur argent, que moins d’Etat serait synonyme pour eux de plus d’argent personnel, de plus de liberté pour l’utiliser à leur guise. C.Q.F.D.

Le temps est compté pour cette démonstration

La connivence entre les entreprises du net et Bercy est pour tout à l’heure. Celles-ci, comme avant, vont rapidement collecter l’impôt pour l’Etat. Le plaisir commercial du net sera largement moindre, mais qui se révoltera ?

Peut-être ceux qui auront compris, alors expliquons, expliquons, vite.

Bien cordialement. H. Dumas

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Une société qui délire (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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Vie d’un contribuable ordinaire.

De Catherine Hoffmann, qui tient une maison d’hôte à Fréjus, j’ai reçu ce témoignage. Je le trouve suffisamment éloquent pour vous le communiquer.

“Bonjour,

Je ne suis pas très douée en rédaction pour témoigner de mon ras le bol fiscal, cependant je peux vous en donner une version à remodeler ET ENSUITE à diffuser largement.

A mon degré de persécution, je n’ai aucune crainte à le faire.

Je suis en ce moment  face à deux alternatives 

             1° Soit partir, fuir, vivre zen AILLEURS, vivre de moins de choses de presque rien avec mon petit capital (maison vendue), avec ma petite  retraite 645€/mois  …et de ce que nous offre la nature avec des gens de paix. J’aimerai aussi faire un sketch.

            2° Soit essayer de me battre, au moins aux travers des réseaux sociaux car  les médias sont frileux, ils  attendent qu’il y ait des morts pour éventuellement réagir. Si c’était possible d’atteindre la télé les radios pourquoi pas. Hélas, je comprends qu’eux aussi sont comme la plupart des contribuables, ils préfèrent se taire et subir.

Voici ma première histoire

En 2004, j’étais encore mariée mais séparée depuis 10 ans et domiciliée, seule, dans une maison à moi. Je faisais donc une déclaration individuelle de mes revenus. J’avais une part en plus pour avoir élevé ma fille majeure, ou une demi je sais plus.

J’étais salariée, directrice de crèche dans une association

Je dépendais d’une autre agglomération fiscale. J’ai revendu cette maison.

C’est à ce moment qu’a commencé la  folie fiscale.

Après l’achat d’une autre  maison, plus grande, à crédit dans une autre commune…  Achat que je n’ai pu faire qu’en indivision avec une autre personne (un HOMME, je précise).

Je suis majoritaire dans l’indivision avec 68% des parts, l’autre personne en a 31%

Cela nous a permis d’avoir de l’espace, de partager les charges (en ouvrant pour cela un compte commun). Cette maison nous permet  d’avoir chacun ses pièces  privées,  mais les pièces communes en copartage, comme des colocataires. C’est un beau projet.

Aux impôts et au TA  ils n’ont pas compris notre copropriété partagée. Ils n’ont RIEN COMPRIS. Ce n’était pas les mœurs à l’époque, POURTANT aujourd’hui on y vient…

Pour Moi, cet investissement c’était aussi  pour ma retraite, pour avoir un complément  de revenus  plus tard, en louant des chambres d’hôtes …

Pour l’administration fiscale mes projets de vie, leur réalité, n’a aucun intérêt.

Elle s’est donc permise de réinventer ma réalité au profit exclusif et sans vergogne de son intérêt.

Pour elle nous étions  un couple, puisque nous vivions à la même adresse, nous avions un compte commun et la même taxe d’habitation…

Tout cela pour enlever sur ma déclaration la part de ma fille majeure, jusqu’à affirmer d’autorité que je vivais maritalement avec mon copropriétaire colocataire, ce qui était totalement faux. Et alors que pourtant nous avons eu d’autres colocataires dans notre copropriété et chacun menait sa vie.

Je n’ai rien pu faire. J’ai payé le redressement, mais j’en ai été très affectée par ces mensonges du fisc.  Ils touchent à notre vie privée, notre espace intime.

Après le procès au TA j’ai tout détruit pour faire le deuil de ce cauchemar. Quatre ans d’ennuis. Je  FUIS  depuis LE FACTEUR.

Ce contrôleur fiscal ne me lâche pas, mais il a enfin compris que je ne vis pas maritalement  avec mon copropriétaire. Trop tard  j’ai payé.

C’est effrayant de voir ainsi la réalité desa vie privée transformée mensongèrement.

Au Tribunal Administratif (TA) le rapporteur public dans son réquisitoire, d’une voie laconique réinventait ma vie. Il n’hésitait pas à prétendre qu’ayant un bien en indivision, un compte en commun pour gérer ce bien, nous vivions donc maritalement….

Il se glorifiait de savoir, mieux que moi, avec des textes de L du  R xx du code de machin truc, que l’indivision avec cette personne indiquait  parfaitement avec qui je vivais !!! Une horreur.

Un TA ou j’étais dans la fosse aux lions, eux perchés sur l’estrade. Où je n’ai presque rien entendu et surtout pas compris grand-chose. La justice suffisante…nous en bas, eux en haut.

Je pense que cela aurait était moins compliqué si j’avais réalisé mon projet avec une femme, il n’y avait pas encore le mariage pour tous

Fort de sa toute puissance notre avide contrôleur a continué DE PLUS BELLE et il a même ennuyé sans arrêt mon associé colocataire sur 2 points de déductions fiscales :

            – Aide à sa mère âgée, encore toute une histoire qui l’a conduit  à payer au final.

            – Et sur les frais réels de déplacement  travail /maison. Procédure toujours en cours, actuellement au TA (évidemment perdue d’avance pour lui)

Tout cela accompagné d’un harcèlement pénible et d’une indifférence de malade  à tous les papiers et justificatifs qu’il a du fournir (certificat de travail, attestation de présence de son proviseur, etc…)

Par exemple, un proviseur attestant la présence d’un professeur n’atteste pas le déplacement travail domicile …il fait 100 km a pied peut être ou dort au Lycée ?

Ou encore, l’état des frais d’essence ? Incomplet prétend le contrôleur fiscal. La carte grise ? Les frais du véhicule ?  Le contrôle technique  attestant le Kilométrage ? Etc… La liste est longue, les arguments et les preuves accablants. Et pourtant, c’est toujours “niet, niet, niet” vous devez payer. REJET, REJET. 

Même si l’administration fiscale ne doit pas abuser de demandes de preuves, dixit une circulaire, pour ce contrôleur ce n’est jamais satisfaisant, rien ne lui prouve, à ses yeux,  que mon copropriétaire est allé à son travail, toujours en se déplaçant avec son véhicule, 4 fois par semaine hors vacances scolaires. Alors que, curieusement, l’administration fiscale n’a rien dit pendant les 20 ans précédant concernant ces frais réels de déplacements.

C’est toute une histoire entre l’utilisation du barème donné par eux  pour le calcul des frais et les justificatifs réels des mêmes frais. Il faut  que ceux-ci  correspondent au calcul en fonction du barème. C’est le chat qui se mord la queue. C’est l’arbitraire qui s’impose, même si leur barème est faux.

Même chose si vous grimpez dans la hiérarchie pour donner vos preuves, c’est un clan tous endoctrinés par les gourous de Bercy.

A force d’insistance, le dernier directeur du clan lui a quant même écrit à mon colocataire : “oui  vous pouvez déduire vos frais réels mais que sur une année et que 40 KM maxi par jour”.  Il fait  sa propre loi.

Ils sont insensibles, totalement. Quand ils expriment un peu d’empathie : DANGER c’est pour mieux TE MANGER mon enfant. A Vomir

Il y a aussi l’histoire de l’aide à sa vieille  maman. Là il  faut avoir la santé …il a payé. Alors, comme il paye, ils continuent…

A présent  la suite

Les faits se passent en 2009. J’ai été licencié économique à 58 ans parce que je coûtais trop cher comme directrice de crèche, après 25 ans de travail.

Dés 2011, j’ai retrouvé un emploi de conseiller en réinsertion grâce à une énorme volonté du travail et beaucoup de courage.

Un licenciement c’est d’une violence extrême. Il faut pouvoir se remettre, s’accrocher à la valeur travail. Comme on me le dit même aux impôts : je suis une battante, JE ME SUIS BATTUE

Pour m’aider à mon domicile en hiver de temps en temps, pour mon ménage, jardin, petit bricolage, j’ai embauché et déclaré en CESU des personnes — au chômage — en 2011, 2012, 2013.  Peu d’heures, avec contrats, tâches précises, etc…).

Je travaillais beaucoup et j’avais peu de temps pour ma grande maison que j’ai acheté en indivis en système de partage collaboratif. J’ai toujours à rembourser un crédit sur cette maison.

J’avais aussi besoin d’aide de personnes compétentes pour comprendre les outils informatiques. Ce qui d’ailleurs devrait être une cause nationale pour des personnes prenant de l’âge  (l’internet,  le mobile, le vocabulaire, les clics, les  réseaux sociaux, les sites, jusqu’au POKE …) Pour mémoire, ici on se souvient de l’histoire de la souris de CHIRAC. Je ne suis toujours pas très douée, mais bon …

Je démarrais par ailleurs, depuis juillet 2009 (travaux), une activité de chambres d’hôtes, car j’allais bientôt être en retraite (en 2015), je prévoyais par ce biais un complément de retraite.

Je savais que cette retraite allait être très faible car je n’avais pas assez de trimestres. J’avais fait de longues études  et élevé ma fille quelques années sans travailler. Au final cette retraite est de 645 € /MOIS à ce jour, retraite que j’ai depuis janvier 2015.

Pour ce projet de chambres d’hôtes ou chambre chez l’habitant — Cherchez la nuance, on ne sait pas — je suis passée par d’innombrables étapes. Alors qu’à l’époque une simple déclaration en mairie devait suffire, aux dires de gîtes de France.

En réalité, rapidement  je me suis vu exigé, par ce contrôleur toujours à mes basques, une obligation de déclarer cette activité au registre des entreprises. J’ai choisi la fiscalité en micro BIC, en forfaitaire à 71 % d’abattement.

J’ai un statut de NON PROFESSIONNEL. Si ça c’est non pro, mais alors c’est quoi pro?

Je dégage un REVENU entre 11000 à 15000 € par an, pas de quoi prendre du personnel. Ce n’est pas la fortune.

Cependant, immédiatement les problèmes fiscaux ont suivi….

J’ai eu à me débattre sur un  litige pour la CFE alors que je payais déjà la taxe habitation, il voulait me faire faire une séparation de fiscalité entre ma maison d’habitation, mes chambres et mon copropriétaire. Ce n’est pas chambres chez l’habitant, alors ???

J’ai eu à faire des aménagements compliqués, un site a faire évoluer très rapidement. Des inscriptions sur des sites, faire face à la nébuleuse internet, faire face à ces mangeurs de commissions des start-ups non fiscalisées en France, se dire qu’un label c’est mieux, l’obtenir pour  au final l’abandonner car on le paye ET CHER…

Cette activité fonctionne toujours mais principalement qu’en été.

Je ne voulais pas  être une assistée, je voulais travailler, mais — après tout ce qui m’est arrivée comme ennui avec les Impôts — j’aurais mieux fait de garder ma prime de licenciement, 50000 € quant même, ne pas investir toutes mes économies dans des locations, ne pas RETROUVER DU TRAVAIL, surtout ne pas prendre des employées à domicile en les déclarant mais  au NOIR COMME CEUX DE LA JUSTICE FRANCAISE qui, on vient de l’apprendre, ne déclare pas son personnel.

Un conseil : En France, surtout ne pas chercher à créer de l’Emploi ou créer votre emploi. On vous empêche tout.

Contentez vous de voir simplement les Ministres changer.

Je n’aurais  pas du chercher à améliorer ma retraite, attendre tout de l’assistance …

ou peut-être faire du collaboratif (location chez l’habitant) c’est encore flou ….et surtout ne pas déclarer les personnes qui vous aide vous chez VOUS, les faire travailler au noir, ou pourquoi pas aider des clandestins.

J’aurai du  rester au chômage, percevoir mes indemnités, tranquille jusqu’à ma retraite. NE PAS RETRAVAILLER et surtout ne pas ouvrir ces chambres d’hôtes, pas comme cela. Ce n’est pas que l’activité soit déplaisante, bien au contraire je me régale, j’aime bien ces rencontres ces échanges …

Ce que je déplore c’est que l’administration fiscale n’a cessé de me mettre des bâtons dans les roues tous les 2 mois au départ, maintenant je reçois d’eux un courrier chaque semaine

Jusqu’à me refuser la déduction sur les emplois en CESU pour les affecter à l’activité de mes chambres d’hôtes, car NON PROFESSIONNELLE. Bilan : 11000€ de chiffres d’affaires,  moins les cesu = déficit de l’activité …

Autant dire que je ne prendrais plus ce genre de contrat, mais comment  se faire aider chez soi pour soi, si le seul fait de louer des chambres l’interdit.

Au lieu de vous aider à vous en sortir on vous enfonce.

On ne va pas demander des comptes a un “booking-com” qui encaisse des sommes pharaoniques sans payer d’impôts, ni a des sociétés multi nationales basées à l’étranger.

Je n’ai pas cherché à m’enrichir ni à tricher, j’ai au contraire créé de l’emploi, mais ils attaquent les plus faibles car ils ont peur des plus forts.

J’ai fait des recours TOUS LES RECOURS possibles. J’ai perdu mon temps, au lieu de pouvoir mieux louer mes chambres. Mais c’était un combat que je pensais juste, lié à mon émotion et à ma détresse

En Janvier 2015, après ma mise en retraite, j’ai vu une assistante sociale car je ne pouvais pas payer une telle somme, elle m’a répondu de vendre la maison. Vivrait-elle avec 645 € /mois ?

Je ne pouvais pas me  payer un avocat, c’est 2000€…

J’ai fait un recours gracieux. Il m’a été refusé en bloc, sans motifs de refus.

ON M’A DIT DE ME TAIRE ET DE PAYER, dans une lettre qui prétend que j’ai été insultante, discourtoise à l’égard d’employés du fisc, que je risquais une forte amende de 7500€, ou des sanctions pénales.  

On laisse repartir du tribunal des récidivistes dangereux en leur disant soyez sages, alors que moi, qui ai créé des emplois avec l’aide d’exonérations pour l’emploi de chômeurs, je les insulte quand je viens réclamer mes droits, me battre contre l’arbitraire.

Dans  cette histoire, à mon avis, ce qui m’est reproché, c’est de vendre à mes clients une prestation que je ferais faire par une personne que je payerais en CESU .

Le CESU étant une prestation aidée, d’usage très encadré. Mais, dans la réalité, ce n’était pas le cas. L’aide en  l’informatique que j’ai reçu de ces jeunes chômeurs c’était pour moi, vraiment pour moi, c’était dans ma maison, en Hiver période ou il n’y avait  pas de location. Un comble.

Au Final, le pire, je viens même de me faire saisir mes 6 mois de retraite perçue d’un coup soit 445.18 €  x 6 MOIS de la CARSAT et  197.62 de la complémentaire, sans même me  laisser mes 6 mois de minimum social (RSA)  DE CETTE RETRAITE SOIT 523€ /mois. Si je les avait perçus mois par mois ils n’auraient pas pu me les saisir.

La loi vient de passer les caisses de retraite ne devront  pas attendre pour payer et devront faire des avances retraite.

La banque m’a même écrit que cette somme, prise dans le cadre d’un avis à tiers détenteur sur mon compte, était saisissable car  je l’ai perçue antérieurement à la date de l’avis à tiers détenteur.

J’ai attendu 6 mois sans rien percevoir comme revenu, de Janvier à Juillet, et quand j’ai reçu ma retraite, ils me l’ont prise  en totalité. La banque est dans  la combine.

J’ai galéré en attendant sans rien,  heureusement qu’il y a la famille, l’aide de ma fille.

J’ai fait un recours gracieux en invoquant que ma situation avait changé depuis 2011,

 Il a été refusé sans motif.

C’est ce qui me fait penser que c’est grave, très grave, puisque ça peut aller jusqu’à saisir une retraite de 445.18€ de la sécurité sociale + 197€ de complémentaire, reçus sur 6 mois.

Tout cela m’a profondément atteint dans ma dignité de travailleur.  Mes premiers mois de  retraite de misère  saisis pour avoir créer de l’emploi et pour vouloir créer de l’emploi.

Comment payer un avocat  qui, quand on va juste le voir, vous fait une facture de 250€, que je n’ai pas payée d’ailleurs.

Je comprends que des systèmes parallèles se mettent en place, copartage collaboratif, coopératif, quo voiture, il y a encore  de la souplesse, de la liberté.

En France ce n’est pas qu’il n’y pas de travail, c’est qu’on empêche le travail …

Je voudrais être aidée pour médiatiser mon histoire avant de vendre ma maison et arrêter d’aimer ce travail, pour voir ailleurs dans ce monde et en profiter sans me prendre la tête.

Sincèrement”

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La fuite toujours

Mohed Altrad est né à Racca, en Syrie. Le 6 Juin 2015 il a été désigné “Entrepreneur Mondial 2015”. Il est le numéro un de la bétonnière, de la brouette et de l’échafaudage. Il est arrivé en France vers 1967, après avoir été élevé par sa famille nomade en Syrie jusqu’à l’âge de 17 ans.

Racca, sa ville de naissance et de jeunesse, est la capitale de Daech.

S’il avait 17 ans aujourd’hui  serait-il écrasé entre les barbelés hongrois et la foule de ses frères de fuite ? Ou un résistant à Daech en danger de mort ? Ou un membre actif  du pouvoir de Daech ? Ou un spectateur local éberlué par la tournure des événements dans son pays et tentant d’y survivre ?

Nul ne le sait, même pas lui sans doute.

La situation actuelle de la Syrie rend sa trajectoire vertigineuse pour un observateur ordinaire, à qui ne peut échapper le poids de l’environnement sur le destin de cet homme.

Je ne connais pas M. Altrad, même pas de vue, bien, qu’habitant Montpellier, il soit mon voisin. Mais je pense à lui.

J’essaie d’imaginer son émotion à la vue des drames auxquels nous assistons et de leur traitement médiatique ou populaire. Il n’est pas douteux que mes pensées ne peuvent pas se substituer aux siennes, qu’indéniablement elles ont de grandes chances d’être fausses.

Par contre, ce que je peux observer avec justesse, sans parti-pris, c’est le poids général des systèmes dont il est un remarquable exemple.

Le seul fait d’en avoir changé à 17 ans a complètement modifié sa vie, dans des proportions spectaculaires pour lui. Il faut savoir, qu’à l’intensité près, cela est identique pour tous les hommes.

Mon propos n’est pas d’opposer la réussite personnelle de M. Altrad dans notre système de société à l’échec supposé du même Altrad qui serait resté à Racca. Bien que cela paraisse évident — ou parce que cela l’est — je trouve que c’est secondaire.

Ce que je voudrais mettre en exergue c’est le fait que l’organisation structurelle du groupe construit la vie de chacun de nous.

Certes, les amplitudes des conséquences sont la plupart du temps moins visibles, mais néanmoins ce sont elles qui nous construisent.

Une fois intégrée cette réalité, chacun comprend la terreur qui devrait s’emparer de ceux qui proclament les lois tant elles vont engager la vie de ceux qui les subissent. Or, nous assistons tous les jours à une diarrhée législative irresponsable d’élus complètement hermétiques aux conséquences de leur hyperproduction. Bien plus, nous devons subir une surenchère populaire dans laquelle chacun aspire à une loi complémentaire pour emmerder son prochain.

Le déchaînement des contraintes sociologiques — telles que les vivent les syriens — jettent physiquement les hommes sur les routes, où ils risquent leur vie et leur âme.

Beaucoup de ceux qui regardent atterrés ou craintifs, ou encore critiques, voire censeurs, cette débâcle pensent qu’elle touche un peuple qui n’est ni malin ni prévoyant, en gros qui le mérite.

Ceux-là sont aveugles et stupides.

La solitude et le rejet dont sont victimes ces syriens, hommes et femmes fuyant le poids de la folie prétentieuse de leurs dirigeants, existent aussi ici, en France.

Cela est moins spectaculaire, peut-être moins intense — bien que ce ne soit pas sûr — certainement plus sélectif, moins global.

Il est clair que la folie législative française, tout particulièrement fiscale, jette nombre de français dans une débâcle matérielle et morale qui, si elle ne se traduit pas immédiatement par un transfert massif de population, n’en est pas moins destructrice et mortifère pour eux.

Il y a ceux qui le vivent et ceux qui croient y échapper. Les premiers souffrent au delà de l’imaginable, les second se trompent lourdement ils finiront sur la route.

A un certain point de pression le poids du système jette les hommes dans la débâcle.

Chaque parcelle de pression supplémentaire, que celle-ci paraisse légitime ou non, rapproche le peuple qui la subit du point de bascule irréversible après lequel il ne reste que la fuite.

L’Etat est le plus grand meurtrier, depuis toujours et sans exception.

Cela est visible en Syrie, mais identique bien que moins visible en France.

Ceux qui fuient sont seuls, ils sont dénoncés et chassés de toutes parts, dans toutes les circonstances, présentes, passées et à venir.

Il n’est qu’une parade à cet état des choses : le moins d’Etat possible.

Le libéralisme, cet éternel mal compris, est la seule solution.

Il implique peu d’Etat et beaucoup de liberté, donc : pas de frontière. Si la propriété privée est respectée, il n’y a pas besoin de frontière.

C’est dire que l’avènement du libéralisme n’est pas pour demain. Demain, ce sera la fuite pour tous.

Bien cordialement. H. Dumas.

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Etre un homme ou un humain, un collectiviste ou un libéral

Chercher à comprendre puis donner à connaitre ce que l’on a trouvé n’est ni de la prétention ni de l’impudeur.

Pourquoi ce qui est possible au bar du commerce, ou habillé d’un peu de musique sous forme d’une chanson, devrait-il devenir un cours magistral de philosophie lorsqu’il s’agit simplement de le coucher sur une feuille de papier blanc ?

A vrai dire je l’ignore et vous avez sans doute déjà remarqué que je m’en tape grave. Ce me parait un problème largement secondaire.

Ce qui agite mes neurones aujourd’hui est la différence de perception entre l’homme et l’humain.

L’élément déclencheur fut ma visite hier à la mère de mon épouse, décédée Samedi que l’on inhume Jeudi. Sur son lit de mort le visage apaisé de cette dame de 88 ans est d’une beauté à couper le souffle. Alors que, frappée par la maladie d’Alzheimer, il exprimait quelques jours plus tôt toute la laideur d’une immense souffrance.

Plus globalement, cette dame fut gratifiée par le hasard de la vie d’un capital inestimable : sa beauté. Ce capital fut aussi son enfer, du fait des autres. Pourtant, il reste intact in fine.

Force est de conclure que la puissance de l’esprit laisse des marques qui modifient profondément notre corps, inerte sans lui. L’esprit est donc une réalité visible, palpable, et non une abstraction.

Mon questionnement fut alors le suivant : pourquoi les autres ont-ils un tel impact sur chacun de nous ?

Après réflexion, je crois la question mal posée.

Ce n’est pas l’esprit des autres qui nous martyrise, c’est le notre qui s’enferme et nous occulte l’extraordinaire privilège d’être un humain. Je veux dire que la majorité d’entre nous pense en homme, à travers et pour eux-mêmes, au lieu de penser en humain — simple partie d’un ensemble — qu’ils sont en réalité.

Revenons au thème de ce blog.

Le libéralisme est-il ce qu’en dit la majorité, un système égoïste où le plus fort réclame la liberté pour se servir outrageusement au détriment des autres ?

Ici aussi la question est mal posée. En fait elle découle de cette pensée commune : “La liberté de chacun finit où commence celle des autres”, qui est une pensée d’homme. La réalité du libéralisme, vu à l’échelle humaine, est l’exact contraire : “La liberté de chacun commence où finit celle des autres”.

C’est à dire que le libéralisme à l’échelle de l’homme parait être un système égoïste, alors qu’à l’échelle humaine il se soucie d’abord de la liberté des autres.

Sartre se trompait, l’enfer ce n’est pas les autres, c’était lui qui ne les percevait qu’à travers son propre prisme.

On n’est jamais l’esclave de l’humanité, on n’est l’esclave de la réduction que l’on s’impose ou que l’on accepte de sa propre part d’humanité.

Ainsi, pour les collectivistes la question est mal posée lorsqu’ils nous imposent un devoir d’égalité qui ne correspond qu’à leur vision d’homme, à l’environnent  matériel qu’ils imaginent comme limite à leur propre humanité.

A l’échelle humaine l’égalité n’a aucun sens. La diversité et l’absolu sont les seuls moteurs qui comptent. Ils n’excluent pas la compassion et la charité.

J’ai voulu dire dans ce billet que les difficultés que chacun de nous rencontre ne viennent pas des autres dans leur humanité, mais bien de notre propre pensée limitée à notre enveloppe d’homme,  ou de celles des autres elles-mêmes limitées à eux.

C’est l’homme réduit à sa propre pensée et non l’humanité qui est un enfer.

Le pire exemple et le pire danger en étant les écologistes.

J’aime me sentir être une petite part de l’humanité, essayer de dépasser l’enveloppe qui me sert de résidence momentanée.

Merde alors, tout d’un coup je pense à Martino, pourquoi faut-il que des barreaux viennent toujours défigurer notre horizon ? Je pensais humanité et je retombe sur la case “retournez à votre médiocrité personnelle d’homme”

Bien cordialement. H. Dumas

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Masse, peuple, individus : une histoire de sémantique ?

Au fil de mes lectures, je rencontre très souvent le mot : “Peuple”. Je crois comprendre, par exemple chez Bakounine ou aujourd’hui chez Rosanvallon, que ce mot servirait à désigner la masse des hommes indifférenciés, mais une masse naturellement d’une exceptionnelle qualité, douée de capacités intellectuelles et morales sans faille auxquelles il suffirait de laisser libre court pour que le monde soit parfait.

Jamais ce type de penseurs n’emploie le mot : “Masse”. Peut-être craignent-ils qu’à l’évocation de ce mot l’émotion soit différente ? Que s’associent naturellement à “Masse” les adjectifs d’abrutie, de lourde, d’aveugle, d’écrasante, d’angoissante, d’injuste, de cupide, de lâche, d’insouciante, de dangereuse et tant d’autres peu engageants.

Par ailleurs, ceux-là, qui utilisent à longueur de pages et de démonstrations le mot “Peuple”, n’emploient pratiquement jamais le mot “Individu”.

L’affaire me trouble, j’ai du mal à imaginer que l’on puisse oublier que le peuple ou la masse sont évidemment exclusivement composés d’individus, sans lesquels ils n’existeraient pas.

Un groupe “Masse-peuple” ou “Peuple-masse” a-t-il une intelligence, une sensibilité, des projets, des émotions, lui appartenant en propre, tournés vers le bien ou vers le mal, vers la réussite ou vers l’échec, a-t-il en fait une identité propre ?

La réponse est évidemment non, sans quoi cela se saurait. Tel ou tel peuple ou masse pourrait être défini, répertorié, sa personnalité serait établie et stable.

Peut-on imaginer une intelligence cyclique, par exemple : Einstein aurait-il pu être intelligent dix ans, puis abruti dix ans, encore intelligent dix ans, puis de nouveau abruti les dix années suivantes ? Non bien sûr, il était intelligent, il l’est resté toute sa vie.

Or les masses, ou peuples, ont des destins historiquement cycliques, elles n’ont donc aucune personnalité propre, seulement des résonnances conjoncturelles.

Si le peuple ou la masse n’ont pas de personnalité, il est indéniable qu’ils existent.

Pour parler de ces ensembles d’hommes, définitivement je choisis le mot “Masse”, ne serait-ce que pour essayer d’être objectif, de reconnaître leur réalité, leur force et leur faiblesse, pour en parler librement, sans convention préétablie.

Les rapports à la masse

La masse est une force, un poids, uniquement cela. Cette force, ce poids sont quelquefois utiles aux hommes, quelquefois néfastes aux mêmes hommes.

La masse peut être une alliée, comme elle peut être un oppresseur. Elle n’est jamais neutre par rapport aux individus qui la composent, là est toute la difficulté.

La masse ne pense pas, n’a pas d’intelligence propre, et pourtant elle agit.

En fait, elle suit les propositions de quelques-uns, ceux qui ont le pouvoir de la diriger. Ce pouvoir peut-être issu d’une organisation existante ou d’une organisation circonstancielle.

Nous arrivons à nos penseurs, à leur langage, à leurs mots. Tous sont parfaitement conscients que la masse n’a pas de personnalité, mais ils souhaitent la séduire pour utiliser sa force au service de leur idéal.

Les flatteurs ou “enfumeurs”

Ceux-là, de type Bakounine ou Rosanvallon, flattent la masse en lui laissant croire qu’elle aurait du génie. Que ce génie serait malheureusement entravé par ceux qui la dirigent, qu’il suffirait de les remplacer, par eux ou par des amis à eux, pour qu’alors la masse puisse jouir de son propre génie.

Après avoir ainsi flatté les individus qui composent la masse, ils espèrent pouvoir utiliser à leur profit la force qu’elle représente.

Le point d’achoppement de leur système, quand bien même leurs intentions seraient louables, est que leur flatterie de base leur impose la loi intellectuelle de la masse, puisqu’ils s’y réfèrent comme étant la vérité. Or, la masse n’ayant aucune intelligence naturelle, ils se retrouvent complètement dépourvus lorsque cette dernière dérape intellectuellement, ce qui est inévitable.

En privilégiant la masse sur l’individu, certains hommes prennent le pouvoir qui permet de conduire les masses, mais c’est pour verser avec elles dans le fossé. C’est actuellement le cas de tous nos hommes politiques, toutes tendances confondues. C’est donc le fossé qui nous attend, avec probablement beaucoup de blessés graves à venir.

Les hommes responsables

Ceux-là font la différence entre la masse et les individus qui la composent. Ils acceptent l’idée de la masse, mais ils considèrent qu’elle doit être cantonnée à l’usage de la force groupée et exclusivement en cas de nécessité vitale.

Ils donnent toute sa grandeur à l’idée d‘individu.

Le premier qui a défriché ce chemin est le Christ pour qui Dieu est en chaque homme, le rendant ainsi responsable de son destin, l’arrachant au statut d’esclave de la masse qui était le sien avant son arrivée. On se demande comment, avec un objectif aussi clair, l’église a pu atteindre les déviances qu’elle a atteintes, heureusement aujourd’hui disparues.

L’homme politique honnête doit rechercher comment permettre à chacun de s’extraire de la masse pour qu’il profite de sa propre personnalité, de sa propre vie.

Cela commence par permettre à chacun de se construire matériellement. L’outil s’appelle la propriété privée, qui doit être inviolable.

On en est fort loin, convenons-en.

J’imagine que la scène politique de notre pays, la masse qui nous inclut, vous apparait. En ce qui me concerne, elle s’accompagne d’un effroi total. Oui, nous sommes entre les mains d’aigrefins qui ont décidé de nous maintenir de force dans la masse pour leur propre confort. Nous sommes leurs esclaves.

La masse n’offre que deux perspectives raisonnables : l’utilisation de la force qu’elle procure — donc faire la guerre — ou l’idée de pouvoir la quitter par la récompense liée à son travail et à ses compétences.

Tout le reste n’est que chimère et enfumage.

Merci, après avoir lu ce billet, de regarder une photo de Hollande et de Sapin. Ont-ils l’air honnêtes ?… Je ne vous le fais pas dire.

Bien cordialement. H. Dumas

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Client ou usager, là est la question

Chaque jour qui passe, je rencontre des gens apparemment normaux, plutôt sympathiques et ouverts, qui me demandent en quoi une économie libérale apporterait une modification à leur vie de tous les jours.

Des impôts et des charges abusifs ? Certes, ils ont entendu dire que pour certains les contraintes sont lourdes, ils comprennent ce qu’ils appellent “ma contrariété” d’avoir dû subir des contrôles fiscaux injustes et mortels. Mais… ne suis-je pas un peu responsable ? Autour d’eux les choses se passent plutôt bien.

En quoi notre économie ne serait-elle pas libérale, remarquent-ils ? Les rayons des supermarchés sont garnis. Il y a abondance de voitures et le pétrole n’est pas si cher. La santé c’est super, d’ailleurs eux-mêmes se portent bien et ne vont jamais à l’hôpital, mais ils se doutent que de ce côté-là c’est parfait puisqu’ils savent que le monde entier rêve de venir se faire soigner chez nous. Le chômage, certes ils en ont entendu parler mais pour eux ça va. Ils ont de l’eau, de l’électricité, du chauffage, une maison, des vacances, pas trop de travail et beaucoup de loisirs. Leur vrai problème c’est la qualité de l’air et la fonte de la banquise.

Vu d’ici, pour eux, le libéralisme est une idée saugrenue dont la pertinence n’est pas évidente. Et puis, ces artisans ou ces paysans qui se plaignent, voire ces médecins, quand on a besoin d’eux ils sont si débordés par leur clientèle — avec le fric qu’ils ramassent qui va avec — qu’il faut poiroter des jours entiers pour s’assurer leurs services.

Alors, le libéralisme, ce n’est pas compliqué : ce serait évidemment moins bien. Une société encadrée, pas communiste mais sérieusement réglementée, comme nous : c’est l’idéal.

Petite leçon de choses

La différence fondamentale pour l’individu lambda entre une société collectiviste et une société libérale c’est que dans l’une il est un “usager” dans l’autre il est un “client”. Pour plus de théorie sur le sujet voyez Ludwig Von Mises, il a tout dit.

Pour la pratique au raz du sol, ma pomme.

Intensivement appelé à Paris, pour me présenter devant les tribunaux où la gente fiscale me convoque pour se faire un peu d’argent de poche au terme de procédures financées par la maison mère “Bercy” — toutes regroupées au même cabinet d’avocats –, il faut donc que je fasse, à mes frais, le déplacement de chez moi vers Paris régulièrement, soit 750 Kms. Je varie les plaisirs entre le TGV et ma voiture.

En TGV quand le seul rendez-vous sera le tribunal, en voiture si j’arrive à coupler le tribunal avec des rendez-vous professionnels, ce que je ne sais pas à l’avance.

Mercredi 9 Septembre je suis de service à La Cour d’Appel, initialement  rien d’autre n’est prévu. Donc, je réserve deux billets de train pour moi et mon épouse. En aller simple, car le jour de la réservation je ne connais pas encore la date de mon retour. Coût : environ 150 €.

Ce jour là, le meilleur prix était assuré par IDTGV. Inconvénient, les billets ne sont pas remboursables en cas de non utilisation mais ils sont échangeables moyennant la “modeste” somme de 12 € par billet échangé – voir la publicité –

Il se trouve qu’entre la réservation et le déplacement des rendez-vous professionnels se concrétisent, ce sera un déplacement d’une semaine donc  la voiture qui est plus économe dans ce cas.

Me voilà devant mon ordinateur pour, comme l’affirme la publicité : échanger mes billets. Là, les complications arrivent comme les obus à Gravelotte. IDTGV est en embuscade.

Déjà, sur la page IDTGV, trouver l’onglet qui permet les échanges, ce n’est pas gagné. Mais c’est possible avec un peu de ténacité, puisque je l’ai fait.

La prochaine date qui me convenait le mieux est le 9 Novembre, puisque le 10 Novembre Emmanuel Bolling est à son tour convoqué au TGI pour abonder la cagnotte personnelle d’un agent du fisc.

Surprise, le tarif billet aller du 9 Novembre est moitié moins cher que celui du 6 Septembre réservé précédemment. Formidable, je réserve deux allers-retours. Malgré cela, je perds quand même un peu. Plus, évidemment, les incontournables 24 € liés à l’échange.

Heureux comme un pape, bénissant comme il le ferait la SNCF et IDTGV, j’appuie sur “confirmer”. Rien ne se passe, absolument rien. Allons bon. Après de multiples tentatives, toutes infructueuses, je me doute qu’il y a peut-être un piège.

Je rentre en contact, par hasard, avec le personnel dédié au règlement des problèmes rencontrés par les “usagers” de la SNCF. Ceci à l’aide du service —  introuvable — de contact par SMS directs sur la page internet d’IDTGV.

Et, j’apprends que l’échange ne vaut pas en capital. C’est-à-dire que, si mon nouveau billet vaut plus cher que l’ancien je paie la différence, mais s’il vaut moins cher je perds la différence que je ne peux même pas compenser en extension de prestation telle qu’un billet supplémentaire. Qui plus est, dans tous les cas, j’ai 12 € par billet à payer en plus, même si je perds des sous. Pas mal non ?

Alors je gueule. Mais que peut obtenir un “usager” qui gueule ? Rien.

Evidemment, le préposé me fait remarquer que je n’avais qu’à lire les conditions particulières et ne pas me fier bêtement à la publicité sans prendre la précaution de les lire.

Enervé, je lui dis combien il me tarde que la SNCF perde son monopole et soit en situation de concurrence, où là je serai le client, où les échanges se feront de façon juste, comme chez Amazon par exemple. Il le prend mal et me prend carrément pour un con en m’affirmant qu’IDTGV n’est pas la SNCF.

Moralité

Les conditions d’échange imposées par IDTGV sont, à l’évidence, une “clause abusive”. Il faut être la SNCF, monopole monstrueux d’une organisation collectiviste de l’économie, pour qui le “client” ne compte pas, est ramené au rang “d’usager” voire “d’assujetti”, pour inventer de telles conditions d’échange et garder ses clients.

C’est ça la différence de tous les jours entre une société libérale dont le client est le centre et une société collectiviste dont l’usager est la cinquième roue du carrosse. Cela impacte notre vie et notre économie de façon certaine.

Vive Blablacar, tant que la SNCF ne l’aura pas racheté et dévoré tout cru avec la puissance de feu que lui confère son monopole.

Bien cordialement. H. Dumas

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