Tous les articles par Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

Le Pen : vieux et arabes, même combat

L’effondrement du menhir de l’intolérance face aux apparences, qu’a été Jean Marie Le Pen, ne manque pas de saveur.

Voilà un homme qui a fait de l’intolérance son fond de commerce. Visant ceux qui se différenciaient de l’image qu’il colportait du français parfait, il les abreuvait d’insultes et promettait ni plus ni moins que leur disparition.

Il y avait, pour lui, d’un côté l’apparence rassembleuse et de l’autre la différence excluante.

Comme tous les intolérants, ses capacités intellectuelles et son imagination limitées ne lui ont pas permis de percevoir avec justesse l’impact de la modification naturelle de sa propre apparence.

De ce fait, aujourd’hui, ceux là mêmes qu’il a formés à l’intolérance le dévorent tout cru. Il est vieux, cela leur suffit pour le déclasser, le reste n’est que boniment.

Ils ne savent pas que la vieillesse n’obère en rien l’homme tant que la maladie ou un choc psychologique ne lui imposent pas l’évidente proximité de sa mort. Alors que pour ceux qui le regardent, sa simple apparence de vieux évoque justement cette insupportable proximité et leur fait peur. Ils la rejettent, et le vieux avec.

Le Pen se sent jeune dans la tête, mais il est pathétiquement vieux dans  son apparence. C’est un vieillard déguisé en chaperon rouge que nous avons vu s’agiter vainement le premier Mai face au loup garou de l’intolérance qu’il a lui même engendré.

Il y a peu, j’ai été personnellement, à l’occasion d’une situation qui ne tournait pas à l’avantage de mon contradicteur, accusé par celui-ci d’être victime du “naufrage de la vieillesse”. Que répondre à une telle intolérance face à l’apparence ? Rien, il n’y a rien à répondre.

Il n’y a jamais rien à répondre à l’intolérant. Tendre l’autre joue ? À votre bon cœur.

Le temps, tout seul, se charge de l’affaire.

Pensez à ces allemands errant dans les décombres de leurs cités emportées par l’immensité de la vague d’intolérance qu’ils avaient mondialement provoquée.

La particularité de l’intolérance est qu’elle crée en retour une force de la même puissance visant à l’équilibrer, voire à la dépasser, cette force est elle aussi intolérante, c’est un cercle vicieux qui finit systématiquement en guerre.

Les musulmans qui aujourd’hui ne le comprennent pas vont le payer très cher.

Puis, in fine, le temps ayant fait son ouvrage, la paix et son ciment, la tolérance, sont alors de retour.

Les intolérants sont ce que l’humanité porte de plus destructeur en elle.

Hollande est un sectaire intolérant. Pour la parité, citons Duflot qui en est une autre. Leur intolérance est globale, ils l’alimentent régulièrement en prétendant à des idéaux minoritaires de perfection leur permettant de dénoncer tous ceux qui s’écartent involontairement de ces carcans ridicules.

Dans la réalité, tout cela n’est qu’apparence.

Leur intolérance fondamentale, fondatrice, n’a qu’une origine : le capital.

Il faut dire que l’écrasante majorité des intolérances, quelque soit leur habillage, a pour origine réelle la haine du capital.

Le capital est la “quéquette” de l’économie, cette chose indispensable à l’humanité dont hélas l’usage est si jouissif qu’il déborde largement sa seule utilité.

Ainsi, ceux qui détiennent le capital, par vocation personnelle ou par le hasard d’un concours de circonstances, ne sont pas foutus d’en limiter leur usage à sa seule réelle utilité : l’économie.

Tous, sans exception, en jouissent abondamment, sans précaution, la plupart du temps avec démesure. En face d’eux, la jalousie des observateurs, lorsqu’elle s’allie à une personnalité intolérante, ne pense que représailles, au mieux vicieuses au pire mortelles, pour se venger de la vision de cette jouissance qui les rend malades.

L’intolérance est le poison mortel des sociétés, pendant que la tolérance en serait le remède universel.

La difficulté tient au fait que la tolérance peut ressembler à la faiblesse, à la lâcheté, voire à l’indifférence. Cela pourtant n’est qu’un effet d’optique, la résultante d’un angle de vision dans le temps.

En effet, la tolérance est une attitude forte qui doit impérativement précéder la réflexion ou l’action. Après la réflexion ou l’action, elle se transforme inexorablement en faiblesse, voire en lâcheté.

C’est cette situation dans l’espace du temps qui complique l’usage de la tolérance, qui demande à ceux qui souhaiteraient être tolérants des capacités de prévoyance sans lesquelles cela n’est pas possible.

Conclusion :

Disons que Le Pen, Hollande et Duflot ont probablement une imagination défaillante qui ne leur permet pas de maîtriser l’idée de tolérance, ce qui expliquerait leur intolérance, leur sectarisme, seules solutions pour eux d’éviter la lâcheté ou la faiblesse. Gageons qu’ils ne sont pas isolés dans cette configuration.

Bien cordialement.

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L’ordre des choses

Le moment est venu pour moi de pouvoir, très clairement, affirmer où est la priorité. Depuis plus de vingt ans j’ai engagé toute mon énergie et tous mes moyens dans ce but.

Au départ, j’ai pensé sincèrement qu’en sollicitant la justice je pourrais faire cette démonstration. Ma déception a été à la hauteur de ma confiance initiale en cette institution qui s’est avérée complètement inopérante, incompétente, bien plus : vendue (ou achetée, comme on veut).

Soudain, par le plus grand des hasards, ma route a croisé la simple humanité de Francis Le Poizat et tout est devenu possible. Il a déchiré le voile derrière lequel se dissimulait la priorité, il a offert par son témoignage modeste et courageux la possibilité pour tous d’ouvrir les yeux — voir sa vidéo :(Lien vers la vidéo-interview de Francis LE POIZAT)

La question fondamentale est : comment maîtriser les dépenses publiques tout en conservant, pour certaines, leur indispensable utilité ?

Il ne manque pas de bonnes volontés pour détecter et chiffrer les dérives de ces dépenses. Je pense en particulier à des structures comme “Contribuables associés”, l’IFRAP, ou encore à des individualités de tout bord, tous sincères et respectables.

Nous sommes constamment informés de ces dérives, nul ne met en doute ces informations, et pourtant aucun résultat n’est observé.

Année après année, le gouffre des dépenses publiques s’agrandit, quels que soient les tenants du pouvoir.

Cette situation affaiblit dramatiquement le pays sur la scène internationale, et à l’intérieur met à mal le lien social.

Malgré d’incessantes modifications dans le choix de ceux à qui sont confiés les cordons de la bourse, rien n’y fait. A tel point que la France s’apprête, dans une démarche aussi désespérée que suicidaire, à confier le pouvoir, donc ses finances, à un parti extrême dont l’incompétence à ce sujet est avérée, ce qui donnera inévitablement des résultats terrifiants.

Tout cela parce que le problème est pris à l’envers, la priorité masquée.

Tous se focalisent sur les dépenses de l’Etat, alors que le problème se situe dans sa façon de se procurer l’argent qu’il dépense.

Nous ne sommes pas face à un problème de dépenses, mais face à un problème de recettes. C’est dans la moralité des recettes que se situe la solution, pas dans celle des dépenses.

Tout le monde sait que l’argent gagné trop facilement pervertit. Que ce soit les habitants des banlieues qui ont à faire face aux folies dépensières des trafiquants de drogue, ou ceux des beaux quartiers qui observent avec stupéfaction celles des héritiers, rares sont ceux qui n’ont pas été confrontés un jour aux dérives dépensières de ceux pour qui l’argent est facile.

Pour nos décideurs politiques l’argent est facile.

Par une propagande constante et perverse ils ont, depuis des décennies, d’une part exempté de l’impôt plus de la moitié des français qui sont de ce fait leurs véhicules propagandistes, d’autre part stigmatisé et torturé financièrement le reste de la population tel que cela ressort parfaitement des déclarations de Francis Le Poizat.

Cet argent facile leur paraissant inépuisable, ils le dépensent sans compter, sans souci de rationaliser leurs budgets.

La Cour des Comptes se trompe d’objectif, elle ne devrait pas surveiller les dépenses publiques mais les recettes publiques.

Seules des recettes justes, équitables, précises, peuvent générer des dépenses qui seront alors naturellement maîtrisées.

Les compétences doivent être utilisées non pour organiser les dépenses mais pour obtenir des recettes impartiales, efficaces, qui ne nuiront ni à la justice, ni à l’efficacité économique.

La valeur d’une entreprise tient plus à la qualité de ses recettes qu’au détail de ses dépenses.

La folie des dépenses des escrocs prend sa source dans leurs recettes acquises facilement et sans scrupule.

Il s’agit ici d’évidences dont la simplicité tend à provoquer la condescendance de la part ceux qui les écoutent envers celui qui les profèrent. J’en suis conscient.

Et pourtant, qui à ce jour a affirmé que la priorité absolue pour l’avenir économique de la France passe par l’équité dans les ressources fiscales, tout particulièrement lors des contrôles fiscaux ? Qui dénonce la gabegie de ces contrôles, leur folie, leur force destructrice, leur responsabilité directe dans la dérive des dépenses de l’Etat. Personne.

Cette priorité de la sincérité et de l’équité des recettes sur l’idée naïve de la maîtrise des dépenses, je peux enfin l’affirmer.

Le masque tombe sur la médiocrité des contrôleurs fiscaux, sur l’impôt indu issu du contrôle fiscal, sur l’escroquerie en général qui préside à la collecte de l’impôt.

Cette vérité jusqu’alors taboue d’un argent facile pour l’Etat, de prélèvements indélicats,  dévoilée aujourd’hui est l’explication mécanique aux dérives du budget de l’Etat.

Donnons à nos élus des recettes fiscales maitrisées, contenues, justes et rationnelles, aucune échappatoire prenant pour excuse une fraude fiscale inventée par eux, mystique, et ils produiront inévitablement des dépenses équilibrées, maîtrisées.

L’ordre des choses est donc de maîtriser les recettes, d’en rendre chacun responsable par sa participation,  de cesser de faire des contrôles fiscaux un  écran de fumée justifiant les dérives dépensières, ce n’est qu’ensuite que l’on aura à se pencher sur d’éventuels débordements des dépenses, alors peu probables.

De l’intégrité des recettes dépend la maîtrise des dépenses, l’argent facile corrompt, y compris lorsqu’il émane de l’impôt.

Aujourd’hui le contrôle fiscal, sa légende sociétale, sa mise en œuvre, la propagande qui l’entoure, en font une escroquerie d’Etat qui est la source des dépenses inconsidérées de celui-ci. C’est l’ordre réel des choses. Pouvoir enfin le dire m’apporte une sérénité que vous ne pouvez pas imaginer. Merci Francis.

Bien cordialement. H. Dumas

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Avant Francis et après Francis (vidéo)

Bonjour,

La vidéo à laquelle se réfère celle-ci est — et restera — en première page de notre blog, colonne de droite, sous le titre : “Contribuables sensibles : s’abstenir”.

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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Bienvenue en France : Etat socialiste policier

L’égalité entre les hommes peut être souhaitée ou imposée. Dans le premier cas il s’agit d’une société humaniste, dans le deuxième d’une société socialiste.

La société humaniste développe l’idée de charité qui reste de la responsabilité de chacun, pendant que la société socialiste entend imposer l’égalité par la force.

L’emploi de la force est un acte de guerre. La guerre — prolongement naturel de la politique selon Clausewitz — prend ici la forme d’une guerre civile.

Cette idée d’égalité imposée par la force parait naturelle lorsqu’il s’agit de vaincre une inégalité issue elle-même de l’emploi de la force, telle par exemple que l’esclavagisme. Dans ce cas, la guerre civile a une justification.

Cela est beaucoup moins évident lorsque nous sommes face à une inégalité naturelle où alors il parait plus judicieux, pour la combattre, de faire tout simplement appel à l’idée de justice qui exclut l’emploi de la force pour recourir à la compassion, à la charité, à l’équité, à l’éducation.

Deux points de vue différents

Le socialisme entend imposer l’égalité économique par la force au motif qu’en ce domaine l’inégalité serait elle-même issue de la force.

Les libéraux au contraire considèrent que l’inégalité économique est une donnée naturelle qui a tendance à se réguler elle-même par le double effet de la charité et de l’intérêt individuel qui inclut celui de la collectivité.

Résultat

Chacun choisit son camp en fonction de ce qu’il croit être son intérêt, mais tous se retrouvent dépendants du système qui finit par s’imposer.

Si le socialisme s’impose, c’est la force qui s’imposera, jusqu’au point où elle sera si présente que la société concernée est en état de guerre civile, éventuellement souterraine, invisible, comme anciennement en URSS.

En France socialiste la force armée déployée contre le peuple pour imposer l’égalité économique s’appelle Bercy. Ses fantassins sont les contrôleurs fiscaux, leur arme létale est le contrôle fiscal.

Clausewitz définit l’acte de guerre comme celui : “d’ôter à l’ennemi tout moyen de se défendre”. C’est exactement à cela que s’emploie Bercy à travers ses moyens qu’il impose par la loi, et ses actes : les impôts et les redressements fiscaux.

Il n’est ni possible ni utile de développer cet évident constat dans ce seul billet, c’est l’âme profonde et constante des auteurs de  “Temoignagefiscal” et de leurs lecteurs.

Regardons plutôt les conséquences de cette guerre civile au départ ciblée sur le capital.

Le socialiste dénonce le capital comme la source de l’inégalité. Il va donc faire en sorte qu’il ne soit pas accessible aux citoyens de son pays. Objectif parfaitement atteint en France où nul ne peut aujourd’hui, face aux exactions de Bercy, constituer un capital significatif.

Il n’en reste pas moins qu’il n’est pas d’économie sans capital, pas de société sans économie, que donc le socialisme, passée la satisfaction de la destruction du capital individuel, se trouve face à la nécessité du capital.

En régime communiste total la problématique se résout par l’éradication de l’économie et l’enfermement, tel qu’en Corée du Nord.

En France socialiste, qui a la prétention d’être une puissance économique ouverte, une tentative de solution plus vicieuse a été mise en place.

Il s’agit de dissimuler à la population le capital et son utilisateur, tout en restant dans un système économique capitaliste pur et dur dont est totalement exclue l’idée d’égalité.

Le capital de substitution au capital privé éradiqué sera ce que l’on appelle le capital institutionnel, c’est à dire les économies individuelles des français regroupées par divers moyens — assurances, banques, fiscalité, etc… — et utilisées dans l’économie de marché à leur insu.

Le principal inconvénient de ce système est la suppression de la base même de l’économie qui est la responsabilité, sans laquelle rien n’est possible.

En effet l’utilisateur du capital institutionnel est comme celui-ci occulte, donc irresponsable.

Cette irresponsabilité rend l’échec plus tardivement visible, et surtout inexpliqué en règle générale, ce qui ne permet pas les ajustements constants qu’impose toute économie vivante.

Ainsi donc le socialisme à la française  installe dans le pays la guerre civile à travers son armée fiscale au motif de l’égalité et, dans le même temps, propage la corruption en tentant de concourir, à travers des opérateurs et des capitaux occultes, à l’aventure économique mondiale.

C’est ainsi que les socialistes nous mènent assurément d’abord à la ruine, puis à la surenchère enfin à la guerre civile totale ou à la guerre extérieure de substitution. Qui s’en soucie ?

Bien cordialement. H. Dumas

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CONTRIBUABLES SENSIBLES : S’ABSTENIR (Vidéo)

Bonjour,

Cette vidéo va vous permettre de découvrir l’enfer fiscal raconté de l’intérieur. Vos doutes seront confirmés. Oui l’injustice et l’incompétence règnent en maître dans le contrôle fiscal. On vous tue gratuitement.

Il ne tient qu’à vous que ce scoop devienne un buzz, faites tourner.

Merci à Francis.

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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Une hypothèse de folie

Supposons que vous soyez un homme ordinaire. Vous disposez d’un salaire ordinaire. Votre famille de deux enfants est très ordinaire. Vous n’êtes ni un privilégié, ni un déclassé à la ramasse. Vous êtes conscient d’être plusieurs millions dans votre cas.

Bien que vivant dans une grande ville, il se trouve que vous aimez la nature. Vous aimez aussi le calme, vous avez le sens de l’amitié. Vous n’avez pas le “melon”, vous ne voyez pas très bien d’ailleurs ce qui le justifierait.

Il arrive que certains, voire vos propres enfants, vous traitent de “français moyen”, au pire de “beauf”. Vous laissez dire sans imaginer que cela pourrait être une insulte, d’ailleurs ce n’en est pas une, juste une petite moquerie sans conséquence ni méchanceté.

Votre appartement, votre voiture, votre garde-robe, vos meubles et vos économies sont un peu trop petits, mais vous vous faites une raison. Que faire d’autre ?

L’été vous allez à la campagne ou à la mer. Vous en avez un peu marre d’être parqué dans ces nouveaux campings type camp de concentration, mais votre budget ne vous permet pas les villages de luxe.

Il arrive que vos parents vous rappellent les campings libres d’antan, ceux de votre jeunesse où il n’y avait ni clôture ni scène de spectacle. Où vous alliez directement avec les gamins de votre âge vous amuser dans l’eau, dans les champs ou dans la forêt.

Aujourd’hui, vous regardez négligemment vos enfants prisonniers non seulement des clôtures du camping mais aussi de leurs portables. Alors que vous étiez joyeux et imaginatif à leur âge, vous les trouvez soucieux et tristes. Mais vous vous dites : “il est normal que les temps changent, j’étais différent de mes parents, ils sont différents de moi”.

Vous en êtes là de vos réflexions quand une idée folle vous passe par la tête.

Certes vous n’êtes pas très riche, mais vous avez trois francs six sous d’économies. Cette année vous êtes dans l’île d’Oléron. C’est la troisième fois que vous y venez. La nature vous plait. Les forêts sont majestueuses, là, si prés de la mer. Les plages sont impressionnantes, les parcs à huîtres dessinent un paysage à la fois apaisant et volontaire, accompagné de couleurs improbables.

Vous achèteriez bien un bout de terrain pour installer un cabanon. Ici, sur cette levée entre mer et parcs à huîtres. Le matin le soleil se lèverait sur les parcs, à midi la forte chaleur vous verrait à l’abri des premiers arbres de la forêt et le soir le soleil vous éclairerait en se couchant derrière la dune, sur la mer.

D’ailleurs, là, juste au bout du chemin, une ancienne cabane ostréicole a été rachetée par un parisien, il l’a repeinte, il y passe l’été. Vous l’enviez, d’autant que, d’après les informations que vous avez réussi à glaner au bar du camping, entre deux bousculades et trois réflexions désagréables, son investissement serait dans vos possibilités.

Alors là ni pensez pas, arrêtez de vous faire du mal, ce n’est pas pour vous. Je vais vous expliquer.

Il y a quarante ans l’île d’Oléron était un espace libre où les braves gens comme vous achetaient effectivement un petit bout de terrain, y mettaient un cabanon et, tous les étés, y passaient des moments de bonheur absolus.

Mais ils ont été traqués, pourchassés par les bureaucrates, leurs cabanons détruits, la plupart du temps leurs terrains expropriés.

La vue de tous ces gens ordinaires et heureux choquait la pureté de l’air et du sol que les nouveaux princes voulaient purs autour de leurs maisons à gros budgets.

Ils ont dégainé l’arme absolue, les plans d’urbanisme.

La bombe thermonucléaire qui a vidé et aseptisé nos paysages bucoliques, en même temps qu’elle a aspiré dans son trou noir toute la fantaisie de nos villes — mais ceci est une autre histoire –

C’est elle qui vous parque dans ces campings concentrationnaires, qui vous colle en ville des voisins que vous ne souhaitez pas, qui vous fabrique des environnements impersonnels, qui vous ramène au rang d’objet bien rangé, alors qu’au départ vous étiez un être humain apte à décider librement de vos nids de vie.

C’est ce lointain souvenir animal de votre liberté fondamentale de choisir votre environnement qui refait surface quand vous pensez cabanon au bord de l’eau ou de la forêt.

Hélas vous ne faites pas partie des privilégiés, dommage.

Car, évidemment, ce qui vous est interdit est permis à d’autres, aux malins, au gratin de notre société.

Voilà la combine.

Vous devez vous déclarer artiste. Même si vous n’avez aucune compétence à ce sujet. Au niveau financier c’est assez cool, avec peu de travail vous devriez facilement arriver à devenir un “intermittent du spectacle”, à défaut de rester un “intermiteux de la vie”.

Vous voilà dans la caste adorée du pouvoir. Alors les choses deviennent simples.

Vous allez pouvoir acquérir cette cabane ostréicole dont vous rêvez. Il vous suffira de la peindre de couleur vive, de déclarer votre nouveau statut d’artiste, et le tour est joué. Vous serez au cœur de la nature que vous aimez, vous pourrez y recevoir vos amis.

Les bien-pensants – les autorités — protègeront votre situation et votre capital en chassant tous les manants — dont vous étiez naguère — qui voudraient profiter aujourd’hui du même privilège que vous. Dans le plan d’urbanisme, ils ont classé toute la région en zone inconstructible pour les autres.

Elle n’est pas belle la vie sous régime socialiste collectiviste. Il suffit d’être du bon côté. Pour les autres, c’est plus dur. N’hésitez pas, changez vite de côté.

Bien cordialement. H. Dumas

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Dictatures et monopoles

Monopoles et dictatures sont les deux tranchants d’une même épée. Celle que les ambitieux sans scrupule tiennent au-dessus de nos têtes, qu’avec notre accord, ou même à notre demande, ils abattent régulièrement sur nos cous.

Ce constat me catastrophe, je n’arrive pas à comprendre comment il peut en être ainsi.

Pour faire simple, la dictature est l’introduction de la force en politique en lieu et place de la négociation, de la recherche du consensus, le monopole est, lui aussi, l’introduction de la force, mais en économie, en lieu et place de la concurrence, du libre choix du consommateur.

Chacun a pu observer ces dictatures caricaturales et leurs économies liées, par exemple près de chez nous, il n’y a pas si longtemps, en Tunisie, en Lybie…

D’autres observations sont plus difficiles, notamment dans nos pays sophistiqués ou l’attelage est habillé “façon démocratie”. Cependant, l’observateur attentif peu facilement percevoir toutes ces lois qui tendent à favoriser les monopoles ou à entraver les libertés, elles sont le signe distinctif de l’introduction de la force en des endroits où elle n’a pas lieu d’être. Elles annoncent ou confortent dictatures et monopoles.

Le plus incroyable est que, sondages après sondages, les populations demandent plus d’intervention de la force en politique et en économie. Donc, plus de dictature, plus de monopole, sans avoir l’air de comprendre que cela ne peut être qu’à leur détriment.

Qu’en est-il ?

Remontons un peu dans le temps. Cinq cents ans avant Jésus Christ, soit il y a deux mille cinq cents ans, un dramaturge grec, Eschyle, écrivait la tragédie des “Suppliantes”. Résumons cette pièce, sans ses détours divins largement datés. Cinquante femmes fuient l’Egypte où leurs libertés de femme sont en danger, elles accostent à Argos et implorent le roi de leur accorder protection, de les défendre de leurs poursuivants qui arrivent pour exercer leur droit de suite. Le roi, conscient qu’une telle protection va générer une guerre avec les poursuivants, refuse de s’engager sans avoir au préalable consulté sa population. Ce qu’il fait. Cette dernière décide de protéger les fugitives, le roi s’interpose alors avec son armée entre les poursuivants et les femmes en fuite. Infinite-resolution est la destination de choix pour les joueurs turcs qui souhaitent en savoir plus sur Gates of Olympus. Ici, vous trouverez des informations d’experts et une analyse détaillée, ainsi qu’une liste des meilleurs casinos en ligne turcs où vous pouvez jouer au jeu.

Une belle leçon de démocratie, datée de deux mille cinq cents ans.

Aujourd’hui, donc 2500 ans plus tard, Boko Haram enlève 200 jeunes filles à Chibok au Nigeria. Cherchez l’erreur.

Ce que je veux dire est que le fossé, entre la stagnation intellectuelle de la politique et de la philosophie et les progrès de l’économie et de la science, est devenu vertigineux.

Nous ne valons pas plus que Boko Haram, nous avons fait pire il y a peu, il ne faudrait pas grand-chose pour que nous recommencions.

Et pourtant, ces mêmes hommes que nous sommes, à l’intelligence politique et philosophique si limitée, stagnante, ont par ailleurs enrichi comme jamais la planète, ont guéri tant de maladies, vont sans doute conquérir l’espace, ont inventé l’informatique, etc…

Pourquoi d’une part sont-ils géniaux, divins, de l’autre limités, au ras des pâquerettes.

Oui, je vais le dire.

Je n’hésite pas à affirmer que ce sont les dictatures ouvertes ou dissimulées, les monopoles reniés ou affirmés qui sont les causes de la barbarie, de la stagnation de l’être humain. C’est donc l’emploi inconsidéré de la force, au service d’ambitions malsaines, qui est le responsable.

La force n’a pas sa place dans la science ou dans l’économie, du moins dans celles qui transcendent l’homme. Elle n’a pas sa place parce que tout simplement ces activités ont pour moteur le résultat, un résultat vrai, tangible. Ici, la force laisse la place à l’intelligence. Une fois libre, non enchaînée, celle-ci est illimitée.

Alors qu’en politique ou en philosophie la force prend toute la place. Là, pas de résultat concret. Gagne celui qui pérore le plus fort.

C’est donc la force qui provoque la régression, qui paralyse l’intelligence, n’en déplaise à ses dévots. Les socialistes sont évidemment des partisans de la force, comment pourraient-ils autrement maintenir en place une utopie aussi stupide, aux résultats aussi catastrophiques ?

Notre Président socialiste normal devient un chef de guerre, quoi de plus naturel, ses troupes violent et tuent, quoi de plus naturel, ses contrôleurs fiscaux pillent et détruisent, quoi de plus naturel, ses hérauts journalistes serviles dénoncent et accusent les entrepreneurs boucs émissaires, quoi de plus naturel.

Ce qui ne l’est pas c’est la surenchère d’une majorité de la population pour plus d’emploi de la force, pour plus de monopole, pour plus de dictature. Là, je perds pied, je ne comprends pas. Je finis par me demander si l’intelligence ne serait pas du côté des fraudeurs fiscaux ? C’est vous dire que je ne comprends plus rien.

Bien cordialement. H. Dumas

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Corruption banale (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement.

H. Dumas et E.Bolling

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L’effet mikado

Tout le monde connait ce jeu, y a joué ou y joue encore avec ses enfants ou petits enfants. Il est impossible d’y jouer les yeux bandés.

Chaque baguette du jeu, par sa simple appartenance à la chute collective, est liée à d’autres, elles mêmes liées aussi à d’autres pour la même raison.

Nul ne peut espérer retirer une baguette du jeu sans aucun dégât s’il n’a pas, au préalable, apprécié avec justesse les rapports entre cette baguette et les autres.

C’est un peu ainsi que fonctionne notre société.

Nous sommes tous propulsés dans un vaste mouvement collectif qui implique pour chacun de nous des points d’appui intellectuels et matériels avec les autres.

L’autonomie, que certains espèrent, passe, comme pour la baguette du mikado, par une appréciation juste, précise, des liaisons qui nous rattachent aux autres et ces derniers encore aux autres, pour pouvoir s’en libérer sans dommage à soi ou à eux.

Cette autonomie, c’est ce que l’on appelle aussi la liberté individuelle.

Donc, la liberté individuelle n’est pas accessible par une simple démarche personnelle. C’est pourquoi, alors que tous ressentent, plus ou moins confusément,  un besoin de liberté individuelle, bien peu y accèdent du fait de ces complications de liaison avec les autres et de la difficulté d’y mettre fin.

Dans l’absolu, chacun devrait pouvoir prendre conscience de ses implications au groupe dont il aurait à assumer le détachement pour accéder à son indépendance, à sa liberté individuelle. Mais, ce n’est pas si facile. Comme au mikado, cela demande une observation sans faille et une parfaite maitrise de soi.

Ce qui rend la tâche ardue

Pour de multiples raisons, la plus grande partie de nos liaisons au groupe nous sont dissimulées, opacifiées, travesties. Je ne parle pas des liaisons que chacun ne voit pas par négligence ou par refus de voir. Je parle du brouillard créé par les autres, par ceux qui par intérêt, par vice, par calcul ou par fatalisme compliquent à souhait les rapports entre tous.

Notre vie est une partie de mikado à l’aveugle.

C’est ainsi que ceux qui souhaite le collectivisme, la suppression de la liberté individuelle ou sa limitation drastique — soit qu’ils craignent la solitude, soit qu’ils se sentent capables de dominer le groupe à leur avantage – dissimulent le plus possible la réalité des imbrications entre les membres du groupe dans le but exclusif de retenir captifs ceux qui rêvent de liberté.

Le paradoxe

Plus la société fortifie ses membres, plus elle les rend aptes à l’indépendance, plus elle éprouve le besoin, pour survivre en tant que groupe, de leur dissimuler et de leur compliquer leurs liaisons.

C’est ainsi qu’alors que nos jeunes hommes (ou femmes évidemment), ont l’opportunité d’accéder à la connaissance, à la santé, à la compétence, à la richesse, autant de choses qui devraient permettre une liberté jusqu’alors inconnue, la puissance publique multiplie à l’envi l’opacité de nos rapports en commun.

Au point que l’accès à la liberté individuelle dans cet espace volontairement opacifié est accompagné de chocs violents faits aux autres ou à soi-même. C’est un comble.

L’enchainement

L’avalanche législative et règlementaire qui nous emporte n’a pas d’autre objectif que de nous lier au groupe, en complexifiant à outrance nos liaisons pour créer un maillage impossible à apprécier avec justesse dont il n’est donc pas aisé de s’affranchir.

Il est renversant de constater que ce sont ceux qui parlent le plus de la liberté qui sont les plus prolifiques en production de textes troublant la limpidité de nos liaisons, donc resserrant notre emprisonnement.

En son temps, la religion avait déjà usé de ce subterfuge. Elle avait édicté des règles opaques, mouvantes, interprétables par ses seuls sbires qui emprisonnaient les hommes. Ils durent payer l’accès à la liberté de leur vie. Avec le temps, ces règles nous paraissent d’une simplicité proche de la débilité, au point de nous amener à douter de l’équilibre intellectuel de nos ancêtres.

En réalité, pour eux, ces règles ne pouvaient pas être comprises tout simplement parce que leurs motifs et leurs liaisons étaient dissimulées. Elles étaient servies non comme des règles, mais comme des vérités qui ne pouvaient pas se discuter.

Il en est exactement de même aujourd’hui.

Les explications fournies lors de la production de la somme monstrueuse des textes qui nous lient artificiellement sont toujours fragmentaires. Une apparente technicité rendent ces textes non discutables, quand bien même ils touchent des choses simples de notre vie de tous les jours, comme notre logement, notre nourriture, nos déplacements, etc…

Le but est de nous interdire une vision simple, juste, de nos dépendances communes, de nos points d’appui commun.

Ainsi artificiellement aveuglés, nous ne pouvons pas prendre de distance par rapport au groupe sans être accusés de l’ébranler. Tout comme la baguette du mikado, nous ne pouvons pas nous retirer sans faire bouger toute la structure et être immédiatement dénoncés par les autres joueurs.

Bercy.

Bercy, toujours Bercy, qui évidemment est le champion toute catégorie de la complexité inutile dont le seul but est de nous enchaîner et de faire croire à tous qu’il n’existe nulle liberté pour chacun de nous sauf à déchaîner une souffrance épouvantable pour les autres.

Au grand “mikado bercylien”, la “baguette contribuable” ne peut pas être retirée du jeu sans que l’ensemble, tel qu’il a été projeté sur la table par Bercy, ne s’écroule.

Effectivement, il arrive un moment ou plus personne ne peut retirer une baguette au mikado. Soit alors la partie s’arrête, soit l’un des joueurs triche. Il n’y a pas d’autre alternative. Il s’agit d’un cas ou le tricheur est utile.

Décidemment, ce mikado n’est pas un jeu moral….comment peut-on le laisser entre les mains des enfants ?

Mais, après tout, y a-t-il sur cette terre un autre enjeu que de passer le temps ?

Bien cordialement. H. Dumas

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Un destin commun

Il ne me parait pas incongru d’affirmer que — en règle générale — la vie tend au pillage.

Je ne peux prétendre à aucune légitimité en tant que naturaliste, mais les observations empiriques que je peux faire, dans mon jardin ou dans la nature, m’amènent à penser qu’il n’existe pas de limite au pillage. Mes écureuils et mes ronciers m’en font régulièrement la démonstration.

Je ne crois donc pas au bon sauvage, à l’équilibre de la nature, mais au contraire au pillage systématique — et fondamentalement nécessaire — des êtres vivants sur leur environnement.

L’homme ne fait pas exception à la rège, bien au contraire. Je suppose qu’à Cro-Magnon déjà il pillait journellement son environnement et, chaque fois que l’occasion lui en était donnée, ses voisins.

Dans notre vision du monde, l’homme serait au sommet de la pensée intelligente. Ou, du moins, c’est ainsi qu’il nous est représenté. Il s’agit peut-être d’une simple perspective, un peu comme ces cartes mondiales dont chaque pays place le centre chez lui. Peu-importe, c’est cette vision de la vie qui nous habite. Nous, les hommes, en haut des êtres vivants, le reste en suivant.

Cette certitude, et probablement aussi nos compétences, nous ont fait dominer le monde des vivants, au moins momentanément. Cette domination fait logiquement de nous les plus grands pillards vivants. Cela sera-t-il éternel ou existe-t-il une fin programmée ou programmable ? Ce n’est pas le propos de ce billet.

Le problème que je souhaite évoquer est le fait que cette addiction vitale de l’homme au pillage détermine sa vie personnelle et les différentes organisations sociales qu’il met en place.

Ce principe induit deux conséquences :

-1°- La grandeur de l’homme se trouve dans sa capacité de résistance intellectuelle au pillage naturel. Il est alors “chevaleresque”. Ce n’est pas non plus le propos de ce billet.

-2°- Le pillage se dissimule systématiquement derrière de bonnes intentions pour pouvoir s’épanouir sans vergogne.

Ceci posé, l’observation de notre environnement à partir de l’acceptation de cette fonctionnalité est inquiétant, mais aussi, peut-être, lucide.

L’objet du pillage

Immédiatement vient à l’esprit le pillage dit des “ressources naturelles”, sans cesse vilipendé par la pensée commune occidentale, sans que soit bien défini ce que seraient les “ressources naturelles”. L’air, l’eau, le pétrole, les diamants, les esturgeons, la terre agricole, la forêt, l’énergie, etc…?

La frontière entre les “ressources naturelles” brutes et les produits travaillés issus de ces ressources est floue.

En fait, je veux vous parler d’une ressource naturelle particulière, produite par l’intelligence de l’homme, qui est rarement incluse dans les “ressources naturelles” alors qu’elle y a toute sa place, car il n’y a pas d’économie possible sans elle, c’est : le capital.

Le capital n’est pas une ressource surnaturelle ou divine. Il est une énergie, une ressource — qui n’est pas fossile — créé par l’homme, sur laquelle est construit l’économie de l’humanité, ce n’est pas rien.

Cette “ressource naturelle”, cette matière première, peut prendre la forme de biens, de monnaies, de connaissances, et bien d’autres encore. Elle est si indispensable que tout le monde la convoite, groupes ou particuliers.

Les pilleurs ont bonne conscience

Le pilleur, même de base, habille son pillage d’un motif.

Actuellement, vivant une organisation sociale qui a plusieurs siècles de retard, une partie du monde Oriental et de l’Afrique est l’objet de pillages systématiques qui se réclament de la religion, comme au bon vieux temps de nos curés guerriers. Cela nous pouvons tous le voir à longueur de journée sur nos écrans.

Chez nous, c’est plus discret, les pillards sont beaucoup plus sophistiqués.

D’abord, ils commencent par dire pis que pendre de la ressource qu’ils entendent piller, le capital. C’est une habile manœuvre de diversion.

Puis, ils se présentent comme des consciences protégeant les “ressources naturelles” desquelles, évidemment, ils ont préalablement exclu le capital. Ce qui est une deuxième manœuvre de diversion, elle aussi très habile.

Et enfin, toujours très habilement, au motif de protéger les dites “ressources naturelles”, auxquelles ils ajoutent, ne faisant pas dans la demi-mesure, les “mal-dans-leur-peau”, ils pillent ceux qui détiennent le capital.

On les appelle les écologistes, en vérité ce sont les magiciens du pillage.

Il s’agit d’une mutation du virus pillant socialiste, plus coriace que l’évolution précédente le communisme. Il n’y a pas de vaccin. Mais il y a un antidote.

L’antidote

Nous avons déjà eu, par le passé, à affronter des pillages de masse. Tout particulièrement à l’époque de la royauté qui, en quelques siècles, est passée de la protection virile au pillage total.

Les observateurs de l’époque ont eu le loisir d’analyser la situation dont la durée s’est étalée sur plusieurs siècles. Ils ont constaté que pour que le pillage soit possible il faut que l’homme soit entravé, sans quoi il s’échappe.

Ils ont alors tout cassé et ont proclamé les libertés individuelles, à travers un texte qu’ils ont appelé “la déclaration des droits de l’homme et du citoyen”.

Ils auraient pu l’appeler “recette d’un antidote aux pillages”

La lecture de cette déclaration permet de comprendre que la seule parade au pillage est le respect absolu de la liberté individuelle.

Liberté individuelle que les pillards combattent, au moyen orient par la force des armes, chez nous par la force de la loi. Ainsi s’expliquent les lois liberticides qui voient le jour actuellement.

Le cocasse de l’histoire est que nos pillards font mine de nous défendre des pillages à venir de ceux du moyen orient — qui n’ont pas les moyens de nous nuire — pour dissimuler leur pillage à notre détriment.

Le bon peuple applaudit. Sans doute croit-il qu’il bénéficiera des miettes du pillage. Il se trompe lourdement. Il paiera la facture de la disparition de cette ressource naturelle indispensable qu’est le capital.

Bien cordialement. H. Dumas

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De l’usage de l’intelligence

Voilà un titre bien pompeux. Je dois dire que je suis en pleine lecture de “On va dans le mur” d’Agnès Verdier-Molinié. J’ai évidemment beaucoup d’estime pour la fondation IFRAP — et son fondateur Bernard Zimmern — dont Madame Verdier-Molinié est la directrice. Son ouvrage est une somme de travail impressionnante, convaincante, imparable, vraie, qui débouche sur un état des lieux catastrophique, implacable, mais, qu’hélas, tout le monde connait.

Sans concession, avec rigueur, Madame Verdier-Molinié brosse un inventaire des dérives de notre société. Elle esquisse quelques propositions, objectivement peu convaincantes.

Cependant, malgré son immense compétence et sa situation privilégiée, elle n’apporte rien sur les motifs qui ont présidé à la venue de la situation qu’elle analyse – à l’endroit de son ouvrage où je suis arrivé –.

C’est un peu comme pour la peste. Pendant des millénaires elle a frappé l’humanité, ses symptômes et ses conséquences étaient connus de tous, ce n’était pas suffisant pour en guérir. Il a fallu comprendre comment elle infectait l’homme.

J’ai peur que la source de nos problèmes soit si simple, si puérile, que personne n’ose en parler de crainte d’être ridicule ou de ne pas arriver à dépasser la dizaine de pages explicatives, ce qui serait loin de faire un livre acceptable.

Moi qui ne risque rien en termes de notoriété, je vous propose une explication binaire, remontant à la source de nos pulsions et de nos organisations.

L’intérêt

Les libéraux prétendent que l’intérêt guide les hommes, ils affirment que la somme des intérêts se neutralise, ils l’appellent la main invisible.

Les collectivistes pensent aussi que l’intérêt guide les hommes, mais ils affirment que c’est un horrible défaut, qu’ils sont capables de le neutraliser. En effet, ils fourmillent d’idées pour atomiser l’intérêt des autres, par contre ils sont particulièrement discrets sur le leur.

En réalité, peu ou prou, tout le monde est bien conscient que l’intérêt est le moteur de la vie, sans lequel le risque de la perdre est réel.

L’intelligence

L’homme en est équipé. Plus ou moins, mais dans tous les cas suffisamment pour, à minima, entrevoir son intérêt et tenter de le satisfaire.

On peut prendre pour base que l’intelligence est le ressort principal de l’humanité duquel dépendent toutes nos pensées, tous nos actes. Ceux qui en disposent plus que les autres servent de guides — admirés ou conspués — à ceux qui en disposent moins.

C’est elle qui nous permet de nous adapter, individuellement ou collectivement, aux différentes situations que nous rencontrons.

Les deux trames organisationnelles en France

D’un côté la France est libérale. Heureusement, puisque aussi bien politiquement qu’économiquement elle est un des inventeurs du principe au cours des siècles précédents.

D’un autre côté elle est aussi collectiviste. Là encore elle a activement participé à l’invention du concept et à sa mise en œuvre, d’ailleurs plus radicalement en l’exportant chez les autres qu’en l’appliquant chez elle, pas folle la guêpe.

Brièvement résumé

Le libéralisme consiste à privilégier la liberté individuelle et tout ce qui lui est attaché. La théorie veut qu’alors chacun est récompensé de ses efforts, sans limite.

Le collectivisme consiste à mutualiser les libertés intellectuelles et matérielles. Ici chacun aura ce qu’il lui faut, sans liaison directe avec ses efforts, en fonction seulement de ses besoins.

Une partie de notre pays vit selon le concept libéral, l’autre selon le concept collectiviste. Les forces politiques de chacun, qui s’expriment dans les urnes, sont aujourd’hui à peu près égales.

L’intelligence dans tout ça ?

Et bien voilà l’œuf de Christophe Colomb dont je vous ai parlé au début de ce billet.

Dans le système libéral, la liberté et l’absence de limite du résultat vont engager l’intelligence à produire le plus possible de richesses. Pour satisfaire ce but, l’intelligence des acteurs du système va travailler – ou faire travailler les autres – sans limite. L’enrichissement sera constant, illimité, sans autre règle de répartition que l’intérêt — qui n’est pas à tout coup guidé par la cupidité, mais bon –.

Dans le système collectiviste, représenté en France par la fonction publique – les fonctionnaires donc – la richesse est inaccessible, la grille de salaire est connue et garantie dès le début de la vie professionnelle. Ainsi, à salaire égal, l’intelligence des acteurs du système va les amener à trouver leur intérêt dans le minimum de travail possible.

Le nœud est ici.

La moitié de ce pays est composée de citoyens dont l’intelligence cherche à accumuler des richesses en turbinant à fond, l’autre moitié sait ne pas pouvoir accumuler de richesse, son intelligence lui dicte que la sagesse dans ce cas est de travailler le moins possible.

Normalement ces deux attitudes sont strictement incompatibles. Aucune société ne peut vivre cette schizophrénie.

Le drame.

La France a la prétention d’être capable de vivre cet écartèlement. Elle ne lit pas Sakharov, elle détourne les yeux des expériences de ses voisins, elle se ment collectivement. Ses élus et sa presse n’ont pas le choix, ils doivent agir de même sous peine autrement de perdre leurs clients.

La marmite ne peut qu’exploser. Les positions sont inconciliables, puisque les deux sont le fruit réel, vrai, de l’intelligence de chacun. Pourquoi l’un cèderait-il devant l’autre ? Ces deux intelligences vont en venir aux mains, c’est incontournable.

La réussite actuelle de l’Allemagne, dont on nous beurre le nez, tient uniquement au fait que l’expérience de ces deux systèmes a été jusqu’au bout, le vainqueur a imposé sa solution.

Nous n’avons pas cette chance, nous n’avons pas de vainqueur. Il faut dire qu’il y a déjà un bon moment que la notion de victoire nous échappe…

Bien cordialement. H. Dumas

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Atteinte exceptionnelle à l’ordre public et au pacte républicain.

Les juges ne plaisantent plus avec la comptabilité.

L’héritière Ricci, une très chic personne du troisième âge, va aller un an au trou, fichtre.

Des magistrats, à partir de fichiers volés à une banque étrangère, dans un pays étranger, grâce à un délateur passionné et politisé — dit-il — ont donc réfléchi, démocratiquement et scientifiquement, aux conséquences économiques globales pour notre pays de la gestion de son capital par l’héritière Ricci.

Ils ont probablement abouti, de façon cartésienne et mathématique donc imparable, au fait que le même capital amputé de 70% par le fisc eut été beaucoup plus productif pour l’économie de notre pays.

Le jugement qui, évidemment, va être chiffré de façon objective et imparable, sera sans doute un grand moment de compréhension des sciences économiques, dès qu’il sera disponible.

C’est un pas en avant significatif.

En effet, nul ne peut imaginer, dans une démocratie exemplaire comme la notre, que ces magistrats auraient pu, tel des commissaires du peuple fanatiques et obtus, tortionnaires entièrement acquis à tel ou tel dogme totalitaire, priver de liberté une citoyenne  qui n’aurait pas gravement et objectivement nuit à l’équilibre économique de notre pays.

J’imagine déjà la densité des calculs comparatifs que ce jugement va nous livrer entre l’usage réel des fonds Ricci et ce que cet usage, géré par Bercy, aurait pu être pour nous tous.

Nul ne pouvant être accusé sans preuve, sur simple croyance, nous aurons réellement ces chiffres.

Des horizons nouveaux s’ouvrent à nous.

Ainsi donc, toute personne qui, par le simple usage comptable, aboutit à une perte d’avantages économiques pour le pays se rend coupable d’une atteinte exceptionnelle à l’ordre public et au pacte républicain.

Notre justice, et c’est tout à son honneur, se prépare donc à sanctionner lourdement, par des peines de prison, toute personne dont l’organisation comptable occasionne des pertes chiffrées et significatives pour le pays, tel que cela a probablement été mis en évidence dans l’affaire Ricci qui nous intéresse.

Vous imaginez comme moi l’étendu des délits potentiels sur lesquels entendent se pencher nos magistrats.

Le raisonnement ainsi outillé, le délit de gestion comptable contraire aux intérêts du pays ciblé, rien n’arrêtera notre fringante justice qui vient de se mettre en route.

Tous ceux dont la comptabilité nuit gravement aux intérêts du pays vont finir au trou.

Je connais bien des politiques, bien des fonctionnaires — tout particulièrement à Bercy — bien des entreprises pratiquant le capitalisme de connivence dont il sera aisé de faire la preuve que leurs pratiques comptables nuisent gravement, par les pertes qu’elles induisent pour tous, à l’ordre public et au pacte républicain.

Ce jugement instaure un délit d’atteinte à la rentabilité de l’argent privé ou public au détriment de la France qui, n’en doutons pas, ne sanctionnera pas aveuglément exclusivement les enfants de milliardaires. Nous ne sommes pas en URSS ou en Chine maoïste, nous sommes en France, pays de l’égalité.

Petit problème.

Il va falloir construire des milliers de places de prison pour y fourrer tous les délinquants visés par ce délit comptable.

Je pense à plus de la moitié des effectifs de Bercy, notamment à 95% des contrôleurs fiscaux qui privent indûment le pays de capitaux actifs pour les engloutir dans les pertes abyssales et improductives de notre comptabilité publique.

Tout cela ne va pas manquer d’apparaître à travers la nouvelle science juridique mise en œuvre par les magistrats de l’affaire Ricci.

Je pense aussi à tous ces élus et à leurs dépenses contraires à l’intérêt comptable du pays qui vont le payer de quelques années d’emprisonnement.

C’est une épuration comptable salvatrice vers laquelle s’engage la magistrature.

Souhaitons à ces magistrats bonne chance et bon courage et surtout l’énergie d’aller au bout de cette démarche comptable.

Dans le cas contraire leur engagement pourrait être assimilé à une justice d’exception, partisane et stalinienne, la pire des accusations.

Bien cordialement. H. Dumas

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L’ombre de la mort

Stéfan SWEIG et Jean AMERY (Hans Mayer), tous deux autrichiens, ont des points communs. Ce sont des intellectuels, des écrivains, des raisonneurs cartésiens non croyants, tout deux se sont suicidés.

Sweig est né en 1881 de parents juifs, non pratiquants. Améry est né en 1912, d’un père juif, d’une mère catholique, il a été élevé selon les coutumes catholiques, mais il est laïc.

En 1935, l’un a 54 ans, l’autre en a 36.

Bien que non attachés au judaïsme, ils sont de plein fouet touchés par les lois racistes de Nuremberg en 1935. Ces lois sont l’aboutissement d’une pensée prédominante dont nous allons parler un peu plus loin dans ce billet. Elles font suite aux troubles racistes qui sévissent en Allemagne depuis 1933, elles sont le phare et le socle des 10 années racistes et meurtrières qui suivront.

Face à cette situation, Sweig quitte son pays en 1934, il s’expatrie au Brésil.

Améry fait front, il résiste en Belgique. Il sera arrêté, torturé, puis interné à Auschwitz.

Tout les deux partagent un anéantissement de leur vie, de leurs repères, jusqu’au plus profond de leur culture, et définitivement. Leur perte de confiance en la vie, en les autres, sera d’une telle intensité qu’ils n’y résisteront pas, ils se suicideront.

Dans son ouvrage : “Par-delà le crime et le châtiment”, Jean Améry décrit avec précision le mal qui le ronge. Les dégâts qui lui ont été faits sont irréparables.

Sa lucidité lui fera prendre conscience de l’énormité du fait que le souhait de pardon et d’oubli est instinctivement davantage dirigé vers les bourreaux que vers les victimes. Il vit mal l’ambition allemande, partagée par le reste du monde, de tout effacer. Ce qu’il théorise de la façon suivante : “Manifestement l’avenir est une valeur sûre : ce qui arrivera demain a plus de prix que ce qui est arrivé hier. C’est le sentiment naturel du temps qui le veut.”

Il est conscient que : ce qui lui a été pris, sa confiance en la vie, donc sa vie, non seulement ne peut pas lui être rendu, mais ne doit pas lui être rendu.

Il reste infirme, jusqu’à la mort, du mal qu’il a subi : ” Finalement, la seule chose qui me distingue des gens parmi lesquels mes jours s’écoulent, c’est une inquiétude qui oscille, tantôt plus forte, tantôt moins forte. Mais en tout cas c’est une inquiétude sociale, et non métaphysique. Ce qui m’accable ce n’est pas l’Etre ou le Néant ou Dieu ou l’Absence de Dieu, c’est uniquement la société : car c’est elle, et elle seule, qui est cause de mon déséquilibre existentiel auquel je tente d’opposer ma marche droite. Elle et elle seule m’a dérobé ma confiance dans le monde.”

On ne sort pas indemne de l’histoire de ces deux hommes qui symbolise celles de milliers d’hommes, hier, aujourd’hui, et demain.

La bêtise, la haine et le capital : les pensées prédominantes.

Le capital, cette évanescence indispensable à l’économie, ne peut naître que de l’homme. Le capital n’existe pas dans la nature.

Les objets rares peuvent laisser supposer aux esprits simples qu’ils sont le capital. Rien n’est moins vrai. La Norvège transforme son pétrole en capital, le Venezuela en est incapable. Le pétrole n’est pas un capital.

Le capital est une construction humaine, intellectuelle, éphémère et insaisissable.

Il n’a pas vocation à être partagé. Le partage le voit disparaître. Il n’est pas une quantité ou une émotion sécable, il n’est pas une barrique de vin, un bon repas, une joie ou un malheur.

Le capital n’apparait qu’à ceux qui ont une culture personnelle particulière. Ils se reconnaissent entre eux et ont tendance à se regrouper.

L’apparence du capital est trompeuse pour ceux qui n’y ont pas accès. Il peut être confondu avec la félicité et, de ce fait, désiré plus que de raison par ceux qui n’en connaissent pas ou n’en comprennent pas les règles.

La bêtise, cette détresse largement partagée, occulte la réalité du capital pour n’en laisser paraître que le fantasme, ou, éventuellement, l’impression de nécessité pour les impécunieux volontaires ou accidentels.

Elle a aussi le pouvoir, la bêtise, aiguisée par des manipulateurs sans scrupule, de déclencher épisodiquement la haine qui va permette le transfert du capital par le pillage, à l’issue duquel, évidemment, le capital disparaîtra inévitablement.

La bêtise et la haine associées oublient que ce n’est pas par hasard que l’imaginaire populaire situe le capital au pied de l’arc en ciel.

Les juifs, pour des raisons culturelles et pratiques, respectent particulièrement le capital et entretiennent une tradition et une compétence à son sujet. C’est donc sur eux que haine et bêtise se sont cristallisées dans les années 1920 et 1930. Eux qui ont été d’abord pillés, puis éliminés.

Sweig et Améry ont payé de leur vie les conséquences de cette folie inutile. Leur histoire terrasse l’anonymat confortable espéré par les bourreaux.

Le but de ce billet n’est pas de refaire l’histoire mais de mesurer, sur ce point particulier du capital, les dégâts humains irréversibles que peuvent engendrer la bêtise et la haine, attisées par d’ambitieux manipulateurs inconséquents.

Hollande, Sapin, les socialistes en général.

Hollande l’a affirmé, il hait le capital et les riches. Il est le penseur, ou, plus modestement, le réceptacle d’une pensé commune; Sapin en est l’exécutant, ordinaire et zélé.

Aujourd’hui, pour tout un tas de raisons, le capital ne peut plus être symbolisé par les juifs. Hollande et sa clique, qui brandissent la cape rouge du capital pour exciter la fureur de la foule à leur bénéfice, ont pris pour symbole le “fraudeur fiscal”.

Ils ont pris à son encontre une série de lois liberticides et aveugles qui n’ont rien à envier en stupidité à celles de Nuremberg.

Ils lâchent dans la nature des bourreaux du type Martino ou Garcia, dont la clairvoyance n’est pas la première vertu.

Le résultat, solution finale physique en moins pour l’instant, est tout à fait semblable aux symptômes qui ont emporté Sweig et Améry.

Bercy, tous les jours, anéantit des hommes et des femmes dont le seul tort est d’avoir su créer du capital, à  leur niveau.

Bercy alors va, non seulement leur voler ce capital, mais les désocialiser, intégralement. En faire des zombis sociaux.

D’abord, le regard suspicieux des autres, leurs commentaires méprisants, seront destructeurs pour eux et pour leur entreprise.

Puis, l’indifférence de la justice, voire sa complicité active dans 95% des cas, va les laisser incrédules, hébétés, désorientés. Ils vont perdre toute confiance en les autres, en la société dont ils font partie, donc aussi en eux.

Enfin, la ruine va les anéantir totalement, eux qui pensaient que leur travail, les risques pris, leur intelligence, justifiaient le capital qu’ils constituaient. Eux qui pensaient aussi que ce capital, même entre leurs seules mains, étaient utile à tous.

Quelle déconvenue, quel effondrement, quelle désespérance, quel anéantissement, de se constater ainsi, exclu de sa société.

Personne ne ressort intact des agressions fiscales portées par la bêtise et la haine.

Qui plus est, les initiateurs n’en tirent aucun bénéfice, les pauvres bougres, les pauvres cons, ils tuent et détruisent pour rien.

Ce capital qu’ils jalousent, qu’ils convoitent, n’est pas accessible par la force.

Bien cordialement. H. Dumas

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Où va Valls ?

“Houvavalls” pourrait rythmer l’incantation hallucinatoire d’une danse du scalp. Ou encore être repris par les All Blacks à l’occasion de leur Aka ésotériquement menaçant.

Ce qui est formidable avec les socialistes, c’est cette façon qu’ils ont de décliner une organisation politique au parfum de bonheur pour tous, dont les impasses face à la réalité vont précipiter tous les adeptes dans un merdier inextricable.

Arrivés là, ils n’auront de cesse de prétendre que c’est de la faute des autres et non la leur. Stigmatisant alors les rescapés, s’il en reste, ils les traitent de riches, les accusent et les pillent sans vergogne. Tout un programme.

Contentons nous de regarder autour de nous.

Personnellement, très empiriquement, je ne vois pas, au maximum, plus d’une personne sur deux ayant une activité économique digne de ce nom. Je veux dire qui se demande combien elle coute et combien elle rapporte, qui en tire des conclusions, adapte ses activités et sa vie en conséquence. Je ne parle que des actifs, j’exclus les enfants et les retraités.

Tous les autres, qu’espèrent-ils ?

Ils coutent. Qui doit payer et pourquoi ? Se posent-ils seulement la question ?

Objectivement, rien dans leur attitude ne le laisse supposer. Ils paraissent totalement indifférents à la charge qu’ils font porter à ceux qui assument les risques économiques.

Ils paraissent trouver tout à fait normal de les piller par l’impôt. Ils sont totalement hermétiques aux abus des hommes de main qu’ils envoient lever cet impôt.

Chacun de ceux qui s’efforcent d’être en équilibre économique doit compenser au moins un actif ruineux et évidemment plusieurs inactifs. Cet handicap est mortel.

Le plus étrange est que les responsables de ce surpoids destructeur sont par ailleurs plein de compassion pour tout. Par exemple, ils s’insurgeraient si l’on installait 10 personnes sur un cheval, ils souffriraient autant, sinon plus, que l’animal.

Tout pour eux est sujet à empathie, sauf les hommes qui tentent d’être économiquement responsables. Ceux-là peuvent crever, ils s’en foutent, voire même y trouvent quelque plaisir.

Leur inertie, leur coût destructeur, se reportent sur le prix des choses. Pensent-ils à diminuer leur empreinte débitrice ? Certainement pas, au contraire.

Ils ont deux parades

La première, ancienne, usée, éculée même, est l’emprunt qui consiste à faire payer à leurs enfants cette empreinte débitrice.

La deuxième, récente, en plein boum, qu’ils appellent l’économie collaborative ou partagée. Ce sont aussi leurs enfants qui paieront la facture finale, mais de façon plus insidieuse.

Prenons par exemple “blablacar”.  Pour 45€ par personne, soit 135€ au total, un automobiliste va emmener 3 passagers de Montpellier à Paris. Il lui en coutera 84 € d’essence et 55€ de péage, soit 139 €. Il aura transporté 3 personnes qui n’auront pas participé aux frais réels comprenant l’amortissement de la voiture, son entretien, le temps passé, autant de choses qu’il faudra bien que quelqu’un paie… un jour.

Tous les autres exemples touchant cette économie arrivent au même résultat. Il s’agit d’une économie dont le coût global réel est dissimulé, repoussé à plus tard, pour ne laisser apparaître que le coût apparent immédiat. Ce sont les autres, plus tard, qui devront acquitter le coût réel, car celui-ci est inéluctable.

Les socialistes ne tarissent pas d’éloge pour cette nouvelle économie.

Formidable.

Oui, c’est le mot. Formidable le socialisme.

Le troupeau socialiste avance comme le troupeau de moutons, derrière lui l’herbe économique est rase. Tout est brouté, y compris les bourgeons de l’avenir. Pas de place pour les fleurs ou les fruits.

Alors : où va Valls ?

Il ne peut aller nulle part. Il broute avec les autres depuis si longtemps qu’il ne connait plus l’état de nature. C’est un état qui lui fait peur. Il oblige les autres à partager cette peur. Valls prône la médiocrité pour tous, qu’il appelle habilement la sécurité.

Seul lui et quelques élus seraient autorisés à sortir du troupeau.

Ceux qui le croient pervers, manipulateur, se trompent. Je suis convaincu qu’il est réellement socialiste, qu’il croit que le monde peut être plié à sa volonté, qu’il s’occulte la réalité.

Je suis sûr que, comme le berger, il finit par croire que son troupeau est  voué au bonheur grâce à lui, alors que le but ultime est quand même l’abattoir, ce que le berger et lui font mine d’oublier.

Valls amène, paisiblement, tout son petit monde socialiste à l’abattoir. Il se persuade que, pour nous, l’abattoir collectif est plus adapté à notre destin qu’une lutte dans laquelle nous risquerions d’être plus rapidement une victime.

Vu par Valls, le choix pour nous se résumerait à être une victime isolée immédiate ou une victime collective ultérieure. Il nous déconseille vivement  de réussir. Bien mieux il fait en sorte que cela ne nous soit pas possible. Car, prétend-il, se serait au détriment des autres, du troupeau dont il prétend avoir la charge.

Valls n’a pas appris cela tout seul, il n’est que le porte-drapeau de la pensée générale qu’il partage avec tous ses confrères, de Mélenchon à Le Pen.

Si vous voyez Jean Jacques Annaud, dites lui que pour les loups…les carottes sont cuites.

Bien cordialement. H. Dumas

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Insatiable, la bête dévore ses troupes

Enfin, nous y sommes.

Jusqu’à ce jour, il y avait :

–  d’un côté ceux qui ne paient pas d’impôt. Mais aussi,  avec eux,  ceux qui en paient, mais comme il faut. Tout le monde quoi.

– de l’autre les pauvres cons comme nous, boucs émissaires appelés “fraudeurs fiscaux”, pris dans les griffes de “contrôleurs-kapos” violents, rusés et serviles. Humiliés, stigmatisés, ruinés, pour qui il ne restait que l’imprécation stérile ou la fuite, l’émigration.

Les premiers regardaient les seconds de façon très condescendante. Ils ne manquaient pas de leur dire : “Mais comment avez-vous pu en arriver là ? Faut-il que vous soyez, soit d’intenses tricheurs, soit de parfaits abrutis. Regardez, nous, nos avocats et nos comptables sont parmi les meilleurs, nous optimisons la charge fiscale, qui, finalement, n’est pas si terrible, pas mortelle.”

Mais “Bercy-Stasi”, la bête immonde, se retourne et mord ses zélotes.

Les premiers surpris sont tous ceux qui ont pactisé avec le diable. Avocats fiscalistes, conseillers de tout poil et leurs clients huppés, vont passer à la trappe.

Ils vont rejoindre la cohorte des gueux, ceux sur qui tous crachent, les “fraudeurs fiscaux”.

Déjà, il y a quelque temps, Ernest-Antoine nous avait rejoint sans tambour ni trompette. Il parait que ce fut un choc pour lui. On parle de 40 millions de redressement… allez savoir.

Evidemment, il ne lui est pas venu à l’idée d’œuvrer avec nous, de dénoncer la bête immonde et ses ravages. Non, comme tous les autres, il a sans doute pensé qu’il s’en sortirait mieux seul, sans s’encombrer de “fraudeur fiscaux”, qui ne peuvent qu’être coupables, alors que lui….

Malgré tous ses conseillers, il n’a pas perçu qu’il n’était que la première victime, aujourd’hui devenue exemplaire donc assurément bientôt condamnée, des nouvelles sources de revenus de la bête immonde.

Assoiffée d’argent, en déroute totale, “Bercy-Stasi” légalise la fraude fiscale qui n’en n’est pas, la condamnation sur simple interprétation de ses agents.

Evidemment, pour les vieux routiers comme nous, la nouvelle n’est pas nouvelle. C’est ainsi que nous avons été exécutés. Mais, jusqu’à présent, l’interprétation des contrôleurs devait prendre pour base une fraude, même inexistante, ce qui aujourd’hui n’est plus le cas. Le simple fait d’essayer de payer légalement le minimum d’impôt devient une fraude.

Pour faire clair, disons que, ramené à la répression routière, ce serait la suppression de deux points du permis de conduire pour tout achat d’un véhicule de plus de 120CV, puisque cet achat induirait fatalement une infraction d’excès de vitesse à venir. Est-ce que vous percevez mieux, la situation ?

De vous à moi, ce n’est pas une surprise. La dette devra bien être payée. Dans un premier temps, il faut que toutes les économies soient ponctionnées.

Malgré la tronche que vont tirer les professionnels de l’optimisation fiscale, leurs clients et leurs économies vont y passer, qui les plaindra ? Dès qu’ils auront été qualifiés de “fraudeurs fiscaux” leur compte sera bon. Qu’ils s’estiment heureux de ne pas avoir à porter un brassard avec mentionné leur nouvelle condition.

Nous connaissons le fardeau. S’ils veulent quelques tuyaux, pas de problème, nous les accueillerons respectueusement, avec compassion, sans trop nous marrer, juste un peu, un léger sourire classe, pas vulgaire (type Dujardin dans OSS 117).

A quelque chose malheur est bon, cette nouvelle folie fiscale légitime, s’il en était besoin, notre QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité).

Je vous en rappelle le principe. Nul ne peut être condamné sans être, au préalable, passé devant un juge indépendant, en audience publique. Ce n’est pas le cas en matière fiscale, nous demandons à La Cour Constitutionnelle de se pencher sur cette anomalie.

Jusqu’à présent, “Bercy-Stasi” prétendait que les contrôles fiscaux n’étaient que des interprétations comptables, donc non discutables, non interprétables. Les Tribunaux Administratifs s’en remettaient d’ailleurs totalement aux chiffres donnés par “Bercy-Stasi”, se contentant de ne juger que sur la forme et jamais sur le fond.

Cela a généré une jurisprudence ridicule et a ramené au niveau zéro l’intérêt de la profession d’avocat fiscaliste. Tout en ouvrant grande la porte aux abus des contrôleurs fiscaux, mais accompagnés d’un déni total sur ce sujet.

Aujourd’hui, l’aveu est terrible pour “Bercy-Stasi”.

Les français peuvent être poursuivis pour fraude fiscale, pour une simple intention de vouloir payer légalement le moins possible, intention que les agents du fisc pourront librement apprécier et transformer en fraude.

Comment, dans ces conditions, accepter que ces mêmes agents puissent exécuter la sanction sans l’avoir, au préalable, soumise à un juge libre et lors d’une audience publique. C’est IMPOSSIBLE, enfin, en démocratie. Dans un Etat totalitaire, type “Bercy-Stasi”, c’est évidemment possible.

Un dernier mot pour ceux qui se marrent encore parce qu’ils ne paient pas d’impôt. Patience, après le pillage, qui ne suffira pas, viendra l’inflation mortelle par dévalorisation de la monnaie, c’est là que, eux aussi, paieront la dette.

Bien cordialement. H. Dumas

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Cravatés (VIDEO)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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Le pilote : fou ou très ordinaire ?

Le Mardi 24 Mars 2015, un Airbus de la compagnie allemande Germanwings s’écrase à 10H48 sur les Alpes du Sud.

Dans la soirée, la boite noire enregistrant les conversations dans le cockpit est retrouvée. Elle est immédiatement acheminée au BEA.

Dès le Mercredi matin, il est clair que le BEA a pu écouter l’enregistrement et sait exactement ce qui s’est passé. Probablement ne sait-il pas les motifs qui ont guidé la folle décision du co-pilote.

Hollande est immédiatement informé, c’est évident. Il ne pipe mot. Il se contente d’aller moissonner l’émotion suscitée par cet accident. Où est le respect dû aux 149 morts ?

Jeudi midi, le procureur de Marseille, maîtrisant sa colère, a la charge de dévoiler ce que tous les initiés savent depuis 24 heures. Il se sent humilié.

Peu de procureurs assument leur charge professionnelle sans désordre psychologique lourd. En effet, ils passent leurs temps à accuser des délinquants dont ils perçoivent évidemment la détresse intellectuelle, qui sont plus proches de la maladie cérébrale que de la volonté de nuire à la société. Cette tâche, déjà moralement éreintante, est compliquée par des ordres hiérarchiques dont la cohérence n’est pas la première vertu, tant leurs motivations sont plus tournées vers la politique politicienne qu’attachées à la justice.

En fin de semaine, le voile est levé sur cet accident, le pilote est déclaré fou, il est l’assassin fou de 149 personnes. Pas de responsable, il est fou.

Ici commence la réalité de cette catastrophe, notre devoir de mise en perspective, notre responsabilité collective.

Quel poids réel représente ces 149 morts pour le groupe social ? La compassion due touchera-t-elle durablement la société dans son ensemble ou sera-t-elle circonscrite aux proches et à ceux qui partagent les mêmes émotions, les voyageurs aériens ?

Ce sont les victimes et elles seules qui devraient animer notre pensée. Mais alors, la simple folie du co-pilote ne suffit plus, il faut chercher plus loin.

Ce garçon, qui s’enferme dans le cockpit et entame calmement une descente mortelle, pense-t-il a ses passagers ? Non évidemment.

Habituellement, les pilotes pensent-ils à leurs passagers ou les imaginent-ils comme du bétail, se moquant de leur méconnaissance aéronautique en comparaison d’eux, les initiés. Pour faire simple, le conducteur de bus parisien qui vous brasse sans ménagement dans les embouteillages, vous obligeant à des prouesses de marin par force 7 pour rester debout dans le bus, pense-t-il à ses passagers, ou les considère-t-il comme du bétail ?

La plupart du temps, notre statut d’usagers nous ramène, pour les professionnels, au rang de paquet à traiter. Notre condition d’homme ne les émeut pas plus que ça.

Cela tient à deux dérives suicidaires, le collectivisme et le corporatisme. Deux dérives qui annihilent le respect dû à l’individu pour privilégier l’irresponsabilité et les connivences de groupe. Sur ce point, ce garçon n’est pas fou, il n’est que très ordinaire.

Ce garçon reste calme jusqu’au bout. On remarque qu’il ne prend pas les commandes, il se contente de déclencher une descente automatique. Il est donc le spectateur de l’action qu’il a commandée. Il s’agit d’une sorte de roulette russe, l’issue est inconnue, bien que probablement fatale, mais…

La proximité de ce comportement avec les exploits de l’extrême que l’on peut visionner à longueur de journée sur le net est évidente. Sur ce point ce garçon est très ordinaire, bien que particulièrement déraisonnable quant aux chances de s’en sortir, mais pas beaucoup plus que les “hommes-volants”.

Ce garçon a fait part de son souhait de notoriété. Pour parler clairement il cherche le buzz. Quoi de plus ordinaire ? La notoriété est un piège mortel, aussi bien pour ceux qui l’atteignent que pour ceux qui la recherchent. Chercher le buzz, quoi de plus ordinaire ? N’est-ce pas la démarche constante, dans le pire de Daech, dans le comique d’Hollande et de Sarkozy ?

La folie de ce garçon me parait toute relative. Par contre sa bêtise et son manque de personnalité, d’originalité, sautent aux yeux. C’est un con. Mortel, comme tous les cons.

Ce drame devrait nous déciller sur un point essentiel : comment la société peut-elle engendrer un type si ordinaire, complètement imperméable à la compassion, à l’empathie ?

Comment les antagonismes (voir J.L. Vullierme) peuvent-ils avoir envahi notre société au point que tous sont contre tous, chacun roulant strictement pour lui ou son camp, au mépris du respect individuel et de l’estime dus aux autres.

Le pire

Je ne vois pas de différence entre la psychologie ordinaire, devenue suicidaire par trop de banalité, de ce pauvre type et celle des contrôleurs fiscaux qui sont venus descendre volontairement mon aéronef personnel. Sauf que dans mon cas il n’y a que deux morts, moi et mon épouse, contre 149 dans cet airbus, dont, et c’est le pire, de très jeunes gens.

Bien amicalement. H. Dumas

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Qui peut m’empêcher de leur dire merde ?

Les jours passent et l’espace se rétrécit.

Inexorablement, je vais vers ma ruine, vers la vente aux enchères de tous mes biens, vers l’anéantissement de cinquante ans de travail, de prise de risque, de passion, d’intégrité, de sincérité sans compromis ni corruption d’aucune sorte.

Il a suffi de sept bureaucrates, bornés, prétentieux, obtus, imbus de leur pouvoir, nourris d’une propagande prônant la prédation de l’entrepreneur dogmatiquement haï, présumé coupable, pour tout détruire.

Alors que je n’ai plus rien, qu’après une vie intense qui a, objectivement, enrichi la collectivité, je suis précipité dans l’indigence, à la veille de ne plus pouvoir m’exprimer, me chauffer, me laver, me nourrir, me soigner, comment qui que ce soit pourrait m’empêcher de dire merde à ces connards.

Merde à Wolff, à Jourdes, à Jean Pierre, à Martino, à Giugleur, à Garcia, à Blazy et à tous les autres qui les ont approuvés, soutenus, dans leur tâche indigne pour lever un sur-impôt indu et mortel.

Je pense à leur hiérarchie, aux magistrats lâches, indifférents et fainéants, qui, sans jeter un œil sur mes dossiers, fidèles à l’esprit de corps, m’ont hypocritement condamné à verser des primes à ces bourreaux, que ceux-ci ont eu le culot d’empocher en saisissant mes comptes en banque, sans se soucier du tort immense qu’ils faisaient à moi et à ma famille.

Je pense aussi aux politiques et à leurs mensonges, à tous ces français qui approuvent ces meurtres économiques avec délectation.

Je suis atterré par ce carnage. Des milliers d’entrepreneurs vivent la même situation.

Pourtant, cette cohorte de cadavres économiques est invisible, dissimulée derrière une propagande primaire mais compatible avec la lâcheté de la majorité, qui la trouve préférable au constat de sa médiocrité, de son manque de courage et de sa cupidité.

Il me reste la possibilité de leur dire merde, je le fais ici.

Ruiné, je ne suis plus accessible à une condamnation financière.

Iront-ils jusqu’à prendre ma liberté, jusqu’à m’interner pour dissimuler leur forfaiture, sauver leurs apparences ?

Puis-je me satisfaire à l’idée qu’ils creusent leur tombe en agissant ainsi, qu’ils en mourront eux-mêmes, comme meurent tous les bourreaux ? Même pas.

Aussi douloureuse soit-elle, l’agonie du bourreau ne rend jamais justice à sa victime.

Alors, savoir que, ruinant ce pays, ils seront les premiers à en payer le prix ne m’apporte aucun soulagement. Au contraire, tant de connerie ajoute à ma souffrance.

Le contrôle fiscal, actuellement pratiqué sans respect pour les droits des contribuables, verra, demain, en son nom, bafouer les libertés fondamentales les plus essentielles.

Flicage et espionnage fiscal sont l’avenir de la France.

Les vingt millions de “flashés” sur la route ont une petite idée de ce qu’est la répression aveugle assise sur la bonne conscience populaire, et pourtant ce n’est que le millième de ce qui les attend fiscalement.

Ils n’ont plus de plaisir sur la route, ils n’auront plus de plaisir à vivre et à travailler.

Ils ont adoré les radars, ils adoreront les contrôles fiscaux modernisés.

Sauf s’ils rasent Bercy à l’aide de leur carte d’électeur, s’il se présente un jour un candidat libéral.

Bien cordialement. H. Dumas

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Le droit de savoir

Un avion s’écrase en France. La catastrophe est la même pour ceux qui ont la malchance d’être à l’intérieur de l’appareil mais, pour nous, elle est plus évocatrice de malheur que s’il s’était perdu en mer de chine. La proximité de la souffrance, de la mort, les rendent plus prégnantes, plus terrifiantes.

Puis, soudain, ce grand malheur devient particulièrement épouvantable.

Une indiscrétion fuite par l’AFP — ceux-la même qui ont cru Martin Bouygues décédé il y a peu – un pilote serait sorti de la cabine, son collègue se serait alors enfermé et aurait soit eu un malaise, soit se serait suicidé entrainant dans sa mort 149 personnes innocentes, dont le seul tort est de lui avoir accordé leur confiance.

Cette information, nous la tiendrions des enregistrements vocaux de la boite noire de l’appareil, découverte en état d’être exploitée.

Des points sont extrêmement troublants.

En premier lieu, les enregistrements de la boite noire sont, il me semble, entendus en temps réel par les tours de contrôle. Donc, les coups dans la porte, les invectives échangées probablement entre le pilote bunkérisé dans son cockpit et les autres membres de l’équipage étaient connus dès le départ.

On comprend immédiatement que le sort des passagers qui ont vécu cette situation dépasse les pires normes de l’horreur.

On comprend aussi que le gratin politique qui s’est hâtivement déplacé savait tout et ne nous a rien dit. Nous ne savons toujours pas qui est le fameux pilote, d’ailleurs nous ne le saurons jamais, puisqu’il n’y aura aucun témoin.

Par contre, nous devrions savoir qui étaient les deux pilotes et nous ne le savons pas. Et là, quelle qu’en soit la raison, elle est inadmissible.

Le suicidé est un dépressif et un sacré fumier de lapin, personne n’en doute.

La vraie question est la suivante : Le pilote suicidaire était-il inféodé à ces religieux débiles qui font de leurs dépressifs, de leurs simples d’esprit, des bombes humaines?

Si jamais il s’avérait que ce soit le cas, la comédie des élus au plus haut niveau en France, en Allemagne et en Espagne serait inacceptable. Leur dissimulation de la réalité, à but strictement électoral, serait, pour eux et pour nous, suicidaire.

Les conséquences à en tirer seraient terrifiantes. L’avenir serait pour l’Europe encore plus sombre qu’il ne l’a été pour les américains après le 11 Septembre 2001.

J’espère me tromper lourdement.

Avant de clore ce billet, une pensée profonde, intense, définitive, pour ceux qui ont vécu l’indicible, dix minutes avant de rencontrer la mort.

Bien cordialement. H. Dumas

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La solidarité : jusqu’où ?

Au nom de la solidarité nous sommes taxés, pillés, dépouillés, nous devons vivre l’insécurité pour le compte de ceux qui se vautrent dans la sécurité. Notre calvaire, nos meurtrissures, notre asservissement, notre esclavagisme ont pour fondement la solidarité que nous devons.  A qui ? Aux autres, à eux…

Mais au fait, la solidarité, c’est quoi ?

Wikipédia dit ceci :

“La solidarité est un lien social d’engagement et de dépendance réciproques entre des personnes ainsi tenues à l’endroit des autres, généralement des membres d’un même groupe liés par une communauté de destin”

C’est clair, la solidarité est une communauté de destin.

C’est donc le médecin qui se doit de mourir avec son patient, Hollande qui doit aller s’écraser avec un mirage de l’armée sur le site du crash de l’airbus allemand. La solidarité c’est du concret, du dur. C’est le partage d’un destin. La caution solidaire paie les échéances à la place de l’emprunteur s’il est défaillant. Est-ce bien clair ?

La solidarité implique la suppression de la liberté, puisque son engagement pour l’autre nous lie au-delà de notre propre volonté.

La solidarité limite l’égalité au malheur, dans lequel elle précipite les parties solidaires à l’infini.

La solidarité suppose que la fraternité manque de séduction, puisque la solidarité s’impose par la force du contrat, ce qui n’est pas le cas de la fraternité.

Une telle contrainte peut-elle raisonnablement découler d’autre chose que de la volonté personnelle de celui qui accepte d’être solidaire ? Peut-elle être imposée par d’autres, individus ou sociétés, à l’encontre d’un homme ? Où est alors la liberté si chèrement conquise, affirmée dans notre constitution ?

Il me semble évident que la solidarité est totalement anticonstitutionnelle.

La révolution dont notre constitution est issue fut la conquête de la liberté individuelle, pas de la dépendance aveugle à un destin commun partagé avec des inconnus.

Tous ceux qui nous rabâchent en boucle que nous devons être solidaires, à seule fin de nous tondre, sont des escrocs.

En réalité, une confusion sémantique s’est installée entre la solidarité et la compassion ou l’empathie. Ce n’est pas la même chose.

Comme dit plus haut, la solidarité c’est du concert, du dur, la compassion c’est du vent. La compassion et l’empathie autorisent toutes les escroqueries.

Ce sont elles qui font, par exemple, la fortune de Lourdes depuis 150 ans. Hollande n’est pas solidaire des victimes de Charlie Hebdo, du crash de l’airbus, des pauvres et des sans-abri. Il a peut être pour eux, au plus, de la compassion, et encore….

Ceci posé, l’impôt redistributif de solidarité est parfaitement illégal, puisqu’il revient à imposer un partage de destin non désiré, ce qui, objectivement, dépasse largement le cadre de ce qu’un Etat est en droit d’exiger de ses citoyens.

La solidarité et les implications matérielles et morales qu’elle engendre ne peuvent être qu’un choix personnel, nul ne peut les imposer, si l’on veut bien revenir aux sources philosophiques de notre société.

Le prochain qui vous parlera de solidarité, s’il n’est pas en mesure de vous opposer un contrat signé de vous en toute connaissance de cause à son profit, vous avez le droit de lui foutre votre poing dans la gueule s’il se montre trop insistant.

Vous pouvez aussi garder votre calme et lui expliquer qu’il confond solidarité et compassion et que vous entendez rester libre d’offrir votre compassion aux causes et aux personnes que vous décidez.

Quoi de plus personnel qu’un destin ?

S’il est une chose au monde que nul ne peut partager, c’est bien le destin. Alors, prélever un impôt avec comme excuse un tel partage est une monstruosité.

L’exemple qui vient à l’esprit lorsque l’on évoque un partage de destin est le mariage. Outre que cette institution n’est plus à la mode, force est de constater que les échecs sont plus nombreux que les réussites. Et, surtout, qui aurait le culot aujourd’hui de plaider pour les mariages arrangés, qui ne sont ni plus ni moins que des partages de destins obligatoires.

Conclusions

Seuls les obscurantistes peuvent, à l’aube du XXIème siècle, envisager d’imposer, par la force, un destin unique obligatoirement partagé par tous, solidairement.  Les obscurantistes… mais aussi Bercy.

Le combat pour la liberté et pour la dignité contre l’obscurantisme, contre les destins solidaires imposés, ne se situe pas qu’en Irak, il est aussi à mener sur les berges de la Seine, en plein cœur de Paris.

Bien cordialement. H. Dumas

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L’indécrottable Monsieur Hollande

Parlant de la Grèce, ce petit pays en faillite chronique, qui hurle préventivement à la douleur que va lui causer sa fessée économique imminente, notre ersatz de président déclare : “Ce ne sont pas les lois grecques pour financer les pauvres qui me choquent, c’est le fait que la Grèce ne fasse pas assez payer ses riches”.

Cette phrase résume la pensée qui anime nos professionnels de l’achat des voix démocratiques menant au pouvoir depuis une quarantaine d’années.

Leur clientèle ce sont les pauvres, dont la multiplication exponentielle est pour eux la garantie de conserver le pouvoir, au détriment des acteurs économiques, appelés “riches” pour la cause.

Il est clair que pour certains la pauvreté est indépendante de leur volonté, qu’elle est liée aux impondérables de la vie. Pour d’autres elle n’est que la conséquence de la façon dont ils ont mené leur barque. Pour les deux elle est la résultante de l’insécurité de la vie, subie ou provoquée.

Prenons pour hypothèse que tous ceux qui sont pauvres doivent être aidés indifféremment, sans liaison avec les motifs les ayant plongés dans la misère. Pourquoi pas ?

Est-ce alors un problème de richesse qui se pose? Bien sur que non, c’est un problème de sécurité face aux aléas de la vie qui est en cause.

La vraie différence de vie est entre ceux à qui la sécurité est garantie et “les autres”.

Paradoxalement, dans “les autres” se trouvent les pauvres, mais aussi les acteurs économiques, “les riches”, dont la fortune est évidemment instable, susceptible de leur échapper à tout moment, dans son intégralité, sauf si par une alliance mal saine, corruptrice, ils se sont assurés la protection des élus, de la force.

Ainsi, en réalité, la société se décline de la façon suivante :

les privilégiés absolus, ceux qui possèdent contractuellement la sécurité. Cette sécurité peut se chiffrer économiquement. Par exemple, pour un professeur de lycée, dont la retraite assurée, après un parcours professionnel lui aussi assuré, est d’environ 34.000 € annuel, ce revenu représente, dans la vraie vie, l’accumulation d’un capital de 1.500.000€ au seul service de cette rente. Sans compter, en plus, le capital accessible à l’aide du crédit pendant une carrière à l’abri de tout aléa. L’ensemble peut être considéré comme une fortune réelle. Ce professeur est réellement riche, sa richesse est liée à la sécurité contractuelle de sa vie.

les privilégiés relatifs, ce sont ceux qui n’ont pas accès à la sécurité contractuelle totale, mais qui disposent de garanties conséquentes sur les points de faiblesse mortifère que sont la maladie ou le chômage. Ce sont les salariés et évidemment la plus grande part des élus.

les manants, constamment exposés aux risques de la vie, ce sont les acteurs économiques indépendants, industriels, commerçants, professions libérales… Le capital est leur outil de travail. L’insécurité leur passion, leur moteur, qu’ils assument.

Mais, dès qu’ils accumulent du capital, pour les besoins de leur activité, il leur est aussitôt confisqué, ce qui rend leur situation chroniquement fragile.

La plus grande part de cette confiscation sert à garantir les privilèges des deux catégories de privilégiés ci-dessus, alors que le prélèvement se fait au nom de la catégorie des miséreux, ci-dessous.

les miséreux, issus de la classe des manants ou des privilégiés relatifs, ils sont dans le bas de l’échelle. Ils ne récoltent qu’une infime partie des prélèvements réalisés sur la classe des manants, mais ils sont nécessaires à la justification de la levée de ces prélèvements. Pour eux l’enfer c’est ici, immédiatement. Il leur reste le paradis….pour plus tard, s’ils y croient…

La perversité de l’indécrottable Monsieur Hollande

Monsieur Hollande accuse et dépossède “suicidairement” les manants, qu’il appelle cyniquement les riches, en les privant de leur outil de travail, le capital, au profit de la sécurité des privilégiés du système, les fonctionnaires et assimilés.

Au lieu de tenter de répartir plus égalitairement la sécurité, d’en enlever à ceux qui en ont trop et d’en donner un peu à ceux qui n’en ont pas assez, il s’acharne sur l’outil économique indispensable qu’est le capital.

Ce faisant, il se prive du développement économique qui pourrait lui permettre d’espérer une amélioration générale de la sécurité économique qui bénéficierait aux miséreux, dont il se prétend le protecteur.

Sa perversité va plus loin encore.

L’organisation sociétale qu’il prône — la sécurité totale pour les siens acquise sur le vol du capital indispensable aux acteurs économiques — est si stupide, si loin des réalités de la vie, qu’elle ne peut qu’être imposée par la force.

Voilà donc Monsieur Hollande qui, dépositaire de cette utopique organisation, se transforme en dictateur au service de l’abstraction.

Mais, plus il impose, plus la réalité s’impose, plus son objectif s’éloigne, plus sa dictature se renforce.

Le condensé de cette folie est entièrement inclus dans le contrôle fiscal, tel qu’il est organisé, tel que nous le dénonçons depuis maintenant cinq ans.

Inutile de vous dire que voir le système toucher enfin le plus grand nombre et non les quelques malheureux précurseurs que nous étions, nous rassure. Nous n’étions donc ni fous, ni tricheurs, simplement les éclaireurs sacrifiés d’un génocide économique à venir.

Pour tous aujourd’hui : perte de la liberté de penser, de s’exprimer, flicage du net, de la téléphonie, limitation drastique de l’usage de la monnaie.

Tout cela pour continuer à financer la sécurité totale de quelques-uns, des privilégiés du système, au détriment de l’intérêt économique de tous.

N’ont-ils pas compris que la sécurité totale est un fantasme ? Que l’homme n’est ni le chêne ni le granit, que la sécurité n’est pas pour lui, qu’en faire un objectif est la certitude de s’exposer à une insécurité décuplée.

Non, l’indécrottable Monsieur Hollande ne l’a pas compris, il dépossède les riches de leur outil de travail, il le transfère à lui-même et à ses amis les privilégiés de la sécurité.

Ils vont s’écraser dans le mur de la réalité comme des merdes. Après, et c’est dommage, nous avoir assassinés sans aucun remord, en croyant même poursuivre un objectif idéal.

On a déjà connu ça. Mais, le passé est inutile à l’homme, il ne lui sert hélas qu’à des fins de poses culturelles prétentieuses.

Bien cordialement. H. Dumas

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Boat-people, sauve qui peut (VIDEO)

Bonjour,

Le lien pour : le billet qui fâche

Le lien pour : la citation qui flingue

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

 

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Schizophrénie collective (version papier, suite et fin)

Pour ceux qui n’ont pas les quinze minutes nécessaires pour regarder une vidéo, ou à qui ma tête ne revient pas, voici la version papier de la réflexion sur la schizophrénie collective.

L’homme est alternativement solitaire ou grégaire, tout comme l’étourneau qui peut vivre seul ou en groupe.

Dans le premier cas il est libre de son comportement, dans le deuxième cas il est l’otage d’un comportement collectif. Ces deux comportements s’imposent à nous. Ils sont susceptibles de connaître des disfonctionnements.

Une maladie comportementale individuelle répertoriée est la schizophrénie.

Lorsqu’elle touche le comportement individuel, elle comprend trois étapes :

Première étape : une distorsion de la réalité. Le malade, inconsciemment, croit réelles des observations ou des situations qui ne le sont pas. Il construit, à partir de ces faits irréels, un monde imaginaire qui s’impose à lui, qui interfère sur le monde réel que souvent il perçoit aussi.

Deuxième étape : la déstructuration.  A partir de ces fausses appréciations, le raisonnement du malade et ses actions vont perdre toute rationalité. Ou peut-être est-ce l’absence de rationalité qui lui fait distordre la réalité. Je ne suis pas assez compétent pour affirmer l’ordre des choses, mais, quoiqu’il en soit, la déstructuration intellectuelle et cognitive est incontournable.

Troisième étape : l’isolement. C’est la phase négative qui va voir le malade perdre tout contact rationnel avec l’extérieur et entrer dans un processus qui l’entrainera vers la mort.

Cette maladie comportementale individuelle peut-elle toucher un comportement collectif ?

Le livre de Ian KERSHAW “Hitler” m’amène à penser que oui. Je ne me suis pas encore remis du choc. C’est pourquoi j’y reviens, et j’y reviendrai.

Les faits se sont passés en Europe, donc chez nous, il y a peu. Voici ce que j’en ai compris :

Première étape : dès 1920 le DSP et le NSDAP véhiculent les idées complotistes. Le racisme alors n’est pas significatif de la même ignominie qu’aujourd’hui, il fait partie de la pensée commune.

La distorsion par rapport à la réalité sera, d’abord de lier le complotisme au racisme, puis d’imaginer que l’éradication de la race accusée de complot permettrait de régler tous les problèmes que rencontre une Allemagne vaincue et ruinée.

Hitler, s’étant, dès 1920, opportunément mis en avant sur ces sujets, n’aura qu’à les déclamer avec conviction et un certain succès, pour être porté par l’ensemble du pays lorsque celui-ci aura majoritairement fait siennes ces thèses : “Le juif est l’ennemi de l’Allemagne, il l’a ruiné à l’occasion d’un complot mondial, son éradication permettra à la race supérieure allemande d’accéder à l’avenir qu’elle mérite”.  

C’est à ce moment, face à l’irréalité de cette construction intellectuelle adoptée par la majorité, que, de mon point de vue, on peut diagnostiquer  les premiers symptômes d’une schizophrénie du comportement global.

Deuxième étape : Ces pensées imaginaires envahissent majoritairement l’Allemagne. Alors, la distorsion du réel n’a plus de limite, la déstructuration intellectuelle et cognitive de l’organisation politique qui s’en suit amène Hitler au pouvoir.

Celui-ci agressif, violent, mais falot, sera incapable de donner un sens aux folies qui l’ont porté au pouvoir. Evidemment, puisque la folie ne peut pas avoir de sens.

Libre cours est alors donné aux ambitieux, sous la réserve expresse qu’ils s’alignent, voire qu’ils surenchérissent, sur les distorsions cause de la maladie.

L’irréel s’empare de tous les rouages de l’Etat, personne n’en n’a conscience, tous croient aller vers un avenir meilleur. La schizophrénie est de mon point de vue totale.

Troisième étape : L’isolement. Ainsi structuré, l’Etat Allemand perd tout contact rationnel avec le reste du monde démocratique sain.

La maladie va emporter le pays sur la voie du suicide collectif sous la forme d’une guerre avec, tout simplement, le reste du monde.

J’imagine que cette situation pourrait aisément être analysée ailleurs dans le monde. Je crois donc qu’il est possible d’affirmer que le comportement collectif peut parfaitement contracter une maladie, tout particulièrement cette grave maladie comportementale qu’est la schizophrénie.

Cette conclusion permet de regarder les errements actuels de la France sous un nouveau jour. La France serait-elle tout simplement malade. Son comportement global peut-il être suspecté de porter en lui les symptômes de la schizophrénie collective ?

J’ai des soupçons très forts que ce soit le cas. Voyons les faits.

Première étape : Depuis 1970, une idée s’est répandue qui consiste à prétendre qu’un complot des riches viserait à ruiner le pays et à mettre en esclavage sa masse laborieuse. Face à cette situation il suffirait de prendre aux riches leur capital et de le redistribuer à la masse laborieuse, dont la qualité et la prospérité serait ainsi assurée.

L’irréalité de cette construction intellectuelle est affligeante.

C’est mal connaître les riches et leur égo surdéveloppé de les croire capables de s’unir en complot. Chacun d’eux veut tout pour lui, c’est d’ailleurs ce qui fait leur extrême faiblesse.

Par ailleurs, comment déterminer les riches ? Qui sont-ils ? Et surtout, comment déterminer lors de la redistribution ceux qui la mérite et ceux qui, quoiqu’il en soit, la perdront ? Tout cela est hors réalité.

Deuxième étape : Même punition que pour l’Allemagne de 1930.

“Faisons payer les riches, répartissons leur richesse” est aujourd’hui la pensée majoritaire et directrice qui a porté au pouvoir ceux qui la prétendent vraie, opportunément, depuis 1970 : les énarques. Elle est le signe de la maladie.

Cette folle pensée n’ayant pas de sens, ceux qui s’en sont emparés sont incapables de structurer l’Etat dans le sens de cette pensée.

Tout comme à l’époque en Allemagne, les ambitieux n’ont qu’à s’appuyer sur cette irréalité, voire surenchérir sur elle, pour accéder ou conserver le pouvoir politique lucratif.

Mais, ils doivent compter avec la déstructuration intellectuelle et cognitive de l’Etat provoquée par l’adoption de ce schéma irréel comme dogme politique. Les choses se compliquent pour eux.

Ceux qui comme moi, ils sont des milliers, croient pouvoir appréhender rationnellement les difficultés qu’ils affrontent du fait de la déstructuration de la société, se retrouvent face au vide, face au désordre.

La justice ne fonctionne plus, l’administration ne fonctionne plus, c’est le règne des réseaux, des petits chefs, de la chienlit, de la corruption.

Troisième étape : L’isolement. C’est la prochaine étape.

Cette irréalité étant vue comme réelle, il n’est que deux possibilités. Le comportement collectif, aujourd’hui malade, guérit ou s’enfonce dans la maladie. Nous le saurons dans les mois ou les prochaines années.

La guérison étant rarissime, tout porte donc à croire qu’il faudra aller au bout de la souffrance. Les syndromes de l’isolement sont patents, celui-ci ne devrait pas tarder.

Puis, ce sera le suicide collectif. Prendra-t-il la configuration d’une guerre civile ou d’une guerre extérieure, c’est prématuré pour le discerner.

Quel homme ou quelle femme le pays va se donner pour cette terrible issue ?

Où, un éclair de lucidité fera-t-il table rase de cette pensée majoritaire irréelle, et la remplacera-t-il par la vérité et la réalité, laissant espérer une guérison ?

Evidemment je n’en sais rien. Je sais par contre que la raison n’a plus cours aujourd’hui.

Bien cordialement. H. Dumas

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Schizophrénie (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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Schizophrénie collective

J’avance, pas à pas, dans la lecture du colossal livre d’Ian Kershaw : “Hitler”. Souvent je dois reprendre mon souffle, tant la situation interne à l’Allemagne qu’il décrit me parle, m’interpelle.

Je frissonne et souffre mille maux, page après page. J’ai l’impression d’être dans la peau de ceux qui sont anéantis, de reconnaître ceux qui les pourchassent. Il m’arrive de rester prostré dans mon fauteuil, l’œil dans le vague, pensant : “mais alors, tout est perdu”.

L’Allemagne de 1930 à 1940 n’a qu’un mot d’ordre, simple, sans explication, sans base, que tous répètent en boucle : “c’est les juifs”. Elle n’a qu’une solution, elle aussi simple, sans base et sans explication : “faut les virer”.

Ces deux phrases ridicules, qu’objectivement aucune personne munie d’une intelligence, même réduite, ne peut proférer sans s’étonner elle-même de leur médiocrité simpliste, vont déclencher une des pires catastrophes humaines. Des souffrances dont, seulement en y pensant, on ne sort pas intact, dont on ne peut même pas imaginer la réalité sans être malade, terrorisé, désespéré.

La particularité de ces deux phrases, réductrices et suicidaires, est qu’elles ne sont tout simplement pas transformables en réalité. Elles ne correspondent à rien de possible. Et pourtant, tout un peuple va les croire possibles.

Cette impossibilité va se traduire par une absence de décision et, paradoxalement, c’est cette absence de décision qui va rendre possible l’impossible.

Devenu un mème, “c’est les juifs, faut les virer”, va se répandre sans ordre, sans réelle loi, hors structure, de façon aléatoire au fil des ambitions des acteurs d’une organisation politique totalement déstructurée, jusqu’à devenir la structure par défaut.

C’est hallucinant. Hitler ne donnera jamais d’ordre précis pour la réalisation de cet objectif, pour lequel il ne trouvera aucune solution, évidemment.

Ainsi, au nom de ces deux phrases débiles tout va être tenté et tout va se heurter immédiatement au vide de l’irréalisable, que ce soit pour ceux qui agirent ou pour ceux qui subirent. Ce vide est celui de la folie, tout simplement.

Il s’agit d’un cas de schizophrénie où la pensée collective perd de vue la réalité, sans en avoir conscience, se déstructure, puis se fourvoie dans des actions incohérentes et suicidaires.

Ici, la solution, imaginée au départ comme un déplacement de population, ne pourra pas voir le jour. Mais, les conséquences catastrophiques des essais de sa mise en œuvre auront de telles répercussions que la vie de ceux qui seront pris dans ce piège sera dévalorisée au point que leur disparition s’imposera naturellement.

En réalité, l’horreur collective naît de l’impossible accès à une folle idée adoptée par la majorité.

C’est une sorte de bousculade panique, purement intellectuelle, qui s’empare d’un groupe fuyant une terreur ou poursuivant un objectif totalement inaccessible. La rencontre de cette pulsion erronée de la pensée et de la réalité incontournable est le facteur de l’horreur. Celle-ci est alors illimitée, sans maîtrise possible jusqu’à la destruction totale du groupe atteint de ce mal. Car, il s’agit d’une maladie, mortelle.

En règle générale, la schizophrénie entraine la mort, le plus souvent par suicide. J’imagine que lorsqu’elle est collective les conséquences sont les mêmes pour le groupe contaminé.

Pourquoi ce livre, “Hitler”, qui provoque ce constat, remet en question ma propre vie, ma vision du monde et de la société.

Parce que, s’il on convient qu’il n’y a jamais de donneur d’ordre de l’horreur, qu’elle est le fruit d’une maladie collective, d’une schizophrénie de masse, il ne peut donc pas se trouver d’homme ou de structure pour juger ou limiter la survenance de cette horreur.

Et ça, c’est vraiment un problème qui me touche particulièrement, profondément, qui va au cœur de ma croyance en la légalité, en la loi, en la justice.

Aujourd’hui

Notre société rabâche en boucle deux phrases aussi ordinaires et irréalisables que celles dont, en son temps, les allemands s’étaient entichés. Elles sont devenues un mème.

Il s’agit de “c’est les riches”, et “il faut redistribuer”.

Personne n’est en mesure d’imaginer une organisation cohérente qui permettrait de mettre en oeuvre dans la réalité, de manière rationnelle, la concrétisation de la pulsion qui porte ces affirmations. Ces phrases ne correspondent à rien de possible.

D’ailleurs, personne ne donne d’ordres réels dans ce sens. Aucun parti politique n’accompagne ces incantations d’un programme crédible à ce sujet. Tous restent dans le “il faut”, comme Hitler en son temps. Pourquoi aller plus loin puisque “il faut” suffit à l’électeur ?

On peut constater que, bien qu’elles sous-tendent toute la pensée politique, ces idées n’apparaissent nulle part dans notre constitution ou dans nos lois.

Impossible à structurer, ces “phrases-croyances” servent pourtant journellement de base à la contrainte de certains sur d’autres. De ceux qui considèrent qu’ils doivent bénéficier de la redistribution et imposer aux autres moins de richesse, sans que cela puisse être rationnellement organisé. Elles sont l’arme des ambitieux.

En leur nom, bureaucrates et élus agissent journellement assurés de l’impunité liée à ce type de programme irréel, mais adopté par la majorité.

Tout comme leurs ancêtres allemandes, ces phrases sont porteuses de l’horreur.

Horreur qui, chez moi et chez bien d’autres, a déjà frappé. Soudain, je comprends qu’effectivement la situation n’a pas de réalité, que je suis pris dans ce vide qui précède la folie du groupe, dans lequel nul ne peut intervenir puisqu’il s’agit d’un espace souhaité par tous, mais inaccessible, donc sans référence au réel, irréel pour de vrai.

Ce que j’ai, jusqu’à ce jour, considéré comme une fin n’est en fait qu’un début.

Plus l’irréalité de ce concept va apparaître, plus l’horreur va s’intensifier, plus cette irréalité va attirer les fous et anéantir la raison, c’est ce que je viens de comprendre.

J’avoue que c’est désespérant. Désolé de vous faire partager ce désespoir. J’ai une pensée émue pour ceux qui prêchent encore la raison, ils s’exposent inutilement.

Le groupe France entre en folie, il poursuit un but qui ne peut pas exister, cela l’entrainera à tous les excès, les pires.

Bien cordialement. H. Dumas

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