Tous les articles par Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

Daech et Bercy, le même obscurantisme.

L’obscurantisme consiste à organiser la société à partir d’une idée présupposée, considérée comme la seule vérité.

Cela induit deux conséquences directes :

            – L’interdiction de toute autre forme de pensée — et d’action en liaison –, donc la soumission à une pensée unique. Délation et sanction de toute autre réflexion ou attitude.

            – Le refus total, y compris pour l’élite, d’entendre des pensées différentes considérées comme émises par des insoumis, traitres au groupe qu’il faut durement châtier, jusqu’à l’assassinat.

Ce qui se traduit, dans les faits, par une alliance des tenants de la pensée unique avec le pouvoir  politique qui détient la force. 

Tout comme la paille, la poutre et l’œil du voisin, l’obscurantisme qui apparaît comme une évidence quand il touche justement les voisins est invisible lorsqu’il touche notre propre société. Tout particulièrement lorsque celle-ci se prétend démocratique, donc issue du peuple par définition infaillible.

Pour Daech, évidemment, l’obscurantisme est pour nous facile à repérer

Il y a en gros un siècle que, débarrassée des croyances ecclésiastiques majoritaires, notre société se prétend libre par rapport aux organisations religieuses. Il lui est particulièrement aisé de détecter les folles incohérences d’une société obscurantiste bâtie sur ces vérités, dont les limites lui sautent aux yeux.

L’inutilité des meurtres de Daech, essentiels et légitimes pour les musulmans intégristes, nous semblent odieux, nous les analysons comme des crimes contre l’humanité telle que nous la percevons.

Alors que Daech est probablement sincère lorsque les siens prétendent que la vérité a été révélée, que chaque acte de la vie doit être relié à cette vérité et que ceux qui ont pour destin de définir cette liaison doivent être obéis aveuglément.

Cela nous semble ridicule. Nous exigeons le droit de juger et même de nous moquer — je précise que je suis entièrement d’accord avec ces exigences —

Par contre, pour nous, à cause de Bercy, il est plus difficile de repérer notre obscurantisme

Force est pourtant de constater que nous vivons dans une société qui pratique l’obscurantisme, la soumission à une pensée unique, le massacre de ceux qui pensent autrement.

Notre obscurantisme prend pour nom “l’égalitarisme”. Vérité révélée, mais abstraite, elle est strictement limitée à l’économie. Au nom de celle-ci, l’interdit frappe toute discussion sur la richesse, le capital, qui sont les bases même de l’économie.

Ainsi, la population est tenue dans l’ignorance totale du fait économique que seuls les représentants élus seraient à même de comprendre et de façonner pour qu’en matière économique tous soient égaux.

Or, ici comme ailleurs, comme en santé, en connaissance, en beauté, en force, en chance, l’égalité est parfaitement impossible, illusoire, et probablement non souhaitable.

Rien n’y fait, l’obscurantisme est total, intégral.

Bercy est la secte qui véhicule par une propagande indigne cet obscurantisme et maintient les français dans la méconnaissance de l’économie, alors qu’il n’est point d’hommes, de société, même pas d’animaux, qui puissent vivre dans l’ignorance de l’économie qui les entoure.

A cause de l’existence incontournable du fait économique, malgré ce tabou, des français, sans doute prédisposés à cela, se lancent dans l’économie.

S’ils y réussissent, cela arrive, ils doivent à la collectivité tout ce qu’ils gagnent, notamment le capital qu’ils essaient d’accumuler pour être des acteurs économiques de plus en plus performants.

Cette dépossession est orchestrée par Bercy, de la façon la plus perverse et la plus indigne qui soit.

Les acteurs économiques sont ainsi fusillés au nom de l’égalité — obscurantisme économique dévastateur –, détruits en plein vol.

Ils voient leurs espoirs et leur travail anéantis. Ils sont artificiellement projetés dans la misère par une administration qui n’a rien à envier à Daech au niveau de sa bêtise et de sa haine, mais aussi de ses méthodes qui sous des apparences moins violentes le sont tout autant puisque la fin reste la mort, brève chez Daech, longue et douloureuse avec Bercy.

Nous savons tous que de telles erreurs sont suicidaires pour une société. Que ce soit il y a longtemps ou au contraire récemment, toutes les sociétés qui ont pratiqué l’obscurantisme, la vérité révélée et obligatoire, la suppression de la raison et des lumières, ont fini dans la violence et la réprobation universelle de l’histoire du monde.

C’est ce qui attend Bercy et ceux qui nous imposent cette folie égalitaire qui nous ruine tous et tue les meilleurs acteurs économiques d’entre nous.

On dit que le Président Macron ferait exception, ma foi son gouvernement, connu à l’instant, n’est pas antipathique.

Voici la lettre que j’ai postée le 13 au Président Macron, nous allons bien voir si le Ministre Bruno Le Maire va nous recevoir, si notre Président a compris que c’est à la qualité de sa fiscalité et notamment à l’équité de la répression fiscale que la santé économique d’un pays se juge :

Bien cordialement. H. Dumas

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Huis clos à trois personnages

La pièce qui se joue, dont les trois coups sont frappés Dimanche 14 Mai 2017, est un huis clos à trois personnages dans lequel nous sommes tous impliqués.

Sont en scène : Emmanuel Macron, Brigitte Trogneux et la France.

N’en déplaise aux tenants ou tenantes de l’égalité parfaite des sexes, si Emmanuel Macron avait été une jeune fille de quinze ans séduite par son professeur de français, celui-ci serait directement passé par la case prison.

Brigitte Trogneux ne doit son impunité sociale, face à cet “abus” sexuel, qu’à sa condition de femme.

Que les choses soient claires, je ne juge pas Madame Trogneux, pas plus que le jeune Macron. Ma conviction profonde en matière sexuelle est la tolérance et le respect des aspirations de chacun, ce qui d’ailleurs m’avait amené en son temps à ne pas accabler avec la foule ce pauvre Strauss Kahn pourtant en grande difficulté.

Il n’empêche que les émotions sexuelles — et leur impact social ce n’est pas Freud qui me contredira –, y compris et surtout les premières, conditionnent notre vie.

Donc la victoire, dans l’instant, du beau lycéen qui séduit, ou se fait séduire, par la “prof de français vachement séduisante” évidemment objet de toutes les convoitises masculines pubères, a eu fatalement des conséquences sur la psychologie du dit lycéen.

Le fait que dans ce type de situation la gravité des conséquences soit reconnue socialement dans le sens professeur homme et élève femme, beaucoup moins dans l’autre sens, ne change rien à l’affaire, l’impact dans les deux cas est immense.

Les cas équivalents que j’ai eu à connaître se sont tous mal terminés. Divulgation et réprobation des faits, avec assez souvent une fin sinistre du type suicide de la professeur et anéantissement du jeune garçon.

Ici le jeune homme assume jusqu’au bout. Il relève le défi social. Il entre en conflit familial. Ils s’isolent, mais perdurent dans cet acte hors conventions sociales.

C’est donc la fuite en avant. La situation devient le moteur d’une posture évidemment libérale — au moins moralement — détachée des tabous et de la bienséance, insensible en apparence au jugement des autres.

Soudain, ou de longue date, cette posture devient nationale, il conquiert la France pour effacer l’anomalie de la pérennité de son écart juvénile, qui habituellement n’est qu’un feu de paille, un incident de jeunesse.

Ainsi l’écart de l’époque aurait pu être anodin, voire ordinaire, mais le jugement des autres a dû gêner le jeune Macron, puis l’adulte, au point qu’il décide de le transformer en choix de vie.

Il lutte pour effacer la désapprobation générale que le temps, indifférent, expose chaque jour d’avantage.

C’est aussi une désapprobation morale de la majorité par automatisme et propagande sociétaux. Mais c’est aussi un fantasme partagé par le plus grand nombre, quoique redouté.

Il doit vaincre tout cela.

Aujourd’hui il gagne. Mais, son élection est un début en même temps qu’une fin.

Une fin parce que la rumeur, cette salope, est vaincue. L’interdit transformé en conte de fées. Au moins momentanément.

Un début parce que le problème reste entier, vu de l’extérieur et évidemment aussi dans la tête des personnages.

C’est ici que la pièce et son intrigue s’emballent. La situation devient haletante.

Les trois personnages sont enfermés dans un huis clos sans issue. Macron, Trogneux et la France cohabitent, sans pouvoir échapper à l’intrigue, dont la présence n’a aucune chance de devenir discrète.

Quelles sont les évolutions possibles ?

De mon point de vue il y en a deux.

Dans le premier cas la situation reste ce qu’elle est. Le Président Macron devra alors s’imposer chaque jour davantage, face à lui-même et face aux autres. Des dérives autoritaires ou des déstructurations systématiques des conventions de tout ordre sont à craindre.

Mais, tenace: “jusque dans la tombe l’œil regardera Caïn”. C’est pourquoi il n’y aura pour lui nul repos à faire taire les gémissements du rituel qu’il a trahi. Evidemment, par contrecoup, pour nous non plus.

Pourvu que dans sa tête le problème ne devienne pas mondial. La pièce se jouerait toujours à trois, mais alors : lui, elle et le monde.

Dans le deuxième cas, Œdipe prend le pouvoir, il tue le père et la mère.

Apaisé par son élection qui valide son choix de l’époque, récompense sa lutte, Macron ne se sent plus lié par l’interdit.

Avec ou sans conflit, il vogue décomplexé vers d’autres formes de conquêtes, car c’est un conquérant doublé d’un tenace. Le conte de fées se délite dans le même temps que son auteur se relâche. La pièce se termine sans embrasement général.

Les trois acteurs reprennent chacun le cours d’une vie plus normalisée. Les égarements de ce type, redevenant l’exclusivité de Gala et autres journaux autour des starlettes traditionnellement spécialisées, quittent la scène politique.

Le huis clos s’ouvre, les trois acteurs retrouvent leur liberté, ils peuvent s’aimer ou se détester indépendamment de l’intrigue. La France respire.

Bon, sur ce… nous verrons bien la solution qui nous attend, celles-ci ou une autre totalement différente.

Le souffle de l’étrange nous caresse, peut-être nous emportera-t-il, nous aviserons. Ne boudons pas notre bonheur d’être les acteurs d’un tel vaudeville.

Bien cordialement. H. Dumas

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Dégage y a rien à voler (vidéo)

Bonjour, Ne ratez pas ces trois minutes de vidéo.

Chapeau à ce Monsieur que nous ne connaissons pas.

Bien cordialement. H. Dumas

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L’incroyable scrutin présidentiel

Il faut que je vous fasse un aveu.

J’étais arrivé à la conclusion désespérante que non seulement l’intelligence ne sert à rien mais que même, tout comme la beauté ou la fortune, elle est un handicap qui obère lourdement la vie de son détenteur.

En effet, non que je pense en être largement pourvu, mais chaque fois que j’ai essayé, à ma mesure, d’en faire la base de mon action ou de mon raisonnement, que ce soit avec le fisc, la justice, l’administration, le monde des affaires ou autre, la sanction fut systématiquement un échec, accompagné du dédain des tenants du pouvoir qui en profitèrent pour m’enfoncer ou m’humilier.

Ainsi, lorsque j’ai vu arriver le jeune Macron, équipé de sa seule intelligence en bandoulière, je lui ai prédit un destin néfaste.

En effet, quelle chance pouvait-on lui accorder face au conformisme corruptif de Fillon, à la démagogie obscène de Mélenchon, à la religion bête et méchante de la famille Le Pen ? Aucune pensais-je.

Je me trompais. Certes avec un score discret, mais les français ont choisi le parti de l’intelligence.

Pas ou peu de programme pour Macron, pas de réseau d’élus actifs, juste une affirmation d’agir intelligemment et le voilà Président de notre République.

Sans compter ses handicaps annoncés, la banque, une délinquance sexuelle différente de celle de Strauss-Kahn mais tout aussi répréhensible, des gains rapides quasi inconvenants, une jeunesse si visible que dérangeante. C’était beaucoup, mais ce ne fût pas suffisant pour l’abattre.

Tout cela parce qu’internet est libre, que l’intelligence peut y tracer un chemin sans contrainte. Chemin que Macron a su conquérir. Bravo.

L’aveu dont je parle au début de ce billet est qu’au premier tour je n’ai pas voté pour lui tant j’étais conditionné par la puissance omniprésente de la bêtise dans notre société et prêt à composer avec.

Et maintenant ? Comme dirait Julio Iglesias “Je n’ai pas changé”.

Je n’arrive pas à croire que l’intelligence pourrait, dans notre beau pays, prendre le pouvoir et assainir notre société. La rendre juste, réaliste, nous rendre libre.

Peut-on imaginer que ce jeune homme va pouvoir dégager une majorité législative dans chaque circonscription de France ? S’affranchir en tous lieux des vieux démons si puissants de la connivence, de l’appartenance, du terroir, des combinaisons en tout genre, etc… ?

Objectivement, je n’arrive pas à le croire.

Sans compter que, lui-même, va-t-il pouvoir continuer à professer qu’il n’a pas de règle, sauf celle de regarder intelligemment chaque problème qui lui sera soumis, sans apriori, juste en cherchant à chaque fois la vérité, la meilleure solution ?

Le pays acceptera-t-il cette attitude ? Est-elle même concevable ?

Ce serait admettre que le pouvoir démocratique et intelligent peut exister.

Je n’y crois pas une seconde. Je me demande simplement comment et quand tout cela va se normaliser, se dissoudre dans le marigot du pouvoir.

La curiosité me dévore, pour une fois je souhaite avoir tort, irrémédiablement. Je prie pour avoir tort. Pour que les bassesses de la société, que je vis ou que je lis à travers mes jours ou les siècles des autres, puissent être terrassées par le jeune Macron.

Faut pas rêver ? Rêvons quand même.

Bien cordialement. H. Dumas

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Le collectivisme : accélérateur de haine, déclencheur de mort.

Un collectiviste de base vous dit ceci : “Tu te rends compte de ce que gagne machin… alors que toi ou moi….”

Ensuite : “Ce n’est pas parce que nous gagnons moins que lui que nous n’avons pas les mêmes droits …. exigeons ces droits…”.

Puis, finalement : “Ce n’est pas possible… bon… alors exigeons, qu’au moins, il soit dépossédé des moyens qui lui donnent accès à ces droits auxquels, nous, nous n’avons pas accès”.

Les collectivistes appellent ce cheminement intellectuel simpliste : l’égalité positive.

Ils croient évoquer l’égalité avec un grand “E”. Ils ont un problème intellectuel lourd.

En effet, ils ne parlent que d’un minuscule bout de l’égalité : l’égalité de trésorerie.

Ils font semblant de l’oublier, mais la liberté ne peut pas être cantonnée à un seul secteur, elle est une et indivisible, l’homme y a droit ou non.

La société dans laquelle il vit protège sa liberté ou l’entrave, inévitablement de façon globale du fait de l’interconnexion des différentes libertés individuelles.

Si l’homme peut jouir de ses libertés il en fait ce que bon lui semble et cet usage génère des différences, évidemment. L’usage même de la liberté est créateur d’inégalité, par voie de conséquence l’égalité est une source d’entrave à la liberté. Liberté et égalité sont incompatibles.

Un collectiviste bien élevé ne dit pas ceci : “Tu te rends compte de toute la culture de machin…. alors que toi et moi …. sommes incultes”.

Il ne dit pas non plus ” Ce n’est pas parce que nous sommes moins cultivés que lui que nous n’avons pas le droit de savoir autant de choses que lui… exigeons de savoir sans apprendre”.

Et enfin il ne dit jamais : “Ce n’est pas possible… bon…. alors exigeons qu’au moins il n’ait pas le droit d’apprendre plus de choses que nous”.

Je parle ici des collectivistes bien élevés, parce qu’en ce qui concerne les mal élevés c’est exactement ce qu’ils pensent de la culture.

Aucun collectiviste, bien ou mal élevé, ne dit ceci : “T’as vu machin, quel champion de football…. alors que toi et moi……”

Il ne dit pas non plus : “Ce n’est pas parce que nous ne faisons aucun sport que nous devons jouer moins bien que lui au football…. exigeons d’être tous champions de football….. d’être engagés dans l’équipe de France”.

Et même pas : “Ce n’est pas possible…. bon…..alors exigeons qu’il n’y ait pas d’équipe de France, qu’il soit interdit d’être un footballeur au dessus du lot”.

Donc l’égalité, pour les collectivistes, se résume exclusivement à une égalité de trésorerie.

Cette égalité de trésorerie est le ferment d’inégalités et d’injustices terribles, qui détruit volontairement tous les apporteurs de richesses, tous les économes, pourtant indispensables à l’équilibre d’une société.

C’est ainsi que déguisés en justiciers de la trésorerie — que par ailleurs ils dénoncent comme insignifiante — les collectivistes n’hésitent pas à entraver la liberté des créateurs ou des détenteurs de trésorerie, voire à les piller au nom de la justice, de l’égalité et de la liberté.

Ils contraignent et tordent ainsi la liberté globale jusqu’à sa disparition. Tout cela au nom de la liberté, c’est le monde à l’envers.

Ce sophisme de la liberté appliqué à grande échelle, celle d’un pays par exemple, tue. D’abord la liberté des hommes, puis les hommes eux-mêmes.

Pensez-y, et que cela ne vous empêche pas, le moral en berne, d’aller voter Dimanche. Parce qu’en entre deux pires, il faut choisir le moindre.

Bien libéralement. H. Dumas

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Visite chez les tueurs (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement,

H. Dumas et E. Bolling

RAPPEL : MOBILISONS NOUS. SIGNEZ LA PÉTITION. (Colonne à droite)

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Jourdes, Martino, Garcia, Giugleur & Cie : 17 ans de tortures

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Aujourd’hui, bien qu’épuisé et vieux, je peux regarder l’horreur que j’ai dû affronter avec une certaine sérénité.

D’abord un grand merci à ceux qui m’ont soutenu en lisant ce blog, en partageant avec moi les tortures et injustices fiscales. Si je peux les aider, qu’ils n’hésitent pas à me solliciter, je ferai ce que je pourrai pour eux.

Quand je pense que ces 17 ans de sauvagerie, de haine, de vol, de tortures économiques et morales, peuvent se résumer en deux pages, je me dis que nos souffrances, nos malheurs, notre vie sont bien peu de chose à l’échelle du temps. Quelle insignifiance !!!

Je pense aussi à cette mode sociétale, populiste et égalitariste, véhiculée par le FN, par Mélenchon et ses insoumis, et bien d’autres qui ne l’affichent pas aussi directement mais qui n’en pensent pas moins, qui jouissent de notre souffrance, qui se réalisent dans la haine qu’ils nous portent, qui pensent que leur richesse pourrait venir de notre ruine, de notre disparition, je les plains beaucoup.

Je pense enfin à ces politiques, ces journalistes, ces magistrats qui favorisent cette destruction par ambition personnelle, cupidité ou tout simplement bêtise.

 

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Rififi chez les abeilles

En ce Lundi 1er Mai 2017, jetons un œil sur le seul journal annuel qui paraît traditionnellement tous les premiers Mai “L’Abeille Matin”

Si vous n’êtes pas abonné, vous pouvez le trouver en ruche au prix de 10g de miel.

Cette année la première page est occupée par l’interview de deux abeilles ouvrières, Marcelle et Ginette (les noms ont été modifiés).

Nous le reproduisons en intégralité.

AM : Mesdames nous sommes sur l’abeillodrome de Villacoublay, il est 7h, vous vous apprêtez à partir en mission, mais la nuit a paraît-il était difficile. Pouvez-vous nous en parler ?

Ginette : Tu peux le dire c’est le bordel complet, pas vrai Marcelle.

AM : Des problèmes de cadences de travail je crois savoir ?

Marcelle : Oui, entre autre. C’est vrai qu’on doit faire trois missions à l’heure au lieu de deux pendant nos dix heures.

AM : C’est une lourde contrainte ?

Ginette : Bof, ça dépend des jours. Quand il fait beau ça va. De toute façon on l’aime ce boulot. C’est quand le vent est fort ou qu’il pleut que c’est un peu dur.

Marcelle : Quand même on est souvent en surcharge maintenant. C’est moins maniable. L’autre jour, chargée comme une mule, je me suis fait attaquer par un bourdon, si Manu avait pas été juste à côté j’y passais.

AM : On dit que la réunion syndicale des ouvrières de la ruche a été houleuse.

Ginette : Ça c’est sûr.

AM : Quel était le problème ?

Marcelle : C’est ces connards du gouvernement, les bipèdes de L’Ecole Nationale des Abeilles (ndlr l’ENA). Ils se sont mis dans l’idée de nous piquer tout le miel, y compris la gelée royale. Ils ont des nouveaux appareils et ils font deux récoltes par an. Après, on a plus rien à bouffer pour l’hiver.

AM : Mais ne sont-ils pas tenus de respecter le Code de Protection des Abeilles (le CPA) ?

Ginette : Tu parles. Ils sont maqués avec la grande distribution, ils s’en foutent du CPA.

Marcelle : Mais le pire, c’est qu’ils multiplient la concurrence. Avant ici on était six ruches, maintenant on est douze.

Ginette : Ouais, on bosse comme des connes. Du boulot impeccable. Résultat on crève de faim parce qu’ils nous piquent tout.

Marcelle : Ils disent qu’ailleurs y a des ruches qui produisent deux fois plus, je les crois pas.

AM : Que dit la reine ?

Ginette : Rien. Elle gueule, elle a toujours faim. Elle nous traite de fainéantes. Ça va mal finir.

Marcelle : Oui, les voisins, à deux ruches d’ici, leur reine a préféré se suicider. Ils ont tous été euthanasiés ensuite. Ça arrive de plus en plus souvent.

Ginette : Le comble, c’est que ces voleurs du gouvernement ils disent que c’est la faute de l’écologie, des engrais.

AM : Ah bon. Et les engrais ne vous gênent pas ?

Marcelle : Si, bien sûr, c’est collant et pas bon. On s’en fout plein les pâtes et ça shoote un peu. Mais bon, on peut assumer. Tandis que se faire piquer toutes ses économies, ça tu t’en remets pas.

Ginette : Y a des ruches qui ont le moral à zéro. Tu les croises elles sont maigres comme des clous, on les sent perdues, elles savent pas où elles vont. Bosser tout l’été pour crever de faim tout l’hiver, c’est pas une vie.

AM : Qu’avez vous décidé ?

Ginette : Rien

Marcelle : Y en a qui voulaient attaquer ces cons de bipèdes du gouvernement, les cupides de l’ENA qui nous prennent pour des nazes, mais si on en fout un en l’air les autres vont nous gazer, alors …

AM : Et la grève ?

Ginette : On en a parlé, mais c’est impossible. Il faut nourrir la reine tous les jours. Si on arrête le boulot à moitié on aura du mal à le redémarrer et de toute façon ils prendront tout. Non, il faudrait se casser.

AM : Quitter la ruche ?

Marcelle : Ouais, mais c’est vachement compliqué. Dans la nature y a plein de problèmes, de territoire, de stockage, de sécurité, etc… La majorité ne veut pas partir. Et partir seule c’est impossible. Ou alors avec un bourdon, mais bon, c’est mal vu…

AM : Qu’allez-vous faire ?

Ginette (riant et décollant) : Rien du con, tu vois bien qu’on n’est pas du bon côté de la vie. C’est comme ça, on y peut rien.

(Propos recueillis sur Nagra par Nicolas Hulot pour L’Abeille Matin.)

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Les encore plus vraies lois de l’économie

Le titre de ce billet pastiche le livre très sérieux, mais surtout très démagogique, “Les vraies lois de l’économie” du professeur Jacques Généreux qui, comme le nom de l’auteur le suggère fort à propos, propose de distribuer à l’envi l’argent… des autres.

Dans son ouvrage, que nous avons prévu de commenter avec Emanuel dans une vidéo à venir prochainement, le professeur Généreux analyse à sa façon toute l’histoire de la pensée économique, puis réinvente cette science au service de son idéal politique interventionniste, collectiviste et égalitariste.

Tout cela ne serait pas bien méchant s’il n’était pas enseignant à Science Po, si son livre n’avait pas reçu le prix lycéen, si en fait il ne représentait pas un mode de pensée conventionnel et mortifère pour l’économie, très en vogue en ce moment.

Dans ses propos le professeur Généreux accepte l’idée que l’économie n’est ni une science mathématique, ni une philosophie, mais plutôt, comme la météo, un fatras où seule l’observation pragmatique permet d’essayer de comprendre, à la condition absolue d’exclure toute certitude et de pas vouloir à tout prix le Nobel.

Je me crois donc autorisé par lui à donner mon opinion en tant qu’acteur économique pendant 50 ans. Elle vaut ce qu’elle vaut. Même si je vais l’affirmer avec conviction elle ne reste qu’une opinion, donc sujette à erreur ou contestation.

Le marché

Evidemment, il fait l’objet d’une attaque en règle dans l’ouvrage du professeur Généreux. On se demande bien pourquoi. En effet, le marché n’est qu’un instant T de l’économie, une finalité incontournable qu’il soit libre ou régulé mais il n’est pas le mécanisme économique. Il est le terme ou un instant du voyage, pas le temps du voyage, ni la route, ni le moyen de transport.

Dans la pratique on peut dire que dans son ouvrage la pensée du professeur se bloque à cet instant T, c’est dommage. Mais sa rationalité pouvait-elle faire autrement pour arriver au résultat qu’il souhaitait ? Sans doute que non. Un regard plus vaste aurait dévasté sa conclusion.

Jetons ce regard et analysons les trois piliers de l’économie : le consommateur, la trésorerie, la capital, que j’appelle les  C.T.C. Il n’en est pas d’autre.

Le consommateur

Il est le but final, qu’il soit marchand ou non c’est lui qui est le terme. Dans un acte marchand toute la chaîne va se caler sur sa force d’achat, dans un acte sociétal elle se calera sur la capacité à financer son besoin ou son envie par d’autres moyens.

Dans tous les cas aucune production n’a de raison d’être sans un consommateur. Par ailleurs, toute production inclut une part d’économie.

La philosophie, chère au professeur, peut ici intervenir.

Le consommateur doit-il être libre de ses choix, où doivent-ils lui être imposés pour son bien ? Par qui et comment ? Ces choix sont-ils limités ou illimités ?

Doit-on faire une différence entre les consommations, par exemple alimentaires, de sécurité, culturelles, etc… ?

Le questionnement est non seulement vaste mais il est instable. A chaque moment se dessine pour chacun ou pour tous un besoin, une envie, c’est l’adaptation à cette instabilité qui est la marque d’une économie en bonne santé. C’est elle qui permet d’avancer si le marché est réel, de stopper s’il était erroné.

On comprend que la bonne solution passe par un outil économique le plus possible réactif et adaptable. Que le pouvoir doit donc être donné aux acteurs économiques, seuls compétents à cet effet. L’inverse donc du plan et de la décision politique centralisée.

Pas de pot pour le professeur Généreux qui prône exactement le contraire. Mais peut-être vise-t-il simplement la prise de pouvoir ?

La trésorerie

Sur ce point soyons triviaux, nul ne peut se passer de la trésorerie. Personne ne peut péter plus haut que son cul. Même pas un candidat aux élections présidentielles.

Très sérieusement, il ne peut exister aucune activité économique, même marginale incluse dans un objectif non marchand, qui ne soit pas financée.

La trésorerie est nécessaire dès l’avant-projet. Au premier acte d’un process qui devra porter la venue d’un produit marchand ou sociétal la trésorerie est essentielle, c’est la première question à se poser. Le premier problème à régler.

Je ne parle pas ici de la recherche du bénéfice, qui n’est pas toujours essentielle. Je veux parler de la trésorerie de l’instant, de celle qui est nécessaire à chaque étape de la production, sans laquelle rien n’est possible.

Le professeur Généreux n’en parle pas. Il donne l’impression que l’impôt, ou l’Etat, serait à même de fournir la trésorerie de façon constante et inépuisable.

Je pense que c’est un oubli, je ne lui ferai pas l’affront d’imaginer qu’il puisse croire que l’économie pourrait se passer de la trésorerie. Ou qu’il trouverait le mot “trésorerie” trop trivial pour l’inclure dans un ouvrage d’économie destiné au plus grand nombre et tout particulièrement aux jeunes.

Ce serait grave. Un peu comme un cours d’éducation sexuelle ou le professeur s’interdirait de parler des organes sexuels. Le cours serait beaucoup plus poétique, voire romantique, mais terriblement inefficace et même gravement dangereux pour l’éducation des élèves, on a déjà connu ça.

Le capital

Le professeur Généreux n’en dit pas frontalement du mal. A un moment même il esquisse un respect pour lui lorsqu’il évoque sa fonction essentielle dans la culture, les sciences, etc…

Il sait évidemment que le capital c’est l’accumulation, puis la transmission, en toute chose. Cette capacité qui différencie les hommes du monde animal, qui a fait de l’homme ce qu’il est aujourd’hui et qui en fera ce qu’il sera demain.

Partout mais aussi en économie le capital est la pierre angulaire de tout. Sans lui pas d’avance de trésorerie, pas de solution en cas d’échec, pas de deuxième chance.

L’emprunt ne peut pas remplacer le capital, tout au contraire.

Bizarrement, le professeur Généreux n’en parle pas dans son livre. Alors que la question est essentielle, notamment celle-ci : qui doit détenir le capital ?

Entre les lignes on croit deviner qu’il pense que c’est à l’Etat qu’incombe cette tâche, mais il avance à pas feutrés. Il faut dire que l’expérience a prouvé que s’il est une chose à ne pas faire c’est bien de confier le capital à l’Etat, totalement incompétent à le faire fructifier et même à seulement le conserver.

Plus gravement, il laisse planer l’idée que le capital pourrait être partagé, donc disparaître. Il sait que ce n’est pas possible, que cela serait la fin de toute économie, marchande ou sociale.

Conclusion

Dans ce livre, où il cite presque tous les auteurs économiques à l’exception des plus clairs Bastiat et Von Mises, le professeur Généreux arrive à cette situation exceptionnelle de faire croire qu’il parle sérieusement d’économie alors qu’il n’évoque pas ou très peu les trois piliers de l’économie. Le seul rapport entre son ouvrage et l’économie est le titre. Pour le reste, c’est un ouvrage de propagande irréaliste et dangereux entièrement dédié à la démagogie de l’égalitarisme.

Un piège pour la jeunesse, qui semble parfaitement fonctionner.

Il porte là une grande responsabilité. Je préfère que ce soit lui que moi, cela me couperait le sommeil et l’appétit.

Croit-il à ce qu’il dit — ce serait un moindre mal — ou cherche-t-il cyniquement le pouvoir en surfant sur la mode et les frustrations ? Seul lui le sait.

Et Mélenchon son disciple ? Est-il dans l’erreur ou dans le cynisme ?

Bien cordialement. H. Dumas

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Le peuple : cette abstraction mortelle

Le peuple, dont évidemment je fais partie comme nous tous, n’a en réalité aucune existence.

Aujourd’hui cette abstraction sert de base à la mise en place d’un obscurantisme classique, qui pourrait nous tuer.

L’histoire de l’obscurantisme est toujours la même.

Un ou plusieurs escrocs avides de pouvoir, cupides ou tout simplement dérangés des méninges, prétendent traduire la volonté d’une puissance supérieure dont chacun de nous devrait admettre la pensée, sa vision de l’organisation de notre vie, au besoin — ou surtout — par la force.

Que cette puissance supérieure s’appelle Jésus, Mahomet, Moïse ou “le peuple” peut importe. Le résultat est toujours le même, nous devons obéir à ses prêtres auto-proclamés sous peine de graves sanctions. Notre liberté nous est confisquée par la force ou la persuasion.

Aujourd’hui cette puissance supérieure s’appelle donc “le peuple”. A l’instant où j’écris ces lignes ses grands prêtres fous sont Mélanchon et Le Pen.

Comment cela est-il possible ?

Je propose deux explications, probablement largement insuffisantes, en espérant simplement jeter les bases d’une réflexion.

D’abord notre crédulité.

Je crois sincèrement que notre crédulité tient au fait que le temps nous est compté, que la vie de tous les jours nous envahit laissant peu de place à la réflexion, que l’action nous dévore.

Les grecs pensaient que seuls les inactifs pouvaient devenir des sages, des philosophes. Pour ma part il a fallu que j’arrive à l’âge de l’inactivité partielle forcée pour avoir l’opportunité d’essayer de réfléchir.

N’ayant pas le temps de penser nous avons tendance à croire ceux qui prétendent l’avoir pour nous ou être les intermédiaires privilégiés d’une pensée supérieure dont ils seraient les initiés.

Ensuite notre bêtise.

Contrairement à l’idée généralement répandue, l’intelligence chez l’homme est assez justement répartie, chacun en est suffisamment pourvu en fonction de ses besoins, la bêtise est donc strictement issue de l’ignorance. C’est ici que tout se joue.

Cycliquement, une avancée technique fournit à une collectivité un outil qui accélère la diffusion de l’information au point de faire croire à la majorité qu’elle a enfin découvert le fil à couper le beurre, l’initiation à l’intelligence, dont la concrétisation apparaît habituellement sous la forme d’une recette miracle susceptible de résoudre les problèmes de chacun et donc capable d’apporter le bonheur à tous.

Lors de cette apparente révélation en réalité l’ignorance est toujours présente, mais un accès soudain facile et généralisé à l’information donne l’impression de savoir, donc de comprendre. La suite logique est d’adhérer à ce que l’on croit avoir compris, sans recul et sans vérification.

Le microbe de l’obscurantisme est installé, le terrain est propice à tous les excès. La collectivité touchée va en baver. Le plus souvent l’histoire, lorsque plus tard elle en rend compte, oublie les épouvantables dégâts collatéraux liés à ces dérapages, cela en prouve la force et l’inéluctabilité.

C’est ainsi que presse libre et affichages publics portèrent la révolution de 1789, que la radio ouvrit la porte au nazisme, le transistor à mai 68, et qu’aujourd’hui internet se donne à une nouvelle fièvre collective informationnelle : la pensée infaillible du “peuple”.

L’afflux d’informations non vérifiées nous fait croire à l’éradication de notre ignorance, donc de notre bêtise, et par contrecoup à l’accès à l’intelligence pour chacun de nous. Hélas ce n’est qu’une apparence, le drame n’est pas loin.

Nous en parlerons à l’occasion d’une prochaine vidéo dans laquelle nous évoquerons le prosélytisme de l’obscurantisme à la mode, autour de l’idée du “peuple”, véhiculé en économie par le professeur Jacques Généreux, maître à penser de Mélanchon et enseignant à Sciences Po.

Bien cordialement. H. Dumas.

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L’enfer des classes moyennes

Le national populisme est en marche, aujourd’hui ou demain rien ne semble pouvoir l’arrêter.

Il touche les classes jeunes, cultivées, en plus de ses traditionnels clients ceux qui se considèrent laissés pour compte ou entravés dans leur vie par les autres.

Avec Le Pen il était cantonné, réduit à sa plus simple expression intellectuelle, avec Mélenchon il se donne bonne figure. Les deux réunis, c’est la moitié du pays.

Le national socialisme c’est le repli sur soi et la haine des autres, cela ne peut finir que dans la violence.

Moi, classe moyenne, citoyen du monde, simplement homme libre, individu sans appartenance, poussière universelle assumée, libéral, j’ai donc à subir le mépris de l’élite intellectuelle ou financière et la haine de la populace, c’est beaucoup.

L’élite

Elle me méprise parce qu’elle sait que je sais. Je la vois telle quelle est, limitée, bien en dessous de ce qu’elle voudrait être, relativement ordinaire mais si ambitieuse, souvent là par hasard.

Je n’ai pas de haine pour elle, mais pas non plus le respect qu’elle attend de moi en fonction de ses déguisements, de ses postures.

Elle m’impose sa loi, souvent injustement mais jamais avec violence, c’est une intellectuelle, tout est dans l’apparence.

Elle feint l’indifférence mais il n’en n’est rien, ma liberté, mon insoumission, la contrarient au plus haut point, mais ne voulant l’avouer elle se fait hypocrite, vicieuse, pour me soumettre.

La populace

Elle hait ma distanciation par rapport à l’élite, mon insoumission, qu’elle assimile à de la prétention injustifiée. Elle a un besoin absolu de croire en l’élite, elle considère mon incrédulité, si proche d’elle, comme une humiliation, un affront.

Pour elle, l’élite est la justification de sa condition dont elle ne peut imaginer être personnellement responsable.

Le pire est que plus l’élite la violente, plus elle l’aime. Les chefs autoproclamés du national socialisme savent cela, aussi bien Le Pen que Mélenchon.

La dépendance de la populace à l’élite s’accommode mal de la démocratie. Dans le même temps son élite ne vit que pour le pouvoir, pas pour la populace ni pour la démocratie. La démonstration en fût faite Dimanche soir sur le visage défait et haineux du si sympathique Mélenchon.

L’alliance

L’élite et la populace peuvent-elles, en France, s’associer pour mettre le pays en coupe réglée, comme cela est toujours le cas dans le cadre de l’accès au pouvoir par la pensée national socialiste ?

Je le crains fortement.

Pourquoi cela ?

Il me semble que c’est tout simplement une tendance naturelle, cyclique.

Je la résumerais dans ce questionnement : une classe de 25 élèves est-elle performante si deux élèves ont 20, le tiers du reste la moyenne et les deux autres tiers sont proches de zéro, ou, est-elle performante si tous les élèves ont la moyenne, 10/20 ?

Tout cela indépendamment du projet pédagogique qui n’est en réalité qu’une conséquence de la réponse à la question posée.

Dans le premier cas il y a une élite, une classe moyenne et des derniers.

Dans le deuxième cas il y a un écran de fumée, des manipulateurs et un nivellement qui détruira tout.

Ceci dit, je ne suis pas sûr d’aller revoter dans quinze jours. Nous verrons.

Bien cordialement. H. Dumas

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Le grand loto présidentiel (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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ÉNIGMES ACTUELLES

Ma vie est, pour moi, une énigme. Si vous avez quelques minutes, j’aimerais la partager avec vous.

Bref résumé :

Adolescent rieur je ne prenais pas trop au sérieux les conseils compassés des adultes. Tout à ma joie de vivre j’arrive à mes vingt ans dans un grand éclat de rire.

Bientôt, je rencontre celle qui sera mon épouse et qui, 51 ans plus tard, l’est encore. Mon père, à qui je la présente en lui demandant son avis, me dit : ” Elle a l’air bien, elle te fera travailler”. Réflexion que je trouve alors énigmatique, légèrement désobligeante, que j’attribue à l’inquiétude qu’engendre pour lui mon insouciance. .

Et pourtant, bingo, il a mis dans le mille.

Notre premier enfant né alors que mon épouse à 18 ans et moi pas encore 21. Nous en aurons trois autres. Nous assumons, donc nous travaillons, finie l’insouciance.

C’est de là que part notre trajectoire. De cet état de famille.

Plusieurs objectifs s’imposent : se nourrir, puis élever les enfants, puis enfin assurer une sécurité familiale, notre vieillesse et de façon ultime laisser un patrimoine.

A la poursuite de ces objectifs nous ne ferons qu’un, notre solidarité sera sans faille.

Attention, je ne suis pas en train de vous dire que ce fut “un long fleuve tranquille”. Non, engueulades et tentions étaient souvent au menu, mais sans que jamais il y eut dissolution de notre volonté commune. Nous avons tout partagé, chaque instant de bonheur ou de difficulté fut vécu à deux. Rien, jamais, même le pire, n’a pu nous séparer.

Cerise sur le gâteau, nous avons scrupuleusement respecté les règles universelles de correction et d’intégrité collective par rapport à la société, enfin nous en étions persuadés. Nous avons accepté de payer le coût de ces principes. Nous avons surmonté tous les obstacles.

Mais la société a eu raison de notre détermination, elle nous a éliminés.

Pour elle, le couple n’existe pas, l’intégrité non plus.

Le couple

Pendant que chaque émotion, chaque ambition, chaque échec, chaque réussite, chaque angoisse  étaient le fruit d’un partage intellectuel et pratique entre nous, le statut social de mon épouse s’appelait : “femme au foyer”.

Alors que rien de tout ce que nous avons fait n’aurait pu l’être sans elle, elle n’a été définie que par ce statut de femme au foyer.

Comprenons nous bien. Il est illusoire d’imaginer que l’on peut créer une famille performante pour affronter la vie et élever des enfants sans que l’une des deux composantes de base de cette famille prenne en charge le foyer familial, qui est un lieu de travail à plein temps. Il faut bien comprendre que, contrairement à la vulgate administrative de ce pays, cette prise en charge pratique du foyer n’isole pas du couple celui qui l’assume, au contraire elle en fait un élément fondamental.

Or, pendant 51 ans, mon épouse, pour nos technocrates, n’a eu ni salaire ni statut. Enorme, non ?

Imaginons que, respectueux de son rôle réel dans notre aventure sociale commune, nous ayons prélevé pour elle un salaire tiré d’une de nos sociétés : cela aurait été considéré comme un salaire fictif. Et oui.

Le fisc nous aurait demandé de justifier de son emploi de temps, de son activité, de sa présence dans la société.

Moralité, après 51 ans de partage total de l’aventure sociale de notre famille, mon épouse n’a droit à aucune retraite, aucun avantage salarial. Avec tout ce qu’elle a apporté elle n’a jamais existé, dit notre société de folie.

Si je me présentais à l’élection présidentielle elle passerait, dans la presse, pour un personnage falot qui n’a rien fait de sa vie. Pour une escroc si elle avait été rémunérée.

En clair et pour en terminer sur ce sujet, notre couple passe pour une espèce en voie d’extinction, à ranger au rayon des pauvres cons qui n’ont rien compris.

Ce que je peux concéder c’est que la place sexuée de celui qui s’occupe du foyer, désignant fatalement la femme, est abusive, que rien n’interdit que ce soit au contraire l’homme qui assume cette tâche. Mais une chose est sûre, il faut un foyer. Ce n’est pas l’Etat qui peut y pourvoir, contrairement à ce qu’il tend à prétendre pour flatter ceux qui sont trop égoïstes pour assumer une famille.

La vie de Mme et M. Fillon ne me choque pas, le partage de leurs revenus non plus. Ce qui pour autant ne m’engage pas sur son programme politique qui n’a de libéral que le nom.

L’intégrité

Petite histoire d’un lycée, le mal nommé Charles De Gaulle. Co-architecte chargé de sa construction j’ai la surprise, lors de l’ouverture officielle des réponses aux appels d’offres, de constater que les grosses entreprises répondant en lots groupés sont toutes au double de l’enveloppe projetée. Une paille.

Le responsable politique du projet déclare l’appel d’offre infructueux et prétend annuler ma prestation.

Heureusement, j’avais prévu la possibilité de répondre en lots séparés. Le cumul des offres les moins-disantes passe dans le prix prévu.

Contre l’avis de l’élu responsable, une mission de passation des marchés m’est confiée. C’est alors que je vois débarquer à mon cabinet l’une des entreprises nationales ayant répondu en lots groupés qui m’explique que ce marché, dans le cadre d’une entente régionale, doit lui être attribué. Ainsi fut fait, au prix du cumul des moins-disants et non à son prix.

Je n’ai plus jamais travaillé pour les collectivités ou pour l’Etat.

Cette toute petite affaire qui revenait à faire payer, par nos impôts, un lycée le double de son prix n’est pas un cas isolé, au contraire.

Chacun ici a des raisons impérieuses de croire qu’il fait le bien, l’élu parce qu’il pense jouer la sécurité avec une entreprise d’envergure nationale, l’entreprise parce qu’elle prétend protéger ses salariés. Tous se trompent.

Mais que peut-on faire seul contre tous, même en ayant raison ? Rien.

Ce sont les mêmes fonctionnaires technocrates, avec leur même bonne foi stupide et perverse, qui sont venus chez moi me voler le fruit de mon travail.

Je l’affirme, preuve à l’appui grâce à l’avis du rapporteur public de La Cour d’Appel de Marseille, les agents fiscaux Louis Martino, Garcia et Giugleur qui sont venus chez moi me déposséder de tous mes biens, me laissant dans la misère moi et mon épouse, sont des escrocs. Je l’affirme pour quel résultat ? Aucun.

L’intégrité d’un côté, l’escroquerie de l’autre, la victoire est à l’escroquerie.

Moralité :

Quand la société, dont vous ne pouvez pas vous exclure, dérive mortellement, elle vous entraine inexorablement. Vous ne pouvez que mourir avec elle. C’est cela qui devrait nous amener à voir différemment tous les immigrés du monde qui frappent à notre porte. Demain, ailleurs, nous serons ceux-là. Il n’est pas d’autre issue.

Cordialement. H. Dumas

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Prisonniers politiques

 

Du 16 au 22 Avril, c’est la semaine internationale de solidarité avec les prisonniers politiques, dont nous sommes.

L’assemblée parlementaire européenne, dans sa résolution n° 1900 de 2012 est très claire, elle définit ainsi le prisonnier politique :

«Une personne privée de sa liberté individuelle doit être considérée comme un “prisonnier politique”:

  1. a) si la détention a été imposée en violation de l’une des garanties fondamentales énoncées dans la Convention européenne des Droits de l’Homme (CEDH) et ses Protocoles, en particulier la liberté de pensée, de conscience et de religion, la liberté d’expression et d’information et la liberté de réunion et d’association;
  2. b) si la détention a été imposée pour des raisons purement politiques sans rapport avec une infraction quelle qu’elle soit;
  3. c) si, pour des raisons politiques, la durée de la détention ou ses conditions sont manifestement disproportionnées par rapport à l’infraction dont la personne a été reconnue coupable ou qu’elle est présumée avoir commise;
  4. d) si, pour des raisons politiques, la personne est détenue dans des conditions créant une discrimination par rapport à d’autres personnes; ou,
  5. e) si la détention est l’aboutissement d’une procédure qui était manifestement entachée d’irrégularités et que cela semble être lié aux motivations politiques des autorités.»

Pour apprécier la situation nous allons d’abord nous pencher sur la notion de liberté individuelle.

Il est possible que certains d’entre vous n’aient pas eu l’occasion d’y réfléchir tant l’idée de liberté nous est bassinée à longueur de temps comme si, par une chance incroyable, notre société était marquée du sceau de la liberté, que la chose était entendue, que cela faisait de nous les privilégiés de la terre en plus d’être justement les inventeurs de la dite liberté.

Hélas, les choses ne se présentent pas vraiment ainsi.

Il y a deux libertés individuelles, la liberté négative et la liberté positive.

La liberté négative est la garantie de pouvoir faire ce que l’on veut, sous réserve de ne pas nuire aux autres. C’est la liberté telle qu’elle a été définie par les lumières, telle que tout le monde l’imagine, telle que 1789 a cru la promouvoir.

Pour imager la définition nous dirons par exemple que l’absence de censure garantit la liberté de lire pour chacun.

C’est ici qu’arrive la liberté positive qui modèle aujourd’hui notre société, qui en est le fondement. Elle se résume ainsi : à quoi sert d’être libre si l’on n’a pas les moyens d’user de sa liberté ? Le droit de pouvoir user de la liberté est la liberté positive.

Dans notre exemple pouvoir lire ne suffit pas, encore faut-il pouvoir acheter un livre. La liberté positive impose donc des bibliothèques accessibles à tous. Notamment à ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter un livre.

Pour résumer, la liberté positive suppose que les moyens de profiter de la liberté négative soient fournis à tous ceux qui ne les ont pas, soit parce qu’ils n’ont pas su les gagner, soit parce qu’un handicap quelconque ne leur permet pas de les gagner.

On perçoit que les choses se corsent, que la liberté — de combat personnel pour la conquérir qu’elle était par le passé — est devenue une exigence d’accès pour chacun, que doit garantir l’Etat.

Toute notre organisation sociale est basée sur ce concept de liberté positive.

Les élus de tout poil se font forts de mettre en œuvre et de pérenniser la liberté positive. Leur outil est la redistribution chargée de prendre à ceux qui auraient trop pour donner à ceux qui n’auraient pas assez pour accéder à la liberté positive.

De ce fait, la liberté négative conquise par certains est entravée pour permettre l’accès à la liberté positive des imprévoyants ou des malchanceux.

Le monstre chargé de mettre tout cela en musique est Bercy. Dans l’absolu sa mission est incontestable. Dans la pratique il en est tout autrement.

Là où le bât blesse

L’idée de fournir la liberté positive à tous, y compris à ceux qui ne font rien pour la conquérir tout en exigeant d’en disposer, pose de multiples problèmes dont celui de la richesse à partager.

Aux masses ce problème d’argent parait secondaire, voire inexistant. Ce n’est pas la même chose pour ceux qui ont pris le pouvoir en prétendant donner à tous la liberté positive. Ceux-là très vite comprennent les limites de leurs possibilités à tenir leurs engagements, il leur faut de la richesse sous peine de se parjurer.

C’est ainsi qu’ils sont amenés à s’associer avec les puissances de l’argent qui ont tôt fait de leur démontrer que sans capital pas d’économie et que sans économie pas de liberté positive à distribuer largement.

C’est ici que nait le premier problème : le capitalisme de connivence qui s’installe entre puissances de l’argent et responsables politiques, façon élégante de nommer la corruption. Qui nous envahit logiquement.

Ce premier problème engendre le second.

Evidement, l’association ci-dessus protège le grand capital d’une trop importante ponction. Personnellement cela ne me choque pas tant me parait nécessaire de protéger le capital. Ce sont l’habillage politique et sa propagande hypocrite qui me dérangent au plus haut point.

Tout le monde comprend que la promesse d’accès pour tous à la liberté positive demande des moyens illimités, jamais suffisants.

C’est de cet argent dont ont besoin les socialistes quand à tout bout de champ ils se présentent en chantre de la liberté positive.

Ce faisant, ils vont alors lâcher les troupes de Bercy sur les malheureux dont l’aisance de proximité est visible des moins favorisés qu’ils ont besoin de séduire pour garder le pouvoir lié à leurs promesses de liberté positive.

Arrive donc la ruine, par l’imposition, des classes moyennes.

Ainsi la boucle est bouclée.

Des centaines de milliers de français deviennent alors des prisonniers politiques, tels que définis par le parlement européen, par la grâce des contrôles fiscaux, .

En effet, ils perdent leur liberté individuelle par paupérisation massive, à l’issue d’une procédure fiscale la plupart du temps irrégulière, qu’ils subissent, comme je viens de l’expliquer, pour des motifs politiques. Ils sont enfermés dans la misère plus surement qu’au château d’If.

Cela est incontestable, pourtant il n’y a aucune chance que ce soit un jour reconnu.

Pourquoi ?

Parce que la vérité universelle est que la liberté individuelle ne peut être qu’un combat personnel, gagné ou perdu mais que l’on mène seul. Donc il n’est de vrai que la liberté négative.

L’autre, la liberté positive, celle que l’Etat — abstraction s’il en est — nous devrait, est une vue de l’esprit, un dogme, une croyance, aujourd’hui une religion qui tue et emprisonne les hommes libres qu’elle ne peut pas supporter, comme toutes les religions.

Alors, en cette semaine internationale de solidarité avec les prisonniers politiques, je pense à vous que Bercy va — ou a — ruiner, emprisonner par perte de libertés négative et positive, bannir en vous accusant de fraude fiscale. Vous êtes des centaines de milliers qui êtes prisonniers politiques, la France est un vaste camp de concentration pour vous, Bercy est votre Stasi, la majorité votre geôlier.

Bien cordialement. H. Dumas

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La réponse du candidat Dupont-Aignan

Bonjour,

Toujours liées à notre lettre ouverte du 28 Mars 2017, les réponses des candidats nous parviennent petit à petit.

Aujourd’hui c’est M. Dupont-Aignan qui nous répond. Une réponse particulièrement acceptable, qu’il en soit remercié.

Peut-être a-t-il compris que sans les nazis pas d’Allemagne hitlérienne, sans la Stasi pas d’Allemagne de l’Est, etc… Que la liberté dans un pays se juge exclusivement à sa police politique, cette police qui ignore les hommes pour privilégier l’organisation politique et ses croyances. C’est Bercy qui fait de nous des prisonniers politiques, il l’entrevoit.

Si c’est le cas, dommage qu’il soit un candidat confidentiel.

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Qui est Marc Nicolaï ?

Il est des jours où la réalité dépasse la fiction, mieux vaut en rire un bon coup.

Je vous joins ci-dessous la note que j’adresse, en déposant plainte, à M. le Procureur de la République.

Je sens que cette enquête, pourtant simple, ne va pas aboutir.

Peut-être que l’un de vous connait Marc Nicolaï, transmettez lui mon meilleur souvenir.

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A ce jour, deux candidats ont répondu à notre courrier

Le Lien pour accéder à notre lettre initiale : LE LIEN

Je vous laisse apprécier les réponses :

M. Jean Luc MELANCHON

François ASSELINEAU

 

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TRAJECTOIRES (vidéo)

Bonjour,

Cordialement. H. Dumas

 

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Dans la nuit du 6 au 7 Avril 2017, Trump aura-t-il déclenché la troisième guerre mondiale ?

Evidemment non. Pour de multiples raisons.

Cependant l’histoire, qui aime les dates, qui a besoin de points de départ et de points d’arrivée, pourrait plus tard, selon ce qui va se passer, lui en attribuer le déclenchement. Ce sera une escroquerie supplémentaire de l’histoire qui n’est pas à ça près.

Dans la pratique, Clausewitz nous a appris que la guerre n’est qu’une  continuité de la politique sous une autre forme, qu’elle n’a donc ni début ni fin par elle-même, qu’elle n’est qu’un accessoire, une forme d’expression extrême de la politique, du vivre ensemble.

Revenons au raz du sol, où nous vivons, et essayons de comprendre pourquoi une ambiance de guerre nous entoure, nous inquiète.

Evidemment, tout ce que vous allez lire n’est que ma profonde conviction, une interprétation personnelle, sans prétention.

Je crois que tout est un problème de trajectoire et de son sens.

La trajectoire

L’univers n’est que trajectoire. Aussi loin que nous pouvons le scruter nous voyons des trajectoires, encore des trajectoires.

En nous et pour nous il en est de même. Notre corps physique, nos cellules bien sûr, suivent une trajectoire, mais aussi notre ensemble personnel ainsi que celui à qui nous appartenons.

Ces trajectoires nous sont, pour leur plus grande partie, imposées. L’homme, qui croit maîtriser l’instant, ne maîtrise rien du tout puisque chaque instant s’insère dans une trajectoire, pris entre celui qui le précède et celui qui le suit.

On peut rompre une trajectoire — plus difficilement influer sur elle — mais alors une nouvelle est automatiquement engagée et nous dictera son rythme. Elles peuvent aussi se télescoper entrainant alors des variations dans leur devenir.

En conclusion, les hommes sont dépendants des trajectoires qui leur sont imposées, qu’ils initient ou qu’ils modifient à la marge.

Ceci posé il me reste à démontrer que ces trajectoires ont un sens, que ce sens n’a que deux directions possibles : la construction ou la démolition.

La construction et la démolition

En ce qui me concerne j’ai eu l’occasion dans ma jeunesse de découper des voitures au chalumeau, de les compresser ensuite, plus tard de démolir des immeubles entiers, je confirme que l’on peut y trouver des satisfactions.

Je n’ai jamais eu l’opportunité de construire des voitures, d’approcher l’industrie, mais j’ai bâti beaucoup d’immeubles. C’est aussi très satisfaisant. Mais si différent.

Ces deux activités sont opposables pratiquement, mais aussi émotivement et intellectuellement.

Les deux sont envoutantes, prenantes, exigeantes et imposent un aboutissement.

L’une est-elle plus utile que l’autre ? Plus valorisante ? Plus morale ? Je ne sais pas.

Leur principale différence serait de mon point de vue le temps. Construire demande beaucoup de temps, détruire beaucoup moins.

Est-il une trajectoire de la construction et une trajectoire de la destruction ?

Alors là ma réponse est oui, trois fois oui. D’abord dans l’univers qui est soit dans une trajectoire d’expension, soit de massification.

Plus prosaïquement, lorsqu’une personne ou une société sont sur une trajectoire de construction l’ambiance est caractéristique. Le regard est optimiste, porté vers l’avenir, chaque pas en avant est motif de satisfaction et générateur de pas complémentaires, la peur d’échouer existe évidemment mais elle ne peut pas freiner l’acte constructif. Les critiques, car il y en a toujours, sont peu audibles. Cette trajectoire est gourmande en hommes, beaucoup en souffrent ou restent sur le côté du chemin.

La trajectoire de construction accumule, systématiquement. De la culture, de la science, de la philosophie, du capital, cela en fonction du sujet qu’elle sert. Elle s’appuie sur l’accumulation, c’est son socle.

A l’inverse sur une trajectoire de destruction le regard est blasé, le passé grandit et s’impose jusqu’à paraître impossible à dépasser, la critique du présent ou de l’avenir s’intensifie.

Avant toute chose, elle tend à éradiquer l’accumulation, toujours en fonction du sujet qu’elle sert, puis arrive un point où la destruction totale s’impose comme unique but ou satisfaction. Elle tend vers le néant.

Tout le monde peut participer à la destruction qui demande beaucoup d’énergie mais peu de compétence. Il n’y a pas de laisser pour compte, tous sont impactés.

Pourquoi l’une ou l’autre de ces trajectoires ?

Je n’ai sans doute pas les compétences nécessaires pour analyser tous les motifs qui déclenchent ou modifient l’une de ces deux trajectoires.

Tout au plus puis-je avancer que la confiance en soi, l’espoir dans la vie, la joie de vivre conduisent à la trajectoire de la construction, à l’inverse la frustration, la crainte de la vie, la tristesse de sa condition conduisent à la trajectoire de la destruction.

Comment ces deux trajectoires ?

Une fois engagées, elles ne sont évidement pas linéaires. On peut en perdre le contrôle, elles peuvent entrer en collision avec d’autres trajectoires, devenir instables au point même de changer si fortement de direction que l’une remplace l’autre. A tout cela nous ne pouvons pas grand-chose tant leur force et leur inertie s’imposent à nous.

Et la guerre dans tout ça ?

Evidemment le stade ultime de la trajectoire de destruction est la guerre.

Les peuples qui la provoquent – qui ne sont pas fatalement ceux qui la déclarent – seront donc la plupart du temps frustrés, en difficulté existentialiste, puisque sur une trajectoire de destruction.

Il semble bien que ce soit le cas de la Russie, des pays arabes, d’une partie de l’Europe, des Etats-Unis, mais ni de la Chine, ni de l’Inde, pas plus de l’Afrique.

Enfin, sur ces points ma vision est vraiment simpliste, elle manque certainement d’informations, donc je n’affirme rien, tout cela n’est que supposition.

Par contre le cas des socialistes français et tout particulièrement de M. Hollande me parait très clair et je suis convaincu de ne pas me tromper.

Vous avez évidemment remarqué combien cet homme est va-t-en-guerre. Nous y voila : c’est sa trajectoire.

Père médecin, grand bourgeois, autoritaire, difficile à dépasser à loyale. Hollande est un adolescent inévitablement frustré, en difficulté existentialiste, il enfourche tout jeune la trajectoire de la destruction. Il devient socialiste.

Il est à l’aise dans cet espace social au service de cette trajectoire, car tout dans le socialisme tend vers l’acte ultime de la destruction. Ce n’est d’ailleurs pas une caractéristique du socialisme particulière à la France, il en est ainsi dans le monde entier. Le but ultime du socialisme, sous toutes sortes d’apparences en fonction des milieux, est de détruire ce que d’autres ont bâti, rien de plus.

Est tout particulièrement visé le capital, mais ce n’est que symbolique, en réalité le capital n’est qu’une image, un but artificiel, le désir destructif est bien plus profond, il est pathologique chez le socialiste. C’est ainsi.

Cela peut s’expliquer, mais ce n’est pas l’objet de ce billet qui est, je le rappelle, la troisième guerre mondiale.

Alors oui, la troisième guerre mondiale n’est pas loin.

Oui, Hollande en rêve.

Il ne sait même pas personnellement qu’il en rêve et pourquoi.

Il se croit socialiste, il n’est pas conscient que le socialisme est une trajectoire qu’il a prise tout jeune, qui ne peut faire de lui qu’un chef de guerre, un destructeur et non un bâtisseur qu’il ne sera jamais.

Hollande à sa petite échelle va, noyé au milieu du troupeau socialiste mondial.  Celui-ci ne rêve que de destruction et fomentera inévitablement la guerre lorsqu’il aura effectivement conquis la majorité mondiale, sous sa forme actuelle ou sous la forme déguisée du populisme.

Vous les voyez bien les socialistes, haineux et violents, sur leur trajectoire de destruction, pourquoi voulez-vous qu’ils s’arrêtent en chemin ?

Ils nous entraineront à la guerre, à la destruction, ils ne sont pas capables de bâtir, ils ignorent tout de la trajectoire de la construction.

Conclusion

Oui, la guerre se profile, les 59 bombinettes de Trump n’y sont pour rien.

Bien cordialement. H. Dumas

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L’Homme d’Etat est un mythe (Vidéo)

Bonjour,

Cordialement. H. Dumas

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Ils n’évoquent pas la liberté….(vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas

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Ces maux qui tuent la démocratie

La démocratie est à la politique ce que le marché est à l’économie, c’est-à-dire la possibilité pour chacun de choisir librement.

Les intellectuels qui se prétendent économistes, qui sont évidemment extérieurs au marché, font de celui-ci une critique récurrente qui consiste à prétendre que, pour que le marché soit juste, il faudrait qu’à chaque transaction les parties prenantes soient à égalité d’information.

Evidemment, ce n’est jamais le cas – notamment pour la grande masse des consommateurs que nous sommes, qui se font entuber bien des fois justement par manque d’information –

Nos économistes en concluent que, le marché ne pouvant être équilibré faute de pouvoir rendre l’information accessible à tous, le marché est donc injuste, le marché doit donc être supprimé. Mais oui, mais oui…. Ils le disent.

Depuis, ils cherchent vainement une organisation de substitution. Toutes leurs tentatives à ce sujet finissent dans le mur, grave.

En économie il n’y a pas de solution autre que le marché.

En fait leur erreur fondamentale est de ne pas comprendre – ou de faire semblant de ne pas comprendre —  que la force du marché n’est pas d’être juste, mais d’être libre.

En effet, la liberté permet d’accumuler l’expérience, chaque échec devient une marche vers la compréhension pour celui qui sait tirer les leçons des échecs, qui sait que ce sont les échecs qui construisent les hommes.

Lincoln le résumait ainsi : “On peut tromper une fois un grand nombre de personnes, on peut tromper toujours une seule personne, mais on ne peut pas tromper toujours un grand nombre de personnes”.

Avant de conclure un marché il est donc nécessaire de s’informer, les consommateurs savent cela, même si souvent ils l’apprennent initialement à leurs dépens.

Le marché, pierre angulaire d’une économie prospère, court deux risques graves :

            – 1 – L’inversion du sens de la décision, qui consiste à substituer au client libre un usager soumis. C’est un transfert mortel du pouvoir qui alors, au lieu d’aller du bas vers le haut du consommateur vers l’industriel ou le prestataire, va du haut vers le bas de ceux-ci vers l’usager. C’est tout simplement la disparition de la liberté du consommateur au profit de sa contrainte par le monopole.

            – 2 – Le mensonge volontaire violant l’accès à l’information pour l’une des parties du marché – le plus souvent le consommateur –. J’ai le souvenir dans ma jeunesse de cette société, seule fabriquant mondial de lessive, ” Unilever “, qui remplissait les barils de lessive de toutes les ménagères et de ces dernières qui soutenaient mordicus que la lessive qu’elles employaient était la meilleure, alors qu’elles étaient toutes les mêmes. La encore c’est la liberté de choisir qui est trahie, cette fois par la fausse information volontaire.

Donc, pour que le marché fonctionne il suffit de laisser la liberté de choix, en essayant autant que faire se peut d’éviter le monopole et la fausse information. Imaginer rendre le marché juste est absurde et inutile. Il s’agit le plus souvent d’une excuse pour le contourner et soumettre l’économie à sa botte, avec des buts malsains, même s’ils sont dissimulés derrière des façades au dessus de tout soupçon.

Disons qu’il en est de même pour la démocratie qui n’est que le marché de l’organisation sociale.

Comme pour le marché, ce n’est pas l’erreur qui est fatale en démocratie — au contraire c’est de son analyse que la démocratie tire sa force –

Par contre, toute atteinte à la liberté de choix est mortelle pour elle.

Comme pour le marché, il est deux dangers graves pour la démocratie. Ils expliquent la situation actuelle, qu’il est raisonnable de qualifier de désespérante.

Les deux risques :

            – 1 – Le transfert décisionnel, qui consiste à déposséder l’électeur de son pouvoir de choix en inversant le sens démocratique.

Le vote est un acte factuel qui ne peut s’exprimer qu’envers une personne dont on connait parfaitement l’activisme pour le groupe, au point de lui confier sa voix, de lui donner pouvoir pour soi-même.

Le sens du vote doit aller du bas vers le haut. C’est-à-dire que l’électeur doit voter pour des gens qu’il connait, qu’il voit tous les jours, dont il peut prendre la mesure humaine lui-même.

L’unité de départ de la démocratie doit être le quartier, puis la ville. Même si l’on devait aboutir ensuite au vote par ces premiers élus seuls, représentants leurs électeurs, pour les échelons supérieurs.

Dans tous les cas le vote dans l’autre sens, à partir du Président de La République, est absurde. Il se termine par un vote déterminé par le seul mensonge d’une campagne électorale. Les électeurs sont remplacés par les militants, ce n’est pas la démocratie, l’électeur ne connait pas factuellement celui à qui il donne sa voix.

L’inversion du sens naturel qui dans le marché fait du consommateur un usager, fait en démocratie de l’électeur un spectateur ou un militant. Dans les deux cas, consommateurs et électeurs sont privés de leur pouvoir, de leur liberté de choix.

L’élection présidentielle au suffrage universel est une fabrication du dicteur moral qu’était De Gaulle, même s’il n’a jamais été un dictateur factuel. C’est un gros problème, elle attire naturellement tous les escrocs ou groupes d’escrocs qui vivent de la politique et dont la sincérité est inexistante.

Sous une apparence de démocratie, elle est le poison qui la tue.

            – 2 – Le mensonge violant l’accès à l’information s’exprime sous nos yeux de la façon la plus obscène qui soit.

Les campagnes électorales nationales, qui n’ont aucun temps mort, qui perdurent y compris entre deux élections, sont arrivées à ce stade ultime publicitaire de la transformation du vocabulaire. Les mots, employés pour mentir, sont dévoyés de leur sens réel.

Par exemple : corruption.

La corruption consiste à prélever une somme ou un avantage à l’occasion d’une transaction économique sans motif autre que le pouvoir que l’on a —  ou que l’on s’est donné — d’intervenir dans cette transaction sans raison. Nos politiques pratiquent cette manœuvre à longueur de journée. Ils la baptisent normes, règlements, intérêt public, protection du consommateur, ou autre et nous font croire que seuls les africains pratiqueraient la corruption, qui se reconnaitrait à l’utilisation de valises de billets. Mais les africains sont des amateurs par rapport au pillage auquel se livrent nos politiques, dont les prélèvements corruptifs étranglent notre économie et font vivre un nombre incalculable de leurs complices.

Par exemple : capital.

Le capital est l’accumulation économique indispensable au progrès économique, sans laquelle la fragilité cyclique de l’économie expose gravement les intervenants. Nos politiques ont réussi le tour de force de faire passer l’indispensable capital pour une tare, d’exposer ceux qui l’accumulent à la vindicte de la population, de transformer leur prudence nécessaire à tous en cupidité nuisible à tous.

Par exemple : la redistribution

La misère appelle la compassion, le don a toujours existé, il est évidemment naturellement tourné vers ceux que l’on connait n’ayant pas vocation à aider à ne rien foutre mais à contrer les méfaits possibles du hasard.

Nos politiques ont réussi l’exploit de rendre le don aveugle et obligatoire. Ce faisant non seulement ils ont porté atteinte à sa réalité, mais par leur prétention à la légitimité du choix ils ont complètement pipé les dès au point que le don est haï aujourd’hui par une grande partie des français. C’est un comble improductif et dangereux pour le lien social.

Conclusion

Notre démocratie s’est fourrée dans une impasse dangereuse. La liberté qui la sous-tend est une fleur à la fois fragile et déroutante, ne pas la cultiver avec passion et courage, la trahir est une lourde responsabilité que portent tous les français.

Espérons qu’ils vont le comprendre tant les tares d’aujourd’hui sont visibles.

La liberté ne doit pas faire peur, les difficultés qu’elle porte en elle doivent être regardées par chacun avec courage, elle seule justifie notre combat d’homme. La justice est une abstraction, bien pratique pour les escrocs.

Bien cordialement. H. Dumas

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Lettre adressée personnellement à chaque candidat à l’élection présidentielle de 2017

Aide aux Victimes Fiscales (A.V.F.)

Association loi de 1901

LETTRE OUVERTE à M. ou Mme le(ou la) CANDIDAT(e) à L’ELECTION PRESIDENTIELLE FRANCAISE, AU SUFFRAGE UNIVERSEL, EN 2017

Nous souhaitons connaître votre position concernant la zone de non-droit qui entoure les contrôles fiscaux, puis les redressements fiscaux.

Evidemment il sera tout à fait inutile de nous répondre que le Code Fiscal régit légalement ces moments de la vie économique. Nous savons parfaitement, vous et nous, qu’en réalité les contrôles fiscaux bafouent la constitution, les droits de l’homme et la simple idée de justice.

Nous souhaitons donc votre position sincère sur les points suivants :

La transparence initiale

Les contrôles fiscaux sont décidés hors de tout contrôle, dans la plus grande opacité. Les agents fiscaux envahissent à l’improviste l’intimité des français sans leur donner d’explication. C’est une situation d’une violence inouïe, qui ne pourrait être acceptable que si elle visait des crimes d’une très grande gravité. Or ce n’est jamais le cas en matière fiscale, où il ne s’agit que d’établir des comptes.

La transparence — avec l’indication des motifs du contrôle et un accès au dossier fiscal de chacun — serait de nature à établir des rapports normaux entre les contribuables et l’administration. Cette transparence permettrait au contribuable de comprendre ce qui lui est demandé, de préparer la rencontre, et aux services fiscaux d’établir un climat de confiance entre eux et les contribuables.

Installerez-vous cette transparence ?

La preuve du débat oral et contradictoire

La charte du contribuable vérifié souligne l’importance du débat oral, lors du contrôle, entre les contrôleurs et les contribuables vérifiés, qu’elle qualifie de contradictoire, c’est-à-dire ouvert aux arguments des deux parties.

Or les Services Fiscaux refusent catégoriquement que ce débat soit enregistré. Ainsi il perd, en cas de procédure, toute sa force contradictoire, puisqu’il disparaît comme s’il n’avait jamais eu lieu.

L’enregistrement des débats est aujourd’hui essentiel, c’est une constante partout. Cela s’avère, à chaque fois, un progrès pour la justice. Pourquoi seul le fisc continue à nier cette évidence ? Qu’elle est votre position ?

Le juge

Une justice digne et démocratique suppose qu’entre l’enquête et la sanction intervienne un juge à l’occasion d’une audience publique.

Or, lors d’un contrôle fiscal, c’est l’agent enquêteur qui prononce directement la sanction, exécutoire dès son prononcé. Il s’agit ici d’une véritable lettre de cachet dont les conséquences sont incalculables et dramatiques pour notre pays.

Une saine administration de la justice fiscale supposerait qu’à l’issue du contrôle fiscal le contribuable déclaré fautif soit présenté devant un juge, que ce dernier lui-même ou après assistance d’un expert indépendant, prononce la sanction à l’occasion d’une audience publique.

Par ailleurs, actuellement les procédures fiscales sont du ressort des Tribunaux Administratifs, non indépendants, ce qui fait que les Services Fiscaux — donc l’Etat — sont dans les procédures juges et parties. Qui plus est, avant tout contentieux le contribuable doit au préalable donner la primeur de ses arguments à la hiérarchie du contrôleur.

Ces déséquilibres judiciaires empoisonnent la vie économique et les rapports entre les Services Fiscaux et les contribuables, qui n’ont objectivement aucune raison d’être aussi dégradés qu’ils le sont.

Nous pensons que les tribunaux civils libres et démocratiques devraient être en charge des conflits fiscaux.

Quelle est votre position sur ces deux anomalies, l’absence de juge entre l’enquête et la sanction, la saisine en matière fiscale d’une justice adminstrative non indépendante. ?

La dette

Le redressement fiscal est exigible dès son prononcé lors de la notification. Le contribuable fait alors l’objet de prises de garanties ou même directement de saisies arrêts qui plombent sa trésorerie. Les conséquences sont la plupart du temps catastrophiques. Il n’est pas rare qu’ensuite au terme d’une longue procédure de plusieurs années les redressements soient fortement réduits ou annulés. Il est alors trop tard. Il serait préférable que la dette ne soit payable qu’au terme de tous les recours.

Aujourd’hui la traçabilité mondiale des biens et des personnes interdit au contribuable de fuir avant le terme de ses recours. Ces recouvrements préventifs, avant même les procédures, sont inutiles et destructeurs.

Quelle est votre position sur ce point ?

La responsabilité

Prononcer une dette fiscale est un acte lourd de conséquence. La vie de ceux qui subissent une telle sanction est gravement obérée. Or ni l’Etat, ni les contrôleurs ne sont responsables de leur faute en cas de redressement abusif. Pendant que le contribuable est particulièrement responsable en cas de faute dans ses déclarations.

On voit bien que deux actes comptables, sujet l’un et l’autre à erreur volontaire ou non, ne sont pas traités de la même façon selon que l’on est d’un côté ou de l’autre. Il s’agit d’un grave manquement à l’égalité devant la loi. Nous pensons que tout comme les contribuables, les contrôleurs doivent être responsables de leurs erreurs d’appréciation face à une comptabilité.

Qu’elle est votre position à ce sujet ?

Vos réponses seront rendues publiques.

Merci.

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TRACFIN, la honte de la France

Tracfin, tout juste adolescent, s’invite dans la campagne électorale.

Que les faits avancés concernant Tracfin soient vrais ou faux peu importe, complot ou pas complot peu importe aussi.

Tracfin existe, ce seul fait est scandaleux.

Il n’y a absolument aucune différence entre Tracfin et la Stasi.

Nous vivons l’aboutissement d’une société idéologique qui ne peut que piétiner les libertés individuelles, surveiller chaque homme et chaque femme de ce pays, les tenir à sa merci, les soumettre, évidemment avec comme motif fallacieux avancé le bien du pays.

Comment les français peuvent-ils accepter cette inquisition sans descendre dans la rue et tout casser ? C’est la question que je me pose.

Qu’est devenue la liberté dans ce pays qui en revendique la découverte ?

La réponse est que la majorité des français pense ne pas être concernée par Tracfin. Ils croient que ceux qui sont espionnés le méritent, comme les allemands de l’Est ont longtemps cru que ceux que la Stasi persécutait le méritaient.

Tracfin fait tellement les affaires des sangsues politiques ou sociales et de Bercy que l’on peut aller jusqu’à se demander s’ils ne laissent pas volontairement s’installer un faux conflit de civilisation, des affrontements communautaires, — portés par de sinistres mais si ordinaires délinquants de droit commun – pour pouvoir faire tourner à fond Tracfin à leur profit.

Je me permets de vous inciter à aller voir ce qu’est Tracfin sur le net.

Cette officine n’hésite pas à menacer vos prestataires pour le cas où ils ne vous dénonceraient pas, ou pas suffisamment.

Ainsi votre banquier, votre notaire doivent nommer un référent qui sera en contact privilégié avec Tracfin, à qui il devra dénoncer tout ce qui l’intrigue chez vous, mais aussi évidemment répondre à toutes les questions que pourrait poser Tracfin sur vous.

Chaque centime que vous dépensez est connu de Tracfin. On comprend combien cela est nécessaire pour lutter contre le terrorisme, largement plus que le travail de terrain. Car, c’est bien connu, dès qu’ils touchent un peu d’argent les terroristes vont ouvrir un compte à la Caisse d’Epargne….

Vous ne maniez pas ou peu d’argent, vous êtes convaincu de ne rien avoir à faire avec Tracfin, c’est sans compter sur le développement naturel de toute structure bureaucratique.

Aujourd’hui Tracfin c’est quelques centaines de personnes, demain elles seront des milliers.  Elles “affineront” leurs informations, alors vous serez dans les mailles du filet, vos cadeaux de noël seront analysés, vos sorties, vos déplacements, vos centres d’intérêt, vos préférences, votre couleur politique, etc…

Tracfin c’est la fin de la vie en société, c’est la dictature de l’idéologie, un cycle parfaitement connu. Et pourtant…. nul ne se révolte.

Je hais Tracfin et la lapidation, ce sont les mêmes moteurs qui agitent ces deux calamités. D’abord la prétention d’être du côté du bien. Puis la soif bestiale de détruire et de voir détruire qui s’épanouit à la vue du martyre de celui ou de celle qui sont suppliciés en public, que l’on a au préalable stigmatisé. Le tricheur fiscal pour Tracfin, la femme infidèle pour la lapidation. Dans les deux cas il a fallu d’abord violer la vie privée, l’intimité de la victime, puis l’accuser avec ou sans preuve, peu importe.

Je me demande qui sont ceux qui acceptent de travailler pour Tracfin ?

Ils ont évidemment du plaisir à ainsi pénétrer dans la vie privée de leurs cibles, au point de faire probablement du zèle.

J’imagine leur profil, le même que celui des contrôleurs fiscaux qui jouissent de leur pouvoir, de leur impunité, qui ne respectent ni vos angoisses de chef d’entreprise, ni les risques que vous avez pris, qui cherchent ou fabriquent l’erreur comptable ou administrative avec laquelle ils vont vous ruiner, vous tuer ou vous blesser à mort.

Ces gens malfaisants existent dans toutes les sociétés, ils ne posent problème que lorsqu’ils prennent le pouvoir, ce qui est aujourd’hui le cas en France.

Tracfin est l’aboutissement des mensonges et de la propagande de Bercy.

Les honnêtes gens de ce pays ont la nausée, ils ont du mal à en définir l’origine, je le comprends. Ce n’est pas évident, lorsque l’on est soumis à une propagande de tous les instants, de voir ce qui se cache derrière cette propagande.

Si vous avez compris que l’origine de leur nausée est Bercy et Tracfin, expliquez-le à vos connaissances avant qu’il ne soit trop tard. Pensez au message de Sakharov avertissant l’Occident de ne jamais tomber dans les travers de l’URSS… Trop tard ? Peut-être pas.

Tracfin c’est la forme ultime de l’inquisition fiscale, c’est en réaction contre elle que les français ont été régicides. C’était sans doute un défi plus difficile à l’époque que celui qui nous attend aujourd’hui, qui n’est jamais qu’un grand coup de pied au cul de cette engeance.

Après tout, nous sommes en démocratie, nous pouvons liquider Tracfin quand nous le voulons.

La chose est simple, demandons à Tracfin ce qu’il exige de nous : LA TRANSPARENCE. La suite devrait aller vite.

Cordialement. H. Dumas

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Tous à poil

Je suis consterné. La transparence me répugne.

Quelque chose en moi dit que la pudeur, l’intimité, le secret professionnel, bancaire, médical, patrimonial, n’est pas synonyme d’escroquerie, d’amoralité, que ce sont des besoins essentiels à la vie.

Je vais tenter de m’expliquer dans cette ambiance majoritaire de voyeurisme et d’exhibitionnisme sordide.

Commençons par le début

Les vertus attachées à la transparence sont-elles réelles ?

Le fait que l’on sache tout de quelqu’un le transforme-t-il en un homme parfait ? Peut-on réellement tout savoir d’un autre, même très proche ? Savez-vous tout de votre femme ou de votre époux, de vos enfants ? Cela vous paraît-il la pierre angulaire de vos rapports avec eux, de votre amour pour eux ?

J’espère pour vous que ce n’est pas le cas et que vous respectez les jardins secrets de vos proches sans que cela nuise au respect et à l’amour que vous leur portez, à la confiance que vous avez en eux. Je pense même que votre pudeur participe largement à la construction de votre amour pour eux.

Et s’ils vous trompaient ? Et bien ce serait plus grave pour eux que pour vous. Vous ne croyez pas ?

Vous allez peut-être me dire, le fric et le pouvoir ne sont pas à confondre avec l’amour ou l’estime, ce ne sont pas des problèmes familiaux, ces choses ne sont pas évoquées en famille.

Pas d’accord, en réalité il n’y a pas de différence entre une société réduite à la famille liée par le sang et une plus vaste comme un pays liée par le sol.

C’est la liaison imposée qui crée la société. La liaison voulue étant une association, ce qui est totalement différent.

Alors, la discrétion favorise-t-elle la délinquance économique ?

Il ne faut pas être un acteur économique pour le croire, tant l’hypothèse est stupide.

Petite anecdote :

J’ai vingt ans et je suis amené à gérer l’entreprise de ferraille de ma grand-mère qui a dû se faire opérer de la cataracte. Dans ce cadre je vends un camion de trente tonnes de batteries usagées à un fondeur. Entre l’accord verbal de vente et la livraison il se passe trois semaines et le prix des batteries triple.

Deux jours avant la livraison je téléphone au fondeur : “le prix des batteries vient de tripler, je souhaite que vous augmentiez votre prix pour la livraison proche”

Sa réponse ” jeune homme, si le prix avait baissé de moitié m’auriez-vous téléphoné ? “

Moi ” euh non bien sûr”

Réponse sans ambiguïté ” et bien, soit vous respectez votre parole et vous me livrez comme convenu, soit vous gardez vos batteries et vous ne me rappelez plus jamais”

J’ai livré les batteries.

Je veux dire que le moteur du monde économique ce n’est pas l’apparence, la transparence, c’est la responsabilité de ses actes et le respect de ses engagements.

Mais alors, la corruption, si ce n’est pas le secret qui la favorise, qu’est-ce ?

Tout simplement l’irresponsabilité.

C’est parce que l’Etat, cette abstraction composée de fonctionnaires irresponsables, se pique d’être un acteur économique important que la corruption s’épanouit. Évidemment celui qui n’est pas responsable peut trahir sans risque, or la corruption n’est qu’une trahison.

Avant l’intervention étatique démesurée d’aujourd’hui, les accords économiques se concluaient par une poignée de main. Celui qui ne respectait pas ses engagements était banni, exclu du circuit économique.

Mais l’Etat, partenaire abstrait qui ne peut évidemment pas taper dans la main, et ses fonctionnaires irresponsables ont généré une paperasse compensatrice gigantesque à l’apparence sécuritaire. Elle même religion des magistrats totalement ignorants du fait économique, qui se glorifient de juger sur des documents qu’ils ne comprennent pas des affaires économiques qu’ils comprennent encore moins.

De fil en aiguille, de rapports simples et respectables qu’elle était, l’économie est devenue une source inépuisable de contrats dont la vertu principale est de rendre les accords commerciaux totalement incompréhensibles et aisément “pipables”.

Bouygues avait la réputation d’ouvrir un nouveau dossier contentieux lors de chaque signature de contrat.

C’est donc principalement le poids de l’Etat dans l’économie qui génère la corruption.

Qui veut plus d’Etat, donc plus de corruption ? Suivez mon regard.

Dans ces conditions, le fait de savoir, grâce à la transparence, que nos élus sont des infirmes de l’économie, pas foutus d’être au moins aisés à plus de soixante ans, est-il un réconfort ? Pas vraiment.

Dans notre état de suspicion généralisée on peut aussi se dire que le plus jeune de nos candidats travaille à crédit, qu’il sera payé plus tard, après, il a le temps. Rien n’arrête la parano quand elle est enclenchée.

Qui plus est, constatons objectivement que des hommes politiques dénudés des attributs d’une fortune minimum ne sont guère appétissants.

Si nous voulons qu’ils s’occupent de politique et ne se laissent pas acheter, inutile de les scruter tout nus, supprimons simplement leurs prérogatives économiques. Rendons l’économie exclusivement au secteur privé qui sait neutraliser naturellement les escrocs et limitons le pouvoir des élus aux besoins régaliens de l’Etat.

Cordialement. H. Dumas

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