Nous assistons en direct à la faillite de l’Etat-patron.
Cet Etat- patron sans vergogne dont les salariés et les affidés ne respectent pas leurs clients, qu’ils emprisonnent à coup de monopole, qu’ils narguent du haut de leur pouvoir en leur faisant croire que c’est pour leur bien.
La faillite de l’Etat-patron français est mondiale. Elle l’entraîne évidemment, mais elle entraîne aussi celles et ceux qui sont avec lui de connivence pensant faire leur beurre sous couvert des pouvoirs exorbitants de cet Etat-patron.
L’affaire Ghosn est symbolique à ce sujet. Renault, filiale assumée de l’Etat patron français, prend en otage à son profit ses partenaires japonais.
Quoi de plus normal pour l’Etat-patron de prendre en otage partenaires et clients par la force ? Oui, mais voilà, ce ne sont pas les règles naturelles de l’économie. Les japonais se rebiffent, ils collent le représentant de l’Etat-patron, grassement rémunéré pour ses excès de pouvoir, en tôle. Ils ne vont pas le lâcher.
Tous ces petits bonhommes fonctionnaires qui se vautrent cyniquement dans le confort de l’Etat-patron, à tous les niveaux, ne peuvent que faire faillite, car l’économie ce n’est pas l’emploi de la force, c’est celui de la séduction, de la compétence et de la concurrence.
Nos fonctionnaires, habitués à nous considérer comme des chiens, à se la péter dans un confort et des garanties que nous sommes obligés de leur payer contraints par l’impôt levé par la force, sont tout étonnés que, malgré la casse qui touche directement les classes laborieuses, la révolution en action continue à séduire la majorité.
Ils vont probablement devoir s’y faire.
Car, quand bien même la population harassée se laisserait acheter par une poignée de cacahuètes et libérerait la rue, ce qui est loin d’être évident, les choses ne seront plus jamais comme avant et ne permettront plus de dissimuler la faillite de l’Etat-patron.
Tous les petits chefs étatistes sont discrédités pour longtemps.
Les révolutionnaires sont-ils en mesure de faire cette analyse ? Vers où penche leur souhait d’avenir ?
Veulent-ils juste profiter à leur tour des avantages de ceux qu’ils dénoncent ?
C’est ce que croit Mélenchon, Le Pen et bien d’autres. On vire les hommes de l’Etat actuels et leurs serviteurs et on recommence en pire avec de nouvelles têtes. En clair, on s’enfonce dans le collectivisme, le règne de l’arbitraire, le dos tourné aux règles de l’économie et de la liberté à la poursuite d’une utopique égalité. On renonce à l’effort, à la responsabilité, à l’humanisme, on se jette tête première dans le dogme, la croyance.
Veulent-ils au contraire être libres ?
C’est ce que je crois. Prendraient-ils de tels risques si ce n’est pour être libres ?
Mai 1968 n’a pu être que parce que le motif en était la quête de la liberté intellectuelle, sa tentative de récupération par les syndicats a lamentablement échoué à l’époque.
Novembre 2018 n’a de raison d’être que pour la quête de la liberté économique, il est peu probable que ceux qui sont opposés à cette liberté puissent récupérer le mouvement.
Si, au bout du bordel ambiant, se trouve la liberté économique, cela vaut la peine.
La problématique est que, pour l’instant, personne ne se lève pour symboliser cette liberté. Mais, d’un autre côté, peut-on se lever politiquement et donc contraindre au nom de la liberté ?
C’est tout le problème de la liberté.
Bien à vous. H. DUMAS
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