Que feriez-vous de votre liberté ?

C’est la question qui me vient à l’esprit lorsque je vois fleurir les pancartes affichant le mot “liberté”, portées par des personnes qui demandent certes un autre Etat mais surtout autant — voire plus — d’Etat.

L’exigence ne doit pas se résumer à être libre, mais à pouvoir jouir du droit d’être responsable de soi.

C’est la responsabilité qui mène à la liberté, sans elle la liberté est au bon vouloir des autres, de ceux qui se prétendent responsables. Elle est donc limitée, semblable à celle que l’esclavagiste concède à ses esclaves.

Nos maîtres n’ont qu’une idée en tête : nous déresponsabiliser. La majorité est d’accord, c’est ainsi qu’elle perd, jour après jour, sa liberté.

La révolution avait pour ennemi les corporations. Aujourd’hui, la nouvelle révolution à faire passe évidemment par l’anéantissement de Bercy, la priorité des priorités, mais aussi par la fin des corporatismes que Bercy a indirectement installés.

Nous avons tous conscience que toute responsabilité nous est refusée.

Sur les choses essentielles de notre vie, notre pouvoir de décision, notre prise de responsabilité, nous ont été volés.

C’est ainsi que :

– Vous ne pouvez pas défendre vos droits vous-même devant la justice, vous devez passer par la corporation des avocats.

– Vous ne pouvez pas bâtir vous-même votre environnement, en être responsable, vous devez passer par la corporation des architectes.

– Vous ne pouvez-pas commercer librement, vous devez passer, dès un seuil de surface modeste, devant des commissions corporatistes pour ouvrir boutique.

– Vous ne pouvez-pas choisir vos soignants et vos soins vous-même, vous devez suivre vos référents et les protocoles décidés par la corporation de la santé.

– Vous ne pouvez pas choisir les études que vous souhaitez, vous devez suivre la voie tracée pour vous par la corporation des enseignants réunie sous le vocable de l’Education Nationale.

– Vous ne pouvez plus vous déplacer librement, organiser sans contrainte vos rencontres, vous devez subir la surveillance de l’Etat, de la corporation de ses fonctionnaires…

– Vous n’êtes plus libre d’exprimer votre pensée. Les outils dédiés sont peu à peu assujettis à la maîtrise de la corporation des informateurs, maitres de la propagande, seule admise.

La liste est illimitée….

La population a-t-elle, en échange de toutes ces restrictions à ses libertés, obtenu le statut d’irresponsabilité dont elle rêve majoritairement ?

Non, évidemment.

Car la somme des décisions prises dans ces conditions, c’est à dire sans responsable, ne peut qu’amener à une situation de catastrophe dont la population, et elle seule, paiera la facture.

Marché de dupe ces pancartes exigeant la liberté et non le droit d’être responsable.

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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2 thoughts on “Que feriez-vous de votre liberté ?

  1. 100 % d’accord ! Et le pire, c’est que souvent, nous finissons par trouver tout cela normal. En fait, on nous fait peu à peu un monde proprement insupportable.

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