Patients et médecins même combat

Beaucoup de médecins sont vent debout contre la Loi Santé 2014. Plusieurs syndicats appellent à la fermeture des cabinets en fin d’année. Quitte à demander l’abrogation de la loi santé autant en profiter pour réclamer de véritables réformes structurelles. Ces réformes de fond consisteraient à rendre la liberté aux patients et aux médecins avec le retour au colloque singulier sans intervention d’un tiers.

Connaître les faits :
Nous assistons à la fin de la médecine libérale en France. Cette mort était inéluctable, programmée par les politiciens à partir du moment où ils ont créé la Sécu en 1945. Ils ont soustrait le domaine de la santé et de la retraite à la responsabilité individuelle pour les livrer à l’irresponsabilité collective. La signature d’une convention par les médecins avec cet organisme monopole d’État, totalitaire par essence, (il se mêle de tout), les a livrés pieds et poings liés au bon vouloir des hommes politiques. Depuis plus de trois générations les politiciens ont, sous des prétextes divers, serré régulièrement et tout doucement les liens pour parvenir à la fin de la médecine libérale dans notre pays. Dans ce système le seul devoir des médecins est d’obéir à des directives imposées : contraintes multiples, tracasseries administratives, honoraires bloqués, humiliations, passage devant des juridictions exorbitantes au droit commun. Les patients ne sont pas mieux lotis. Ils cotisent de plus en plus sont remboursés de moins en moins et ont eux aussi à subir les tracasseries de la Sécu.

Changer de paradigme.
Il faut rompre avec ce système pour régler ce problème définitivement et ne plus vivre à intervalle régulier le psychodrame des négociations conventionnelles qui voient les libertés individuelles rognées un peu plus, chaque fois pour un bien piètre résultat.(plus de contraintes, plus de déficit, plus de dette, plus de cotisations, moins de remboursements, moins bonne conditions de travail).
Les médecins ne doivent plus se demander ce qu’ils sont prêts à sacrifier à la Sécu (prendre sur les médicaments, l’hôpital, pour rémunérer la médecine de ville et vice versa. Soit déshabiller Pierre pour habiller Paul) en échange de quelques miettes. Ils doivent se demander quels services ils pourraient apporter aux Français si leurs conditions de travail étaient meilleures et si le colloque singulier était respecté.
Il serait utile que les médecins sortent des cadres habituels des revendications médicales : honoraires, conditions de travail, rejet du tiers-payant généralisé etc. Ces revendications conjoncturelles sont certes justifiées mais condamnent les professionnels de santé à mendier régulièrement leurs conditions de vie et de travail aux politiciens. Les politiciens enferment les médecins dans ces revendications et les piègent. Ils jouent l’opinion.

Mobiliser les Français
Gagner le soutien des Français est un enjeu. La situation des Français est mauvaise, voire très mauvaise. Ils paient de plus en plus pour leur Sécu et sont de moins en moins remboursés, leurs retraites sont incertaines et minables, plus de 5 millions sont au chômage, leur pouvoir d’achat s’effondre. Ils n’entendront pas les revendications de « nantis payés par la Sécu » qui « n’ont plus la vocation », qui « ne veulent plus assurer les gardes », qui pratiquent « une médecine tiroir-caisse » etc. Il faut intégrer ce contexte. La situation économique de notre pays est à prendre en compte. « Le niveau de rémunération des médecins dépend pour partie du niveau général de développement économique d’un pays. » Panorama de la santé OCDE 2013. Le revenu du médecin peut donc être un marqueur du développement économique d’un pays. Une amélioration pérenne des revenus médicaux ne peut être dissociée de réformes structurelles du pays. Les professionnels de santé doivent donc mettre en avant des propositions qui intéressent tous les Français.
Il est nécessaire de leur apporter plus qu’une médecine de qualité, l’absence de files d’attente, une permanence des soins etc. Ҫa ne fait pas bouillir la marmite et à tort ou à raison l’immense majorité des Français croit avoir déjà tout cela. Après tout on leur a lavé le cerveau avec « le meilleur système de santé du monde que tout le monde nous envie et qu’il faut à tout prix préserver ».

Disposer de la totalité des revenus :
Les Français doivent y gagner. Si les médecins gagnent plus de sous il faut que pour les Français la conséquence soit la même : plus de sous. Gagnant-gagnant Des sous pour tous. L’État confisque aux gens 57% de la richesse qu’ils produisent pour le résultat lamentable évoqué plus haut. C’est une immense marge de manœuvre. Il faut donc rendre leur argent aux Français c’est-à-dire l’intégralité de la rémunération. Soit le salaire complet pour les salariés et le chiffre d’affaire déduction faite des frais nécessaires à l’exercice de leur profession pour les autres. Les conséquences sont énormes dans le domaine de la santé et ailleurs. En effet quand on déroule logiquement le fil de la libre disposition des revenus on obtient : un seul et unique impôt proportionnel sans niches ni privilèges pour que l’État ne reprenne pas d’une main ce qu’il donne de l’autre, l’ autonomie des établissements scolaires et universitaires, le libre choix des parents, le libre choix pour sa retraite par capitalisation, la liberté de construction sous réserve de ne pas nuire aux voisins et de payer tous les frais, la relation contractuelle libre entre propriétaires et locataires, la liberté économique avec la non intervention de l’État dans la vie des entreprise et la relation contractuelle libre employeur employé.

Pouvoir choisir :
Le pouvoir d’achat c’est aussi pouvoir choisir le service que l’on achète. C’est pouvoir disposer d’un compte épargne santé. C’est choisir librement son prestataire santé. Un seul assureur (et non pas deux comme aujourd’hui, Sécu et mutuelles) dont on peut changer si les conditions ne sont pas satisfaisantes et obtenir de meilleures prises en charge des frais de santé. Le corollaire est l’obligation d’assurance et l’interdiction de refuser quelqu’un pour raisons de santé. Bien entendu il existe une couverture sociale par la collectivité pour ceux qui n’ont pas les moyens de s’assurer.

Revenir au colloque singulier
Par définition la juste rémunération résulte d’un échange libre de services (rendu reçu) qui peut être formalisé par un contrat. Seuls le médecin et le patient peuvent la déterminer. Si ce n’est pas le cas c’est un tiers qui décide. Aujourd’hui c’est le politicien. Le service au patient peut comprendre la mise en œuvre de moyens matériels et humains performants dès le cabinet du médecin généraliste comme c’est le cas dans la plupart des pays développés. Il peut comprendre le paiement au temps passé, des forfaits, des abonnements, des dispenses d’avance de frais etc. le tout librement discuté et accepté. Cela s’adapte aussi parfaitement aux « déserts médicaux ».

Les professionnels de santé et les patients sont sur le même bateau. Ils ont les mêmes intérêts. Ils devraient unir leurs forces pour revendiquer une seule chose : que chacun puisse disposer librement de la totalité des richesses qu’il crée par son travail. Tout le reste en découle.

Patrick de Casanove
Auteur de Sécu comment faire mieux, éditions Tatamis

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A propos Patrick De Casanove

Né en 1959, marié, père de 4 enfants, le docteur Patrick de Casanove, diplômé en 1985, exerce comme généraliste dans la ville d'Ondres. Il en a été le Maire de 1995 à 2001 Il écrit des articles pour le journal suisse "Le Temps" et pour diverses organisations libérales. Il est président du Cercle Frédéric Bastiat. Il est l’auteur de Sécu comment faire mieux. Livre facile à lire qui va bien au-delà de la Sécu. Après un bref rappel historique sur la création de la Sécu et ses problèmes récurrents il rappelle qu’elle est la clé de voûte et l’alibi du système de spoliation légale que constitue l’État providence. Il démontre que c’est l’État providence qui en détruisant la responsabilité individuelle est responsable de la situation dramatique de notre pays. Il prouve que dans la vie en société le libre choix est supérieur à la contrainte. C’est vrai dans le domaine économique comme dans celui de la protection sociale, en particulier de la santé et de l’assistance à autrui. Pour sortir la France de la crise économique et de confiance qu’elle traverse il propose des solutions nouvelles inspirées de la pensée de Frédéric Bastiat. Solutions qui tiennent en peu de mots : mettre fin à la spoliation légale. "Sécu comment faire mieux" Éditions Tatamis http://www.tatamis.fr/virtuelle.php/id/111213 ou http://www.amazon.fr/s/ref=nb_sb_noss?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&url=search-alias%3Dstripbooks&field-keywords=s%C3%A9cu%20comment%20faire%20mieux

2 réflexions sur « Patients et médecins même combat »

  1. Bravo confrère,

    Permettez que je puisse suggérer une révolution !

    LE PARCOURS DE SOINS ALLEMAND ET FRANCAIS

    Nous sommes en EUROPE. La libre circulation des personnes appartenant aux 27 pays de l’Union Européenne, tout comme la libre circulation des marchandises et enfin celle des professionnels de toutes sortes, y compris des professionnels de santé est l’un des principes fondateurs de cette Europe si débattue ces jours-ci dénommée UNION EUROPEENNE (UE). Les médecins peuvent nous quitter.

    Qu’en est-il dans la réalité pour les patients, de nos jours, et en dehors de déclarations démagogiques de certains élus qui sont, en réalité, sans aucune expérience concrète du parcours de soins en dehors de la France par exemple allemand ? Est-il pertinent d’en parler au plan comptable ?

    Qu’en est-il pour assurer librement sa retraite ailleurs que dans notre pays ?

    Qu’en est-il pour cotiser pour sa santé et recevoir des soins pour maladie dans un autre pays de la CEE ? La vérité est que cette liberté est entravée par la seule Assurance Maladie française, bien loin de mériter des éloges.

    Si je mets de côté le cas des urgences médicales et le cas particulier quand nos voisins germains sont les seuls à avoir un équipement (cas de la lithotritie allemande de 1984 à 1988), les autorisations demandées par les assujettis français qui voudraient se faire soigner ailleurs qu’en France nécessitent une démarche auprès de la CPAM. Cette autorisation leur est rarement accordée, presque jamais.

    Par contre les allemands qui cotisent en Allemagne dans une des multiples caisses et qui veulent exercer leur libre choix et se faire soigner en France en ont le droit et ceci sans aucune démarche auprès de leurs organismes, y compris des assurances privées.

    Pour autant, croyez-vous que nos voisins germains soient moins bien soignés ?

    Voyez les travailleurs transfrontaliers. Un travailleur frontalier français veut avoir le choix du pays de son assurance maladie et celui de sa caisse de retraite.

    Le peut-il ? Non !

    La plupart des transfrontaliers refusent, sur le conseil de leurs syndicats qui gèrent pourtant la Sécurité Sociale, de prendre assurance en France. Ils choisissent la Suisse ou l’Allemagne pour la plupart.

    Un allemand qui travaille en France veut avoir le choix du pays de son assurance maladie et celui de sa caisse de retraite. Le peut-il ? Non ! Il est obligé de payer des cotisations en France et il ne peut pas faire rembourser des soins pris en Allemagne.

    Un allemand qui travaille en France veut avoir le choix du pays de son assurance maladie et celui de sa caisse de retraite. Le peut-il ? Non ! Il est obligé de payer des cotisations en France et il ne peut pas faire rembourser des soins pris en Allemagne. C’est un allemand pourtant !

    Est-ce là un bon équilibre pour l’avenir européen ? Le modèle allemand est-il également bon pour la santé ? A mon avis le modèle allemand de BISMARCK (1882-1911) serait à imiter dans de nombreux domaines.

    http://www.cleiss.fr/docs/regimes/regime_allemagne0.html

    Il est bien évident qu’en France, nous ne pouvons pas accorder à l’Assurance Maladie, trop connue pour ses manquements dans le passé, la responsabilité de gérer le tiers-payant que LA COMTESSE de SEGUR veut instaurer mandée par LE ROI de L’ELYSEE.

    Par contre, un organisme issu ou secrété par le conseil de l’Ordre des médecins serait mieux accepté par les médecins, même s’il doit gérer l’ONDAM.

    Chez les allemands, le dernier jour du trimestre est consacré dans tous les cabinets, fermés ce jour-là à classer les SCHEINE (équivalents des feuilles de soins trimestrielles avec des cumuls d’actes sans restriction aucune), afin de les envoyer, d’un seul coup, aux différentes caisses (AOK, etc.).

    Et le surlendemain, les sommes, en complément des acomptes mensuels déjà versés, sont virées sur le compte des médecins. Des REGRESS sont cependant possibles. Mais ils ne sont pas établis par des médecins conseils. Mais par les médecins eux-mêmes pour excès d’actes ou excès de prescriptions onéreuses si les praticiens qui se sont trop écartés de la médiane de la courbe de GAUSS trimestrielle de leur KREIS (arrondissement ou département) ne peuvent pas justifier de trop grands écarts.

    Si l’on vante l’efficacité de nos voisins allemands pour le dynamisme de leur économie ou leur force de travail, les avantages de leur système de santé sont moins souvent évoqués.

    A tort, si l’on en croit une étude réalisée par l’Institut Thomas More. Les deux auteurs de l’enquête, Jakob Höber et Caroline Popovici se sont basés sur des données obtenues grâce à une méthodologie de collecte, un traitement et une nomenclature similaires : les statistiques d’Eurostat, de l’OCDE et de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Notez c’est une étude comptable sans visiter un cabinet allemand. Ils n’ont utilisé des sources nationales que lorsque « les informations n’étaient pas autrement disponibles ».

    Conclusion de leur analyse comparée : pour des résultats sanitaires similaires, l’Allemagne parvient à une maîtrise des dépenses de santé contrastant avec le déficit français. Voilà une équation a inconnues qui devrait attirer l’attention de nos ingénieurs en santé publique.

    Par exemple l’Assurance maladie allemande jouissait en effet en 2009 d’un solde positif de 1,4 milliards d’euros, contre un trou de 10,6 milliards en France.

    Comment les médecins peuvent-ils expliquer cette différence abyssale ?
    Jakob Höber et Caroline Popovici ne sont pas des médecins mais des économistes, des comptables qui donnent des chiffres sans les expliquer. Quels chiffres ?

    Qu’on se rassure pour nos voisins, cette différence abyssale n’est pas à rechercher dans les cotisations : celles-ci sont plus faibles de l’autre côté du Rhin (2 277 euros par habitant vs 2 459 euros sous le drapeau tricolore). Mais comment est-ce possible ?

    Doit-on redouter alors des revenus plus faibles pour les médecins ? Nenni : les omnipraticiens généralistes allemands y bénéficient d’un revenu annuel moyen de 74 703 euros, contre 46 824 dans nos contrées. La retraite du médecin allemand est de 185 % supérieure à celle de la CARMF.

    Serait-ce dans le fait que le montant des remboursements est plus restreint chez nos voisins : atteignant 2 289 euros par habitant allemand, contre 2 551 en France ?

    Pas du tout ! Toutes les prescriptions et actes dans la journée sont pris en charge à 100 % en Allemagne en tiers payant sans aucune restriction sur les médicaments, sur les actes médicaux. Même les Heilpraktiker (guérisseurs) sont payés par les caisses. Pourquoi ? C’est qu’un Heilpraktiker diplômé ne prescrit rien. Seuls ses honoraires coûtent !

    De même on note que les dépenses publiques de santé par habitant s’élèvent à 2 721 euros en France, contre 2 609 euros en Allemagne, ce qui représente une différence de 38 milliards d’euros par an. Pourquoi ? Voilà ce qui est le plus étonnant !

    Une étude détaillée révèle par ailleurs que les coûts liés aux médicaments représentent 14,8 % des dépenses en Allemagne, contre 16,7 % en France. Or savez-vous que les médicaments sont plus chers de 30 % au point que le VIDAL est un cadeau pour les médecins allemands qui veulent prescrire moins cher !

    En outre, il n’y a pas de restriction en % dans leur prise en charge par les caisses allemandes ? C’est qu’ils sont bien moins prescrits. Pourquoi ? C’est la liberté du parcours de soins qui explique cela.

    Les frais hospitaliers entraînent pour leur part 24 % des dépenses, contre 35 % en France. Par ailleurs, on relèvera que 10,8 % des Allemands sont couverts par une assurance privée (quand en France nous sommes tous affiliés à la Sécurité sociale.

    Les dépenses administratives des assurances sociales et privées sont bien moins importantes représentant 5,4 % des dépenses totales de santé, contre au moins 7 % en France (chiffre très contestable même par le Cour des comptes) sans compter les multiples démarches des assurés auprès des CPAM des mutuelles et des assurances diverses pour se faire rembourser les honoraires surtout s’ils dépassent les tarifs.

    Le mot dépassement n’existe pas chez nos voisins germains. Les praticiens sont classés selon leur expérience de 1 à 4 par leurs titres et leur notoriété et leurs honoraires sont entièrement pris en charge par les caisses.

    Ces multiples différences, pourra-t-on penser, ont très probablement un impact sur l’organisation de l’offre de soins, voire sur la santé des Allemands. Une fois encore, rien n’est moins sûr.

    Si les Allemands ont un nombre d’établissements hospitaliers moins importants que nous (2084 vs 2751 pour une population plus importante de 17 millions d’âmes qui compte en outre une part plus élevée de personnes de plus de 65 ans), le nombre de lits pour 100 personnes est finalement plus élevé outre Rhin (8,2 vs 6,6).

    Cependant, les nombre de personnels hospitaliers pour 100000 habitants est plus faible en Allemagne (1338/100 000 contre 1608). Voilà qui mérite explication par une visite dans un hôpital allemand.

    Par ailleurs, en termes d’accessibilité la France se montrerait plutôt favorisée : à l’exception d’une densité de médecins libéraux un peu plus faible (3,3 vs 3,6), elle compte une proportion de personnes moins importante renonçant à des soins pour des raisons financières (23 % contre 26 %) et des délais d’attente également plus limitées.

    Ces écarts n’ont cependant pas d’impact décisif sur la prise en charge des Allemands : leur espérance de vie n’est ainsi que très légèrement inférieure à la nôtre (80,3 ans contre 81 ans).

    Par ailleurs, l’Institut Thomas More indique que la mortalité pour cancer du sein est comparable et que l’on trouve plus de diabétiques bénéficiant de soins préventifs en Allemagne (40 % contre 31 %).

    Voilà une équation ne contenant qu’une inconnue à mon avis.

    Quelle est donc cette inconnue ? Il faut invoquer le parcours de soins exemplaire de l’assuré allemand qui ne ressemble en rien au parcours de combattant de l’assuré français.

    Pas d’attente, pas de rendez-vous à six mois. Pas de retard dans la prise en charge ! Tout est en tiers payant sans dépense pour l’assuré. Vu aussi qu’il y a assez de médecins parce qu’ils sont deux fois mieux payés.

    Toute maladie a un début, une période d’état, une période terminale. Plus on attend dans ce déroulé et plus cela coûte et ceci de façon géométrique (3,15, 75, 300)

    Mise en place immédiate de tous les examens complémentaire dans le cabinet du premier médecin sans attendre plus que deux heures, pas la moindre somme à payer sauf un euro trimestriel tous les actes additionnés en cumul étant réglé rubis sur l’ongle par la Caisse des médecins à la fin du trimestre.

    Prise en charge de tous les examens médicaux et même prise en charge des Heilpraktiker (guérisseurs diplômés), prise en charge de tous les médicaments qui sont pourtant plus onéreux mais cinq fois moins prescrits que chez nous.

    Pourquoi ?

    Cette façon de faire empêche le saucissonnage du parcours de diagnostic et de soins et elle empêche la multiplication des consultations, le temps perdu, les arrêts-maladie d’attente, les médicaments prescrits sans que le diagnostic ne soit connu.

  2. Bsr,
    bravo j’applaudis à 2 mains.
    Ce qu’il faut savoir c’est que le fisc detoune les cotisations des travailleursvia l’urssaf complice.
    J’ai conservé les copies des chèques détournés=2ème impot sur le revenu pris à la source et ce meme sur des Francais non-imposables.
    @+

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