En 1973 : « j’étais là », quand l’inflation a frappé. Quand pendant des années toute l’activité économique a vécu au rythme de contrats indexés, quand les taux bancaires caressaient les 15 %.
A cette époque la consommation dépassait largement les possibilités de la production, ce qui était dû à la vogue du Keynésianisme qui prétendait que l’économie est basée sur la consommation et non sur la production.
Une demande folle, ne reposant que sur les vannes ouvertes du crédit, non satisfaite, généra l’inflation, qui pénalisa le pouvoir d’achat des producteurs de pétrole, alors en pleine ascension. Ils augmentèrent leurs prix. Conséquence et non cause.
Les politiques, qui probablement avaient compris que ce soufflet artificiel allait rapidement retomber, firent porter le chapeau de leur démagogie Keynésienne aux monarchies pétrolières, qui, et c’est amusant, en furent fières. L’histoire était écrite, la vérité encore une fois tordue.
Aujourd’hui : rebelotte.
Poutine engage la troisième guerre mondiale. Mais il se casse le nez sur une population déterminée à ne plus être les esclaves des Russes. Qu’importe qui est qui, c’est là le nœud.
Poutine est en échec relatif, il a le nombre et le fric pour lui à travers ses matières premières. Mais il s’affaiblit.
L’Occident pense pouvoir en profiter pour se refaire une santé, notamment en reprenant la main sur le pétrole du moyen Orient. Oui mais, une bande d’escrocs a déjà mis la main sur ce pétrole, en effaçant sa population à l’aide d’obscurantisme et de violences. Ces escrocs pensent se maintenir jusqu’à la faillite annoncée de l’occident toujours vautré dans son Keynésianisme, qui a muté en techno-égalitarisme.
Ce n’est pas impossible.
D’où alors, effondrement de la monnaie. Situation qui ressemble de l’extérieur à l’inflation par la rareté des biens, mais qui est ici en réalité liée à la dévalorisation monétaire par la dette non remboursable. Les conséquences sont beaucoup plus graves.
Et, nouvelle entourloupe, les politiques dont la responsabilité dans la dette, démesurément amplifiée par la guerre, est colossale, se défaussent auprès de leur population en prétendant que c’est la faute du pétrole.
Notez, ils auraient tort de se priver de ce mensonge qui les absout, puisque la population en redemande.
Nous sommes de nouveau au fameux point d’énigme : quel que soit le régime, qui a le pouvoir ? Dirigeants ou population ?
Bien à vous. H. Dumas
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