Les voleurs de temps

Emmanuel Macron serait bien inspiré d’engager un procès contre le créateur, contre Dieu, et immédiatement de prononcer le visant les fameuses sanctions occidentales : saisie des comptes, droits de douanes, interdiction du survol de notre pays, etc…

En effet la France dispose d’une loi contre obsolescence programmée. Wikipédia en dit ceci : “L’obsolescence programmée est, aux termes de la loi française, « l’ensemble des techniques par lesquelles un metteur sur le marché vise à réduire délibérément la durée de vie d’un produit pour en augmenter le taux de remplacement ». Il peut s’agir d’un matériel délibérément conçu pour ne pas pouvoir « évoluer », par exemple limité arbitrairement en taille de mémoire auxiliaire, ou de produits dont la conception comprend des « fragilités » délibérées (condensateurs électrolytiques peu durables, pièces de fatigue non renforcées bien que devant encaisser des efforts, etc.). Dans les deux cas, le « metteur sur le marché » vise à entretenir un marché de renouvellement, par exemple par obsolescence technologique, d’estime ou esthétique.”

Or nul n’ignore que Dieu est immortel, dans un univers lui-même intemporel, il aurait donc parfaitement pu nous créer à son image : immortels.

Au lieu de cela, il a programmé notre obsolescence, irréversible, puisque les scientifiques s’accordent aujourd’hui et affirment que, quelques puissent être les progrès de la médecine, notre corps ne peut pas dépasser 120 à 150 ans – ce n’est déjà pas si mal –, il est programmé pour disparaître au-delà de ce temps, il y a donc sabotage volontaire de la part du créateur.

Cette situation résume de facto notre vie à un laps de temps, finalement et exclusivement à ce que nous arrivons à faire dans ce laps de temps.

Le temps est notre capital, notre raison de vivre, notre vie. Rien d’autre que lui ne justifie notre présence dans l’univers.

Les voleurs de temps.

Je suis sûr qu’un jour, pressé par le temps, vous vous êtes trouvé circulant derrière un de nos millions de retraités musardant dans sa voiture et gênant votre circulation.

Celui-là pensait : “Je me promène, je prends mon temps” sans doute en toute bonne foi, alors qu’en réalité il prenait le vôtre.

Pendant qu’il perdait son temps dont il n’avait nul usage, il perdait aussi le vôtre dont vous aviez l’usage, qu’il vous faisait perdre.

Puisque le temps est notre vie, il portait atteinte à votre vie.

J’espère avec cette image avoir exprimé simplement le constat suivant : les fonctionnaires et les bureaucrates en volant notre temps volent notre vie.

Dieu n’est pas seul à être immortel, les structures ont la même tendance. D’ailleurs Dieu n’est-il pas une structure ?

L’administration française est une structure, immortelle à notre échelle humaine.

Les fonctionnaires qui la composent se sentent envahis par cette immortalité, ils réfléchissent et agissent en conséquence.

Ils prétendent prendre leur temps pour notre bien.

Mais comme notre retraité baladeur, le temps qu’il prennent est le notre et non le leur.

Les fonctionnaires volent notre temps, eux qui, contrairement à nous, ne sont pas rythmés professionnellement par le temps dévorent impunément le nôtre.

Ils attentent à notre vie en s’appropriant notre temps.

Cette dimension de l’administration et de ses fonctionnaires est essentielle, sa prise de conscience permet d’expliquer les dérives et les échecs d’organisation de notre pays.

Plus que l’hémorragie de la monnaie, la charge des emprunts, le vol du temps nous condamne.

Les voleurs de temps sont inexcusables, leur responsabilité est entière, colossale.

Nous en reparlerons sans doute, car une fois ce constat fait, tout se découvre et s’explique.

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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4 thoughts on “Les voleurs de temps

  1. Contrairement à une légende tenace, la taxe sur l’air respiré existe déjà. Elle représente au minimum 50 % du revenu des travailleurs.

  2. Puisque Dieu est maître du temps, imaginons le avant le big bang. Il est là, partout et nulle part, puisque l’espace-temps n’existe pas encore, et il s’emmerde à mourrir. Lui vient l’idée de faire une grosse purée avec des composants ultra précis et définis pour permettre des milliards de combinaisons. Et il chauffe sa purée à une température inouïe. Il s’ensuit le plus fantastique des feux d’artifice et Dieu est très fier de son joujou. Treize milliards d’années plus tard, Dieu, tout maître du temps qu’il est, commence à saturer sérieusement des feux d’artifice. Coup de bol, sur une planète paumée au bout d’une galaxie elle même paumée au bout de l’univers, un assemblage fortuit de particules gagne la capacité de se reproduire. Intéressant se dit Dieu qui laisse quand même beaucoup au hasard le soin de se divertir. Il n’imaginait sûrement pas à quel point d’ailleurs. Lorsque l’évolution allait pondre l’homo sapiens, ses croyances, ses comportements sociaux, Dieu a commencé à rigoler et là, il n’en peut plus, il n’arrive plus à respirer tellement il est plié en deux. Mais bon, comme il est Dieu, il n’a pas besoin de respirer, il vivait très bien sans oxygène avant le big bang.

  3. Mon analyse = Tous les jours les fonctionnaires s’introduisent chez nous, par les taxes, et impôts nombreux, ils cherchent de l’argent! Mais maintenant nous cherchons l’argent avec eux.
    Et le travail des fonctionnaires est essentiel, suivant les politiques. Mais En cas d’erreur, les fonctionnaires accusent les autres qui ne sont pas fonctionnaires

    Clémenceau disait= La France est un pays extrêmement fertile: on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts,

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