Les croyants sont bouffis d’orgueil.

La raison est la misère de l’homme, qui n’est raisonnable que par hasard, par obligation, alors qu’il est croyant volontairement, indépendamment de son environnement.
Ses croyances lui appartiennent alors que la raison lui est imposée de l’extérieur.
Le croyant a l’orgueil du créateur alors que le raisonnable se plie aux contraintes du vivant qui le rendent humble.
Le conflit inévitable entre croyance et raison génère le désespoir, souvent dissimulé en passion.
Tout est là.
La difficulté tient au fait que la politique, démocratie ou autocratie, est le royaume des croyances, donc des mensonges, des affirmations non vérifiées et non vérifiables.
La politique se retourne toujours, « culbutairement », du mandat légitime vers le pouvoir absolu. Sa base est plombée par la jouissance, la facilité, du pouvoir. Tout finit en politique par une prise de pouvoir absolue, c’est si simple…
Exemple ordinaire
Les écolos ont séduit par le raisonnement, la manipulation, entrainant des conséquences qui paraissaient avantageuses pour ceux qui avaient les moyens du surcoût de l’écologie, qui étaient ravis de voir les peuples moins pécunieux au tapis.
Pour de multiples raisons, dont la principale est une redistribution aveugle du capital tombé de ce fait entre des mains dispendieuses qui ont entrainé sa disparition par dévalorisation de son moyen d’échange et de stabilité : la monnaie, la haine du capital a accompagné sa disparition, son remplacement par la fausse monnaie. Merci M. Piketty.
Très vite l’écologie a fait faillite, elle n’a dû sa survie qu’à la mise en scène d’une vérité invérifiable : le réchauffement climatique, enfer de cette nouvelle religion, outil de culpabilisation, de jugements et de procès aveugles en trahison. Dans le même temps, promesse d’un avenir heureux aux fidèles pratiquants.
Les politiques adhèrent à cette croyance qui leur facilite l’exercice du pouvoir en clouant le bec aux opposants. Mais la population est tentée par la raison qui lui fait part humblement des conséquences désastreuses sur sa vie de cette nouvelle religion.
Alors, déconsidérés, les croyants deviennent violents. Ils se dirigent vers la terreur qui précède le pouvoir absolu. Tels les communistes en leur temps, ils sont prêts à tout pour imposer leur croyance. Gros temps…
Il est amusant de décortiquer ce fonctionnement au jour le jour, dans son ordinaire.
Par exemple la voiture.
Aujourd’hui, l’industrie automobile a finalisé un produit complètement stupéfiant. La voiture a des propriétés dynamiques et intellectuelles qui sont impressionnantes. Mais aussi terriblement frustrantes tant elles demanderaient d’espace pour profiter de ces atouts, tant aussi elles sont accidentogènes du fait du fossé entre ces capacités et leur environnement dédié.
L’écologie en a fait sa bête noire, ce n’est qu’une passion de plus autour de la caisse à quatre roues. Mais pas la moindre. De pots catalytiques en contrôles techniques, de dos d’âne en stigmatisations générales, de limitations de vitesse en privations de permis de conduire, nous arrivons au 110 km/h sur les autoroutes et, parait-il, 68% des Français en faveur de la mesure.
Je suis un gros rouleur, 60 000 km par an. La plus grande partie sur autoroute.
Je suis en mesure de vous affirmer qu’il n’y a pas 68% des Français sur l’autoroute. Même pas la moitié de ce pourcentage.
Lorsque les Français vont sur l’autoroute, la plupart du temps les camions n’y sont pas, c’est le weekend, la circulation bouchonne, la vitesse est réduite.
Ceux qui pratiquent beaucoup savent que les camions roulent à 100 km/h, qu’ils sont majoritaires en volume présent et déplacé, que 110 km/h pour les automobiles prises dans ce trafic est une vitesse inadaptée.
Et pourtant, on retient l’opinion de ceux qui n’affrontent pas le problème, elle sera imposée à ceux qui l’affrontent, qui devront se démerder avec les contraintes que cela va leur imposer.
C’est ça la croyance écologique, un truc aussi con et pervers que toutes les autres croyances. Mais qui se prétend scientifique, et qui est de ce fait la plus prétentieuse des croyances qui nous ont empoisonné la vie jusqu’à ce jour.
Et oui : les écolos sont bouffis d’orgueil.
Bien à vous. H. Dumas

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A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

1 réflexion sur « Les croyants sont bouffis d’orgueil. »

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