Le temps des seconds couteaux !

Le temps des seconds couteaux !

Et si la crise française était tout simplement une affaire d’hommes ? La pensée politique moderne raisonne surtout en termes de structures, et à bien des égards ce choix est justifié. D’autant que les structures sélectionnent un certain type d’hommes, qui assurent le maintien des structures dont ils ont les commandes. Et c’est ainsi, comme le dit le langage populaire, que la boucle est bouclée.

La France contemporaine offre un parfait exemple de ce phénomène. L’Etat a progressivement mis la main sur l’économie du pays, régnant actuellement sur 63 % du Pib. Cela signifie que toute entreprise privée ne peut se maintenir qu’en respectant les consignes de l’administration. Il ne s’agit évidemment pas du respect des lois, qui s’impose dans toute démocratie, mais de la paralysie des initiatives qui résulte de l’omniprésence des règlements et des contrôles. Un entrepreneur aujourd’hui ne doit pas être audacieux, mais malin afin de parvenir à contourner les règles absurdes qui lui sont imposées.

De ce fait, les meilleurs esprits et surtout les plus capables se détournent de la vie publique, qui ne peut leur offrir qu’un destin bridé, et cherchent meilleure fortune dans une activité qui ne dépend pas de l’Etat. Il en reste encore, mais surtout à l’étranger. Près de trois millions de nos compatriotes se sont expatriés, désespérant de pouvoir s’accomplir en France. La politique n’a donc plus d’autre choix que d’attirer les moins doués et les moins entreprenants. C’est ainsi qu’on est arrivé à n’être plus régi que par des seconds couteaux.

Macron a bâti son pouvoir en s’appuyant sur trois seconds ou même troisièmes couteaux de la République (Collomb, Ferrand, Castaner) et sur quelques gamins et gamines n’ayant jamais eu de responsabilités. Macron lui-même n’est qu’un employé de banque illuminé, qui croit que la politique consiste à faire des discours. Et voilà comment la France est gouvernée depuis cinq ans et pour cinq ans encore.

L’opposition n’est pas mieux lotie. On ne peut mieux mesurer la dégradation du personnel politique qu’en considérant les candidats à la direction des Républicains. Retailleau et Ciotti se la disputent et ne sont pas des ténors. Voilà ce qu’il est advenu du parti fondé par le général de Gaulle !

Arrêtons ici cet inventaire. Il est suffisamment éloquent. La France va mal, elle a un impérieux besoin de réformes, et elle n’a personne pour les faire. Il ne reste sur le devant de la scène que de médiocres imprécateurs et de laborieux récitants, dont la cacophonie ne finit que par inspirer du dégoût au peuple.

Alors faut-il désespérer ? La réponse est dans le caractère de chacun. Et dans la vie, qui est synonyme d’espoir. Mais elle est aussi dans les actions de libération que certains conduisent. La liberté est la solution à la plupart de nos maux. Car elle permet l’initiative, et donc le changement. De nombreux exemples historiques, dont certains sont récents, montrent qu’un système oppressif s’effondre souvent très vite. Et que ce qui semblait impossible devient soudain évident.

Le plus tyrannique des systèmes est celui qui a le plus à craindre. Car il a à faire non pas à des groupements, qu’on peut toujours disperser, mais à des individus irréductibles. On a beau les emprisonner ou les tuer, il en surgit toujours quelques autres. Si peu nombreux soient-ils, ils empoisonnent l’existence du tyran. Qui ne sait plus quel artifice utiliser pour en finir avec leur contestation, et qui finit par faire une faute qui emporte le régime.

La France n’est pas la Russie de Poutine, ni la Chine de Xi. Mais elle est gravement affaiblie par son absence de démocratie. Or ce ne sont pas les remèdes préconisés par certains, comme le fait de ramener le pouvoir au niveau local ou régional, qui changeront quoi que ce soit au mal français. Ce mal, c’est le pouvoir donné aux structures officielles au détriment non pas d’autres structures, mais au détriment des individus. De Gaulle pensait que les prélèvements obligatoires ne devaient pas dépasser le tiers du produit intérieur. Il avait évidemment raison, même si le régime qu’il a créé a fini par doubler ce prélèvement. Pour revenir au tiers, il faut diminuer précisément d’un tiers ce qu’on prend dans la poche des Français. Et cela, on ne peut le faire qu’en libérant la protection sociale, qui coûte, excusez du peu, plus de 800 milliards d’euros et pèse lourdement sur toute activité.

Pour conclure, je vous propose une chanson :
Rêver un impossible rêve,
Porter le chagrin des départs,
Brûler d’une possible fièvre,
Partir où personne ne part.

C’est « L’homme de la Mancha ».  Eh oui, Don Quichotte. L’éternelle image du combattant.

Claude Reichman

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2 thoughts on “Le temps des seconds couteaux !

  1. La structure dont souffre la France s’appelle le communisme. Il a été minstauré en mars 1941 par un syndicaliste CGT antisémite et financé par le vol de l’épargne des salariés.

  2. La France n’existe plus dans ce monde. C’est trop tard, ce pays devenu un pays de minables a été vendu aux USA depuis 1970 et il est devenu son larbin.
    En France le déclin est en cours de finalisation. La France n’a plus les moyens et tous les jours qui passent le démontrent.
    Depuis que je suis en âge d’écouter les médias et de lire les infos donc depuis 1970, j’entends les mêmes revendications des fonctionnaires et administrations, des syndicats, des Enseignants (pourtant ils ont beaucoup de députés et ont eu des ministres de l’enseignements), des agents la SNCF, des agents d’EDF, Les Boueux, Les agents hospitaliers……etc. Pourtant ils ont des représentants à l’Assemblée nationale et des ministres issus de ces administrations. Alors je pense que le niveau culturel a baissé et depuis 1970 La France est en déclin, maintenant au fond du gouffre, la mort de ce pays de minables est proche.
    – La culture en France c’est ce qui manque donc le plus et Jean Rostand se posait la question – Qu’est-ce que la culture ?= La culture ce n’est pas avoir le cerveau farci de dates, de noms ou de chiffres, c’est la qualité du jugement, l’exigence logique, l’appétit de la preuve, la notion de la complexité des choses et de l’arduité des problèmes. C’est l’habitude du doute, le discernement dans la méfiance, la modestie d’opinion, la patience d’ignorer, la certitude qu’on n’a jamais tout le vrai en partage; c’est avoir l’esprit ferme sans l’avoir rigide, c’est être armé contre le flou et aussi contre la fausse précision, c’est refuser tous les fanatismes et jusqu’à ceux qui s’autorisent de la raison ; c’est suspecter les dogmatismes officiels mais sans profit pour les charlatans, c’est révérer le génie mais sans en faire une idole, c’est toujours préférer ce qui est à ce qu’on préférerait qui fût.( J.Rostand 1968)

    Les USA et Charles de Gaulle, passionnant cliquez pour écouter et pour comprendre le déclin de la France =
    Comme disait Mr Nelson MANDELA que j’ai rencontré :”Je ne perds jamais. Soit je gagne , soit j’apprends” et j’ai beaucoup appris.
    “La Guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent, mais ne se massacrent pas”. Paul Valery
    Mais la question en ce moment est :”quand les USA vont cesser de nuire au monde entier!”
    Et en France l’esprit de collaboration est puissant !
    Le doute est l’apanage des gens intelligents, les autres n’ont que des certitudes. De Gaulle, l’Homme à abattre + débat ‘De Gaulle, les USA voulaient sa tête. Pour ceux qui nient le complotisme: Les USA et Charles de Gaulle, passionnant cliquez pour écouter et vous aurez compris ce qui se passe en ce moment, en France le déclin est en cours de finalisation. La France n’ a plus les moyens et tous les jours qui passent, le démontrent = https://www.youtube.com/watch?v=brIPKe-W618

    Ma Famille des résistants de la 1ere heure en 1940, des rues et avenue ainsi que décoration de la Grand-croix de la légion d’honneur, témoignent du sacrifice humains . Ma famille m’a appris cette curiosité nécessaire à la vérité et la cruauté des hommes et de la guerre. Quand ma famille tentait d’informer sur ce que faisaient les Nazis les français ne voulaient pas le croire..

    Comme disait Mr Nelson MANDELA que j’ai rencontré :”Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends” et j’ai beaucoup appris. Et en effet je t’ai commenté ce post indirectement mais j’ai souvent une vision globale pour en venir au local c’est à dire au sujet. Par exemple les Allemands sont des alliés objectifs des USA et de l’OTAN pour faire de la France une terre de repos (tourisme) pour leurs soldats comme l’avait prévu HITLER (dans son livre my Kampf). Alors que faire, pour ma part je m’étais engagé sur les conseils de Jacques Chaban Delmas un ami de la famille de la résistance. En fait l’esprit de collaboration a repris le pouvoir peu à peu depuis 1970 en France et Jacques Chaban Delmas ami de ma famille de la résistance me l’avait indiqué en 1987 l’or de l’inauguration du centre culturel Gaston Defferre à Haiffa et m’avait conseillé de m’engager pour lutter, ce qui m’a conduit à un engagement citoyen. Il faut donc maintenant plus que jamais agir pour changer cet état d’esprit pour retrouver le goût de l’absolu et du risque, et ce n’est pas gagné.
    Amitiés !

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