La tyrannie de la Sécurité sociale s’achève !

La tyrannie de la Sécurité sociale s’achève !

La France est dans une impasse. Elle s’y est engouffrée depuis des décennies, mais le piège s’est refermé derrière elle et elle ne peut plus avancer ni reculer.

Un examen sérieux de la situation montre qu’il n’y a pas d’autre solution que de faire marche arrière. La marche vers l’avant est synonyme d’endettement supplémentaire et continu, et à court terme de faillite, ce qui pour un Etat signifie l’impossibilité de payer non seulement les dettes résultant de ses emprunts, mais aussi celles du hors-bilan, telles que les engagements de retraite. On imagine ce que peut être la situation dans un pays qui compte 16 millions de retraités, tous dépendant de systèmes publics. Chaos garanti !

Faire marche arrière signifie renoncer à la plus grande partie des « acquis sociaux » et des attributs de puissance publique. On parle souvent de se défaire des innombrables comités Théodule, hautes autorités et agences nationales. Mais cela ne suffira pas. Il faudra aussi tailler dans l’organisation de l’Etat et supprimer par exemple les régions qui, en France, ne servent à rien sinon à faire vivre près de deux millions de fonctionnaires.

Jusque là, il règne une certaine unanimité dans le pays. A la stricte condition qu’on ne passe pas à l’acte. Dès que pointe l’amorce d’une action dans ce sens, le chœur des bénéficiaires du système devient assourdissant et on finit rapidement par décider de ne rien faire.

C’est à ce point précis que se situe le champ de bataille. Face à l’armée du statu quo, il va falloir engager les bataillons du changement. Or ceux-ci sont aujourd’hui réduits à la petite brigade des intellectuels libéraux, qui depuis des générations clament leurs idées dans le désert.

Pourquoi une telle disproportion des forces ? Parce que tous ceux qui ne sont pas fonctionnaires ont vu leur capacité d’action annihilée par la mise en œuvre de la théorie d’Aristote : « Il est aussi dans l’intérêt d’un tyran de garder son peuple pauvre pour qu’il soit si occupé à ses tâches quotidiennes qu’il n’ait pas le temps pour la rébellion. »

L’Etat français, tyran parmi les tyrans, a admirablement déroulé sa politique d’asservissement en utilisant l’arme que le parti communiste lui a léguée en 1945, la Sécurité sociale. A tel point qu’il n’est plus besoin de parti communiste en France puisque le communisme y règne en maître.

La Sécurité sociale, par ses prélèvements monstrueux et ses redistributions somptueuses (pas moins des deux tiers des dépenses publiques !), a anéanti l’économie privée en France et rendu esclaves tous ceux qui avaient vocation à vivre libres, en citoyens responsables.

La conclusion qui s’impose à tout esprit logique est que pour sauver la France, il faut s’attaquer à la Sécurité sociale. C’est exactement ce que j’ai entrepris il y a plus de 25 ans en lançant l’attaque contre son monopole. Car sans monopole, pas de dictature.

On comprend pour quoi je suis devenu, pour l’Etat, l’homme à abattre. Ce qui prouve à tout le moins que ma stratégie était la bonne, et même la seule bonne, puisque toutes les autres ont échoué.

Aujourd’hui, le monopole est mort dans les lois européennes et nationales, mais il poursuit ses ravages dans notre pays grâce à une justice aux ordres qui se refuse – un comble – à appliquer les lois !

Plus de 500 000 travailleurs indépendants, selon les chiffres mêmes de feu le RSI, ne cotisent plus à la Sécurité sociale. Mais il en reste encore trop qui paient en grognant mais qui paient quand même, permettant à cette institution maléfique de continuer ses nuisances.

Nous n’avons jamais arrêté le combat. Et aujourd’hui notre pression a fini par faire craquer la Commission européenne qui, malgré le pacte de corruption qui la lie à l’Etat français, a fini par avouer officiellement que les assurances privées peuvent se substituer à celles de la Sécurité sociale si l’Etat concerné l’autorise, ce qui est le cas en France où une loi prise en 1994 sous notre pression donne toute latitude aux assureurs européens de couvrir tous les risques dans notre pays, et de le faire branche entière, ce qui anéantit le mensonge étatique prétendant que ces assureurs n’ont le droit qu’à l’assurance complémentaire.

Nous avons donc donné à la France les armes de son combat pour la liberté. Il faut à présent s’en servir. Les 18 millions de salariés du secteur privé peuvent désormais retrouver non seulement la liberté de disposer de leur salaire complet, mais aussi, et grâce à cette liberté, leur qualité de citoyen à part entière.

C’est ainsi qu’on fera sortir la France de l’impasse actuelle et qu’on lui redonnera un gouvernement digne d’elle.

Claude Reichman

 

 

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6 thoughts on “La tyrannie de la Sécurité sociale s’achève !

  1. suite…
    J’avais donc sollicité une assurance Européenne (risque couvert par la Loyds UK) , le montant de ma couverture complète était de 450€/mois.
    Les questions posées par l’assureur pour évaluer le montant de la cotisation : l’âge , l’état de santé , les antécédents.
    Et je choisi mon risque selon : santé – hospitalisation – dentaires – optiques.
    Un peu comme quand vous assurez une voiture l’assurance couvre un risque : type voiture – âge – ancienneté de votre permis – vos antécédents.
    Ou comme une mutuelle complémentaire de santé, nulle part il m’est demandé le montant de mes revenus.

    Ben, la secu c’est pas du tout ça . Les cotisations c’est fonction de vos revenus , plus vous gagnez plus vous payer.
    Et la sécu ne vous demande rien sur votre état de santé ou votre âge.
    Les gouvernants appellent ça la solidarité. Parait que TOUT le monde nous enviait notre système.
    Ils ont sciemment oublié de rappeler que si solidarité devait s’exercer c’est par les impôts que ça se fait et nullement par le système de protection de santé censé couvrir une risque.

    De plus avec mon assurance Européenne, plus besoin de mutuelle complémentaire.
    Et la boucle est bouclée.
    Si votre combat n’a pas encore pu aboutir toutes ces années, c’est simplement que la volonté politique n’ y est pas.
    Ou plutôt, beaucoup plus simple à comprendre , contraire à pas mal d’intérêts de personnes bien placées hostiles à cette réglementation. Vous pensez bien

    On imagine sans peine que si nos édiles s’arc-boutent sur une soit disant exception du modèle social Français , ils oublient de mentionner que nombre de hauts-fonctionnaires sont à la tête des mutuelles et organismes de collecte d’argent social. Le reste c’est de la littérature…
    C’est ça entre autres, la république des coquins.

  2. M. Reichman.
    Ayant participé à quelques réunions en son temps et vous avoir suivi pendant plus de 10 ans, je vous rend hommage dans la persévérance de votre combat.
    Malgré les revers et les tentatives de décrédibilisation, la désinformation de nos édiles est toujours de mise :
    – Jacques Chirac qui intimait aux préfet de poursuivre tout entrepreneur ou salarié qui aurait une velléité de quitter la sécu.
    – les condamnations et poursuites financières envers les affiliés de la sécu refusant de payer.
    – l’impossibilité de faire valoir une assurance européenne auprès de ce organismes.
    – la défausse institutionnelle des juges derrière l’exclusion de la sécu des directives européenne sur l’assurance.
    – le statu non défini de la sécu.
    – le scandale du RSI qui a multiplié le recours aux huissiers sans aucune légalité.

    C’est au regard de la longueur de votre combat que l’on comprend l’injustice latente que nous subissons de nos oligarques.

  3. Les retraités, c’est la moitié des voitures neuves vendues en France et la moitié des voyages organisés payés par leurs propres enfants réduits en esclavage un jour de mars 1941 par un vieux soldat et un syndicaliste antisémite de la CGT.

    Avec la liberté pour se payer une assurance maladie et retraite, un smicard verra automatiquement son salaire net augmenter de 50 %, de quoi mettre du beurre dans les épinards, épargner et faire des projets.

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