Fascisme et Nations prisons

De la nation le dictionnaire dit ceci : « Groupe humain assez vaste, qui se caractérise par la conscience de son unité et la volonté de vivre en commun ».

J’adhère à cette définition. Elle respecte les individus composant la nation puisqu’elle suppose la conscience de l’unité et la volonté de vivre ensemble qui en découle naturellement.

Pourquoi la réalité est-elle tout autre ? Pourquoi la nation nous est-elle imposée par la force ? Pourquoi, alors que la définition ne présuppose pas un lien géographique au groupe humain, les nations finissent par ne retenir que ce critère pour se définir ?

La réponse tient en un mot, en une fiction : l’Etat.

Or, l’Etat n’existe pas. Il n’est que le nom de l’outil du pouvoir que s’arrogent les passionnés du pouvoir lorsqu’ils l’exercent politiquement, c’est à dire sans motif ou objectif concret, en prétendant résoudre des besoins potentiels non avérés.

Le pouvoir devrait uniquement être reconnu à ceux qui savent, qui ont fait la démonstration de leurs capacités à faire.

Le pouvoir n’a de justificatif que s’il est concret tant il implique de conséquences pour ceux qui le subissent, et le pouvoir concret n’a pas besoin de la force pour s’imposer, il est de l’intérêt de tous de l’accepter.

Le pouvoir de L’Etat n’est pas naturel, son expression ultime s’appelle le fascisme, qui se définit lui-même de la façon suivante : « Tout dans l’Etat, rien hors de l’Etat, rien contre l’Etat ».

L’histoire récente, chez-nous ou ailleurs, nous a appris que lorsque les hommes de l’Etat s’emparent d’une nation et y imposent le fascisme, sous son nom ou sous un autre, les dégâts sont monstrueux.

La nation alors, d’un espace de vie consenti se transforme en prison, ses geôliers et les souffrances qu’ils imposent aux peuples prisonniers sont dévastateurs.

Le paradoxe tient au fait que les hommes, victimes de travers que la raison ne peut pas expliquer, sont attirés et hypnotisés par l’abstraction « État », et prêts à en accepter tous les effets, y compris les plus néfastes.

Ce paradoxe a une explication, malheureusement d’une très grande simplicité : les hommes sont vénaux.

Ils sont tous prêts à se laisser acheter, même pas pour une poignée de lentilles mais pour sa simple perspective.

Ce qui permet aux hommes de l’Etat d’aller encore plus loin. Ils ne se contentent pas du pouvoir obtenu à l’intérieur des nations qu’ils ont circonvenues, pour le conforter ils dressent les nations les unes contre les autres.

Ils usent ici d’une autre tare des hommes : la vanité et son corollaire la force brute.

Il en est ainsi depuis des millénaires, rien ne laisse supposer qu’une évolution soit possible.

Après avoir vécu une brève accalmie de ce cycle infernal, notre nation se précipite vers le fascisme et les guerres entre fascistes.

Ceux qui sont conscients de la situation la vivent avec effroi sans pour autant pouvoir l’éviter, les autres sont assez sots pour imaginer qu’ils vont en tirer quelques avantages.

C’est à pleurer aujourd’hui, à mourir demain.

C’est l’inévitable catastrophe des fantasmes liés à l’Etat. La saison permet de mettre en perspective le Père Noël et l’Etat, deux chimères dont l’une est porteuse de bonheur et l’autre de malheur.

Bien à vous. H. Dumas.

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (7 avis)
Loading...

A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *