COVID : pourquoi les restaurants ne pourront pas ouvrir avant le mois de mai…

Depuis plusieurs mois, le gouvernement souffle le chaud et le froid sur la question du COVID et du meilleur moyen de l’endiguer, voire de l’éradiquer. Sa stratégie de communication consiste essentiellement à rendre les Français responsables de la circulation du virus, et à s’attribuer les mérites de sa mise sous contrôle. Dans la pratique, c’est évidemment l’inverse qui se produit : malgré l’incompétence de l’administration sanitaire, les Gaulois réfractaires ont pris leur destin en main et limité les dégâts. Mais la communication gouvernementale impose de faire croire aux Français que la vie normale peut revenir si chacun se comporte bien. D’où l’incertitude savamment maintenue sur la date de réouverture des cafés et restaurants, symboles de nos bonnes vieilles libertés perdues, et de notre tradition collective. Or, nous l’affirmons aujourd’hui, ces cafés et ces restaurants resteront très probablement fermés jusqu’à la fin du mois de mars au moins, voire jusqu’à la fin du mois d’avril.

Les restaurants, fermés pour cause de COVID, peuvent-ils raisonnablement rouvrir plutôt que l’an dernier, c’est-à-dire au début du mois de mai ? Il est évidemment difficile de le prédire avec précision, mais une chose est acquise : ils ne pourront recevoir leurs clients à partir du 7 janvier, comme le gouvernement l’avait laissé croire abusivement (et coupablement) courant novembre.

Un virus saisonnier qui sévira jusqu’au printemps

Sur le fond, et au-delà des polémiques superficielles, une réalité s’impose à nous désormais : le virus est saisonnier. Il vient à l’automne et ne circule plus qu’à bas bruit à partir du printemps. Sauf à ce que nous ne nous forgions une immunité collective (par exemple grâce à une vaccination massive, nous y reviendrons), la circulation du virus est irrépressible et incontrôlable.

Dans cette contagion, le confinement ou le couvre-feu permettent de ralentir la circulation du virus, mais pas de l’empêcher complètement. Ils permettent encore moins d’éradiquer le virus.

Autrement dit, dès que les mesures de restriction aux contacts sociaux physiques se relâchent, la contamination reprend. Le phénomène se répètera inlassablement jusqu’à ce que les températures remontent.

Pas de réouverture possible des restaurants avant le printemps

Logiquement, il ressort de tout cela que les restaurants et les lieux de sociabilité ne pourront rouvrir de façon normale avant le printemps. Bien évidemment, ce peut être la mi-mars (mais c’est peu probable) ou la mi-avril, ou le début du mois de mai. Mais, structurellement, pas d’ouverture en hiver tant que l’immunité collective n’est pas gagnée.

Cette évidence soulève la question de la stratégie gouvernementale, qui consiste à laisser croire le contraire, en promettant des réouvertures tous les quinze jours, qui n’interviennent jamais sous le prétexte fallacieux que les Français auraient été déraisonnables. Et comme la France est imbibée d’une tradition catholique de gauche, toujours prête à se sentir coupable de tout, le gouvernement trouve toujours des oreilles complaisantes pour admettre que la circulation du virus n’est pas un fait de nature, mais une faute collective.

La stratégie cynique du gouvernement

Face à ce caractère saisonnier du virus, le gouvernement entretient l’illusion de sa puissance en prétendant pouvoir le contrecarrer par des mesures liberticides. Les psychanalystes y verraient volontiers un jeu politique totalement pervers, car le système mis en place par le gouvernement permet à coup sûr de rendre les Français responsables d’un échec assuré. En réalité, en dehors d’une hibernation totale, aucune mesure ne peut empêcher la circulation du virus durant l’hiver.

En promettant le contraire aux Français, et en faisant reposer sur les Français la responsabilité de cette promesse, le gouvernement met en place un piège sans issue : soit la circulation ralentit effectivement, et il s’attribue les mérites de la situation, soit la circulation reprend et il en fait le reproche aux Français qui seraient prétendument réfractaires à l’ordre et à la discipline.

On se souvient de cette phrase prononcée par Jean Castex lors de sa conférence de presse de décembre :

Le nombre de nouveaux cas quotidiens est passé de près de 50 000 à environ 10 000, c’est-à-dire une division par 5. La prévalence de l’épidémie dans la population générale se situe en France à 107 cas pour 100 000 habitants quand elle est encore à 150 en Allemagne, 250 en Italie ou 300 en Suisse.

Cela est bien-sûr dû aux mesures que le Gouvernement a prises de manière suffisamment précoce, avec la mise en place du couvre-feu mi-octobre, puis du confinement à partir du 30 octobre, mais également aux efforts et au sens des responsabilités que vous avez su consentir.

Jean Castex

La technique est vieille comme le monde : nous avons pris les bonnes décisions, et vous avez bien obéi. Félicitons-nous : mieux vous acceptez les sacrifices, moins le virus circule. Mais… malgré tout, on va quand même sanctionner, car si vous avez bien obéi, vous n’avez pas assez obéi, et vous allez vous relâcher.

Voilà une superbe mécanique perverse où les victimes perdent toujours, et où les bourreaux sont sûrs de gagner.

Une vaccination lente, point d’orgue de la perversion

Si l’on admet l’hypothèse que le pouvoir exécutif déploie aujourd’hui une stratégie perverse vis-à-vis des Gaulois réfractaires, alors on comprend mieux pourquoi la campagne de vaccination est organisée autour de la lenteur.

Rappelons ici les éléments de décision qui expliquent pourquoi la France a vacciné un nombre aussi ridiculement bas de personnes par rapport à ses voisins.

Premier point : le gouvernement a décidé de commencer la vaccination par les personnes âgées dépendantes hébergées dans des maisons médicalisées, et non par les soignants, ou par le grand public. Cette stratégie contestable évite de déployer des centres de vaccination qui risquent de rester vides à cause de la peur du vaccin. Mais elle condamne à la lenteur, car il faut acheminer des vaccins très fragiles dans des myriades de maisons de retraite où vivent quelques dizaines de personnes âgées au mieux.

Deuxième point : le gouvernement fait le choix de procéder à deux injections par personne, séparées de 3 semaines. La France n’a donc pas l’ambition de vacciner 65 millions de personnes, mais 130 millions ! Forcément, cela va prendre deux fois plus de temps, pour un gain d’efficacité contestable (95% de protection, contre 70% avec une seule injection).

Bref, tout est fait pour que la vaccination, présentée pendant des mois comme l’unique solution pour enrayer la pandémie, soit la plus lente possible, et la plus inutile. Si le gouvernement avait réellement voulu aller vite, il aurait commencé par vacciner les soignants, puis les personnes les plus « sociables », c’est-à-dire les jeunes. Il fait l’inverse.

La bureaucratie sanitaire a encore frappé

Comment ne pas comprendre de ce qui précède que les décideurs réels, c’est-à-dire les hauts fonctionnaires coiffés par le médecin Olivier Véran, se complaisent dans un interminable état d’urgence sanitaire qui paralyse le pays, et qu’ils ne sont surtout pas pressés d’en sortir. Il est si jouissif d’infantiliser un pays et d’exercer un pouvoir arbitraire sur lui. Pourquoi s’en priver ?

Les médecins les plus éclairés (si, si, il y en a, ou il en reste) et les plus imbriqués dans le système, comme Axel Kahn, ne se gênent d’ailleurs plus pour dénoncer cette dictature exercée par une technostructure sanitaire que plus personne ne contrôle. On lira sur le blog de cet ancien président d’université des considérations très cash sur l’incompétence des petits marquis qui tiers-mondisent progressivement la France pour satisfaire leurs appétits de pouvoir.

La raison principale en est la lourdeur administrative et la rigidité procédurale des corps de l’État, notamment dans le domaine sanitaire.
 
Ainsi l’HAS doit statutairement proposer la stratégie vaccinale. Elle applique les règles dont elle n’est pas même capable de penser l’adaptation aux circonstances. Il faut prioriser les personnes fragiles, allons pour les EHPAD. Il faut évidemment respecter la règle du consentement, prendre toutes ses précautions, encadrer dans les EHPAD la vaccination de consultations espacées : la procédure dure 5 jours. Pas question de déplacer les anciens, on ira à eux. Et les soignants ? S’ils sont jeunes, ils ne sont pas à risque. Besogneuse, l’HAS fait son job sans aucune vision dynamique de santé publique ni clause d’adaptation à l’évolution épidémique. À la DGS, au Ministère, on applique sans plus de vision le plan de l’HAS.

Axel Kahn

Tout est dit ici : le gouvernement profond a pris le pouvoir, celui des technocrates, des « sachants » qui, sous couvert de science et de technique, imposent leurs caprices au pays et asseyent leur pouvoir usurpé sur toute une nation.

Face au poids du gouvernement profond dans les décisions publiques, Emmanuel Macron, qui a fait le choix de ne virer aucun des responsables (à commencer par Jérôme Salomon), en est réduit à pousser des gueulantes épisodiques pour asticoter une machine qu’il ne contrôle pas.

Le gouvernement profond épuise le pays

Pendant que les hauts fonctionnaires de la Santé prennent leur temps, le pays souffre. La solitude, l’enfermement imposés par le confinement produisent sur la santé mentale des Français des résultats probablement aussi préoccupants que le virus lui-même. Le confinement évite de mourir, mais il rend fou.

De façon très révélatrice, les pouvoirs publics évitent de documenter le sujet. Santé Public France mène une série d’enquêtes permanentes, mais aucune ne porte sur la santé mentale des confinés. On sait seulement que les troubles d’anxiété augmentent avec le confinement, dans une ambiance délétère où l‘obsession hypocondriaque du virus chamboule les esprits jusqu’à la paranoïa.

Nul ne sait aujourd’hui où cette grande dépression collective peut nous mener. Mais il est sûr qu’elle crée un état émotionnel étrange, rarement connu dans l’histoire. L’irrationalité est à nos portes… Elle n’est pas sans rappeler un certain nombre de thèmes (et c’est troublant) développés par le Great Reset du Forum de Davos.

Chassez le naturel orgiaque d’un peuple…

… Et il revient au galop. Les élites parisiennes pourront imposer toutes les torsions mentales qu’elles voudront à un pays hédoniste et orgiaque, le naturel de la mentalité collective fait son oeuvre. Plusieurs milliers de jeunes ont résisté à l’attrition du pays en organisant des fêtes clandestines un peu partout sur le territoire. On parle de 6.600 verbalisations pour non-respect du couvre-feu durant la nuit de Nouvel An. Il y aurait eu 45.000 contrôles.

On évoque ici les fêtes clandestines « démasquées » par les forces de l’ordre, notamment la « rave party » géante organisée en Bretagne. Mais beaucoup d’autres ont sans doute eu lieu, qui sont restées cachées. Le message est clair : une clandestinité apparaît pour vivre autrement que les élites ne l’ont décidé. Ce signal politique mériterait d’être sagement décodé à l’Elysée.

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3 réflexions sur « COVID : pourquoi les restaurants ne pourront pas ouvrir avant le mois de mai… »

  1. on évite le zéro papier mais pas le 0 parlé..
    n’ajoutez pas une piéce dans le distributeur …ils ne font que detourner votre attention des vrais choses QUI PASSENT EN CATAMINI
    –> comme l’extension des routes pres des reseaux autoroutiers qui seront concédés gratuitement …
    et bientot …
    ca sera la rue juste en bas de chez vous qui sere privatisée !
    bref
    –>sans passport covid
    –>masques /gants /gel hydro avec teneur minimum 70%
    –> et carte sanef
    vous ne serez pas autorisé par les nanos particules implantées dans les vaccins si pas detecte par le lecteur de badge ou le reseau 5g avant de sortir .

    complotisme !! l’avenir nous le dira 🙂

  2. Quel papier réaliste, quelle situation effectivement perverse et épouvantable.
    Bravo à l’auteur, dont on aimerait connaître le nom…

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